La presse, 15 juin 1991, Publireportage: Le jardin botanique 60 ans
[" .*-5 m® .un Le Jardin botanique de Montréal f ôte ses soixante ans.C'est tout jeune, si on le compare à ses semblables de par le monde.Et pourtant, ces soixante ans auront suffi pour lui permettre de se hisser au 2e rang des jardins botaniques au mongç^JI faudrait pouvoir nommer tous ceux et celles, jardi- Depuis de nombreuses années, le Jardin botanique de Montréal jouit, ici comme ai!- À titre de ministre du Tourisme, Jë profite de l'occasion exceptionnelle du 60e annl- leurs, d'une réputation fort enviable dont versaire de fondation du Jardin botanique les Québécoises et les Québécois ont rai- et de l'inauguration de son jardin de Chine, son d'être fiers.En tant que titulaire du mi- pour souligner l'apport inestimable de cette nistôre de l'Enseignement supérieur et de la Science, je suis particulièrement bien pis- niers, horticulteurs, agrdnoft.es, cher- r côe pour comprendre cette fierté et apprô- paysagis)te$, qui l'ont \" cter ^ sa jutoi^vajéur l'apport considérable dans le développement et-la diffusion de la culture cheurs, architectes aidé à acquérir une telle importance, pour , dû Jardin leur exprimer notre gratitude.Parmi eux/un* de la s< visionnaire, le frère MarleA/içtorin, occupe scientifi la première place.Kgtf- ., & ; ' Si le Québec dispose maintenant d'un tel Je suis convaincu qu'il aurait apprécié le * outil de recherche et de diffusion; nous le cadeau d'anniversaire q$e ta Ville qe Montr devons sans contredit _ à son fondateur, t real off ré aux amoureux de cet espace con- Marie-Victorin; l'un des principaux artisans 7 sacré'aux beautés de là.nature et au génie de l'épanouissement des sciences dans le , de l'ôtre humain : un jardin de Cltfne.Dès la < ~ Québec d'avant la Révolutton>Bi^aie.Sa semaine prochaine, lpé:|Montréalai^ët>les contribution à notre histoire1 scientifique Montréalaises ainsi que «tous'Je* visiteurs n^^yjonc pleinement d'être soulignée.rin mnnHo ânttar nmÉimnivAnlr «59 fOCUeHiir au havre qui ) H institution sur le plan touristique et témoigner du profond attachement des Québécois ft'ce joyau.de verdure.Fondé en 1931 par le frère Marie-Victo- rin et conçu par des gens d'ici, le Jardin botanique est étroitement Hé à la petite histoire de Montréal.La promenade a travers ses du monde entier pourront ou s'émerveiller dans ce n< En constante Avolution depuis sa créj , le site du.Jardin tétanique de Montréal leur fera goûter à la culture chinoise.Tous - connaît depiKs quelques années ûn déye^ ailées ornées de fleurs est devenue au fil des ans une tradition bien ancrée.Depuis son ouverture, des millions de Québécois ont contempla sa collection d'arbustes et de plantes issus des quatre ooins du globe.Deuxième en importance dans le monde après celui de Londres, le Jardin botanique accueillait 2 millions de visiteurs Tari dernier.Avec l'avènement du jardin japonais, puis de i'lnseetatoupi, et enfy.iouvertr fcette année du plus grand jardin chinois \"Amérique, il a su derneurôr à l'avant-garde, dans les domaines deSa' botanique, de nos remerciements vont aux ouvriers chinois et au concepteur de cette merÇeW^Le ?> I^Enseignemeht supérieur et de la \\f/ei' Zhong.À l'occasion du soixantième ai^*{, prçnd une part acD*4£n apportant niversaire du.Jardin botanique, j'jnvite toute tienVÇnaJicie la population-à venir s'approprier son der-/ consacrée nier rejëtonrïè j^din de Chine.(X *f*ft* : yftian'de.la m^1' \" i '\"Ou^ s'agisse de rinsectarium,\\de J'Jnètitut < lôgiée dans tëfâ des Montréalais.Féf|icita#V r- ^recherche en biologie végète^ o&^ \u2014 7 - * 1 IB™\"11 1 ^ ^ - - - leurs ef- 1 (J>c^Crecherche en biologie végétale où de ce bons à tous ceux ët celles tuh, ^projet unique et de, très grande &^S3^^K\\jAonsa contribuent àjlatre de cefoécfeux tré- qu'est le Biodôme/ A l'occasiqn'du '60e anniversaire du Jar-\\., din botanlque-de.Montréal, je ne pduxv qu'applaudir^ son succès et souhaiter qur .sor un attra^ouriçtRjue 'fflâjeup^et un sym^ôfe deiierté peur tous> v : «ir qiïe^ .t ^ l .n ^ \\{ j.chissân^urnou.toute^^ , Maire de Montréal \\ V:-.: / ViHe de Montréal \u2014^.ède CE périeur et de la Science EBB9 _ 1/ A\u2014:-1 i r.¦ -, M! .vOP 8PÉOAL JAKOIN BOTANIQUE Retpontabla de la rédaction Responsable dos cahiers spécieux rnm\u2014Miiratkini Alain fbvnet Photos' Rieiisatloi et de la conception graphique de la page couverture; imâQraphiswi.Manon Chevafier TmS et de te couverture arrtere ^ ^ ^Montage: Ateiir La Presse / tfnpnmtonVT.fc Off set réf.: (514)2^-7319 y; PUBLIREPORTASS LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMEDI 15 JUIN 1991 UN GRAND JARDIN NÉ D'UN RÊVE // en est des jardins comme des hommes.Ils ne cessent de grandir, de mûrir et de s'épanouir au rythme des ans.Louis Vollet, Espaces vivants LA SECTION DES PLANTES UTILE S À L'HOMME.VERS 1935 D'HIER A AUJOURD'HUI.PIERRE BOUROUE DEVANT LA STATUE DE MARIE-VICTORIN omme la jeune plante fragile que l'on rret en terre, avec tendresse et délicatesse, le Jardin botanique de Montréal a grandi avec harmonie et vigueur, au fil des ans, pour devenir, 60 ans plus tard, le deuxième en importance au monde.Ce jardin exceptionnel, acclamé dans le monde entier, chargé de grands prix et de certificats prestigieux, est né du rêve d'un homme à la fois religieux et scientifique, le frère Marie-Victo-rin, de la congrégation des Frères des écoles chrétiennes.Dès 1920, cet homme visionnaire, passionné de la nature, avait fondé l'Institut botanique de l'Université de Montréal.Déjà, il rêvait de doter Montréal d'un grand jardin botanique.Le 13 décembre 1925, au cours d'une réunion de la Société canadienne d'histoire naturelle, Marie-Victo-rin fit part publiquement, pour la première fois, de son intention de créer un jardin botanique à Montréal.Six autres années s'écoulèrent avant de voir la concrétisation du projet.Entre temps, Marie-Victorin avait multiplié les démarches, tant auprès des hommes politiques que des milieux scientifiques.Surtout, il avait su intéresser au projet le maire de Montréal, Camillien Houde.Au moment de la fondation du Jardin, en 1931, le Québec traversait l'une des crises économiques les plus dramatiques de son histoire.Des milliers d'ouvriers montréalais étaient sans travail.Plutôt que de verser des allocations directes de secours à ces hommes, le maire Houde eut l'idée de les employer à créer un grand jardin scientifique et pédagogique.Répondant avec enthousiasme au projet du frère Marie-Victorin et avec le concours d'un botaniste de renom, Henry Teuscher, le rêve devint peu a peu réalité.Henry Teuscher fut le premier conservateur du Jardin.Il est à l'origine des grandes collections de plantes rares du Jardin, notamment les broméliacées, les bégoniacées, les gesnériacées et les orchidacées.Ces collections, sans cesse augmentées et entretenues depuis le début, comptent aujourd'hui parmi les plus importantes au monde.D'autres hommes suivirent, animés de la passion commune que leur avait transmise Marie-Victorin pour tout ce qui vit et respire.Ce sont notamment Jacques Rousseau, Emile Jacques, André Champagne, Yves Desmarais, Marcel Raymond et des dizaines d'autres.Dans la foulée des pionniers et animé d'une même ardeur, Pierre Bourque, directeur actuel et horticulteur en chef de la Ville de Montréal, a donné au Jardin sa vocation internationale et son caractère pédagogique unique.C'est à lui qu'on doit le jardin de Chine, le jardin japonais, l'exceptionnelle collection de bonsaïs et de penjings, l'Insectarium de Montréal, le Biodôme de Montréal ou jardin de la terre, les expositions florales thématiques.Surtout, Pierre Bourque a confirmé la double vocation culturelle et pédagogique du Jardin.Sous cet aspect, le Jardin botanique de Montréal est probablement celui qui, à l'heure actuelle, vulgarise le plus la connaissance des végétaux auprès de toutes les couches de la société, depuis le jeune enfant jusqu'aux personnes âgées.Parfaitement intégré dans le tissu urbain, à quelques pas des gratte-ciel du centre-ville, le Jardin botanique de Montréal est un vaste poumon de verdure et d'oxygène, occupant une superficie de près de 73 hectares et comportant plus de 26 000 espèces et variétés de végétaux de toutes les parties du globe.Fréquenté par plus de 2 millions de visiteurs chaque année, ce jardin, né de la vision et du courage de ses fondateurs, fait la fierté de Montréal et de tout le Québec.Pierre Bourcue rappelle que si Montréal est une ville verte et fleurie, elle le doit principalement à l'action constante du Jardin botanique qui a toujours été étroitement impliqué dans l'embellissement de tous les quartiers.La ville grise, d'asphalte et de béton, s'est progressivement transformée en une ville-jardin où la féerie des pom metiers en fleurs partage la grâce des grands tilleuls odorants.Quelle ville peut se vanter de planter plus de 10 000 arbres chaque année sur son territoire?C'est là un autre aspect du rayonnement du Jardin botanique sur la ville moderne qui porte si bien ses 350 ans.-S ' i.\u2022 .-.\t \u2022 *\t \t \t MARlE-VKHOaN AU TRAVA1 EN 1939 DES MASSIFS FLEURIS POUR ACCUEIUR IES VISITEURS EN EVA1AOE, AU JARDIN MARIE-VICTORIH, HOMME DE FOi ET DE SCflENCE e n'est pas un hasard si le Jardin botanique do Montréal a acquis, au cours des annnées, une réputation internationale au plan de la diffusion scientifique, de la recherche et de la transmission des connaissances botaniques.Ce jardin s'est donné, dès le départ, grâce au zèle pédagogique de son fondateur, le frère Marie-Victorin, et de ses collaborateurs, une vocation d'enseignement.D'abord éducateur, formé dans la rigueur et la discipline de la congrégation des Frères des écoles chrétiennes, Marie-Victo-rin a toujours privilégié la vulgarisation des sciences naturelles, principalement auprès de la jeunesse.L'un de ses plus fidèles collaborateurs, le frère Rolland-Germain, également religieux des Frères des écoles chrétiennes, l'a secondé admirablement dans cette entreprise de diffusion de la connaissance scientifique.Parmi ses autres collaborate\"^ loyaux, il y eut Jules Brunei et Jacques Rousseau, respectivement sous-directeur de l'Institut botanique et sous-directeur du Jardin botanique.Dès les premières années, le Jardin botanique signa une entente avec la Commission des écoles catholiques de Montréal en vue de l'établissement des jardins d'écoliers.Un professeur de science à la CECM, Marcel Racine, fut le principal artisan de cette initiative.Les Cercles dés jeunes naturalistes trouvèrent, de leur côté, un accueil généreux au Jardin botanique.Bien avant de fonder le Jardin botanique, en 1931, Marie-Victo-rin avait créé une chaire de botanique à l'Université de Montréal, en 1920.Le premier laboratoire avait pignon sur la rue Saint-Denis.En 1939 la chaire prit le nom d'Institut botanique de Montréal.Puis, en 1942, Marie-Victorin apporta toute son énergie à la création de la Société de biologie de Montréal.Malgré ses nombreuses occupations à l'Université de Montréal et au Jardin botanique, Marie-Victorin trouvait toujours le temps nécessaire pour arpenter les champs et les bois, sans cesse à la recherche de plantes.Il rencontrait fréquemment des groupes d'écoliers à qui il transmettait sa passion de naturaliste.Ses contemporains, notamment les religieux de la congrégation des Frères des écoles chrétiennes, racontent que cet homme profondément croyant, à l'âme sensible, se sentait aussi à l'aise au milieu d'un groupe d'enfants que devant un auditoire de savants.Marie-Victorin est disparu tragiquement, au cours d'un accident de voiture, le 15 juillet 1944, laissant un merveilleux héritage culturel, humain et scientifique.Il faut relire les propos émouvants de Pierre Dansereau dans Héritage du frère Marie-Victorin (1977 - S.A.J.I.B.) pour mesurer l'ampleur de l'oeuvre léguée par cet homme passionné de la nature et de tout ce qui touche sa vulgarisation.UNE MULTITU e Jardin botanique de Montréal, c'est en réalité un ensemble de jardins regroupés de façon harmonieuse sur un territoire d'eau et de verdure.Plus d'une trentaine de jardins spécialisés complètent un réseau de serres où s'épanouissent, au fil des saisons, plus de 26 000 espèces et variétés de végétaux des cinq continents.Durant la belle saison, les jardins extérieurs d'annuelles, de vivaces, de bulbeuses, de plantes potagères ou médicinales retiennent davantage l'intérêt des visiteurs.Ils disputent leur popularité aux aires de grande quiétude et de beauté pastorale que D\u20acS US SOMPTUEUX EN ÉQOSION PRES DE L'ÉTANG PAISIBLE.LES PIVOINES EN PLEINE FLORAISON S o LE CHARME DU JARDIN ALPIN IE JARDINS EN UN SEUL constituent le ruisseau fleuri, les étangs aux iris et quenouilles, le jardin du monastère, l'arboretum et ses sentiers ombragés, l'admirable roseraie aux couleurs chatoyantes et aux parfums lourds.Il y a aussi les jardins pédagogiques, véritables laboratoires en plein air où les gens de tous âges peuvent découvrir des végétaux particuliers, par exemple le jardin des plantes vénéneuses où la grande digitale pourpre dispute l'espace aux orties, le jardin des plantes économiques où foisonnent les légumes-racines, les céréales, les légumineuses, les plantes à teinture, les plantes dont on extrait l'huile, les tabacs.Le jardin des plantes à petits fruits possède un air un peu vieillot ou suranné, qui rappelle le temps où nos grands-mères allaient cueillir la groseille dodue, la framboise cramoisie et le cassis noir pour en faire des confitures savoureuses.On s'y retrouve comme dans un jardin d'autrefois où les oiseaux, enivrés d'odeur de pectine, piaillent de gourmandise.Le jardin alpin et ses cascades en surplomb sont le sanctuaire de plantes affectionnant les hautes altitudes.On y retrouve des espèces rares et des couvre-sol d'une beauté remarquable.Le jardin des éricacées est le royaume des rhododendrons, des azalées, des bruyères et autres végétaux qui se plaisent dans les sols acides.Dans les jardins aquatiques, les nénuphars et les lotus disputent l'espace aux autres nymphéa et graminées de marais.: Quant aux serres, elles abritent les somptueuses collections de plantes exotiques, depuis les cactus du désert jusqu'aux broméliacées des jungles brésiliennes, en passant par les végétaux de l'Australie et de l'Asie.Gesné-riacées, orchidées satinées, bégonias miniatures et géants, fougères à hauteur d'homme, palmiers et bananiers convient le visiteur à un tour de la planète sous verre.À ces jardins déjà exceptionnels viennent s'ajouter le jardin japonais et celui de la Chine, de même que l'une des plus grandes collections de bonsaïs et de penjings en dehors de l'Asie.Ces deux jardins asiatiques comportent, outre les végétaux, des pavillons consacrés aux arts séculaires de l'Asie, à la culture et à l'artisanat sous toutes ses formes.Ainsi, à quelques minutes d'intervalle, on peut prendre le thé lors d'une cérémonie traditionnelle au pavillon japonais et faire ensuite un saut en Chine pour admirer les sculptures de jade ou les dragons sculptés aux corniches retroussées des pavillons.\u2022*.*.¦ .r PUBLIREPORTAGE LA PRESSE.MONTRÉAL, SAMEDI 15 JUIN 1991 1 UN JARDIN À VOIR DOUZE MOIS ANNÉE U ne épaisse couverture de neige nivelle encore tous les replis du terrain.Si les rues de Montréal sont dégagées, la blancheur hivernale recouvre d'un manteau de froidure tous les coins du Jardin botanique.Saison morte?Sûrement pas ! Au pays boréal, le jardin vit douze mois par année.Voici les gros-becs gourmands qui se disputent les fruits écartâtes qui sont demeurés accrochés aux rameaux épineux des aubépines.Plus loin, à l'orée de la forêt nordique, les magnifiques geais bleus décortiquent à grands coups de bec les cônes résineux des pins et des épicéas.Dans les sentiers ombragés par les silhouettes squamiformes des thuyas du Canada, les mésanges disputent leur pitance aux autres espèces ailées qui ont envahi le Jardin botanique.C'est le rendez-vous des ornithologues et des amoureux de la nature.Des pistes de ski de randonnée sillonnent le Jardin.Avec un peu de chance, là où le soleil a fondu le pourtour des collines de neige, | ils pourront découvrir le vert 1 sombre des espèces à feuillage | persistant comme la pervenche J et la bergônie.> Dans les serres chauffées, la vie des espèces tropicales éclate avec une vigueur qui fait oublier les rigueurs du climat.Les orchidées sont en pleine floraison, disputant leur beauté aux gesné-riacées, aux bégoniacées, aux kalanchoés écartâtes.À l'approche des fêtes, la grande serre déposition regorge des couleurs des poinsetties du Mexique et d'autres belles exotiques.À Montréal, le printemps éclate soudainement, brusquement, comme une oenothôre du soir.La neige disparaît en quelques jours, découvrant de grands lambeaux de verdure.Rapidement, le climat se réchauffe, forçant une éclosion rapide des espèces bulbeuses comme les perce-neige, les scilles, les muscaris, les crocus, les narcisses, les tulipes, les délicates éranthes.Dans le jardin des éricacées, c'est une symphonie de couleurs chatoyantes.Les rhododendrons au feuillage vernissé se recouvrent d'une floraison débordante.Le jardin alpin se transforme en une palette de peintre où les massifs de phlox-mousse font contraste avec le jaune des corbeilles d'or.Sur les rives du ruisseau fleuri et des étangs, les petits iris font éclater leurs bourgeons.Tout près, les pommetiers fleuris jonchent le sol d'un tapis de pétales rosés.DORMANCE ET FROIDURE En été, c'est l'apothéose.La végétation des jardins extérieurs est au sommet de la beauté.Tout le jardin se transforme en un maelstrom où les parfums remplissent l'atmosphère.La floraison des vivaces et des annuelles devient symphonie.Plus de 8 000 rosiers anciens et modernes, grimpants et remontants, nains et rampants, jonchent les allées de la roseraie, conduisant aux jardins de Chine et japonais.À travers la percée du feuillage des arbres, voici la silhouette exotique des pavillons de Chine et du Japon.Dans les eaux calmes du grand étang du jardin japonais, les carpes aux couleurs bigarrées - les Koï» - nagent paresseusement, exposant leur dos trapu aux rayons du soleil.C'est la saison idéale pour admirer la majesté d'arbres peu communs: le catalpa parasol, le platane à l'écorce patinée, le châtaignier.Voici le Moyen Âge qui revit dans le jardin du monastère.Ici sont rassemblées des plantes médicinales et aromatiques dont l'empereur Charlemagne, en 812, avait ordonné la culture dans les \t \t \tI mm 1\t \t \t1 ^ domaines royaux, par exemple le cerfeuil, le gingembre, la chicorée, la menthe poivrée et le panais.Si d'aventure on visite le jardin le samedi, au coeur de l'été, on y verra une quantité de nouveaux mariés qui viennent célébrer leurs amours sous les arbres verdoyants.En matinée, ce sont surtout les nouveaux couples d'origine asiatique, tandis que l'après-midi, les lieux sont la prédilection des nouveaux mariés d'origine méditerranéenne, notamment les Italiens et les Grecs.En fin de journée, les nouveaux couples d'origine haïtienne prennent la relève.L'automne a peu à peu chassé les chaleurs humides de la canicule.À partir de septembre, le feuillage de certaines espèces de feuillus caduques, notamment les érables, les vinaigriers, les chônes.échangent leur couleur verte pour des tons plus vifs, tels le rouge, le jaune ocre et l'orange.L'arboretum du Jardin botanique se couvre de feu et d'or.Les branches de plusieurs espèces ploient sous le poids de leurs fruits.C'est la saison des chrysanthèmes, des asters de Nouvelle-Angleterre, des grands phlox pa-niculés, des dernières rud-beckies, des ligulaires, des colchiques.C'est aussi la saison des citrouilles.Chaque année, le Jardin botanique organise la grande fête des cucurbitacées, événement que tous les enfants -mais aussi les adultes - attendent avec impatience.C'est à qui présentera la plus grosse citrouille, ou encore la mieux décorée.Citrouilles ventrues, à verrues, biscornues, allongées, aplaties, il y en a de toutes les formes et de tous les styles.Le Jardin botanique de Montréal, rappelle Pierre Bourque, est un rendez-vous familial durant toute l'année.Chaque saison a ses charmes, mais le Jardin botanique a le charme de toutes les saisons.1 LE PLUS GRAND JARDIN CHINOIS EN DEHORS DE LA CHINE LA DERNIÈRE FIERTÉ DE PIERRE BOUROUE UN ARTISAN DE CHINE AU TRAVAIL o \u2022« w C O o ¦o o UN VRAI PAYSAGE DE CHINE 5:5 éalisô en étroite collaboration avec les dirigeants de la ville de Shanghai, le jardin de Chine de Montréal est non seulement le plus grand, mais également le plus beau et le plus authentique jamais construit en dehors du céleste empire.Le souci d'authenticité de ce jardin exceptionnel a été poussé à un point tel que, durant des mois, plus de 50 artisans de Chine ont établi leur chantier à Montréal, à l'ombre de la tour olympique, construisant les kiosques et les pavillons avec les outils traditionnels remontant au 14e siècle.Toutes les structures d'échafaudage des pavillons, durant la construction, ont été faites avec des tiges ligneuses de bambou.Le jardin de Chine de Montréal a été construit de la même manière que l'on a construit les grands jardins chinois depuis l'origine des temps.3 O I c c £5f 2 o u D'une superficie de deux hectares et demi, ce jardin est une réplique authentique des grands jardins Ming du 15e siècle, situés au sud du fleuve Yangtsé, dans '.es villes de Suzhou, Hangzhou et Shanghai.Plus de 2 000 tonnes de matériaux, dent 500 tonnes de pierre, expédiées directement de Chine ont servi à l'aménagement de cette oeuvre d'art à laquelle ont travaillé, ici même et en Asie, quelque 230 ouvriers chinois.L'envoi comprenait quelque 120 caisses de matériaux divers, depuis la pierre jusqu'aux tuiles, en passant par les dallages, les figurines et le mobilier.Outre ses massifs de fleurs, ses arbres fruitiers, ses espèces végétales asiatiques, ce vaste jardin naturel comprend sept pavillons d'architecture traditionnelle, deux étangs et une rocaille de 10 mètres de hauteur qui fait, en quelque sorte, le pont entre la terre et le ciel.Le principal artisan de ce jardin est Le Wei Zhong, président du Shanghai Landscape Architecture Design Institute et directeur du China Scenery & Landscape Architecture Institute.Il a été consultant pour l'aménagement du jardin intérieur chinois du Metropolitan Museum de New York.L'architecte en paysage et coordonnatrice de ce projet, Wendy Graham, a travaillé en étroite collaboration avec ses collègues de Chine.Le jardin chinois occupe le terrain d'une ancienne pépinière du Jardin botanique, à l'extrémité de la roseraie.Son aménagement a tiré profit de tous les accidents naturels des lieux.Il recrée un paysage de rêve, composé de pavillons finement dentelés, aux corniches retroussées, parfois ornées d'un dragon légendaire, de talus jonchés de pierres géantes et de plans d'eau propices à la contemplation.Une extraordinaire atmosphère de calme, de beauté et de paix intérieure se dégage de ces lieux privilégiés.Ce jardin rappelle, par son style et son aménagement, ceux qui étaient jadis la propriété des grands serviteurs chinois de la dynastie Ming, du 14e au 17e siècle.Le jardin de Chine est issu d'une entente heureuse, conclue en 1987 entre les autorités des villes de Montréal et de Shanghai.L'idée avait d'abord germé en 1980, alors que Montréal était l'hôte des Floralies internationales.Déjà, à cette époque, Montréal entretenait des liens privilégiés avec Shanghai.o «J c o 4) LA CHINE, COMME SI VOUS Y ÉTIEZ.LA POSTE EN FORME D\u20acIUNE imagination rejoint la réalité.Le «Jardin du lac de rêve», nom par lequel on désigne le jardin de Chine de Montréal, recrée non seulement un grand jardin de la dynastie des Ming, du 14e au 17e siècle, mais il offre, en outre, une quantité d'oeuvres d'art de grande valeur.À l'entrée, dans la cour pavée de tuiles de Shanghai, une murale de briques sculptées rappelle l'amitié entre les villes de Shanghai et de Montréal.Elle illustre plusieurs grues couronnées, symboles de longévité en Chine, traversant les mers et se posant sous l'ombre généreuse d'un érable montréalais.Les fenêtres de ce porche d'accueil épousent la forme de | fleurs ou de lunes.Elles ont été g sculptées par des artisans tradi- ^ tionnels, en Chine, et expédiées | à Montréal.¦ Les sept pavillons eux-mêmes ont été ouvrés de façon artisanale, au moyen de techniques anciennes, en Chine, et assemblés à Montréal.Les Chinois ont bien étudié le Québec avant de concevoir leurs pavillons.À preuve, ils ont fabriqué des tuiles spéciales, capables de résister à notre climat, pour remplacer les tuiles grises traditionnelles qui recouvrent les toitures des habitations chinoises.Le pavillon principal - ou pavillon de l'amitié - est une construction monumentale comprenant 17 mètres carrés de salle d'exposition et de réception.Il a été offert gracieusement par la Ville de Shanghai à la Ville de Montréal.Six autres pavillons se dressent dans différents secteurs du jardin.L'un d'eux abrite la collection exceptionnelle d'arbres miniatures - penjings - offerte aux Montréalais par le Jardin botanique de Shanghai.On trouve également un pavillon à deux étages, un autre de forme hexagonale, offrant une vue d'ensemble sur le jardin et, bien sûr, le traditionnel bateau de pierre.Toutes ces constructions sont harmonieusement reliées par des sentiers fleuris, des ponts qui enjambent les ruisseaux, les deux grands étangs bordés d'espèces végétales variées, l'immense rocaille qui se dresse vers le ciel.DES JARDINS ET DES.HOMMES Pour réaliser cet ensemble gigantesque, il a fallu faire venir quelque 500 tonnes de pierres, dites du lac Taï, extraites dans les environs de Shanghai.Les autres pierres - 3 000 tonnes -proviennent de l'île Sainte-Hélène.Ces dernières prennent, avec le temps, une patine bronze orangé.Les pierres chinoises du lac Taï sont grises, marquées de taches noirâtres, avec des trous et des sillons produits par l'action corrosive de l'eau du lac au cours des siècles.Les végétaux qui ornent le jardin chinois ont été choisis avec grand soin.Dans la cour d'entrée, un magnolia et un pomme-tier décoratif accueillent les visiteurs.Le magnolia, emblème de Shanghai, et le pommetier décoratif, si familier sous notre climat, symbolisent l'amitié qui unit Montréal à Shanghai.Quelque 200 arbres, en pleine maturité, dont plusieurs d'origine chinoise, ont été plantés en divers endroits du jardin.L'eau est partout présente dans le jardin.Avec la pierre, elle constitue l'un des attraits des lieux.Le Lac du rêve étend ses eaux paresseuses sur une longueur de 60 mètres et une largeur de 40 mètres.Sa surface calme et paisible reflète les pavillons et les végétaux, mais aussi la tour olympique.Il s'agit là d'un autre symbole puissant de l'amitié sino-montrôalaise.vec son jardin de Chine, le plus grand en dehors de l'Asie, son jardin japonais, ses 10 serres, ses collections de plantes rares et l'ensemble de ses 31 jardins extérieurs, dont une roseraie de 8 000 espèces et variétés, Montréal se hisse désormais parmi les plus grandes villes horticoles du monde.Le Jardin botanique de Montréal occupe maintenant la deuxième place en importance au monde, se situant immédiatement après les Kew Gardens, dans le Surrey, en Angleterre.Dernier joyau de cet ensemble, le jardin de Chine \u2014 Meng Hu Yuan ou c Jardin du lac du rêve» \u2014 est l'oeuvre de trois visionnaires partageant une passion commune pour les plantes et la nature: Pierre Bourque, directeur du Jardin botanique de Montréal, Wu Zhen Qian, directeur du Shanghai Administration Bureau, et Le Wei Zhong, président du Shanghai Landscape Architecture Design Institute et concepteur du jardin.Tout au long de la construction de ce jardin, ces leaders ont su insuffler leur esprit de collaboration à l'équipe chargée de concrétiser ce grand rêve, surtout aux nombreux ouvriers et artisans chinois et québécois qui ont mené à bon terme l'ensemble des travaux.Quel défi que la réalisation de ce jardin ! Les artisans-stagiaires de Shanghai ont séjourné 6 mois à Montréal, de juin à décembre 1990.Ils logeaient dans des roulottes, sur le chantier.Ces artisans avaient leur propre cuisinier qui leur préparait des repas traditionnels, dont le petit déjeuner typique, composé d'une boule de riz à consistance gélatineuse, dont le centre renferme du sucre ou encore un petit pain sucré.Les Montréalais s'étonnaient de les voir travailler souvent 12 heures par jour.En 1989, en Chine, quelque 250 artisans avaient préfabriqué toutes les composantes des pavillons qui ont ensuite été assemblées à Montréal.On dit que tout grand jardin, digne de ce nom, possède son histoire.Celle du jardin chinois de Montréal est farte du courage, de la vision, de la ténacité et de l'ardeur d'une magnifique équipe d'hommes et de femmas, épris de beauté et de perfection.IE SOUCI DU Dé TAU MÊME SUR IE SOI ¦ô mm h LA DÉCOUVERTE DE L'EMPIRE DU SOLEIL LEVANT AU JARDIN JAPONAIS 1 -o c UN JARDIN OÙ IES JAPONAIS SE RETROUVENT COMME CHEZ EUX IE SOMPTUEUX COGNASSIER DU JAPON P arfaiîement intégré au Jardin botanique de Montréal et acclimaté aux rigueurs du climat nordique québécois, le jardin japonais permet aux visiteurs de découvrir toute la sagesse, l'art, la culture et l'amour de la nature des citoyens de l'empire du soleil levant.Conçu par un architecte japonais, Ken Nakajima, pour les aménagements extérieurs, et par un architecte de Kyoto, Hisato Hiraoka, en ce qui touche les pavillons, ce jardin d'une beauté à couper le souffle est non seulement un sanctuaire de végétaux remarquables, mais contient en outre plusieurs symboles, coutumes, cérémonies et aménagements propres à la culture asiatique.Inauguré en 1988, le jardin possède, outre ses aménagements horticoles extérieurs, une galerie d'art, une bibliothèque, un hall d'exposition, un traditionnel salon de thé et un pavillon de l'amitié, le kangei, qui signifie littéralement bienvenue.Un chemin de pierre, sinueux et bordé de plantes, appelé nobedan, permet d'accéder à ces lieux empreints de calme et de fraîcheur.Le salon de thé, typiquement japonais, permet à une quinzaine de personnes à la fois de participer au rituel de la cérémonie an-cestrale du thé, appelée cha-no-yu.Celui qui visite le pavillon japonais est heureux de se prêter, de bonne grâce, au rituel traditionnel.Après s'être déchaussé, il prend place dans le shoin, sur des coussins tatami, fabriqués en paille de riz.Il doit demeurer vigilant car une règle stricte oblige que l'on ne marche jamais sur les lignes des tatamis et que l'on ne pose jamais quoi que ce soit sur leurs bords.C'est dans le silence et le recueillement qu'on UN BONSAI DE 150 ANS boit, lentement, le thé vert mousseux, servi selon tous les rites séculaires.Lieu de vénération devant la puissance de la vie, le jardin de bonsaï, avec ses douzaines d'arbres miniatures dont certains sont plusieurs fois centenaires, suscite l'admiration, mais aussi l'humilité des visiteurs.De nombreux spécimens proviennent des pépinières spécialisées en miniaturisation d'Omiya, village fondé en 1924 par des « bonsaïs-tes» japonais professionnels qui souhaitaient pratiquer leur art dans un milieu propice.Le jardin japonais et l'ensemble de ses aménagements s'étendent sur une vaste superficie de 2,5 hectares.Une pierre particulière, la péridotite, est partout présente.Cette roche verdâ-tre, caractéristique de l'Estrie, fait le lien entre la terre et le ciel, entre l'homme et ses dieux.Elle ancre, en quelque sorte, le jardin au sol.Il a fallu en transporter plus de 500 tonnes pour aménager le jardin.Deux cascades d'eau claire, tourbillonnante, prennent naissance dans les massifs de pierre et viennent alimenter un étang paisible où nagent, paresseusement, de grosses carpes rougeâ- AU BORD DE L'ÉTANG, l A LANTERNE-SYMBOIE DU JARDIN JAPONAIS PIVOINE ARBUSTIVE AU SOMMET DE SA BEAUTÉ très et bigarrées, appelées koï, offrant leur dos au soleil.Des ruisseaux limpides partent de l'étang et vont sillonner le jardin, baignant les joncs, les iris et les autres plantes amoureuses des lieux riches et humides.Ici, le visiteur doit enjamber une immense dalle de grès de Kamouraska pour accéder d'un îlot à un autre.À sa gauche, il admire une énorme lanterne japonaise \\jui profite sa gracieuse silhouette sur la surface calme de l'étang.Des tonnes de cailloux blancs du Delaware et un beau granite, aux teintes bleutées, décorent d'autres sections du jardin.Les multiples sentiers conduisent vers les rocailles, les massifs fleuris, les bosquets d'érables nippons, tantôt vers les Iles, tantôt vers les rives aux lignes courbes, ou vont se perdre, entre ombre et lumière, dans les forêts riveraines de pins et d'épinettes.Les végétaux offrent une profusion de couleurs et de formes.L'architecte des jardins extérieurs, M.Nakajima, a lui-même choisi plus de 15 000 espèces et variétés.Ils viennent de tous les coins du pays, mais aussi de l'Asie.Au printemps, les espèces de la famille des rosacées, prenant la relève des rhododendrons et des azalées, ploient sous une floraison exceptionnelle et jonchent le sol de milliers de pétales blancs et roses.Le jardin fait une large place aux pins qui, tels des sculptures vivantes, témoignent de la longévité et de la pérennité de la nature.Partout, l'association harmonieuse de l'eau, de la pierre et des végétaux crée une sensation de paix intérieure, de calme et de sérénité.Tout récemment, le grand artiste japonais Masahiko Don a fait cadeau au Jardin botanique d'une admirable collection de ses tableaux les plus impressionnants.Il s'agit de 20 pièces magnifiques qui viennant enrichir le patrimoine des oeuvres d'art du Jardin.Le Jardin botanique a toujours | fait une large place aux artistes et à leurs oeuvres de toutes disciplines.Des sculpteurs comme Léa Vivot, des musiciens tel François Dompierre, des peintres-naturalistes tels Pierre Leduc et Qhislain Lefebvre y ont trouvé accueil et source d'inspiration. PUBLIREPORTAGE LA PRESSE.MONTRÉAL SAMEDI 15 JUIN 1991 S c o o 5 AU GRÉ DE L'EAU, IE CANARD COUVERT COMME UNE GRANDE DAME NOBIE.LA ROSE MONTRÉAL TOUT CE QUI VIT ET RESPIRE AU JARDIN BOTANIQUE LES JARDINS JEUNES.leurs des cinq continents, végétaux de la toundra ou des zones tropicales, insectes de tous les hémisphères, oiseaux migrateurs et sédentaires, la vie éclate sous toutes ses formes, douze mois par année, au Jardin botanique de Montréal.Grâce à ses organismes associés, le Jardin botanique est non seulement un lieu privilégié pour les diverses espèces de plantes, mais également pour nombre d'êtres et organismes vivants.La nature est globale.Depuis les innombrables micro-organismes invisibles à l'oeil nu jusqu'aux grands arbres géants dont les panaches défient le ciel, tout se vit et se joue dans un vaste ensemble harmonieux dont on ne saurait dissocier aucune des composantes.Cette image convient parfaitement à la polyvalence et à la mission pédagogique du Jardin botanique de Montréal dont les divers partenaires, tels l'Insectarium, le Planétarium, l'Institut de recherche en biologie végétale, l'école d'horticulture, les sociétés spécialisées en plantes diverses, les Amis du Jardin botanique, etc, assurent la pérennité et le succès.L'Insectarium Inauguré en 1990, l'Insectarium comprend déjà l'une des collections les plus impressionnantes d'insectes de tous les coins de la planète.On y trouve près de 400 000 spécimens d'une vingtaine de pays, dont les précieux legs de 100 000 insectes de la collection Firmin-Lali-berté, 250 000 spécimens de Georges Brossard, 4 000 spécimens de Paul et Katie Barbeau, 1 500 spécimens de Louis-Philippe Durocher, de même que celle des ornithoptôres - papillons géants à ailes d'oiseaux - du professeur Gilles Deslisle.Le directeur-fondateur de l'Insectarium, Georges Brossard, a non seulement parcouru le morï- .de, durant des années, à la re-, cherche d'insectes des cinq continents,, mais il a.su, en outre, ' communiquer sa passion à ses collaborateurs et aux milliers de visiteurs.Dès la première saison, l'Insectarium a attiré plus de 400 000 visiteurs, dont quelque 800 groupes scolaires, ce qui a comblé d'aise son actuel directeur, Michel Raymond.L'Insectarium possède son propre jardin où plusieurs espèces de plantes sont cultivées dans le but de nourrir et d'attirer des insectes particuliers.On y trouve, par exemple, des rubus et des goyaviers, ou encore des plantes nectarifères pour la volière à papillons, ou bien des mo-nardes et des asclépiades qu'affectionne le grand papillon Monarque, emblème de l'Insectarium, de même qu'une quantité de plantes mellifères, particulièrement odorantes.Bientôt, le Biodôme En voie de construction sous le toit de l'ancien Vélodrome, le Biodôme reconstituera les quatre grands milieux naturels - ou écosystèmes - du vaste continent américain où évolue la vie sous toutes ses formes.Véritable portion de la planète vivante, le Biodôme permettra aux visiteurs de découvrir la parfaite harmonie de la nature et de l'ensemble de ses éléments: plantes, animaux, insectes, oiseaux, sol, air, eau, lumière, température, micro-organismes.On y trouvera une salle d'exploration, dite Adaptarium, où les visiteurs pourront découvrir les mécanismes par lesquels plantes et animaux s'adaptent au froid, à la chaleur, à la sécheresse, à l'obscurité, à la gravité, etc.Un sentier d'interprétation de la nature sillonnera les quatre écosystèmes, changeant au gré des saisons.Le Biodôme présentera la forêt laurentienne avec un lac et un marécage où évolueront la faune et la flore.Durant l'hiver, l'air extérieur refroidira les espaces consacrés aux plantes qui ont besoin d'un cycle dormant et froid.Le Saint-Laurent marin et ses nombreuses espèces vivantes auront leur place au Biodôme, grâce à un bassin de 2 500 000 litres d'eau de.mer.Au nombre des espèces, il y .aura, bien sûr, des bélugas.Des oiseaux de grand large et de rives côtiôres logeront sur les falaises.Une forêt tropicale humide, extraite du Costa-Rica, reproduira le mystère de-ces vastes étendues vertes menacées de disparition.\u2022 Enfin, le dernier écosystème présentera les deux extrémités du continent, l'Arctique et l'Antarctique, avec leurs colonies de manchots et de macareux.Construit au coût de 45 millions de dollars, le Biodôme sera inauguré le 24 juin 1992.On prévoit d'ores et déjà plus de 1 million de visiteurs la première année.L'école d'horticulture Louis-Riel Créée en 1979 avec la collaboration de la Commission des écoles catholiques de Montréal, l'école d'horticulture Louis-Riel du Jardin botanique de Montréal offre un cours de deux années conduisant à un diplôme en horticulture.Les élèves profitent, en plus des facilités horticoles du milieu même, de stages pratiques en industrie.Une vingtaine de jeunes en sortent, chaque année, munis d'un diplôme.Par ailleurs, le Jardin botanique dispense, au printemps et à l'automne, des cours spécialisés destinés aux adultes.Diverses disciplines reliées à l'horticulture sont abordées : entretien des végétaux, aménagement du paysage, art floral, culture des bonsaïs, etc.La vulgarisation scientifique Par son rayonnement et ses divers ateliers, grâce surtout aux Amis du Jardin botanique, à sa revue périodique Quatre-Temps, le Jardin botanique diffuse, tout au long de l'année, une incroyable quantité de renseignements horticoles.La vulgarisation scientifique est au premier plan.Le comptoir de renseignements horticoles répond, chaque année, à des milliers de demandes.Émissions de télévision, articles de journaux, ateliers divers contribuent à maintenir la réputation du Jardin botanique dans le domaine de la vulgarisation scientifique.Des sociétés affiliées De nombreuses sociétés consacrées aux plantes trouvent non seulement des locaux et des salles au Jardin botanique, mais elles reçoivent en outre une assistance de premier plan, de même que dés conseils d'experts.Les Cerd.es des jeunes naturalistes, par exemple, sont associés au Jardin botanique depuis le début.Ces cercles font décou- o c o 2 o \"O P*«rre Chorbonneou DE MARIE-VICTORIN À PIERRE BOUROUE.UNE MISSION COMMUNE D'ÉDUCATION DES JEUNES *\u2014 c o e -o « \u2022\t \t \u2022 ¦\t \t \t \t \u2022 ;: -\u2022 ; \u2022\u2022 \u2022 \u2022 '\u2022 -:' \u2022' 4£-1\t\u2022 ! \u2022 .\u2022 .- \u2022.!'\u2022\" \u2022\t \t1 \tk i \t \t \t À L'INSECTARIUM.IE PIAISIR DE IA DÉCOUVERTE vrir la nature aux jeunes et diffusent des renseignements scientifiques bien adaptés à la jeunesse et à sa soif de découvertes.* Au nombre des autres sociétés associées, soulignons !a Société de bonsaï de Montréal, la Société de Saintpaùlia de Montréal, la Société des orchidophilès de Montréal, le Cercle des mycologues de Montréal, la Société de biologie de Montréal, ,1e'Groupe nature et patrimoine, le Club de minéralogie de Montréal, etc.r fi DES MASSIFS D'IRIS ET DES ARBRES OUI INVITENT À LA DÉTENTE UN INSTITUT QUI CONCRÉTISE LA VOCATION SCIENTIFIQUE DU JARDIN UNE MISSION SCIENTIFIQUE D'AVANT-GARDE LA SHENDÉUR DES ORCHIDÉES renant la relève de l'Institut botanique de Montréal, dont l'origine remonte à 1920, le nouvel Institut de recherche en biologie végétale concrétise, depuis 1990, la vocation scientifique du Jardin botanique de Montréal.Ce nouvel institut qui a pris pignon sur les lieux mêmes du Jardin botanique témoigne de l'excellente collaboration qui existe depuis plus de 50 ans entre la Ville de Montréal et l'Université de Montréal au plan de la recherche et des sciences de la botanique.Regroupant un personnel hautement qualifié, sous la direction du docteur André Fortin, membre de la Société royale du Canada, l'Institut permet de combiner les ressources humaines et physiques dans le domaine de la recherche en biologie végétale.Logé dans le principal bâtiment administratif du Jardin botanique, l'Institut dispose de sa propre serre de recherche, d'un herbier, d'une bibliothèque scientifique et d'équipements de pointe pour les travaux de biologie moléculaire, d'histologie et d'anatomie végétale.Il est doté la ¦ d'un ensemble d'enceintes pour la culture in vitro, de 6 modules de phytotron et de nombreux laboratoires spécialisés.Appelé à grandir et à rayonner non seulement au pays mais également à l'étranger, l'Institut de recherche en biologie végétale travaille en collaboration avec de nombreux autres organismes de recherche, avec divers ministères des gouvernements fédéral et provincial, de même qu'avec l'industrie privée.Il entend développer des champs de recherche fondamentale et mettre son expertise biotechnologique au service de l'industrie horticole ornementale et environnementale, ainsi qu'au service de l'industrie pharmaceutique.Deux partenaires majeurs sont associés à l'Institut, soit le Plant Biology Institute, de Saskatoon, et l'Institut de recherche en biologie végétale, de Montréal.L'Institut s'est également assuré la collaboration d'autres organismes de recherche scientifique, notamment le Centre forestier des Laurentides et les stations expérimentales d'Agriculture Canada.PARC LE JARDIN soie comme un morceau de campagne dans la ville, le Jardin botanique a vu s'édifier à sa bordure, au milieu des années 70, ce qui a dû lui paraître d'abord comme un monstre: le Parc olympique.Ces deux géants ne pouvaient longtemps se regarder comme chien et chat.Mais comment marier la rose et le béton?la faune sportive et la flore?Un premier événement a rapproché les parties en 1980, les Floralies, réalisées en partie au Vélodrome.Ce fut un grand succès : 325 000 visiteurs en dix jours.Le rapprochement s'est concrétisé encore davantage en 1988 où a été instauré un système de navette pour amener au Stade les visiteurs du Jardin.Ces relations de bon voisinage ont trouvé d'autres champs de coopération: le Jardin botanique assume l'aménagement paysager des abords du Stade, puis a mis un pied solide dans le Parc avec le Biodôme, qui deviendra un véritable pôle d'attraction.La jonction est faite.Mais elle n'aurait pu se faire sans la volonté et l'enthousiasme de la Régie des installations olympiques, dont le Parc qu'elle administre se métamorphose lentement mais sûrement en un lieu qui combine détente et éducation.Son président-directeur général Pierre Bi-beau parle en fait d'une a Cité du sport, du loisir et de l'environnement», le loisir englobant les salons et les spectacles, la dimension éducative étant confiée entre autres au Jardin botanique et au Biodôme.Deux grandes réalisations aux destins en apparence opposés sont en train d'unir leur force pour devenir le fer de lance du développement touristique au Québec et un levier très important d'activité économique dans l'est de Montréal.La vision est vaste.Mais la barre a-t-elle été placée trop haut?Non, quand on connaît les atouts dont jouit la Cité du sport, du loisir et de l'environnement: la plus haute tour inclinée au monde ; le Stade détient le championnat d'occupation en Amérique du Nord avec quelque 240 jours par année \u2014 et il est de plus le plus grand hall d'exposition sous un même toit au Canada.Quant au Jardin botanique, on connaît son importance.L'architecture du Parc et le panorama de Montréal depuis l'observatoire de la Tour sont déjà cotés «3 étoiles» respectivement dans le Guide Michelin.La R.I.O.croit pouvoir doubler te nombre de ces «3 étoiles» dans les cinq prochaines années grâce au Biodôme et au Jardin botanique.Ce qui ferait quatre fois c3 étoiles» dans un même quadrilatère.Du jamais vu! Un parc et un jardin, quand on y pense, c'est fait pour s'entendre.Les partenaires du Jardin botanique De nombreuses sociétés fréquentent régulièrement nos locaux pour présenter des conférences ou organiser des ateliers.Pour tout renseignement relatif à leurs activités, vous pouvez contacter ces sociétés aux numéros suivants : Horticulture Société de bonsaï de Montréal 872-1782 Société de Saintpaulia de Montréal 655-7230 Les Amis du Jardin botanique de Montréal 872-1493 Société des orchidophiles de Montréal 259-9566 Botanique et écologie Les Amis du Jardin botanique de Montréal 872-1493 Groupe Nature et patrimoine inc.681-1303 Les Naturalistes adultes du Québec inc.728-8034 Société de biologie de Montréal 277-9864 Les Cercles des jeunes naturalistes 252-3023 Ornithologie Nature illimitée (entre 19 h et 22 h) 355-8173 Centre de.conservation de la faune ailée de Montréal 351-5496 Entomologie Les Services d'animation de l'Insectarium de Montréal (LESSAIM) 872-0663 Autres Cercle des mycologues de Montréal inc.872-1493 Association des mycophiles de Montréal 849-4370 Club de minéralogie de Montréal inc.331-3324 Fondation du jardin et du pavillon japonais 872-7954 Comité de soutien du jardin de Chine 872-1455 Insectarium de Montréal 872-8753 Institut de recherche en biologie végétale 872-8486 École d'horticulture Louis-Riel au Jardin botanique de Montréal 872-1480 IA CARTE ACCÊS-MONTRÉAI.RÉSERVÉE AUX MONTRÉALAIS, PERMET DES RABAIS INTÉRESSANTS À L'ENSEMBLE DES INSTALLATIONS POUR VISITER LE JARDIN\t\t \tMai à octobre Octobre à mxJ\t Jardins extérieurs, Ocrres et Insectarium\t\t Admission générale individuelle\t\t Adulte\t700$\t5 00$ Enfants de 6 à 17 ans\t4 75$\t3 50$ Plus de 65 ans\t500$\t3 50$ Personnes handicapées\t500$\t350$ Tarifs spéciaux pour groupes de 10 personnes et plus\t\t Adulte\t500$\t3 50$ Enfants de 6 à 17 ans\t3 50$\t2 50$ Plus de 65 ans\t3 50$\t2 50$ Personnes handicapées\t3 50$\t2 50$ Serres et Insectartum\t\t Adulte\t500$\t500$ Enfants de 6 à 17 ans\t3 50$\t3 50$ Plus de 65 ans\t3 50$\t3 50$ Personnes handicapées\t3 50$\t3 50$ Montréalais munis de la carte\t» «Accès-Montréal»\t Jardins extérieurs\tgratuit\tgratuit Serres ou Insectarium\t\t Adulte\t3 00$\t3 00$ Enfants de 6 à 17 ans\t2 00$\t2 00$ Plus de 65 ans\t2 00$\t2 00$ Personnes handicapées\t2 00$\t200$ 1 aissef ¦passer annuel Serres ou Insectarium\t\t Tarif général\t\t Adulte\t30 00$\t Enfants de 6 à 17 ans\t20 00$\t Rus de 65 ans\t20 00$\t Personnes handicapées\t20 00$\t Montréalais munis de la carte «Accos-Montréal»\t\t Adulto\t7 50$\t Enfants de 6 à 17 ans\t500$\t Plus de 65 ans\t5 00$\t Personnes handicapées\t5 00$\t NOTES: La carte \u20ac Accès-Montréal» est offerte à 2$ à tous les citoyens montréalais âgés de 3 ans et plus.La saison tété» débute le samedi précédant la fête de Dollard (mai) et se termine le lundi de l'Action de grâce (octobre).La saison \u20ac hiver» débute le mardi suivant l'Action de grâce (octobre) et se termine le vendredi précédant la féte de Dollard (mal).Le Jardin botanique de Montréal est situé au 4101, rue Sherbrooke Est H1X 2B2 prés du boulevard Pie-IX Les serres sont ouvertes tous les Jours dès 9 h Renseignements: 872-1400 éJ© PUBLIRËPORTAGI LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 15 JUIN 1991 LE JARDIN BOTANIQUE DE L'AN 2000 e grands projets sont déjà à l'ébauche dans les cartons de travail de Pierre Bourque.Certains de ces projets ont trouvé leur chemin usqu'au comité exécutif de Montréal.D'autres font l'objet de calculs financiers.Quelques-uns appartiennent encore au rêve, mais l'expérience du passé a prouvé que la réalité n'est pas toujours forcément éloignée du réveil n'y a pas à se tromper à affirmer, d'ores et déjà, que l'ambition du Jardin botanique de Montréal est de devenir, d'ici à l'an 2000, le numéro un mondial.À l'heure actuelle, le Jardin botanique de Montréal, par sa superficie, ses collections, le nombre de ses visiteurs et ses installations, occupe le deuxième rang mondial, immédiatement derrière les Jardins de Kew, dans le Surrey, en Angleterre.Mais la fière Albion n'a qu'à bien se tenir.Il n'y a pas à se tromper, non plus, à affirmer que le Jardin botanique de Montréal se transformera de plus en plus, d'ici à l'an 2000, en un vaste complexe de sciences naturelles, comprenant divers écosytémes et modules.Cette vocation est déjà bien implantée avec les nombreux jardins spécialisés nordiques et asiatiques, la roseraie de 8 000 espèces et variétés, le jardin alpin, la quinzaine de serres de plantes tropicales, l'Insectarium, le Planétarium, le Biodôme, l'Institut de recherche en biologie végétale, l'école d'horticulture Louis-Riel, etc.Au nombre des projets à l'étude ou en voie de réalisation, à plus ou moins brève échéance, figure un Centre d'hortithérapie, démontrant les bienfaits thérapeutiques de l'horticulture.La formule a déjà donné des résultats exceptionnels aux États-Unis et même au Québec, notamment à l'hôpital Douglas de Verdun.On projette aussi la construction d'une serre-musée consacrée aux plantes médicinales chinoises.Le docteur André Bouchard, conservateur du Jardin botanique, revient d'ailleurs d'un séjour d'un an en Chine où il a étudié le concept de ce projet innovateur qui sera réalisé en collaboration avec la Ville de Shanghaï.Autre projet de taille, celui d'un pavillon dendrologique qui permettra la découverte des aménagements de l'Arboretum, tout en permettant de développer la partie nord du Jardin.L'Arboretum possède déjà une riche collection de plus de 3 000 espèces et variétés.Il s'agira de l'aménagement d'une véritable Maison de l'arbre, consacrée à la connaissance des arbustes et des arbres, et à la sensibilisation du public au rôle de ces grands végétaux dans les milieux urbains et naturels.2 -S 5 UNE MAJESTÉ À COUPER IE SOUFFLE i\t \t\\ f .\t ¦¦ \" \" .\u2022\t.A ;.\u2022 ¦., \t \t \t \t! \t\u2022 \t UNE BELIE K CHEZ NOUS.IRIS VERSICOLORS Le Jardin botanique de Montréal 1 \\ Une mosaïque d'hommes et de femmes de toutes races et disciplines Ils viennent de toutes les disciplines et de tous les milieux sociaux de Montréal.Ils représentent une véritable mosaïque de groupes ethniques.À l'image des végétaux des cinq continents, ils vivent et travaillent en parfaite harmonie.Ce sont les artisans et employés du Jardin.Agronomes, horticulteurs, botanistes, architectes paysagistes, chercheurs, mais aussi menuisiers, secrétaires, responsables bénévoles des visites; impossible de les nommer tous.Dévoués à une cause commune, ils sont indispensables au Jardin et à son rayonnement.Hommage leur soit rendu.\u2022x \\ ¦ i ; 1 i ¦ S \u2022i : 1 1931 1991 * ë des écoles cb/etieonè.s Cië.W omît «m- IG MUM F IDE I MOLSON t A- B R A S S i M l » M O l S O N O \u2022 K h.fc F E "]
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