La presse, 7 juillet 1991, Cahier A
[" ta météo Aujourd'hui: partiellement ensoleillé et chaud.Minimum 17° Maximum 27° Demain: généralement nuageux avec orages.DÉTAILS CAHIER SPORTS \t\u2022 MONTRÉAL, DIMANCHE 7 JUILLET 1991\t107e ANNÉE N° 252\t- 52 PAGES, 4 CAHIERS\tAbitibi-Temiscamingue : 55 cents îles de La Madeleine: 1.00 Extérieur de ta ville de Québec (Région est): 65 cents A domicile par porteurs : 60 cents Routes motorisées : 70 cents\tSO* Taxes «n sut \t\t\t\t\t Bonjour! La tension remonte à nouveau en Yougoslavie La personnalité de la semaine d'après AFP et Reuter BELGRADE a tension est brusquement remontée hier entre Serbes et Croates, le président de la Serbie Slobodan Milosevic engageant la population de sa république à se préparer à la guerre.En revanche l'armée fédérale a donné quelques signes d'apaisement dans la soirée en faisant savoir qu'elle ne souhaitait pas une guerre avec la Slovénie.Le général Veljko Kadijevic, ministre de la Défense et chef du haut commandement de l'armée, a déclaré que la prise du pouvoir par l'armée «était exclue depuis le début de la crise en Yougoslavie».«Seuls des moyens politiques, et non un recours à B3 CILLES BOURDEAU Sports SêT\\ GRAF BAT y SABATINI Débordante de joie après sa victoire dans la finale du tournoi de Wimbledon.Steffi Craf tient a bout de bras son trophée.Elle a battu Cabrlele Sabatini.Ï4.O0C> l'armée, peuvent permettre de trouver une solution durable à une crise intérieure», a déclaré le ministre à la télévision, dans sa première intervention publique depuis le déclenchement des hostilités entre l'armée et les forces Slovènes.Le général a dénoncé aussi bien «ceux qui exigent que l'armée s'enferme dans la casernes», que ceux qui demandent avec insistance que l'armée joue le rôle d'arbitre social déterminant, renverse les dirigeants et prenne le pouvoir dans le pays».Le haut commandement, a affirmé le ministre, «aurait pu facilement mener une opération qui aurait mis la Slovénie à genoux», mais il s'y est refusé pour éviter un bain de sang.Les déclarations de Veljko Kadijevic laissent supposer que l'armée veut éviter tout nouveau conflit en Slovénie.Le général a sous-entendu que la seule manière de le faire serait de se retirer, et que le haut commandement est sur le point de prendre cette décision.Les ministres des Affaires étrangères de la «troïka» de la CEE (Pays-Bas, Luxembourg, Portugal ) devaient se rendre ce matin en Yougoslavie pour une troisième mission de bons offices, alors que les autorités siovènes persistaient dans leur refus de céder au pouvoir central le contrôle des frontières avant la fin de la matinée, comme l'a ordonné la présidence fédérale, et disaient craindre une nouvelle intervention de l'armée.La Slovénie «propose, comme solution, qu'il n'y ait plus aucune force militaire aux frontières», a précisé le représentant de la Slovénie à la présidence collégiale yougoslave.À Belgrade, un porte-parole militaire a tenu des propos rassurants en annonçant que «toutes les unités de l'armée» déployées en Slovénie avaient réintégré leurs casernes depuis vendredi après-midi, et en estimant que la vie des soldats n'était plus menacée dans cette république sécessionniste.Les ministres néerlandais, luxembourgeois et portugais des Affaires étrangères vont tenter de débloquer la situation au cours d'entretiens, aujourd'hui dans l'île de Brioni \u2014 jadis résidence d'été du mare- , ?« ¦- \u2022 VOIR YOUGOSLAVIE EN A2 Gare au piège du racisme, avertit le maire Doré Des moments de tension au cours de la manif d'appui à la victime des balles de la police MARIE-FRANCE LÉGER Alors que le maire lean Doré réclamait hier toute la lumière sur les circonstances de la bavure policière de mercredi dernier, la manifestation de solidarité à l'endroit de la jeune victime, Marcelus François, a fait place à la confrontation entre des protestataires et quelques policiers aux abords du Palais de justice, tant la colère de la communauté noire était grande.Les organisateurs de la marche, qui a rassemblé au-delà de 400 personnes hier après-midi, ont eu de la difficulté à contenir un groupe d'une quarantaine de jeunes Noirs anglophones, frustrés et réclamant justice, qui ont invectivé pendant quelques minutes des policiers dans leurs voitures, criant: «Les policiers racistes doivent partir».Dan Philip, de la Ligue nationale des Noirs du Québec, a demandé aux manifestants «de ne pas faire aux policiers ce qu'eux font déjà aux Noirs» et tout est peu à peu rentré dans l'ordre.« La tension est très grande chez les jeunes», a confié |ean-Claude Icart, du Bureau de la communauté chrétienne des Haïtiens de Montréal, quand la foule se dispersait.Plus tôt dans la journée, le maire lean Doré a appelé les Montréalais à «ne pas tomber dans le panneau des tensions raciales», faisant allusion à la bagarre de jeudi soir dans le quartier Maisonneuve, lorsque des Blancs ont pris à partie une groupe de Noirs donnant ainsi le signal d'un affrontement à caractère racial.«Les événements de l'Est de Montréal sont un sujet d'inquiétude.Toute manifestation de racisme est profondément inacceptable.Nous avons un travail de sensibli-sation à faire auprès de la majorité et aussi des minorités ethniques.|e demande aux Montréalais de comprendre plutôt que de réagir aveuglément.Nous avons toutes les ressources pour relever le défi du pluralis wêmkëwêtêwëwëwêêëwêwêëwêë mc interculturel», a indiqué M.Doré.¦ amm a hnmiTtrr en invitant au dia-LeS Z nommes iogUe les élus mu- vofhDPfhbc nicipaux et les lea- reenerenes der> des commu.SG liVfGilf 0 nautes ethniques.la police page A 3 La manifestation de l'après-midi s'est ébranlée depuis la rue leanne- - Mance jusqu'au siège d'Hydro-Québec, où sont situés les bureaux du premier ministre Bourassa, pour finalement se prolonger dans le Vieux-Montréal vers 16h, devant le Palais de justice.Les protestataires, des Noirs et des Blancs, à majorité anglophones, ont «envahi» le boulevard René-Lévesque sur toute sa largeur jusqu'à la rue Sanguinet, bloquant la circulation automobile, tout en scandant «Justice pour les Noirs, justice VOIR MANIF EN A2 PHOTO LUC SIMON PERRAULT, U Pm$e La manifestation d'appui à Marcelus François, qui a rassemblé plus de 400 personnes, a connu des moments de tension quand quelques manifestants, criant des slogans hostiles aux policiers, ont tenté d'encercler une auto-patrouille.Le feu a encore progressé sur la Côte-Nord Presse Canadienne BA IL COME A U f immense feu de forêt qui fait rage sur la Côte-Nord, le long du Saint-Laurent, a progressé hier sur plus de six kilomètres.Toutefois, les vents poussaient les flammes en direction nord-ouest, les éloignant de la rive du fleuve, de la réserve amérindien- ne de Betsiamites et du village de Ragueneau.« |e présume que vous pourriez qualifier cela de bonne nouvelle», a lancé un porte-parole du gouvernement québécois, Pierre Cousineau.«Les gens, le fleuve, les biens sont tous au sud.Quand le feu se déplace au nord, il détruit la forêt mais ne met aucune vie en danger.» L'incendie, situé à quelque 30 km de Baie-Comeau, s'étend sur un secteur d'à peu près 1900 km carrés, a précisé le porte-parole.Malgré la diminution du danger, l'ordre d'évacuation imposé aux communautés de Betsiamites et de Ragueneau a été maintenu, a pour sa part indiqué un porte-parole du ministère des Forêts, jean-Pierrc Dallaire.« D'ici à ce que nous observions un véritable changement, les ordres seront maintenus», a-t-il expliqué.Toutefois, le maire de Ragueneau, Georges-Henri Gagné, a annoncé hier la levée partielle de l'avis d'évacuation.Les résidants du secteur situé entre le pont de la rivière Ragueneau et la limite Est de Raguenau pouvaient réintégrer leur domici- VOIR FORÊT EN A2 Sommaire Projet pilote de super machines à sous en Alberta Presse Canadienne EDMONTON es adeptes du jeu pourront s'adonner cet été en Alberta à leur passion sur des gobe-sous de haute technologie, dans le cadre d'un projet pilote mis sur pied par l'organisme albertain qui régit les loteries afin d'augmenter son chiffre d'affaires.L'Alberta Lottery Foundation mettra les machines vidéo à l'essai dans des casinos lors du Stampede de Calgary et des Klondike Days d'Edmonton, deux fêtes foraines estivales organisées annuellement dans ces villes.L'expérience sera également tentée dans 32 bars jusqu'à la mi-octobre, date à laquelle les responsables des loteries détermineront si celle-ci doit se poursuivre sur une base permanente, a expliqué |ohn Matheson, porte-parole de la compagnie Western Canada Lottery.La Fondation, un organisme public oui travaille en étroite collaboration avec Western Canada Lottery, tente d'accroître le marché du jeu, a-t-il affirmé.Quelque 300 millions ont abouti dans les coffres de la Fondation l'an dernier mais le marché des acheteurs de billets de loterie a atteint son seuil de saturation.« Nous avons atteint un taux de pénétration du marché de 65 p.cent.Nous ne pouvons espérer beaucoup de croissance encore.Pour pouvoir augmenter nos revenus, nous devons nous tourner vers de nouveaux produits.»?Annonces classées B8àB11, C10 C10 .C10 et C11 C11 et C12 propositions d iff sires.BT Bandes dessinées.B12 Décès.A6 Économie.B6 et B7 Etes-vous observateur?.B8 Feuilleton.B9 Horoscope.E10 La semaine en photo.A9 Le bridge.C10 la monde.B1 Livres .Cahier 0 Arts it sp*ct*ctos.C5 a \u20ac9 IVnfVWWI.C6 Loteries.A4 «Mot mystère».B11 Sciences.B6 Cahier sports RéJean Tremblay.S9 LA SAGA DES AUBAINES Télécouleur 21 po.Stéréo CS-2015C \u2022 Commande à distance \u2022 Fonctions à l'écran \u2022 Entrées et sorties audio-video \u2022 Minuterie d'arrêt Se continue non compotes f Faites comme l'inspecteur Tronic recherchez Vaubaine en couleur.chez ** t - \t\tn\t1\tm\t\t\t \t\t\t\" 4\tr\t==\t\t2 - ïLmi \t\t\t\t\t\t\t Télé © Vidéo \u2022 Audio 17, nit Flwry tiyl 381-9211 ¦ A2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 7 JUILLET 1991 Même pour le gouvernement, Paris est une fête * 4 à v LOUIS B.ROBITAILLI collaboration spéciale PARIS V ¦ À l'intention de ceux oui s'inquiéteraient des dépenses somptuaires auxquelles se livreraient à Paris les représentants du Québec et du Canada, voici de bonnes nouvelles: au regard des standards parisiens, les festivités et les fastes déployés par la Délégation du Québec et l'Ambassade du Canada restent en moyenne annuelle de niveau tiers-mondiste ou albanais.Dans les très très grandes occasions, on sortira les petits fours (en quantité et de qualité limitées), et pour le reste, les cacahuètes feront l'affaire.L'argent des contribuables n'est pas jeté par les fenêtres.La dernière réception extravagante avec buffet chaud à la Délégation doit remonter à cinq ou six ans.À Paris, cela ressemble presque à de l'avarice.Mais peut-être est-ce dû au fait justement que Paris est la capitale de la frivolité.L'État français étant le premier à donner l'exemple en la matière.Au Quai d'Orsay ( les Affaires étrangères), on crie perpétuellement à la misère: pas de budget! des bouts de ficelle! Mais aucune invitation à déjeuner de la part du Quai n'a lieu dans une «cantine» à moins de cent dollars par convive.Le vin n'est jamais du gros rouge qui tache.Et dans toutes les occa- sions un peu plus importantes, on monte d'un bon cran et on se retrouve au restaurant du Bristol, à 200 dollars par tête.Sous le gouvernement Chirac (86-88), son conseiller de presse donnait un briefing informel tous les jeudis raidi.A la sortie duquel, dans la salle de presse de Matignon, on trouvait le champagne, le whisky, et autant de cacahuètes qu'à la Délégation des soirs de délire.À une époque, aucune grande conférence de presse gouvernementale ne se concluait sans un cocktail en bonne et due forme (bien entendu, c'est encore et de plus en plus vrai dans le secteur industriel: Renault ou Rhône-Poulenc ne vont pas vous laisser sur votre soif après avoir assommé avec leur bilan annuel ).La période la plus active dans ce registre est indéniablement le début de l'année.Car dans les lendemains indigestes du premier janvier, il faut bien présenter ses voeux.Ou plutôt: il est impératif que les hautes personnalités politiques de l'État présentent leurs voeux à la presse.Donc, le maire de Paris, Jacques Chirac, offre ses voeux à l'hôtel de ville, l'un des plus beaux palais de Paris.Donc, le président de l'Assemblée nationale, Laurent Fabius, pas mal logé lui aussi à l'Hôtel de Lassay.Donc, le premier ministre à Matignon.Donc, le président de la République à l'Elysée.On achète sa réserve de bromo seltzer et on prie le Ciel de passer au travers de cette épreuve.Mais ce n'est que la pointe émergée de l'iceberg.Les minis- tres d'État (top catégorie), les ministres tout courts, les ministres-délégués, les secrétaires d'État ( bas de gamme ), peuvent-ils laisser gagner cette occasion rêvée de montrer aux journalistes à la fois leur affection et leur accès aux généreux frais de représentation?Le puissantissime ministre de l'Économie et des Finances se fend donc d'une modeste réception pour quelques centaines de journalistes soi-disant spécialisés.Mais on a l'invitation large et, pour bien montrer la santé financière de l'État, on met «les petits plats (d'argent) dans les grands».Après le cocktail, vous n'avez pas besoin de restaurant.Il n'y a pas que l'économie dans la vie.Et il y a d'autres ministères d'importance: l'Éducation.Les Affaires sociales.L'Équipement.Les Affaires étrangères.La Défense.11 y a aussi \u2014 même avec son budget plus modeste \u2014 le plus médiatique, le plus fringant des ministres, Jack Lang: la Culture n'est-elle pas le plaisir et la fête?Ce qui fait du cocktail de Lang le plus couru en ville, le plus caviar-paillettes.Malheur au ministre présomptueux qui essaierait d'organiser ses voeux en même temps que Lang : il n'aurait que trois pelés, et le rebut de la profession journalistique.Car, bien entendu, presque tous les 45 ou 50 membres du gouvernement font au moins un «pot entre amis» pour célébrer ça: les secrétariats d'État aux PTT, à la Mer, aux Anciens combattants.Et, répétons-le au profit des contribuables québécois, même le 42e membre du gouvernement dans l'ordre de préséance a un meilleur traiteur que le Canada-Québec \u2014 et commande en quantités nettement supérieures.À tout seigneur tout honneur.Quand on atteint les hautes cimes de l'État, le spectacle devient impressionnant.L'autre jour, c'était la « garden-party » du fin de session parlementaire à Matignon, résidence du premier ministre.En attendant l'autre, la vraie de vraie, celle du 14 juillet à l'Elysée.(Apparemment, depuis la création d'un ministère de la Francophonie, on s'impose de mettre «réception» sur le carton d'invitation, mais tout le monde sait qu'en réalité il s'agit d'une garden-party).Dans les vastes jardins de Matignon, on a dressé de jolies tentes au tissu rayé pour abriter deux enfilades de buffets sur 150 mètres.Champagne, saumon fumé, caviar et cie.Niais aussi, pour ceux qui auraient un creux de 18 h, des plats chauds.On peut d'ailleurs voir des invités au coeur simple qui ont tout simplement rempli leurs assiettes à ras bords et se sont installés en groupes dans un coin du jardin pour faire un vrai gros pique-nique gratis.L'oeil de l'observateur aguerri estime à quelque 1500 ou 2000 personnes les invités de Matignon.Ce qui \u2014\u2022 Républi- que oblige! \u2014veut dire qu'on a également invité quelques poignées de citoyens de base, «représentatifs des milieux socio-professionnels».Ce sont eux qui pique-niquent.À l'Elysée le 14 juillet, c'est la même chose, mais en plus gros: 5000 invités.Encore davantage de «citoyens représentatifs».Et les pièces montées montent plus haut qu'à Matignon.Le but de l'affaire.Pour les puissants 3ui invitent, faire une démonstration e faste, signe de puissance.Pour ceux qui sont invités \u2014 dans les réceptions les plus importantes \u2014 montrer justement qu'ils sont ùes familiers «de chez Lang», qu'ils connaissent personnellement \u2014 ou même tutoient! \u2014 le débonnaire ministre d'État à la Ville, Michel Delebarre.Cela permet aussi de se livrer en grand au sport qui se pratique normalement dans les «déjeuners-en-ville»: intrigues et mini-négociations, petites phrases empoisonnées, ragots.Mme Edith Cresson lâche «off the record» une vacherie de plus sur les Japonais, l'air de rien.Elle accueille avec démonstration d'affection Laurent Fabius, l'ambitieux numéro un du PS, qui arrive suivi d'une petite cour.À Matignon, à l'Elysée, on surveille qui parlée qui, à qui le P.M.ou le président adressent la parole et combien de temps.Brci on joint l'utile à l'agréable.Et l'argent de l'Etat se trouve on ne peut mieux utilisé.La France, on l'aura compris, n'est pas un pays vraiment protestant.LUNDI DANS LA PRESSE m ¦ La 11 Juillet 1990, à l'aube, les policiers de la Sûreté du Québec chargeaient une barricade érigée quatre mois plus tôt par des Mohawks d'Ofca.Ce raid allait non seulement coûter la vie à un policier, mais provoquer une crise sans précédent dans l'histoire canadienne.Un an après cette tragique journée, La Pressé publie à compter de demain une série d'articles qui révèle que si la vie a à peu près repris son cours à Oka, Châteauguay, Kanesatake et Kahna-wake, de profondes blessures demeurent.Blancs et Indiens, warriors et policiers, citoyens et politiciens sont marqués pour toujours.Et les problèmes de fond sont encore très loin d'être règles.fâj + W.pamiupacnanm La Quotidienne tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 057 9955 ABONNEMENT 285-6911 I Al Lm service dN abonntmtnts I «tt ouvert du lundi au vendredi de 7h * 17h30 REDACTION I I PROMOTION | COMPTABILITÉ | GrAndes Annonces Annonces c lessees 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSEES Commandes ou corrections lundi au vendredi de 8h.à 17h.GRANDES ANNONCES Deteiflents National, Têlè-Presse Vacances, Voyages larriéras et professions, nominations I 285-7111 | I I 285-7202 285-7306 285-7265 | 285-7520 I I la PRESSE est oubliée car la PRESSE, ltee.7.rue Saint-Jacaues.Montréal h2y1k9 Seule la | Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de «la PRESSE» et celles des | 1 servies de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des informations ' I I I | RENSEIGNEMENTS 285-7272 particulières a la presse sont également reserves «Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement : numéro 1400- Port de retour garanti.(USPS003692) Champlaln N.Y.12919-1518.I I I I DIMANCHE 7 JUILLET 1991 27-7-01 I I 1 I I I I I SUITE DE LA UNE YOUGOSLAVIE La tension remonte à nouveau en Yougoslavie chai Tito \u2014, notamment avec le chef de l'État yougoslave, le premier ministre Ante Markovic et le président Slovène Milan Ku-can.La Slovénie a cependant rempli une partie de ses engagements concernant la libération des prisonniers de l'armée yougoslave: quelque 750 d'entre eux sont arrivés, hier matin, à Belgrade venant de Ljubljana à bord d'un train spécial portant l'insigne de la Croix-Rouge.Les recrues ont reçu une permission de 15 jours à l'issue de laquelle ils devraient, selon les autorités militaires, retourner dans leurs unités pour terminer leur service militaire.Mais nombre d'entre eux, maudissant leurs officiers, juraient de ne plus jamais endosser l'uniforme.À Ljubljana, deux membres de la présidence fédérale, les représentants de la Macédoine, Vasil Tupurkovski, et de la Bosnie, Bogie Bogicevic, ont eu dans la nuit de vendredi à samedi et dans la matinée de samedi une série d'entretiens avec la direction Slovène, qui n'ont guère permis de rapprocher les positions sur la question cruciale du contrôle des frontières de la Slovénie avec l'Italie, l'Autriche et la Hongrie.Ces discussions ont été qualifiées de «pénibles et ardues» par M.Ciril Zilobec, membre de la direction Slovène, cité par l'agence Tanjug.M.Tupurkovski, résumant les débats à la télévision Slovène, a dit avoir mis en garde ses interlocuteurs contre les «conséquences très dramatiques» que pourraient avoir de nouveaux incidents sur le terrain.«La situation est très tendue et un petit incident peut tout faire basculer», a-t-il dit.Pour sa part, le ministre Slovène de l'Information Jelko Kacin a déclaré que la Slovénie «n'a aucune garantie que l'armée respectera le cessez-le-feu».A Belgrade, le président serbe Slobodan Milosevic, s'exprimant Un soldat yougoslave libéré hier par les territoriaux Slovènes est accueilli par sa famille à son retour à la gare de Belgrade.PHCTO JOUTER pour la première fois en public depuis le déclenchement des hostilités en Slovénie, a appelé les Serbes à «se tenir prêts à se défendre» et à ne «pas sombrer dans la torpeur».Dans une allocution télévisée, il a cependant estimé que «même le litige le plus grave qui concerne la sécession des peuples et républiques peut être réglé d'une manière pacifique».Alors que dans l'est de la Croatie, de nouveaux affrontements sporadiques étaient signalés entre les forces croates et des «terroristes» serbes, le président de la Yougoslavie, le Croate Stipe Me-sic, a dénoncé dans une conférence de presse, à Zagreb, ceux qui «refusent la paix» et «voudraient recréer une Grande Serbie».Zagreb s'inquiète des mouvements de troupes fédérales sur son territoire, qui abrite une importante minorité serbe, forte de 600000 habitants, et accuse la Serbie de mobiliser ses réservistes dans le cadre d'un plan d'attaque de la Croatie.Pendant ce temps, à Budapest, les ministres des Affaires étrangères d'Italie, d'Autriche et de Hon- trie, trois pays frontaliers de la lovénie, se sont rencontrés pour s'entretenir de la crise yougoslave et ont insisté sur la nécessité d'éviter une reprises des hostilités.MM.Gianni de Michelis, Alois Mock et Geza (eszenszky, qui se sont entretenus pendant une heure, ont souligné au cours d'une conférence de presse, leur volonté que l'on parvienne à une solution politique de la crise sur la base des propositions faites par le conseil ministériel de la Communauté européenne.M.de Michelis, le chef de la diplomatie italienne, a répété la position de la CEE, à savoir ou en cas d'attaque yougoslave la Communauté européenne pourrait envisager de reconnaître les proclamations d'indépendance de la Croatie et de la Slovénie.La réunion, qui n'a donné lieu; à l'adoption d'aucun document,' paraît certes assez en retrait par; rapport aux positions jusqu'ici adoptées par les trois pays fronta- ; liers de la Slovénie.La question ; de la reconnaissance de la Slové- \\ nie et de la Croatie n'a pas été; évoquée à Budapest, ont assuré' les trois ministres.! L'Autriche, qui a pris la défen-; se des Slovènes et des Croates, jadis sujets de la monarchie austro-hongroise, face à Belgrade, s'était ; prononcée par la voix de son mi-« nistre des affaires étrangère, M.; Jeszenszky, pour la «reconnais-sance de l'indépendance de la! Slovénie et de la Croatie en cas; d'action militaire» de l'armée* yougoslave.; L'Albanie a quant à elle dé-; ployé ses renforts militaires le ! long de la frontière avec la You- ; goslavie et a mis l'armée en état \u2022 d'alerte.?: FORÊT Le feu 2 encore progressé sur la Côte-Nord le.L'avis d'évacuation était maintenu pour le reste de la ville.Le maire a souligné que le danger était toujours présent.Certains des 2500 membres de la bande montagnaise de Betsia-mites, furieux de ne pas avoir reçu d'aide gouvernementale afin de défrayer les coûts de leur évacuation, ont pour leur part fait savoir qu'ils retournaient chez eux malgré l'avis d'évacuation lancé par les autorités.Y von Savard, directeur régional aux Affaires indiennes, a fait savoir qu'Ottawa a promis de rembourser les frais de déplacement encourus par les autochtones.Près de 4000 personnes des deux communautés ont été évacuées il y a une semaine.Par ailleurs, un second incendie d'importance, à proximité de Forestville, 65 km plus à l'ouest, dévaste une surperficie d'environ 900 km carrés.Il n'a cependant pas progressé de façon significative, a indiqué M.Cousineau.La Société de conservation de la Côte-Nord, qui coordonne les efforts de lutte contre le feu, a utilisé quatre avions-citernes CL-215 et 13 hélicoptères afin de combattre les flammes des airs.En outre, plus 200 pompiers s'attaquaient au brasier au sol.La température chaude et ensoleillée ne rend pas les choses plus faciles, a regretté M.Cousineau.«Il semble qu'il ne pleut jamais ici», a-t-il lancé en soupirant quelque peu.Sept incendies brûlent toujours sur la Côte-Nord, a fait savoir hier le ministère de l'Environne-ment.D Gare au piège du racisme, avertit le maire Dore maintenant» et «Dehors les policiers racistes».Les orateurs, Dan Philip, Jean-Claude Icart, Raymonde Folco, du Conseil des communautés culturelles et Leith Hamilton, du Conseil de la communauté noire du Québec, ont dénoncé tour à tour la brutalité et la violence policière et réclamé une justice égale pour tous.«Nous ne voulons pas que la police soit en même temps juge, jury et exécuteur.Combien de morts faut-il, après Presley Leslie et Anthony Griffin, et maintenant le cas de Marcelus François, pour que le gouvernement prenne ses reponsabilités?» a lancé Dan Philip sous les applaudissements.Jean-Claude Icart a repris le message inscrit sur la plupart des pancartes: «Nous venons dire à Robert Bourassa que les jeunes Noirs ne vont pas rester une espèce en voie de disparition.Nous en avons assez», a-t-il crié à la foule.Leith Hamilton a indiqué que la communauté noire n avait pas obtenu justice dans l'affaire Griffin et il a dénoncé «ceux qui rejettent les problèmes de violence à Montréal sur l'immigration et la communauté noire».Jointe au téléphone hier soir, Gloria Augustus, la mère d'Anthony Griffin, cet autre Noir abattu en 1987 dans un stationnement de poste de police, a indi- Sué qu'elle avait contacté Mme ertha François, la mère de Marcelus, pour la réconforter.Comme ce fut le cas pour son fils, Mme Augustus se refuse à parler de racisme policier mais estime qu'il est grand de «discipliner» les policiers.Durant la manifestation d'hier, \u2022 des jeunes Noirs ont improvisé .des discours teintés de détermina- -tion et de colère.«Cette folie doit \u2022 cesser.Tous les membres de notre société doivent vivre ensemble, en harmonie.Les Blancs du quartier Maisonneuve ont montré une certaine 'déshumanité' mais je leur dis, n'ayez pas peur de nous, nous avons le droit d'être ici», a expliqué Michael Pinard.Les francophones étaient pratiquement absents de la manifestation mais certains locataires du quartier Maisonneuve s'étaient quand même déplacés pour venir exprimer leur hantise du racisme.« Hochelaga-Maisonneuve est un quartier pauvre avec peu d'immigrants.La montée du racisme y crée des divisions.Et il y des groupes d'extrême-droite qui profitent de la situation.Les néo-nazis et le Klu-Klux-Klan sont très présents, ils barbouillent le quartier de slogans racistes et de croix gammées et ils distribuent des tracts», a raconté Patrice Le-gendre, acompagné de deux amis avec leurs enfants.Hier soir, le jeune Marcelus François reposait toujours dans, un état critique à l'Hôpital général de Montréal.?Le service -> n \" ¦ «ou, ao raçsnce, il LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 7 JUILLET 1991 \u2022 A3 Au lendemain de la tragédie, il y a foule aux régates LILIANNE LACROIX ¦ «Toute la journée de vendredi, le propriétaire du quai avait réussi à en interdire l'accès aux spectateurs envahissants, désireux de voir l'action de plus près à ces Régates de Valleyfield.Mais il a dû s'absenter quelque 45 minutes et les spectateurs en ont profité pour déborder sur son territoire.C'est à ce moment que l'accident s'est produit!» M.René Goulet, directeur de la Sûreté municipale de Valleyfield, ajoute que c'est de bon coeur que la direction des régates ainsi que les propriétaires riverains ont accepté par la suite d'interdire l'accès de leurs quais aux spectateurs des Régates.Mais si les quais sont demeurés déserts, hier, en ce lendemain de tragédie qui a coûté la vie à deux hommes, un pilote et un spectateur, la foule, elle, n'aura jamais été aussi imposante en un samedi de qualifications des Régates de Valleyfield.Plus de 45000 personnes se sont en effet massées pour assister aux courses de bolides aquatiques, une hausse de quelque 30 p.cent sur la moyenne habituelle du samedi.Était-ce le beau temps?Etait-ce l'attrait du sport «dangereux»?«Sans doute un peu des deux, admet M.Gaston Morand, responsable de l'information aux médias et à la presse.Le grand public a toujours eu un certain attrait pour le macabre, on ne peut s'en cacher.» Un bon moral Si l'accident de la veille, qui a coûté la vie au pilote Daniel Brossoit et à John McKenzie, un résident de Valleyfield, demeurait présent dans tous les esprits, le moral demeurait malgré tout assez bon: «Les pilotes ont digéré l'événe- ment, la direction aussi, reprend M.Morand.Après tout, il n'y a pas eu négligence.Ce sont les risques du métier.Et ça, tout ce monde est prêt à l'accepter.Évidemment, on aurait pu dire: Il n'y a plus de régates.Mais c'est comme les Snowbirds.Est-ce qu'en cas d'accident, on arrête complètement les spectacles aériens?» Du côté policier, on parle aussi d'accident pur et simple.«La Fédération canadienne des conducteurs de bateaux est en train de faire l'examen du bateau pour connaître la cause exacte de l'accident.S'agit-il d'un bris mécanique?Le moteur s'est-il soudainement arrêté?De toutes façons, pour nous, il s'agit d'un accident», explique M.Goulet.Selon lui, la tragédie ne donnera d'ailleurs pas lieu à une enquête du coroner très «élaborée».Même s'il ne s'agit que d'une formalité obligatoire dans les cas de morts subites ou de morts violentes, l'investigation pourrait malgré tout être assez longue, nous dit le Dr Marcel Clément, coroner chargé d'étudier l'incident.Selon lui, il lui faudra consulter les résultats de l'enquête policière, les associations canadienne et internationale des conducteurs, la Régie sur la sécurité dans les sports et toutes les personnes impliquées avant de livrer ses conclusions.Mais il précise: «Il ne s'agit pas de trouver un coupable mais seulement de déterminer les causes et circonstances de l'accident et de faire des recommandations, s'il y a lieu».La sécurité Du côté policier, on compte de toutes façons réévaluer le système de sécurité: «En 53 ans, jamais un spectateur n'avait été victime d'un accident de ce genre, déclare M.Goulet.Chose certaine, l'accès des quais demeurera interdit.Les rive- rains eux-mêmes ont fort bien acceffté la chose puisque plusieurs spectateurs «non-inv*;és» s'installaient sur leur^pro-priété dans l'espoir de mieux voirie déroulement des courses.» Outre un petit moment de texKfon quand trois embarcations ont chaviré, les spectateurs ont dû se contentet-fiier de courses à haute vitesse sans autre incident majeur.On recevait d'autre part des bonnes nouvelles des spectateurs et du pilote américain lames King, impliqués clans l'accident.King a tout bonnement été «sonné» et souffre de simples ecchymoses.Quant aux autres personnes, elles ne souffrent que de blessures mineures.Malgré la «petite journée tranquille* d'hier, on attend tout de même une foule! très imposante pour les finales d'aujourd'hui.Si M.Morand se contente avec réserve d'avancer un chiffre de 60000; spectateurs, le chef de police M.Goulet, n'hésite pas à parler d'une possibilité de 75000 à 100000 spectateurs.Le temps des aloses tire à sa fin: on ramasse les derniers cadavres CHRISTIAN E DES JARDINS collaboration speciate ¦ Le « temps des aloses » tire à sa -Tin à la Rivière-des-Prairies.Chaussés de bottes et armés de fourches, les employés de «Environnement illimité» s'affairent à ramasser les derniers cadavres qui pourrissent le long des rives, en aval du barrage Rivière-des-Prairies.«Hier, nous en avons rapporté 800, mais en moyenne on en ramasse 400 par jour» lance Caroline Dutil, technicienne en aménagement de la faune pour une firme spécialisée dans l'étude des poissons.L'entreprise s'occupe de cette collecte pour le compte d'Hydro-Québec.À date, c'est un peu plus de 4000 aloses qui ont été recueillies.Ce petit nombre, du jamais vu, sertit dû à une dévalaison très faible cette année.L'an dernier, c'est environ 10000 poissons qui ont péri.La récupération des cadavres d'aloses est récente.Elle a été instituée par Hydro-Québec il y a trois ans, à la suite à la multiplication des plaintes des riverains.Elle coïncide également avec l'aménagement des berges, où des milliers de promeneurs et cyclistes vont prendre «l'air frais».Le phénomène, quant à lui, se reproduit invariablement depuis que le barrage a été construit, en 1929.Chaque année, en revenant de Carillon où elles sont allées frayer, des milliers d'aloses viennent se frotter les ouïes aux turbines du barrage Yves Poiré hydroélectrique situé entre Montréal-Nord et Laval.Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, les aloses ne sont pas hachées menues par les turbines.La plupart des poissons tués subissent plutôt le même sort que le plongeur qui descend sans respecter les paliers de décompression : l'éclatement des poumons (en 1'occurence la vessie natatoire qui agit comme stabilisateur), dû à un changement de pression trop rapide.Le fort débit d'eau entraîne en effet les poissons dans une profondeur d'environ 40 pieds en quelques secondes.Le diagnostic est posé, reste à trouver la médecine.Le problème, c'est que ces poissons de mer qui, tout comme le saumon, viennent frayer en eau douce avant de retourner dans leur habitat naturel, refusent obstinément de changer leur itinéraire.Un casse-tête pour Hydro-Ouébec Depuis quelques années, Hydro-Québec tente de limiter les dégâts par divers moyens, mais les experts se butent au caractère particulier du poisson.«Les aloses sont extrêmement fragiles et leur comportement est imprévisible, explique Yves Poiré, agent de protection de l'environnement chez HydroQuébec.Nous avons installé une passe migratoire il y a sept ans à leur intention.Des poissons de toutes les espèces l'empruntent sauf.les aloses.» M.Poiré et le biologiste Richard Verdon, étudient le problème sous tous les angles et essaient différentes méthodes.Une de ces méthodes consiste à arrêter la centrale quand un banc d'au moins 50000 aloses arrive.Mais cette solution est loin d'être idéale et les poissons voyagent souvent en plus petits bancs.«Cela coûte extrêmement cher d'arrêter une centrale et puis, quand nous les voyons arriver, nous ne savons jamais quelle sera leur réaction.Parfois elles s'engagent immédiatement dans le barrage, alors que dans d'autres cas, elles peuvent rester sur place pendant deux jours avant de se décider à passer.» Par ailleurs, comme la dévalaison s'échelonne sur un mois, en général de la mi-mai à la mi-juin, cela complique grandement la situation.«Quant c'est le temps des aloses, on tra- Caroline Dutil ramasse 400 aloses par jour.vaille sept jours par semaine», de dire M.Poiré.Les alosons ensuite Le «temps des aloses» n'est pas vraiment terminé.Bientôt, d'août à septembre, ce sont les alosons (nés cette année) qui dévaleront.«Le problème est le même», souligne M.Poiré.Outre les essais comme la passe ou les murs de chaîne, l'entre* prise a installé différents moyens de détection (télémé-trie) qui permettent d'en apprendre plus sur le comportement de ces poissons migrateurs et de se rapprocher, sans doute, d'une solution.La pose d'émetteurs sur des spécimens capturés plus en amont du barrage aide notamment à connaître les déplacements de ces poissons.Toutefois, même ce procédé est une tâche ardue avec les aloses, selon M.Poiré.«Elles ne supportent pas le stress.Une manipulation de 15 secondes peut dérégler leur comportement et même les faire mourir.Nous avons tout de même réussi à installer 39 émet- teurs cette année», de dire M.Poiré, en soulignant que chaque émetteur coûte 200$.Selon lui, Hydro-Québec investit des sommes considérables pour régler le problème.Combattre le feu par.le feu Le prochain moyen qu'envisage d'utiliser Hydro-Québec pour réduire les méfaits du barrage hydro-électrique sur les aloses est une.barrière électrique.Cette technique, si elle est utilisée l'an prochain comme l'espère M.Poiré, serait une première en Amérique du Nord.Ce type de barrière est utilisée avec succès en Suède, quoique sur des rivières moins larges.La barrière, en agissant comme répulsif, permettrait de stopper les aloses au barrage et d'en réunir assez pour arrêter la centrale.«Croire que nous pourrons les sauver toutes est utopi-que.Mais nous croyons pouvoir arriver à un taux de succès d'au moins 80 p.cent», estime M.Poiré.Méningocoque: un autre cas détecté à Saint-Canut En bref ¦ Une petite fille de Saint-Canut est présentement sous observation à l'unité des soins intensifs de l'hôpital Sainte-fustine après qu'on ait détecté chez elle une infection à méningocoque.À l'unité des soins intensifs, hier, on refusait toutefois de nous donner la moindre indication quant à l'état de santé actuel de la fillette.Depuis quelques jours, la fillette de 6 ans fréquentait un camp de vacances à Saint-Canut.Le département de Santé communautaire de l'Hôtel-Dieu de Saint-jérome, avec la collaboration du CLSC Arthur-Buies a déjà entrepris toutes les mesures appropriées pour protéger la santé des personnes qui ont été en contact direct avec la petite fille.Au total, une centaine de personnes ont d'ailleurs été invitées à se présenter au CLSC.On se souvient qu'il y a quelques semaines, trois enfants de la même région avaient été victimes de cette maladie.Une adolescente avait alors perdu la vie.Selon les autorités, il n'existe toutefois aucun rapprochement entre ces trois cas et celui de la fillette présentement atteinte.Explosion de transformateurs sous la rue Saint-Laurent ¦ Secouant les gens du quartier, trois transformateurs souterrains çn{ «explosé hier rue Saint-Lau-r CoapUatkMOPDQ.D'année en année, les prises de poisson diminuent et les revenus des pêcheurs aussi Les pêcheurs gaspésiens craignent que les piètres résultats qu'ils enregistrent cette année a-mènent les biologistes à faire baisser encore davantage leurs quotas de pêche pour l'année pro-, chaine.La diminution des prises, pour les poissons de fond comme pour la crevette, signifie une diminution des revenus des pécheurs et par contrecoup une réduction du nombre de semaines travaillées par les ouvriers des usines de traitement.Pour les crevettiers, les quotas ont été diminués, mais les prises se maintiennent à un niveau acceptable.On s'attend, en conséquence, à ce que la saison soit plus courte cette année.Le Sophéric, un chalutier de cinquante-cinq pieds, propriété d'Hector Chiasson, s'est attaché au quai de Rivière-au-Renard pour y décharger sa cargaison de crevettes.Voyage de pêche normal de sept jours, sans histoire.Ralph O'Connor, de Cap-des-Ro-siers, est homme de pont, comme chacun des quatre membres de l'équipage, et c'est lui qui fait la cuisine quand les manoeuvres de pêche en laissent le temps.Ralph a trente ans.Il a eu six frères, dont un seul n'était pas pêcheur.En décembre dernier, celui qu'il appelle «son meilleur frère» a trouvé la mort dans le naufrage du bateau «Le bout de ligne» entre la Gaspésie et Iles-de-la-Madeleine.Ralph a «fait l'Afrique» avec des projets de pêche de l'Entraide universitaire mondiale.Il parle très librement, décrit une situation pas brillante, de moins en moins facile.«La crevette, ça marche par contingents individuels, explique Ralph.Il y a des stocks alloués à cinquante chalutiers.Le Sophéric a ramené 650 000 livres l'an dernier.C'est au plus fort la poche.Mais cette année, notre quota a été ramené à 500 000 livres.On va prendre ça en quatre mois, au train où ça va».Pèches et Océans, le ministère fédéral concerné, a fait un «historique» des prises passées du Sophéric et a fixé son nouveau quota en fonction de la «ressource» évaluée par les biologistes.Ralph O'Connor est au courant du détail des opérations de sa saison de pèche.«Il y a deux prix pour la crevette, dit-il.Vingt-cinq cents la petite de la pointe d'Anticosti, 65 cents la grosse, celle de Sept-lles.On a 352 000 livres à prendre dans la grosse et 148 000 livres dans la petite».En argent, ça va lui faire un revenu de 25 000 $ en quatre mois.Puis il devra attendre deux mois, jusqu'au 1er novembre, avant de commencer à toucher du chômage, parce que ¦ lui et ses collègues du Sophéric participent aux dépenses.«Nous sommes des pécheurs à laprise.En tout, une année de 35 000 $.11 y a trois ans, j'aurais fait entre 65 000$et 70 000$».Sur le même quai, quelques pécheurs réparent le chapelet de morceaux de vieux pneus oui leste le bas de l'ouverture de 146 pieds de large d'un chalut.La poche a 20 pieds de hauteur et peut engranger jusqu'à 35 000 livres de poissons de fond.Quand le poisson est là.«La ressource diminue, le poisson n'est plus là, constate Richard Després, capitaine d'un chalutier de 55 pieds de long».En trois jours de pêche, le patron-pécheur a remonté sa poche avec des 300 livres, 400 livres de prises.Pas de quoi rentabiliser un voyage.Son collègue, le capitaine Yvon Salvage, est propriétaire d'un chalutier plus gros, 82 pieds de long, qui remonte son chalut par le côté au lieu de le hisser par l'arrière.Lui aussi se plaint de l'absence de la «ressource».«L'an dernier, à la même époque, on avait déjà fait quatre gros voyages.Cette année, sur six sorties, une seule avait du bon sens, dit-il».Pour le capitaine Yvon Salvage, si la ressource manque dans les eaux québécoises, il faut aller pêcher plus au sud.«|e vais pécher à huit heures de mer de Boston, c'est-à-dire à 88 heures d'ici.Mais c'est la seule façon de se faire un historique, pour le cas ou les quotas deviendraient individuels.Du côté du Banc George, les quotas accordés à des bateaux du Canada ont été enlevés par des Terre-neuviens qui avaient un historique de pèche dans le secteur.Les deux capitaines pensent que les biologistes de l'Institut Maurice Lamontagne ne peuvent pas faire beaucoup plus que de constater, avec eux.que le poisson n'est plus là.Mais ils craignent beaucoup que la mauvaise saison de pêche amène les biologistes à décréter une diminution des quotas de pèche pour l'année prochaine, ce qui réduirait encore leurs espérances d'amélioration de leur sort.Pour Euchariste Samuel et Félix Cotton, deux beau-frères, anciens capitaines retraités, 70 ans tous les deux, il est bien fini le temps où les pécheurs pouvaient gagner leur vie en allant trotter autour d'Anticosti.«Il y a encore quatre ou cinq ans, il y avait er-core du poisson, plus maintenant.Et puis de notre temps, en septembre, on lâchait la pèche pour aller dans le bois.Les jeunes ont des bateaux plus gros, mais il n'y a plus de travail pour eux dans le bois».DEMAIN: l'aquaculture.une solution? LA PRESSg.MONTRÉAL.DIMANCHE 7 JUILLET 1991 Tintin débarque à Montréal JOHANN1 collaboration spéciale M e suis de ceux qui ont trippé (avant même que l'anglicisme n'aboutisse dans notre vocabulaire!) sur Tintin.Et seulement Tintin.ïe suis fidèle, même à mes bandes dessinées, l'ai appris dans les aventures et mésaventures de ce jeune reporter au moins autant de choses que dans mes cours d'algèbre.Des exemples?La définition de certains mots: sceptre, cantatrice, sparadrap, Brest.Les moeurs de certains pays: le Conao.l'Amérique des gangsters.Et j'ai rêvé: le chateau de Mbulinsart, le trésor de Rackara Le Rouge, le voyage sur la lune, lu et relu.Enfant, je me demandais souvent pourquoi on ne voyait jamais les parents de Tintin, pourquoi il ne grandissait pas.Puis plus tard, pourquoi il n'avait pas de blonde.A l'adolescence.Tintin est venue me sauver, quand je n'arrivais pas à dormir et que l'angoisse me gagnait.Plongez le nez dans un album de Tintin au lieu d'avaler un Valium! ER0ST ISA 60 U i IIEAUX
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