La presse, 18 juillet 1991, Cahier A
[" La meteo Aujourd'hui: Partiellement ensoleille, très chaud et humide.Minimum 20' Maximum 31 Demain: Encore plus chaud DÉTAILS CAHIER SPORTS LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE Lauzon^ M MONTRÉAL, JEUD118 JUILLET 1991 107e ANNÉE N° 263 56 PAGES, A CAHIERS îles de La Madeleine: 1.00 50« Taxes en sus Le rapport déconseille de porter des accusations contre le policier De l'argent?NON! REAL PELLETIER envoyé spécial de La Presse LONDRES ta cerise aura finalement \u2014 ¦ c'était un peu beaucoup prévisible \u2014 écrasé le gâteau.Les 64 résolutions étalées sur 21 pages de la «déclaration économique» du Sommet des Sept, intéressantes au demeurant, auront cédé le pas médiatique au passage à Londres du « mendiant de Moscou ».Un «mendiant» qui s'était plus ou moins invité lui-même, à qui on a demandé ce qu'il voulait, qui l'a dit, que l'on n'a pas pris très au sérieux, qui est descendu mardi après-midi à Heathrow avec les excuses du premier ministre John Major retenu ailleurs, qui n'a pas été invité en soirée \u2014protocole oblige, il n'est pas des Sept \u2014 au plus fabuleux party qui ait jamais été donné dans les jardins de Buckingham Palace de mémoire de chroniqueur du Times, et qui quitte demain Londres bredouille.Bredouille?Le mot était officiellement tabou hier au Queen Elizabeth Conference Center.En rendant publique la liste des six \"7\" VOIR ARGENT EN A 2 m Sommaire \u2014 «*f Annonces classées Immobilier.B9, C5 à C7 marchandises.Ç7 emplok.C7, C8 automobiles.C8, C10 propositions d'affaires.A17 - ¦ Arts et spectacles Informations.B4 à B7 horaires.Bandes dessinées.C7 Bridge .C10 Économie.A12 à A17 Éditorial B2 Ètes-vous observateur?.B9 rouiicuiviii.vo Horoscope.C6 Le monde.B3 Loteries \u2014 résultats:.A4 Mots croisés.C9 \u2022Mot mystère».C10 mm wans ANDRÉ PÉPIN du bureau de La Presse QUÉBEC La Sûreté du Québec ne recommande pas que des accusations criminelles soient portées contre un policier de la Communauté urbaine de Montréal, qui a tiré par erreur une balle en plein front d'un Noir, le 3 juillet dernier, dans le centre-ville de la métropole.Les enquêteurs soumettent toutefois à l'attention du ministère de la Justice que les services de filature de la CUM ont fourni de mauvaises informations à l'escouade d'intervention qui poursuivait alors une voiture suspecte.Dans une déclaration officielle (déposition) qu'il livre à la Sûreté du Québec, qui a fait enquête, le sergent Michel Tremblay, tireur d'élite de l'escouade tactique de la CUM, soutient en etfet qu'il a fait feu sur Marcelus François en se fiant aux informations que lui fournissaient les services de ses collègues chargés de la filature, des agents du poste 43, a appris hier La Presse de sources policières.II était convaincu, insiste-t-il, qu'il s'agissait d'individus recherchés activement pour tentative de meurtre, d'autant plus que Marcelus François s'est penché pour toucher des objets métalliques, qui se sont révélés être un sac de plastique et un papier d'aluminium.Le rapport d'enquête de la SQ, soumis mardi au ministre responsable de la Sécurité publique, M.Claude Ryan, indique par ailleurs que Marcelus François a tenté de dissimuler sous la banquette de la voiture un sachet de cocaïne, mais également une petite quantité de «crack», emballée dans un papier d'aluminium.Ce matériau métallique, note-t-on également dans le rapport, a pu faire croire au sergent Tremblay que François tentait effectivement de se servir d'une arme offensive.Les informations policières obtenues hier permettent d'affirmer que la SQ ne fait aucune recommandation au ministre au sujet d'éventuelles poursuites qui pourraient être entreprises, mais il est clairement établi que le sergent Tremblay a agi en Se fiant aux renseignements fournis par ses collègues de la filature.Ces derniers, depuis le début de l'enquête, n'ont jamais été formellement identifiés par la direction de la police.Seul Tremblay a été assigné à d'autres tâches que celles reliées habituellement aux interventions directes.VOIR FILATURE EN A 2 Les premiers ministres Brian Mulroney et John Major, respectivement du Canada et de la Grande-Bretagne, entouraient le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev à la sortie de sa rencontre d'hier, à Lancaster House, à Londres, avec les chefs d'État et de gouvernement dU G-7.- PHOTO ASSOCIATED PRESS '., ; ., -, .,,;.v.« 1 *-Yr*V-' .\u2022 .V ' ¦¦ r \\\\.-:V.-t.-¦ ¦ -.* t.y- Des accusations « privées » de contre des conservateurs émînents et la GRC Presse Canadienne OTTAWA Après 20 mois d'efforts, Glen Kealey, un ex-homme d'affaires, a finalement obtenu l'autorisation, hier, de porter des accusations privées contre 13 membres éminents du Parti conservateur et trois dirigeants de la Gendarmerie royale du Canada.Les plaintes de conspiration pour fraude, approuvées par le juge de paix Lynn Coulter, de la Cour provinciale d'Ottawa, n'obligent en rien la Couronne à procéder devant les tribunaux.Parmi les inculpés, qui devront comparaître le 16 septembre, on relève les noms du ministre des Sports, M.Pierre Cadieux; du président du Sénat, M.Guy Char-bonneau; des anciens ministres Roch LaSalle, André Bissonnette et Michel Côté; et l'ancien premier ministre de Terre-Neuve, M.Frank Moores.Les sept autres sont: MM.Bernard Roy, ex-secrétaire principal du premier ministre Brian Mulroney; Michel Cogger, sénateur; Jean Bazin, ex-sénateur; Pierre-Claude Nolin, Pierre-Paul Bourdon et Michel Deschènes, anciens adjoints du cabinet; et Gervais Desrochers.Ils sont accusés «d'avoir conspiré ensemble et avec d'autres personnes, connues ou inconnues, pour frauder le gouvernement du Canada d'un montant indéterminé d'argent par corruption, truquage de soumissions, pots-de-vin, supercherie, trompe- rie ou autres moyens frauduleux».Du côté de la GRC, le commissaire Norm Inkster, le commissaire adjoint Michael Shoemaker et l'ex-commissaire adjoint Henry Jensen ont été accusés «d'avoir conspiré l'un l'autre et ensemble, et avec des personnes inconnues, pour entraver le cours de la justice en imposant des limites ou en faisant cesser des enquêtes de nature politique».VOIR FRAUDE EN A 2 Bourassa entend les doléances des Noirs ÉRIC TROTTIER Les représentants de la communauté noire de Montréal sont restés sur leur faim hier soir à la suite d'une rencontre de deux heures avec le premier ministre Robert Bourassa, à son bureau du centre-ville de Montréal, qui leur a permis d'exprimer leurs frustrations des dernières semaines.«Nous avons perdu confiance en la justice québécoise, qui ne traite pas les Noirs de la même façon que les Blancs», a déclaré Dan Philip, président de la Coalition nationale des Noirs du Québec, qui attend avec impatience que le gouvernement montre sa bonne foi avec les Noirs québécois, par des «gestes concrets».Le premier ministre a entendu les doléances mais n|a rien promis.«Malgré les faits apportés par les représentants de la communauté noire, a-tril rétorqué, nous ne pouvons pas conclure pour l'instant qu'il y a de la discrimination systématique contre les Noirs.» Deux incidents mineurs ont marqué l'occasion, démontrant que les tensions, chez les Noirs, sont vives à l'égard des Blancs.Leith Hamilton, directeur exécutif du conseil de la VOIR NOIRS EN A 2 Un accord sur le traité START finalement conclu d'après AFP, UPl et PC LONDRES Accord soviéto-américain sur le traité START de réduction des armes stratégiques ouvrant la porte à un sommet Bush-Gorbatchev à Moscou fin juillet, d'une part; mais, d'autre part, seulement promesse d'aide économique, d'assistance technique, de «nouveau partenariat» afin de favoriser l'intégration de l'URSS dans l'économie mondiale.Tel est le bilan en demi-teintes que pouvait tirer hier soir le président soviétique Mikhail Gorbatchev, au terme d'une journée «historique» d'entretiens à Londres avec les sept principaux pays industrialisés (G-7).Après neuf ans de négociations ardues.Américains et Soviétiques sont finalement parvenus hier à un accord sur le traité START de réduction (environ 30 p.cent) des armes nucléaires de longue portée.Ce qui a permis à George Bush d'accepter l'invitation de Mikhaïl Gorbatchev à se rendre les 30 et 31 juillet à Moscou.«Nous nous sommes profondément éloignés de la menace de guerre nucléaire.C'est notre victoire commune», a relevé^M.Gorbatchev.(Voir information en page B 3 ).Par la suite, les chefs d'État et de gouvernement des paysdu G-7 ont répondu à l'appel à l'aidé lancé par Gorbatchev qui leur avait souligné l'aspect «décisif et irréversible» de ses réformes.Les Occidentaux ont offert un plan en six points qui prévoit, entre au- VOIR ACCORD EN A 2 Aujourd'hui conseiller en télévision sportive, Guy DesOr-meaux a été à l'emploi de Radio-Canada de 1958 à 1988 et vice-président à la programmation du Réseau des Sports de 1988 à 1990.En 1976, il était responsable de la production du signal international pour l'Organisme de radio et télévision olympique (ORTO»tV «J'ai tout vu.de mon bureau » 2B «Les Jeux de 1976, je ¦ les ai vécus dans mon bureau, au 12e étage du 1425 ouest Dorchester, l'édifice qu'occupait l'Organisme de radio et télévision olympique (ORTO) et qui avait été l'ancienne maison mère de Radio-Canada.> «J'ai vécu ces Jeux intensément, d'un bout à l'autre, mais je n'ai jamais quitté ce bureau du 12e étage où des boutons, des écrans et des téléphones rouges me reliaient à 28 réalisateurs, au responsable de la Sécurité et à Walter Sie-ber, le responsable des sports du Comité organisateur.« Je n'ai même pas pu me déplacer pour assister aux cérémonies mais j'ai tout vu; c'est facile quand on peut commander du bout des doigts les images de 104 caméras.En fait, j'ai vécu les Jeux 24 heures à l'avance puisque nous procédions tous les jours à une vérification technique et à une production simulée des événements du lendemain; quand tous les diffuseurs du monde entier dépendent de vos ifria-ges, il ne faut rien laisser au hasard.« Les journées étaient longues.Tous les matins, à 4 h 45, ma femme me téléphonait dans ma chambre du Château Champlain ; à 6 h, je déjeunais avec Jean Kittel, le responsable technique de l'ORTO; de 9 h à 10 h 30, c'était la réunion de production des diffuseurs internationaux à laquelle assistaient une quarantaine de personnes et, là, en tentait de régler leurs petits problèmes: le satellite d'un tel n'avait pas fonctionné;.un autre se plaignait du retard d'une céremo-; nie de remise de médailles qui lui avait fait rater une partie de sa retransmission.J'écoutais, je prenais des notes, je conseillais, j'essayais d'arranger.«Aujourd'hui, les diffuseurs des Jeux monopolisent les- satellites mais, à l'époque, on les louait à la minute et chacune des secondes de retard dans te scénario prévu faisait blanchir les cheveux.«C'était le début de la*grande télévision.En quittant Munich quatre ans auparavant, nous nous étions fixés comme objectif de faire aussi bien que les Allemands car ils venaient de marquer le point de départ de la télédiffusion moderne des Jeux.Puis, au fil des'ans, nous avions porté nos ambitions plus haut; nous voulions innover, faire plus encore.! C'était un défi passionnant pour la télévision canadienne ; nous ne le réalisions pas encore mais nous allions vivre/les Kittel, les Marcel Deschamps ( le président fondateur de rORTO), Marius Morais (l'ingénieur en charge), chacun des membres de l'équipe je pense bien, nous allions vivre la plus belle expérience de notre vie.SUITE A LA PACE B1 & r« \u2014 i 5730, SHERBROOKE EST, MONTRÉAL * 1*254-60$ 1 SUITE DE LA UNE LA PRESSE, MONTREAL, JEUD118 JUILLET 1991 -Bf ARGENT De l'argent?NON! points d'entente entre Gorbatchev et les Sept, le premier ministre britannique, hôte du G-7 dans un premier temps, puis du chef du Kremlin dans un second, ne tarissait pas d'éloges sur les promesses de coopération que recelle renjente, ni de qualificatifs sur la séance de travail qui venait de pteridre fin en après-midi entre les Sept et le leader soviétique: discussions «franches, directes, informelles», etc.Même langage, dans l'heure qui a suivi du côté de George Bush en conférence de presse.Et même appréciation plus tard de la part de hauts fonctionnaires canadiens.Mickhaïl Gorbatchev lui-même, dans une salle bondée de 400 journalistes, a souscrit au climat officiel aux côtés de lohn Major, mais le coeur n'y était pas.; «Il devait être fatigué», de commenter un haut-fonctionnaire \"canadien, parce qu'en séance de travail, il a défendu sa cause avec chaleur, avec passion.A-t-il demandé de l'argent?Non, répond Bush, sans ambages à la télé.Les Canadiens confirment.Mais on ne connaît pas la cure d'amaigrissement qu'aura traversée, par voie diplomatique préalable, la liste de demandes de Gorbatchev avant qu'elle ne parvienne aux Sept dans sa forme définitive.Autrement comment expliquer que dans l'entourage des Sept en général \u2014y compris le premier ministre Mulroney lui-même \u2014 on ait fait la moue quand on leur parlait d'argent?De lui-même, un fonctionnaire canadien a évoqué la question hier: «En quoi investir 100 milliards dans le développement des ressources dans le fond de la Sibérie réglerait-il le genre de problèmes qui confrontent l'URSS?» Le fonctionnaire à cet égard qualifie de «problème central» l'incertitude entourant l'imbroglio constitutionnel de l'URSS.11 n'y a pas d'arrière-pensée domestique là-dedans, six des 15 républiques soviétiques ont déjà pratiquement déclaré forfait.Et le sort des neuf autres est en balance à la faveur des négociations en cours autour du projet de Traité de l'union.Bref, on ignore quelles seront les frontières du pays \u2014ou des pays\u2014 dans six mois ou un an et à quels niveaux se partageront les pouvoirs.Ce qu'on sait par contre chez les Sept, c'est que le pays est à refaire de fond en comble.L'entente en six points intervenue hier, modeste dans ses engagements financiers, se veut néanmoins généreuse.Elle veut accorder une place à l'URSS au Fonds monétaire international et à la Banque mondiale et demande à ces deux organismes en même temps qu'à l'OCDE et à la BERD de se mettre à la disposition de l'Union soviétique pour l'aider à résoudre ses problèmes.Mais de l'argent, non.La conférence de presse Major-Gorbatchev avait quelque chose de pathétique.Les Sept en somme disent, à leur «invité»: «Fais d'abord le ménage dans ta maison, on est prêt à te fournir la bonne, voire le Windex et les torchons, après ça on viendra s'installer chez-toi avec notre capital.» Le Canadien qui a démarré un McDonald's à Moscou a traversé sept années de formalités avant d'y arriver, dira un fonctionnaire.11 serait prêt à en installer 200 autres ; le marché est là, mais le courage lui manque.Et que pourra faire, disons, un fonctionnaire du FMI prêté à Moscou?Par exemple aider un fonctionnaire soviétique à com- Le Canada offrira des « suggestions pratiques » STEPHEN WARD de la Presse Canadienne LONDRES ¦ Le premier ministre Brian Mulroney offrira quelques «suggestions pratiques», mais probablement pas d'aide financière directe, au président soviétique Mikhaïl Gorbatchev, qu'il doit rencontrer aujourd'hui à Londres.L'entretien Mulroney-Gorbatchev qui doit se dérouier à l'ambassade d'URSS s'inscrit dans le cadre d'une série de rencontres prévues entre les leaders du Groupe des Sept et le président soviétique qui, la veille, au dernier jour du Sommet des sept pays industrialisés, a expliqué à ses interlocuteurs occidentaux les grandes lignes de ses projets de réformes politiques et économiques.M.Mulroney a indiqué hier qu'il soumettra au président Gorbatchev quelques idées pratiques qui l'aideront à créer les structures requises pour permettre la transition de l'URSS à l'économie de marché.«Le gouvernement du Canada a quelques suggestions à faire, dont je lui parlerai demain matin, qui, nous croyons, seront très pratiques, très utiles pour son économie», a-t-il dit.Sans donner plus de détail, le premier ministre a toute de même fait savoir que ces initiatives iraient au-delà des actuels crédits au commerce et à l'alimentation accordés à l'Union soviétique.Compte tenu des commentaires antérieurs du premier ministre, les initiatives canadiennes pourraient se traduire par une aide technique au développement des secteurs de l'énergie, des transports et de l'agriculture de l'Union soviétique.Le premier ministre a aussi exprimé l'intention de faire part à M.Gorbatchev des préoccupations de : entreprises canadiennes qui transigent avec des Soviétiques.«Tous les investisseurs ont insisté sur l'importance de la stabilité politique, d'une réforme de la monnaie, d'une reconnaissance du droit à la propriété et de la liberté d'entreprise», a noté M.Mulroney.À son avis, l'Union soviétique devrait encourager les investissements des pays du G-7 \u2014Canada, États-Unis, Grande-Bretagne, France, Allemagne, lapon et Italie.Le premier ministre a par ailleurs révélé qu'une compagnie canadienne annoncerait bientôt un important projet de développement énergétique dans le nord de la Russie, une initiative qui se traduira par la création d'emplois et des investissements de centaines de millions de dollars.Après trois jours de discussions, le Sommet a pris fin hier par une déclaration économique commune dans laquelle les leaders des sept plus grandes démocraties industrielles prédisent une croissance économique, et expriment leur appui aux pourparlers sur le commerce international ainsi qu'à une brochette de mesures de protection de l'environnement.Preuve que la question de l'aide à accorder à l'Union soviétique a dominé tout le Sommet, la déclaration économique commune de 13 pages n'en consacrait qu'une seule à l'économie globale.M.Mulroney a soutenu que le Canada était parvenu à réaliser plusieurs des objectifs qu'il s'était fixés pour cette dernière édition du Sommet.Les déclarations des Sept embrassent les positions canadiennes sur la mise sur pied d un registre des ventes inter- nationales d'armes, le renforcement du rôle des Nations-Unies dans le règlement des conflits et la protection des forêts et du milieu marin.Une déclaration politique commune émise mardi adoptait la proposition canadienne suggérant que toutes les ventes d'armes soient inscrites dans un registre public des Nations-Unies, qui servirait à contrôler et limiter l'accumulation par des pays de stocks excessifs d'armes conventionnnel-les.Le premier ministre canadien a ajouté qu'il sortait du Sommet avec l'impression que les négociations pour le renouvellement des accords commerciaux du GATT avaient de bonnes chances de succès.Chacun des leaders du G-7 interviendra personnellement pour s'assurer, comme le stipule une déclaration du Sommet, que l'actuelle ronde de pourparlers soit terminée d'ici la fin de l'année, a-t-il précisé.Mais certains pays devront se résoudre à adopter des mesures pénibles et à réduire leurs subventions, surtout au secteur agricole, enchaînait-il.M.Mulroney se dit optimiste quant aux perspectives économiques qui s'ouvrent pour le Canada, à l'heure où la récession se résorbe tranquillement.«Nous croyons que la croissance économique a repris et que l'économie canadienne connaîtra un essor dans le deuxième semestre», a-t-il prédit, «L'année prochaine promet d'être une année de forte croissance au Canada.» Le premier ministre, son épouse Mila et leurs quatre enfants se rendront plus tard aujourd'hui en France pour y passer quelque temps en vacances, avant de rentrer à Ottawa.prendre un régime fiscal et à le mettre en place de manière à ce qu'il soit efficace.investir dans les ressources énergétiques?Pas tout de suite.Pourquoi ne pas commencer plus modestement par aider l'URSS à colmater les brèches dans son gazoduc trans-sibérien?Et le blé: pourquoi ne pas commencer par sauver les 40 p.cent de la production soviétique qui périssent parce que le système de distribution alimentaire fonctionne cul pardessus tète?Les choses en sont là pour Gorbatchev.Reste à savoir comment il réussira à expliquer à son monde que l'aide offerte par les pays riches valait un voyage à Londres.?FILATURE La SO blâme 11 filature M.Ryan a pour sa part confirmé, hier, avoir reçu le rapport des événements, rédigé par la SQ et comprenant plus de 140 pages de remarques pertinentes.Il n'a pas voulu commenter, au moment où il s'apprêtait à rencontrer les leaders de la communauté noire, en compagnie du premier ministre Robert Bourassa et du ministre des Communautés culturelles, Mme Monique Gagnon-Trem-blay.M.Ryan a simplement indiqué avoir remis le rapport de la SQ au ministère de la Justice, soit aux procureurs de la Couronne de la région de Montréal.Les substituts du procureur de la Couronne ont cru bon, en fin de journée hier, transmettre ce dossier à leurs collègues de la région de Québec, une décision remarquée dans les circonstances puisque, règle générale, la Couronne n'a pas l'habitude d'agir de cette façon.M.Ryan, dans une brève déclaration, hier matin, a admis qu'«une forme de racisme peut exister au sein de la police de la CUM, comme il en existe dans tous les milieux, mais il est trop tôt pour tirer des conclusions».Glen Kealey, un ancien homme d'affaires qui manifestait son mécontentement sur la colline parlementaire, était radieux, hier, à la sortie de la Cour provinciale, à Ottawa.Un juge de paix lui a en effet permis de porter des accusations de fraude contre 13 ministres et membres du Parti conservateur.Tirage d'hier\t\t Le LOttO 6/49\t2 8 9 20 23\t43 (4) E-X-T-R-A\t4 8 9 4 9\t7 La Quotidienne tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 518 7168 l ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnement» est ouvert du lundi au vendredi de 7h A 17h30 RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSEES Commandes ou corrections lundi au vendredi de Bh.a 17h.285-7111 GRANDES ANNONCES Détaillants National, Téfé-Pretse Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations 285-7202 285-7306 285-7265 I I ! 285-7320 I -capresse est publiée Dar la PRESSE, ltee.7.rue Saint-Jacaues.Montréal H2Y1K9.Seule la a dressa Canadienne est autorisée a diffuser les informations de «la PRESSE» et celles des ser-.ces le la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des informations | part-cuteres a la PRESSE sont également réservés.«Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement: numéro 140f> Port de retour garanti.I (USPS003692) Champlaln N.Y.12919-1518.I RENSEIGNEMENTS 285-7272 r i i i 1 29-4-01 i i i i Le ministre s'est par ailleurs formellement engagé à étudier dans le détail le travail fait par la police depuis la publication.Tan dernier, du rapport Jacques Belle-mare, cet avocat bien connu qui a étudié en commission le phénomène du racisme dans la communauté montréalaise.Ce rapport faisait suite à un autre événement déplorable, l'affaire Gosset, impliquant encore un policier de la CUM, l'agent Allan Gosset, qui avait fait feu lui aussi sur un membre de la communauté noire.Il avait été acquitté d'une accusation de négligence criminelle.D'autre part, les policiers du poste 43, situé au 7047, rue Saint-Dominique, dans le nord-est de la métropole, viennent de recevoir une directive de l'état-major, les enjoignant de redoubler de vili-gance à la suite de menaces de mort proférées par un groupe anonyme de Noirs dans une lettre qui est parvenue la semaine dernière à une quotidien anglophone.«Compte tenu du climat existant entre la communauté noire et les policiers on se doit de prendre au sérieux toute menace de mort)», a déclaré hier M.Beau-doin, directeur du poste 43.?FRAUDE Des accusations «privées* de fraude portées contre des conservateurs éminents et la GRC L'un des 16 inculpés, M.Roch PHOTO CP audiences ont démarré, à huis clos, pour se poursuivre jusqu'à vendredi dernier.M.Kealey s'était déjà fait connaître en 1988, en alléguant qu'un ministre (identifié plus tard aux Communes comme étant M.LaSalle) lui avait demandé un pot-de-vin de 5000$ deux ans plus tôt.Après avoir fait enquête, la GRC avait conclu qu'il n'y avait pas suffisamment de preuve pour porter des accusations.En apprenant que les plaintes privées de M.Kealey avaient été approuvées, M.LaSalle a déclaré qu'il s'agissait de «pure sottise».«Si vous voulez croire M.Kealey, bonne chance, a-t-il dit.Je n'ai aucun commentaire à faire sur le sujet.l'ai rencontré M.Kealey une fois.le n'ai pas conservé une grande impression de cette réunion.» Me Richard Bosada, l'avocat de M.Kealey, a exprimé l'espoir que la Couronne va entreprendre les poursuites dans cette affaire.?ACCORD LES ANNONCES CLASSÉES 285-7111 I JEUDI I I ¦ 18 JUILLET 1991 ¦ LaSaliêrest de plus accusé d'avoir \" ~ \u2014» \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014¦ \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 -J personnellement demandé un pot-de-vin de 5000 $ à M.Kealey.C'est en novembre 1989 que M.Kealey a soumis pour la première fois ses allégations de conspiration au juge de paix Lynn Coulter.Les audiences, à huis clos, ont commencé en février 1990, mais elles ont été retardées par les médias, qui insistaient pour qu'elles soient publiques.C'est finalement en juin que les Un accord sur le traité START finalement conclu très mesures, une «association spéciale» de l'URSS à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international (FMI).Les Sept accorderont également aux Soviétiques une coopération technique dans divers domaines, en particulier dans les domaines nucléaire et énergétique.Le G-7 assurera le suivi de cette nouvelle coopération avec Moscou: le premier ministre britannique John Major, actuel président des Sept, se rendra à Moscou avant la fin de l'année pour faire un premier point avec M.Gorbatchev.Avant cela, les ministres des Finances du G-7 ont reçu mandat de se rendre en URSS.Réunis hier soir à Londres pou^un dîner de travail avec les principaux collaborateurs du président soviétique, ils auront notamment pour tâche d'obtenir de l'URSS une clarification de programmes de réforme qui n'ont cessé d'évoluer jusqu'à la veille de la réunion de Londres.Il ne s'agit pas, comme plusieurs responsables occidentaux l'avaient souligné avant même cette réunion, d'un «chèque en blanc» à l'Union soviétique mais cette décision permet à Mikhaïl Gorbatchev, mandaté par neuf Républiques soviétiques, de ne pas revenir à Moscou les mains vides.John Major, le premier ministre britannique, a résumé l'état d'esprit des Sept en expliquant que l'essentiel dépendait non pas de l'Occident mais des Soviétiques eux-mêmes.« Notre aide, a-t-il dit, n'aurait pas d'effet durable s'il n'y avait d'abord une volonté soviétique.C'est l'Union soviétique elle-même qui doit mobiliser ses ressources».Faisant preuve d'assurance et d'optimisme, le président soviétique a insisté quant à lui sur l'importance du processus engagé à Londres.«Cette réunion est un événement unique, a-t-il dit.La glace a commencé à bouger.Le brise-glace est passé».Les «Sept plus Un », selon l'expression suggérée par Mikhaïl Gorbatchev, ont poursuivi leurs échanges dans un dîner offert par John Major au 10, Downing Street.À Lancaster House, lieu de la réunion des Sept, le président soviétique avait fait un exposé d'une trentaine de minutes qui a visiblement convaincu les responsables occidentaux, George Bush compris.Dans son plaidoyer, M.Gorbatchev a fait observer à ses interlocuteurs que des réformes essentielles avaient déjà été entreprises depuis cinq ans, notamment en matière de réduction des crédits militaires.«Nous entrons d/uis un nouveau système.Au-delà de l'affrontement des blocs, il faut se frayer un chemin sur le terrain vierge de la coopération», a-t-il ajouté.Le chef du Kremlin, tout comme plusieurs responsables occidentaux, dont François Mitterrand, préfère parler de «nouvelle coopération» plutôt que d'une aide à l'URSS.Grâce à cette coopération et à la poursuite des réformes, il entend «insuffler une bouffée d'oxygène dans la société soviétique».Mikhaïl Gorbatchev a fait observer, pour le regretter, que son pays ne fait pas «partie intégrante de l'économie mondiale».Le «nouveau partenariat» devrait changer cette situation et «introduire l'économie soviétique dans l'économie mondiale», a souligné le président soviétique qui, dans la matinée, avait cependant confié à François Mitterrand qu'on ne pouvait demander à son pays d'être «une copie parfaite» des pays occidentaux.Mais M.Gorbatchev, au couîs de sa conférence de presse, n'a pas hésité à frapper avec plus d'insistance à la porte du G-7 en expliquant, le sourire aux lèvres, que son pays souhaiterait à 1 avenir participer aux travaux des Sept et non plus, comme c'était le cas cette année à Londres, être invité à l'issue du Sommet.«Et si on le lançait ce mécanisme du Sept plus Un?» a-t-il déclaré.Pour sa part, le premier ministre Brian Mulroney offrira quelques suggestions «pratiques» pour faciliter une transition vers l'économie de marché, mais probablement pas d'aide financière directe, au président soviétique qu'il rencontre aujourd'hui.Les initiatives canadiennes pourraient se traduire par une aide technique au développement des secteurs de l'énergie, des transports et de l'agriculture de l'Union soviétique.Le premier ministre a aussi exprimé l'intention de f^irc part à ?\u2022 ¦ M.Gorbatchev des préoccupa^ tions des entreprises canadiennes qui transigent avec des Soviétiques.«Tous les investisseurs-ont insisté sur l'importance de la sta^ bilité politique, d'une réforme de la monnaie, d'une reconnaissance du droit à la propriété et de la liberté d'entreprise», a noté M.Mulroney.L'accord en six points laisse cependant la porte ouverte aux ini* tiatives concrètes souhaitées'par certains membres du G-7, en par-?ticulier les pays d'Europe conti-, nentale (Allemagne, France, Ita-ne).| Au plan bilatéral et multiiàté* ral, l'accord encourage les programmes d'assistance technique dans les domaines jugés cruciaux* pour reconstruire une économie soviétique dévastée: énergie, con-; version de l'industrie de défense,! sûreté nucléaire, transport, distribution alimentaire.?* t I - t Bourassa entend les doléances des Noirs communauté noire du Québec, a failli partir avant même que la rencontre ne débute, excédé par la longue attente dans le hall d'entrée.Canyurhi T.Tchika, éditeur du «seul magazine international noir de Montréal », le Transatlantique, a précipitamment quitté l'édifice parce qu'un garde du corps du premier ministre a empêché sa photographe de pénétrer à l'intérieur.Le premier ministre Bourassa ne considère pas que Montréal est devenue une ville où la discrimination raciale règne, « mais nous sommes conscients des tensions et nous serons vigilants».Il a réaffirmé sa confiance envers les habituels mécanismes, comme la Commission des droits de la personne, afin de trouver des solutions aux problèmes de racisme.Selon le premier ministre, la très grande majorité des Québécois { demeurent «très ouverts» aux nouvelles réalités multi-cultu- ! relies.De son côté, le ministre de la Sécurité publique, Claude Ryan, s'est engagé à « faire tou- J te la lumière» sur l'affaire Marcelus François, qui repose toujours entre la vie et la mort après avoir été abattu par un.policier de la CUM, il y a deux ; semaines.Dan Philip estime que le policier qui a blessé Marcelus François devrait être suspendu.La communauté noire et le premier ministre se rencontreront à nouveau d'ici\" trois à quatre semaines, lorsque le rapport d'enquête inter- g ne de la police de la CUM sera * prêt.On devrait alors évaluer les mesures à prendre.Les membres du gouvernement et les représentants de la communauté noire ont égale* ' ment abordé d'autres questions, comme la propagande -haineuse, dont les auteurs ne sont pas punis présentement, et la montée du fascisme.Le ministre des Communautés m culturelles et de l'Immigration, Monique Gagnon-Trem-blay, a annoncé la mise sur pied d'une table de concertation à ce sujet.?Correction ¦ Une erreur technique a modifié l'impression du premier paragraphe du texte de Françoise Kayler publié en page frontispice du cahier alimentation d'hier à propos du nouveau chef du nouvel hôtel linter-Continental.Voici le paragraphe en question : L'ouverture d'un grand hôtel, c'est toujours un événement.Celle de l'inter-Continental Montréal se fait en douceur, discrètement, dans la chaleur de juillet.Même si tout n'est pas terminé dans ce magnifique ensemble encadré par les rues Saint-Antoine, Saint-Jacques, Saint-Pierre et McGill, les cuisines respirent déjà à pleins poumons.L'équipe est là, presque au complet, structurée, installée, sachant d'où elle vient et sachant où elle va.Heureuse d'être là.Et la naissance d'une brigade, dans une grande ville, c'est aussi un événement.Surtout quand juillet se ressent de la morosité d'une année où rien n'a bougé.Une nouvelle équipe, c'est aussi un nouveau souffle, un enthousiasme qui pourrait être com-munfeatif.if.Mm i Où donner de son sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants: \u2022 Montréal : au Centre permanent de la Croix-Rouge, 3131, rue Sherbrooke Est, de 9h à 20h; sous le patronage des Expos de Montréal, au Stade olympique, 4545, rue Pierre-de-Couber-tin, de lOhà 18h. I' \u2022 Un an après le suicide de leur fils, diplômé de Poly, les parents s'enlèvent la vie SUZANNE COLPRON ¦ «C'est clair et net que Mi-jpheline et Gilles ne pouvaient plus vivre depuis la mort de leur fils; ils n'ont pas été capables de passer à travers cette épreuve.» \" Denise Larocque, une cousine de Micheline Biais, expliquait en ces termes, hier, le suicide du couple dont le fils unique, Sarto Biais, 24 ans, diplômé de l'Ecole Polytechnique, a mis fin à ses jours l'été dernier.Ce terrible drame secoue les habitants de la Baie des Chaleurs, en Gaspésie, depuis maintenant deux semaines.C'est le 22 juin dernier que la police a découvert les corps de Micheline Cormier Biais, 47 ans, et de Gilles Biais, 52 ans, dans leur maison, à Newport.Le couple avait laissé deux lettres à de proches parents.L'une d'elles était adressée à Ginette Cormier Cyr, la soeur de Mme Biais, et l'autre à Roch Biais, le frère de la victime, qui hébergeait Sarto pendant ses études à l'Ecole Polytechnique, sur le campus de l'Université de Montréal.Le jeune étudiant se trouvait à l'école le 6 décembre 1989, le jour du massacre qui a fait 14 .victimes.Selon son oncle Roch Biais, cet événement l'avait profondément affecté.Sarto, né à Chandler, en Gaspésie, comptait de très bons amis parmi les victimes.Il terminait son cours en génie civil au moment de la tragédie.Par la suite, son comportement avait changé, a indiqué son oncle, au cours d'une entrevue.Sarto était plus irritable; il devenait plus difficile de lui parler.L'idée que des femmes qu'il avait connues et avec lesquelles il avait étudié avaient été assassinées l'obsédait.Le jeune homme avait complété ses études au printemps 1990.Puis, il avait aménagé à Québec où il travaillait pour une compagnie de construction.Dix jours avant de se tuer, il avait envoyé par la poste son diplôme de Polytechnique à ses parents, à Chandler.11 s'est pendu dans la salle de bain de son appartement, le 20 août.Selon certaines sources, Sarto Biais aurait préféré la musique aux sciences.Il se serait toutefois inscrit en génie civil à l'Ecole Polytechnique, pour plaire à ses parents, j Couper les ponts M.et Mme Biais n'ont jamais pu accepter son suicide.Ils se sont peu à peu renfermés, refusant l'aide de toute personne de leur entourage et coupant les ponts avec leurs amis.Chandler compte près de 4000 habitants.«Ginette et Gilles ne vivaient plus depuis le suicide de leur fils.Avant ce triste événement, Micheline était une personne très sociable qui aimait vivre.Mais elle avait tellement changé, la vie n'était plus belle pour elle.Micheline ne voulait plus voir personne à l'exception de sa soeur Ginette, elle avait cessé de travailler», explique sa cousine, Denise Larocque, jointe par La Presse.Micheline et son mari avaient également quitté leur maison de Chandler sans toutefois la mettre en vente.Us louaient pour l'été la maison appartenant à la mère de Mme Cormier Biais, à Newport.C'est là qu'ils ont mis fin à leurs jours.Gilles Biais s'est enlevé la vie avec une carabine, tandis que sa femme a absorbé une grande quantité de médicaments.Le couple était très uni, souligne^ Denise Larocque.«Ils sortaient toujours ensemble, dit-elle.Ils ne pouvaient pas vivre l'un sans l'autre.Tout le monde, ici à Chandler, trouve ça très triste.» M.Biais travaillait comme contremaître depuis une dizaine d'années dans une compagnie de pâtes et papiers de l'Abitibi Price, et sa femme possédait son propre salon de coiffure, à Chandler.Ce drame a été révélé par le directeur de la sécurité à l'Ecole Polytechnique, Richard Aubé, dans le cadre d'un congrès réunissant cette semaine, à Halifax, des agents de sécurité qui travaillent dans les campus universitaires.Une mère tue deux de ses filles et tente de se suicider Presse Canadienne NOTRE-DAME-DU ROSAIRE ¦ Une femme de 38 ans, poussée au désespoir par des échecs amoureux successifs, a abattu ses deux filles de 3 et 11 ans avant de tenter de s'enlever la vie, hier matin, dans la petite localité de Notre-Dame-du-Rosaire, non loin de Monîmagny.Hier soir, la mère désespérée, Francine Chabot, reposait toujours entre la vie et la mort; elle était toujours branché à des appareils.Selon une source policière, les chances qu'elle survive sont minces.Elle s'est tirée à la tête avec un fusil de chasse de calibre .28.Les innocentes victimes sont Mélanie Reid, 11 ans, et Jennifer Saint-Onge, qui aurait célébré son troisième anniversaire de naissance le 8 août.L'aînée des deux enfants était en vacances chez sa mère depuis environ une semaine.Elle demeurait avec son père aux Îles-de-la-Madeleine.Les enquêteurs présument que cet effroyable drame s'est produit en matinée, hier, quelque temps avant qu'un policier ne pénètre dans la modeste maison de la rue Saint-Joseph.Un ami de Francine Chabot, Conrad Lapointe, aurait pressenti le drame.De retour d'un séjour à Montréal, l'homme a été aperçu par un voisin au moment où il regardait à l'intérieur, le nez collé à une fenêtre.L'agent Camille Gagnon, du service des affaires publiques de la Sûreté du Québec, a expliqué que M.Lapointe a joint par la suite un enquêteur du poste de Montmagny.C'est ce dernier qui a fait la découverte des corps entre 10h30et 11 h.Les deux filles ont été tirées à bout portant, dans leurs lits, pendant leur sommeil.Elles ont été atteintes à la tête.La mère était étendue sur le lit, à côté de la petite Jennifer, le fusil sous son corps.Blessé grièvement à la tête, elle a été transportée à l'hôpital de Montmagny.Son état est très critique.^ Les insuccès en amour de Francine Chabot l'auraient amenée à abattre ses deux enfants.La femme qui est sans emploi et qui serait assistée sociale a aussi une fille de 19 ans qui vit à l'extérieur de Notre-Dame-du-Rosai-re.Les trois enfants ont des pères différents.AUTRE TEXTE EN PAGE C-l 1 Les présumés receleurs arrêtés en Ontario devront répondre à une pluie d'accusations MARCEL LAROCHE ¦ C'est sous une pluie d'accusations que neuf individus, dont plusieurs Montréalais que la police de la CUM associe de près au célèbre gang de l'Ouest, ont comparu hier au palais de justice du canton de Peel, en banlieue de Toronto, en rapport avec le démantèlement d'un vaste réseau de voleurs et de receleurs.# Les membres de cette organisation criminelle étaient sur le point de conclure, avec des agents doubles, une importante transaction de quelque 2,8 millionsS en faux chèques de voyage d'Amreri-can Express lorsqu'ils ont été surpris par les policiers, mercredi matin, à l'intérieur d'un entrepôt situé à Mississauga, en Ontario.Ces multiples arrestations sont le résultat d'une enquête conjointe menée depuis près de sept mois par les policiers régionaux du canton de Peel, des policiers du Toronto métropolitain et des membres de la section «Cargo» de l'anti-gang de la police de la CUM.Parmi les individus appréhendés lors de ce spectaculaire coup de filet figurent Réal-Claude Albert, 48 ans, de Saint-Léonard, qui serait l'une des principales têtes dirigeantes de ce réseau de voleurs, ainsi que Bodan Panczak, 45 ans, de Montréal, associé de près au gang de l'Ouest et dont les compétences pour neutraliser les systèmes d'alarme semblent reconnues à travers tout le Canada.Panczak a été appréhendé à son domicile du 7560, rue des Erables, à Montréal tandis qu'Albert, domicilié à 6485, rue Jean-Nicolet, à Saint-Léonard, a été arrêté dans l'entrepôt de Mississauga.Les autres accusés sont Philippe Robert Boucher, 31 ans, recherché.Cormier, 48 ans, de Montréal, les frères jumeaux Pierre et Alain Trudel, 40 ans, de Saint-Léonard, George Turner, 49 ans, de Toronto, qui serait lié au gang de l'Ouest, Jean-Claude Boucher, 43 ans, de Beresford, au Nouveau-Brunswick, présumément associé au gang de l'Est, Lothar Hajek, 39 ans, de Mississauga, ainsi qu'André Jolin, 39 ans, de Montréal.D'autre part, des mandats d'arrestation ont été émis contre trois autres Montréalais, Robert Boucher, 31 ans, Daniel Brodeau, 31 ans, et Gilles Giguère, 40 ans, qui sont soupçonnés de faire partie de cet important réseau.Au Québec, cette opération d'envergure était sous la responsabilité des sergents-détectives Pierre Bélanger et Denis Pépin, sous les ordres du lieutenant-détective André Lapointe, de la section «Cargo» de l'anti-gang de la CUM.Daniel Brodeur, 31 ans, recherché.Gilles Giguère, 40 ans, recherché.1 M m \u2022if 2 5*?Réal-Claude Albert est considéré comme l'une des tètes dirigeantes du réseau.Bodan Panczak Alors, ce sera un condom bien mince ou nervure ?Hélène Richard le dit sans détour: la popularité de sa «capo-terie » est due au bouche à oreille.photo iuc simon perrault PATRICK GONZALEZ ¦ Les filles aiment les condoms nervures, les gars aiment les condoms minces.Si l'on doutait encore que le monde est bien fait, il existe des condoms minces et nervures.On peut les trouver, de même que des dizaines d'autres variétés, à La Capoterie, une boutique spécialisée dans la vente des gants d'Adam située sur la rue Saint-Denis, au sud de Sherbrooke.Il s'agit de la deuxième boutique du genre à voir le jour à Montréal, mais c'est la seule qui soit encore en vie.Hélène Richard, 27 ans, vend le sexe sécuritaire avec bonne humeur depuis l'inauguration, il y a un mois, de ce commerce qu'elle gère avec son ami.« Le sexe et l'argent, ça mène le monde!», s'exclame-t-elle en paraissant encore surprise de se retrouver femme d'affaires.Car pour le sexe, c'est gagné d'avance.Hélène présente avec aisance et fierté toute sa gamme de condoms.Us se divisent en deux catégories clairement identifiées dans le magasin: ceux qui sont conformes aux normes canadiennes et ceux, plus rigolos, qui ne le sont pas.On enfile les seconds sur les premiers et le tour est joué.Les prix varient de 2,99$ la douzaine à 2,99$ l'unité.Selon Hélène, «les gens sont gênés d'aller acheter des con- doms en pharmacie.Ici, ils peuvent le faire en s'amu-sant.» Elle s'attendait à desservir une clientèle masculine mais, curieusement, ce sont surtout des femmes qui viennent y acheter des condoms.«Ça doit être elles qui les installent», en déduit Hélène.Afin que les choix de sa clientèle soient des plus éclairés, elle a disposé une cordelette à laquelle sont attachés des.spécimens de sa collection que l'on peut toucher.Choisira-t-' on le Rough Rider, le plus populaire qu'Hélène appelle familièrement ses «pneus d'hiver», ou celui-ci, plus robuste et conçu pour ceux qui cultivent des moeurs pédérastiques?C'est selon.Il n'y manque que le Dental Dam, spécialement conçu pour les fleurs et les pipes.«Beaucoup de gens me le demandent, mais je ne l'ai pas encore en magasin», se désole la marchande de préservatifs.On a beau vendre des condoms mangeables, on garde son honneur.Ce n'est pas un «sex shop» que tient Hélène, mais, une «capoterie».Il est déjà question de vendre des franchises.Que pensent ses proches d'une pareille aventure?La réponse surprend comme le mois de mai: «Ma mère m'a financé, mon père est mort de rire et mes amis sont mes meilleurs clients!» * - Un ouvrier meurt par electrocution LAPOINTE I Le corps de I photo jean-yves letourneau.IM Presse homme a été sorti de l'excavation environ une heure après l'accident fatal.-V V ¦ Un ouvrier de 36 ans, Laurence Camilli, est mort électrocuté hier après-midi au coin des rues Laurier et Berri, au moment où il effectuait des réparations dans un puits d'accès avec un compagnon de travail.Il aurait accroché un fil avec son pied-de-biche en tentant d'enlever une planche qui avait servi de forme pour retenir le ciment.La victime, domiciliée à Chà-teauguay, aurait reçu une décharge de 600 volts.Le lieutenant Robert Chartrand, de la police de la CUM, estime que l'homme est mort sur le coup et qu'il n'a probablement rien senti.Son compagnon a tenté de le dégager avec une planche, et a réussi à éloigner le corps des fils.Mais on n'a pu le sortir du puits qu'une heure plus tard, soit vers 14h30.C'est à ce moment-là que le décès a été constaté.«Il fallait s'assurer qu'il n'y avait plus aucune tension dans les fils, explique Robert Thibodeau, d'Hydro-Québec.Personne ne pouvait descendre avant ça.» Pour cette raison, 5600 abonnés habitant dans le quadrilatère ont été privés de courant pendant 45 minutes.L'homme, marié et père de trois enfants, travaillait depuis trois ans pour la compagnie Cum-mon, un contracteur en voirie régulièrement engagé par la Commission des services électriques de la ville de Montréal.Ce chantier, sur la rue Berri entre Laurier et St-Ioseph, était en place depuis déjà deux semaines.Les ouvriers ont continué à travailler en après-midi, plus ou moins ébranlés.«Ça fait partie du métier», ont-ils lancé.Mais vers 16 h, on commençait à fermer le chantier et il le restera pour au moins 24 heures, sinon 48.«On veut absolument tout vérifier avant de recommencer à travailler, explique le directeur technique de la Commission des services électriques, André Cholettc.On ne rouvrira^pas tant que la CSST ne donnera pas soa^-apv cord.» Un inspecteur de la Commission de la santé et de la sécurité du travail s'est rendu sur les lieux ; du drame.L'enquête commencera aujourd'hui.D'après le lieutenant Chartrand, les lieux étaient sécuritaires et l'accident ne serait que le résultat d'une manoeuvre malheureuse.«Ces gars-là sont habitués à travailler avec l'électri- .cité», estime-t-il.\u2022 Mais André Cholette croit qu'il y a toujours plus d'une cause à un accident, surtout quand cet accident entraîne une mort: il faut : analyser avec soin tout ce qui a -un lien avec l'événement.L'autopsie devrait aussi révéler sur quelle partie de son corps l'homme été touché.¦ \u2022 «Peut-être qu'il a aussi frôlé un fil?», s'interroge monsieur Cholette.Rien n'est encore tout à fait clair à ses yeux, et il compte collaborer avec avec la CSST pour faire avancer l'enquête le plus rapidement possible, i \\ A4 LA PRESSE.MONTREAL, JEUD118 JUILLET 1991 De plus en plus de victimes de violence conjugale perçoivent des indemnités MARTHA CAGNON ¦ Attaquée par son ami avec qui elle venait de rompre, une femme a reçu plus de 7000 $ du Service d'indemnisation des victimes d'actes criminels (IVAC) pour défrayer le coût de soins médi-idkux, de garde d'enfants et de travaux d'entretien qu'elle ne pouvait accomplir à cause des blessures.>;Les experts évaluent actuelle* ment la possibilité de lui verser une rente mensuelle pour incapacité permanente à la suite de l'agression.La victime a subi de multiples fractures et lacérations.Au cours de l'année 1990, l'IVAC a accepté 118 demandes d'aide dans des affaires semblables de violence conjugale.Les femmes réclament un support financier pour payer des cours, un Le doyen de la faculté dentaire de McCill montre les dents JEAN-PIERRE BONHOMME ¦ L'université McGill a annoncé hier son intention de fermer, d'ici 1995, sa faculté de médecine dentaire \u2014 la seule de langue anglaise au Québec.Mais les intéressés, le doyen Ralph Barolet en téte, accablé, ont décidé de faire appel aux plus hautes instances, celles du Sénat et du Conseil des gouverneurs de l'institution.Le «principal» (le recteur) de l'institution du centre-ville, M.David Johnston, a expliqué, lors d'une conférence de presse, en présence du doyen Barolet, que, pour diverses raisons, McGill n'a plus les moyens de faire fonctionner la faculté.Cette fermeture est l'un des moyens que prend l'université pour réduire son déficit accumulé de 77 millions.La faculté de médecine dentaire de McGill accueille actuellement 123 étudiants de premier cycle, dont 104 sont originaires du Québec (neuf sont francophones et 18 viennent d'autres provinces).Le nombre des diplômés s'élevait à 25 cette année dont la moitié, a-t-on indiqué hier, pratiqueront au Québec.Le corps enseignant est composé de 21 professeurs permanents.L'Université de Montréal, elle, forme 371 étudiants; l'université Laval, 200 environ.Les Québécois, a dit M.Johnston, sont «fort bien desservis par ces facultés».Le recteur Johnston a dit qu'il présentera la proposition de fermeture au Comité de la politique des enseignements et de la planification, d'abord, et au Sénat et au Conseil des gouverneurs ensuite.La proposition a été formulée par un «Groupe de travail sur les programmes», l'un des six créés au printemps pour rééquilibrer le budget.«Ce n'est pas de gaieté de coeur, a déclaré M.Johnston, que la décision a été prise», car cette faculté «jouit d'une réputation enviable».11 a signalé que, dans les circonstances présentes, l'université ne se croit pas en mesure de soutenir une structure administrative et scolaire «qui puisse, comme l'exige McGill, soutenir la concurrence internationale».Elle choisit donc de concentrer ses énergies ailleurs.Il en coûterait, indique le recteur, quelque trois millions pour remplacer le vieux matériel de la clinique \u2014 celle que la faculté gère à l'Hôpital Général \u2014 et six millions pour remplacer l'immeuble vétusté du campus situé prés de l'avenue des Pins.La faculté, d'autre part, accuse un déficit de 1,5 million au titre du fonds de roulement.Le doyen de la faculté, M.Ralph Doubilet, a appris la nouvelle hier.La mine déconfite il a exprimé sa «peine et son inquiétude».11 s'est dit préoccupé par «l'effet que cette décision aura sur les communautés anglophone et allophone» du Québec.Les étudiants anglophones devront aller étudier aux USA à un coût élevé ( l'inscription coûte 23 000$ environ annuellement) car les facultés des autres provinces canadiennes n'accepteraient que des résidents locaux.Il «'agit, a-t-il fait valoir, d'une «érosion des services accordés aux anglophones et aux allopho-nes».lia donc annoncé l'intention de sa faculté de faire appel et il a demandé aux citoyens de se mobiliser pour l'appuyer.M.Johnston, quant à lui, a signalé qu'on ne peut vraisemblablement s'attendre à ce aue le gouvernement du Québec change set politiques de subventions.Il ne compte donc pas sur cela pour sauver la situation.t déménagement, les services de professionnels et de garde d'enfants, de thérapie, les déplacements, les journées perdues au travail, etc.Depuis quelques années, l'IVAC invite les femmes victimes de violence conjugale à réclamer des indemnisations.Elle le fait par l'intermédiaire des maisons d'hébergement et des CLSC.Il n'est pas nécessaire de porter plainte à la police pour adresser une demande à la Direction de l'indemnisation des victimes d'actes criminels qui est sous la responsabilité de la Commission de la santé et de la sécurité au travail.Selon Mme Denise Picard, agent de recherche, la femme doit cependant fournir un certificat médical attestant qu'elle a été frappée.Quand cela est possible, elle peut présenter des témoins pour corroborer sa version des faits.«On ne demande pas une preuve hors de tout doute, mais une preuve prépondérante», précise Mme Picard.On ne peut évoquer la violence verbale ou psychologique pour recevoir une aide financière; il faut que la victime ait subi des voies de fait.Même si l'IVAC existe depuis bientôt vingt ans, le nombre de demandes est toujours peu élevé.Moins de 6 p.cent des victimes d'actes criminels font appel au service.L'an dernier, on a reçu 2614 demandes, soit 5,4 p.cent des 48 852 crimes commis contre la personne.Après avoir sensibilisé les policiers pour qu'ils réfèrent davantage de victimes, l'IVAC se tourne maintenant vers les Départe- ments de santé communautaire, les services sociaux et les hôpitaux.Il y a toujours la question du délai d'un an qui empêche bien des victimes de formuler une demande, surtout dans les cas d'agression sexuelle.C'est ce aue révèle le rapport annuel de l'IVAC.On constate ausi que des jeunes de moins de 18 ans représentent 19,82 p.cent de la clientèle.Un grand nombre d'entre eux ont été victimes d'agression sexuelle très souvent dans leur famille.«Une clientèle nouvelle», explique Mme Picard.Ainsi, une fillette, victime d'inceste durant une longue période, a reçu 7314 $ en indemnités pour incapacité temporaire et 250 $ pour assistance médicale.On évalue présen-tentement la demande d'une rente pour incapacité permanente.Les principales demandes adressées à l'IVAC se répartissent comme suit: 264 pour agression sexuelle, 13 pour inceste, 75 pour meurtre ( incluant la tuerie de polytechnique), 349 pour vol qualifié, 218 pour voies de fait (cela comprend les cas de violence conjugale) et 7 pour homicide involontaire.Les sommes versées aux victimes totalisent plus de 23 millions.En 1990, le maximum annuel assurable était de 40 000 $.La tragédie de l'École polytechnique a donné lieu au versement 372 268 $.Des indemnités de 42 583 $ ont été payées dans le cas des 13 femmes décédées.Dans le cas des personnes blessées, les montants de rentes pour incapacité permanente seront évaluées et déterminées dans les prochains mois.Laheurte: les policiers à la recherche de témoins ¦ Les policiers de la CUM sont à la recherche de témoins de l'accident de voiture dans lequel l'athlète montréalais Philippe Laheurte a trouvé la mort la semaine dernière.L'accident fatal s'est produit à 1 h 19 je mardi matin 9 juillet, à l'intersection des rues Iberville et Bellechasse, au cours d'une intervention policière impliquant l'auto-pa-trouille 52-4 de la CUM.Pourchassé par les policiers, le conducteur d'une Mazda 323 1989 de couleur bleue, immatriculée RBD270, a perdu le contrôle de son véhicule qui est entré en collision avec la Mercedez 300D 197b dans laquelle le marathonien y prenait place comme passager., Toute personne pouvant fournir des renseignements concernant cet accident mortel est priée de communiquer avec le sergent-détective Marcel Labelle ou l'agent Yvon La-liberté, du bureau des enquêtes-accidents de la section circulation du SPCUM, à 280-2450, ou encore au bureau de l'Officier de service, à 280-2777.Toute information sera traitée avec discrétion.ÉCONOMISEZ Jl ISOUÀ 70% 95 modèles différents exposés \u2022 \u2022.\u2022\u2022 \u2022 ;-.':Y v< ::¥::>,:-::::-.-v :nf>mcntaux et comités de ci-HÔyênl opposés à la construction ; ajuji^hicinérateur à Montréal-Est Ixjycytteront le processus de con-4c>rtJrtJon publique mis sur pied *Jw*res promoteurs de ce projet controversé.La Coalition Action Re-buts et le Comité de vigilance des citoyens de Rivière-des-Prairies ont en effet fait parvenir, hier, une lettre au président de- la Régie intermunicipale de gestion des déchets.Michel Leduc, lui annonçant leur refus de participer aux travaux du comité de concertation mis sur pied par l'organisme.Selon les porte-parole de ces groupes, ce comité de concertation chercherait uniquement à «rendre socialement acceptable un projet écologiquement, techniquement et économiquement fort douteux», sans permettre qu'ait lieu un véritable débat public sur sa réalisation.La Régie avait annoncé, le deux « juillet dernier, la mise sur pied de ce comité à la suite de la publication d'une étude effectuée par un regroupement universitaire, le GRIP-Ouebec (Groupe de recherche en intértêt public).On y mettait sérieusement en cause la fiabilité de la compagnie américaine Foster-Wheeler, retenue par la Régie comme futur maître d'oeuvre du projet.> 9 il -:La vente prend fin le 24 juillet ,Taxes canadiennes et \u2022cjméricaines et TPS pour Los .Angeles, VOL ALLER % RETOUR Nombre de sièges limité Certains vols ne sont pas disponibles à ce tarif VANCOUVER DÉPARTS LES LUNDIS, MARDIS, JEUDIS ET VENDREDIS VMCOUVER \u2022 Taxes canadiennes et TPS pour Vancouver, 61* LOS ANGELES DÉPARTS LES MERCREDIS uest\u2014 Permis du Québac Consultez votre agent de voyages La publication de cette étude avait été suivie quelques jours plus tard d'une déclaration du trésorier de la Régie et maire de Dollard-des-Ormeaux, M.Edward Janiszewski, qui dénonçait publiquement les termes financiers de l'entente signée avec Foster-Wheeler et réclamait une enquête du ministre des Affaires municipales sur les agissements de la Régie et de son président.Selon la porte-parole d'Action Re-buts, Nina Hall, il faudrait d'abord que la Régie rende publics les termes de I entente négociée avec Foster-Wheeler pour que ïa population puisse véritablement se prononcer sur la validité du projet.Or, jusqu'à maintenant, la Régie a refusé d'accéder à cette demande, alléguant que le mandat de ce comité est lié uniquement aux conclusions de l'étude d'im- Pour l'amour de nous faites un don à la SPCA SPCA.5215 ouest Jean-Talon.Montreal (Québec) H4P 1X4 pact commandée par la Règle et non pas aux termes de l'entente conclue avec la multinationale qui construira et assumera la gestion du futur incinérateur.Action Re-buts juge ce mandat beaucoup trop restrictif et souhaite que soit mis a l'étude l'ensemble de la politique de gestion des déchets de la Régie qui accorde, selon les environnementalistes, une place trop importante à ^'incinération.«Cette consultation est inutile», explique Mme Hall.«Elle ne fera que répéter ce qui sera dit aux audiences publiques du BAPE prévues à l'automne.li n'y aura pas de discussion sur l'incinération comme mode de gestion des déchets, pas de débat non plus sur l'entente conclue avec Foster-Wheeler», soutient-elle.Action Re-buts exige que cé comité de consultation, dont les travaux devraient débuter en septembre, se voit attribuer un Véritable pouvoir décisionnel, sans quoi elle continuera de refuser à y siéger.Les porte-parole de la coalition dénoncent également la composition du comité qui ne prévoit qu'un seul siège pour les représentants des groupes environnementaux alors que trois sièges sont déjà réservés au promoteur du projet.» » GARDEZ-VOUS AU FRAIS.AVEC LES CLIMATISEURS DE PASCAL LA MAISON DU MEUBLE ET DE L'ELECTROMENAGER » « « 2 é t » :.\u2022 .4 .~m .\\ CLIMATISEURS A VENDRE.Des prix qu'on n'ose pas imprimer! ft} *»v«.K\u2014 - FEDDERS, G.E.et DANBY, une grande gamme de formats et de es.à des prix très rafraîchissants.J.\"\u2014-\" \"I f DE 5 000 À 10 000 BTU ., il il ; ¦ ' \u2022 xi ¦¦¦¦ m .V- QUANTITES LIMITEES HATEZ-VOUS ET PROFITEZ D'UN MEILLEUR (NOIX AUCUNE COMMANDE TELEPHONIQUE » i s ¦ \u2022 \u2022 \u2022 \u2022.\\ « \u2022 4 \u2022 «.\u2022 r.5 1 T i rV *.\u2022 La maison du meuble et de l'électroménager Moatréd Posd OmsT Centre d'ochoh le Bozor, 3600, Coic-Vemi Ouest, SdntLourinf.(514) 336-7170.Moatréd Posai 1st À l'ouest des Galeries d'Anjou, 6800, rw Joon-Talon Est, Sant-LionanL (514) 254^971.Hmtm d'affairvs: lundi ou meraedi9h30-18h, jeudi et vendredi 9h30-2lh, samedi 9H-17h.¦-)-Z-1-5-1-* LA PRESSE, MONTREAL.JEUD118 JUILLE1 IM l A7 K0- » .ci.m s r Denis Lavoir rôle d'association que celle de la sérieuse société Énergie atomique du Canada, et Te Festival Juste pour rire, autour cependant de personnalités scientifiques, le couple Curie.Et c'est au théâtre que se produit ce eu* deux mariage, qui permet au public d'entrer dans l'univers des scientifiques par le biais de l'humour, sans négliger le sérieux de ceux qui consacrèrent leur vie à faire progresser les connaissances scientifiques.C'est en présence de l'auteur de Les Palmes de M.Schutz, Jean-Noël Fentvick, qu'a eu lieu la première de cette pièce «subventionnée» par Énergie atomi- que du Canada «pour démystifier davantage, auprès du grand public, la radioactivité qui est un phénomène tout à fait naturel».Il s'agit d'une premièrç association culturelle de l'EACL.Notons que le jeu des acteurs, très physique, est excellent, tout particulièrement Sylvie Drapeau en Marie Curie, l'héroïne de cette grande aventure scientifique mise en scène par Denise FûiatraulL Au Théâtre du Nouveau Monde, jusqu'au 21 juillet.Renseignements; 861-0565.O Samedi, omnium de golf au profit de la Fondation Rêves d'enfants, au club de golf Bellevue près de Châteauguay.Coût : 80 $.Renseignements: 844-2789.Une quinzaine d'artistes «locaux»» dont Normand Hu-don, ont donné leurs oeuvres pour des enchères publiques devant servir au financement de la nouvelle bibliothèque du village de Hatley dans l'Estrie.L'encan aura lieu au centre paroissial de l'église anglicane de Hatley, ce samedi 20 juillet, à 14 h.Une foire du livre se déroulera à compter de 9 h.C'est grâce au concours de plusieurs citoyens de l'endroit que la bibliothèque a vu le jour, mais il faut encore des fonds pour se payer du personnel.Renseignements: (819) 838-4452.Normand Hudon spreetoon SI© tieutsch ?C'est avec le sourire de leurs 18 ans, que Barbara Bessls (à gauche) du cégep Malsonneuve, et Mira Nassif, du collé-ge Marie-de-France ont appris qu'elles avaient remporté le concours de langue allemande de l'Institut Coethe.En compagnie d'autres gagnants des quatre coins du monde, elles pourront séjourner un mois en Allemagne.PHOTO BERNARD BRAULT, Lm PrûSSê yf Mardi, à midi, sur la terrasse extérieure de la Place Ville-Marie, le grand public est invité à une dégustation de vin à l'occasion de la remise des prix du premier Symposium international de sculpture «Matière à Musée».Les 13 sculptures monumentales, réalisées par des artistes des quatre coins du inonde, devraient demeurer sur place jusqu'au 31 août, et seront vraisemblablement mises en vente aux enchères.Un groupe de musiciens latins agrémentera cette remise de prix attribués par deux jurys composés de : Manon Blanchettc, conservatrice en chef du Musée d'art, contemporain, Isabelle Lelarge, directrice de la revue Etc.et Thérèse Dion, responsable de la collection d'oeuvres d'art Air Canada ; et, pour la relève: Charles Dau-detin, Georges Dyens et Michèle Tremblay-Cillon.Renseignements: 845-8861.O Jacques A.Nadeau, vice-président exécutif de l'Association des hôpitaux du Québec, a accepté de présider la 6e édition de l'omnium de golf Claude-Brunet, qui aura lieu le 6 août, au club de golf Triangle d'or, de Saint-Rémi-de-Napierville.Golf et souper: 110$.Souper seulement: 60$.Renseignements: Omnium de golf Claude-Brunet, 6211, boulevard Monk, Montréal (Québec), H4E 3H8.Tel (514)768-8266.réconforter Ies lévites sinistrés Chaque enfant secouru sur les lieux d'un sinistre par les pompiers de Montréal et d'Outre* mont, pourra recevoir un ourson en peluche, une initiative de Jeunesse au soleil, qui bénéficie pour ce faire de la générosité de Dow Chemical Canada inc.La compagnie a donné 500 oursons baptisés *Ray) pour * rayon de soleil» et * rayon d'espoir».Les pompiers Michel Clrard et Eric Provost ont donné les premiers oursons en peluche à: Chad Lyons, 3 ans; Françoise La chance, 7 ans; Alex Perls, 3 ans; et Vanessa Kulezyk, 2 mois.»- \u2022 montant de 16 000$ au recteur de PUQAM, Claude Corbo, représentant la troisième tranche d'une contribution de 80 000 $ consentie dans le cadre de la campagne de souscription 1987-1992.O Comme à chaque année, la Fondation Wood Gundy octroie une somme importante à la Fondation de l'hôpital Sainte-Justine.Ainsi, Pierre Mercier a-t-il pu remettre au nom de Pierre cette Fonda- Mercier tion un chèque de 10 000$ à Bernard Caron et Jean-Yves Desbiens, respectivement président et directeur général de la Fondation de l'hôpital Sainte-Justine.o Infirmière psychiatrique à l'hôpital Saint-Luc du Montréal, Mercedes Durosel, de Rivière-des-Prairies, vient d'être nommée par le premier ministre Mulroney, au Conseil conculta-tif canadien sur la situation de la femme.Elle est présidente d'une coopérative d'habitation et de Hexoticq, groupe de femmes haïtiennes, en plus d'être membre de l'Association Haïtia-no-Canado-Québécoise de promotion culturelle et artistique, et du Comité québécois pour la défense des travaileurs haïtiens en République dominicaine.Dans ses nouvelles fonctions, elle représentera la diversité régionale, raciale et ethnique, linguistique et culturelle.O Les jeunes de 14 à 16 ans, de la ville de Longueuil, éprouvant des problèmes de solitude ou d'agressivité sont invités à participer à des activités que leur destine tout spécialement la maison Jonathan, du lundi au vendredi, de9h30à 15h30.Activités de plein air et ateliers sont au programme, avec choix libre.Renseignements: 670-4099.; À DIMANCHE Le vice-président des ressources humaines chez Imperial Tobacco ltée, a remis un chèque au Av./* Vow ill.r_.- .GAGNER un «Discovery Tour» à HONG-KONG et plus loin encore ! .ou 1 des 2 magnétophones audionumériques «Dm» SONY! Vous trouverez les détails du concours aux étalages Beefeater dans les succursales de la SAQ participantes.La date de clôture du concours est le 31 octobre 1991.Valeur approximative : gros lot - 7 500 S ; deuxièmes prix-1499 S.: ; i : S 79 .,M En ce moment, vous pouvez obtenir un robais sur les freins ô disques avant.Pour 99,95$, jusqu'au 31 aoOt 1991, nous installerons des plaquettes métalliques de qualité, en plus de nettoyer et regarnir les coussinets des roues avant (sauf les unités scellées] et de surfacer les rotors, au besoin.Notre prix de 99,95$ s'applique à la plupart des voitures et camions légers nord-américains ou importé!.Il peut augmenter ou baisser dans le cas de Ccïîû nés iTiûiuucs ou certains modèles, selon les spécifications du fabricant et les réparations nécessaires à la remise en état du système de freinage du PLAQUETTES METALLIQUES COMPRISES.S'APPLIQUE À LA PLUPART DES VOITURES OU CAMIONS LÉGERS NORD-AMÉRICAINS OU IMPORTÉS.véhicule.Nous n'effectuerons des travaux supplémentaires qu'après une inspection complète du système de freinage et l'obtention de votre approbation d'un devis estimatif écrit.De plus, les plaquettes et sabots de freins que nous installons bénéficient de la gorontie Midas sur les freins.Rendez-vous donc sans tarder chez les professionnels des ateliers Midas participants.Non seulement ils effectueront un travail impeccaM* mais ils le feront à un prix très spécial.* i t # i * i : I : i i t i i : ft ft .1 i : i i I 1 à LONDON DISTILLED DRYGIN jakk* mmnouoM londom bhMA>* BEEFEATER Admirablement sec Singulièrement vôtre- n ~ mm *j< ¦ En dessous, c'est Midas Freins ¦ Suspension ¦ Système d'échappement Dons »ow \\n tiêm Mifa portwporëj (tntoftttslvtiidi jusqu'au 31 coût 1991 et m p*rf ètrt jumbt 6 qucum «ht.T : - « i i i s ±1 LA PRESSE, MONTRÉAL.JEUD118 JUILLET 1991 Grande-Baleine: le juge Rouleau ébranle les arguments d'Ottawa Le magistrat dé la Cour fédérale souligne la méfiance des Cris à l'égard des études d'impact d'Hydro-Québec : , \u2022 bruno bisson c'est qu'après s'être engagé auprès des que Me Aubry, le complexe de Grande- Baleine est un projet strictement provincial.En tant que tel, il ne devrait donc être soumis qu'au processus d'examen environnemental provincial prévu à la Convention, signée en 1975 par les deux gouvernements, les Cris et les Inuit du » » .4 .¦ Un juge de la Cour fédérale, M.Paul Rouleau,-.a ébranlé par une série de < questions» acerbes, hier, le procureur du gouvernement fédéral qui tentait de le convaincre que l'administrateur de la Convention de la baie lames n'a aucune juridiction sur le projet hydroélectrique de Grande-Baleine.Me lean-Marc Aubry défendait hier la position du gouvernement canadien qui s'oppose à une requête du Grand conseil des Cris du Québec visant à obliger l'administrateur fédéral de la Convention de la baie lames et du nord-ést québécois (CBJNQ), M.Raymond Robinson, à commander une nouvelle étude sur le projet.Mais alors que Me Aubry estimait que le processus mis en place par le Québec était suffisant pour protéger les droits des Cris, le juge Rouleau l'a interrompu pour lui demander qui à le pouvoir d'arrêter ce projet.«Ce que je trouve incompréhensible, a déclaré en substance le juge Rouleau, c'est qu'après s'être engagé auprès des autochtones dans une Convention à protéger leurs droits, on semble chercher une façon de contourner ces responsabilités.Ce qui est évident, c'est que les autochtones ne se fient pas aux études initiées, et qui se poursuivent, sinon ils ne seraient pas ici».Ce commentaire du juge avait été précédé d'une autre remarque, formulée comme s'il s'agissait d'une question.Après que Me Aubry eut plaidé qu'à son avis, l'administrateur Robinson ne peut avoir droit de vie ou de mort sur un projet provincial, le juge lui a demandé: «Les ministères et autres administrateurs ne l'ont pas non plus, c'est donc que personne n'a le pouvoir de l'arrêter, si je vous suis bien ».» - \u2022 .Ces «questions» du juge Rouleau ont marqué la présentation des arguments du gouvernement fédéral, hier matin, face à la requête des Cris du Québec qui s'adressent à la Cour fédérale pour forcer M.Robinson à se pencher sur les aspects de juridiction fédérale touchés par le projet de 12 milliards.Pour le gouvernement fédéral, à expli- Québec.Les champs de juridiction «Le gouvernement fédéral a des responsabilités dans ce projet, a admis Me Aubry, mais pas celles que croient les requérants (les Cris).La Convention prévoit qu'un seul régime de protection peut s'appliquer à un projet.Une peut y avoir de fusion de deux processus que si un projet relève de compétences mixtes, mais il n'y a jamais deux processus parallèles.» Mardi, l'avocat des Cris, Me James O'Reilly, a estimé que des champs de juridiction fédérale sont touchés par le projet Grande-Baleine, auquel les autochtones sont opposés et gui fait déjà l'objet de sept recours distincts devant les tribunaux.À cause de cela.Me O'Reilly estime que le gouvernement fé- déral n'a pas d'autres choix que de procéder à ses propres études d'impacts sur le projet, via l'administrateur fédéral de la Convention de la baie James.Un avocat spécialiste en matière environnementale, travaillant pour HydroQuébec, Me Michel Yergeau, a pour sa part estimé que les Cris ne cherchent rien d'autre «qu'à bloquer Grande-Baleine».cru, souvent excessif mais toujours direct, Me Yergeau s'est employé à ridiculiser la thèse défendue par les avocats des Cris voulant qu'une étude d'impact soit « une procédure d'enquête».Selon Me Yergeau, il est normal que ce soit Hydro-Québec qui procède aux études d'impact sur son propre projet.« Nulle part dans le monde y a-t-il quelqu'un d'autre que le promoteur qui évalue les impacts».«On dit que c'est scandaleux que ce soit le Québec qui décide si le projet doit aller de l'avant ou non, parce que la province a un intérêt dans ce complexe.A entendre les critiques, seul le gouvernement fédéral aurait la probité pour évaluer les impacts de Grande-Baleine.Foutaises! Et qui devrait venir, valider les études?Javier Perez de Cuellar?» , Plaidoyer d'Hydro Sur un ton parfois cynique, parfois «L'étude d'impact est une procédure' d'acquisition et d'analyse des connaissances, a-t-il affirmé.|e ne vois pas comment un castor étudié par le fédéral serait différent d'un castor étudié par Hydro-Québec».Enfin, Me Yergeau s'est employé à démontrer que les droits de chasse, de pêche et de piégeage des Cris «sont moins importants que le droit au développement sur ce territoire», en invoquant un article de la Convention qui précise que la protection du mode de vie traditionnel des autochtones est assujetti au développement du territoire.1 'U \u20221 Dans son plaidoyer, Me Yergeau n'a toutefois pas abordé les aspects constitutionnels du débat dont les avocats des Cris ont fait leur cheval de bataille.D'autres procureurs de la société d'État répliqueront aujourd'hui aux Cris sur ces points de droits spécifiques.LES MEILLEURES GARANTIES ET LES PRIX IMBATTABLES DES MATELAS SEALY CHEZ PASCAL.LA MAISON DU MEUBLE ET DE L'ÉLECTROMÉNAGER Une offre des nouveaux propeœtmœs de meubles pascal.DES DE 50 NOS MATE undeces rte, .*;«r * 50%sursa assortie.Pi )STU \u2022¦ jy.'i \u2022 .Zr.L- ' : 4 t expos CFCF6QO (mdio montreal) 7 1 m i ère communion de sa fille et n'a pas donné de nouvelles pendant 14 mois.Le 30 juin, il a obtenu le consentement de son ex-femme pour amener là fillette chez lui'avec l'entente qu'il l'a ramènerait le 7 juillet.La mère a téléphoné chez «on ex-mari à l'expiration de ce délai pour apprendre que l'enfant : testerait là-bas sous prétexte qu'elle était maltraitée à Sherbrooke, ce que la mère nie avec vigueur, k L'enfant n'avait jamais quitté Sherbrooke auparavant, a besoin de soins particuliers et ne connaît pas un mot d'anglais, selon sa mère.Celle-ci a téléphoné une deuxième fois au père, le 11 juillet, et ce dernier lui a répété qu'il garderait l'enfant là-bas et n'a pas permis de lui parler.«le suis inquiète et je pleure chaque jour, même si jessaie.de me contenir», a déclaré la mère qui place tous ses espoirs dantife procédure de Me Nadeau parce que le père, possédant la double citoyenneté canadienne et américaine, lui a représenté qu'il avait obtenu un droit de garde dans le New Hampshire.La mère met toutefois cette allégation en doute parce qu'«il riait au téléphone».Elle craint toutefois que le père ne monte la fillette contre elle.« En attendant, je reste à la mal-son en espérant un appel de ma fille ou, encore mieux, son retour», a-t-elle ajouté.La magistrature reporte l'audition du juge Pelletier ¦ Le Conseil de la magistrature du Québec a reporté au 29 août la tenue de son enquête sur le comportement du juge Céline Pelletier, de la chambre criminelle do la Cour du Québec à Montréal.Mme Pelletier, 46 ans, a fait valoir que son avocat, Me Pierre Poupart, n'est pas disponible pour l'instant.Au surplus, le juge Pelletier, arrêtée le 12 mai pour ivresse au volant, n'a pas encore comparu pour être accusée formellement.Elle se rendra en Cour municipale de Montréal le 31 juillet à cette fin.Le magistrat aurait enregistré un alcootest de 231 mg par 100 ml de sang, ce qui est trois fois la limite permise par la loi.Elle siège normalement depuis son arrestation, mais n'entend pas de causes de facultés affaiblies.£shi! Le juge Bernard Tellier, secrétaire du Conseil de la magistrature, a expliqué hier que le conseil était dans l'obligation d'ouvrir son enquête tôt, même si Mme Pelletier n'a pas encore comparu.En effet, la plainte contre le juge Pelletier émanant du ministre de la Justice, le conseil se devait d'ouvrir une enquête dans le mois qui a suivi le dépôt de la plainte.Saisie de cigarettes ! ! volées ¦ Des agents de l'Unité des crimes contre la personne de la Sûreté du Québec ont saisi, hier dul tin à Longueuil, 46 caisses de cigarettes volées d'une valeur de 92 000S (2000$ la caisse de 50 cartouches).' La cargaison provenait d'un chargement de 1340 caisses volé à un camionneur dans le parc de La Vérendrye, le 21 mai.Celui-ci avait été enlevé, séquestré et finalement retrouvé le lendemain.Il n'avait pas été blessé gravement.* Des accusations de recel devraient être portées contre les suspects trouvés en possession de la marchandise volée.L'enquête sur l'enlèvement et la séquestration du camionneur se poursuit.Un veau qui : ! a coeur HERSHEY.Pennsylvanie i bs Un veau porteur d'un coeur artificiel, électrique a établi mardi un record de longévité.Holly a déjà vécu 224 jours avec l'appareil prévu pour remplacer chaque année le coeur défectueux de 400 malades.Mais les chercheurs ignorent combien de temps encore Kolly survivra, car l'appareil ne pompe pas suffisamment de sang pour lui permettre de grandir.Pour les chercheurs de Pennsylvanie, la longévité du Veau indique que l'appareil pourrait tenir deux ans chez des patients humains.Holly a battu le record détenu depuis 1983 par un autre ;j nommé E.T. LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD118 JUILLET 1991 A'11 Cinq demandeurs d'asile arrivés le mois dernier sont détenus à Parthenais GEORGES LA MON ¦ Sur les 1000 demandeurs d'asile- qui sont arrivés au Québec le mois dernier,140 d'entre eux ont «lé^létenus pour une période plus bu moins longue (quatre jours en moyenne).Selon le directeur du Centre de détention d'immigration du Montréal métropolitain d'Emploi et'.Immigration-Canada, situé à l'hôtel Maritime de Montréal» Normand Racicot, on détient très peu de gens.Ceux qui sont véritablement détenus soit à Parthenais soit à Pinel, représentent en fait à peine cinq p.cent.Ainsi hier le Service d'Immigration-Canada à Montréal détenait 20 personnes à l'hôtel Maritime et cinq à Parthenais (cas sérieux).«Nous détenons seulement les gens qui sont en infraction de la loi, a expliqué, hier à La Presse, Normand Racicot.Ce sont effectivement des gens qui possèdent des^rasiers judiciaires, qui affi-cient des troubles de comportement très sérieux, en fait des gens qui représentent un danger pour le public.» Quant à la décision prise par Emploi et Immigration-Canada de fermer le centre de détention d'immigration de Windsor en Ontario, elle n'a, à son avis, aucune relation avec la politique d'im-migration suivie au Québec.D'ailleurs, au Québec aucun changement n'a été apporté dans cette politique.Le projet de loi C- 19 nouveaux feux de forêt : le beau temps accroît le danger Presse Canadienne QUÉBEC ¦ Le beau temps qui dure au Québec depuis plusieurs jours a contribué à une augmentation de l'indicé de danger de feu et à des probabilités plus élevées de feux de forêt.Ainsi, hier, le Service de protection contre le feu du ministère des Forêts a recensé 19 nouveaux feux de forêt, dont dix en Abitibi-Témiscamingue.Les nouveaux feux ont tous été contenus à de petites superficies.Sur la Côte-Nord, environ 230 combattants poursuivent les travaux d'extinction en bordure des périmètres des incendies forestiers de Betsiamites et de Forest-ville.Les deux feux importants n'ont pas progressé depuis les pluies du début de la semaine.11 y avait, hier, 36 feux en activité àiï Québec.Depuis le début de la saison, 760 feux ont détruit plus de 375 000 hectares de forêt.84 qui permettrait de détenir des personnes arrivant sans papier et ce jusqu'à ce qu'on soit satisfait de leur identité, est toujours en veilleuse.«Si on a décidé de fermer le centre de détention d'immigration de Windsor, au poste fronta- ux 1 1 lier avec les États-Unis, a précisé M.Racicot, c'est, je pense, avant tout une décision de «rationalisation par suite d'un manque de clientèle».Cette dernière sera di-* rigée vers la prison provinciale (aile des prévenus).» 11 existe cinq centres du genre en Ontario : S ' deux dans la région de Toronto, un à Windsor, un à Fort Érié et un à Ottawa.Selon M.Racicot, on ne peut absolument pas comparer la situation qui existe en Ontario et au Québec, même si l'immigration est régie par la même loi.Quant aux autres demandeurs du statut de réfugié, ils sont libres en attendant d'être convoqués pour leur enquête.Même ceux qui doivent être expulsés.À ce sujet d'ailleurs, M.Racicot soutient que la majorité d'entre eux peuvent garder leur liberté.On leur \" -4 demande tout simplement de se présenter a la date et à l'heure indiquées pour leur départ.Il reconnaît toutefois qu'une bonne partie d'entre eux, soit 30 p.cent, ne se présentent pas au moment venu.Ils font alors l'objet d*uri mandat d'amener.SI VOUS N AVEZ PAS REÇU VOTRE LIVRET DE BONS, APPELEZ AU CENTRE DE SATISFACTION À LA CLIENTÈLE: 1-800-363-5039 XXVIIe fmà JtsJiax, (/a Quéi&c-itc 799f LAVAL.25 ANS D'AMOUR ET D'AMITIÉ En tant que commanditaire officiel, Ultramar s'engage à verser 10c aux Jeux du Québec pour chaque bon-rabais échangé aux stations-service Ultramar participantes.[Ultramar] On n'a pas fini de vous en donner.fi Transférer votre prêt hypothécaire à la Banque Nationale, c'est avantageux sur tous les points ! \u2022 Aucuns frais de transfert À la Banque Nationale, vous ne payez aucuns frais de transfert de votre prêt hypothécaire.\u2022 Remboursement des frais de fermeture de dossier Les frais de fermeture de dossier à votre institution financière sont assumés par la Banaue Nationale, iusau'à concurrence de 150$.\u2022 De plus, vous recevez un bon d'achat d'une valeur de 24,95$, échangeable au CLUB Multi-points.Informez-vous sans tarder.Cette offre a une durée limitée ! \u2022i.BANQUE NATIONALE .* \u2022 ; .s * Notre banque nationale \u2022Ut*i \u2022 Eli 9 Vidéotron lté© TVA CKAC73AM 1 1 Fiducie SunLife 10,0% 5 ANS CPC Taux sujet a changement 1-800-387-1298 \u2022 (514) 398-0468 Économie 481 RUEVIGER Renseignements de location 842-8636 Ë/CANDEREL A12 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD118 JUILLET 1991 ¦ : 85 MONTRÉAL \u2022 % - 1887,57 (+1.16) (+0,06%) TORONTO 3541,83 (+6,38) (+0.16%) NEW YORK 2978,76 (-5.14) (-0.17%) DOLLAR CANADIEN I ( \u2014 PÉTROLE (N.-Y.) 1 .-y».:\u2022 22,15$ (+0,50$) «Ce* *: ' *\\ v - ¦ - \u2014 OR (N.-Y.) Le Taj Mahal sous la de la loi des - \\ A l Associated Press - ATLANTIC CITY, N.J.^ ^V^^pv-.\u2022 \u2022 S>< ?M iy'.s'jXï \u2022 ,' \u2022¦ v:.:\u2022'> ; ' x.X'\" e somptueux casino Taj Mahal, ouvert en 1990 par le financier américain Donald Trump à Atlantic City (New fersey), s'est placé sous la protection du régime des faillites et compte ainsi se refaire une santé.L'avenir reste cependant plus qu'incertain pour cet ensemble surnommé «la 8e merveille du monde».Des responsables du groupe Trump se disaient optimistes mardi de pouvoir ainsi régler des dettes qui s'élèvent à 675 millions de dol- lars.r.- &5 Modernisation des destroyers: Litton s'entend avec Ottawa MIVILLE TREMBLAY itton Systems, de Toronto, a HB réglé à l'amiable un conflit avec son client, le gouvernement fédéral, et ses sous-traitants MIL Davie et Pratt & Withney, concernant la modernisation de quatre vieux destroyers, un projet connu sous le nom de code TRUMP.Dorénavant, stipule l'entente entre les partie, les sous-traitants vont se rapporter directement au gouvernement fédéral.Litton n'agira plus comme maître-d'oeuvre des travaux, mais demeurera responsable de l'intégration des systèmes de combat.Rappelons qu'une solution analogue a été suggérée pour la résolution de l'autre conflit important, qui sépare toujours MIL et la St John's Shipbuilding, à l'égard du programme de construction de six frégates.Ce dossier est devant le tribunal et la cause sera entendue le 6 août.Dans l'affaire des destroyers, le 11 avril dernier, Litton Systems Canada avait intenté des poursuites en cour fédérale contre la Couronne, MIL Davie, Pratt & Withney et MSEI au sujet de «disputes contractuelles non résolues».Tous les recours sont maintenant abandonnés.L'entente met fin à plus d'une année de négociations entre le gouvernement fédéral et la société Litton.Les modififications au contrat seront parachevées au cours de l'été.Ce programme, dont la valeur initiale était de 1,3 milliard, est en retard de 20 mois sur le calendrier prévu, notamment à la suite de nombreux changements dans les plans fournis par Litton, explique Mme Lillian Eigl, porte-parole du Groupe MIL.La part de son entreprise est de 300 millions pour les quatre navires de guerre.L'aide fédérale de 263 millions et l'aide provinciale de 100 millions au chantier naval de Davie permettent de compenser non seulement les dépassements de coûts des six frégates, mais aussi les dépassements encourus pour le radoub des quatre destroyers de classe Tribal.«L'entente d'aujourd'hui est un nouveau pas de franchi dans la résolution des conflits qui ont marqué le programme de construction navale.Toutes les parties peuvent maintenant concentrer leurs efforts à réaliser le projet, tout en respectant le calendrier et la valeur initiale du contrat», a déclaré M.Paul Dick, le ministre fédéral des Approvisionnements et Services.«Le moment où survient la restructuration est idéal», affirme pour sa part M.Tom McGuigan, président de la société Litton, «car le premier navire vient juste de terminer les essais en mer que lui a fait subir l'entrepreneur, et ce, avec d'excellents résultats.» Le deuxième navire est encore dans la cale sèche de Davie, à Lauzon.Hibernia publie un appel d'offres et oublie le Québec LAURIER CLOUTIER ibernia, ce méga-projet de forage pétrolier de 5,2 milliards au large de Terre-Neuve, a publié hier un appel d'offres d'importance, mais pas au Québec, ni en français.Cet impair attise les critiques que s'est déjà valu Hibernia depuis son lancement il y a un an.Ottawa contribue à la moitié du financement du projet de Clyde Wells, avec 2,7 milliards, soit 1,04 milliard de subventions et 1,6 milliard de garanties de prêts.La part québécoise des subventions fédérales équivaut à près de 700 millions.Le ministre québécois de l'Industrie Gérald Tremblay a rejoint récemment le député péquiste, Jean Garon, pour réclamer plus de 660 millions des retombées.Mais pour soumissionner, les firmes du Québec doivent pouvoir prendre connaissance des appels d'offres.Celui d'hier, le deuxième d'une série, fut publié dans trois journaux de St.Johns \u2014 dont un de Clarenville (la municipalité de 3000 habitants la plus rapprochée du projet)\u2014 et dans le G/obe & Mail, de Toronto.Le Groupe MIL, qui est en train de répondre à «des volumes» de questionnaires en vue de soumissionner, n'avait pas vu l'appel d'offres hier.«Ce n'est pas normal de ne pas le publier au Québec», déclare la porte-parole, Lillian Eigl.MIL demeure la compagnie canadienne « la plus expérimentée» dans le forage offshore et s'est joint à une entreprise en coparticipation, Trinity Bay Offshore Contractors, de St.Johns, avec plusieurs firmes du Canada et une d'Angleterre.Gérard Barsalou, directeur général des Ressources humaines des ingénieurs SNC, «impliqué depuis le début dans Hibernia».ne pouvait expliquer les défauts de l'appel d'offres.C'est Newfoundland Offshore Contractors (NOC), de Montréal, qui a publié l'appel d'offres.SNC, Monenco et quelques autres ont formé NOC à la suite de l'obtention du contrat de 360 millions de l'ingénierie et de la gestion des appels d'offres.Pour sa part, Bill Simpkins, porte-parole d'Hibernia, à St.Johns, explique que «nous espérons obtenir plusieurs soumissions de Montréal.La plupart des compagnies intéressées ont des bureaux à St.Johns ».Retombées à venir Le contrat du premier module sera accordé en septembre, les quatre autres, le printemps prochain.Au bureau du ministre fédéral Benoit Bouchard, responsable du Québec au sein du cabinet, on vérifiait hier l'appel d'offres et son impact sur la répartition des retombées, déclare le porte-parole, Martin Dupuis.Les ministères de MM.Benoit Bouchard et Gérald Tremblay ont mis sur pied le Bureau de surveillance des retombées au Québec mais le responsable, Jean Émond, n'était pas disponible hier.Dominique Lambert confirme que le ministre Tremblay suit les retombées de près et communiquera avec Hibernia aujourd'hui au sujet de l'appel d'offres.Bill Simpkins souligne qu'Hi-bernia a créé jusqu'ici autant d'emplois à Montréal qu'à St.Johns, soit 500 dans les deux cas.Claude Picher Porteurs de journaux.Lithographie de Georg Scholz, 1922.Les années folles MIVILLE TREMBLAY « M ous qui avez un foyer, aidez ceux dont la maison est détruite à se relever», crie une belle affiche accrochée dans la première salle de l'exposition Les années 20, l'âge des métropoles, à voir au Musée des beaux-arts de Montréal.L'emprunt national servira à la reconstruction de la France, dévastée par la Grande Guerre.L'obligation porte un intérêt de 6 p.cent \u2014 net d'impôt\u2014 précise l'affiche.L'heure est aux réparations et l'esprit à la vengeance.La paix de Versailles dictée par les vainqueurs impose un très lourd fardeau à l'Allemagne.À Londres, un jeune et obscur bureaucrate publie The Economie Consequences of the Peace.L'auteur, John Maynard Keynes, y démontre que les vaincus ne parviendront jamais à payer un tel tribut.Il a raison.Pour s'en sortir, la République de Weimar fait rouler la planche à billets.En 1923, à travers l'Allemagne, 1783 presses impriment des marks jour et nuit.L'inflation est un délire.Un timbre poste coûte ce que valait une villa quelques années plus tôt.Les prix sont 1250 milliards de fois plus élevés qu'en 1913.En 1923, quand une réforme monétaire parvient à stabiliser l'inflation, un dollar américain s'échange contre 4,2 milliards de marks! La monnaie ne vaut plus rien, tous les épargnants sont lavés.Les Allemands s'en rappellent encore.Pas étonnant que leur banque centrale soit si obsédée par l'inflation.Le Patron.Lithographie de Georges Grosz.Les grandes entreprises telles Siemens, BASF, Bayer & Hoechst et Thysen parviennent malgré tout à accroître leur puissance.Dans l'automobile, Daimler et Benz fusionnent leurs opérations tandis que BMW démarre les siennes.L'Allemagne s'est industrialisée tardivement, mais dans les années 20, elle surpasse l'Angleterre, notamment dans la production d'acier et l'étendue de son réseau de chemin de fer.Chez nous, à la même époque, l'économie est florissante.Le 18 juin 1927, La Presse \u2014 «Le plus fort tirage quotidien de tous les journaux du Canada» \u2014 annonce en primeur que «la dette de la province serait de nouveau réduite d'un million de dollars cette année», rappelle une copie présentée dans l'exposition.Un surplus budgétaire n'est certes pas très esthétique, mais sa rareté lui mérite une place au musée.Le premier-ministre Louis-Alexandre Taschereau SUITE A LA PACE A 17 a i V' : 0H La TPS qui ne rapporte rien.i Ainsi donc, la TPS a rapporté 1,2 milliard à Ottawa au cours du seul mois d'avril, nous a appris hier le ministère des Finances.Si on ajoute cela aux 23.milliards du premier trimestre, ce sont donc 3,4 beaux milliards que le gouvernement fédéral est ainsi venu chercher dans nos poches en quatre mois.Ces chiffres sont conformes aux prévisions.Il y a un mois, certes, le ministère a annoncé que la TPS, au premier trimestre, avait rapporté 400 millions de plus que prévu.Mais il ne s'agit pas là d'argent que les Canadiens ont payé en trop.Ces 400 millions sont essentiellement at-tribuables au fait que les entreprises, contrairement à ce qu'on prévoyait, ont pris l'habitude de faire leurs rapports au mois plutôt qu'aux trois mois.Ottawa a donc empoché plus tôt que prévu de l'argent qui lui était du de toute façon.Pour le reste, compte tenu des variations saisonnières et des crédits versés aux ménages à faibles revenus, on s'at- r tend à ce que la TPS, pour l'ensemble de 1991, rapporte 19 milliards au fédéral, comme prévu.Les plus altruistes d'entre nous seront portés à reconnaître avec philosophie que c'est pour la bonne cause.La TPS fait mal, sans doute, mais si cela peut aider le gouvernement à sortir ses finances publiques du marasme, si cela peut contribuer à réduire la scandaleuse dette que nous nous sommes mis sur nos épaules et sur celles de nos enfants, c'est, au fond, tant mieux.Hélas, on ne peut même pas dire ça.Depuis le 1er janvier, Ottawa ne perçoit plus son ancienne taxe de vente sur les produits manufacturés, qui a été supprimée avec l'introduction de la TPS.Or, cette ancienne taxe lui rapportait dans les.19 milliards! Quand Michael Wilson déclarait, au plus chaud du monumental débat sur la TPS, qu'Ottawa ne ferait pas plus d'argent qu'avant avec la TPS, peut-être n'avait-il pas si tort que ses détracteurs l'affirmaient.Parti com- me on l'est, Ottawa ne fera pas une cent avec sa TPS; cette année, en tout cas.Un instant! Partout autour de nous les prix montent.Tout le monde attribue cela à la TPS.Pas seulement les commerçants; même une agence aussi impartiale et aussi respectée que Statistique Canada le dit.Comment expliquer cela?Par une entourloupette: si la TPS ne coûte rien aux contribuables, elle coûte un bras aux consommateurs! Massivement, comme le craignaient les adversaires de la TPS, les entreprises se sont contentées d'ajouter la TPS à leurs structures de prix existantes.Certaines d'entre elles en ont même profité pour augmenter odieusement leurs prix sur le dos de la TPS.Certes, cela ne s'est pas produit partout.Dans l'automobile, où les ventes étaient en recul de plus de 20 p.cent par rapport à l'an dernier, les épargnes réalisées par les entreprises depuis la suppres- T sion de l'ancienne taxe de vente sont largement transmises aux acheteurs.Mais ce n'est pas la règle, comme on peut le voir tous les jours sur le terrain.Tiens, puisqu'on parle de terrain! J'ai vu, cette année, un terrain de golf augmenter ses tarifs de 27 p.cent.Et j'ai vu, de mes yeux vu, la direction du terrain tenter d'expliquer à des clients sidérés que c'était à cause de la TPS.Cela est carrément malhonnête.Même en supposant une inflation de 6 p.cent, même en ajoutant une TPS de 7 p.cent (la TPS provinciale ne touchera les terrains de golf que Pan prochain ), même en accordant un enrichissement normal pour les propriétaires du terrain, même en admettant que la demande augmente, rien ne justifie une telle augmentation.Rien, surtout, ne permet à l'entreprise de tout mettre sur le dos de la TPS.Autour de vous, vous avez sans doute vu des dizaines d'exemples du genre.Le pari de Michael Wilson, en introduisant la TPS, c'est que la libre concurrence finira par triompher.Six mois plus tard, ce n'est pas évident.Beaucoup d'en- ?i-onfîrAi- «-»'i->r-»» HOC \\ir\\11111 ta *\u2022 A \u2014r\\ /la «-\u2022«¦_ UvplltfW uni puj .v.v.|/| VIIUI V UW i i > ques avec cette nouveauté qu'est la TPS; elles se sont en quelque sorte protégées contre l'inconnu en balançant la nouvelle taxe par-dessus leurs prix.D'autres ont odieusement tenté de profiter de l'occasion pour faire la passe.Évidemment, dans tous les cas, ces prix devront être ajustés.Des prix.augmentés en janvier à cause de la TPS resteront peut-être inchangés pendant plus d'un an ( alors qu'ils auraient monté bien avant cela de toute façon).Quant aux augmentations les plus hideuses, elles vont simplement diriger la clientèle chez les concurrents, jusqu'à ce que les coupables se ravisent.Le temps donnera probablement raison à Michael Wilson.Le plus tôt sera le mieux, parce qu'entretemps, à ce boutai de l'échelle, ça commence à faire mal.V LA PRESSE, MONTREAL, JEUD118 JUILLET 1991 .A 13 noflashes VIDÉOTRON: forte réduction du bénéfice en 9 mois Avec un intérêt majoritaire dans Télé-Métropole et l'exclusivité du système de télévision active Viodéoway, la société montréalaise de télédistribution Vidéotron Ltée publie pour neuf mois terminés en mai un bénéfice de sept millions (ou deux cents l'action) qui représente un recul de 60 p.cent sur les profits de 17,6 millions, ou 32 cents l'action, réalisés au cours de l'exercice antérieur correspondant.Le chiffre d'affaires de l'en-', treprise oeuvrant aussi en Grande-Bretagne s'est élevé à 358,5 millions, un progrès de 13 p.cent sur les 317,5 millions de la période précédente, entre autres grâce à l'apport nouveau de Réseau Pathonic Inc.Les administrateurs expliquent la baisse des profits par les frais de rationalisation de 4,5 millions encourus par Télé-Métropole Inc.ainsi que l'augmentation des frais financiers, passés à 13 millions, qu'ont entraînés la modernisation ou l'installation des réseaux tant au Canada qu'au Royaume-Uni, de même que la commercialisation de Vidéoway, dont 80000 terminaux sont installés au Québec.m Un redressement chez RADI0MUTUEL ¦ Exploitant diverses stations radiophonique et détenant la moitié du capital-actions de la chaîne de télévision MusiquePlus, la société Radiomutuel Inc.de Montréal annonce pour neuf mois terminés en mai un bénéfice de 315000 $ (ou 6 cents l'action), en forte hausse sur les 40000$ (ou un cent l'action) qu'avait rapportés l'exercice antérieur correspondant.Le chiffre d'affaires n'ayant progressé parallèlement que de 16,3 p.cent en passant à 28,6 millions contre 24,6 millions, un porte-parole a expliqué que les frais d'exploitation sont généralement fixes dans l'industrie de la radio ou de la télédiffusion, et que l'augmentation des profits peut y être rapide aussitôt que les dépenses de base sont couvertes.«On peut dire que Radiomutuel est sortie de la récession, mais n'oublions pas que les bénéfices de 1989 ont été près de deux fois supérieurs à ceux que nous publions aujourd'hui», a-t-il conclu.LOGEMENT: relatif progrès aux E-U.en Juin ¦ Quoique leur niveau semestriel reste inférieur de 25 p.cent à celui de la première moitié de 1990, les mises en chantier de logements aux États-Unis en juin ont progressé de cinq p.cent par rapport au mois précédent, mai ayant lui-même apporté une infime avance de 0,1 p.cent sur avril.Le nombre des ouvertures de chantiers résidentiels en juin a cependant atteint 1,04 millions en termes désaisonnalisés, le plus haut niveau depuis novembre dernier, souligne le ministère du Commerce.La poussée survenue le mois dernier est nettement supérieure aux prévisions des experts, qui s'attendaient à deux p.cent, et elle semble confirmer la reprise dans cette industrie.Les analystes voient un autre signe encourageant dans le bond de 3,7 p.cent observé le mois dernier dans les demandes de permis de construire, la sixième augmentation mensuelle consécutive, et leur quantité représente un million d'unités en rythme annuel.Un placement de 150 millions chez REPAP ¦ Avec des usines au Nouveau-Brunswick, au Manitoba, en Colombie-Britannique et dans le Wisconsin, la société papetière des Entreprises Repap Inc.annonce de son siège social à Montréal le placement privé de bons de souscription spéciaux pour une valeur de 150 millions et échangeables contre des debentures convertibles portant intérêt au taux de 8,5 p.cent.Voué principalement à réduire les dettes à long terme et améliorer le fonds de roulement de la compagnie, les bons sont émis en vertu d'un prospectus permettant aussi l'émission des actions à droit de vote subalterne sous-jacentes.Les debentures, convertibles en tout temps en lesdites actions subalternes au prix unitaire de 6,75 $ US, sont remboursables au pair après trois ans et demi et peuvent être remboursées, à l'échéance au 3e trimestre de 1997, en actions à droit de vote subalterne.Disant par ailleurs avoir complété un plan quinquenal d'immobilisations d'une valeur de 2,3 milliards, dont 238 millions en dispositions environnementales, Repap juge enviables ses chances de rentabilité.Robert Campeau poursuit sa contre-attaque en cour ¦ Le financier franco-ontarien Robert Campeau, dont l'ex-empi-re a connu des jours meilleurs, a introduit un nouveau recours visant cette fois à obtenir le rejet partiel de la poursuite en recouvrement de 8,6 millions intentée contre lui par les administrateurs de l'entreprise dont il a été limogé en tant que PDG en août dernier, soit Campeau Corporation.La compagnie demande aussi la restitution de biens que le défendeur détiendrait indûment à son détriment, notamment huit toiles de maître, deux automobiles et de l'équipement téléphonique.Dans une requête introduite lundi en fin d'après-midi, M.Campeau et son épouse Isle prient notamment la justice de l'Ontario de n'entendre la poursuite de la Corporation qu'après celle de 86 raillions que les Campeau viennent eux-mêmes d'intenter à l'entreprise en alléguant la malveillance et le préjudice porté à leur réputation.Un semestre de pertes sévères pour CP FORETS 6 La récession a prolongé ses effets néfastes pour la compagnie des Produits forestiers Canadien Pacifique Ltée, dont le semestre complété en juin s est soldé par une perte de 106,5 raillions (ou 2,42$ par action) comparativement à un bénéfice de 11,4 millions (soit 26 cents l'action) au terme de la première moitié de 1990.Le chiffre d'affaires a été 1,05 milliard, en baisse de 15 p.cent sur 1,2 milliard précédemment.Considéré séparément, le 2e trimestre s'est conclu par un déficit de 56,4 millions (ou 1,28$ l'action) alors que la même période avait apporté 6,6 millions de bénéfice, soit 15 cents l'action, l'an passé.Les ventes ont été de 532,8 raillions, en baisse de 15 p.cent sur 632 millions précédemment.Un porte-parole a déclaré que le recul semestriel s'expliquait «par la détérioration des marchés dans tous les secteurs» ainsi qu'à la baisse des prix de vente, les dépenses d'intérêt s'accroissant avec le volume des emprunts.Un trimestre de stabilité pour ASTRAL ¦ Annonçant pour l'automne l'entrée en onde d une nouvelle chaîne de télévision facturable, la société montréalaise Astral, qui oeuvre dans les communications, la télédiffusion, les divertissements ainsi Astral a Communications que des services reliés à la vente au détail, publie pour son 1er trimestre terminé en mai un bénéfice de 1,5 million (ou 18 cents l'action) légèrement moindre aue celui de 1,6 million (ou 20 cents l'action) réalisé au début de l'exercice précédent.Le chiffre d'affaires a été de 69,4 millions contre 73 millions, une baisse de 4.6 p.cent.La compagnie impute le fléchissement des ventes à ses secteurs de divertissement et de photographie, ou se prolongent les effets dé la récession.Astral est 1 actionnaire principal d'un nouveau canal de télévision, Viewer's Choice Canada, qui devrait ajouter en septembre prochain son programme au choix des fidèles du petit écran.Ci t pes Français achètent CABLES CANADA à Noranda ¦ Le géant canadien Noranda Inc., de Toronto, annonce la conclusion de la vente de sa filiale Câbles Canada Ltée \u2014 dont !« marque de commerce est Canada W7re-\u2014 à la société parisienne Alcatel Câble, le plus grand producteur de câble au monde avec un chiffre d'affaires de 5,3 milliards de dollars can.Fondée en 1911, Câbles Canada, qui fabrique des systèmes de transmission par fibre optique en plus d'une variété de câbles, exploite 13 usines employant quelque 2200 personnes.Le montant de la transaction n'a pas été précisé.De son côté, Alcatel Câble regroupe 70 entreprises et 105 usines occupant au total environ 19000 personnes dans 25 pays.On annonce en outre que Câbles Canada s'appelera désormais Alcatel Câbles Canada et que la marque de commerce deviendra Alcatel Canada Wire.Une compagnie hollandaise, Alcatel n.v., entreprise de télécommunica-' fions d'envergure mondiale, détient 66 p.cent du capital-actions d'Alcatel Câble.Statistique Canada parle d'une «reprise possible» CLYDE GRAHAM de la Presse Canadienne OIT A WA ¦ Statistique Canada a annoncé hier que de plus en plus de signes viennent confirmer une croissance économique pour le second trimestre de cette année.Mais l'agence fédérale reste prudente et parle seulement d'une «reprise possible» de l'économie, notant que le taux de chômage demeurait toujours élevé en juin.Pourtant, la semaine dernière, îe premier ministre canadien Brian Mulroney avait déclaré que la récession, qui a débuté en avril 1990, était bien terminée.«Notre économie continue de croître, nous sommes sortis de la récession maintenant», avait-il dit au cours d'un voyage en Irlande, arrêt qu'il avait effectué avant de se rendre cette semaine au sommet des sept principaux pays industrialisés à Londres.Un nombre croissant d'économistes abondent d'ailleurs dans le même sens que M.Mulroney.Mais Statistique Canada demeure sur ses gardes dans sa publication mensuelle de juillet, consacrée â l'état de l'économie du pays.«Il y a eu certains signes mon- trant que l'économie s'est ralter-mie au début du second trimestre, après une chute rapide au tournant de l'année», souligne l'agence fédérale.Le document indique qu'une hausse de l'emploi et de la construction de maisons en avril et mai, ainsi qu'une forte croissance de l'ensemble de l'économie en mai, sont des signes positifs confirmant une reprise économique.Il ajoute que la hausse de l'indice précurseur \u2014 le principal indicateur de Statistique Canada sur les perspectives économiques \u2014 pour le mois d'avril «augmente les chances de conserver ces gains».Mais, précise-t-on, il existe aussi des points négatifs: les emplois, dont ceux â plein temps, ont diminué en juin et le taux de chômage a grimpé â 10,5 p.cent.L'agence fédérale s'est basée sur des données disponibles en date du 5 juillet dernier.Mais depuis, d'autres indicateurs ont témoigné d'une remontée de l'économie.Ainsi, lundi, l'Association des courtiers en immeuble a rapporté une autre augmentation de la revente de maisons en juin.Et mardi, Statistique Canada annonçait une hausse des expéditions des manufacturiers au pays.Recul de la consommation mondiale de pétrole Ml VILLE TREMBLAY ¦ L'an dernier, la consommation mondiale de pétrole a reculé pour la première fois depuis 1983, révèle la dernière édition du BP Statistical Review of World Energy, la bible des analystes de l'énergie.Selon les données compilées par la British Petroleum Company, le recul de 0,2 p.cent s'explique par une croissance économique plus lente, un temps plus clément en Europe, et les difficultés économiques de l'URSS et de l'Europe centrale.Au Canada, la consommation a reculé de 2,5 p.cent.L'essence n'a fléchi de que 0,6 p.cent, mais les baisses furent beaucoup plus marquées dans les types de carburant utilisés par l'industrie.La consommation de pétrole a cependant calé de 7,1 p.cent en URSS et de 13,8 p.cent en Europe centrale! Pendant ce temps, les pays en développement, particulièrement ceux d'Asie, ont enregistré des hausses sensibles.La production mondiale de pétrole a évolué en sens inverse de la consommation, avec une aug- mentation de 1,4 p.cent.Le pétrole bloqué par l'embargo Détro-lier imposé à l'Irak et au Kowait occupé a été plus que compensé par des augmentations de 27 p.cent en Arabie Saoudite, de 18,5 p.cent dans l'Émirat d'Abu Dhabi, de 9,8 p.cent en Iran, et de 18,3 p.cent au Venezuela.En conséquence, les stocks mondiaux ont beaucoup augmenté, particulièrement dans les pays de l'OPEP.Les réserves .Au Canada, la production a connu une modeste progression de 0,7 p.cent, la portant à 1960 millions de barils par jour.La différence de 345 millions de barils entre la production et la consommation quotidiennes fut largement exportée aux États-Unis.Sur la planète, les réserves prouvées de pétrole sont demeurées stables l'an dernier.Mais en raison d'importantes découvertes réalisées en 1987 et en 1989, leur niveau est environ 43 p.cent supérieur à ce qu'il était au cours des années 70 et la première moitié des années 80.Sans découvertes additionnelles et au rythme de production actuel, ces réserves dureraient 44,4 ans.Au Canada, les réserves prouvées de pétrole ont fléchi de 2,4 p.cent l'an dernier, pour s'établir à 8,1 milliards de barils.Sans découverte additionnelle, au rythme de production actuel, ces réserves dureront 10,9 ans, comparativement à 13,1 ans, un an plus tôt.Hier, par ailleurs, l'Association pétrolière canadienne publiait des chiffres qui découpent la réalité différemment.Selon elle, les réserves totales de brut dans les champs pétrolifères en exploitation ont chuté de 6,7 p.cent, pour s'établir 4,4 milliards de barils.Ses données n'incluent cependant pas les réserves des sables bitumineux, ni celles des régions frontières qui ne sont pas exploitées présentement.«C'est le même scénario qui se répète depuis cinq ans et nous prévoyons la même chose pour les dix prochaines années», affirme M.Hans Maciej, vice-président de l'association.Vingt-sept p.cent de la production de l'année dernière a été remplacée par de nouvelles découvertes de pétrole.Toujours selon l'association, les réserves de gaz naturel ont connu une réduction de moins d'un p.cent et sont estimées à 71,7 billions de pieds cubes.Selon les données de BP, la production mondiale de gaz naturel a suivi la consommation avec une progression de 2 p.cent.Au Canada, grâce aux exportations, la production a augmenté de Kl p.cent, tandis que la consommation reculait de 4,3 p.cent.Les Sept reconnaissent l'importance d'en arriver à un accord au GATT Agence France-Presse LONDRES ¦ Reconnaissant l'importance décisive d'un succès dans les négociations commerciales du GATT pour l'économie mondiale, notamment l'intégration des pays d'Europe centrale et orientale, les dirigeants des Sept se sont engagés à ce que ces négociations se concluent sur une note positive avant la fin de 1991, selon la déclaration économique du Sommet de Londres.Les désaccords persistants sur les subventions agricoles peuvent encore empêcher une conclusion positive des négociations sur la libéralisation du commerce mondial (Uruguay Round) malgré l'engagement des pays du G-7 d'arriver à une solution avant la fin de l'année, a estimé hier le premier ministre canadien, M.Brian Mulroney.L'unanimité s'est faite sur la nécessité d'une conclusion des négociations en cours depuis quatre ans mais «sur le moyen d'y arriver il y avait beaucoup moins d'unanimité», a dit M.Mulroney.Si aucun accord n'est trouvé d'ici la fin de l'année, tout pourrait être perdu, a-t-il estimé.L'an prochain est une année électorale aux États-Unis et «c'est une année difficile pour tout le monde», a-t-il ajouté.«Garder les pays en voie de développement hors de nos marchés» en accordant des subventions oui totalisent 300 milliards de dollars pour tous les pays de G-7 «a un très sérieux impact sur les pays en voie de développement qui peuvent tirer beaucoup plus d avantages du commerce que des subventions», a-t-il ajouté.URSS La déclaration est brève sur le dossier soviétique, renvoyé aux discussions qui s'ouvraient avec Mikhail Gorbatchev juste après*la clôture officielle du Sommet.Se déclarant prêts à aider l'Union soviétique à s'intégrer à l'économie mondiale, les Sept se déclarent «préoccupés par la détérioration de l'économie soviétique» et ses conséquences pour les pays de l'Est européen.Ils demandent â Moscou «des réformes visant à développer l'économie de marché» et la mise en place d'un «cadre clair» définissant les relations entre le Centre et les Républiques.Des félicitations Les Sept félicitent les pays en développement des progrès accomplis dans le domaine de la libéralisation politique et des réformes économiques, mais ils renvoient au Club de Paris la responsabilité de récompenser ces efforts par un nouvel allégement de la dette des pays les plus pauvres et de certains pays à revenu intermédiaire.Alors que la Grande-Bretagne et la France notamment étaient venues à Londres avec des propositions chiffrées pour les pays les plus pauvres, demandant des annulations de dette supérieures à 50 p.cent, la Déclaration s'en tient à un appel au Club de Paris pour qu'il négocie au cas par cas des mesures d'allégement allant «bien au-delà» du traitement accordé au Sommet de Toronto en 1988 (réduction d'un tiers).De la même manière, le Sommet indique aux pays à revenu intermédiaire que les traitements de faveur accordé pour des raisons politiques à la Pologne et à l'Egypte (annulation de la moitié de leur dette) sont «exceptionnels» et demande au Club de Paris un examen au cas par cas.Pour conforter les réformes qui y sont entreprises, les Sept jugent «vital pour les pays d'Europe centrale et orientale d'élargir leurs marchés à l'exportation» et s'engagent à «améliorer l'accès à nos marchés pour les produits et ser- vices de ces pays, y compris dans des secteurs tels que l'acier, les textiles et les produits agricole ».Les Sept se prononcent également pour une intensification des contacts entre participants du marché pétrolier, prolongeant l'amélioration des relations entre producteurs et consommateurs de brut enregistrée à l'occasion de la crise du Golfe.Au chapitre de l'environnement, les Sept qualifient d'«évè-nement majeur» la Conférence des Nations unies sur l'environnement et le développement (CNUED) qui aura lieu en 1992 et s'engagent à oeuvrer pour son succès.L'INSTITUT CANADIEN DES PRODUITS PÉTROLIERS ANDRÉ DUMAIS Monsieur Claude F.Brouillard, président de l'Institut canadien des produits pétroliers (ICPP), est heureux d'annoncer la nomination de Monsieur André Dumais, vice-président marketing, Québec et Maritimes, Produits Shell Canada Limitée, comme président de la division du Québec de l'ICPP.Monsieur Dumais possède une vaste expérience dans le domaine pétrolier.Il est responsable de tous les aspects de la planification des ventes et de l'implantation des stratégies de commercialisation de la société Shell sur le territoire du Québec et des provinces de l'Atlantique.L'Institut canadien des produits pétroliers est le porte-parole national pour les secteurs du raffinage, de la distribution et du marketing de l'industrie pétrolière du Canada.| PHOTOCOPIES URGENTES?| En noir?^En couleurs?De qualité?À bas prix?Vite faites?Toutes grandeurs?Alors, adressez-vous à v | CrRIRCr 385-9400, 45, RUE JARRY EST i I JVima«V 8h3Q ^ 20h, Samedi 10h30 à 16h J \\ pour mois 2500 POINTS OFFERTS, CETTE SEMAINE, DANS LA PRESSE.Si vous êtes membfc du CLUB entiez le code sulvonl Une voiture qui aliie le plaisir de la conduite en plein air avec celui de conduire une BMW.Plaisirs qui comprennent un six cylindres de 168 ch cd'une douceur presque miraculeuse» (Motor Magazine) et un intérieur tout cuir qui loge amplement quatre personnes.Ceux qui souhaitent voir une voiture «unique» dans le monde de l'automobile (Auto Motor und Sport) devraient 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\u2014 Cours des denrées transmis mercredi par le ministère fédéral de l'Agriculture: Beurre: Commission canadienne de l'industrie laitière, prix d'achat le kg: 39-92: 5.331$: 40-93: 5,331$: prix du gros au détail-i lant: 7.010$.Fromage cheddar au kg, première catégorie, blanc: 5.381$: première cat., coloré: 5.388$.\u2022 Produits concentrés (sac de 20 kg): lait écrémé en poudre, pulvérisé: 3,140$ le kg: pour bétail: \u2014 le kg; poudre de babeurre, pulvérisé: 2.560$ le kg: pour bétail: \u2014 le kg: poudre de lactosérum, pulvérisé: 0.580$; pour bétail: 0.420$ le kg.Oeufs: prix de gros aux détaillants à Montréal, en carton de 12.A-extra-gros: 1.455$; A-gros: 1.435$; A-moyens: 1.376$; A-petits: 0.935$.Prix payés aux producteurs d'oeufs au Québec: A-extra-gros: 1,10$; A-gros: 1.10$; A-moyens: 1.04$; A-petits: 0.60$.Prix payés aux producteurs d'oeufs en Ontario: A-extra-gros: 1.07$; A-gros: 1.07$; A-moyens: 1.00$; A-petits: 0.55$.Pommes de terre (prix du grossiste au détaillant, marché de Montréal): Québec, brossées: 17.50-20.00$ le sac de 50 Ib; \u2014 le sac de n Ib; \u2014 le sac de 10 Ib; extragrosses: \u2014 le sac de 50 Ib.Québec lavées: 9.50-11.25$ le sac de 50 Ib; 4.90-5.35$ le sac de 20 Ib; 2.21-2.37$ le sac de 10 Ib; extragrosses: 10,50$ le sac de 50 Ib.Ile-du-Prince-Edouard, brossées: \u2014$ le sac de 50 ib; \u2014$ le sac de 20 Ib;-le sac de 10 Ib; extragrosses: \u2014$ le sac de 50 ib.S25 P AG 122W \\Wi P S25 S25 P NVS22V} «22'* P S25 S25 P %71\\i FB«HVi $221* P AiMrBèrrfck JYS22W $25 AG $25 0C$22V7 S25 P $77Vj JAS27W 6k t4MtRtrooJ JYS32 $33 $34 $35 $36 $36 P OC $36 P $37 $38 JA $35 $36 s:a 6k of Nova Serti SP$16 $18 DC $17 $18 MR $18 BambanSerB JY$18 JAS20 P eCEtoc NV$42'/2 FBS45 Cirnbiorlnc AGS11 NVS11 Canadian Pacific JY$18 NVS21 P FB $21 CdnlmdBk-Co SPS32 DC $31 CAEWuîtrtw DC $7 $8 65 190 20 50 135 7Ui 65 140 200 55 325 125 80 55 205 730 35 30 65 60 150 145 285 290 95 80 155 165 225 200 70 60 350 355 140 125 20 117 20 162 ?874 170 1208 30 874 10 104 25 7.2 75 947 30 352 33 1494 3 32 2 177 C\\W% OptVol m 450 475 470 3 354 200 225 230 30 984 230 255 230 10 30 $5'i$5.-:$5'4 7 335 60 85 65 10 114 175 190 170 110 339 255 280 275 10 159 C NSW OptVol 2SS 375 400 390 10 181 275 300 305 2 135 175 200 215 5 286 80 105 90 79 766 10 30 25 IS 87) 20 40 20 S 294 110 135 110 10 125 60 75 65 13 237 35 50 40 20 340 205 230 225 12 61 145 160 150 15 131 65 85 75 20 106 CSim Opt VU 1788 185 210 210 500 1187 50 60 50 285 1842 140 160 150 500 777 80 8 5 7 5 3 351 115 135 120 500 552 C$22* OptVd 34 465 490 475 4 94 30 55 45 30 63 C $42-'» Opt Val 22 180 200 180 10 228 110 130 110 12 58 CSlOVi Opl VU 25 25 50 40 10 157 75 100 90 15 80 C$1»-* MVN 85 175 200 195 70 3S 130 155 130 S 80 100 115 115 10 84 CS30V1 Opl Vol 4 50 75 70 3 404 165 175 170 3 70 C S7V« OptVûl 33 85 95 85 18 479 30 45 30 IS 406 CDA Oct 200195 C $HH Opt Vol M JYJ97'* P 80 105 95 84 20 OtpranvtReiaar C $21 Vi Opt Vol 70 OC$18 400 435 425 10 155 $22 P 225 250 210 50 161 JA $18 475 $51* 500 10 430 Dofascokx C $21 Vj Opt vol 3 SPS18 P 4 25 25 3 152 Domtarlnc C $44* Opt Vol 5 NVS10 P 160 185 170 5 55 Echo Bay Mints C $11'.'* OptVol 81 JYS9 210 235 210 33 10 $10 110 130 120 6 342 512 P 70 95 85 7 30 OC$9 P 20 30 30 4 222 S11 P 80 100 85 12 99 513 50 70 50 16 510 JAS10 P 70 80 75 10 46 RrringLtd C%m OptVol 30 JA $15 90 110 90 10 10 $16 S5 75 55 20 20 OdKntttRtS CJ1M OptVd 10 JY $13 P 20 35 35 5 2 JA $13 P 115 130 115 5 S G«HCanadaRas CS10 OptVol 88 AG $13 35 70 30 20 82 NVS9 145 170 125 30 31 $10 P 85 110 110 20 20 FB $10 70 90 50 18 38 Hceslrt CSim OptVol FB$20 50 75 75 5 10 HtmtoGddMin CSlIVz OptVol 15 JY $11 40 60 55 15 146 INDICES STANDARD & POOR DES OPTIONS DE CHICAGO SP100 330 33Va r 1-16 r 363.10 335 29 2 r 1-16 7s 363.10 340 24 26 1-16 1 3-16 363.10 345 18=.21'* 1-16 i-: 363.10 350 13H 16'-* 3-16 ?» 363.10 355 9 12 5-16 3H 363.10 360 lift 8H * M 363.10 365 Hi S3* 211-16 7-ï 363.10 370 II 3* 6ft 10't 363.10 375 1-16 2 r 13Vj 363.10 380 r 11-16 r 18 363.10 385 r 9-16 r r Toial Can Vol 99,660 Can Ooen M 366,215 Total Pul SP500 381.17 381.17 381.17 381.17 381.17 381.17 331.17 381.17 381.17 Total Call Total Pul Vol 9934 350 355 31* X* 360 22 365 r 370 13\".i 375 7 380 2T* 385 9-16 390 1-16 395 r Vol 30,589 Can Open Vol 23,213 Pul Open Pul Open r r 24'3 r 16
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