La presse, 8 août 1991, B. Informations nationales - Le Monde - Économie
[" MONDIAL 91 DE LA MONTGOLFIÈRE du 10 ou 16 oout 1991 Saint* Jean-sur Richelieu à 25 minutes de Montreal LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 8 AOÛT 1991 Roland Michener Roland Michener est décédé mardi soir, à l'âge de 91 ans.Vie familiale: Il a épousé on 1927 Norah Wills, décédéo on 1987; a ou trois filles: Joan (Mme Donald Rohr); Diana (Mme Roy Schatx) et Wondy (Mme Leslie Lawrence), décédée en 1969.Naissance: La 19 avril 1900 à Lacombe, Alberta.Il était le fila du sénateur Edward Michener et de Mary Edith (Roland) Michener.IJWJHWI L'aîné d'une famille de huit enfanta, Il a été élevé à Red Deer, Alberta.ispkee^ Il a fréquenté l'Université d'Alberta, et Oxford à titre de boursier Rhodes.QgQjgjjg Hl» d'un homme politique devenu plus tard sénateur, Il a été exposé très tôt à la politique et a pris part à des campagnes électorales dès l'âge de 15 ans.Il a été député conservateur en Ontario et à la Chambre dea communes, haut-commlssalre en Inde, ambassadeur au Népal et Retraite: gouverneur général._Il s'était Juré de ne pas devenir casanier et a maintenu un régime d'activités régulières Incluant le Jogging, le tennis et sa version personnelle dea exercices 5BX des Forces années canadiennes.Les délégués conservateurs serrent les rangs -3-\u2022 -\tCitation\t\t; *\" .;\t \"JE SUIS PERSUADÉ\t\u2022 QUE LA PLUPART £\tmm\tNAD.ENSpE!\ts : i DEUX LANGUES PEh FACTEUR de STABIt SYSTÈME PARLEME LA LÉGÈRE.\"\tISENTQUELA MON/ .ISATION TROP IMPC NTAIRE POUR VOUL\t\\Rcm ïrtaInt OIRLA\t\u2022A ÉTÉ UN rOANSNOTF DÉNATUREF\t1 à Tonia Cowan - (PC) un des plus Illustres gouverneurs généraux du Canada s'éteint HVGUETTE YOUNG Presse Canadienne OTTAWA oland Michener, l'un des plus illustres gouverneurs généraux du Canada, s'est éteint tard mardi soir, à l'âge de 91 ans, à son domicile de Toronto.Très respecté dans les milieux politiques à Ottawa, où il a laissé sa marque à titre de chef d'État de 1967 à 1974, cette nouvelle a plongé ses amis et collègues dans le désarroi.À Toronto où il assiste au congrès conservateur national, le premier ministre Brian Mulroney a qualifié le décès de M.Michener de «grande perte pour le Canada».À l'âge de 84 ans, Roland Michener prouvait encore sa grande souplesse de sportif.«Son ouverture d'esprit, sa générosité et son dévouement à la cause de la condition physique ont contribué grandement à donner un visage plus humain à la charge de gouverneur général», a également souligné le premier ministre dans un communiqué de presse.À Rideau Hall, le gouverneur général Ramon Hnatyshyn a rappelé que son prédécesseur avait bien représenté son pays au moment où le Canada célébrait son centenaire, en 1967.Le chef libéral Jean Chrétien et le leader parlementaire néo-démocrate Nelson Riis ont également rendu hommage à M.Michener, en notant qu'il avait contribué à rehausser le prestige du Canada sur la scène internationale.Grand sportif, M.Michener a fait de son survêtement de course sa marque de commerce.11 avait en quelque sorte précédé ses contemporains en s'adonnant à la course à pied près de la résidence officielle du gouverneur général à Rideau Hall, se rappelle le sénateur et historien de rîle-du-Prin-ce-Edouard, Heath McQuarrie.Bien longtemps après sa retraite, M.Michener s'adonnait encore à ses sports préférés.L'an der- nier, il a célébré son 90e anniversaire une raquette de tennis à la main.Au cours des dernières années, toutefois, il avait troqué ses espadrilles pour la corde à sauter.«L'important, avait-il alors déclaré à un quotidien torontois, c'est d'être conséquent et de ne pas lâcher.» Ce leitmotiv le guida tout au long de sa vie d'athlète.Même les autochtones de l'Al-berta n'en revenaient pas de la vitalité de cet homme aux cheveux grisonnants et à la moustache drue, le nommant affectueusement «Antilope galopante».Né à Lacombe en Alberta en 1900, la longue carrière de M.Michener démarre grâce à l'obtention d'une bourse Rhodes de la prestigieuse université britannique Oxford où il étudie le droit.11 fait le saut en politique en Ontario en 1945 où il portera les couleurs des Conservateurs.Défait en 1948, il se fait élire aux Communes en 1953.En 1957, le premier ministre conservateur John Diefenbaker le nomme président de la Chambre des communes.11 défend ses fonctions vigoureusement mais avec diplomatie, fermeté et équité.Son impartialité lui vaut d'ailleurs l'admiration des deux côtés de la Chambre, reprend le sénateur Macquarrie.Défait aux élections de 1962, il est récupéré deux ans plus tard par le premier ministre libéral John Pearson qui le nomme haut commissaire du Canada en Inde.Selon le biographe de M.Michener, Peter Stursberg, M.Michener se sent plus à l'aise avec M.Pearson, un collègue de longue date qu'il avait rencontré à Oxford, qu'avec le taciturne John Diefenbaker.Lorsque M.Michener est rapatrié à Ottawa en 1967 pour remplacer George Vanier, mort soudainement, M.Diefenbaker fera tout pour «ignorer Michener comme gouverneur général », écrit Stursberg.«Il ne mettait les pieds à la résidence du gouverneur général que lorsque cela était absolument nécessaire», écrit-il.Au cours de son règne à Rideau Hall, M.Michener ne chôme pas.11 multiplie les rencontres diplomatiques, voyage souvent à l'étranger, livre 522 discours officiels.Pendant, l'année du centenaire, il rencontre 52 chefs d'État.Attaché à la monarchie, le gouverneur général avait quand même osé briser les traditions monarchiques en abandonnant les courbettes et révérences cou-tumières aux réceptions somptueuses officielles.Ouvert au fait français, il ne manie cependant jamais bien la langue de Molière, même s'il fait des efforts considérables.Après sa démission en 1974, M.Michener retourne à Toronto où il devient président de l'Institut canadien des affaires internationales.11 crée également la Fondation des prix Michener à l'intention des journalistes intéressés aux questions d'intérêt public.À la demande de M.Michener, des funérailles d'État n'auront pas lieu.Un porte-parole du service protocolaire à Ottawa a indiqué qu'un service funèbre privé aura lieu à Toronto et qu'un service commémoratif aura lieu à Ottawa.Aucune date n'a encore été fixée.«Le seul sondage qui compte, c'est celui des élections» MARIE-CLAUDE LORTIE TORONTO onstat inusité dans ce parti en temps d'impopularité, les conservateurs sont remarquablement unis derrière leur chef, le premier ministre Brina Mulroney.Us l'ont applaudi et encouragé abondamment durant son discours d'ouverture hier soir au congrès biennal à Toronto, mais ils le démontrent aussi quand on discute à bâtons rompus avec les délégués, dans les couloirs du congrès.Règle générale, les militants aiment bien reprendre la phrase favorite de leur leader quand on leur parle de sondages, qui vouent les troupes de Brian Mulroney aux 13, 14 et 15 p.cent depuis de nombreux mois.«Le seul sondage qui compte, c'est celui des élections», entonnent-ils en choeur, rappelant non sans fierté que les conservateurs ont déjà touché des profondeurs abyssales avant d'être reporté glorieusement au pouvoir en 1988.Mais ils admettent toutefois que les nouvelles des sondages de la dernière année n'ont rien fait pour égayer leurs petits déjeuners._ Rien cependant ne semble perturber leur foi en leur chef et un optimisme électoral imperturbable.«C'est sûr que les résultats des sonda- le en congrès ges ne sont pas géniaux.Mais on peut les comparer aux résultats de la demie du premier mandat.Et Brian Mulroney nous a quand même reporté au pouvoir», déclare Andrew J uby, de Renfrew en Ontario.« 11 a déjà été confronté à de tels sondages et il a déjà démontré ce qu'il pouvait en faire.Il peut le refaire encore», ajoute Richard Johnson, 19 ans, de Brampton Ontario.MM.Johnson et Juby ne semblent pas avoir l'ombre d'un doute que Mulroney sera encore gagnant aux prochaines élections.Et ils comptent d'ici là lui apporter tout leur appui.«Comment pourrait-on tourner le dos à celui qui nous a fait gagner deux fois», lance M.Juby pour résumer sa pensée.«C'est sur qu'il n'est pas parfait.Personne n'est parfait.Mais c'est sans aucun doute un atout pour le parti», renchérit un autre membre de sa délégation, Richard Simpson.«Tout le monde ici est à 100 p.cent derrière Brian Mulroney, sinon, tous ces gens ne seraient pas ici», constate May McKenzie, de Scarborough, Ontario.et il y a Joe Mais pour Trevor Ducharme, un délégué de 17 ans venu de la banlieue d'Edmonton, la situation n'est peut-être pas aussi rayonnante que ces collègues veulent bien croire.«M.Mulroney a fait de bonnes et de moins bonnes choses.Je suis fier de lui pour pas mal de choses, mais pas tout quand même», commente-t-il, précisant que le libre-échange n'est pas le dossier qu'il a préféré.En fait, M.Ducharme aime surtout un de ses ¦ Prononçant un discours devant les délégués au congrès national du Parti conservateur, hier à Toronto, le premier ministre Brian Mulroney a affirmé être prêt à affronter quiconque voudrait contester son leadership.PHOTOIASER PC Des Mohawks très volubiles à l'ONU Presse Canadienne GENEVE n porte-parole de la Société des Warriors a demandé l'aide de l'ONU pour la négociation d'un accord entre les Mohawks et le gouvernement canadien, affirmant que la situation est si tendue que «tout incident pourrait déclencher d'autres affrontements».M.Kenneth Deer, qui a tenu ces propos à l'assemblée annuelle de la sous-commission des Nations-Unies sur les droits de la personne, hier, faisait allusion aux incidents qui ont opposé l'été dernier à Oka la faction militante et armée des Warriors à la police et aux militaires.Des militants mohawks font du lobbying auprès des experts des droits de la personne présents à l'assemblée, espérant ainsi obliger le Canada à résoudre les problèmes qui menacent de faire éclater une paix fragile.Tout en admettant que la situation n'est plus aussi critique qu'elle l'était il y a un an, M.Deer a soutenu que la crise n'est pas terminée et qu'on continue de porter atteinte aux droits des Mohawks.Il souhaiterait maintenant convaincre la sous-commission d'intervenir, en soulignant que le travail qu'elle a accompli au moment de la crise d'Oka a eu un impact certain et que ce précédent doit avoir des suites.Pour sa part M.Alan Kessel, premier secrétaire de la mission canadienne à Genève, ne voit nul besoin de s'acharner sur les problèmes des autochtones du Canada devant la sous-commission.«L'an dernier, des circonstances spéciales le justifiaient.Cet été, le climat au Canada n'est pas le même», a déclaré le diplomate, ajoutant qu'Ottawa avait grandement élargi son dialogue avec les Mohawks.Il s'est dit assuré que ces problèmes trouveraient leur solution sur place, au Canada même.Ces assurances n'ont pas empêché les Mohawks de jouer la carte de l'opinion internationale.Ils ont informé les experts des droits humains de la situation actuelle dans les régions où vivent les Mohawks, près de Montréal.Ils aimeraient que la sous-commission se penche sur les différents rapports rédigés sur l'état des droits des Mohawks, comme ceux de la Commission canadienne des droits de la personne, la Commission québécoise des droits de la personne, la Commission permanente sur les affaires autochtones et la Fédération internationale des droits de la personne, qui avait envoyé ses observateurs au Québec.Le mois dernier, des militants autochtones ont profité de l'assemblée annuelle du Groupe de travail des Nations-Unies sur les peuples indigènes, également à' Genève, pour dénoncer de présumées atteintes aux droits des Mohawks de la part du gouvernement canadien.Des représentants des Cris ont aussi fait état de leur opposition au projet de développement hydro-électrique de Grande-Baleine.Mohawks, Cris et d'autres Amérindiens se sont également attaqués à la tendance indépendantiste québécoise et à ses implications pour les revendications territoriales des autochtones.Grande-Baleine: il n'y aura pas de délai supplémentaire, affirme Lise Bacon Presse Canadienne QUÉBEC La ministre de l'Énergie et des Ressources, Lise Bacon, souhaite rencontrer en septembre les porte-parole cris afin de trouver un terrain d'entente sur le controversé projet hydro-électrique Grande-Baleine.«Il y a des gens qui se parlent du côté des Cris et du ministère pour essayer de préparer cette deuxième rencontre, que j'appelle une rencontre de négociations», a fait savoir la ministre, hier, à Québec, à sa sortie de la séance hebdomadaire du conseil des ministres.Encore mardi, à Mistassini, où se tient l'assemblée générale annuelle des Cris, le président du Grand conseil, Matthew Coon-Come, a vilipendé le projet Grande-Baleine, en raison de ses effets sur l'environnement et sur le mode de vie de la communauté crie.«11 est libre de ses paroles.Moi je lui dis que si nous continuons de nous voir à la même table, on va peut-être se comprendre davantage», a réagi Mme Bacon, en rappellant que Grande-Baleine n'est pas seulement destiné à des fins d'exportation «comme certaines personnes le laissent croire», mais aussi pour des besoins de la province.Malgré la profondeur des divergences séparant le gouvernement du Québec et les Cris, le ministre Bacon affirme qu'il n'y aura pas de délai supplémentaire dans la réalisation du projet Grande-Baleine, et que «nous continuons à travailler avec les délais qu'on s'était fixés».Le ministre Bacon se fait cependant plus évasive sur les intentions de son gouvernement si jamais aucune entente ne survient avec les Cris.«Je vous dis que Grande-Baleine est nécessaire, c'est ce que je vous dis aujourd'hui», a simplement répondu le ministre, se gardant ainsi d'jndiqucr si Québec débuterait les travaux de construction des infrastructures d'accès au futur complexe hydro-électrique sans l'assentiment des Cris.Sur le plan juridique, les Cris ont entrepris une série de poursuites pour bloquer le projet Grande-Baleine.Les leaders cris ont aussi affirmé à plusieurs reprises qu'ils n'hésiteraient pas à empêcher les travaux de réalisation du projet Grande-Baleine de commencer « en se couchant devant les bulldozers d'Hydro-Québec».D'autre part, sur le contenu des discussions entre le gouvernement et les Cris, Lise Bacon a été peu bavarde, précisant «qu'on a dit qu'on ne livrera pas chaque détail de la négociation sur la place publique».Le ministre a ajouté que «vous n'êtes pas sans savoir que ça concerne sûrement la Convention de la baie James, d'un coté, les grands travaux de développement d'Hydro-Québec, de l'autre côté».concitoyens albertains, |oe Clark.«Brian Mulroney est-il un atout ou un boulet pour le parti.hum.l'aimerais vous dire poliment que je n'ai pas de commentaire», ajoute Al Andron de Leth-bridge, dans le sud-ouest de l'Al-berta.Selon lui, les résultats catastrophique de Mulroney dans les sondages et la hargne que lui voue bon nombre de citoyens dans l'Ouest, constitue effectivement un problème pour le parti.Toutefois, continue-t-il, lé premier ministre a réussi, de façon remarquable, à conserver l'unité dans le parti et le caucus dans l'adversité.Et en ce sens, selon M.Andron, le premier ministre est un atout inestimable pour le Parti conservateur.Anjou: ruée des péquistes, valse hésitation des libéraux YVES BOISVERT La date de l'assemblée d'investiture n'est pas encore connue, mais plusieurs candidats potentiels «étudient sérieusement» la possibilité de se présenter pour briguer les suffrages sous la bannière du Parti québécois, lors de l'élection partielle qui doit être tenue au plus tard cet hiver dans le comté d'Anjou.Jusqu'ici, seul le jeune avocat Michel Bélanger a annoncé offiellement son intention de se présenter.Selon le président de l'association péquiste d'Anjou, M.Jean-Claude Saint-André, «sept des 11 membres de l'exécutif appuient M.Bélanger».Lui, cependant, a conservé sa neutralité jusqu'ici.Un autre avocat, bien connu dans le milieu juridique montréalais, a par ailleurs déménagé dans le r*s\\m tc% /l'A mÎah pot ôtô Hanç le but précis de se présenter, mais aux élections générales.Il s'agit de Me Claude Masse, 43 ans, professeur de droit à l'Uqam, et spécialiste du droit de la consommation.11 a notamment représenté des victimes dans le méga-procès des fabricants de la «miuf» et a fait partie de divers comités du Barreau.« Je vais faire du travail de terrain dans les prochaines semaines et, quand la date de l'assemblée d'investiture sera connue (on en fera l'annonce le 5 septembre), j'annoncerai ma décision», a-t-il confié hier.Me Masse ne s'attendait pas du tout à une élection précipitée.Il prévoyait prendre un an et demi pour «préparer le terrain».Quatre jours avant qu'il n'emménage dans Anjou, toutefois, le député libéral, René-Serge Larouche, démissionnait.Le conseiller municipal Michel Sfcnard, du parti de la Relève démocratique d'Anjou (au pouvoir), est également pressenti, mais il a refusé de faire tout commentaire pour le moment: «Faites comme si je ne vous avais pas répondu!» a-t-il lancé hier soir, lors d'un (bref) entretien téléphonique.Selon M.Jean Royer, conseiller de Jacques Parizeau, «au moins quatre ou cinq personnes» se demandent si elles sauteront dans l'arène.Plusieurs attendraient de voir le résultat de l'élection partielle dans Montmorency, la semaine prochaine, avant de se prononcer.Le chef péquiste n'a appuyé personne jusqu'à maintenant.Chez les Libéraux, toutes les énergies sont concentrées du côté de Montmorency, et aucun candidat n'a retenu l'attention dans Anjou jusqu'à maintenant, de dire Mme Louise Brodeur, présidente de l'association locale.Anjou a été le comté de l'ex-premier ministre péquiste Pierre-Marc Johnson de 1976 à 1988.René-Serge Larouche, qui avait remporté l'élection partielle de juin 88, à la suite de la démission de M.Johnson, avait été réélu en 1989.La loi prévoyant que les brefs doivent être émis avant le 23 décembre ( six mois après la démission), l'élection partielle devrait avoir lieu au plus tard au mois de février. 62 LA PKfcSSE, MONTREAL, JEUOI 8 AOUT 1991 La Presse Editorial Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adjoint directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef pour une fois, ne pas craindre d'imiter ies Américains Et si, pour favoriser l'émergence de talents locaux, le Canada décidait de limiter le nombre de joueurs américains pouvant s'aligner avec les Expos et les Blue Jays?Ou encore interdisait à Miles Davis de se produire au Festival de jazz sous prétexte qu'on a déjà entendu assez d'artistes venant des USA?On imagine sans mal les clameurs d'indignation en provenance des États-Unis.On n'a, pour s'en convaincre, qu'à se rappeler de l'impatience des «majors» du cinéma devant les exigences du Québec au sujet de la version française des films projetés ici.Ce serait, au minimum, un accroc majeur dans la séculaire amitié canado-américaine.Surtout pendant la négociation d'un traité de libre-échange à trois, avec le Mexique, où, selon les États-Unis, tout doit être mis sur la table.Y compris la culture.On ne saurait évidemment, estimerait-on à Washington, tolérer une aussi coupable agression contre le principe sacré de la liberté d'entreprise et de commerce international.\u2022 \u2022 : Et si la France, l'Allemagne, le Japon ou tout autre pays déci-; dait de protéger ses emplois et sa culture par des mesures similaires, on ne serait sans doute pas loin d'un recours au Conseil de sécurité de l'ONU pour dénoncer un complot mondial contre les bienfaits de la civilisation américaine.Amplement de quoi invoquer le tout nouveau principe international du «droit à l'ingérence» pour garantir à tous les peuples de la terre l'accès aux inestimables valeurs culturelles de la pax amer'h cana.C'est pourtant dans une démarche semblable que vient de s'engager le gouvernement américain.Sa nouvelle loi sur l'immigration vise en effet à limiter, à compter d'octobre, le nombre d'artistes et d'athlètes étrangers autorisés à se produire aux États-Unis.Pour calmer l'inquiétude des syndicats devant les emplois soi-disant menacés par ces visiteurs, on a décidé que seulement 25 000 visas individuels seront disponibles pour eux à chaque année.Ces précieuses autorisations ne seront, par ailleurs, valables que durant les 90 jours suivant leur émission et leur attribution s'effectuera sur la base du «premier arrivé, premier servi».Impossible donc de planifier une tournée plus de trois mois à l'avance pour les grands orchestres, ballets, théâtres ou cirques étrangers qui ne sauront jamais si les fameux visas seront encore disponibles au moment opportun.Bon prince, le gouvernement se réserve cependant le droit d'autoriser un traitement de faveur à des «artistes, savants et athlètes étrangers de talent exceptionnel» selon une grille d'évaluation dont il sera évidemment le seul à déterminer et à connaître les critères.Cette bourrasque de protectionnisme survient dans un contexte mondial où la civilisation américaine se répand plus que jamais sur toute la planète comme en pays conquis.Bien peu de cultures étrangères parviennent à résister longtemps au déferlement de ses multiples manifestations, depuis la musique populaire jusqu'à la fine pointe de la technologie militaire en passant par la géopolitique ou le commerce international.À défaut d'assurer à tous les peuples l'accession à son way of life, «l'Amérique» est en voie de réussir à imposer partout son way of thinking.Le comportement frileux qu'ont, malgré tout, choisi d'adopter les États-Unis pourrait au moins avoir des conséquences bénéfiques à l'étranger.Dans la mesure où il aura un effet provocateur, il devrait dissiper l'hésitation des autres gouvernements à adopter des dispositions équivalentes.Sans s'engager dans une dérisoire vendetta dont les petits pays n'ont aucune chance de sortir vaiqueurs, chacun, dont le Canada et le Québec, pourrait au moins profiter de l'occasion pour s'interroger sur l'emprise culturelle et économique américaine qu'il subit.Ainsi que sur les moyens à prendre pour mieux protéger son identité.Et Washington serait particulièrement mal placé pour s'en plaindre.Pierre gravel Mourir pour quelques pierres Le verdict sévère de la Commission de la santé et de la sécurité au Travail à l'endroit du Service de prévention des incendies de Montréal ne doit pas aller dormir sur une tablette.Ce rapport, rédigé à la suite du décès du lieutenant René Massé lors d'un incendie, en décembre dernier, révèle que les pompiers n'ont pas l'information requise lorsqu'ils com-\u201e battent les flammes dans des bâtiments dés-1 affectés.Les pompiers au risque de leur vie, combien souvent, ne craignent pas de «plonger» dans les flammes pour sauver des vies.Mais il est normal qu'ils s'interrogent sur l'obligation d'agir de manière identique quand il s'agit d'un immeuble abandonné où personne n'habite.On risque sa vie quand ça vaut la peine.Pas pour quelques pierres.L'incendie de la rue Saint-Hubert doit provoquer une amélioration de la situation.Le rapport de la CSST décrit l'absence de coordination et de supervision qui a suivi l'effondrement de la bâtisse.Les décès auraient pu être plus nombreux.Ces carences sont impardonnables.Le Service de la prévention des incendies soutient que la majorité des corrections ont déjà été appliquées.Mais demande des éclaircissements sur quatre des onze dérogations soulignées par la CSST.Toutefois, la situation exige que soit mis sur pied un véritable protocole de sécurité.D'ailleurs l'Association des pompiers est toute disposée à collaborer avec la direction pour ce faire.Quant à la menace des pompiers d'aller jusqu'à refuser d'éteindre les incendies des immeubles abandonnés si des vies humaines ne sont pas en danger, il vaut mieux l'interpréter comme.une simple menace.Le rôle des pompiers est trop important pour la sécurité des citoyens.Ils sont responsables.Ils continueront de l'être.À la direction de réagir intelligemment.On ne meurt pas pour une bâtisse délabrée et vide.Claudette tougas i » I m l » I < DROITS RÉSERVES La boîte aux lettres L'université et ses coûts ¦ Les étudiants des différentes universités du Québec commencent la session d'automne d'un mauvais pied et plus tôt qu'à l'accoutumée cette année.En effet, c'est cet été qu'entre en vigueur la deuxième phase du programme de dégel des frais de scolarité, amorcé en 1990 par l'ex-ministre de l'Éducation Claude Ryan.La plupart des institutions demandent aux étudiants d'acquitter plus de la moitié des ; frais de la session d'automne durant le mois d'août.Les élèves sont «invités» à faire parvenir à leur université un premier paiement de 400$, pour ; ensuite régler le restant de la : note, soit environ 350$, dans ; le courant de la session.C'est donc plus de 1400$ que les étudiants doivent \u2022 maintenant débourser pour ; chaque année universitaire.Un bac comptant normale-.ment 90 crédits, à raison de 15 \u2022crédits par session (5 cours), le coût moyen d'un diplôme de premier cycle décerné par une université québécoise se situe aujourd'hui autour de 4400$, soit près de trois fois le montant déboursé par un élève ayant complété son bac avant 1990.C'est une situation désastreuse pour la majorité d'en-tre-nous.Pascal NORMANDIN Étudiant Plainte non fondée ¦ En réponse à la lettre de M.Alex Thiel parue à la boite aux lettres du 3 juillet dernier, lettre dans laquelle M.Alex Thiel de La Minerve se plaignait du manque de service en langue anglaise dont un de ses invités, de Boston, lui aurait fait part lors de son passage au bureau touristique de St-Jovi-te.Après vérifications nous tenons à vous informer que l'employée qui était à la réception, lors de la visite du plaignant, travaille pour le bureau depuis plus de deux ans et est complètement bilingue.Le bureau touristique, existant depuis 1948, travaille auprès des intervenants au tourisme.Nous sommes très surpris des faits rapportés par M.Thiel et l'invitons à constater par lui-même que les services offerts par le bureau touristique sont bilingues.Robert PFCARD Saint-Jovite D'accord ¦ Après avoir lu les articles de M.Le Cours et M.Picher traitant sur le projet Grande-Baleine dans La Presse du 20 juillet, je voudrais souligner mon accord avec leurs opinions.Cependant, je voudrais en même temps amplifier sur les points environnementaux qui n'ont pas encore été pris en considération.Quand on parle de 30 000 mégawatts d'énergie que l'on transporte du nord au sud c'est assez impressionnant.Autrement dit, cette énergie, si elle n'est pas transportée, pourrait augmenter la température de 23 billions de litres d'eau du nord d'un degré centigrade chaque année.Toute cette énergie, laissée telle quelle, aurait pour conséquence de réchauffer l'atmosphère du Grand Nord.De ce réchauffement résulteraient des conséquences encore plus graves.Par conséquent, je souhaite que nos écologistes se ravisent pendant que les Cris négocient.Le changement, c'est la VIC' ' S.VADLAMUDY Robert Bourassa a-t-il jamais soutenu aussi éloquemment la thèse fédéraliste ?MARCEL ADAM n matière constitutionnelle Robert Bourassa est un homme qui, surtout depuis Meech, souffle à la fois le chaud et le froid.Tantôt il apporte de l'eau au moulin des souverainistes, tantôt il en apporte à celui des fédéralistes, quand ce n'est pas aux deux simultanément, comme ce fut le cas à la clôture du congrès des jeunes libéraux, en fin de semaine.Le discours ambigu de Robert Bourassa trahit-il une ambivalence réelle devant les deux options ou s'agit-il d'un calcul politique?La seconde hypothèse s'impose depuis le Congrès libéral de février dernier, où il a dit clairement qu'iâ favorisait la poursuite de l'expérience canadienne dans le cadre d'une constitution profondément renouvelée.Mais en vertu de la stratégie adoptée par le Québec pour forcer le Canada anglais à lui faire des propositions acceptables, il est forcé de faire un délicat numéro d'équilibrisme politique.Il doit faire en sorte que le reste du Canada prenne au sérieux la menace souverainiste, mais en même temps faire comprendre aux Québécois que l'indépendance est une option irréaliste.C'est en dénonçant la souve- raineté que M.Bourassa se révèle fédéraliste, non en l'avouant franchement.Aussi beaucoup ont-ils le sentiment qu'il est fédéraliste à contrecoeur.Pourtant ce n'est pas l'impression qui se dégage d'un texte que j'ai sous les yeux où M.Bourassa vante les mérites du fédéralisme comme je ne me souviens pas l'avoir jamais entendu le faire.Dans le numéro printemps-été 1991 du bulletin de la Société de droit international économique (Canada), M.Bourassa a répondu à plusieurs questions concernant la Communauté économique européenne et la problématique constitutionnelle canadienne.Après avoir expliqué que pour lui l'Europe communautaire se façonne à la manière d'une fédération en devenir (avec la formation du triangle des unions monétaire, fiscale et politique), M.Bourassa a dit ceci du concept fédéraliste: «Le fédéralisme, renonçant à la concentration des pouvoirs, est un système d'organisation sociale qui cherche à répartir les responsabilités en fonction notamment de la capacité des gouvernements à les assumer.En ce sens, la solution fédérale, plus qu'une simple technique de rationalisation des pouvoirs, est un principe d'optimisation et de démocratisation.«Principe d'optimisation en ce que le système fédéral, en divisant la souveraineté et en multipliant les ordres des gouvernements autonomes, peut tirer bénéfice du gain marginal que l'on peut escompter d'un partage dif- férencié et adéquat des tâches.Principe de démocratisation aussi, parce qu'en reconnaissant la dimension régionale, le fédéralisme rapproche les pouvoirs du citoyen.» Deux choses me frappent dans cet argument.1.Contrairement au discours fédéraliste usuel qui met exclusivement l'accent sur les avantages matériels que le Québec retire de son appartenance au Canada, M.Bourassa invoque des arguments d'ordre philosophique pour démontrer la supériorité de l'union fédérale sur l'État unitaire.Venant d'un homme qui professait naguère ne s'intéresser qu'à la rentabilité du fédéralisme, c'est encore plus remarquable.2.Robert Bourassa soutient que le principe fédéraliste est éminemment démocratique en ce que le partage des pouvoirs a pour effet de les rapprocher des citoyens.C'est un argument de poids qu'à ma conaissance les fédéralistes québécois n'ont jamais invoqué et qui mériterait d'être développé.La crise que traversent les fédérations soviétique, yougoslave et tchécoslovaque confirme les souverainistes québécois dans l'idée que le fédéralisme ne peut bien fonctionner que dans l'homogénéité culturelle.Comme ce n'est pas le cas au Canada, on n'a pas manqué de demander à M.Bourassa s'il croyait le régime fédéral compatible avec la présence de plusieurs nationalités.En réponse le premier ministre a rappelé que jusqu'à tout récemment ces pays à parti unique n'étaient considérés fédéralistes que de nom.Pour montrer que l'homogénéité culturelle ne constitue pas une garantie de stabilité, M.Bourassa a cité l'exemple des États-Unis et de l'Australie, deux fédération qui ont connu des crises sécessionnistes, et aussi de l'Allemagne où la Bavière revendique plus d'autonomie.En revanche il y a des sociétés hétérogènes comme la fédération suisse, qui a survécu avec une remarquable stabilité aux aléas des tensions linguistiques, et la Belgique qui a fait la preuve de la souplesse du système fédéral en passant dans moins de ving ans de l'État unitaire à l'État fédéral.«Les tensions intergouvernementales, les revendications autonomistes, la multiplicité des allégeances participent, dit-il, non pas de la pathologie du fédéralisme mais de sa vie.C'est seulement lorsqu'un État, qu'il soit fédéral ou unitaire, tend à nier sa dimension régionale et pluricommunautaire qui le fonde que prend corps la menace de scission.«Ce qui permet de comprendre, dit-il, que le Québec veuille disposer de tous les pouvoirs nécessaires à la protection et à la promotion de son caractère distinct, tel un veto en matière constitutionnelle.» Il conclut en arguant que «dans une fédération où coexistent plusieurs communautés nationales il est nécessaire que les changements constitutionnels fondamentaux obtiennent l'aval de chacune d'elles». Le Monde LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 8 AOÛT 1991 B3 Zagreb dénonce les violations du cessez-le-feu ] d'après AFP et AP .BELGRADE agreb a accusé hier les autonomistes serbes de Croatie d'avoir violé le cessez-le-feu ordonné la veille par la présidence fédérale yougoslave mais qui semblait encore bien fragile sur le terrain.Tandis que la Macédoine paraissait vouloir emboîter le pas de la Croatie et de la Slovénie en décidant d'organiser le 8 septembre un référendum d'autodétermination, la Slovénie dénonçait de son côté un plan «secret» de l'armée yougoslave visant, selon Ljubljana, à détruire les deux républiques indépendantistes.' Le vice-ministre de l'Intérieur croate Milan Brezak a indiqué que les «terroristes» (NDLR: autonomistes serbes) avaient bombardé dans la matinée divers points de la Croatie, dans les zones habitées par de fortes minorités serbes après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.En soirée, le gouvernement croate a bien accepté le principe du cessez-le-feu sur son territoire mais a rejeté par contre certaines dispositions du projet adopté par la présidence fédérale, parce qu'elles «ne respectent pas l'intégrité du territoire de la Croatie dans les frontières actuelles reconnues».Les parties en conflit «ne sont pas définies» dans le projet de cessez-le-feu, relève le gouvernement croate en dénonçant «la volonté» du projet fédéral d'accorder «à l'agresseur» (la Serbie et l'armée fédérale) «un rôle de médiateur».Zagreb reproche enfin à la présidence yougoslave de chercher à «contourner» les initiatives internationales de paix.Une intense activité diplomati- ¦ I ?REPÈRES Les colonies de peuplement dans les territoires occupés d'après AFP JERUSALEM ¦ Quelque 250 000 Israéliens vivent actuellement dans les territoires occupés de Cisjor-danie et de la bande de Gaza, dans les quartiers périphériques de )érusalem-Est, annexée en 1981, et sur le plateau du Golan, annexé en 1980, soit 6 p.cent de la population juive d'Israël.Selon le mouvement anexionniste Goush Emou-nim, avec la création lundi de la colonie d'Eshkolot au Sud d'Hébron, 104 000 Israéliens habitent les 146 colonies de peuplement construites par l'État hébreu en Cisjordanie et dans la bande de Gaza depuis 1967.Parmi eux, 4000 sont établis dans 17 implantations de la bande de Gaza.Il existe 26 kibboutzim (fermes collectivistes) et moshavim (villages coopératifs) en Cisjordanie et huit dans la bande de Gaza.La plus importante agglomération, Maale Adumim, à l'Est de Jérusalem, compte 16 000 habitants.La première colonie de peuplement a été construite à Kfar Etzion, un kibboutz près d'Hébron (Sud de la Cisjordanie) en 1967, peu après la guerre israélo-arabe de juin 1967 au cours de laquelle les territoires ont été conquis.400 Israéliens vivent actuellement à Kfar Etzion de la vente de leurs produits agricoles.L'avant-dern ière implantation créée, « Revava », à proximité de Naplou-se ( Nord de la Cisjordanie ), avait été construite le 16 avril en signe de protestation contre la première visite en Israel depuis la fin de la guerre du Golfe du secrétaire d'État américain lames Baker.Il y a trois zones industrielles israéliennes dans les territoires occupés à Kyriat Arba (Sud de la Cisjordanie), à Barkan (Nord), et à Mishor Adumim, au Nord de Jérusalem.Elles sont spécialisées dans les technologies de pointe, la production de matériel agricole et de fruits et légumes.Les investissements en Cisjordanie atteindront 1,8 milliard de dollars d'ici à 1995, selon un rapport réalisé par le sociologue israélien Méron Benvenisti.60 p.cent des colons de Cisjordanie et de la bande de Gaza sont religieux.85 p.cent sont établis dans les implantations proches de Jérusalem et de Tel-Aviv.Cette population se compose essentiellement d'Israéliens de classe moyenne fuyant les villes congestionnées.125 000 personnes habitent dans les sept quartiers g:riphériques de Gilo, Pisgat éev, Ramot, Ramat Eshkol, Neve Yaakov, Guivat Tsrefa-tit et Talpiot Mizrah, construits par l'Etat hébreu depuis 1967 à Jérusalem-Est officiellement annexée en 1980.Ce chiffre comprend les 2300 juifs établis dans le quartier juif de la vieille ville de Jérusalem.Sur le plateau du Golan, annexé le 14 décembre 1981, Israel a construit 33 localités dans lesquelles vivent quelque 15 000 personnes.Aussi, les colons israéliens font pression sur le gouvernement pour obtenir la création d'un maximum d'implantations dans les territoires occupés avant la conférence de paix prévue en octobre.«Nous voulons la création immédiate d'au moins deux implantations supplémentaires en Cisjordanie», a déclaré Uri Daniel, un responsable du Gush Emounim (Bloc de la foi ), la principale organisation de colons.Selon la presse israélienne, les colons souhaitent profiter de ce premier succès ( la colonie d'Eskholot), à deux mois de la conférence de paix, pour obtenir la création des implantations de Har Ma-noah, près de Hébron, et de Ginat, près de Jenin, en Cisjordanie occupée.Par ailleurs, les travaux d'aggran-dissement des implantations existantes se poursuivent.Une vingtaine de caravanes ont ainsi été installées «en secret» ces derniers jours dans l'implantation de Givon au nord de Jérusalem, indique Yerouchalaim, un hebdomadaire local de Jérusalem.Le chef du département des implantations au sein de l'Agence Juive (un organisme paragouvernemental ) M.Ma-tityaou Robless a, de son côté, précisé hier que le gouvernement israélien avait donné son aval à la création de 27 colonies en Cisjordanie et dans la bande de Gaza en 1983-1984.«Sur ce total, seules six ont été effectivement créées et c'est au gouvernement de donner maintenant son accord lorsqu'il le jugera opportun», a-t-il précisé.Selon le quotidien Haaretz (indépendant) «plus d'une dizaine de colonies pourraient être construites rapidement en Cisjordanie et dans la bande de Gaza sur la base de cette décision ».Le ministre des Affaires étrangères, M.David Lévy, a pour sa part souligné qu'Israël n'a donné «aucun engagement aux Etats-Unis sur un gel des implantations.Sur ce point nous avons des divergences avec Washington, et les Américains le savent».En revanche, le président américain George Bush et son secrétaire d'État James Baker ont déclaré à plusieurs reprises ces derniers mois que les implantations constituaient des «obstacles à la paix».que était déployée en effet hier, avec la réunion à Londres des ambassadeurs de l'Union de l'Europe occidentale (UEO) pour voir quel rôle elle pourrait jouer dans le maintien de la trêve, celle des ambassadeurs français, britannique et belge à l'ONU pour examiner la saisie du Conseil de sécurité et celle prévue aujourd'hui du comité des hauts fonctionnaires de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE).À Paris, le ministre français des Affaires étrangères Roland Dumas a annoncé que la France était favorable à «une consultation rapide des populations sous contrôle international»en Yougoslavie.Pour sa part, le chancelier allemand Helmut Kohi a lancé un appel à la Serbie pour l'inviter à reprendre le dialogue, dans une interview diffusée à la télévision allemande, en avertissant que «sinon, l'Allemagne cessera de soutenir l'avenir économique» de la Yougoslavie.Après avoir obtenu l'accord de toutes les parties, la présidence collégiale yougoslave avait proclamé mardi soir, à l'unanimité de ses huit membres, un cessez-le-feu inconditionnel à partir d'hier 6h, en donnant 12 heures aux divers camps pour effectuer un retrait hors de portée de tirs \u2014 ce dernier point faisant l'objet d'interprétations divergentes.À Ljubljana enfin, trois ministres du gouvernement Slovène, dont le responsable de la défense Janez Jansa, ont affirmé devant la presse que le général Blagoje Ad-jic, cher d'état-major de l'armée yougoslave, avait tenu «une réunion secrète avec ses officiers supérieurs le lundi 5 août».Le général Adzic y aurait donné, selon la version de l'agence officielle Slovène STA, des instructions pour «attaquer la Slovénie aussitôt après la défaite de la Croatie».Il aurait déclaré que la décision de retrait de l'armée yougoslave de Slovénie était «tactique pour gagner du temps».Ce jeune soldat croate, qui a subi un bombardement hier matin dans le village de Sarvas, dans l'est de la république, s'est dit prêt à combattre jusqu'au sacrifice suprême.Sarvas est un des derniers villages encore contrôlée par la Garde nationale croate.PHOTOLASER AP La Turquie crée une zone-tampon le long de sa frontière avec l'Irak d'après UPI, Reuter et ISTANBUL a Turquie a décidé de créer Bai une zone-tampon le long de sa frontière avec l'Irak afin de prévenir toute nouvelle incursion des «rebelles séparatistes» kurdes, a indiqué hier le premier ministre Mesut Yilmaz.La zone-tampon aura 5 kilomètres de profondeur et toute pre-sonne qui y pénétrera sans permission sera abattue à vue, a-t-il précisé dans une interview au quotidien Hurriyet.Le premier ministre a d'autre part confirmé que l'armée et l'aviation turques menaient depuis lundi une opération dans le nord de l'Irak contre des camps de la rébellion kurde turque.Au total, 92 missions de bombardement ont été effectuées, a annoncé l'état-major turc.Parallèlement, des troupes turques héliportées ont attaqué ces bases, causant des «dégâts importants».Les principaux objectifs en sont des camps du Parti des travailleurs kurdes (PKK).Un communiqué de l'état-major fait état de bombardements entre huit et 10 kilomètres à l'intérieur du territoire irakien.Il ne précise pas combien de soldats ont participé aux opérations.«De nouveaux objectifs découverts lors de la mission ont également été bombardés», ajoute-t-il.Selon un porte-parole du Parti démocratique kurde (PDK) contacté par satellite depuis Londres dans le nord de l'Irak, trois bombardiers turcs ont pilonné hier le camp de réfugiés kurdes de Khe-razook, dans la région de Che- rouane, tuant 11 personnes et en blessant 13 autres.L'aviation turque a aussi attaqué lundi le centre de réfugiés de Khakork, dans la région de Sidakan, faisant 18 morts, a-t-il ajouté.Ces raids onf fait suite à l'attaque dimanche par des rebelles du TURQUIE IRAN ARABIE SAOUDITE Hâkkarl 111 ;«v:::v:;:;::::Xv Opération militaire turque contn dôsrebelbs kurdes Mossoul IRAK Kirkouk AFP infographie \u2022 francis NaJIier PKK d'un poste frontalier proche de la ville de Semdinli, qui avait fait neuf morts.On pense que ce sont également des hommes du PKK qui ont enlevé la semaine dernière 10 touristes allemands dans un camping de Turquie orientale.«Nos enquêtes ont montré que cette situation était due au fait que les bandits qui profitent de la vacance du pouvoir dans le nord de l'Irak sont parvenus à s'établir et à s'organiser dans cette zone», a dit Mesut Yilmaz.Les forces de Bagdad ont évacué le nord de l'Irak en avril, devant l'intervention des alliés occidentaux venus mettre en place des sanctuaires pour 500 000 Kurdes irakiens qui avaient fui l'armée de Saddam Hussein et gagné la Turquie.La région qui s'étend au nord du 36e parallèle est contrôlée par les peshmergas kurdes, qui négocient leur autonomie avec Bagdad depuis juin.Les peshmergas s'opposent à la campagne de violences menée par le PKK pour l'autonomie du sud-est de la Turquie, qui a fait plus de 3200 morts depuis 1984.La Turquie avait opéré deux opérations contre le PKK en territoire irakien avec l'accord de Bagdad dans les années 1980.Le ministre d'État irakien responsable des affaires étrangères, M.Mohammed Said Al Sahaf, a déclaré hier à Istanbul «ne pas avoir été informé officiellement» de l'opération militaire turque en Irak du nord.11 a rappelé que «l'armée irakienne n'était pas présente dans la région entre la frontière turque et le 36e parallèle», dans le nord irakien.Deux otages libérés aujourd'hui au Liban?Reuter KENNEBUNKPORT a Maison-Blanche a reçu des informations selon lesquelles deux otages, un Américain et un Britannique, pourraient être libérés par leurs ravisseurs au Liban.Elle a ordonné qu'une équipe médicale se tienne prête à une telle éventualité, a annoncé hier Marlin Fitzwater, porte-parole de la Maison-Blanche.Le président George Bush, généralement prudent sur la ques- tion des otages, s'est montré plus optimiste que d'habitude.«11 y a plus d'optimisme», a-t-il dit au premier jour de ses vacances dans sa résidence de Kennebunkport.«Pendant la nuit il y a eu beaucoup d'informations persistantes de plusieurs capitales qui indiquaient que quelque chose allait se passer», a-t-il ajouté.Les États-Unis ont reçu «nombre d'informations» de sources diplomatiques au Proche-Orient et en Suisse «à propos de la rumeur sur une libération d'otages», a déclaré Marlin Fitzwater.La plupart de ces informations faisaient état de la libération possible d'un Britannique et d'un Américain, a-t-il dit.Aucun nom n'a été avancé.Selon l'épouse d'un otage britannique, il s'agirait vraisemblablement des journalistes Terry Anderson et John McCarthy.Sunny Mann, qui s'exprimait par téléphone depuis Beyrouth, a déclaré à la chaîne de télévision ITN qu'elle avait été prévenue par le consul de Grande-Bretagne qu'il y aurait «une libération dans les 24 heures».DÉPÊCHES PHILIPPINES Avertissement ¦ Des militaires philippins d'extrême-droite, à l'origine des tentatives de coup d'État les plus graves en cinq ans, ont addressé hier un avertissement au gouvernement du président philippin Co-razon Aquino l'enjoignant «pour la dernière fois» de montrer la voie pour «sauver la démocratie».Dans un communiqué, le mouvement d'extréme-droite de l'Alliance révolutionnaire des masses (RAM), l'une des trois organisations de militaires factieux responsable des deux tentatives de coup d'État les plus graves à Manille en décembre 1989 et en 1987, a accusé Mme Aquino d'être responsable de la dégradation de la situation politique, sociale et économique.PÉROU Bilan ¦ Au moins 85 personnes ont été tuées et 16 autres blessées au Pérou dans des combats entre les forces de l'ordre et des membres de l'organisation de guérilla maoïste Sentier Lumineux au cours des cinq derniers jours, ont annoncé hier les autorités militaires.Les combats les plus meurtriers se sont déroulés dans le département de Huanuco (400 km au nord-est de Lima) où 67 guérilleros et trois soldats de l'armée ont été tués, a-t-on indiqué de même source.Dix paysans membres d'un groupe d'autodéfense ont été exécutés par la guérilla lors d'une attaque contre la localité de Losotllacta, dans le département d'Ayacucho (450 km au sud de Lima).NIGER Décision ¦ La Conférence nationale du Niger \u2014 qui regroupe une vingtaine de partis politiques \u2014 a proclamé hier son autorité sur l'ensemble des institutions de l'État et a déci- dé que le gouvernement ne doit prendre «aucun engagement» pour le pays.L'agence nigérienne de presse (ANP, officielle) qui a rendu compte des décisions de la conférence prises au cours des débats d'hier précise que le gouvernement doit «se contenter des affaires courantes».MADAGASCAR Sensibilisation ¦ Environ 100 000 personnes ont défilé hier à l'appel du comité des Forces Vives (opposition) devant plusieurs ambassades et des agences des Nations unies de la capitale malgache, Antananarivo.Les manifestants pour la première fois ont déserté la Place du 13 mai où ils se réunissent quasi-quotidiennement depuis la mi-juin pour réclamer le départ du président Didier Ratsiraka.Ils ont défilé massivement devant les ambassades de France, des États-Unis, d'Inde et d'Indonésie.Atome et bactéries: Bagdad joue toujours avec l'ONU d'après AFP et Reuter BAGDAD agdad ne fournit que des réponses partielles aux questions de l'équipe d'experts de l'ONU chargée d'évaluer la capacité nucléaire irakienne, a déclaré hier son chef, David Kay.Selon celui-ci, l'Irak a «un passé de tromperie» qui ne facilite pas l'enquête.L'Irak, qui avait reconnu en mai avoir traité 2,26 grammes de plutonium, a admis avoir traité trois grammes supplémentaires, a annoncé le chef de l'équipe d'experts de l'Agence in- * \u2022 ternationale de l'énergie atomique (AIEA).«Il s'agit encore d'un processus qui se réalise par petits bouts», a déclaré David Kay, «des échanges de réponses à des questions, la formulation de nouvelles questions, des réponses incomplètes généralement».Cette approche rend nécessaire de nouvelles missions d'experts, a-t-il estimé.Une précédente mission avait abouti à la découverte d'un programme secret d'enrichissement de l'uranium.«Le plutonium est un élément nucléaire à usage militaire très efficace.Son principe, sa seule utilisation presque, est la fabrication d'armes», a déclaé David Kay.Celui-ci a estimé que les quantités traitées étaient «minimes».Pour la fabrication d'armements nucléaires, un pays doit détenir plus d'un kilogramme de plutonium, a-t-il précisé.Une autre équipe de l'ONU, qui enquête sur le programme irakien sur l'arme bactériologique, quittera l'Irak aujourd'hui.«Pour ma part, la mission est réussie», a déclaré son chef, David Kelly.Quelques heures après l'arrivée de l'équipe vendredi dernier, l'Irak a admis avoir mené des recherches sur l'arme bactériologique.Mais Bagdad affirme avoir arrêté ces recherches dans le deuxième semestre de 1990.L'Irak a produit, sur le site de Salman Pack, à 35 km au sud de Bagdad, de .la toxine de Crostridium Botulinum et de l'Anthrax, a expliqué M.Kelly, dont l'équipe de 28 experts de neuf nationalités différentes doit quitter aujourd'hui l'Irak au terme d'un séjour de six jours.«Ils ont entrepris des recherches en utilisant la fermentation et ont donc pu produire des quantités rai- .sonnables», a ajouté M.Kelly, précisant toutefois que son équipe «n'a pas trouvé de preuve de l'existence.' d'armes biologiques» à Salman Pack.Ce site est le seul à avoir été déclaré par l'Irak et les experts biologistes n'en ont pas inspecté d'autres. B4 Fiducie SunLife 5 ANS CPC Taux sujet à changement 1-800-387-1298 \u2022 (514) 398-0468 10,15% Économie LA PRESSE.MONTRÉAL, JEUDI 8 AOÛT 1991 3773 CÔTE VERTU Renseignements de location 842-8636 Ë/CANDEREL MONTRÉAL .X-'.vivXv.'\\w 1863,53 (+6.20) (+0.33%) TORONTO t \\ i » ?l > » i 3528,63 (+13,28) (+0,37%) NEW YORK 3026,61 (-0.67) (\u20220,02%) DOLLAR CANADIEN «S» 87,17 * (?0,06e) PÉTROLE (N.-Y.) 21,35$ (inchangé) OR (N.-Y.) 356,60$ (-0,10$) La récession est finie, dît Desjardins Presse Canadienne LW indice précurseur Desjardins tend à confirmer que l'économie québécoise n'est plus en récession.Mais la reprise, elle, ne sera pas fulgurante.Les données rendues publiques hier par la direction des études économiques du Mouvement Desjardins révèlent en effet que pour la première fois depuis plus d'un an, l'indice Desjardins filtré sur une moyenne de cinq mois affiche une hausse.« Le redressement de l'IPD en mai confirme que l'économie québécoise est bel et bien sortie de la récession », écrit l'économiste Danny Bélanger dans le bulletin publié mensuellement.«Une reprise s'est donc installée au cours de l'été, si l'on se fie à l'apparition de ce point de retournement qui représente en fait la première augmentation de l'indice depuis plus d'un an.» L'augmentation de l'IPD dans sa forme filtrée n'est cependant que de 0,2 p.cent, ce qui est somme toute encore très faible.L'indice précureur Desjardins est calculé en tenant compte de 10 composantes différentes, allant des ventes de meubles à l'indice de la Bourse de Montréal.Il importe de préciser que l'IPD est présenté sous deux formes: une première calculée en fonction des données brutes sur un mois seulement.Une seconde établie à partir des variations des cinq mois les plus récents au cours desquels les données sont disponibles.C'est l'IPD calculé sur cette moyenne de cinq mois, et qui atténue les variations mensuelles et révèle donc mieux les tendances à long terme, qui est redevenu positif en mai.Ce retournement était toutefois anticipé depuis un certain temps puisque l'IPD calculé selon la première méthode était en hausse depuis le mois de février.En mai.l'augmentation a été de 1,1 p.cent, ce qui est toutefois inférieur au solide trois p.cent calculéau mois d'avril.Les hausses de taxes et la contrebande causent une baisse des ventes à la SAQ JACQUES BENOIT Les ventes nettes de la SAQ \u2014 c'est-à-dire sans les taxes ni les escomptes que la société d'État accorde à ses distributeurs attitrés\u2014t ont reculé à 206,4 millions au premier trimestre (avril, mai et juin) de son exercice, alors qu'elles avaient atteint 223,5 millions pendant la même période l'année dernière.«Il y a un fléchissement dans tout le commerce de détail», faisait remarquer hier à ce sujet sa directrice des communications, Mme Danielle Maisonneuve.Le volume des ventes a pour sa part diminué de 1,9 p.cent pour l'ensemble des produits, les boissons les plus touchées étant, dans l'ordre, les cidres et les coolers (-8,8 p.cent), les spiritueux (-7,5 p.cent ) et les vins (-0,6 p.cent).«Seules les bières importées montrent une augmentation du volume des ventes de 4,8 p.cent», écrit son PDG Jocelyn Tremblay dans son rapport sur le premier trimestre qui sera rendu public sous peu.Plus de Canadiens pourraient accéder à la propriété Presse Canadienne OTTAWA Chicoutimi, 48 p.cent des locataires auraient les moyens financiers de s'acheter une maison.C'est la proportion la plus élevée de toutes les villes du Canada.Voilà la constatation qu'a faite la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), en compilant les statistiques de juin de l'accessibilité à la propriété.Le calcul de la SCHL tient compte du prix des maisons, des taux d'hypothèque, des taxes foncières et des coûts de chauffage, en rapport avec les revenus de la famille.Comparée à Chicoutimi, Victoria est apparue comme la ville où le taux le moins élevé de locataires au pays seraient en mesure de s'acheter une maison, soit seulement neuf pour cent.Une représentante de la SCHL, Mme Sharon Olm, a signalé que, dans l'ensemble du pays, il y a eu augmentation de la possibilité d'accès à la propriété, entre décembre 1990 et juin de cette année.Il y a deux raisons: la baisse des taux hypothécaires et la hausse des revenus moyens des familles.Montréal Le taux d'une hypothèque de trois ans s'élevait à 12,5 p.cent en décembre dernier.Il avait baissé à 11 p.cent en juin.«L'accès à la propriété s'est améliorée dans la majorité des villes, a noté Mme Olm, parce que les revenus des familles ont augmenté plus que le prix des maisons et que les taux hypothécaires ont baissé de 1,5 p.cent en six mois.« Même là où le prix des maisons a augmenté de façon plus considérable que les revenus familiaux, la baisse des taux d'intérêt a été suffisante pour améliorer la situation.» Loin derrière Chicoutimi, Montréal n'affichait en juin qu'un taux d'accessibilité de 31,7 p.cent.Ce taux était de 17,7 p.cent à Toronto, 17,9 p.cent à Vancouver, 35,8 p.cent à Edmonton, 30,2 p.cent à Calgary, 42,9 p.cent à Saskatoon, 44,1 p.cent à Régina, 41,4 p.cent à Winnipeg, 27,8 p.cent à Ottawa, 41,6 p.cent à Saint-Jean (N.-B.), 37 p.cent à Halifax et 44,4 p.cent à St-Johns (T.-N.).Problème dont on parle peu, et qui compte parmi les facteurs d'explication de la baisse des ventes: la contrebande, surtout des spiritueux importés des États-Unis.«C'est un problème grave.Les spiritueux rentrent à pleins camions», explique le directeur d'une succursale montréalaise.Mme Maisonneuve: «C'est un problème.Effectivement.Pour les spiritueux, mais aussi pour les vins.C'est très difficile à chiffrer.C'est au noir, c'est un commerce parallèle.» Aux dires du PDG de la SAQ, les chiffres concernant le premier trimestre sont toutefois trompeurs, et «difficilement comparables», en raison des nombreuses modifications qui ont été apportées au début de l'année aux modes de taxation : « introduction de la taxe sur les produits et services, abolition de la taxe de vente fédérale, sans oublier les modifications de la taxe de vente provinciale et de la taxe spécifique sur les boissons alcooliques».Résultats concrets de ce méli-mélo: comme toujours, le fardeau fiscal a grimpé en flèche, les rentrées des deux gouvernements sous forme de taxes étant passées pour ce seul trimestre à 36,5 millions, contre 24,9 millions au même trimestre un an plus tôt.Soit, tout bonnement, une hausse de 48 p.cent.ce qui a fait reculer d'autant la valeur des ventes nettes.Hausses de taxes C'est, essentiellement, ces hausses de taxes qui expliquent le recul des ventes, estime le même directeur de succursale, et sans doute également, peut-on croire, la montée du marché noir.«Les gens achètent moins, la TPS et la TVQ font mal, il y a une baisse de clientèle, dit-il.Depuis janvier jusqu'à aujourd'hui, je dirais qu'il y une baisse d'environ 3 p.cent du nombre de transactions dans tout le réseau.» Autre problème, qui semble vouloir jouer de mauvais tours à la SAQ en ce qui regarde le volume des ventes: la superficie totale des aires de vente de ses succursa- les a diminué de 34 p.cent de 1986 à 1991 (892807 pieds carrés alors, contre 733 897 maintenant ), et celle de ses aires d'entreposage de 65,8 p.cent (881966 pieds carrés, comparativement à 576667 désormais).Si bien qu'on y trouve moins de produits qu'auparavant, d'où une baisse d'attrait aux yeux de la clientèle.«Si les vins ne sont pas exposés, ils ne sont pas vendus», fait observer un agent promotionnel (chaque marque de vin et de spiritueux est représentée par un agent qui en fait la promotion).D'un autre point de vue, enfin, la société d'État réussit à très bien s'en tirer: son bénéfice net a en effet grimpé au premier trimestre (83,1 millions cette année, contre 80,3 l'an passé), en raison, entre autres, de ses frais d'exploitation restés les mêmes mais aussi du coût des produits, qui a glissé de 102,9 millions l'année dernière à 83,1 millions au même trimestre cette année.Autrement dit, à part les ventes, tout va bien.Le Croupe Transcontinental G.T.C.emploie plus de 3000 personnes.PHOTO MICHEL GRAVEL.La Presse Les très grosses imprimeries et les plus spécialisées survivront LISA T out comme dans l'alimentation il y a quelques années, l'industrie de l'imprimerie connaît présentement une phase de rationalisation et certaines entreprises \u2014 «les plus petites des grosses ou les plus grosses des petites» \u2014 n'y survivront pas.«Comme dans d'autres secteurs, la rationalisation est en train de se faire dans l'industrie de l'imprimerie, explique Gaétan Frigon, vice-président marketing et développement chez Le Groupe Transcontinental G.T.C.Ltée.La tendance est aux gros conglomérats très diversifiés.C'est là qu'on s'en va.» M.Frigon connaît bien le phénomène de la rationalisation.Il a vécu celle dans l'industrie de l'alimentation, secteur dors lequel il a oeuvré pendant 20 ans.Il a vu le nombre des grossistes en alimentation fondre comme neige au soleil.Ils sont passés de 60 à quatre grossistes.La rationalisation touchera surtout les entreprises de taille moyenne, dit-il.Par contre, les petites imprimeries qui se spécialisent dans l'impression notamment de cartes d'affaires ou en-tétes de lettres auront toujours leur place.Et, évidemment les plus gros vont passer au travers.Roger Gérard, président du Syndicat des communications graphiques, qui compte 4000 membres, pense que toutes les imprimeries connaissent des difficultés à cause de la récession, et de l'accord du libre-échange canado-américain.Ce sont surtout les entreprises moyennes qui souffrent, note-t-il, et surtout en Ontario.1200 imprimeries Il y a quelques 1200 imprimeries au Québec, et selon Georges Quinaux, président de l'Association des arts graphiques, les plus importantes sont Québécor, GTC et Southam.Il est d'avis qu'une des difficultés majeures de l'industrie est la valeur du dollar qui la rend moins compétitive.À cause des limites du marché québécois et canadien, la plupart des imprimeries vendent leurs produits \u2014 revues^ magazines et romans \u2014 aux Etats-Unis.«Un huard à 74 cents US, dit M.Quinaux, nous permettrait de prendre une bonne part du marché.» Outre le dollar, il y a aussi, dit-il, un regain du protectionnisme américain depuis l'entrée en vigueur de l'accord sur le libre-échange.Mais le Québec demeure très fort dans l'imprimerie au Canada.L'Ontario et les autres provinces ressentent la récession beaucoup plus dans ce secteur.M.Guinaux précise qu'il y a trop d'équipement pour le volume à imprimer.Selon lui, la situation économique a occasionné une baisse de 20 p.cent du volume.M.Quinaux affirme qu'une dizaine d'imprimeries ont dû fermer leurs portes.Plusieurs ont coupé leurs prix, parfois jusqu'à 33 p.cent.Actuellement, les prix sont d'environ 20 p.cent en-deça des prix de 1989 et 1990.En 1992, à la reprise, «on va voir les fusions».Selon lui environ cinq p.cent des imprimeries ne profiteront pas de la reprise.La semaine dernière, La Presse apprenait que l'Imprimerie Pierre Des Marais, après 61 ans d'existence, mettait un terme à ses opérations commerciales privant ainsi une trentaine de personnes de leurs emplois.SUITE A LA PACE B 10 David N.Dinkins Le maire Dinkins demande à la NYPA de rouvrir son contrat avec Hydro LISA BINSSE Le maire de New York David N.Dinkins demande officiellement de reporter la signature du contrat de 17 milliards CAN entre Hydro-Québec et la New York Power Authority (NYPA), pour permettre une étude approfondie des besoins énergétiques de l'État.La réponse de la NYPA, à qui cette demande a été faite, ne s'est pas fait attendre.Le président Richard M.Flynn, dans sa' réplique, rappelle au maire les bienfaits économiques et environnementaux du contrat et s'engage à prendre en considéra-, tion l'opinion du maire.Bernard Guertin, porte-parole* d'Hydro, a indiqué que la société d'État serait prête à revoir le! contrat la liant à la NYPA et à envisager le report de la date de* la signature, fixée au 31 décembre, si la NYPA le lui demande.«C'est une option, a-t-il dit., On ne ferme pas la porte à notre client, mais ce n'est qu'une option.» D'autres avenues pourraient aussi être envisagées lors de négociations avec la NYPA, «si nous trouvons de nouvelles conditions avantageuses pour tous».Dans sa lettre signée, le maire Dinkins rappelle que le contrat, ; qui prévoit la fourniture sur une période de 20 ans de 1000 mégawatts, soulève la controverse à cause des changements dans le marché de l'énergie, des impor- ; tantes questions d'environné- j ment et des droits des autochtones.«Compte tenu des changements dans le marché, la valeur du contrat d'Hydro-Québec a peut-être aussi changée.Consi- ! dérant l'importance et la durée ; du contrat, je crois que nous de- ¦ vons évaluer davantage ces changements et les différentes alternatives disponibles avant de conclure une telle entente.» Le maire conclut sa lettre (dont un brouillon a été publié par les médias mardi) en disant: « |e vous encourage à obtenir un prolongement du délai pour annuler le contrat pour nous permettre une analyse approfondie de nos besoins énergétiques.En plus, un prolongement nous donnera plus de temps pour analyser et réagir aux questions environnementales complexes et aux droiis autochtones qui ont été soulevés (par le projet de Grande Baleine).» Ed Eckstein, porte-parole de la NYPA, a précisé en entrevue que l'organisme n'a pas l'intention de demander à Hydro-Québec de reporter la date, pour le moment, mais évaluera la nécessité de le faire dans son analyse finale avant de conclure le contrat.M.Flynn précise dans sa lettre que les autorités de l'État estiment que sans ce contrat, les émissions d'anhydride sulfureux, d'azote et de gaz carbonique vont augmenter respectivement de 300 000 tonnes, de 76000 tonnes et de 67,6 millions de tonnes d'ici à l'an 2010, soit six ans avant la fin du contrat.M.Eckstein a fait remarquer que la Ville de New York était un client important de NYPA depuis 1976 et qu'un cinquième du contrat avec Hydro-Québec irait à la Ville.Consommateurs et gens d'affaires reprennent confiance Presse Canadienne OTTAWA Le Conference Board a constaté un net regain de son indice de confiance des consommateurs, qui a atteint son plus haut niveau depuis la période antérieure à la récession.Ce sentiment de confiance est aussi partagé par les gens d'affaires, lesquels prévoient une amélioration de la situation financière de leur entreprise et de l'économie en général.Encouragés par la baisse des taux d'intérêt et l'inflation décroissante, un millier de Canadiens, interrogés au cours d'un sondage téléphonique en juin, ont manifesté une confiance accrue, portant l'indice à 87.1 points au cours de la période d'avril à juin, soit une hausse de 12,8 points par rapport à la période de janvier à mars, alors que l'indice mesurait 74,3 points.C'est le niveau le plus élevé atteint depuis les trois premiers mois de 1990, soit avant le déclenchement de la récession.L'indice, qui a été fixé à 100 en 1961, est resté pratiquement stagnant pendant 12 mois.Du côté des entreprises, l'indice de confiance du Conference Board a grimpé de 11,7 points au cours de la période d'avril à juin, atteignant 111,8 points, contre 100,1 points au cours des mois de janvier à mars précédents.Cet indice était de 100 points en 1977.De la part des gens d'affaires c'est une deuxième manifestation consécutive de confiance en autant de sondages, a remarqué un anulyste du Conference Board.Consommation accrue L'organisme interprète le fort degré de confiance des consommateurs comme un signe que ceux-ci s'apprêtent à délier les cordons de leur bourse et à dépenser davantage.L'enquête a d'ailleurs permis d'apprendre que 38,1 p.cent des personnes interrogées croient que c'est un bon moment pour faire des achats importants.Pendant la période de janvier à mars, cette proportion était de 26,7 p.cent.S'ils sont un peu plus nombreux (20,9 p.cent contre 18,1 p.cent entre janvier-mars) à croire que leur situation financière personnelle ira s'ameliorant au cours des six prochains mois, les Canadiens ne sont pas aussi optimistes pour ce qui est de leurs emplois.Seulement 14,4 p.cent des personnes interrogées prévoyaient que le nombre d'emplois augmenterait au cours du pro-chuim semestre, contre 12,8 p.cent entre janvier et mars derniers.Les milieux d'affaires sont plus optimistes que les consommateurs pour ce qui est de l'évolution de leur situation financière.Pas moins de 52,5 p.cent des dirigeants interrogés admettaient s'attendre à une augmentation des profits de leur entreprise au cours des six mois à venir.C'est la plus forte proportion depuis la période de juillet-septembre 1988, et un bond de 36,5 p.cent par rapport aux trois premiers mois de 1991.Optimistes, les gens d'affaires le sont tout autant à propos de l'économie canadienne en général : 57,4 p.cent des cadres anticipaient une amélioration dans les six mois à venir.Aux fins de ce sondage, le Conference Board a fait parvenir son questionnaire à 400 cadres dirigeants de grandes compagnies canadiennes.« I ; i i i » » t i t i i i t v » \\ i i .» .\u2022 \u2022 \u2022 \\ 1 LA HKfcSSE, MONTREAL, JEUDI 8 AOUT 1991 \u2022 B5 Peugeot se retire des État-Unis Associated Press LYNDHURST, N.f.¦ Peugeot Motors of America, la filiale américaine de Peugeot S.A.a annoncé son intention d'arrêter ses ventes aux Etats-Unis, en raison du marché «déprimé».; Les ventes de Peugeot aux États-Unis ont baissé au cours des dernières années.L'arrivée sur le marché américain de Nissan et Toyota, qui ont commercialisé des modèles concurrents sur le même créneau haut de gamme, ont aggravé les choses.' Pour les sept premiers mois de 1991, les ventes aux É.-U.de la firme ont baissé de 17,2 p.cent par rapport à 1990.Pour toute Tannée 1990, les ventes ont baissé de 29 p.cent par rapport à l'année précédente.Peugeot exporte depuis 1988 aux États-Unis sa 405 et comptait introduire sur le marché la 605.Mais la baisse générale des ventes de voitures haut de gamme et l'accroissement de la compétition sur ce créneau ont amené Peugeot à renoncer à l'introduction de la 605, explique le président de Peugeot Motors of America Pascal Henault, dans une lettre adressée cette semaine à ses 151 concessionnaires américains.Et Peugeot ne peut connaître le succès sur le marché américain avec un seul modèle, la 405, qui a reçu un accueil «tiède».Peugeot continuera de fournir pièces détachées et assistance à ses concessionnaires.Selon la firme, 120000 voitures Peugeot circulent actuellement aux États-Unis.AUTOMOBILE : LES EXPORTATIONS FRANÇAISES 233S3 V Accordé\" Renoutt-AUCl 1131 51638 AUX ETATS-UNIS f.[PEUGEOl]' -A 'S' Peugeot renonce a son tour Renault mets l'exportation _ 19975 4486 Y 80 81 62 63 84 85 66 67 66 89 90 1991 LE MARCHE AUTOMOBILE AMERICAIN ¦ Autres marques Toyota 6,4 m Chrysler m 6,9 MILLIONS DE VOITURES PAR AN mmmmmm General Motors parts de marché en juillet 1991 En n ) L'IMMOBILIÈRE INC.» votro immeubk) va mal » votre société en commandite vous coûte chor a vous n obtone* pas un bon renddment sur votre placement » vous rive/ un taux d endettement ou de vacance trop eieve Notre équipe de profession-', nclb est la pour vous aidor Communiquer avec nous : TU «M4i 5284001 lu 529402* 1624660R 710 AVIS de 60 (ours, liste à vendre ?repossession.XAVIER, 464-M01 710 OCCASIONS D'AFFAIRES BUREAU derHruètes de credit, soyez votre patron^ travail fort a la maison, aucune dépense, clients delà etoblls.35 0O0 S.525-2209.CHARLEVOIX PRESTIGIEUSE AUBERGE 13 chambres de quoltte, s manger, vue sur le fleuve, très ochoionde.Couse malodle.Prix ferme 498 000 S.Fout volrl Inf.: écrire d 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limite du territoire régi par ta Convention de la Baie James et du Nord québécois reliant le poste Chibougamau, situé à environ 15 km de la ville de Chapais, au poste Chamoucbouane, situé à environ .12 km de la municipalité de La Doré, et au posta Jacques-Cartier, situé dans la municipalité de Sainte-Jeanne-de-Pont-Rouge.Avis est donné au public qu'il lui est loisible de consulter le dossier afférent au projet susmentionné, qui comprend notamment une étude d'impact sur l'environnement préparée en vertu de la section IV.1 de la Loi sur la qualité de l'environnement (L.R.Q., c.Q-2).Cette étude d'impact su r l'environnement aétô présentée au ministre de l'Environnement qui l'a rendue publique le 1er août 1991 et l'a mise à la disposition du public pour fins de consultation.T Ce dossier est notamment disponible pour consultation par le public aux endroits suivants : Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (Québec) 12, rue Sainte-Anne, 1er étage QuébecG1R3X2 Tél.: (418) 643-7447 ou 1-800463-4732 de8h30à16h30du lundi au vendredi ; Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (Montréal) Village Olympique, 5199 A, rue Sherbrooke Est, bureau 3860 Montréal H1T 3X9 Tél.: (514) 873-7790 ou 1-800463-4732 de8h30à16h30du lundi au vendredi ; Hôtel de ville de Saint-Raymond-de-Portneuî 375, rue Saint-Joseph Saint-Raymond-de-Portneuf (Québec) GOA 4 GO Responsable : M.René Beaulieu Tél.: (418) 337-2202 de 9 h à 12 h et de 13 h à 16 h 30 du lundi au vendredi ; Bibliothèque Hélène-B.Beauséjourde Grand-Mère 650,80e Rue Grand-Mère (Québec) G9T1V5 Responsable : Mme Jeannine Patry Tél.: (819) 538-5555 de9hà12hetde13hà16hdu lundi au vendredi et de 19 h à 21 h le vendredi ; Bibliothèque municipale de La Tuque 558.rue Commerciale La Tuque (Québec) G9X 3P4 Responsable : M.Alain Michaud Tél.: (819) 523-3100 de9hà12hetde13hà16h30les mardi et mercredi de9hà12hetde13h30à20hles jeudi et vendredi de 9 h à 12 h et de 13 h 30 à 16 h 30 le samedi ; Bibliothèque municipale de Saint-Félicien Complexe du Parc 1209, boul.Sacré-Coeur, 4e étage Saint-Félicien (Québec) G8K 2R5 Responsable : Mme Johanne Laprise Tél.: (418) 679-0251 de 10 h à 12 h, do 13 h 30 à 16 h 30 et de 18 h à 20 h les mardi et mercredi de 13 h 30 à 16 h 30 le jeudi de 10 h à 12 h et de 13 h 30 à 16 h 30 le vendredi; Bibliothèque municipale de Chibougamau 650 3e Rue Chibougamau (Québec) G8P 1P1 Responsable : Mme Use Matte Tél.: (418) 748-2497 Horaire d'été de 10 h à 12 h et do 13 h à 16 h 30 du lundi au vendredi de 18 h à 20 h 30 les lundi et jeudi Horaire régulier de 10 h à 12 h et de 13 h à 17 h du lundi au vendredi de 18 h 30 à 20 h 30 du lundi au jeuefi de 13 h à 16 h les samedi et dimanche.On peut y obtenir la liste des lots touchés par ce projet.Diet le 14 septembre 1991, toute personne, groupe ou municipalité peut demander par écrit au ministre de l'Environnement, la tenue d'une audience publique relativement à ce projet Cet avis est publié par Hydro-Québec conformément au Règlement sur l'évaluation et l'examen des impacts sur l'environnement (R.R.Q., c.Q-2, r.9) adopté en vertu de la Loi sur la qualité de l'environnement (L.R.Q., c.Q-2)./ Appel d'offres Société canadienne d'hypothèques et de logement Canada Mortgage and Housing Corporation Société d'habitation du Québec PROJET NUMÉRO 03153-006, LA SOCIÉTÉ D'HABITATION DU QUÉBEC, demande des soumissions pour les travaux de construction d'un ensemble d'habitation compren nt quarante-quatre (44) logements dans la municipalité de Chàteauguay, circonscription électorale Châteauguay, selon un contrat à forfait et comportant: 4 bâtiments à ossature de bois de 3 niveaux, sans sous-sol.La durée maximum des travaux sera de trente (30) semaines.CONDITION: Seuls sont admis à soumissionner les entrepreneurs généraux ayant leur principale place d'affaires dans la province de Québec et détenant la licence requise en vertu de la Loi sur la qualification professionnelle des entrepreneurs de construction (L.R.Q.c.Q-1).INFORMATION: Les entrepreneurs généraux et les sous-traitants obtiendront tous renseignements, ainsi que le dossier de soumission complet à compter du 8 août 1991.au bureau de la SOCIÉTÉ D'HABITATION DU QUEBEC, sis au 3.Complexe Desjardins, Tour Nord.25* étage, Montréal.Qc H5B1E3, a/s de madame Monique Thériault, (514) 873-4004.contre un dépôt non remboursable de cinquante dollars (50$).sous forme de chèque visé ou mandat-poste émis à l'ordre de la Société d'habitation du Québec.Heures d'ouverture du bureau: 8 h 30 à 12 h \u2014 I3hal6h30.GARANTIE DE SOUMISSION: Sous forme de cautionnement au montant de cent quatre-vingt mille dollars (180000$) ou de chèque visé, ou d'obligations conventionnelles au porteur émises ou garanties par le gouvernement du Québec ou du Canada et dont l'échéance ne dépasse pas 5 ans, au montant de quatre-vingt-dix mille dollars (90000$).Toutes les garanties devront être valides pendant 45 jours à partir de la date de I ouverture des soumissions.CLÔTURE DES SOUMISSIONS: À quatorze (14 h) heures (heure locale en vigueur), le JEUDI 5 septembre 1991, à la Société d'habitation du Québec, au bureau de Montréal, de la Direction générale du bâtiment sis au 3, Complexe Desjardins.Tour Nord.25« étage.Montréal.Qc H5B 1E3 où se tiendra l'assemblée publique d'ouverture des soumissions à l'heure et à la date de clôture ci-dessus précisées.LA SOCIÉTÉ D'HABITATION DU QUÉBEC ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues.CONSULTATION DES DOCUMENTS: \u2014 Association de la construction du Québec, Région de Montréal.\u2014 APCHQ \u2014 Région Montréal-Métropolitain; \u2014 Société d'habitation du Québec, bureau de Montréal.NOTE: Les formules fournies par la Société seront obligatoirement utilisées.AVIS AUX SOUS-TRAITANTS: Les sous-traitants qui déposent leurs soumissions au bureau des Soumissions déposées du Québec, doivent le faire au plus tard le 3 septembre 1991 à quatorze (14 h) heures et leurs soumissions doivent être valables soixante (60) jours après leur dépôt.Le Secrétaire de la Société d'habitation du Québec M* Jean-Luc Le sage, avocat Canada -Québec Cl o Cl Cl II ville de LaSalle Date d'ouverture: Dépôt pour obtention des plans et devis: Dépôt de soumission: APPEL D'OFFRES La Ville de LaSalle requiert des soumissions pour Fourniture et installation d'ameublement de bureau, soumission no 025565 2laoùtl99l 55$ T.P.S.incluse (non remboursable) 10% de la soumission Pour informations, veuillez composer le 367-1000 poste 471 Réception des soumissions avant 10 h 30 au Bureau de la gref-fière.Ouverture des soumissions à 11 h dans la salle du Conseil, Hôtel de ville.55.avenue Dupras.LaSalle.Les personnes intéressées peuvent se procurer les documents relatifs à ces appels d'offres en s'adressant à l'Hôtel de ville a compter de ce jour.Pour être considérée, toute soumission devra être presentee sur les formulaires spécialement préparés à cette fin, dans une enveloppe clairement identifiée fournie par la Ville à cet effet.La Ville de LaSalle ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation do quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Nicole Horby GrclTicre LaSalle, le 8 août 1991 Transports Canada Groupé de gestion des aéroports Transport.Canada \u2022 0 .Airports Authority Group APPEL D'OFFRES Transports Canada lance un appel d'offres pour le projet suivant : PROJET: OCT-2001 \u2014 Réparation des dalles de beton sur les aires de mouvement a l'aéroport International de Montréal (Mirabel) Québec.VISITE DES LIEUX: Le 15 août 1991 à 10 h a.m.heure Jocale à la salle de Presse.Édifice de l'aérogare.3e niveau, extrémité est à l'Aéroport International de MontreaL (Mirabel) Québec.DATE DE CLÔTURE: Le 22 août 1991 EXAMEN DES DOCUMENTS: ASSOCIATION DE LA CONSTRUCTION DU QUÉBEC Region des Laurentides \u2022 711.rue Labellc St-Jérôme (Québec) J7Z5M2 Les soumissions cachetées et adressées à Transports Canada, Le?Aéroports de Montréal.Direction de la Gestion du Matériel et des Marchés.2121, route Transcanadienne Nord, 3e étage.Dorval (Québec) H9P 1J3 (Téléphone: 5I4-42M34I.FAX: 514-421-4363) seront reçues jusqu'à 15 h, heure locale à la date stipulée.Les documents de soumission seront obtenus à l'adresse ci-dessus.Pour être prise en considération, la soumission doit être présentée sur les formules fournies par le Ministère et accompagnée de la caution précisée dans les documents de soumission.Prière de noter que le* dispositions du programme de contrats fédéraux visant l'équité en matière d'emploi s'appliquent.Le Ministère ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.Jean-Marc Labellc Directeur général des Aéroports de Montréal Canada cité oe city Of COTE §MMT-LU- B12 LA PRESSE, MONTRÉAL.JEUDI 8 AOÛT 1991 La Ligue des droits de la personne recommande de poursuivre le KKK ¦ Plusieurs groupes politiques ont une fois de plus dénoncé le Ku Klux Klan, qui a distribué des exemplaires du journal Klans-man à Sherbrooke et à Montréal, depuis dix jours.La Ligue des droits de la personne (B'nai Brith) a redemandé au ministre de la lustice, Gil Ré-raillard, d'intenter des poursuites contre les membres du Ku Klux Klan.4(11 n'y a pas de place au Québec pour la promotion de la haine du KKK.Ce groupe cherche à jeter de Thuile sur le feu, à un moment où les tensions interraciales causent assez de souffrances au pays», a déclaré le président de la Ligue, M.Stephen Scheinberg.Le ministre Rémillard étudie présentement la possibilité d'intenter des poursuites en vertu des dispositions relatives à la propagande haineuse du Code criminel.Rappelant que le gouvernement fédéral a lancé une opération de surveillance nationale pour que les prochains numéros du Klansman ne traversent plus les frontières canado-américai-nes, le ministre du Multiculturalisme et de la Citoyenneté, M.Gerry Weiner, a soutenu de son côté que «les incidents racistes nous rappellent qu'il reste encore beaucoup à faire pour édifier un Canada plus tolérant».Enfin, la Ligue anti-fasciste mondiale a organisé des rencontres avec les citoyens de l'ouest de l'île, visant à les informer sur le KKK et sur les moyens de le contrer.Un sous-marin français récupère des débris du B-747 d'Air India Presse Canadienne OTTAWA ¦ Le navire français Abeille Supporter a quitté la côte d'Irlande en direction de son port d'attache de Lorient, hier soir, avec des valises de passagers, des conteneurs de marchandises et des morceaux du fuselage du Boeing 747 d'Air India qui a sombré dans TAtlanti-que-Nord avec ses 329 occupants, le 16 juin 1985.Ce matériel, qui a été repêché du fond de l'océan par un sous-marin sans équipage, téléguidé de VAbeille Supporter, sera expédié Adolescents soupçonnés de meurtre Agence Fnnce-Pressc WATERBURY, Connecticut ¦ Cinq adolescents, soupçonnés d'avoir organisé le meurtre d'un livreur pour amuser des amis, ont été appréhendés, mardi, à Water-bury, a-t-on appris hier.Lundi soir, les adolescents, âgés entre 13 et 18 ans, auraient, selon la police, attiré dans un traquenard M.Faî Yeung, 21 ans, auquel ils avaient commandé par téléphone un repas chinois d'une valeur de 18 $.Us auraient ensuite invité sur place des amis auxquels ils auraient offert d'assister «en direct» à l'agression.Lorsque M.Yeung est arrivé à l'adresse indiquée \u2014 un appartement inoccupé\u2014, les agresseurs ont tenté de lui voler la commande.Le livreur se débattant, l'un des adolescents aurait tiré sur lui avec une carabine .22 long rifle.Touché à la poitrine, M.Yeung est décédé peu après dans un hôpital de la ville.Selon un enquêteur, «les meurtrière présumés savaient parfaitement ce qu'ils faisaient».au laboratoire de la GRC, à Vancouver.Les recherches, à plus de deux kilomètres de profondeur, se poursuivaient depuis le début de juillet.Au lendemain de la tragédie, des fouilles avaient été entreprises, mais n'avaient pas fourni suffisamment d'éléments pour déterminer la cause de l'accident.Dans une entrevue par radiotéléphone depuis le navire français, l'inspecteur Ron Dicks, de la GRC, a signalé qu'on semblait avoir trouvé, cette fois, quelque chose d'intéressant pour l'enquête.Le vol 182 avait quitté Toronto et Montréal en direction de Bombay.L'accident s'est produit à environ 160 kilomètres de la côte ouest de l'Irlande.M.lean Lhopitallier, directeur des recherches et vice-président de Canocean Deep Water Systems, la compagnie propriétaire du sous-marin, a quant à lui vanté les qualités de TAbysub, dans une entrevue téléphonique depuis Cork, en Irlande.C'est Tun des rares sous-marins sans équipage, a-t-il signalé, qui peut fonctionner à de telles profondeurs.À peu près la grandeur d'une table de billard, il pèse 1,7 tonne.PHOTO REUTER Me?Patrice Mongeau aura beaucoup de pain sur la planche au cours de la prochaine semaine de travail.Installé sur une chaise suspendue au-dessus du vide, il s'est attaqué au nettoyage des vitres d'un édifice à bureaux du centre-ville de Montréal.Téléphonie : Québec ira en appel Presse Canadienne QUÉBEC ¦ Le gouvernement du Québec portera en appel la décision de la Cour supérieure de nier à la Régie des télécommunications sa juridiction sur la téléphonie québécoise, a indiqué hier le ministre des Communications Lawrence Cannon après un entretien avec son collègue de la lustice, Gil Rémillard.«Le principe que nous allons défendre est celui que, bien sûr, le Québec'^ détient une juridiction dans ce domaine-là, a expliqué le ministre Cannon.Histori-Quement, ça toujours été le cas et I existence même de la Régie des télécommunications du Québec confirme cette volonté politique d'avoir au Québec un organisme de réglementation qui contrôle les télécommunications.» ¦ M.Cannon a ajouté que le Québec iest disposé à aller jusqu'en Cour suprême, s'il le faut, pour faire reconnaître sa compétence.: .T r Téléphone Guévremont Dans un jugement rendu le 26 juillet, le juge Jules Allard a en effet statué que la Régie « ne possède pas de juridiction en vertu de la constitution de 1867» pour imposer ses directives à Téléphone Guévremont Inc., une petite entreprise de Sainte-Rosalie, près de Saint-Hyacinthe.Cette entreprise (détentrice d'une charte québécoise) a contesté devant la Cour supérieure la compétence de la Régie des télécommunications du Québec sur ses activités sous prétexte qu'elle (Téléphnone Guévremont Inc.) est une firme interprovinciale au sens des articles 91 et 92 de la constitution canadienne.Le juge Allard en est venu à la conclusion que les lignes (au nombre de 5400) et le réseau de cette entreprise «servent à des fins locales, interprovinciales et même internationales» à cause de son raccordement avec Bell Canada.Le magistrat a puisé dans la jurisprudence pour baser son jugement en citant une cause tranchée par la Cour suprême du Canada en 1989.Le plus haut tribunal du pays avait statué que l'Alberta Government Telephone relevait de la juridiction fédérale même si cette compagnie ne possédait pas d'installations matérielles à l'extérieur de l'Alberta.«Sans dire que la téléphonie est par nature de juridiction fédérale, il faut reconnaître qu'une entreprise de téléphone le devient dès qu'elle offre des services qui relient la province à d'autres provinces au moyen de mécanismes organisationnels physiques et juridiques», écrit le juge Allard.FERMETURE D'INVENTAIRE SUPER \u2022 **- * .1 \u2022 Hardin , \u2022 Coronet EPARGN Constellation raws «Ozite INSTALLATION dans les 48 heures ENTREPOSAGE 3 mois GRATUIT Douglas & Desjardins Montréal 3856, Côte.Vertu Ville St-Laurent t\u2022 -\u2014- - _.________ __ _ , Lavai 420, boul.des Laùrenïiclës Pont Viâu, Laval Brossard_ 1875> Panama \u2022 / .Brossard Information i^SH ir°^ 336-1234 S ra|,fcd Cinq cadavres retrouvés dans des sacs poubelle Renter BRUXELLES ¦ Les cadavres d'un couple marié et de trois enfants âgés de trois à 12 ans ont été retrouvés mardi ligotés dans des sacs poubelle en plastique abandonnés dans le bois de Beloeil, près de la frontière belgo-française.Guy Poncelet, procureur du Roi de Tournai, une ville du Sud-Ouest de la Belgique, a déclaré mercredi que les cinq victimes avaient été chacune abattues d'une seule balle dans la tête ou dans la nuque, vraisemblablement lundi boir.II a ajouté lors d'une conférence de presse que les services de police belge et la SRP} de Lille, qui mènent l'enquête de concert, orientaient leurs recherches vers des pistes qui mènent tant en France et en Belgique.Certains indices récoltés, notamment ia couleur bleue des sacs poubelle en plastique utilisée en France, au contraire de la couleur grise des sacs belges, peripettent en effet de penser que les victimes ont été tuées au-delà de la frontière et déposées ensuite dans le bois de Beloeil.Les enquêteurs estiment que les deux adultes d'environ 35 ans, aux doigts desquels ont été retrouvées des alliances identiques, étaient mariés.Mais ils hésitent à affirmer que les trois autres victimes \u2014une petite fille de 3 ans et demie et 2 garçons d'environ 8 et 13 ans\u2014 sont leurs enfants.Un adepte de la course à pied a découvert mardi matin les mystérieux sacs poubelle lors de son jogging.Intrigué, il n'y avait pas touché mais avait alerté les services de police.Ces derniers, retenus par d'autres tâches, ne se sont pas rendus sur les lieux que tard dans l'après-midi pour découvrir les cinq cadavres ligotés avec du fil électrique.2500 POINTS .OFFERTS, CETTE SEMAINE, DANS LA PRESSE.Si VOUS êtes menjbre du ClUB, entrez le code suivant 45656332 Sinon, composez, à Montreal, le 251-8688 ou, sons frais, le 1 800 563 8688.LIRE U PRESSE N'A JAMAIS ÉTÉ AUSSI EXCITANT I CO O O ^¦:
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