La presse, 11 septembre 1991, Publireportage: dossier Espace
[" .V- PUBLIREPORTAGE MERCRED111 SEPTEMBRE 1991 ¦ In m ÊBÊÊ ; '7% r \u2022 31 .< UÊ 4 4 PUBLIREPORTAGE mercredi 11 septembre 1991 dossier] \u2022 » « Montréal urant une semaine l'automne prochain, Montréal sera véritablement la capitale de l'exploration de l'espace puisqu'elle rassemblera les plus hautes instances oeuvrant dans ce domaine.En effet, du 7 au 11 octobre, le Palais des Congrès sera l'hôte du 42e congrès de la Fédération internationale d'astronautique (IAF).Cette fédération regroupe depuis les années cinquante tous les principaux artisans de l'exploration de l'espace, qu'ils soient américains, européens, soviétiques ou chinois (sans compter ceux provenant d'une vingtaine d'autres nations).Durant les années soixante \u2014 en pleine guerre froide et de course à la Lune opposant les États-Unis à l'Union soviétique \u2014 les congrès annuels de l'IÀF étaient d'ailleurs les seuls endroits sur la planète où se côtoyaient les représentants des deux camps.Fondée en 1950, l'IAF s'est donné comme mandat de favoriser le développement de l'astronautique à des fins pacifiques, d'encourager une large diffusion de l'information technique et de stimuler l'intérêt du public envers le domaine spatial.Le congrès de Montréal a pour thème Le prochain siècle: perspectives spatiales et s'adresse non seulement aux spécialis- tes mais également aux communicatees, enseignants et étudiants (qui possèdent toutefois une bonne connaissance de base ).Ce congrès offrira la chance de rencontrer des astronautes et des cosmonautes «à la douzaine» ainsi que des centaines d'ingénieurs et de scientifiques qui sont les cerveaux des grandes réalisations spatiales.Selon Bert Blevis, président du comité organisateur du congrès, près d'un millier d'entre eux devraient être présents à Montréal.Il va de soi qu'il s'agit d'une rencontre de spécialistes où le niveau des échanges échappe généralement au commun des mortels.Ainsi, plusieurs centaines d'exposés spécialisés seront donnés durant la semaine et couvriront une vingtaine de sujets, à savoir : \u2022 les systèmes spatiaux \u2022 la station spatiale Freedom \u2022 les observations du globe terrestre \u2022 le transport spatial \u2022 l'énergie pour engins spatiaux \u2022 la propulsion spatiale \u2022 les matériaux et les structures \u2022 l'astrodynamique \u2022 les sciences de la microgravité \u2022 l'exploration spatiale \u2022 les communications par satellite mondiale du \u2022 » .\u2022 l'espace et l'éducation \u2022 les sciences de la Terre \u2022 la biologie et la médecine spatiale \u2022 la sécurité et le sauvetage \u2022 recherche d'intelligence extraterrestre \u2022 les activités spatiales et la société \u2022 l'économie des opérations spatiales \u2022 l'histoire de l'astronautique \u2022 la politique et l'espace \u2022 l'exploration interstellaire \u2022 la loi et l'espace De plus, l'exposition des plus récentes réalisations spatiales qui aura lieu parallèlement au congrès sera accessible au public durant la journée du 11 octobre.Les frais d'inscription à ce congrès ont été établis à 415 dollars pour les participants réguliers et à 55 $ pour les étudiants.Pour ceux et celles d'entre vous qui désirent obtenir de plus amples renseignements, adressez-vous au: Secrétariat du 42e Congrès de l'IAF Édifice M-19 Conseil national de recherches Canada Chemin de Montréal Ottawa ( Ontario) Kl A 0R6 ou téléphonez au (613) 993 -9009.Déjà le centre canadien de l'aéronautique, Montréal est aussi la capitale de l'industrie spatiale canadienne.Ce statut prévilégié, Montréal le doit à la conjonction exceptionnelle de l'infrastructure industrielle, des ressources académiques et de l'appui gouvernemental dans les domaines aéronautique et spatial.Même si elle détient plus de la moitié des emplois et plus de 50 p.cent des activités de recherche et de développement dans ce secteur de haute technicité qu'est l'aérospatial, Montréal ne veut pas en rester là.L'implantation sur son territoire de la future Université internationale de l'espace (ISU) est le défi qu'elle souhaite maintenant relever.Les grandes entreprises et la sous-traitance L'industrie spatiale montréalaise s'articule autour d'un noyau de grandes entreprises comme Spar Aérospatiale, CAE Électronique ou Technologies MPB, etc.À leur tour, ces firmes majeures peuvent compter sur une multitude de sous-traitants (FRE Composites, Virtual Prototypes et Héroux, pour n'en nommer que quelques-uns) dont la réputation n'est plus à faire.Situées dans la région métropolitaine, ces entreprises présentent une petite taille qui leur confère souplesse, rapidité d'exécution et sens de l'innovation.Leur excellence est d'ailleurs reconnue outre-frontière; leurs produits comptent pour plus de 40 p.cent des exportations totales de toute l'industrie aérospatiale québécoise.R & D et formation de la main-d'oeuvre Trois universités montréalaises joignent leurs ressources à celles de l'industrie pour offrir des programmes académiques bien adaptés qui forment du personnel hautement qualifié et qui alimentent les énormes besoins en recherche et développement.À l'université McGill, on trouve l'Institut et le Centre de recherche en droit aérien et spatial qui offre des programmes de maîtrise, de doctorat et de recherche.McGill compte en outre une unité de recherche en médecine aérospatiale qui entretient des liens étroits avec le Massachussets Institute of Technology (MIT) et la NASA.Un centre de recherche sur les Vaste.Illimité.Prometteur.L'Agence spatiale canadienne en a son lieu privilégié, son territoire de décou-verte et d'exploration.Bientôt, l'Agence spatiale canadienne dirigera ses efforts depuis ses nouvelles installations en région monté-régienne car il y a, là aussi, un espace qui nous attend.Des programmes tels que celui des sciences spatiales, celui des astronautes canadiens, la station spatiale et le satellite de télédétection RADARSAT viendront confirmer notre engagement à l'endroit du développement socio-économique du Canada.L'Agence spatiale canadienne Une présence affirmée Agence spatiale Canadian canadienne Space Agency Canada machines dotées d'intelligence artificielle s'active également en ses murs; ce centre a su attirer de grands experts en robotique.À l'École polytechnique, rattachée à l'Université de Montréal, une association avec Spar Aérospatiale permet d'offrir un baccalauréat spécialisé en technologies spatiales, assorti de stages en industrie.**W'9 '¦ Récemment constituée, l'École des métiers de l'aérospatial de Montréal a comme mandat de répondre aux besoins de l'industrie en matière de formation professionnelle.Des mécaniciens et des techniciens spécialisés seront diplômés de cette institution située dans l'est de Montréal.Le Centre d'adaptation de la main-d'oeuvre aérospatiale du Québec (CAMAQ) coordonne l'action des entreprises et des institutions d'enseignement afin de mieux répondre aux besoins de l'industrie aérospatiale québécoise.L'implantation dans la région métropolitaine de l'Agence spatiale canadienne concrétise la vocation de Montréal dans ce secteur et démontre la volonté du gouvernement canadien de consolider encore davantage la position de la ville à ce chapitre.Cet organisme est responsable de la réalisation du Plan spatial canadien.La communauté scientifique internationale reconnaît l'importance de Montréal comme pôle majeur de l'industrie aérospatiale.Elle a d'ailleurs été choisie à titre d'hôtesse du prestigieux congrès de la Fédération internationale d'astronautique.Du 7 au 11 octobre, des centaines d'intervenants du milieu international de l'espace \u2014 scientifiques, ingénieurs, cosmonautes, chercheurs, industriels, enseignants \u2014 profiteront de la tribune montréalaise pour discuter et échanger sur tous les aspects de la science et de la technologie spatiale.L'université de l'espace Montréal a déjà clairement indiqué son intention de posery; sa candidature pour accueillir le campus central et permanent de l'Université internationale de l'espace.Elle n'est cependant pas seule en lice; déjà plusieurs villes ont manifesté leur intérêt *' pour cette prestigieuse institution.C'est le cas, notamment, de villes de France, des États-Unis, de l'Australie, du Japon et du Canada.Une seule candidature par pays sera acceptée.C'est en 1992, année du 350e anniversaire de Montréal et année internationale de l'espace, que sera dévoilé le nom de la ville hôtesse.Initiative du Massachussetts Institute of Technology (MIT), la création de l'Université internationale de l'espace repose sur la volonté d'institutionner la recherche internationale et interdisciplinaire en matière spatiale, notamment en raison de la mondialisation des marchés.Dans cette perspective, l'Université de l'espace veut devenir, à l'échelle planétaire, le carrefour où se rencontreront les meilleurs enseignants en sciences de l'espace et où seront formés les futurs chefs de file en recherche et en développement spatial.Des retombées importantes Il va sans dire que l'implantation à Montréal du campus central de l'ISU présentera des avantages énormes pour la région.Par sa fonction d'enseignement supérieur, il contribuera directement à attirer plus de chercheurs et à former plus de jeunes dans le domaine spatial.Les possibilités d'application et de commercialisation de ses activités de recherche constitueront un apport positif pour l'industrie spatiale déjà établie dans la région.Sa présence attirera de nouvelles entreprises de pointe et, par le fait même, suscitera la création de nouveaux emplois.Son implantation contribuera également au rayonnement de Montréal.Elle favorisera la venue d'autres institutions et organismes internationaux reliés aux sciences et aux technologies de l'espace, consolidant le noyau d'organisations internationales déjà établies à Montréal.Montréal réunit tous les éléments pour assurer une expansion continue de l'industrie aérospatiale.Cette vitalité est à l'image de la synergie qui anime tous les partenaires engagés dans ce projet majeur. \u2022 elon le président de l'Agence spatiale canadienne, 1990 aura été «une année du tonnerre! «Nous n'aurions pu imaginer une période aussi fructueuse, a déclaré en entrevue monsieur Larkin Kerwin, et je souhaite en vivre encore une autre comme celle-là.Tout va très bien, tout le monde est heureux et tout est à Tordre.» Les deux premières années d'existence de l'Agence spatiale canadienne (ASC) ont principalement été consacrées à transférer vers Montréal l'ensemble des activités spatiales dirigées jusqu'alors depuis Ottawa.La récente promulgation de la loi C-16 a enfin conféré à l'ASC ses statuts légaux.Quant au futur centre spatial de Saint-Hubert, les travaux de construction devraient s'amorcer bientôt en vue d'une inauguration à l'automne 1993.L'évolution de l'Agence semble donc se poursuivre malgré le contexte politique incertain.Budgets et personnel doublés Pour l'année financière en cours, l'ASC s'est vu attribuer un budget de 298 millions de dollars, soit plus du double de celui dont elle a bénéficié en 1990 (voir tableau Budgets de l'Agence spatiale canadienne).En outre, le personnel de l'ASC passera de 160 à 352 employés dès cette année.Précisons qu'une telle croissance ne constitue pas comme telle une augmentation substantielle des ressources allouées aux activités spatiales mais est plutôt le fruit du transfert de trois programmes majeurs jusque-là supervisés par le Conseil national de recherche ( ceux de la station orbitale, des sciences spatiales et des astronautes ).De surcroît, l'ASC s'est vu promettre un supplément de crédits totalisant 9 millions de dollars pour les cinq prochaines années.«Ces sommes, précise Larkin Kerwin, serviront à la mise en oeuvre de l'Agence, au transfert des employés, à la construction du campus de Saint-Hubert, ainsi qu'à un programme de développement technologique.Au cours de la présente décennie, notre budget totalisera 2,4 milliards de dollars, et cela uniquement pour notre agence.Si vous ajoutez les sommes accordées aux autres ministères, les fonds globaux dévolus à l'espace atteindront les 3,4 milliards d'ici à Pan 2000.» «Constatez qu'il s'agit là d'étapes sensationnelles, enjoint monsieur Kerwin, surtout à une période où tant d'agences gouvernementales subissent des restrictions, des coupures ou des diminutions de programme.La nôtre va au contraire très bien et nous ne pourrions être plus heureux.» Le grand patron de l'ASC explique cette situation par la rentabilité exceptionnelle de ce secteur d'activité: «Le Canada est le seul pays dont l'industrie spatiale génère chaque année plus de revenus d'exportation que n'y investit le fédéral.Pour tous les autres pays, les gouvernements consacrent davantage de fonds que n'en rapatrient leurs année du tonnerre».malgré tout industries spatiales.Au Canada, nous avons une industrie saine qui crée des emplois et qui paie des impôts.Or, soutient monsieur Kerwin, lorsque les ministres constatent cela, ils ont tendance a miser sur le cheval qui court vite.» À l'instar de monsieur Kerwin, nombreux sont ceux qui propagent l'idée que l'industrie spatiale canadienne exporte pour des centaines de millions de dollars de biens et services année après année.Citons entre autres l'Association des industries aérospatiales du Canada qui chiffre les ventes totales de ce secteur à 520 millions de dollars pour 1990 dont les trois quarts seraient dus à des revenus d'exportation.Toutefois, personne ne semble en mesure de répondre à la simple question : « Mais qu'a-t-on vendu en 1990 pour totaliser un revenu de 520 millions?» L'absence de réponse soulève de sérieux doutes quant à la prétention voulant que le Canada occupe à ce chapitre une place prépondérante sur la scène mondiale.L'Agence prend forme Depuis juillet dernier, l'Agence spatiale canadienne s'est établie dans ses quartiers temporaires de la Place Air Canada (au centre-ville de Montréal).«Quant à notre futur campus, précise le président, les travaux préliminaires sont terminés.Les architectes sont à l'oeuvre, leurs plans d'ensemble ont été approuvés et nous sommes maintenant à la phase de la conception détaillée.Le terrain a été étudié à fond, les mesures vérifiées, les études environnementales et de sécurité réalisées.Tout est à jour.D'ailleurs, certains travaux ont débuté en juin dernier.Adjacent à l'aéroport de Saint-Hubert, le siège social de l'ASC sera constitué d'un bâtiment d'une hauteur équivalente à quatre étages.Au départ, on avait envisagé la possibilité de construire un campus rassemblant plusieurs petits immeubles mais, rapporte monsieur Kerwin, la formule d'une seule bâtisse a été retenue parce qu'elle permet de réunir tout le personnel sous un même toit et de créer ainsi une dynamique de groupe.« Notre monde se ren^ contrera à la cafétéria, à la bibliothèque, dans les salles de repos \u2014 nos spécialistes des sciences spatiales pourront discuter avec les astronautes ou avec les ingénieurs de Radarsat, etc.\u2014 ce qui pourrait engendrer de fructueux échanges.» Le centre spatial comprendra les ateliers nécessaires à la réalisation des grands projets (notamment les installations de simulation et de mise au point du système robotique pour la Station spatiale internationale), des laboratoires de recherche en science et technologies spatiales, un centre d'entraînement pour les astronautes, les espaces à bureaux requis pour le personnel de direction et ceux responsables des projets, etc.L'estimation des coûts de construction du bâtiment principal serait de l'ordre de 45 à 55 millions de dollars, auxquels il Budgets de l'Agence spatiale canadienne (en millions de dollars) Année financière (commençant le 1er avril)\t1989\t1990\t1991 Participation a la station spatiale Freedom\t\u2014\t\u2014\t148.6 Satellite d'observation de la Terre Radarsat\t18.2\t82.6\t58.4 Contributions a l'Agence spatiale européenne\t25.0\t17.9\t24.1 Budget de fonctionnement de l'Agence\t5.7\t12.1\t21.6 Programmes des sciences spatiales\t\u2014\t\u2014\t19.1 Programme de technologies spatiales\t1.7\t3.0\t7.8 Programme des astronautes canadiens\t\u2014\t\u2014\t6.8 Laboratoire de simulation David Florida\t3.5\t5.1\t6.4 Station de cueillette des données au Brésil\t\u2014\t6.9\t2.3 Autres activités spatiales\t0.5\t0.7\t3.3 Total :\t54.7\t121.1\t298.4 \u2022 ne comprend pas les sommes allouées aux programmes spatiaux des autres ministères, sommes qui dépasseraient la centaine de millions de dollars annuellement.\u2014 D'après Budget des dépenses.Agence spatiale canadienne REALISATION LES ÉDITIONS DEÇA Nous tenons à remercier très sincèrement tous les annonceurs qui ont permis la réalisation de ce cahier \u2014 une mention toute particulière pour Tappui constant du personnel de l'Agence Spatiale canadienne.La rédaction principale de ce cahier a été assurée par Monsieur Claude Lafleur, journaliste scientifique.Graphisme : IMAGRAHIS Impression : T.R.OFFSET Cahier publicitaire inséré dans Lu Presse du mercredi 11 septembre 1991.La future agence spatiale canadienne.faut ajouter de 15 à 20 millions pour l'aménagement des laboratoires.Monsieur Kerwin précise de plus: «Nous construirons un campus pour loger quatre cents personnes \u2014 soit les trois cents de l'Agence et une centaine de «visiteurs».Ces derniers pourraient être professeurs, étudiants diplômés, ingénieurs industriels, scientifiques provenant des agences spatiales européenes ou américaines et peut-être même japonaises.Nous aurons donc une popula-.tion flottante qui gardera notre Agencé jeune et nous apportera constamment de nouvelles idées.» «Ce que les médias ne semble pas avoir remarqué, souligne le président de l'ASC, c'est qu'à l'époque de notre création, le ministre avait annoncé que nous serions dotés d'un personnel de trois cents employés (soit deux cents travaillant à Mont- réal et une centaine localisés à Ottawa).Or, notre campus de Saint-Hubert, accueillera quatre cents personnes.Non seulement la coquille n'est pas vide, mais on pourrait en remplir deux ! » i k L'incertitude de l'avenir.politique Si tout paraît idéal aux yeux I de monsieur Kerwin, soulignons toutefois que l'avenir réserve probablement des temps diffici- les.On peut entre autres se demander quel sort sera réservé à l'Agence spatiale canadienne advenant que le Québec déclare sa souveraineté.Qu'adviendra-t-il des investissements fédéraux prévus, dont ceux liés à la construction du siège social en territoire québécois ?Du fait de sa valeur hautement symbolique, l'ASC pourrait bien devenir l'une des premières victimes d'éventuelles «représailles» canadiennes.TECHNOLOGIE SPATIALE t 1 t mm i Depuis les 20 dernières années, le savoir faire et la technologie de CAE Électronique ont aidé à l'homme d'explorer et de conquérir l'espace.CAE a produit le simulateur qui a permis de développer le bras télémanipulateur (Canadarm) utilisé par la Navette spatiale Américaine ainsi qu'a l'entrainement de son utilisation par les astronautes.Chaque Navette est aussi équipée d'un système de commande conçu par 0\\E, utilisé pour l'opération de chaque Canadarm.Dans le cadre du programme de la Station spatiale internationale, CAE va produire un complexe de simulations dynamiques multiples destiné à concevoir et développer le Système d'entretien mobile (MSS) ainsi qu'à l'entrainement des astronautes aux diverses commandes et télémanipulateurs.Pour le programme HERMES de l'Agence spatiale européenne, CAE développera un simulateur de vol complet qui permettra l'entrainement des astronautes au vol de la mini-navette.L'avance de CAE dans les technologies spatiales, accroit l'ensemble de nos produits et par le fait même, notre concurrence sur les marchés internationnaux.3fc cae Il ne s'agit là que de quelques-un ltée des défis et succès rencontrés par le personnel hautement qualifié de CAE, maintenant au nombre de 3,300 et toujours en progression.Une filiale de CAE Industries Ltd.CP.1800, Saint-Laurent, Québec.Canada H4L 4X4 Tel.(514) 341-6780 TLX 05-824856 FAX (514) 341-7699 TWX 610-422 3063 PUBLIREPORTACE mercredi 11 septembre 1991 Nous voici à l'ère des satellites environnementaux «P.Saint-Hubert, choisie comme site de l'Agence spatiale canadienne, offre a l'industriel, au commerçant et au résident tous lés services d'une ville dynamique à seulement 18 minutes du centrer ville de Montréal.T7AÉRONAUTIQUE, L'AEROSPATIALE, DES ATOUTS CONVOITÉS Dotée d'un aéroport dont la vocation premiers \u2022est de repondre aux vols prives et commerciaux, celle ci représente un support 'de développement économique important C est d'ailleurs sur le site même de l'aéroport que sont situes les ateliers de mise au point des moteurs de la société Pratt et Whitney et de l'Ecole nationale d'aerotechnique qui bénéficient d'une reputation d'une renommée mondiatoî a \u2022 \u2022.- - i - LE DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, UNE RÉUSSITE Avec la présence de trois (3) parcs industriels municip.iux desservis par tous les services requis, et l'ouverture d'un quatrième avant la fin de l'année 1991.Saint-.Hubert propose a l'investisseur un choix de location très convoité, doté d'une visibilité exceptionnelle, sur tl'autoroute 30.'Vf .\u2022.'\u2022vv^.-.\u2022- ' .\u2014\u2014 \u2022 ERS 1 epuis vingt ans, les satellites de télédétection Land-sat et SPOT ont révolutionné notre perception de la Terre en la photographiant systématiquement.Grâce à eux, nous avons découvert la planète qui nous est familière aujourd'hui.Toutefois c'est une autre Terre que nous verrons sous peu : celle perçue par les satellites radars.A partir de cette année, notre monde sera en effet observé par des engins équipés de puissants radars dont le Almaz 1 soviétique et le ERS 1 européen.Par rapport aux satellites munis d'appareils photos, ceux porteurs d'un radar ouvrent littéralement une «nouvelle fenêtre» sur notre monde.D'une part, un radar peut observer la surface terrestre aussi bien de jour comme de nuit et n'est pas gêné par la présence de nuages ou de brouillard.Grâce au radar, on peut donc voir en permanence le sol et y découvrir des phénomènes qui échappent normalement aux satellites photographiques.En outre, le radar peut ni plus ni moins ausculter la surface terrestre et y distinguer des structures se trouvant en-dessous.Voir notre passé.et notre avenir ?C'est ainsi qu'au cours des années quatre-vingt, diverses expériences ont montré les vertus des satellites radars.Entre autres, la Navette spatiale à bord de laquelle voyagea Marc Gar-neau transportait un radar qui photographia Montréal alors que celle-ci était totalement recouverte par les nuages.Ce même radar observa les restes du cratère qui est à l'origine du relief particulier de la région de Charlevoix et fit découvrir le lit de rivières asséchées depuis des millénaires sous le désert du Sahara et de l'Egypte.Mais la plus belle démonstration des capacités des satellites radars est celle faite par la sonde Magellan qui, depuis l'automne dernier, nous dévoile littéralement la surface de Vénus.Cette planète étant entourée d'une couche nuageuse épaisse de cinquante kilomètres, il nous aura fallu attendre l'arrivée sur orbite vénuc^nne de cette sonde américaine pour enfin découvrir l'ensemble du relief de la planète voilée.L'intérêt de ces observations est considérable puisque Vénus, jumelle de la Terre, s'est pourtant avérée totalement inhospitalière au développement de la vie.L'atmosphère vénusienne w t - \u2022 m* »\" \u2022if \u2022» .est constituée de gaz carbonique qui engendre un effet de serre maintenant la température de surface à 465 °C.Or, les spécialistes se demandent pourquoi il en est ainsi et soupçonnent que la Terre pourrait connaître un sort semblable si nous continuons à déverser autant de gaz carbonique dans l'atmosphère tout en polluant les océans et en détruisant les forêts (qui recyclent précisément le C02 ).Naissance de l'industrie de l'environnement ?Le rôle des satellites radars est d'ailleurs d'étudier globalement l'environnement terrestre et les effets de l'activité humaine sur lui.C'est ainsi que le satellite européen ERS 1 (European Remote-sensing Satellite) se consacrera à l'observation, en tout temps et à haute résolution, des océans, des zones côtières, des terres émergées et les calottes glaciaires.Les données ainsi recueillies devraient permettre de mieux comprendre les processus océaniques à l'échelle planétaire ainsi que les relations océans-atmosphère et leurs apports dans les changements climatiques.À cette fin, ERS 1 évaluera si la quantité de gaz carbonique présente dans l'atmosphère menace l'environnement terrestre à plus ou moins longue échéance.ERS-1 constitue le premier satellite de télédétection de l'ESA et, comme c'est habituellement la nature des projets de cette agence, il aura une double fonction.Non seulement fourni-ra-t-il les données dont les chercheurs ont besoin pour approfondir nos connaissances fondamentales, mais ERS 1 fera la démonstration des services dont pourraient bénéficier les utilisateurs commerciaux.Le satellite recueillera durant plus de deux ans les informations nécessaires aux prévisions météorologiques couvrant les océans, au suivi du mouvement des glaces, à l'observation des activités de pêche et de la pollution en .iaute-mer, etc.De son côté l'engin soviétique Almaz 1 nous est présenté comme «le premier satellite radar conçu pour des usages commerciaux».Les Soviétiques espèrent rentabiliser leur investissement ( de l'ordre de 300 à 400 millions de roubles, ce qui équivaudrait à 10-13 millions dollars) en vendant aux utilisateurs occidentaux les données recueillies par Almaz 1.C'est la société américaine Space Commerce Corp., de Houston, qui est chargée de cette commercialisation.Almaz viendra ainsi compléter les données déjà disponibles par l'entremise des observatoires photographiques américains Landsat et français SPOT.Almaz et ERS sont donc les' précurseurs d'une nouvelle gamme de satellites spécialisés dans l'observation de l'environnement terrestre (plutôt que de se limiter à la surface du globe comme le fond les Landsat et les SPOT).Ce champ d'activité offre d'ailleurs tant d'intérêt qu'il est déjà prévu qu'un ERS 2 succédera à ERS 1 dès 1994, alors que la même année entrera en service notre Radarsat.Ce premier satellite radar canadien servira notamment à la gestion des ressources naturelles, à la cartographie, aux recherches géologiques ainsi qu'à l'évaluation de l'humidité des sols et de l'état des océans.Comme Almaz et ERS, Radarsat fera aussi l'objet d'une commercialisation de ses données puisqu'une firme privée (Radarsat International Inc.) a été créée à cette fin.Objectif Terre La mise en oeuvre de ces projets illustre bien le changement de cap fondamental dont fait présentement l'objet l'astronautique.Si depuis le début de l'ère spatiale l'accent a porté sur les vols habités et l'exploration des planètes, voilà qu'on le met de plus en plus sur l'étude de la Terre.Au cours des années quatre-vingt, on a ainsi vu éclore un vaste programme international surnommé Mission pour la planète Terre et dont l'ampleur rivaliserait avec les projets Apollo et Freedom.(On constate par ailleurs que le programme visant à retourner sur la Lune et à conquérir la planète Mars d'ici trente ans a été dans la pratique mis e»i veilleuse.) Les préoccupations environnementales prenant sans cesse de l'importance aux yeux de tous, cette Mission pour la planète Terre se veut un effort concerté de la part de tous les pays actifs en astronautique afin d'étudier globalement et en détail l'impact des activités humaines sur notre habitat.À cette fin, les États-Unis et l'Europe préparent le lancement de grandes plates-formes à usage multiple consacrées à l'étude de la Terre alors que de nombreuses autres nations conçoivent des équipements spécialisés et des satellites complémentaires.En fin de compte, l'astronautique se retourne vers la planète considérée comme la plus importante de toutes puisqu'aucu-ne autre dans le système solaire n'est en mesure de nous offrir l'hospitalité.E NT ,ousincnu 44!; 7797 445 7848 Les sciences et les technologies de l'espace I I -» ^ « es sciences et les technologies de l'espace constituent un vaste domaine de recherche ou de savoir aux frontières bien mal définies.Car on se réfère ainsi aussi bien à des sciences comme l'astronomie et la physique qu'à l'ingénierie des navettes et des satellites, à des secteurs des télécommunications, de la métallurgie et de la médecine qu'à la robotique et à la mécanique des fluides.En effet, nombreuses sont les sciences impliquées dans l'élaboration et la construction des engins spatiaux ou dans les domaines d'application rendus intéressants par l'exploration spatiale.\u2022 Un domaine typiquement «spatial» a suscité déjà beaucoup d'intérêt au Québec: la télédétection.Elle s'est développée à partir des images reçues des satellites américains Land-sat puis français Spot et peut maintenant compter sur les données provenant de satellites-radar et obtenues sans égard aux conditions climatiques.La télédétection ouvre des perspectives nouvelles à l'exploration minière, à la conservation des sols et de l'environnement, à la cartographie et sur inventaires de toutes sortes, à la planimétrie agricole, à l'étude des littoraux et des mers.Le Québec, qui était tôt de la partie et soutient le projet Radarsat,, est bien placé pour aller de l'avant en cette matière.D'autant plus que deux universités sont impliquées vigoureusement dans la recherche: l'Université de Sherbrooke et l'Université Laval, qui offrent des programmes de doctorat en télédétection.Cet essor soudain et un peu sauvage de la recherche spatiale amène à s'interroger sur l'importance du phénomène.On compte en effet par centaines maintenant les champs d'application pouvant conduire à des produits commercialisables et pouvant contribuer au développement d'une très vaste industrie compétitive appuyée sur des technologies nouvelles.On explore en ce moment, entre autres, la cristallisation de protéines, la fabrication de semi-conducteurs améliorés, la fabrication de composites et de «mousses métalliques», la fabrication de capsules médicamenteuses et de produits tirés des matériaux amorphes tels que le verre et la céramique.On se demande même si on ne doit pas construire des usines expérimentales dans l'espace afin de mettre au point des procédés ou des produits rentables, du moins utiles.Le ministère québécois de l'Enseignement supérieur et de la Science, en particulier par sa Direction des politiques et des priorités scientifiques et par sa Direction du développement scientifique, a entrepris de suivre avec attention le développement des sciences et des technologies spatiales et d'inciter notamment les milieux québécois de la recherche à s'y intéresser.L'élargissement des champs scientifiques Si elles ne forment pas un tout cohérent, les sciences et les technologies de l'espace semblent néanmoins apporter un élargissement au champ des activités de recherche scientifique et technologique.Ainsi, avec le recul que procurent les satellites, les navettes ou les stations spatiales, la planète Terre apparaît sous un jour nouveau et devient, avec son environnement, observable directement.On est donc amené à développer des sciences de l'observation de la Terre qui pourraient être utiles à la gestion des ressources, à la prévention et au contrôle des altérations ou des dégradations qu'entraîne la pollution de l'environnement terrestre proche ou lointain.La rencontre des préoccupations scientifiques et technologiques nouvelles produit même des retours sur les savoirs les plus classiques qui pourraient être modifiés en profondeur.Grâce au télescope Hubble, par exemple, dont les données nous seront rendues accessibles grâce aux chercheurs Hardy et Roy de l'Université Laval, on décuplera la capacité d'observer les objets de l'espace.L'astronomie et ce qu'elle nous enseigne sur l'histoire ou la formation de notre univers pourraient en être changés.En ce qui a trait aux communications et aux télécommunications, c'est connu, les savoirs et les techniques évoluent très rapidement grâce aux satellites polaires ou géostationnaires.La navigation et la télévision en ont déjà tiré profit.Les navigateurs, pour parler de ceux-là, peuvent se situer en mer avec une précision étonnante: un simple calcul d'un effet Doppler leur permet de connaître leur position avec une précision qui se mesure maintenant à une dizaine de mètres près.Cette importance théorique, pratique, économique des sciences et des technologies de l'espace \u2014 de ces «sciences de transfert», dirait-on à l'OCDE \u2014 apparaît déjà bien dans le fait que le savoir spatial ne concerne plus les seuls pays «explorateurs».Même si les États-Unis et l'Union Soviétique gardent encore le leadership, ce sont tous les pays qui sont en quelque sorte mis en cause par les nouvelles perspectives encore sans frontières du développement scientifique, technologique et économique reliées à l'exploration spatiale ou aux conditions de vie dâtos l'espace.Se sont joints au cluïfspatial des pays européens, la France en particulier, le Japon, l'Inde et la Chine.À leur manière, le Canada et le Québec en sont aussi.Des enjeux et des défis L'apparition de secteurs de recherche comme le «spatial» comporte des enjeux et des défis.Sans en faire une revue exhaustive, on peut en mentionner quelques-uns, qui illustreront le propos.Dans le très vaste champ des activités scientifiques, sous l'effet des intérêts nouveaux pour le développement technologique et le spatial, on peut sentir une évolution marquée vers le financement de la recherche innovatrice, celle qui doit conduire à la mise au point de procédés ou de produits industriels dont la production et le commerce sont aptes à soutenir la croissance économique.Ce déplacement des foyers d'intérêt est susceptible d'amener des préoccupations à l'endroit du financement de la recherche fondamentale, principalement universitaire.Mais, en même temps, on pourrait se réjouir de l'élargissement des tâches confiées aux chercheurs et des nouvelles perspectives d'emploi régulier ou permanent.Il y a là matière à réflexion.De nouvelles carrières scientifiques s'ouvrent aussi aux jeunes et aux futurs savants, car les champs du savoir s'agrandissent soudain à des dimensions imprévues et d'aucuns sont disposés à investir généreusement dans des activités scientifiques propres à soutenir l'économie et à améliorer la qualité de la vie.Le spatial n'est-il pas aussi une voie vers des carrières scientifiques stimulantes et utiles?Il est temps d'y voir.L'engouement pour le spatial ne met pas en cause les seules découvertes de phénomènes nouveaux, mais, vraisemblablement, à plus long terme, les modes de vie et les idéaux eux-mêmes.Quels outils nouveaux, quelles occupations nouvelles et quelles réalisations utiles seront bientôt rendus possibles, désirables, nécessaires?Brad Thompson (à droite) du Alberta Research Council tient fermement ; l'astronaute canadien, BJarni Truggvason, du Programme des astronautes canadiens, au cours d'un vol à bord du KC-135.Les scientifiques en arrière-plan travaillent à l'expérience de l'Université de Toronto sur la dérive de l'indicateur i gyroscopique d'assiette.L'avion de la NASA a effectué quatre vols de 40 paraboles à faible gravité en février et quatre autres ont eu lieu en juin.Trente-deux expériences canadiennes, retenues par concours, ont été exécutées pendant ces vols.¦ ¦ i -~$4 v.'-*:-.*y*S*v;.V ¦ > \u2022 \u2022 \u2022 » Installations d'expérimentation dans le module Spacelab qui sera utilisé à bord de navette spatiale lors de la mission LIM-1.Le Québec Le Québec a donc mille et une raisons de s'intéresser toujours davantage à la question spatiale.Il participe déjà, il est vrai, au plan spatial canadien mais ce n'est là qu'un motif parmi d'autres de développer les activités de recherche ou les activités industrielles reliées aux sciences et aux technologies spatiales.Le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Science a cherché à susciter de l'intérêt à ce sujet en publiant un document intitulé: L'espace: un laboratoire pour préparer l'avenir et il estime que son rôle premier est de mettre en relief l'importance grandissante des sciences et des technologies spatiales dans l'ensemble du développement scientifique, technologique et économique contemporain.Le développement des études et de la recherche concernant le spatial dans toutes les universités du Québec intéresse vivement le Ministère.Il a noté l'apparition récente de programmes de premier cycle à l'École Polytechnique et au Collège militaire de Saint-Jean.Il s'est réjoui que trois institutions (McGill, Concordia et Polytechnique) se soient associées à une douzaine d'entreprises pour offrir des études graduées en génie aérospatial et des stages en industrie.Le Ministère a soutenu en outre plusieurs initiatives.Par exemple, le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Science, associé au ministère de l'Industrie, du Commerce et de la Technologie, a participé au financement de bourses d'étudiants de maîtrise offertes chaque année pour les sessions de l'Université internationale de l'espace (ISU) créée par le \u2022Massachussetts Institute of Technology (MIT).Ainsi, quatre Québécois ont pu se rendre à Strasbourg en 1989 et deux bourses de la session d'été 1990 à Toronto et à Montréal ont été financées grâce au Ministère.Il faut noter à ce sujet que sept des treize boursiers canadiens étaient résidents du Québec en 1990.Le ministre a soutenu l'école secondaire de Brossard dans la mise sur pied de ses programmes d'étude ou de loisir concernant le domaine spatial.Il facilite régulièrement la participation de Québécois aux différents congrès qui traitent des sciences et des technologies spatiales.Le domaine spatial compte parmi les priorités stratégiques de la coopération franco-québécoise en enseignement supérieur et recherche.On accueille et finance dans ce cadre des projets de trois ans ou moins.Parmi les décisions récentes du Gouvernement du Québec, il y a lieu de mettre en exergue celle de contribuer pour 35 millions de dollars à la fabrication et à la mise en orbite du Radarsat en 1994.Cet outil majeur de télédétection, qui sera mis en orbite quelque quatre années après le ERS-l européen, marquera l'apparition d'une nouvelle génération d'instruments superpuissants de télédétection.Il n'en faut pas plus, j'ose croire, pour se convaincre que les chercheurs aussi bien que les astronautes ou les cosmonautes occupent désormais l'avant-scè-ne des activités spaciales.On est en droit d'attendre d'eux qu'ils nous aident à préciser l'image nouvelle du monde qui découle de l'exploration de l'espace.Ils peuvent nous guider aussi dans l'information à livrer aux jeunes afin qu'ils prennent part aux nouvelles carrières scientifiques et aux nouveaux usages quasi infinis des technologies qu'elles rendent possibles.Maintenant qu'a disparu une image commode de l'ensemble des domaines scientifiques que Ton appelait sa taxinomie, il n'est plus facile de se retrouver dans l'importance relative des sciences ou dans leur rapport entre elles.Une chose paraît certaine cependant: l'exploration spatiale est au coeur de dé- | veloppements majeurs dans les sciences et les technologies et le Québec ne peut se permettre de les ignorer.Il lui incombe même d'apporter d'autant plus d'énergie à y participer que ces développements se révèlent progressivement déterminants dans l'évolution des préoccupations concrètes des gens et de leurs genres de vie.Préparez-vous dès aujourd'hui 3 - MU L'Agence spatiale canadienne recrutera trois nouveaux astronautes «d'ici 18 à 24 mois», affirme son président, le Dr Lar-kin Kerwin.Des annonces seront publiées à cet effet dans les journaux et revues du pays, ainsi qu'à la radio et à la télévision \u2014 comme ce fut le cas lors de la première sélection amorcée au cours de l'été 1983.Le processus de recrutement sera d'ailleurs identique et les postes seront aussi bien accessibles aux hommes qu'aux femmes.Les heureux appelés seront ul-timement destinés à travailler à bord de la station orbitale internationale Freedom.Lise Beau-doin, porte-parole du programme des astronautes canadiens, explique: «Nous aurons droit d'y faire séjourner un Canadien durant six mois tous les deux ans ou l'équivalent.C'est-à-dire que nous pourrions décider d'y envoyer deux de nos astronautes pour des périodes de trois mois, ou trois astronautes pour des séjours de deux mois, etc.» Les tâches que devront accomplir ces astronautes seront principalement d'ordre scientifique et technologique.«Nous chercherons donc des candidats qui possèdent au moins un doctorat \u2014 en science ou en génie \u2014 ainsi que suffisamment d'expérience dans leur champ de compétence, rapporte madame Beaudoin.Il pourra s'agir de n'importe quelle discipline en science ou en génie puisque tout nous intéresse.» Aucune limite d'âge ne semble avoir été fixée.Rappelant que le plus jeune astronaute sélectionné par la NASA avait 28 ans et le plus âgé 58 ans.Lise Beaudoin souligne que «compte tenu de la formation et des années d'expérience requises, on peut imaginer que trente ans sera le minimum».Le candidat idéal devra avoir démontré des capacités à travailler en équipe.Il sera de préférence bilingue, bien que cela ne soit pas impératif.Au chapitre des préalables non essentiels, mais avantageux, Lise Beaudoin cite une formation en pilotage et en parachutisme, ainsi qu'une certaine aisance à communiquer avec le public \u2014 un volet inévitable pour tout astronaute.Quant aux qualités humaines requises, soulignons en premier lieu la patience: un astronaute peut en effet s'entraîner cinq, dix ou vingt ans avant d'avoir peut-être la chance de s'envoler dans l'espace! Lise Beaudoin ajoute également la persévérance, le courage et une personnalité stable.à toute épreuve.À ceux qui voudraient en savoir davantage, le bureau des astronautes ne dispose malheureusement pas d'information additionnelle.Toutefois, Lise Beaudoin tente de répondre aux nombreuses requêtes qu'elle reçoit sur le sujet.Elle recommande d'étudier attentivement le c.v.des astronautes: «Cela donne une excellente idée de ce que l'on exigera.» Vous pourrez également vous référer au volume de Lydia Dot-to, Des Canadiens dans l'espace, pour une description détaillée de la sélection et de l'entraînement des six premiers Canadiens, ainsi qu'à l'ouvrage de Claude Lafleur, Vivre en apesanteur, pour connaître tout ce que vivent ceux qui parviennent jusqu'à l'orbite terrestre.Quand aux jeunes fascinés par cette carrière, Lise Beaudoin insiste: «Avant toute chose, ils se doivent de choisir une carrière qu'ils aimeront.Il faut absolument aimer ce que l'on fait dans la vie, soutient-elle, puisque les chances de devenir astronaute sont minimes.Et même advenant le cas, cela ne constituera probablement qu'une période dans la carrière choisie.» «C'est quand même faisable, poursuit-elle, car tous les rêves peuvent se réaliser à condition d'y mettre suffisamment d'effort.Toutefois, il est essentiel de se garder des portes ouvertes \u2014 au cas où ce rêve-ci ne se réaliserait pas.Apprenez à bien communiquer, à travailler en équipe en classe et démontrez du leadership.» En guise de conclusion, madame Beaudoin rappelle que «si vous aimez vraiment l'espace, vous pourriez oeuvrer à contate-t-il.En outre, de nombreux projets en télédétection sont réalisés au profit des pays du Tiers-Monde.«Cela s'explique généralement par le fait que les besoins sont plus grands dans les pays en voie de développement que chez nous» explique Bonn.«Souvent ils ne disposent pas de carte de' base et connaissent mal leurs ressources naturelles.Ils rattrapent le temps perdu en utilisant les satellites.» «On a actuellement un projet au Maroc (établir le relevé des sols), un autre en Côte d'Ivoire (études géologiques), en République dominicaine (conservation de la forêt) et dans trois pays du Sahel (désertification).On amorce également un contrat en Bolivie, d'une durée de quatre ans, afin d'y implanter un laboratoire de télédétection.» Une révolution inattendue La télédétection est née avec le lancement de Landsat I, en 1972.Ce satellite déclencha une véritable révolution tant les données qu'il retransmit trouvèrent de nombreuses applications.La télédétection profite du fait que tout objet réfléchit d'une façon particulière les ondes (Lumineuses ou autres) qui l'atteignent.Chaque catégorie d'objets possède donc ses propres «empreintes digitales» \u2014 que les spécialistes désignent plutôt «signature spectrale».En analysant les signatures émises du sol, on peut facilement déterminer ce qui s'y trouve: terre, roche, eau, couverture végétale, etc.Il est même très facile de dis- tinguer les plantes malades de celles en bonne santé, ou encore les arbres coupés de ceux à pleine maturité.Les satellites de télédétection actuellement en service recueillent principalement la lumière visible réfléchie par le sol.Évidemment, ils ne peuvent travailler au-dessus d'une surface plongée dans l'obscurité ou recouverte de nuages.C'est ainsi que certaines parties du globe demeurent difficilement observable, notamment les pôles \u2014 plongées plusieurs mois par année dans le noir \u2014 et les côtes marines.Ferdinand Bonn rapporte même que certaines régions de l'équateur, particulièrement le Panama et la forêt amazonienne, n'ont jamais pu être observées par les satellites spécialisés tant la couverture de nuage et d'humidité est persistante! C'est entre autres pour combler cette lacune que le Canada prépare le lancement d'un satellite de télédétection par radar \u2014 le projet Radarsat.De fait, ce satellite pourra aussi bien travailler de jour comme de nuit, et qu'importe le temps.De plus, les ondes radar permettront de détecter des caractéristiques du sol invisibles aux yeux des satellites actuels.Ainsi, Radarsat sera particulièrement bien adapté pour observer le grand Nord; il pourra même déterminer l'âge des glaces, ce qui facilitera d'autant le travail des brise-glaces.En effet, sur une radar-photo, les glaces vieilles de quelques années apparaissent blanches, celles plus récentes sont grises, alors que celles de l'année en cours ressortent noires.Ces données permettront aux navigateurs de connaître à l'avance l'épaisseur des glaces et tracer ainsi le meilleur itinéraire.Selon le Dr Larkin Kerwin, président de l'Agence spatiale canadienne, Radarsat «permettra également de surveiller des catastrophes, telles les déversements de pétrole et les inondations.» En outre, les données enregistrées par Radarsat seront utilisées pour la gestion des ressources naturelles, le contrôle de la circulation maritime, la cartographie, la recherche géologique ainsi que pour obtenir des renseignements sur le taux d'humidité des sols et l'état des océans.Radarsat orbitera le globe à l'altitude de 800 kilomètres d'où son radar balaiera une bande de terrain de 500 kilomètres de largeur.Le satellite pourra même diriger ce faisceau radar en n'importe quel point de ce couloir et ainsi détecter des objets ayant à peine dix mètres d'envergure.Chaque jour, Radarsat accomplira une quinzaine de révolutions autour de la Terre, ce qui lui permettra d'observer l'Artique quotidiennement, le Canada à tous les trois jours et l'ensemble du globe à tous les vingt-quatre jours.La durée de fonctionnement prévue pour ce satellite sera d'au moins cinq ans, bien que personne ne sera étonné s'il devait travailler beaucoup plus longtemps.Le coût du programme, d'ici l'an 2000, est évalué à 436 millions $, dont 231 millions $ seront attribués par contrats à l'industrie canadienne.Tout récemment, la division québécoise de SPAR a d'ailleurs reçu un contrat de 146 millions de dollars pour la construction du satellite.La mise en orbite de Radarsat par lanceur Delta II est prévue pour 1994 et sera défrayée par la NASA, en échange de quoi le gouvernement américain obtient le droit d'exploiter les données du satellite sur son territoire.Le projet se distingue en outre par la coopération fédérale-provinciale dont il est l'objet.En effet, alors que le gouvernement fédéral y investit 330 millions de dollars, le Québec, l'Ontario, la Saskatchewan et la Colombie-britannique y injectent 52,9 millions $.En outre, la Nouvelle-Ecosse, le Nouveau-Brunswick, l'île du Prince-Edouard, la Manitoba et F Alberta s'engage à payer dès maintenant les services du Radarsat, ce qui leur confère le droit de participer à la planification de la distribution nationale des données.La différence sera comblée par l'industrie privée qui exploitera commercialement les données du satellite.Cette commercialisation et la distribution des données Radarsat à l'échelle mondiale sera assurée par une société nouvellement créée \u2014 Radarsat International (RSI).Mis à part les droits dont jouiront les gouvernements américain et canadien, RSI exploitera en exclusivité tous les produits Radarsat, un marché évalué à 200 millions $.CL.Mission: Le Programme RADARSAT Feuillet d'information Engin spatial SPAR Masse au lancement: Plate-forme Charge utile Carburant Adapteur Marge TOTAL Approvisionnement électrique Capteurs solaires: Puissance Surface Envergure Orbite (Nominal): Type Altitude Période Noeud ascendant Cycle répétitif Durée de vie Radar à ouverture synthétique: Format de l'antenne Fréquence radar Longueur d'impulsion Puissance maximale de l'émetteur Puissance moyenne de l'émetteur Résolution spatiale Versabilité Véhicule de lancement Site de lancement Coût total (Phase I) Emploi total personnes/années Date de lancemeant \u2014Cartographie des glaces et aide à la navigation \u2014Exploration et gestion des ressources \u2014Surveillance de l'Arctique \u2014Exploration géologique \u2014Gestion du type et de la santé des récoltes \u2014Gestion forestière \u2014Cartographie des glaciers de l'Antarctique 1315 kg 1566 kg 67 kg 55 kg 353 kg 3156 kg 3 piles au nickel de cadmiun (50 AH) 2.5 kW 23 m2 16 m Synchronisation-soleil 792 km 101 min.1800 h Arctique - 1 jour, Canada - 3 jours, Global - 24 jours 5 ans 15,0 mx 1,6 m 5,3 GHz, Bande C 42,0 micro sec.5,0 kW 300 W 50 m x 50 m, à largeur de bande de 500 km 10 x 10 m, à largeur de bande de 50 km Codage des impulsions programmables Enlignement électronique et faisceaux variables Delta 11-7920 USAF Western Test Range, Vandenberg Air Force Base, Calif., USA Programme 146$ millions 2000 1994 MESSAGE DE L'HONORABLE JAKE EPP MINISTRE DE L'ENERGIE, DES -fl A \u2022 \" 4 1 ¦m 0 La mission principale d'Energie, Mineset Ressources Canada (EMR) estdecontribueractivementau bien-être économique et social de tous, par une meilleure connaissance de notre territoire, de ses ressources énergétiques et minières, et de notre environnement naturel.Pour ce faire, le Centre canadien de télédétection d'EMR utilise ici, au Québec, les techniques les plus poussées au monde, en collaboration avec tous les services intéressés de la province, dont le gouvernement québécois.Ainsi, dans le cadre du Projet de gestion des ressources terrestres (PROGERT), dont le ministère de l'Industrie, du Commerce et de la Technologie du Québec a récemment fait l'annonce, le Centre canadien de télédétection (CCT) fournit conseils et avis techniques à un consortium industriel dirigé par le groupe SNC, de Montréal.Le groupe SNC est chargé de ¦?I f orrg-o M m-s rl FUuoufC*» Canada L non J«*e Epp tn«rg> M>n*s and Resources Canada Hon Jafce Epp Mnim l'exécution du projet, sous la supervision du Centre québécois de télédétection, pour le compte du Fonds de technologie du Québec.PROGERT, c'est un programme technologique visant à améliorer la gestion des forêts au Québec, par l'utilisation de la télédétection.Les techniques ainsi développées permettront aussi à l'industrie québécoise de mieux servir la communauté forestière internationale.Pour sa pan, la maison montréalaise Photosur Geomat Inc.vient d'obtenir un contrat du gouvernement fédéral pour la production de Y Encyclopédie électronique du changement planétaire.Ce système, qui fonctionnera sur-ordinateur personnel, constituera l'apport du Canada à l'Année internationale de l'espace, en 1992, et sera réalisé par Energie, Mines et Ressources Canada pour le compte de l'Agence spatiale canadienne.Par ailleurs, le CCT continue d'appuyer les travaux du Centre Saint-Laurent voués à la dépollution des eaux du fleuve.Le Centre Saint-Laurent poursuit, à l'aide du secteur privé (Innotech Aviation de Montréal), la surveillance des effluents se déversant dans le fleuve et la progression des travaux d'épuration qu'on y effectue.Cette remarquable collaboration entre Énergie, Mines et Ressources Canada et le gouvernement du Québec, avec l'aide de l'entreprise privée québécoise, répond précisément à l'un des principaux défis de notre âge, soit la bonne gestion de nos ressources alliée à la protection de notre environnement.i i : : » « « : : » Canada PUBLIREPORTAGE mercredi 11 septembre 1991 À qui confier le lancement d'un satellite?u début de l'ère spatiale, le Canada choisit de ne pas se doter de fusée capable d'expédier des satellites sur orbite terrestre mais plutôt de confier ceux-ci à des lanceurs américains.Ce choix fut dicté par le fait que le gouvernement réservait ses ressources limitées à l'utilisation pratique de l'espace, principalement aux télécommunications par satellite et à l'observation de la Terre.Tout naturellement, ce sont donc les lanceurs de la NASA qui satellisèrent nos Alouette, ISIS, Hermès et Anik.Toutefois, au cours des années quatre-vingt, la situation a évolué avec l'entrée en service du lanceur européen Ariane.C'est ainsi qu'à présent le Canada doit choisir à qui, des Américains ou des Européens, il confiera la mise en orbite des engins spatiaux dans lesquels il investit des centaines de millions de dollars.Parfois, la sélection se fait selon une formule de troque ; c'est ainsi que la NASA nous a offert de lancer le satellite de télédétection Radarsat en échange des données que celui-ci recueillera au-dessus du territoire des États-Unis.L'Agence spatiale américaine s'est par la suite procurée une fusée Delta auprès de la firme McDonnell Douglas (pour un montant évalué à une cinquantaine de millions de dollars ).Dans d'autres cas, il est nécessaire de recourir aux entreprises de lancements commerciaux et c'est alors que s'affrontent l'Ariane européenne et les Delta, Atlas et Titan américains pour un contrat pouvant atteindre les centaines de millions de dollars.C'est ainsi que la société canadienne Télésat Mobile Inc.(TMI) doit très prochainement annoncer à qui elle confiera la mise en orbite de son satellite MSAT.Lancé en 1994, celui-ci servira de relais pour les usagers munis d'appareils cellulaires peu importe où se ils trouveront en Amérique du nord.La masse avant toute chose La sélection d'un lanceur dépend en tout premier lieu de la masse du satellite à transporter.En effet, ce qui distingue principalement une fusée d'une autre est sa capacité à expédier une charge donnée sur l'orbite désirée.Ainsi, les lanceurs américains de type Delta 2 convoient près de deux tonnes en direction d'une orbite géostationnaire.Quant aux Atlas 2, ils peuvent acheminer environ trois tonnes vers cette orbite alors que les Titan 3 ont une capacité de cinq tonnes.De leur côté, les Ariane 4 peuvent placer des masses comprises entre deux et quatre tonnes.Évidemment plus un lanceur est puissant, plus ses coûts de fabrication et d'utilisation sont élevés.Étant donné que la masse du MSAT canadien avoisine trois tonnes, la compétition s'est dès le départ limitée à l'Atlas 2 de General Dynamics et à l'Ariane 4 d'Arianespace.Quant au prix demandé par l'une ou l'autre de ces firmes, le marché des lancements commerciaux est si compétitif qu'il demeure un secret jalousement préservé.Selon la fusée porteuse requise, le coût d'un lancement peut varier entre 50 et 150 millions de dollars.U en fut ainsi de Anik E2 récemment orbite par Arianespace.Questionné pour savoir à combien s'élevait l'opération, Murray Long, porte-parole senior de Télésat Canada, indique seulement: «Il nous aura coûté plus cher pour lancer notre satellite que pour la construire.».Or la fabrication d'Anik E2 s'élevait à 90 millions, de sorte que, comme le laisse entendre lui-même mon- sieur Long, la facture pour la fusée porteuse dépasserait les cent millions de dollars.Quant au montant exact exigé par Arianespace, celui-ci invoque une close du contrat liant Télésat Canada à la société française qui lui interdit formellement de le divulguer ! Parmi les autres considérations qui entrent en compte lors de la sélection d'une fusée, il y en a certaines qui relèvent de la politique étrangère étant donné les sommes en jeu.Ainsi, dans le cas du Canada, nul doute que celui-ci désire maintenir ses bonnes relations avec les États-Unis et avec l'Europe.Or, si nos quatorze premiers satellites furent lancés par la NASA (à l'époque où Ariane n'était pas disponible), les deux plus récents \u2014 Anik E2 et Anik El \u2014 .ont été confiés aux fusées européennes.Finalement, en vertu d'une certaine forme d'équilibre, on pourrait s'attendre à ce que la mise en orbite de MSAT relève également d'Ariane puisque Radarsat s'envolera à bord d'une Delta américaine.Toutefois, General Dynamics livre une bataille ferme à Arianespace en mettant de l'avant le fait qu'elle assumera le lancement du MSAT américain et peut ainsi faire valoir un tarif «de groupe» auprès de Télésat Canada.Notons par ailleurs que la fiabilité respective des deux lanceurs ne favorise ni l'un ni l'autre puisque tous deux ont un taux de réussite comparable.En effet, des 43 tirs réalisés par Ariane depuis 1979, 38 ont été couronnés de succès \u2014 donnant un taux de réussite de 88 % \u2014 alors que les Atlas ont cumulé 220 succès en 254 tirs depuis 1958, soit un taux de 87 %.Toutes ces considérations étant prises en compte, il appert finalement que TMI a retenu les services d'Ariane 4 pour la mise sur orbite de son MSAT.La confirmation publique devrait être faite prochainement, si ce n'est pas déjà le cas.Le Canada risque-t-il de payer cher ?Le 21 janvier 1984, la NASA comme La base orbitale qui l'espace., écrit-on.Voilà main- quil recevait l'autorisation de pourvoirait aux besoins de toute tenant que même la science est re e 21 janvier 1984, la NASA recevait l'autorisation de construire une station orbitale de l'envergure dont elle rêvait depuis deux décennies.Cette base spatiale devait coûter huit milliards de dollars et entrer en service en 1992.Sept années se sont écoulées depuis ce jour et la NASA a consacré six milliards à ne tracer que des ébauches ! Baptisée Freedom ( liberté ), cette station nous est présentée comme un centre de haute technologie habité en permanence par des astronautes spécialistes (dont des Canadiens).Il s'agit d'un projet international puisque les Américains assurent la construction de l'infrastructure principale alors que les Européens et les Japonais fournissent des modules laboratoires.Quant aux Canadiens, le fédéral consacre un milliard de dollars à la conception d'un système robot dévolu aux travaux extérieurs de la station.Toutefois, d'année en année le projet subit des retards et des dépassements de coûts considérables.D'une part, les responsables politiques américains réduisent systématiquement le financement requis par la NASA, alors que celle-ci sous-estime sans cesse les coûts réels et la complexité du projet.Qui trop embrasse, mal étreint Le grandiose projet de la NASA fut longtemps présenté comme La base orbitale qui pourvoirait aux besoins de toute une panoplie d'utilisateurs et qui serait le centre du développement astronautique tout au long des prochaines décennies.La station, disait-on, servirait d'observatoire de la Terre et de l'univers, de port où transiteraient satellites et équipements de toute nature ainsi que de laboratoire pour des travaux scientifiques et industriels.Bref, on promettait une station tout usage et pour tout le monde \u2014 exactement la même approche qu'avait préconisée la NASA pour «vendre» son projet de Navette spatiale au début des années soixante-dix ! ( Depuis la tragédie de Challenger, cette dernière est réservée exclusivement aux besoins de la NASA et à ceux de la défense américaine.) Au fur est à mesure que les années passent, l'on constate que les ambitions de la NASA sont trop élevées en regard des ressources disponibles.Déjà, la station ne remplira à toutes fins utiles aucune des fonctions citées ci-dessus.Dans sa livraison du 25 mars dernier, le prestigieux magazine spécialisé Aviation Week Se Space Technology résumait la vocation de Freedom en un mot : «MARS».«Il y a belle lurette que l'on a abandonné la rhétorique des années quatre-vingt qui consistait à dire que la station serait le coeur de l'industrialisation de l'espace., écrit-on.Voilà maintenant que même la science est reléguée au second plan.» Le magazine rapporte ainsi les propos de Allen Bromley, conseiller scientifique senior à la Maison Blanche qui affirme que «La science n'a jamais été une préoccupation majeure.Ce qui justifie l'existence de la station spatiale c'est qu'elle est le point de départ d'une grande aventure qui conduira l'espèce humaine loin de notre planète, éventuellement jusqu'aux étoiles»! Toutefois, si l'Europe, le Japon et le Canada se sont associés au programme Freedom c'est avant tout pour profiter des caractéristiques uniques qu'offre l'environnement spatial, notamment l'absence quasi complète de gravité.Le gouvernement canadien estime ainsi que sa participation au projet Freedom générera cinq milliards de dollars en revenus directs et fonde beaucoup d'espoir sur l'utilisation de la microgravité pour des applications scientifiques et industrielles.C'est pourquoi il a mis sur pied dès 1986 le Programme de développement des utilisateurs canadiens (UDP) de la Station spatiale internationale.Chaque année, le gouvernement octroie ainsi cinq millions de dollars pour aider l'industrie et les universités à se préparer à utiliser les laboratoires de Freedom.Toutefois le directeur du programme UDP, Parvez Kumar, quitta son poste l'année dernière en se disant extrêmement troublé par l'évolution du programme Freedom.À l'occasion de son discours d'adieu, il dénonça les sommes exorbitantes que nécessitera l'utilisation de la base spatiale: En additionnant tous les frais que devra défrayer le Canada pour utiliser Freedom \u2014 c'est-à-dire notre part annuel des coûts d'exploitation du complexe orbital, ceux d'acheminement du matériel et des services de toute nature, sans oublier le financement de nos propres projets reliés à Freedom \u2014 Kumar démontra que les sommes requises dépasseront celles consacrées actuellement à l'ensemble du programme spatial canadien.C'est dire que si le gouvernement canadien poursuit son implication dans ce projet et s'il désire maintenir ses autres activités spatiales (communication, télédétection, sciences spatiales, etc.), le budget requis devra vraisemblablement tripler pour atteindre annuellement le milliard de dollars d'ici à l'an 2000! Or, absolument rien n'indique que le gouvernement disposera de telles sommes, bien au contraire.Lorsqu'on aborde cette question avec le président de l'Agence spatiale canadienne, monsieur Kerwin se contente de répondre que «En fin de compte, la nouvelle station spatiale ne change rien quant à la contribution du Canada, si ce n'est que d'augmenter le rôle des systèmes robots dont le nôtre.» Quant à savoir s'il est envisageable pour le Canada de se retirer éventuellement du programme international, monsieur Kerwin répond catégoriquement: «Non, je ne peux pas imaginer des circonstances qui nous y contraindraient.même si toute aventure spatiale est risquée.» Pourtant, un jour viendra où le gouvernement devra faire face au fardeau financier qui s'annonce.Or, si l'on attend trop \u2014 c'est-à-dire jusqu'au moment de la construction de la base spatiale \u2014 l'on pourrait se retrouver dans le même dilemme qu'au lendemain des Jeux olympiques de 1976. MERCRED111 SEPTEMBRE 1991 PUBLIREPORTAGE ¦ il k Au cours des 30 dernières années, General Dynamics a réussi avec succès plus de 490 lancements, dont 69 avec le second étage Centaur.Ainsi, plus de 25 satellites commerciaux ont été mis en orbite.Aucune autre compagnie au monde ne peut prétendre à un tel succès.Le service de lancement commercial (SLC) peut dès maintenant mettre son expérience à votre service.Présentement, nous avons en production plus de 60 fusées Atlas de nouvelle génération, dont les plus puissantes peuvent orbiter des charges utiles de plus de 3 tonnes.De plus, afin d'offrir plus de flexibilité quant aux dates de lancement, nous disposons de deux sites de lancement.Pour en savoir plus long, contacter notre directeur, développement des affaires, au (619) 496-4010; ou par télécopieur au (619) 496-4055.Laissez-nous transformer votre prochain lancement La fusée ac 69 a récemment étéiancéede ¦ l un de nos deux sites de lancement Atlas.en une éclatante réussite.a cap Canaveral.Notre équipe de contrôle met au service de chaque lancement des années d'expérience.GENERAL DYNAMICS Commercial Launch Services 10 t PUBLIREPORTAGE MERCREDI 11 SEPTEMBRE 1991 DOSSIER tit Le Canada participera à une importante - NASA : jt'.-w'Hui» ¦s.'.joj money : La ville de Saint-Laurent vous relie l ; a i univers technologie i la NASA parvient à maintenir son rythme de lancement de navettes à un tir pratiquement tous les mois, c'est au printemps prochain qu'un deuxième Canadien s'envolera dans l'espace.Normalement, le Dr Roberta Bondar sera la 17e femme à ainsi séjourner sur orbite terrestre.Elle pourrait même devenir la première de nationalité autre qu'américaine ou soviétique \u2014 à moins qu'une journaliste japonaise ne s'envole aux côtes de Soviétiques dès novembre.Questionnée sur ce possible honneur, Roberta Bondar a dit avant tout «ressentir la joie que toute personne éprouve d'être choisie pour aller dans l'espace» et a ajouté que le véritable honneur pour elle sera d'être la première neurologue à accéder à l'espace.Recrutée à titre d'astronaute en 1983, Roberta Bondar est titulaire de doctorats en neurobiologie et en médecine en plus de détenir des diplômes universitaires en agriculture et en pathologie expérimentale.Elle est de surcroît instigatrice d'une recherche sur la gustation (sens du goût ) effectuée à bord de la navette spatiale et fait oeuvre de pionnier dans l'étude du débit sanguin cérébral en état d'apesanteur.Elle a été désignée par la NASA, de concert avec les agences spatiales canadienne et européenne, pour participer à la première mission du Laboratoire international de microgravité.Elle sera l'un des deux «spécialistes de charge utile» responsables des travaux scientifiques inscrits à l'horaire de l'envolée.Elle doit ce honneur au fait d'être considérée par ses pairs comme un chercheur éméritc capable non seulement de mener à bien des expériences mais aussi en mesure d'intervenir à tout moment pour y effectuer un ajustement, une réparation ou même pour tirer profit d'un phénomène nouveau ou imprévu.La mission à laquelle participe le Dr Bondar est dite IML-l (l'abrégé de International Mi-grovravity Laboratory).Cette envolée doit en fait profiter de l'une des principales caractéristiques qu'offre l'environnement spatial : l'absence quasi totale de gravité.Ce que les spécialistes appellent la «microgravité» semble avoir tant d'applications scientifiques et commeciales qu'elle a donné naissance à une nouvelle discipline: les sciences de la migrogravité.Celles-ci observent les processus physiques et chimiques à survenir lorsque la pesanteur disparaît et devraient nous permettre d'approfondir nos connaissances dans pratiquement toutes les activités humaines \u2014 du fonctionnement intime de notre organisme jusqu'aux procédés de fabrication et d'usinage auxquels recourent quotidiennement tant d'entreprises terrestres.Les sciences de la microgravité englobent en effet deux grands champs d'étude: la ma- tière et le vivant.Le premier champ \u2014 dit sciences des matériaux \u2014 couvre l'étude des principes fondamentaux régissant la matière jusqu'à l'utilisation de la microgravité pour fabriquer des produits autrement impossibles à obtenir.Le second domaine \u2014 les sciences de la vie \u2014 permet d'isoler certaines caractéristiques des cellules et des organismes et met ainsi en évidence le mécanisme de désordres courants.On espère pouvoir de cette façon améliorer le traitement de nombreuses maladies.Toutefois, à l'heure actuelle, les sciences de la migrovravité n'en sont qu'à leur début alors que les spécialistes tentent d'en comprendre les rudiments.Les travaux en cours à bord des vaisseaux spatiaux soviétiques et américains sont donc parfois d'une simplicité déroutante: l'objet d'une expérience peut n'être que l'observation du comportement d'un liquide en apesateur ou les réactions de l'organisme humain dans telle ou telle situation.Ces travaux ne sont toutefois pas réalisés pour satisfaire la curiosité des checheurs puisqu'il s'agit d'un secteur qui possède d'énormes potentiels économiques.Ainsi, plusieurs spécialistes considèrent que l'environnement spatial permettra un jour de créer des alliages et des médicaments de très grande valeur en plus de produire des substances d'une pureté inégalée.Les projets actuellement en cours portent sur la croissance *ciè grands cristaux (à des fins industrielles et biomédicales ), sur la purification de substances pharmaceutiques, ainsi que sur la fabrication de semi-conducteurs, alliages et composites mé-taliqucs.La mission IML-l s'inscrit dans cette optique avec la réalisation d'une quarantaine d'expériences des plus diverses.Parmi celles-ci, soulignons: \u2022 l'étude des effets de la micro-gravité et du rayonnement cosmique sur la fertilisation' /lar /-\\.»i«é
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