La presse, 30 septembre 1991, Cahier A
[" S O L U FREINS !\t MONSIEUR fluffier\t Aujourd'hui: généralement ensoleillé.Minimum 4° Maximum 12* Demain: nuageux avec averses, détails cahier sports MONTRÉAL, LUNDI 30 SEPTEMBRE 1991 107e ANNÉE N° 336 56 PACES, 4 CAHIERS Ties de La Madeleine: 1.00 50* Taxes en sus Aujourd'hui \t \t9% \t \t \t !\t W \u2022 \u2022\t A3 ZAÏRE Quelque du Zaïre, a été la criptible arrivés à 220 Canadiens rapatriés dont la capitale, Kinshasa, scène d'un pillage indes-la semaine dernière, sont Mirabel sains et saufs.A3 CECM Le MEMO soutient que du matériel d'une valeur de 500000$, qui allait être cédé à des intérêts privés l'été dernier, pourrait encore servir dans le écoles de la CECM.B4 SALVADOR Pour la premiere fois dans l'histoire du Salvador, deux officiers ont ete trouvés coupables du meurtre de six prêtres et de deux civils assassines le 16 novembre 1989.C4 AUTOMOBILE Les nouvelles Saturne proposent un agrément de conduite et une tenue de route excellents, ainsi qu'une bonne finition à un prix inférieur â ceux de la concurrence.ci ÉCONOMIE Le nouveau président de la Chambre de commerce du Québec, M.Denis Mercier, militera en faveur d'une plus grande décentralisation des pouvoirs vers les provinces.Sommaire * - Annonces classées immobilier.B6 a B10 marchandises.B10 smpiofc.BlOet B11 automobiles.B11, C10 Cl J propositions d'affaires-C2 Arts et spectacles Informations.A8 à A11 cine-horaire.\u2022\u2022\u2022\u2022.\u2022\u2022\u2022».«11 tele-horaire.\u201e.A10 télévision.A9 Bandes dessinées._____.B7 Bridge.C11 Décès.C12 Économie.C1 à C3 Étes-vous observateur?.B6 Feuilleton.\u201e Horoscope.L'auto._____.C4 à C9 Le monde.B4, B12 Loteries_________.A4 Mot mystère____ B11 Mots croisés______________B10 Quoi faire.B5 La STCUM va abolir 500 postes Les syndicats rejettent son plan de rationalisation MARTIN PELCHAT on plan de rationalisation ayant été rejeté hier par les syndicats représentant ses 7000 employés, la STCUM a annoncé hier soir qu'elle mettrait à exécution le 1er janvier la menace d'abolir 500 postes syndiqués, afin de faire face au retrait du fi- L'Alliance compte faire monter la pression MARTI M PELCHAT_ Le Conseil du Trésor sera attentif aujourd'hui aux conséquences delà reprise de la grève des fonctionnaires fédéraux avant de décider s'il doit remettre en marche le processus devant mener à l'adoption d'une loi spéciale.Mais le mot d'ordre de l'Alliance de la fonction publique, tel que l'indiquait hier le coordonnateur syndical pour la région métropolitaine, lean Morin, est de «mettre de la pression, de la pression et encore de la pression ».M.Morin note que la situation se corse sur les piquets de grève et il en voit une confirmation dans l'injonction obtenue hier après-midi en Cour supérieure de Montréal par le Procureur général du Canada contre les syndiqués de l'Hôpital des anciens combattants de Sainte-Anne-de-Bellevue, dans l'ouest de l'île de Montréal.Samedi et hier matin, plusieurs incidents sont survenus devant cette institution.Un syndiqué a d'ailleurs été appréhendé hier matin pour entrave au travail des policiers alors que samedi, des infirmières et des travailleurs des services essentiels n'avaient pu franchir les piquets de grève.L'injonction obtenue par Ottawa limite â dix le nombre de pique-teurs.«Sur le coup, ce genre de mesure étourdit, mais c'est loin de nous décourager, affirme Jean Morin.Les gens sont furieux.Si on ne peut pas faire de trouble là, on va aller ailleurs.» Ces événements ont forcé les stratèges montréalais de l'Alliance à contremander une réunion de planification des moyens de VOIR PRESSION EN A 2 nancement gouvernemental du transport en commun.«C'était à prendre ou à laisser», a dit à La Presse le directeur des communications de la Société de transport, Jean-Yves Duthel.«Le conseil d'administration va tirer la ligne au cours de sa réunion du 9 octobre.» La STCUM espère ainsi récupérer 22 millions.Ni le syndicat CSN des employés d'entretien, avec sa proposition de combler le manque à gagner par des mises à la retraite et à la pré-retraite, ni les syndicats F TO des chauffeurs, opérateurs de métro, employés de bureaux commis et policiers, avec leur offre de prêter à la société 22 millions sans intérêts à même le surplus de 70 millions de la caisse de retraite, n'auront donc réussi à ébranler la détermination du conseil d'administration.«Les syndicats, tout en reconnaissant le bien-fondé des demandes de la STCUM, font des propo-sitions qui ne répondent pas à la nécessité de baisser de façon récurrente les coûts de rémunération de l'entreprise», affirme M.Duthel.\u20229 En avant-midi hier, les syndicats avaient convoqué des assemblées générales pour discuter de l'ultimatum formulé mercredi par le président du conseil de' la STCUM, Robert Perrcault.; -.Il les enjoignait d'accepter tine réouverture des conventions collectives et des révisions à la baisse VOIR STCUM EN A 2 ANNE RICHER rencontre.PHOTO LUC SMAON PERRAULT.U Presse Tout au long de l'entrevue, René Lévesque avait Mordecai Richler à l'oeil.«Je ne hais pas les francophones » M AGOG LW a-t-il su dès son entrée au café qu'il était piégé sous un portrait de René Lévesque et que tout ce qu'il dirait serait entendu par le fantôme?A-t-il joué le jeu, avec l'humour caustique qu'on lui connaît?Peu importe, Mordecai Richler a commandé une eau minérale, accepté de céder un peu de son temps, en ce samedi après-midi.Et curieusement, l'homme vivant et le ïega.d derrière lui se sont confondus dans une.sorte de ressemblance assez troublante.Sur la défensive, monsieur Richler?Pas vraiment.L'écrivain vit en lui-même.C'est par le regard qu'il se rassure sur son interlocuteur.U est habitué aux réactions qu'il suscite, peu importe qu'elles viennent des an- ' glophones ou des francophones.«J'ai eu le même genre de réactions quand j'ai écrit sur le nationalisme torontois.» U semble avoir une réponse toute prête, à tout.La rencontre se déroule en anglais.«Je lis les journaux, mais pas de grandes oeuvres en français.Ma grammaire est épouvantable, mon accent est un poème.Je suis trop vieux pour apprendre le français.Je suis du reste le seul de ma famille à ne pas être bilingue.11 y a de l'orgueil, bien sûr, j'ai peur de faire des fautes.» Et puis, il ne parle pas davantage l'hébreu.Un verbe lent.Une voix au timbre posé, profond.Économe de gestes, imperturbable.Une bonne tête sympathique, ronde, des yeux intelligents qui trahissent une grande sensibilité.La bouche est sensuelle et si l'en- V0IR HAIS EN A 2 L'avenir est à l'enseignement en alternance MATH I AS BRUNET collaboration spéciale Afin de contrer les lacunes observées par les industries de pointe chez les diplômés québécois qui accèdent au marché du travail dans le secteur des sciences et de la technologie, une solution semble s'imposer: le système d'enseignement «coopératif», qui permet aux étudiants d'alterner périodes d'études et stages rénumérés en entreprise.En effet, selon une consultation menée par La Presse dans de grandes entreprises qui oeuvrent au Québec, si la formation universitaire des diplômés québécois est adéquate, la mise en application des concepts théoriques reçus en classe se révèle difficile.Chez Canadair, filiale de Bombardier, on privilégie justement une plus étroite collaboration entre l'industrie et les universités ou les grandes écoles.« Les jeunes répondent assez bien à nos besoins car les universités savent s'adapter aux changements technologiques fréquents.Mais les jeunes diplômés manquent d'expérience sur le terrain.Pour pallier cette lacune, nous offrons des cours pratiques aux étudiants en aéronautique».VOIR AVENIR EN A 2 Mulroney propose de porter à 25 milliards l'aide à l'Europe de l'Est et à l'URSS «7 d'après Canadian Press m Les universités manquent d'étudiants en sciences.Page C 5 Le courte Mulroney s'esclaffe au cours de la cérémonie de remise des diplômes à l'Université Stanford.PHOTO CP STANFORD.Californie LW Occident doit lancer au plus vite une bouée de sauvetage aux économies?soviétique et est-européenne s'il veut éviter que de graves crises internes ne viennent menacer la prospérité et la paix mondiale, a déclaré hier le premier ministre Brian Mulroney.«U est essentiel de donner maintenant le coup d'envoi », a affirmé M.Mulroney qui assistait à la 100e remise des diplômes de l'Université de Stanford, au sud de San Francisco.«L'économie soviétique est en train de s'effondrer.» Il a pressé les pays occidentaux de doubler leur apport en capital à la nouvelle Banque européenne de reconstruction, pour le porter à 25 milliards US, et souhaité que l'institution étende ses activités en Union soviétique.Le Canada est prêt à ouvrir ses frontières aux produits en provenance des pays de l'ancien bloc de l'Est.Cette décision, a précisé M.Mulroney à l'occasion de ce discours sur la politique extérieure canadienne, s'inscrit dans un effort du pays du Groupe des Sept pour abaisser les barrières tarifaires.Mulroney a aussi proposé que les grandes institutions financières internationales \u2014 dont la Banque mondiale et le Fonds monétaire international \u2014 viennent rapide* ment en aide aux pays d'Europe de l'Est.«Nous avons fait les premiers pas vers l'Union soviétique; nous devons maintenant leur lancer une bouée de sauvetage», a affirmé M.Mulroney, qui portait la toge noire et les couleurs \u2014 rouge et or \u2014 de l'Université Laval, dont il est diplômé.Sous un ciel ensoleillé, dans un amphithéâtre entouré d'arbres, M.Mulroney a affirmé que l'Ouest ne pouvait se permettre que l'économie soviétique soit frappée par un taux d'inflation progressant vers «les trois chiffres», une baisse de la production et des menaces de pénuries.VOIR AIDE EN A 2 ¦i KTK' ROUGE VA V1K1 in-AKT JI/j)'Ok'J \\% I )) ) KANC ) % lil.c?; Collectionnez vos ynhiit/iVintéricurdcdmqne \\ \\\\\\\\ u *2 LA PRESSE.MONTRÉAL, LUNDI 30 SEPTEMBRE 1991 /h SUITE DE LA UNE STCUM_ La STCUM va abolir 500 postes des conditions salariales.La STCUM se proposait de plus de r.e plus contribuer à la caisse de retraite pendant trois ans.Des flèches Mais la CSN et la FTQ, unanimes dans leur opposition à cet ultimatum et dans leur reconnaissance du problème budgétaire hérite de la réforme du ministre Claude Ryan, ne s'entendaient pas sur les moyens de renflouer la Société.Les dirigeants des syndicats de l'entretien et des chauffeurs et opérateurs, MM.Normand Lamoureux et Maurice Vézina, se sont d'ailleurs lancé des flèches à l'issue des assemblées générales.' « le trouve dommage qu'on n'en vienne pas à un consensus avec les autres unités d'accréditations», disait le président du syndicat de l'entretien, Normand Lamoureux.M.Lamoureux avait invité M.Vézina à expliquer la proposition de;la FTQ aux syndiqués CSN, et il espérait pouvoir en faire de même avec les membres du syndicat de M.Vézina.Ce dernier a cependant décliné l'offre.La CSN proposait que la STCUM puise une vingtaine de millions à même le surplus de la caisse de retraite pour inciter des employés à la retraite ou à la préretraite, plutôt que de les sacquer.« Nos firmes actuarielles nous ont appris que la loi nous le défend», affirme M.Vézina.; $Ce n'est pas vrai, M.Vézina garroche de la poudre aux yeux, rétorque Normand Lamoureux.11 faudrait qu'il m'explique comment ce serait léffal de financer unt prêt sans intérêt à la STCUM avec le surplus de la caisse.» ; Car c'est là l'essence de la contre-proposition des syndiqués du Syndicat canadien de la fonction publique (FTQ), qui offrent de «libérer une somme de 22 millions à même le surplus du régime de retraite, somme qui sera versée au budget 1992 de la STCUM», à condition que la STCUM la rembourse à partir du 1er janvier 1996.Accusant la STCUM de ne pas chercher à récupérer uniquement 22 millions mais bien 102 millions d'ici 1994, les syndicats FTQ prétendent qu'en se retirant du financement de la caisse de retraitera STCUM tente un « holdup » et met en danger la santé financière de la caisse.Mais à l'entretien, on estime que la proposition de la FTQ créé également un dangereux précédent de ce côté.«C'est un manque de courage que de céder à des solutions de panique, dit-il.C'est donner au gouvernement le feu vert pour hypothéquer le régime de retraite.C'est un coup de jar-hac au mouvement ouvrier de faire des propositions comme celle-là.» Le but ultime de la STCUM, pense M.Lamoureux, est de réduire le personnel pour faire face à la baisse de la clientèle du transport en commun.La mise à la retraite répond plus à cet objectif.«Il faut prendre notre courage à deux mains, dit-il.De toutes façons, l'intention de la Société est de diminuer le personnel.» ?Anne-de-Bellevue, dit-il» on verra ce qu'on devra faire.» De l'action, on en verra probablement du côté des Services correctionnels, où le mot d'ordre syndical est d'empêcher le passage dans les prisons des camions de ravitaillement et des camions à ordures.Les piquets de grève ont été en place tout le week-end en face des établissements carcéraux, et plusieurs gardiens ont été obligés d'allonger substantiellement leur quart de travail \u2014 en demeurant 16 heures au poste \u2014, leurs remplaçants n'ayant pas réussi à rentrer.Samedi soir, au Centre fédéral de formation de Laval, une institution à sécurité intermédiaire, deux détenus ont vraisemblablement voulu profiter de la situation en tentant une évasion, vers 21 h 30, alors qu'ils se trouvaient dans une cour extérieure.Ils ont été rattrapés par les gardiens au moment où ils escaladaient une clôture.Pierre Lachapelle, gérant d'unité du Centre fédéral, a confirmé l'information obtenue du syndicat.11 a toutefois affirmé qu'en dépit de la grève, la situation était calme derrière les murs.«Dans l'ensemble, ça va relativement bien, même si on souhaite que ça se règle au plus tôt», dit-il.Si la situation en prison n'est pas perturbée, note M.Lachapelle, c'est entre autres parce qu'on n'a pas été contraint de priver les détenus de leurs sorties quotidiennes dans la cour et que ces derniers continuent de «manger aux heures régulières».Par ailleurs, aucune rencontre de négociation n'est prévue entre le Conseil du Trésor et les fonctionnaires, les représentants du Conseil répétant que l'entente conclue avant la trêve avait été violée vendredi par les syndiqués.Ottawa ne négociera que si les fonctionnaires retournent au travail.L'Alliance, de son côté, a seulement invité les employés des services essentiels à se présenter au travail aujourd'hui.?PRESSION AVENIR L'Alliance compte faire monter la pression pression, qui aura plutôt lieu à 13 h cet après-midi.Au Conseil du Trésor, le porte-parole du ministre Gilles Loiselle, Denis Boucher, note qu'il s'agira aujourd'hui de «voir quelle sera l'intensité de l'arrêt de travail».«Si les perturbations s'avéraient intolérables, comme à Sainte- L'avenir est à l'enseignement en alternance de dire Sylvie Robin, coordonna-trice du développement du personnel d'ingénierie.On fait face au même problème chez les étudiants en biotechnologie, un secteur en pleine expansion.Le docteur Sandu Goldstein, directeur de la recherche de Merck Frosst* le plus grand centre de recherche biomédicale au Canada, constate que les diplômés québécois ne sont pas assez bien préparés pour entreprendre efficacement une carrière en bio-techologie.«Lorsque nos jeunes employés effectuent de la recherche en laboratoire, qui se fait à petite échelle et qui requiert surtout une manipulation assez simple, tout va pour le mieux.Mais lorsque vient le temps de fabriquer un produit par biotechnologie, qui se fait en usine pilote et qui nécessite la maîtrise d'appareils sophistiqués, leurs lacunes sont évidentes.» La formule de l'avenir Chez Noranda, où l'on a engagé plus de vingt stagiaires cet été, Pierre Nelis, directeur des ressources humaines, pense que le régime d'enseignement en alternance est la formule de l'avenir.« Nous croyons fermement que le système devrait se développer davantage.Il permet au jeune de se familiariser avec nos appareils et de rester à la fine pointe de la technologie.Pour notre part, nous engageons des stagiaires québécois sur une base régulière, car ils sont plus forts techniquement.» Selon Denis Labelle, ingénieur en chef à la compagnie Molson, le La Quotidienne tirage de samedi à trois chiffres à quatre chiffres 215 9742 ABONNEMENT 285-6911 Le tftrvfce d«i abonnements est ouvert du lundi eu vendredi de 7hè17h30 REDACTION PROMOTION | COMPTABILITÉ Grandet annonces I 285-7070 285-7100 I Annonces classées ?85-6892 285-6900 ANNONCES CLASSEES Commandes ou corrections lundi au vendredi de 8h.à I7h.285-7111 GRANDES ANNONCES Détaillants National.Télé-Presse Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations 285-7202 285-7506 285-7265 285-7320 développement de la formation en alternance au Québec est nécessaire: «Dans les pays à la fine pointe de la technologie comme l'Allemagne et la Suède, la formation coopérative est obligatoire.Chez nous à Molson, nous engageons surtout des diplômés d'institutions qui prônent l'enseignement coopératif, car ils répondent mieux à nos besoins.» Chez IBM, Yves Valiquette, du département des relations publi- 3ues, loue lui aussi les avantages e cette méthode d'enseignement: «Le système coopératif est une façon très intéressante de développer notre main-d'oeuvre technologique de demain.L'Université de Sherbrooke et l'Univer-sité Concordia, de même que l'Ecole de technologie supérieure de Montréal (ÊTS), nous fournissent d'ailleurs de nombreux stagiaires.Pour les étudiants, c'est une très bonne façon d'apprendre sur le tas et pour nous, il s'agit d'un excellent moyen d'évaluer nos futurs employés sur place.» Mark Osborne, porte-parole de General Motors, affirme pour sa part que sa compagnie engage de plus en plus d'étudiants formés en alternance.Il ajoute cependant que l'École polytechnique et l'Université Laval leur fournissent également un bassin important d'employés.Pour l'étudiant, les principaux avantages du système en alternance sont qu'il le prépare à exercer de façon graduelle l'activité professionnelle à laquelle il se destine et lui procure une situa* tion réelle de travail.Le jeune est en outre rémunéré tout en étant aux études.Pour la maison d'enseignement, ce régime permet de rester à la fine pointe de la technologie, car il la force à s'adapter, plus rapidement aux exigences des entreprise*.Les principales institutions d'enseignement en alternance au Québec sont l'Université de Sherbrooke, qui fête d'ailleurs cette année les 25 ans de son régime coopératif, l'Ecole de technologie supérieure, affiliée à l'Université du Québec et l'Université Concordia.Sherbrooke offre 21 programmes en alternance \u2014 où sont répartis 40 p.cent de leurs étudiants \u2014, dont huit dans le domaine des nouvelles technologies: la chimie, l'informatique, les mathématiques, la physique, le génie chimique, le génie civil, le génie électrique et le génie mécanique.En 1990-91, l'Université de Sherbrooke a accueilli 9572 étudiants, dont 3858.inscrits à des programmes offerts en régime coopératif.Au cours de cette année scolaire, 3 300 stages ont été effectués au sein de 495 entreprises participantes.Et cet été, l'Université a placé plus de 1118 stagiaires, dont 704 dans le domaine des nouvelles technologies.À Concordia, 300 jeunes étudient en coopérative.L'Université offre six programmes en nouvelles technologies, le génie mécanique, la chimie, l'informatique, l'économie, les mathématiques et la physique.Cette année, plus de 350 stages ont été effectués au sein de 300 entreprises participantes.À l'ÉTS, qui n'accepte que des techniciens diplômés de cégep, quatre programmes de baccalauréat sont donnés: le génie et gestion de la construction, le génie électrique, le génie mécanique et le génie de la production automatisée, qui est unique au Canada.L'ÉTS a accueilli 2200 étudiants à l'occasion de la dernière rentrée scolaire, une augmentation de 400 étudiants par rapport à l'an dernier.En 1990-91, plus de 700 de leurs étudiants ont effectué des stages, soit 300 de plus que l'année précédente.Au total, plus de 300 entreprises ont embauché des stagiaires de l'ÉTS cette année.Fait intéressant, plus de 97 p.cent de tous les diplômés de l'institution créée en 1977 occupent un emploi régulier ou poursuivent des études de Motoneige: subvention deuxième ou troisième cycles universitaires.Même l'École polytechnique songe à se mettre à l'heure du système de formation en alternance.Selon Louis Courville, directeur des études de premier cycle, le régime coopératif est la formule de l'avenir: «Souvent, des entreprises nous font remarquer que nos étudiants prennent un peu trop de temps à maîtriser les subtilités techniques propres à leurs industries.Avec l'enseignement coopératif, nos diplômés seraient plus efficaces à court terme.* La Poly offre actuellement deux programmes de baccalauréat en alternance: le génie minier et le génie géologique.Les dirigeants de l'institution aimeraient bien accroître ce nombre, mais les restrictions budgétaires ralentissent quelque peu ce projet.?i i i i coupée Presse Canadienne Mulroney propose de porter à 25 milliards l'aide à l'Europe de l'Est et à l'URSS - Le premier ministre a fait valoir que les réformes ne pourraient progresser dans un contexte de «faim et de besoins».Selon M.Mulroney, la récente tentative manquée de putsch à Moscou n'a pas seulement mis en relief l'urgence d'une aide occidentale accrue, elle a aussi provoqué l'abolition de certaines barrières.Un porte-parole gouvernemental a précisé que M.Mulroney tenterait de rallier les autres chefs d'État et de gouvernement à sa position lors du prochain sommet du G-7.11 a également expliqué que l'application de ces propositions n aurait que des répercussions financières limitées pour le Canada.Le Canada a fourni environ 3,4 p.cent du capital de départ de la Banque européenne de reconstruction \u2014 ce qui représente environ 425 millions US \u2014 lorsqu'elle a été mise sur pied au début de 1991 pour faciliter la reconstruction de l'infrastructure industrielle de l'Europe de l'Est.Il a ajouté que le Canada aurait également à réduire les droits de douane sur les produits comme les chaussures et les textiles en provenance de la région, qui s'élèvent jusqu'à 25 p.cent.M.Mulroney a déclaré que le Canada veut aussi que les Nations unies deviennent un organisme de police mondial plus efficace, prêts à restaurer l'ordre môme à l'intérieur des frontières d'un pays souverain.11 a soutenu que l'hésitation des membres du Conseil de sécurité de l'ONU à intervenir dans les combats en Yougoslavie était immoral quand des gens sont'en train de mourir.M.Mulroney a enfin exhorté les dirigeants soviétiques à suivre l'exemple des États-Unis et de la Grande-Bretagne qui ont décidé unilatéralement de réduire leurs stocks d'armes nucléaires à courte portée.?Après 61 ans, l'URSS se remet à l'heure juste Associated Press MOSCOU ¦ Les Soviétiques ont retardé d'une heure leurs montres hier et ont, du même coup, rectifié une erreur qui datait de l'époque de Staline, lorsque les autorités avaient oublié de reprendre l'heure d'hiver.Les autorités ont reconnu en mars dernier que l'Union soviétique n'avait pas conservé l'heure correcte d'hiver durant 61 ans.En 1930, les autorités du pays avait décidé d'instaurer l'heure d'été pour faire des économies d'énergie, mais au moment du changement d'horaire, elles avaient oublié d'annoncer l'heure d'hiver et le pays avait conservé durant 61 ans la même heure toute l année.F Mordecai Richler I I LA PRESSE est publiée Dar LA PRESSE.LTÊE.7.rue Saint-Jacaues.Montréal H2Y1K9.Seule la {Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de «LA PRESSE» et celles des services de la Presse Associée et de Peuter.Tous droits de reproduction des Informations I particulières a LA PRESSE sent également réserves -Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement: numéro 1400* Port de retour garanti.(USPS003692) Champlatn N.Y.12919-1518.| RENSEIGNEMENTS 285-7272 I colère les motoneigistes et cer- |\u2014 \u2014 \u2014 «r.\u2014 \u2014 mm mm mm mm i \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 tains d entre eux avaient même ROBERVAL ¦ Le ministre québécois du Loisir, de la Chasse et de la Pêche Gaston Blackurn a confirmé hier que son ministère s'apprête à retirer l'aide financière de quelque 600 000$ accordée annuelleent aux clubs et fédérations de motoneige du Québec, pour l'entretien des sentiers.Cette décision du ministre, déjà connue de certains dirigeants de clubs, avait grandement mis en i i i i I LUNDI 40-1-01 I l l l I menacé, ces jouir derniers, de ne plus entretenir les sentiers.Le ministre Blackburn a indiqué hier que la décision de son ministère de retirer l'aide financière à ces clubs n'est pas finale et qu'il souhaite en discuter avec les principaux responsables, notam- L ^SEPTEMBREJ991____ _ __________I ment le président Gareau.Où donner de son sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants: \u2022 Montréal: au Centre permanent de la Croix-Rouge, 3131; rue Sherbrooke Est, de 9h à 18h; sur la Grande Place du pavillon Judith-Jasmin de 1 UQAM, 1455, rue Saint-Denis, de 10 h à 18 h; \u2022 Montréal-Nord: à la caserne des pompiers, 12012, boul.Rolland, de 10 h 30 à 20h30; \u2022 Beauharnois: au Centre communautaire, 125, rue Ellice, de 13h30à20h.«Je ne hais pas Its francophor.es- semble de sa physionomie exprime l'humeur incertaine du moment, son rire énorme vient tout faire chavirer.On le croyait âpre, dur ou en colère, le voici inquiet, écorché.De la colère?Du ressentiment, précise-t-iî.«Je suis touché par ce qui se passe en ce pays.Bien sûr, je ne suis pas un nationaliste.Et je trouve inutiles et ridicules certaines lois.J'ai pensé qu'il était temps de le dire.Jacques Parizeau a déclaré que dans 20 ans on pourrait sans doute abandonner la loi sur la langue.Dans 20 ans, lui et moi nous serons morts!» Le débat actuel qu'il suscite, son énorme texte dans le New Yorker fustigeant et les lois et les hommes du Québec, jette de l'huile sur le feu?«Non.J'ai troublé, agacé bien des gens.Ils peuvent l'être, je crois que je leur ai rendu service.» Pas de hargne et pas de haine, assure l'écrivain: «Ce qui me fait mal, c'est ceux qui disent que je hais les francophones.C'est aï-freux.C'est sur le.plan des idées que cela se passe et non pas au niveau des hommes.La chicane nuit à tout le monde.Tout cela va coûter très cher.»¦ Se sent-11 seul?La question n'a pas de sens, il l'esquive.- Mordecai Richler a 60 ans.Il est marié depuis 30 ans, il a eu cinq enfants et vit à la campagne.Sa vie se déroule selon ses besoins; tout semble immuable.L'horaire des écritures: deux heures le matin, deux heures l'après-midi.«Je vais là-haut comme un cordonnier dans son échoppe.» Écrit, réécrit.Il y a parfois sept ou huit versions d'un même texte.11 se dégourdit un peu les jambes, consacre du temps à quelques vagues occupations domestiques pour rendre service à sa femme, retrouve ses amis au bar du village.Le rituel de la sainte paix.«Ici, dans ce coin de pays, les gens s'arrangent très bien ensemble.Ce n'est pas un secteur militant.Je voudrais que ça reste comme ça.» Ce gros travailleur de l'écriture \u2014 plusieurs romans, des nouvelles, des scénarios de films, etc.\u2014 est à peu près toujours insatisfait.«Bien sûr, chaque écrivain aimerait écrire un roman qui serait le grand oeuvre.Et si cela arrivait, je m'arrête», dit-il avec un vaste éclat de rire.«En ce sens, on peut dire que chaque roman est un échec, puisqu'on n'arrive jamais à réaliser ce rêve de perfection.Malgré tout l'effort et le travail qu'on y a mis, il faut le laisser aller et entreprendre le prochain avec le même espoir.» L'âge aiguise son sens autocritique.Mais il peut maintenant se permettre de prendre son temps.Il est allergique à un certain modernisme mais s'est résigné à la machine à écrire électrique.Sa femme lui a offert un «fax» pour Noël.« La première fois que je l'ai manipulé seul, j'ai mis les pages à l'envers, les gens ont reçu des feuilles blanches.» Il possède une maison confortable, remplie de livres.11 lit tout, y compris la poésie qui est pour lui la forme la plus pure d'écriture.Une maison vivante et faite pour une famille avec des enfants.Une femme qui s'occupe de tout l'ordinaire, lui permet de créer, à qui il rend hommage: «C'est assez inhabituel.Je travaille à la maison, ma femme est là, nous sommes toujours ensemble.C'est une dure épreuve pour un mariage.D'autant plus que nous vivons à la campagne.Nous voyageons ensemble.Nous sommes très près, on a vraiment une cf© route Nom: Mordecai Richler Date de naissance: Né à Montréal le 27 janvier en 1931 Etudes: Écrivain, pamphlétaire, journaliste Travail: Auteur entre autres de: The Apprenticeship of Duddy Kravitz Joshua Then and Now The Acrobats St-Urbain's Horseman Home Sweet Home Cocksure bonne vie, je me considère com* me très chanceux.» Ses enfants volent maintenant, de leurs propres ailes et il est fier* de ce qu'ils font, de leur attachement filial.Aimerait-il être, grand-père?«J'aime les enfants, mais intelligents.Les enfants sont ' des individus, certains sont charmants, d'autres pas.Mais je ne suis pas en manque, il n'y a pas de vide à combler.» Son bonheur est; fait de choses simples* des rencontres entre amis surtout.Il fuite les mondanités.Et ses émotions restent des secrets.Il ne pratique pas sa religion juive, même s'il est issu de plusieurs générations de rabbins.Sur sa propre enfance à Mont*\"\" réal, tout a déjà été dit, mais il précise: «Je n'étais pas si mal; même si on ne peut jamais comparer puisqu'on en a qu'une.» Il se rappelle sa pauvreté, mais aussi qu'il n'a manqué de rien.L'environnement de la rue Saint-Urbain lui plaisait; les maisons de style victorien, des arbres, des.parcs, une vie relativement agréa- ' ble en dépit du divorce de ses pa- r rents.Mais c'est à 19 ans que sa vraie vie commence, celle où il entreprend de réussir, d'écrire, de voyager.Il est allé à Paris «parce que dans les années 1950, les anglophones allaient à Paris et les francophones allaient à Londres».Son sens de l'humour grinçant î s'alimente de tout.Il collectionne les invraisemblances, les graffiti, les non-sens.Il caricature et tra- ; que les imbéciles, envers qui il n'a aucune patience.Il rit et son rire égratigne parfois: «Certains hommes politiques sont très drô- \" les.» En dehors de l'écriture, point .de salut.Il ne se voit pas faire autre chose.Sauf joueur de hockey.«Je vais y aller, moi, chez les Nor-.diques.Ce Lindros, 'what a foolish boy ! ' J'ai regardé le match, je crois que les cens de Québec ont.très bien réagi.» Il a le regard vif, ne laisse pas passer ce qu'il considère comme ; une bêtise et fonce.Mordecai Ri: chler fourbit ses armes de défense .comme il a cherché à fourbir ses armes pour l'attaque.Mais il ne se sent pas incompris malgré .tout.«Les gens lisent mes livres en dix langues.Je suis bien reçu partout.Si la vie devenait déplaisante ici, je pourrais juste partir.Je ne veux pas, je n'ai pas linten- ; tion de le faire.» «Ceux de la prochaine génération vont jeter un oeil neuf sur nos différends et ils prendront, conscience que c'est la chose la plus ridicule du monde.Donner au Québec un statut séparé, lais-; ser le reste du Canada dans un état vague, est une maladie inuti- .I le dont personne ne veut.» Le visage evanescent de René Lévesque, tel un fantôme dans son dos, n'a pas droit de réplique.?\u2022 I ' l.\\ I \u2022 Quelle chance '4< 1 Cue vous 1 'Ha pn Plus de 30 000 $ en prix à gagner.ffmmmmc».f,.resse! F Voyez tous les détails aujourd'hui page A 4 LA PRESSE.MONTRÉAL LUNDI 30 SEPTEMBRE 1991 \u2022A3 CECM empêchée de brader à vil prix du matériel valant 500 000 $ MARTIN PB HC H AT ¦ Du matériel de la CECM d'une valeur totale d'un demi-million de dollars, qui allait être cédé à prix dérisoires à des intérêts privés, l'été dernier, pourrait encore servir dans les maternelles et les écoles de la commission scolaire, ont soutenu hier des représentants du Mouvement pour une école moderne et ouverte.¦ \\ m S - * En conférence de presse, les commis-' saires Robert Cadotte et Marc-André La-douceur du MEMO \u2014 qui forme l'opposition à la CECM \u2014 se sont dits «scandalisés qu'on puisse littéralement donner à des intérêts privés du matériel dont les enseignants ont un urgent besoin pour effectuer correctement leur travail auprès des élèves».Mais le directeur général par intérim de la CECM et sous-directeur responsable de l'équipement, Katif Gazzé, a affirmé de son côté à La Presse que la mise au rancart de ce matériel s'était faite selon des critères reconnus.«Soit qu'il n'avait pas été en demande depuis au moins trois ans, soit que des conseillers pédagogiques avaient déclaré qu'il ne correspondait pas aux program\\ mes et aux pratiques actuelles», a expliqué M.Gazzé.Ce matériel, les commissaires, y com- Î>ris ceux du MEMO, en avaient entériné a radiation, en février dernier, parce que l'administration du Service de l'équipement l'avait décru comme «inutilisable ou obsolète».Comme la CECM allait fermer son entrepôt Deslauriers de Ville Saint-Laurent pour transférer son contenu dans des locaux plus petits, le Service de l'équipement était forcé de se débarrasser d'une partie du stock.Dans un premier temps, les écoles étaient invitées à acheter le matériel qu'elles désiraient à 50 p.cent de sa valeur.Un.sixième de l'Inventaire avait ainsi trouvé preneur.Les écoles s'étaient procuré à 90 p.cent des articles d'entretien, spécifie M.Gazzé.H restait donc à vendre des objets d'une valeur de 500000$.Mais en juin, trois jours avant la mise en vtiiie du matériel excédentaire à 25 p.cent de sa valeur aux employés de la commission, MM.Cadotte et Ladouceur ont découvert au cours d'une visite de l'entrepôt qu'il s'agissait presque essentiellement d'objets neufs, tels que bâtons de hockey, outils, instruments de cuisine, de construction ou de menuiserie, gouache et craie.w Le matériel invendu au personnel devait ensuite être offert à n'importe qui, au plue: offrant.«Aucune annonce publique dans les journaux n'était prévue pour attirer les acheteurs, affirme M.Cadotte.Cela coûtait, paraît-il, trop cher.Seul le bouche à oreille était prévu.» Le MEMO prétend que les écoles étaient exclues du processus de vente après la première étape, ce que dément toutefois M.Gazzé.Le nouveau président de la CECM, François Ouimet, s'est étonné hier de la charge du MEMO.C'est que des vérificateurs externes embauchés pour enquêter sur différentes allégations concernant le matériel de l'entrepôt Deslauriers, y compris des allégations de vol, doivent présenter leur rapport cette semaine.«Les gens du MEMO le savaient très bien », lance M.Ouimet.Après avoir été abordé à ce sujet cet été par les gens du MEMO, M.Ouimet a demandé à ce que le matériel soit mis sous scellés.Il le demeure dans l'attente du rapport des vérificateurs, a indiqué M.Ouimet.Le vérificateur Gérard Tousignant, qui avait été désigné par le gouvernement pour enquêter sur la CECM à la suite de l'affaire Portugais contre Soucy-Brous-seau, avait également été informé des accusations du MEMO.Mais les parties, y compris le MEMO, soutient M.Ouimet, étaient convenues de confier l'enquête sur l'entrepôt à des vérificateurs externes.Aussi M.Ouimet s'indigne-t-il de l'attaque d'hier du MEMO contre M.Tousi-gnant.«On trouve inadmissible que le rapport Tousignant soit silencieux à ce sujet», accusait Robert Cadotte, du MEMO, pendant la conférence de presse.Pour le président de la CECM, lé MEMO trouve des scandales «là où il n'y en a pas».Dans un rapport verbal.Tes vérificateurs ont déjà indiqué à M.Ottf-met que les allégations de vols à grande échelle étaient sans fondement.Mercredi, à l'assemblée des commissaires, le MEMO entend réclamer ('ademption d'un mécanisme obligeant l'administration à faire entériner chaque radiation de matériel, alors que la procédure votée en février dernier autorisait la CECM à procéder sans permission du Conseil pour céder moins de 2 p.cent dè l'inventaire.Double attentat à la hache: le suspect se livre MARIE-FRANCE LÉGER ¦ Un suspect de 18 ans, auteur présumé de la double tentative de meurtre à la hache, samedi matin, dans une rôtisserie Poulet frit Kentucky du boulevard Henri-Bourassa, s'est rendu hier aux policiers.Le jeune homme est arrivé au poste 44 vers 14 h 30, en compagnie de sa mère.Le suspect a communiqué par téléphone avec un avocat de l'aide juridique, qui devra déterminer ce matin s'il doit passer un examen psychiatrique.Les deux victimes de cette horrible agression sont Patrick Léga-ré, 23 ans, et Luc Ayotte, 19 ans.Le gérant et le cuisinier de la rôtisserie reposent toujours dans un état grave mais stable, le premier à l'hôpital Saint-Luc, l'autre à Sacré-Coeur.D'après les enquêteurs, le sus- pect et une des victimes seraient des «relations» d'enfance puisqu'ils allaient à la même école, sans pour autant être des amis.C'est d'ailleurs une des deux victimes qui a fourni le nom du suspect à la police.Ce dernier se serait présenté à la rôtisserie du 2110 est, boul.Henri-Bourassa, vers minuit 30, samedi, au moment où les deux employés faisaient les comptes de la journée.Il les aurait attaqués à la hache pour s'emparer d'un butin de 1500 $ avant de prendre la fuite.Samedi, les enquêteurs ont tenté de coincer le jeune voleur chez lui et au domicile de sa mère.Us ont retrouvé dans le logement du suspect, qui venait d'emménager au mois de juillet, une hache et des vêtements tachés de sang.Le jeune homme sera accusé de tentative de meurtre et de vol.Il comparaîtra ce matin au palais de justice de Montréal.La jeune fille brûlée vive était harcelée depuis trois semaines Presse Canadienne QUEBEC WÈ Le Service de police de Québec devrait faire le point, aujourd'hui, sur le rôle qu'a joué sa section intervention-jeunesse dans le dossier de l'adolescente de 13 ans, gravement brûlée par son ex-ami, vendredi matin, à Limoilou.Des proches de la famille ont affirmé à certains médias que la mère de la victime avait porté plainte en vain à la police, il y a trois semaines, parce que sa fille se faisait harceler par le gang du suspect impliqué dans cette tentative de meurtre.La dame dénonce le mutisme et l'inaction des policiers dans ce dossier.La brigade intervention-jeunesse croupe trois policiers à temps plein, qui ont une pile de dossiers en attente sur leurs bureaux, en pleine période de coupures budgétaires.Selon un policier, une plainte de menaces n'est pas automatiquement privilégiée par rapport à une autre, surtout lors- qu'aucun témoin n'est disponible pour prouver certains faits.Le drame de vendredi dernier laissera des séquelles permanentes à la victime, qui a été aspergée d'essence des pieds aux hanches, par son ex-copain.Dans sa fuite, l'adolescente a réussi à enlever ses vêtements qui flambaient et à se trainer chez elle.Mais elle passera les trois prochaines semaines au centre des grands brûlés de Québec, où elle est soignée pour des brûlures au troisième degré.En outre, elle devra passer sous le bistouri.Quant au suspect de 15 ans, il aurait eu un complice, qui lui a fourni le bidon d'essence ayant servi à l'horrible crime.D'ailleurs, toute indique que le petit ami éconduit planifiait sa vengeance depuis quelques jours avec des amis.La victime est reconnue comme une jeune fille brillante et studieuse.Elle a été brutalement surprise par son ex-ami en peine d'amour, alors qu'elle passait les journaux avant de se rendre à l'école.Cadavre d'une jeune femme découvert dans un champ RAYMOND GERVAIS ¦ Le cadavre d'une jeune femme, âgée entre 25 et 30 ans, a été découvert hier matin à Laval, dans un champ situé à 1 intersection des boulevards du Souvenir et de l'Avenir, aux limites des quartiers Laval-des-Rapides et Chomedey.Selon les premières constatations des policiers, la victime, qui porte des marques de violence au visage et au cou, aurait été poignardée à plusieurs reprises.C'est un passant qui se rendait vers les 9 h 30 à une caisse populaire située non loin des lieux, qui a fait la macabre découverte.Apercevant quelque chose dans le champ qui ressemblait à une forme humaine, l'homme s'est approché et a constaté qu'il s'agissait du corps d'une femme.Le citoyen a immédiatement communiqué avec la police de Laval.Selon les enquêteurs de la section du crime contre la personne de la police lavalloise, la mort remontait à quelques heures seulement avant la découverte du cadavre.À l'arrivée des policiers, la victime qui était habillée, reposait sur le sol détrempé.Son chandail était relevé, mais il ne semble pas ÎU'elle ait été victime d'un viol, ucune pièce d'identité n'a été retrouvée sur elle et les limiers n'avaient pas encore réussi hier soir à l'identifier.La police de Laval a tenté d'établir 1 identité de la femme en se référant à une liste récente de personnes portées disparues, mais la description de la victime ne correspond à aucune d'elles.Le corps de la jeune femme a été transporté à l'Institut médico-légal de Montréal, où une autopsie sera pratiquée aujourd'hui afin de déterminer les circonstances exactes de la mort.L'enquête dans cette affaire a été confiée aux sergents-détectives Louis Bruno, René Desjardins et Gilles Lemieux, de la section des crimes contre la personne de la police de Laval, qui agissent sous les ordres du lieutenant-détective Marc Demers.Selon le sergent-détective Lemieux, le policier chargé de recueillir des éléments de preuve sur la scène du crime, il est encore trop tôt pour déterminer si la jeune femme a été tuée sur place ou si son cadavre a tout simplement été abandonné à cet endroit par son ou ses agresseurs.«L'autopsie nous en apprendra davantage», a précisé le policier.C'est la seconde fois depuis le début de l'année que le cavadre d'une jeune femme est découvert dans ce quartier de la ville.Le 22 février dernier, le corps d'une adolescente de 14 ans avait été découvert ligoté à un arbre à l'arrière du centra sportif Josée-Faucher de l'école secondaire Mont-de-LaSalle, au 125 boulevard des Prairies, dans le quartier Laval-des-Rapides.Ce sont deux élèves de l'école secondaire qui avaient alors fait la découverte du cadavre de l'adolescente dans un petit boisé.Le meurtre de cette adolescente n'a toujours pas été résolu, mais l'enquêteur au dossier, le sergent-détective Lemieux, a indiqué hier qu'il y avait des développements récents qui laissent espérer que le bout du tunnel est proche.Parmi les nombreuses personnes attendant les Canadiens ayant été rapatriés du Zaïre figurait Mme Aline Lachance, qui a accueilli ses petits-enfants, Jean-Victor et Caroline Rosetti.photo we «mon perrauu.u 220 Canadiens rapatriés d'urgence du Zaïre RAYMOND GERVAIS ¦ Jean-Sébastien Marchand, 15 ans, était bien heureux hier après-midi de retrouver sa mère, Mme Colette Marchand, venue l'accueillir à sa descente d'avion en provenance du Zaïre.L'adolescent était au nombre des quelque 220 Canadiens rapatriés hier, à bord d'un avion de Nationair, par le gouvernement du Canada, à la suite des émeutes sanglantes que connaît depuis une semaine ce pays de l'Afrique centrale.«Lorsque la rébellion a commencé, j'étais seul avec des amis, à Kinshasa.Mon père, qui est directeur de l'Agence de coopération Canada-Zaïre, était à Goma, dans le nord du pays.Des parachutistes français et belges nous ont secourus et escortés jusqu'au bateau qui nous a amenés à Brazzaville, au Congo.Nous y sommes demeurés durant une semaine.Mon père est venu me retrouver, mais a dû se rendre d'abord à Paris, puis à Brazzaville, aucun avion ne pouvant atterrir dans la capitale du Zaïre», a déclaré le jeune, qui tenait dans sa main une douille de mitraillette comme souvenir de sa mésaventure.«l'ai entendu des tirs de mortier durant les premières journées, puis les tirs de mi- traillette ont suivi », a ajouté Jean-Sébastien, qui a décrit la ville de Kinshasa comme étant en ruines.« Le quartier des affaires a été complètement rasé et l'école que je fréquentais a été pillée; même les pupitres et les tableaux ont été volés», a ajouté l'adolescent.L'infirmière de l'ambassade du Canada à Kinshasa, Mme Francine Roux, avait quant à elle peine à retenir ses larmes hier, à sa descente d'avion.«le suis bien heureuse et très soulagée de fouler le sol canadien à nouveau, mais je suis inquiète pour ceux qui sont demeurés à l'ambassade.Je n'ai pas eu peur pour ma vie, ni pour celle de mon enfant la semaine dernière, mais le danger était de plus en plus imminent», a déclaré Mme Roux.Selon elle, il ne reste que les hommes ainsi que l'ambassadrice du Canada au Zaïre à l'ambassade canadienne.Un autre Canadien, M.Michel Dupont, a expliqué pour sa part qu'il n'y avait pas eu de violence physique contre les Canadiens, mais que toutes leurs maisons avaient été pillées.Deux nuits d'enfer «Nous avons passé deux nuits d'enfer à entendre les rafales de mitraillettes dans les rues autour de nos maisons.Ce sont finale- ment des voisins zaïrois qui nous ont aidés à nous réfugier chez un colonel belge.Un convoi nous a ensuite amenés à l'ambassade du Canada où nous avons séjourné durant une semaine.C'est finalement samedi soir qu'un autre convoi nous a amenés jusqu'au fleuve où nous sommes embarqués à bord d'un bateau pour Brazzaville», a expliqué M.Dupont.C'est lui aussi avec un immense soulagement qu'il est monté dans l'appareil de Nationair, hier matin, en direction du Canada.Six petits enfants, dont les pères travaillent à l'ambassade du Canada au Zaïre, sont revenus accompagnés de leur mère ou d'amis hier.Après 19 heures d'avion, les petits semblaient perdus parmi ce monde de grandes personnes et semblaient se demander ce qui se passait et pourquoi papa n'était pas revenu lui aussi.La Croix-Rouge canadienne avait dépêché à l'aéroport de Mirabel une équipe de spécialistes chargés d'offrir une assistance humanitaire d'urgence aux Canadiens arrivant du Zaïre.Mme Carole Aubry, directrice des mesures d'urgence, a expliqué que le travaii de la Croix-Rouge consistait à fournir le transport, à faciliter l'hébergement ainsi qu'à assurer aux Canadiens qui ont tout laissé derrière eux et qui sont en transit à Montréal, nourriture et réconfort.Un party des Hell's Angels se termine dans le sang Presse Canadienne SA I NT-ROM U A LD ¦ Un party des Hell's Angels et de leurs sympathisants a tourné au vinaigre, hier matin, à l'hôtel Britannia de Saint-Romuald, en banlieue de Québec: un récidiviste de 26 ans, Denis Perreault, a été battu à mort tandis que trois autres personnes ont été blessées légèrement lors de plusieurs bagarres qui ont éclaté soudainement entre des participants sur le terrain de stationnement.La victime, un Lévisien ayant déjà trempé dans des histoires de vols et d'introductions par effraction, a été roué de coups avant de succomber à ses blessures, vers 4 h, au Centre hospitalier de l'université Laval.Ce règlement de comptes a quelque peu dérouté les 500 invités venus de partout au Québec pour festoyer et causer affaires au Britannia, tant et si bien qu'à l'arrivée la police de Saint-Romuald, quelques minutes après l'échauf-fourée, vers 2 h 45, il ne restait qu'un petit attroupement de témoins jurant d'abord n'avoir rien vu de la scène.Les patrouilleurs ont toutefois eu le temps d'apercevoir un véhi- cule suspect roulant en trombe sur la route 132 et ils l'ont intercepté.À l'intérieur se trouvait le blessé, inconscient, ainsi que trois personnes, amochées elles aussi.Le véhicule a été escorté jusqu'au CHUL où la victime devait succomber, une heure plus tard, tandis que les autres suspects ont été conduits au quartier général de la Sûreté du Québec, chargée de l'enquête.Mais l'investigation s'annonce ardue, les membres et associés du célèbre clan de motards n'étant pas réputés pour leur loquacité.Accident de parcours Samedi soir, des membres des Mercenaires de Lac Mégantic et des Missiles de Trois-Rivières participaient à cette soirée, tout comme des «dignitaires» des Hell's Angels.Selon les informations obtenues, ceux-ci avaient déjà quitté les lieux lorsque les rixes ont débuté à l'extérieur.Tout indique que cette violence n'a pas été planifiée, mais a plutôt dégénéré à la suite d'une irrégularité qui aurait été découverte par hasard.Ce n'est d'ailleurs pas la méthode de travail de ces professionnels du crime organisé que de poser des gestes brutaux en plein party au centre-ville.Comme c'est le cas habituellement pour ce genre de regroupement, des gardiens armés (strikers), en formation pour devenir membres en règle du club, s'occupent toujours de la sécurité et de l'ordre sur le terrain pendant que la boisson coule à flots à l'intérieur.En juin, une manifestation semblable tenue au même endroit s'était d'ailleurs fort bien déroulée, mise à part une musique tonitruante dénoncée par les voisins d'un complexe de 40 logements.Voilà pourquoi le «dérapage» de fin de soirée d'hier, presque unique dans les annales du groupe de motards depuis qu'il s'est installé à Québec en 1985, a mis toute l'organisation de Saint-Nicholas sur les dents.Après avoir connu tout un battage publicitaire à la suite de leurs incursions annuelles à la piste d'accélération de Pont-Rouge ainsi que lors de la spectaculaire descente de la SQ à leur repaire, à coups de bélier mécanique, les Hell's Angels étaient presque retombés dans l'anonymat, ce qui leur permettait de mener leurs affaires discrètement.Hier, dans la cour de la forteresse du boulevard Du Pont, on notait la présence d'une douzaine de véhicules et de six motocyclettes.En outre, un gardien armé interdisait l'entrée aux curieux.La police surveillait également les alentours.Au quartier général des motards, on n'avait aucun commentaire à formuler sur l'événement.Officiellement, la police n'était\" pas au courant de la fiesta organ i- j sée au Britannia, propriété d'un i homme d'affaires vivant mainte-nant dans la région de Rivière-du-Loup.Mais, en coulisses, on ne se gène pas pour dire que l'hôtel aux : fenêtres placardées sert de couverture aux Hell's Angels.Interrogatoires Quant aux événements d'hier matin, des policiers de l'escouade des crimes contre la personne a ?déjà interrogé quelques petites amies des motards ainsi que des proches de la victime.Aucun suspect n'a encore été arrêté relativement au treizième meurtre de l'année sur le territoire.Le crime le plus controversé relié a la «suprématie» des Hell's dans le marché de la drogue dans la région de la Vieille Capitale remonte à 1990, alors que Daniel Dunn et Philipe Coates, fraîchement libérés de prison, avaient été liquidés lors d'un guet apens à Bernières.En août, à Québec, Noël Picard, un récidiviste, a également été abattu de trois balles.» A4 LA PRESSE.MONTRÉAL, LUNDI SO SEPTEMBRE 1991 .\u2022 .- .\u2022''>.,' T L'île aux Basques, premier lieu de rendez-vous des Européens et Amérindiens RICHARD SAINTON collaboration spéciale ¦ Un quart de siècle avant l'établissement, en 1608, de Samuel de Champlain à Québec, des Européens avaient des échanges commerciaux soutenus avec les tribus amérindiennes et ce, profondément à l'intérieur de la vallée du Saint-Laurent.Cette certitude a été acquise grâce aux travaux que mènent actuellement un groupe d'archéologues dans l'île aux Basques, une toute petite île située en face de Trois-Pistoles, sur la rive sud du fleuve.Ces recherches dirigées par le professeur Laurier Turgeon, de l'université Laval de Québec, apportent des éléments essentiels pour savoir ce qui s'est passé ici, entre le dernier voyage de Jacques Cartier, en 1541-42, et l'arrivée de Samuel de Champlain à Québec, en 1608, une période de 66 ans dont on ignore à peu près tout.Les fouilles amorcées depuis trois semaines à l'Ile aux Basques sont très fructueuses.Les artefacts, ou vestiges du séjour à cet endroit des Basques et de plusieurs tribus amérindiennes, se comptent déjà par milliers.On y a retrouvé des fragments de vases et des outils de pierre ayant appartenu à des Algonquins et des Iroquois, de la poterie et de la verrerie européennes, des munitions en plomb, des objets servant à la traite, comme des bagues, et de nombreuses tuiles de terre cuite apportées par les Basques pour garnir l'intérieur de.leurs fours.Les vestiges les plus spectaculaires du passage des Basques sont d'ailleurs quatre grands fours de pierre utilisés par les pécheurs pour faire fondre la graisse de baleine et la transformer en huile.Les archéologues ont authentifié les trois premiers en plus d'en découvrir un quatrième, qui était complètement enseveli sous la végétation.Pour le professeur Turgeon, l'importance historique de l'Ile aux Basques ne fait aucun doute.«L'Ile, affirme-t-il, est le premier site dans la vallée du Saint-Laurent où on a la certitude qu'il y a eu une présence européenne.C'est aussi le premier emplacement où il y a eu des échanges importants entre Basques et Amérindiens.» Et tant pis pour ce Jacques Cartier qui a hiverné deux fois au Canada, mais qui pose un problème aux archéologues parce qu'il n'a pas laissé de traces.«En effet, poursuit M.Turgeon, le problème c'est qu'on n'a jamais trouvé le lieu d'établissement de Jacques Cartier, donc on ne peut pas démontrer archéologiquement que Jacques Cartier est bel et bien venu au Canada.» Un commerce soutenu Entre 1580 et 1630, les pécheurs basques complétaient les cargaisons de poisson et d'huile de baleine avec des fourrures.Ces pionniers de la traite échangeaient notamment des chaudrons de cuivre, des haches et des couteaux avec les Amérindiens.Ces objets connaissaient par la suite une grande diffusion.«Ces premiers objets européens introduits en Amérique du Nord se retrouvent en grande quantité sur des sites amérindiens du sud de l'Ontario, de l'État de New York et dans des régions aussi éloignées que la baie d'Hudson, les entes du Maine et la Nouvelle-Ecosse», affirme M.Turgeon.Le contact ne fait d'ailleurs aucun doute, selon lui, car les objets amérindiens et basques se retrouvent pêle-mêle à quelques centi- r Quelle chance que vous 1 soyez abonne ¦ Aujourd'hui, nos gagnants: Mme Leblanc, rue Grand Boulevard à Saint-Bruno (210700L10) Mme Bégin, rue Brassard à Labelle (210931B05) M.Badrian, rue Jean-Désy à Boucherville (222063B06) Mme Savard, place de la Colombière à Montréal (229004S01) M.Larfiapelle, rue D'Amgoulène à Tracy (284760L04) If otre nom apparaît sur cette liste?Quelle chance! tfSA Dans ce cas, vous avez jusqu'à demain 17 h pour nous joindre au numéro 285-6964.Vous gagnez une adhésion gratuite au CLUB MULTT-POINTS, d'une valeur de 24,95 $, en plus de 100 $ en bons d'épicerie STEINBERG.Bravo à nos dix abonnés chanceux qui ont gagné 1 000 $ en bons d'épicerie Steinberg, parce qu'ils étaient déjà membres du club Multi-points.La valeur totale des prix offerts est de plus de 30 000 $.Le bon d'èpicerte de 1 000 $ est offert aux dix premières personnes gagnantes qui sont aussi membres du CLUB Mulu-pointa.Ce concours se termine le 30 septembre 1991, Le texte des règlements du concours est disponible à La Presse.UJUJÛ m mètres de profondeur, notamment près des fours.Les Basques II y a plusieurs années, le professeur Turgeon s'est lancé à la redécouverte de notre 16e siècle sur la piste des pêcheurs basques Qui fréquentaient, il y a plus de 400 ans, le fleuve et le golfe du Saint-Laurent.Ces gens ont laissé plusieurs traces de leur passage au Canada.Les lieux les plus connus sont Red Bay au Labrador, Plaisance Ste-Marie à Terre-Neuve, Chauffaud aux Basques dans Charlevoix, le cap Bon-Désir, Les Escoumins et Mingan sur la Côte-Nord et, bien sûr, File aux Basques.En collaboration avec le Centre d'études sur la langue, les arts et les traditions populaires des francophones en Amérique du Nord (CELAT); M.Turgeon s'est d'abord rendu en France pour mener des recherches dans les archives notariales de la ville de Bordeaux.Ses travaux ont permis la consultation de 6000 actes notariés qui concernent les activités des pêcheurs basques dans l'Améri- Siue du 16e siècle.On savait en ef-et que les armateurs du pays basque français, particulièrement des villes portuaires de Bayonne, Saint-Jean-de-Luz et Ciboure, allaient acheter à Bordeaux victuailles, gréements et marchandises de traite nécessaires à leurs voyages.Dans la majorité des cas, le tout était acheté à crédit et, pour plus de sécurité, un notaire enregistrait les transactions.> Ces contrats constituent donc une mine de renseignements, permettant même de mettre des noms sur les Basques qui venaient dans le Saint-Laurent.Les fouilles archéologiques menées à l'Ile aux Basques ont pour but de compléter les informations recueillies en France et, jusqu'à maintenant, archéologues et historiens sont emballés des résultats.200 000 paysans français dans la rue LOUIS-BERNARD ROB IT A IL LE collaboration spéciale PARIS ¦ Double succès pour la manifestation des agriculteurs français, hier à Paris.Un: les organisateurs annonçaient «entre 100 000 et 150000 paysans».Il en est venu au moins 200000, qui ont défilé pendant près de cinq heures hier après-midi dans les quartiers est de Paris.Deux: suite aux incidents violents à répétition survenus dans .le dernier mois en province, on redoutait le pire pour cette manifestation monstre, et les pouvoirs publics avaient mis en place un impressionnant dispositif policier: 10 000 CRS et gardes mobiles, des milliers de barrières, des camions à canon à eau, des quartiers totalement interdits à la circulation.Un véritable état de siège, comme on n'en, avait pas vu depuis 15 ou 20 ans.Malgré les appels «humoristiques» \u2014 du Front national (extrême-droite) à «prendre l'Opéra-Bastille», tout s'est déroulé sans incident majeur, et les innombrables manifestants ont repris leurs 2400 autocars, leurs trains et voitures pour rentrer dans leurs campagnes vers 20 h.Le président de l'Union des producteurs agricoles (UPA-Qué-bec), M.Jacques Proulx, invité par la toute-puissante FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles), oui avait défilé en début d'après-midi en tête du cortège syndical, a lancé un message de «solidarité» de la part des agriculteurs québécois, après avoir apprécié les «opérations-charme» organisées* le matin dans les quartiers de Paris (distributions et dégustations de produits régionaux, etc.) «C'est un formidable succès de mobilisation et de communication, disait-il en fin de journée à La Presse.On a eu à Paris le quart de la population rurale du pays.Tout s'est déroulé dans le calme total.Les agriculteurs français ont fait comprendre aux gens que le pays avait besoin d'eux.Non pas qu'ils demandent l'aumône ou des subventions à plus finir, mais la reconnaissance de leur rôle indispensable dans la vie du pays.» Liens étroits M.Proulx, dont l'organisation a des liens étroits avec la FNSEA en France et les grands syndicats d'agriculteurs européens, ne croit pas qu'il y ait conflit ou concurrence sauvage entre paysans français (ou européens) et nord-américains.« Le gouvernement américain \u2014 comme tous les gouvernements \u2014 peut avoir une position conflictuelle avec les Européens à propos de l'agriculture et des subventions, mais je crois finalement que tous les producteurs agricoles occidentaux ont des problèiryîs et des intérêts analogues.* * Il y a nécessité pour une solidarité agricole internationale: tous _%_ Un fermier français a bandé les yeux de Marianne, l'immense statue qui orne la place de la Nation, hier à Paris, lors de la manifestation des paysans contre la chute de leurs revenus et la concurrence de l'Europe de l'Est* photo kuter les agriculteurs savent qu'on ne peut pas laisser l'agriculture aux simples lois du marché.Dans ces conditions-là, tout le monde va faire faillite, parce que les prix peuvent s'effondrer dans le mois.Et on ira vers la concentration absolue, quelques fermes géantes qui contrôlent le marché.Mais au détriment de la Qualité et surtout: ce sera la destruction de l'espace rural.À tous ces points de vue, le combat des agriculteurs français et le nôtre sont les mêmes.» Selon son estimation, le niveau de vie ( moyen ) et les moyens matériels des agriculteurs en France et au Québec se comparent assez bien.À cette grosse différence près que «l'agriculture européenne est nettement plus subventionnée et protégée», selon lui: 30 à 35 p.cent des revenus agricoles sont des subventions, contre seulement 15 p.cent au Québec et 27 p.cent aux États-Unis.Avec ce résultat que seulement 25 p.cent de la population active du Québec est dans l'agriculture, contre six ou sept pour cent en France: un million d'exploitations agricoles.Modernisation «Disons qu'en France, la «modernisation» a été moins brutale.Mais on va dans la même direction: beaucoup de gens pensent qu'on devrait sacrifier plus de la moitié des exploitations actuelles et concentrer sur les 300 000 exploitations rentables.À l'heure actuelle, il y a une ferme qui disparaît à toutes les trois minutes en France.» Telle est bien la raison de la mobilisation paysanne qui a amené 200 000 personnes à Paris.Malgré les considérables subven- tions nationales et européennes ou à cause de celles-là \u2014 la France, qui a une histoire profondément rurale, a vu les agriculteurs plonger dans la crise: ils étaient trois millions en 1950, trois fois moins aujourd'hui, et 100 000 exploitations ont disparu dans les dix dernières années.Les gigantesques subventions de Bruxelles ont poussé vers l'agriculture des pays qui en faisaient peu (RFA, Hollande) et donné une prime énorme aux grandes fermes les plus productives.D'où à la fois l'hyper-rjroduc-tivité dans la fermes céréalières et la surproduction, et .a dégringolade des petites et moyennes exploitations.Tout cela au nom des lois de la rentabilité et du libéralisme.Seulement, doit-on accepter la désertification rurale définitive, la concentration absolue, et peut-être un désastre écologique pour satisfaire à ces lois du marché?Tel est l'argument central des organisations agricoles françaises, directement menacées par les politiques «communautaires» de Bruxelles.«Si on laisse aller les choses comme ça, dit un responsable agricole, la campagne française sera vide dans vingt ans, et le pays sera invivable.» Même si couramment on entend des Parisiens ou autres citadins se plaindre contre les paysans «qui passent leur temps à ramasser des subventions», la manifestation monstre d'hier a reçu du public un accueil plus que sympathique.Dans le pays de la bouffe, on aime les agriculteurs, ne serait-ce que le temps d'une manifestation.D'ailleurs tous les courants politiques s'étaient mis de la partie \u2014 partis de droite et d'extrêrae-droite, communistes, écologistes \u2014 signe que la cause est populaire.«Dans l'absolu, dit Jacques Proulx, on peut peut-être produire la même chose de façon plus rentable avec seulement un pour cent de la population active.Mais il faut voir ce que serait le coût social de cette concentration.Et ce que deviennent les campagnes, la nature.En fait, les agriculteurs de tous les pays ont des intérêts communs.Nous ne voulons pas être des subventionnés ni des quémandeurs.Nous ne cherchons pas la sécurité chromée.Seulement la reconnaissance du fait que nous sommes indispensables, et que l'agriculture ne peut pas être laissée seulement aux lois quotidiennes du marché.» Avec son million d'exploitations actuelles, la France est à un tournant de son histoire: si on laisse jouer les règles actuelles, la moitié disparaîtront bientôt.Si l'on considère vital le tissu agricole existant, il faudra changer les règles.C'est ce qu'ont dit, en défilant en silence, quelque 200 000 paysans français, hier, entre la Bastille et le château de Vincennes.e btD-quôbec Tirage du 91-09-28 y 9 « RÉ S ULTATS loto-québec Vous pouvez miser jusqu'à 20 h le mercredi et te samedi 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 GAGNANTS 2 13 290 18 356 348578 1 3 24 27 43 45 LOTS 1227493,60$ 56 653,50$ 2031,70$ 61,50$ 10,00$ VENTES TOTALES; 18 657 252,00$ No complémentaire; 15 PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF) : 2200000,00$ PROCHAIN TIRAGE: 91-1042 Tirage du 91-09-28 Egtra Vous pouvez Jouer jusqu'à 20 h les soirs de tirage NUMÉROS 421208 21208 1208 208 08 8 LOTS 100 000$ 1000$ 250$ 50$ 10$ 2$ Tirage du 91-09-28 Vous pouvez miser jusqu'à 20 h le samedi 6/6 5/6+ 5/6 4/6.3/6 GAGNANTS 1 1 51 2218 33554 1 15 27 36 38 40 No complémentaire; 12 GROS LOT: 1000000.00$ LOTS 1000000.00$ 40422,70$ 528,40$ 56,70$ 5,00$ MISE-TÔT 12 30 36 41 gagnants 127 LOT 393,70$ À CHAQUE TIRAGE VENTES TOTALIS: 1589 598,00$ TVA, le rcscMU dos tirages de Loto-Qucbcc En «otre cette »ite et la rtrte officielle, cette dernière a priorité.Le maire de Paris et leader de l'opposition, Jacques Chirac, s'est mêlé aux manifestants, rencontrant notamment certains des bouchers o< uvrant aux Hai^s.* mJ photo rwter jr»#» «aijs'.v « ^ TTT-r-ff-»-\"\"*ry^r,r LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 30 SEPTEMBRE 1991 Plus de 600 000 assistés sociaux au Québec et ça pourrait augmenter Presse Canadienne QUÉBEC CU*J I < .¦ , 4*-'.'' \u2022 - \u2022 * \u2022 ¦.* « i.\u2022'«\u2022\u2022-, ' \u2022 .\u2022 ¦ Depuis six mois, le nombre de personnes vivant de l'aide sociale au Québec a franchi, pour s'y maintenir, le seuil des 600 000.Il faut remonter à 1987 pour dénombrer autant d'assistés sociaux.Selon des données préliminaires du min stère de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu, des prestations ont été expédiées ce mois-ci à 373 500 ménages, subvenant aux besoins de 609 500 individus.En septembre 1990, 341 379 chèques avaient assuré la subsistance de 553 842 personnes.Avec 55 658 nouveaux assistés sociaux, le système de l'aide sociale a donc accueilli l'équivalent de la population d'une ville presque aussi grosse que Chicoutimi.Pour les coffres du gouvernement du Québec, cela représente une facture importante.En tout, il aura Versé ce mois-ci 220 millions en prestations, en comparaison de 191 millions en septembre l'an dernier.D'après le ministère, le cap des 600 000 assistés sociaux a été at- teint en avril dernier.La dernière fois que la province avait affiché un bilan aussi désolant, c'était en octobre 1987.Coordonnateur des communications externes au ministère de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu, M.Pierre Richard rappelle qu'il ne s'agit pas d'un record historique.Durant quelques mois, en 1984 et 1985, le chiffre de 700000 personnes avait été enregistré.Cela correspond à l'époque où le gouvernement du Parti québécois avait mis sur pied les premières mesures de réinsertion à ?* 'A La rencontre d'un riche passé et d'un confort moderne, juste aux portes du \\fieux-Montréal.Inter-Continental est fier d'annoncer l'ouverture de son nouvel hôtel, l'extraordinaire Inter-Continental Montréal.Le même service impeccable, les mêmes installations sophistiquées qui ont fait la renommée mondiale d'Inter-Continental se reflètent dans chacun des aspects de l'Hôtel Inter-Continental Montréal.Cet hôtel spectaculaire fait partie intégrante du magnifique Centre de commerce mondial de Montréal situé aux portes du Vieux-Montréal.Offrez-vous le luxe, le service et le style de l'Hôtel 39* Inter-Continental Montréal au tarif de lancement.Pour réservations, contactez votre agent de voyages ou composez le (514) 987-9900, sans frais le 800-327-0200.dès «9 HÔTEL INTER- CONTINENTAL MONTRÉAL 360, rue St-Antoine ouest \u2022 Montréal, Québec, Canada \u2022En vigueur ju^qû au 31 décembre 1991.Par nuit Occupation simple ou double.Selon les disponibilités.Réservations requises à l'avance.Taxes locales et pourboires non-indus.Pas disponible pour les groupes.*' \u2022 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vivant de l'assistance publique n'est pas une surprise.En avril, le gouvernement a voté des crédits (2,8 milliards) à ce système d'aide parce qu'il prévoyait l'arrivée de 40 000 nouveaux bénéficiaires.Ce total de personnes a été dépassé.Pire en Ontario L'arrêt permament de l'usine Cascades (200 emplois), de Port-Cartier, celui qui paralysera Do-nohue (500 travailleurs), de Ma-tane, et là fermeture d'usines dans la région de Montréal laissent croire que le nombre d'assistés sociaux pourrait encore grimper au cours des prochains mois.Le ministère refuse de commenter le sujet.-«Nous suivons la situation, explique simplement M.Poirier.Notts faisons tous lès efforts pour l'intégration à l'emploi de nos clients par l'entremise de nos divers programmes.» Le procès de Benoît Proulx permettra-t-il de résoudre le meurtre de France Alain?Presse Canadienne QUEBEC M Le 25 octobre 1982 mourait France Alain, une étudiante de 22 ans abattue d'une décharge de fusil, près de son domicile de Sain-te-Foy.Neuf ans plus tard, cette semaine, au palais de justice de Québec débute le procès de celui que le ministère public accuse d'être son assassin, le jounaliste radiophonique Benoît Proulx.S'il faut en croire le branle-bas déjà déclenché par les médias électroniques, ce procès promet d'être l'un des plus courus des annales judiciaires de Québec.Peu d'affaires ont suscité autant de commentaires, autant de spéculations et autant d'interrogations.Benoit Proulx Face à face, dès ce matin, Me Robert Parrot, expérimenté substitut du Procureur général, et Me Lawrence Corriveau, le crimina-liste chevronné qui devrait être secondé par sa fille, Me Susan Corriveau.En ce qui concerne le juge de la Cour supérieure appelé à présider ce délicat procès, son identité ne sera vraiment connue qu'à 9 h 30, ce matin.La conférence préparatoire au procès a été présidée, il y a quelques semaines, par le juge Gaston Desjardins.Habituellement, le même juge préside aussi le procès.Cependant, des rumeurs selon lesquelles le juge André Trottier serait désigné ont ensuite couru.La semaine dernière, toutefois, des informations assez dignes de foi indiquaient que le juge François Tremblay serait chargé du dossier.Ce dernier devait présider un procès commençant la semaine dernière.Les accusés ont cependant avoué leur culpabilité, ce qui laisse disponible le juge Tremblay.Requêtes en droit Les candidats jurés devaient se présenter, ce matin, au palais de justice, mais un changement est Pour le ministère, il est clair que le pire est ailleurs, en Ontario plus précisément.11 y a trois semaines, le ministre responsable, M.André Bourbeau, a insisté pour dire que la réforme onta-rien ne de l'aide sociale a provo-1 que l'entrée dans leur système de cette province de 130 000 familles en un ap.Hier, l'attaché de presse du ministre a fait valoir le même argument.«Pendant la récession, la clientèle s'est accrue de 9 p.cent ici et de 39 p.cent en Ontario»* dit M.Jean Morin.Il souligne que le nombre de personnes vivant die l'aide sociale est à la veille de franchir le cap du million en On* tario.«Nous sommes loin du championnat, poursuit-il.Notre système n'est pas parfait.Mais, au moins, nous sommes parvenus à contrôler la situation.Les mesu4 res d'embauché, ajoute-t-il à cet égard, font la différence.» \u2022 - intervenu la semaine dernière et ceux-ci n'ont été convoqués que pour demain.II appert qu'à titre de candidats jurés, pas moins de 475 personnes devront se présenter devant le juge, un nombre très exceptionnel si l'on considère que, pour certains procès, on se contente de moins de 200 candidats.Aujourd'hui, les deux parties auront des requêtes en droit à faire valoir devant le juge.On en i-gnore la nature bien que, dans le cas contraire, il aurait de toute façon été impossible de la divulguer.Il en sera d'ailleurs de même jusqu'à la fin du procès, puisque les jurés doivent être tenus dans l'ignorance des questions de droit débattues, celies-ci étant du ressort exclusif du président du tribunal.Les propos échangés lors de la conférence préparatoire, aussi protégés par une ordonnance de non-publication, laissent croire que \u2022 le procès sera assez long, quoique des surprises puissent toujours survenir.La teneur de la preuve de la poursuite a déjà été étalée, du moins en bonne partie, lors de l'enquête du coroner tenue en 1986 et lors de l'enquête préliminaire d'avril dernier, bien que celle-ci ait aussi été frappée d'une ordonnance de non-publication.Reste à savoir de quoi sera faite la défense du journaliste de 44 ans.Si défense il y a, bien sûr, puisque rien n'oblige ses avocats à en présenter une, comme rien n'oblige l'accusé à se faire entendre même s'il y a une défense.Evénement médiatique Un procès, donc, qui deviendra sans l'ombre d'un doute un événement médiatique.Pourquoi, au juste?Parce qu'il s'agit d'un meurtre irrésolu depuis neuf ans?Parce que l'affaire a déjà connu plusieurs rebondissements auxquels les médias ont toujours abondamment fait écho?Parce que l'accusé est en quelque sorte une personnalité publique?Parce que la victime était une jeune fille modèle, sans histoire et prometteuse?Parce qu'une certaine cabale s'est chargée périodiquement de ramener l'affaire sur la place publique?Sans doute un peu pour chacune de ces raisons.Ces motifs feront aussi en sorte que le choix des membres du jury pourrait s'avérer particulièrement ardu, mais sera sûrement crucial.11 y aura certainement de nombreux appelés, mais.seulement 12 élus.Plus que pour toute autre personne, leurs réactions, leur comportement et leurs moindres gestes seront observés, scrutés, interprétés, analysés et commentés.Peu importe ce qui s'est réellement produit le soir du 25 octobre 1982, au coin des rues Bel-mont et Chapdelaine, à Sainte-Foy, ce sont ces 12 citoyens qui auront le dernier mot et qui jugeront si Benoit Proulx a tué France Alain.Des centaines de jeunes pillent le Centre Eaton, à Toronto d'après Canadian Press TORONTO ¦ Des centaines de jeunes gens fris d'assaut le Centre Eaton de bronto et pillé les magasins samedi après-midi, amenant la police à faire évacuer l'énorme centre commercial situé dans le centre de Toronto.Cinq arrestations ont étf opérées et on signale plusieurs blessés.La police a continué à maintenir un cordon de sécurité très étanche autour du centre dans la soirée pour éviter toute répétition des fâcheux incidents de l'après-midi.Des dizaines d'agents, plusieurs à cheval, et l'escouade d'urgence sont intervenus dans le secteur 4 bordé par les rues Yonge et Queen pour disperser entre 100 et 300 adolescents «bien mis», ont déclaré les témoins.Colette Cox, 18 ans, d'Etobico-ke, a déclaré que le désordre avait commencé par une rixe entre deux adolescents à l'extérieur d'une salle de danse.L'altercation a dégénéré et les deux protagonistes se sont enfuis vers le Centre Eaton, suivis de tous ceux qui assistaient à la scène.Paul Illy, gérant de Stitche* a raconté avoir vu les jeunes gens se diriger vers son magasin, puis enfoncer la vitrine et y dérober des chemises, des articles en cuir et en denim.Un agent a indiqué qu'un vendeur ambulant s'était fait voler des dizaines de montres.__!___ Ne soyez pas des 5000 Canadiens qui mourront de la grippe cet hiver \u2022 i ¦.d'après Canadian Press / \u2022 it \u2022 ¦ L'arrivée de l'automne et de ses feuillages aux cou-; leurs éclatantes est aussi le signe avant-coureur de l'hi-' ver, du froid et du cortège de maux qui l'accompagnent comme la fièvre, les' rhumatismes, les nez qui coulent et les toux caverneuses, c'est-à-dire de la.grippe.Au cours des six prochains mois, un tiers au moins des Canadiens auront la grippe, sous une forme ou une autre, soit une affection virale très infectieuse qui peut clouer au lit les plus robustes pendant une semaine ou plus., Mais la grippe est plus qu'une situation incommodante.Pour près de 5000 Canadiens chaque année, c'est également une maladie mortelle.La grippe amène ainsi près de 70 000 personnes à se faire hospitaliser chaque année et coûte à l'économie environ 500 millions, précise l'Association des médecins du Canada.Près de cinq millions de Canadiens sont susceptibles de souffrir de complications graves suite à une grippe, découlant habituellement d'une pneumonie ou d'une affection rénale, indique le Dr John Weber du Centre d'études en laboratoire pour la prévention des maladies à Ottawa.Les autorités des services de santé invitent instamment ces personnes à se faire vacciner contre la grippe, ce qui peut les protéger contre les principaux virus de la grippe que l'on prévoit trouver au Canada l'hiver prochain.Les services de santé assurent la vaccination gratuite des personnes entrant dans les groupes à risque élevé, notamment celles âgées de plus de 65 ans, celles qui ont des affections cardiaques, pulmonaires ou rénales et les personnes souffrant de diabète, de cancer ou d'anémie, en particulier d'anémie à hématies falciformes.«Cela est vraiment essentiel pour ces personnes et peut leur sauver la vie», soutient le Dr Ted Boadway de l'Association des médecins de l'Ontario, qui fait observer que 30 p.cent seulement des personnes qui devraient se faire vacciner s'en préoccupent.Les travailleurs du secteur de la santé ou quiconque dont le travail le met er contact avec beaucoup de gens doivent également être inoculés, recommandent les médecins.Le Dr Boadway va même plus loin et dit que les personnes en bonne santé qui veulent éviter de contracter une grosse grippe peuvent eux aussi se faire vacciner par leur médecin, habituellement pour moins de 10$.Bien que le vaccin ait peu de chances de leur faire du mal, il n'est pas recommandé pour les jeunes enfants, qui sont morns sujets à la grippe et sont de toute façon moins malades que les adultes quand ils 1 attrapent, déclarent les médecins.Toutefois, quiconque est allergique aux oeufs ne doit pas se faire inoculer, car le vaccin est fait à partir d'un virus cultivé dans un milieu à base d'oeuf de poule.Le vaccin a pour effet d'amener !e système immunitaire à produire des anticorps, qui sont prêts à combattre un virus de la grippe environ 10 jours après l'inoculation., c M A6 LA PRESSE, MONTREAL.LUNDI 30 SEPTEMBRE 1991 Avec 46 000$, Tel-Aide peut survivre quelques mois de plus MARII-PRANCE LÉGER ¦ Le phonothon des bénévoles de Tel-Aide, en fin de semaine, a permis de recueillir 46 417 $ auprès du public, alors que l'objectif de départ était fixé à $.S'il doit mourir, le Centre d'écoute téléphonique pour personnes en détresse aura en tous cas réussi à prolonger son agonie de quelques mois.«Il nous manque presque 15 000$.Ce qui signifie qu'au lieu de fermer dans trois mois, on pourrait ne fermer que dans six mois», a expliqué hier soir la directrice générale, Marina Boulos.Mais, trois mois d'existence de plus, ça compte.Ça donne le temps de mettre sur pied un système de financement efficace.«Nous allons avoir le temps de réfléchir.On va repenser notre façon d'aller chercher de l'argent auprès du public», a précisé Mme Boulos.Il faut dire que les bénévoles, réunis pendant deux jours à la Tour de la Bourse dans des locaux offerts gratuitement par Bell Canada, ont rejoint 22 000 foyers au lieu de 27 000.Et seulement 2000 foyers ont répondu généreusement à l'appel.«Ça a été plus dur cette fois-çi parce que nous avons tenté de joindre des gens qui ne connaissaient pas l'organisme», a expliqué la directrice.Les 300 bénévoles ont surtout déployé leurs efforts vers les quartiers favorisés de Westmount, Outremont, Ville Mont-Royal et Laval-Ouest.Les bénévoles ont aussi sollicité les «anciens» de Tel-Aide; les donateurs habituels comme les ex-bénévoles.«Nous allons tenir le coup, au moins quelque temps.Nous comptons toujours! sur la générosité du public», a indiqué Mme Boulos.Fondé en 1971, Tel-Aide reste le plus important centre d'écoute de l'agglomération de Montréal, un service offert 24 heures sur 24 à la population.Durant les derniers mois difficiles de la récession,1 Tel-Aide n'a pas récolté suffisamment de fonds pour poursuivre son travail.?Quand on m'a proposé un engagement sérieux, honnête et durable, j'ai tout de suite accepté.L'engagement satisfaction de Nissan est idéal pour ceux qui, comme moi, refusent tout compromis en matière automobile.Profitez dès maintenant des offres claires, nettes et précises que vous proposent Longueuil Nissan et Auto Gouverneur Nissan: MAXIMA m i J.-7 MAXIMA GXE1992 moteur 3,0 litres (V-ô) à injection, transmission automatique à quatre rapports, servofreins, servodi-rection, climatiseur, am-fm stéréo cassette 4 h.p., vitres électriques, glaces teintées, régulateur de vitesse, essuie-glace intermittent, verouiliage électrique, volant Inclinable, pneux radiaux, console centrale, télécommande à hayon, rétroviseurs extérieurs chauffants, sièges ergonomiques multi-réglables, et plusieurs autres équipements standarts, stock* 9212 Prix d'introduction: 23 192 $.STANZA XE 1992, moteur 2,4 litres à injection, transmission manuelle 5 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