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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
F. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1991-10-05, Collections de BAnQ.

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[" «1*%- -.-.\u2022» I Informations nationales * i VOIR MAISONS D'ENSEIGNEMENT PAGE F6 ¦x LA PRESSE.MONTRÉAL, SAMEDI 5 OCTOBRE 1991 versés à d ' Ottawa Le ministre Cilles Loiselle accusé d'avoir menti d'après Canadian Press OTTAWA ' .i *\u2022 \u2022 es fonctionnaires ont organisé, avec deux mois d'avance, un défilé de Noèl sur la colline parlementaire hier midi après avoir appris que des hauts fonctionnaires nommés par le cabinet toucheront quand même des bonis au mois de décembre.Ayant à leur tête un Père Noel, des centaines de fonctionnaires ont profité de leur heure de repas, le lendemain même de leur retour au travail après une grève de 17 jours, pour aller reprocher au président du Conseil du Trésor Gilles Loiselle de leur avoir refusé des hausses de salaires tandis qu'il donne des gratifications aux hauts fonctionnaires désignés.M.Loiselle a déclaré aux Communes jeudi qu'Ottawa verserait des gratifications aux hauts fonctionnaires nommés par le gouvernement à l'occasion des Fêtes.Ces gratifications ont été annoncées exactement une journée après le retour forcé au travail de 70000 fonctionnaires en grève à la suite de l'adoption d'une loi spéciale.jeudi, M.Loiselle a indiqué que les bonis venaient récompenser le travail fait durant l'année financière précédente et que par conséquent elles ne n'entraient pas en conflit avec le gel des salaires qu'Ottawa impose cette année aux fonctionnaires.La question a été soulevée aux Communes par le député libéral George Baker, qui a déclaré avoir été informé par les hauts fonc- tionnaires du Conseil du Trésor que quelque 870 hauts fonctionnaires nommés directement par le cabinet allaient toucher des gratificaitons à la mi-décembre, tout comme l'année précédente.«Cette année tout ce qui est donné Test pour l'année qui précède», a déclaré M.Loiselle.«Ce que j'ai dit c'est que cette année personne ne bénéficiera de gratification pour la présente année.» L'année financière fédérale va du 1er avril au 31 mars.Mais les fonctionnaires le voyaient d'un autre oeil.«11 ment encore plus que Brian Mulroney, » a déclaré Daryl Bean, président de l'Alliance de la fonction publique du Canada.Les registres du Conseil privé indiquent que 585 hauts fonctionnaires nommés par le cabinet au sein des commissions de l'immigration comme des offices de 'commercialisation ou d'autres organismes ont reçu des gratifications allant jusqu'à 25 p.cent de leur salaire le 13 décembre dernier.Ces fonctionnaires désignés gagnent de 70000$ à 165000$ par an.Le député George Baker estime que M.Loiselle essaie de mêler tout le monde.Il a déclaré que peu importait l'année financière pour laquelle les gratifications sont versées.«Des gratifications de Noèl sont des gratifications de Noel.Elles seront défalquées des fonds du Trésor.Il s'agit de sommes exorbitantes», a conclu M.Baker.Les fonctionnaires de l'Alliance de la fonction publique ont organisé hier à Ottawa un défilé de Noèl pour dénoncer le versement de bonis de Noël aux hauts fonctionnaires.\u2022 PHOTOPC ' ' : -r - \u2022 \u2022 V \u2022 r \u2022 * » X \u2022 1 r\\ - - - Mulroney espère pouvoir réparer les torts passés faits aux i d'après Canadian Press uelp .1 ¦ '*?\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 .i Rosemarie McPherson, membre du Conseil des Métis, n'a pu s'empêcher d'étreindre Brian Mulroney hier à Winnipeg au moment où elle lui présentait en cadeau une ceinture fléchée.™oto ***** WINNIPEG Le premier ministre Brian Mulroney a déclaré aux chefs Métis qu'il espérait pouvoir réparer les torts dont leurs ancêtres ont été victimes il y a des décennies.11 ne reste plus maintenant aux dirigeants gouvernementaux et autochtones qu'à «écrire ensemble notre propre histoire» et à s'assurer que ces injustices ne soient pas répétées, a dit M.Mulroney à l'issue d'une rencontre avec les représentants métis.«l'aimerais pouvoir réécrire de nombreux chapitres de l'histoire du Canada depuis un siècle ou deux,» a dit le premier ministre.La réunion d'une demi-heure, qualifiée d'«historique» par les Métis, a été suivie d'une réception où M.Mulroney a reçu un accueil très chaleureux.Les chefs Métis ont dit être heureux de ce que le gouvernement fédéral ait accepté de traiter leur peuple comme un groupe au- tochtone indépendant, au même titre que les Indiens inscrits, et de.leur donner une place plus importante que jamais auparavant dans les pourparlers constitutionnels.La réunion avait été convoquée pour discuter des propositions constitutionnelles fédérales, que les Métis, contrairement aux autres autochtones, considèrent généralement d'une façon positive.De l'argent pour le blé Par ailleurs, le premier ministre Brian Mulroney.a promis, également hier, qu'il tentera de trou-1 ver de l'argent pour les producteurs de céréales qui sont pris dans la guerre des prix et des subventions entre l'Europe et les États-Unis.Mais il a refusé du même coup de s'engager davantage à fournir une aide précise.Tout en reconnaissant que les récriminations des producteurs céréaliers sont «très, très sérieuses», M.Mulroney a dit qu'il fera connaître d'ici une semaine sa dé- cision concernant une aide de plus de 1,3 milliard.Les représentants d'associations de producteurs agricoles, qui (Mit rencontré pendant une heure je premier ministre, se sont déclarés confiants qu'Ottawa leur viendra en aide prochainement.« M.Mulroney a expliqué qu'il demandera à son ministre des Finances, Don Mazankowski, de trouver l'argent nécessaire dans les limites du budget fédéral.Mais il s'est dit peu capable à long: terme de faire baisser la pression-sur les producteurs de céréales' alors qu'Américains et Européens poursuivent leur guerre des subventions.M.Ralph lespersen, le président de la Fédération canadienne de l'agriculture, a déclaré que les explications fournies par M.\" Mulroney devant les agriculteurs ont été bien reçues par ces derniers.«A la fin de la rencontre, à en juger par les applaudissements qu'on a réservés au premier ministre, il semblé qu'on était satisfait», a dit M.lespersen.1 V > .- Parizeau ne s'attend qu'à de «petits ajustements» aux propositions fédérales FREDERIC TREMBLAY de la Presse Canadienne SA IN T GEORGES DE BE A UCE Le chef du Parti québécois, Jacques Parizeau, estime que le gouvernement fédéral ne peut tout au plus qu'apporter «de petits ajustements» à ses propositions actuelles pour renouveler le fédéralisme canadien.Rencontrant quelques journalistes, hier, à Saint-Georges-de-Beauce, où il effectuait une visite pour rencontrer des gens d'affaires de la région, M.Parizeau a dit croire que le fédéral n'a aucunement le désir de renoncer à son intention de centraliser les pouvoirs économiques à Ottawa.M.Parizeau réagissait ainsi à des informations publiées hier dans le quotidien La Presse à l'effet que le gouvernement conservateur de Brian Mulroney s'apprêterait, d'ici les fêtes, à présenter de nouvelles propositions pour répondre aux critiques qu'ont suscitées ses premières offres sur la question de l'union économique.«II faudrait les acculer au pied du mur (le gouvernement fédéral) pour qu'ils changent leur orientation profonde cravoir un gouvernement central fort», a fait valoir M.Parizeau.«Les changements dont on nous parle à l'heure actuelle sont plus un espoir qu'autre chose», a poursuivi le leader péquiste.Au nombre des modifications étudiées par Ottawa, figurerait l'intégration dans les offres finales d'un droit de retrait renouvelable accordé aux provinces pour se soustraire aux politiques économiques du fédéral, au lieu d'un seul droit de retrait transitoire de trois ans, comme c'est le cas actuellement.Ottawa changerait aussi sa proposition sur l'article 91 A, qui stipule présentement que le gouvernement fédérai aurait «compétence exclusive pour légiférer en toute matière qu'il déclare utile à l'efficacité du fonctionnement de l'union économique».Les modifications auraient pour effet de mieux cerner les intentions précises du gouvernement fédéral, afin d'éviter qu'on puisse lui prêter tous les desseins imaginables, bons comme mauvais.Des munitions Même si Ottawa y allait de tels changements, soutient M.Parizeau, cela n'enlèverait aucunement à sa formation politique les munitions nécessaires pour s'opposer au volet économique du projet fédéral.Pire que les intentions du fédéral, qui peuvent «être pures», avance M.Parizeau, c'est la cons-titutionnalisation des lois et politiques économiques qui constitue le plus grave danger pour le Québec, tout comme pour le reste du pays, juge-t-il.«N'importe quel groupe, individu, syndicat ou patron peut aller devant les tribunaux pour contester la constitutionnalité des lois et politiques économiques en question », tait remarquer M.Parizeau, ce qui pourrait représenter «le plus extraordinaire blocage que l'on puisse imaginer» de l'activité économique du Québec, comme du pays.«Ce n'est pas du 7-50 (accord de sept provinces formant au moins 50 pour cent de la population canadienne), ce sont les honorables juges de la Cour suprême», lance M.Parizeau, pour décrire dans quel marasme juridique pourrait se retrouver d'éventuelles lois ou politiques faisant l'objet de contestation.Le chef souverainiste a aussi rappelle que nonobstant la question économique, les propositions d'Ottawa ne valent de toute façon pas le défunt Accord du lac Meech, un minimun disait le premier ministre Bourassa, et se trouvent à cent lieux du rapport Allaire du Parti libéral du Québec.D'autre part, Jacques Parizeau a joint sa voix à celle de ses collègues péquistes Jacques Brassard et Guy Chevrette pour dénoncer la directive émise par Radio-Canada à ses journalistes sur la couverture du débat constitutionnel.M.Parizeau y voit quelque chose de «navrant, désolant» et «tel- lement contraire à tous les principes auxquels on croit».Cette directive de cinq pages faisait notamment état de la nécessité de mettre en relief les avantages reliés à l'existence du Canada.Procédure normale Par ailleurs, le ministre responsable du dossier constitutionnel Gil Rémilard ne voit «rien de nouveau» dans le fait qu'Ottawa puisse bonifier ses offres constitutionnelles prochainement.Interrogé par les journalistes, hier à Montréal, le ministre Ré~ millard a rappelé que depuis le dépôt des offres, Ottawa affirme qu'elles seront l'objet de discussions et d'améliorations.Le ministre a souligné que «les principes de ce document sont très intéressants.Je crois que sur la base de ces principes, nous pouvons certainement avoir une discussion très sérieuse, parce que décentraliser, rationaliser, avoir une intégration économique, ce sont des principes qu'on veut suivre, en autant qu'on reconnaît le Québec comme une société distincte et que nous sommes un partenaire a part entière.» «Dans ce contexte, poursuit M.Rémillard, on peut discuter.Le document fédéral est intéressant quant aux principes.Maintenant, les moyens qu'il nous propose sont souvent disproportionnés ou bien sont trop timides.» » » Les assouplissements à la loi 101 n'ont pas pour but d'amadouer le Canada anglais c - MARIO GILBERT de la Presse Canadienne Le SCRS n'a pas été mêlé à la crise d'Oka Presse Canadienne OTTAWA n aucune façon, le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) n'a joué pratiquement aucun rôle dans la crise amérindienne d'Oka ou d'autres affrontements auxquels ont été mêlés les autochtones durant l'été de 1990, affirme le Comité de surveillance des activités de renseignement chargé d'examiner le travail du SCRS.Le SCRS et la Gendarmerie royale considéraient tous deux que les actes de violence commis sur les territoires amérindiens ¦ étaient de nature criminelle relevant tout d'abord de la police.Bien que le gouvernement fédéral «ait reçu une manne continue d'informations sur les activités des autochtones, le SCRS ne contribuait pas généralement à cet apport », révèle le rapport du comité de surveillance.Le document ne fait pas état des sources d'informations, mais on sait que la Gendarmerie royale a enquêté sur l'achat d'armes par des Mohawks sur plusieurs réserves amérindiennes tant au Québec qu'en Ontario.Le comité scruté le rôle du SCRS dans la crise à cause de la controverse suscitée par un étude entreprise antérieurement sur le même sujet.Pour les fins de son enquête, le Service canadien de renseignement de sécurité a interrogé des policiers et des fonctionnaires; il a compilé diverses informations venant de tous les coins du pays et a produit, en 1988-1989, une évaluation générale du potentiel de violence de la part de certains autochtones.Ce rapport n'a jamais été rendu public.Mais le SCRS en serait venu à la conclusion que si certains actes de violence pouvaient éclater de façon sporadique, ils ne constituaient pas un danger pour la sécurité nationale.Les porte-parole autochtones ont massivement critiqué le Service canadien de renseignement de sécurité pour l'enquête qu'il a menée durant les années 1988 et 1988.Mais lorsque les affrontements sont survenus à Oka par la suite, d'autres leaders amérindiens ont accusé le SCRS de ne pas avoir fait suffisamment.' Le comité de surveillance en est venu à la conclusion que la SCRS avait agi en tout temps de façon responsable et à l'intérieur des limites que lui dictent les lois.L Ouoiqu'en pensent les souverainistes, les amendements que pourrait adopter le gouvernement Bourassa dans sa législation sur l'affichage ne sont pas destinés à amadouer le Canada anglais et à lui troquer ce geste de bonne volonté pour la «société distincte».« Pour ma part, il n'y a aucune relation entre ce dossier et le dossier constitutionnel», a affirmé hier M.Gil Rémillard, ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes.« je n'en ai jamais entendu parler en tous cas.» Une fuite dans la presse faisait état cette semaine d'un avis de l'Office de la langue française (OLF) plaidant pour un assouplissement de la loi 178 sur l'affichage, adoptée en 1988 par le gouvernement Bourassa à la suite du jugement de la Cour suprême invalidant certaines dispositions de la loi 101 du gouvernement péquiste.M.Bourassa avait alors invoqué la fameuse clause nonobstant pour contourner malgré tout le jugement du tribunal, tout en essayant de contenter un peu les anglophones en autorisant l'affichage bilingue à l'intérieur des commerces.Selon les fuites publiées cette semaine, l'OLF proposerait notamment au Conseil de la langue française que les affiches de films présentés en anglais, les spectacles d'artistes anglophones ainsi que les médias et les librairies de langue anglaise puissent être annoncés dans cette langue seulement.De plus, les panneaux de signalisation \u2014 comme on en retrouve dans les centres de ski, par exemple \u2014 pourraient être bilingues, pour des raisons de sécurité, estime l'OLF.«Si j'ai bien compris, il s'agit de propositions que pourrait faire l'office au ministre responsable» (Claude Ryan), a expliqué hier M.Rémillard.«D'aucune façon, ni de près ni de loin, il n'existe une relation entre les deux dossiers» (constitutionnel et linguistique).Mais selon le «père de îa loi 101», l'ex-ministre péquiste Camille Laurin, ces amendements représentent un; 'geste politique destiné d'abord à «donner des signes d'apaisement à la majorité anglaise du reste du pays pour leurffaire mieux accepter la société distincte».-1 .Selon M.Laurin, la fuite même des avis de l'OLF aurait pu être calculée pour tâter le pouls des Québécois, anglophones comme francophones.«Le Conseil de la langue française n'a pas encore donné son avis, il va le donner seulement en novembre, et va sûrement être à l'écoute des fuites qui ont eu lieu et juger en fonction des réactions», a-t-il comjneh-té hier.«C'est bien possible que ce soit une fuite calculée.» Quant aux propositions en tant que telles, M.Laurin croit que «ça recoupe pas mal ce qu'il y avait déjà dans la loi 101, où on faisait des exceptions pour les institutions culturelles, éducatives anglophones.Alors, ça ne m'apparaît pas nouveau.«|e n'ai pas d'objections à ce qu'on permette aux librairies ' anglophones d'afficher seulement en anglais mais je trouve que ce serait mauvais pour elles, parce qu'il y a beaucoup de francophones qui fréquentent ces librairies.La clientèle n'est pas uniquement anglophone», a-t-il dit., Quant à la signalisation dite «de sécurité», M.Laurin n'est pas convaincu de son caractère opportun.«11 n'y a personne qui a prouvé qu'il y a eu.plus d'accidents depuis l'existence de la loi 101», a-t-il expliqué.«Depuis 13 ans maintenant qu'elle existe, s'il y avait eu des accidents, on l'aurait su; surtout qu'on aurait dit que c'est à cause d'elle.» \u2022# De toutes façon, dit-il,;«les règlements restent au niveau du Conseil des ministres» ( it ne s'agit pas d'amender la loi comme telle, mais de changer certains de ses règlements).«Comme je les ; fi Fi- : LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 5 OCTOBRE 1991 v v » « Oxf am-Ouébec : des gestionnaires qui ont | Le ministre Normand Cherry a été associé déjà fait l'objet de poursuites judiciaires MÈXE OU B M ET -< .4 *\\» * \u2022 * * *.¦*dof~sont les administrateurs d'OxfamrQuébec?Le président-fbndàteur, Jean O'Keefe, et le directeur général, Gaston Truchon, sont des amis de longue date.Tous deux ont fait l'objet de nombreuses poursuites judiciaires, principalement pour des comptes ipipayés.; Jean O'Keefe, par exemple, avait une compagnie, Cominter, qui a fait faillite en 1985.Le déficit atteignait alors 873 432,88 S et 230 travailleurs ont perdu leur emploi.\\ Lorsque lean O'Keefe a comparu en Cour supérieure, le 1er octobre 1985, le registraire de faillite, Normand Séguin, n'a pu s'empêcher de le sermonner.«Vous avez\" 39 ans, lui a-t-il dit, ça fait assez longtemps que vous faites des affaires, pour avoir un déficit comme on en a un, là, dans si peu de temps, c'est terrible! le m'excuse de m'emporter mais je peux pas faire autrement, ça n'a pas de bon sens.» Plus loin, le registraire poursuit: «Ça n'a pas de sens.le n'ai jamais vu une affaire comme celle-là dans toutes mes années de pratique comme registraire (.).» Cominter était une firme de conseillers en commandites.Elle a, entre autres, organisé les activités de l'été 1985 au Vieux-Port de Montréal.lean O'Keefe était le seul actionnaire de cette compagnie.Gaston Truchon a également éré impliqué dans Cominter.11 a été embauché par lean O'Keefe en novembre 1985.Il occupait le poste de président.Il a d'ailleurs été interrogé par le re- gistraire Normand Séguin dans le cadre de la faillite de la compagnie.Cominter s'est également occupée de Québec 1554-1984.Dans le rapport du syndic Albert Dion-ne, rédigé au mois d'août 1985 à la suite de la première assemblée des créanciers, on y lit: «Monsieur lean O'Keefe attribue les difficultés de la compagnie aux pertes subies suite à la faillite de Québec 1554-1984.(.).Nos constatations nous permettent d'ajouter la mauvaise gestion et des contrôles financiers inadéquats.» Le syndic Albert Dionne ajoute: «La compagnie (Cominter), sans doute débordée par ses problèmes journaliers à cause d'un manque de planification, n'a pas tenu de comptabilité conventionnelle depuis le mois de février 1985.» Au total, Jean O'Keefe et ses compagnies ont fait l'objet d'une trentaine de poursuites depuis 1975 essentiellement pour des comptes impayés.lean O'Keefe a également été poursuivi par le ministère du Revenu du Québec parce qu'il n'avait pas produit sa déclaration d'impôts pour l'année 1986.Il a été déclaré coupable et a dû payer une amende de 100 S.M.O'Keefe a également omis de produire les déclarations fiscales d'une de ses compagnies, So-koba Limitée, pour les années 1981 à 1983 et 1984 à 1986.Poursuivi à deux reprises par le ministère québécois du Revenu, il a été reconnu coupable et condamné à payer, dans les deux cas, une amende de 750 $.S^NT-MMQ RÉSIDENCE POUR RETRAITÉS wmJ PORTES OUVERTES: LES DIMANCHES 6 e.20 OCTOBRE de 13 h 30 a 16 h 30 .Vfrre sa retraite arec bonheur, la vivre actirement : débarrassé des mille petits soucis quotidiens.An Manoir Saint-Malo, 00 passe toot son temps à vivre pleinement | loia de toos les tracas.Tont est sur place: salle à manger, ; saloa de coiffure, potagers, services religieux, 7 snrveHhnce médicale personnalisée.- À son gré, on peat y mener une vie retirée dans Fintimité de ses \u2022 appartements on partagée avec son entourage.1 Le Saint-Mik) est vraiment on manoir qu'on pent appeler I sa Btboo, avec me vue magnifique sur Montréal.t Sitaé à dew pas d'une bouche de métro.S Al) SAINT-MALO, NOUS NOUS ENGAGEONS À NE JAMAIS AUGMENTER t VOTRE LOYER AUSSI LONGTEMPS QUE VOUS Y RÉSIDEREZ! ' OnL Je désire recevoir, sans frais et sans obligation de ma part, l des informations supplémentaires concernant la vie au Saint-Malo.JHom_____ î Adresse I I I I I I I I Tfite Province Code postal Tél.XE SAINT-MALO ¦390, rat BcN ét VEa» ïiHlirttQcJ4H3Z4 lean O'Keefe n'a pas été le seul teurs mais il a quitté cette fonc-administrateur d'Oxfam-Québec tion le 20 septembre 1984.à Oxf am jusqu'en 1989 à se débattre contre le ministère québécois du Revenu.Le directeur général d'Oxfam, Gaston Truchon, en poste depuis 1986, a également fait l'objet de nombreuses poursuites.En 1986, Gaston Truchon a fait une faillite personnelle.Il devait 79 818,57$ au ministère du Revenu du Québec et 3 848,08 $ à Revenu Canada.«C'était une erreur de Revenu Québec, a expliqué M.Truchon.l'ai réagi trop tard et comme je n'avais pas les moyens de les payer, j'ai décidé de déclarer faillite.C'était dur à accepter surtout quand tu as trois enfants.» Après sa faillite, M.Truchon n'avait plus le droit d'obtenir une carte de crédit.Il a donc utilisé celle d'Oxfam pour ses dépenses personnelles.« Mais j'ai tout remboursé, a-t-il précisé, et avec intérêts.» Peu de temps après la faillite de Cominter, Gaston Truchon, par le biais de sa compagnie, Spico Limitée, a obtenu un contrat à Ox-fam-Québec.Son mandat consistait à étudier la 'réorganisation des communications et du secteur des levées de fonds*.Son contrat s'est échelonné sur trois mois, du 6 janvier au 6 avril 1986, et ses honoraires étaient fixés à 4000 $ par mois.Peu de temps après ce contrat, M.Truchon a été embauché comme directeur général d'Oxfam-Québec, poste qu'il occupe toujours aujourd'hui.Son salaire est de 68 000 $ par année et Oxfam lui fournit une auto.Spico Limitée a été constituée le 20 juin 1984.À l'origine, Jean O'Keefe était un des administra- Oxfam-Ouébec Oxfam-Québec a été constitué en 1973.C'est un organisme indé- SU1TE DE LA PACE A1 M.Truchon a ajouté que la car-pendant qui n'a pas de comptes à I te de crédit avait été annulée en rendre à la maison-mère, située à avril.Oxford en Angleterre.En 1986, les administrateurs Oxfam-Québec est un des orga- d'Oxfara-Québec utilisaient trois nismes non gouvernementaux Tes cartes de crédit: American Explus importants au Québec.L'an- press, Visa et En Route, née passée, les Québécois lui ont De plus, le contrôle interne des généreusement donné 1,5 mil- I frais de déplacement était «quasi lion.En 1991, le budget d'opération atteindra 6,5 à 7 millions, selon Gaston Truchon.«Regardez les chiffres, a affirmé M.Truchon, il n'y a que ça qui compte.Les frais d'administration ne représentent que 15 p.cent des dépenses d'Oxfam.» Le rapport Martel sur la gestion d'Oxfam, rédigé en 1987 sur la demande de l'ACDI, loue en effet le dynamisme de cet organisme tout soulignant certains problèmes administratifs comme l'absence presque totale dans le contrôle des dépenses.«Notre évaluation était globalement très positive, a expliqué l'auteur du rapport, Serge Martel.C'est un organisme dynamique avec un excellent esprit d'entre-preneurship et les projets sont bons.Le problème, du moins en 1986, c'était l'administration et il y a deux personnes qui dirigent cette boîte.» «MM.Truchon et O'Keefe sont deux grands amis, poursuit M.Martel.Us se retrouvent à Oxfam et là, on constate une augmentation importante des dépenses et des budgets des services sauf celui des projets.Un organisme comme Oxfam se doit d'être irréprochable, transparent sans l'ombre d'un doute et on ne peut pas dire que c'était son cas en 1986.» Université de Montréal Faculté de l'éducation permanente Construisez vous-même votre programme universitaire SAJNT-MAIO %A Nos 10 ans d'expérience sont ! ;TéL: (514) 651-0290 l'assurance de votre qualité de vie.j CERTIFICAT D'ETUDES INDIVIDUALISEES Un programme d'études personnalisé qui favorise la poursuite de vos objectifs de formation ou de perfectionnement professionnel.Vous choisissez, parmi les concentrations de 15 crédits chacune, celle qui correspond le plus à vos besoins professionnels et vous y ajoutez les cours complémentaires qui répondent à vos attentes personnelles.Exemples de concentrations offertes : inexistant», peut-on lire dans le rapport Martel.«Très peu de rapports justifiant ce type de dépenses furent produits depuis un an et demi, écrit Gestion-Ressources.Ce sont les états de compte des cartes de crédit qui servent, en général, de pièces justificatives.Ces frais ne sont pourtant pas négligeables: tous services confondus, ils étaient de 80 136 $ au 31 octobre 1986 comparés à 36930$ au 31 octobre 1985, soit une augmentation de 118 p.cent en un an.» Les frais de déplacement ont diminué en 1987 pour s'établir à 56 731 $ mais ils ont de nouveau augmenté les deux années suivantes soit 77 901 $ en 1988 et 75 789 $ en 1989.En 1990, les dé- fenses de déplacement étaient de 7 993 $.Ces cartes de crédit ont également servi à payer des dépenses personnelles du 1er novembre 1986 au 30 mai 1987.«Trente p.cent des dépenses encourues étaient des dépenses personnelles, précise Gestion-Ressources.Ces dépenses (personnelles) n'étaient pas inscrites aux comptes recevables et n'étaient pas non plus, pour la plupart, remboursées au moment où nous nous sommes rendus compte de cet état de choses, bien que des arrangements pour leur remboursement étaient en cours avec l'adjointe administrative d'Ox-fam-Québec.Depuis, toutes ces dépenses ont été remboursées.» Sur le relevé de compte de la carte Visa d'Oxfam-Québec, émise au nom de Jean O'Keefe, on retrouve, entre autres, des factures provenant de chez Harrods, un chic magasin de Londres, de chez Simpsons in Strand, un non moins chic restaurant de la capitale anglaise.On découvre également, toujours dans ces états de compte de 1986, des factures provenant d'Oxford, Paris, Dublin, San Diego, San Francisco, Montréal, Ottawa.Et M.O'Keefe n'a pas voyagé en classe économique, du moins pour certains de ces déplacements, selon des documents obtenus par La Presse.Le voyage Dublin-Amsterdam-Montréal s'est effectué en première classe.Prix du billet: 4099 $.Celui de Los Angeles-San Francisco-Montréal était en classe affaires ainsi que celui de Londres-Amsterdam et Montréal.Droit Administration Marketing Ressources humaines Français écrit Intervention en milieu multiethnique Santé mentale Gestion des services de santé Animation des groupes et des organisations Introduction aux biotechnologies Toxicologie éco-industrielle Andragogie Micro-informatique Ces concentrations sont offertes en collaboration avec diverses facultés de l'Université et l'École des Hautes Études Commerciales.Pourtant, M.Truchon a affirmé que tout le personne], sans exception, voyageait en classe économique.«Il n'y a jamais eu de voyages en première classe ni même en business class, a-t-il expliqué.Notre politique est la même que celle de l'ACDI.» Mais La Presse a fourni à M.Truchon les factures des agences de voyages où il était précisé que ces déplacements avaient été effectués en première classe et en classe affaires.Après vérifications, M.Truchon affirme qu'il s'est trompé.Il précise même que, depuis 1987, Oxfam a établi une politique claire spécifiant que tous les voyages doivent être effectués en classe économique.Il se rappelle aussi que M.O'Keefe ne voyage jamais en classe économique à cause de as forte corpulence.Jean O'Keefe mesure 6 pieds quatre pouces et pèse 380 livres.Le vice-président d'Oxfam en 1986, M.Normand Cherry, a également voyagé en classe affaires lors d'un déplacement à Vancouver et, pourtant, il n'a pas la corpulence de M.O'Keefe.M.Cher* ry est, aujourd'hui, ministre du Travail dans le gouvernement Bourossa.Il a d'ailleurs quitté Oxfam lors de son entrée en politique en 1989.En 1986, Oxfam-Québec procède à une importante réorganisation administrative.Oxfam met sur pied quatre nouvelles compagnies gérées majoritairement par les mêmes personnes, soit lean O'Keefe, Normand Cherry, jean-Guy Brodeur et Gaston Truchon.Ce sont : L'Oeuvre Les Enfants-Oxfam Inc, l'Organisation de développement international Con* cern, la Fondation Oxford pour le soulagement de la famine et la Société de services 156178 Canada Inc.Aujourd'hui, une seule de cet quatre compagnies fonctionnne: L'Oeuvre Les Enfants-Oxfam.Le président du conseil d'administration de la Fondation Oxford pour le soulagement de la famine était, en 1986, Normand Cherry.Selon Gestion-Ressources, la Fondation Oxford pour le soulagement de la famine a engagé un consultant qui est nul autre que lean O'Keefe, président du conseil d'administration d'Oxfam-Québec.« La Fondation lui verse des honoraires élevés, peut-on lire dans le rapport, et met à sa disposition une voiture ainsi qu'un compte de dépenses.Comme la Fondation n'a pas encore de revenus autonomes, c'est Oxfam-Québec qui avance à la Fondation» depuis le 1er août 1986, tous lea fonda nécessaires.» «Le fait qu'Oxfam-Québec avance les fonds à la Fondation Oxford pour défrayer les honoraires d'un consultant (lean O'Keefe ) qui, par ailleurs, se trouve être président du conseil d'administration d'Oxfam-Québec, crée, selon nous, une situation de conflit d'intérêts potentiel », conclut le rapport.C'est la compagnie de lean O'Keefe, Gestion Jean O'Keefe, qui a obtenu ce contrat.Il a duré un an, de 1986 à 1987.M.O'Keefe a reçu des honoraires de 8400 S par mois pour un total de 100 800 $.M.O'Keefe, à l'instar de In plupart des présidents des organismes charitables, est un bénévole.M.Truchon a d'ailleurs précisé que M.O'Keefe n'avait pas besoin d'être payé par Oxfam puisqu'il «fait à peu près 300 000S par année comme consultant».Selon M.Truchon, il n'y avait pas de conflit d'intérêts.«Ce sont les gens du conseil d'administration qui ont pris cette décision.Tout le monde le savait.Il n'y avait pas de conflit.»?DATE LIMITE D'ADMISSION LE 1\" NOVEMBRE 1991 Renseignements : 3744, rue Jean-Brillant, 3e étage Métro Côte-des-Neiges (514) 343-6090 1-800-363-8876 / Eli SA : Va fi i w y 1 f s* .'s \u2022 y ¦ 0 s 2 WÊ * 2 nominations au concours du RUBAN D'OR de l'Association ladlenne des radiodiffuseurs. F8» LA PRISSE, MONTRÉAL, SAMEDI 5 OCTOBRE 1991 : un nouveau directeur confirmé dans /a dissension al \u2022 i de l'Agence France-Presse WASHINGTON ¦ La CIA, l'agence centrale de renseignements des Etats-Unis est déchirée par des rivalités considérables dont l'existence vient remettre en cause la confirmation par le Congrès de .son nouveau chef M.Robert 'Gates, et qui ont éclaté au grand jour au cours des quinze journées qu'ont duré les audiences de confirmation.-Hier, M.Gates a témoigné une dernière fois \u2014 à huis clos ^devant la commission sénatoriale sur le renseignement, 'dont les 15 membres sont chargés de confirmer ou de rejeter sa nomination.L'avis de la commission doit tomber le 18 octobre prochain, avant le vote final du Sénat en session plénière.Ancien directeur adjoint de la CIA sous l'administration du-président Ronald Reagan, M.: Gates a été nommé par le ! président George Bush à la tête des-renseignements américains en remplacement de M.William Webster.Son titre officiel est «directeur des renseignements centraux» (Director of Central Intelligence).Pendant deux semaines, il s'est défendu devant la commission d'accusations portées par d'anciens analystes ayant travaillé sous ses ordres lorsqu'il était directeur adjoint de la CIA, et à ce titre responsable des Services chargés d analyser et de prévoir les développements politiques, militaires et sociaux à l'étranger.Ces accusations étaient toutes articulées autour du même thème: M.Gates déformait les analyses soumises par ses subordonnés pour les rendre conformes aux vues du pouvoir politique de l'époque, en l'occurrence l'administration de .M.Ronald Reagan.Ces déformations, selon les critiques de M.Gates, ont abouti à des erreurs d'appréciation notables comme, par exemple, le fait que la CIA n'a pas su prévoir la chute du communisme en URSS.Largement couvertes par les média américains, les audiences de la commission ont permis en outre de jeter exceptionnellement un regard sur le fonctionnement interne \u2014 et fil SE* ¦1 t i r Robert Gates généralement secret \u2014 de l'un des plus importants services d'espionnage de la planète, sinon le plus important.Les divers témoignages et les réponses de M.Gates ont ainsi permis d'apprendre, entre autres, que la CIA ne savait toujours pas qui était à l'origine de la tentative d'assassinat du pape jean-Paul II par le Turc Mehmet Ali Agça et «qu'on ne le saurait probablement jamais», comme M.Gates l'a lui-même reconnu.Us ont également révélé que des conversations entre le Sénateur David Boren ( dérn oc rate/Oklahoma ), président de la commission sur le renseignement, et des responsables du gouvernement sandiniste du Nicaragua au cours des années 1980 avait été interceptées par les «grandes oreilles» de la CIA, ou de sa branche spécialisée dans ce domaine, la NSA (National Security Agency), un organisme entouré d'un tel secret que son existence n'est pas admise officiellement.Mais ils ont surtout permis d'étaler au grand jour des dissensions qui vont au delà des rivalités normales existant au sein d'une administration.Comme l'a fait remarquer le sénateur Sam Nunn (démocrate/Géorgie), membre influent de la commission sur les activités de renseignement, «il est clair qu'il existe à la CIA une agitation considérable et qu'il est nécessaire d'y remonter le moral afin de mieux servir la nation».40051049 Sinon, compose;, a Montreal, le 75 1-8688 ou.sons frais, je 1 800 563-8688.auB/tfu/û.JI m tfrkfcmwrt brttrft 6% rtproéuri (per fout swyta) Lts cofcs éo OUI KUlTVfOiKTS.Seib lis Mrtweim autorisés cpwvMffertpoAiiri.Us contrivwwgh urorrt pturums.C1991 U fcwpi Vwétmw hét, tToos droits rés»vès> Le 7© Salon du LE 12,13 et 14 oct.- PLACE B0NAVENTURE DEBUTE LE WEEK-END PROCHAIN 75 ADULTES 6$ ÉTUDIANTS 5$ AÎNÉS ET ENFANTS ( 6 à 12 ans) ENFANTS DE MOINS DE 6 ANS Le 12 oct.10 h-22 h Le 14 oct.w h-19h EBfl B0NAVENTURE UNE PRODUCTION COMMUNICATIONS COURANTES \u2014 INFO : (514) 485-1373 ® Le protocole de Madrid sur l'Antarctique en fait une «terre de sciences et de paix d'aprvs AP MADRID ¦ Les pays signataires du Traité de l'Antarctique ont ratifié hier à Madrid un protocole sur la pro* tection de l'environnement dans l'Antarctique interdisant l'exploitation minière pour 50 ans sur ce continent qui couvre un dixième de la surface de la planète.«Il s'agit de la protection de l'un des derniers espaces sauvages.|e suis enchanté de participer à un événement historique», a commenté le secrétaire d'Etat britannique à l'environnement Michael Eseltine.Les écologistes ont également salué cette décision comme une victoire majeure dans la lutte pour la préservation de l'environnement.À Paris, la Fondation Cousteau a ainsi estimé dans un communiqué que «c'est une grande satisfaction pour les environnementalistes du monde entier (.) et pour les scientifiques qui vont poursuivre leurs recherches».Pour sa part l'organisation Greenpeace, tout en se félicitant de la ratification du protocole sur la protection de l'Antarctique, a annoncé qu'il poursuivrait sa campagne pour faire déclarer le grand continent blanc Parc mondial.« La signature du Traité de Madrid est une victoire importante : cependant, nous savons que l'Antarctique demeure toujours à la merci d'une ambitieuse exgloita-tion humaine.En conséquence, Greenpeace maintiendra une présence active sur ce continent», a dit Steve Sawayer, directeur exécutif de Greenpeace International.L'article 7 du protocole précise : «Tout activité en relation avec les ressources minières, autre que la recherche scientifique, est proscrite».De plus, des annexes prévoient par ailleurs une protection de la faune et de la flore, un contrôle de l'élimination des déchets et de la pollution marine.L'Antarctique devient donc officiellement «réserve naturelle, terre de sciences et de paix».Ce texte a été adopté par 31 dés 40 pays signataires du traité après plusieurs longs mois de discussions, marqués notamment par des revirements de position dont celle des Américains, qui s'y opposaient encore en juin dernier et avant que le président Bush ne décide de donner son accord.Signé par 23 des 26 pays disposant d'un droit de décision (les parties consultatives), ce texte devra toutefois attendre encore un peu de temps avant d'entrer en vigueur puisqu'il doit être ratifié par les Parlements des 26 pays, ce qui pourrait prendre deux ans environ.Les autres pays ne disposant pas de droit de décision (parties non consultatives) se sont engagés à ratifier le document avant le 3 octobre 1992.Passé le moratoire de 50 ans, il faudrait une procédure extrêmement complexe pour que l'on remette en cause la protection de l'Antarctique.U faudrait eh effet au moins 21 voix pour remettre en cause le moratoire.Le Traité de l'Antarctique a été signé en 1959 par 12 pays (il en compte aujourd'hui 40).Les pays membres se sont donnés pour but d'interdire l'édification de bases militaires, les essais d'armes nucléaires et conventionnelles tout en garantissant la liberté de recherche scientifique.Un militant de Greenpeace examine le dépotoir de la base américaine de McMurdo, en Antarctique.photo reuter W1 v // reste encore quelques belles journées d'automne pour amorcer ou encore compléter votre aménagement paysager, et surtout, profiter du solde d'automne de W.H.Perron.Tous les arbres, arbustes, rosiers, vivaces et conifères sont maintenant réduits de 50% (A l'exemption de nos haies de cèdres).» V Oui, 50% de réduction sur tous nos végétaux d'extérieur.Hâtez-vous d'en profiter.¦ Tous nos végétaux sont protégés parla garantie \"Çapousse1* de W.H.Perron.WH.PERR m LUNDI, MARDI.MERCREDI : 9h00 à 18h00 JEUDI.VENDREDI : OhOO i 2M0 SAMEDI :9h00 à 17h00 DIMANCHE :10hQO à IShiO Laval 2900, boulevard U belle (Aut.440, sortie Libelle) 682-9767 Boisbriand 2000.rue Dubois {Aut.$40, sortie 25*avenue) 435-2182 Boucherville 1451, rue Ampère (Aut.20, entre les sorties 92 et 95) 449-6473 "]
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