La presse, 8 octobre 1991, B. Informations nationales - Le Monde
[" .1 D ¦ ¦ ¦ ' -¦ I*' 1 ¦ 4: Mformatlons nationales 1.'.nij^'>r^'?S^^ du bureau de La Presse /v^^: .;.;\u2022 - ; vAi; .mé^'iààém^^l^^ ¦V'^-^-vken.ement de eette société le ,.ouvoff dé^-: - C'est à partir .^nl ^^\\-^^'Àu bureau du Québec pour l'Otiinit nadien, à Edmonton, en Alberta, b direcr teur PeterDunn prédisait hier qbelasdr' tie de M.Trudeau ne soulèverait guj^'les passions au Canada anglais^^f vW ^': ' ^:«|e ne pense pas que cela aille très^loiiH il faudra voir dans les prochains* joms; chez les éditorialistes», a sootenvM.Dtmn.Le seul échos jusqu'ici, à Edmour ton, fut un long article en pûe tr^do Edmonton foumal, où on afxlnnait que «le scénario, de déportation anxtopfaooe de Trudeau était écarté» ~ «TnUeaa's anglo deportation scenario discounted*.L'article de la Canadian Press rq^ehalt une série de juristes qui avaient jtq^sans « H' doit blagueiiliillicp^i: Les spécialistes ne trouvent kioùÊfond&nent juridique à la thèse de l'éx-premier ministre du Cèihàda ¦ y MARIO FONTAINE Les constitutionnalistes sont formels: l'ancien premier ministre Pierre EUiott-Trudeau se trompe lorsqu'il prétend que la reconnaissance du caractère distinct du Québec pourrait ouvrir la porte à là déportation de.centaines de milliers de nonrfranco-phones.'.¦^i'-^r- ^.^ê-'^^ '^-^.i De la demi-dou^né dé spécialistes interrogés hier, pas un seul n'a trouvé de fondement jiuldi-que rigoureux à la thèse, avancée-la semaine d^ière par M.Trudeau devant des jeunes dirigeants avancé», diagnostique un autre constitutionnaliste empêché par ses nouvelles fonctions de s'exprimer publiquement ; .' La plupart évoquent le fait que la reconnaissance du caractère distinct du Québec n'est qu'une clause interprétative dans le projet de réforme déix>sé par Ottawa, faisant en sorte que la Charte canadienne des droits et libertés soit interprétée en tenant compte de cette particularité.Ce qui réduit sa portée par n^port atix-clauses en bonnp et due forme.\\ , '«11 y a toujours lue mar|(e de Qianoeuvre avec ime clause interprétative, explique M.Webber.d*entreprises.Au contrair©.^^^: ^^^^^^^^^ Mais là c'est une interprétation «.«Il doit blaguer, furidique-ment, il n'y a pas un avocat qid vous dira que ça.se peut»,-assure le ministre deç Affaires intergou-'\"^^ veroepientales Gil Rémillard, lui-même ex-professéui;.de.4i^oit impensable».Selon l'expert, c'est parce qu'il a toujours été opposé à ce qu'on reconnaisse un rôle pàt^ ticulier au Québec que M.Tru-d^u sort ces arguments.Ces scénarios sont irréalistes, fait valoir constitutionnel vi^ f>^ si on se retrouve '-''^^\\i^^:^^^^.^^^'\\-éans une situation à ce pomt «Ce n'est pas 8érieiàc,'oelB n'a pas de sens.Ce n'est qu'une attaque, tu) argument polémique», estime losé Woehrling, de rUni-versité de Montréal.\u2022 « Ce n'est pa^ du tout réaliste, je ne peux imaginer ça», renchérit Jeremy Webber, de la faculté de Droit de McGilL ï' \u2022 «C'est du déliro paranoïaque pourrie qu'un gouvernement songe à déporter des centaines de milliers de citoyens, ce n'est pas une petite clause dans une constitution qui y changera quoi que ce soit.C'est aussi ce que pense Me Julius Grey.«11 ne faut pas nous illusionner, dit-il, une bonne constitution à elle seule ne suffit pas à éviter les excès.» Aussi cet avocat qui a souvent plaidé, jusqu'en Cour suprême contre la Loi 101 estime que le plus haut tribunal canadien, tel que nous le connaissons aujourd'hui, empêcherait la déportation.Mais qu'en sera-t-il du climat social dans 20 ans?Aussi convient-il, selon lui, de mieux définir le contenu de cette fameuse clause de société distincte, afin de nous éviter des désagréments futurs.Au dire de José Woehrling, l'argumentation de M.Trudeau est purement juridique : le projet fédéral reconnaît clairement la dualité linguistique du Canada et exige des gouvernements qu'ils préservent les deux majorités et minorités linguistiques du Canada.Invoquer Te caractère distinct du Québec pour effectuer des déportations massives s'opposerait vite à la dualité canadienne.Les deux s'équilibrent, se neutralisent, croit-il.De plus, le texte déposé le 24 septembre prévoit explicitement la libre circulation des personnes dans l'ensemble de l'union économique canadienne.Selon lui, M.Trudeau a très bisn compris tout cela et sa déclaration ne vise qu'à faire échouer le processus tout comme il a contribué au naufrage de Meech.La sortie de Trudeau Complique la mission de Joe .1 ' CILLBS MQUIN OTTAWA La nouvelle attaque de l'ex-premier ministre Pierre Trudeau contre la reconnaissance de la société distincte a été accueillie avec ironie, scepticisme et irritation au Canada anglais, mais elle pourrait néanmoins rendre la mission de Joe Clark encore plus difficile.« C'est du moins l'avis qui se dégage des propos recueillis par La Presse hier lors d'une série d'interviews avec les représentants de divers organismes de défense des droits de la personne et certains chef de file du Canada anglais alors qu'ils étaient invité à commenter la sortie de M.Trudeau.S'adressant à un groupe d'hommes d'affaires anglophones lors d'une rencontre privée la semaine dernière, à Montréal, M.Trudeau a déclaré que le Québec pourrait éventuellement déporter des milliers de non-francopnones duire les gens en erreur que de chose soit possible, c'est simple* soulever de tels arguments.Dis* ment un exemple qu'il a utilisé et cuter sérieusement d'une sembla- ce n'est pas la position du parti», ble hypothèse c'est déjà lui accor- 1it-ildit ^ \u2022 , ,v der trop d'importance croit M., Pour le député libéral d'Otta- Bryden./ wa-Vanier, Jean-Robert Gauthier, «La déclaration de M.Trudeau M.Trudeau a perdu «une autre sert de caution morale à tous ceux qui s'opposent à la reconnaissance de la société distincte pour des raisons inavouables.Cela leur fait une autre personne à citer lorsqu'ils veulent combattra la réforme constitutionnelle», a pour sa part déclaré le président de la Canada West Foundation, David Elton, r - Selon M.Elton, il n'y a aucun doute que le Québec est différent et constitue une société distincte, mais bon nombre de ses concitoyens craignent que le fîdt de reconnaître cela dans la constitution lui donne des droits que n'ont pas les autres gouvernements.C'est le vieux débat sur les droits coUectifis et les droits individuels, dit-iL 'V ' «Il est bien évident que cela n'aidera pas le ministre des Affai- .\u2022II «K.-.«ou i« T«M,««u ««.tA.^ constitutionnelles, Joe Qark.s U obtenait le pouvoir de proté- Trudeau jouit d'une grande rtpu- a«r «or,Até dî«tînrt« .,^ gOUVer^Bmwit WXB ger sa société distincte.«C'était là un commentaira irresponsable et incendiaire de la part de M.Trudeau alors que nous avons besoin d'un débat se- rein sur les propositions constitutionnelles d Ottawa.Cela rendra donc plus de difficulté à faire passer son message», otime pour sa part John Trent, un professeur de Sciences politiques de l'Université d'Ottawa.Visiblement embarassés par la certainement la travail de loe déclaration intempestive de leur Clark plus difficile», juge le prési- ancien chef, bon nombre de dédent de TAssbciation pour les 11- pûtes libéraux ont rapidement bertés civiles de Colombie-Britan- pris leur distance hier, à la sortie nique, Phil Bryden.'/'^ ' de la Chambre des communes.Selon lui, nous n'avons aucune « Je ne suis pas d'accord avec M.raison de croire qu'un gouverne- Trudeau»» a lancé le chef du Pai^ ment du Québec voudrait un jour ti libéral du Canada, Jean Chré- faire une telle chose et c'est in- tien.«Je ne pense pas qu'une telle belle occasion de se taire».Avis partagé pas sa collègue de Hamilton, Sheila Copps, qui ajoutait que ce commentaire était «ridicule et peu crédible.Ce n'est pas sain», a t-elle conclu.Tout en affirmant que la déclaration de M.Trudeau ne pouvait pas être prise au sérieux par le reste du monde, le député du Bloc auébécois Louis Plamondon s'est it convaincu que de tels propos venaient renforcer le sentiment nationaliste au Québec.Même s'il est un adversaire de la reconnaissance de la société distincte et ami de Clyde Wells, le député de Terre-Neuve Brian Tobin a affirmé qu'il ne pouvait imaginer qu'un gouvernement du Québec puisse adopter une telle mesure.« Il n'y a aucun doute dans mon esprit que les Québécois ne toléreraient jamais l'idée de déporter des anglophones hors du Québec», à souligné M.Tobin.Pendant quo certains députés conservateurs y allaient de commentaires peu fiatteurs sur M.Trudeau, le ministre des Affaires constituUonnelles Joe Clark s'est montré plus réservé, jugeant simplement que la suggestion de l'ex-premier ministre était «impossible», tant sur le plan légal que politique.11 a dit n'avoir aucune idée de ce qui poussait M.Trudeau à faire de telles déclarations.C'est aux Canadiens de juger de la valeur de ses propos a t-il conclu.iIffOlHKAi m m Le PQ vitit forcer a renoncer à son d'éténcire là TVQ ANDRtf PtfMN SHERBROOKE « - Le Parti québécois veut forcer le gouvernement Bot^ rassa à renoncer, ou tout au mojns à retarder d'un ûi, son projet d'étendre à l'ensemble des services sa taxe de vente de 8 p.cent, à compter de janvier.On estime à 900 millions la somme additionnelle que devront verser les consommateurs.i *?«On ne peut choisir un aussi mauvais moment f»our étendre aTVQà l'ensemble des services.Cette mesure fiscale va venir s'ajouter au fardeau que le gouvernement impose aux municipalités», a déclaré hier le chef péquiste, Jacques Parizeau, à l'ouverture d'un caucus de sa formation qui se tient à Sherbrooke, en vue de préparer la reprise des travaux parlementaires, le 15 octobre.«Dans ce contexte, le Québec sera la dernière province à profiter de la relance économique, prédisent les analystes, en raison de l'imposition de taxes.Le i^uvemeinent Bourassa refuse jusqu'à maintenant d'utiliser les leviers à sa disposition tels la Caisse de dépôt, la Société de développement industriel et les mesures fiscales in-citaûiceç», a ajouté M.Parizeau, précisant que son parti, s'il ne réussit pas à faire fféchfr le gouvernement, va utiliser tous les moyens pour le dénoncer* i-.;- ; *.-v,.: >; -.\u2022\u2022^¦iT?\": Le taux de la taxe de vente auébécoise qui, initialement, evait être ramené à 7 p.cent en 1992, sera maintenue à 8 p.cent selon les récentes indications du ministère des Finan- Au cours du caucus qui si ' termine ce raidi, les députte dû .Parti québécois vont donc! dit ~' cider de la stratégie qu'ils.2 adopteront pour combattre ; \u2022 rimposition des services éfT;^ Sur tenter, ultimement, dc^ ' re reculer le gouvernement i : au de Ia rm>rme miinfcî* \\ pale, dirigée difiicilemen.r der \u2022 -puis maintenant un an pa^ le ; i ministre*, resr ~ Snsable^' M; ; i lude Ryàn; \u2022 ; : « Un' gpo» : -vernemeiit ^ le pouvoir -de ' moîdifierliûié-I' mesure fiscit-'' le, c'est ;i6o* : - Sursposiilfle:-:-ais, 5i:-Ict' gouverne-'* ment estd^ trop engagé I dans son-ef- -fort d'h^inôr nisation ^vec : Ottawa, sTitseî bute à iidpa-1; ser tous:lçs: services pbrur sauver la face, nous allons: le dénonceï^' avec forcef/:.insiste M;-Pft-::: rizeau.: V Lc chef :pi6- Dès janvier prochain, la TVQ s'étendra donc à tous les services, selon une entente intervenue entre Québec et Ottawa, dans un souci «d'harmonisation ».Cette nouvelle taxe va faire très mal à l'industrie touristique, croit le député Ja^cques Léonard, de Labelle, critique péquiste en matière de finances publiques.«Les chambres d'hôtel seront frappées de la TVQ, alors que déjà les hôtel; liers sont aux prises avec une diminutiork marquée de clientèle.Ce sera difficile aussi pour l'industrie du ski, un pilier de l'industrie touristique.Même le monte-pente sera taxé», expliqua Léonard.^^ .' Selon M.Parizeau, ces mesures nuiront considérablement à la reprise économique, d'autant plus que le fardeau des municipalités sera alourdi au même moment* r -.^sy- .-7.- ii Jacques Parizeau quiste se dit par ailleurs: tîrès inquiet des difficultés majeu^.res que rencontre l'indw^e papetière.II croit que le gou-^ vemement doit mettre tout en oeuvre, en utilisant ses principaux outils économiques, pionàr soutenir cette industrie.Pms la r^on de l'Estrie, où le: caucus péquiste e^t réuni, deuxiett-treprises, la Domtar à Windsor et la Kruger à Bromptonyiljè,' sont con^ntées au ralentisse^ ment marqué de celte indus-: trie.Au cours des prochains jours, la Domtar pourrait d'âl-leurs annoncer des mises, à Î>led massive à Windsor, selon es informations qui circulent danslar^on.\" ¦ ^ La culture Toujours dans le domaine de l'imposition de nouvelles-taxes, le Parti québécois, selon: les informations obtenues par La Presse, a l'intention de profiter de la reprise des travaux à l'Assemblée nationale pour réclamer l'abolition de la TVQ dans divers secteurs.«Le livre est exempté, alors pourquoi maintenir la taxe pour les bil*: lets de cinéma ou de théâtre où C encore pour l'achat d'un joùr^- !; nal?» demande un porte^*^-parole de la formation, akxl^^r tant que la ministre des Affai*\\:*/ res culturelles, Mme Lizar Frulla-Hébert «peut s'attendre, à être harcelée durant les périodes de questions à l'Asseni'^ blée nationale.r.«Il faut maintenant faire comprendre à tous les Québé-, I cois que ce gouvernement, sur * le plan économique, a perdu' les pédales» tranche le chef du Parti québécois, indiquant .ainsi qu'il entend pourfendrai;^ les libéraux à la reprise des trar*: vaux pariementaires, principfr^r;, lement dans le domaine de là * relance économique.IM Ml [N 1 AN .ï an; ^ ANS DEPLUS SI vous AVEZ ATTEINT 60 ANS.Appelei-noûs.' Un de nos conseillers s'occupera de vous.« ¦ Montréal - centre-ville: (5141844-2050 t-800-361-8625 Laval: > , (514)687-7360 SiUery-av.Maguire: (418)68M550 moL.c'est la SiNt^ ¦\u2014n SïTQlf.SOaETE: NAnONÀLE DERDUÔÈ Au MMT* dM tWéMcon ?* ' fr-'.' 1.\u2022 -t \u2022 * s t » «.« *\u2022 ¦ \u2022 \u2022* \u2022 lit- ¦ \u2022 \u2022 \u2022 M *¦ - ¦ -7,7.Moi Dtsmer a»s Crwident du conseil à administration Row 0.Landry president et éditeur Claude Msston Marcel Dt*i*rdfm éditeur adjoint directeur de l'Information ft Alain Dubuc editoWaliite tn chef 1 ?r r I n février dernier, un projet de loi visant à resserrer les contrôles sur les armes à feu est mort au feuilleton, abattu non par les partis d'opposition, mais par les dissensions qu'il suscitait au sein même du caucus conservateur.Huit mois plus tard, ce scénario est-il sur le point de se reproduire?C'est ce que craint la députée conservatrice Barbara Greene, qui accuse le whip de son propre parti de vouloir saboter la nouvelle version du projet de loi.Ceci en noyautant le comité chargé d'étudier te bill C-17 par des députés foncièrement opposés à toute restriction supplémentaire touchant la possession et la vente d'armes à feu.Il est vrai que la valse constitutionnelle a for* cé Quelques membres du comité à changer de piste et à s'enrôler \u2022 piutôt dans la Commission Castonguay-Dobbie.Pour les remplacer, le whip conservateur a choisi en majorité des députés ruraux, traditionnellement défavorables au contrôle des armes.D'où la sortie de Mme Greene.Politiquement, la ministre de la Justice, Kim Campbell, qui pilote le projet depuis plus d'un an et demi, peut difficilement se permettre un nouvel échec.Aussi, on a peine à croire que le projet de loi, fruit d'un fragile compromis, puisse de nouveau mourir de sa belle mort.N'empêche que le contrôle des armes à ; feu, un peu comme l'avortement, suscite des réactions passionnées, basées sur des partis-pris préalables et défiant les allégean- la loi *3 ces politiques.Par conséquent, la composition du comité législatif peut s'avérer cruciale pour la survie du bill.Et les inquiétudes soulevées par Mme Greene sont tout I fait justifiées.Or, s'il fallait que la ministre Campbell essuie un deuxième échec, elle devrait probablement enterrer pour longtemps ses velléités de mieux contrôler les armes 4 feu.Que le resserrement de contrôles sur les armes soit de nouveau compromis, après pas .Moin de deux ans de discussions, cela montre à quel point le gouffre qui sépare les deux camps \u2022 les «anti» et les t pro » \u2022 est toujours profond.D'un côté, on fait valoir que la possession d'une arme constitue une liberté individuelle et que derrière tout homicide, il va d'abord un meurtrier, qui même dans un contexte de contrôles très stricts, finira par trouver un moyen de tuer.Lés groupes en faveur d'un contrôle plus sévère affirment, eux, que la possession d'une arme constitue non un droit, mais un privilégie.Que le droit à la vie mérite d'être protégé plus que la liberté des propriétaires d'armes.Et que dans les sociétés où les armes circulent librement, on appuie bien plus facilement sur la gâchette.Les statistiques leur donnent raison.Aux États-Unis, où la possession libre d'armes à feu est garantie par un amendement constitutionnel, 200 000 personnes ont été tuées par des armes à feu depuis dix ans.Le nombre d'enfants blessés par baltes a quadruplé entre 1986 et 1988.Une étude comparant Seattle et Vancouver, villes relativement semblables, montre que les rési- dents de la première courent six fois plus de risques de mourir oh Ins du Nord, où les armes â feu difficiles d'accès.Devant des statistiques accablantes; les Américains commencent eux aussi è s'interroger sur le principe» considéré jusqu'Ici comme sacro-saint, de la liberté de posséder une arme.Le lobby des armes américain a d'ailleurs essuyé une cuisante défaite en mai dernier, alors que la Chambre des représentants approuvait un projet de loi destiné à contrôler timidement la vente de revolvers et de pistolets.Même s'il va bien plus loin que le « bill Brady » américain, le projet de loi C-17 est quand même loin de transformer le Canada en un État policier! Il ne donne même pas satisfaction è l'une dés principales demandes de la Coalition pour le contrôle des armes: l'enregistrement obligatoire de toutes les armes è feu.En outre, il reporte à plus tard une partie du débat, puisque la liste exhaus- 'entreposage ne se- 1 ' V règlement.¦4 i Enfin, contrairement aux États-Unfc, la mentalité Far West n'a pratiquement plus cours au Canada : les sondages montrent que les trois quarts des Canadiens souhaitent soumettre les armes à feu à un contrôle plus serré.Dans un tel contexte, la mort du bill C-17 constituerait ni plus ni moins qu'une aberration.BRUDA i i ¦ if Mordecai Trudeau ou la gérontocratie passive - \u2022 * ex-premier ministre du Canada, Pierre Elliott Trudeau, a lancé la semaine dernière un pavé dans la mare constitutionnelle en affirmant que la clause de la société distincte pourrait mener le Québec à déporter des non-franco-phôflfes pour préserver un élément essentiel de son caractère distinct, sa majorité francophone.- » » La première réaction à cette nouvelle thèse de l'ancien premier ministre en est une de découragement.Car la déclaration de l'ex-pre-mier ministre déclenchera sans doute un autre débat dont on aurait bien pu se passer.M.Trudeau lançait sans doute une boutade quand il a évoqué la déportation, en réponse à une question qu'on lui posait dans une rencontre fermée au public.Ce ne serait pas la première fois que l'ex-premier ministre, provocateur, choque et provoque des réactions par une déclaration où perce la démesure./.Et bien sûr, comme tout citoyen, M.Trudeau a le droit de s'exprimer.Mais il y a un droit dont l'ancien premier ministre est.privé, en raison des fonctions qu'il a occupées, en raison de sa\" grande réputation à l'étranger et au Canada : c'est le droit à Ja bêtise.Lé raisonnement qui l'a mené à conclure que le Québec pourrait recourir à la déportation est plus que fragile.Il est, disons* le clairement, franchement ridicule.Il ne résiste ni à uhe analyse juridique, ni à une analyse politique.Il s'agit d'un sophisme Un fctëu gros qui, en soi, ne mériterait pas de faire l'objet d'une discussion., \u2022 Le problème, c'est qu'une blague bête et méchante de M.-Trudeau sera hélas prise au pied de la lettre par bon nombre de Canadiens qui lui vouent une admiration sans bornes.Et que la même idée fera sans doute, d'une façon ou une autre, le tour du monde.Pour cette raison, comme le disait M.Jacques Pari-zeau,- M.Trudeau a agi de façon irresponsable.' ; La ?ortie de M.Trudeau est d'autant plus inquiétante qu'elle déborde le cadre d'un débat partisan un peu trop démagogique.En ce faisant, il joue avec ce qu'il y a de plus fragile dans l'édifice canadien, les tensions entre francophones et anglophones.En tant qu'ancien premier ministre, qui a lutté è son -heure pour réduire ces clivages, cette façon d'attiser les tensions n'est pas seulement irresponsable, elle frise la démence.jl est évident que M.Trudeau suscitera des réactions chez les frahcophones qui seront blessés par sa vision déformée de la société québécoise.Mais l'impact le plus à craindre est au Canada anglais.Jusqu'ici, depuis le dépôt des offres fédérales, le débat sur la société distincte a été plutôt feutré.M.Trudeau fournit des munitions à ceux qui s'opposent è cette clause de la façon la plus malsaine que l'on puisse imaginer, en faisant .appel à leur réflexes anti-québécois les plus primaires.Le cheminement qui a mené M.Trudeau à cette affirmation est d'autant plus étonnant qu'il donnera un coup de pouce aux souverainistes, puisque le succès de leur option dépend largement du rejet du Québec par le Canada anglais.Où est donc la logique?.C'est celle du désespoir.M.Trudeau a peut-être été un grand homme, mais il n'a certainement pas été un bon premier ministre ; 11 a laissé derrière lui une économie exsangue.Apôtre de l'unité, il a laissé un pays si déchiré après le rapatriement de la constitution que toutes les énergies, encore à l'heure actuelle, sont consacrées à réparer ce grand gâchis.Mais comme s'il était animé d'un désir obsessionnel d'avoir raison, M.Trudeau ne peut pas permettre è quelqu'un d'autre de réussir là où il a échoué.Et pendant que son successeur tente, parfois maladroitement, de faire le ménage, M.Trudeau sabote.Il a manifestement joué un rôle majeur dans l'échec de l'accord du lac Meech, et maintenant, il repart en guerre contre cette autre tentative d'entente.\u2022 Le cas de M.Trudeau est presque unique.Dans d'autres pays, en France, en Allemagne, aux États-Unis, les politiciens à la retraite trouvent une façon de jouer un rôle utile, une fonction noble qui leur permet de rester au dessus de la mêlée.M.Trudeau, avec son acharnement hargneux, n'est manifestement pas l'un de ces « elder statesmen ».Et on ne peut pas se contenter de sourire à ses sorties en les qualifiant d'enfantillages d'un politicien qui a .mal vielli.Car M.Trudeau a encore assez de pouvoir pour bloquer tente tentative de renouveau: une forme de gérontocratie passive.Il dispose en quelque sorte cfun droit de veto qui ne lui permet pas de construire, mais qui lai permet de nuire., Il n'y a rien de drôle, au moment où tous les politiciens sont d;upè; extrême prudence pour ne pas compromettre un fragile processus de réconciliation, de voir un ex-premier ministre sortir, de sa retraite pour lancer des affirmations grossières parce qu;U a des comptes è régler avec son passé.Décidément, le Canada, où M.Trudeau compte encore de nombreux appuis nostalgiques, est un pays masochiste.Car avec ûn ami comme celui-là, le Canada n'a décidément pas besoin d'ennemis.OftOfTt IttSCRVtft La sur le MARCHL ADAM fédérale peut achopper Adélard-Godbout Les propositions fédérales de réforme constitutionnelle diffèrent essentiellement du projet du lac Meech en ce qu'elles ne sont pas è sens unique.Dans le cas de Meech, il s'agissait d'une dévolution de compétences aux provinces alors qu'actuellement le gouvernement fédéral est aussi demandeur en matière économique.Un* réforme de Tarn* pleur de telle que souhaitent les fédéralistes Que* bécois équivaut en quelque sorts à conclure un nouveau pacte federation est illusoire de penser qu'une telle entreprise pourra aboutir si au départ on exclut le don-nant-donnant, si, autrement dit.on attend du pouvoir central qu'il se dépouille d'un certain nombre de pouvoirs sans rien exiger en retour.Le document Bâtir ensemble l'avenir du Canada appelle une révision majeure de la fédération canadienne.Et on constate effectivement qu'Ottawa réclame des provinces le pouvoir de prendre occasionnellement des mesures pour faire en sorte que le Canada devienne un véritable marché commun, et soit plus apte à faire face i la concurrence internationale.On a vu la levée de boucliers provoquée par cette proposi- tion qui accorde à Ottawa le pouvoir de gérer le marché commun canadien ; non pas en imposant quoi que ce soit aux provinces, mais en prenant des initiatives législatives que celles-ci seraient libres de refuser.Avant même d'avoir jugé de la valeur intrinsèque de cette proposition aux plans économique et fonctionnel, c'est l'idée même de céder quelque chose àu fédéral \u2014 fût-ce un pouvoir délégué non contraignant \u2014 qui a fait se récrier les nationalistes, tant fédéralistes que souverainistes.Ce genre de réaction qui a toujours accueilli les projets fondés sur le donnant-donnant Kurrait encore une fois inhi-r le gouvernement québécois ét l'empêcher d'accepter un arrangement qui serait autre chose qu'une cession unilatérale de pouvoirs d'Ottawa aux provin- En d'autres mots, s'il ne parvient pas à surmonter le syndrome Adélard-Godbout avec lequel sont aux prises tous les gouvernements du Québec depuis cinquante ans.Cette disposition d'esprit qui fait que les gouvernants québécois sont hantés par l'Idée de paraître trahir le Québec en cédant à Ottawa une compétence législative quelconque.Cette obsession prend sa source dans la réputation de traîtrise que les nationalistes et l'Union nationale de Maurice Duplectsis, avaient faite au premier ministre libéral Adélard Godbout, après qu'il eut, en 1940, transféré au fédéral les pouvoirs du Québec en matière d'essurance-cbômage.Dés le début de son règne, la peur de se faire passer pour un nouveau Godbout par l'Union nationale et les nationalistes a fortement influencé le gouvernement Lesage dans la discussion avec Ottawa d'une formule d'amendement.Ce fut certainement le cas aussi de tous ses successeurs.Robert Bourassa s'accorde en principe avec les objectifs visés par la proposition fédérale d'union économique, mais non avec les moyens proposés pour les atteindre.Mais parce que pour lès nationalistes ce qu'a le Québec est intouchable et ce que possèce le fédéral est récupérable, oserait-il les défier et accepter une proposition économique s'accor-dant avec les idées qu'il professe, sachant qu'elle comporterait plus d'avantages aue d'inconvénients pour le Québec?Si le gouvernement du Québec ne parvient pas à surmonter le syndrome Adélard-Godbout, il est illusoire d'espérer qu'il sera possible de faire un arrangement fonctionnel, satisfaisant et durable avec le reste du Canada.* ¦ La dynamique souverainiste qui sous-tend l'action du gouvernement prétendument fédéraliste qui nous gouverne à Québec n'encourage pas non plus à penser qu'il sera possible de conclure une nouvelle entente fédérale.Une dynamique qui se manifeste de diverses manières dans divers domaines et dont un événement parisien nous offre pré-.sentement une illustration par* ticuUèreraent significative, Dans le quotidien 77ie Gazette de samedi dernier on apprenait que le film canadien sera l'objet, dans la capitale française, de la plus grande célébration jamais organisée par un pays étranger en honneur de la culture canadienne.Au début de 1993 aura lieu, en effet, au Centre Pompidou de Paris une rétrospective pendant laquelle seront projetés durant quatre mois quelque 400 films.\u2022 Mais ce projet est devenu une disgracieuse pomme de discorde parce que le Québec a exigé que la production québécoise soit démarquée du reste de la production canadienne.Cette transposition i l'étranger de nos mesquines querelles intestines, outré de confirmer notre réputation bien établie de casse-pieds chroniques et de trouble-fête, aura peut-être pour résultat de faire annuler ce projet.Le festival devait avoir pour titre Les cinémas du Canada.Ce à quel le Québec s'est vigoureusement opposé.Parce qu'il menaçait de se rétirer, pour l'apaiser on a Cédé et le festival s'appellera Les ciné' mas du Québec et du Canada.Comme s'il s'agissait de deux pays différents, les films du Québec seront projetés les premiers, ceux du Canada en second et deux galas ouvriront les deux sessions.Alors que le festival entier et les films présentés pour une large part sont financés par des fonds fédéraux.Cette mentalité souverainiste est-elle propice à (a conclusion d'un nouveau deal fédératif ?5 1 LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 8 OCTOBRE 1931 .V» A rit * - .m I JACQUES TREMBLAY F\"~ «>3Vrv.\" Ajcnce France-Presse .s «\u2022 ; WASHINGTON ¦ Les opposants au juge Clarence ' Thomas ont porté un dernier assaut, ce week-end, contre le can-l didat de George Bush à la Cour suprême avec des accusations de -harcèlement sexuel, une «minibombe » qui a jeté le doute sur sa confirmation prévue aujourd'hui lors d'un vote au Sénat Là Maison-Blanche et les répu-, blicains ont aussitôt monté une contre-attaque,\" récusant avec force les allégations d'une ancienne assistante du juge, Anita Hill, aujourd'hui professeur de droit.George Bush a affirmé n'avoir « pas là moindre inquiétude » .quant au sort de son candidat « Il .jouit de ma confiance totale.Il devrait être confirmé et il le sera », a-t-il dit.Il s'agit néanmoins d'un nouveau coup dur pour le juge Tho- - mas, un Noir conservateur de 43 ans, dont le grand oral devant la ; commission du Sénat s'était terminé par un résultat mitigé.Les 14 sénateurs de la commis- 1 t sion avaient décidé d'envoyer le juge devant le Sénat, sans consigne de vote de leur part, sept d'entre eux s'opposant à sa nomination et les sept autres le soutenant Les candidats qui se sont jusqu'à maintenant présentés devant le Sénat sans vote positif de la commission ont toujours été battus.Les féministes, qui voient en lui une menace pour le droit à l'avortement, et les militants pour les droits civiques, surtout les organisations noires, sont les principaux groupes opposés au juge Thomas.Les partisans du juge demeuraient malgré tout confiants, notant qu'au moins 54 sénateurs sur 100 avaient exprimé leur soutien au candidat présidentiel.Mais c'était avant la mini-bombe du week-end.Anita Hill a affirmé que Clarence Thomas lui avait fréque-ment demandé de sortir avec lui lorsqu'elle travaillait sous ses ordres, en 1981-1983, au département de l'Éducation, puis plus tard lorsqu'elle l'avait suivi à la Le Canada propose que l'ONU aide les réfugiés sur place d'après PC et AFP GENÈVE.9 Les Nations unies devraient s'attaquer aux causes profondes du problème des réfugiés dans le monde, préconise le représentant permanent du Canada à l'ONU, Gerald Shannon.Pariant hier à l'ouverture à Genève du Comité exécutif du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés, l'ambassadeur a déclaré, que «de ' sombres perspectives économiques, les guerres civiles, les conflits armés et la dégradation de l'environnement w sont tous des facteurs qui contribuent aux mouvements de population à grande échelle.Le-phénomène des emigrants dits* économiques, qui fuient la misère-extrême dans l'espoir d'une-vie meilleure, ajoute aux données d'un problème déjà com- ?ilexe> 11 remet en question la dé-inition! traditionnelle du réfugié comme étant quelqu'un qui fuit la persécution.Le.Canada, a dit Shannon, favorise-Te développement d'une stratégie internationale pour répondre .à la situation créée par l'expansion des mouvements de réfugiés*: et l'afflux de milliers d'emigrants dits économiques.L'ambassadeur s'est par ailleurs interrogé sur la réaction du Canada à l'afflux de ces nouveaux types d'émigrants.\" Le ;Conada a jusqu'à présent réagi en dépensant toujours plus d'argent sur des mécanismes sophistiqués devant déterminer si les prétentions des demandeurs d'asile sont bien fondées, a dit l'ambassadeur, qui s'est demandé si ce montant «disproportionné» consacré à un nombre relativement peu élevé de personnes ne serait pas mieux utilisé pour aider les millions de réfugiés qui croupissent toujours dans des camps à travers le monde, et qui n'ont pas la possibilité de se présenter spontanément au Canada.Le Canada n'abandonnera pas son rôle de pays d'accueil, mais réorientera ses efforts, a-t-il dit.Plus tôt, la Haut-commissaire de l'ONU pour les réfugiés, Mme Sadako Ogata, avait demandé aux dirigeants du monde entier de lutter contre la montée «dangereuse» de la xénophobie dans divers pays.En Europe, «le seuil de tolérance des procédures d'asile est atteint et c'est l'institution même de l'asile qui est mise à l'épreuve» en raison de la hausse des demandeurs à l'Ouest, a-t-elle noté, en estimant possible dorénavant «d'envisager l'application dé là clause de cessation dans cette région».Cette clause, contenue dans la Convention de 1951 signée à ce jour par 109 États, permet aux pays d'accueil de supprimer le statut de réfugiés aux personnes jadis persécutées dans des pays devenus entretemps démocratiques, comme la Pologne et le Chili.s.téÉPEGHÈS fi BELGIQUE Élections législatives S Des élections législatives ' anticipées auront lieu en Belgique lç24 novembre, a annoncé hier\" fe premier ministre Wil-fried'Martens, à l'issue d'un conseil restreint du gouvernement.Les élections étaient initialement prévues pour le 19 janvier.Le roi Baudouin avait refusé, dimanche, la démission du gouvernement de coalition de centre-gauche de Martens, déchiré par des querelles ent.3 Wallons et Flamands portant sur-les exportations d'armes wallonnes, les contrats publics PQÙr la modernisation du téléphoné et le financement de l'enseignement.\u2022 \u2022 ¦ PORTUGAL Cohabitation difficile B Au lendemain de la victoire écrasante du Parti social-démocrate (PSD) du premier ministre Anibal Cavaco Silva, les observateurs s'interrogent sur l'avenir de la cohabitation entre tin nouveau gouvernement de, droite et le président socialiste Mario Soares, au Portugal» Pendant les quatre années du premier cabinet de Cavaco Silva, soutenu au Parlement par une majorité absolue de députés, la « cohabitation à la portugaise » a survécu tant bien que mal, malgré quelques «couacs » entre les deux hommes.Mais la victoire du premier ^ministre, dont le parti conserve la majorité absolue au Parlement, ôte au président toute possibilité de louer un plus grand rôle d'arbitre de la vie politique du pays.MARGARET THATCHER Réhis d'être comtesse ¦ \u201e L'ancien premier ministre britannique, Margaret Thatcher, .declare, dans une lettre publiée aujourd'hui par le 77-mefc iqu'elle ne souhaite pas devenir comtesse.« Je souhaite clçfreiçent établir que je n'ai pas demandé et ne demande pas de titre nobiliaire héréditaire >, assure la « dame de fer »'.La lettre de l'ancien premier ministre apporte un démenti aux informations de 7 presse selon lesquelles le gouvernement aurait envisagé de lui donner un titre de comtesse après les prochaines élections législatives, lorsqu'elle abandonnera son siège à la Chambre des Communes.TIMOR-EST Mission de l'ONU ¦ Cuba, la Tanzanie et la Norvège participeront à une délégation de l'ONU attendue d'ici quelques semaines à Timor-Est, apprend-on de sources diplomatiques à Djakarta.Ces trois pays, représentés par leur ambassadeur à l'ONU, ont été «choisis par le secrétaire général des Nations unies», a précisé un diplomate.Des députés portugais seront aussi du voyage, pour la première fois depuis l'annexion par l'Indonésie, en 1976, de cette ancienne colonie du Portugal et la rupture consécutive des relations diplomatiques entre Lisbonne et Djakarta.Une mission de l'ONU s'est rendue en éclai-reur à Timor-Est la semaine dernière, mais la date même de cette visite sans précédent n'a toujours pas été fixée.OTAGES Réaction américaine ¦ Les États-Unis ont demandé hier la libération immédiate et sans condition de tous les otages capturés au Liban, après la diffusion d'un message télévisé du plus ancien des otages américains, Terry Anderson.«Nous continuons à soutenir les efforts du secrétaire général de l'ONU pour obtenir la libération de toutes les personnes détenues en dehors des procédures légales dans la région », a déclaré le porte-parole du secrétariat d'Etat.La formule employée couvre également la séquestration par Israel d'un religieux musulman libanais, cheikh Abdel Karim Obeid, capturé au Liban en 1989.Dans une cassette vidéo diffusée la veille, Anderson, enlevé en 1985 et aujourd'hui figé de 43 ans, a demandé la coopération de toutes les parties pour obtenir la libération des otages, y compris des détenus d'Israël.'1 \u2022ï Commission chargée de protéger les droits des minorités sur le lieu de travail, dont il était devenu président S'étant heurté à un refus, Thomas lui avait alors décrit de façon détaillée ses goûts sexuels et lui avait raconté des films pornographiques qu'il avait vus, Indique son témoignage entendu par des experts delà commission.j Versé au dossier, ce témoignage a fait l'objet d'une fuite ce week-end.Anita Hill s'est défendue hier d'avoir agi « à des fins partisanes », précisant, qu'elle n'avait fait que répondre aux questions des experts.Le FBI a remis un rapport à la commission à la suite de ces accusations.« Voilà une personne qui a pour tâche de protéger les droits des femmes et ceux d'autres groupes sur leur lieux de travail et il se sert de sa position à des fins per- .sonnelles.Et il le fait de façon dégoûtante et intimidante», a déclaré la jeune femme dans une interview.mmW km km ^aawwa jmàwmM ^'awim m\u2014^\u2014wm mQa\\aaaW km mm mm V\" ' s mm\\mW oBàmmW mm ^^mmmW km km am mm\u2014-\u2014y kmWmm m v, .Agence France-Presse WASHINGTON > Anita Hill a précisé que Clarence Thomas, alors séparé de sa première femme, ne l'avait jamais touchée et n'avait jamais menacé directement de ltii faire perdre son emploi.Elle a cependant confié s'être sentie vulnérable car elle était alors âgée de 25 ans.Plusieurs sénateurs ont demandé un report du vote du Sénat afin d'éclaircir cette affaire.La Cour Suprême, qui a donné en 1986 une définition du harcèlement sexuel, effectuait sa rentrée hier.¦ La « course au désarmement » américano-soviétique semble être bien engagée, après les contré-propositions formulées ce week-end par le président Mikhaïl Gorbatchev en réponse à l'initiative américaine du 2 septembre, mais des divergences demeurent entre les deux superpuissances nucléaires.La principale concerne les missiles intercontinentaux à tètes multiples (M1RV) basés à terre, que le président George Bush se propose d'éliminer si l'URSS accepte d'éliminer les siens.Dans ce domaine, les États-Unis auraient un avantage si l'URSS acceptait la proposition : l'URSS a déployé 60 p.cent de ses forces nucléaires stratégiques au sol, contre 30 p.cent pour les États-Unis, dont l'essentiel de la force de dissuasion (5000 ogives montées sur des missiles à tètes multiples) est embarqué à bord de sous-marins nucléaires et n'est pas touché par les réductions annoncées par le président Bush.Cet aspect n'a pas été évoqué par le président Gorbatchev quand il a formulé les contre-propositions soviétiques.« Il y a des convergences, et il y a des divergences », a reconnu le porte-parole de la Maison-Blanche, Marlin Fitzwater, au sujet des discussions bilatérales engagées à Moscou* À ce propos, Fitzwater a précisé que la délégation américaine, conduite par Reginald Bartholomew, sous-secrétaire d'État chargé des questions de sécurité internationale, était attendue demain à Washington, porteuse du détail des contre-propositions de l'URSS.« Nous allons devoir encore discuter, il reste beaucoup de travail à faire », a constaté Fitzwater.m ¦ s \u2022 ' ; La proposition soviétique d'éliminer les bombes et les missiles nucléaires des forces aériennes risque, elle, d'embarasser les États-Unis.Après l'annonce par Bush de l'élimination globale des missiles tactiques sol-sol et de l'artillerie nucléaire, l'aviation reste la seule arme capable d'effectuer des frappes nucléaires au niveau du champ de bataille.Elle est désormais la seule à assurer le « couplage » entre la défense de l'Europe et les forces nucléaires stratégiques des États-Unis.Le président Bush a constaté que la menace d'une attaque de l'URSS dans cette région « n'était plus réaliste », mais les États-Unis restent vigilants et n'excluent pas encore complètement le risque d'un retour des conservateurs au pouvoir en URSS.L'OTAN, qui doit se réunir en novembre à Rome pour étudier une révision de sa stratégie, n'envisage pas pour l'instant de renoncer à ce couplage, comme l'à rappelé récemment le chef d'état-major interarmes américain, le général Colin Powell.Les États-Unis sont disposés à une concession d'importance \u2014; le partage avec l'URSS des informations fournies par ses satellites d'alerte antimissiles \u2014 en échange de l'acceptation par Moscou du déploiement d'un système de défense spa-tiale américain, écrit entre-temps l'hebdomadaire Defense News dans sa dernière édition.Ce système baptisé GPALS (Protection Globale contre les Frappes nucléaires Limitées) prévoit le déploiement de défenses sur deux niveaux : installation au sol de sites de lancement de missiles anti-missiles et mise en orbite de «Galets Doués » \u2014 mini-intercepteurs spatiaux fonctionnant de manière autonome et capables de repérer leur cible et de la détruire par collision.- *\u2022.r .3 », sens t Dodge Spirit/Plymouth Acclaim 1992 \u2022 Spacieuse berline logeant six passagers \u2022 57 caractéristiques standard et moteur V6 en option \u2022 Coussin gonflable, côté 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SOPHIE DUROCHSR collaboration spéciale_ PORT-AU-PRINCE s'il continuait à prêcher les vertus d'Aristide.y il.1 .N .?m V; ïïr ce1** n *.m ¦ >v-, Khi \\- '¦ ' \u2022 \u2022 ,* \u2022i¦ - \u2022 \u2022 \u2022 .'; v % - ;- V- ¦ > \u2022\u2022 \u2022.\u2022 v : \"> .¦ ;¦ :%- w-.-; \u2022 \u2022.- \u2022 MODE POUR HOMME 75% DE RABAIS* \u2022 CHOIX DE PANTALONS EN COTON \u2022 CHOIX DE VÊTEMENTS GRIFFÉS m \u2022 - .t.; * 50% DE RABAIS* \u2022 CHOIX DE CHANDAILS DE COTON, DE LAINE OU D'ACRYLIQUE \u2022 AUBAINE À SAISIR! 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'1 PRATT&WHni^ËÂNADAv;\t :\u2022 .»\u2022¦.;>/\u2022.; .^.v.; SEMEXCANADA\t SRTELECOM\t .' > - \u2022 -^\u2022'^>*;^'.¦ :\u2022 VELAN INC.\t Nous gagnons tous à voir s accroître les exportations.C'est pourquoi les 15 entreprises ci^dessus méritent des félicitations particulières, puisqu'elles viennent de remporter les Prix d'excellence à rexportation canadienne 1991.Cette année encore, les lauréats comprennent de nombreuses entreprises qui ont fait appel à nous dans le cadre de leur stratégie d'exportation.Nous offrons des services d'assurance, de financement et de garanties aux exportateurs canadiens et à leurs acheteurs étrangers.Si vous désirez de plus amples renseignements sur nos services, appelez le bureau de la Société pour l'expansion des exportations le plus proche.Société pour Texpansion ' des exportations Export Development Corporation I > Vancouvw Caiçary Winnipeg Toronto London (519) 645*5828 Ottawa (613) 598-2092 ¦M i [i * 1 i r il t 'I r i' I ^1 ^1 il if il ] ï r i Moniréâl Halifax (514) .(902) 283-3013,.429-0426 \u2022! 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