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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Mode - Le Monde
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1991-11-05, Collections de BAnQ.

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[" Le Monde Mode à 7.¦______ 1 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 5 NOVEMBRE 1991 r Armand Basi a présenté sa collection Barracuda.896 Ce Valls est tout frais malgré la chaleur accablante.Basi rappelle les Tropiques et ses corsaires.i I Le look David Valls, un créateur passionnément méditerranéen.PAUL DURIVACE envoyé spécial lu Presse À BARCELONE Les collections espagnoles pour la saison printemps-été 1992 respirent la mer.Douce brise au coeur de Barcelone où s'ébattent toujours avec la même vigueur les éventails des Catalanes.Une heureuse proposition alors que l'été s'annonce particulièrement chaud des Ram-blas jusqu'au Parc de Montjuie où se tiendront les |eux olympiques.Pour accueillir les Jeux d'été, Barcelone s'est donné des vêtements jeunes et sport, qui les sortent de leur torpeur.La gamme étendue de styles témoigne de la passion espagnole pour le design, jusque dans ses manifestations les plus saugrenues.Éclectique, elle allie, dans sa forme la plus sage, les tons doux italiens au style déluré français, à la faveur d'un mélange intime de lin, de coton, de laine froide et, de plus en plus, de soie.Les couleurs sont résolument écolos.Chez David Valls, un créateur catalan passionnément méditerranéen, le T-shirt, traditionnel et mat, est le vêtement de base de sa nouvelle collection ; la chemise \u2014 occasionnelle\u2014 est blanche mais toute sobre lorsque découpée dans le lin.Avec un pantalon de lin empruntant les couleurs naturelles de la laine, bâillonné à la taille et ajusté aux chevilles, ou avec un bermuda.Accompagné, ton sur ton, d'un gilet en maille tricotée, d'un cardigan en laine froide, ou d'un caban, ces grandes vestes de laine comme sur les photographies en noir et blanc des pêcheurs dans les ports.Pour les intempéries, l'imperméable jaune pompier est de mise.Le tout se porte décontracté, un peu désinvolte, de nuit comme de jour, à la ville comme à la plage.Défilant dans les arcades de feuillage aux jardins du théâtre grec du Parc de Montjuïc, les mannequins en sandales de Valls semblent tout frais malgré la chaleur accablante, «l'ai voulu que mes vêtements distancient celui qui les porte de la récession», dit le créateur venu d'un pays en pleine effervescence économique.La gamme de couleur s'étend quelque peu avec Antonio Miro qui réintègre notamment le bleu marine et le gris, en contraste avec les pastels, dans les cols, boutonnières et poches revolver de ses dernières créations.Une symphonie en bémol, comme cette musique nouvel âge que compose lui-même le créateur pour ses défilés.Les coupes sont simples, am- VOIR BARCELONE EN C 2 Cene Cabalie-ro va au-delà des mers, à la recherche de Christophe Colomb.Y à GRAPHISME JOCELYNE POTELLE Hydro-Québec La Prer»r.iî es-événements duMaurier Ltée CKAC73AM .4 * m duMaurier Ltée I ¦¦¦¦¦¦¦m \\9 HoowèÂmsT-Dmsi C2 LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 5 NOVEMBRE 1991 BARCELONE s I ¦ ft I Barcelone : des vêtements Jeunes pour les Jeux de 1992 SUITE DE LA PACE c1 pics et confortables, notamment pour ces blousons nautiques aux épaules élargies et ces vestes longues type sahariennes qui marquent un retour en force avec l'été de 1992.Dans les boutiques de Barcelone, on n'hésite pas à confronter sur un même étalage la collection Mîro aux grands noms italiens comme Armani ou Gianfranco Ferre.Après tout, ses filiations italiennes (Miro a formé une entreprise en co-participation avec Ermenegildo Zegna) témoignent en sa faveur.Pour sa part, l'exhubérant Gene Cabaliero, va au-delà des mers, à la recherche de Christophe Colomb.Inspiré, dit-il, par la Découverte de rAmérique et Tart Al-Andalus, le créateur exprime ses passions sur soie et viscoses, dans toute la force des couleurs.Des motifs géométriques géants pour les vestes, très amples, ou en haute-définition pour les gilets.Les blousons universitaires sont de tissus imprimés indigos, jaunes cl verts de toilette «Encore», en magasin depuis l'automne dernier, complète cette année sa collection avec le parfum, l'eau ; de parfum, mais surtout la crème pour le corps, le gel pour le bain, et la douche, la lotion pour le corps, la poudre et le savon.Ouvert à tous et à toutes: pour le lancement de la ligne de bain «Encore», Alfred Sung sera; présent le jeudi 7 novembre entre 12 h 30 et 1 h 45 au magasin La Baie centre-ville.* \u2014 DEPUIS 1910 LA PLUS GRANDE COLLECTION DE FOURRURES AU CANADA III* .i.MOUTON RASE VISON DARK RANCH GARNI DE RENARD CHAT SAUVAGE VISON FEMELLE f 850ST.P.S.INCLUSE 1825ST.P.S.INCLUSE 1 100ST.P.S.INCLUSE 2400$T.P.S.INCLUSE Création Alfred Sung/soulier Grande collection de manteaux de cachemire 6570, RUE SAINT-HUBERT 276-3701 JEAN LABELLE, PROPRIÉTAIRE La famille Volkswa vous permet économiser in 111 99 Golf Location-bail à partir de m UU par mois \u2022Pour une Golf 1992,2 portes, aucun versement requis.Jetta Location-bail à partir de v' y 99 par mois \u2022Pour une Jetta 1992,4 portes, avec un acompte de 500 $.Passat à partir de par mois \u2022Pour une Passat CL 1992,4 portes, avec un acompte de 2 950 $ ou reprise équivalente.\u2022Tous ces prix sont basés sur un bail de 48 mois.Valeur de revente protégée par Crédit Volkswagen inc.Le 1er versement mensuel et le dépôt de sécurité sont dus au moment de la livraison.Sujet à approbation par Crédit Volkswagen inc.Frais d'immatriculation, taxes, assurances, frais de préparation du concessionnaire et le transport sont en sus.Valable jusqu'au 30 novembre 1991.Le prix peut varier selon le modèle et les options choisis.CRÉDIT VW CANADA INC.FINANCEMENT DE QUALITÉ , POUR UN PRODUIT DE QUALITÉ VOIR VOTRE CONCESSIONNAIRE VOLKSWAGEN PARTICIPANT .fi » t ii LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 5 NOVEMBRE 1991 C7 .if ;ir M* \u2022W~»:,».vv;::v:.Les présidents Bush, Reagan, Carter, Ford et Nixon.photo reuter Inauguration en grande pompe de la bibliothèque Ronald-Reagan d'après AFP et UPI \" SIMI VALLEY ?Le président des États-Unis, George Bush, et quatre de ses prédécesseurs à la Maison-Blan-*che se sont retrouvés pour la première fois tous -ensemble hier à Simi Valley, en Californie, pour lune photo de groupe qui fera date dans l'histoire ;du pays à l'occasion de l'inaugauration de la bi-bliothèque Ronald-Reagan.I Lors d'un grand show patriotique digne d'Hollywood, George Bush et ses collègues, Richard \u2022Nixon ( 1969-1974), Gerald Ford ( 1974-1977) et IJimrny Carter (1977-1981) ont rendu hommage ;au héros du jour, Ronald Reagan.\u2022 Richard Nixon a, d'une voix enrouée, estimé \"que « les petits enfants de Khrouchtchev vivaient ;maintenant en liberté en grande partie grâce à la ?direction forte de Ronald Reagan ».L'ex-prési-xlent Gerald Ford, qui a plusieurs fois buté sur \u2022son discours, a jugé que M.Reagan avait fait se \"rencontrer « les espoirs les plus élevés et les convictions les plus profondes du peuple \u2022américain ».Jimmy Carter, rentré juste à temps de Zambie !où il supervisait les élections, a déclaré que l'Amérique des années Reagan avait été « forte et résolue ».Quant à George Bush, il a estimé que P « histoire avait donné raison » à Ronald Reagan.Longuement applaudi et très ému, le quarantième président des États-Unis s'est félicité que le « mur de Berlin » ne soit plus présent que « dans les musées et les souvenirs d'un peuple qui n'est plus opprimé ».La tradition des bibliothèques présidentielles est bien ancrée aux États-Unis; Simi Valley est la neuvième du genre.Dominant la vallée, au nord-ouest de Los Angeles, la bibliothèque-musée abrite déjà 47 millions de documents, dont les archives des huit ans de présidence Reagan et pourra en accueillir yj millions.Une partie de l'exposition permanente est consacrée à la jeunesse de Ronald Reagan et à ses années hollywoodiennes.L'ex-First Lady, Nancy Reagan, qui a souvent influencé le président, n'a pas été oubliée puisqu'une galerie lui a été consacrée.La prestigieuse Université de Stanford ayant refusé d'accueillir le projet de 60 millions $, les Reagan ont choisi de se replier sur le site de Simi Valley, un bastion républicain situé à mi-chemin de leur domicile de Bel Air et de leur ranch de Santa Barbara.Preuve supplémentaire de l'attachement des Reagan à cette terre de Californie, témoin de leurs premiers succès, le couple a souhaité être enterré dans l'enceinte de la bibliothèque, près de ses souvenirs.ternir laisse entendre lu Israël pourrait négocier Hors du Proche-Orient d'après Rcutcr.AFP, AP et AFP JÉRUSALEM e premier ministre israélien Yitzhak Shamir a laissé entendre hier que son pays pourrait accepter que les négociations avec ses voisins arabes se poursuivent hors du Proche-Orient.«Nous avons dit ce que nous voulions.Nous préférons mener les négociations bilatérales dans la région \u2014 ou, au moins, pas loin d'elle», a-t-il déclaré dans la soirée à la télévision israélienne.Les premiers entretiens israélo-arabes dimanche à Madrid n'ont pas permis de parvenir à un accord sur le lieu des futures rencontres.Les Israéliens ont exigé que les entretiens bilatéraux se tiennent alternativement chez eux et chez leurs voisins arabes, ce que refusent les délégations syrienne, libanaise et jordano-palestinienne.L'allusion de Yitzhak Shamir à un lieu «pas éloigné» du Proche-Orient laisse supposer qu'il renoncerait à son exigence d'entretiens en Israël.Le président égyptien Hosni Moubarak a avancé le nom de Washington comme lieu de rendez-vous.«Washington est très loin», a déclaré lundi le premier ministre israélien, sans toutefois rejeter explicitement cette solution.À Amman, le premier ministre jordanien, Taher al-Masri, a déclaré que Washington et Moscou, qui co-parrainent les négociations, allaient faire en sorte que les discussions puissent reprendre dans deux semaines mais ni à Madrid, ni au Proche-Orient.Par ailleurs, au lendemain de ces premières négociations directes entre Israel et la Syrie, une nouvelle colonie de juifs originaires d'URSS a été inaugurée hier sur le plateau du Golan par des ministres «durs» du gouver-nemnt israélien.Pour le ministre de la Science Y uval Neeman, dont le parti Te-hiya a menacé de quitter le gouvernement durant les discussions de Madrid, «chaque nouvelle implantation, chaque juif augmente notre emprise» sur ce territoire conquis à la Syrie durant la guerre israélo-arabe de juin 1967 et annexé par Israël en décembre 1981.Le ministre du Logement Ariel Sharon, premier partisan de la colonisation des territoires occupés par Israel, a quant à lui condamné la participation d'Israël à cette conférence de paix.«Nous attendons une petite poignée de mains, un deuxième contact visuel, un petit sourire de la part de cette bande de meurtriers (.) qui continuent à se moquer de nous», a-t-il dit, avant d'accuser le président syrien Hafez cl Assad d'être «un dictateur cruel» et de qualifier la Syrie de «pays d'une cruauté incomparable, un État qui retient en captivité des centaines d'otages juifs maltraités».De son côté, le premier ministre israélien, M.Yitzhak Shamir, a affirmé hier que « l'Intifada doit cesser, mais pas la colonisation» par Israel des territoires occupés.«Ces deux choses n'ont aucun Yitzhak Shamir photo reuter rapport», a déclaré M.Shamir à la télévision israélienne.À bord d'Air Force One, le président américain George Bush a estimé hier que les entretiens de Madrid progressaient et avaient établi «une nouvelle base» dans l'approche des problèmes du Proche-Orient, a indiqué le porte-parole de la Maison Blanche Mar-lin Fitzwater.«Les discussions progressent bien.Ces rencontres ont établi une nouvelle base dans l'approche des problèmes du Moyen-Orient », a déclaré M.Bush.«Nous avons un long chemin à parcourir et il y aura probablement des interruptions mais les espoirs sont brillants», a-t-il ajouté, cité par son porte-parole.Enfin, l'OLP a félicité hier les négociateurs palestiniens à la conférence de Madrid, assurant que leur réussite ne diminuerait en rien l'influence de la centrale de Yasser Arafat au sein du mouvement palestinien.L'Afrique du Si sa plus gr lia '-Y.- ;! reve Quinze mineurs noirs tués dans des affrontements d'après AFP.AP, UPI et Reuter_ JOHANNESBURG es millions de Noirs ont respecté hier le mot d'ordre de grève générale de 48 heures lancé par le Congrès des syndicats sud-africains (COSATU) et par le Conseil des syndicats sud-africains (NACTU) pour protester contre une nouvelle taxe à la valeur ajoutée (TVA) imposée par le gouvernement de Pretoria.Des affrontements entre partisans et opposants à la grève ont fait quinze morts et 43 blessés chez des mineurs noirs de la mine d'or Président Steyn à Welkom à quelque 170 milles au sud-ouest de Johannesburg.La violence a commencé lorsque des mineurs solidaires du mouvement de grève national ont tenté d'empêcher d'autres mineurs de se rendre au fond de la mine.lay Naidoo, président du COSATU, a estimé à près de quatre millions le nombre des grévistes et à entre 80 et 90 p.cent la part des travailleurs noirs qui ont répondu à l'appel.«Les premières informations indiquent que c'est la plus grande grève jamais vue dans le pays», a-t-il dit.Le mouvement est «un référendum de défiance contre le gouvernement».Au moins 19 autres personnes ont péri dimanche dans des heurts entre groupes rivaux dans les cités noires du pays, sans que l'on sache s'ils étaient directement liés à la grève.Le mouvement a été organisé pour protester contre un projet gouvernemental prévoyant l'instauration d'une taxe de 10 p.cent à la valeur ajoutée dans le pays.Cette taxe, imposée il y a un mois, touche tous les biens et services.Elle remplace l'ancienne taxe de 13 p.cent qui ne touchait pas plusieurs items dont les produits alimentaires de base.Les syndicats estiment que la TVA frapperait en priorité les couches les plus pauvres de la population, et particulièrement les Noirs, en augmentant le prix des denrées de base.Mais la grève, soutenue par v jÊÊÊm £ f mm \" ^ % % m * ¦t.-Jïlf-''* m ®p Ces militantes ont participé activement au mouvement de grève d'hier, à Soweto.photo a?l'ANC, est aussi un test majeur pour le mouvement de Nelson Mandela avant des négociations cruciales sur l'avenir du pays et la rédaction d'une nouvelle constitution.Selon des témoins, trains et autobus circulaient à vide hier à Johannesburg et Pretoria et l'ouverture de commerces ne tenait qu'à la présence de rares employés blancs.Les centres industriels de Port Elizabeth et East London étaient quasiment déserts.La grève semblait en revanche moins suivie au Cap et à Durban, selon la COSATU.Lors de sa conférence de presse d'hier, M.Naidoo a rappelé que le COSATU exigeait la création d'un «forum national de négociation économique».«Ils (les dirigeants au pouvoir) n'ont aucun droit divin, sous prétexte qu'ils sont Blancs, de décider en notre nom », a-t-il dit.M.Naidoo a aussi assuré que ces «millions» de grévistes étaient restés chez eux «volontairement» et qu'il n'y avait pas eu la moindre intimidation, contrairement à ce que l'on redoutait en fin de semaine dernière.«Les infirmières sont dans les hôpitaux, les enfants sont dans les écoles et les journalistes sont ici», a-t-il dit, mentionnant trois des catégories professionnelles «exemptées» de grève par le Comité de Coordination anti-TVA.contrôlé par le COSATU.Le retour d' miroir §l@s illusion ?REPÈRES Agence France-Presse MANILLE fil Le retour en fanfare d'Imel-da Marcos à Manille, quelques années à peine après la révolution qui la chassa avec son mari, le président Ferdinand Marcos, reflète la désil-lusion d'un grand nombre de Philippins devant la démocratie de la présidente Co-razon Aquino en qui ils avaient placé leurs espoirs de changement, estiment les analystes politiques.«Jour de honte nationale pour les Philippins», écrit Amando Doromla, éditorialiste respecté du Chronicle, «C'est un triomphe de la trivialité et des fausses valeurs politiques» alors que la nation doit surmonter une crise héritée de l'ancien régime, dit-il.Plusieurs milliers de personnes ont célébré hier dans les rues de Manille le retour des États-Unis de la veuve du président déchu, accusée d'avoir pillé le pays avec son mari pendant 20 ans de pouvoir autoritaire.La foule n'a pas atteint le nombre des dizaines ou centaines de milliers de partisans attendus par certains supporters de l'ancienne première dame du pays.Mais le retour de Mme Marcos n'a pas non plus provoqué d'indignation visible dans la population qui l'avait forcée à l'exil il y a un peu plus de cinq ans après des élections truquées, quand l'affrontement Marcos-Aquino symbolisait pour l'immense majorité des Philippins la lutte du vice contre la vertu.Revenant avec une cour de fidèles, auréolée de la publicité donnée à l'événement dans la presse locale et internationale, Mme Marcos a réussi à faire oublier la fuite honteuse du couple présidentiel renversé par le «pouvoir du peuple», une révolution pacifique soutenue par une partie de l'armée.«Ce qui me trouble, déclare Max Soliven, un des éditorialistes les plus célèbres du pays, c'est que les Marcos sont peints comme les victimes de persécution et de harcèlement et non comme les anciens oppresseurs».Ils «ont réussi à réécrire l'Histoire», ajoute-t-il.La cause de ce revirement est attribuée par de nombreux analystes à l'échec relatif et au discrédit du régime de la présidente Aquino, dont l'assassinat du mari, l'opposant Ninoy Aquino, sous les Marcos, avait provoqué la fin de la dictature.Mais en quelques années, Mme Aquino a déçu beaucoup de ceux qui l'avaient portée au pouvoir.Plusieurs éditorialistes critiquent l'importance donnée au « Marcos Circus» dans les médias alors que Mme Marcos et ses milliers de chaussures ont représenté et symbolisé la soif apparemment insatiable de pouvoir et de richesse du régime renversé.Au-delà, écrit M.Doronila, le succès du «carnaval» de Mme Marcos, à qui l'on prête des ambitions politiques, voire présidentielles lors des élections du printemps prochain, «soulève des questions sur la maturité politique et la santé» morale des Philippines.Les analystes mettent en cause la portée de la révolution de 1986, célébrée dans le monde comme l'aurore d'une nouvelle ère démocratique et un modèle de changement sans violence.Le pays aujourd'hui est en crise et sa fragile démocratie est malade, estiment-ils.«Nous sommes les té-^ moins d'une dépression imrai-*.» nente de la démocratie, unç_ dépression nerveuse», ironise*^ M.Soliven.Le journaliste estime qu'e dernière analyse Mme Marco testera le courage politique des Philippins.«La manière donc nous la traiterons, elle, ses cohortes et ses défis, nous enseignera la vérité sur nous-mêmes.À la fin, la confrontation ne sera pas avec elle, mais avec nos propres défauts», dit-il.Yougoslavie : dernier avertissement des Douze avant les sanctions d'après Reuter et AFP BELGRADE Les Douze ont lancé hier un dernier avertissement aux républiques yougoslaves qui refuseront son plan de paix, Serbie en tête, en arrêtant une liste de sanctions économiques tandis que se poursuivaient en Croatie de violents combats.À la veille d'une réunion cruciale aujourd'hui à La Haye de la conférence de paix parrainée par la CEE, dcs-affrontements ont embrasé pour le troisième jour consécutif les fronts est, sud et centre de la Croatie.Soixante personnes ont été tuées lors des offensives menées depuis samedi par l'armée fédérale, qui a pilonne Dubrovnik et Vukovar.Les forces croates ont, de leur côté, poursuivi leur contre-offensive contre des positions serbes dans l'est de la Slavonic, à 100 km de Zagreb.Des milliers de réfugiés fuient la région.\\ i À Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères des Douze ont arrêté un catalogue de sanctions économiques.La Commission européenne a notamment suggéré de suspendre l'accord de coopération entre la CEE et la Yougoslavie, de supprimer divers avantages commerciaux et l'aide financière de la CEE.La Serbie est la seule des six républiques yougoslaves à n'avoir pas signé le plan européen.En soirée, le Parlement serbe a adopté à l'unanimité un amendement à ce plan accordant aux républiques yougoslaves et aux minorités le droit de rester, si elles le souhaitent, au sein d'un État unifié.Cet amendement, présenté par le président serbe Slobodan Milosevic et appuyé par le président monténégrin Momir Butalovic, autoriserait l'importante minorité serbe de Croatie à revendiquer son rattachement aux républiques qui, comme la Serbie ou le Monténégro, souhaitent le maintien d'un État unique.Le Parlement serbe a par ailleurs demandé à la CEE de faire cesser les attaques croates contre les villages serbes, en accusant les troupes de Zagreb de perpétrer un «génocide».Lord Carrington, président de la conférence de paix de la CEE sur la Yougoslavie, a averti qu'il adopterait si nécessaire une position très ferme à l'égard des Serbes et des Croates à La Haye.« le vais faire ce que je peux pour les amener à s'entendre.Mais franchement, cela s'annonce difficile», a-t-il dit.Le chef de la diplomatie allemande, Hans-Die-trich Genscher, a estimé quant à lui que les Douze pourraient appliquer leurs sanctions si la Serbie et ses alliés acceptent le plan de paix européen tout en continuant leur offensive en Croatie.« Nous devons arrêter ce jeu qui consiste à apparaître à la table des négociations et, en même temps, à mener la guerre», a-t-il dit lors d'une conférence de presse.Sur le terrain, des unités fédérales et des combattants serbes ont entamé les «opérations finales» pour faire tomber la ville de Vukovar, assiégée cj£££ puis deux mois.Selon les médias croates, des MiG^ 21 de l'aviation yougoslave ont bombardé l'hôpitàL**.de la ville et plusieurs autres bâtiments du centjtjEj: D'autres raids aériens ont frappé des villes du centre^ de la république et les sirènes d'alerte ont retenti âû^r Zagreb.\u2022 T> Sur la côte adriatique, des duels d'artillerie ont.opposé Croates et fédéraux à Dubrovnik.Le port voisin de Gruz a été touché par les obus fédéraux, qui ont fait deux morts.Les Croates ont répliqué par ; des tirs de mortier.On ignore si le centre historique de Dubrovnik a subi des dommages.D'autres combats ont éclaté à Osijek.dans le nord-est de la Croatie, à Karlovac et Sisak.dans le centre, et autour de Nova Gradiska.sur l'autoroute Belgrade-Zagreb, coupée depuis des semaines.Selon la Croatie, 2500 Croates sont morts dans les combats entre Serbes, armée fédérale et forces croates depuis la proclamation d'indépendance de la Croatie le 25 juin. C8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 5 NOVEMBRE 1991 SE *»\u2022 Il «Les médecins et les patients».LE TCH la vie des uns, le mal des autres! [|jg LA VIE il \\Nv:>- y.x-:->>>:-xn-:-;-:-:>:-:-:::-:n'X- v.v.x>:v:v>x-:-::: .>:^ï:-x;:;:;:;:;:;S::>
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