La presse, 10 novembre 1991, C. Livres - Arts et spectacles - Galeries d'art
[" LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 10 NOVEMBRE 1991 \u2022.Dans le drame rimbaldien, la poésie sort gagnante V > : y- J$-y WËMc ; -A y\\ y£\" -y ¦ .< ;,y%< \".y \u2022 s>.SX Mia et Klaus: deux nomades en quête du sacré m S * * a if * S S £* S .1 g u g m E?Dan Franck , J Concourt ) -: fKenaudot) : S « S?8! 3S s m 15 * » m s s s £r> Page C5 Le Québec des grands espaces: un cinquième grand album pour les photographes Mia et Klaus Matthes.B Les célèbres photographes Mia et Klaus Matthes, dont la collaboration a débuté il y a trente-cinq ans dans un petit studio de Montréal, nous offrent un cinquième grand album: Le Québec des grands espaces.Ce bel ouvrage, qui réunit plus de 145 photographies prises aux quatre vents du Québec, nous en révèle la nature vierge mille fois renouvelée par les changements de lumière propres aux heures et aux saisons.Comme le dit Mia, sous le regard complice de Klaus: «Notre vision n'est pas sociale; nous laissons les photos de ruelles à d'autres qui le font très bien.Nous, la nature nous amène dans un monde sacré et nos photos sont une invitation à partager le bonheur qu'elle nous appor- te».En page C5 Pour ceux qui ont choisi de sortir plus vite que prévu En page C2 7 VS.; «Vf 2 * ' ¦V- sion Au Salon du livre de Montréal \u2022 stands 129-131-133-228 AGOP HACIKYAN et JEAN-YVES SOUCY le jeudi 14 novembre à 18 h 30, le samedi 16, à 13 h, le dimanche 17, à 15 h.ACHILLE MICHAUD et MICHEL CORMIER le vendredi 15, à 15 h, le samedi 16.à 19 h.JEAN-PIERRE BOUCHER le jeudi 14, à 18 h 30, le vendredi 15, à 19 h.SOLANGE CHAPUT-ROLLAND le vendredi 15, à 15 h.PLACIDE G A HOUR Y le vendredi 15.à 16 h 30, le dimanche 17.à 19 h.PAULINE GILL et ALICE QUINTON le samedi 16.à 15 h et à 19 h, le dimanche 17.à 12 h et , à 15 h 30.le lundi 18, à 11 h.ANDRÉE LEBEL le vendredi 15.à 19 h.^^al^i SERGE MONCEAU le dimanche 17.à 19 h.le lundi 18, à 19 h.B!Bi et Geneviève seront sur la scène centrale le dimanche 17 novembre à 13 h 15 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 10 NOVEMBRE 1991 LIVRES ¦¦¦¦¦minim i mum Best-sellers de *mxmm% Exit Final: un ouvrage sérieux.et quelques recettes 1 Soleil noir Editions québécoi Fiction (romans) Paul Ohl QuèbecAmérique (2) 2 \u2022 L'Obéissance Suzanne Jacob Le Seuil (4) 3 L'Odeur du café Dany Laferriêre VLB (4) 1 Une femme Essais Alice Panzeau Leméac (8) 2 Mes premiers ministres Claude Monn Boréal (2) 3 Gerry Boulet - Avant de m'en aller Mario Roy Art Global (2) Editions étrangères Fiction (romans) 1 Scarlett Ai Ripley Belfond (5) 2 Minuit 2 Stephen King Albin Michel (5) 3 Astértx.'la rose et le glaive Uderzo Albert René (2) l'État du monde '92 Essais En collaboration Boréal (2) 2 Jamais sans ma fille Betty Mahmoody Press Pockete (14) 3 L'Epreuve Beatrice Saubin Laffont (3) Livres pratiques 1 Le consommateur averti de Montréal Sancua Phillips Sandra Phillips (2) 2 Horoscope '92 Anne-Marie Chalifoux 7 Jours (2) 3 Petit Larousse illustré '91 En collaboration Larousse (10) Les listes nous sont fournies par les librairies suivantes: Bertrand, Les Bouquinistes,(Chi coutimi), Champigny, Demarc.Ducharme, Le Fureteur (Saint-Lambert), Gallimard, Gar-neau (Québec), Guérin, Hermès, René Martin (Juliette), Monet.Le Parchemin.Payette (Sherbrooke).Guy Poirier (Trois-Riviéres).Raffin, Renaud-Bray, Sons et Lettres, Village-Cartier (Hull).W.H.Smith & Classic.PIERRE VENN AT ¦ Estimant qu'à une époque où la médecine permet de prolonger artificiellement la vie, la question du droit à la mort volontaire ne peut plus être passée sous silence, le groupe Sogides, par le truchement des Éditions du lour, vient de lancer sur le marché francophone Exit Final, de Derek Humphry.Exit Final n'est pas qu'un guide pratique du parfait petit suicidaire, ou qu'un livre axé sur le sensa-tionnalisme.Au contraire, il s'agit d'un livre sérieux, posant un problème de société qu'il est de plus en plus difficile d'ignorer.L'ennui, c'est que bien que le livre s'adresse d'abord et avant tout aux malades en phase terminale qui ont choisi le suicide pour mettre fin à une souffrance insupportable et que les recettes proposées ne s'adressent qu'à eux, le livre, bien sûr, peut tomber entre les mains de n'importe qui.Notamment entre celles de jeunes ayant un penchant suicidaire.Pour ceux-là, il est franchement dangereux, même si les chapitres litigieux ne forment, somme toute, qu'une partie infime du livre.Mais, comme l'indiquait à La Presse, à titre personnel, le Dr Georges Boileau, rédacteur en chef du magazine Le Médecin du Québec, «l'électricité, par exemple, est dangereuse.Plusieurs meurent électrocutés.Mais on ne peut, pour cela, refuser d'en discuter».Et le célèbre astrophysicien Hubert Reeves, qui signe la préface de la version française, écrit SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL m Un bon d'achat de 500$ échangeable à la librairie de votre choix.© Un des 10 bons d'achat de 50$ échangeables à la librairie de votre choix.Un laissez-passer pour une entrée gratuite au Salon du ivre de Montréal.Be*?POUR PARTICIPER: \u2022 Remplissez le coupon de participation ci-joint et déposez-le au Salon du livre de Montréal.\u2022 Les règlements du concours sont disponibles au Salon du livre de Montréal et à La Presse.\u2022 La valeur totale des prix offerts est de 1 000$.o Le prix du public sera décerné le dimanche 17 novembre 1991 à midi à la Grande Place Alcan/ Hydro-Québec du Salon.L'auteur élu recevra une somme de 1 000$ accordée par La Presse.Ce coupon peut être échangé aux guichets de vente de la Place Bona-venture contre un laissez-passer gratuit les 14 novembre, de 17h à 21h 15 novembre, de 9h à 21 h que «plusieurs personnes ont osé sortir de la clandestinité la possibilité d'un recours à l'euthanasie quand la mort est prochaine, que les souffrances sont intolérables ou que la détérioration du corps rend la vie dégradante.Ils ont bravé les foudres d'une loi trop rigide et, par là, potentiellement inhumaine.Il faut les en féliciter».Mourir dans la dignité Donc Derek Humphry a le mérite d'aboprder tout haut la question du droit pour un individu de mourir dans la dignité.Dès l'entrée en matière, d'ailleurs, il écrit que son ouvrage présuppose que le lecteur reconnaît et accepte le principe moral selon lequel un malade en phase terminale a «le droit» de décider de mettre volontairement un terme à ses souffrances.Le pour et le contre de l'euthanasie n'y sont pas débattus, puisque le livre s'adresse à ceux qui sont pour.S'il ne s'agissait donc que d'une discussion philosophique sur le droit ou non de disposer de sa vie à sa guise, on ne pourrait qu'être d'accord avec Hubert Reeves qui, parlant û'Exit Final et d'autres auteurs abordant la même thématique, écrit qu'il faut avoir le courage de lire leurs livres.«Le sujet n'est pas gai, mais il fait partie de la réalité».Encore qu'on est loin d'une oeuvre littéraire.Non seulement il s'agit d'une traduction, mais le livre tient davantage du livre pratique que de l'essai, bref, il n'est pas très bien écrit.Mais le malaise que l'on ressent, car malaise réel il y a, c'est par exemple à la lecture du chapitre 5, où l'on énumère des méthodes pour s'enlever la vie et où non seulement on dit comment faire, mais les erreurs à éviter pour ne pas se manquer.Si ce livre tombe entre les mains d'une personne découragée, nullement en phase terminale, médicalement parlant, mais ne sachant pas comment mettre fin à ces jours, nul doute qu'elle y trouvera alors la recette recherchée.Cela n'a pas été sans préoccuper même lames de Gaspé Bon-nar, le vice-président de Sogides.qui a autorisé la parution.«Décision difficile, dit-il, mais on ne peut plus éviter le débat de société, louer à l'autruche ne servira à rien, l'euthanasie est aujourd'hui dans l'air, comme hier la question de l'avortement.» On a donc porté une attention particulière à la maquette du livre, très sobre, terne presque.Pas question de racolage visuel, d'artifice typographique, surtout aucune mention du fuit que le livre renseigne sur la meilleure façon d'en finir avec la vie.Mais on Rimbaud n'est pas de son siècle SUITE DE LA PACE C 1 et heureusement que cette vie est la seule, et que cela est évident, puisqu'on ne peut s'imaginer une autre vie avec un ennui plus grand que celle-ci» (Rimbaud aux siens, Harar, 25 mai 1881.) Arthur Rimbaud n'est pas de son siècle, comme le sont Baudelaire et Verlaine.Il est toujours plus loin, ailleurs.Les Illuminations en sont la meilleure illustration .Rimbaud annoncera toujours le siècle prochain.Il a réussi une irréversible «déversification» de la poésie.Il ne fait jamais de littérature: il invente la poésie.Il n'y a pas d'énigme Rimbaud, il n'y a que le drame de ceux qui pensent: «jusque-là j'aime croire que cela ira mieux comme vous voulez bien me le faire croire; \u2014 si stupide que soit son existence, l'homme s'y rattache toujours.» La poésie de Rimbaud est le plus beau témoignage de dépassement littéraire.doute que le livre provoque une ment, en fait de livre pratique, je augmentation du nombre des sui- préfère les recettes de cuisine! rides \u2014 \"\" \" ., .lt EXIT FINAL: POUR UNE MORT DANS LA DICNl- Peut-etre! Mais personnelle- TE, Derek Humphry, le Jour, éditeur.m: QUE r i i ¦M ;\u2022»,\u2022.\"\u2022 \u2022 ¦ \u2022 i \"» *, ¦| t i i, i En première partie du livre les participants de La Course Europe-Asie nous racontent, avec chaleur et humour, leurs aventures et leurs découvertes.Puis apprenez à connaître les nouveaux participants de La Course Destination Monde à travers un sympathique autoportrait.De plus, suivez leur périple à la télévision en consultant des cartes de leur itinéraire et un lexique géographique complet.Avec des fiches de pointage, à la fin de l'ouvrage, vous pourrez vous-même noter leurs reportages à chaque semaine.VIENT DE PARAITRE ET DISPONIBLE EN LIBRAIRIE 19,95$ LA COURSE is 155 Vous avez aimé La Course Europe-Asie ?Venez revivre de bons moments avec ces participants au Salon du Livre de Montréal, stand 873, les 16 et 17 novembre.ijSk SOCIETE RADIO-CANADA SE&TIONS SAINT MARTIN LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 10 NOVEMBRE 1991 C3 LIVRES En quelques lignes Pour mieux comprendre les drogues es Éditions du Méridien publient ccl hiver plusieurs ouvrages sérieux sur une foule de sujets médicaux, psychologiques ou connexes.Un des sujets traités cet hiver est la toxicomanie.Dans un premier ouvrage, intitulé Prévention primaire et secondaire de la toxicomanie, trois spécialistes.Dollard Cormier, professeur émcrile au Département de psychologie de rUniversité de Montréal, Serge Brochu, criminologue à la même université, et Ican-Pierre Bergevin, psychologue du Collège Universitaire de Hearst fournissent un instrument de travail complet à ceux qui veulent oeuvrer dans cette sphère d'activité ou parfaire leur connaissance du phénomène.Et Line Beauchesne, qui enseigne la criminologie à TUni-versité d'Otawa, y va de son deuxième livre sur la légalisa-lion des drogues.Mme Beau-chesne rend compte de la réflexion d'aniiprohibilionnistcs pour qui la légalisation des drogues permettrait de développer des interventions plus cohérentes et plus efficaces concernant Tensemblc des drogues, interventions qui s'intégreraient mieux à des politiques de promotion de la santé.Deux livres utiles à ceux qui veulent se renseigner avant de se prononcer sur un sujet dont tout le monde parle.Pierre Vennat PREVENTION PRIMAIRE ET SECONDAIRE DE LA TOXICOMANIE.Dollard Cormier.Serge Brochu et Jean-Pierre Bergevin.Editions du Méridien; LA LEGALISATION DES DROGUES.POUR EN MIEUX PREVENIR LES ABUS, Line Beauchesne.Éditions du Méridien.Le testament de Warren ans ce dernier livre, le romancier américain Robert Penn Warren a tout mis: Tamour, le Sud-aitïéricain, la quête de soi à travers les actes et les événements de la vie cl ,aussi, de façon moins précise, des éléments biographiques.Sorte de testament.Un endroit où aller est Toeuvrc de la maturité, une oeuvre déjà marquée par La grande forêt et Les fous du roi.Warren est né au début du siècle avec le Dos Passos, Faulkner, Hemingway, Steinbeck et Caldwell.Mais comme le souligne justement Yves Berger dans sa préface, seul Warren n'a pas connu en France une juste gloire.Pourtant, deux fois lauréat du Prix Pulitzer, ce poète et romancier «métaphysicien» sudiste a été considéré comme le dernier grand écrivain américain et a été cité en modèle plus d'une fois par ses contemporains, notamment par Styron dans Le choix de Sophie, Dans son roman ultime Un endroit où aller, écrit à 72 ans, le père de led Tcwksbury meurt saoul, la queue entre les doigts et la tête sous les roues d*un chariot.Délivrée, sa mère n'a plus qu'un désir : éloigner à tout prix son fils unique de cet endroit où il n'y a pas d'avenir, de ce Sud sans horizon.Alors il cherche un endroit où aller, à travers sa recherche sur Dante et l'amour de Rozel-Ic Hardcaslle, en quête d'une terre, la mia terra, qui n'est ni le pays, ni la terre, ni le sol, ni Fendroit, ni le foyer, ni la patrie, mais toutes ces choses ensemble.«Les choses qui vous ont fait ce que vous êtes et qu'il vous faut vivre parce que vous êtes vous.» Carolc-Andrée Lanîel UN ENDROIT OU ALLER, Robert Penn Warren.Rornan traduit de l'américain par Anne-Marie Soulac.collection Babel, Actes Sud/Labor/IAire, 1991.La passion de r Histoire n grand historien, spécialiste du Moyen Âge nous parle de son métier.De sa découverte lente des documents qu'il faut apprendre à lire.Sans trop analyser les causes de cet étal de choses, il parle de l'importance prise par l'Histoire en France dans les années soixante.Du coup, des ouvrages très savants devinrent des best-sellers.On invitait à la télévision des érudits davantage habitués à la discrétion des séminaires.Duby raconte sa découverte de la télévision qu'il avait boudée bien longtemps avant qu'on lui propose une série sur les cathédrales.On suit la lente montée vers Paris et la consécration officielle d'un homme qui ne négligera pas de se ménager des appuis tout en travaillant en province.Nommé au Collège de France, puis à l'Académie, il regarde non sans nostalgie parfois, une vie somme toute bien remplie, tcuie frémissante encore de certaines rencontres et de découvertes.Marc-Fernand Archambauit LA VIE CONTINUE.G.Duby.Paris, Odile Jacob.1S91.Tout sur les syndicats a es unions, qu'est-ce oa que ça donne?» Que sait-on de leur histoire, de leur orientation actuelle, de leurs voies futures?Boréal publie, dans la collection Boréal Express, des livres de poche bien utiles.C'est dans cette collection que Bernard Dionnc.historien et professeur et auteur d'une importante thèse sur le syndicalisme international, vient de publier un petit ouvrage de référence.Le syndicalisme au Québec.Rien de prétentieux dans ce petit bouquin de 127 pages, format carnet de poche.Ft puis, bonne idée que les Français, passés maîtres dans l'usage des sigics à toutes les sauces, auraient intérêt à imiter: le livre débute par une liste des si-gles.On prend toujours pour acquis que tout le monde sait ce que veut dire CEO, CSN ou FTQ.Est-ce si certain?Pour quelqu'un qui désire savoir où en est le syndicalisme au Québec à l'heure actuelle, sans se faire charrier par une idéologie ou une autre, cet ouvrage de référence constitue un excellent départ.Pierre Vennat LE SYNDICALISME AU QUEBEC, Bernard Dionnc.Editions du Boreal, Collection Boreal Express.111 ui 5 Livres et Galeries d'art Adjoint au directeur de l'Information: MICHEL C.TREMBLAY Chef rie division : MARIO ROY Chef de section Evénements spéciaux : ALAIN DE REPENTICNY Secretaire de rédaction: FLEURETTE BELANGER Pupitre: NICOLE BEAUCHAMP, YVES DE REPENTICNY.MONIQUE PRINCE Galeries d'art: RAYMOND BERNATCHEZ Littérature québécoise: REGINALD MARTEL Information générale: PIERRE VENNAT Collaborateurs réguliers: Essais: MARCFERNAND ARCHAMBAULT Information générale: LUCIE CÔTÉ Littérature française: JACQUES FOLCH-RIBAS Roman policier: GILBERT GRAND Littérature étrangère: CAROLE-ANDREE LANIEL Périodiques: MARIE-FRANCE LEGER Bande dessinée : JOCELYNE LEPAGE En traduction : CLAUDE MARCIL Livres pratiques: HUCUETTE ROBERCE Littérature jeunesse: SONIA SARFATl Poésie: CILLES TOUPIN REGINALD MARTEL fl Ce sera beau, vaste, riche.Et les visiteurs du Salon du livre de Montréal auront de bonnes raisons de croire que l'édition ne va ni mieux ni pis que les autres industries.C'est peut-être vrai après tout, si on veut considérer la maison dans son ensemble, en négligeant un peu son étage noble, la littérature.Car la littérature ne se porte vraiment bien que lorsqu'elle peut profiter de l'apport d'autres productions.C'est le cas chez les groupes d'édition, qui publient des textes littéraires niais aussi des livres pratiques, des témoignages, des manuels scolaires, etc.Depuis le dernier Salon du livre de Montréal, la vie a été dure pour l'édition littéraire.Une mesure gouvernementale infâme \u2014 la taxe sur les produits et services\u2014, associée à une récession économique qu'elle a d'ailleurs contribué à accentuer, a rendu plus prudentes les petites maisons où naissent les beaux risques littéraires.Selon les quelques éditeurs consultés, il est difficile de savoir dans quelle mesure taxe et récession ont affecté la vente de leurs titres.C'est qu'ils ne disposent pas, les pauvres, des instruments qui leur permettraient de fines analyses.M.Gaétan Lévesque, de la maison XYZ, a eu la chance (et le talent, évidemment) de publier Louis Hameiin et Christian Mistral, qui sont les locomotives de la maison.Sans Tl^S et sans récession, aurait-il vendu 10 000 Mistral au lieu de 5 000?Il n'en sait rien.Il avouera en tout cas que c'est «toujours angoissant» de publier un titre littéraire.Question de goût d'abord : on ne sait pas si le public va partager l'enthousiasme de l'éditeur ; question de coût aussi : les locomotives ont beau assurer des rentrées, il faut beaucoup d'argent pour assumer sereine-ment le risque financier de l'édition littéraire.«Pour vivre, il faut un bon fonds et que les livres soient étudiés dans les écoles», dit M.Lévesque.Autrement dit.il faut travailler fort et longtemps pour donner à une maison d'édition littéraire des assises solides.Aux éditions Trois que dirige Mme Anne-Marie Alonzo, on pratique les vertus cardinales de foi et d'espérance.On croit à ses choix éditoriaux cl on refuse les compromis; on espère «trouver quelque chose entre la publicité et le mécénat, pour que le secteur privé s'intéresse à l'édition : ça aiderait à sauver les meubles».L'aide gouvernementale n'est pas négligeable, encore qu'elle soit curieusement répartie.Cette année, un gouvernement a donné 54 000$, l'autre 121$.Devinez qui sont l'un et l'autre.Trois, comme d'autres maisons, a maintenu le même rythme de production mais a du réduire les tirages, par prudence.Le cercle vicieux Une telle décision relève de la sagesse la plus élémentaire, dira- Un livre, ce n'est p nécess ment d t-on.mais elle n'est pas sans conséquence.Il va de soi que le coût unitaire est directement proportionnel au nombre d'exemplaires fabriques.El si chaque exemplaire coûte plus cher, il faut ajuster le prix de vente à la hausse et risquer de décourager l'acheteur.C'est le cercle vicieux.Les tirages, aux éditions Triptyque, sont généralement assez faibles: environ 700 exemplaires.La jeune maison, nous dit son directeur général M.Raymond Martin, n'a pas vraiment ressenti les effets de la récession et de la TPS.Quand on publie une quinzaine de titres par an, un ou deux suffisent à soutenir les autres.Chez Triptyque, un Guide de la chanson québécoise a apporté de bons résultats et aussi la pénétration dans le réseau scolaire de quelques noms: Mme D.Kîmm, M.Michel Gosselin et Mme Louise Warren ; chez Trois, c'est un titre de Mme Clémence Des-Rochcrs.M.Denis Vaugeois, des éditions du Septentrion, raconte ainsi l'année qui vient de s'écouler: «Des le début de l'année, nous avions plus de retours des librairies.Moins de ventes égale moins de rentrées et les titres plus ris- qués n'ont pas paru.De trente titres l'année précédente, nous sommes passés à 17 ou 18.» Réduction des tirages aussi, réduction des offices (ouvrages envoyés d'office aux libraires), réduction des services de presse, mises à pied.M.Vaugeois dira cependant (en souriant, car un éditeur n'avoue jamais qu'il publie ce que d'autres ont refusé) que le réduction de la production, dans des maisons «plus sexy» que la sienne, lui a apporté de bons manuscrits.L'ancien ministre voit l'avenir avec optimisme.Le monde du livre, un peu assoupi depuis la lutte contre la TPS, devra pourtant reprendre ses luttes.Contre la TPS, évidemment, mais aussi à propos de la photocopie, «qui n'est pas prise au sérieux par tout le monde» malgré la loi, et des achats des bibliothèques.\u2014 Des bibliothèques des écoles?\u2014 Les écoles?Elles n'ont même plus de budgets d'acquisition! le parle des cégeps et des universités.Aux éditions du Remue-ménage, une toute petite maison (six Ittérature ou sept titres par an ), on a traversé la crise, réelle ou appréhendée, sans trop de dégâts.Là encore, c'est parce que deux titres, ceux de Mmes Jeanne-Mance Delisle et Esther Rochon, ont bien marché.Mme Marie-Madeleine Raoull croit aussi que les activités de promotion auprès des libraires, à l'occasion du 15e anniversaire de sa maison, ont porté leurs fruits: «L'effet de ce 15e anniversaire nous a maintenu.Sans la récession, sans la TPS, peut-être aurions-nous fait mieux.» Et, paradoxalement, une petite maison serait moins vulnérable qu'une plus grosse, dit-elle, «parce qu'il est plus facile de resserrer les coûts fixes; par contre, nos petits budgets ne nous donnent pas la possibilité de faire des coups d'éclat dans la mise en marché».Mme Raoulî, qui a peu réduit ses tirages, affiche une confiance dont personne ne saurait faire l'économie.Elle dit, en substance, que si ça va moins bien, il faut être plus ingénieux; et qu'«il faut faire attention si on ne veut pas perdre son énergie dans la morosité».1 I 640 pages, 22.95 S L'actualité internationale à votre portée L'annuaire économique et géopolitique mondial AU SALON DU LIVRE DE MONTREAL STAND 869 0:i:^m^^emmencontrerm^ I^urcalfid»^,i,,ion/'td« Les Fc»\"' Monin o la pleine lune C4 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 10 NOVEMBRE 1991 LIVRES Un premier roman trop allusif, maïs prometteur LUCIE CÔTÉ collaboration spéciale O À trop vouloir laisser libre son lecteur, lean Barbe Ta plutôt délaissé dans Les Soupers de fête, son premier roman.Pour être efficace, l'écriture allusive doit éirc parfaitement maîtrisée; peu de choses sont dites, certes, mais l'essentiel est pourtant là et le lecteur est ravi d'avoir à travailler pour que se construise l'histoire.Mais lorsque des maladresses se glissent dans le texte, l'allusion est perdue, on sombre dans le vague et ces phrases sont alors inutiles et encombrent le récit, comme cette parenthèse: Quelque part dans l'immeuble sonne un réveil.Le rédacteur en chef de l'hebdomadaire culturel Voir tombe trop souvent dans ce travers en voulant seulement sug&cïcr les drames que vivent les personnages et son écriture est alors appliquée, monotone.Jean Barbe, qui fêtera ses 29 ans dans deux semaines, a campé des personnages qui auront comme lui bientôt 30 ans, l'âge où on esquisse une manière de petit bilan pas toujours réjouissant et où Ton pense parfois qu'il est déjà trop tard pour modifier le cours de son^existence.Il s'attache à noter le moindre détail de la vie quotidienne de ses personnages et sait cerner les petits travers, le ridicule, la complaisance et la vanité des gens, même si ses descriptions sont souvent trop banales.Dans le premier chapitre et particulièrement dans les trois premières pages, les incises, nombreuses, utilisent presque toujours les deux mêmes verbes \u2014 LITTERATURE QUEBECOISE pense Charles, pense Caroline, se demande Charles, se demande Caroline\u2014 et contribuent à appauvrir le texte.Cependant, il arrive aussi, malheureusement trop peu souvent, que (ean Barbe quitte enfin sa trop grande réserve et écrive pour de vrai, en faisant très très bien voir les choses, et en réussissant à résumer l'essence d'un personnage en quelques lignes: Car François aime \u2014 ou aimait ?\u2014 les fleurs, mais pas n 'importe lesquelles; plutôt ces plantes exotiques qui ont l'air de minuscules palmiers, avec une grosse tige rude et brune et quelques feuilles à peine, au sommet, des erreurs de la nature, on dirait, et c'est ce qui lui plait, à François, l'erreur, le brin de ridicule dans l'étoffe de la nature \u2014 et il rit et bat des mains et saute sur place, comme un enfant excité, et c'est exactement ce qu'il est, et comment résistera ça, comment?François est celui qui organise le souper de fête du titre auquel il convie tous ses amis.Il s'agit plutôt de retrouvailles, puisque le jeune homme rentre d'un voyage d'un an (qui sera raconté).Son absence a dispersé ses amis, son retour provoquera des bouleversements, surtout pour Charles et Caroline, les deux autres personnages sur lesquels s'attarde Jean Barbe dans ce roman malgré tout prometteur.LES SOUPERS DE FETE, Jean Barbe.Montréal, Boréal, 1991,157 pages.Tout en Usant.JACQUES FOLCH-R9DAS collaboration spéciale programme ! m c me fais l'effet du Bateleur de foire \u2014 W ou de cirque.Vous savez bien, celui qui fait l'article, qui annonce le programme substantifique de la soirée, donne les noms des artistes et leurs titres de gloire, puis raconte les exploits qu'ils vont réaliser devant vous: \u2014 Mesdames et Messieurs! (Roulement de tambour) Vous allez avoir l'honneur et l'avantage de voir, ce soir même, l'incroyable Antoine Blondin, le seul, l'unique, l'ancien membre de la compagnie «Les hussards» que les foules ébahies et de langue française ont salué depuis tant d'années qu'on en a perdu le compte, et ceci de Toulouse à Strasbourg et de Sherbrooke à Blanc-Sablon! (Tambour).Le superbe, le tendre, le subtil et l'incroyable Antoine Blondin!.Et allez donc.Ah, les adjectifs et les épi-thètes! Les bateleurs ont toujours eu des problèmes avec les qualificatifs.Ht pourquoi pas?l'ai toujours envié le sort du bateleur de foire.L'homme du baratin, certes, mais complice, à grands clins d'oeil essayant de faire partager ses bonheurs.Parfois, dans cette collection Bouquins (les livres mous qui restent ouverts, les livres en caoutchouc) on publie des oeuvres complètes exceptionnelles.En voici une, celle d'Antoine Blondin.On ne peut pas rater cela, car il s'agit du doux, tendre, talentueux et très modeste Blondin qui vient de casser sa pipe après avoir enchanté deux ou trois générations de lecteurs.Il aimait le sport, Blondin, et surtout la bicyclette.Alors il écrivit des dizaines d'articles dans les journaux sportifs.Il suivit vingt-sept tours de France, huit championnats d'athlétisme et sept Jeux olympiques.Les lecteurs se précipitaient sur ses chroni- ques truffées de calembours et de formules à l'emporte-gueule.En prime, par-dessus le marché, nous recevions chaque fois une giclée de littérature.Parce que, comme écrivain, le Blondin, il était un peu là.La preuve: ses romans.Les Enfants du bon dieu, l'Europe buissonniùre, l'Humeur vagabonde, un Singe en hiver.Eh oui, c'est de Blondin.Une anecdote.C'est lui qui refusa d'aller à Apostrophes parce que, dit-il \u2014 Il y a trop de bistrots entre chez moi et le studio : je n'y parviendrais pas.Alors Pivot se dérangea, et s'en fut chez Blondin.À l'époque, c'était le comble de la notoriété.Ce fut justice, surtout, pour la tardive reconnaissance d'un pilier de bar qui fut aussi un pillier d'art: d'écriture.Moralité: on est toujours trahi par les siens, jamais par les lecteurs.Et puis, n'oubliez pas: lorsque Blondin écrivait un article sur un autre écrivain (par exemple sur Baudelaire, sur Fallet, sur Nimier) eh bien personne n'a fait mieux, plus précis, plus «serré», plus subtil.Le bateleur vous l'assure: Blondin, c'est de la graine de Vialatte, et ses romans de la graine de Blondin.Inimitable.L'insensible, c'est l'histoire époustouflan-te de celui qui naquit et vécut, insensible à la douleur.Vous avez bien lu.Cet enfant pose la main sur un fer à repasser brûlant, son index se met à rôtir, l'enfant sourit, béat, et fait des «areu, areu» à sa nourrice.L'horreur absolue.Il ne sent rien.Imaginez: ça va être drôle, sa vie! Et puis, est-ce que cela se peut, une maladie semblable?Il parait que oui, cela s'appelle l'insensibilité congénitale à la douleur, il y a quel- ques cas connus et c'est le sujet d'un roman passionnant.L'auteur est médecin ; il a écrit sa thèse de médecine sur ce thème, mais c'est en romancier qu'il le traite.C'est-à-dire qu'il construit un personnage d'«insensible» nommée Donatien Gallicn, et raconte sa vie, et bon, le lecteur ne peut être que fasciné par ce cas extrême de tragique, ce handicap pas comme les autres, ce malheur suprême: ne pas pouvoir souffrir physiquement.Ce livre est une recherche de la souffrance, paradoxal et violent, et une explication de la solitude, qui en vaut beaucoup d'autres.En passant, vite vite, quelque chose qui se lit très lentement et dont on savoure les pages une à une.Un livre qui s'intitule Que-rencia et autres lieux sûrs.En espagnol: querencia signifie le «bon vouloir», le désir de s'attacher, la dilection.Ce sentiment qui nous vient devant un lieu,4 précis, qui soudain nous attire: un refuge, l'endroit le plus secret de notre jardin secret.Là, tout sera ordre et beauté, paix, luxe et volupté.C'est à peu près cela que signifie la querencia.C'est de l'amour, en somme, c'est un désir d'amour, ou d'amitié.Un écrivain, Pierre Veilletet, nous écrit à propos de lieux sûrs, protégés, où il se sent bien, à l'aise pour écrire.Cela m'a paru d'une très grande beauté.Descriptions chaudes, voluptueuses parfois, entremêlées des récits et des savoirs provoqués par ces lieux.le vous assure.(Roulement de tambour).ANTOINE BLONDIN.oeuvres (romans, chroniques) 1558 pages, collection Bouquins.Robert Laffont, Paris.L'INSENSIBLE, par Claude D.Markus.roman, 277 pages, Presses de la Renaissance, Paris, 1991.OUERENCIA ET AUTRES LIEUX SÛRS, par Pierre Veilletet, 152 pages, éditions Ariea, Paris, 1991.Pierre Biais LOUP SOUT^lUE Un mercenaire québécois pleure le Viêt-nam Pierre Biais a participé à la guerre du Viêt-nam parce qu'il croyait défendre une bonne cause.Aujourd'hui, il réalise toute l'horreur de cette guerre injuste.Il raconte, dans cette histoire poignante, l'entraînement militaire, les patrouilles dans la jungle, les pièges auxquels il échappe de justesse, les compagnons déchiquetés, les assassinats et les massacres contre les populations civiles.Un voyage unique et troublant à travers l'empire américain de la guerre.3S9 pages \u2014 24.9S à Dqtàot la guerrei:l4.;1Ô^lé lieutenantrJean1 - ehjeuxÀp^M & que^etceligièus^s de%ure, \u2022; y.: > mmmm La littérature d'aujourd'hui LEMÉAC La littérature d'aujourd'hui LEMËAC I Ez3 I Un livre passionnant.un cri du cœur.Paul Ohl, l'aventurier de l'écriture.Lucie Côté, La Presse Soleil noir est un roman époustouflant qu'il faut lire absolument.Jean-Pierre Coallier, Ad Lib Soleil noir n'a pas seulement conduit son auteur sur le toit du monde, mais aussi au sommet de son art.Paul Ohl est devenu rien de moins que l'un de nos plus puissants romanciers.Régis Tremblay, Le Soleil Soleil noir marque un tournant dans!.] le roman historique fait au Québec.Franchie Bordeleau, Le Devoir La fondation de Montréal appartient à l'histoire des folles entreprises mystiques.De riches dévots français décidèrent de créer, dans l'île de Montréal, une «communauté chrétienne» exemplaire où colons français et «sauvages de la Nouvelle-France» vivraient du travail de la terre.Même si le projet tourna court et que le mélange des races n'eut pas lieu, on venait de jeter les bases d'une des grandes métropoles modernes du continent américain.Dans son récit, Louis-Bernard Robitaille nous révèle des personnages hors du commun: Jeanne Mance, Paul Chomedey de Maisonneuve, Lambert Closse et Charles Lemoyne.On y croise également des aventuriers de haute volée, Pierre-Esprit Radisson, Dollard des Ormeaux et Cavelier de La Salle.m y is- hi Mill lirai i i i l m testament du gouverneur roman Un livre qui passionnera les Montréalais et tous les amateurs d'histoire.éditions AMERIQUE EN VENTE DANS TOUTES LES LIBRAIRIES la presse l fÂGES - ÉDITIONS QUE LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 10 NOVEMBRE 1991 | LIVRES j Combescot n'a pas l'intention de s'isoler LUCIE CÔTÉ ! collaboration spéciale ¦ Deux jours après avoir reçu le prix Gon-court pour son troisième roman, Les Filles du |J Calvaire, Pierre Combescot est un homme oc-j .cupé, très sollicité, qui dispose de dix minutes jp pour expédier son interview outre-Atlanti- lu Ce journaliste qui a commencé sa carrière |n aux Nouvelles littéraires, apprenant son métier avec jean-François Khan (de L'Êvéne-Id ment du jeudi), collabore aujourd'hui à L'Ex-|t, press et au Canard Enchaîné, où il est critique |e d'opéra sous le pseudonyme de Luc Dccygnes, |n «les pigistes qui ne font pas partie du staff |n n'ayant pas le droit de signer leurs articles», h explique-t-il.' Pierre Combescot n'a pas l'intention d'abattis donner ce travail, même si les retombées du {] Concourt peuvent généralement permettre S au gagnant de le faire.U «Le prix Goncourt n'est pas une façon de £ s'isoler, je vais continuer à faire mes deux ar-l ticles par semaine et à écrire des romans à Jr côté, assure-t-il.L'un irrigue l'autre.» r Auteur de seulement quatre livres en 18 |r ans, dont, d'abord, la biographie de Louis II je de Bavière, déjà gagnant du prix Médicis en |a 1986 pour Les Funérailles de la sardine, prix | p Goncourt dès le premier tour de scrutin, Pier-| ï rc Combescot aspire maintenant, en plaisan-11 tant (bien sûr) au Nobel.Le quatrième de couverture des Filles du Calvaire assure que l'auteur «ressuscite le grand roman populaire du XIXe siècle».Il ré- I torque que «ce sont des conneries» et expose II sa vision des choses: le .*^es du Calvaire est un grand roman 1 » picaresque du XXe siècle sur un thème qui me 1 tient beaucoup à coeur, la rédemption.C'est I un roman qui montre comment chacun peut Pierre combescot s'introduire dans la vie de quelqu'un d'autre et la rédempter.«La construction de mon roman est rigoureuse même si mon plan est seulement dans ma tête.C'est une structure musicale qui est très importante pour moi.)'ai écrit mon livre comme une symphonie avec une phrase de la Bible qui revient, comme un leitmotiv.» Cette phrase, // se plaça entre les vivants et les mo 's, parfois modifiée, touche et lie plu- sieurs des personnages, la patronne d'un caîe, une mercière, un policier de la mondaine, des prostitué(c)s et leurs clients, des artistes de cirque.C'est d'abord l'écriture que l'on remarque en commençant cet épais roman, exigeant et un peu déroutant, écrit très petit et serré qui raconte une histoire inénarrable étalée sur 30 ans.Une écriture magnifiquement maîtrisée, au rythme lent, sinueux, extrêmement détaillée, presque précieuse et qui ne dédaigne pourtant pas l'argot.La troisième phrase du roman pourrait cependant décourager un lecteur pourtant plein de bonnes intentions: En outre, si d'aventure celle-ci se révélait inexacte, cette découverte aurait pour conséquence immédiate de détruire l'étonnant ouvrage du hasard, lequel, si l'on y songe, souligne encore mieux l'évidence de ce jour comme le seul propice au dénouement d'une affaire dont peu, certes, se souviennent, mais qui, à l'époque, avait bouleversé le quartier et, bien au-delà, fait sentir ses effets jusqu'aux Enfants-Rouges et dans la synagogue de la rue Pavée, tant la figure de Madame Maud avait su acquérir en quelques décennies cette sorte de popularité, défiant les frontières artificielles des avenues et des boulevards dans un Paris où, généralement, chacun s'entend ù ne voir pas plus loin que le coin de sa rue.» L'humour et la fantaisie ne sont pas absents de ce livre-spirale où défilent ces nombreux personnages pittoresques mis en contact d'une manière parfois complexe, jamais confuse, savamment dévoilée peu ù peu, surtout dans un quartier populaire de Paris, le XIe arrondissement, traité comme un personnage à part entière.«le pense qu'il faut se laisser aller, en écrivant, expose Pierre Combescot, mais c'est pour ensuite se reprendre.» LES FILLES DU CALVAIRE, de Pierre Combescot, Paris, Grasset, 1991,427 pages.Franck: «Je suis un grand privilégié » LUCIE CÔTÉ collaboration spéciale \\ m ¦ Gentil et drôle, enthousiaste à l'idée de se retrouver ici dans un mois.Dan Franck se ré-|3 jouit d'avoir remporté le Renaudot, souvent perçu comme le prix de consolation du Goncourt.«Oui, je suis content, c'est le prix de Perec, de Le Clézio d'Annie Ernaux.» La Séparation, son neuvième livre en 11 ans, depuis Les Calendes grecques qui avait gagné le prix du Premier roman en 1980, ra- 1 conte, du point de vue peu souvent exploité .du mari, la pénible séparation d'un couple r marié depuis sept ans, étape par étape, depuis le premier geste d'indifférence.«fe ne pensais pas faire le roman d'une génération, je ne suis pas un théoricien, mais un p[ romancier.J'écris comme les écrivains qui se respectent et qui ne sont pas des écrivants.La base de mon travail, c'est l'imaginaire, pas la socioiogie», indique Dan Franck, commentant la réception de son livre et une phrase prononcée par un ami du narrateur qui l'encourage à écrire son histoire: ce n'est pas seulement important pour toi mais aussi pour nous, les hommes, les hommes de notre génération.Le livre de Dan Franck, même si la vie du narrateur ressemble à celle de l'auteur, reste donc une oeuvre de fiction.« La vie des écrivains est sans importance et l'histoire que je raconte est universelle.Mais - si j'avais trouvé mon livre trop impudique, je ne l'aurais jamais publié», affirme-t-il.J Un aspect très important de ce livre, pour jj Dan Franck, est le rapport qui s'établit entre (1 un homme et ses enfants.Le narrateur souf- 2 frira beaucoup d'être séparé de ses deux en-J fants, l'Aîné âgé de cinq ans, et le Cadet, âgé Dan Prssnck de seulement sept mois.// est amputé d'une partie de lui-même, écrit Dan Franck.// ressent un vide à l'intérieur de son corps et de son espace, comme s'il posait sa main sur un membre qui se dérobe, une forme qui n 'existe plus.«Le seul domaine où je suis critique par rapport à la justice française, c'est en ce qui concerne les enfants.Le système est complètement matriarcal.On a demandé aux hommes de s'occuper de leurs enfants, mais c'est toujours la mère qui obtient la garde au mo- ment du divorce.La loi est parfaitement réactionnaire, c'est un peu ça que j'ai voulu raconter.Il y a plein d'hommes dans cette situation», observe Dan Franck qui a écrit La Séparation très vite, en cinq semaines seulement, dans une langue épurée, qui ne recherche pas les effets, avec un ton très sobre.«Mon écriture est toujours concise, dépouillée, presque sèche, remarque Dan Franck.Je ne sais pas délayer.«La séparation est un thème porteur, aussi, ça m'a aidé.Mais je ne croyais vraiment pas que cette histoire aurait du succès», confie l'écrivain qui réussit à vivre de sa plume en étant aussi scénariste.«Je suis un grand privilégié, affirme celui qui a commencé à écrire.* assis, explique-t-il avec beaucoup de bonne volonté.J'ai toujours voulu faire ça», souligne Dan Franck, ajoutant qu'il a fait ses débuts comme décrypteur de bandes magnétiques et qu'il a rédigé, pour des personnalités, plus d'une cinquantaine d'ouvrages comme nègre, tout en écrivant aussi pour lui.«C'était complètement schizoïde.Il faut être assez costaud pour ne pas se faire bouffer par ça.» L'écrivain a signé deux de ses livres, Les Aventures de Boro, reporter-photographe en collaboration avec Jean Vautrin.«C'était un pari d'alcooliques, explique volontiers Dan Franck.Nous ne nous connaissions pas, mais nous avons eu l'idée de Boro au cours d'un repas extrêmement arrosé.Nous sommes entrés chez un éditeur et sommes ressortis avec un contrat.C'était magique, lean et moi avons des rapports extraordinaires», s'émerveille Dan Franck qui annonce que les aventures de Boro seront portées à l'écran avec Robin Renucci dans le rôle du héros.LA SEPARATION, de Dan Franck, Paris.Editions du Seuil.1991, 213 pages.La vie des livres PIERRE VENNAT Joyeux anniversaires as moins de 14 anniversaires seront célébrés, cette année, au Salon du livre de Montréal.Plusieurs ont déjà été soulignés dans ces pages.On songe à Gallimard et Laffont, deux maisons de Paris, aux Éditions Beauchemin, la doyenne des maisons du Québec avec ses 150 ans, à Communication Jeunesse, dont nous parlions ici même dimanche dernier, aux Écrits des Forges, fondés par Gaston Bellemare et le poète Gatien Lapointc à Trois-Rivières et qui, en 20 ans, ont publié quelque 200 titres répartis en six collections, dont une cinquantaine en coédition avec des éditeurs français.Les Écrits des Forges assurent la gestion de la revue Estuaire, laquelle s'est démarquée des autres revues de poésie en tenant compte de toutes les poésies qui se font.De plus, la maison organise depuis cinq ans le Festival de poésie de Trois-Rivières, un événement d'envergure internationale, et elle vient de publier le Dictionnaire des écrivains de Mauric7e.Il y a bien sûr aussi les Éditions du Noroît, qui célèbrent leur 20e anniversaire comme maison vouée amoureusement ù la poésie, les Éditions JCL de Chicoutimi, fondées par Jean-Claude Larouche, qui célèbrent leur 15e, et les Éditions du Méridien de François Martin, qui célèbrent leur 10e, tous des événements déjà soulignés.Mais il y a aussi le 20e anniversaire de Vidéo-Presse, magazine pour jeunes de 9-16 ans, publié par les Éditions Paulines et qui tire à 26 000 exemplaires.Ce magazine parle d'environnement, de cinéma, d'histoire, d'astronomie, de relations interpersonnelles, de drogue, de communautés culturelles, de faune, de flore, etc., bref d'une variété de sujets intéressant les jeunes.Avec ses 20 000 abonnés en caisse, Vidéo-Presse est certes l'un des plus grands succès de la jeune presse d'ici, sa distribution couvrant 78 p.cent des institutions scolaires du Québec.Et puis il y a Diffusion-Prologue, créé par Francine Pa-quette et Guy Saint-Jean en 1976, et qui constituerait le premier véritable réseau de distribution pour les éditeurs québécois.Aujourd'hui, la maison compte 35 employés et diffuse, partout au Canada, quelque 9 000 titres de plus d'une centaine d'éditeurs québécois, canadiens et européens, ces derniers représentant 40 p.cent de son chiffre d'affaires.Diffusion-Prologue entend maintenant accroître la vente de livres en français aux États-Unis et la participation d'éditeurs anglophones au sein de l'entreprise.Soulignons également les 15 ans de la Magnétothèque, qui encourage le développement et l'autonomie des personnes aveugles en leur donnant accès aux livres-cassettes.Comme chaque année, la Magnétothèque fera appel à la générosité des visiteurs du Salon en y organisant un encan de livres dont les recettes vont à l'expansion de l'oeuvre.Un autre 15e anniversaire à souligner, celui des Éditions de la Pleine Lune, fondées par Marie-Madeleine Raoult et Rolande Meunier en 1976, et qui ont réussi sans fléchir à s'en te-nir à la politique qu'elles s'étaient fixées au début: ne publier que des textes signés par des femmes.Effectivement, des écrivaines aussi réputées qu'Anne Dandurand, Esther Rochon ou Pauline Harvey y ont été publiées pour la première fois.Ce qui en fait la «maison littéraire des femmes du Québec», à raison de six à huit parutions par année.Et pour terminer cette enumeration de joyeux anniversaires, Louise Courteau, journaliste, devenue éditrice en 1981, célèbre les 10 ans de sa maison.En 1983, elle a tenté une première percée sur le marché jeunesse, mais le succès du best-seller Ils ont vu l'an 2000 l'a incité à s'engager davantage sur le terrain de l'écriture éso-térique.Elle a aussi abordé avec succès l'édition musicale en 1985, avec La petite histoire de l'Orchestre symphonique de Montréal et attribue 50 p.cent de son chiffre d'affaires actuel à la diffusion d'une cinquantaine de titres en France, en plus de s'ouvrir au marché belge, suisse et californien.\" Bon anniversaire à toutes ces institutions essentielles à la ; diffusion du livre chez nous! Les 15 ans du Triptyque Mais il n'y a pas qu'au Salon du livre de Montréal, où l'on célèbre.Ainsi, les Éditions Triptyque, fondées en 1976 dans le but de promouvoir des textes «d'une qualité d'écriture évidente et d'animer la ferveur de tous ceux et celles pour qui la lecture constitue une activité privilégiée», célèbrent de leur côté leur 15e anniversaire.Celui-ci coïncide avec la publication du 50e numéro de la revue Moebius, qui se présente comme revue d'écriture et de littérature et qui parait quatre fois l'an.Autour de cette revue se crée toute une sphère d'activités qui viennent nourrir la maison et en garantir la santé.Le 49e numéro, dont la parution est récente, était consacré à la poésie française contemporaine à l'approche de l'an 21 fi il Une vision bien particulière du Québec ROBERT MAILLOUX I I î y ! 'y f V f r i J 11 en est de Mia et Klaus comme des ï Dupont-Dupond : depuis trente-cinq ans, \\ l'un ne va pas sans l'autre.Qui n'a jamais r vu, dans un des nombreux magazines 3 auxquels ils collaborent, ou dans un de i leurs livres précédents, une de leurs pho-r tos prises autour du monde?Mais la j comparaison avec le duo d'Hergé s'arrê- < te là, bien entendu.Car pour quiconque : a la chance de rencontrer ce dynamique < duo, le contraste entre ces deux person- \\ nalités constitue une heureuse surprise, r ! Un peu d'histoire: en 1955, Klaus Mat-\\ thes, photographe allemand, arrive à 5 Montréal avec cinquante dollars en po-I che.Durement affecté par les années de 'guerre qu'il a vécues de trop près, il est I néanmoins résolu à refaire sa vie dans t un pays relativement épargné par la folie 1 des hommes.C'est alors qu'il rencontre J Mia, une Québécoise de souche qui par-Itage son temps entre sa profession de \" dessinatrice et l'éducation de ses cinq en-} fants.Ils unissent alors leurs talents et 'j fondent un studio de photographie à | Cartierville.Ils se procurent appareils-! photo et équipement de chambre noire S usagés, paient trois mois de loyer d'avan-i ce et, sans un sou en banque, se lancent à | la recherche de clients potentiels.Le succès vient rapidement.Les talents S de portraitiste de Mia joints à la techni-ique rigoureuse de Klaus propulsent le « petit studio de la rue Gouin au faite de la 1 popularité.Tout un chacun dans ce ! quartier bourgeois vient se «faire tirer le \u2022 portrait» ou immortaliser la cérémonie \u2022 de mariage.Mais les années passent et ! vers 1965 que ce qui devait arriver avri-î vc: Mia d'abord, et Klaus pas loin derriè-< rc, commencent à ressentir la lassitude Ides gestes trop souvent répétés.«Les \u2022 clients voulaient des portraits flatteurs, à ' mille lieues parfois de la vérité que nous i voyions en eux, et, de plus, la routine \u2022 nous pesait de plus en plus», se rappelle 1 Mia.Elle qui avait juré de ne travailler qu'en faisant uniquement ce qu'elle aime! C'est vers ceuc époque que les clients butent parfois sur la porte du studio fermé pour cause de «vagabondages photographiques» des proprios sur les routes du Québec.Le grand virage Mais ces brèves excursions n'étaient qu'un prélude à ce voyage autour du globe qui marqua un changement de cap dans l'orientation des deux photographes.Fin des années soixante, ils obtiennent en effet une bourse du Conseil des arts du Canada: effectuer un tour du monde pour monter une exposition de photos sur le thème de la fraternité.Un an s'écoulera ainsi, ponctué de rencontres exceptionnelles.Au fil des jours, les deux photographes réalisent que la photographie passe en quelque sorte au second plan.Une belle découverte, d'abord, celle, pas si évidente après tout, que «le coeur humain, c'est le même coeur qui bat partout».Et puis, au contact de civilisations tellement riches et profondes, une démarche spirituelle s'amorce chez eux, démarche qui n'a pas encore pris fin à ce jour.Mais le retour est pénible.Le Québec de l'époque n'a ni le temps ni l'envie de recevoir leur trop-plein d'impressions.Klaus se rappelle avec amusement qu'à la fin du voyage, il remarqua que les grands sujets de conversation en Occident tournaient autour de la Bourse et des derniers achats.Est-ce pour cela que leurs travaux photographiques prirent désormais un virage vers le paysage?Probablement, car, comme dit Mia, «devant la difficulté de communiquer avec les gens d'ici, nous nous sommes tournés vers la consolation de vivre dans la beauté du paysage», lis ferment alors définitivement le studio et, faisant un pied-dc-nez au 9 à 5, se consacrent uniquement à la recherche de la beauté dans la nature.Un Québec particulier Les voici, vingt ans plus tard, nous présentant leur dernier livre: Le Québec des grands espaces.Une vision bien particulière de notre pays que ce bel ouvrage réunissant près de cent cinquante photoi graphies couleur.Celle de la nature vierge, mille fois renouvelée par les changements de lumière propres aux heures et aux saisons.Ne cherchez pas la main de l'homme dans ces photos prises aux quatre vents du Québec.Que la terre, le ciel et l'eau surpris dans leur ronde intemporelle.Parfois seulement une maison, présente sur la photo parce qu'elle communie avec l'immensité, mais pas plus.Comme le dit si bien Mia, sous le regard complice de Klaus, «notre vision n'est pas sociale.Nous laissons les photos de ruelles à d'autres qui le font très bien.Nous, la nature nous amène dans un monde sacré et nos photos sont une invitation à partager le bonheur qu'elle nous apporte.» Trois ans de travail pour ce dernier livre.Des dizaines de voyages pour recueillir des milliers de diapositives 35 mm.Et partout le même scénario se répète.Dès qu'ils se trouvent sur les lieux, une métamorphose s'opère chez le couple.Mia, d'ordinaire volubile et exubérante, se replie sur elle-même pour mieux travailler.Klaus, qui a plutôt la réputation de ménager sa salive, devient alors intarissable, décrivant à sa compagne le paysage et la façon dont il le photographiera.Un double Dr.Jekyll et Mr.Hyde, en quelque sorte! C'est donc à une distance prudente que chacun travaille.Ce qui ne les empêche pas de mettre toutes leurs photos en commun par la suite, au point où ils oublient parfois qui des deux a réalisé telle photo.Alors, cher lecteur, soyez aux aguets lors de votre prochain voyage.Si vous apercevez, appuyés au rebord de quelque précipice, une charmante dame à la crinière de lion, et, quelques pas plus loin, un photographe flanqué de trois Nikon, vous saurez à qui vous aurez affaire.Vous devrez attendre longtemps avant de pouvoir leur parler (que diriez-vous de quatre heures pour que le bon nuage passe au bon endroit?), mais votre patience sera récompensée.En vous approchant, vous verrez dans leurs yeux qu'ils ont rencontré le Grand lardinier Paysagiste! LE QUEBEC DES GRANDS ESPACES.Min et Klaus.Mont-real.Editions Libre Expression.1991.147 photos.¦ - - m «Kl Dans Le Québec des grands espaces, de Klaus et Mia Matthes, qui réunit près de 150 photographies, la nature et la quête du sacré sont omniprésentes. C6 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 10 NOVEMBRE 1991 Le meneur de ce jeu-dialogue est l'écrivain Victor-Lévy Beaulieu qui atteint ici le sommet de l'art de son ancien métier de journaliste.Les réponses que lui a données Roger Lemelin sont d'autant plus graves et inattendues que les questions étaient aiguës.Résultat: Ce n'est pas un simple livre! C'est une double radioscopie de la mémoire et de l'âme de celui qui fut un journaliste-écrivain-homme d'affaires par comme les autres et d'un écrivain-dramaturge-journaliste qui sort, lui aussi, du commun.La misère en Caspésie wê es maris savaient pas lire.Ils s'en Hb allaient aux chantiers l'hiver et, le reste du temps, une fois revenus à la maison, ils se mettaient les deux pieds sur la bavette du poêle et attendaient le prochain chantier.C'est la femme qui travaillait, qui écrivait les lettres, qui payait les factures.Elle faisait tout.Les bûcherons, je les ai connus dans la Gas-pésie: les hommes de forêt, les hommes de sciage, ils ont une mentalité extrêmement spéciale.Ce sont des nomades, ces gens-là, ils sont comme empruntés par la Gaspésie pour l'été.L'hiver, ils partent, ils vont dans les chantiers, dans des conditions de vie épouvantables, pour ramasser leur paye pour tout l'été.L'hiver, ils voient pas leur femme, ils ont des photos d'actrices dans les shacks, des petites huttes d'une malpropreté incroyable, et puis c'est leur seule consolation.À cette époque-là, dans les chantiers forestiers, il régnait une malpropreté pas disable.En 1940, par exemple, j'ai visité un chantier forestier et puis c'étaient des petites huttes en contre-plaqué, avec une truie, une sorte de baril vide avec lequel on faisait un poêle.Vous savez qu'en forêt, il fait froid, l'hiver au petit matin.Les gens couchaient dans des lits superposés.Celui du haut avait toute la chaleur et celui du bas gelait comme un rat, de sorte que le chow boy, c'est-à-dire le petit assistant du cuisinier, venait chauffer le poêle à quatre heures du matin.Une heure plus tard, ces gens-là s'en allaient à la cuisine, à la cook house, ils se bourraient de tartes à la viande et de gâteaux, une très mauvaise alimentation.Ensuite de ça, les contracteurs les mettaient sur un grand traîneau et les envoyaient à quatre ou cinq milles en forêt, où ils étaient chargés de couper quatre ou cinq cordes de bois dans la journée.Pis ça payait pas cherr je pense 40 piastres par mois.On revenait le soir vanné raide, on mangeait encore, c'était les binnes et c'étaient les oeufs.Après, on parlait un petit peu.On disait: «On va brûler 50, 60 chevaux cet hiver», parce qu'on passait sur des lacs et, des fois, le lac calait, il y avait des sources d'eau chaude.Ces chevaux-là étaient tellement maltraités que, quand le printemps arrivait, on était obligé de les abattre.On chargeait les sleighs et les chevaux, des fois dans la neige jusqu'aux genoux, étaient obligés de tirer tout ça, on les fouettait au sang.Toute cette légende qu'on a fait courir sur le puissant bûcheron canadien, c'est la plus maudite farce que j'ai jamais entendue.On a brûlé ces gens-là comme on a brûlé les chevaux.J'ai vu des types magnifiques qui sont entrés dans les chantiers et qui, au bout de cinq ans, étaient devenus des loques humaines, l'ai visité un chantier une fois, à la Price, en arrière de Chicoutimi, et j'ai compris ce qu'était la tuberculose: tout le monde toussait dans le camp, il y avait plein de gens tout émaciés qui venaient me trouver pour voir si je pouvais pas leur donner une lettre de recommandation pour entrer dans la Gendarmerie royale.La souffrance que .nos gens ont endurée, c'est pas possible.Comment on a survécu à ça, je le sais Beaulieu :Pour comprendre ce que vous racontez, il faut remonter aux sources.Quelqu'un comme vous ne devient pas journaliste pour Time sans qu'il se soit passé quelque chose avant.J'ai lu vos livres.Je connais un petit peu Québec.Mais c'est une ville que je n'ai jamais aimée contrairement à bien du monde, l'ai tout le temps haï ça, Québec.Lemelin :Parce que c'est de l'eau douce qu'il y a ici?Beaulieu : C'est peut-être pour ça.Au pied de la pente douce Victor-Lévy Beaulieu et Roger Lemelin se livrent au jeu de la mémoire Beaulieu: .La publication de votre premier roman, Au pied de la pente douce, recoupe toute cette époque-là dont nous venons de parler.le sais aussi qu'un grand événement vous est arrivé avec Au pied de la pente douce.Un événement inespéré en quelque sorte, et très valorisant pour vous, fe veux parler de 1948, quand votre roman a été publié à Paris.C'est venu de quelle façon ou par qui?Lemelin: J'ai tout simplement reçu une lettre du directeur littéraire de Flammarion, M.d'Uckermann «Nous avons îu votre livre, nous aimerions le publier, on va vous donner 500 dollars d'avance, etc.» Quand ils l'ont publié, au printemps 1948, j'avais déjà fini Les Plouffe.Au pied de la pente douce, ça a démarré très bien en Europe, plus qu'aujourd'hui si je compare, parce que, un roman du Québec de maintenant, à moins que ce soit une sorte de coproduction politique, ça n'intérese plus tellement Paris.Mais, en 1948, ce n'était pas pareil.Philippe Panneton avait été publié par Flammarion, et Gabrieile Roy aussi.C'est même en 1948 qu'elle a reçu le prix Fémina.Il y avait donc là-bas un engouement pour notre littérature, et qui était bien loin du commerce, car il faut que je dise que le monde littéraire de Paris à ce moment-là n'avait pas la maturité commerciale qu'il a aujourd'hui.Par exemple, un écrivain comme Mauriac, quand il a publié, en 1948, son roman Le Sagouin, il en a vendu seulement 10 000 exemplaires.Cet homme-là avait une famille.Quand il écrivait pour Le Figaro, il n'était pas payé 1000 dollars la page.Dans les années quarante, un livre qui se vendait à 50 000 exemplaires, comme Le Mystère Frontenac de Mauriac, c'était un best-seller.Quand bien même t'en vendais 50 000, ça ne donnait pas 15 000 dollars en droits d'auteur.Même ici, au pays, je me souviens qu*/4u pied de la pente douce, ça se vendait un dollar et demi, et que j'avais 10% de droits d'auteur.Ça me donnait donc 15 sous.Pour Les Plouffe, ça a été différent parce que je l'ai fait imprimer à compte d'auteur et que je l'ai vendu en bloc à un éditeur de Montréal.C'est pas comme ça qu'on fait une fortune avec ses livres.Beaulieu: Mais revenons à l'édition de Au pied de la pente douce à Paris.Comment Roger Lemelin a-t-il vécu cet événement?Lemelin: 11 faut d'abord que je dise que, ici, j'avais eu une réception mitigée de la part de la critique, des gens étaient très enthousiastes et d'autres pas du tout.l'étais un auteur discuté, mis en question.Dans ces conditions, être édité à Paris, tu comprends, c'est quelque chose.Imagine! un petit gars du milieu ouvrier qui s'est fait taper sur les doigts, qui s'est fait traiter de primaire par un paquet de gens et qui est édité à Paris et y rencontre les plus grands écrivains! je te dis qu'il faut que tu t'ajustes! Les moeurs sont tellement différentes! Je vais t'en donner un exemple.À Paris, je demeurais chez M.d'Uckermann, qui avait des amis dans tous les milieux.Certains auteurs étaient des homosexuels connus, par exemple Roger Peyrefittc, qui a écrit La Mort d'une mère.Il y avait plein de choses que je ne connaissais pas.Au mois de mai, M.d'Uckermann, Roger Peyrefitte et moi, on sort d'un théâtre et on se met à marcher tous les trois sur les Champs Élysées.Une fille s'approche de moi: «Mon chou, viens, on va faire l'amour.» J'ai dit «Pardon?» Les deux oiseaux qui étaient avec moi étaient insultes de ce qui se passait.Tu comprends bien Un jeune homme vierge du Québec, il ne fallait pas l'attaquer comme ça.Mais moi, sais-tu à quoi je pensais?Je pensais aux combinaisons d'hiver que je portais comme le voulait la coutume, avec des bosses aux genoux «Si je me déshabille, elle va les voir!» À part ça, j'avais chaud, tu comprends, je venais d'aller au cinéma, à côté de Peyrefitte qui essayait de me pogner les genoux tout le temps.Sais-tu ce que Peyrefitte a dit à la fille?«AJlez-vous-en, sale créature!» Beaulieu: Sur Paris, vous devez avoir plein d'anecdotes à raconter.Lemelin: Oui, mais j'aimerais mieux qu'on reparle de la Gaspésie.Je trouve que c'est un monde fabuleux que les gens ne connaissent pas.En 1940, ce qui me frappait d'abord, en Gaspésie, c'est que même si les villages étaient pauvres, il y avait beaucoup de camions et d'autos à vendre.Dans l'exploitation forestière, il faut des camions.Comme les gens n'avaient pas d'argent pour les acheter, ils étaient tous prisonniers de 1'Industrial Finance.Tout était calculé en fonction des gens de la Gaspésie-qu'on considérait comme des esclaves.Us étaient pareils aux chevaux dont j'ai déjà parlé.Au bout de la saison, les gars étaient finis, comme leurs machines.S'ils voulaient continuer quand même, ils devaient acheter un autre camion à crédit.L'industrie qui a marqué la Gaspésie, et qui date d au-delà de 100 ans, ça a été l'industrie du bois de fuseaux.Le bois de fuseaux, c'était le bois qu'on exportait en Ecosse, précisément pour en faire des fuseaux de fil.La principale source d'approvisionnement, c'était le Québec, et les gens qui représentaient l'Ecosse faisaient partie de la famille des Richardson de Cap-Chat.Les Richardson donnaient des contrats dans la vallée de la Matapédia, partout où il y avait du bouleau, parce qu'il faut que je dise que le bouleau du Québec, c'était le plus beau bois satiné au monde, il se tournait très facilement.C'est à cause du bois de fuseaux que les ports de mer se sont développés à Cap-Chat, à Mata-ne, un peu partout, et que des métiers se sont créés dans l'industrie du bois de fuseaux, des grands spécialistes, notamment les trieurs de bran de scie.le connaissais très bien ce domaine-là parce que je travaillait pour mon oncle.C'est moi qui étais chargé d'aller en Angleterre représenter les contracteurs de la Gaspésie.Durant la guerre, ce bois-là était une priorité.On l'expédiait aux \"\"Pour Faire Une'Longue Histoire ¦ Roger Lemelin et Victor-Lévy Beaulieu Stanké Anglais, qui eux le refilaient à la défense pour en faire des manches de grenades et des instruments de médecine, parce que ce bois, très satiné, ne fendait pas et n'avait pas de noeuds.C'était le plus beau du monde.Ça a été une tragédie, d'ailleurs, quand tout le bouleau de la péninsule est mort.Durant la guerre, ce bois-là est devenu une priorité de production.Des fois, on avait des cohortes de bateaux dont la moitié étaient coulés par les Allemands, dans le golfe ou au milieu de l'océan.Alors, comme ce bois-là était une priorité, tu pouvais avoir des machines, comme des tracteurs Caterpillar au diesel, les premiers qui sont arrivés.Les compagnies comme CIP et la Fraser essayaient d'obtenir des tracteurs pour faire leur drave.Les hommes étaient partis à la guerre, et ces tracteurs-là étaient tellement forts, ils jetaient le bois à la rivière.Un jour, j'ai dit à mon oncle que j'aimais bien et qui n'était pas riche: «Mon oncle, aimeriez-vous ça, avoir un tracteur?» Il me répond: «Si on pouvait en avoir un, ça serait formidable.» Je rencontre donc Maurice La-montagne, celui qui est devenu ministre et qui avait des amis à Ottawa, puis le père Lévesque et un dénommé Firestone qui, lui, contrôlait la distribution des machines pour les priorités.le sais pas comment c'est arrivé, mais j'ai eu droit à l'une de ces priorités-là, j'ai eu droit à un tracteur.On a payé ça 5 000 dollars, un 100 forces, avec le bélier, le treuil, tout ce que tu voudras.Quand la CIP a appris, à Causapscal, qu'on avait eu un tracteur, elle est venue dare-dare à la maison pour le louer.On louait ça 10 piastres de l'heure, 10 heures par jour.C'était un gros montant, 100 piastres.En deux mois, mon oncle avait payé son tracteur.Là, il s'est mis à faire la grosse vie.On a eu un bargaining power extraordinaire.Ça m'a notamment donné le droit d'aller pêcher sur les lacs à truites de la CIP, en arrière de Causapscal.Cette aventure-là, je l'avais racontée au ministre Pierre Laporte.Beaulieu: On ne peut pas parler de tout ce que vous évoquez sans s'aiiarder un peu sur Duplessis.Vous l'avez connu.Comment était-il?L'époque Duplessis Lemelin: Duplessis avait tout du séducteur, extrêmement aimable, extrêmement intelligent.La première fois que je l'ai rencontré, c'est au 25e anniversaire de sa vie politique, à un banquet qui avait lieu au Château Frontenac, j étais là avec mon photographe parce que j'avais été invité à titre de journaliste pour Time Magazine.Duplessis m'a envoyé trois ou quatre pointes, parce qu'il trouvait que j'étais un peu toffe pour lui dans Time quand je faisais mes reportages.Il m'a lancé «Toé là, le p'tit libéral, le p'tit maudit rouge, t'as mis ta cravate?Es-tu venu ici pour me descendre?» Il était comme ça.Tout de suite après, il s'est mis à faire ouvertement la distribution de ses enveloppes aux journalistes.Chacun en recevait une jaune.Ses enveloppes jaunes, elles contenaient toutes un 50 dollars.Beaulieu: Duplessis les remettait aux journalistes qui parlaient en bien de lui, c'est ça?Lemelin: Tout à fait, et ouvertement! L'enveloppe, t'étais obligé de la prendre, en bien ou en mal.Moi, recevoir une enveloppe c'était la première fois que ça m'arrivait dans ma vie.Mon photographe, lui, était bien content.Il s'appelait Louis La voie, je lui ai dit: «Donne-moi ça.» J'ai pris son enveloppe et la mienne, et je suis allé retrouver Duplessis: «M.Duplessis, si vous voulez m'acheter, pourriez-vous en payer le prix, s'il vous plaît?» 11 s'est mis à rire, j'ai raconté cette histoire-là dans le Time, en ajoutant que Duplessis, aux prochaines élections, serait réélu avec une majorité écrasante.Après la parution de mon article, Duplessis m'a appelé.11 était fou de joie: «N'importe quoi que tu voudras, tu vas l'avoir.» C'était comme ça avec lui, toujours cordial.Un type contrôlait Duplessis, Gérald Marti-neau, président de la caisse électorale.Apparemment très dur, cet homme avait un problème que les gens ignoraient.Son fils Robert était diabétique chronique, tout comme Duplessis.Pour Gérald Martineau, Duplessis était donc comme son enfant.Il aurait été prêt à tuer pour lui.Ça explique peut-être que, pour la caisse électorale du Parti, il fallait que les contracteurs crachent.Je me souviens: Le bureau de la caisse électorale était dans la rue Saint-Pierre.Moi, j'avais mon bureau, disons, au 71, et M.Martineau, c'était au 74.Il vendait des machines à écrire.Il y avait une chambre forte au fond de son bureau où il recevait les contracteurs qui arrivaient avec leurs valises.M.Martineau déposait l'argent dans la chambre forte.Tout était calculé.M.Martineau disait: «T'as tel contrat, tu dois tant pour cent.» Et ça se faisait de façon ouverte, tout ça.Mais un jour, M.Duplessis a eu une crise comateuse.Il était au Ritz à Montréal, et il ne se réveillait pas.Time Magazine m'a envoyé un télégramme pour que je fasse un papier sur la maladie de M.Duplessis.J'ai répondu que c'était pas dans mon éthique personnelle de faire des histoires sur les mourants, qu'il fallait laisser ça tranquille.Pas longtemps après, je me retrouve dans la rue Saint-Pierre et j'arrive face à face avec Gérald Martineau.Il me dit: «Roger, entre dans mon bureau.C'est beau, ce que t'as fait pour le boss.» Je dis: «Comment ça?» Il dit: «Tu savais pas que les télégramnmes que t'envoies au CNR à côté, je les vois tous!» Le gars du CNR venait lui porter la copie de mes télégrammes! La discrétion n'était pas diable de mise.Puis Gérald Martineau me dit: «Veux-tu une machine à écrire?» Je lui réponds: «Non, pour faire mon métier, j'ai pas besoin de cadeau.» Il dit: «Oui, mais je vais t'en faire un, pas un çros, par exemple.» Il ouvre un tiroir, il sort une facture où on pouvait lire le nom de Jos Lemelin, mon père, qui avait acheté une machine à écrire Underwood 1919, pour 52 piastres, qu'il payait une piastre par semaine.Gérald Martineau me dit: «Il l'a payée au complet.Je te donne le reçu pour ton souvenir.» C'est extraordinaire, hein?Beaulieu: C'est donc votre père qui l'avait achetée, votre première machine à écrire?Lemelin: Oui, mais lui a toujours prétendu qu'il l'avait trouvée dans une poubelle! En réalité, il l'avait prise chez Gérald Martineau et payait au rythme d'une piastre par semaine.Mon père, pour se rendre à son travail, passait tous les jours devant le bureau de Gérald Martineau.Une des images que je garde, c'est qu'il arrivait chez nous avec les grandes poches de sa salopette remplies de grain, du blé, du mil ou de l'orge, parce qu'il travaillait dans les silos.S'il bourrait ses poches de grain, c'était pour mon petit frère malade qui gardait les poules.Mais à force d'être malade lui-même, mon père était devenu extrêmement cruel.Quand maman lui demandait une poule pour un beau banquet, pour le dimanche ou pour une fête quelconque, mon père ne tordait pas le cou de la poule ou n'utilisait pas une hache.Il prenait un vieux couteau à pain qui coupait mal, il prenait la tête de la poule et coupait ça tranquillement, en pensant à autre chose! Quand il est mort, on a payé le docteur avec les poules qui nous restaient.Eh maudit! Beaulieu: Donc, Duplessis et Martineau, et tout ce qu'on a raconté là-dessus, c'était vrai?Lemelin: Ah oui, et ça se faisait de façon ouverte comme j'ai dit.Entre# les gens de ce temps-là, les relations étaient très personnalisées, le pluralisme n'existait pas encore.Un jour, quelqu'un a dit: «Roger va perdre sa job chez son oncle.Duplessis a décidé de lui couper ses permis de limites à bois parce qu'il a écrit telle ou telle chose dans son livre ou dans Time Magazi- ne.» Maman avait entendu parler de ça, tout comme Duplessis, d'ailleurs, qui a appelé maman : « Écoutez, madame Le-melin.Des cochonneries de même, Maurice Duplessis n'en fera pas.Rassurez-vous, dormez sur vos deux oreilles.Roger est correct.» En m'informant, j'ai su que le gars qui avait rapporté ça à Duplessis était le juge Roy, un juge assez curieux, avec une petite voix un petit peu haute, qui aimait aller voir la lutte à la Tour.Je pense qu'il était tombé en amour avec Yvon Robert.Je l'avais rencontré à la Tour et lui avais conté une histoire sur Duplessis.Et lui avait tout de suite appelé Duplessis.C'était un drôle de monde, en ce temps-là.Beaulieu: En fait, il n'y avait que la famille qui existait?Lemelin: Il n'y avait que ça, une grande famille.Et Duplessis se considérait comme le père de cette grande famille-là.Il ne comprenait pas les histoires d'éducation ni les emprunts énormes.Il ne voulait pas qu'on doive de l'argent, il voulait que la caisse balance, il n'aimait pas les gros budgets, il ne dépensait pas, et quand il le faisait, pour les routes notamment, c'est lui-même qui décidait.Il était au courant que, dans chaque paroisse, dans chaque organisation, il y avait telle et telle misère, telle femme ou tel enfant qui souffrait.Il s'en occupait d'une façon personnelle.Pourtant, Duplessis n'avait pas une sacrée cenne.Je le sais par Jean-Claude Bonenfant, qui a été le secrétaire de Duplessis à l'époque où il prenait des brosses énormes, des cuites incroyables, au Château Frontenac, avec les gens des Terres et Forêts et les boss des grandes compagnies forestières.À un moment donné, Duplessis a été obligé d'arrêter parce que son diabète l'empêchait de continuer de boire.Cet homme-là vivait tout seul.Même de son vivant, on a essayé de faire accroire toutes sortes d'affaires à son sujet, notamment sur sa sexualité.Moi, je crois plutôt le verdict du médecin qui Ta autopsié quand il est mort sur la Côte-Nord.Ils étaient là dans la chambre mortuaire, le cadavre était dans le lit.Maurice Courteau, Gérald Martineau et quelques autres se racontaient les bringues que Duplessis aurait faites à Montréal, quand il allait dans les maisons closes.Mais le médecin qui était là, qui avait été un médecin d'Hitler et qui s'était réfugié à l'Iron Ore, leur a répliqué: «Vous avez bien menti, messieurs.C'était impossible parce que M.Duplessis souffrait d'hypospadias.» Comme Henri II et Sainte-Beuve, Hypospadias vient du grec et veut dire «cheval», c'est-à-dire que l'érection se fait à l'envers, en cercle, par en bas, par en arrière.Aujourd'hui, il est possible d'opérer quelqu'un qui en souffre, mais à cette époque-là, non.Ce qui n'a pas empêché Duplessis d'être très bon avec les femmes, surtout les mères de famille et les soeurs.Il était très généreux envers ces gens-là.Les écrivains du Québec Lemelin : Il faut admettre que nous autres, les écrivains du Québec, on n'est généralement pas des sorteux.On s'en-cabane et on ne sort plus.Un Carrier a donc toute son importance, comme certains critiques de chez nous qui ont fait connaître notre littérature à l'étranger.Je pense à des types comme René Gar-neau, Louis Dantin, Clément Lock-quell, Guy Sylvestre qui a fondé la revue Gants du Ciel, Guy Boulizon, Alain Grandbois et Gilles Marcotte.On n'a pas toujours été d'accord avec ce dernier, mais c'est un homme qui a été fidèlement attaché à son travail de critique.Le plus grand, à mon avis \u2014 et je ne le dis pas parce que je le connais bien \u2014, c'est Reginald Martel.Beaulieu: À Reginald Martel, on peut bien reprocher des choses comme à tout le monde, mais il faut admettre que, depuis 30 ans, c'est le seul critique québécois qui a lu toute la littérature québécoise contemporaine.Martel la lit par choix et par goût, par désir profond.S'il faut avoir ce désir-là quand on écrit, il faut l'avoir aussi quand on est critique.Un temps, j'ai eu ma part de démêlés avec Martel, mais ça ne m'a jamais empêché de le défendre quand il le fallait.Quand La Presse a voulu qu'il prenne un grand congé sabbatique, pour ne pas dire quand on essayait de le mettre sur une voie de service, j'ai dit: «Voyons donc! On ne peut pas se priver de Martel.C'est le seul depuis 30 ans qui assume la continuité de la littérature québécoise, c'est le seul qui, pour avoir lu tous les livres, peut dire: «Ce livre-là, par rapport à ceci ou cela, est une Muette ou un chef-d'oeuvre.» Et ça, c'est très rare au Québec parce que, généralement, les critiques sont là un an ou deux, puis ils disparaissent.Un nouveau arrive, qui n'est pas au courant de ce qui s'est publié avant.Ce n'est pas le cas de Martel.» Lemelin: En tant qu'éditeur de La Presse, j'ai vécu assez près de lui, j'ai eu l'occasion de causer souvent avec lui.Je dois vous dire que c'est un homme d'une grande culture, qui aurait bien aimé quelquefois écrire sur la littérature mondiale, mais qui, par choix, s'est sacrifié en disant: «Moi, je crois aux écrivains du Québec, je vais les servir avec la plus grande honnêteté possible, la plus grande charité possible, jusqu'au bout.» Tu sais, il y a des retours de choses aussi.Je me souviens que quand les Goncourt ont décidé d'accorder le prix à Antonine Maillet, c'est l'article de Martel sur Pélagie-la-Charrctte qui était au centre de la table.Les gens ne savent pas ces choses-là mais quand en France on publie un livre du Québec, on veut savoir ce que Martel en dit.Et puis, Martel a une autre qualité: Ce type n'est pas très sensible aux flatteries des auteurs, qui veulent, en agissant ainsi, être louanges.Pour un premier livre, Martel est toujours très poli, très ouvert et très lucide aussi.Il se durcit à mesure que l'oeuvre avance.Vraiment, Martel est bien davantage qu'un chroniqueur.Son grand mérite, par rapport, par exemple, à René Garneau que j'ai bien connu, c'est qu'il ne s'est pas servi vraiment de son influence pour des fins personnelles.11 aurait pu donner des conférences, devenir une vedette officielle.Il préfère travailler à la radio, avec beaucoup de distinction et de sobriété.C'est un artisan, un homme bien élevé, quoi.Pour faire une tongue histoire courte est publie aux Éditions Stankô.Les sous-titres sont de U Presse. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 10 NOVEMBRE 1991 C7 GALERIES D'ART i i Voyage dans le temps avec Marcel Barbeau RAYMOND BEWNATCHEZ .]¦ Dans le hall de la salle d'exposition de la Maison de la culture du ! Plateau Mont-Royal, le peintre \\ Marcel Barbeau et moi regardons | upe série de photos datant des années 1940, 50,60.s \\ Marcel Barbeau est âgé aujour-Idjhuh Le dos est légèrement voû-1 té, le cheveu est gris et rare par l endroits.Le Marcel Barbeau que ] nous retrouvons sur les photos en | noir et blanc est celui des temps I héroïques.Nous le voyons dans l'appartement de Claude Gau-Ivreau, en compagnie de Madelei-î ne Arbour et Paul-Émile Borduas.Sur une autre photo, ils y sont ] presque tous: Borduas, Gauvreau, Madeleine Arbour encore, puis \\ Bruno Cormier, puis Mousseau.\\ Les premiers «disciples» ne sont I pa[S tous sur cette photographie, | niais parmi ceux qui y sont, il ne | reste plus que Madeleine Arbour jet Marcel Barbeau pour témoigner de l'épopée automatiste.Y participèrent également Marcelle Ferron, Pierre Gauvreau, Fer-| nand Leduc, et Jean-Paul Riopel- 3 le.1 I \u2022 Optic art» Le temps ne s'est pas suspendu.Une autre photo, puis on fait un jbond en avant de presque deux I décennies.Nous voyons Marcel I Barbeau, toujours jeune homme, I en train de « stripper » une Coccinelle de Volks avec du « masking tape».II vit alors à New York et s'adonne frénétiquement au « optic art».Puis nous découvrons un peu plus loin que l'artiste s'est également adonné en cours de route à d'autres formes d'expression, comme celle consistant à créer, dans la région parisienne, des sculptures avec des tuyaux de PVC.Monsieur Barbeau ne se laisse pas cerner aisément.Il a beaucoup bougé au cours de son existence.Mais pour savoir à quel point, il faut pénétrer dans la' salle d'exposition de la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal (sur Mont-Royal, une rue à l'est de Saint-Denis).Dans cette salle sont accrochés' des dessins de Marcel Barbeau.Les amateurs d'art voudront sans doute voir ces dessins, puisque la plupart n'ont jamais été dévoilés publiquement.Cette fois, le voyage dans le temps débute en 1954.Avec trois encres.Quelques lignes fines, courbes, rapidement esquissées sur le papier, suffisent pour fixer une moue sur un visage, la femme au chat ou un nu de femme.Comme le veut la tradition picturale asiatique, certaines lignes s'arrêtent brusquement et il y a une zone de non-dit, de blanc, qui «conduit» notre oeil jusqu'à une autre ligne située plus loin dans la projection de la première.Barbeau a attendu 1954 pour se décider à dessiner de cette manié- PHOTOS : P.H.TALBOT re-là.Auparavant, à l'époque où il étudiait à l'École du meuble sous Borduas, il ne comprenait pas le sens de la ligne et il regardait inlassablement les oeuvres de Matisse et des calligraphies asiatiques pour s'en imprégner.Entre 1947 \u2014 moment où il quitte .l'École\u2014 et 1954, il n'a fait que cogiter et mijoter le problème pour assimiler les solutions.En 1960, avec d'autres encres, il y va carrément.Le sens du des- sin nous échappe à première vue, pour ne devenir que signes calligraphiques.Parlant du passage effectué entre les dessins figuratifs de 1954 et les abstractions de 1960, Marcel Barbeau a dit: «L'abstraction, c'est aussi simple que cela.Elle est faite de soustractions de lignes.» «Action painting* Parce qu'il aimait la poésie et par-dessus tout la danse, les interventions de Barbeau devaient I Marcel Barbeau devant Encres de couleurs, 278 cm X 474 cm, réalisé en «action painting » avec les danseurs de Nouvelle Aire, à Montréal, en avril 1977.> V \".;'«' prendre une étonnante direction au début des années 1970.L'aventure de l'« action painting » débute à Caen en France.Avec le comédien et homme de théâtre Gabriel Gascon, il collabore à l'élaboration d'un spectacle «multidisciplinaire» impliquant également des musiciens et des poètes.Durant le récital-musical de poésie, Barbeau «improvise» cinq oeuvres, des dessins et des toiles de 10 pieds sur 14 pieds.Pour les réaliser, il «peint» avec un long manche coiffé d'un pinceau de «construction».Emballé par l'expérience et désireux de la poursuivre avec des danseurs, il obtiendra, de retour à Montréal, la collaboration de Paul-André Fortier et du groupe Nouvelle Aire pour monter une performance similaire à Toronto.Un dessin de 9 pieds sur 15 pieds réalisé lors des répétitions avec Nouvel Air et les musiciens, évoque à la galerie de la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal, la fébrilité de cet art en mouvement.Un document magnétoscopique d'une durée de cinq minutes nous permet de revivre ces intenses moments de création.Puis, dans le même lieu toujours, des photos de Robert Et-chevery témoignent d'une autre manifestation d'« action painting » réalisée cette fois avec des «bâtons de lumière» à la Place des Arts avec la collaboration de Anna Wyman Danse Theater.L'artiste avait également peint à cette occasion deux oeuvres d'une dimension de 30 pieds, l'une située au sol et l'autre au mur.C'est un peu tout cela que nous pouvons revivre jusqu'au 1 er décembre à la galerie de la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal.Sans oublier bien sûr une rencontre de Marcel Barbeau avec le public, pour parler de son Performance «action painting*: dessin lumineux effectué avec des «bâtons de lumière» et photographié par Robert Etchevery.À la Place des Arts, avec la troupe Anna Wyman Danse Theater.oeuvre, et qui aura lieu le 12 no?vembre à 20 h.Univers dada Dans un texte écrit par Barbeau et affiché à l'entrée de la galerie de la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal, l'artiste dit: «Le dessin geste intime révèle, dit-on, l'artiste à lui-même.Longtemps, j'ai eu du mal à situer, à expliquer cette série de dessins, d'apparence disparate, réalisés entre 1953 et 1963, qui forment l'essentiel de cette exposition.» I Poursuivant plus loin il ajoute; «En lisant récemment l'ouvrage de Marc Dachy Le journal du mouvement dada, j'ai réalisé que ces dessins, par leur aspect non fini, par leur refus d'enfermer ment dans un langage et une catégorie esthétique déterminés, relevaient de l'univers dada, que, sans en avoir eu jusqu'alors clairement conscience, j'appartenais par toute mon oeuvre à cet univers qui refuse d'en être un, parce qu'il refuse l'enfermement sur soi et contient sa propre contestation.» Ceux qui voudraient dans cette foulée voir des oeuvres plus récentes de Marcel Barbeau pourront poursuivre le voyage avec une exposition d'acryliques de l'artiste qui se tiendra à la galerie Michel-Ange, 430 rue Bonse-cours, du 14 au.24 novembre.EXPOSITIONS MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN (Crté du Havre) \u2022 Exposition «John Baldessari».MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTREAL (1379.Sherbrooke o.) - Exposition ties armées 20: l'âge des métropoles*.Tous les jours de 10 h a 19 h; sam., de 10 h a 21 h.Jusqu'au 17 novembre.MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS DE MONTRÉAL (Pie ix et Sherbrooke) \u2022 Exposition «Réflexions: Non solo In vetro, Davie Partem, architecte».MUSÉE MARC-AURÉLE FORTIN (118.Saint-Pierre) \u2022 Photographies et peintures de T.X.Renaud et oeuvres de Marc-Aurèle Fortin.Tous les jours de 11 h a 17 h, sauf hm.MUSÉE DAVID M.STEWART (Le Vieux Fort.De Sainte-Hélène) \u2022 À compter de jeu., exposition «Caspesie: une histoire de mer».Tous les jours, de 10 h a 17 h, sauf mar.MUSÉE D'ART DE SAINT-LAURENT (615.boul.Ste-Croix) \u2022 Exposition »Une église, un musée, une histoire).Tous les jours de 12 h a 17 h, sauf tun.et sam.Jusqu'au 22 décembre.(4035, St-Ambroise) \u2022 Exposition «Vices et Vertus», de Marie-Eve Gagnon.Bernadette Gavouye-re et Hélène Brassard.Du mere, au dim., de 13 h a 21 h.Jusqu'au 24 novembre.ATELIER CIRCULAIRE (40.Molière e.) \u2022 Oeuvres de Juan Raggo.Du dim.au ven., de 15 h a 17 h.Jusqu'au 18 novembre.ATELIER-GALERIE DU ROI CHARLES QUINT (1860 D.boul.des Sources.Pointe-CtaJre) - Gravures de Paul Cloutier, Catherine Parish.Charlotte Fauteux, Lucie Larocque.Jean-Pierre Sauve, Jacinthe Tôtrault.Susan Veroff.François Vincent.Sculptures de Reginald Arsenauit.Aquarelles de Jeanne Ringuet.Du lun.au mere., de 10 h a 17 h; jeu., ven.de 10 h a 21 h.TIMÈNÉS (4857.Ave.du Parc) \u2022 Gravures de Wenceslas Zamora et Claude ViHeneuve.Jusqu'au 2 décembre.B-312 (572.Ste-Catherine oJ \u2022 Sculptures de Marthe Carrier.Du mar.au sam., de 12 h à 17 h.Jusqu'au 50 novembre.LA CENTRALE - GALERIE POWERHOUSE (279.Sherbrooke o.) \u2022 Auj., de 12 h à 17 h, Installations de Kartz Uccl.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (1920.Balte) - Auj., de 11 h a 17 h.expositions \u2022Dessins d'architecture de l'avant-garde russe 1917-1955».et photographies du Jardin du Luxembourg.Exposition «Paraboles et autres allégories: l'Oeuvre de Metvm Chamey 1975-1990».A compter de mere., exposition «Corps sain dans une maison saine».Merc., ven., de 11 h a 18 h; jeu., de 11 h a 20 h; sam., dim., de 11 h à 17 h.CENTRE DE DESIGN DE L'UOAM (200.Sherbrooke o.) \u2022 A compter de jeu., salon de (illustrations québécoise.Ou mere, au dim., de 12 h a 18 h.CENTRE DES ARTS CONTEMPORAINS DU 0UÉBEC A MONTRÉAL (4247.st-Domi-nique) \u2022 Installations de Rébecca Bourgautt et Julie Du rocher.Du lun.au jeu., de 10 h a 18 h; ven., de 10 h a 12 h.Jusqu'au 15 novembre.CENTRE DES ARTS VISUELS (550.Ave.vie-toria) \u2022 Oeuvres de Titya Heffield, Natalie lafortu-ne et Fred MacSherry.Jusqu'au 16 novembre.COMPLEXE DU CANAL LACHINE (4710.St-Ambroise) \u2022 Oeuvres de Denis Chabot.Claude Bé-land.Robert Dufour.Harry Symons.Julie Robert et Cindy Sherry.EDIFICE BELGO (572.Stt-Catherfne o.) \u2022 Installation de Christian Bilodeau.Ou mar.au sam., de 12 h a 17 h 50.Jusqu'au 25 novembre.ESPACE GLOBAL (914.AVe.Mont-Royal e.) \u2022 Peintures de Jean-Pierre Oaudreau.Merc., sam.dim., de 15 h a 17 h; jeu., ven.de 15 h a 19 h.Jusqu'au 17 novembre.ESPACE VERRE (1200, McGRt) \u2022 Exposition «le travail des Pilcfluck», ce Joceryne Prince.Du lun.au ven.de 9 h a 17 h.Jusqu'au 29 novembre.GALERIE ART ET ARTE (588f.St-Hubert) -Exposition \u2022 Alejandro, Mendez, lev'Ubyrhthes de l'existence.Du mere, au sam.de 12 h a 17 h.Jusqu'au 50 novembre.GALERIE ARTES (102.Ave.Laurier o.) \u2022 A compter de mere., oeuvres de Barrette, Coi-gnard.Riopelle et Tobiasse.GALERIE GUY BISSON (9.Ste-Catherine o.) \u2022 Auj., de 10 h a 16 h.oeuvres du Frère Jérôme.GALERIE CHRISTIANE CHASSAY (20.Marie-Anne o.) \u2022 Oeuvres de Richard Purdy.Jusqu'au 50 novembre.GALERIE CITRON (1875.boul.René-Uvesque o.) \u2022 Oeuvres en pierre d Esther Topaz.Ven., sam.de 10 h à 17 h.Jusqu'au 25 novembre.GALERIE CLARK (1591.Clark) - Peintures de cigi Perron et installation de Joan R2adkiewiC2.Du jeu.au dim., de 12 h a 18 h.Jusqu'au 24 novembre.GALERIE CONCORDIA (1455.de Mafconneu-ve o.) \u2022 Oeuvres de Susanne Helter.Du lun.au ven.de 10 h a 20 h; sam., de 10 h a 17 h.Jusqu'au 7 décembre.GALERIE DARE-DARE (279.Sherbrooke o.) ?installation de Nathalie Roy.Jusqu'au 24 novembre.GALERIE D'ART CONTEMPORAIN (2122.Crescent) \u2022 Sam., de 10 h a 18 h, peintures de Christian Thibault.GALERIE D'ART DE BOUGAINVILLE (4511.St-Denls) \u2022 Oeuvres de Virginia Bordereau.Roger Cantm.Raymonde Duchesne, Louise Houle et Robert Savignac.Merc., sam.dim., de 11 h 50 a 17 h; jeu., ven.de 11 h 50 a 19 h 50.Jusqu'au 15 novembre.GALERIE DAZIBAO (279.Sherbrooke o.) \u2022 Auj., de 12 h a 17 h, photographies de Karote Biron.Julie Gascon, André Harvey, Andrew Olcott et Pierre Plante.GALERIE DE LA VILLE (12001.de Salaberry.Dotlard-des-Orrneaux) - Exposition «Vol dans la nature», de Maher Yacoub.Du Km.au ven., de 8 h a 17 h; Jusqu'au 1S novembre.GALERIE DOMINION (1458.Sherbrooke o.) -Photographies de Richard Notkin et sculptures de Barbara Kuper.Du mar.au ven., de 10 h a 17 h 50; sam., de 10 h à 17 h.Jusqu'au 25 novembre.GALERIE DU CENTRE SAIDYE BRONFMAN (5170, Chemin de la Côte Ste-Catherine) -Peintures de Su Schnee.Du lun.au jeu., de 9 h a 21 h; ven., de 9 h à 16 h; dim., de 10 h a 17 h.Jusqu'au 14 novembre.GALERIE DU MÉDICLUB (6100.du Boisé) -Oeuvres de Pauline Bressan.Du lun.au ven., de 9 h a 17 h.Jusqu'au 15 décembre.GALERIE JOCELYNE GOBEIL (2154.Crescent) \u2022 Exposition «Point de vue».Jusqu'au 16 novembre.GALERIE GRAFF (965.Rachel e.) - Oeuvres'de Rolbert Wolfe.Ou mere, au ven., de 11 h a 18 h; sam., dim., de 12 h a 17 h.Jusqu'au 17 novembre.GALERIE SAMUEL LALLOUZ (572.Ste-Catherine o.) \u2022 Photographies de Boris Becker, And! Brenner, Ulrich Gamke.Manfred Jade.Simone Nleweg et Jorg Sasse.Jusqu'au 16 novembre.GALERIE L'EMPREINTE (272.St-Paul e.) -Oeuvres de Pascale Font et Gregory Keith.Du dim.au jeu., de 10 h a 18 h; du jeu.au sam.de 10 ha 22 h.Jusqu'au 25 novembre.GALERIE L'IMPRÉVU (251.Laurier o.) -  compter de ven., oeuvres de Claude Ulonde.GALERIE D'ART MME ALONZO 1219223.Prince Arthur e.) \u2022 Oeuvres do Brossard-Desbiens, C.Dénommé.C.Dufresne.N.Wrangel, M.de Pel-teau.Anonyme SensRegret.D.Lavoie, R.Vieu et Mark Prent.Du mere, au dim., de 15 h a 22 h.Jusqu'au 15 novembre.GALERIE MICHEL-ANGE (450.Bonsecours) \u2022 Auj.de 11 h a 18 h.oeuvres de Nérée de Grace et Marcel Fecteau.A compter de mere., oeuvres de Marcel Barbeau.Du mar.au dim., de 11 h à 18 h.GALERIE OBORO (5981.St-Lauren t.Suite 499) - Auj., de 12 h à 17 h, oeuvres de Roger Bellemare.GALERIE PINK (1456, Notre-Dame 0.) - Peintures de Alain James Martin.Jusqu'au 17 novembre.GALERIE PORT-MAURICE (8400.boul.Lacor-daire) \u2022 Oeuvres de Marc Gadbois.Lun.de 15 h a 21 h 50; mar., mere., jeu., de 10 h à 21 h 50; ven., de 10 h a 18 h; sam.de 10 h à 17 h; dim., de 15 h a 17 h.Jusqu'au 24 novembre.GALERIE QUARTIER DES ARTS (252.Lakes-hore.Pointe-Claire) - Oeuvres de Marie Versailles Choque t.Jusqu'au 25 novembre.GALERIE R.A.G.S (5057.de Maisonneuve 0.) \u2022 Oeuvres de Maria Benzani.Jusqu'au 25 novembre.GALERIE RELAIS DES ÉPOOUES (1516.Sherbrooke o.) \u2022 Peintures de Nicole St-Pierre.Jusqu'au 17 novembre.GALERIE SÉKAI (4281A, Notre-Dame 0.) \u2022 Oeuvres de Cris Original.Du mar.au ven.de 12 h a 17 h; sam.de 12 h à 16 h; dim., de 15 h à 16 h.jusqu'au 16 novembre.GALERIE SHAYNE (5471.Ave.Mont-Royal) \u2022 Peintures de Creo.GALERIE BARBARA SILVERBERG (2148.Mackay) \u2022 Auj.dem.et mar., oeuvres de Paul Mathieu et J.-P.Riopelle.GALERIE SKOL (279.Sherbrooke 0.) \u2022 Oeuvres de Hélène Lord.Jusqu'au 24 novembre.GALERIE TERRUSCITO (5877.St-Denis) -Mar., de 12 h a 18 h.oeuvres de Joe Maltais.GALERIE 3 (4710.St-Ambroise.suite 101) \u2022 Peintures de David Lu be il.GALERIE TROIS POINTS (507.Ste-Catherine 0.) \u2022 Oeuvres de Yves Louis-Seize.Du mar.au ven.de 11 h a 18 h; sam.de 11 h a 17 h.Jusqu'au 25 novembre.GALERIE DE L'UOAM (salle J-R120 du pavillon Judith-Jasmin.1400.Berri) ) Exposition «Huit peintres vaudois Rumine» et oeuvres de Ginette Daigneaurt.Tous les jours de 12 h a 18 h.sauf lun.Jusqu'au 24 novembre.GALERIE WADDINGTON (2155.Mackay) \u2022 Peintures de John Fox.Jusqu'au 14 novembre.GUILDE GRAPHIQUE (9.st-Paul o.) - Exposition «25 ans d'images a la Gullde Graphique».Jusqu'au 25 novembre.MAISON D'ART ST-LAURENT (742.boul.Décarie) \u2022 Peintures de Nasser Ovissi.Jusqu'au 17 novembre.MICHEL TÉTREAULT ART CONTEMPORAIN (1192.Beaudry) \u2022 Monotypes, gravures et dessins de Louis-Pierre Bougie.Du mar.au sam.de 11 h a 18 h.Jusqu'au 25 novembre.MUSIQUE ITINÉRANTES (4655.St-Laurent) \u2022 Oeuvres de Luc Bourbonnais.Jusqu'à mercredi.PLACE BONAVENTURE - A compter de mere., expositions «Puissance et reflets», «Rétrospective d'un artiste», «Coups de coeur» et «Art brut».Du mere, au sam., de 12 h a 21 h; dim., de 12 h à 18 h.Jusqu'au 17 novembre.PLACE DES ARTS (Salle Wimid-Pelletier) -Auj.oeuvres de Jacques-Pierre Amée.Yvone Du-ruz.Francois Ulysse Guibat, Franclne Simonin.Hugo Virgilio Wûthrich et Gerald Zahnd.UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL (Galerie du SAC, 2532.boul.Edouard-MontpetIt) - Expositions «Architectures du XXe siècle au Québec».Du mar.au ven.de 12 h a 18 h; sam.de 14 h a 17 h.Jusqu'au 14 novembre.HORS MONTREAL AU BOUT DE LA 20 (107.Joty.Riviére-du-Loup) \u2022 Oeuvres de Richard Doutre.Du mere, au dim., de 15 h 50 a 16 h 50.Jusqu'au 24 novembre.AXE NÉO-7 (205.Montcalm.Hull) \u2022 Sculptures d'Odette Leblanc et Ian Pratt.Du mar.au dim., de 12 h d 17 h.Jusqu'au 24 novembre.LE BALCON D'ARTS (650.Notre-Dame.Saint-Lambert) \u2022 Oeuvres de L.Avorte, A.Bertounes-que.R.Clark.A.M.ûost.S.Brunoni.C.Claudais.S.Cosgrove.L.Del Signore, J.Der, J.Hammond.V.Horik.N.Hudon.L.Kirouac.C.Langevin.P.Tex Lecor.M.Mercier.R.Palmaerts.P.Paquin.C.Pi-cher.P.Pivet.D.Plante.G.Poisson.G.Rebry, L Tiengo.C.Tigner.L.Tremblay, H.B.Bonet, N.Taillon et Richard Viau.CENTRE CULTUREL JACOUES-FERRON (100.Saint-Laurent 0.Longueuil) \u2022 Auj.de 14 h a 17 h.oeuvres des finalistes du Prix Albert-Du-mouchel.Oeuvres de Susana Rosé.Du mar.au ven.de 14 h à 18 h; sam.dim., de 14 h a 17 h.Jusqu'au 17 novembre.CENTRE D'EXPOSITION DE ST-KYACIN- THE (405, St-Simon.St-Hyacinthe) - Auj.de 15 h à 17 h.oeuvres de Jean-Francois Can tin.GALERIE ACTION (190.Laurier.St-Jean-sur-Ri-chelieu) \u2022 Oeuvres de Diane Trépaniére.Du lun.au ven.de 15 h à 21 h; sam.dim., de 15 h a 17 h.Jusqu'au 1er décembre.GALERIE ARCHAMBAULT (1505.Notre-Dame.Lavaltrie) - Oeuvres de P.Tougas, J.-P.La-douceur.R.Alexandre.N.Gérard.M.Arc ha m-bault.A.Oueilet.R.Richard et F.Pascals.Mere., sam.dim., de 14 h a 18 h; jeu., ven.de 14 h a 21.h.Jusqu'au 16 novembre.GALERIE PIERRE BERNARD (141.Cham-plain.Hull) \u2022 Peintures de Jean Bauchesne et Roger Cantin.Lun.mar., de 11 h à 15 h; mere., jeu., ven.de 11 h a 17 h 50.Jusqu'au 15 novembre.GALERIE D'ART MICHEL BIGUÉ (515.rue Principale.St-Sauveur-des-Monts) \u2022 Oeuvres de Jean Gaudreau.Jusqu'au 15 novembre.GALERIE DES CRÉATEURS ASSOCIÉS DE VAL-DAVID \u2022 A compter de ven., peintures de Louise Julien et oeuvres de Germain Locas.GALERIE LÉONARD DA VINCI (2121-5.Léonard da Vinci.Ste-Julie) \u2022 Exposition «Les rites de passages», de Michel Pkotte.Sam., dim., do 15 h a 17 h.Jusqu'au 16 novembre.GALERIE DU CENTRE (250.St-Laurent.st-Lambert) \u2022 Peintures de Chan Ky Y ut.Jusqu'au 20 novembre.GALERIE DU COLLÈGE ÊDOUARO-MOMT- PETIT (100, de Gentilty e.LongueuiO \u2022 Installation de Carole Baillargeon.Du mar.au sam.de 12 h a 17 h; mere., de 18 h 50 a 21 h; dim., de 14 h a 17 h.Jusqu'au 16 novembre.GALERIE HORACE (74.Albert.Sherbrooke) \u2022 Peintures de Suzanne Fortin.Mere., jeu., de 12 h a 17 h; ven.de 12 h a 20 h; sam., dim., de 15 h a 17 h.Jusqu'au 24 novembre.GALERIE JONCAS (1155.Chemin Chanteder.Ste-Adèle) \u2022 Oeuvres de J.Der, Arist Gagnon.Normand Hudon.Robert Katz.Marc Poissant.Louise Tremblay et Andrée Vézina.GALERIE LETOURNEAU (587.St-Pierre.St-Constant) \u2022 Exposition «Fleurs d'O».peintures, portraits et dessins de Raymond Létoumeau.Jusqu'au 15 décembre.GALERIE LUNE BLEUE (2556.Daniel-Johnson.Laval)- Oeuvres de Bédard.Castonguav.De-doyard.Delorme.Duhamel.M.-A.Fortin, Ferron.Lanaro.Burnett et Paradis.GALERIE MANSEAU (554.boul.Manseau.Jo-llette) \u2022 Aquarelles de Diane St-Georges et peintures do A.Michel.Jusqu'au 20 novembre.GALERIE BARBEAU MOUNARI (455.rue Principale.St-Donat) \u2022 Auj.de 11 h a 17 h.peintures de Jacques DesRosiers.GALERIE MONTCALM (25.Laurier.HuN) -Oeuvres de Zoltan Szabo.Ou mar.au ven.de 10 h a 17 h; jeu., de 10 h a 20 h; sam., dim., de 10 h a 17 h.Jusqu'au 8 décembre.GALERIE D'ART PARALLÈLE LINDA THI- BODEAU (297.rue Principale.Saint-Sauveur- des-Monts) \u2022 Oeuvres do Vittorio.Daniele Rochon, Michel Poilus.Renée Durocher et Mimie Langiois.Ven., sam.de 15 h à 22 h; dim., lun.de 10 h à 17 h.GALERIE VERTICALE (1897.boul.Dagenais o.Laval) \u2022 Auj!.de 12 h d 18 h.exposition «Affaires d'Art», de Pier Chartrand.Louis Comtois.Lu-cio de Heusch.Rene Derouin.Charles Gagnon.Jo-celyn Jean.Michael Meredith, Oavid Moore et Susan Scott.A compter de jeu., oeuvres de Daniel Corbeil.Julie Lefebvre et Alain Vaugier.HAUT 3e IMPERIAL (164.Cowie.Granby) \u2022 Installation de Jacky Lafargue.Du mere, au dim., de 15 h d 17 h.Jusqu'au 17 novembre.LA GALERIE (75.St-Antoine.Trois-Riviôres ouest) \u2022 Exposition «Une chaise: métaphore et monument», de John Lindsay Gouws.Jusqu'au 1er décembre.MAISON DES ARTS DE LAVAL (1395.boul.de la Concorde 0.Laval) \u2022 Expositions «Donald Liardi* et «En première».Du mar.au dim., de 15 h 50 â 17 h et de 19 h â 22 h.Jusqu'au 17 novembre.MAISON ANTOINE-LACOMBE (895.Visita-tin.St-Charles-Borromée) - Auj., de 15 h a 17 h.oeuvres de Ginette Tétreault.MUSÉE PIERRE BOUCHER (858.Laviolette.Trois-Rivieresî \u2022 Expositions «Doucet-Saito» et \u2022Regards de femme».Du mar.au dim., de 13 h 30 a 16 h 50 et de 19 h d 21 h.Jusqu'au 17 novembre.MUSÉE CANADIEN DES CIVILISATIONS (100.Laurier.Hull) \u2022 Expositions «Art et Ethnici- te».«Le Tournant».«Signes des vents».«L'art de remballage japonais».Du mar.au dim., de 9 h a 17 h; jeu., de 19 h à 20 h.MUSÉE D'ART DE JOLIETTE (145.Wilfrid-Corbeil.Joliette) \u2022 Exposition «Les anges: regard sur le visible.MUSÉE DE LACHINE (110.Chemin LaSalle.La-chine) \u2022 Sculptures de Claude Millette.Oeuvres de Normand Moffat.Du mere, au dim., de 11 h 30 à 16 h 30.MUSÉE DE LA CIVILISATION (Québec) \u2022 Ex-position «Voyages et voyageurs».MUSÉE DES BEAUX-ARTS DU CANADA (380.Promenade Sussex.Ottawa) \u2022 Auj.de 10 h a 18 h.exposition «Dessins d'Henry Fuseli».Expositions «Miyajima: Thousand Road».«Atget.Evans et Friedlander» «Berczy» et «REnouveler la force spirituelle».Du sam.au mar., de 10 h a 18 h; du mere, au ven.de 10 h â 20 h.MUSÉE MARSIL (349.Riverside Drive.Saint-Lambert) ¦ A compter de mere., peintures de Robert Harris.Du mar.au ven., do 11 h à 16 h; sam., dim., de 13 h a 16 h.LA PETITE GALERIE D'ART DE ST-CALIX- TE (6160.route 535.St-Calixte) \u2022 Peintures de Jaroslav Svoboda.Du jeu.au dim., de 12 h â 17 h.Jusqu'au 17 novembre.RIVERIN-ARLOGOS (197.Chemin du Lac d'Argent.Eastman) \u2022 Peintures de Didier Sancey.Jusqu'à mardi.GALERIES D'ART PLUS DE 3 000 POINTS OFFERTS.CETTE SEMAINE, \u2014QMtSÏA-PRESSÏ\u2014 ,v Si vous.êtevrnembrè.du CLUB, ^ -cnlrérle codc.suivun! : .} I 'Sinon, composez, o Montreal, le 751-8688 i ' oui sansMraïs, le ) 800 563-868c£ k A L ClUB/tftUà pOtKÛ 11.- A WBÊL et spectacle LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 10 NOVEMBRE 1991 *4 une voix 1^ et du flair Agence France-Presse PARIS ^yr ves Montand avait une belle W voix, grave, caressante, reconnaissante entre toutes avec sa légère pointe d'accent marseillais, une vraie voix de crooner, qu'il s'acharna avec succès à travailler dans le sens de la plus grande séduction, tout au long de sa longue carrière.; C'est à Marseille qu'il débuta en imitant Maurice Chevalier et Charles Trenet, avant de devenir un chanteur-acteur célébré dans le monde entier de Moscou à New York pour la qualité et le professionnalisme de ses prestations.Tôt, il monta à Paris où, avec Edith Piaf, il gagna peu à peu ses galons de vedette.Son talent apparut rapidement, de même sa présence en scène et puis ce rare flair dans le choix des chansons.Une grande partie des musiques de ses chansons sont marquées par l'influence du jazz.Ayec Dans les plaines du Far-West, son premier grand succès, il fit mouche en agrémentant son interprétation d'une petite mise en scène.Il apparaissait coiffé d'un chapeau de cow-boy et imitait les gestes des héros de western.Il explora alors tous les genres: chanteur fantaisiste avec 11 fait des., chanteur populaire avec les textes de Jean Guigo Luna Park ou Battling Joe.Le grand public affectionnait ce grand garçon sympathique et joyeux, heureux ou malheureux de son sort selon l'engagement de ses paroliers (Moi, j'm'en fous, Les grands boulevards, C'est si bon).- -Les raisons de son succès sont multiples: son acharnement au \"travail, le soin avec lequel il veillait à l'accompagnement musical de ses chansons, ainsi que la répétition inlassable de ses jeux de scène réglés au millimètre.D'aucuns lui reprochèrent ce perfectionnisme excessif qui en faisait une mécanique irréprochable, avec inévitablement des tics, parfois un peu de maniérisme en scène.\"«L'envie de chanter.de sauver l'émotion, la vérité, le plaisir», il l'exprimait récemment en expliquant sa décision, peu avant ses 70 ans, de retrouver son public au cours d'une douzaine de récitals à Paris qui étaient prévus pour le printemps prochain.CHANSONS ».* ¦ Les principales chansons interprétées par Yves Montana: **.: é Les Feuilles mortes ; Le Temps des cerises À bicyclette .'.\u2022 Syracuse \u2022 Battling Joe \u2022 Luna Park 9.Dans les plaines du Far-West p.Sanguine \u2022 Un gamin de Paris m La Fête à Loulou m.C'est si bon m.Une demoiselle sur une balançoire .'.m, Clémentine m Le Chat de la voisine À Paris Les Grands boulevards Les Saltimbanques Mon pote le gitan Le Carrosse Le Cireur de Broadway Jo Soleil d'acier Mon manège à moi (1921-i®91) ncer» ALAIN BRUIMET *vrE«9 ous savons très b*en que, \"B^l quoi qu'il arrive, nous allons tous à la fosse commune.» Interviewé par le journaliste Mario Roy, il y a trois ans, Yves Montand se plaisait à tergiverser sur.le sens de la vie.Est-il besoin d'ajouter que notre homme était loin d'être un fataliste, contrairement à ce que la citation écrite ci-haut pourrait laisser entendre.«Il m'est apparu comme un bonhomme bien extraordinaire, avec une grande faculté d'attention, soulignera Mario Roy.Très facile d'accès, il m'avait accordé le double du temps prévu pour l'interview.U s'impliquait dans la conversation, il avait le souci de l'amener jusqu'au bout.U avait en fait le souci de bien faire les choses».Le journaliste de La Presse fera également remarquer que Montand fut un des premiers «personnages» de la gauche française à s'être scandalisé du fait que la classe politique soi-disant progressiste ait marché si longtemps dans le totalitarisme stalinien.« Yves Montand, souligne Roy, n'était tombé dans aucune idéologie, il était d'abord connecté sur le vrai monde, il était soucieux de ce qu'il advenait du vrai monde.Comme personne humaine, il m'apparaissait comme un bon grand-père, un sage à l'écoute des gens.le suis sorti de là enchanté.Le lendemain, je rencontrais Gérard Depardieu, un autre monument de la culture française.Ce dernier fut tout à fait chiant!» «Il ne se voyait pas vieux» Pour Reine Malo, animatrice de télévision bien connue, l'interview d'Yves Montand fut une des plus belles rencontres de sa carrière.Comme Mario Roy, elle avait été reçue chez lui (un fait rare, semble-t-il), au sujet d'un film que l'acteur avait lui-même Yves montand avait accordé chez lui une entrevue à La Presse en décembre 1988.photo la presse produit: le «musical» Trois places pour le 26 avait été plutôt mal reçu par la critique.«J'y allais un peu à reculons, se rappelle Reine Malo.U avait la réputation de quelqu'un qui n'aime pas perdre son temps en entrevue.Une fois sur place, mes préjugés se sont effondrés; Montand s'est avéré un homme charmant.U ne se voyait pas vieux, la naissance de son fils le rebranchait sur la vie» Toujours selon l'animatrice, l'interviewé ne travaillait pas: «Il te recevait.Lorsque nous avons terminé, il ne s'est pas défilé, il a pris le temps de bavarder et de nous offrir l'apéro.Au terme de la rencontre, nous avons échangé une vraie poignée de main avec une vraie chaleur.Je suis partie de là séduite par le bonhomme».Reine Malo et Mario Roy confieront tous deux avoir été particulièrement impressionnés par l'appartement de Montand, situé sur l'île St-Louis \u2014 «un véritable musée Simone Signoret», pour reprendre les termes de l'anima- trice.«Il n'y avait pas un espace qui n'avait pas été laissé à Simone.Tu voyais que Montand avait été démoli par sa mort », ajoutera-t-elle.Facile d'accès Pour Pierre St-Georges, directeur de la programmation chez f-i Musique Plus qui était jadis directeur de la promotion pour la multinationale du disque PolyGram, Yves Montand était un homme «réservé sur sa personne, mais fa-; cile d'accès».Lors du dernier passage de l'artiste sur une scène québécoise (en 1982), les supérieurs de St-Georges avaient prévenu ce dernier qu'il ne fallait déranger monsieur Montand en aucun cas.Lorsque l'agent de promotion l'a abordé dans la perspective de tourner une semaine avec lui, l'artiste s'est montré plus que sympathique.St-Georges a découvert un homme de scène discipliné, pas très mondain, sensible et dévoué à son public: «La lecture d'un beau texte l'intéressait certainement plus que celle d'un palmarès», laissera tomber l'adjoint au grand patron de Musique Plus.St-Georges remarquera en outre que Montand fut un des rares artistes qui puisse fermer le bec à un journaliste en conférence de presse.À un reporter insignifiant, il aurait répondu du tac au tac: «Votre question est idiote.Quelqu'un d'autre aurait une question?» Tiens toi.Aux mondanités et aux potins sur sa vie privée, Montand préférait les grandes questions.On ne s'en étonnera point.Au collègue Mario Roy, il recommandait d'ailleurs l'attitude suivante: «Je crois qu'il ne faut jamais, en aucune circonstance, il ne faut jamais renoncer, il faut se battre jusqu'au bout.Nager jusqu'au bout.Donner un sens à cette vie qui n'en a apparemment aucun.Ici, dans ce monde-ci.Peut-être qu'ailleurs.mais ça, ailleurs, je verrai ».Un artiste engagé: du nmunisme à l'anti-stalinisme Agence France-Presse PARIS ! ompagnon de route du Parti communiste durant les années 50, puis farouche dénonciateur du stalinisme dans les années 70-80, signataire de dizaines de pétitions, défenseur de multiples causes et même tenté par la présidence française en 1988, Yves Montand a été toute sa vie un artiste engagé dans le combat politique.Issu d'une famille d'immigrants italiens installés dans les quartiers pauvres de Marseille, le chanteur rejoint très vite le cercle des artistes proches des communistes.Il signe l'appel de Stockholm lancé en 1950 durant la guerre de Corée par le mouvement de la Paix, créé un an plus tôt et auquel il adhérera, pour s'opposer à la bombe atomique.U s'engage aussi dans le camp des défenseurs des époux Rosenberg, accusés par les Américains d'avoir livré des secrets atomiques aux Soviétiques et exécutes en 1953, et sera aux côtés des communistes dans tous leurs combatr>: les conflits sociaux, comme la lutte anti-colonialiste, en Indochine, puis en Algérie.Jusqu'à la rupture Ses prises de position, en pleine guerre froide, font bientôt de lui le chanteur occidental le plus populaire en Union soviétique.U y effectue plusieurs tournées et chante partout, dans les salles de concert comme dans les usines, devant des foules considérables.Il déjeune même à Moscou avec Nikita Khrouchtchev auquel il fait part du désarroi des intellectuels de gauche après l'intervention des chars soviétiques à Budapest.C'est d'ailleurs à l'occasion du drame hongrois qu'il commence à douter du communisme.L'intervention des troupes du Pacte de Varsovie contre le printemps de Prague en 19b8 Famène à rpmpre définitivement avec le marxisme.Il officialise cette rupture en tournant L'Aveu de Costa Gavras qui évoque les tortures subies par Arthur London dans les geôles tchécoslovaques.U n'abandonne pas pour autant le combat politique et signe de multiples pétitions pour d'innombrables causes allant de l'anti-franquisme, la défense des boat people du Vietnam aux disparus de la dictature en Argentine en passant par les réfugiés chiliens.Dans les années 80 Mais, ce sont les années 80 qui vont marquer son vrai retour à la politique: d'abord avec ses prises de position en faveur du syndicat polonais Solidarité \u2014 il accueille Lech Walesa en France\u2014 ensuite avec deux émissions de télévision au cours desquelles il se transforme en véritable professeur.Très vite, Yves Montand fait son apparition dans les sondages aux côtés des hommes politiques traditionnels et sa cote ne cesse de monter.En avril 1985, 30 p.cent des personnes interrogées pour un sondage se déclarent ainsi prêtes à voter pour lui.U est d'ailleurs tenté par une telle éventualité et laisse planer le doute pendant plusieurs mois sur une éventuelle candidature à l'élection présidentielle de 1988.AUTRES TEXTES ET PHOTOS EN PAGE 614 %*4 ' - - LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 10 NOVEMBRE 1991 C9 Les secrets de Crazy Jack M lus de vingt ans après le triomphe H* inattendu d* Easy Rider, jack Nicholson échappe encore à toute classification.À 55 ans, Crazy Jack, comme on l'appelle affectueusement à Hollywood, est aussi sollicité qu'il l'était a 35 et sans doute est-il le comédien américain qui reçoit le choix de rôles le plus vaste.Le magazine Studio en a parlé avec lui.\u2014 Il paraît que pour chacun de vos personnages, vous avez un «secret».\u2014 Oui, mais c'est juste un truc technique.Ce n'est pas une religion ou quoi que ce soit de la sorte.C'est juste une recette que je recommande aussi aux autres acteurs lorsque je suis metteur en scène.Celavous permet de vous créer une relation intime qvec le personnage.Ça n'a pas besoin d'être compliqué ou très profond, l'essentiel c'est de ne jamais le révéler.Personne d'autre que vous ne doit être au courant de ce secret.Parce que si vous le révélez à une seule personne, même si vous savez que des millions de gens vont voir le film, au moment où vous le jouerez, vous penserez à cette personne-là qui connaît votre secret.\u2014 Avez-vous l'impression d'avoir progressé en tant qu'acteur?\u2014 Non, je ne crois pas.Vous savez, depuis mes débuts, je me suis toujours forcé à croire que j'étais capable d'interpréter n'importe quel rôle.Évidemment, j'ai, parfois, été obligé de renoncer à certains choses, ne serait-ce que parce que je ne correspondais pas physiquement au personnage.Mais j'ai toujours pris grand soin de ne pas commencer à me créer ce genre de limites.Si quelqu'un me dit que dans huit semaines, je dois jouer Bouddha, j'essaierai de trouver le moyen d'y arriver.\u2014 Lorsqu'on voit des comédiens comme De Niro, Hoffman ou Pacino, on a l'impression qu'ils cherchent à se laisser y.- Si '.¦ i dominer par leur personnage, i\\ disparaître à l'intérieur du personnage.On a le sentiment, qu'au contraire, vous cherchez à dominer vos personnages.:.\u2014 Je suis sûr que si vous réunissiez les gens que vous venez de citer dans une même pièce, vous verriez beaucoup de points communs entre eux.Tous, par exemple, vous mentionneront l'Actors Studio où ils ont été formés, comme moi.Vous découvririez des similarités étonnantes tant dans notre approche du jeu que dans notre méthode de travail.La différence c'est que.Cela peut paraître un peu prétentieux de vous dire ça, mais en même temps, je crois que cela répond bien à votre question: j'ai pris beaucoup de poids pour jouer The Two fakes, mais ce n'est pas dans les journaux! Et je ne gagne pas non plus d'Oscars pour ça.On a dit simplement: «Tiens, Jack Nicholson s'est empâté».Comme vous pouvez le constater, j'ai perdu les vingt kilos que j'avais pris pour le film.\u2014 Vous utilisez à chaque fois une voix différente pour vos personnages.\u2014 11 y a toujours une raison.La manière dont vous parlez en dit beaucoup sur votre personnalité.C'est la même chose pour un personnage.Par exemple, l'une des raisons pour lesquelles je n'ai pas joué \u2014 et je ne sais pas si je le jouerai un jour - Napoléon, est que j'ignore quelle était sa voix.Comment parlait-il, Napoléon?Français avec un accent corse?Son accent était-il léger ou prononcé?.Bien sûr, il y aura toujours quelqu'un pour me dire: « lack, on s'en fout de savoir comment parlait Napoléon!» Mais si on s'en fout, alors pourquoi choisir de faire un film sur Napoléon?.\u2014 Etes-vous gêné par la distorsion de votre image publique?\u2014 le crois que cela nous ennuie tous, à des degrés divers.Dès l'instant où vous avec une image publique, elle est forcément inexacte par rapport à la réalité et donc, inévitablement, c'est inconfortable.On m'a dit, par exemple, qu'onpouvait trouver en librairie trois biographies qui me sont consacrées.)e n'en ai lu aucune.De la même façon, jamais de ma vie je n'ai demandé de rectificatif sur un article me concernant.À dire vrai, je ne tiens pas non plus vraiment à ce que les gens sachent exactement à quoi je ressemble.Julia.jane Blrkln -glJgg oi, j'ai toujours tout fait \"M pour les gens qui m'aimaient.Pour les épater.Depuis toujours.À 10 ans, j'ai sauté du sixième étage au bout d'une sangle d'évacuation prévue en cas d'incendie, pour épater mon père.Personne ne voulait la tester cette putain de ficelle! Moi, j'ai foncé.Avant même qu'il me le demande.J'ai plongé par la fenêtre alors due j'ai une peur panique du vide, l'aurais fait n'importe quoi pour lui.ParjS Match I LES MOTS SOBBBaaB&BBBB LE NOBLE ART \u2014 La boxe.On attribue la noblesse de la boxe aux qualités morales exigées des combattants, à l'égalité créée par les catégories de poids et enfin au fait que les coups sont réservés aux parties nobles du corps.Pop-corn Quelques vedettes y sont allées de confidences au quotidien anglais The Sun sur les hommes de leur vie.Ou sur ceux qui ne le seront jamais.\u2022 Kim Basinger: «|e hais les types tellement contents d'eux qu'on n'existe même plus.|e ne serai jamais le repos du guerrier de personne.» \u2022 Kathleen Turner: «Je ne supporte pas les hommes qui prennent leur douche après.Et ceux qui ont besoin d'une bonne bouteille pour se donner du courage.» \u2022 Madonna: «Le type qui commence à parler de lui avant de s'intéresser à moi est foutu d'avance.» ©Julia Roberts: «Le pire, pour moi, ce sont les hommes efféminés.Moi, il me faut des hommes, des vrais.Peu* importe qu'ils sentent des pieds.» ¦ lutia Roberts a touché un cachet de 300 000$ pour Pretty Woman, le million pour Les nuits avec mon ennemi, trois millions pour Le choix d'aimer.Pour Renegades, elle a pu exiger sept millions de dollars.¦ Marlon Brando a touché un à-valoir de cinq millions de dollars pour la rédaction de ses mémoires.¦ Whoopi Goldberg a utilisé un stratagème qui lui a fort bien réussi lorsqu'en sortant d'un magasin de Los Angeles, elle constata qu'un préposé aux parcomètres était en train de lui dresser une contravention.«Je pars! S'il vous plaît, ayez pitié de moi!», s'écria-t-elle en s'arrachant les cheveux, dont d'abondantes mèches se mirent à tomber autour d'elle.Le préposé, qui ignorait qu'il s'agissait d'une perruque, fut si impressionné qu'il déchira son procès-verbal.9 Un soutien-gorge noir et mauve de Madonna s'est enlevé pour 10 000$.Les acquéreurs, des restaurateurs du Michigan, l'ont accroché dans leur établissement.¦ Une entreprise autrichienne de pompes funèbres a demandé à Mick Jaggcr l'autorisation de commercialiser ses cendres.lorsque celles-ci deviendront disponibles.Guenter Roth, le propriétaire, précise que sa firme vendrait les cendres du chanteur dans des bouteilles miniatures, et que la famille du disparu toucherait une part équitable des profits.Jagger ne s'est pas donné la peine de répondre à cette offre.¦ Alain Miklia dessiné les lunettes portées par les acteurs du dernier Wim {Venders, Jusqu'au bout du monde.William Hurt, Jeanne Moreau, Solveig Dom martin, mais aussi tous les figurants, portent ses créations.Et on peut même se les offrir.¦ Kiefer Sutherland admet avoir éprouvé un terrible choc lorsque Julia Roberts iiài a fait savoir, par l'intermédiaire de son impresario, qu'elle rompait leurs fiançailles.«Ce fut une horrible façon de rompre, précise-t-il, surtout que notre mariage devait avoir lieu trois jours plus tard.» Sutherland avoue toutefois qu'il n'est pas facile à vivre et qu'il peut parfois se conduire d'une manière irrationnelle.«Je suis très colérique», confesse-t-il.¦ Anita Ekberga été condamnée à 2000 dollars d'amende pour avoir vendu, sans permis, les courgettes, tomates et aubergines de son jardin, sur le bord de la route à Genzano, Italie.¦ Totalement remis de sa rupture avec Marie! Hemingway, le réalisateur Bob Evans peut être vu en compagnie du mannequin Beverly Johnson dans tous les restaurants et les clubs de nuit de Saint-Tropez.Evans projette par ailleurs un retour spectaculaire au cinéma avec un remake du Saint, où Tom Cruise mu® &@Bsep£s interpréterait le rôle rendu célèbre par Roger Moore.Il espère convaincre Moore d'incarner le père de Cruise, et il a d'ores et déjà promis à Beverly un rôle à sa mesure dans ce film.B Davis Bowie et son amie de l'heure, le mannequin noir Iman, se sont crié l'autre soir des insultes qui ont beaucoup diverti les autres clients d'un club de nuit de Sardaigne.Furieuse de ce que Bowie ait paru beaucoup plus intéressé à danser avec la chanteuse européenne Amanda Lear qu'avec elle, Iman se lança sur la piste de danse et déclara à Bowie qu'elle voulait partir immédiatement, ce qui lui valut de se faire répondre que rien ne l'en empêchait.Il s'ensuivit un échange de vilains mots criés avec une telle verve que l'orchestre cessa brusquement de jouer.Finalement, Iman quitta les lieux en trombe.et Bowie continua de danser avec Amanda.¦ Trente mille dollars, c'est la mise aux enchères à Munich pour la montre en br de Louis IJ de Bavière.Elle est arrêtée à l'heure de sa mort.¦ Notre-Dame de Paris reçoit chaque année onze millions de visiteurs.¦ Incapable de s'expliquer les rhumes, maux de gorge, accès de toux et nausées subis par lui-même et l'équipe de Baywatch, David Hasselhof eut finalement l'idée de faire analyser des échantillons d'eau recueillis dans l'océan près de Los Angeles, où est tournée cette série télévisée.On s'aperçut que l'eau était à tel point contaminée par des polluants et des produits chimiques de toutes sortes que Hasselhof renonça à poursuivre les prises de vue en cet endroit et déménagea tout son monde à 50 kilomètres plus au nord.B Spike Lee n'a pas pu assister au tournage de son film Malcolm X.Pour certaines scènes se déroulant à La Mecque, il dû engager une équipe composée de musulmans, seuls autorisés à entrer dans le lieu saint.B Audrey Hepburn a confiné à la maison, jusqu'à nouvel ordre, son fils Luca, âgé de 18 ans.Après avoir rencontré Brigitte Nielsen dans un club de nuit de Los Angeles, le jeune homme, décidant de jouer au grand seigneur, n'avait pas hésité à faire facturer sur la carte de crédit de sa mère un dîner au champagne de 450$ pour l'ex-épouse de Sylvester Stallone et lui-même.B Axl Roses a causé pour 200 000$ de dégâts dans sa propre maison; le chanteur de Guns n'Roses suit actuellement une psychanalyse.B Pour consoler les nombreuses veuves de la guerre du Golfe, Saddam Hussein propose une prime de 1000 dollars et des prêts à des conditions très avantageuses à tout Irakien qui épouserait une veuve.Sources: AFP.Star.Elle.Examiner, Globe Le flirt, simple divertissement?ne femme qui flirte le fait généralement parce qu'elle aime s'amuser un peu, mais le flirt peut aussi, évidemment, se transformer en quelque chose de beaucoup plus sérieux.En répondant par «vrai» ou «faux» à ce test de Star, vous pourrez déterminer si le flirt est pour vous un simple divertissement ou un besoin réel.1.\u2014 Je sais comment obtenir ce que je veux sans le demander directement.2.\u2014 Lorsque je revêts mes plus beaux atours, je m'attends à ce qu'on s'extasie sur mon apparence.3.\u2014 Si vous me demandez quel est mon meilleur attribut physique, je n'aurai aucun besoin de réfléchir pour vous répondre.4.\u2014 Je ne peux supporter de me sentir reietéc._\\_IL 5.\u2014 Il n'y a rien de mal à faire des promesses impulsives qu'on n'a aucune intention de tenir.6.\u2014 Si j'étais une fleur, ce serait un chrysanthème.7.\u2014 Un homme marié qui flirte cherche souvent tout simplement à passer une agréable soirée.8.\u2014 Au cours des six derniers mois, j'ai flirté avec des hommes pour lesquels je ne ressentais aucun attrait physique.9.\u2014 C'est lorsque je m'habille en rouge vif et en noir que je me sens le mieux.10.\u2014 Dans une prochaine vie, j'aimerais être une actrice célèbre.I I.\u2014 l'adore goûter des aliments nouveaux.ct exotiques.12.\u2014 Lorsque je me trouve en compagnie d'un homme attrayant, je cherche généralement des excuses pour le toucher.Si vous avez répondu «vrai» à 9 des 12 énoncés, le flirt est aussi naturel pour vous que de vous brosser les dents, et il y a lieu d'espérer que votre comportement ne provoquera pas trop de malheurs.Si vous avez répondu «vrai» à 4 à 8 énoncés, vous pouvez vous transformer en vamp ou ne pas le faire selon votre humeur du moment.Mais, contrairement à d'autres femmes qui flirtent pour rehausser la faible opinion qu'elles ont d'elles-mêmes, votre ego ne laisse rien à désirer.Enfin, si vous avez répondu «vrai » à trois énoncés ou moins, ce genre de jeu vous semble ridicule.Mais si flirter pour le plaisir de flirter vous paraît supide.peut-être changeriez-vous d'avis si vous l'essayiez une fois ou deux.Disques Deuxième album de la meilleure recrue soul ALAIN BRUNET ul doute là-déssus, Marian Garey domine le courant soul aux USA.Emotions, son deuxième album en autant d'années de carrière chez Columbia, n'aura probablement pas l'impact du précédent.Cette galette figure tout de même en quatrième position du palmarès américain, moins de six semaines après avoir été mise sur le marché.Quelques millions de disques vendus en perspective, aucun doute là-dessus.Cette production s'avère raffinée; ses orchestrations se montrent plutôt discrètes, permettant à la voix d'être totalement mise en valeur.On ne s'en étonnera pas, nombre de stéréotypes de la soul la plus gentille figurent au chapitre des arrangements; du travail orthodoxe, pas trop pompeux, actualisé en technologies.Walter Afanasieff et la chanteuse elle-même ont réalisé.Emotions;, la belle dame a signé tous les textes du disque; Tom- my Mottola (le grand boss de Sony Music, rien de moins) en est le producteur exécutif.Techniquement parlant, Marian Carey conduit la machine la plus performante qui soit.Pour l'instant, je ne vois vraiment personne qui puisse accoter cette superbe jeune femme, question registre.Question puissance, d'autres rivalisent avec elle.Question subtilité, plusieurs la dépassent \u2014 Anita Baker, la première*.Marian Carey manifeste un peu plus de maturité qu'à son premier disque ( lancé l'an der-nier), mais s'affaire encore trop à étaler ses fabuleuses potentialités techniques.Ces longues traînées de suraigués ont beau impressionner au premier coup d'oreille, elles perdent progressivement de leur puissance esthétique au fur \"et à mesure qu'elles sont exhibées.Voilà le comportement classique d'une recrue de grand talent.Marian Carey deviendra-t-elle une artiste aussi accomplie qu'Anita Baker ou Barbra Stei-sand ?Çà reste à voir.On croira profondément au personnage (en début de vingtaine.) lorsqu'il aura vécu un peu.MARIAH CAREY, Emotions, Columbia CK 47980.disque compact + cassette.- Urban Dance Squad : deuxième grenade ¦ À celles et ceux qui ne croient pas au rap, pour qui «le rap, c'est toujours la même affaire», je leur suggère fortement d'acheter les deux disques de l'ensemble hollandais (mais multi-ethnique) Urban Dance Squad.Hard-rock, rock psychédélique ( la guitare fait très Hen-drix, soit dit en passant), rock rural, funk, soul, R&B, reggae et multiples séquences pré-en-registrées sont mitraillées par les tables tournantes d'un excellent d.j.ainsi que par un véritable band, tout aussi compétent.En faisant les choses ainsi, Urban Dance Squad se situe au faite de la renaissance rap-peuse, aux côtés de formations telles De La Soul, A Tribe Called Quest, etc.Surplombant ce joyeux amalgame hip-hop, le rapper et chanteur Rudeboy se laisse aller dans une enfilade de grooves irrésistibles.Le garçon devra toutefois faire gaffe de ne pas trop chanter en solo; lorsque l'escouade chante à l'unisson, elle apporte une couleur toute nouvelle, mais Rudeboy ne peut assumer seul le rôle de chanteur.Ce qui me porte à croire que Urban Dan-ce Squad est une véritable équipe, dont les composantes sont aussi importantes les unes que les autres.Sauf quelques détails, cette équipe est l'une des plus rafraîchissantes de la nouvelle pop.Enfin quelque chose qui ne mâchouille pas uniquement du rétro.URBAN DANCE S0UAD.Life'fi Perspectives Of A Genuine Crossover.Arista 18672*2, disque compact + cassette.Le retour de Material ¦ Pour moi.Material fut jadis un groupe fétiche.Fétiche d'un renouveau culturel new-yorkais, fétiche d'une nouvelle pop m ul t icul turelle où cohabitent grande et petite culture.Amalgamer le rock, le punk, le funk et le jazz dans la même console, voilà qui résume le projet initial de Material.Le bassiste Bill Lasweil, leader du projet à l'époque, lançait ainsi une tendance tout à fait novatrice.Un peu plus tard, il produisait un disque solo de Mick lagger, il s'impliquait avec Laurie Anderson, et l'on ne compte pas les productions d'une foule de musiciens africains, dont Féla Kuti.Lasweil a aussi enregistré des impros très coriaces avec le guitariste Sonny Sharrock et le batteur Ronald Shannon Jackson, et il vient tout juste de produire la Fédération Française de Funk, band parisien à surveiller de près.Et voilà que, dix ans plus tard.Material revient à la charge, métissant des tendances plus neuves, usant de procédés technologiques plus actuels au mixage.Mais Material n'est plus un groupe, c'est une série de huit séances de studio orchestrées par Bill Lasweil.Entrée en matière avec le reg- gae-rapper Shaba Ranks (dont le spectacle montréalais a été récemment annulé), sans compter la fameuse section rythmique formée de Sly Dunbar et Robbie Shakespeare.On enchaîne avec un rap des jungle Brothers, pour ensuite décoller sur une pièce composée par George Clinton (Funkadè-lic) et Bcrnie Worrell (Talking Heads, etc.).Funk, reggae, jazz, vieux funk à la Blue Note (dont le type d'orchestration a été récemment récupéré par le mouvement anglais «acid jazz») et autres genres se succèdent, témoignant d'un solide alliage de genres.Moins percutant que d'antan, mais encore intéressant.MATERIAL.The Third Power.AXIOM 848 417-2.disque compact + cassette.-r- WIS SPÉCIAL w , AUX 14 - 20 ANS ft DUS NOUVEAU TARIF JEUNESSE W \u2022 w w ^ \u2022 PARTOUT, EN TOUT TEMPS.A L'EXCEPTION DES MARDIS A MOITIE-PRIX ET DES MATINEES SUR SEMAINE.ÀJU5»\u2014 ASTRE SM80.Bo'uL.l jçordaifc ' % 327-5001 * l IN 1\u20141 U U/\\ V»^ L JR INFORMATION APPELEZ : ft i ¦MA )ÉO CRÉMÀZIE 2330.boûl.Le Corrclour B49-F)L|aH 8610; rue StUcnis 649-F1LM HIGHLANDER 2, THE QUICKENING (14 ans) Dolby Stéréo Sam.et Dim.: 1:00 \u2022 3:00 \u2022 5:00 \u2022 7.-00 - 9:00 Stm.: 7.-00 \u2022 9:00 Couche lard : Ven.t\\ Sam.: 11 00_ YEAR OF THE GUN (14 an») Oolby Stéréo San.et Olm.: 1:00 \u2022 3:05 \u2022 5:10 \u2022 7:15 \u2022 9:25 Stm.: 7:10-9:20 Couche tard : Ven.et Sam.: 11:30_ PEOPLE UNDER THE STAIRS (14 ana) Dolby Stéréo Sam.et Dim.: 1:10 - 3:10 \u2022 5:10 \u2022 7:10 \u2022 9:10 Stm.: 7:15 -9:15 Couche tard : Ven.et 3am.: 11:10 LA CHAMPIONNE (G) Sam, et Dim.: 1:15»3:15«5:15 LE PETIT HOMME (G) 7:15-9:25 ROSE PASSION (14 ana) Dolby Stéréo Sam.ct Scm.: 7:00*9:15 Dim.: 2:00 \u2022 4:30 - 7:00 - 9:15 LE DAUPHIN LA LOI DE LA RUE (14 ana) Dolby Stéréo Tous les aolfs: 9:30 PEOPLE UNDER THE STAIRS (14 ans) Dolby Stéréo Sam.et Dim.: 1:05-3:10 -5:15 -7:20 Stm.: 7:20_ L'ARGENT DES AUTRES (G) Dolby Stéréo Sam.et Dim.: 1:10 \u2022 3:20 \u2022 5:20 \u2022 7:25 - 9:30 Sem.: 7:25 \u2022 9:30 2396 eat.rue.Bcaùbion .U49-riLM HOMICIDE (14 ans) Sam.et Dim.: 1:00- 5:15 DELICATESSEN (14 ans) Sam.et Dim.:.1:10 \u2022 3:10 \u2022 5:10 Swn.: 7:20 MADAME BOVARY (G) Dolby Stéréo Sem.: 8:30 S Sam.: 2:00 \u2022 6:90 Dim.: 2:15 - 5:30 - 6:30_ PETIT HOMME (G) Dolby Stéréo Sem.: 7:00 - 9:15 / Sam.: 2:00 \u2022 7:00 \u2022 9:15 Dim.: 2:00 - 4:30 - 7.1» -9:1$ DECARIE 6900.boùl.Drcinc ft49-rilM 7:20 7:10/ Stm.: 7:00 THE FISHER KING (14 ans) Sem.et Dim.: 2:50 \u2022 9:10 / Sem, : 9:00 84T-FUM BERRI 1280, rue Sl-Denir.HIGHLANDER 2, LE RETOUR (14 ans) Dolby Stéréo 1:30-3:30-5:30-7:30-9:30_ RICOCHET (18 ans) Dolby Stéréo 1:00 « 3:05 - 5:10 - 7:15 - 9:20_ ROBE NOIRE (14 ans) Dolby Stéréo 1:00 - 3:10 - 5:20 - 7:30 - 9:30_ L'ASSASSIN JOUAIT DU TROMBONE (G) Dolby Stéréo 1:00-3:10-5:20-7:30-9:30 LA CHAMPIONNE (G) Ven.: 1:00 Sam, et 0hti.: 1:30 \u2022 3:30- 5:15 L'ARGENT DES AUTRES (G) Ven.: 3:05-5:10-7:15-9:20 Sam.ct Dim.: 7:15-9:20 Lun.nu Jeudi: 1:00- 3:05- 5:10 LA FIN DE FREDDY .L'ULTIME CAUCHEMAR (14 ans) Tous les soifs: 9:20_ L'ASSASSIN JOUAIT OU TROMBONE (G) Dolby Stéréo Sam.et Dim.: 1:00 \u2022 3:05 \u2022 5:10 - 7:20 \u2022 9:25 Sem.: 7:20-9:25 _ RICOCHET (18 ans) Dolby Stéréo Sam.et Dim.: 1:00 \u2022 3:10 \u2022 5:20 \u2022 7:30 \u2022 9:40 Sem.: 7:30 \u2022 9:40 BONAVENTURE Place Bonavenlure THE COMMITMENTS (G) Tous les soirs : 7:00 7:15-9:20 849 FIIM BARTON FINK (14 arts) Tous les soirs: 9:15 HOUSE PARTY 12(14 ans) Tous les soirs : 7:30 \u2022 9:30 BROSSARD 049 film Mail Champlain \u2022 6600.boul.Taschcrcau L'ARGENT 0ES AUTRES (G) Sam.et Dim.: 2:00 \u2022 4:15 - 7:00 Sem.: 7:00 \u2022 9:20 9:20 CENTRE-VILLE 2001.Um ver silo.Station Metro DELICATESSEN (14 ans) (v.o.avec sous-titres anglais) 1:00-3:05-5:10-7:15-9:20_ LE SILENCE DES AGNEAUX (18 ans) 4:00 - 9:20_ LA LOI DE LA RUE (14 ans) 1.00 - 7:00_ FORTUNE EXPRESS (G) 1:10-3:10-5:15-7:10-9:10_ EUROPA EUROPA (14 ans) (v.allemande avec sous-titres anglais) 1:10-4:10-7:10-9:30_ ROBIN DES BOIS, PRINCE DES VOLEURS (14 ans) 12:50 - 3:40 - 6:30 - 9:20_ HEARTS OF OARKNESS (v.o.avec sous-titres français) 1:00 - 3.00 ¦ 5:00 - 7:00 \u2022 9:00_ ALISEE (G) 1:05- 3:05 -5:05 -7:05 -9:05_ LA FIN DE FREDDY.L ULTIME CAUCHEMAR (14 ans) Dolby Stereo 1:05 - 3:05 \u2022 5:05 \u2022 7:05 \u2022 9:05_ THE ADJUSTER (14 ans) 1:30 - 4:00 - 7:10 - 9:25 RAMBLING ROSE (14 ans) Dolby Stéréo Ven.: 7:15 - 9:30 / Sam.: 7:15 \u2022 9:30 « Dim.: 2:00-7:15-9:30 tun, au Jeudi: 7:15-9:30 _ THE COMMITMENTS (G) Ven : 7:00 - 9:20 / Stm.: 7:00 \u2022 9:20 0im.:2:00 \u2022\u20227:00-9:20 Lun.au Jeudi : 7:00 \u2022 9:20 LE FAUBOURG 1616 ouest, tue Ste-Catherino 849-fum DLACK ROBE (14 ans) Dolby Stéréo thx 1:00 - 3:05 - 5:10 - 7:20 - 9:30 _ HOMICIDE (14 ans) Dolby Stéréo THX 12:45-2:50-4:55-7:00-9:15 ___ MY OWN PRIVATE IDAHO (14 ans) Dolby Stereo 12:45 - 2:5S - 5:10 ?7:20 ¦ 9:30 MIRACLE (14 ans) Dolby Stéréo 1:00 - 3:00 - 5:00 \u2022 7:00 \u2022 9:00 LAVAL 2000 , h4î»^ilm Centre 2000, 3195 ouest, boul.St-Martm HIGHLANDER 2.LE RETOUR (14 ans) Dolby Stereo Sam.et Oim.: 2:10 \u2022 3:50 - 6:00 \u2022 7:40 - 9:30 Sem.: 7:40 - 9:30 ROBE NOIRE (14 ans) Sam.et Dim.: 1:30 \u2022 3:25 Sem.: 7:20-9:15 5:20 .7:20 - 9:15 L'ASSASSIN JOUAIT DU TR0M80NE (G) Sam.et Oim.: 2:00 \u2022 4:30 -7:10 Sem.: 7:10_ LA LOI DE LA RUE (14 ans) Tous les soirs : 9:25_ ROBE NOIRE (14 ans) Dolby Stéréo Sam.et Dim.: 2:15 \u2022 4:45 \u2022 7:15 \u2022 9:30 Sem.: 7:15-9:30 CARREFOUR LANGELIER f W/tï 7305.boul.Langcl.cr 255-5551 L'ARGENT DES AUTRES (G) Dolby Stéréo Sam.et Dim.: 1:10-3:10-5:10-7:10-9:10 Sem.: 7:10-9:15 Couche tard : Ven.et Sam.: 11:10 ROBIN DES BOIS.PRINCE DES VOLEURS (14 ans) Dolby Stéréo Sam, et Dim.: 3:00 - 9:10 / Sem.: 8:45 LE PETIT HOMME (G) Oolby Stéréo Sam.et Dim.: 1.00 \u2022 5:30 \u2022 7:20 Sem.: 7:00_ LA LOI DE LA RUE (14 ans) Dolby Stéréo Sam.ct Dim.: 7:00 \u2022 9:10 Sem.: 7:00-9:10_ LA CHAMPIONNE (G) Dolby Stéréo Sam, et Dim.: 1:00 - 3:00 \u2022 5:00_ ROBE NOIRE (14 ans) Dolby Stéréo Sam.et Dim.: 1:00 \u2022 3:05 \u2022 5:10 ?7:15 - 9:20 Sam.: 7:00-9:05 Couche tard : Ven.et Sam.: 11:20_ RICOCHET (18 ans) Dolby Stéréo Sam.et Oim.: 1:10 - 3:10 \u2022 5:10 \u2022 7:10 \u2022 9:15 Sem.: 7:10-9:15 Couche tard: Ven.ct Stm.: 11:15_ HIGHLANDER 2, LE RETOUR (14 ans) Oolby Stéréo Sam.et Dim.: 1:00\u2022 3:00-5:00\u2022 7:00-9:00 Sem.: 7:00-9:00 Couche tard : Ven.ct Sam.: 11:00 COMMODORE LONGUEUIL 849 Fit m Placo Longucuil - 825 ouest, rue Si-Charles i HIGHLANDER 2.LE RETOUR (14 ans) Sam.: 2:00 - 7:00 - 9:00 Dim.: 1:00 \u2022 3:00 - 5:00 \u2022 7:00 - 9:00 Sem.: 7:00 - 9:00_ LA CHAMPIONNE (G) Sam.: 2:00 Dim.: 1:10-3:10_ RICOCHET (18 ans) Sam.: 7:05 - 9:05 Dim.: 5:10-7.-05-9:05 Sem.: 7:05 - 9:05 LE PARADIS 5780.bouL Gouin ouej^-il^ 354-3110 TERMINATOR «2 (14 ans) Sam.et Dim.: 1:30 - 4:00 - 7:00 Sem.: 7:00-9:30 COTE-DES-NEIGES 6700 Côfe-dcs-Neiqcs 9:30 HIGHLANDER 2.LE RETOUR (14 ans) Dolby Stéréo Sam.et Dim.: 1:00 \u2022 3:00 \u2022 5:00 - 7:00 - 9:00 Sem.: 7:00-9:00 849-FILM YEAR OF THE GUN (14 ans) Dolby Stereo Sam.et Dim.: 2:00 - 4:30 - 7:00 - 9:20 Sem.: 7:00 -9:20_ HOMICIDE (14 ans) Dolby Stereo Sam.et Dim.: 1:30 - 3:30 \u2022 5:30 - 7:30 - 9:30 Sem.: 7:30 \u2022 9:30 RICOCHET (18 ans) Sam.et Dim.: 1:10 -3:10 Sem.: 7:10-9:15 5:10-7:10-9:15 L'ARGENT DES AUTRES (G) Sam.ct Dim.: 1:05 - 3:05 - 5:05 - 7:05 - 9:05 Sem.: 7:05 - 9:05 PLACE ALEXIS-NIHON LIVIN LARGE Dolby Stéréo Sam.ct Dim.: 2:00 \u2022 4:15 \u2022 7:00 Sem.: 7:00-9:10 Métro Atwater 7\u2014849.-f il m 9:10 LITTLE MAN TATE (G) Dolby Stéréo Sam.et Dim.: 1:45 Sem.: 7:05-9:15 4:15-7:05-9:15 HIGHLANDER 2, THE QUICKENING (14 ans) Dolby Stereo Sam.et Dim.: 1:35 - 3:30 - 5:25 - 7:20 - 9:20 Sem.: 7:20 \u2022 9:20_ PEOPLE UNDER THE STAIRS (14 ans) Dolby Stereo Sam.et Dim.: 1:30 \u2022 3:30 - 5:30 - 7:30 - 9:35 Sem.: 7:30-9:35_ BLACK ROBE (14 ans) Dolby Stereo Sam.et Dim.: 1:45 - 4:00 \u2022 7:00 - 9:10 Sem.: 7:00-9:10 HIGHLANDER 2.THE QUICKENING (14 ant) Dolby Stereo 1 00 - 3:00 - 5:00 - 7.-Q0 \u2022 9.1X3_ PEOPLE UNDER THE STAIRS (14 ans) Dolby Stereo = 1:30-4:00-7:15-9:30 LIVIN LARGE Dolby Stereo 1:30 - 3:30 - 5:30 \u2022 7:30 \u2022 9:30 849 film '849-film ¦ complexe desjardins ; ^ BBasitotre i 849-FILM L'EXPERT EN SINISTRE (14 ans) Dolby Stéréo 1:05-3:15-5:25-7:35-9:45_ DELICATESSEN (14 ans) Dolby Stéréo 1:00 - 3:00 - 5:15 - 7:25 - 9:35_ MED4TERRANEO (G) 1:00 » 3:05- 5:10 -7:1S- 9:20_ POUR SACHA (G) 2:00-4:30-7:00-9:10 EGYPTIEN 1455.rue Peel YEAR OF THE GUN (14 ans) Dolby Stereo 1:30 - 4:15 - 7:00 - 9:30 Excepté Merc, le 13 Nov.: 1:30 \u2022 4:15 - 9:40 HORS LA VIE (G) Dolby Stereo 1:15-3:15-5:15-7:15-9:15 Excepte le 13 Nov.: 1:15 \u2022 3:15 - 5:15 - 9:15 LITTLE MAN TATE (G) Dolby Stereo 1:45-4:30-7:00-9:30 Excepté le 13 Nov.: 1:45-4:30-9:40 \" \" -\u2022\u2022 Urn.\\\\ PRIX DU JURY-CANNES 91» UIPPOIYTF AIDADnOT POINTE-CLAIRE 6361'.Trans-Canada MY OWN PRIVATE IDAHO (14 ans) Dolby Stereo Stm.el Dim.: 2:00 - 4:20 - 7:00 - 9:20 HIGHLANDER 2.THE QUICKENING (14 ans) Dolby Stéréo Sam.et Dim.: 1:00-3:00 \u2022 5:00 \u2022 7.-00 - 9.00 Sem,: 7.-00-9.-00_ YEAR of THE GUN (14 ans) Dolby Stéréo Sam.et Dim.: 1:20 - 4:00 \u2022 7:00 \u2022 9:20 Sem.: 7:00 \u2022 9:20_ feople UNDER THE STAIRS (14 ans) Dolby Stéréo Sam.et Dim.: 12:50 - 340 \u2022 5:10 \u2022 7:20 \u2022 9:30 Sem.: 7:20 - 9:30__ LITTLE MAN TATE (G) Dolby Stéfto Sam.et Oim.: 12:45 - 2:55 - 545 \u2022 7:15 \u2022 9:25 Sem.:7:1S-9:25_\u2022 BLACK ROBE (14 ans) Dolby Stéréo Sam.et Dim.: 1:45 \u2022 445 \u2022 7:05 \u2022 9:15 Sem.: 7:05-9:15 1 \u2022 \u2022 ¦ - - .- hippolyte girardot ¦ari UN FILM DE ATOM E GO Y AN l'Expert en sinistres 33 VtnJoofriûçiiseûc THEADJISTET MeDITERRANECT VERSION FRANÇAISE All I ANC I V IVAI II M L'Histoire des gens d'ici avec LQTHAIRE BLUTEAU Robe Noire [âlg@l©it© / Fa liste \u2022*jr l - .* \u2022 » iS .* « i fl 4 é .CLAUDE GINGRAS B La production de Rigolctto qui a pris l'affiche de la salle Wilfrid-Pelletier hier soir est Tune des plus faibles des douze ans d'existence de l'Opéra de Montréal.Louis Quilico chante le rôle-titre pour la 500e fois environ.On s'en douterait sans le savoir.La voix est fatiguée et le personnagene vit presque plus.L'ombre de lui-même, Quilico ne m'a pas ému un seul instant hier soir.Il est d'ailleurs presque éclipsé par la petite Hélène Fortin, qui chante joliment, malgré quelques problèmes à l'aigu, et cjui donne au personnage assez insignifiant de G i Ida un relief inhabituel.En Sparafucile, le tueur à gages, Claude Grenier, stagiaire de l'Atelier lyrique de l'OdM, possède le physique sinon la voix de l'emploi.Mais le Monterone (Alexander Savtchenko) manque tout à fait de présence.Gérard Garino, ténor français, est un Duc de Mantoue assez séduisant et il chante correcte-, ment, bien que d'une voix sans force ct sans éclat.Adria Firestone, mezzo américain, est aguichante en Maddalena et pousse quelques belles notes graves.* Les décors sont assez beaux et fonctionnels, bien qu'on trouve plutôt bizarre que le même dispositif, à quelques accessoires près, serve à la fois ciù palais ducal et de logis de Rigolctto.La mise en scène est très conventionnelle et l'accompagnement de l'OSM est d'une totale banalité.Le public de la «prima» hier soir a applaudi poliment et sans aucun enthousiasme.Louis Quilico en Rlgoletto FAMOUS PLAYERS CES HORAIRES COUVRENT LA PERIODE * * ?centre-ville * * ?CENTRE EATON 6 705 o.Ste-CatheVine 985-5730 SHATTERED (14) Dolby 12.00-2:05-4:20* 40* 00 LE PASSE REVIENT (14) Oolby 12:05-2:20-4:40-7:00-9 20 DECEIVED (14) Dolby 12:15-2:3CM:50-7:15-9:30 THE BUTCHER'S WIFE (g) Dolby 12:25-2:40-5:00-7:10-9 25 STRICTLY BUSINESS (g) Oolby 1:10-3:10-5.10-7:054:10 BLACK RAINBOW (G) Oolby 12:10-2 204:40-7.00-9 20 fcl INFO-FlLNv 866-0111 S, \u2022RIODE DU 08.AU 14 NOVEMBRE INCL.VERSAILLES ¦ : % ' ' Plaça v&!iitor3S3\"-7B'&?CINEMA DU PARC 3575 Ave.du Pore 844-9470 the butcher's wife (g) Tout let toir» 7:00-9:10 dWn tth'Z T30-4:35-7:0O-9-10 other people's money (g) Tout Its toirt 7:0*0:15 Oim 12:45-2:50-4:5*7:0*9-.15 fisher king (14) Tout le» toirt 5:20400 tfi.m 1:00-3:40* 20-900 CINEMA DU PLATEAU 1584 e.MonT^i^ilV7870 A PROPOS D'HENRI (14) Dolby 3 20* 20-720 LES SECRETS PROFESSIONNELS DU DOCTEUR APFELGLUCX (14) 1:20-9:20 TROUBLES (14) Dolby 1:30*3:30-5:30-7:30430 IMPERIAL THX ' 1430-Bleury 288-7102 FISHER KING (14) Dolby 12:30-3:15*0*9:00 LE PARISIEN 480 o Ste^Côtherihe 866-3856 L'ANNEE DE L'EVEIL (14) 12.30-500-9 25 DOCTEUR M (14) Tout let lourt 2:40-7.05 BLACK RAINBOW V.F.(G) Dolby 12:2*2:3*4 50-7.00-915 TROUBLES (14) Dolby 12:50-3 00-5 0*7.10420 LA DOUBLE VIE DE VERONIQUE (G) Dolby 1 «M:10* 1*7:15430 UN COEUR OUI BAT (G) 12:45-3 oo*-1g-7 154 20 MONTREAL VU PAR ( ) Dolby 1:00-3:45* 30-9 05 LE nO! PECHEUR (14) Dolby 12:204:15*: 1*9 00 LOEWS 954 6.Stê-Cothcnné 86 J -7437 BILLY BATHGATE (14) Dolby 12.10-2:204:3*7:00-9:20 FRANKIE A JOHNNY (14) Dolby 1:1*3 50*30405 OTHER PEOPLE'S MONEY (G) Dolby 12.30-2 40-4 50-7:10-9 35 PARADISE (G) Dolby 12:10-220-4:40-7:00420 DEAD AGAIN (14) Dolby 12:1*2:304:45-7:10430 PALACE 698 o! Slc-Cather.no 866-6991 CURLY SUE (G) Dolby 12 202 40-4 5*7-10930 ALL I WANT FOR CHRISTMAS (G) Dolby 12:1*2:2*4.407.00415 RICOCHET (10) Dolby 12:1*2:304:4*7.009:25 TERMINATOR 2 JUDGMENT DAY \"(V.O.A.) (14) Dolby 12:303 20*1*9 00 STEPPING OUT ( ) Dolby 12:1*2:304:507.0*9:25 MISTER JOHNSON (G) Dolby 12302:3*4:507:05425 ?ouest ?CINEMA BILLY BATHGATE (14) Dolby Tout let toirt 0:254.00 dim 1:003:25*2*900 STRICTLY BUSINESS (G) Tout let toirt 7:0*9:20 dim 1:1 *3:005.0*7.0*9.20 > 1 -»rr-»c| BILLY BATHGATE (G) Dolby Tout les soin 7:009 15 d.m 12:302:404:507:009 15 ' LE PASSE REVIENT (14) Dolby Tous les toirt 7:154 30 dim 12 30245-5.007:1*9 30 BLACK RAINBOW V.F.(14) Dolby Tous let toirs 7 0o9 20 d.m 12:45-2 504:507:009 20 101 DALMATIENS (V.F.) (G) dim 1:303 205 00 TROMPEE (14) Dolby Tous Its soirs 7.15930 CURLY SUE (G) Dolby Tous les soirs 7 1*9 30 dim 12 3024*5 007:1*9:30 TROUBLES (14) Dolby Tous Its soirs 7 0*9:10 dim 1.003 005:007 0*9j10 ?SUDiôr^Târ^^: ' (GREENFIELD PÂRK 519 Bouî! Taschereaû; 671 -6129/|^ OTHER PEOPLE'S MONEY (G) Tous les soirs 7:009:10 dim 1^4*2.504:5*7:009:10 LE PASSE REVIENT (14) Tous las soirs 7:209:30 dim 12302:4*5:007.20930;^: ALL i WANT FOR CHRISTMAS (G) Tous les soirs 7 009.15 *«-t dim 1:003-005 00-7 00-9 15 \u2022 il Maxi Centre-647-1172 I OMEGA (Longueui \u2022r-.î r.w FREDDYSV.F.(14) Dolby Tousles soirs 7:109 15dim 1:10-3:1O5:1O7:1O9:l5,,*f TERMINATOR 2 JUGEMENT DERNIER (V.F.) (14) Tous les soks 7 009:30 dim 2-4*7:009 30 101 DALMATIENS (V.F.) (G) dim 1 0OS 20 DES PILOTES EN L'AIR (G)) Tous les soirs 7.109 00 dim '1:103.005:007:109:00 ' '] GENIAL MES PARENTS DIVORCENT (G) dim 1105 00 DEAD AGAIN V.O.S.T.F.(14) Tous les soirs 7 05-9 00 dim 3 007:0*9 00 ***** nord **-£i*r -.ii» LAVAL \u2022¦; Contre Lovai 688-7776: _KnOBHBHL _____ CURLY SUE (G) Dolby Tous let soirs 7 109.30 dim 12:402:504:50-7:109:30 \\.' j MONTREAL VU PAR ( ) Dolby Tous les soirs 6409.10 dim 1:104 00*40410\" TROUBLES (14) DolbyTout let toirt 7:209 25 dim 12:503 005-107:204:29 *\"'^\"\" LE PASSE REVIENT (14) Dolby Tous les soirs 7:104.15 dim 2 30-4.507:104.15-., 101 DALMATIENS (V.F.) (G) dim 100 OTHER PEOPLE'S MONEY (G) Dolby Tout les soirs 7:009:10 dim 12:302:404:507:00910 THE BUTCHERS WIFE (Q) Dolby Tous let soirs 7 0O9 20 dim 12:202:304407 0O9 20 BILLY BATHGATE (14) Dolby Tous les soirs 7.009:10dim 12102.204.407:004:10| SHATTERED (14) Dolby tous les soirs 7 109 15 dim 12 503 0*5 107 104 15 STRICTLY BUSINESS (G) Dolby Tous les sous 7 209 30 dim 1:103:205:207:209 30 BLACK RAINBOW VF.(G) Dolby Tous les soirs 7 0O9 20 d»m 12:302:404507 0O9 20 UN COEUR QUI BAT (G) Tous Its eotrt 7 0O9 10 dim 12 lO*304:407.009:10 1 ALL i WANT FOR CHRISTMAS (G) Dolby Tous 1st toirs 7 109 30 dim 12:402:505.007 109:30 DORVAL 260 Ave.Dorvdl 631 r8586 CURLY SUE (Q) DolbyTout Its Join 7:10?30 d.m 12:402:5*9:0*7:109:30 FRANKIE A JOHNNY (14) Dolby Tout let toirt 0:3*420 dim 1:1*4 00*354JO OTHER PEOPLE'S MONEY (G) Tout let toirt T0O9:15 dim 12:302:404:507:004 15 FISHER KING (14) Dolby Tout let toirt 6:30420 dim 12:4*3:30*309:20 vçfsion française;^ dl'stin k nicole ^loren^ ii0ff\\l\\n kidman dean FAIR VIEW Centre Foirview 697-8095 SHATTERED (14) Tout let tokt 7:009:15 dim 12:3*2:4*4:5*7.004.15 ALL i WANT FOR CHRISTMAS (G) Dolby Tout let toirt 7:1*925 dim 1:003:005007:1*425 BILLYJE BATHGATE ALAN JErSMFER bates beales ANDRE* McCarthy version o.tnçune ***** est***** fa\\\\\\ wontW- PLAZA JEAN-TALON 4255 c Jcon-Tolon 374-2182 SHATTERED (14) Dolby Tout let toirt 7:30430 dim 1:303:305 307:30930 - \u2022 version o.anglaise Montrée vu par.\"¦A Votre^soirée de télévision La Presse JJUUUUL CHOIX D'EMISSIONS par Louise Cousincou 17:00 O CD CD \u2014 La Course Destination Monde .On revient à la formule d'un juge invité qui s'ajoute aux permanents.Huit jeunes découvrent le monde et leurs limites.19:00 o QD O - Surprise sur prise Il parait que le gag fait à Jean Cournoyer est d'un sadisme fort plaisant.(B \u2014 Le Vaudou Un excellent documentaire sur cette pratique haïtienne.20:00 O QD AD \u2014 Les Beaux Dimanches Ginette Reno: L'Essentiel: les chansons de son dernier disque, par une chanteuse au coeur plus grand que le Québec.Qt CD \u2014 Bêtes de scè- ne Un feu roulant de drôleries, parfois obscènes, souvent géniales.Le clou: l'imitation de l'abbé Le-boeuf, et de ses traductions pour les sourds.o Qt Q QD QD CD 18 h 00 18 h 30 Télèjoumal/ Découverte Football (16M Football (16k) 19 h 00 19 h 30 Surprise wr prise 60 Minutes Mark and Brian Football (16h3Gj L'Evénement L'Événement Newsline Eyewitness News Homegrown Cale ABC News Télèjoumal/Découverte L'Évéoetnent Puise Travel, Travel! Télèjoumal/Découverte Deçjrassi ABC News CD Œ) 89 (S) HDS Bibi et Geneviève Le Clap First Look Babar All Creatures Great and Small 100 Limite The Avengers L'École des fans Dadabiz Ghost (17h> Rodéo (17h)) Défi de Marie (161)50) Sports 30 Drôle de vidéo Drôle de vidéo Ee^ hdiana The Raccoons Rira b*eru.Rira bien-.W5 with Eric fcWSng Life goes on Surprise sur prist Drôle de vidéo Rirabiea.W5 with Eric MaJGng Surprise sur prise Racines II: Les Nouvelles Génération*.Life goes on Imagine WU America OtèT.Y.Hiturescene Le Vaudou Cosmos Le Journal télévisé Transit Vivions 20 h 00 20 h 30 Les Beaux Dimanches: Ginette Reno Murder, she wrote Unsolved itysteries SpecialXurt Browning Betas dt Scene avec RB0(1re de 2) Bêtes de Scène avec RBO (Ire de 2) Am.Fun.Home Videos Air.Fun, Home Videos Am.Fun.People Am.Fun.People Les Beaux Dirnanches: Ginette Reno Bêles de Scene avec RBO (Ire de 2) Am.Fun.Home Videos I Am.Fun.People LMBearcDirTOKhes: Ginette Reno Fous de la pub Am.Fun.Home Videos Science amateur 21 h 00 21 h 30 Les Beaux [Ranches: DcwJer: Les Ados.22 h 00 22 h 30 Télèjoumal/Scully M a \u2022 a a \u2022 a * » t a * a t t \u2022 \u2022 a 'V- ».\u2022 - \u2022 24 ZAPPA EST ATTEINT D'UN CANCER DE LA PROSTATE ¦ Le chanteur et guitariste américain Frank Zappa est atteint d'un cancer de la prostate contre lequel « il lutte avec succès», a annoncé sa famille pour excuser son absence à une soirée organisée en son honneur, jeudi dernier.«11 y a des périodes où il ne se sent pas très bien et malheureusement, ceci en est une», a expliqué à la presse sa fille Moon.La carrière de Frank Zappa, qui aura 51 ans le 21 décembre prochain, a commencé dans les années 1960 avec son groupe Mothers of Invention.Ses plus grands succès restent Valley Girl et Dancing Fool.Lé un coeur qui bat tion transcende la nalité du sujet fé pèns& donc je dis Cette chronique linguistique, préparée par l'Office de la langue française, parait chaque semaine dans l'édition dominicale de La Presse.Que et sa clique B Que que devienne qu' devant a, e, i, o, u, y et h muet est chose connue.Par contre, ce qu'il en est de jusque, lorsque, parce que, presque, puisque, quelque, quoique Test moins.Ces que-là ne perdent pas leur e final n'importe quand.Ce qu'il y a de plus simple: \u2014 jusque fait jusqu' face à une voyelle (jusqu'où); \u2014 quelque fait quelqu' dans quelqu'un, quelqu'une.Ce qu'il y a de moins évident : \u2014 lorsque, parce que, puisque, quoique font respectivement lorsqu', parce qu\\ puis-qu\\ quoiqu* avec il, elle, en, on, un, une (lorsqu'il, parce qu'elle, puisqu'on, quoiqu'on); \u2014 presque fait presqu* dans presqu'île uniquement.C'était là que ainsi que sa clique.HUGUETTE ROBERGE ¦ Un coeur qui bat raconte Mado, une femme mariée bien ordinaire de 40 ans, dont le coeur s'emballe soudain pour un inconnu dont elle a croisé le regard dans le métro.Mystère et force de l'attirance physique.Désir et trouille.Une histoire mille fois filmée sur le dilemme du coeur coincé entre le confort de l'amour au quotidien et la passion fulgurante sans avenir.Sauf que.Sauf que par l'habileté d'un metteur en scène doublé d'un véritable auteur de scénario, et le jeu parfaitement accordé d'un excellent trio de comédiens, Dominique Faysse, Thierry Fortineau et jcan-Maric Winling, l'émotion transcende la banalité du sujet.Et nous voici emportés dans ce drame commun du désordre amoureux comme dans une aventure inédite.Pour constater à la fin que ce «coeur qui bat», c'est aussi le nôtre! Un coeur qui bat est le second film de Dupeyron, qui avait visé un peu trop haut pour son premier.Drôle d'endroit pour une rencontre, en réunissant à l'écran les deux grands «D» du cinéma français, Catherine Deneuvc et Gérard Depardieu.Malgré la po- Un coeur qui bat: l'habileté de François Dupeyron, un scénario bouleversant de justesse et l'excellent jeu des comédiens transforment un drame commun du désordre amoureux en aventure inédite.pularité de ces superstars et une critique généralement élogieusc, ce film n'a pas connu le succès attendu, le public le trouvant apparemment «trop compliqué».«Comme l'histoire était toute simple dans ma tête, j'ai eu peur de faire trop simple, ce qui était imbécile! l'y suis allé d'une écriture hachée, en m'efforçant toujours de montrer, plutôt que de dire.Je crois que je voulais faire brillant», avouait-il à La Presse dans un bel élan d'humilité, lors de sa venue à Montréal à l'occasion du dernier Festival des films du monde.François Dupeyron a compris.Un coeur qui bat montre ET dit.C'est ainsi qu'en ne cherchant plus à «faire brillant», le cinéaste arrive à «faire vibrant».Au-delà des plans choisis du Paris cosmopolite d'aujourd'hui, sa caméra se fait résolument intimiste», voire insolente, traquant l'incertitude dans le geste, la douleur du désir dans le regard, la peur au coeur du silence.Tandis que le dialogue, construit de «mots de tous les jours» est souvent bouleversant de justesse.Le tout, sur un puissant fond sonore tiré du zarb, ce curieux instrument à percussion capable de traduire les bruits vitaux, souffles, pulsations, et bien sûr, battements tachycardi-ques.Avec Talc il y a parfo .un hic.Avez-voùs vu?La Maison Jean Lapointe peut vous aider.Appelez.(514) 288-2611 B L'assassin jouait du trombone (Brossard 2 et Carrefour Laval 5) \u2014Les meurtres se multiplient à Pop Corn International, une fabrique de films.Secondé par sa fille perspicace, l'acteur raté Augustin Marleau (Germain Hou-de) mène l'enquête.Savoureuse satire proche de la b.d.signée Roger Cantin.¦ Le Décalogue (Ouimetoscope-)\u2014Dix films d'une heure librement inspirés des commandements de Dieu, magistralement écrits et mis en-scène par le réalisateur polonais Krzysztof Kies-lowski.Chaque épisode expose le cas concret d'individus qui souffrent ou qui vivent des drames existentiels.Toute la série (présentée en cinq programmes à raison de deux épisodes à la fois) dégage une densité d'émotion rarement atteinte au cinéma.Avec sous-titres français.¦ Delicatessen (Cineplex Centre-Ville I; Complexe Desjardins 2 et Carrefour Laval 4) \u2014 Une comédie noire, dans un pays dévasté par la guerre, où le boucher sert de la chaire humaine à une clientèle qui ne fait pas la fine gueule.Il y a dans ce film un clown farfelu amoureux d'une violoncelliste incroyablement myope, une suicidaire qui se rate continuellement, des révolutionnaires qui sortent des égouts.Étrange et fascinant.B La manière nègre, Aimé Cé-saire, chemin faisant (Parallèle, aujourd'hui et demain ) \u2014 Tourné par lean-Daniel Lafond l'été dernier à Fort-de-France, cet audacieux portrait du grand poète de la négritude, auteur dramatique et politicien martiniquais Aimé Césaire, dont le style et l'engagement politique ont profondément marqué des poètes québécois comme Paul Chamberland et Gaston Miron, propose une réflexion inédite sur les destins parallèles du Québec et de la Martinique.B Merci la vie (Ouimetoscope, jeudi) \u2014 Le film-défi drôle et dur, signé Bertrand Blier.Où le cinéaste jongle avec les plus graves problèmes de cette fin de siècle, télescope sans vergogne les genres, mêle les couleurs comme les époques, et mise sur l'intelligence du spectateur.Avec une pléiade de vedettes dans les rôles de soutien, mais surtout avec une nouvelle venue qui crève l'écran et s'appelle Anouk Grinberg.H Trop belle pour toi (Ouimetoscope, vendredi) \u2014Gérard Depardieu dans le rôle d'un homme marié à une femme riche et belle.Il tombe amoureux d'une fille mal fichue qui n'a vraiment rien pour plaire.Sinon son débordement d'amour.Un film étrange comme le sont tous les films de Bertrand Blier.A gagné le César du meilleur film, du meilleur scé- nario et de la meilleure mise en scène.EN VERSION FRANÇAISE B Alice (Ciné-Campus, mercredi-)\u2014Le dernier Woody Allen.Toujours aussi brillant.Alice a fait un très riche mariage.Elle a tout pour être heureuse.Mais la vacuité de son existence la désespère.Un énigmatique médecin chinois va bouleverser sa vie.Avec Mia Farrow et William Hurt.fl Amadeus (Festival) \u2014 La vie de Mozart, imaginée par le dramaturge britannique Peter Shafcr et le cinéaste Milos Forman.Un film énorme, un peu baroque, souvent drôle et émouvant.Un Mozart hurluberlu et génial, dont un musicien de son époque, Antonio Salieri, était maladivement jaloux.B L'Insoutenable légèreté de l'être (Ouimetoscope, mercredi; v.o.Cinéma de Paris, dimanche-) \u2014 Le roman de Milan Kundera porté à l'écran par un cinéaste améreain tournant dans la meilleure tradition du cinéma européen.Sur le drame de l'artiste tchèque au lendemain du «Coup de Prague» de 1968.B Robe noire ( Berri 3, Brossard 3; v.o.Faubourg Ste-Catherine 1, Pointe-Claire 6 et Plaza Côte-des-Neiges 7) \u2014 Un jeune jésuite.Le père Laforgue, est envoyé en mission au Saguenay, au début du XVlle siècle.11 arrive à s'entendre avec les Algonquins, mais ça ne va pas du tout avec les Iroquois.Une superproduction cana-do-australienne avec Lothaire Bluteau, mise en scène par Bruce Beresford.if'' B Le roi pêcheur (Parisien 7; en v.o.Imperial, Du Parc 3, Dorval 4) \u2014 Une comédie dramatique et sentimentale.Des liens se tissent entre un cynique animateur ra-diophonique de ligne ouverte et un hurluberlu qui se prend pour un chevalier du Moyen Age, ayant «déraillé» à la suite d'une tragédie personnelle.Avec Jeff Bridges et Robin Williams.Un des gros succès de la saison.B Rose passion (Crémazie; V.o.Décarie 1 ) \u2014 Une jeune femme se donne trop généreusement sans y voir le moindre mal.Mais on se scandalise et un médecin croit qu'une hystérectomic la calmerait.Une femme prend courageusement sa défense.Beaucoup d'humour dans ce film.Et une superbe interprétation de Laura Dcrn qui pourrait fort bien se retrouver en nomination pour les Oscars.B Le Silence des agneaux (Cineplex Centre-Ville 2)\u2014 Lancée sur la piste d'un dangereux maniaque, une aspirante policière (Jodie Foster) éprouve le grand frisson en allant interroger dans sa cellule un psychopathe qui se délecte de chair humaine.Un suspense bien ficelé.Mon choix, \u2022\u2022¦-,»* fry, mmmm mm ma façon de vivre.((( \\\\l m y.?- .-, COGECO LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 10 NOVEMBRE 1991 C 13 CINÉMA THE ADJUSTER Cineplex CèntTe-Vllle (9).Tous les jours: 13 h 30, 16 h.19 h 10.21 h 25.ALISÉE .Cineplex Ccntre-Vllto Les Sorcières de Salem (1956), de Raymond Rouleau » Un dénomméSquarcio(\\957\\ de Gilo Pontccorvo » La Lo/(1958),de Jules Dassin I Le Milliardaire{\\9b0), de George Cukor I Sancrua/re(I960), de Tony Richardson ft Aimez-vous Brahms?(\\9b\\), d'Anatole Litvak ft Ma ge/s/ja (1962), de Jack Cardiff ft Compartiment ruciirs( 1965), de Costa Gavras i La guerre est finie(\\9bb\\ d'Alain Resnais » Paris brûle't'il?(\\9bbh de René Clément » Grand Pr/x(1966), de John Frankenheimer » Vivre pour v/Vre(1967), de Claude Leiouch » Z ( 1968), de Costa Gavras » Le Diable par la queue (1968), de IMiilippc de Broca \u2022 Me//nda (1968), de Vincente Minnelli \u2022 L'Aveu (1969), de Costa Gavras \u2022 Le Cercle rouge(\\970), de Jean-Pierre Melville \u2022 La Folie des grandeurs (\\97\\\\ de Gérard Oury \u2022 Çcsar et Rosalie (\\972), de Claude Saulct \u2022 État de siège(\\973\\ de Costa Gavras \u2022 Le F;7s(1973), de Pierre Granier-Deferre \u2022 Le Hasard et la v/o/encc(l974), de Philippe Labro \u2022 Vincent, François, Paul et les autres (1974), de Claude Sautet \u2022 Section spéciale{\\975), de Costa Gavras \u2022 Le Sauvage (1975), de Jean-Paul Rappencau \u2022 Police Python 557(1976), d'Alain Corncau \u2022 Le Grand escogriffe(\\97b), de Claude Pinotcau \u2022 La Menace (1977), d'Alain Corncau \u2022 Les Routes du Sud (1977), de Joseph Loscy \u2022 Clair de femme {\\979), de Costa Gavras \u2022 / comme /care (1979), de Henri Verneuî! \u2022 Le Choix des armes (1980), d'Alain Corncau \u2022 Tout feu tout /7ammc(198I), de Jean-Paul Rappencau \u2022 Garçon, de Claude Sautet \u2022 lean de r/ore«e( 1985), de Claude Berri \u2022 Manon des Sources ( 1987), de Claude Berri \u2022 Trois places pour le 26 (1988), de Jacques Demy \u2022 Nc/c/ia/evcsf dercrour(l991), de Jacques Dcray B Yves Montand tournait encore vendredi pour le prochain film de |can-|acquc.s Beineix.\u2022 » \u2022 » ¦ ( \u2022\u2022 \u2022 Pendant 20 ans, i ai endur \u2022ai perdu î 47 livres en I an et W mois,sàitàpèin TOUTES MES EXPÉRIENCES DÉ PERTE DE POIDS ÉTAIENT DES ÉCHECS.J'ai suivi beaucoup de régimes en plus de diètes personnelles, j'ai consulté des médecins.L'un de ceux-ci m'a prescrit des pilules qui me coupaient la faim.J'avais maigri de 60 livres en suivant ce régime.Quand j'ai arrêté de prendre ces pilules j'ai tout repris.et un peu plus.gâteaux, du chocolat, des friandises.En une Journée, je pouvais manger un pain complet.Je me cachais pour manger.Je cachais même de la nourriture dans ma garde-robe.Quand je me couchais, j'étais pleine, j'avais l'impression que j'allais exploser.JE MEDISAIS QU'ON NE POUVÂiTÏ PAS MAIGRIR AVEC NUTRIBAR, \u2014C\" jj «tes PERSONNE DE VOULAIT DE MOI.rJe croyais que mon mari avait honte de moi et qu'il m'aimait moins.C'est vrai que je pesais 295 livres et qu'à ce poids, on est moins désirable.Je doutais de mes capacités de plaire.Je voulais me prouver que je plaisais encore aux hommes.Une journée, je vois un bel homme, je lui souris.Il me fait comprendre qu'il ne veut rien savoir de mol parce que Je suis trop grosse.Ça m'a fait mal.J'ai réalisé à ce moment que personne ne voulait de mol.fE MANGEAIS QUAND JE M'ENNUYAIS.Q Je mangeais surtout quand J'étais seule, quand je m'ennuyais.La période de la journée où j'avais' le plus de difficultés à me contrôler c'était le soir devant la ¦ télévision.J'étais portée à manger.Ça été difficile, mais j'ai réussi à vaincre cette mauvaise habitude.JE MANGEAIS BEAUCOUP ETÀ{ LONGUEURDE JOURNÉE.Au départ, je ne croyais pas à ces produits.J'étais sceptique, je me disais qu'on ne pouvait pas maigrir avec des barres nutritives.Je doutais de leur efficacité.J'ai même dit à mon frère Daniel, alors qu'il débutait son régime: \"Ça ne marche pas ces produits-là\".Mais plus ça allait, plus il maigrissait J'ai finalement dû y croire.En plus, il me disait que c'était bon.J'ai donc goûté aux NUTR1 BAR et c'est vrai, c'était bon.Mol qui adore les barres de chocolat, j'étais comblée.Enfin un régime Intéressant à suivre et en plus qui a bon goût Je me levais vers 6 heures.Je prenais un \"bon\" petit-déjeuner.J'engloutissais jusqu'à 4 rôties avec beaucoup de confiture dessus.Avant le dîner, je grignotais quelques tablettes de chocolat Pour dîner, je mangeais des sandwiches, j'adorais ça.Je pouvais prendre jusqu'à 6 tranches de pain et parfois même plus.L'après-midi, je mangeais quelques barres de chocolat, j'en mangeais en moyenne 6 par jour.Au souper, je mangeais comme une vraie gourmande.Je prenais toujours plus qu'une assiettée.Le soir, devant la télévision, je grignotais et ce jusqu'au coucher, vers 1 heure ou 2 heures du matin.Je mangeais tout ce qui me tombait sous la main: des chips, des biscuits, des arachides, des beignes, des MON GUIDE D'AMAIGRISSEMENT C'ÉTAIT MON FRÈRE DANIEL Lorsque j'ai vu Daniel maigrir, ça m'a motivée.Il perdait du poids à vue d'oeil.Je me suis dit: \"S'il peut maigrir, je peux le faire mol aussi!\" Un matin je me suis levée en me disant que c'était aujourd'hui que je l'essayais.Quand j'ai annoncé ma décision à Daniel, il m'a répondu: \"Johanne, tu n'es pas prête.Tu ne réussiras pas.Oublie ça, tu n'es vraiment pas prête!\" Malgré tout, j'ai commencé.Au bout de quatre jours j'abandonnais tout.Ce n'est que lorsque j'ai été décidée que j'ai réussi.Je n 'ai pas vraiment suivi le guide d'amaigrissement NUTRI-DIÈTE et NUTRIBAR.Mon guide, c'était mon frère Daniel.Il m'a enseigné de nouvelles habitudes alimentaires basées sur les directives du livret.i de la maison, je mettais donc de la musique et je sautais sur place.Certains trouveront cet exercice facile, mais moi, ça me faisait du bien.Ensuite, j'ai osé sortir de chez-mol pour marcher et pour faire de la bicyclette.Je me sens plus en forme depuis que j'ai maigri.C'est facile de marcher, ça ne demande pas beaucoup d'énergie.© NUTRI BAR est efficace et excellent au goût.Ma fille est tannée de me voir manger mes NUTRI BAR.\"Pas une autre NUTRI BAR, maman!\".Au début, je prenais ma NUTRI BAR comme si c'était une tablette de chocolat.Je la mangeais beaucoup trop vite comme si je devais me dépêcher pour ne pas me faire prendre à tricher.© Aujourd'hui, je sais que je peux plaire.Je suis fière de moi, je me trouve belle, jeune et en forme.Jusqu'à présent dans ma vie, j'ai trop mangé.Maintenant je mange beaucoup moins.Quand je pense que j'ai enfin réussi à me débarrasser de mon surplus de poids avec NUTRI BAR, je n'en reviens pas.Pendant 20 ans j'ai enduré mon excès de poids.En moins de deux ans j'ai tout réglé ça.Pour moi, c'est presqu'un miracle.En été, même par les plus grandes chaleurs, je portais mon gilet de coton ouaté et mes jeans.J'avais chaud, je souffrais le martyre.Il n'était pas question que je découvre mes bras ou mes jambes Ce n'est que depuis cet été que j'ost porter des shorts et des t-shlrt.Habituel lement.l'été je suffoquais et je prenais ai moins 2 douches par jours.Cette année jetais plus sensible au froid.Je n'avais plut cette couche de graisse pour me protéger.E © Pendant toute la durée de ma cure, je ne me suis jamais sentie faible en prenant NUTRI BAR.J'ai attribué ce fait aux éléments nutritifs contenus dans ce produit.Au début, je trouvais que NUTRIBAR ne comblait pas suffisameni mon appétit.Je m'y limitais quand même, Lorsque j'avais faim, j'en profitais poui manger un fruit.Peu à peu j'ai constaté que NUTRI BAR satisfaisait mon appétit J'ai continué toutefois à manger des fruits comme collation.I JESOÙIÏ 6 Les gens autour de mol n'en croient pas leurs yeux.Je lève mon chapeau à NUTRI BAR.Aujourd'hui, je pèse 148 livres.Ici à Ferme-Neuve, tout le monde me parle de ma perte de poids.m u Je ne veux pas redevenir grosse, j'ai trop souffert.Je ne veux tellement pas engraisser que parfois quand je mange, j'ai tendance à me culpabiliser.Je souhaite ne plus jamais avoir à vivre avec le corps que j'avais avant.Johanne Deslauriers, Ferme-Neuve ES NE PLUS JAMAIS U GRÔ5SÈÏ l'Ai APPR1\tÇ à-PAIR\t.-IV F HF l'FYfi\tRClCF f /il /il i f\\t\td /i r/iiAj\tL Ul.L Jl/xl.\th \\ O Évidemment quand on pèse 295 livres, on ne peut pas pratiquer tous les sports.Je ne me voyais pas jouer au badminton.J'avais tellement de difficulté à me traîner, il ne fallait pas trop m'en demander.Au début de ma cure, je ne voulais pas sortir "]
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