La presse, 8 décembre 1991, Cahier A
[" ft - SEBASTIEN JAPRISOT «Il y a quelque chose qui ressemble à la séduction dans l'écriture» Page Cl .- t.- f-X Les derniers shows FRANCO» Pages CIO et C13 649 5 633414449 3 4 8 31 36 37 40 La météo Aujourd'hui: Nuageux à partiellement ensoleille Minimum \u2014-2' Maximum -5' Demain: Nuageux avec neige légère DÉTAILS CAHIER SPORTS 10175, AV.PAPINEAU, MONTRÉAL 381-3987 MONTRÉAL, DIMANCHE 8 DÉCEMBRE 1991 108e ANNÉE N°49 Abitibi-TéiTiiscamingue : 55 cents Iles de La Madeleine : 1.00 64 PAGES, 4 CAHIERS Extérieur de la ville de Québec (Région est) : 65 cents À domicile par porteurs : 60 cents Routes motorisées: 70 cents 50* Taxes en sus Bonjour! Le rêve d'un La personnalité de la semaine B.O JEAN-SÉBASTIEN O OUELUET Information A7 LES GROUPIES DE SMITH Elles épient ses moindres gestes pendant la durée de l'audience et sont convaincues qu'il est innocent- Sommaire Additions croisées.B14 Annonces classées Immobilier.B10 à 813 marchandises.B13 emplois.B13 automobiles.B14, B1S propositions d'affaires.B9 Décès.C15 Économie.B8.B9 Étes-vous observateur?.B10 Feuilleton.B11 Horoscope.B12 Le bridge.B15 Le monde.B7 Livres.Cahier C Arts et spectacles.C10 à C14 ciné-horalres.M \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 C14 téié-horalres.C12 Loteries.A4 \u2022Mot my stère».B13 Sciences.B6 \" BVWeQ immigrant finit dans le sang // a été battu à mort dans le dépanneur où il travaillait MARIE-FRANCE LÉGER es yeux rouges, complètement désemparé, Khaled Beydoun vient d'apprendre que son père a été assassiné quelques heures plus tôt dans un dépanneur de Pierrefonds.Pour quelques milliers de dollars, Mohamed Beydoun, un immigrant libanais de 45 ans, employé de nuit depuis trois semaines chez Mac's, situé au 4932 boulevard Des Sources, a été battu à mort, probablement étranglé.Le propriétaire du dépanneur a trouvé la victime vers 7 h hier matin, dans un réfrigérateur à bière.Recroquevillé sur le divan du salon, Khaled, 17 ans, murmure dans un souffle: «|e ne pourrai plus jamais aimer ce pays».Pendant que sa petite soeur de 9 ans dort innocemment dans la pièce voisine, l'adolescent essaie de comprendre l'insoutenable.La fillette ne sait pas encore.Comment lui dire?Mohamed rêvait pour lui et ses deux enfants d'une nouvelle vie en Amérique, loin du Liban, loin de la guerre.Ils sont arrivés au Québec il y a un an, avec l'espoir de vivre enfin en sécurité.Mais le père y a trouvé la mort.«Ma mère est encore au Liban.Elle sait.Elle va venir bientôt nous rejoindre», explique le jeune homme, qui étudie l'informatique au cégep Montmorency de Laval.\u2014 C'est un métier d'avenir l'informatique.\u2014 Oui, répond Khaled avec un sourire crispé.Un long et lourd silence s'installe.Hier matin, un client a essayé de rentrer dans le dépanneur.Constatant que personne ne venait ouvrir, il est allé un peu plus loin, dans un autre dépanneur de la même chaîne, au coin du boulevard Pierrefonds et de la rue Westpark.Il a averti le propriétaire.M.Omar Bondakj, qui exploite les deux commerces, est allé aux nouvelles.11 a cherché son employé, qui était encore à l'essai.Apparemment, tout semblait en ordre, pas de trace de bagarre.Et c'est là qu'il a découvert le cadavre, coincé dans le réfrigérateur.«Il a dû remarquer le corps à travers la porte vitrée du frigo», a indiqué le lieutenant Robert Saint-Hilai-re, du poste 12 de la CUM.Les yeux de la victime étaient boursouflés.Il portait une marque de strangulation au cou.À première vue, pas de blessure par balle ni de coup de couteau.Il aurait été battu à mort.Les meurtriers \u2014 les enquêteurs croient qu'ils étaient deux \u2014 sont partis avec le coffre-fort.Il contenait les recettes, des dernières 24 heures, quelques milliers de dollars, peut-être 5000$.Ils ont pris soin d'emporter également l'appareil vidéo et la cassette.« Au Liban, les gens se battaient pour survivre.Mais tuer de cette façon pour voler un peu d'argent! le n'ai jamais vu une telle cruauté», explique un camarade de Khaled.Ils sont là, trois amis de la famille, unis dans le deuil.Deux hommes et une femme, Libanais eux-aussi, arrivés au pays depuis un an et demi.Ils ont préféré taire leur nom.Chez eux, on sent la révolte.Avec la mort atro- VOIR MEURTRE EN A2 QUELS EMBÊTEMENTS ?ft mi 1 PHOTO BERNARD BRAULT.U Presse Quelques centaines de citoyens, dont plusieurs enfants et des représentants de la gent canine, ont réussit'exploit, hier, de monter jusqu'au sommet du mont Royal pour s'adonner au plaisir de fouler et de jouer dans la belle neige légère, dont le ciel nous a gratifiés de plusieurs centimètres.Claude Parent était parti du Plateau Mont- Royal avec enfant, chien et traîneau.Il y a là le maître qui commande à son chien de faire plaisir à son fils, Jonathan, en le traînant à toute vitesse dans la poudreuse, un plaisir indicible dont l'enfant se souviendra toute sa vie.Le Canada va disparaître si le Québec s'en va, avertit Bourassa DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUEBEC Le Canada ne pourra pas survivre si le Québec s'en retire, a prévenu hier le premier ministre Bourassa qui, tout comme son parti, semble déterminé à augmenter la pression sur le reste du pays pour obtenir des modifications aux offres fédérales.«Si le Québec ne reste pas dans le Canada, il y a un gros risque qu'il n'y ait plus de Canada,» a-t-il menacé hier, en marge du conseil général de son parti.Trois cents militants et les membres du caucus sont réunis en fin de semaine pour discuter des gestes que le gouvernement devrait poser pour assainir les dépenses publiques.Mais, hier, le débat constitutionnel a repris le haut du pavé.M.Thierry Vandal, le président du comité qui a fait cet automne la tournée des comtés pour informer les membres sur le projet fédéral, a réclamé des changements importants à ces propositions, en ce qui touche le projet d'union économique, le partage des pouvoirs, la réforme du Sénat et l'apparition d'un Conseil de la fédération, qui alourdirait uns structure que le rapport Allaire voulait simplifier.Tandis que les ténors du PLQ dans le dossier constitutionnel, Me lean Allaire, et le président de la Commission jeunesses, M.Mario Dumont, réclamaient qu'un congrès de l'ensemble des membres ait à trancher le printemps prochain, de la recevabilité de la proposition fédérale, le premier ministre n'a pas voulu s'y engager.«Attendons de voir le contenu avant de décider du processus,» a soutenu M.Bourassa, il appartiendra à l'exécutif du PLQ de trancher, a-t-il rappelé.«Je crois qu'il y a une forte vo- lonté politique du Canada anglais de trouver une solution acceptable, de faire tout ce qui est possible pour trouver une solution,» a indiqué M.Bourassa.Selon lui,les provinces anglophones, «semblent réaliser que ce sera difficile de survivre» pour le Canada anglais (sans le Québec).«Comment pouvons nous penser que les provinces de l'Ouest accepteront de se taxer pour aider les provinces de l'autre bout du continent, si le Québec est en dehors de la Confédération,» s'est demandé M.Bourassa.Le premier ministre réitère toutefois qu'à 11 mois d'un référendum au Québec, les propositions fédérales peuvent encore être modifiées profondément.«Ellessont loin d'être complètes, il y a des fortes résistances à l'union économique, il y a des points d'interrogation sur la réforme du Sénat», a-t-il souligné.M.Bourassa rencontrera en privé, le 16 décembre les membres de la commission Beaudoin-Dobbie, un engagement qu'il avait déjà pris lorsque le sénateur Claude Castonguay co-présidait le comité fédéral.Il n'a pas voulu indiquer s'il jugeait acceptable le projet d'un référendum fédéral.Sa position est celle de la motion adoptée au Parlement : Ottawa a le droit de tenir un référendum mais ne doit pas intervenir dans le processus de la loi 150, qui prévoit que le Québec tiendra son propre référendum avant la fin octobre 1992.Les deux sondages \u2014 IQUOP et Léger Léger \u2014 publiés hier qui tous deux indiquaient qu'une élection porterait le Parti québécois au pouvoir ne l'inquiètent guère, a-t-il indiqué.D ¦ La souveraineté avantageuse à moyen terme, selon Jean Allaire.Page A12 Aristide en pays de connaissance à Montréal GERALD LEBLANC IB Après les Italiens, les ¦ Chinois, les Portugais, les Grecs et les Latinos, les racines des nouveaux Montréalais nous a-mènent cette semaine chez les Haïtiens.Moins de 300 en 1961, les Haïtiens du Québec forment en 1991 une communauté de 50 000 personnes, une des cinq plus importantes minorités ethniques.Noirs et francophones, ils ont profondément changé le visage de Montréal.Le portrait généalogique des Haïtiens, présenté aujourd'hui en pa^cs B I et B4, coincide avec la visite de leur président renversé, lean-Bcrtrand Aristide.II conveftait que M.Aristide 0,1 m HAÏTIENS amorce sa visite à Montréal, où l'on retrouve plus de 90 p.cent des Haïtiens immigrés au Canada.Le père Aristide revient, d'autre part, dans une ville où il a étudié les sciences bibliques, à l'Université de Montréal, de 83 à 85.Il était alors chez les Salé-siens, dont il a été exclu en 88, parce qu'il persistait à faire de la politique.Pays de connaissance pour le père Aristide, Montréal l'est aussi pour plusieurs de ses collaborateurs ; au moins trois de ses ministres ont déjà vécu au Québec: Karl AugiJ te, ministre de la [usti- ce, Claude Jean-François, ministre de la Santé, et Renaud Bernardin, ministre du Plan, dont la femme vit toujours à Québec.Et le personnel politique du président Aristide comprenait une bonne douzaine d'Haïtiens ayant vécu à Montréal.Depuis le putsch militaire de septembre, un «comité de coordination de la résistance» regroupe plusieurs leaders montréalais qui oeuvrent pour le retour du père Aristide, dont l'élection avait représenté une victoire pour le groupe de Montréal au sein de la diaspora haïtienne.En préparant ce reportage sur les racines des Haïtiens, il m'est souvent arrivé de toucher du doigt les liens étroits reliant Montréal au gouvernement Aristide.|'ai d'abord rencontré Frantz Voltaijc, directeur du cen- tre de documentation haïtienne de Montréal.Son frère.Leslie, qui fut comptable à Montréal, était le ministre des Finances du père Aristide.Le beau-père de Leslie, vit toujours au Québec.Un peu plus tard, Edouard An-glade, le premier policier noir de Montréal, m'invitait à rencontrer son cousin, George Angladc, professeur de géographie'à l'UQAM et principal auteur du projet de société mis de l'avant par le gouvernement Aristide.Et le sergent Anglade m'apprenait que son frère Harry était retourné en Haïti en 8b, après avoir passé 20 ans au Quebec.II tient restaurant à Port-au-Prince, avec sa femme, Madeleine, une fille de loliettc.VOIR HAITI EN A2 B Les Haïtiens de Montréal dans une «excitationgterrible».Page B 7 Le «blues» d'une hôtesse de l'air RICHARD DUPAUL 2B Lucille B., agent de bord ¦ d'Air Canada depuis près de quatre ans, donne une appréciation sans équivoque de la vie des agents de bord «obligés» de faire la navette entre Montréal et Toronto.«En fait, ce n'est pas une vie.et c'est souvent terrible».Elle a vécu l'expérience pendant une quinzaine de mois: «le me suis épuisée.et ça m'a coûté une fortune.» Aussi, c'est à son grand soulagement qu'elle obtenait son transfert il y a deux ans à la base de Montréal.Mais sa joie a été de courte durée.« Lucille » (elle ne veut pas dévoiler son vrai nom pour éviter les représailles) a sursauté en recevant la proposition d'Air Canada, lors de la dernière vague des compressions à la fin de septembre.Dans une lettre, envoyée à environ une centaine d'agents de bord, l'employeur avisait Lucille qu'elle était mise à pied pour une période indéterminée, à cause du ralentissement du marche aérien.Air Canada lançait cependant une bouée de sauvetage: certains employés garderaient leur emploi s'ils acceptaient d'être tranféres ;i Toronto.VOIR TORONTO EN A5 B Le français perd du terrain.Page AS i i ? A2 \u2022 LÀ PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 8 DÉCEMBRE 1991 SUITE DE-LA UNE Mohamed Beydoun meurtre Le rêve d'un immigrant finit dans le sang ce de Mohamed, ce sont aussi leurs espoirs qui s'écroulent.«Il m'a dit avant de commencer à travailler au dépanneur que s'il y avait un vol, il ne résisterait pas*, reprend l'un d'eux.Mais Mohammed ironisait.De quoi aurait-il pu avoir peur, lui qui avait retrouvé une sécurité envolée depuis si longtemps?«Le père de Khaled aimait le Québec.Il disait: 'Si vous voulez repartir un jour, partez, moi je reste.' C'est ça la fatalité.On quitte un pays à cause des bombes pour venir mourir assassiné dans un nouveau pays.J'ai peur de vivre ici », souligne la jeune femme.Khaled et sa soeur resteront avec eux pendant quelque temps.Ils habitent tous dans le même immeuble.La Direction de la protection de la jeunesse les a contactés pour s'assurer de leur sécurité.L'adolescent écoute la conversation, le regard absent.Ses yeux brillent de douleur.Il ressemble à son père.Mais contrairement à lui, il pourra difficilement aimer son pays d'adoption.«Pourquoi sommes-nous partis du Liban?» lance un de ses amis, la gorge serrée.Mohamed Beydoun est la 75e victime d'homicide sur le territoire de la CUM cette année.?habti Aristide en pays de connaissance à Montréal Quand j'ai rencontré Claude Vilgrain, lors de la visite des De-vils du New Jersey à Montréal, le jeune hockeyeur québécois d'origine haïtienne était inquiet: son père, qui a fait carrière à Québec, où vit toujours sa mère, était retourné à Haïti avec la prise de pouvoir par Aristide.Le père Paul Dejean, longtemps leader de la communauté haïtienne de Montréal, a mis un terme à son exil (il avait été expulsé par papa Duvalier en 69) dès le départ de Jean-Claude Duvalier, en 86.Il a fondé en Haïti le Centre Karl-Lévêque (Sant Kal Levèq), en mémoire du jésuite haïtien bien connu à Montréal.Et Adeline Chancy, la femme de Marc, poursuit en Haïti le travail d'alphabétisation amorcé à Montréal.Lors du putsch de septembre, on retrouvait tous ces visages familiers à la télé de Radio-Canada, qui incidemment diffuse aussi en Haïti.Et plusieurs auteurs haïtiens, publiés à Montréal, sont diffusés au pays d'origine.Décidément le monde est petit de Montréal à Port-au-Prince, qu'enneigeait Jean-Pierre Ferland.Montréal a toujours été un foyer de l'opposition en exil.Le consulat, dirigé par des proches des Duvalier comme Roger La-fontant, fut longtemps l'ennemi à contrer pour les Haïtiens de Montréal.Depuis le départ de Jean-Claude Duvalier en 1986, le consulat de Montréal est progressivement redevenu un allié de la communauté haïtienne.Du même coup, est apparu un nouveau type d'exilés.Devenus victimes du «dé-choukage», les anciens bourreaux demandent à leur tour l'asile.On retouve ainsi à Montréal un certain nombre de macoutes, c^ui cherche à se faire oublier et investissent dans la plus grande discrétion.Ce sont parmi ces profiteurs de l'ancien régime, peut-être en voie de résurrection à Port-au-Prince, qu'on retrouve les vrais millionnaires de la communauté haïtienne de Montréal.Taché du sang haïtien, l'argent macoutc reste cependant suspect et l'on entend parfois les gens se demander: « Y-a-t-il de l'argent macoute derrière ça?» Déjà en 1979, cette suspicion avait entrainé la mort de la caisse populaire ouverte pour la communauté haïtienne, rue Jean-Talon.On soupçonnait les macoutes d'être derrière cette initiative et le mot d'ordre de boycottage a été donné lorsque les dirigeants ont fait parvenir un télégramme de felicitation à Duvalier.Après seulement six mois d'existence, tombait la caisse «macoute» de Montréal.Le maillage Haïti-Québec joue dans les deux sens.On retrouve quelques milliers de Québécois en Haïti.Il s'agit au premier chef de missionnaires, plus de 400, oeuvrant surtout dans l'éducation.C'est par leur intermédiaire que sont venus de nombreux immigrants de la première vague.On trouve aussi un certain nombre de coopérants, le plus souvent sous le patronage de l'ACDI.Plusieurs de ces Québécois prennent racines en Haïti, après avoir épousé des gars et des filles du pays.En vacances en Haïti, en 89, j'ai pu constater que le directeur régional du CECI, organisme montréalais de coopération internationale, était marié à une Haïtienne et qu'un jeune agronome, oeuvrant à Carice et Mont Organisé, était sur le point de faire la même chose.Lors du même voyage, j'avais rencontré à Cap-Haltien, une équipe québécoise de la firme SINTRA, responsable de la construction d'un pont et des voies d'approche.Des travailleurs québécois d'Hydro et de Bell ont ainsi travaillé en Haïti.On retrouvait un important pourcentage de Québécois, y compris la célèbre bande à Dédé Desjardins de la FTQ-construc-tion, parmi les touristes fréquentant Haïti, avant l'effondrement des dernières années.Bref, un va-et-vient particulier entre Haïti et le Québec, en raison des missions, de l'immigration, du tourisme, des projets de coopération internationale et des mariages exogames.Ce qui ne veut pas dire que les Haïtiens retournent au pays en plus grand nombre que les autres immigrants.Au bureau de la communauté chrétienne des Haïtiens de Montréal, on estime à seulement deux p.cent les retours définitifs.New York est devenu la deuxième plus grande ville haïtienne au monde, avec quelque 300 000 Haïtiens, et Miami est la nouvelle capitale des Caraïbes.Et pourtant, il semble exister un degré de connivence particulier entre le Québec et Haïti, en raison de la langue bien sûr mais aussi d'une foule d'autres facteurs.Quand on regarde ou lit les reportages sur Haïti, comme les poignants témoignages transmis la semaine dernière dans La Presse par mon jeune collègue Richard Hétu, on se sent en terrain familier, comme s'il s'agissait de vieux voisins, voire d'une branche lointaine de notre propre clan.Demain : Le défi des Haïtiens de Montréal Québec prêt à donner la gestion des bingos aux bandes indiennes La Quotidienne tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 140 5284 [\"\"abonnement I Le service des abonnements est ouvert du hindi au 1 vendredi de 7h à 17H30 I REDACTION ¦ PROMOTION I COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-6911 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSEES Commandes ou corrections kmdiauvendredide8h30à17hS0 285-7111 GRANDES ANNONCES Détaillants National, Teie+ Vacances, Voyages Carrier a s et professions, nominations ~i 285-7202 285-7306 285-7265 i I LA PRESSE est publiée par LA PRESSE.LTEE.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9.Seule la I Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des ¦ services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.\u2022 Courrier de la deuxième classe \u2014 > Enregistrement: numéro 1400 \"Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.{ RENSEIGNEMENTS 285-7272 I-TYT.\u20147 t.:-1 MARTIN PELCHAT ¦ Québec entend modifier la Loi sur les loteries afin d'ouvrir la porte à des ententes par lesquelles les communautés autochtones pourraient mettre sur pied leurs propres organismes de surveillance des bingos.Tel est le sens du projet de loi 187, déposé vendredi par le ministre du Revenu.Raymond Savoie, responsable de la Loi sur les loteries, les concours publicitaires et les appareils d'amusement.Si l'Opposition donne son accord à l'étude de ce projet, il pourrait être débattu et adopté avant la fin de la présente session parlementaire.« Le projet de loi créé une possibilité pour le gouvernement de conclure des ententes avec des réserves autochtones afin qu'elles puissent tenir des bingos, et que ces bingos soient surveillés par i i i des organismes locaux», a expliqué hier Yves-Thomas Dorvnl, conseiller au cabinet du ministre Savoie.Le projet de loi est considéré comme une percée par les Monta- tnais de Mashteuiatsch, au Lac-aint-Jean, qui avaient renoncé, il y a un an, à tenir un bingo dérogeant aux règles de la Régie des loteries après que le gouvernement eut accepté de mettre sur pied un comité conjoint sur les moyens d'améliorer les conditions socio-économiques des 2000 autochtones de la réserve.Une entente découlant des recommandations de ce comité-conjoint doit d'ailleurs être annoncée en début de semaine à Québec.«Le projet de loi créé une sorte de précédent», estime Réjean Launière, responsable de la réglementation et des permis au Conseil de bande de Mashteuiatsch.«11 implique une certaine ferme de délégation d'autorité, ce qui était complètement écarté auparavant, ajoute M.Launière.11 y a d'autres secteurs, tels que le transport ou le taxi, où le même modèle pourrait être mis en place.» Selon M.Launière, la composition de l'organisme local chargé de la surveillance des bingos serait laissée à l'entière discrétion des conseils de bande.Cet organisme, explique pour sa part Yves-Thomas Dorval, «émettrait lui-même les permis».Mais le projet, précise ce dernier, ne change en rien les autres dispositions de la loi, concernant par exemple la valeur des prix attribués lors des bingos.Or, un des principaux aspects de la problématique des bingos dans les réserves est que les autochtones, notamment les Mohawks de Kahnawake, ont souvent refusé de se soumettre aux règlements québécois en offrant des lots beaucoup plus importants que la limite de 5000 $ fixée par la Régie.Là-dessus, M.Launière refuse d'en dire plus et nous renvoie à la conférence de presse qui doit être tenue mardi à Québec, où sera annoncée l'entente sur le développement économique consécutive aux travaux du comité-conjoint formé il y a un an.Au cabinet du ministre Savoie, on explique que les autres aspects de la question des bingos sont laissés au Secrétariat des affaires autochtones, sous la responsabilité du ministre Christos Sirros, qui mène présentement des discussions avec les amérindiens.«Le projet de loi de M.Savoie créé des conditions favorables à la réalisation d'ententes, note son conseiller.Mais le reste est au Secrétariat des affaires autochtones.» DIMANCHE | 8 DÉCEMBRE 1991 49-7-01 i i i j LES ANNONCES CLASSÉES 285-7111 t Des ambulanciers sortent des blessés des voitures d'un des deux trains qui se sont télescopés dans le tunnel Severn.Plus dune centaine PHOTO RCUTER de personnes ont subi des blessures dans cet accident ferroviaire.102 blessés dans une collision de trains à Bristol Associated Press BRISTOL.Angleterre ¦ Une centaine de personnes ont été blessées samedi matin dans la collision de deux trains de passagers dans un tunnel sous la rivière Severn, à une dizaine de kilomètres au nord-ouest de Bristol, selon un dernier bilan fourni par les autorités.Les services de secours a précisé que 102 voyageurs avaient subi des blessures à divers degrés.Auparavant, on avait annoncé une cinquantaine de blessés.Selon le porte-parole du Royal Gwent Hospital de Newport, Allan Davies, 99 personnes avaient été hospitalisées en fin d'après-midi.Les quelque 300 passagers qui se trouvaient à bord des deux trains ont été évacuées du tunnel en milieu d'après-midi.Selon la Des secouristes évaluent la situation à l'intérieur du tunnel Severn, près de Bristol, dans l'ouest de l'Angleterre, après la collision survenue hier entre deux trains.compagnie des chemins de fer britanniques British Rail, aucun décès ne serait à déplorer dans cet accident, mais dix personnes ont été grièvement blessées, parmi lesquelles le conducteur de l'un des trains qui est resté bloqué dans sa cabine plus de deux heures.La collision s'est produite samedi matin vers 10h40(heure locale), à environ 13 km au nord-ouest de Bristol (ouest de l'Angleterre).Un train de passagers qui reliait Portsmouth à Cardiff a violemment heurté l'arrière d'un train rapide Intercity 125, qui ve- PH0T0 AP naît de Londres-Paddigton et se trouvait arrêté à mi-chemin du tunnel, long de près de six kilomètres.« Il est encore trop tôt pour dé-terminer les causes de l'accident», selon Knowles Mitchell, attaché de presse des services d'intercity.ROllS I est à Royce vendre REUTER ¦ Rolls-Royce est à vendre, rapporte aujourd'hui la presse britannique, selon laquelle le groupe de constructions mécaniques Vickers a entrepris des discussions en ce sens avec la société allemande BMW.Le Sunday Times précise que Vickers, qui possède la plus prestigieuse des marques automobiles britanniques, en envisage la vente totale ou partielle.La valeur en est estimée par les analystes entre 250 millions et 350 millions de livres sterling, soit 500 millions à 700 millionsS.BMW aurait déjà eu des contacts avec Vickers, ajoute le Sunday Times.Fiat serait également intéressée, de même que Toyoto et General Motors.Selon l'Observer, Vickers souhaiterait endiguer les pertes provoquées par la mévente des voitures de luxe, due à la récession.La vente de Rolls-Royce pourrait avoir lieu dès le premier trimestre de l'année proch$ne.Les municipalités pourraient faire des pressions pour avoir voix au chapitre CLYDE GRAHAM de la Presse Canadienne HULL Ions seulement être traitées à titre d'égales.» II a toutefois indiqué que la première étape en ce sens serait de faire pression auprès des premiers ministres afin d'appuyer leur requête d'être reconnues ¦ Les municipalités pourraient devoir adopter des mesures radicales, comme cesser toute activité comme un pion gouvernemental durant un jour, afin d'appuyer les clé au Canada et non seulement demandes en faveur de leur re- comme des dépendantes des proconnaissance au sein de la consti- vinces.tution, a-t-il été estimé, hier, lors d'une rencontre de la Fédération canadienne des municipalités.Quelque 65 maires et conseillers municipaux du Canada ont fait savoir à trois membres du comité fédéral sur la constitution qu'ils ont autant le droit de faire partie de la constitution qu'Ottawa ou les provinces.« Parler ne fera rien pour cela », a menacé le conseiller d'Ottawa George Brown.M.Brown croit que les politiciens fédéraux et provinciaux pourraient prendre les municipalités plus au sérieux si ces dernières «fermaient pour une journée».«Nous ne demandons pas de nouveaux pouvoirs, fous vou- Toutcfois, le sénateur libéral Pierre de Bané a estimé qu'elles «rêvent» si elles croient que les provinces allaient étudier la possibilité de leur céder certains de leurs pouvoirs.« Je crois que c'est non en ce moment.» Le député conservateur David Worthy, également membre du comité parlementaire, a indiqué qu'il ferait part des inquiétudes des municipalités au reste du comité.Il a précisé que le fait que seulement trois membres du comité aient été dépêchés auprès des représentants municipaux démontre qu'ils ne sont pas perçus comme des interlocuteurs dp premier plan dans le dossier constitutionnel.La présidente de la Fédération canadienne des municipalités, Doreen Quirk, a fait savoir que la frustration était grandissante au sein des gouvernements locaux, las de porter le fardeau des coupures budgétaires fédérales et provinciales sans être consultés.Précision ¦ C'est par inadvertance qu'une note faisant état du refus d'Air Canada de ré- SDiidre aux questions de La ressc a paru dans l'édition d'hier avec la série sur la transporteur aérien.En fait, après plusieurs tentatives infructueuses, un porte-parole de la société a finalement accepté de donner une entrevue à notre reporter.La Presses'cxcuse auprès de ses lecteurs et d'Air Canada.« à LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 DÉCEMBRE 1991 \u2022 A3 Québec enquête sur les déductions fiscales pour don d'oeuvres d'art DENBS LESSARD du lnin.au de La Presse QUÉBEC ¦ Emboîtant le pas au fisc fédéral, Revenu Québec va se pencher sur le réseau qui a permis à une centaine de professionnels et d'hommes d'affaires de Québec d'obtenir d'importantes déductions d'impôts pour don d'oeuvres d'art au Musée Louis-Hé-mon, à Péribonka.«Il n'y avait rien hier, mais là il y a quelque chose, on va gratter ça», d'indiquer hier le ministre québécois du Revenu, Raymond Savoie.Vendredi, La Presse s'était en-quis en vain des informations dont disposait Revenu Québec sur les procédures engagées par le ministère fédéral dans ce dossier, mais M.Savoie avait indiqué alors que son ministère n'avait fait aucune recherche dans cette direction.Par la suite, te sous-ministre Bernard Angers a indiqué à son patron que Revenu Québec pourrait aussi contester les déductions qui avaient été repoussées par Revenu Canada.Le ministère fédéral a logé à la rai-octobre des accusations contre le propriétaire d'une galerie d'art de Québec, M.Marc Lcvert, et un ancien employé du Musée du Québec, Michel Champagne qui, pour la Fondation du Musée Louis-Hémon, avait évalué des oeuvres d'art anciennes.Un don à un musée est considéré comme un don de charité et par conséquent déductible d'impôt.Or des hommes d'affaires de Québec ont reconnu avoir obtenu des reçus d'impôt en bonne et due forme du musée, des déductions qui atteignaient dans un cas 9000$ pour un tableau acheté 3000$, et dont la valeur réelle fut estimée à 600$ par Revenu Canada.Une centaine d'hommes d'affaires et de professionnels de Québec ont profité au total de 210 000$ de déductions d'impôt pour avoir donné au musée de Péribonka des tableaux dont la valeur était largement exagérée, estime Revenu Canada.Joint hier, le propriétaire de la galerie «Les maîtres anciens», Marc Lcvert, a soutenu ne pas comprendre pourquoi des poursuites étaient intentées seulement contre lui et M.Champagne.Beaucoup de galeries d'art de Québec ont agi comme intermédiaire pour des dons au musée de Péribonka, et dans tous les cas ce fut M.Champagne qui fit les évaluations.Pas moins de 465 tableaux ont été saisis par la Gendarmerie Royale au musée de Péribonka, «là-dessus j'ai vendu peut-être une centaine d'oeuvres», a-t-il dit.M.Champagne qui compte plaider non coupable rappelle aussi que ce sont les dirigeants de la fondation Louis-Hémon qui l'avaient approché en 1986 alors qu'il n'était que collectionneur.BB: les permis seront suspendus si des accusations sont portées DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC ¦ Si des accusations sont portées contre certains conducteurs de Blue Bonnets, la Commission des course de chevaux suspendra immédiatement leur permis, a indiqué hier le ministre responsable de ce dossier, M.Yvon Picotte.Pour l'instant, toutefois, la Commission des courses de chevaux n'interviendra pas «sur la base d'articles de journaux et de revues de presse,» a-t-il prévenu.Le ministre s'attend à ce que des accusations puissent être portées dès cette semaine, ce qui enclenchera, mécaniquement, une in- tervention de la Commission des courses de chevaux.Vendredi, dans une vaste opération policière la SQ perquisitionnait à l'hippodrome Blue Bonnets et publiait les noms de six conducteurs soupçonnés d'être les auteurs d'actes illicites: dopage de chevaux et participation à un réseau de preneurs de paris.«Dès que les accusations sont portées, la loi dit qu'on a deux jours pour transmettre un subpoena et retirer le permis de celui qui s'est mal comporté», a soutenu M.Picotte, ministre de l'Agriculture, responsable du dossier des courses de chevaux.Si des accusations sont portées, le permis du conducteur est sus- pendu et il est révoqué si ce dernier est trouvé coupable.Lorsque les accusations tombent, le permis est tout simplement rendu à son titulaire.«C'est la réalité, c'est une loi qui régit cela,» a-t-il dit.Lorsqu'on lui a demandé s'il n'y aurait pas lieu que l'État resserre ses contrôles sur les hommes de chevaux, M.Picotte a rappelé qu'avant même les perquisitions de la SQ, les conducteurs de Blue Bonnets s'étaient élevés contre les vérifications faites à l'hippodrome.«Les conducteurs disaient que la Commission contrôlait trop parce que nous avions des vidéos et on exerçait une certaine surveillance du déroulement des courses,» a rappelé M.Picotte.Montréal aurait copié un système de drainage pour toits plats En bref MARTIN PELCHAT ¦ Les ingénieurs Jean-Paul Pa-quette et Luc Trudeau, qui avaient créé une certaine commotion il y a trois ans en affirmant que 50 0G0 toits plats des immeubles de Montréal risquaient de s'effondrer, poursuivent^ maintenant pour plus d'un demi-million de dollars la Ville de Montréal, à qui ils reprochent d'avoir copié leur système de drainage pour toits plats.Dans la poursuite déposée vendredi au Palais de justice de Montréal en Cour fédérale, MM.Paquette et Trudeau réclament 500 000$ en dommages exemplaires, ainsi que 24 000$ en dommages et intérêts, cette dernière somme représentant les royautés non perçues.En novembre 1989, les deux inventeurs avaient publiquement estimé, sur la foi d'une étude qu'ils venaient de compléter, que le déluge de juillet 1987 avait accéléré le vieillissement de quelque 50 000 toitures plates d'immeubles montréalais.Ces toitures, disaient-ils, risquaient de s'effondrer sous le poids de la neige au cours de l'hiver 1988-1989.En décembre, toutefois, l'Ordre des architectes et l'Association des architectes en pratique privée répliquaient en reprochant à MM.Paquette et Trudeau d'avoir surévalué le nombre de toitures à risque.Système de drainage Les deux ingénieurs avaient par ailleurs mis au point un système de drainage évitant la détérioration de l'isolant et l'accumulation d'eau pouvant entraîner des problèmes de surcharge des toitures plates ou légèrement en pente.Le procédé fut enregistré en octobre 1989 sous la marque de commerce Hydropan.Dans leur poursuite, les deux inventeurs racontent avoir rencontré en novembre 1990, lors d'un souper-conférence, plusieurs architectes, ingénieurs et techniciens du Module du bâtiment de la Ville de Montréal.En février 1991, à l'invitation d'un architecte de la Ville, M.Paquette aurait expliqué son système de drainage de façon plus détaillée.Mais voilà que la Ville émet deux appels d'offres pour la réfection partielle de la toiture du centre Claude-Robillard et d'un garage de Pointe-aux-Trembles.Ces appels d'offre, selon les deux ingénieurs, reproduisaient «essentiellement la substance de leur demande de brevet».MM.Paquette et Trudeau accusent donc la Ville d'avoir «copié et plagié, sans droit et sans autorisation», les plans et devis du système de drainage conçu par eux et sur lesquels ils avaient acquis des droits d'auteurs.Les deux ingénieurs ont expédié par huissier à la Ville un premier avis en juillet, puis une mise en demeure le 16 octobre.C'est au cours de ce mois que le contrat des deux réfections de toitures fut attribué à une autre entreprise, qui entreprit le travail quelques jours plus tard.BAMBIN DÉCAPITÉ ¦ Un bambin de trois ans a été décapité hier soir, à Saint-CyriHe-de-Wendover, dans la région de Drummondville, quand il a été tiré accidentellement vers les couteaux de la déneigeuse conduite par son père.Selon la Sûreté du Québec, les vêtements du petit Pierre-Marc Gagnon se seraient accidentellement accrochés dans la transmission de la déneigeuse, de sorte qu'il aurait été traîné jusqu'aux couteaux.Le drame est survenu vers 17h devant le 3330 de la rue Principale.Il semble que le père de la victime était descendu de son siège pour nettoyer une pièce d'équipement.La déneigeuse était montée à l'avant d'un tracteur de ferme.VICTIME IDENTIFIÉE ¦ La victime du 72e homicide, survenu jeudi soir à Rosemont, a pu être identifiée hier.Il s'agit de M.Michel Beaulieu, 46 ans.Le meurtre a été commis au 5623,9e Avenue.L'autopsie a confirmé que la victime a reçu deux projectiles d'arme à feu dans la tête.Le mobile du meurtre reste inconnu.L'enquête se poursuit.SINISTRE A MATANE ¦ Les policiers de la Sûreté du Québec de Matane, assistés de leurs confrères de l'unité des crimes majeurs du district du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésic, enquêtent sur les circonstances de l'icendie, survenu dans la nuit de samedi à Matane.Les flammes ont presque totalement détruit un bâtiment appartenant à la municipalité, La Place des Sports, qui abritait un club de golf et de curling.On estime la perte à environ 150 000 $.L'incendie s'est déclaré vers 3h30, samedi.Les pompiers de Matane ont combattu le sinistre.La rue Sainte-Catherine n'était guère invitante hier alors que Montréal connaissait sa deuxième chute de neige importante depuis le début de l'hiver.photo bernaro brault.u p*** L'opération de déneigement total est déclenchée GILLES MARCOTTE ¦ Seize centimètres de belle neige, dont les trois quarts sont tombés entre 7 h et 13 h, ont contraint le Service des travaux publics de Montréal à annoncer en fin d'avant-midi hier, que l'opération déneigement total, impliquant déblayeuses, épandeuses, camions-chargeurs et chenilles pour les trottoirs, allaient débuter le soir même (hier) à 19h.Les effectifs appelés à effacer cette deuxième bonne bordée des rues de la ville passeront graduellement de 700 à 3000 d'ici demain.Il est prévu que les grandes manoeuvres s'achèveront au début de la soirée de mardi.Le coût de l'opération se situe aux environs de 1 million et demi, selon l'évaluation donnée par Suzan Ellessen, co-ordonnatrice des communications du Service des travaux publics.Ce qui représente quand même une économie importante étant donné qu'on ramasse en l'occurrence deux tempêtes dans une, le soleil n'ayant pas suffisamment contribué, comme on l'espérait, à faire fondre la première.Circulation réduite Nombreux sont les Montréalais qui ont choisi de rester sagement autour de leurs chaumières, échappant ainsi aux traîtrises comme au stress d'une chaussée devenue peu recommandable.La circulation automobile était manifestement réduite, pour un samedi, au centre-ville, selon nos constatations, confirmées par le Service de police de la CUM.Elle se faisait dans tout le ralenti que commandait l'état précaire de la route, ce qui semble expliquer le peu d'accidents signalés dans la région métropolitaine, dont aucun n'a été qualifié de grave.Scénario similaire à Laval où l'on a rapporté quelques accidents mineurs, sans dommage corporel.Dans la région de Sher- brooke on a noté une douzaine d'accidents, dont un avec quatre blessés graves dans le canton de Melbourne, près de Richmond.C'est dans la région de Trois-Rivières que la tempête a sévi le plus sévèrement.On y a recensé une vingtaine d'accidents, dont un mortel.Un homme de 56 ans, de Sainte-Marthe, qui traversait le rang Courteau, près du Cap-de-la-Madeleine a été happé par un camion.Au Mont-Royal Bien que clairsemée, l'aire de stationnement du Mont Royal, a quand même accueilli sa part d'automobilistes venus, avec skis, luges et enfants, se vautrer dans les joies de l'hiver.De la neige jusqu'aux genoux par endroits, on voyait bien au sommet du Mont toute l'ampleur ce que le ciel a déversé sur le budget de l'administration municipale.Et de toute évidence les quelques centaines de citoyens qui s'abandonnaient à cette neige qui avait tant neigé, étaient tout heureux et tout à fait soustraits au spasme du déneigement qui commençait à secouer les stratèges du Service des travaux publics.Claude Parent, par exemple, et sa campagne Claudine Décary étaient partis du Plateau Mont-Royal avec leur fils Jonathan et leur chien Toby.Le bel enfant dans son traîneau, tiré à toute vitesse par la bonne bête, faisait le bonheur de son père qui dirigeait le manège comme de sa mère qui observait les blancs ébats des siens avec en son sein un autre enfant à naître bientôt.En haut de la grande pente, il y avait plusieurs planches à ski et des luges de tout acabit.En bas, au casse-croûte du Lac des Castors, hot dogs, patates frites, cafés et chocolats chauds circulaient rondement.Aujourd'hui Environnement Canada prévoit du temps doux et un peu de soleil.On peut aussi prévoir une bonne affluence à la montagne.Métro Mont-Royal, la onze et on y est.ROBERT DUGUAY De bien belles bêtes.olden Sentry, un poulain de trois ans, très élégant dans sa robe noire, les oreilles droites, bref, le 8 dans la septième vendredi soir à Blue Bonnets.Une belle bête, musclée.l.e vrai portrait de son père, Fundamentalist, qui, s'il n'a pas connu une carrière glorieuse, n'en a pas moins démontré suffisamment de qualités athlétiques pour qu'on lui permette de terminer sa vie comme géniteur plutôt qu'aller directement à l'abattoir.Rien de brillant toutefois du côté maternel, Mavaurneen, tout comme son père Canny Choice, ont été tout au plus.de bons plombiers, comme on dit.Pierre Toupin a fait le voyage de l'Assomption pour venir «s'étendre» sur le protégé d'André Boucher.S'étendre, en termes de courses, ça veut dire qu'on est à peu près certain de son coup et qu'on va appuyer cette presque conviction avec Quelques billets du Dominion durement acquis.On s'étend bien sûr selon ses moyens.Pour un prof d'anglais au secondaire, ça veut dire: 50 $ sur le nez, et 5 $ dans une couple de roulettes pour la quinMa, en espérant qu'un négligé arrive deuxième.Une gageure de 100 $.Golden est rentré «pour le fun», tel que prévu; Astral Vision, le 2, partie à 12 contre 1, est rentrée deuxième comme une grande fille pour un billet de 166,10$.Le prof est allé collecter ses 600 $ et quelques en sifflotant.Et en remerciant le précieux copain qui lui avait fourni le tuyau.«C'est un gars assez près des écuries et en qui j'ai entière confiance.Il m'a assuré que le cheval allait comme jamais et qu'il devrait faire une belle course».Pierre était tellement sûr de son tuyau Su'il a pris la peine d'aller le passer à une e ses connaissances à l'autre bout des estrades populaires.«Je lui en devais une.» Il a aussi «collecté» l'cxacta de la sixième ( 194,50 $) et une couple d'autres grenailles.k t «Une pas pire soirée».Comme vous le voyez, la vie battait son rythme normal dans les gradins de Blue Bonnets vendredi soir, malgré le grand nettoyage effectué le matin-même dans les écuries par la Sûreté du Québec.Pas d'émeute, comme en 1971, même pas de rouspétage.À peine si quelques gueulards ont hué et traité Gilles Goudron de «crosseur» quand il a remporté la 5000e victoire de sa carrière aux guides de Lady Beware dans la huitième.Les enquêtes pour courses truquées, dopage de chevaux et infiltration du milieu des courses par le crime organisé n'ont pas fait broncher les amateurs.Us étaient presque 5000 à BB vendredi soir et ils ont parié près d'un million comme ils le font tous les vendredis soirs.Us se sont pris une draft en revenant du guichet, l'ont salée un peu et sont repartis vers leur siège encourager l'animal sur lequel ils avaient placé leur confiance et une partie de leurs économies; ils ont ensuite déchiré leurs billets en maudissant «toute c't'hostie d'gang de voleurs-là», et se sont docilement remis à une étude experte de la course suivante, soulignant quelque détail révéla- teur à grands coups de crayon.O «Moi, monsieur, ça fait 30 ans que je viens aux courses.» M.André Poulin lève le nez de son programme, range son stylo dans sa poche de chemise et se lève.«Si vous voulez parler de courses, vous tombez sur le bon gars.» «Moi, monsieur, je gage les condut tours.Simard, les Lachance, Goudron.Mais jamais lacques Hébert.On ne peut pas s'y fier.» \u2022 L'opération policière du matin ne l'a pas ému.«Les courses, c'est les courses, on ne peut jamais savoir.» Comme tous les parieurs, M.Poulin couve des tonnes de frustration accumulée au fil des pertes que la malchance lui a infligées.Une frustration qui a transformé en fatalisme le «système» qu'il avait élaboré au cours de ses 20 premières années d'assiduité à BB «et à Trois-Rivières une couple de fois par été».«On le sait qu'il y a des croches.S'ils peuvent les pogner, tant mieux.Mais les courses, ça sera toujours les courses.» «Tiens, reprend-il, regarde ce que Rick Zeron a fait avec le 4 dans ses derniers départs.Septième, sixième, septième.Zeron, quand ça ne lui dit pas d'aller aux courses avec un cheval.Regarde-bien ce que Baiîlargeon va faire avec.» Baiîlargeon a effectivement mené Lisa Tariok une victoire au sprint contre une opposition sensiblement égale à ce qu'elle avait affrontée sous le coup de guide du «Roi Richard» (absent vendredi soir pour cause de maladie).«Je vous l'avais bien dit», a commenté M.Poulin en rangeant les 12 $ que la belle Lisa lui avait rapportés.«le me suis tenu longtemps à la taverne de l'autre bord de Décarie, raconte encore M.Poulin.C'est là que les gars de la piste vont prendre une bière, l'en ai entendu des belles.avec les informations qus tu prends là, tu ne peux pas faire autrement que de perdre ta chemise.» \u2014 Pourquoi revenez-vous tous les soirs, M.Poulin?«Je viens pour le sport.le gage un 2 de temps en temps, je mange un spaghetti, je prends une couple de bières, je jase avec mes chums.Ca ne me coûte jamais plus que 35 $ et je passe une maudite belle soirée.» à £ .5» A4 * LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 DÉCEMBRE 1991 178 appels dès le début de l'opération Nez Rouge GILLES MARCOTTE il La mise en branle vendredi soir de l'opération Nez Rouge, qui se poursuivra jusqu'au 31 décembre inclusivement, sera* ble devoir rallier déplus en plus d'adhérents parmi les automobilistes qui doutent de l'acuité de leurs facultés.Le soir de l'ouverture, le 849-1011 a en effet sonné pas moins de 178 fois, comparativement à 103 l'an dernier.Un peu plus de 2000 bénévoles sont présentement à l'oeuvre et il est prévu que des milliers d'autres viendront s'ajouter au cours de la semaine qui vient.Le nombre de bénévoles requis pour répondre efficacement aux besoins, à l'approche imminente du joyeux temps des fêtes, est estimé à 6000.Le gros des bénévoles déjà en poste a été recruté parmi les employés de diverses corporations, entre autres Xerox, Radio-Québec, Alcauv Pratt & Whitney, Oerlikon, les Caisses populaires Desjardins, lesquelles assument aussi le coût des assurances pendant toute la durée de l'opération.Déjà hier plusieurs nouveaux candidats avaient manifesté le désir d'offrir leurs services.Le fonctionnement Nez Rouge fonctionne selon un protocole bien établi.Dès qu'un client lance un appel, sa demande est acheminée par un répartiteur à une équipe de trois personnes qui comprend l'escorte motorisée, le chauffeur privé et le partenaire, qui est comme un bon compagnon de route, chargé de s'occuper de l'automobiliste plus ou moins «en boisson».Au préalable on aura demandé une description sommaire du véhicule à ramener à bon port.On va ensuite quérir le client qui prend place dans sa propre voiture, en compagnie du chauffeur et de son partenaire.L'escorte motorisée suit et récupère les deux autres.Le trio revient à la Centrale des bénévoles installée au Centre culturel de l'Est, rue Ontario, prêt à répondre à un autre appel.Le service est tout à fait gratuit.Selon Ronald Poiré, le responsable des communications de Nez Rouge, nombreux sont ies «rescapés» qui témoigent concrètement leur gratitude pour le service rendu.Tout l'argent recuilli est versé aux Scouts et Guides de Montréal, l'organisme qui chapeaute toute l'opération.Les répartiteurs de Nez Rouge ont identifié la période de pointe comme allant de 23 h 30 à 4 h du matin.Le délai moyen de réponse à un appel pendant cet intervalle est de 30 à 45 minutes.Le service est offert à compter de 19 h.L'opération couvre toute l'île de Montréal, la Rive-Sud et Laval.Afin d'accélérer le temps de réponse, des postes satellites ont été mis sur pied à Longueuil, à Pointe-aux-Trembles et au métro de la Savanne, à proximité du boulevard Décarie.Les personnes désireuses de «nezrougeoyer», peuvent offrir leurs services à condition d'avoir au moins 17 ans pour jouer le rôle de partenaire, 18 ans pour faire l'escorte motorisée et au moins 21 ans pour agir comme chauffeur privé.Les bijoux Cartier sont en vente exclusivement dans les joailleries Cartier et les boutiques Must de Cartier, un certificat attestant leur authenticité les accompagne.boutique Cartier 1498, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (514) 939-0000 Marguerite d'Youville à Notre-Dame de Montréal JULES BéLIVEAU f est pour ainsi dire par la grande porte que sainte Marguerite d'Youville, un an moins un jour après sa canonisation à Rome par le pape fean-Paul II, fait officiellement son entrée dans son é-glise paroissiale.On procède en effet aujourd'hui à la basilique Notre-Dame de Montréal, au cours de la messe solennelle de 11 heures, au dévoilement d'une grande peinture de la fondatrice des Soeurs grises.Sainte Marguerite d'Youville rejoint ainsi dans la basilique Notre-Dame une autre paroissienne célèbre, sainte Marguerite Bourgeoys, qui y a aussi son tableau.Il est à ce propos assez remarquable que les deux seules saintes du Canada, prénommées toutes deux Marguerite, aient été en leur temps des paroissiennes de Notre-Dame de Montréal.Le tableau dévoilé aujourd'hui par l'évèque sulpicien Mgr Gérard Terablay, comme d'ailleurs celui représentant sainte Marguerite Bourgeoys, est une oeuvre du peintre Marius Dubois, de l'Ile d'Orléans.Il montre une Marguerite d'Youville accompagnée de quelques religieuses de sa communauté distribuant de la nourriture à des personnes nécessiteuses.Cette peinture, qui mesure environ sept pieds par neuf pieds, est installée au-dessus d'un autel latéral de la basilique.UN NOUVEL ÉVÊQUE À M00S0NEE ¦ Le pape fean-Paul II vient de nommer le prêtre oblat de Marie-Immaculée Vincent Cadieux comme évêque du diocèse de Moosonee, un territoire ecclésiastique s'étendant de part et d'autre de la baie lames et au sud de la baie d'Hudson, au Québec et en Ontario.Le nouvel évêque, qui est âgé de 51 ans, succède à Mgr Jules Le-guerrier, o.m.i., 76 ans, dont la démission a récemment été acceptée par le pape.Le père Vincent est né à Alfred, en Ontario.Il a fait ses études secondaires au juniorat Sacré-Coeur d'Ottawa et ses études universitaires à l'université Saint-Paul d'Ottawa et à l'Université d'Ottawa.Ordonné prêtre en 1966 par celui-là même qu'il remplace à la tête du diocèse de Moosonee, il travaillait au moment de sa nomination, et ce depuis 1967, à la mission indienne de Pikogan, dans la région d'Amos.Au cours de la dernière année, il a également été membre du Conseil provincial de la province oblate de Montréal et responsable des missions auprès des autochtones.Malgré son immensité, le diocèse de Moosonee, dont la population est en grande partie crie, ne compte qu'environ 2000 catholiques.© fcxjuêbec il E S U LTAT S u NUMÉROS 651677 51677 1677 677 77 Tirage du 91-12-06 LOTS 100 ooo $\u2022 1 000 $\u2022 100 $\u2022 25$* 5$* *L« valeur du lot est doublé* lorsqu'un billes gagnant contient le symbole «2X».NUMÉROS 647686 47686 7686 686 86 Tirage du 91-12-06 LOTS 50 000 $ 5 000 $ 250 $ 25$ 5$ 1 000 $ 100 $ 10$ Tirages du 91-12-02 au 91-12*07 LUNDI mardi mercredi jeudi vendredi samedi 282 34*4 446 272 854 140 1624 6311 8935 8329 7238 5284 Tirage du 91-12-06 07 09 10 15 22L _29_ -32L _3L 4L._42L _4â .EL -M- J&- -££ Prochain tirage: 91-12-07 TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités ^xv:-:v;v::v;-.-.:'.- Lasch, a de nouveau échoué dans sa tentative d'introduire une preuve qui aurait pu faire très mal à la défense.Me Lasch tentait de faire témoigner un psychologue à titre d'«expert en viol».Il était censé venir dire qu'il est tout à fait normal, pour une victime de viol, d'oublier plusieurs détails de cet événement traumatisant.Ce témoin aurait pu contrecarrer la défense, qui fera grand état de la mémoire «sélective» de la présumée victime (elle se souvient exactement de ce qu'elle a mangé pour souper, mais pas où elle a enlevé ses bas-culottes) et du fait qu'elle a appelé ses amis plutôt que la police, tout de suite après.Témoin éliminé Le juge Mary Lupo a empêché l'État de produire ce témoin parce que Me Lasch n'avait averti la défense de son existence que le 27 novembre.C'est que la loi floridienne est réputée une des plus exigeantes en matière de communication de la preuve.L'État doit non seulement donner à la défense la liste de ses témoins (ce qui se fait au Canada), mais en plus un témoignage préliminaire complet de chaque témoin, de façon à ne pas prendre par surprise l'accusé.Or, Me Black venait tout juste de recevoir une copie du témoignage préliminaire de cet expert, et le juge l'a donc mis de côté, n'ayant pas l'intention de retarder ce procès qui se déroule à un train d'enfer (sept jours semaine, de 8h30 à 18h, avec une heure pour dîner, et le dimanche avant-midi libre pour aller à la messe!).Même si Me Lasch s'y était prise plus tôt, il n'est par ailleurs pas certain que le juge eût permis la production de ce genre de témoin, dont le seul but est de venir «améliorer» le témoignage de la présumée victime, et dont l'utilisation est encore fort controver-sée.Quoi qu'il en soit, les derniers témoins de l'État nous ont permis PHOTO REUTER Tony Liott, barman de West Palm Beach, a rencontré la plaignante peu avant que celle-ci fasse la connaissance de l'accusé.Lfécole dfabord.S plut encore, KXAMKN-D'ADMISSION ^ 14 décembre 91 Information et inscription \u2014 Carole Lumoureux: (SI9) 322-2913 ?Titulariat et encadrement scolaire personnalisé ?Plus d'heures d'enseignement en mathématiques et en français ?Période d'étude quotidienne supervisée par un enseignant ?Dépistage préventif et cours de récupération + Un environnement naturel incomparable 4» Une heure minimum d'éducation physique par jour + Accès au Diplôme d'études secondaires international (DESI) + Bourse: 1500S au candidat classé premier à l'examen d'admission + Service de transport scolaire régional ACADÉMIE LAURENTIENNE L'école doit être un milieu de vie stimulant l'apprentissage ei l'épanouissement de chacun de ses élèves.La qualité de l'encadrement scolaire, chez nous, passe par la qualité du personnel enseignant et son adhésion aux valeurs éducatives de l'institution.INSTITUTION PRIVÉE D'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ET SECONDAIRE INTERNAT ET EXTERNAT MIXTES Membre de l'Association des écoles internationales À 45 minutes de Montréal, dans les Lauremillcs, à Val-Morin.VUite guidée tout UfdmMcket/delèkôôà 16kôô.d'apprendre ceci: les deux brins d'herbe retrouvés dans le slip de la jeune femme sont bel et bien du simple gazon ; cette mère célibataire de 30 ans éprouvait des douleurs et avait de petites ecchymoses à l'épaule et au pubis (selon son médecin de famille); finalement, le sénateur Edward Kennedy n'a pas retourné l'appel des enquêteurs, le dimanche après-midi, même s'ils ont signalé qu'ils voulaient lui parler au sujet d'un viol présumément commis la veille au domaine familial.Beaucoup de bruit Le témoin le plus important pour la défense fut le Dr Henry Lee, un expert de grande réputation qui témoigne huit fois sur dix pour la poursuite.Le Dr.Lee est appelé « le roi des scènes de crime» et le Quincy du Connecticut.Il a déjà permis la condamnation d'un meurtrier en prélevant par un procédé fort complexe l'empreinte de son soulier de course dans le tapis de la victime.Le Dr.Lee a commencé à expliquer les expériences qu'il a menées sur le soutien-gorge, le slip, les bas-culottes et la robe de la jeune femme qui accuse Kennedy Smith de l'avoir violée.Les vêtements sont en général en «excellente condition» et il dira probablement aujourd'hui que cela est incompatible avec la commission d'un viol.La défense a commencé par faire entendre un «ami» de la jeune femme.Tony Liott, un barman, dit avoir rencontré la présumée victime pendant une demi-heure dans un bar, vers minuit, avant qu'elle ne se rende à Au Bar (où elle a rencontré Kennedy Smith ).Elle a déclaré cette semaine avoir oublié cette rencontre et la défense s'en servira pour attaquer sa crédibilité.En contre-interrogatoire, il s'est tout de même montré très favorable à la poursuite.Il a fait l'éloge de la présumée victime, a contredit indirectement l'opinion selon laquelle elle est de moeurs légères et l'a présentée comme une jeune femme «timide» qui n'a eu avec lui qu'une relation «platonique».Le premier expert produit par la défense fut l'architecte Charles Seiger, venu dire que l'immense maison achetée par Jospeh et Rose Kennedy en 1933 est très sonore.Pourtant, on n'a rien entendu Cela servira à contredire la jeune femme, qui affirme avoir crié au moment du viol.Or, le sénateur Kennedy, non plus que son fils Patrick (25 ans), n'a pas entendu un son, même si l'on dort les fenêtres ouvertes, chez les Kennedy (il n'y a pas d'air climatisé).Me Lasch s'est montrée redoutable en contre-interrogeant l'architecte, qui n'a même pas pu identifier le style de la maison et l'année exacte de sa construction.Au passage, on a pu apprendre que le photographe engagé par Me Black et l'architecte avaient à eux seuls coûté 15 000 $ aux Kennedy.Et ce n'est qu'un début.Le procès reprend cet après-midi.PHOTO REUTER William Kennedy Smith s'est présenté devant le tribunal, hier, accompagné de sa mère, Jean Kennedy Smith, et de sa soeur, Kym.Les « groupies » prêtes à innocenter le «beau Willie » YVES BOISVERT WEST PALM BEACH.Floride ¦ Il est 18 h 20, et les trois filles commencent à s'impatienter.Elles sont arrivées à 6 h 30, ce matin, pour avoir une des 16 places réservées au public dans la salle 411 du palais de justice de West Palm Beach, pour assister au procès de William Kennedy Smith.Il était trop tard pour obtenir une passe pour l'avant-midi (il faut pour cela arriver vers 3 h, dans la nuit).Elles ont tout de même pu être des 16 «spectateurs» de l'après-midi.Elles ont épié les moindres ges-ies de l'accusé pendant les quatre heures d'audience.«Il se touche souvent les lèvres», dit Jean nie Simon, 16 ans.«11 s'est passé la main dans les cheveux quelques fois!», a remarqué Vanessa Cro-teau, 16 ans, qui ne savait pas que ses ancêtres étaient descendus du Québec, comme ceux de son amie, Vera Charpentier, 17 ans, qui croit avoir un nom rare et compliqué.Elles avaient donc passé l'après-midi à l'observer, mais à 18 h 20 elles étaient là, dehors, avec la centaine de groupies et de curieux qui entourent les reporters de télé matin, midi et soir, pour voir défiler « Willie ».«On en parle émormément à l'école», explique Vanessa.«Le prof pense qu'il est coupable», précise Jeannie.Elles?Elles l'innocentent à l'unanimité, sans l'ombre d'un doute raisonnable! «Il y a trop de trous dans son témoignage.(la présumée victime, bien sûr)», explique Jeannie.« Groupies?Oui, je pense qu'on peut nous appeler comme ça.», concède Vera, en éclatant de rire.Elles reviendront ce matin, et mardi, avec une permission spéciale du high school.Aujourd'hui, elles auront leur appareil photo.Mardi, elles lui demanderont un autographe.Mme Yvonne Lent, de Coco Beach, était de passage avec son mari et sa caméra vidéo.Elle n'allait pas rater l'occasion de saisir quelques images du beau Willie.Kate Spencer, elle, n'est pas de la bande des admirateurs du ne-veau du sénateur Kennedy.Si l'on peut voir cette résidante de West Palm Beach tous les soirs, c'est qu'elle fait le service de «limousines» pour certains journa- listes, jusqu'à un chic hôtel de West Palm Beach.Elle n'aime pas particulièrement Willie.«l'ai des amis qui le connaissent.C'est le genre de gars qui se met tout nu à la première occasion, dans un party.» Il est 18 h 27.Le voilà! Son armée d'avocats et d'experts tourne à droite en sortant du palais de justice, et pourra filer discrètement, mais lui et Roy Black se dirigent droit vers la meute des journalistes coincés derrière un cordon jaune.Black dit trois mots.Les deux se dirigent ensuite entre les deux rangées d'une cinquantaine de personnes, vers la rue, où un vieux Station Wagon très familial conduit par la bonne des Kennedy Smith attend l'accu-sé.« Willie !Wil! William!» Quelques fans applaudissent.«Bonne chance, Willie !» Le Dr Kennedy Smith envoie la main avec un petit sourire de remerciement, et monte dans la voiture.\u2014 Au fait, les filles, qu'est-ce que vous pensez de lui?\u2014 Je pense personnellement qu'il est magnifiquement beau! opine Vanessa.«Après l'autographe, on va lui demander son numéro de téléphone», dit Jeannie, avec un sourire coquin.Le Castel St-Lambert \u2022 Résidence pour retraités ci prer autonomes et semi-autonomes Logements neufs de 21/2 et 3 1/2 pièces 2 repas par jour à la saile à manger (optionnel) Entretien hebdomadaire du logement (optionnel) Accès contrôlé Service de sécurité 24 heures \u2022Surveillance médicale \u2022Piscine \u2022Nombreuses activités et services divers \u2022Dimensions minimum 625 pica.\u2022Grand balcon Pourvisite.SIl -8241 Éclairage naturel Porte-fenétres Laveuse et sécheuse sans frais d'utilisation Emplacement exceptionnel À proximité des commodités Angle rue Horsetail et av.Victoria DUVET F Braderie de folit.LU û O CO EDREDONS DE DUVET D'OIE ÉDREDONS DE LAINE HOUSSES POUR ADULTES ET ENFANTS PROMOTION FLOU TISSUS : RESTE DE STOCK SCULPTURES THAÏLANDAISES 1069, av.Laurier Ouest, locaux 1-2, Outremont 279-1485 ECONOMISEZ SUR LES COPIEURS TOSHIBA .4» Nous avons la gamme complète de copieurs Toshiba pour accroître la productivité de votre bureau.Venez voir nos tout nouveaux modèles! 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J'en ai justement trois parmi mes patients qui ne savent pas comment vous le dire».Les sportifs, les femmes, les enfants, les médecins, les juges et même le monde religieux, non, le sida n'épargne personne.Des prêtres et des religieux séropositifs ou carrément sidéens, il y en a et il y en aura de plus en plus.Certains même sont déjà décédés.Officiellement, toutefois, ils seront morts de pneumonie ou de toute autre maladie plus «honorable».«Dans la colonie artistique ou cléricale, on ne meurt pas encore du sida.Du moins pas officiellement», déclare Louis-Marie Gagnon, directeur-général de la Maison Plein Coeur, qui accueille des sidéens et président d'Unité-Montréal, qui regroupe des gais et lesbiennes chrétiens.«Pourtant, des prêtres m'ont approché en me disant : 'Je suis séropositif.l'ai besoin d'aide'.» Selon lui, les prêtres et religieux sont particulièrement vulnérables.Parce que tout amour charnel leur est officiellement interdit, leurs aventures sexuelles sont toujours clandestines: «Les religieux essaient vraiment, de façon générale, d'être le plus chastes possible.Mais ils sont humains et il leur arrive d'avoir une aventure ou même de mener une double vie.Alors, ils se cachent, ça se passe dans des saunas par exemple et parce que c'est clandestin, ils ne songent pas à se protéger.» Tâches alourdies Avec leur nombre maintenant réduit, leurs tâches se sont tellement alourdies que les prêtres et religieux sont souvent parmi les moins renseignés sur la question: «Ils n'ont pas le temps de s'asseoir et de lire sur le sida», déclare M.Gagnon.Le Père Claude Bédard, directeur général de la Maison Dehon, qui accueille des sidéens en phase pré-terminale, visite régulièrement une religieuse atteinte: «le lui apporte des fleurs et aussi du chocolat, car elle est un petit peu gourmande».Revenue de mission, la religieuse aurait contracté le sida en aidant des malades dans un contexte où l'hygiène n'est pas toujours à l'honneur.Comment les communautés et les autorités religieuses accueillent-elles leurs membres sidéens?Un incident survenu en novembre 1989, lors du sommet sur le sida, qui se déroulait au Vatican, aurait pu nous faire craindre une rigueur extrême.Un jeune prêtre américain, le père John White, avait en effet été expulsé manu militari quand il avait brandi une pancarte: «L'Église a le sida».U avait à peine eu le temps d'ajouter: «J'ai le sida.Je le vis à tous les jours».U semble toutefois qu'ici, les religieux atteints ont avant tout trouvé la compréhension et la sympathie auprès de leurs pairs.«Dans un cas bien précis, déclare M.Gagnon, on a fait revenir le malade à Montréal pour qu'il y soit mieux traité.Toute sa communauté ne connaît peut-être pas la nature de son mal, mais le supérieur l'appuie et le soutient, tout en respectant ses désirs de confidentialité.» Compréhension Président de l'Assemblée des évêques, Mgr Bernard Hubert invite à la compréhension: «II y en a sans doute très peu, mais les prêtres et religieux sont humains, il serait ridicule de prétendre qu'un des nôtres ne peut en être atteint.Certains ont peut-être même vécu cela jusqu'à la fin sans jamais se voir accolé le diagnostic officiel.Mais comme dans tous les autres cas, il faut surtout éviter le jugement.11 y a là un malade qui a besoin de nous.C'est tout.U ne nous reste qu'à montrer tendresse et compassion à son égard ».Membre d'un groupe de réflexion sur le sida formé par l'archevêché, M.Gagnon assure que les autorités religieuses sont sensibles à la question et se montrent très compréhensi-ves.S'il n'existe aucune politique (on n'en souhaite d'ailleurs pas) face à la séropositi-vité potentielle d'un prêtre ou d'un religieux, on s'est donné certaines règles générales face au sida et à ses victimes.«Certains impairs s'étaient déjà produits et on voulait les éviter à l'avenir», admet Mgr Hubert.Un document, préparé par l'Assemblée des évêques du Québec et intitulé «Ton frère, ta soeur, se meurt du sida», donne donc des jalons pastoraux aux personnes qui accompagnent les personnes atteintes du sida et leurs familles.Car si la question du sida touche personnellement certains religieux, de nombreux autres s'y intéressent avec passion.Ils y ont trouvé une nouvelle vocation et de nouveaux frères à aider et à aimer.Une nouvelle façon pour les prêtres de servir LILIANE LACROIX ¦ L'automne dernier, on organisait au Centre Saint-Pierre une conférence sur le sida à l'intention des prêtres, religieux et religieuses.C'était noir de monde.D'ailleurs ce genre d'initiatives se multiplient.Quelque 110 religieux, religieuses et prêtres se présentaient à un autre moment à une conférence intitulée «Homosexualité et vie chrétienne» où on abordait largement le thème du sida.Non, tous ne craignaient pas être atteints du sida, loin de là.Mais plusieurs religieux ont trouvé dans le sida une autre raison de servir.C'est le cas du père Claude Bédard, expulsé d'Afrique il y a quelques années après 15 ans de ministère au Zaïre et directeur général de la Maison Dehon qui héberge les sidéens: « En arrivant ici, je ne connaissais du sida que le nom.Ici, on parlait de lèpre moderne et d'épidémie.Justement, j'avais travaillé sept ans dans une léproserie.Si la lèpre ne m'avait pas atteint, je n'allais pas avoir peur du sida».Le père Bédard avoue que chez les Pères du Sacré-Coeur, on a d'abord été un peu réticent: «Le sida, c'était un sujet tabou, la maladie des homosexuels, dit-il.On voulait bien aider, mais on craignait l'identification.» En regardant un des buts, un des charismes de la communauté, le père Bédard a eu un flash: «Une de nos tâches, c'était d'être là où personne ne voulait aller.» Les Pères du Sacré-Coeur ont-ils vécu le problème d'identification qu'ils craignaient?«Du tout! dit-il.Depuis trois ans et demi qu'existe la maison, les gens du quartier ( sur Gouin est ) n'ont pas cessé de nous appuyer.Ils s'informent, pas par pitié, mais par compassion ».Depuis, sept autres congrégations se sont d'ailleurs impliquées dans la Maison Dehon.Retour aux origines Selon le Père Bédard, tous les changements au niveau du rôle des religieux auront permis de revenir aux origines: «Peu importe la congrégation, notre rôle a toujours été d'aller vers le peuple et de répondre aux besoins que la société voulait ignorer ou ne prenait pas au sérieux.Toute la société d'ailleurs semble connaître une évolution vers une attitude plus humaine.On regarde la personne qui souffre avant de voir de quoi elle souffre.» Si les religieuses hospitalières ont trouvé chez les sidéens un nouveau terrain pour exercer leur vocation, la plupart des congrégations sont impliquées à divers titres et fournissent des ressources monétaires ou humaines.Des curés ont même ouvert les portes de leurs presbytères.Selon Mgr Hubert, président de l'Assemblée des évêques du Québec, la plupart des communautés religieuses ont redéfini leur rôle en choisissant d'aller vers les plus pauvres: «Les sidéens ont été parmi les gens le plus méprisés, les plus marginalisés.Il était normal qu'on aille vers eux.» Secrétaire générale de la conférence religieuse canadienne, section Québec, Soeur Monique Thériault explique ce phénomène de façon bien simple: «Le besoin était là.Dans les dernières années, les communautés ont dû se réorienter.Beaucoup ont adopté un mot d'ordre: s'occuper'de ceux dont personne ne s'occupe.Dans notre jargon, on les appelle tout bonnement: ceux qui tombent dotos les craques.» i, A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 DÉCEMBRE 1991 Pourquoi préférer la passivité à l'action?VINCENT MONTÉ Collège de l'Assomption L'ASSOMPTION elon le Petit Larousse, le mot écriture se définit comme une représentation de la pensée par des caractères de convention.Malheureusement, on ne nous indique pas le pourquoi de cette action, je m'explique: en dehors des obligations de la vie courante, pourquoi des jeunes et moins jeunes se laissent-ils aller au gré de leur plume?Et pourquoi d'autres, en majorité, trouvent-ils, eux, plus de bonheur à regarder pendant de nombreuses heures, le petit écran?Pourquoi préférer la passivité à l'action?Peut-être est-ce dû à la grisaille automnale, mais tous les répondants affirmant écrire en dehors des heures de cours, me dirent que c'est lors des moments de déprime, pour oublier une peine d'amour généralement, qu'ils se mettent à l'écriture.Cela permet de faire le vide et est moins dommageable pour le corps que la traditionnelle «brosse».Argument quelque peu faible, mais combien omniprésent dans les commentaires.D'ailleurs, une seule répondante négligea de m'entretenir de l'aspect économique: Julie, 17 ans, étudiante au cégep.Pour Julie, l'écriture est une passion pure, le bonheur se retrouve dans le jumelage d'un mot avec un autre.«L'écriture me permet un laisser-aller total, une liberté.L'homme n'est vraiment libre que dans ses pensées et ses rêves ; l'écriture me permet d'extérioriser les sentiments fous que j'éprouve en me laissant aller.Pour le prisonnier, l'évasion se retrouve «dehors», de l'autre bord de ses murs de béton, pour moi l'évasion se retrouve dans mes mots.» Elle permet, parfois, de se rendre des comptes à elle-même.Et ses mots ont aidé certaines de ses connaissances à passer des moments de détresse.«Dans ma poésie, j'évite de culpabiliser les gens.» Suffit de jeter un coup d'oeil sur ses écrits pour s'en convaincre.Et pour croire en ses chances d'une publication éventuelle.Public plus vaste Lorsqu'elle s'aperçut qu'elle pouvait aider ses proches, elle décida d'aller vers un plus vaste public.Un livre est présentement en écriture et un recueil de poésie, en route vers un éditeur.Julie croit en ses chances et aspire un jour vivre du métier d'écrivain ou d'un emploi connexe.Mais elle ne se fait pas d'illusions, sachant pertinemment que dans un marché de six millions d'habitants, on vit maigre.Mais l'homme peut toujours rêver, un de ses seuls moments de vraie liberté.Allez, à vos crayons! Essayez, vous verrez comme on peut s'enrichir intérieurement.Après tout, un certain philosophe allemand n'avait-il pas dit que le bonheur se trouvait dans la création.Essayez, sait-on jamais.m- fm mu » ne X : m y.* .¦4M*.' i 9i «-1 m m mm mm m m MM mm me* m Dans le monde extérieur, nous sommes indépendants, et pourtant quand vient le temps de faire travailler notre équipe de journalistes, nous composons une belle grande famille.PH0T0 Bernard brault.u presse Un programme de communication flexible MARIE-FÉE PROULX École secondaire Royal George Lkf école Royal George est devenue la première école secondaire à offrir le programme de communication au Québec.Organisé et enseigné par M.Pierre Bérubé, titulaire de ce programme, celui-ci travaille l'écriture journalistique avec 20 étudiants pour bien les préparer en vue du cégep.M.Bérubé, lui même ex-journaliste de Télémédia à Trois-Rivières, enseigne cinq matières, telles le français, le journalisme, l'économie, la science morale et l'informatique, occupant ainsi 70 p.cent de la grille-horaire.Les étudiants suivent également des cours de photographie et d'autres cours de base tels l'anglais et les mathématiques.Toutes les matières enseignées sont intégrées et présentées sous l'angle journalistique.Travaillant tous les jours avec le journal La Presse, les étudiants développent un instinct d'écriture, et selon Marjorie Lubin, étudiante dans le domaine, «nous sommes rapprochés du monde étant donnée la flexibilité du programme avec toute cette actualité complémentaire».Les jeunes journalistes doivent parfois se déplacer afin de réaliser des interviews.Lors des années précédentes, cinq étudiantes se sont rendu aux bureaux de M.Pierre-Marc Johnson afin de discuter, durant une heure et demie, de sujets politiques et de son avenir professionnel.L'an dernier, en pleine crise amérindienne, deux étudiants accompagnés de M.Bérubé sont allés à la réserve même de Kahna- wake pour s'entretenir directement avec quelques Mohawks.La présence militaire et le climat de terrain ajoutaient du suspense à l'opération journalistique.Souvenir d'entrevues Par ailleurs, des entrevues ont déjà été réalisées avec Andrée Lachapelle et Yves Beauchemin.Des conférenciers aussi prestigieux que le ministre André Bourbeau, l'ex-ministre Michel Clair, des représentants de La Presse tels Pierre Foglia, Agnès Gruda et Claude Masson.Selon M.Bérubé: «Nous gardons toujours un souvenir ineffaçable de nos conférenciers.Par exemple, je me souviendrai toujours que Claude Masson, éditeur adjoint de La Presse, avait démontré une ouverture d'esprit exceptionnelle et l'intérêt qu'il porte à la formation de la jeunesse est très significative».Ce que le programme de communication a de bien particulier c'est \u2014 qu'en plus d'obtenir la collaboration de La Presse concernant un projet éducatif tel La «Jeune» Presse \u2014 qu'il inclut la production du journal Hergé.Publié à raison de trois numéros par année, Hergé contient divers résumés des résumés des conférences et des entrevues réalisées par les étudiants.Il comporte également des textes d'opinions sur des sujets d'actualité tels le projet Grande-Baleine, le futur réseau d'actualité Jeunesse, le racisme dans les écoles, et bien d'autres.Hergé représente plus de 250 articles étoffés par année, tous transcrits sur ordinateur par les élèves qui apprivoivent ainsi un logiciel d'édition.Selon M.Bérubé, le fait d'écrire dans un journal donne un sens à l'action d'écrire.Les jeunes journalistes prennent plaisir à composer puisqu'ils ne voient pas le travail comme une obligation malgré qu'il soit évalué.«Je crois que quand nos textes sont lus, ça motive les étudiants qui les composent», mentionne-t-il.A force d'entendre des conférences et de s'interroger sur l'actualité, les étudiants développent plus d'autonomie, de confiance, d'indépendance et de responsabilité académique.Il est important de maîtriser le français au Québec, et le programme de communication facilite l'intégration au cégep et, par conséquent, l'introduction sur le marché du travail.Les étudiants ont des raisons d'opter pour le programme de communication mettant ainsi de côté les sciences telle la chimie, la physique et la biologie.« Nous voulons nous diriger en cinématographie et nous devrons un jour écrire des scénarios.Nous avons fait le choix d'aller en communication afin de développer une habilité en écriture», me disaient Judith Leconte et Natasha Paris.Argiro Drakopoulos: «Je me sens plus impliquée dans mon travail que durant les années précédentes.J'ai remarqué une amélioration de mes résultats dans la plupart des matières et ce, parce que j'aime ce que je fais.Cette année, il n'était pas question que j'étudie les sciences.» En terminant, j'aimerais préciser que ce programme de communication offert à l'école Royal George est très enrichissant.Faisant moi-même partie du groupe, il m'a été possible de remarquer comment nous développons inconsciemment une initiative et un grand sens des resposabilités.Lire le dictionnaire, une base LOUISE QUESNEL Collège Ahuntsic MONTRÉAL ette année, c'est Nicolas Boudreault, un élève de quatrième secondaire au Séminaire Marie-Reine-du-Clergé à Méta-betchouan, au Lac St-Jean, qui a gagné dans la catégorie des juniors, lors de la finale québécoise des championnats d'orthographe 1991, qui avait lieu le 12 octobre dernier dans le grand auditorium de l'Université de Montréal.C'est en voyant les bons résultats qu'il obtenait lorsqu'il participait aux dictées présentées à la télévision que Nicolas a décidé de s'inscrire à ce concours.Au moment où il participe, personne ne le sait à part ses proches.Ce n'est que lorsque Nicolas fut déclaré vainqueur que tout le monde fut stupéfait mais cela n'a pas empêché les gens d'être fiers de lui.Quant à Nicolas, il ne s'attendait vraiment pas à gagner.Plusieurs l'ont félicité, notamment les gagnants québécois des deux dernières années, Stéphane Éthier et Pascale Lefrançois, qui lui ont dit que ça avait changé un peu leur vie: avant, ils n'étaient pas connus et, à présent, tout le monde leur dit bonjour, ils donnent des entrevues, etc.Ayant lu la moitié du dictionnaire, il commencera d'ici peu à lire l'autre moitié en vue de la super finale mondiale des championnats d'orthographe, qui se tiendra le 11 avril prochain à l'édifice de l'ONU à New York.Pour Nicolas, lire le dictionnaire, c'est la base de lv«entraînement» car on apprend non seulement l'orthographe des mots mais aussi leur genre et leur nombre.De plus, pour s'améliorer, il écrit des nouvelles, des courts textes, il lit des romans policiers et de science-fiction, il joue au scrabble et fait des mots croisés.Un vrai intellectuel! Maintenant âgé de 16 ans, Nicolas reçoit beaucoup de soutien de sa région, de son école, de sa famille, etc.Il espère gagner cette super finale mais il avoue avoir un peu peur car les meilleurs seront là, surtout les anciens champions des autres pays.Pour terminer, soulignons qu'il était contre la réforme de l'orthographe, car il trouvait ça idiot de la modifier.On a déjà appris d'une manière, pourquoi la changer?Ce qui fait la beauté de la langue française, c'est bien sûr sa difficulté.À ne pas manquer ¦ La pièce dè théâtre La Rumeur, présentée par le Collège Bois-de-Boulogne, se jouera à l'auditorium de l'Hôpital-de-la-Merci le 13 et 14 décembre.Invitation à tous.Le journal Le Sang Neuf veut briser l'isolement en communiquant PATRICK DELISLE-CREVIER et IANNICK PRÉVOST Collège de Bois-dc-BouIognc et Cégep André-Laurendeau MONTRÉAL Cw est dans la cocologie de ce jeune étudiant qu'est François Duval que l'idée d'un tel journal a pris naissance.Quelques mois plus tard, on peut tous chanter gaiement: «II est né le divin enfant».Son bébé voit enfin le jour, on le baptise Le Sang neuf.Maintenant, le bébé n'a plus qu'à se tenir debout et à faire ses premiers pas dans ce monde.Il se retrouve donc petit dans un monde de grands.Des grands qui n'ont pas à apprendre à marcher, ni à parler et qui n'ont plus besoin d'avoir peur de retomber sur leurs fesses.Nous avons donc rencontré le pape du Sang neuf qui nous a vanté les mérites de sa progéniture.«Le but premier de ce journal est de briser l'isolement en communiquant, et unir nos actions est un des premiers moyens de favoriser le contact et le partage d'information entre nous, les jeunes.» Plusieurs déceptions Pour mener à terme la grossesse du Sang neuf, François a dû frapper à plusieurs portes, pas tous très accueillantes, mais plusieurs déceptions et plusieurs kilomètres plus tard, il se retrouve au seuil du bureau de Consultation jeunesse de Villeray, qui étudie le projet et qui accepte en quelque sorte de devenir mère porteuse.On doit aussi préciser que le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche a également accepté le rôle de parrain, avec une subvention de dix mille dollars.Le principal but de François et de son équipe, c'est d'abord de créer un moyen de communication entre les jeunes.«La relève de partout peut et doit maintenant communiquer, puisque l'on doit d'abord compter sur nos propres initiatives pour améliorer nos conditions de vie, plutôt que de se fier aux décisions du gouvernement.Le journal Le Sang neuf est avant tout un média ouvert qui fait place aux changements et au nouveau en favorisant la créativité et en ayant pour objectif de diffuser l'information et de demeurer accessible à tous.» Le Sang neuf c'est en quelque sorte un moyen de communiquer pour nous, les jeunes.Il est ouvert à tous, on peut y écrire et s'exprimer assez librement.Ce journal se démarque par son interactivité.On doit avouer que c'est plutôt rare un journal où tous les jeunes peuvent participer.D'ailleurs, pour y participer, seulement deux critères sont exigés: être jeune et bien sûr avoir quelque chose à dire.Ce journal n'est pas une personne, c'est avant tout une équipe qui ne demande qu'à grossir.Et pour ceux qui se demandent de quoi cela parle, Le Sang neuf, eh bien d'un peu de tout: politique, arts, spiritualité, humour, faits divers, voyages, emploi, etc.Il y a même des petites annonces tout à fait gratuites, un service auquel nous, les jeunes, pouvons avoir recours pour «ploguer» une activité ou un party quelconque ou je ne sais quoi d'autre.La promenade de Bébé Ce bébé, il se promène un peu partout à Montréal, nous laissant ainsi des copies de lui-même un peu partout, dans les cégeps, les universités, les bureaux du YMCA et dans les autres organismes communautaires.On distribue ainsi près de douze mille exemplaires sur un tirage de près de quinze mille.Les trois mille autres se retrouvent dans les kiosques à journaux au coût de 43e, taxes en sus: question d'assurer l'avenir du nouveau-né.C'est le 3 octobre dernier qu'a eu lieu le lancement du premier numéro.Nous avons donc assisté à ce qu'on pourrait appeler le baptême du premier journal interactif.Par contre, si le but de ce lancement était de faire connaître le journal, eh bien on peut dire que c'était plutôt silencieux comme lancement.Toute l'équipe y était, mais aucun média n'était là pour annoncer la venue du bébé.Maintenant, l'enfant en est à son deuxième numéro, et bien qu'il ait eu un peu de difficulté à apprendre à marcher parmi ce grand monde, il se débrouille tout de même et essaye de se tenir sur ses pattes.Seul l'avenir nous dira si Le Sang neuf aura un jour la chance d'apprendre à courir, mais d'ici là on ne doit pas oublier que ce n'est pas si grave de tomber, l'important, c'est de savoir se relever.Bonne chance à ce Sang Neuf et à toute sa famille.¦ À l'occasion du 350e anniversaire de Montréal, La Presse propose des questions sur l'histoire de la Métropole aux équipes de l'émission GÉNIES EN HERBE diffusée tous les dimanches a 16 h 30, à la télévision de Radio-Canada.La Presse récompense les équipes gagnantes en offrant \u2022 L'Histoire de La Presse» de Cyrille Fel-teau; «Montréal: son histoire, son architecture* de Guy Pinard et \u2022 Maisonneuve: le testament du Gouverneur», un roman à paraître signé par Louis-Bernard Robitail-le.Tous les auteurs sont de La Presse.Le dimanche, La Presse publie la question et la réponse de l'émission diffusée la semaine précédente ainsi que la question posée à l'émission du jour même.QUESTION DU 1er DÉCEMBRE: Quelle institutrice née en France ouvrit la première école de Ville-Marie dans une étable?RÉPONSE: Marguerite Bourgeoys accepta en 1653 de traverser en Nouvelle-France à la demande de la soeur du fondateur de Montréal, le sieur de Maisonneuve.Elle regroupa autour d'elle quelques filles qui formèrent le noyau de sa congrégation bien que les autorités religieuses ne l'eussent pas reconnue officiellement.La premiere école fut suivie de quelques autres en périphérie puis d'un pensionnat.Appelée par l'évèque de Québec a ouvrir deux autres écoles, une à l'île d'Orléans et l'autre dans la Basse-ville, elle obtint peu après le statut de communauté religieuse pour sa congrégation qu'elle voua à Notre-Dame.Marguerite Bourgeoys a été canonisée en 1982.C'est la première sainte canadienne.QUESTION DU 22 DÉCEMBRE: Issue d'une famille noble de la Nouvelle-France, elle fonda au XVlIle siècle, une congrégation religieuse qui exerça une profonde influence sur la vie sociale, religieuse et économique de la colonie.De qui s'agit-il?La «Jeune» Presse est une initiative du service de l'information de La Presse.Cette page paraît chaque dimanche.Son objectif est d'initier les adolescents à l'érriture journalistique en leur permettant de s'exprimer sur les divers sujets qui les intéressent.Le choix des thèmes et des chroniques est du ressort d'un comité de rédaction «ad hoc» encadré par Daniel Marsolais, adjoint du directeur de l'information.Les pédagogues et les élèves du secondaire et du collégial qui veulent collaborer à la confection de cette page peuvent nous le faire savoir en écrivant à La «Jeune» Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y 1k9.T t LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 8 DÉCEMBRE 1991 A 15 Génies en herbe En collaboration avec Génies en herbe/ Pantologie inc.3535.boul Roscmont, Montreal H1X 1K7 A ÉTOILES 1.De quelle constellation font partie les étoiles Ri-gel et Bételgeuse?, 2.Qui a écrit l'hymne national américain intitulé Star Spangled Banner?3.Comment s'appelle l'étoile la plus brillante du Petit Chien?4.Quel pays possède un sceptre royal orné du diamant baptisé «Étoile d'Afrique»?5.De quelle constellation font partie les étoiles Castor et Pollux?6.«Madame, sous vos pieds dans l'ombre, un homme est là qui vous aime, perdu dans la nuit qui le voile, qui souffre, ver de terre amoureux d'une étoile.» Qui a écrit ces lignes?7.Quelle étoile du Lion porte le môme nom qu'un général romain?8.Quel monument parisien peut-on voir au centre de la place de l'Étoile?B IDENTIFICATION DE PERSONNAGE Premier indice: Enseignante, elle donna un cours intitulé «mouvement pour acteurs» à plusieurs grands artistes dont Woody Allen, Paul Newman, Gregory Peck, Kirk Douglas, Diane Keaton et Bette Davis.Deuxième indice: Née à Pittsburgh en 1894, elle se retrouve 10 ans plus tard en Californie.Elle y surmonta son éducation puritaine à un point tel que Madonna devint l'une de ses admiratrices.Troisième indice: C'est à 22 ans qu'elle peut enfin suivre un cours de danse.Peu de temps après, elle triomphe dans Le Sacre du Printemps.Quatrième indice: Chorégraphe, elle créa 180 ballets de 1926 à 1990, montant elle-même sur scène jusqu'à l'âge de 76 ans.On la surnommait «la prêtresse de la danse moderne».G AUSTRALIE 1.Quelle île appelait-on autrefois «Terre de van Die-men »?2.Parmi les compagnies aériennes suivantes, laquelle n'est pas australienne: Austral, Qantas Airways, TAA ou Koala Airlines?3.Quel mot d'origine aborigène désigne le petit marsupial baptisé «phas-colome» par les Européens?4.Comment s'appelle le chanteur du groupe rock Midnight Oil?5.Qui donna son nom à la Nouvelle-Galles du sud lors d'une exploration en 1770?6.Quelle ville érigea-t-on sur le site de Port Jackson?7.Parmi les animaux suivants, lequel ne vit pas en D SPORTS Australie: le dingo, l'ornithorynque, le wallaby, l'oryetérope ou le koala?8.Quel groupe est composé des musiciens Richard Ploog, Peter Koppes, Marty Wilson-Piper et Steve Kilbey?Arrêt-court des Pirates de Pittsburgh 1.Quel quart-arrière conduisit les Monarchs de Londres à la victoire lors du premier World Bowl?2.Comment s'appelait l'équipe de San José dans la Ligue Nord-Américaine de Soccer ?3.Quelle ville de Colombie-Britannique abrite le temple de la renommée de la crosse?4.Qui surnommait-on «le Hollandais volant» chez les Pirates de Pittsburgh?E CINÉMA 1.Quel personnage fut joué par Lois Maxwell dans 13 épisodes de la série James Bond?2.Qui donnait la réplique à Jean Gabin dans Quai des Brumes de Marcel Carné?3.Quelle production de 1952 réunissait pour la première fois Buster Keaton et Charlie Chaplin?4.Comment s'intitulait le premier film du cinéaste Jean-Luc Codrd?5.Qui jouait le savant en mutation dans La Mouche de David Cronenberg?6.Quel Britannique nous a donné les films Excalibur et Délivrance?7.Parmi les groupes suivants, lequel n'est pas entendu dans Easy Rider: Steppenwolf, The Electric Prunes, The Byrds, Iron Butterfly ou The Band?5.Quel Canadien gagna plus de 1 000 verges au sol lors de sa première saison avec les Saints de La Nouvelle-Orléans?6.Qui fut surnommé «le Pelé blanc» par ses concitoyens brésiliens?7.Pour quelle équipe Eric Lindros évolua-t-il dans les rangs juniors?8.Quel amphithéâtre présentait les parties à domicile des Royaux de Montréal?Jean-Luc Godard 8.Quel protégé de Wim Wenders réalisa en 1984 le film Stranger Than Paradise?SOLUTION À LA DERNIÈRE PAGE DES ANNONCES CLASSÉES Mots croisés fà LA GRILLE THÉMATIQUE DE MICHEL HANNEQUART (RAPACES) 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 1 2 3 4 6 10 11 12 13 14 15 HORIZONTALEMENT 1.Oiseau rapace nocturne \u2014 Petit vautour.2.Interjection pour appeler \u2014 Dans la rose des vents \u2014 Exalter.3.Bois \u2014 On y fait du feu \u2014 Négation.4.Cales \u2014 Admirateur \u2014 Tranchant.5.Infinitif - Dressage d'un oiseau de proie \u2014 Sert à lier.6.Démonstratif \u2014 Rigolé \u2014-Pluriel de leu \u2014 Cauchemar.7.Grande chouette blanche \u2014 Peut être primaire, secondaire ou tertiaire \u2014- Mamelle de la brebis.8.Trompé \u2014 Il ressemble beaucoup a l'unau \u2014 D'un 395 verbe gai \u2014 Impressionnées.9.Petit aigle sans bec ni pattes, en héraldique \u2014 Grand stratège américain.10.Chouette! \u2014 Ile de France \u2014 Singe.11.Indique une alternative \u2014 Conjonction \u2014 Sans goût \u2014 Mesures agraires.12.Éclairage \u2014 Aire de vent \u2014 Il aime ce qui est à ta mode \u2014 Pronom personnel.13.Réduisent en poudre \u2014 Parties du corps de l'aigle.14.Les hiboux en ont \u2014 Hibou \u2014 Rapace diurne \u2014 Marque le lieu.15.Subdivision d'une espèce animale \u2014 Grand faucon \u2014 Va dehors.VERTICALEMENT 1.Petite chouette \u2014 Grand vautour des Andes.2.Petit faucon gris-bleu \u2014 Pousse son cri en parlant du hibou \u2014 À elle.3.Bières \u2014 Tour \u2014 Tardigrade \u2014 Opus.4.Ecorce de chêne.\u2014 Le faucon en est un.5.Chouette \u2014 Dévoré.6.Usages \u2014 Marque le but (de) \u2014 Pouffé \u2014 Maigres.7.Posture de yoga \u2014 Vautour fauve.8.Se dit d'un salaire \u2014 Pronom \u2014 Fut changée en génisse \u2014 D'une locution signifiant rendre vivement la pareille.9.Manquée \u2014 Les oiseaux de proie s'en construisent \u2014 Fin de verbe.10.Germanium \u2014 Nid de l'aigle \u2014 Emploie avec mesure.11.Patrie d'Abraham \u2014 Argent \u2014 Trouble \u2014 Affirmation de trouvère.12.Passer sous l'eau \u2014 Meubles.13.Banale \u2014 Decomposer un mot.14.Béryllium \u2014 Examine en vue de reparer \u2014 Élan d'un oiseau qui s'envole.15.Aigles d'Australie \u2014 Crochet \u2014 Ancienne note.SOLUTION DIMANCHE PROCHAIN Crucigrammes Nicole Hannequarf Tout d'abord, vous devez trouver les mots pour chaque définition, en commençant par le mot coae [oont, en pius, m lemn fou* sont données pélemele entre parentheses).Ce mot code vous est d'une grande aide puisque, une fois trouve, vous reportez, en suivant le code, chacune de ses lettres dans la grille.(Par ex.1-2 signifie la case d'intersection des mots 1 et 2, 2-3, celle des mots 2 et 3, etc.) Enfin, il s'agit de compléter la grille (quelques lettres vous sont déjà fournies) en formant une anagramme pour chacun des mots trouves.L'anagramme peut être totale (ex.: CARE \u2014 RACE) ou partielle (ex.: CARE \u2014 ARE).Vous déterminez le nombre de lettres de chaque anagramme à trouver en comptant le nombre de cases a sa place correspondante dans la grille.MOT CODE 4^2^8^95^6^7Î^7^^4 DÉFINITION Composition musicale de caractère improvisé.(ADEIOPRS) MOTS DÉFINITIONS MOTS DÉFINITIONS 1.D_______ Imposerai ma loi.(8 lettres) 2.E______ (Se) couchera.( 7 lettres) 3.R______ Concrétisé.( 7 lettres ) 4.G\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Passages souterrains, pour l'exploitation d'un gisement minier.(8 lettres) 5.E\u2014 \u2014 \u2014 \u2014\u2014\u2014 \u2014 \u2014 Consommera complète- ment.(8 lettres) 6.S\u2014Expressions rieuses.(8 lettres) 7.R______ Rendu mou.(7 lettres) 8.P___™\u2014 Conduira une voiture de course.(8 lettres) 9.E______ Séparer par une durée.(7 lettres) 1 R SOLUTION DU No 194: 1.ÉLUCIDA 2.DÉCRIANT 3.ATELIERS 4.ÉTRANGER 5.LÉCHEUR 6.PÉTRIRA 7.PARAÎTRE 8.AURAIENT 9.DEVENIR ACIDULÉ TRIDACNE RÉALISTE RENTRAGE HERCULE PIRATER RAPATRIÉ TRAINEAU DÉVERNI M 8 U 195 SOLUTION DE DIMANCHE DERNIER SM Anacroisés Philippe Guérin f- Les anacroisés sont des mots croises dont les définitions sont remplacées par les lettres de mots a découvrir.Les nombres qui suivent certains tirages correspondent au nombre de solutions possibles dont une seule peut se placer sur la grille.Comme au scrabble, on peut conjuguer.Tous les mots à trouver figurent dans l'OfflcM du Scrabble (Ed.Larousse).Il n'est donné que les tirages de mots de six lettres et plus.HORIZONTALEMENT 2 2 : E 23* A 1:NNOOUU 28: A 5:ADOORT 29:A 9:AABLOV 32:B 13: A E E P R T T (2) 38: A 15:AEJL0TV 40:A 16: A A E G I LLT
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