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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1991-12-16, Collections de BAnQ.

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[" VOITURES EUROPÉENNES JAPONAISES OU AMÉRICAINES, ON A LA, SOLUTION ONSIEUR Muffler LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D AMÉRIQUE Aujourd hut: Ciel variable, froid.Minimum - 19\" Maximum - 13* Demain: pass, nuageux, froid.DETAILS CAHIER SPORTS MONTRÉAL, LUND116 DÉCEMBRE 1991 108e ANNEE N° 57 54 PAGES, 4 CAHIERS Iles de La Madeleine: 1.00 50* Taxes en sus Aujourd'hui B5 GÉMEAUX La teleserie Les Filles de Caleb remporte 13 prix sur 14 nominations (un record) au sixième gala des Prix Cerneaux de l'Académie canadienne du cinema et de la télévision.A3 COLS BLEUS Les 5 200 cols bieus approuvent l'entente intervenue avec Montreal, mais ne la signeront pas tant que le différend avec ceux de la CUM ne sera pas règle.ci PÉTROMONT Union Carbide participera au refinancement de Petromont, mais des concessions salariales de la part des travailleurs seront nécessaires pour sauver l'entreprise.C6 URSS La Federation de Russie a demande la reconnaissance diplomatique des Etats-Unis au secretaire d'Etat James Baker en visite a Moscou, qui a promis d'étudier la requête.A4 SIKHS Dans leurs trois temples de la région de Montreal, les sikhs ne se reunissent pas seulement pour prier, mais également pour resserrer les liens de leur communauté.Sommaire Annonces classées immobilier.B8, B9, C7 marchandises.C7 et C8 emplois.C8 automobiles.C8 à C10 propositions d'affaires.C2 Arts et spectacles informations.B5 à B7, B10 horaires.B6 Automobile.C3 à C5, C12 A Vis.C10, C1 Bandes dessinées.C9 Bridge.C7 Décès.C11 Économie.C1, C2 Etes-vous observateur?.B8 Feuilleton.B9 Horoscope.C8 Le monde \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022«\u2022\u2022«\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 C6 Loteries.A4 Mots croisés.C10 \u2022Mot mystère».C9 Quoi faire.B4 Télévision.Naufrage en mer Rouge: 471 morts d'après AFP.UPI.AP et Rcuter_ LE CAIRE jflftfe mitre cent soixante et onze personnes sont mortes noyées dans le naufrage du tra-versier égyptien Salem Express survenu dans la nuit de samedi à dimanche au large de Safagua (Egypte), en mer Rouge, dans une zone infestée de requins, a-t-on annoncé hier soir de source officielle égyptienne.Le général Hassan Aghouri, assistant du ministre égyptien de l'Intérieur cité par l'agence offi- La conférence des premiers ministres, des relations publiques, dit Parizeau GILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC Le chef du Parti québécois.Jacques Parizeau, qualifie d'exercice de relations publiques la conférence des premiers ministres convoquée pour jeudi par le premier ministre Mulroncy.Le premier ministre du Québec n'a pas l'intention de se rendre a cette conférence, préférant y déléguer son ministre des Finances.Gérard D.Levesque, comme Lu Presse l'a appris la semaine dernière.Une décision que M.Bourassa ne considère cependant pas comme définitive.«Ça n'a pas de sens de manager l'économie comme ça», a commenté le chef péquiste à l'issue du Conseil national de son parti, hier à Québec.M.Parizeau a vu dans cette convocation «à six jours d'avis» un geste de panique ou de désarroi du gouvernement fédéral, qu'il a de plus en plus de mal à prendre au sérieux.«Ça déjà été un pays sérieux, le Canada, mais qu'est-ce que c'est que ça?» s'est-il demandé.Le chef de l'opposition avoue avoir de plus en plus de mal à interpréter les décisions et les attitudes d'Qttawa, mais il a jugé «intéressante» la déclaration de )oe Clark selon laquelle le lieutenant de M.Mulroney pourrait être appelé à négocier la rupture du Canada.Le chef péquiste, qui clôturait hier le Conseil national de son parti, tenu en fin de semaine a Québec, estime par ailleurs que le premier ministre Bourassa répond aux exigences de la politesse et des bonnes manières, en rencontrant le duo Dobbie-Beau-doin à ses bureaux d'Hydro-Qué-bec, ce soir, «mais pour ce qui va en sortir.» Tout dépendra, estime M.Parizeau, du mandat que se donnera M.Bourassa, dont il se refuse à deviner ou «interpréter les pensées».Le chef du PQ a de nouveau fouetté l'ardeur de ses troupes.Le parti est au travail et doit commencer immédiatement la préparation de politiques économiques, culturelles et sociales de telle sorte qu'on n'ait pas, advenant VOIR PARIZEAU EN A 2 cicllc MENA, a précisé que 178 rescapés, dont 21 membres d'équipage, avaient été recueillis hier en fin de soirée.Une centaine de corps avaient été retirés des eaux hier soir.Le navire, qui assurait la liaison entre Djeddah (Arabie Saoudite) et Suez (Egypte), transporta;; 543 personnes, pour la plupart des pèlerins, au moment de spn naufrage hier à l'aube, a-t-il ajouté.Le general Aghouri a également indiqué que, selon les derniers rapports reçus des lieux du drame, 118 passagers ont été transportés dans un centre de secours, en plus de 60 autres personnes qui ont été sauvées et admises à l'hôpital central de Safagua pour y recevoir les premie/s soins.Selon le général, le ferry a complètement sombré et les opérations de renflouage devaient commencer dès ce matin.Le premier ministre égyptien, M.Atef Sedki, a indiqué que les opérations de secours, auxquelles participent les forces navales, se poursuivaient alors que l'aviation, qui a dû arrêter ses recher- ches à la tombée de la nuit, les reprendra ce matin.Les recherches se poursuivront également en mer Rouge pour repêcher les corps des victimes qui auraient été emportés par les courants, selon MENA.Les indications du général Aghouri constituent le premier bilan global de cette catastrophe maritime, la plus meurtrière depuis que quelque 3000 personnes avaient trouvé la mort au large des Philippines dans une collision entre un traversier et un pétrolier, en décembre 1987.Selon la MENA, des plongeurs participeront également aux recherches à l'intérieur de l'épave où la plupart des corps se trouveraient encore.Par ailleurs, le parquet de Safagua a ouvert une enquête pour déterminer les raisons du naufrage et a commencé à interroger les rescapés.Plusieurs hypothèses-sont évoquées.Le quotidien Al-Ahram affirme dans son édition d'aujourd'hui que le capitaine, l'Égyptien Hassan Khalil, avait entraîné le VOIR NAUFRAGE EN A 2 ANNE rencontre.PHOTO JEAN GOUPIL.La PreiiC Si tel était le choix populaire, Guy Saint-Pierre se rallierait a la souveraineté du Québec et donnerait le meilleur de lui-même pour qu'elle soit une réussite.GUY SAINT-PIERRE « Il vaut mieux savoir se passer d'un million que de le dépenser» Il passait tous les jours à pied devant le refuge pour femmes Chez Doris, indiqué par une simple affiche.«Un restaurant?Un club privé?Une résidence?|e me suis longtemps posé la question.Et puis j'ai découvert, j'ai compris.On côtoie la misère, l'isolement, les problèmes mentaux, sans s'en rendre compte, malheureusement.» Guy Saint-Pierre, qui a assumé la présidence de la campagne de souscription de Centraidc cette année, en a vu de toutes les couleurs, de tous les malheurs.11 a entraîné dans cette découverte des gens d'affaires «en des endroits où ils ne sont jamais allés de leur vie, par des rues où ils ne passent pas souvent».Les réunions des bénévoles, au lieu de se tenir dans des hôtels, ont eu lieu là où Centraide s'engage.Au contact des bénéficiaires et intervenants, ils ont ainsi mieux mesuré le poids des maux.Mais pour Guy Saint-Pierre, la vraie misère ne se mesure pas au compte de banque.«C'est plutôt l'impuissance à devenir autonome, à contrôler sa vie».\u2022m%* gvllv-l VJllC alOlll \u2022 UIIIMHIWII Président et chef de la direction du Groupe SNC, on imagine Guy Saint-Pierre imperturbable, rigoureux, sûr de lui.Il est tout cela, mais on le découvre pudique, voire timide.Le son de sa voix est pondéré, monocorde.Un discours VOIR MILLION EN A 2 Chrétien: pas de «séparation», pas d'armée MARIO FONTAINE SHAWINIGAN Le chef libéral Jean Chrétien n'écarte pas le recours à l'armée advenant que le Québec opte pour la souveraineté.Une hypothèse qu'il répugne toutefois à évoquer puisque, selon lui, la thèse fédéraliste l'emportera, permettant d'éviter ainsi les dérapages.« Je ne fais pas de plan pour l'utilisation de l'armée.S'il arrive le scénario du désastre (la souveraineté), je ne sais pas si ça se passera facilement.S'il y a du désordre public, les pouvoirs politiques doivent s'assurer qu'il n'y a pas de désordre, qu'il n'y a pas de violence, et prennent les moyens pour pas qu'il y en ait», a déclaré hier M.Chrétien à Shawinigan.Beaucoup, dit-il, présument qu'advenant l'indépendance tout le monde sera heureux de la situation, que tout sera facile.Rien n'est si sur, selon lui.Il ne souhaite pas qu'on en vienne à l'usage de la violence, mais avertit que le départ du Québec de la confédération pourrait entraîner bien des problèmes.Au dire de M.Chrétien, la meilleure façon d'éviter le recours à l'armée, c'est de ne pas faire « la separation »: « |e suis sûr qu'il n'y aura pas de violence si on reste au Canada.J'espère qu'il n'y en aura pas si le scénario du désastre réussit».Des chefs autochtones, certains éditorialistes et universitaires canadiens-anglais ont préconisé l'envoi des troupes au Québec advenant qu'il se déclare indépendant.Une thèse immédiatement rejetéc par le premier ministre Mulroney, qui a qualifié le tout de «connerîes totales, des stupidités et des bêtises».Le chef d'Etat-major des Forces canadiennes, le général |ohn de Chastclain.indiquait pour sa part au début du mois que le rôle de l'armée n'était pas de se battre pour maintenir l'unité du pays.Le chef du Parti libéral fédéral a été beaucoup moins catégorique, hier, répondant avec beaucoup de réserve aux questions des journalistes sur le sujet.Car, fait valoir M.Chrétien, la question est purement théorique puisque la souveraineté ne se fera pas pour la bonne raison qu'il ne veut pas que ça arrive.Et comme il est contre, il n'a pas l'intention VOIR ARMEE EN A 2 ¦ Chrétien s'attend à une vtve opposition du Bloc québécois dans le comté de Saint-Maurice.Page B 1 Un élève sur dix comprend la mécanique de la langue MICHÈLE OUIMET 3B Écrivez m les verbes entre parenthèses au présent de l'indicatif.«C'est encore moi qui.(partir) la première.» «Paul, Marie et moi-même.(participer) au concours d'art oratoire.» «Au bout de la rue se.(trouver) une école et un dépanneur.» Dans cet examen de français donné à l'UQAM à tous les étudiants inscrits au programme de formation des maîtres, il y a 67 questions portant sur le code grammatical: accord des verbes, accord du participe passé, choix de mots, choix des pronoms relatifs, emploi des temps et des modes, etc.«Cet examen est facile, précise le doyen adjoint aux études de premier cycle, Robert Couillard.Tout étudiant de niveau secondaire V devrait être capable de le réussir.» La note de passage est de 55 p.cent.Taux d'échec: 37 p.cent.À l'Université de Montfréal, c'est encore plus désastreux.La note de passage est de 42,5 p.cent.Cet examen ressemble à celui de l'UQAM.C'est un test à choix multiples et il porte uniquement sur le code grammatical.Tous les étudiants, sans exception, doivent le passer.Taux d'échec: 42 p.ceU.À l'Université Laval, ce n'est guère mieux.L'examen est a peu près le même qu'à l'UQAM et la note de passage a été fixée à 43 p.cent.Ce test s'adresse aussi à tous les étudiants.Taux d'échec: 32,4 p.cent.Pourquoi ?Tout le monde a sa petite théo- rie: il n'y a pas que le Québec qui connaît un tel malaise, affirment certains.Il y a aussi la France, les Etats-Unis, le Canada, etc.D'autres évoquent les familles monoparentales, la génération audiovisuelle, le Nintendo et Rambo, la pauvreté, la démocratisation de l'enseignement, les programmes de français au primaire et au secondaire, bref, tout y passe.Les professeurs, doyens et universitaires sont confondus par l'incompétence des étudiants.On constate et on se désole.Mais tous, sans exception, se posent !a même question: mais que leur a-ton appris au secondaire?« Les élèves ne savent pas écrire et c'est dramatique, explique Robert Couillard.Certains étudiants m'écrivent pour être exemptés de l'examen de français.Leurs lettres sont bourrées de fautes.» «C'est la génération de l'audiovisuel qui a placé le français dans une situation précaire, poursuit-il.Et il n'y a pas que le français qui se dégrade.C'est toute la formation fondamentale qui s'est détériorée, c'est-à-dire la capacité de structurer sa pensée.C'est tout ça qui n'a pas été assumé et nous devons intervenir rapidement parce qu'après l'université, il n'y a plus rien.» «Il existe un désintérêt pour le français et la culture en general, explique la vice-doyenne a la faculté des lettres de l'Université Laval, Annette Paquot.|e crois aussi, et c'est une opinion personnelle, qu'il existe certaines lacu- SUITE A LA PACE A 8 APPRECIES AU QUE un succès assure auprès de vos incités A2 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUND116 DÉCEMBRE 1991 SUITE DE LA UNE F: PHOTO AP Deux soldats égyptiens escortent un survivant du naufrage du large de la côte égyptienne dans la nuit de samedi à dimanche.Le traversier Salem Express, qui a sombré dans la mer Rouge, au bilan des victimes s'établit à 471 personnes mortes noyées.NAUFRAGE Naufrage en mer Rouge: 471 morts % * navire hors de son couloir de circulation maritime pour abréger la distance qui le séparait du port de Safagua.Les autorités portuaires de Safagua l'ont alors enjoint de ramener le bateau dans son couloir.Il était cependant déjà trop tard, ajoute Al-Ahram.Un responsable de la météo à l'organisme du canal de Suez, cité par MENA, a pour sa part estimé qu'un problème technique était à l'origine de la catastrophe.Selon d'autres hypothèses, le bateau aurait heurté un récif de coraux.Le général Abdel Kérim Al-Gazzar, directeur de la sécurité des ports dépendant du ministère égyptien de l'Intérieur, a indiqué à la presse que la quasi-totalité des passagers étaient égyptiens, à l'exception de dix d'entre eux: six Philippins, un Soudanais, un Zaïrois et deux Malaisiens.L'Egypte a connu ces dernières années deux autres naufrages de moindre importance.En 1988, un bateau effectuant une croisière sur le Nil, le Nubia, avait coulé, faisant une trentaine de victimes, dont la moitié étaient des touristes italiens.Au printemps dernier, une embarcation avait chaviré près de Hourghada (mer Rouge), faisant 25 morts par noyade.Selon la MENA, les mauvaises conditions atmosphériques sont à l'origine du naufrage.Le navire serait sorti, sans le vouloir, de son couloir de circulation maritime avant de heurter une des barrières de corail qui sont très nombreuses dans cette partie de la mer Rouge.Plusieurs tentatives radio n'ont pas permis de prévenir l'équipage du danger qui menaçait le Salem Express et «tout s'est passé en quelques minutes, le commandant du bateau ayant perdu le contrôle du ferry», a indiqué un agent de la société «Sama Tours», propriétaire du navire, cité par la MENA.Le président égyptien Hosni Moubarak suivait les développements, pendant que le chef du gouvernement, accompagné de plusieurs ministres, s'est rendu sur les lieux.Hassan Aghouri a déclaré que le Salem Express aurait dû faire escale à Safaga, où 350 personnes étaient censées débarquer, avant de rallier Suez.11 a précisé que le mauvais temps contrariait encore les recherches.D'après la radio du Caire, quatre bâtiments de la marine et quatre hélicoptères recherchaient des survivants.Trois Hercules C-130 de l'armée de l'air ont largué gilets de sauvetage et canots pneumatiques à l'intention de ceux qui ont sauté par- dessus bord quand le bateau s'est mis à prendre l'eau.Le responsable de Djeddah a rapporté que le ferry avait lancé un message de détresse samedi soir à 23 h et avait coulé vingt minutes après.Hassan Aghoun a situé le signal de détresse à minuit.Beaucoup de passagers étaient sans doute employés en Arabie Saoudite et venaient passer des vacances en famille.?Chrétien: pas de* séparation, pas d'armée d'échafauder des scénarios de catastrophe.Rappelons que M.Chrétien faisait partie du cabinet de Pierre Elliott Trudeau lorsqu'Ottawa envoya l'armée au Québec,, durant la crise d'octobre 1970.À la demande du maire Jean Drapeau et du premier ministre Bourassa, rappelait hier M.Chrétien.Le même Robert Bourassa qui récidivait il y a 16 mois, au moment de la crise amérindienne.De toute façon, le chef du PLC est persuadé que les gens veulent la paix, pas la violence, et que les Québécois seront heureux de rester au Canada lorsqu'on en sera venu à un nouvel accord constitutionnel.Quand?Dès février prochain, espère-t-il, avec la fin des travaux du comité fédéral (Beau-doin-Dobbie) sur la constitution.Ce qui, à ses yeux, nous permettra de mettre ce problème de côté, de «refermer la plaie de la constitution».«Il faut qu'on règle ça, ce problème constitutionnel là, assure-t-il.On souffre de cette maladie-là depuis 15 ans.Ça nous paralyse en tout.» Les Québécois comprennent que c'est dans l'union et non dans la séparation qu'on devient fort, a également affirmé hier M.Chrétien à quelque 500 militants réunis dans un hôtel de Shawinigan.Et de reprendre un des arguments fédéralistes de la campagne référendaire de 1980: les Québécois ne doivent pas se contenter de vivre en vase clos mais doivent faire leur marque dans tout le Canada.Recréons le french power d'an-tan quand des francophones avaient réussi à monter au sommet de la pyramide canadienne, a lancé le chef de l'Opposition aux Communes.«Tous les grands ministres venaient du Québec.C'est ça qu'il faut rebâtir», assure M.Chrétien.?PARIZEAU La conférence des premiers ministres, des ralations publiques, dit Parizeau la victoire aux prochaines élections générales, à «taponner et à se demander ce qu'on doit faire».«Le relèvement de la productivité des entreprises est un objectif central des politiques économiques que nous aurons à élaborer», a dit M.Parizeau, ajoutant MILLION qu'il trouvait «inadmissible que le Québec se situe dans la recherche et le développement dans le peloton de queue des pays industrialisés».Il a ajouté qu'un petit pays en expansion comme le Québec serait condamné à exporter ses produits et à lutter contre l'appauvrissement des entreprises qu'entraîne une proportion trop considérable d'importations.Il a conclu à la nécessité de construire des entreprises importantes dont «le contrôle devra être solidement assis ici».Pour lui, la lutte au chômage et le développement régional nécessitent que le Québec devienne un État souverain.Il parle d'une souveraineté qui sera acquise dans un cadre totalement différent de celui dont on discutait il y a 20 ans, et dont le contexte d'interdépendance s'est développé.Ce qui l'amène à nouveau à plaider pour une monnaie commune, qui diminuera, soutient-il, les coûts de la transition entre le régime fédéral et l'indépendance.Mais il insiste sur la nécessité de «se brancher» le plus rapidement possible, pour le bien de l'économie du Canada aussi bien que du Québec.L'horizon lui paraît cependant se définir de façon beaucoup plus évidente.«Au moins, maintenant, on a deux scénarios.Un de deux ans, avec le référendu sur la souveraineté en octobre 1992, et un autre de trois ans advenant que M.Bourassa choisisse de ne pas tenir le référendum et d'opter pour des élections générales.» Le chef péquiste ne doute pas en effet que sa formation remporte les prochaines élections générales, après quoi suivrait un référendum sur la souveraineté huit ou dix mois plus tard.Le PQ tiendra son prochain conseil national, en mai ou en juin, dans l'Outaouais, vraisemblablement à Hull, troisième centre adminsitratif du Québec.?La Quotidienne tirage de samedi à trois chiffres à quatre chiffres 968 7837 Parizeau et l'armée FX, ABONNEMENT le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h a 17 h 30 RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-6911 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSÉES Commandes ou corrections fundi au vendredi de 8 h 50 à 17 h 50 CR WDES ANNONCES Détaillants National.Teie* Vacances.Voyages Carrières et professions, nominations \u2014i 285-7111 | 285-7202 285-7306 285-7265 i i ILA PRESSE est publiée par LA PRESSE.LTÉE.7.rue Samt-Jacques.Montréal H2Y1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés « Courrier de la deuxième classe \u2014 IEnregistrement: numéro 1400 «Port de retour garanti.(USPS005692) Champlaln N.Y.12919-1518.RENSEIGNEMENTS 285-7272 I-¦\u2014:-1 I I I \u2022 LUNDI 51-1-01 | 16 DÉCEMBRE 1991 I I I J ¦ Le cher péquiste Jacques Parizeau s'est dit estomaqué en lisant des manchettes de La Presse et du Toronto Star, hier, selon lesquelles il s'attendait à ce que l'armée puisse être appelée à assurer la paix sur le territoire québécois, advenant que cela soit nécessaire durant la période de transition qui suivrait une déclaration d'indépendance.Il soutient que ses propos ont été mal compris lorsqu'il a cité, en s'en montrant agréablement surpris, les propos dû général John de Chastelain, chef d'État-major de la Défense.Le chef du PQ avait ainsi rapporté les propos du militaire: «Le rôle d'une armée dans un régime démocratique, c'est d'être un ilot de stabilité aux ordres de représentants élus de la population, dans un pays ou dans deux.L'armée obéira aux représentants élus de la population quels qu'ils soient.» Le général avait explicitement déclaré, au début du mois, que l'armée serait à la disposition de tout gouvernement québécois «démocratiquement élu», dans le cadre des missions de soutien au pouvoir civil.M.de Chastelain avait soutenu que le rôle des Forces canadiennes n'était pas de se battre pour maintenir l'unité du pays.M.Parizeau dit qu'il voulait simplement faire valoir le caractère serein de la déclaration du chef de la Défense.Où donner de son sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants: \u2022 à Montréal: Centre des donneurs de sang, 2991, Sherbrooke Est, Centre commercial Maisonneuve (métro Préfontaine) de 9 h à 18h; \u2022 à Montréal: collecte Jac-qucs-Bcauchamp du Journal de Montréal, salle d'expédition, 4545, rue Frontenac, de lOh a20h.« Il vaut mieux savoir se passer d'un million que de le dépenser* plus réfléchi que passionné, emprunt d'une modestie désarmante.Une force tranquille.Le raisonnement cartésien de l'ingénieur dans la vie et dans l'âme.La sensibilité est discrète et l'émotion maîtrisée.Et il sait écouter.Une silhouette bien campée, athlétique.L'ensemble du visage exprime l'attention, la bienveillance et pourtant les yeux trahissent l'inquiétude.L'homme, à 57 ans, est un bourreau de travail: 16 heures par jour en moyenne.Une énergie de jeune lion.II n'aime pas les carcans ni les habitudes, ni les formules toutes faites: il veut pouvoir construire avec une équipe ouverte, « poser les bonnes questions», fixer des objectifs et tout mettre en oeuvre pour les réaliser.Celui qui a préféré être «un petit poisson dans une grande mer, plutôt qu'un grand poisson dans une petite mer», n'a pas établi de plan de carrière classique.«Apprendre et aimer ce que je fais a été ma règle de conduite.» 11 a voulu rester ouvert aux aléas de la vie, il croit aux étapes variées, entrecroisées, inattendues même.Et s'est méfié plutôt des trajectoires immuables qui mènent souvent aux désillusions, «l'ai vu cela souvent autour de moi: la chance qui fuit au moment où on pense avoir atteint le but.» Prudent.La jeunesse Né à Windsor Mills le 3 août 1934, l'enfant apprend tôt auprès de sa mère d'origine américaine la solidarité et l'entraide.Particulièrement au moment de la guerre.Un père arpenteur, un frère; les quatre membres de cette famille ont un dénominateur commun: la musique.Piano, trombone.Guy Saint-Pierre est un excellent saxophoniste et devient une sorte de vedette locale.De Plcssisvillc à Victoriaville, il va porter pas moins de 12 uniformes différents de fanfare.Au collège Sacré-Coeur de Victoriaville, il est pensionnaire dès l'âge de 12 ans.Au début, il se rebiffe, sa famille lui manque.«Mais quand mon père m'a offert de devenir externe, j'ai refusé.J'étais bien adapté à la vie du collège.» Le sport, l'équipe de hockey: «|'ai même déjà joué avec lean Béliveau!» avoue-t-il evec fierté, tout en ajoutant: «11 était meilleur que moi.» Élève modèle et actif, le jeune Saint-Pierre réussit mais sans éclat.Le vrai virage vers la détermination de réussir a lieu à l'adolescence, par un choc, une vision.«On n'était pas pauvres, mais pas les plus riches non plus, le constatais que certains jeunes cassaient leurs lacets et, au lieu de les chan- opr ar*h«»taï*»nt rl'ontroc natinc Travail et réussite sont devenus alors des valeurs importantes, car je ne voulais pas risquer de rater ma vie.l'ai pris conscience que ces années étaient critiques pour mon avenir.» Ce n'était pas tant l'argent, ni le pouvoir, mais la quête d'outils pour être libre qui a été son véritable moteur.Une lecture à cette époque-là le marque profondément: The Seasons in a Man's Life.«Ce livre sur les différentes phases de la vie m'a aidé à me comprendre, à me réajuster.» Et puis, il choisit l'armée.Les études payées, l'encadrement, la discipline.«Le premier vrai désaccord avec mes parents.» Son père caresse plutôt l'espoir de le voir prendre la relève de son affaire.«Cela aurait été plus avantageux sur le plan financier.Mais j'avais 19 ans.|e voulais être autonome et ne plus rien demander à mes parents.Et de plus, je souhaitais devenir général.» Ardent, il accepte les conditions difficiles, donne le meilleur de lui-même pendant 11 ans.Et puis: «j'observais le commandant à l'inspection vérifiant avec son doigt la poussière et je me suis dit que je ne voulais pas faire ça toute ma vie.» Rien ni personne né pouvait le retenir là, le fil était cassé.«Si je suis démotivé ou si j'ai atteint mon but, j'ai besoin d'autres défis.» Fort en mathématiques et en sciences, le monde concret du génie l'a toujours fasciné.En 1957, il se marie, il est étudiant en génie civil à l'Université Laval, et se retrouve grâce à une bourse d'études, à Londres.Tout l'impressionne.Il se souvient que son logis était devenu une ligue des Nations, car le couple Saint-Pierre recevait tous les dimanches à sa table des collègues étrangers pauvres, avec qui il partageait ses agapes.C'est un Cheik qui lui a appris à ne rien tenir pour acquis.«Il me parlait d'un missionnaire chrétien dans son pays qui était plutôt du côté du Démon qu'à droite de Dieu.l'ai appris à être plus nuancé dans mes affirmations, dans mes croyances à partir de ce jour.» 11 se dit prêt à changer, c'est du reste un trait majeur de son caractère, même si c'est plus difficile quand il s'agit de choses fondamentales.Sur sa foi religieuse: «Même si elle n'est pas aussi vivante qu'autrefois, je ne l'ai pas perdue.» Malgré cette grande ville de Montréal qui lui fait peur un peu, le jeune homme de victoriaville ne résiste pas dans les années 63-64 à la fébrilité d'Expo 67: les chantiers, une atmosphère stimulante et créatrice.Il va y participer de l'intérieur en devenant re-gistraire de la Corporation des ingénieurs du Québec Appelé, élu en politique de Î970 à 1977, il est catapulté député et puis ministre sans jamais l'avoir véritablement voulu ni ambitionné: «Je n'avais même pas ma carte de membre du Parti libéral, je n'avais jamais assisté à une assemblée politique.» Ce fut pourtant une sorte de lieu de grâce «à cause de ce qu'on peut y faire et non pour le pouvoir», dit-il sans pour autant se faire d'illusions sur la relativité des choses.Les autres défis de sa vie Guy Saint-Pierre a besoin de la reconnaissance de ses pairs, «des bonnes vibrations».Avoir le sentiment d'être utile, certes, mais aussi apprécié.Il croit profondément à l'équilibre famille-amis-travail, clefs selon lui de la réussite sociale et professionnelle.Après 35 ans de mariage avec Francine Garneau, trois enfants, il affirme qu'il n'aurait pu donner le meilleur de lui-même sans la complicité et l'affection des siens.«À force de vivre ensemble, on finit par se ressembler.On vieillit en osmose», dit-il affectueusement.Le sens des responsabilités, Guy Saint-Pierre s'engage à fond mais exige en retour la loyauté.Au travail, dans la vie en général, il n'est pas colérique.L'esprit mesquin, calculateur, l'incompétence, la paresse ne trouvent cependant pas grâce à ses yeux.Il dénonce la violence, celle dirigée contre les enfants et bien sûr contre ies femmes.11 affirme qu'il n'hésiterait pas une seconde à intervenir dans la rue, pour aider quelqu'un victime de violence.La campagne à Magog, la culture de ses tulipes, les petits-enfants sont ses sources d'équilibre; Guy Saint-Pierre se ressource simplement et «décroche» spontanément, naturellement, sans yoga, sans méditation.Sa quête de bonheur ne tient pas aux biens matériels et il veut transmettre cette phisosophie à ses enfants: «II est bien plus important de savoir se passer d'un million de dollars que de le dépenser.» Il pratique la planche à voile, la voile, le ski, le golf.Des activités qu'il veut retrouver à la retraite, dans quelques années.De même, il se promet des heures plus intenses de lecture, de théâtre, de cinéma.Il a appris à aimer la musique classique et la peinture.Traits caractéristiques de cet homme engagé: ouverture sur les autres et leurs idées.«|e n'ai pas le même degré d'assurance que j'avais autrefois.Peut-être qu'avec la vie, ma certitude n'est pas aussi absolue.» 11 se rallierait même à la souveraineté du Québec advenant un choix populaire.Et donnerait encore là le meilleur de lui-même pour qu'elle soit une réussite.?de route Guy Saint-Pierre né à Windsor Mills, Québec le 3 août 1934 Études: Université Laval, génie civil; Université de Londres, diplôme de membre dur différents procès.Rappc-ons que des présumés warriors (de Kahnawake) ont bloqué la circulation sur le pont Mercier pendant deux jours, aux heures de pointe, il y a 15 jours.Puis, la semaine dernière, un citoyen de Châteauguay qui faisait de l'autostop a été séquestré, violemment battu et volé par quatre jeunes individus qui se sont enfuis dans la réserve mohawk.Ces événements ne sont pas sans rapport avec le Regroupement de M.Saint-Onge, qui entend également réunir tous ceux qui sont excédés et qui sont demeurés dans le silence jusqu'à maintenant.«Nous allons attirer toutes sortes de citoyens.Certains sont moins modérés que moi.Nous allons tout mettre en oeuvre pour obtenir justice.|e ne suis pas pour la violence, mais il faut agir et je ne peux pas promettre de contrôler tout le monde.» Le lancement du Regroupement aura lieu demain matin au Rustik, restaurant bien connu situé boulevard Saint-Jean-Baptiste, à Châteauguay.Parallèlement à l'action de M.Saint-Onge, plusieurs citoyens de Châteauguay, exaspérés de Vu inaction» gouvernementale dans ce dossier, menacent de «passer aux actes», voire de s'armer et de se faire justice eux-mêmes.Une dame engagée dans la vie communautaire, à Châteauguay, qui refuse de s'identifier par peur d'éventuelles représailles et surtout pour ne pas «être salie pour rien», a indiqué que plusieurs citoyens ordinaires ont des projets en tête, actuellement, «et pas nécessairement dans la légalité».La Presse a tenté sans succès de rencontrer un de ces « warriors blancs».Refusant d'en dévoiler davantage sur ces groupes, Yvon Poitras, celui qui s'était fait connaître comme un des porte-parole des Châteauguois, durant la crise amérindienne de l'été lH).a explique que Châteauguay est à la veille de se retrouver dans un «joli bain de sang».«Mais je me tiens loin de tout ça, maintenant», a-t-il ajouté.-{.- LA PRESSE.MONTRÉAL, LUND116 DÉCEMBRE 1991 A5 Un mouton anti-mites d'ici la fin du siècle?Agence France-Presse SYDNEY ¦ Le mouton australien qui se tondait déjà tout seul se protégera dorénavant lui-même des mouches.Des chercheurs entendent en effet développer un mouton dont la laine sécrétera de l'insecticide, a indiqué à Sydney, Olivier Mayo, chercheur à l'Organisation pour la recherche scientifi- que et industrielle du Commonwealth (CSIRO).«Si nous réussissons, nous aurons créé le premier mouton à fournir de la laine résistante aux mites», a-t-il estimé.Selon le scientifique, les recherches pourraient aboutir d'ici la fin du siècle grâce aux travaux sur la génétique qui permettraient aux ovins de fabriquer leur propre insecticide.Ce développement intéresse particulièrement les éleveurs australiens aux prises avec les ravages de la mouche à viande qui leur coûtent près de 175 millions de dollars chaque année.Le mouton qui se tond tout seul leur permet déjà d'économiser les frais du tondeur.Grâce à une protéine qui fragilise les fibres de la laine dès lors qu'elle atteint une certaine épaisseur, il suffit de passer la main dans la toison pour qu'elle tombe d'elle-même.J^OËL approche à grands pas.MINOLTA MAXXUM 7xi MINOLTA MAXXUM 3xi Appareil 35 mm Mise au point automatique Réglage automatique de l'exposition Viseur avec affichage graphique Flash intégré boîtier seul 57999$ Mise au point automatique et manuelle Flash intégré Zoom 35-80 mm, f:4/5.6 Grand viseur Réduction des yeux rouges '5.6 54999$ MINOLTA X 9 fuji Pour des photos exceptionnelles FUJÏÇ0L05.ENSEMBLE ZOOM \u2022 Appareil photographique reflex X9 avec système de contrôle de l'exposition à priorité à l'ouverture et réglage manuel avec mesure, calage de l'exposition automatique, temps de pose défini avec precision par svsteme quartz.Zoom Minolta 28-70 mm Électroflash automatique Minolta 220x 49999$ Fujichrome 135-36 100 ISO dèv.inclus.Emballage double Fuji color 135-24100 ISO 2/6m*.Emballage double Prix en vigueur jusqu'au 23 déc.1991.Robert Sacchitelle: «Je n'aurais jamais voulu devenir juge d'un autre tribunal se.» que celui de la jeunes- PHOTO PIERRE McCANN.U Preuc Robert Sacchitelle, l'image même du défenseur public Sa nomination à la chambre de la jeunesse bien accueillie YVES BOISVERT iTTl1 ri «TOUf POUR LA PHOTO/VIDEO» L.L.LOZEAU LTÉE 6229, rue ST-HUBERT, Mtl H2S 2L9 Tél.274-6577 FAX 274-4221.¦ Dans un milieu où le cynisme est encore la meilleure des carapaces, Robert Sacchitelle, cet increvable humaniste, est un drôle de pistolet.Dans un métier où l'argent est dieu, Robert Sacchitelle, ce pionnier de l'Aide juridique, qui aurait fait faillite si on ne l'avait pas inventée, fait figure d'extra-terrestre au volant de sa vieille Pony.% Difficile de ne pas aimer Robert Sacchitelle.Il suffit de prononcer le nom du sympathique avocat criminaliste pour voir ses confrères se laisser aller à des débordements affectifs inattendus.Aussi, sa nomination récente comme juge à la chambre de la jeunesse de la Cour du Québec devrait faire l'unanimité.« Ce que je pense de Robert Sacchitelle?Attendez, c'est trop important, je vais vous envoyer un mot par écrit ! » nous avait dit Gabriel Lapointe, il y a quelques mois.Les invraisemblances d'un téléphone i 95$ PAR MOIS C'est tout ce que vous coûte le téléphone quand vous vous abonnez au réseau Cantel pour 3 ans à 24,95 $ par 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Vous choisissez un appareil parmi notre vaste gamme de téléphones de marque comme : Audiovox, Motorola et Nokia, pour la voiture.Vous ne payez que 9,9 5 $ par mois.Vous obtenez même gratuitement 30 minutes de temps d'utilisation, chaque mois, pendant trois ans ! Cest 1 080 minutes ! Une occasion invraisemblable mais vraie! 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Sac! avait lance l'ex-cri-minaliste Michel Proulx, maintenant juge à la Cour d'appel.Robert, c'est vraiment one of a kind, comme disent les Américains.Dans toute l'histoire de l'Aide juridique, il représente le mieux l'image du vrai défenseur public, compétent et totalement désintéressé.Un homme qui voit son travail comme une vocation, et il n'y en a pas beaucoup.» Au palais de justice de Montréal, certains l'appellent «le poète», d'autres «le missionnaire».Poète, il faut sans doute l'être un peu pour avoir gardé de l'espoir en ses semblables en se frottant, jour après jour, aux demi-fous, aux furieux, aux déclassés de la société qui sont le gros de sa clientèle.L'Aide juridique, c'est le fond du tonneau de la misère humaine.C'est un père qui tue sa femme et ses deux enfants, en rentrant un peu saoul du travail.C'est un voleur de 18 ans qui est surpris en train de voler et qui sort son couteau.C'est parfois pire que ça, c'est parfois moins grave, mais c'est des causes qu'on ne choisit pas.Missionnaire, Robert Sacchitelle?À entendre la description qu'en fait l'avocat Pierre Poupart, qui a travaillé plusieurs années à ses cotés, on est tenté de le croire : «C'est un homme doux, très généreux, qui veut aller au bout de ses mandats.C'est un adversaire passionné de l'injustice et de la bêtise.Généreux de son temps, très humble, qui pense toujours que les autres sont meilleurs que lui.Il est pourtant clair qu'il a réussi là où les meilleurs se sont cassés les dents!» On parle encore de cet «acquittement miraculeux» d'un jeune homme de 19 ans qui avait été arrêté dans le Bas-du-Fleuve dans la voiture d'un ecclésiastique, avec ses bas par-dessus le marché, Quelques heures après l'assassinat de l'homme d'église.C'est que ce petit homme aux yeux tristes, aux traits tirés par trop d'engagement dans des causes désespérées, qui plaide presque exclusivement devant jury depuis une dizaine d'années, «parle le langage du coeur» aux jurés, dit Pierre Poupart.«Les gens se disent: si un gars comme ça y croit, ça doit être vrai.Comme tous les criminalités il a connu plus d'échecs que de succès.Mais même s'il est noyé dans le stress, même si on l'envoie au tapis 35 fois, même s'il est gros comme un pou, il va se relever», dit Pierre Poupart.Robert Sacchitelle ne pratique pas les effets de toge.Le style est direct, sans artifices, le plaidoyer bref et touchant.«Même si l'acquittement de mon client doit entraîner mon pays dans la ruine, et moi avec lui, cela ne m'importe pas, lançait Me Sacchitelle, au cours d'une récente entrevue à La Presse; dans le moment, la seule chose qui compte, c'est mon client.Ma réaction viscérale de citoyen, face à ce qu'on l'accuse d'avoir fait, je la mets de côté.La société me paie pour défendre de mon mieux, avec tous les moyens légaux, des gens accusés par l'État.C'est ça mon rôle.» Et c'est pour cela que ses 300 collègues de l'Association des avocats de la défense de Montréal lui ont rendu hommage, en 1990, en lui décernant leur trophée.Et pourtant, il ne s'illusionne pas sur ceux qu'il défend : « l'ai assez de doigts sur une seule main pour compter les purs Innocents que j'ai défendus, dit-il.Un acquittement, ce n'est pas un inno-centement.» Robert Sacchitelle est ne en 1938, dans le quartier Villeray, à Montréal.Son père, un immigrant du Sud de l'Italie arrivé à Montréal en 1904, était tailleur.C'est par «ptjr accident» que cet étudiant trèy moyen s'est fait avocat.Toute vocation scientifi- que était d'emblée exclue pour ce jeune homme qui avait coulé deux fois ses mathématiques, lors d'une de ses dernières années de collège.Après une retraite fermée, il était allé voir le curé, un peu désespéré, lui confiant son désarroi.«Tu diras que tu t'en vas en droit, tout le monde sera content, et tu verras cet été.» Il se passionne soudainement pour cette discipline, mais, dit-il, «j'ai le talent que j'ai».Et, en troisième année, un échec à l'examen de droit constitutionnel, enseigné par Jean Beetz, le force à reprendre toute son année.Entré comme stagiaire au bureau de Guy Guérin (maintenant juge à la Cour du Québec), celui qui pensait faire du droit du travail pour défendre les ouvriers, devient, un peu par hasard, criminaliste.Par hasard?Pas vraiment: «l'ai toujours été du côté du négligé, du perdant.» Ses premières années de pratique ne sont pas faciles.Il est apprécié, mais ses collègues le chicanent pour son manque de sens des affaires.«le n'étais pas capable, après m'étre impliqué émotivement.de demander 200 $ à un client.le ne sais pas pourquoi, mais je n'étais pas capable.» «C'était presque une mission sociale, un service entre humains.C'est comme ça qu'il voyait son métier, confie le juge Yves May-rand, qui était un de ses supérieurs, à la fin des années 60.Ça devenait une préoccupation, au bureau.Je me chargeais de faire la facturation pour lui!» «Quand l'Aide juridique fut créée, en 1972, et que Robert Forest m'a approché, j'ai vu que ce serait la fin de mes problèmes financiers», dit Robert Sacchitelle.Même si sa «valeur sur le marché» dépasse largement son salaire de l'Aide juridique, Robert Sacchitelle ne sortira de ce bureau que pour changer de métier.Écoutez-le: «Au fond, je n'ai peut-être pas le courage, le talent, le sens de l'entrepreneurship qu'il faut.Et peut-être que je n'ai pas le goût d'aller dans un bureau privé.le deviendrais un avocat moins intéressant.» Ses plus beaux souvenirs ne Sont pas des passages à la Cour d'appel, ou à la Cour suprême, même s'il y a remporté des victoires \u2014 c'est lui qui a défendu avec succès les deux felquistes que les États-Unis voulaient faire extrader pour détournement d'un avion sur Cuba.« le ne suis pas un juriste, je suis un plaideur.» Ces derniers temps, Robert Sacchitelle était moins heureux dans la peau du plaideur.Fatigué.«|e commençais à trouver les gens méchants, laids.l'étais écoeuré du milieu.Même les murs du palais m'étaient devenus insupportables.» Depuis que le ministre de la lustice, Gil Remillard, l'a appelé, le 5 décembre, pour lui annoncer sa nomination à ce qu'on appelait autrefois le «tribunal de la jeunesse», Robert Sacchitelle est «euphorique».«le n'aurais jamais voulu devenir juge d'un autre tribunal.Avec les jeunes, je pense qu'on peut encore avoir de l'espoir, ou l'illusion de l'espoir.Même si souvent, on voit une misère humaine terrible, des enfants abandonnés, il y a la possibilité de les remettre en piste.On travaille avec des spécialistes, des travailleurs sociaux, des psychologues, on essaie de trouver des solutions, au lieu de seulement punir, comme avec les adultes, et ça, ça me plait.» Le 9 janvier, Robert Sacchitelle sera assermenté.On ne le verra plus au palais de justice.Dommage.Parce que les jours où les murs nous pèsent, les jours de déprime où tous les gens semblent «laids et méchants», il arrivait qu'on le croise dans un corridor de ce bloc de béton.Et il faisait un peu plus beau. A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL.LUND116 DÉCEMBRE 1991 Concorde - Lauzon ! o Plomberie Chauffage Gaz naturel Un «cadeau» pour les ex-employés de la Simonds CHRONIQUE NEZ ROUGE i SOCIÉTÉ DC L'ASSURANCE AUTOMOBILE DU QUEBEC LE PARTENAIRE NATIONAL Saviez-vous que?VOUS INVITE À UTILISER LE SERVICE DE CHAUFFEUR PRIVÉ EN COMPOSANT À MONTRÉAL LE 849-1 OU l'alcool présent dans 40 % des accidents mortels ou avec blessés graves de la route au Québec.raymond cervais ¦ Marcel Hébert, 56 ans, un ex* employé de 1l'usine Simonds de Granby, qualifie de véritable cadeau de Noël, le jugement rendu jeudi, par un juge de la Cour supérieure, ordonnant à Household Manufacturing of Canada, expropriétaire de l'usine de fabrication d'outils, de remettre aux employés la totalité du surplus du régime de retraite évalué à prés de 6 millions de dollars.« |e suis soulagé, mais j'attends d'avoir l'argent dans ma poche avant de crier définitivement victoire.La compagnie a 30 jours pour porter le jugement en appel, même si de l'avis de notre avocat, le juge Raynald Frechette n'a pas laissé beaucoup de motif d'appel à la partie patronale», a déclaré ! ex-opérateur.Pour lui, comme pour les quelque 103 ex-travailleurs de l'usine qui a fermé ses portes le 11 novembre 1988, les trois dernières années ont été un vérital'e cauchemar.« Vous savez, lorsque vous êtes dans la cinquantaine, ce n'est pas facile de décrocher un autre emploi.Les jobs sont rares à Cranby pour des gars de notre âge», a indiqué pour sa part M.André Dextraze, secrétaire du syndicat affilié à la CSN.«Cette somme va nous permettre d'envisager l'avenir avec plus de sérénité et de moins s'en faire pour nos vieux jours», a ajouté M.Dextraze.Une trentaine d'ex-employés retirent présentement un mince pension de leur régime de retraite.À titre d'exemple, un travailleur qui reçoit présentement une pension de 800 $ par mois, verra cette dernière majorée à 2000 S.Pour la moyenne des employés cette majoration représente près ¦ PHOTO LUC S!W0N PERRAULT, 12 PrWW Trois ex-employés de la Simonds: Marcel Hébert, Renaud Gadoury et André Destraze.de 60 000 S de plus dans leur caisse de retraite.«Au moins je ne serai pas au crochet de la société avec cette somme», a déclaré M.Renaud Gadoury, qui a travaillé durant 29 ans pour Simonds.Tout comme ses camarades de travail, il a accueilli la fermeture de l'usine comme un coup de masse.«Tout mon univers s'est effondré.On ne travaille pas si longtemps au même endroit sans tisser des liens solides.Ce n'est vraiment que depuis six ou sept mois que j'ai réussi à surmonter ce coup dur.Et même lorsque j'en parle aujourd'hui, je ressens des serrements au coeur» a ajouté M.Gadoury.Dans son jugement de 162 pages, le juge Frechette déclare en substance que le surplus accumu- .\" hmh|hb ' Hm i h Hfli Mi milbhh i IL «SI i ¦A»,.'.-' m ft tÊÊÊtST\" ' ¦ ¦¦ '-\u2022£»,SMï*à- ¦ « I ».7^ J'te cré pas! 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de 4946084$ plus les intérêts encourus depuis le 1er avril 1988, appartient exclusivement aux travailleurs et leur revient de plein droit.Les employés de cette usine avaient intenté en 1988 une pour suite contre Household Manufacturing of Canada Inc., aujourd'hui Eljer Manufacturing of Canada Inc.«Après trois ans d'efforts et de recherches soutenus, ce jugement constitue une victoire éclatante pour les employés qui ont perdu leur emploi a la suite de la fermeture de l'usine.Il est également à souhaiter que la compagnie n'en appellera pas du jugement qui statue très clairement sur le droit de propriété des travailleurs sur le surplus de la caisse», a déclare hier la vice-présidente de la CSN, Mme Claudette Carbonneau.Mme Carbonneau souhaite également que ce jugement contribue à décider le ministre André Bourbeau de la nécessité de légiférer au plus tôt, afin que l'utilisa-tion des surplus .disponibles en cours d'existence ou à la fin d'un régime de retraite, respecte le principe que «le régime fait partie des conditions de travail des travailleurs, qu'il constitue l'une des composantes de leur rémunération et qu'à ce titre, les surplus leur reviennent de plein droit».SRinneau frappé à coups de bâton éric trotticr ¦ Un incident à caractère racial survenu hier soir dans le quartier Hochelaga-Maisonneuvc a envoyé un skinhead de 14 ans à l'hôpital après avoir reçu un coup de bâton qui lui a ouvert une vilaine entaille au-dessus d'un oeil.Une première altercation a débuté vers 19h, rue Saint-Germain, près de la rue Ontario, lorsque deux skinheads ont échangé de gros mots avec un jeune Blanc.Ce premier échange en est resté la.Quelques instants plus tard, une dizaine d'adolescents noirs armés de bâtons et de couteaux ont toutefois rejoint les deux skinheads et ont entrepris de leur faire un mauvais parti, dans le même secteur.Les deux «victimes» ont réussi à s'échapper, mais l'une d'elles a reçu un coup de bâton en plein front, juste au-dessus d'un oeil, ce qui lui a valu dix points de suture, à l'hôpital Maisonncuve-Rose-mont.Son copain s'en est tiré sans blessures graves.Le sergent Chantai Émond, du poste 52 de la police de la CUM, estime que cet incident n'a «rien à voir» avec les événements qui ont marqué Hochelaga-Maisonneuvc, l'été dernier.Rappelons que plusieurs bagarres de même qu'une mini-émeute entre Blancs et Noirs avaient éclaté et à deux reprises, des Noirs avaient été expulsés de leur logement par des Blancs.Au même moment, les citoyens avaient remarqué l'apparition de Slus en plus fréquente de skin-eads, ce qui avait déclenché une controverse sur le racisme et la tolérance, dans ce quartier pauvre de l'est de la métropole.Selon les interrogatoires menés par les policiers, hier soir.|£s skinheads ne semblaient pas connaître leurs jeunes belligérant pas plus que les raisons de cette bagarre soudaine.Aucune arrestation n'avait été effectuée, erç fin de soirée.i LA PRESSE, MONTRÉAL, LUND116 DÉCEMBRE 1991 A7 Week-end meurtrier sur les routes enneigées du Québec B.IOUX ET MONTRES « SUISSE 2195 Crescent, Montréal \u2022 (514) 848-0595 Lvrrs/c»ûJtt/rnsroarfMr Presse Canadienne fÊ Le nom d'au moins ] 1 personnes apparaît sur la liste des morts déplorées au Québec en fin de semaine» selon les rapports de police disponibles en milieu de soirée, hier.Dix de ces victimes ont péri dans des accidents de la circulation, dûs particulièrement à la chaussée glissante, et la onzième est morte dans un incendie.Par ailleurs, dans le New Hampshire, un Québécois a aussi perdu la vie.\u2022 Le plus tragique accident est arrivé vers 13 h 20, hier: deux femmes et un jeune homme ont connu une fin tragique lors d'une collision survenue à la suite d'une perte de contrôle et impliquant deux automobiles sur la route 132 à l'entrée ouest de Matane, en Gaspésie.Les victimes sont Cécile Thibault-Bouillon et Colette Mi-gneault-|oncas, toutes deux de Saint-Ulric et âgées respectivement de 59 et 63 ans, ainsi que Michel Rioux, de Pointe-au-Père.La veille, ce dernier avait fêté son 18e anniversaire.Un peu après midi, hier, sur un boulevard de Fleurimont, en Es-trie, Michel Monas, alors au volant d'une camionnette à quatre roues motrices, s'est tué lors-qu'après une perte de maîtrise, son véhicule a heurté de plein fouet une voiture venant en sens inverse.La victime était âgée de 45 ans et demeurait à Sherbrooke.Jacques Huard, âgé de 22 ans et restant à Frelighsburg, a trouvé la mort, hier midi, lorsque le véhicule dans lequel il prenait place en tant que passager a heurté un poteau d'électricité à Bedford, une localité de l'Estrie.La police fait enquête sur les circonstances de cet accident, mais assure déjà que le véhicule circulait à grande vitesse avant l'impact fatal.Un homme de 57 ans du quartier Saint-Sauveur, Rosario Leclerc, a péri asphyxié dans le feu d'une maison de chambres de ce quartier de Québec vers 6 h, hier; la police enquête sur les circonstances ayant provoqué cet incendie.La chaussée extrêmement glissante vers 3 h 15, hier, serait à l'origine d'une perte de maîtrise suivie d'une collision impliquant deux véhicules qui a entraîné la mort d'Yvon Frechette, un Hul-lois de 30 ans.La tragédie s'est produite sur le chemin Àylmer, près de Hull.Josée Lu forest, une femme de 26 ans enceinte de cinq mois, et son conjoint de 30 ans, Guy Cha-rette, habitant tous les deux à Notre-Dame-des-Frairies, ont connu une mort affreuse vers 14 h 30, samedi, lors d'une collision entre deux véhicules sur la route 131 à Saint-Félix-de-Valois, près de Joliette.L'accident s'est produit au plus fort d'une averse de neige qui a rendu la chaussée fort glissante.Vers 13 h 45, samedi, un dérapage sur la route 122 à Saint-Pier-re-de-Grantham, une petite localité située non loin de Drum-mondville,' a coûté la vie à Michelle Janelle, âgée de 35 ans et domiciliée à Saint-Germain-de-Grantham.La chaussée glissante serait à l'origine de cette tragédie.Vendredi, vers 18 h 15, sur la route 285 à L'Islet, Sophie Marais, âgée de 16 ans et domiciliée à L'Islet même, a été happée mortellement par un camion-remorque.Par ailleurs, en dehors du Québec, un résident de La Patrie est mort dans un accident survenu samedi avant-midi près de Pittsburg, dans le New Hampshire, à une cinquantaine de kilomètres des frontières canadiennes.La victime est René Paquette, âgé de 49 ans.La camionnette dans là-quelle venait de prendre place la victime a été emboutie par un camion chargé de lourdes billes de bois.'^^W RLANCl'AlN PATEK PHILIPPE HUBLOT (Àttirr Girard-Porroqoijx |1AM| BRE1TLING ROLKX \u20acB\u20acL BAUME 4 MERCIER CATALOGUE DISPONIBLE SUR DEMANDE 23139931 Siiwn, composez, a-Montréal, le 751-8688 ou, saru frais, le 1 800 563-8688.ClUB/tfu/Ù ACHETEZ LA FLORIDE ! 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Agence Franc* Presse fc LAUSANNE Les nombreuses lacunes d'écriture des élèves du secondaire ne sont pas corrigées au cégep.Les professeurs de français au cégep le disent et le répètent: ce n'est pas à nous d'enseigner les rudiments du code grammatical.PHOTO JEAN GOUPll.U Presse Et le cégep?Beaucoup de «fotes» MICHÈLE OUIMET t les cégepiens?Ont-ils aussi des problèmes en français?Oui, s'il faut en croire le numéro d'octobre du journal étudiant du Cégep An-dré-Laurendeau, Protesta, qui était bourré de fautes d'orthographe et de syntaxe.Les textes n'avaient pas été corrigés à cause d'un problème technique, a expliqué le rédacteur en chef qui a d'ailleurs signé plusieurs articles dont un qui s'intitule: Inertie collégiale.En voici de larges extraits.«Le cégep; grande institution faite de béton qui nous ennuis au plus haut point.C'est aussi l'endroit où l'on fait patienter la masse étudiante qui n'a de cesse que d'arriver enfin à l'université.Mais le réseau universitaire compte un nombre de place déterminé et pas plus !! C'est pourquoi le gouvernement s'acharne à éléminer les élève de classe sociale indésirable.(.) Le cégep quant à lui ne contribut en rien pour aider ies étudiants; la majorité de nous ont étudiés 11 ans pour atteindre le cégep et être retardé par le système qui est exi-gant, long et 'plate'.Finalement, quand le peu d'étudiants qui restent arrivent à l'université, les indésirable sont ressasser par la fameuse cote Z qui les pénalisent.|e ne sais pas si vous avez remarqué, mais depuis quelque temps le gouvernement prône la formation professionnel au secondaire: 'un choix payant!!!' Payant mon c.je suis sûr qu'un avocat ou un prof fait plus qu'un charpentier ou un soudeur, et vous?Il semble que la société comporte trop de dirigeant et pas assez de manoeuvre.Car une classe dirigeante nécessite une classe à dominer; les moins instruit en l'occurencc.Voila pourquoi c'est si dur d'aller à l'université de nos jours.» La publication de ce journal a provoqué de nombreuses réactions.Il a d'ailleurs été assez rapidement retiré de la circulation.Pas le seul Le rédacteur en chef est au cégep depuis trois ans.11 étudie en sciences pures et, l'année prochaine, il s'inscrira à l'université.Il explique qu'il n'est pas le seul à faire de nombreuses fautes et que les cours de français, au cégep, ne sont pas adaptés au niveau des étudiants.«Il y a un problème, c'est évident.D'ailleurs je me considère comme un élève moyen et je corrige même, à l'occasion, les travaux de\\mes amis.La plupart des étudiants écrivent comme moi.» «Au collège, on apprend à décrire un personnage dans un roman, à écrire un essai ou encore à lire de la poésie.Mais toi, tu as de la misère avec ton participe passé.Tu dois aller dans le bureau du professeur mais jamais il ne donnera d'explications en classe.On perd le fil avec la grammaire et le savoir écrire.» Le rédacteur en chef, à l'exemple de tous les étudiants du cégep qui veulent s'inscrire à l'université, devra affronter le redoutable examen de français.«C'est notre bête noire, avoue-t-il.J'ai des copains qui ne l'ont pas réussi et ils doivent suivre des cours de français.Mais je suis prêt à travailler fort, à aller dans les bibliothèques et à reprendre ma grammaire.Mais je dois le faire seul.» Le français, parole d'honneur, ou la bête noire des jeunes Québécois.P'n'070 JEAN\" cOvîPiL.Lj Presse Une classe de français enrichi en secondaire V à la polyvalente Antoine Brossard, à Brossard.PHOTO JEAN COUPIL.Là Presse C'est en écrivant qu'on apprend à écrire SUITE DE LA PACE A 1 ¦ Les Grand Prix du Maire de Champignac 1991, du nom du personnage des aventures de Spi-rou, ont été attribués ce week-end à Lausanne à des personnalités suisses pour des perles de rhétorique ou de langue de bois.Le Champignac d'or est allé à un professeur et démographe pour sa phrase: «La mere restera essentiellement une femme».Le premier accessit a été décerne a un homme politique vaudois auteur de: «Il faut surtout construire pendant qu'il est temps, c est-a-dire avant qu'il n'y ait plus de place pour le faire».ries dans la formation des professeurs de français.On a élargi trop rapidement le bassin des enseignants et la sélection n'a pas été assez sévère.«Il y a eu aussi une désaffection vis-à-vis de la grammaire traditionnelle et de la culture classique, ajoute Annette Paquot.En jetant par-dessus bord le latin, on s'est aussi débarrassé des préalables, soit l'analyse des phrases, la grammaire, etc.» Pour Claire Asselin, professeur de linguistique à l'UQAM, «il y ii un vieux dicton qui dit que c'est en forgeant qu'on devient forgeron.Et c'est en écrivant qu'on apprend à écrire.Les étudiants qui arrivent à l université nous disent qu'après le primaire, ils n'ont plus fait de grammaire.Et c'est vrai, je l'ai vérifié.«Un étudiant de niveau universitaire a des problèmes aussi simples que d'identifier un sujet dans une phrase, ajoute Mme Asselin.Par exemple: au coin de la rue se trouvent un dépanneur et un garage.Ils identifient 'au coin de la rue' comme sujet parce qu'il est placé avant le verbe alors que c'est un complément d'objet circonstanciel.» Pourtant, le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Science a decide de remplacer les tcits de français à l'université par un examen de type secondaire V au cégep.Les élèves devront donc, à partir de mai 1992, écrire un texte de 500 mots sur un sujet donné \u2014 probablement près de leur vécu \u2014 afin de prouver qu'ils sont compétents en français.Les universités sont en total désaccord.Ce type d'examen, affirment-ils, ne contrôle pas toutes les variables.Si l'étudiant ne connaît pas un mot il en utilisera un autre.S'il possède mal le mode subjonctif, par exemple, il utilisera l'indicatif, etc.Et le cégep alors?Tous les professeurs de français au cégep le disent et le répètent: ce n'est pas à nous d'enseigner les rudiments du code grammatical.Et pourtant, les étudiants ne savent pas écrire.Les lacunes accumulées au cours du secondaire ne seront donc pas corrigées au cégep.Et l'étudiant qui s'inscrit à l'université se sent démuni.Non seulement éprouve-t-il de la difficulté à passer le test de français mais, en plus, il doit se battre contre une syntaxe toujours aussi obscure et des règles de grammaire souvent indéchiffrables.Les professeurs de français au cégep, du moins ceu* d'André-Laurcndeau, sont impitoyables lorsqu'ils p.iilen! des 'habiletés langagières' \u2014 pour reprendre l'expression du ministère de l'Éducation \u2014 de leurs élèves.La plupart des étudiants, expliquent-ils, ne savent pas ce qu'est un sujet, un verbe et un complément.Francois Goergen, professeur d'allemand, affirme qu'à peine un élève sur dix comprend la mécanique de la langue, «lis parlent le français comme ils conduisent une voiture.Ils conduisent bien mais ne leur demandez pas si le moteur est en avant ou en arrière.« |e peux difficilement leur enseigner l'allemand.|e suis obligé de leur donner un cours de français car l'allemand est une langue qui se décline.Us doivent d'abord apprendre, par exemple, ce qu'est un complément d'objet direct.» Yves Robidoux, un professeur de théâtre, affirme que les élèves sont plus conscienti-sés.«Leur français est plus instinctif que raisonné mais, aujourd'hui, c'est plus facile à enseigner.Ils sont plus ouverts et ils savent que c'est important.» «C'est faux, réplique sa collègue, Marie-Andrée Levesquc.professeur de roman cl de littérature policière.Plusieurs de mes étudiants me disent: 'Bof, ce n'est pas important le français.' Ils n'ont pas la passion, l'amour de la langue et des mots.» ?- FIN - Le test de français Voici plusieurs exemples des questions posées à l'examen de français de l'UQAM.Ce test s'adresse à tous les étudiants inscrits en formation des maîtres, donc aux futurs enseignants.L'étudiant a un an pour réussir le test et, advenant un échec, il peut le reprendre cinq fois.Entre chaque essai, l'étudiant peut s'inscrire à un cours de français.Si, après toutes ces tentatives, il est toujours incapable d'obtenir la note de passage, il est définitivement exclu du programme universitaire.À l'automne 1990, 269 étudiants ont été exclus.En 1991, ils étaient 349.Certains disent que Pexamcn est trop difficile.D'autres prétendent qu'il est facile.A vous de juger.Accord du verbe: Ecrivez les verbes entre parenthèses au présent de l'indicatif: Exemple: Paul et Marie dînent (dîner) ensemble.11 est loin d'être un imbécile, contrairement à ce que toi et d'autres-(pouvoir) penser.Les propos que me rapporte mon amie .Lucie me- (laisser) songeur.Accord du participe passé: Ecrivez les verbes entre parenthèses au participe passé: Ils ne nous ont pas encore -(envoyer) les chaises que je leur avais-(commander).La petite Catherine était bien (1ère de nous montrer les livres qu'elle s'était-(acheter) avec son propre argent.Jamais je n'oserais répéter les mots injurieux qu'elles se sont -( lancer).Choix de mots: Complétez les phrases ci-dessous par le mot ou l'expression appropriée que vous choisirez dans la liste suivante: abdiquer, aboutir à, advenant, approfondir, effectuer, eminent, immanent, imminent, infecter, infester, insister sur, noter, perpétrer, proliférer, pulluler, rcîater, résulter dans, se résigner, se résilier, se résoudre.Vu le danger-d'un glissement de terrain, les autorités ont fait évacuer le village.Il a peur de voir les mauvaises herbes-son champ de fraises.Grammaire: Écrivez le(s) mot(s) qui se trouve( nt ) entre parenthèses.Faites (s'il y a lieu ) les accords appropriés.|e vais à l'université -(tout) les jours.Elle arrivera à deux heures et -(demi).|e ne vends pas de- (cigarette ).Lui et moi sommes- ( frère) et-(soeur).Conjugaison: Écrivez les verbes entre parenthèses à la forme exigée par le contexte: La prochaine fois qu'un vendeur d'aspirateurs se présentera à ma porte, je 1*-(envoyer) promener.Il faut qu'il-(avoir) de l'audace pour me parler sur ce ton.le ne-(comprendre) pas ce que vous essayez de me dire.Choix des pronoms relatifs: Écrivez le pronom relatif approprié.Exemple: Il s'est débarrassé des disques qui ne lui plaisaient plus.Avez-vous résolu les problèmes auxquels je vous avais demandé de réfléchir.le lui avouerai tout au moment -je jugerai le plus approprie.N'y a-t-il rien-vous ayez besoin?Elle prétend qu'il est de bonne foi, ce-je doute.Emploi des temps et des modes: Écrivez les verbes entre parenthèses à la forme exigée par le contexte: Si je-(gagner) suffisamment d'argent cet été, je voyagerai volontiers avec toi.Il fera tout pour essayer de le convaincre, mais je doute qu'il y -(parvenir).Si tu-(pouvoir) lui remettre toi-même ce document, je serais plus tranquille.Emploi de la préposition: ( Une préposition est un mot invariable.En voici quelques exemples: à, pour, sur, de, dans, après, sauf, entre, dessus, avec.) Écrivez les prépositions appropriées.Faites un trait si aucune préposition n'est nécessaire.C'est Lucie qui est responsable -la comptabilité du restaurant.La lutte-l'inflation sera le thème de sa prochaine campagne électorale.Elle s'inquiète-la santé de sa soeur.Ponctuation: Insérez (s'il y a lieu) une virgule aux endroits appropriés.La joie d'Éric qui éclatait sur son visage se communiqua rapidement aux autres convives.l'ai acheté un sac d'école des cahiers une règle et des crayons pour la petite Catherine.Il faut absolument que tu veri- \\ fies si Lue a bien fermé la porte à LA PRESSE, MONTREAL, LUND116 DÉCEMBRE 1991 A 0 De nombreux automobilistes ivres s'en tirent grâce à de faux experts Presse Canadienne QUÉBEC ¦ L'Ordre des chimistes du Québec part en guerre contre les pseudo-témoins experts qui réussissent, chaque année, sur une base industrielle, à faire acquitter des centaines d'automobilistes accusés en vertu de la loi sur la conduite avec facultés affaiblies.Le président de l'Ordre des chimistes du Québec, Antoine Four-nier, a en main une liste d'au moins sept personnes qui se disent expertes en chimie de l'alcool : professeurs d'université, pharmaciens, «pharmacologues» et biologistes.Il affirme cjue ces pseudo-experts font la pluie et le beau temps dans les districts judiciaires de Québec, Montréal et Trois-Rivièrcs, lorsque les avocats de la défense font appel à eux, à des prix variant entre 500$ et 1000$ par jour.«La situation dure depuis quatre ou cinq ans.La protection du public est menacée.Ca devient aigu.Il est grand temps de dénoncer la situation», mentionne M.Fournier.La Couronne est démunie À titre de président de l'ordre, ce dernier affirme recevoir régulièrement beaucoup de plaintes d'avocats de la Couronne qui se disent démunis par le baratin de ces pseudo-experts.«Avec un doute raisonnable, le juge doit acquitter l'accusé.On gaspille une fortune pour arrêter les automobilistes en état d'ébriétéet l'on ne fournit même pas les outils nécessaires i\\ la Couronne pour effectuer son travail», deplore-t-il.Sur les 2500 chimistes québécois membres en règle de Tordre, seulement une vingtaine travaillent au Laboratoire de police scientifique, dont les bureaux sont situes à Montréal ; sur ces 20 chimistes, seulement trois ou quatre sont affectés au domaine de l'alcoolémie; et ces trois ou quatre chimistes sont régulièrement occupés dans les cas d'analyses sanguines.Les vrais experts sont trop occupés Il ne reste donc pas de véritables témoins experts, des chimistes qualifiés et compétents, pour appuyer le travail des avocats de la Couronne, dans les causes ou il y a contestation, de la Gaspésie à l'Abitibi.Et il y a de plus en plus Saoul à ne pas différencier une vache d'une ligne blanche d'après AP_ SAINT-GIRONS.France ¦ Les gendarmes du village français de Saint-Girons, appelés ce week-end pour constater un accident de la route à quelques kilomètres de la municipalité, ont trouvé un automobiliste en état d'ébriété auprès de son véhicule, fortement endommagé après avoir percuté une vache \u2014 indemne également.Le conducteur présentait un taux record d'alcoolémie de 600 milligrammes par 800 millilitre de sang, soit sept fois et demie la limite permise.L'automobiliste, Patrick Laca-ze, 37 ans, chômeur, était dans un tel état qu'il a été impossible de le soumettre à l'alcootest, racontent dimanche les gendarmes.Le conducteur a donc été été transporté à l'hôpital, où il a été admis dans un état de coma éthy-lique.Pendant son transport, La-caze a sombré dans l'inconscience, ne retrouvant ses esprits que le lendemain.Il ne fut pas tellement surpris d'apprendre que la prise de sang avait révélé un taux d'alcoolémie de six grammes par litre de sang.L'enquête des gendarmes a permis de retrouver la vache, indemne.Son propriétaire aura à expliquer la présence du bovidé sur le chemin public.L'automobiliste, qui a pu quitter samedi l'hôpital, était déjà connu pour son intempérance.Baume & Mercier GENEVE MAITRES HORLOGERS DC PUIS 1 MO \u2022 .iW4 L'INSOLENTE PERFECTION Collection complete de précieux bijoux BIJOUTERIE ( herbaku Maison établie depuis 1950 8910.boul.I¦ajeuncvtc Ici.: 388-5358 INC N \u2022uouTinu Everest IN \" Distributeur des montras ROLEX.CARTIER, GUCCI, BRIETLING.etc.de gens qui contestent et qui gagnent parce que la Couronne n'a pas de témoins-experts, continue-t-il.M.Fournier ajoute que les diverses techniques et le fonctionnement d'appareils comme le Borkenstcin, utilisé au Québec pour l'alcootest, sont du domaine de la chimie: «C'est ce qu'on ap- pelle de la colorimétric.» Il explique que ce n'est ni un «pharmacologues ni un professeur d'université, ni même un chimiste de métallurgie ou du pétrole qui peuvent se prétendre experts en chimie de l'alcool.Le président de l'Ordre des chimistes du Québec refuse de rendre publique sa liste de sept noms qui se disent témoins-experts.Chacun est appelé à témoigner dans environ une centaine de causes par année, selon les informations qu'il a obtenues.Salaires de pointe À 500$ ou 1 \u2022XI $ la cause, ce sont de 50 000$ à lOOOOOSqu'il faut ajouter à son salaire régulier.Ça devient payant pour «l'expert», mais l'accusé est prêt à payer pour éviter l'amende, la suspension automatique de permis de conduire et même l'emprisonnement dans des cas de récidive.L'Ordre des chimistes doit faire des recommandations au ministre de la justice, au cours des prochaines semaines.Il lui demandera de persuader les juges d'apporter une plus grande rigueur dans la reconnaissance des temoins-ex-perts et de mettre a la disposition de la Couronne un certain nombre de chimistes qualifiés et compétents.il FINANCEMENT SUR MOIS.TOUTE LA DIFFERENCE.Jusqu'à 48 mois ESCORT °/o TEMPO TOPAZ AEROSTAR AEROSPORT 1 $ de remise 1 $ de remise 1 de remise À PARTIR DE 10145 jl PARTIR DE 9745 A PARTIR OE 15°°5 $\u2022\u2022 TAUX D'INTÉRÊT ET REMISES EN ARGENT DISPONIBLES À L'ACHAT DE PLUSIEURS AUTRES MODÈLES.VOYEZ VOTRE CONCESSIONNAIRE POUR OBTENIR TOUS LES DÉTAILS.% I I : i i » « : FORD \twiERCURY \tLINCOLN t CHEZ VOS CONCESSIONNA 1RES FORD ET MERCURY DU QUÉBEC fi.G?' lu dents qui ctattsai le Irnconenl u l'eu de U ramni on jrçenl url fl.paa u tmcsniflt Msqu i ^ u tas te 19% i frira u* [sort i9% I rxM d'un JUroty ara de 69% Hstat d uni Tvrço ou j ura Txa; Cftoott^tfLfit&felm^sippwiaroâêtofelSS A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL.LUND116 DÉCEMBRE 1991 41 AI ¦ mr - .1 AM \u2022 \u2022 \u2022 * Sentra XE 1992 Rien de trop beau pour Noël! Comme tous les véhicules Nissan, la Sentra XE est protégée par l'Engagement Satisfaction Nissan, le programme de services aux propriétaires le plus complet au Canada.De quoi rouler l'esprit tranquille, Noël après Noël, après Noël.Et pour ne pas être en reste avec le père Noël, les concessionnaires Nissan vous font cadeau, à l'achat d'une Sentra XE 1992, d'un régulateur de vitesse, de rétroviseurs à commande électrique et d'une radio MA/MF stéréo avec cassettophone et 4 haut-parleurs d'une valeur totale de 615 $.Ajoutez à cela toutes ses caractéristiques standard: un moteur de 1,6 litre (le plus puissant de sa catégorie), la servodirection, les servofreins, la colonne de direction inclinable et beaucoup plus.Passez chez votre concessionnaire Nissan, plus sympathique que jamais en cette période des fêtes.Groupe, d'options offert gratuitement Régulateur de vitesse Radio MA/MF stéréo avec cassettophone et 4 haut-parleurs Rétroviseurs à commande électrique MM
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