La presse, 10 janvier 1992, Cahier A
[" r AUTOMOBILES depuis 1952^\t\t Popular \u2022MONTREAL\t\ti\" w 5441,ST-HUBERT .274-547\t\t1, 9 3> LE PRÊT À PORTER DE L'OPTIQUE VU 7050 JEAN-TALON, EST PRÈS DES GALERIES D'ANJOU Aujourd'hui: Nuageux, venteux et froid Minimum \u2022 15° Maximum - 4# Demain: Périodes de nuages et de soleil DETAILS CAHIER SPORTS MONTRÉAL, VENDRED110 JANVIER 1992 108e ANNÉE N° 78 56 PAGES, 4 CAHIERS îles de La Madeleine: 1.00 50* Taxes en sua Aujourd'hui Assez de vaccin pour inoculer tout le pays A3 BLUE BONNETS: ACCUSATIONS Cinq conducteurs et entraineurs de Blue Bonnets seront prochainement accuses d'avoir fourni a des parieurs des informations privilégiées sur les courses de chevaux.te 4, a I 2 LINDROS AVEC LE CANADIEN?Pour enfin gagner une Coupe Stanley, le Canadien se doit d'obtenir Eric Lindros, en échange de Patrick Roy, Mathieu Schneider, Shayne Corson et.5 millions, cold cash.O REICHENBACH O PART EN JUIN Le Théâtre du Nouveau Monde decide de fixer a juin prochain le départ de son directeur artistique, Olivier Reichenbach.soit un an avant la date prévue par celui-ci.A9 PLUS DE 1500 MISES À PIED La fermeture de l'usine de Trois-Ri-vieres de Produits forestiers Canadien Pacifique, prévue pour la fin du mois de juin, fera perdre leur emploi a quinze cents travailleurs.Sommaire Annonces classées immobilier.B5 a B7 marchandises.B7 emplois.B8, B9 automobiles.B9, C10 propositions d'affaires.A15 I ; i i \u2022 \u2022 Arts et spectacles informations.C1 àC9 cine-horaires.C7 tele horaires.C8 Bandes dessinées.B7 Bridge.\u201e.C10 Décès.C11 Economie.A9 à A16 Editorial.B2 Etes-vous observateur?.B5 Feuilleton.B8 Horoscope.B6 Le monde.A8, B4 Loteries \u2014 résultats:.A4 Mots croisés.B9 «Mot mystère*.B9 contre la méningite Les autorités médicales envisagent d'étendre la vaccination ANDRÉ NOËL Les autorites médicales, ébranlées par l'annonce de nouveaux décès dus au méningocoque, décideront d'ici lundi s'il faut vacciner des milliers de jeunes gens dans l'Outaouais, dans les Laurcntides et dans Lanaudièrc.Le fabricant du vaccin, les laboratoires Connaught de Toronto, a souligné à ce sujet qu'il existait suffisamment de vaccin pour inoculer tous les Canadiens.«H y a suffisamment de vaccin, et si les gens le désirent, ils pourront se le procurer par leur médecin», a déclaré le docteur Rob Van Exan , directeur adjoint des services scientifiques de cette entreprise, la seule qui soit licenciée au Canada pour distribuer le vaccin.Simon Joncas.un petit garçon de Terre-bonne âge de 12 ans, est mort mercredi soir à l'hôpital Maisonncuve-Rosemont, à Montréal.Ses parents l'avaient amené à l'hôpital dimanche, alors qu'il présentait tous les symptômes d'une infection.La mort de Marc Charbonncau, 19 ans, a été rapportée mercredi soir à l'hôpital général d'Ottawa.Ces deux morts portent à 13 le nombre de personnes décédées d'une infection au méningocoque depuis un mois au Canada.Au Québec, cela fait sept morts depuis Noel.Le méningocoque a fait plus de victimes en deux semaines que pendant huit mois en 1990, alors que le total annuel avait été de 10.Dans tous les cas récents, la bactérie est la même: un méningocoque de type C, contre lequel un vaccin existe.___ _VOIR VACCIN EN A2 ¦ Un enfant de Terrebonne est la septième victime au Quebec depuis deux semaines.Page A3 Lu Nouvelle-Ecosse liquide sa compagnie d'électricité VALÉRIE BEAUREGARD Acourt d'argent, le gouvernement de la Nouvelle-Ecosse a annonce hier qu'il privatisera la société d'électricité de la province, la Nova Scotia Power Corporation.Halifax émettra des actions auprès du public d'ici la fin du mois de juin.La Nouvelle-Ecosse entend consacrer ses ressources financières plus limitées à des secteurs comme la santé et l'éducation.À l'exception de l'Albcrta, toutes les provinces ont une société publique d'électricité.Le gouvernement de la Nouvelle-Ecosse vend Nova Scotia Power pour soulager les contribuables de l'énorme dette accumulée par l'entreprise, a dit le premier ministre Donald Cameron, hier.La dette de la Nova Scotia Power s'élève à 2,4 milliards et elle pourrait bientôt friser les 3 milliards avec les différents projets en cours, a dit M.Cameron.La vente de 57 p.cent des actions de la compagnie devrait aider à renflouer les VOIR VENTE EN A2 «LASAGNE» DEVANT LE JUGE PHOTO JEAN YVES LETOURNEAU Lô Presse Arrête vers 4h30 hier matin à LaSalle, Ronald «Lasagne* Cross est arrivé cinq heures plus tard au Palais de justice de Saint-Jérôme, menottes aux poignets, dans un fourgon de la S0.La veille, le juge Benjamin Creeberg, de la Cour supérieure, avait émis un mandat d'amener contre lui à la suite de son absence au procès qu'il subit avec Cordon *Noriega* Lazore et Roger Lazore.Page A3 Human Remains LUC PERREAULT Arcand: un premier film en anglais.enys Arcand portera à l'écran Unidentified Human Remains mut the Truc Nature of Love, une piece du dramaturge canadien-anglais Brad Fraser «ires violente et très moderne», au dire du producteur Roger Trappier.Confirmant hier cette nouvelle, ce dernier a précise à La Presse qu'à la suite de longues négociations, sa maison de production, Max Films, venait d'acquérir les droits de la pièce qui a connu récemment le succès, notamment off-Broadway ainsi qu'au théâtre de Ouat'Sous.dans sa version française adaptée par André Brassard, Restes humains non identifiés et la véritable nature de l'amour.Aucune date n'a encore été fixée quant au tournage du film bien que le producteur espère pouvoir l'entreprendre dès la fin du prochain été.«Ce sera le premier long métrage que Denys Arcand va tourner en anglais, de préciser Frappier.Pour nous aussi, il s'agi- ra de notre premiere production en anglais.» Le réalisateur revenait hier de Calgary ou il a déjà amorce le travail avec le dramaturge de l'Albcrta.C'est à ce dernier qu'a été confiée la tâche de scénariser sa propre pièce, le réalisateur de lesus oe Montreal se reservant plutôt un rôle de supervision.Entre-temps, il compte s'avancer dans l'écriture de son propre scénario qui en est à sa seconde version.Arcand y travaille depuis deux ans.Loin d'abandonner ce projet, Max Films va continuer de le développer en parallèle avec la pièce de Fraser, d'indiquer Frappier.Arcand tournera tout simplement le premier des deux scénarios qui sera prêt.«11 se pourrait que le scénario de Brad soit tourné en premier mais ça dépend, précisait hier matin Arcand au téléphone depuis Calgary.On ne sait jamais comment un projet va franchir les différentes étapes.» Le cinéaste a rappelé qu'il a plusieurs fois fait part de son désir de porter à l'écran le scénario de quelqu'un d'autre.Mais jus- qu'à present, il n'était jamais tombe sur un projet de long métrage suffisamment emballant.Le printemps dernier, Arcand et Frappier assistaient le même soir par hasard à une représentation de la piece de Fraser au Ouat'Sous.«Voila un exemple de ce que j'aimerais tourner», de confier Arcand à son producteur.Aussitôt.Frappier contactait l'agcnl de Fraser.Les négociations se sont poursuivies jusqu'à la fin de l'année dernière.C'est finalement la proposition de Max Films qui Ta emporté sur des offres américaines et canadiennes-anglaises.«C'est une pièce extrêmement moderne, d'affirmer Arcand.Elle traite de lii vie amoureuse, quotidienne, des gens.Ils habitent par hasard Edmonton mais Faction pourrait se situer partout.Pas au Québec, toutefois, parce que ce sont des cowboys.C'est une pièce d'une structure très éclatée, très proche de l'écriture cinématographique et qui se passe dans 25 endroits différents.Il arrive parfois que le théâtre soit très claustrophobe.Pas ici.» VOIR FILM EN A2 Eltsine refuse d'abandonner à l'Ukraine la flotte de la mer Noire d'après AFP et Rcutcr MOSCOU Le président russe Boris Eltsine a affirmé hier que la flotte de la mer Noire «était, est, et sera russe» et que Moscou ne l'abandonnerait pas en dépit des prétentions avancées par l'Ukraine au nom de sa souveraineté.Les autorités ukrainiennes semblaient pour leur part avoir modéré légèrement le ton.Mais la tension demeure et risque de s'aggraver.Selon l'agence Tass, M.Kravtchouk a déclaré mercredi lors d'un entretien avec des parlementaires américains à Kiev que l'Ukraine ne prendrait pas le contrôle de la flotte de la mer Noire avant juillet 1992.«Personne n'enlèvera à la Russie la flotte de la mer Noire, notamment pas Kravtchouk» ( Leonid Kravtchouk, le president ukrainien ), a répliqué M.Eltsine relançant ainsi la polémique entre ces deux États slaves sur les questions militaires.Les propos du président Eltsine, prononcés dans une usine d'aviation à Oulianovsk (Volga ) au cours de sa tournée en province et rapportés par l'agence Tass, risquent d'aggraver la tension qui monte depuis plusieurs semaines en dépit des déclarations apaisantes des deux parties.M.Eltsine lui-même a ajouté hier: «Il ne faut pas se disputer avec l'Ukraine».Il reconnaissait en même temps, selon Tass, que cette flotte faisait partie des forces stratégiques de l'ancienne URSS et appartenait comme telle «a la Communauté des Etats indépendants».« Mais en aucun cas à la Russie», a-t-il précisé, selon l'agence.Au cours d'une conférence de presse hier, le représentant ukrainien à Moscou, M.Via- v dimir Krijanovski, a souligné que la flotte de la mer Noire «ne faisait pas partie des forces stratégiques».Interrogé sur la contradiction apparente entre ses propos et ceux de M.Kravtchouk, M.Krijanovski a répondu qu'il n'y avait pas de divergences au sein de la direction ukrainienne et qu'il fallait «s'adresser à l'agence Tass».La flotte de la mer Noire sera intégrée a l'armée ukrainienne en cours de constitution, a confirmé pour sa part le colonel Vitali Lazorkinc, haut responsable au ministère ukrainien de la Défense.Ces actions sont menées «conformément à l'accord de Minsk», a ajouté M.Anton Bouteika, représentant du ministère ukrainien des Affaires étrangères, nommé mercredi conseiller du president Kravtchouk.Les Ukrainiens avaient ajouté un alinéa aux accords militaires signés dans la capitale bélarusse par les onze liais membres de la CEI le 30 décembre dernier, précisant que l'Ukraine commençait a constituer ses propres forces armées à partir du 3 janvier.Cette volonté ukrainienne de s'approprier la flotte de la mer Noire \u2014 où se trouvent notamment les chantiers Nikolaïev, les plus importants de l'ex-URSS \u2014 a été réaffirmée de plusieurs sources hier.Ainsi, le ministre ukrainien de la Défense, le général Konstan-tin Morozov, a réaffirmé hier selon l'agence russe RIA que l'Ukraine était une «puissance maritime».«En raison du caractère indispensable de la defense des frontières maritimes et des entes, nous considérons que la flotte de la mer Noire doit faire partie de nos forces armées», a-t-il dit d'après RIA.A Kiev, les commandants des trois districts militaires situes sur le territoire de l'Ukraine ont approuvé jeudi la politique militaire du \u2022 22 gros navires de surface (porte-avions, porte-hélicoptères, croiseurs lanœ-missiles) \u2022 22 frégates, destroyers et corvettes \u2022 24 mouilleurs ou dragueurs démine \u202216 patrouilleurs -12 navires de guerre amphibie - 24 sous-marins d'attaque 4 sous-marins d'autres types, non nucléaires \u2022 300 appareils de l'aéronavale source Pentagone \u2014 AFP infographie - trancis Natlior Croiseur lance-missiles \"Slava\" Longueur: 185 m Vitesse: 33 noeuds ( 61 km h ) lÀ:Vv Autonomie: 18 500 km \u2014._ .parlement, du président et du gouvernement ukrainiens et en particulier la formation d'une armée indépendante, a rapporté l'agence Interfax.Toutefois, intervenant lors de cette réunion, l'amiral Igor Kassatonov a souligné qu'une décision politique au niveau des chefs d'Etat de la CEI était nécessaire pour le transfert des unités militaires sous juridiction ukrainienne, et qu'à son avis la prestation de serment aux autorites ukrainiennes actuellement en cours était prématurée.L'amiral, cite par Interfax, a également estimé qu'il était indispensable de définir quel- VOIR QUERELLE EN A2 En perdant à l'Ukraine le contrôle de la flotte de la mer Noire, la Russie perdrait aussi son ouverture maritime au sud et devrait se contenter de ses ports nordiques, parfois obstrués par les glaces. A 2* LA PRESSE, MONTREAL, VENDRED110 JANVIER 1992 SAMEDI DANS EMPRESSE NAN APRÈS Il s'est passé tellement de choses depuis, au Canada et dans le monde, qu'on l'a presque oubliée.Et pourtant, rappelez-vous, il y a un an, on ne parlait que de ça.La guerre! Saddam Hussein, le general Schwartzkopf, la precision «chirurgicale» des bombardements américains, CNN.l'offensive terrestre, la victoire des Allies, l'Irak dévasté, les puits de pétrole en feu, des dizaines de milliers de morts.Que reste-t-il de tout cela?Dans une série d articles publies a compter de demain, le lournaliste Jooneed Khan, qui revient de cinq semaines passées dans la region, nous décrit le Koweït.l'Irak, la Jordanie, Israel, un an après * la mere de toutes les batailles ».A lire dans La Presse.La contrebande de cigarettes et d'alcool a repris de plus belle MARCEL LAROCHE S Lu contrebande de cigarettes et d'alcool, une pratique qui connaît définitivement un regain de vigueur depuis quelques mois au Québec, retient de plus en plus l'attention des policiers qui saisissent quotidiennement des quantités plus on moins importantes de ces ;5>coduits de consommation -\"-Hautement taxés.Ainsi, en l'espace de 72 heures seulement, les policiers de la SQ et de la GRC ont saisi, - dans différentes régions du Québec, pour plusieurs milliers de dollars de cigarettes et d'alcool de contrebande, en plus de procéder à l'arrestation d'individus qui s'adonnaient à ce petit commerce fort lucratif par les temps qui courent.Un jeune contrebandier de 22 ans, originaire de la petite localité de Mansonville, près des frontières canado-améri-caines, a tout d'abord été intercepte par des patrouilleurs de la Sûreté du Québec du Montréal-Métro, lundi soir, sur l'autoroute Décarie, à la hauteur de la sortie de la rue Sherbrooke.Les policiers qui voulaient tout simplement procéder à une vérification mécanique de routine de la vieille Chevrolet Irnpala 1979 y ont découvert 12 caisses contenant 600 cartouches de cigarettes canadiennes, une cargaison évaluée à 25 000 $.La SQ a effectué un autre coup de filet identique, dans la matinée de mercredi, en interceptant une camionnette qui se trouvait à l'intersection des routes 138 et 207, près de la réserve amérindienne de Kahna-wake.Lors d'une vérification du véhicule, les policiers ont trouvé une autre cargaison de 600 cartouches de cigarettes d'une valeur de 25 000 $.Le conducteur de la camionnette, un homme de 31 ans, a été interrogé et toute la marchandise saisie a été remise aux responsables de Douanes et Accises Canada.D'autre part, un policier de la Sûreté municipale de Mata-ne, en Gaspésie, a également eu la main heureuse, mercredi soir, en interceptant un automobiliste qui venait de commettre une infraction au Code de la route.C'est en jetant un coup d'oeil à l'intérieur de la Ford Escort 1986 conduite par Am-broise Gagné, 53 ans, de Mata-ne, que le policier a découvert 48 cartouches de cigarettes et 14 bouteilles de 1,75 litre d'alcool américain.En plus de procéder à la saisie de toute cette marchandise de contrebande, les membres de la GRC ont aussi déposé des accusations contre Ambroise Gagné qui n'en serait pas à ses premiers démêlés judiciaires dans ce genre de commerce illégal.Par ailleurs, l'agent André Blanchette, des affaires publiques de la SQ de Montréal, a indiqué hier à Lu Presse que ce genre d'opérations policières se répétaient quotidiennement alors que de plus en plus d'individus se font prendre a transporter des cigarettes ou de l'alcool de contrebande.INDICE DE L'ACIDITÉ DES PRÉCIPITATIONS du 9 janvier 1992 acide ÉCHELLE pH neutre alcalin jus de citron pluie normale iaiî de magnésie 4,08, 6 fois plus acide que des précipitations normales Le tableau ci-contre quo La Presse publie au lendemain des dernières précipitations tombées sur Montréal indique le degré d'acidité de la dernière; averse de neige ou de pluie.Le degré cfacioité de l'eau est mesure par l'échelle pH, graduée de 0 à 14.Le pH 7 est neutre.Fait à noter, le sud du Québoc reçoit des précipitations dont le pH moyen annuel est de 4.3 à 4.4.C'est dire que œ niveau d'acidité est d'environ 20 fois supérieur à la normale.SUITE DE LA UNE VACCIN_ Assez de vaccin pour tout le pays contre la méningite «Oui, la situation est inquiétante, mais nous sommes loin de l'épidémie», a dit hier le docteur luan-Uoberto Iglesias, sous-ministre de la Santé, à l'issue d'une rencontre spéciale, à Montréal.Les chefs des 32 départements de santé communautaire (DSC) du Quebec, des experts, des représentants des ministères de la Santé du Quebec, de l'Ontario et du gouvernement fédéral avaient été convoqués à cette reunion.Le docteur Iglesias a dit que les autorités étudiaient la possibilité de vacciner entre 15 000 et 17 000 élèves des écoles secondaires de TOutaouais la semaine prochaine.Une campagne de vaccination pourrait se dérouler en même temps dans la région d'Ottawa, en Ontario, a-t-il dit.À l'automne 1991.11 000 jeunes avaient été vaccinés à Beauce-ville, à Saint-lérôme et dans les environs de Boucherville.sur la Rive-Sud de Montréal.Le docteur Iglesias a ajouté que les autorités envisageaient de faire une autre campagne de vaccination à Saint-Jérôme et de l'étendre à une partie de Lanaudière.Le ministère québécois de la Santé étudie aussi la possibilité de répondre à la demande des citoyens de Hudson, à l'ouest de Montréal, qui réclament que leurs enfants soient vaccinés.Une jeune élève de cette municipalité, Christina Pauzé.loans,est morte samedi.L'épidémiologiste provincial, le docteur Pierre Lavigne.a tout fait pour rassurer la population, au cours d'une conférence de presse hier après-midi.Il a souligné que le taux d'infection est seulement de deux ou trois cas par 100 000 habitants.On parle d'épidémie lorsque le taux dépasse 25 cas par 100 000, a-t-il dit.«Mais nous n'attendrons pas une situation épidémique pour prendre d'autres mesures, s'il le fallait», a dit le docteur Iglesias.Pour l'instant, il n'est pas question de vacciner le 1,5 million d'élèves des écoles primaires et secondaires du Quebec.Ln privé, les chefs de plusieurs DSC ont admis qu'ils étaient inquiets.Les DSC sont débordés d'appels de parents qui veulent des vaccins.Les cliniques privées reçoivent aussi plusieurs demandes, a dit le docteur Raynald Du-til, président de l'Association des médecins omnipraticiens de Montréal.\"Nous essayons de dissuader les parents de faire vacciner leurs enfants, a dit le docteur Dutil.Nous croyons que les vaccins doivent être réservés aux regions qui en ont besoin, là où il y a eu des cas de méningite.» Le président de la Corporation professionnelle des médecins, le docteur Augustin Roy.a dit cependant qu'il comprenait très bien les parents de la région de Hudson, qui font signer une pétition pour obtenir des vaccins.«Il ne faut pas se le cacher: la situation est grave, a dit le docteur Roy.11 faut comprendre les parents qui voient des décès à droite et à gauche.Si j'avais des enfants dans une école où il y a eu un mort, je voudrais que des mesures soient prises rapidement.«)e crois que ce serait une très bonne protection que d'offrir le vaccin.Les autorités devraient aussi promouvoir une bonne hygiène.Les élèves doivent se laver les mains souvent, ne pas manger dans l'assiette des autres, arrêter de se toucher le visage, bien manger et bien dormir pour accroître leur résistance.» Le docteur Iglesias a dit que ce n'était pas par souci d'économie que les autorités rejetaient une campagne de vaccination dans tout le Québec.«Il faut savoir si Infographie La Presse La Quotidienne tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 121 9298 ABONNEMENT Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de7ha17hS0 REDACTION PROMOTION COMPTABILITE Grandes annonces Annonces classées 285-6911 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSEES Commandes ou corrections lundi au vendredi de 8 h 50 a 17 h 30 2 85-7111 GRANDES ANNONCES Détaillants National, Tete+ Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations 285-7202 285-7306 285-7265 i LA PRESSE est oubliée par LA PRESSE.ITEE.7.rue Saint-Jacoues.Montréal H2V1K9 Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de LA PRESSE et celles des services de la Presse Assoc.ee et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont également réserves « Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement : numéro 1400 \u2022 Port de retour garanti.(USPS003692) Champlata N.Y.12919-1518.RENSEIGNEMENTS 285-7272 h-I I I VENDREDI j 10 JANVIER 1992 02-5-01 ce serait profitable, a-t-il dit.Les vaccins risqueraient entre autres de créer une fausse sécurité.» Le docteur Gilles Julien, chef du DSC Sainte-Justine, a dit que le vaccin contre le méningocoque de types C, A, Y et W-135 \u2014 actuellement disponible sur le marché \u2014 assure une protection limitée, variant entre 50 et 70 p.cent.Il a ajouté que le Québec ne pourrait pas se procurer rapidement plus de 50 000 doses.Faux, rétorquent les représentants du fabricant du vaccin, les laboratoires Connaught.«Le vaccin est efficace dans plus de 90 p.cent», a dit Robert Vanexan, assistant directeur aux services scientifiques de la compagnie.« Il serait possible d'obtenir très rapidement un million de doses», a dit Don McKibbin, directeur des communications des laboratoires, au cours d'un entretien depuis Toronto.Le siège social de Toronto de la compagnie Connaught a passé une commande «très importante» à son usine de Swiftwater, en Pennsylvanie, a ajouté M.McKibbin.La compagnie, qui appartient à la firme française Pasteur-Merrieux, pourrait aussi faire venir beaucoup de vaccins d'Europe, a-t-il dit.Entre-temps, les grossistes rapportent une hausse importante des commandes.Depuis le début de janvier, un des trois grossistes du Québec, Distribution Pharmacies Universelles, a reçu une commande de plus de 800 doses, contre une moyenne mensuelle de 500 doses, a dit une représentante, France Lcbel.11 est possible pour un individu d'obtenir un vaccin auprès d'un médecin.Un reporter de La Presse a pu obtenir une ordonnance auprès du premier médecin choisi au hasard dans les Pages jaunes, il suffit ensuite de présenter l'ordonnance à la pharmacie, qui passera la commande à un grossiste, qui lui-même se procure les vaccins auprès des Laboratoires Connaught.Temporairement, chaque dose se vend 30 $, dans une fiole individuelle.La compagnie Connaught est à cours de paquets de 10 doses, qui reviennent alors à 15 $ la dose.Le vaccin assure une protection seulement au bout de deux semaines.Son efficacité dure de trois à cinq ans.Les effets secondaires sont presque nuls.Le vaccin ne contient pas de bactérie vivante, mais seulement l'enveloppe de la bactérie.Il y a toutefois des risques limités d'allergie et de choc grave, comme pour n'importe quel vaccin.Le docteur Dutil, président de l'Association des médecins omnipraticiens, a dit que les médecins ne pouvaient pas refuser de signer une ordonnance pour un vaccin.En revanche, ils peuvent dissuader leurs patients de la demander, a-t-il dit.Le docteur Iglesias a précise que chaque vaccin donné par les DSC lors des campagnes régionales, coûte 30 $ au gouvernement, en incluant les frais d'administration et du personnel.La note serait de 45 millions de dollars s'il fallait vacciner tous les élèves québécois.une opération qu'il faudrait reprendre dans trois ou cinq ans.Q Avec la collaboration de la Canadian Press VENTE_ La Nouvelle-Ecosse liquide sa compagnie d'électricité fres de la province, qui s'attend à retirer 400 millions de dollars de cette privatisation.Les 43 p.cent d'actions restant seront vendus d'ici cinq ans.Signe des temps et des difficultés économiques que rencontrent les provinces, le premier ministre de l'Ontario, Bob Rae, a annoncé de son côté, hier, qu'il s'adressera à la population dans un discours télévisé, le 21 janvier.Il entend préparer les Ontariens au budget printanier qui promet d'être très sévère.Jamais un gouvernement n'aura eu une discussion aussi franche avant un budget, a prévenu M.Rae.Son gouvernement prévoit un déficit budgétaire de 8,9 milliards pour 1992-1993 alors qu'on s'attend à un déficit de 9,7 milliards cette année.En Nouvel le-Ecosse, le président de Nova Scotia Power, Louis Comeau, a dit croire que la vente des actions se déroulerait bien.« l'ai vérifié et revérifié auprès de la communauté financière canadienne et, bien sincèrement, ils nous disent que cette émission devrait attirer beaucoup d'investisseurs.» Personne ne pourra détenir plus de 10 p.cent des actions de la société tandis que les investisseurs étrangers ne pourront, globalement, détenir plus de 25 p.cent des actions.Les Néo-Écossais auront priorité dans l'achat des actions.La privatisation pourrait avoir d'importantes répercussions en Nouvelle-Ecosse, où la seule société d'électricité est propriété du gouvernement depuis 1972.Le premier ministre a souligné que la vente des actions de la société n'éliminerait aucun emploi et n'entraînerait pas d'augmentations de tarifs supérieures à celles qui ont déjà été approuvées pour les cinq prochaines années.La Nova Scotia Power s'était engagée à acheter le charbon du Cap-Breton.Son président a assuré hier que la vente n'y changerait rien, mais il a admis qu'une entreprise passée au secteur privé iVaurait pas à se préoccuper de l'impact social des achats de charbon, lorsque viendrait le temps de trouver du combustible économique.L'annonce de la privatisation de Nova Scotia Power n'a pas fait beaucoup de vagues au Québec même si, autant du côté du gouvernement que d'Hydro-Québec, on ne s'y attendait pas.Au bureau de la ministre de l'Énergie, des Mines et des Ressources, Lise Bacon, on préférait étudier le dossier avant de commenter la décision de la Nouvelle-Ecosse.Appelé à commenter la nouvelle, le directeur des communications d'Hydro-Québec, Jacques-André Couture, a dit : «C'est bien évident qu'on ne vous dira pas qu'Hydro-Québec sera privatisée ! » Nova Scotia Power est une des plus petites sociétés d'électricité canadiennes.Ses ventes en 1989 s'élevaient à 602 millions pendant que celles d'Hydro-Québec dépassaient les 5,5 milliards.Sa puissance installée est de 2000 mégawatts alors que celle d'Hydro-Québec est de 31 000 mégawatts.Le président de Nova Scotia Power s'est malgré tout montré optimiste quant à l'avenir de la société.«Nous sommes parfaitement capables de nous tenir debout et d'être indépendants du gouvernement.Depuis 1987, tous les subsides gouvernementaux ont été éliminés.»?L'usine d'électricité de Tuft's Cove, lune des nombreuses installations productrices dont compte se débarrasser le gouvernement de la Nouvelle-Ecosse en privatisant sa société Nova Scotia Power pour soulager les contribuables de sa lourde dette.Le premier ministre d'Alberta propose d'abandonner le bilinguisme officiel /Vism* Canadienne i i i /DMON/ON ¦ Les dispositions sur le bilinguisme devraient être rayées à tout jamais des textes de loi canadiens, a soutenu hier le premier ministre albertain, M.Don Getty.Tout en soutenant que la politique fédérale en matière linguistique constituait une source d'irritation pour le Canada, M.Getty a affirmé que le bilinguisme devrait être retiré de la loi pour devenir une question de choix individuel.«Ma vision du Canada inclut le Québec», a dit M.Getty au cours d'une allocution prononcée devant le club Rotary d'Edmonton.«Mais j'en suis venu à la conclusion qu'il nous faut trouver de nouveaux moyens de supprimer les sources de dissension entre Canadiens et que le bilinguisme imposé est devenu le symbole de ces irritants qui créent des tensions à travers le pays.» Interrogé par la suite, le chef du gouvernement d'Edmonton a affirmé devant les reporters que le bilinguisme serait davantage populaire, si on ne l'imposait pas aux Canadiens.«l'appuie profondément le bilinguisme, mais j'estime que parce qu'il fait l'objet d'une législation il ne reçoit guère l'appui de la plupart des Canadiens».Dans la capitale fédérale, le député libéral André Ouclettc qui dirige ses collègues du PLC au sein du comité constitutionnel, a soutenu que M.Getty devrait annuler ses vacances de golf en Californie pour être en mesure de clarifier ses propos lorsque le comité parlementaire ira siéger à Edmonton le 22 janvier.«(Par ses propos), il place certainement l'unité canadienne telle que nous la connaissons dans une situation à la fois difficile et incongrue», a déclaré M.Ouellet-te.Co-président du comité, le sénateur Gérard Beaudouin, a affirmé pour sa part que le premier ministre Getty prônait un retour vers le passé.«Le bilinguisme officiel fait force de loi depuis plus de 20 ans.Toute mesure ammoindric constituerait un pas en arrière.».La Loi sur les langues officielles ne peut être amendée qu'avec le consentement de toutes les provinces et du gouvernement central.Dans le passé, le chef conservateur albertain avait donné son appui à la politique fédérale de bilinguisme.Dans une tentative de dernière minute de sauver l'Accord du Lac Meech au printemps de 1990, M.Getty avait demandé aux Canadiens de manifester leur «esprit de générosité» pour amener le Québec au sein du pact constitutionnel.Dans son discours d'hier, M.Getty a dit toujours appuyer la reconnaissance de la notion de société distincte, pour autant qu'elle ne soit pas assortie de pouvoirs spéciaux pour le Québec.FILM Arcand va tourner en anglais Unidentified Humain Remains- L'idée de tourner hors du Québec \u2014 probablement à Calgary ou à Edmonton et de diriger des acteurs canadiens-anglais ou américains le séduit: «Ça fait 30 ans que je fais du cinéma au Québec, je n'ai jamais vraiment voyagé pour faire un film.l'ai envie de me changer un peu les idées et de travailler dans un autre contexte ».?QUERELLE Eltsine refuse d abandonner a l'Ukraine la flotte de la mer Noire étaient dans la flotte de la mer Noire les forces stratégiques et non stratégiques.Selon lui, cette question n'est pas simple, parce que tout croiseur portant des armes nucléaires ne peut pas quitter la mer Noire sans escorte aérienne et navale.Les questions pourraient être évoquées aujourd'hui à Moscou, au cours de la réunion des ministres des Affaires étrangères de la CEI, estime l'agence Tass.En revanche, les déclarations de l'Ukraine n'ont pas fait taire pour autant les critiques des officiers supérieurs de la marine et de l'armée de terre de l'ancienne armée soviétique à l'égard de la direction ukrainienne et de sa détermination à s'emparer pour son propre compte de la flotte de la mer Noire.?Où donner de son sang ¦Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants : \u2022 Montréal : au Centre des donneurs de la Croix-Uou-ge, 2991 est, rue Sherbrooke, de 9 h à 18 h ; au gymnase de la garnison Longue Pointe de la Défense nationale, 6560, rue Hochelaga, de 11 hà 14 h; \u2022 Maricvillc : à la Salle de l'âge d'or, 400, rue Dr Pou-lin, de 14 h à 20 h 30; \u2022 Saint-Gabriel-de-Brandon : au Centre sportif et culturel Antonio-Yanakis, 155, rue Bcausolcil, de 15 h à 20 h 30.Ce cahier spécial préparé avec grand soin s'adresse à tous les futurs époux et leur entourage.La toute dernière mode, les tendances actuelles, des conseils pratiques, et les mille et un détails concernant le mariage en font un guide de qualité PUBLIREPORTAGE LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDRED110 JANVIER 1992 _ «A 3 I la Presse 1 Marie-Claude Stavinski, vice-présidente du Conseil étudiant: «Oui on a peur!» PHOTO JEAN-YVES LETOURNEAU.La PreSiC Les parents de Simon Joncas sont révoltés: «Nos enfants ne sont pas des statistiques» Le garçon de 12 ans de Terrebonne est mort de la méningite MICHELE OUIIY1ET ¦ Gaston fonças, les doigts tremblants, les traits figes par la stupeur, les yeux rougis, essayait de comprendre la mort absurde de ,son fils de 12 ans, Simon, la septième victime de la méningite au Québec depuis deux semaines.À ses côtés, sa femme Lise était tout aussi bouleversée.Dans leur cuisine, à Terrebonne, l'atmosphère était lourde.Le téléphone sonnait presque sans arrêt.M.loncas répondait, parlait à des amis qui, sans doute, voulaient partager sa peine.Pendant ce temps, Mme fonças, dans un murmure, racontait l'agonie de son fils.«11 est mort à petits feux, a-t-elle dit.Dès que les premiers symptômes soin apparus, nous sommes allés dans une clinique, l'ai tout de suite pensé à la méningite mais le médecin m'a dit que mon fils faisait une gastro-entérite et qu'il ne fallait pas paniquer.On lui a prescrit du Seven up.» Le lendemain, le dimanche 5 janvier, les symptômes s'aggravent : vomissements violents, maux de tète et, surtout, apparition de tâches rouges sous les pieds.Les loncas n'hésitent plus: ils se rendent à l'hôpital Le Gardeur - qui décide presque immédiatement de transférer Simon au centre hospitalier Maisonneuve-Ro-semont.Gaston fonças n'en revient pas.Il a perdu un fils de 12 ans.Pourquoi, demande-t-il accusateur?Et il pointe du doigt les autorités publiques.«Nos enfants ne sont pas des statistiques.Us nous disent de ne pas paniquer, uu'il n'y a pas suffisamment de cas de i_\\ Le jeune Quevillon de la classe Simon Joncas.méningite et qu'il faut surtout éviter de parler d'épidémie.l'espère que le décès de mon fils ne sera pas inutile et que les gouvernements vont cesser de jouer à l'autruche.11 faut faire plus de prévention et vacciner la population.» Dans la région, c'est le troisième cas de méningite qui se manifeste depuis le 1er janvier.Il y a eu à Terrebonne le petit fonças et un adolescent de 16 ans qui fréquente la polyvalente Armand-Corbeil et qui est maintenant hors de danger.Hier, en début de soirée, le docteur Laurent Marcoux, du Département de santé communautaire, confirmait l'apparition du troisième cas à l'Assomption: un enfant de quatre ans.Selon le docteur Marcoux, les parents doivent être très vigi-leants.«Ça nous inquiète, a-t-il dit.On a tout de même eu trois cas de méningite dans la région depuis le premier janvier.On va rapidement décider de la conduite à tenir dans les prochaines heures.» Pas de panique à l'école À l'école Léopold-Gravel, que fréquentait le petit fonças, on était loin de la panique.La direction était calme.Les professeurs aussi.Le discours se voulait rassurant.Tous les élèves avaient été mis au courant, dès la première période du matin, du décès de Simon fonças.Tous avaient d'ailleurs observé une minute de silence.La direction et les professeurs ont clairement expliqué aux élèves que Simon n'avait pas été contaminé à l'école puisque que les premiers symptômes sont apparus le 4 janvier et que la période d'incubation varie de trois à dix jours.En dépit de ces paroles rassurantes, les élèves étaient craintifs.«Mais bien sûr que je suis inquiète, a affirmé Marie-Claude Stavinski, vice-présidente du conseil étudiant, à la sortie des classes.On a tous peur.» Les parents aussi sont inquiets.Les secrétaires sont complètement débordées car le téléphone sonne sans arrêt.Un parent d'ailleurs, Robert Quevillon, est venu chercher son fils hier dès qu'il a entendu la nouvelle du décès du petit fonças à la radio.Pas question, a-t-il dit, qu'il reste deux minutes de plus dans cette école.«Et demain, a-t-il ajouté, il ne rentre pas.» Son fils était dans la même classe que le petit Simon fonças.Infection à méningocoques Incidence au Canada, de 1924 à 199W u T2fj 10% 8 6 4- Taux par tranche de 100 000 de population \u2022 >\u2022{\u2022\u2022>.j Bj\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 .> 1924 30 35 40 45 50 55 60 65 70 75 80 85 91 Source: Laboratoire do lutte contre*la maladie (PC) MENINGITE On a rapporté un certain nombre de cas de méningite au Canada ces dernières semaines.Voici quelques données sur cette maladie qui peut s'avérer fatale/ CAUSE: La méningite est une inflammation des méninges, membranes qui enveloppent le cerveau et la moelle éplnlôre.Elle peut être d'origine bactérienne ou virale.Les bactéries, tout particulièrement ' le méningocoque ou influenza Haemophilus, engendrent la forme la plus dangereuse de la maladie.SYMPTÔMES: La méningite peut être une infection bènigne'et passagère, ou peut entraîner la mort très rapidement.Les symptômes de l'Infection sont les suivants: raideur dans la nuque, confusion, fièvre et mal de tête.Il peut aussi y avoir des nausées, vomissements et l'apparition de petites taches rouges sur la peau.Dans les cas graves, des convulsions peuvent survenir.DÉPISTAGE ET TRAITEMENT: Pour confirmer un diagnostic de méningite, on pratique une ponction de liquide cérébro-spinal, en insérant une aiguille creuse dans le bas du dos.Grâce à ce liquide, on peut identifier le type exact d'infection et prescrire l'antibiotique approprié.RISQUES DE CONTAGION: Tout dépend du type d'infection.L'infection au méningocoque et Infuenza Haemophilus, qui se transmet par la salive et le mucus du nez et de la gorge, est la plus contagieuse.Les personnes qui ont côtoyé une personne Infectée se verront peut-être prescrire du Rifamplcine.Il existe des vaccins pour certains types de méningites, et notamment pour la forme de méningite la plus courante chez les enfants de moins de 5 ans.COMPLICATIONS: La méningite peut avoir des séquelles graves comme la surdité et des dommages au cerveau.MORTALITÉ: La mort survient dans 10 pour cent des cas.Blue Bonnets: 36 accusations portées contre cinq personnes MARIE-FRANCE LÉGER ¦ La Cour municipale de Montréal a autorisé hier la mise en accusation de deux conducteurs de chevaux, de deux conducteurs-entraîneurs et d'un entraîneur de l'hippodrome Blue Bonnets.Les cinq hommes, très connus dans le milieu des courses, vont comparaître le 18 février prochain sous 36 chefs d'accusation reliées au dévoilement d'information privilégiée sur les courses de chevaux.Ces mises en accusation font suite à la spectaculaire intervention de la Sûreté du Québec le 6 décembre dernier, destinée à enrayer le blanchiment d'argent, le trucage des courses.le dopage, le prêt usuraire et les paris illégaux.Des délits qui, selon la police, étaient devenus monnaie courante dans le domaine des courses sous harnais.La Commission des courses du Québec devra décider aujourd'hui si Gilles Gendron, Mario Baillargeon, Rick Zcron, Richard Simard et Jacques Paquette seront suspendus jusqu'à la fin des procédures judiciaires.Pour sa part, Mario Baillargeon clame qu'il a la conscience tranquille et croit que la Commission des courses ne prendra aucune décision si personne n'est reconnu coupable.« |e m'attendais bien à ce que la SQ fasse quelque chose après tout le branle-bas du mois de décembre.Je suis prêt à me défendre», a-t-il indiqué hier soir.De son côté, André Marier, président de l'hippodrome Blue Bonnets, estime que cette «histoire est déplorable» mais affirme qu'il faut en passer par là pour rebâtir la crédibilité des courses attelées.«|e vais vous dire, je trouve ça bien malheureux que ça arrive.Ce sont des accusations criminelles.Mais on veut bâtir notre industrie sur quelque chose de crédible.Ça nous fait très mal à court terme.On s'en ressent.À cause de cette affaire et de la récession, on a perdu 10 p.cent de notre clientèle», a-t-il expliqué.11 vaudrait mieux, souligne-t-il, que les personnes concernées soient suspendues aujourd'hui.Le 6 décembre, la Sûreté du Québec a effectué une série d'arrestations et de perquisitions dans des commerces et aux hippodromes de Montréal et Lavio-îette de Trois-Rivières.Après huit mois d'enquête, 26 personnes, dont quatre vétérinaires, ont été arrêtées.Gilles Gendron Richard Zeron Mario Baillargeon Arrêté à LaSalle, Lasagne assiste sous bonne garde à.son procès à Saint-Jérôme ! JEAN-PAUL CHARBONNEAU Sourco: Toronto medical otlicor of health Tonia Cowan (PC) SAINTIFROME ¦ De retour au banc des accusés, Ronald « Lasagne » Cross a semblé trouver pénible par moments \u2014 il avait parfois de la difficulté à garder les yeux ouverts \u2014 la plaidoirie de Me François Brière, représentant le ministère public.Arrêté vers 4 h 30 hier matin, à LaSalle, le plus célèbre des warriors d'Oka est arrivé au Palais de justice de Saint-|érôme moins de cinq heures plus tard, menottes aux poignets, dans un fourgon de la Sûreté du Québec.La veille, le juge Benjamin Greenberg, de la Cour supérieure, avait émis une mandat d'arrestation contre lui à la suite de son absence au procès qu'il subit avec ses camarades Gordon « Noriega » Lazore et Roger Lazore sous 49 chefs d'accusation.À son retour.Cross a pris place à côté de ses deux compagnons.Deux agents de la Sécurité publique du Québec étaient tout près de lui, à quelques pas de deux policiers de la SQ.C'est la première fois depuis le 21 octobre (début du procès devant jury) que deux agents de ce ministère sont présents dans la salle RC-40.11 y avait plus de monde que d'habitude dans les sièges réservés au public.La plaidoirie de Me Brière a pris fin quelques minutes après 15 h.Depuis 10h 15, à l'exception de la période réservée au lunch, il a entretenu les six hommes et les six femmes.Dans son réquisitoire, il a rappelé les six événements de ce procès: l'agression du chef de bande George Martin ; le saccage de la maison de Bernard Lemay ; la présence de warriors à la ferme de Réjean Mongeon; les assauts sur Francis |acob et Ronald Bons-pile et l'intervention des militaires.Selon lui.il ne faut pas mettre en doute la crédibilité des témoins.Me Brière a aussi dit aux jurés qu'ils représentaient la société et que les lois étaient là pour être respectées.Pour ce qui est de Lasagne, il n'a pas été victime, a-t-il précisé, d'une vendetta de la part des militaires.«C'est plutôt lui qui se plaçait toujours devant des caméras», a-t-il précise.Aujourd'hui, la première partie de la journée sera consacrée à Me julio Péris, avocat de Cross.Cette plaidoirie sera suivie de celle de Me Owen Young qui représente les deux autres accusés.Les tarifs de la STCUM sont parmi les plus bas en Amérique du Nord PIERRE BELLEMARE ¦ Malgré une augmentation substantielle des tarifs depuis un an, les usagers de la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal (STCUM) dcmcu: rent toujours les plus «choyés», si on les compare à ceux des banlieues nord et sud de Montréal, et à ceux des grandes villes canadiennes et américaines.De 35 $ qu'elle était il y a un an, la carte mensuelle de la STCUM coûte maintenant 41 $ à la suite de la dernière hausse de 3$ en vigueur depuis le 1er janvier.Cette carte est nettement moins onéreuse que celles de la Société de transport de la Rive-Sud de Montréal (STRSM) et de la Société de transport de Laval (STL), qui viennent d'être portées à 53 $.Autre observation, le prix du billet individuel est aussi beaucoup plus élevé dans les banlieues nord et sud (2,50$) que sur l'île de Montréal (1,60$), ce qui est tout à l'avantage de la clientèle de la STCUM.Cependant, les usagers qui doivent s'accomoder de la carte régionale donnant accès aux réseaux de la STCUM, de la STRSM et de la STL doivent débourser 69 $ mensuellement et se classent ainsi «bons premiers» en Amérique du Nord.À Toronto et Ottawa, la carte mensuelle coûte respectivement 56,50$ et 51 $ et le paiement à l'unité se situe a mi-chemin entre la STCUM et les banlieues nord et sud, puisqu'il s'établit à 2$ exactement.À Chicago, où on vient de procéder à une restructuration des tarifs pour mieux refléter les besoins des divers segments de la 1er janvier 1992\tCarte\tIndividuelle\t\tTarif réduit STCUM (correspondance)\t41.00$\t1.60$\t\t0.80$ 15.50$ (carte) STL -STRSM -STCUM\t69.00$\t\t\t (carte régionale)\t\t\t\t Toronto\t56.50$\t2.00$\t\t Ottawa\t51,00$\t2,00$\t\t Chicago (pas de corresp.)\t60.00$ US\t1.50$\tUS\t Boston (bus et métro)\t54.00$ US\t0.85$ 0.60$\tUS (metro) US (bus)\t Maw York (pas de corresp.)\tnéant\t1.25$\tUS\t STL\t53.00$\t2.50$\t\t1.00$ STRSM\t53,00$\t2.50$\t\t1.25$ clientèle, la carte mensuelle est vendue 60$.En chiffre absolu, elle est moins coûteuse que la carte régionale de la région montréalaise.Mais la CAM de Chicago comporte une restriction gênante du fait qu'elle ne donne droit à aucune correspondance d'un sec- teur à l'autre du vaste territoire de cette grande ville américaine.En dépit des incitatifs destines à augmenter le nombre d'usagers, Chicago observe une diminution de l'achalandage de sept p.cent en 1991, ce qui se traduit par des revenus inférieurs de deux mil- lions ( deux p.cent ) par rapport à 1990.Variation de la clientèle A cet égard, la STCUM accuse une baisse d'achalandage de cinq p.cent et une chute de revenus d'environ 13 millions $ dans un budget d'exploitation de 600 millions.La STRSM a également connu en 1991 une baisse de sa clientèle comparable à la STCUM, tandis que la STL se maintient, après avoir connu une hausse fulgurante de dix-huit p.cent, entre 1989 et 1990.En Nouvelle-Angleterre, la tarification dans les différents reseaux de transport en commun a tendance a se rapprocher de la tarification canadienne.Par exemple, la carte mensuelle de Boston coûte maintenant 54 $ et, tout comme dans la région montréa- laise, elle donne accès au métro a l'autobus.A New York, il n'existe aucune carte mensuelle «en raison de la complexité de la mise sur pied d'un tel mode de paiement», a-ton explique a Lu Presse.Dans la métropole américaine, les usagers paient à la pièce et le tarif actuel est de 1,25$, soit le plus bas en Amérique du Nord.Malgré une croissance constante depuis 1983, la clientèle new-yorkaise a diminue de 4,3 p.cent en 1990.et de 3,9 p.cent l'an dernier, selon les derniers chiffres disponibles.On revient donc a l'achalandage de 1985.Notons finalement que le tarif réduit accorde aux usagers ages de 65 ans et plus, ainsi qu'aux jeunes possédant une carte d'étudiant, n'existé nulle part ailleurs que dans la region montréalaise A4 LA PRESSE.MONTREAL, VENDRED110 JANVIER 1992 Les séropositifs n'osent pas avertir leurs ex-partenaires Des femmes se font enlever les seins pour prévenir le cancer FRANÇOIS FOREST ¦ Les Québécois, comme tous les Nord-Américains qui s'estiment «à risque», se bousculent aux portes des cliniques de dépistage du sida, mais une fois le diagnostic de seropositivité connu, ils se culpabiliNcnt, se font petits devant la peur de la discrimination et refusent en majorité de prévenir le ou leurs partenaires.Une etude américaine réalisée par l'Université de la Caroline du Nord vient de sidérer les médecins américains mais surtout canadiens en révélant qu'à peine 7 p.cent des partenaires qui ont été en contact de bonne foi avec des séropositifs, avaient ete avisés plus tard par ceux-ci de la menace qui les guettait.Cette donnée a renverse bon nombre de cliniciens, travailleurs sociaux ou thérapeutes pour qui.jusqu'à tout récemment, il semblait aller de soi que la personne infectée par le virus mette en garde le conjoint ou les ex-partenaires qu'elle pouvait retrouver.L'étude a pour conséquence de remettre en question toute la naïveté avec laquelle la «recherche de contacts» est faite au Canada et particulièrement au Québec.Ici, plus souvent qu'autrement, et bien que la démarche soit périlleuse émotivement et socialement, la responsabilité morale d'aviser ses partenaires est laissée a la personne infectée.« Il n'y a presque rien qui se fait ici, indique le docteur Catherine Hankins de l'Hôpital général de Montréal.D'une part, les médecins n'ont pas le temps et ne sont pas payés pour effectuer la recherche de contacts, et d'autre part, les Départements de santé communautaire et CLSC ne sont pas suffisamment équipés en travailleurs sociaux et infirmières» pour prendre la relève de clients qui ne se sentent pas le courage d'annoncer leur nouvel état.Pas comme la syphilis Le docteur Hankins déplore qu'il n'y ait pas de politique de recherche systématique des contacts, un volet fondamental si l'on veut empêcher la transmis* sion de la maladie.«Pourtant, dit-elle, nous comptons sur d'excellentes cliniques MTS où ce type de recherche est systématique quand il est question de go-norrhée et de syphilis.» La problématique est soulevée depuis deux ans et le Centre québécois de coordination sur le sida se propose d'ici deux mois de faire consensus sur la question et d'avancer une formule qui assurera l'anonymat de la personne atteinte tout en activant la recherche des contacts.«À l'heure actuelle, indique Mme Laberge-Ferron du CQCS, la relance des contacts est purement incitative.Il nous faut un programme national dans lequel médecins, travailleurs sociaux, infirmières et techniciens médicaux pourraient être à même d'aider à la recherche des contacts.» H est présentement question d'un projet-pilote avec la clinique L'Actuel, avant l'implantation de mesures nationales.Statistiques étonnantes La statistique américaine a surpris Micheiine Binette, travailleuse sociale avec l'équipe sida du CLSC Centre-ville: «Elle m'étonne parce qu'individuellement, et a 90 p.cent, les personnes atteintes semblent beaucoup se préoccuper du sort des partenaires.«Ils en parlent continuellement pendant le suivi pyschoso-cial.On ne peut par ailleurs pas bousculer le client et continuellement le prier d'aviser les personnes à risque.Le client a habituellement peur de la réaction qu'entraînera une telle annonce et notre tâche consiste d'abord à l'aider à faire face à sa nouvelle situation et ensuite à tenter de le responsabiliser.Les séropositifs peuvent être tout à fait inconscients de ce que le virus continue de se balader en ville.» Elle convient qu'une telle démarche peut paraître plus facile à réaliser pour un sidéen que pour un porteur du virus qui, a ce stade de l'infection, ne vit pas encore les effets d'une maladie qui prendra quelques années à se manifester.Tant au Centre québécois de coordination sur le sida qu'a la clinique du CLSC Centre-ville, on ne dispose d'aucune donnée statistique pouvant expliquer le taux de succès ou d'échec des programmes locaux de recherche de contacts.Personnel médical mobilise Dans l'étude américaine, les chercheurs ont toutefois relevé que le personnel médical, lorsque mobilisé pour une telle démarche, pouvait atteindre jusqu'à 50 p.cent des personnes qui ont eu des relations sexuelles ou partage des seringues avec des porteurs du virus.Entre la mi-novembre et la mi-décembre l'an dernier, ù la suite de la déclaration du docteur Clément Olivier reliant une sidéenne à une cinquantaine de joueurs de hockey de la LNH, le Laboratoire de santé publique du Québec a connu une hausse de plus de 25 p.cent des tests de dépistage par rapport à la période précédente ( 10 106 tests contre 7 926 tests par mois).De ces quelque 10 000 tests, 206 se sont avérés positifs.Médecins de l'Hôtel-Dieu contre le déménagement ¦ Près d'une centaine de médecins de l'Hôtel-Dieu viennent de créer le Regroupement pour le maintien et le développement de l'hôpital au centre-ville.Un Regroupement qui survient tardivement puisque le gouvernement est sur le point d'annoncer sa décision concernant l'avenir de l'hôpital.Le ministre de la Santé, Marc-Yvan Côté, a déjà fait savoir qu'il favorisait la construction d'un nouvel hôpital à Ri-\\ ion.-JkakaW MJwt^gfSiMleurx r-Kconomise* 50$ \u2014 Retendaient 135 $ 85* »VintuMrKnQ\\.GoM A ions No.de carte de rws*,t Tu\"m d'esptration ( i K)»m:Qman(UtQcbccnjc(ptsckPSL) Nom_I cl- Adresse.Ville:\u2014 APT .Province- .C'iHtepostaL Pour célébrer l'ouverture de notre nouveau magasin, nous vous offrons un système Denon/Boston complet à un prix très spécial^_ Venez fêter avec nous et profitez de spéciaux très spéciaux dans toutes nos succursales! 1,000$ DENON/BOSTON DRA-335-R récepteur DRM-400 magnétocassette DCD-460 lecteur laser Boston HD-5 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Verdun, avait toujours été le principal suspect dans cette affaire de meurtre.Ce n'est qu'en matinée d'hier que l'adolescent de 18 ans, fils du propriétaire du dépanneur devant lequel le meurtre a été commis il y a moins d'une semaine, a finalement été arrêté par les sergents-détectives Yvon Giroux et Robert Lafaille, des homicides de la CUM.Après un interrogatoire de plusieurs heures, Messier s'est finalement vidé le coeur en racontant dans quelles circonstances son ami Provost avait été tué d'un seul coup de couteau.L'adolescent doit comparaître aujourd'hui, au palais de justice de Montréal, sous une inculpation de meurtre au second degré.Quatre jeunes accusés du meurtre de L'Acadie GILLES ST-JEAN ¦ Quatre hommes âgés de 18 à 20 ans ont comparu hier à Saint-Jean-sur-Richelieu relativement à l'assassinat de Laurent Landry, 66 ans.le 3 décembre dernier à sa résidence de L'Acadie.Les accusés sont Éric Charbon-neau, âgé de 19 ans et domicilié à Saint-Luc; Roger Robillard, âgé de 18 ans et domicilié à Saint-)ean ; Alain Beaulé, âgé de 20 ans et domicilié à Saint-Luc.Leur présumé complice, âgé de 17 ans au moment du meurtre et domicilié à Chambly.bénéficie de la protection de la Loi sur les jeunes contrevenants et ne peut donc être identifié (il a eu 18 ans avant-hier).Tous quatre sont connus pour toutes sortes de petits délits, a indiqué un policier.Us ont été arrêtés mercredi soir.La Sûreté du Québec a fait savoir qu'ils avaient été accusés de meurtre au deuxième degré, complot pour commettre un vol qualifié, utilisation et possession d'une arme lors de la perpétration d'un crime ( le vol ).Il semble que c'est pour le voler que les quatre hommes s'étaient arrêtés chez Laurent Landry, un retraité, le soir du 3 décembre.Alléguant que sa camionnette était tombée en panne sur le chemin des Ormes, un homme avait sonné à la porte, peu après 19 h 30, et avait demandé à l'épouse de la victime la permission de téléphoner.Voulant sans doute s'enquérir de la situation, la victime s'était approchée et c'est à ce moment qu'un autre homme aurait ouvert le feu sur lui avec un fusil de calibre .12 chargé de plombs pour petit gibier.L'autopsie pratiquée par la suite avait démontré l'absence de toute blessure mortelle, bien que Laurent Landry ait été atteint par .plus de 200 petits plombs; compte tenu des circonstances du drame, le médecin légiste André Bourgault n'avait donc pu écarter l'hypothèse d'une frayeur mortelle.L'agresseur de l'handicapée cité à son enquête préliminaire ¦ Un quinquagénaire de Saint-Chrysostome, ex-employé d'un centre d'accueil de Franklin, subira son enquête préliminaire le 6 avril prochain sous l'accusation d'agression sexuelle contre une patiente déficiente âgée de 26 ans, qu'il aurait par surcroit rendue enceinte.Aldéo Bourdon, âgé de 54 ans, avait été arrêté en novembre dernier par des policiers de l'Unité des crimes contre la personne de la Sûreté du Québec.Me Reynald Savage représentait la Couronne et Me Alain Brassard la défense, lors de l'enquête pro forma tenue à Valleyfield devant le juge Michel Mercier.La jeune femme présumément agressée par l'accuse est lourdement handicapée.C'est une infirmière, dont l'attention avait etc attirée par le ventre dur de la jeune fille, qui a demande un test de grossesse qui s'est révélé positif.Une enquête policière a été entamée à la suite de cette découverte. A6 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDRED110 JANVIER 1992 : La SSJB prie le gouvernement pas autoriser I affichaae en ai JEAN-PIERRE BONHOMME ¦ Les nombreux immigrants qui arrivent sans cesse à Montréal continuent d'être massivement attirés à choisir l'anglais, comme langue de culture, et c'est pourquoi le gouvernement du Quebec doit rester vigilant: Québec doit maintenir sans défaillir le caractère français de l'affichage commercial.C'est le message que le président de la Société Saint-|ean-Baptistc de Montreal, M.Jean Dorion, a communiqué hier à la presse.Il voulait ainsi réagir aux diverses pressions exercées sur le gouvernement pour «assouplir» les dispositions de la loi 101, notamment en permettant certains usages bilingues.M.Dorion a dit vouloir signaler au ministre responsable de la Charte de la langue française, M.Claude Ryan, que ces «assouplissements» sont en réalité des «affaiblissements déguisés».Montréal, dit-il, reçoit trois fois plus d'immigrants qu'en 1982 (plus de 30000 par année) et elle n'arrive pas vrai- ment à les intégrer.Tout affaiblissement de la loi 101 au sujet de l'affichage incitera davantage les néo-québécois à choisir l'anglais.Par ailleurs, M.Dorion a rejeté les accusations «d'obscuratis-me tyrannique» lancées mercredi contre les Québécois par M.Don Dondcri.Ce professeur de psychologie de l'Université McGill avait exprimé l'avis que les dispositions contre l'affichage en anglais trahissent, par leur nature unique au monde, le caractère «retardataire» du Québec.11 avait aussi proposé aux commerçants de contourner les dispositions de la loi sur l'affichage en français par le moyen d'une affiche CAT-CAN.M.Dorion a répondu hier que l'adoption de la loi 101 sur l'affichage s'explique par le caractère exceptionnel et unique au monde de la situation québécoise.Nulle part ailleurs au monde, a-t-il dit, trouve-t-on une masse d'immigrants qui cherche à s'intégrer à une minorité; nulle part ailleurs, non plus, trouve-t-on un pays où, comme au Québec, 20 p.cent de la main-d'oeuvre est obligee de travailler dans une langue étrangère.A problèmes spéciaux, il faut trouver des remèdes spéciaux, a-t-il lancé.Les dispositions de la loi sur l'affichage, a-t-il souligné, n'ont pas de caractère répressif ni fasciste.Elles ne concernent la question de la liberté d'expression que d'une manière « marginale et périphérique».Les citoyens du Québec peuvent tous, au fond, exprimer les pensées qu'ils veulent sur les sujets qu'ils veulent.Un porte-parole de l'Office de la langue française, M.Gilles Racine, a pour sa part pris acte de la proposition de M.Dondcri recommandant aux commerçants de défier la loi.M.Racine a dit que les affiches proposées par le professeur, même si elles sont formulées comme un message politique, ne sont pas nécessairement couveries par l'article 59 de la loi 101.Les citoyens ne peuvent faire indirectement ce que la loi interdit formellement.H se pourrait ainsi que les affiches CAT-CAN incitent le procureur général à ouvrir des poursuites.La Colombie-Britannique gagne au jeu de la migration interprovinciale Presse Canadienne OTTA WA ¦ L'ouest du pays a continué à exercer son attrait sur les Canadiens l'an dernier, ce qui a valu a la Colombie-Britannique et l'Al-berta les augmentations de population les plus rapides au pays.Les données rendues publiques par Statistique Canada hier révèlent que la Colombie-Britannique a reçu 12446 personnes venues des autres provinces, et l'Alberta, 3526, au cours des 12 mois qui se sont termines le 1er octobre.Pour la Colombie-Britannique, c'est une augmentation de 2,6 pour cent de sa population, qui atteint 3,2 millions de personnes.Dans le cas de l'Alberta, la hausse a été de 2 pour cent, et sa population totalise maintenant 2,5 millions de personnes.Dans toutes les autres provinces, sauf en Nouvelle-Ecosse, le solde migratoire interprovincial a été négatif, c'est-à-dire qu'un plus grand nombre de personnes ont quitté la province que le nombre des personnes qui sont venues s'y installer, venant d'ailleurs au pays.Le Québec a notamment perdu 4160 personnes à la suite de ces déplacements interprovincisux.Migration interprovinciale \tA/.\t1991\t-\t\tim II\t ^0\tj^i Entrées Départs\t\tSolde\tEntrées Départs\t\tSolda T.-N.\t.4,108\t.4.575\t«467 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\t3,783 .\t5,553\t-1,770 I.-P.-E.\t1,166\t\t-1,679\t1.412\t1,840\t\u2022428 N.-E.\t9,448\t8,596\t852\t8,776\t9,466\t\u2022690 N.-B.\t6,108\t7,190\t-1,082\t6,869\t7,193\t\u2022324 Que.a .\u2022\u2022¦.¦¦¦\u2022!\u2022\u2022«¦\t13,061\t17,221.\t-4,160\tï 2,825\t16,227\t-3,399 Ont.\t33,078\t34.777\t-1,699\t35,789\t38,731\t-2,942 \u2022.Man.\t7,495\t10,683\t-3,188\t8,063\t11,216\t-3,153 \t6,903\t\t-4,913\t7,556\t12,902\t'MâSSL Alb.\t27,092\t23,588\t3,526\t27,930\t25,520\t2,410 C.-B.\t29,791\t17,345\t12,446\t32,167\t16,685\t15.482 Yukon\t736\t616\t120\t936\t804\t132 T.-N.-O.\t1,315\t1,431\t-116\t1,511\t1,483\t28 Souicv: Statistique Canada M.lean Dumas, de Statistique Cjnada, a expliqué que les Canadiens migraient vers l'ouest attirés par la perspective d'un meilleur avenir économique: en Colombie-Britannique pour les occasions de commerce avec l'Asie, en Alberta pour le développement des ressources comme le pétrole.Il a souligné que ce mouvement vers l'ouest était le fait de tout un ensemble de facteurs, et ne pou- : Charles Lafontaine (en 1968).Décès de «Charlie» Lafontaine, ancien maire de Saint-Michel Charles « Charlie » Lafontaine, ancien maire de Saint-Michel, de I949 à 1953, ancien conseiller municipal de Montréal, s'est éteint hi?fc à l'âge de 82 ans.Personnage haut en couleur, grand fumeur de cigare, Charlie Lafontaine s'était illustré dans la lutte ; contre la vague d'annexions qui bouleversait la géographie muni-.cipalc de l'ile de Montréal dans ; les années 60.>I; farouchement opposé à l'annexion de «sa» ville de Saint-Mi- .chel à Montréal, opération qui devait se réaliser en octobre 1968 alors qu'il n'en était plus le mai- * re, Charles Lafontaine s'est présenté ensuite contre lean Dra- : peau à la mairie de Montréal en :;i96l et en 1970, alors qu'il avait * adopté le slogan «Lafontaine à l'Hôtel de Ville, Drapeau à l'Hôtel Windsor», allusion au restaurant «Le Vaisseau d'or» du maire -Drapeau qui devait rapidement couler.La devise de Charles Lafontaine était «Small is beautiful ».WÊÊ Une pomme tBe terre tiigne cfw Guinness PHOTO RCUTER Deux hôtesses de l'air de British Airways tiennent ce que l'on croit être la plus grosse pomme de terre du monde.Pe-sant 13,5 kg et importée hier d'Arabie Saoudite à Londres, elle doit être homologuée comme détentrice du record mondial de sa catégorie.Selon un porte-parole de la compagnie aérienne, qui en a assuré le transport, cette pomme de terre a ete cultivée a Kurayyat, a la frontière jordano-saoudienne.Selon le livre Guinness des Records, le record actuel, établi en 1963, est de 3,2 kg.Importée afin d'être examinée par la National Vegetable Society (société national des legumes) de Londres, cette pomme de terre suffirait à la confection de 150 assiettes de frites ou 200 portions de purée.\u2022» ?4» Des grévistes mettent en doute l'origine de pièces frappées pour les 125 ans du Canada Prctse Canadienne KINGSCLFAR, N.B.¦ Ce qui devait être un heureux événement, la presentation d'une &érie de pieces de monnaie frappées pour le 125e anniversaire du Canada, hier, a été perturbé quand des grévistes de la Monnaie royale canadienne ont ;inis en doute l'origine des pièces.La pièce de 25 cents dévoilée hier par Ottawa porte l'empreinte d'un pittoresque pont couvert en bois construit en 1910 au Nou-\u2022 vèaû-Brunswick, au lieu du traditionnel motif du caribou.C'est la première d'une série de 13 nou- velles pièces devant être dévoilées au cours des onze prochains mois \u2014 une pour chaque province et territoire.Une nouvelle pièce d'un dollar sera également émise pour le )our du Canada.Les festivités ont été ternies par l'irruption dans un hôtel de Kingsclear, au Nouvcau-Bruns-wick, où avait lieu la cérémonie, d'un groupe de travailleurs de la Monnaie royale canadienne, en grève depuis trois mois, portant pancartes et réclamant de connaître la provenance des pièces.Les grévistes allèguent que les étampes, ces matrices qui servent à produire l'empreinte du motif sur les pièces de monnaie, ont été produites aux Etats-Unis et nient que la plupart des pièces aient été frappées avant le début de la grève, ainsi que l'assure le ministre des Approvisionnements et Services et ministre responsable de la Monnaie, M.Paul Dick.M.Church a lui aussi soutenu que les pièces étaient entièrement de fabrication canadienne et qu'elles avaient été frappées par des cadres de la Monnaie royale canadienne.Selon M.Dick, les nouvelles pièces sont un symbole important, particulièrement à l'heure où le Canada est à la croisée des chemins dans le long débat constitutionnel.LASERPH0TO PC Le ministre de la Justice du N.-B., Edmond Blanchard (à gauche), le concepteur Ronald Lambert et le ministre fédéral Paul Dick, ont présente hier une nouvelle pièce de monnaie émise pour les 125 ans du Canada.Tonia Cowan - (PC) vait être expliqué par le seul déplacement de retraités ou de personnes âgées à la recherche d'un climat plus clément, par exemple.La seule époque récente où les migrations en direction de l'ouest ont ralenti a été le milieu des années 80, quand l'industrie pétrolière était en crise et que l'économie ontarienne était en pleine expansion.Cette fois, la récession s'est fait sentir en Ontario, qui a perdu 1699 personnes en 1991.Renseignements personnels: Equifax renvoie la balle à ses clients Presse Canadienne ¦ La société de collecte de renseignements personnels Equifax soutient que les entreprises qui font appel à ses services pour obtenir des informations sur des consommateurs doivent au préalable obtenir le consentement de ces derniers.Pour l'obtention de ce consentement, Equifax compte toutefois sur « le sérieux et la bonne foi » de ses clients, expliquait cette semaine le vice-président adjoint, relations publiques d'Equifax, M.Michel C.Globensky.Il réagissait aux inquiétudes exprimées en conférence de presse le 19 décembre dernier par l'Association coopérative d'économique familiale ( ACEF-Centre).L'organisme a réclamé une «loi-cadre» en cette matière tout en reprochant à Equifax de diffuser trop facilement les renseignements personnels en sa possession.«Dans tout contrat, chaque partie assume ses responsabilités.Nous assumons les nôtres, entre autres, pour ce qui est de la collecte, du traitement et de la diffusion à nos clients de renseignements de crédit dans un contexte où la précision et la fiabilité des données sont combinées è un souci constant de respecter la vie privée des gens et la sécurité des renseignements personnels que nous détenons», a déclaré M.Globensky dans un communiqué.«Il est évident que pour ce faire, a-t-il précisé, nous devons compter sur le sérieux et la bonne foi de nos clients, qui consentent par leur signature, à assumer leur part de responsabilité.» Selon M.Globensky, ce sont donc les clients d'Equifax, c'est-à-dire ceux qui font la demande de renseignements, qui doivent «obtenir du consommateur tout consentement requis».Il leur appartient également de protéger la confidentialité des informations obtenues, de s'assurer que toute demande a un but «sérieux et légitime» et de respecter «toute contrainte et obligation imposée par une législation, soit fédérale soit provinciale».Répondant à un autre reproche de l'ACEF-Centre, soit l'utilisation du télécopieur pour transmettre les renseignements, M.Globensky soutient qu'il s'asit d'une méthode aussi sécuritaire que le courrier.LES QUÉBÉCOIS EN FLORIDE les Québécois «floridiens» aimeraient bien avoir une délégation du Québec MARIE TISON de la Presse Canadienne jWLAKTA M Le directeur de la délégation du Québec.à Atlanta, M.Charles-Robert Dion-ne, demande aux Québécois de la Floride de *e faire les ambassadeurs de la province auprès des Américains.M.Dionne, rencontré dans les nouveaux bureaux de la délégation au centre-ville de la capitale géorgienne, affirme qu'il veut faire en sorte que la présence québécoise en Floride serve davantage les intérêts du Québec.* +\u2022 \u2022 \u2022 Ce message, il a été le porter lui-même auprès des Québécois de la Floride il y a quelques semaines, au cours de son pèlerinage annuel dans le sud de cet Etat.M.Dionne a affirmé qu'il aimerait que le* Québécois, les simples vacanciers tout comme ceux gui sont installés en Floride à l'année, fassent la promotion du Québec sur le plan touristique et sur le plan des affaires.Non seulement cela n'enlèverait rien \\ aux Québécois qui travaillent dans le domaine touristique en Floride, mais ils pourraient même y trouver leur profit, a-t-il soutenu.S'il y avait davantage de Floridiens qui se rendaient au Québec pour y faire des affaires, il y aurait davantage de Québécois qui viendraient en Floride pour poursuivre les relations avec eux, a-t-il expliqué.«l'ai l'impression que le travail formidable des Québécois en Floride est unidi-mensionncl, a-t-il déclaré.Il faudrait que leur présence ait des retombées plus significatives sur le territoire québécois.» Petition Normalement, ce n'est pas le gouvernement du Québec qui demande quelque chose aux Québécois de la Floride.C'est plutôt l'inverse.Il y a deux ans, des résidents québécois ont signé une pétition pour demander au gouvernement du Québec d'ouvrir une délégation en Floride.Actuellement, c'est la délégation d'Atlanta qui est responsable de la Floride, mais elle se trouve à plus de 400 kilomè- très.Et elle a déjà fort à faire avec les 10 autres Etats qu'elle couvre, du Texas à la Caroline du Nord.Le Québec n'a pas accédé à cette requête, mais selon des résidents rencontrés récemment en Floride, le besoin d'une délégation se fait toujours autant sentir.«C'est stupide d'être à Atlanta, tout le monde est ici», a déclaré un agent d'immeuble de Hollywood, M.|can-Guy Fournier.M.Guy Mainville, président du World Trade Group of South Florida, un groupe qui fournit des bureaux à temps partagé aux hommes d'affaires québécois à Fort Lauderdale, a affirmé qu'une délégation du Québec aurait sa place.«Parce que maintenant, c'est nous qui faisons du*lépannage», a lancé M.Main-ville.M.Dionne a tenu à préciser qu'une délégation avait d'abord et avant tout un rôle de promotion commerciale.Il u affirmé qu'il cherchait surtout à attirer des investissements au Québec et à développer un partenariat entre les entreprises québécoises et américaines.I r Atlanta demeure le meilleur endroit pour ce faire dans le sud-est des Etats-Unis, a-t-il déclaré.Tout d'abord, parce qu'il s'agit d'un centre névralgique en ce qui concerne les transports, et qu'il est plus facile de se rendre a Dallas ou à la Nouvelle-Qrléans à partir d'Atlanta qu'à partir de Fort Lauderdale.Atlanta est également un centre commercial important, qui tient chaque année de 15 à 20 expositions commerciales nationales et une centaine d'expositions régionales, a poursuivi M.Dionne.Atlanta est aussi une ville d'affaires, particulièrement appréciée des entrepreneurs américains à travers le pays.Services consulaires Le directeur de la délégation a affirme que beaucoup des services que les Québé-eois aimeraient recevoir sont en fait d'ordre consulaire, donc du domaine fédéral, comme le remplacement de passeports.«Il appartiendrait peut-être au gouvernement canadien d'envisager une présence plus significative», a-t-il déclaré.Le Canada a deux bureaux en Floride.à Miami et Orlando, mais il s'agit surtout de bureaux commerciaux qui n'emploient que deux personnes chacun.M.Dionne a indiqué qu'il n'était pas exclu d'ouvrir, un jour, un petit bureau en Floride, comme celui qui existe è Lafayette.Surtout si la tendance actuelle est renversée, et si des investissements floridiens se concrétisent au Québec.«Si, plus tard, nous avons une présence québécoise forte et dynamique au plan des affaires, qui a des retombées significatives au Québec en terme d'investissements, de transferts de technologie et d'occasions d'affaires, alors peut-être pourrons-nous justifier la présence du gouvernement du Québec en Floride», a-t-il déclaré.Il a reconnu qu'un bureau en Floride pourrait également être propice à l'établissement de relations commerciales avec les pays des Antilles et de l'Amérique latine.«Nous n'en sommes pas là, mais c'est un argument qu'on pourra un jour développer.» \u2014 FIN \u2014 t LA f kfcbbfc, MONTREAL, VENDREDI 10 JANVIER 1992 La neige a causé de nombreux accrochages GEORGES LA MO M ¦ C'est un retour 6 la maison plutôt laborieux que les automobilistes ont connu hier en fin d'après-midi avec les 5 a 10 cm de neige qui étaient tombés depuis le malin sur Montréal.Ils devaient composer avec les routes enneigées, partiellement dégagées et glissantes par endroits, mais rien pour s'inquiéter vraiment.Il n empêche que cette précipitation u été à l'origine de nombreux petits accrochages un peu partout dans la grande région de Montreal, notamment sur le boulevard Métropolitain et l'autoroute des Laurentides, selon la Sûreté du Quebec ( Métro ).La chute de neige a commence vers lOh hier malin et a atteint son maximum vers 14 h.Comme le faisait remarquer un porte-parole du service des Travaux publics de Montréal, il ne s'agissait pas pour autant dune «précipitation problématique, elle se contrôlait bien ».Restait aux automobilistes a adapter leur conduite aux conditions atmosphériques pour éviter tout désagrément.Vers 12 h 30.l'équipe de déblaiement (quelque 700 personnes et autant de pieces d'équipement) s'est mise résolument à l'oeuvre en s'attaquant d'abord aux grandes artères.Rappelons que c'est après une accumulation de 2,5 cm que le service des Travaux publics de la Ville de Montréal commence a déblayer les artères de la ville.Au cours de la journée du 9 janvier, le service météorologique prévoyait une précipitation d'une dizaine de cm de neige jusqu'à ce malin, ce qui se compare a la même date l'an dernier alors qu'il était tombé 9 cm.Pourtant, on ne peut pas dire que l'hiver 1991-1992 est jusqu'ici abondant en neige.En effet, on n'a reçu que quelque 55 cm cet hiver contre les 80 cm qui tombent en moyenne au cours de la même période de l'année (de novembre a janvier).Ce que retient plutôt le météo- rologue Philippe Sigouin, d'Hnvi-ronnement-Canada, c'est l'absence totale de soleil pendant «les sept premiers jours consécutifs de janvier».On ne l'a vu que pendant une ou deux minutes par jour, si l'on excepte les 1er et 8 janvier, jours où le soleil s'est montre le ne/ pendant une durée totale de 15 heures.L'an dernier, à la même période, on avait eu droit a 37 heures d'ensoleillement.Il faudra cependant s'attendre à retomber dans nos froides habitudes au cours des prochains jours avec l'arrivée d'air froid en provenance de l'Arctique: des minimums se situant entre - 15°C et-20°C la nuit, et -8°C le jour.Drummondville l'emporte sur les danseuses nues Presse c anadienne Trois Québécois sont poursuivis pour avoi r importé au Canada 1250 copies du journal du Ku Klux Klan Presse Canadienne smtwKooKi: ¦ Des accusations de contrebande seront portées contre trois individus qui auraient tenté, le 1b novembre dernier, d'importer au Canada des journaux du Ku Klux Klan.\u2022 Les individus en question avaient été arrêtes à Stanhope après avoir traversé la frontière en possession de 1250 copies du Klansmun.Les accusations seront portées en vertu de la loi fédérale sur les douanes, a dit la procureu-re fédérale Danielle Lagué.C'est le détachement de Coaticook de la Gendarmerie royale du Canada qui a mené l'enquête.L'un des accusés est originaire de Sherbrooke, les deux autres de Laval.«Nous ne portons pas des accusations parce qu'ils sont membres du Ku Klux Klan.mais parce qu'ils ont commis une infraction en tentant d'importer de la marchandise qui devait être déclarée aux douanes, comme des revues, des cigarettes ou de la boisson» .a précisé le caporal Claude Nolin, de la GRC de Coaticook.La décision de porter des accusations en matière de propagande La BN réclame 19465 $ à Michel Cogger haineuse revient à la Couronne provinciale.Rappelons que le ministre de la Justice Gil Rémillard avait statué, en août dernier, que ce journal contenait de la propagande haineuse aux fins du droit criminel.Le procureur Michel Pinard, qui a en mains le rapport d'enquête de la Sûreté du Québec de I Estrie, n'a pas encore pris de décision.La SO avait mené son enquête à la demande du ministère de la justice, l'été dernier, après que ce journal eut été distribué en Estrie.DHUMMONDVIU I ¦ La Ville de Drummondville vient d'obtenir gain de cause en Cour municipale en faveur de son règlement 787.qui interdit la présentation de spectacles a caractère sexuel.Le juge |ean-Louis Proven-cher a donné raison à la Ville contre une femme qui avait été interpellée, le 26 novembre 1990, pour avoir assisté à un spectacle de danseuses nues au Bar l'Obsession, rue Lindsay.«Il s'agit de l'une des premieres décisions du genre à être prononcée au Québec, peut-être même la première» , a affirmé Me Claude Proulx.directeur du contentieux de la municipalité.En défense pour sa cliente.Me |ean-Claude Lagacé avait invoqué les droits acquis du bar à présenter des spectacles erotiques et l'absence de juridiction de la ville puisqu'il s'agit, selon lui.d'une matière qui relève du code criminel.Le juge Provencher a rejeté cette argumentation : les droits acquis ne s'appliquent pas en matière de décence et de bon ordre et la Ville a le droit d'adopter une telle réglementation.Le juge étudie longuement le sens du mot «dépravé» contenu dans le règlement municipal, pour statuer qu'il s'applique effectivement aux spectacles de danseuses nues qu'on lui a décrit.«Face à la preuve faite, le tribunal n'a aucune hésitation, conclut le juge Provencher.à declarer que le spectacle en question est loin d'être une expression de l'art et qu'il avait pour but principal d'exposer le sexe des danseuses dans le but d'en tirer un profit: il dénature la fonction sexuelle qui doit être empreinte de réserve.» Ce jugement s'applique aussi, mentionne Me Proulx.à quatre ou cinq autres plaintes semblables déposées notamment contre le propriétaire du bar, une danseuse et d'autres spectateurs.Alors que d'autres accusés ont eu gain de cause avec les mêmes arguments dans d'autres villes.M.Proulx soutient que le règlement de Drummondville est conçu de façon a éliminer ces points faibles.Me Lagacé a annoncé son intention de porter la cause en appel devant la Cour supérieure.¦ Les ennuis du sénateur conservateur Michel Cogger, qui fait face à une accusation criminelle de trafic d'influence, se sont poursuivis hier avec le dépôt contre lui d'une poursuite de près de 20000$ en Cour supérieure de Montréal.Dans la poursuite qu'elle a déposée hier au Palais de justice de Montreal, la Banque Nationale déclare que M.Cogger a contracté auprès d'elle un prêt de 25000 $ le 14 septembre 1989.Ce prêt, qui portait intérêt a 15,5 p.cent, était remboursable par tranches de 601,33 $ par mois jusqu'au 14 septembre 1994.Avec les intérêts, la dette de M.Cogger s'élevait à 36000$, selon la BN.Depuis le mois de juillet, cependant, M.Cogger a cesse de faire ses versements à la banque, et celle-ci lui réclame maintenant les 19465,19$ qu'il lui reste à payer.M.Cogger est par ailleurs accusé d'avoir reçu 210000 $ de l'homme d'affaires Guy Montpe-tit afin de lui obtenir une subven- Rèducteur;.¦ .v.; Ces citoyens de Vinkovci, en Croatie, ont profité du quinzième cessez-le-feu pour réparer les toits endommagés par les obus.photo ap Vague optimisme à la relance de la conférence sur la Yougoslavie d'après AFP et Router BRUXELLES, (CEE) La conférence de paix sur la Yougoslavie, formellement suspendue depuis deux mois, a été relancée hier à Bruxelles où la Serbie a donné quelques signes de souplesse.Le président serbe Slobodan Milosevic s'est dit prêt à accepter les garanties proposées par la CEE en faveur des minorités serbes de Croatie, a rapporté devant la presse le président de la conférence, Lord Carrington.M.Milosevic a estimé que le plan de paix européen constituerait une « protection adéquate pour les Serbes de Croatie », mais qu'il appartient à ces derniers de décider, selon Lord Carrington.Les risques de persécution de l'importante minorité serbe de Croatie ont été la raison invoquée par l'armée fédérale, dominée par les Serbes, pour intervenir en Croatie.De son côté, le président croate Franjo Tudjman a jugé, devant quelques journalistes, « réellement encourageantes » les distances que M.Milosevic a prises publiquement avec la direction de la « république serbe de Krajina » (enclave serbe en Croatie) de Milan Babic.Mais cette désunion au sein du bloc serbe rend égale- ment fragile les progrès accomplis dans la Conférence, puisque les minorités serbes de Croatie, toujours hostiles au processus de paix envisagé par l'ONU, n'y sont pas représentées.« Les choses ont un peu évolué depuis quelques jours.Il serait exagéré de dire que le chemin est entièrement dégagé, mais les obstacles ne paraissent pas insurmontables », a commenté Lord Carrington.Il s'est félicité du relatif respect du quinzième cessez-le-feu, instauré depuis vendredi dernier en Croatie.La mort de cinq observateurs européens, tués mardi dans l'attaque de deux hélicoptères de la CEE par l'armée de l'air fédérale, « n'a apparemment pas rendu les choses tellement plus difficiles » selon Lord Carrington.Lord Carrington s'est enfin ré- joui que les présidents des six républiques yougoslaves se soient clairement prononcés, hier, pour la poursuite de la conférence, qui ne s'était plus réunie depuis le 5 novembre à l'exception d'une session informelle le 9 décembre.Aucune nouvelle réunion pléniè-re n'est prévue pour l'instant, mais les groupes de travail vont reprendre leurs discussions.Slobodan Milosevic a tout de même accusé la CEE « d'avoir outrepassé son rôle » d'arbitre en prenant des sanctions sélectives contre la Serbie et le Montenegro et en se préparant à reconnaître les républiques sécessionnistes, selon le président Slovène Milan Kucan.M.Milosevic a demandé que la conférence soit transférée à New York et passe sous présidence de l'ONU, mais Lord Carrington a rejeté cette éventualité.D'anciens soldats sandinistes reprennent du service d'après Rcutcr \\_, \\-1 Le Monde y.Autres informations ?B4 LOS CHILES.Nicaragua es groupes d'anciens soldats sandinistes ont intensifié leurs opérations dans le nord du Nicaragua pour obtenir de la présidente Violeta Chamorro le désarmement des ex-contras et l'octroi de terres.Les sandinistes ont occupé des plantations et des villes et affirment qu'ils ne rendront pas les armes tant que leurs revendications ne seront pas satisfaites, a déclaré le ministre de l'Intérieur Carlos Hurtado.Un groupe d'anciens contras est par ailleurs tombé dans une embuscade mercredi à 150 km au nord de Managua.L'un des chefs rebelles, Leonel Benavides, a été tué et deux autres militants blessés, a rapporté hier le ministère de l'intérieur.Les sandinistes ont démenti être impliqués dans l'opération.Démobilisés après la fin de la guerre civile en 1990, d'ex-soldats sandinistes ont pris les armes l'an dernier en réponse au réarmement de certains contras.Anciens soldats et ex-rebelles, qui sont environ 400 de part et d'autre, selon le ministère de l'Intérieur, accusent en outre le gouvernement de ne pas leur avoir accordé les terres qui leur avaient été promises à la conclusion de la paix.photo reuter Laurent Fabius élu premier secrétaire du PS français d'après AFP PARIS LàJ ancien Premier ministre et président de l'Assemblée nationale (chambre des députés), Laurent Fabius, 45 ans, a été élu hier Premier secrétaire du parti socialiste français (PS, au pouvoir) par son comité directeur à l'unanimité moins onze abstentions, en remplacement de Pierre Mauroy.La nomination de M.Fabius avait été proposée par M.Mauroy lui-même, après un accord entre les principaux leaders du parti, dont l'ancien Premier ministre Michel Rocard, qu'il a présenté comme «< le candidat virtuel des socialistes » pour les présidentielles de 1995.Le remplacement de M.Mauroy par Laurent Fabius s'inscrit dans une stratégie, voulue par le président François Mitterrand, de reconquête de l'opinion publique en vue des échéances électorales, telles que les régionales de mars prochain, les législatives du printemps 1993 et les présidentielles de mai 1995, que les socialistes risquent d'affronter en position de faiblesse.M.Mauroy, 63 ans, qui avait annoncé sa démission mardi, a estimé que M.Fabius était « le mieux placé pour assurer le rassemblement » de ce parti déchiré par ses luttes de courants et au plus bas dans les sondages.Le PS au pouvoir depuis 1981, avec une parenthèse conservatrice de 1986 à 1988, n'a cessé de dégringoler dans les sondages ces derniers mois, récoltant 36 p.cent d'opinions favorables en décembre contre 53 p.cent en juin, selon un sondage publié récemment par le Figaro.Cependant, la gauche du parti, » emmenée notamment par l'ancien ministre de la Défense, Jean-Pierre Chevènement, s'est abstenue lors de l'élection de M.Fabius.Pour sa part, le ministre de l'Éducation nationale, Lionel Jospin, patron d'un des trois principaux courants du parti, a pris une certaine distance à l'égard de M.Fabius en soulignant qu'il ne s'est « pas associé ni dans la forme, ni sur le fond, au processus un peu étonnant » de cette élection».M.Jospin, qui a été à la tête du PS de 1981 à 1988, a noté que la réunion du comité directeur appelée à désigner M.Fabius, avait été convoquée « dans des conditions imprévues, hâtives, qui résultent de la volonté de Pierre Mauroy de renoncer à ses fonctions », un mois après le congrès extraordinaire du parti « qui a parlé d'autre chose ».M.Fabius devrait quitter la présidence de l'Assemblée nationale probablement à la fin de la session extraordinaire eh cours, après le 20 janvier.Le nouveau patron du PS a indiqué qu'il avait proposé Henri Emmanuelli, du courant de M.Jospin, pour lui succéder à l'Assemblée, tandis que Gérard Lindeperg, un ami de M.Rocard, devient le numéro deux du parti.Le Front islamique du salut dévoile à ses troupes son vrai visage rémi FAVRET / e Hparo ALGER t/^ lors que devant tous les micros ses portc-àw^W parole chantent la tolérance et la modération its son succès au premier tour des élections, le ient à ses troupes un tout autre langage.Dans \u2022\u2022Ile du centre-ville appartenant a la wilaya Alger, autrefois réservée aux expositions du FLN l'armée, le parti qui s'apprête à gouverner l'AI-dévoile au public l'État islamique de demain: ni.sans détour de propagande a l'usage de démocrates apeurés.La foule se bouscule à cette exposition, foule uni-hommes le matin, femmes l'après-midi.Il y a des militants barbus, mais aussi des laïcs avertis, vc-i> enquérir du sort qui leur est réservé.Et ces rniers ressortent de l'exposition plus pâles que les ' remiers.quelques panneaux édifiants, ils découvrent le système judiciaire, divisé en trois juridic-La première punit « les atteintes à la loi de }icu », et son chef prend l'initiative des procédures, unîtes lettres, il est precise cju'il peut « ordonner gctls de se rendre à la prière le vendredi ».Il n cupe de l'ordre public, des bonnes moeurs isla-s, mais aussi de la lutte contre l'usure, les jeux hasard, l'alcool II a la responsabilité du contrôle i » et des poids^'l mesures.La deuxième juridiction s'occupe des conflits civils et pénaux; elle est chargée d'appliquer les how-dud, les châtiments prévus par la charia.Un panneau sur le mur d'en face en dresse la liste: l'adultère est puni de flagellation ou de lapidation, le voleur aura la main tranchée.En cas de crime de sang, la famille de la victime peut demander l'application de la loi du talion.Le coupable sera tué ou condamné à verser une réparation acceptable par la famille.Un important chapitre traite du droit matrimonial; le mari peut répudier sa femme ou simplement la renvoyer dans sa famille sans en divorcer.Quant aux veuves et divorcées, le tribunal devra, le cas échéant, leur désigner des tuteurs légaux \u2014 donc mâles.La troisième juridiction fonctionne à la fois comme un tribunal administratif et comme un conseil constitutionnel.Elle a charge de régler les différends entre les citoyens et l'Etat, mais aussi de réri-ficr la conformité des lois avec la charia.Pour devenir juge, il suffit d'être un homme, d'être majeur, d'être « juste » et instruit dans le droit islamique.Le panneau d'à-côté décrit les pouvoirs du futur président.Il ne sera pas élu par le peuple, mais par la chourah, l'assemblée qui représente les croyants.Tant pis pour les handicapés: le chef de l'État islamique devra jouir de tous ses membres, afin, est-il stipulé, « de pouvoir se levr et s'asseoir rapidement ».Les femmes sont, bien entendu, exclues puisqu'il est écrit que « les hommes doivent comma- ncr aux femmes ».Au président revient la charge de veiller à la sécurité intérieure et extérieure de l'Etat, de protéger la religion et de propager la foi à Tinté-rieur du pays, comme à l'étranger.Par quels moyens?Encore une fois, il faut aller chercher sur un autre panneau pour trouver la réponse: par la persuasion (attarghib) ou la terreur (attarghib).Quant aux apostats, leur sort est scellé: il faut « les tuer ».Double langage Quoi qu'en disent les attachés de presse du FIS, ce système de répartition des pouvoirs ressemble à s'y méprendre à celui qui est en vigueur en Iran depuis la révolution.Abdulkader Hachant a beau répéter que l'Etat islamique ne sera pas un ogre et vivra en bonne intelligence avec le reste du monde, mécréants compris, le FIS promet à ses ouailles un prosélytisme violent.Le même double langage se retrouve dans la politique économique.Alors que les dirigeants prônent un libéralisme ouvert sur le monde \u2014 dans le but compréhensible de rassurer les créanciers et les partenaires de l'Algérie \u2014, un grand panneau de l'exposition, le seul rédigé en français, assure les Algériens que l'omnipotence de l'État dans l'économie seru maintenue et, si nécessaire, renforcée.« L'État peut intervenir dans les questions relatives au travail et à la propriété privée afin d'édifier l'égalité et d'empêcher l'injustice», peut-on lire.Ainsi l'Etat fixe les salaires et les prix, et interdira les activités « illégales» comprenez le marché noir.Au cas où cela ne suffirait pas à redresser une économie qui, à vrai dire, n'a jamais tenu debout, il y a une arme secrète : « Si cela est nécessaire, l'Etat prendra une part de l'argent des riches ipour subvenir aux besoins du peuple.» La semaine dernière, l'imam Moghni de Bab et-Oucd nous précisait que cette part pourrait s'élever à 30 p.cent.Une maquette en carton gouache révèle aux visiteurs le visage de la ville islamique de demain.Les avenues rectilignes s'ordonnent autour de la mosquée, et des immeubles futuristes offrent aux Algériens, si mal logés aujourd'hui, des appartements confortables et spacieux.Il y aura des stades, des bibliothèques, des instituts scientifiques et \u2014 audace que les Saoudiens ne toléreraient pas \u2014 des théâtres et des cinémas.Leur but sera purement éducatif et historique: les films, même documentaires, comportant des scènes indécentes seront proscrits.Au fond de l'exposition, une salle de projection vidéo, prise d'assaut, ressasse en circuit fermé les images des émeutes de juin dernier : cadavres sanguinolents de manifestants du FIS tués par la police d'une balle dans le front ou, parfois, dans le dos.Cette onction du martyre apporte aux projets du FIS leur légitimité et leur grandeur tragique.Avant la sortie, un dernier panneau rappelle que « le pouvoir appartient à Dieu seul ».Et tant pis si ceux qui se désignent comme ses représentants sur Terre en profitent au passage! I Economie LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDRED110 JANVIER 1992 A9 Produits forestiers CP ferme son usine de Trois-Rivières 1500 travailleurs perdent leur emploi; un coup terrible pour la région RICHARD DUPAUL_ Après les fermetures chez Do-nohue et Cascades l'an dernier, l'industrie des pâtes et papiers du Québec a subi un autre choc, hier, en apprenant la fermeture de l'usine de Produits forestiers Canadien Pacifique, à Trois-Rivières.Cette décision, qui entre en vigueur à la fin de juin, touche 1500 travailleurs.«C'est une période cruelle pour l'industrie forestière», a déclaré M.Pierre Lachance de l'Association canadienne des producteurs de pâte et papier.L'organisme estime que l'industrie a encaissé des pertes de 1,5 milliard à 2 milliards en 1991, sans compter que les pertes d'emplois dépasseraient les 12000 travailleurs.De son côté, Produits forestiers Canadien Pacifique justifie sa décision de fermer l'usine de Trois-Rivières, qui fabrique du papier à usage spécial (encarts publicitaires), par «les conditions économiques difficiles» qui prévalent dans l'industrie, écrit-on dans un communiqué.Dalhousie À la suite d'une étude stratégi- ll MONTRÉAL 1903,47 (+39.16) (+2.10' TORONTO 3580,60 (+64,96) (+1.84%) NEW YORK 3209,53 (+5.59) (+0.17%) DOLLAR CANADIEN 87,03* (-0,50') PÉTROLE (N.-Y.) 17,85$ (-Ù.05*) OR (N.-Y.) 356,60$ (+6,00 *) que de ses activités, CP a aussi décidé de retirer deux machines à papier journal à son usine de Dalhousie, au Nouveau-Brunswick.Cela touchera environ 400 employés.«L'usine de Trois-Rivières est vieille de 70 ans.Les machines à papier sont trop petites pour être concurrentielles», a expliqué une porte-parole de la compagnie, Mme Emmanuelle Collin.Selon elle, les concurrents de CP ont des installations souvent deux fois plus rapides ou quatre fois plus productives que celles de Trois-Rivières.CP dit avoir investi «un montant substantiel» dans la modernisation de 1 usine au cours des dernières années.11 aura fallu y injecter d'autres sommes, «une solution qui n'aurait pas été viable», soutient Mme Collin.Le Syndicat canadien des travailleurs du papier, qui représente 800 employés, conteste cette assertion.«Au plus, ils ont mis une centaine de milliers de dollars.La moitié des machines à papier datent des années 30, et les autres des années 50», a déclaré un représentant syndical, M.Pierre Bellerive, qui croit que la décision de fermer l'usine a été prise il y a dix ans.Le plan de rationnalisation de Produits forestiers CP n'est pas sans conséquences pour les finances de la compagnie.Au total, la fermeture implique une perte ex- Les autobus faunes deviendront des « dourïnis bâchés » MIVILLE TREMBLAY Après une carrière honorable à ramasser les enfants à moitié endormis dans les rangs du Témiscamingue, à servir, sur les banquettes arrières, de théâtre pour les premiers french kiss au retour d'une excursion de ski, et à voyager des clubs de l'âge d'or vers le Cap-de-la-Madeleine, de vaillants autobus jaunes prennent la route pour l'Afrique.Dans cette deuxième carrière, ils deviendront des «dourinis bâchés», annonce Ibrahim Bib Baldé, vice-président de Barka, une entreprise de courtage guinéenne.Dourini est dérivé du mot dourou, qui en dialecte Bambara désigne la pièce de 25 francs CFA exigée pour monter dans les petits camions bâchés servant au transport en commun en Afrique de l'Ouest.Pour Jean-Guy Bernier, président des Autobus Thomas Inc., un grossiste spécialisé dans les véhicules scolaires neufs, l'Afrique est un marché inespéré pour écouler des autobus d'occasion.Mais comme pour bien des occasions d'affaires, il fallait y penser.Après 12 ans sur la route, la réglementation québécoise oblige la mise au rancart des grands jaunes.«Pourtant, certains de ces autobus peuvent rouler 25 ans», déclare-t-il avec l'assurance qui sied au bon vendeur.Est-il immoral de revendre ses vieux bazous aux Africains?Au Québec, l'âge de la retraite pour l'autobus destiné au transport scolaire est de douze ans.En Ontario, il est de seulement huit ans, mais au Tenessee et au Texas, il grimpe à 15 ans.Pour les mêmes autobus Thomas.Quelle est la vraie limite?retorque Bernier.Le chiffre qui compte en Afrique n'est pas l'âge, mais le prix.L'homme d'affaires de Drummondville peut vendre un autobus de huit à dix ans \u2014 mis-à-neuf \u2014 pour une PHOTO MICHEL GRAVEL.Lû Presse Assimi Sanago, Ibrahim Bib Baldé et Jean-Guy Bernier.somme variant entre 8000$ et 15 000$.Sorti d'usine, le véhicule se détaille 55 000$.«Des neufs, on n'en veut pas», affirme Assimi Sanago, un vendeur et un opérateur d'autobus et de matériel lourd de Ouagadougou, au Burkina Faso.«Ces autobus sont bâtis sur un chassis de camions.Avec leur structure, je sais qu'ils pourront rouler sur les pistes africaines.» Comme deuxième propriétaire, «je planche sur cinq ans», et le véhicule sera amorti en 24 mois.Après, je le revendrai à des petits opérateurs de l'extérieur de la capitale.«le ne serais pas surpris de voir ces véhicules sur la route dans 15 ans.Nos mécaniciens peuvent faire des miracles, et avec une main-d'oeuvre bon marché, l'entretien coûte beaucoup moins cher qu'au Canada», ajoute Sanago.En contrepartie, Autobus Thomas devra fournir pièces et service après-vente, une autre source de profits.C'est une bien curieuse affaire.Le fabricant est la société américaine Thomas Built Buses, de High Point, en Caroline du Nord, une compagnie qui possède une usine à Woodstock, en Ontario.Simple concessionnaire québécois des autobus Thomas, Bernier veut occuper le créneau que lui a identifié un Africain SUITE A LA PACE A 10 L'entreprise invoque les conditions économiques difficiles traordinaire de 375 millions (après impôt) qui sera imputée aux résultats de l'exercice 1991.Dans l'ensemble, Produits forestiers CP prévoit encaisser une perte de l'ordre de 575 millions pour l'ensemble de 1991, a déclaré Mme Collin.Le CP maintient qu'il y a toujours un espoir de sauver l'usine de Trois-Rivières.en autant qu'on puisse trouver un acheteur.Mais aucun ne s'est présenté jusqu'ici, admet la compagnie.Les employés ont été avisés de la décision, hier après-midi.CP s'engage à verser une indemnité de départ équivalent à 2 p.cent du salaire â vie.Les cadres et le personnel non syndiqué recevront aussi une compensation basée sur leur ancienneté.Pour M.Bellerive, la décision du CP «est un coup terrible pour la région».«On pensait à une diminution de personnel, mais jamais à une fermeture complète et irrovoca-ble», a déclaré le maire de Trois-Rivières, Me Guy Leblanc, encore sous le choc.Ce dernier, ainsi que des maires de la région, ont tenu une réunion extraordinaire hier pour étudier la situation.La région de Trois-Rivières n'est pas la seule touchée par la crise qui sévit dans l'industrie forestière.La région de Maiar.e ne s'est toujours pas remise de la fermeture de l'usine de Donohue.Cascades a aussi fermé l'an dernier des usines à Port-Cartier et à Jonquière.Autre Information en page A 15 Nouvelle baisse des taux hypothécaires MIVILLE TREMBLAY Trois grandes banques ont lancé hier une nouvelle ronde de baisse des taux hypothécaires sur l'ensemble des termes.Par ailleurs, le dollar canadien a perdu un demi cent pour terminer la séance à 87,03 cents US.Ce recul est attribuable à la remontée subite du dollar américain contre les devises européennes.C'est essentiellement un phénomène technique lié aux positions des cambistes sur le marché des changes a expliqué l'un d'eux, M.André Charbonneau, directeur du marché des capitaux et de la trésorerie de la Banque Royale.Enfin, la Banque du Canada a orchestré, hier, une petite baisse de 0,13 p.cent de son taux d'escompte, qu'elle a fixé à 7,33 p.cent.La Banque de Montréal, la Royale et la CIBC ont abaissé d'un quart de point pourcentage leurs taux pour les termes d'un an ( fermé ) jusqu'à trois ans, pour les établir respectivement à 8,25 p.cent, 8,75 p.cent et 9,25 p.cent.Le terme de quatre ans baisse de 0,4 p.cent pour s'établir à 9,5 p.cent et le terme de cinq ans recule de 0,15 p.cent pour atteindre 9,75 p.cent.Le terme de six mois ouvert baisse d'un demi point pour atteindre 9 p.cent et le terme de six mois fermé recule d'autant pour s'établir à 8,5 p.cent.Cette baisse généralisée des taux hypothécaires donne suite aux reculs observés ces dernières semaines dans le taux d'escompte et les taux obligataires, explique M.Richard Beaulieu, vice-président et trésorier de la Banque Laurentienne.«Le taux d'escompte ancre la première marche de l'escalier des taux hypothécaires.Quand il baisse, le reste de l'escalier a tendance à suivre», dit M.Beaulieu.La Laurentienne révisera ses taux aujourd'hui.Banque du Canada Interprétant les gestes de la Banque du Canada, M.Charbonneau «constate sa volonté d'empêcher une baisse trop rapide des taux.» Selon lui, les taux du marché monétaire baisseraient beau- % il 9 I 8 TAUX D'ESCOMPTE 9 janvier 7,33% A S 0 N D janvier 92 \t \t \ti \t Source: Banque du Canada infogn&ue La Prms* \u2022 coup plus rapidement si la banque centrale les laissait à eux-mème.Celle-ci a appliqué son frein par l'entremise du taux d'intérêt qu'elle réclame au jour le jour aux courtiers en valeurs mobilières.«La Banque du Canada veut montrer aux investisseurs étrangers que sa politique monétaire n'a pas changé», ajoute-t-il.# Selon M.Bernard Venne, vice-président trésorerie et placements de la Caisse centrale Desjardins, «la Banque du Canada pousuit avec discipline sa politique graduelle et modérée des taux d'intérêt.» Dans un proche avenir, les taux à court terme vont pousuivre leur baisse, soutient M.Venne.Les taux de cinq ans baisseront moins et les taux de 10 à 20 ans du marché obligataire vont demeurer stables, car il y a beaucoup d'émissions en perspectives.M.Beaulieu croit que le taux hypothécaire de cinq ans pourrait baisser jusqu'à un plancher de 9 p.cent au cours des prochains mois.M.Charbonneau estime que les conditions du marché international des capitaux favorisent de nouvelles baisses des taux à court terme.Construction: 1991, la pire année depuis dix ans dans la région de Montréal MAURICE JANNARD Le nombre total de mises en chantier dans la région de Montréal, en 1991, s'est élevé à 17882 logements, soit une baisse de 15 p.cent par rapport au niveau de l'année précédente.«Il s'agit du plus faible niveau de production depuis 1982, alors que 11497 logements avaient été construits», a fait savoir hier la Société centrale d'hypothèque et de logement (SCHL) en dévoilant les statistiques de construction pour la dernière année.«Un niveau normal de construction se situe autour de 25000 logements», ajoute l'agence fédérale.Un analyste principal à la SCHL, M.Jac-ques Pelletier, souligne que sans les programmes d'aide de Québec et des municipalités encourageant les jeunes ménages à acquérir une première maison la construction aurait ralenti davantage.«En plus, des conditions économiques difficiles et du faible niveau de confiance des ménages, les larges surplus de logements neufs et existants dans la région de Montréal ont grandement affligé le secteur de la construction en 1991 », explique M.Pelletier.Reprise en décembre En revanche, l'activité résidentielle a re- pris de la vigueur en fin d'année et la SCHL a indiqué que les mises en chantier ont connu une croissance de 24 p.cent en décembre 1991 par rapport au même mois de 1990.Les données préliminaires révèlent qu'il s'est construit 1785 logements dans la région métropolitaine en décembre dernier.En novembre, les mises en chantier étaient également à la hausse, mais encore là l'économiste de l'agence fédérale souligne qu'il s'agit d'un effet de la prolongation du programme québécois «Mon taux, mon toit».L'activité est différente selon les classes de propriété.«Grâce à la mise en marché d'unités accessibles aux premiers acheteurs, le condominium est le seul produit qui a enregistré une augmentation de la construction en 1991, soit de 33 p.cent», d'après l'agence fédérale.Si les mises en chantier de maisons uni-familiales ont augmenté de 11 p.cent en décembre, pour l'ensemble de l'année il y a une diminution de 6 p.cent.«Le repli a surtout touché les maisons détachées, lesquelles sont moins recherchées que les maisons jumelées et en rangées dans un marché dominé par les premiers acheteurs», affirme M.Pelletier.L'état du marché montréalais se compa- re assez bien avec ce qui se passe dans l'ensemble du Québec où 1991 a connu 37094 mises en chantier, ce qui représente une baisse de 10 p.cent comparativement à 1990.En 1990, le Québec avait enregistré une diminution de 4 p.cent sur l'année précédente.L'économiste régionale de la SCHL.Mme Kim-Anh Lam, a affirmé à La Presse que la construction résidentielle diminue dans la province depuis 1988.«La faiblesse de I économie limite la possibilité des acheteurs vers des logements plus modestes (maisons jumelées, en rangée et en copropriété) plutôt que vers la maison détachée», déclare la représentante de la SCHL.En termes bruts, le mois de décembre, par contre, enregistre une hausse de sept p.cent ( avec 3305 unités construites ) comparativement à la période correspondante de 1990.Slt une base annuelle (données dés-aisonnalisées), !c mois de décembre représente un niveau de 45000 logements construits pour le Québec, ce qui constitue une deuxième hausse mensuelle de suite.Mme Lam souligne que ces données s'appliquent pour les agglomérations ayant 10000 habitants et plus.Les chiffres totaux pour la province seront dévoilés plus tard durant le mois de janvier.Plusieurs régions ont contribué à l'augmentation du mois de décembre dont Hull avec une hausse dans la contruction de 22 p.cent, Trois-Rivières, 37 p.cent, et Sherbrooke, 4 p.cent.La région de la Vieille Capitale a connu une diminution de 10 p.cent et celle de Chicoutimi-lonquière.une baisse de 6 p.cent.Il faut souligner qu'en raison des programmes gouvernementaux, le Québec s'en tire mieux que l'ensemble canadien.La SCHL a fait savoir en effet que la construction de nouvelles unités de logement a régressé au Canada de 3,4 p.cent en décembre alors que le niveau annualisé de mises en chantier atteint 173000.Soulignons qu'en novembre il y avait une baisse également au Canada.La SCHL prévoit d'ailleurs que la construction résidentielle restera faible au premier trimestre de 1992 en dépit des baisses récentes dans les taux d'intérêt.L'économiste Gilles Proulx de la SCHL a mentionne que la construction reprendra seulement lorsque l'activité économique en général manifestera plus de vigueur.«Les taux d'intérêt auront une influence positive, a déclaré M.Proulx.mais la confiance des consommateurs demeure trop faible pour relancer les mises en chantier».Mises en chantier Nombre de mises en chantier (taux annuels désalsonnalisés) 173 000 mises en chantier en décembre 225 200 175 150 125 100 75 \\ 50 25 0 (En milliers) \"0 l déc.'90 n déc.'91 Source: SCHL (PC) A 10 LA PRESSE.MONTREAL.VENDRED110 JANVIER 1992 La station de ski de Morin Heights sous la protection de la loi des arrangements avec les créanciers pAUL DURIVAGE ¦ La station de ski de Morin Heights vient de se placer sous la protection de la loi des arrangements avec les créanciers (le C-36) à la suite du rappel de son prêt hypothécaire par la banque CiBC.Les propriétaires de la station gardent toutefois confiance de remettre leurs finances à flot à la faveur d'une saison de ski jusqu'à maintenant favorable.Mme Marilyn O'Connell.vice-présidente de Ski Morin Heights, explique que la station subit les contrecoups de la dernière récession qui a rendu fragile la situation financière de la station, ouverte en 1983.11 ne s'agit aucunement du résultat d'une mauvaise gestion, précise-t-elle.soulignant que la banque a maintenu les dirigeants du centre aux commandes plutôt que de faire appel aux services d'un syndic.«Cette année, ça roule bien même si la saison de ski est courte», commente la porte-parole, souriant à la bordée de neige qui tombait alors sur la région.La station de Morin Heights, qui a ouvert ses pistes le 9 novembre dernier, a reçu jusqu'à maintenant dix pour cent plus de visiteurs qu'à pareille date l'an dernier.Au cours de la saison 1990-91, quelque 220 000 adeptes s'y sont divertis.Différents plans de redressement sont présentement étudiés, sous le couvert du C-36.La venue d'un partenaire financier fait partie des options possibles, confirme Mme O'Connell.La majorité des actions de la station de ski des Laurentides appartient présentement au président, M.Martin BANQUE LAURENTIENNE DU CANADA ASSEMBLÉE ANNUELLE ET EXTRAORDINAIRE Avis est par les présentes donne que rassemblée annuelle et extraordinaire des ad'onnaires de la Banque Laurentienne du Canada (la -Banque-) se tiendra le vendredi 24 janvier 1992.a 11 heures, a !*hôtel Le Quatre Saisons, situe au 1050.rue Sherbrooke Ouest, a Montreal (Québec), aux fins suivantes 1 ) reception des états financiers consolides de la Banque pour l'exercice termine le 31 octobre 1991 et du rapport des vérificateurs y afferent; 2) examen et.s'il est iuge a propos, adoption dune resolution spéciale confirmant la modification du règlement IV de la Banque concernant le nombre d administrateurs de la Banque; 3) examen et.s'il est ;uge a propos, adoption d vrà resolution spéciale confirmant la modification du règlement XII de la Banque concernant le montant global de la remuneration des administrateurs de la Banque; 4i examen et.s'il est iuge a propos, adoption d'une resolution spéciale confirmant le règlement XIV de la Banque concernant le regime d'options d achat d actions ordinaires 5) election des administrateurs pour la prochaine année.6) nomination des venficateurs et fixation de leur remuneration, et 7) examen de toute autre question dont l'assemblée pourrait être régulièrement saisie Montreal (Quebec), le 2 décembre 1991 Par ordre du conseil d'administration.LOUIS BERNARD Secretaire CANADIAN UTILITIES LIMITED DEBENTURES 111/4%, série 1976 AVIS DE REMBOURSEMENT Al\\ PORTfcl'RS des debentures II'4%, scrie I976 (les \"debentures ly76») Je Canadian Utilities Limited échéant le 15 février 1996 et ennses aux termes d'un acte de fiducie (F«acte de fiducie principal») date du 1er mars 1972 et d'actes de fiducie qui lui sont supplémentaires.> compris un acte de fiducie supplémentaire (le «quatrième acte de fiducie supplémentaire») date du 10 février 1976 concernant spécifiquement l'émission des debentures 1976.chacun des actes ayant été conclu par Canadian Utilities Limited et la-Compagnie Trust National.Limitée (maintenant désignée la Compagnie Trust National) a titre de fiduciaire (l'acte de fiducie principal et les actes de fiducie qui lui sont supplémentaires, y compris le quatrième acte de fiducie supplémentaire, étant ci-après collectivement appelés l'«actede fiducie»).WIS EST PAR LES PRÉSENTES DOW'F.qu'aux termes de l'acte de fiducie, toutes les debentures 1976 seront remboursées le 17 février 1992.a 101.30% de leur montant en capital, plus l'intérêt couru et impaye sur ledit montant jusqu'au t?février 1992, a toute succursale au Canada de la Banque Royale du Canada, sur presentation et remise pour paiement de ces debentures avec tous les coupons non échus, le cas échéant, s'y rapportant.Les debentures 1976 remises pour paiement (autres que les debentures entièrement immatriculées) doivent avoir tous les coupons non échus (numérotes de \\X33 a AX40) attachés Advenant que tous ces coupons non échus ne soient pus ainsi attaches, le montant total des coupons non échus manquants sera déduit du montant en capital exigible pour paiement, le coupon numéro AX32, échéant le 15 février 1992, devrait être détache de la debenture avant sa presentation et encaisse de la manière usuelle Des debentures l*)76 d'un montant en capital de 2V 000000$ ont etc appelées au remboursement avant la date des présentes (v comprit 3000000$ le 15 février 1992) et le montant en capital de ces débentuies qui restent en circulation et qui n'ont pas ete appelées au remboursement avant la date des présentes est de 21 0O0(XX)$.I I Wis l M PAR LES PRÉSENTES M.\\l » NU M DONNÉ que l'intérêt sur les debentures 1^76 ne sera plus payable a partir du 17 février 1992 et que les coupons avec intérêt courant après le 17 lévrier 1992 sur les debentures 1976 seront nuls et sans ellel.\\),\\ 11 a I dmonton.en Alberta.au Canada.ce 6e jour de janvier 1992.prêtent aeit eit donne par < \\N\\I)I\\N I III Mil SI IMIII I) Éconoflashes La station de ski de Morin Heights est en difficultés financières.Les propriétaires gardent toutefois confiance de remettre leurs finances à flot à la faveur d'une saison de ski jusqu'à maintenant favorable.Van Ginhogen, le solde étant distribue parmi quelques associés.«Si la saison de ski est favorable, les factures des créanciers encourues avant le 23 décembre pourraient être entièrement honorées», souligne la vice-présidente notamment en charge des finances.Entre temps, les activités se déroulent normalement à la station de ski et les abonnés peuvent être assurés de jouir de leur passe jusqu'à la fin de la saison, assure-ton.La banque aurait d'ailleurs maintenu sa marge de crédit de façon à assurer le bon roulement des opérations.Selon Mme O'Connell, les chances sont d'ailleurs «très bonnes» que la station puisse prolonger ses activités au delà de la présente saison.«C'est une trop belle place et un centre trop jeune pour fermer, poursuit-elle.C'est d'ailleurs dans l'intérêt de la banque et de tous les autres créanciers que les activités se poursuivent s'ils veulent être pleinement remboursés».La station de ski alpin en difficultés financières offre 22 pistes sur 214 mètres de dénivelé, desservies par cinq remontées mécaniques.Le nouveau chalet, bâti au coût de 3 millions de dollars à l'été de 1988, a doublé la surface d'accueil pour les amateurs d'après-ski.lusqu'à 1000 personnes peuvent casser la croûte simultanément dans les quatre restaurants dont l'un, dans l'ancienne partie, sert de bar principal.Le prix de base cette année a été légèrement augmenté par rapport à l'an dernier, soit de 29 dollars taxes incluses, contre 27,50 avant la venue de la TPS.Par contre, différentes options sont disponibles, dont la possibilité d'acheter 12 billets d'une journée pour 212 dollars, ce qui revient à 17,50 dollars par jour.Canadien International et Air Canada: jusqu'à 75 p.cent d'escompte RICHARD DUPAUL ¦ L'industrie du voyage a accueilli favorablement hier la décision de Canadien International et d'Air Canada de lancer un programme de soldes pour l'hiver, qui inclut des escomptes allant jusqu'à 75 p.cent sur le billet d'avion pour les vols au Canada.Or, selon les experts, cela illustre aussi l'étendue de la crise qui sévit actuellement chez les transporteurs aériens écrasés par les pertes.«Compte tenu de l'ampleur des rabais, on voit que les transporteurs sont prêts à tout pour remplir les sièges vides», affirme M.Murray Anderson, un analyste de la firme Research Capital, qui craint une guerre à finir entre les deux principaux transporteurs canadiens.Air Canada a donné le coup d'envoi aux hostilités en proposant des réductions de 60 à 75 p.cent sur le plein tarif d'économi- Canadien CANADIAN UTILITIES LIMITED DEBENTURES 11 V2%, DEUXIEME SÉRIE 1974 AVIS DE REMBOURSEMENT \\i \\ PORTEURS des debentures ir deuxième série I974 (les «ulcben turcs deuxième série I974») de Canadian Utilities I imited échéant le !\" octobre l*W4 et émises aux termes d'un acte de fiducie (('«acte de fiducie principal») dale du 1er mars 1972 et d'actes de fiducie qui lui s»Mit supplémentaires.> compris un acte de fiducie supplémentaire (le «troisième acte de fiducie supplémentaire») date du 8 octobre 1974 concernant spécifiquement l'émission des debentures deuxième série 1974.chacun des actes avant etc conclu par Canadian Utilities Limited et la Compagnie I rust National, limitée (maintenant désignée la Compagnie Trust National) a titre de fiduciaire (l'acte de fiducie principal et les actes de fiducie qui lui sont supplémentaires.> compris le troisième acte de fiducie supplémentaire, étant ei-apres collectivement appelés r«acte de fiducie»).Wis ESI PAR LES PRÉSENTES DONNÉ, qu'aux termes de l'acte de fidu-cic, toutes les debentures deuxième série 1974 seront remboursées le 17 février 1992.à 100.45% de leur montant en capital, plus l'intérêt couru et impayé sur ledit montant jusqu'au 17 février 1992.a toute succursale au Canada de la Banque Royale du Canada, sur presentation et remise pour paiement de ces debentures avec tous les coupons non échus le cas échéant, s'y rapportant, les debentures deuxième série 1974 remises pour paiement (autres que les debentures entièrement immatriculées) doivent avoir tous leurs coupons non échus (numérotes de AX35 a AX40) attachés.Advenant que tous ces coupons non échus ne soient pas ainsi attaches, le montant total des coupons non échus manquants sera* déduit du montant en capital exigible pour paiement.Des debentures deuxième série 1974 d'un montant en capital de I t MX) (KM) S tint etc appelées au remboursement avant la date des présentes et le montant en capital de ces debentures restant en circulation à la date des présentes est de \\ 900 000 S.M Wis l si l»\\K I ES PRÉSENT] s ÉGAI I MEN1 DONNÉ que Tintent sur les debentures deuxième série 1974 ne sera plus payable a partir du 17 février 1992 ci que les COUpOns avec intérêt courant apres le 17 lévrier 1992 sur les debentures deuxième série 1974 seront nuls et sans et let.DATÉ a Edmonton, en Alberta.au ( anada ce (»\u2022 jour de janvier 1992./ e prêtent Mfh est donne par t \\N Mil \\N I I M | I Its I IMII ED que.Le programme est en vigueur depuis hier.Cependant certaines restrictions s'appliquent.Ainsi, les réservations doivent être faites avant le 31 janvier.En outre, le voyage devra être entrepris entre le 22 et le 26 avril au plus tard.Les voyageurs devront aussi prévoir un séjour comportant une dimanche alors que la durée ne doit pas dépasser trente jours.La compagnie donne quelques exemples de sa promotion: pour un vol Montréal-Toronto, le prix du billet est de 129 dollars; Montreal-Winnipeg, 298 dollars; et Montréal-Québec, 126 dollars.Canadien n'a pus été lente à réagir en décrétant, à son tour, des reductions de tarifs allant jus-, qu'à 75 p.cent sur la plupart de ses liaisons canadiennes.De même, certaines restrictions sont prévues quant à la durée du séjour et à la date du départ.À titre d'exemple.Canadien offre un tarif de 369 dollars pour un vol Montréal-Vancouver, ce qui se compare au prix régulier de 1478$.Pour sa part, M.Jean-Paul Bel-Ion, président des agences Cons- uitour-Club Voyages, croit que cette stratégie a des chances de «faire bouger le marché».Dans l'industrie, on estime que l'achalandage à bord des avions au Canada a chuté de 15 à 20 p.cent l'an dernier par rapport à 1990.Mme Lise Pérusse, gérante de Voyages 1001 Tours, une agence du centre-veille, a aussi accueilli favorablement l'annonce.Mais elle croit que les soldes, qui sont choses courantes à cette période de l'année, ont généralement un effet «mineur» sur la demande.«Le problème, c'est que le nombre de sièges offerts à rabais est passablement limité», dit-elle.Les analystes craignent que la tactique n'ajoute aux problèmes des transporteurs plus qu'elle n'en règle.M.Fred Schilling, de la firme Nesbitt Thomson Deacon, explique que les soldes de sièges touchent «une petite partie du marché» alors que le gros morceau, la clientèle d'affaires, ne peut se prévaloir du programme compte tenu des restrictions.Les deux transporteurs font face à des pertes énormes pour 1991.PWA Corp, la société-mère de Canadien, a déclaré une perte de 93 millions pour les trois premiers trimestres de 1991.Pendant ce temps.Air Canada a perdu 12b millions et on prévoit que ce montant sera plus élevé une fois que tous les chiffres seront compilés pour 1991.Plusieurs observateurs croient en outre que la crise actuelle forcera les transporteurs canadiens à multiplier les efforts pour décrocher des nouveaux partenaires internationaux, notamment aux États-Unis.Les rumeurs vont bon train, depuis quelque temps, au sujet d'un mariage prochain entre American Airlines et Canadien.Air Canada, pour sa part, a déjà confirmé la tenue de discussions avec US Air.Les autobus jaunes deviendront des « dourinis bâchés » SUITE DE LA PACE A 9_ expatrié au Québec, Paulin Kibalabala N'sele.Dans le marche africain des autobus d'occasion, les Européens dominent mais ils n'ont rien à offrir entre le minibus et le grand car luxueux.«l'ai signe une commande Bull courtisé Rcutcr PARIS ¦ Les deux grands constructeurs informatiques américains IBM et Hewlett-Packard (HP) sont en compétition pour conclure un accord de partenariat avec le groupe informatique français à capitaux publics Bull, a déclaré un responsable du gouvernement.Une décision pourrait être prise au début de la semaine prochaine, apprend-on par ailleurs de sources proches du secteur informatique.Le plan proposé par IBM semble avoir obtenu les suffrages d'un certain nombre de dirigeants de Bull, a-t-on appris de sources syndicales chez Bull.pour quatre autobus qui sont en quelque sorte des échantillons.Ce n'est qu'un début.Il n'y a aucun transport urbain à Conakri», déclare Baldé.Les négociations entre Africains et Québécois prennent beaucoup de temps, lorsqu'on les compare aux habitudes nord-américaines, car les Africains ne s'engagent qu'avec les gens qu'ils connaissent bien.Bien que frustrant pour les Québécois, cela s'avère très sage, car lorsqu'un océan sépare les partenaires, la confiance en l'autre est plus utile que les avocasscrics et les petits caractères du contrat.Pour gagner cette confiance, il faut apprendre le language de l'autre et accepter les risques de l'exotisme, lurant comme ses nouveaux partenaires québécois, Sanago déclare: «Sacrement, j'ai eu peur de perdre mes oreilles, tellement il fait froid!» La production sidérurgique en hausse ¦ La production d'acier au Canada s'est élevée à 203927 tonnes durant la semaine terminée le 4 janvier, une hausse de 3,8 p.cent sur les 196391 tonnes enregistrées la semaine précédente.La production d'acier avait été de 205446 tonnes Tannée passée à la même époque, soit 0,7 p.cent de plus, précise Statistique Canada.CBRS suspend une cotation de GUARDIAN TRUSTCO ¦ Ajoutant qu'elle réviserait sa décision si la Banque Laurentienne reprend la principale filiale de cette compagnie de fiducie, comme il en est question, la firme de notation financière montréalaise Canadian Bond Rating Service a interrompu sa cotation des debentures de Guardian Trustco Inc.parce que Guardian a suspendu le paiement des intérêts dus le 29 décembre sur ses debentures de catégorie 88-2.Considérant comme «hautement improbable» le remboursement intégral du principal des emprunts, CBRS a ajouté qu'elle maintenait une suspension analogue de cotation sur les actions privilégiées de Guardian.L'agence d'évaluation financière souligne par ailleurs que sa décision n'affecte pas les titres d'emprunt de Guardian Trust Co., la principale filiale de Guardian Trustco, dont elle rappelle que les pourparlers d'acquisition par la Banque Laurentienne approchent de leur conclusion.ELECTRIC FURNACE est devenue LINDE CANADA H La société Union Carbide du Canada Ltée annonce avec sa filiale Electric Furnace Products Ltd de Toronto une fusion qui a pris Linde Canada Inc.comme raison sociale.Conformément à un projet dévoilé le mois dernier pour la redistribution des activités de gaz industriels d'Union Carbide Corp., Linde poursuivra l'exploitation du secteur canadien des gaz industriels et cédera les activités canadiennes de produits chimiques et plastiques à une nouvelle filiale d'Union Carbide appelée Union Carbide Chemicals & Plastics Canada Inc.La cession par Linde des activités de produits chimiques et plastiques à la nouvelle filiale doit s'opérer vers la fin du mois après l'obtention des autorisations nécessaires.RADIOMUTUEL rachètera de ses actions ¦ Considérant ses titres en Bourse comme sous-êvalués à leur cours actuel, la société Ra-diomutuel Inc.de Montréal, qui exploite un ensemble de stations radiophoniques et détient la moitié de la chaîne de TV Musique-Plus, fait savoir qu'elle y investira une partie de ses liquidités en rachetant au fil des douze prochains mois jusqu'à 175 850 de ses propres actions subalternes de catégorie A sur le parquet de Montréal, cette quantité représentant 5 p.cent des titres de ce type en circulation.Un porte-parole a déclaré que le présent prix des actions de Radiomutuel est au-dessous de leur valeur comptable et rappelé que le rachat projeté augmenterait l'avoir proportionnel des actionnaires fidèles en réduisant le nombre des ayant-droit aux bénéfices de la Compagnie.Radiomutuel a procédé de la même manière au rachat de 13000 des mêmes actions A durant l'année dernière.BOŒSE DE MONTRÉAL La BOURSE DE MONTRÉAL n'imitera pas Toronto ¦ Mardi dernier, le Toronto Stock Exchange a voté en faveur d'abolir le présent système des «traders» à compter du 1er janvier 1993, ce qui mettrait fin à une tradition vieille de 140 ans.La décision historique doit être entérinée par le conseil des gouverneurs du TSE le 13 février et par la Commission des valeurs mobilières de l'Ontario.Un porte-parole de la Bourse de Montréal a expliqué qu'il est techniquement possible de retirer les négociateurs d'actions et les spécialistes du parquet montréalais.Mais l'organisme croit que leur présence améliore l'efficacité du marché, a-t-il souligné.En se basant sur l'expérience des autres bourses qui ont choisi d'automatiser complètement les transactions, la Bourse de Montréal croit que l'écart entre le prix offert («bid») et le prix demandé («ask») risquerait d'augmenter en éliminant toute présence humaine sur le parquet.Dividende à la FIDUCIE DESJARDINS ¦ Lors de son assemblée du 28 novembre 1991, le Conseil d'administration de Fiducie Desjardins inc.autorisait le paiement d'un dividende trimestriel aux détenteurs d'actions privilégiées inscrits dans les livres de la société le 31 décembre 1991.Ce dividende, payable le 15 janvier 1992, est de 0,53125 $ par action et représente un déboursé total de 537 500 $.AA £ McDonald's MCDONALD'S étend l'essai des tacos et burritos ¦ Tout en niant l'intention ferme de porter ces articles de cuisine sud-américaine au menu de sa chainc de restaurants rapides, la compagnie McDonald's Corporation annonce de son siège social à Southficld, dans le Michigan, qu'elle étendra à ses 180 succursales de la région de Détroit une vente expérimentale de tacos et de burritos burritos que le public n'avait jusqu'à présent trouvés que dans certains établissements McDonald's de Floride.Les prix prescrits par l'entreprise sont respectivement de 59 cents US pour les tacos et de 79 cents US pour les burritos au boeuf.MOODY'S accorde la cote A1 à Montréal ¦ L'agence Moody's Investors Service a accordé la cote Al aux 125 millions de francs suisses d'euro-obligations de 7,25 p.cent venant à échéance le 21 janvier 2002 émises par la ville de Montréal.Cette cote entre en vigueur aujourd'hui.L'émission, qui représente une par-tic des emprunts de capitaux prévus par la ville pour l'année est offerte par le biais de négocia- tions jusqu'à aujourd'hui et sera reconvertie en dollars canadiens.La dette brute de la ville s'élève à environ 1,9 milliard de dollars canadien.Cette cote résulte de la position favorable de la ville en matière d'endettement, du fait qu'elle dispose de la souplesse financière suffisante pour contrôler les besoins en matière de services locaux et de sa croissance économique continue en 1990, qui a contribué à l'élargissement de l'assiette fiscale.FOREX se rachète FOREX ¦ Le Groupe Forex annonce son intention d'acquérir, dans le cadre d'une offre publique de rachat dans le cours normal des activités de la Bourse un maximum de 368000 actions ordinaires en circulation, soit environ 5 p.cent des actions de la compagnie.L'offre débute le 15 janvier et se termine à la fin de l'année 1992.Forex pourra mettre fin à son offre dès qu'elle aura racheté le nombre d'actions permis ou à compter du moment où elle ne voudra plus faire d'autres acquisitions.La direction de Forex estime que le cours actuel du titre ne reflète pas la valeur de ses actions ordinaires.Rejet aux É.-U.d'un produit admis au Canada ¦ Distribue au Canada sous le nom de MMT depuis 1977, un additif de carburant d'automobiles produit à Toronto par la compagnie Ethyl Corporation s'est vu refuser l'autorisation de distribution aux États-Unis par l'Agence fédérale de l'environnement de ce pays.«Nous pensons que la décision de l'EPA résulte d'allégations de fabricants de voitures basées sur des recherches limitées et dont les résultats contrarient ce qu'on sait du rendement des convertisseurs catalytiques», a déclaré en Ontario un porte-parole d'Ethyl Corp.en affirmant gue le MMT, qui devait être distribué aux É.-U.sous le nom de 11 il ce 3000, contribue à réduira la pollution en améliorant le rendement de l'essence, dont les moteurs font une moindre consommation.Ethyl Corp, selon gui les automobilistes canadiens ont déjà parcouru quelque 640 milliards de kilomètres en mélangeant l'additif au carburant de leurs véhicules, étudie îss arguments de l'EPA pour décider des mesures à prendre en vue d'obtenir une révision du dossier.Croupe MONDO mettra 3,5 millions dans DOMCO ¦ Spécialisées dans la fabrication de recouvrements de planchers en vynile, les Industries Domco Ltée de Saint-Léonard font savoir que le Groupe Mondo va faire un placement de 3,5 millions par voie souscription pour des actions ordinaires de Domco au prix unitaire de 10$, la transaction devant s'effectuer avant le 7 février.DOMCO LA PRESSE, MONTREAL, VENDRED110 JANVIER 1992 A 11 Trust Général des provisions pour pertes LAURIHR CLOUTIB* ¦ Le Trust Général envisage d'augmenter très prochainement ses provisions pour pertes éventuelles et son capital.C'est ce qu'a reconnu en interview hier |ean-Dcnis Vincent, président du conseil et chef de la direction, ajoutant ou'il n'en est qu'à «des conversations préliminaires)» en ce qui concerne une nouvelle émission d'uctions ou un financement par les principaux actionnaires.Hier, le titre a encore gagné cinq cents à la Bourse de Montréal, à trois dollars, dans un marché généralement a la hausse, après avoir pris 40 cents, la veille, à 2,95.«Notre action évolue en dent de scie.Il faut dire que le public investisseur ne peut transiger qu'environ 10 p.cent de notre capitalisation.L'Industrielle-Alliance détient 64,5 p.cent du Trust Général, Standard Life environ 7,5 p.cent, la Caisse de dépôt et placement du Québec 6,5 p.cent et le Fonds de retraite des employés de la STCUM, 4,5 p.cent».Ménage Au cours des derniers mois, le Trust Général n effectué «un ménage (en particulier du côté du service des prêts hypothécaires) et on y travaille encore», lance un M.Vincent bien réaliste.«|e dois me montrer prudent.On ne dévoilera nos résultats de fin d'exercice qu'en février.Il n'y a pas de doute que l'immobilier nous fait mal », comme à un grand nombre de préteurs actifs dans l'immobilier.Le Canadian Bond Rating dévoilait récemment que six p.cent du portefeuille immobilier du Trust Général est improductif, les clients n'ayant pas fait leurs versements mensuels depuis 90 jours, rappelle Louis Duclos, vice-président de L'Industriclle-Alliance.Les préteurs immobiliers de l'Ontario souffrent toutefois davantage, et aux Etats-Unis, c'est souvent encore pire, vu la sévérité de la récession dans ce secteur.Le Trust Général profite de la solidité financière et des surplus accumulés par L'Industrielle-Alliance.«Il faudra prévoir des provisions pour éponger nos pertes éventuelles dans notre portefeuille», reconnaît volontiers le président du conseil du TG.«Lors d'une émission, il faudrait procéder par droits de souscription.Ces deux dossiers sont à finaliser car nous nous trouvons entre deux exercices financiers.Il faut envisager tous les scénarios.« le n'annoncerai pas des résultats mirobolants», conclut M.Vincent.Pêches au large de Terre-Neuve : le Canada semonce la CE îgf IMSTITUT DE LA GESTION FINANCIÈRE Déjeuner-causerie «te virage économique de le métropole» Mercredi 15 Janvier 1992, à rmdt Mme Nycol Pagoau-Goyettc Présidente du conseil de la Chambre de commerce du Montréal Métropolitain.Ueu: Holiday Inn Crowne Plaza 428, rue Sherbrooke ouest Prix: 30 $ membre 35 $ non-membre 220 $ table de 8 personnes Réservation*: (514) 873-8660 ou sur place l'rvssc Canadienne LONDRkS ¦ Le Canada pourrait être obligé de prendre unilatéralement certaines mesures si la Communauté européenne ne réduit pas le volume de ses pèches au large de Terre-Neuve, a déclaré hier le ministre des Pèches lohn Crosbie.En visite ô Londres, M.Crosbie a ajouté qu'il y aura recours à de telles mesures unilatérales, comme une extension de la zone territoriale du Canada actuellement à 200 milles des côtes, uniquement quand tous les autres moyens au-ron été épuisés.Car le Canada pourrait bien perdre patience si la CE ne diminue pas ses quotas de pêches dans les eaux immédiatement à l'extérieur de la zone territoriale de 200 milles.«Nous devrons vérifier quelles mesures unilatérales peut prendre un pays constatant que l'existence de ses citoyens habitant les régions côtières est en péril», a dit le ministre au cours d'une conférence de presse.«)e ne menace pas détendre notre juridiction, je dis seulement que ce sera une possibilité, quand toutes les autres démarches auront échoué».Le Canada a averti que la sur- \u2014?\u2022 * Hier matin, John Crosbie a visité le marché de poissons Billingsgate dans East London et en a profité pour goûter aux huîtres britanniques.PMOTOCP pèche pratiquée par la CE, particulièrement par l'Espagne et le Portugal, diminue les réserves et menace les réserves de morue de l'Atlantique nord \u2014 principal produit des pèches sur la côte est.M.Crosbie a rappelé que déjà la province de Terre-Neuve avait demandé une extension de la juridiction canadienne s'il n'y avait aucun progrés cette année dans les discussions sur la surpèche.Et les Canadiens de l'Atlantique sentent faiblir leur patience au fur et a mesure que leurs pèches diminuent et que les usines de transformation ferment leurs portes, a rappelé M.Crosbie, en ajoutant que l'industrie des pè- ches avait perdu 3000 emplois au cours des trois dernières années.«On peut dorénavant s'attendre à ce qu'ils soient pousses à bout et à ce qu'on pose des geste* insensés \u2014 c'est toujours une possibilité», a-t-il dit.Hier, M.Crosbie a rencontré M.David Curry, haut fonctionnaire britannique chargé des pèches.M.Curry s'est montré sympathique et conscient des inquietudes du Canada, a indiqué le ministre canadien.Toutefois, M.Crosbie a été incapable de dire si la Grande-Bretagne s'opposera aux autres pays de la CE et luttera en faveur d'une réduction des quotas de pèche.Le mois dernier, la CE a effectué une toute petite réduction du quota total de ses pèches pour Tannée \u2014 environ 54000 tonnes.Quelque 150 chalutiers des pays de la CE ont péché au large de la zone de 200 milles l'an dernier; de ce nombre 138 appartenaient à l'Espagne et au Portugal.De plus, un bon nombre de chalutiers portant le pavillon panaméen sont en fait la propriété d'Espagnols oirde Portugais, a dit le ministre.En 1992, le Canada exercera des pressions diplomatiques sur la CE afin que ses membres accep- tent une diminution des quotas de pèche de l'Organisation de* pèches de l'Atlantique du nord-ouest.Cette dernière organisation regroupe les pays se livrant à la pèche en haute mer, dont le Canada et les 12 pays de la CE.Le Canada soulèvera particulièrement la Question à une conférence des Nations-Uunies sur l'environnement, qui se tiendra au Brésil, au mois de juin, en plus de lancer une campagne d'information auprès des médias d'Europe.Le bon sens M.Crosbie a souhaité la tenue d'une session spéciale de l'Organisation des pèches de l'Atlantique du nord-ouest pour discuter du problème.Il a aussi dit que l'on devrait élargir la Loi de la mer de manière à ce qu'elle protège les réserves de poissons juste à l'extérieur de la limite de la zone de 200 milles.La forte population de phoques dans les eaux de l'Atlantique contribue également à la diminution des réserves de poissons, a dit M.Crosbie.«Le simple bon sens nous dit que les phoques doivent manger quelque chose pour vivre, ils ne mangent tout simplement pas leurs gonades», a-t-il remarqué dans un sourire amère.Journée record à New York Sclori PC et AFP ¦ La Bourse de New York a clôturé hier sur son neuvième record en trois semaines, tandis que les Bourses canadiennes enregistraient de fortes poussées à la hausse.Selon les observateurs, les investisseurs américains ont réagi favorablement à une bonne nouvelle sur le front de l'inflation, qui encourage les spéculations sur une nouvelle baisse des taux directeurs de la Réserve fédérale.Leurs pairs canadiens auront pour leur part pu apprécier la baisse de 13 centièmes du taux d'escompte de la Banque du Canada, hier après-midi.L'indice Dow lones a clôturé à 3209,52 en hausse de 5,58 points (+0,17 p.cent).Quelque 291 millions d'actions ont été échangées.Le nombre des titres en hausse a dépassé celui des valeurs en baisse dans un rapport de près de cinq contre quatre.La progression des cours a été nettement plus marquée sur les places boursières canadienes.À la Bourse de Toronto, l'indice TSE 300 a fait un bond de 64,96 points à 3580,60 alors que 49 millions d'actions changeaient de mains, comparativement à 36,4 millions la veille.À la Bourse de Montréal, l'indice général a progressé de 39,16 points à 1903,47, au terme d'une journée animée où les titres bancaires ont particulièrement brilles.Notons par ailleurs que l'once d'or n continué sa progression, clôturant en hausse de 6,1 dollars à 356,60 dollars US.BANQUE NATIONALE DU CANADA DIVIDENDE AVIS est, par les présentes, donné que le dividende suivant sur les actions du capital social versé de la Banque a été déclaré pour le trimestre se terminant le 31 janvier 1992.Ce dividende sera payable à compter de la date indiquée ci-dessous: À compter du 15 février 1992 - aux actionnaires inscrits dans les registres de la Banque à la fermeture des bureaux le 10 janvier 1992: un dividende de 0,367123 S l'action sur les actions privilégiées de premier rang, série 11.Par ordre du conseil d'administration Sylvie Boivin Secrétaire de la Banque Montréal, le 19 décembre 1991 BANQUE ROYALE DU CANADA AVIS DE CONVOCATION A L'ASSEMBLÉE ANNUELLE DES DÉTENTEUHS D'ACTIONS ORDINAIRES AVIS EST PAR LES PRÉSENTES DONNÉ QUE l'assemblée annuelle des détenteurs d'actions ordinaires de la Banque Royale du Canada aura lieu dans Le Grand Salon de l'hôtel Le Reinollizabeth, au 900.boulevard RenéLévesque ouest, en la ville de Montréal, dans la province de Québec, le jeudi 23 janvier 1992 à 10 h 30, aux fins suivantes : (1) recevoir les états financiers de la Banque pour l'exercice terminé le 31 octobre 1991 et le rapport des vérificateurs s'y rapportant ; (2) élire les administrateurs ; (3) nommer les vérificateurs ; (4) fixer la rémunération des vérificateurs ; et (b) examiner toute autre question qui pourrait être régulièrement soumise a l'assemblée.Par ordre du conseil d'administration La vic+préfKtontû et seerûtsire.J.E.Lawson Montréal, le 3 décembre 1991 Assurance-auto: l'adolescent peut devoir payer une fortune LAURIER CLOUTIER ¦ L'adolescent qui vient d'obtenir son permis et entreprend de conduire votre voiture peut devoir payer une petite fortune en surprime d'assurance, ou rien du tout.Tout dépend dans quelle catégorie de tarifications il tombera, \u2014 une quinzaine au total\u2014 déclare Raymond Medza, directeur du Bureau d'assurance du Canada ( BAC), au Québec.Si votre fille a déjà atteint ses 30 ans et devient le second conducteur de votre voiture, l'assureur tic demanderait rien.Il s'agit toutefois d'un cas exceptionnel.La compagnie d'assurance pourrait ne rien exiger non plus d'une adolescente qui vient de décrocher son permis temporaire et ne conduira qu'avec sa mère.Si par contre votre adolescent de moins de 18 ans vous convainc de lui laisser une de vos autos à titre de conducteur principal, le courtier exigerait 2300 dollars de prime annuelle, et même plus.Une adolescente paiera moins cher d'assurance que son frère jumeau parce que les statistiques montrent qu'il représente un risque plus grand d'accident.À 25 ans toutefois, le conducteur verra ses primes amorcer une baisse relative.Le risque «La prime doit toujours refléter le risque», commente savamment l'expert Medza.Un véhicule utilisé tant pour les affaires que pour le plaisir motivera une prime plus élevée que celui qu'on utilise seulement pour quelques promenades et le marché.Si le nouvel assuré cache à son courtier la véritable utilisation de la voiture, il touchera une indemnité réduite lors de sa prochaine réclamation à son assureur pour un accident.«Une fausse déclara- tion amènera une indemnité basée sur la catégorie inférieure de prime versée.L'assureur pourrait décider de ne pas payer les dommages si l'assuré ayant fait une fausse déclaration n'était pas assurable, mais c'est très rare», a-joute Raymond Medza.Les catégories du Rapport sur la tarification en assurance automobile de l'Inspecteur général des Institutions financières, de mars 91, porte autant sur le véhicule de l'adolescente que sur celui de la compagnie utilisé par le parent mais conduit aussi par un mineur.Les primes varient beaucoup, même si on se «base sur le prix moyen et le coefficient par rapport à l'ensemble», qui n'est ni le meilleur, ni le pire des cas.Sur l'Ile de Montréal, la prime moyenne pour une couverture complète en 90, selon le Rapport de mars 91, s'élevait à 762 dollars.Ce coût incluait 265 dollars pour la responsabilité civile, 312$ pour l'assurance collision et 185 S pour les «dommages au véhicule sans collision ni verse* ment».Le jeune conducteur occasionnel de moins de 25 ans d'une voiture de tourisme de ses parents a fait face l'an dernier, sur l'Ile de Montréal, à des frais de 148 dollars pour sa responsabilité civile et de 225 $ pour l'assurance collision, soit une surprime de 373 $ à la facture moyenne de 762$ de son parent.Par contre, le célibataire de moins de 18 ans devait débourser six fois plus, soit 2293 dollars, l'an dernier pour devenir le principal conducteur d'une auto de taille moyenne.« Et ce n'est pas le pire des cas», reconnaît M.Medza.Un conducteur de 40 ans pourrait devoir payer davantage s'il accuse un très mauvais dossier d'accidents, conclut-il.r Banque Nationale et Central Guaranty : le Surintendant étudie toujours le dossier VALÉRIE BEAUREGARD D La transaction entre la Banque Nationale et le Trust Central Guaranty n'a toujours pas été entérinée.On attend l'autorisation du ministre des Finances à Ottawa qui lui entend s'inspirer des recommandations du Surintendant des institutions financières avant de se prononcer.Or, le Sur-intendant, M.Michael A.Mackenzie, étudie toujours le dossier.Le porte-parole de Central Guaranty à Toronto, M.Steve Mantle, explique que les conseils d'administration des deux entreprises ont approuvé comme prévu la transaction mais que le dossier semble bloqué à Ottawa.«Effectivement, ça prend du temps», dit-il.À la Banque Nationale, on trouve aussi que l'autorisation du Surintendant tarde à venir.Le président André Bérard avait d'abord cru que la transaction serait ratifiée à la mi-décembre.Ce ne serait pas la première fois qu'une transaction dans le milieu des institutions financières n'obtiendrait pas les autorisations réglementaires nécessaires.Aussi récemment que cette semaine, la SIAP (Société canadienne d'indemnisation pour les assurances de personnes, un organisme qui équivaut à une société d'assurance-dépôts des assureurs) bloquait l'entente de principe entre les Co- (pfend fin It 31 jamttr 19» jusqu'à Épuimmnt dtt stoekt) GRANDE LIQUIDATION INVENTAIRE DE JANVIER JUSQU'Ag#|0/ DE RABAIS su, toot nom %ff%9 10 STOCK DE PLANTES ARTIFICIELLES Valable dans tout not magaatoa y comprit notre SupetmegtaJn DIFFENBACHU GÉANT 'S «NATUREL» 6 pi Prix cour.169,99$ SOLDE ioo^BÎ)99* nr RâRIK; ' WW ARRANGEMENT TROPICAL MJXÎI3 pi Pro cour.69.991 SOLDE 34\u2014 50% SUR DES ARRANGEMENTS FLORAUX SÉLECTIONNÉS KRftlâJS SUR DES ARBRES StLECTK>NNES.MC*TT$ SUR CAPÇVSU Ht TATKHB06 nCUS.ETC 40% SUR TOUS liS MUttBerTSDEYEJOK 411 rO SUR TOUS LES PANIERS ET LES ARTICLES EN LAITON uciidco n-mn'coTiinc Lun.aumer.: 10hà17h Jeu: 10ha21h Ven: 10hè21 h HtUHtb U OUVERTURE: Sam 10hà18h Dtm;10hA17h.LAVAL MONTREAL 3303, Griffith Présagea 735-2365 3946, autoroute Laval \u2022 Pttttt de l'autoroute coe noo7 des Laurent**» DOD-UO£f BROSSARD[ 85531 7515.Taschereau c&Sl#poot 676-1476 opérants et l'Industrielle-Alliance forçant ainsi la liquidation de la mutuelle d'assurances Les Coopérants.Mme Lise Laramée, une agente d'information au bureau de M.Mackenzie, ne peut dire combien de temps le Surintendant prendra avant de rendre sa décision publique.«Il n'y a aucune limite, dit-elle.Il veut simplement s'assurer que tout est clair et que la transaction est solide tant pour la Banque Nationale que pour Central Guaranty.» C'est au début du mois de décembre que la Banque Nationale annonçait qu'elle venait de faire l'acquisition de certains éléments d'actif de Central Guaranty.Par cette entente, la Banque Nationale se porte acquéreur du réseau de détail de la fiducie au Quebec et dans les provinces de l'Atlantique, soit 48 succursales.La transaction n'inclut pas les activités fiduciaires du Central Guaranty.Avis de nomination CN Jack McBain M.John Guppy.premier vice-président Marketing au Canadien National est heureux d'annoncer la nomination de Jack McBain au poste de vice-président adjoint, Minerai*, minéraux et métaux M.McBain, auparavant directeur du District de l'Alberta, a occupé plusieurs postes de cadre supérieur au CN.Ses bureaux seront situés à Toronto.Avis de dividende TELEGLOBE Avis est par les présentes donné qu'un dividende de 0.50 $ (taux annuel de 8 %) par action sur les actions privilégiées de deuxième série en circulation de la Société a été déclaré payable le 31 janvier 1992 aux actionnaires inscrits à la fermeture des bureaux le 14 janvier 1992.Fait le 7 janvier 1992 _ Le secrétaire.Morrie J.Glick Sinon, (ompotoz.u Monticnl, le 251 868u ou.sûns liais le I 800 $63-8688.CWB/tfu/Ù, \"' \"' BANQUE NATIONALE DU CANADA AVIS DE CONVOCATION À L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE DES PORTEURS D'ACTIONS ORDINAIRES L'assemblée générale annuelle des porteurs d'actions ordinaires de la Banque Nationale du Canada se tiendra le jeudi 30 janvier 1992, à 9 h 30, à l'hôtel Le Reine Elizabeth, situé au 900, boul.Koné-Lcvesquc Ouest, Montréal (Canada), aux fins suivantes: a) réception des états financiers consolidés pour l'exercice terminé le 31 octobre 1991 et du rapport des vérificateurs s'y rapportant; b) élection des administrateurs c) nomination des vérificateurs; d) fixation de la rémunération des vérificateurs; et e) examen de toute autre question dont rassemblée pourrait être régulièrement saisie.Par ordre du convil d'administration.Le secrétaire, Sylvie Boivin Montréal, le 28 novembre 1991 LM KKtWC, MUNIKtML, VtMUKtUI IU JttNVItK IJJZ Lex-Allemagne de l'Ouest enregistre son plus fort taux d'inflation depuis 1982 Alterne I rnnee Presse IIONN ¦ Lex-Allemagne de l'Ouest a enregistré en 199I son plus fort taux d'inflation depuis 1982, avec une hausse de 3.5 p.cent en moyenne, scion des chiffres publiés hier par l'Office fédéral des statistiques de VViesbadcn, qui ne publie pas encore de chiffre pour l'Allemagne unie.Avec cette forte hausse, l'Allemagne est tombée de son piédestal de pays le plus exemplaire sur le plan de la lutte contre l'inflation de la CEE.Les prix augmentent en effet actuellement plus vite en Allemagne qu'en France, en Belgique, au Luxembourg, au Danemark et en Irlande.Hausse des prix En 1990, les prix a la consommation n'avaient augmenté en Allemagne de l'Ouest que de 2.7 p.cent (2.8 p.cent en 1989), en dépit de l'union économique et monétaire avec l'ex-RDA qui était entrée en vigueur le 1er juillet, quatre mois avant l'union politique des deux Allemagnes.La dernière fois que l'inflation avait dépassé les 3,5 p.cent en Al- lemagne de l'Ouest remonte à 1982, année durant laquelle elle avait fait un bond de 5,3 p.cent .avant de redescendre à 3,3 p.cent en 1983.La première année de l'Allemagne unie s'est par conséquent achevée sur une nette poussée de l'inflation, comme le prévoyaient la plupart des instituts de recherche économique et même le gouvernement.En 1992.l'inflation devrait continuer à tourner en moyenne autour de quatre pour cent, selon le rapport annuel du Conseil des cinq Sages, des experts économiques reconnus, remis chaque année au gouvernement.En décembre 1991, l'inflation a atteint en rythme annuel (par rapport à décembre 1990) 4,2 p.cent, confortant ainsi sa position au-dessus de la barre de quatre pour cent dépassée en juillet dernier.Pour M.Helmut Schlesinger, président de la Bundesbank (banque centrale), ce chiffre de quatre ppur cent est «inacceptable» et doit être ramené à deux pour cent.Une telle réduction est «essentielle», a-t-il déclaré récemment lors d'un congres bancaire à Francfort.M.Schlesinger a encore indiqué que cet objectif ne sera pas atteint cette année, où l'inflation devrait rester proche de quatre pour cent selon lui.Hausses de salaires L'an dernier, l'inflation a été favorisée par des hausses de salaires de sept pour cent en moyenne obtenues par les syndicats, qui voulaient ainsi compenser la perte de pouvoir d'achat entraînée par une hausse des impôts destinée a financer l'énorme coût de la réunification allemande.Pour cette année, les syndicats ont reclamé des hausses de dix pour cent en moyenne, ce qui a soulevé un tollé général, tant du côte du patronat que de celui du gouvernement et de la Bundesbank.La banque centrale a réagi en décembre dernier, en relevant les taux d'intérêt directeurs allemands le 19 décembre dernier a leur plus haut niveau depuis la guerre.De son cote, le ministre allemand de l'Économie luergen Moellemann, qui multiplie les déclarations hostiles aux revendications des syndicats, a affirmé dans une interview publiée hier par un quotidien régional que la solidité du deutschemark était en danger si la spirale inflationniste actuelle prix-salaires n'est pas enrayée.M.Moellemann a déjà déclenché la semaine dernière une polémique en proposant de limiter des maintenant à moins de cinq pour cent l'augmentation de salaires des fonctionnaires pour cette année afin de donner un signal aux partenaires sociaux.«Nous sommes maintenant a un rythme de hausse des prix ( sur 12 mois) qui tend vers4,5 p.cent, cela ne va pas changer durant tout le premier trimestre», a affirmé le ministre.M.Moellemann a encore évoqué les difficultés des investisseurs confrontés à un loyer de l'argent plus cher depuis le relèvement des taux directeurs de la Bundesbank.«C'est un problème pour eux», particulièrement en Allemagne de l'Est, «s'ils doivent payer encore plus pour emprunter de l'argent», a affirmé M.Moellemann, selon qui «on pourra verser ensuite toutes les aides possibles, les investisseurs ne viendront plus».C'est le manque d'investissements qui a entraîné la fermeture des Produits forestiers CP, dit le syndicat Prose Canadienne IROIS RIVIÈRES ¦ C'est le manque d'investissements majeurs depuis une dizaine d'années qui entraînera la ferme-turc de l'usine des Produits forestiers Canadien Pacifique, a soutenu, hier, Pierre Bellerive, repré- sentant national du Syndicat canadiens des travailleurs du papier (SCTP).Si l'état pitoyable de l'industrie des pâtes et papiers et de l'économie en général est un facteur important, c'est la vétusté des équipements oui a eu raison de l'usine de Trois-Rivières, a affirmé M.Bellerive, en notant que quatre des huit machines à papiers datent des années 30.«C'est une surprise et une grosse déception.On ne s'attendait pas à ce que l'usine ferme au complet, quelques machines tout au plus», a mentionné M.Bellerive, qui ajoute que les employés avaient fait des concessions depuis 10 ans en retour d'investissements, qui n'ont jamais été faits par les propriétaires de l'entreprise.Avant les Fêtes, le syndicat avait d'ailleurs demandé à l'entreprise de déposer un plan de relance.«On nous a dit d'attendre, avec les résultats qu'on connaît, le pense que la décision des dirigeants était prise depuis un bon bout de temps», a donné à entendre M.Bellerive. A 16 LA PRESSE.MONTRÉAL.VENDRED110 JANVIER 1992 L'accord américano-nippon suscite moins d'enthousiasme chez CM, Ford et Chrysler emplois s s a s SI S! Si s.s s s s s s ! ST T T T T T T T T T T T T T T T T T T T.Ti T T T T Agence France-Presse T' T.T T T.T T T T T T Ti V T» Ti Ti Ti Tr Tf Tf Ti Tf Tf Ti T» T» I Ui Ul UJ U! Uî Ui U! Ul U! US Uf uv Ur IX Ur Ur Ut o> Ur ur Uf u» us Ul Uf Ur U* Uf Uf.\u2022J- U\" u» Un ue us Uti VI VI VI Vl Vi Vl ve V| V| V| Vr! Vil vo Wl m m m Al m .St As .'\u2022( Al m Ht .4 M At TOKYO ¦ Les Etats-Unis et le lapon ont annoncé hier à Tokyo un accord sur une série de mesures qui ouvrent plus grand les marchés japonais aux produits américains et que le président George Bush a qualifié d'étape importante, mais «intérimaire».M.Bush, qui avait donné à sa visite au lapon le but politique de créer des emplois aux Etats-Unis en développant les exportations américaines, a affirmé avoir réussi dans son entreprise en faisant comprendre aux laponais l'importance d'un commerce libre.«Le message a été reçu», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à l'issue de deux jours d'entretiens sur le contentieux, commercial bilatéral avec le premier ministre japonais Kiichi Miyaza-wa.« Je pense que nous avons créé des emplois», lors de cette visite a assuré M.Bush, qui a annoncé une douzaine d'«arrangements» américano-nippons pour l'accroissement des exportations américaines au lapon.Dans un «programme d'action » conjoint publié à l'issue des entretiens, le lapon s'est engagé à acheter pour 19 milliards de dollars de pièces détachées américaines pour automobiles lors de l'année fiscale 1994, soit plus du double d'aujourd'hui.Les grands constructeurs japonais ont aussi L'Europe s'inquiète Agence France-Presse TOKYO a Les accords conclus jeudi à Tokyo entre les Etats-Unis et le Japon privilégient une approche dirigiste du commerce entre les deux super-puissances économiques se réclamant pourtant du libéralisme.Une orientation susceptible de nuire aux pays tiers, craignent notamment les Européens.Pour ouvrir davantage le marché nippon, le président américain George Bush a arraché au Japon de^ concessions.Pour rééquilibrer une balance commerciale déficitaire, il a eu recours à la voie administrative et non au marché.Au lieu de chercher à supprimer les barrières japonaises aux importations, les Etats-Unis ont obtenu un engagement chiffré (19 milliards de dollars) d'achats de pièces détachées automobiles américaines.Cette douzaine d'« arrangements» contenus dans «un programme d'action» accepté par Tokyo répondent ainsi aux pressions de Washington et favorisent les exportations américaines au Japon.Pour y parvenir, le gouvernement japonais s'est servi de l'un de ses outils favoris: les pressions sur son secteur privé, sommé de faire passer la raison d'Etat avant le souci de rentabilité, même s'ils se confondent souvent.Cette entorse aux lois du marché, du commerce multilatéral et de la libre entreprise par le recours au commerce administré, pourtant décrié dans les discours officiels, semble nier le travail des firmes et le choix des consommateurs.Les autres pays, et en premier lieu la Communauté Européenne* redoutent de faire les frais d'une entente commerciale privilégiée entre le Japon et les Etats-Unis.«La CEE examine attentivement cet accord (.) Mais un accord bilatéral de nature discriminatoire affaiblira sévèrement le système de commerce multilatéral que nous entendons tous au contraire favoriser», estime M.|ean-Pierre Leng, ambassadeur de la CEE auprès du Japon, en brandissant la menace d*«une réaction vigoureuse» de la Commission européenne le cas échéant.Pour M.Mark Bedingham, président de l'European Business Council (EBC), lobby regroupant les principales firmes européennes au Japon, l'accord nippo-américain «ne reflète pas les mérites commerciaux des uns et des autres mais relève plutôt de considérations politiques».Faisant allusion aux concessions nippones dans l'automobile, un autre diplomate européen note que «ces pratiques américaines apparaissent aujourd'hui dans les biens de consommation alors qu'elles étaient jusqu'ici cantonnées à l'agriculture, l'aéronautique ou l'espace».«C'est amusant pour un pays qui assène de grandes déclarations sur le libéralisme», ajoute ce diplomate.La presse nipponc critique sévèrement la façon dont les autorités nippones ont réglé ce dossier.«Après les exportations, les importations sont aussi soumises au commerce contrôlé», déplore le Nikkei, quotidien des milieux d'affaires, en regrettant que Tokyo ait «fait passer l'apaisement des tensions commerciales avec lés Etats-Unis avant les règles normales des affaires ou le principe du libre échange».accepté d'aider leurs concurrents américains à vendre au lapon et sont autorisés à produire plus aux Etats-Unis.Les PDG des trois grands constructeurs américains, qui accompagnaient M.Bush, ont cependant estimé que peu de progrès avaient été réalisés.«La visite a été un succès», a affirmé M.Bush à Tokyo, annonçant une douzaine d'«arrangements» contenus dans «un plan d'action» pour lequel Washington avait fait pression et favorisant les exportations américaines au Japon, de l'automobile aux ordinateurs en passant par le verre et le papier.U a affirmé que, comme promis avant sa tournée de 12 jours dans la région Asie-Pacifique, il avait délivré à Tokyo un «message ferme sur l'importance d'un juste accès aux marchés».Le président a admis que tout n'était pas réglé pour autant, soulignant que les progrès effectués étaient «intérimaires».Bien que les premières réactions des patrons des trois grands constructeurs américains ayant accompagné M.Bush dans sa visite aient été plutôt négatives, les résultats obtenus ne sont pas négligeables.Mais le déficit commercial des Etats-Unis vis-à-vis du Japon est de quelque 41 milliards de dollars.Washington cherchait un «engagement ferme» de Tokyo à un commerce totalement libre.Il reste à voir si le Japon ne s'est pas contenté des «accords au compte-goutte» dont M.Bush a affirmé qu'il ne voulait pas.M.Bush a obtenu, comme en Australie, à Singapour et en Corée du Sud, un soutien pour une conclusion rapide des négociations GATT de libéralisation du commerce international.MM.Bush et Miyazawa ont convenu d'une «stratégie pour la croissance mondiale» dans laquelle le Japon a accepté de jouer un rôle moteur, ce que les Etals-Unis ne sont pas pour l'instant en mesure de faire.En échange M.Bush a promis d'oeuvrer à stimuler la croissance et la compétitivité américaines.Dans l'ombre des questions commerciales, les deux pays ont commencé à forger un véritable «partenariat», soulignant dans une «déclaration de Tokyo» qu'ils étaient « les deux plus grandes économies et démocraties avec un système de marché» et avaient «une responsabilité spéciale pour dessiner la nouvelle ère» de l'après-guerre froide.Us ont promis de développer leur coopération dans le monde, d'Europe de l'Est à l'Amérique centrale.En ce sens, la rencontre de Tokyo a laissé entrevoir un avenir proche où, l'économique ayant pris le pas sur le militaire, les sommets Etats-Unis^apon seraient aussi importants que l'étaient les sommets américano-soviétiques.Une partie de la manne pourrait aller au Canada, croit l'ambassadeur Burney Mais Ottawa s'inquiète du protectionnisme américain MARIE TISON Presse Canadienne WASHINGTON ¦ Compte tenu des liens étroits entre les industries canadienne et américaine de l'automobile, l'entente intervenue entre les Etats-Unis et le Japon pourrait être bénéfique au Canada.C'est ce que l'ambassadeur du Canada aux Etats-Unis Derek Burney a déclaré hier au cours d'une causerie avec des journalistes canadiens.Il a affirmé que le Canada devrait se réjouir de tout accord qui élargit l'accès de l'industrie nord-américaine de l'automobile au marché japonais.L'ambassadeur a reconnu que le président américain n'était pas allé «négocier une entente avec les japonais au nom des manufacturiers canadiens de pièces d'autos» , mais il a soutenu que les avantages conférés aux Américains pourraient fort bien s'étendre aux Canadiens.«Lorsque nous aurons une meilleure idée de ce qui a fait l'objet d'une entente ou de ce qui a été initié, vous pouvez être certains que nous allons insister pour que les manufacturiers canadiens d'automobi- les et de pièces obtiennent le même genre d'accès au marché japonais», a-t-il déclaré.M.Burney a cependant indiqué que l'administration canadienne s'inquiétait au sujet de certains aspects des négociations commerciales américano-japonaises.Il a notamment dit craindre que les Japonais ne se montrent moins intéressés à investir au Canada.11 a toutefois déclaré qu'il était difficile d'imaginer une entente commerciale trilatérale entre le Canada, les Etats-Unis et le Japon, à l'image de l'accord de libre-échange nord-américain présentement négocié entre les administrations américaine, canadienne et mexicaine.La nature des problèmes qui affectent le Canada et les Etats-Unis dans leurs relations commerciales avec le Japon est différente, a-t-il déclaré.En général, il est préférable de discuter de façon strictement bilatérale avec le Japon, a-t-il affirmé.L'ambassadeur canadien s'est inquiété des sentiments protectionnistes qui croissent sans cesse aux Etats-Unis, liés selon lui à la situation économique difficile.Ces jours-ci, ces sentiments s'expriment surtout à l'endroit du lapon, en raison de la visite de M.Bush.Mais dans la mesure où ils laissent présager un mouvement fondamental de retour aux barrières au commerce et aux investissements, les Canadiens devraient s'inquiéter, a déclaré M.Burney.Il a affirmé qu'une reprise économique constituerait le meilleur remède à cet état de fait, mais qu'en attendant, le Canada disposait d'un instrument pour se protéger: l'accord de libre-échange signé avec les Etats-Unis.Il a invité les entreprises canadiennes à faire preuve de plus d'agressivité et à avoir recours elles aussi aux dispositions de l'accord de libre-échange si elles constataient chez les Américains des pratiques commerciales qui ne correspondaient pas aux obligations de l'entente.M.Burney a déclaré par ailleurs qu'il suivrait de près la campagne présidentielle américaine, notamment lorsqu'il sera question de commerce, d'économie, d'environnement et de santé.U n'a toutefois pas voulu commenter hier les affirmations du candidat républicain Pat Buchanan, à l'effet qu'il étendrait l'accord de libre-échange au Québec si celui-ci devenait indépendant.RÉDUISEZ VOTRE «FAXTURE» ! 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