La presse, 16 janvier 1992, B. Informations nationales - Le Monde
[" LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD116 JANVIER 1992 Les propos de Wells, Getty et Rae n'inquiètent pas Rémillard MARIO FONTAINE JOB ontraircmcnt a certains v membres du comité Beaudoin-Dobbie, le ministre qué-bécois des Affaires intergouvemementales, Gil Rémillard, ne s'inquiète pas de voir les premiers ministres provinciaux fixer diverses conditions préalables au renouvellement de la constitution.«Je ne vois rien de négatif dans ce qui se passe présentement.Au contraire je trouve que c'est sain qu'il y ait ce débat constitutionnel, qu'on voie les autres premiers ministres s'exprimer sur la réforme du Sénat, sur les autres aspects», a déclare hier le responsable du dossier constitutionnel dans le gouvernement Bourassa.La veille, des députés membres du super-comité fédéral sur la constitution avaient exprime leurs inquiétudes face aux récentes declarations des Don Getty (Alberta), Bob Rae (Ontario) et Clyde Wells (Terre-Neuve ).MM.Getty et Wells exigeant que chaque province dispose d'un nombre égal de représentants au Sénat, M.Rae s'y opposant alors que M.Getty reclame en outre la mise au rancart du bilinguisme officiel.Dans tout cela, a assuré M.Rémillard devant Chambre de commerce de Ville d'Anjou, le Quebec verra a ce que ses droits historiques soient protèges, y compris dans l'épineux dossier du Sénat.Mardi soir.son chef Robert Bourassa était demeuré très vague lors-qu'interrogé sur cette question.Son lieutenant a été beaucoup plus clair hier: «On n'acceptera jamais comme gouvernement du Ouébec de remettre en cause les droits qui sont historiques en ce qui regarde le Sénat, la représentation du Quebec au sein du Sénat ».Pas question, ainsi, de consentir a ce que l'ile-du-Prince-Edward dispose du même nombre de sénateurs que le Québec, comme le signifierait la formule du Sénat dit triple E : élu, efficace et égal.Comme son chef Robert Bourassa, M.Rémillard continue de croire qu'on en est toujours à la «ronde Québec» en matière constitutionnelle même si, parallèlement, le Canada anglais pose de plus en plus d'exigences.El il lui tarde que le dossier se règle car, fait-il valoir, économie et constitution sont étroitement liées et on ne connaîtra pas de développement économique durable si on ne vient pas à bout de notre problème constitutionnel.Le ministre a du reste dénonce au passage la «démagogie» des opposants du défun accord du lac Meech, se gardant bien toutefois de mentionner le nom de ses trois principaux fossoyeurs, les premiers ministres Clyde Wells et Gary I ilmon, de même que le chef liberal fédéral Jean Chrétien.\u2014 ¦ à ¦ M 11 PHOTO PC z&bq eSésaccorti « sain » Le ministre des Affaires constitutionnelles, Joe Clark, a qualifié de * sain », hier, le désaccord exprimé par les premiers ministres Getty (Alberta), Wells ( Terre-Neuve) et Rae (Ontario) sur des questions constitutionnelles.'Cela fait partie du processus et je suis content de voir que les premiers ministres sont engages dans le débat», a déclaré M.Clark devant un millier d'élevés d'une école secondaire de la banlieue de Scarborough.À l'issue de sa conférence, les élèves lui ont offert un caleçon imprimé de drapeaux canadiens.Le Nouveau-Brunswick ouvre la porte à un statut particulier pour le Ouébec McKenna lance un vivrant appel au compromis devant le comité Beaudoin-Dobbie PHILIPPE DUBUISSON FRÉDÉRICTON, N.B.m e Québec pourrait trouver en ¦¦Frank McKenna, le premier ministre du Nouveau-Brunswick, un allié dans la présente ronde de négociation constitutionnelle.Dans un discours prononcé hier devant le comité Beaudoin-Dobbie sur le renouvellement du Canada, M.McKenna a lancé un vibrant appel au compromis, détonnant ainsi avec les positions fermes, voire intransigeantes, exprimées au cours des derniers jours par ses homologues Bob Rae de l'Ontario et Clyde Wells de Terre-Neuve.En outre, non seulement M.McKenna se dit-il en parfait accord avec la clause de société distincte telle qu'exposée dans les propositions fédérales, mais il a-joute qu'il est tout à fait disposé à considérer une dévolution asymétrique de pouvoirs fédéraux vers les provinces.« Je ne crois pas que les provinces doivent nécessairement exercer les mêmes juridictions.Il est possible d'avoir des arrangements différents (entre Ottawa et les provinces)», a-t-il déclaré, ouvrant ainsi la porte à un statut particulier pour le Québec, concept rejeté avec vigueur par MM.Rae et Wells plutôt cette semaine devant ce même comité fédéral.Lors d'une entrevue accordée à Lu Presse, le sous-ministre aux Affaires inter-gouvernementales du Nouveau-Brunswick, M.Don Dennison, a précisé que sa province cherchait aussi a obtenir des ententes particullières avec Ottawa.Non seulement cette province veut exercer sa compétence en matière de formation de la main-d'œuvre, mais elle cherche aussi à administrer les budgets de l'assurance-chômage sur son territoire.«Il est possible d'aller plus loin que ce que propose le document fédéral en matière de décentralisation des compétences.Il y a bien sûr une limite à la dévolution de pouvoirs pour le bon fonctionnement de la fédération, mais nous sommes loin de l'avoir atteint», a argué M.Dennison.M.McKenna a aussi parlé en faveur des droits collectifs, affirmant qu'il n'était pas nécessaire de restreindre le recours par une province à la clause nonobstant pour se soustraire à l'application de la Charte fédérale des droits et A.I % - I PHOTO PC Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, M.Frank McKenna, s'est dit tout a fait disposé a considérer une dévolution asymétrique de pouvoirs fédéraux vers les provinces, hier, devant le comité Beaudoin-Dobbie.Sur la photo, il apparaît en compagnie du sénateur Nancy Teed, avant son intervention devant le comité.libertés, comme le propose le document fédéral de réforme constitutionnelle.Au cours du débat précédant l'échec de l'accord du lac Meech, M.McKenna s'était declare en faveur de l'abolition de la clause nonobstant, qui a permis au Que-bec de soustraire sa loi sur l'affichage de l'application de la charte fédérale.Hier, il a argué que cette clause dérogatoire pouvait protéger les droits collectifs contre un recours abusif à la charte des droits individuels.S'affichant devant le comité comme un homme de compromis, M.McKenna s'est aussi déclaré en faveur d'un droit de veto pour les quatre régions canadiennes s'inspirant de la formule de Victoria.Ce serait, selon lui.peut-être le seul moyen de redonner un droit de veto au Quebec qui soit acceptable aux autres provinces.Ln ce qui a trait à la réforme du Sénat, le premier ministre du Nouveau-Brunswick favorise la formule Triple-E (élu, efficace et representation égale pour toutes les provinces), mais pas au point de mettre en péril la présente ronde de négociations constitutionnelles s'il n'y a pas consensus.Devant le comité fédéral mardi, le premier ministre Clyde Wells, de Terre-Neuve, s'était montre intransigeant au sujet de la reforme du Sénat, soulignant qu'il ne pourrait signer une entente constitutionnelle si celle-ci ne retenait pas la formule Triple-E.Pour M.McKenna, l'heure est aux compromis, et il se satisferait d'un Sénat élu.efficace et dont la representation serait plus équitable.Il a invite ses homologues à faire preuve de souplesse, ajoutant que l'Ontario, qui s'est opposée avec vigueur à un Sénat Tri- ple-E, n'avait pas à craindre un Sénat de représentation plus equitable.Le discours de M.McKenna a cie bien accueilli par les membres du comité Beaudoin-Dobbie, surtout que ces derniers jours, apres avoir pris connaissance des positions bien ancrées des premiers ministres Wells de Terre-Neuve.Rae de4'Ontario et Getty de l'AI-berta, plusieurs d'entre eux s'interrogeaient à haute voix sur les chances de succès des négociations La caravane du comité Beaudoin-Dobbie se transporte aujourd'hui à Halifax pour entendre notamment le premier ministre de Nouvelle-Ecosse, Don Cameron.Au cours du week-end.le comité y tiendra aussi la premiere des cinq grandes conférences nationales sur la constitution.Il sera cette fois-ci question du partage des competences.Le personnel de Barbara McDougall a intercepté des documents sur l'affaire Al-Mashat, affirme l'enquêteur Presse Canadienne OTTAWA LW enquêteur chargé de retrouver une note interne disparue portant sur l'affaire Al-Mashat affirme que le personnel de la secrétaire d'État aux Affaires extérieures, Barbara McDougall, a intercepté des documents qui n'auraient pas dû être touchés.C'est ce que révèlent des informations nouvellement divulguées.Le 11 juin dernier Bruce Harris, agent de sécurité des Affaires extérieures, a reçu l'ordre d'enquêter sur le sort d'une note se- crète, datant du 8 mars, concernant un diplomate irakien cherchant à obtenir l'asile au Canada.Selon les partis d'opposition, le document pourrait démontrer que le ministre des Affaires extérieures de l'époque, Joe Clark, mentait quand il a prétendu ignorer la procédure rapide d'immigration appliquée dans le dossier de Mohamed al-Mashat.en mars dernier.Si M.Clark avait lu la note, celle-ci porterait vraisemblablement ses initiales, lusqu'à present, on n'a pu consulter que des copies du document.Vingt-quatre heures après que M.Harris eut reçu l'ordre d'en- quêter.Mme McDougall déclarait aux Communes que les recherches en vue de retrouver la note interne avaient été confiées à la direction des services de sécurité des Affaires extérieures, alors que l'opposition réclamait que la Gendarmerie royale en soit chargée.Mais quelques heures à peine avant cette déclaration de Mme McDougall, ses employés personnels fouillaient des boites de documents qui étaient supposées être scellées, affirme M.Harris.Ce dernier a déclare qu'après avoir appris que ces documents se trouvaient au bureau de la ministre, il a demande qu'on ne touche ni aux boites de documents, ni à leur contenu, mais c'était trop tard.Il a alors «confisqué» les quatre boites de documents, les a ramenées à son bureau et les a toutes examines, sans rien trouver.Le directeur de sécurité des Affaires extérieures.A.G.Vincent, avait envoyé la note manquante au bureau de M.Clark pour prévenir ce dernier que Al Mashat avait communique avec l'ambassade canadienne a Vienne la semaine précédente.Le gouvernement a blâmé M.David Daubney.ex-chef de cabinet de M.Clark, dans cette affaire, lui reprochant de n'avoir pas transmis cette note à M.Clark.La région de Montréal a perdu pas moins de 35 000 emplois en 1990-91 Dans la région métropolitaine, le nombre de chômeurs augmente « sensiblement» plus vite que dans le reste du Québec DENIS LESSARD du bureau de la Presse QUÉBEC g W an dernier, le chômage a progrès-KJ sé plus rapidement à Montréal que dans le reste de la province.Selon les données de l'automne dernier, en 12 mois la région métropolitaine a perdu 35 OCX) emplois, dont la plupart (28 000) se trouvaient sur les iles de Montréal et de Laval.C'est ce que constatent les économistes du ministère de la Main-d'oeuvrc du Quebec dans leur bilan regional de remploi pour le troisième trimestre de Tannée, à paraitre dans les prochaines semaines.Selon la version préliminaire du document d'une centaine de pages, le nombre des prestataires d'assurance-chômage s'est accru de plus du quart dans les trois premiers trimestres de 1991 alors qu'il frôlait la barrière des 100 000, «une progression sensiblement plus rapide que dans l'ensemble du Québec (22 p.cent)», indiquent les auteurs de l'étude.Au troisième trimestre de 1991, «In liste des annonces de mises à pied est sensiblement plus courte» que lors des précédents trimestres a Montréal, mais «certaines d'entre elles ont eu l'effet d'une bombe» \u2014 notamment Air Canada (450 postes), les usines Angus (950 postes), Keintec (250 postes) et National 140 postes).En revanche, les projets d'investissements «sont assez peu nombreux et dans l'ensemble plutôt modestes».La population active n'a guère fluctué à Montréal dans les trots premiers quarts de l'année 1991, alors que la région perdait 35 000 emplois.En un an, le taux de chômage de la métropole est passé de 9,7 à 12 p.cent.Le troisième trimestre de 1991 était un neuvième trimestre consécutif de perte d'emplois pour Montréal et Laval.Au cours de cette période, 28 000 emplois, ou 2,8 p.cent des postes, ont été perdus.Avec une hausse légère de la population active \u2014 4000 personnes sont venues grossir le marché du travail \u2014 le taux de chômage a fait un bond de 2,9 p.cent, ù 13,3 p.cent, deux points de plus que la moyenne québécoise.Dans l'ensemble des 13 régions du Ouébec.quatre ont vu leur situation d'emploi s'améliorer.Parmi les perdantes.Montréal se trouve dans la moyenne, Lanaudière et la Mauricie ont cepen- dant proportionnellement perdu moins d'emplois que Montrcal-Laval.Singularité, dans la région métropolitaine, les pertes d'emplois ont frappé indistinctement les plus de trente ans et les jeunes \u2014 des diminutions de 2,7 p.cent.Ailleurs en prov ince.l'emploi des jeunes a reculé de façon importante \u2014 près de 8 p.cent \u2014 mais celui des plus de trente ans s'est amélioré légèrement.Montréal se distingue aussi quant au type d'emplois disparus: le recul des emplois à temps plein était de 7 p.cent dans toutes les couches d'âges à Montréal; ailleurs au Québec, les disparitions d'emplois à temps plein touchaient surtout les jeunes ( 11,8 p.cent contre seulement 1.2 p.cent pour leurs aines l1 n jeune sur six de la région métropolitaine de Montréal est sans emploi, tandis qu'une personne sur huit, chez les 30 ans et plus, est condamnée au chômage.Toutefois la durée du chômage a légèrement diminue.On chômait en moyen ne 25 semaines à l'automne 1991, à Montréal, une demi semaine de moins que l'année précédente.Il s'agit d'une réduction de 2 p.cent.Ailleurs en province le chômeur moyen était 25.4 semaine au rancart, une semaine et demie de plus que l'année précédente, une augmentation de 5 p.cent.La récession a frappé plus durement les hommes à Montreal-Laval, ces derniers occupant 22 000 des postes disparus contre 6000 pour les femmes.En outre, 27 000 emplois à temps plein sont devenus à temps partiel \u2014 19 000 emplois masculins et 8000 féminins.Ainsi, malgré une baisse de 2 p.cent des hommes de Montréal au sein de la population active, leur taux de chômage a augmenté de deux p.cent au cours des trois premiers trimestres de 1991.Chez, les femmes, dont le poids dans la population active a augmenté de 3 p.cent, le chômage est passé de 3.9 à 13,9 p.cent.Les spécialistes constatent «toujours une contraction du taux d'activité» à Montreal, «une manifestation du découragement des gens face aux perspectives d'emploi ».Construction en baisse La situation de l'emploi a fluctue beaucoup à Montreal selon les secteurs d'emploi.Des 28 000 emplois perdus sur le territoire Montreal et Laval entre l'automne 1990 et l'automne 1991.24 500 étaient dans le secteur secondaire.Dans la construction IbbOO emplois sont dis parus, touchant presque un travailleur sur trois.\u2022 Ce recul de 31 p.cent est «conforme aux tendances signalées deans le secteur de la construction ».L'industrie manufacturière a été moins touchée que l'année précédente avec 8000 pertes d'emplois \u2014 4 p.cent \u2014 qui s'ajoutent toutefois aux 3b 000 de l'année précédente.Dans le secteur tertiaire aussi l'emploi a fluctue d'un type de service à l'autre, mais le nombre net des postes reste inchange.Du côté des pertes, les variations les plus importantes ont touche le commerce et les transports (moins 19 700 emplois), et les communications (11 700 emplois ).Du côté des gagnants on trouve les ser-vices.et l'administration publique, qui ont vu leur nombre d'employés augmenter de lb 900 et de 8000 respectivement.Dans l'administration publique, cette augmentation représente 15 p.cent des postes.Elle s'ajoute à une autre hausse de 17 p.cent l'année précédente.Dans le commerce et dans l'administration publique la tendance a Montreal va a rencontre de ce qui a etc constaté dans le reste de la province, note ton. LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 16 JANVIER 1992 Editorial Paul Desmarais président du conseil \u2022i administration Roger D Landry president et éditeur Claude Masson \u2022 leur jdiomt Marcel Desj.irdins rlirrcteur cIp I inform,iî«cri AI.1111 Dubuc éditorialiste en ehp» Un an après, le Moyen-Orient en pleine évolution Un an après lattaque des forces armées des Etats-Unis et de leurs allies qui devaient mettre fin a la guerre du Golfe, on se souvient encore clairement des images télévisées de Bagdad sous les attaques aériennes massives et de Tel Aviv dans l'appréhension de missiles meurtriers.On se demandait alors ou tout cela nous mènerait et si le jeu en valait la chandelle.On sait maintenant que le monde ne s'est pas embrase et que la guerre ne s'est même pas généralisée au Moyen-Orient.Les Irakiens ir peuvent dire a juste titre que des moyens ex- cessifs on: été Utilisés pour les soumettre m jfe^»fc_ ma's' a ' eP0Clue< 'es chefs militaires ne voulaient pas prendre de risques inutiles avec la mmk SflHi vie de leurs soldats.On a aussi dit que le commandement américain aurait dû prolonger les hostilités d'un jour ou deux pour être sûr de renverser le gouvernement de Saddam Hussein.En fait, le maintien de Saddam Hussein au pouvoir en Irak a fini par étaler au grand jour la meilleure justification de l'intervention militaire pour libérer le Koweït.Comme le rapporte dans ses mémoires l'ancien ministre des Affaires extérieures d Union soviétique, M.Eduard Chevardnadze, Saddam Hussein aurait pu a tout moment jusqu'à l'assaut final des lignes ira- kiennes épargner la guerre a son pays mal prepare en se retirant du Koweït et en donnant les assurances exigées par les Nations Unies.Il ne l'a pas fait et il n'a pas davantage épargne aux Irakiens la continuation jusqu'à aujourd'hui de l'embargo commercial en démantelant les armes de destruction massives ainsi que les installations pour leur fabrication.On a découvert cette semaine que l'Irak possédait l'équipement nécessaire pour produire quatre ou cinq bombes atomiques par an au mépris des resolutions des Nations Unies et du Traité de non-prolifération.Les actions du gouvernement irakien depuis la guerre - notamment les efforts pour mater les insurges kurdes et chiites -lui ont aliène le peu de soutien international qu'il avait pu obtenir en lançant un défi aux États-Unis et a l'Arabie Saoudite.Lors de la sixième conférence islamique en décembre dernier, I Irak s'est fait condamner pour son refus de respecter ses engagements auprès des Nations Unies.L'Organisation de liberation de la Palestine, la Jordanie et le Yemen - tous trois sympathiques à l'Irak au moment de la guerre - ont vote avec la majorité en faveur de la condamnation.Lors de la guerre, on craignait que le fosse entre Israel et les pays Arabes ne s'élargisse inexorablement.En realite, le processus de paix entre Israël et ses voisins a ete accélère par la défaite de l'Irak.Sans être impliques dans le conflit, les Palestiniens ont beaucoup souffert depuis un an.Mais il y a maintenant l'ébauche d'un consensus chez eux voulant qu'il y ait plus a gagner qu'a perdre dans la recherche d'une solution négociée.C'est pourquoi les Etats-Unis et l'Union soviétique ont pu convoquer une conference a Madrid en novembre dernier et que, cette semaine à Washington, des négociations bilatérales entre Israéliens et Palestiniens ont eu lieu.Le processus est bien entame a en juger par les récents gestes désespères de provocation par des extrémistes juifs et palestiniens dans les territoires occupes.Grace a la superbe de Saddam Hussein, l'Irak reste en marge de cette lente evolution qui pourrait un jour établir une paix veritable au Moyen-Orient.Il reste aussi a lecart du mouvement qui pourrait créer un puissant bloc islamique comprenant le Pakistan, l'Iran, l'Afghanistan et les six républiques musulmanes de l'ancienne Union soviétique.Les prophètes de malheur d'il y a un an ont eu tort.La guerre n'a pas porte un coup désastreux aux relations internationales -rien de comparable a la revolution islamique en Iran 12 ans auparavant.Les pays occidentaux, qui ne jouent plus sur un échiquier dont les cases sont nécessairement soit blanches soit rouges, voient maintenant les realites du monde arabe sous un autre jour, ainsi que celles de la vaste communauté musulma- ne Frédéric WACNIERE «v Montréal : où est le capitaine?I e jour même de la Veille de Noël, le caucus des deputes pequis-I tes de Montreal dénonçait avec fougue le plan de relance de la mmm métropole rendu public une semaine plus tôt par Quebec.Le plus gros de l'arsenal déployé a cette occasion visait le gouvernement Bourassa.Mais les deputes de l'opposition n'ont pas pu résister a la tentation d ecorcher au passage le maire Jean Dore, qui a eu notamment droit a cette réflexion de Michel Bourdon: «En politique, quand on ne sait pas se faire aimer, il faut au moins se faire craindre pour être respecte.» Faut-il préciser que selon M.Bourdon, le maire Dore a échoué sur les deux plans: il n'est parvenu a inspirer ni .-/M '*^ME3I amour, ni respect.i m t W/JF comme cadeau de Noel, on a deja vu mieux.Car ce jugement d une grande sévérité révèle deux choses.D une part, que le maire de Montreal constitue un poids plume dans le jeu des influences politiques de la capitale.Preuve de cette incapacité a s imposer a Quebec: en plus de cinq ans de pouvoir, le RCM n'a pas réussi a faire comprendre au gouvernement provincial que Montreal est plus qu une simple composante d une vaste region s étendant des Laurentides a la Monte-régie.C est ainsi que le plan de décembre perpétue cette aberrante approche «régionale» ignorant une fois de plus, que Montreal connaît des problèmes bien différents de ceux de Laval ou de Vaudreuil.Le desaveu de M.Bourdon montre, d autre part, que même si I administration Dore a rempli l'hôtel de ville d'anciens combattants pequistes, ce qui n'a pas particulièrement facilite ses relations avec le gouvernement Bourassa, le PQ préfère aujourd'hui marquer ses distances a son égard.Et que finalement, tout en conservant tous ses ennemis, le maire et son équipe sont tranquillement en train de perdre leurs allies les plus naturels.L impopularité du maire ne se limite d'ailleurs pas a ses partenaires provinciaux.Elle touche aussi des milieux montréalais qui ont pourtant tout intérêt a marcher main dans la main avec la Ville.La sortie faite hier par Mme Nycol Pageau-Coyette, présidente du conseil d'administration de la Chambre de commerce du Montreal Métropolitain, qui a publiquement deplore le manque de leadership du maire, constitue un indicateur eloquent d'une abyssale insatisfaction a lendroit de M.Dore.Que reproche-t-on donc au maire, outre sa proverbiale verbomo-tricite?En gros, les observateurs de la scène montréalaise jugent que maigre ses indéniables qualités intellectuelles, il n'a jamais réussi a exercer pleinement ses fonctions.Et qu'il a en quelque sorte abdique son pouvoir en faveur d'une équipe de technocrates plus doues pour la production d'études de toutes sortes et pour l'embauche de leurs amis respectifs que pour l'action.Le maire de Montreal ne parvient donc pas a s affirmer a Quebec, pas plus que dans sa propre ville et parmi ses propres collaborateurs.Ce diagnostic est désolant et dramatique, car Montreal a plus que jamais besoin d'un leader fort et capable de recueillir des appuis pour relancer son économie déclinante.Or.au lieu de remonter la pente, tout indique que Montreal ne cesse de s'enfoncer dans le marasme.Exemple: un rapport gouvernemental publie dans nos pages hier montre que si, consequence de la recession, tout le Quebec est en voie d appauvrissement, la métropole périclite plus vite que le reste de la province.La Ville ne peut pas, a elle seule, inverser ce mouvement.Mais elle peut tenter de créer un climat propice à la venue de nouvelles entreprises et de nouveaux residents.Helas, l'administration Doré vit a l'heure de la procrastination.Les projets municipaux les plus prometteurs s'enlisent dans des délais qui n'en finissent plus.La morosité dans laquelle baigne ïhôtel de ville ne laisse filtrer que les échos des petites guerres de pouvoir (exemple: le cas Pierre Bourque).Et le maire Dore ressemble de plus en plus au capitaine-fantôme d'un bateau en naufrage._______ Agnes cruda Entre l'inquiétude et la panique Le ministre Marc-Yvan Cote a pris la bonne décision en déclenchant, maigre les hesitations de plusieurs de ses fonctionnaires, l'opération de vaccination dans les regions les plus touchées par la méningite.Même si, selon certains spécialistes, l'incidence de la maladie n'était pas assez élevée pour justifier une intervention d une telle ampleur, le degré de panique de bien des parents, la perte de crédibilité des autorites médicales, la surcharge pour le reseau de la santé occasionne par les demandes inutiles justifient amplement la mesure.^ jjmAM Cependant, cette intervention énergique n'a 'PHI pas suffi a réduire le niveau de panique.On le voit ¦H jP^j^H quand bien des parents montréalais, parce qu il ¦& Âffr JPI n'y a pas de vaccination générale, se ruent sur les mmmm ir MMÊm pharmacies et sont prêts a payer n'importe quoi pour obtenir le vaccin pour leurs enfants.Ils sont en proie a une inquiétude encore plus vive quand ils découvrent que le vaccin n'est plus disponible en pharmacie.Cela s'explique par le fait que la compagnie qui produit le vaccin.Connaught, a choisi de reserver ses stocks pour les programmes de vaccination publique.Mais cette decision s'imposait.A Montreal, il n'y a pas de problème de méningite, puisque celle-ci ne rappe pas plus que par le passe.Cette ruée sur les pharmacies est inutile et irrationnelle.La panique des parents est peut-être comprehensible, mais elle n'a rien d édifiant.Alain DUBUC DROITS RESERVES REPRISE La crise constitutionnelle est compliquée % par une crise de confiance dans le processus MARCEL ADAM Le premier ministre onta-rien, Bob Rae, a vigoureusement dénoncé le processus en cours qui vise a écarter les traditionnelles conferences des premiers ministres.Ce nouveau processus a doubles volets consiste selon lui a faire produire par le comité Beaudoin-Dobbie un document qui fera ensuite l'objet de diseussions bilatérales entre Ottawa et les capitales provinciales afin de mettre au point un projet qui.après avoir j> été soumis au Ir^rjtlf Parlement fédéral, servira de base a une offre qui sera laite au gouvernement québécois après avoir tenu compte des discussions secrètes qui se poursuivent actuellement entre Ottawa et Quebec.Ce n'est pas ainsi que les choses doivent se passer dans un système fédéral, dit Bob Rae pour qui il n'est pas question de réformer la Constitution autrement que par des négociations avec toutes les parties constituantes.On comprend que le premier ministre de la plus importante province du pays prenne ombrage d'un dialogue Quebec-Ottawa qui fait d'autant plus penser qu'il fait suite à l'engagement de Bourassa de ne plus négocier que sur une base bilatérale avec Ottawa, qu'il n'existe pas de discussions semblables entre Toronto et Ottawa.Le discredit du processus traditionnel de modification de la Constitution n'est pas le moindre obstacle à la réforme en cours.La majorité de la population canadienne ne croit plus en effet a la légitimité des conferences constitutionnelles traditionnelles et souhaite substituer a cette pratique une assemblée constituante et ou un referendum national \u2014 proposition à laquelle seraient prêts à se ralier plusieurs premiers ministres provinciaux.Robert Bourassa a promis il y a un an de ne plus négocier à 11 (mais seulement avec Ottawa) parce que ce processus inefficace est complètement discrédite.Aussi s'en tient-il a sa résolution post-Mecch (maintenant inscrite dans la loi 150) et attend une offre préalablement adoptée par les dix autres gouvernements qu'il soumettra éventuellement a l'approbation de l'Assemblée nationale.Pour qu'une telle attitude donne les résultats escomptés, il faut que les partenaires canadiens aient une claire idée de la réforme qui serait acceptable à Québec.A l'intérieur de l'ultimatum qui leur a été fait, ils doivent faire du premier coup une offre que le gouvernement québécois ne saurait refuser.Mais comment sauraient-ils ce que Quebec veut au juste?Le rapport Allaire est inutile à cet égard parce que (1) ses revendications exagérées ont été rejectees d'emblée et (2) M.Bourassa a lui-même dit qu'il était négociable.S'il avait fait une critique constructive des propositions fédérales île septembre dernier, le reste du Canada aurait eu une bonne indication de ce que devrait contenir l'offre attendue de lui.Il s'en est bien gardé.Pourquoi?Parce qu'il ne veut pas montrer ses cartes et affaiblir sa position de négociation.Le premier ministre Bourassa et le ministre fédéral |oe ( lark ont nié qu'il y ait des négociations secretes Quebec-Ottawa.M.Bourassa admet cependant qu'il a des conversations confidentielles avec Brian Mulroney, comme il en a eu et en aura avec des homologues provinciaux, > compris M.Rae.Compte tenu de la stratégie adoptee par Robert Bourassa.quand il parle de négociation il ne peut s'agir que de négociations avec Ottawa, et de négociations (tui doivent avoir lieu en fonction du court délai fixe par son ultimatum.C'est pourquoi les affirmations de Mol) Reo sont plus crédibles que les dénégations de Robert Bourassa.Dans la stratégie de ce dernier, il y a quelque chose de faux qui fait douter sérieuse ment qu'elle donnera les résul-tats attendus.Celle stratégie suppose qu'une négociation a 10 sera plus efficace qu'une négociation ail.Rappeler les positions divergentes affichées celte semaine par quelques premiers ministres provinciaux sur des points majeurs c'est montrer l'irréalisme d'une telle prétention.Bob Rae reclame une conférence traditionnelle a II dont ne veut pas entendre parler Robert Bourassa et que ne peut promettre |oe Clark.Alois se pose la question : qu'arrivera til après le depot du rapport Beaudoin-Dobbie.en février?Que fera Ottawa?l'ourra-t-il tenir une conference constitutionnelle avec des provinces qui sont a cent lieues de s'entendre, alors que Quebec et l'opinion publique canadienne rejettent ce processus?Ou fera-t-il adopter une resolution par le Parlement pour ensuite tenter d'entraîner les provinces a suivre son exemple, comme le suppose avec méfiance Bob Rae?Quelle que SO il l'avenue que choisira Ottawa, restera-l-il assez, de temps pour conclure une entente avant l'échéance fixée par la loi 150?Y aura-t-il assez de huit mois pour non seulement mettre d'accord les gouvernements, mais aussi pour l'étude du projet de reforme, durant des semaines et peut-être des mois, par les comités parlementaires du federal et de plusieurs provinces?I i pour tenir les référundums promis par certains gouvernements provinciaux, peut-être même celui auquel Ottawa pourrait être contraint de se résoudre, avant la sanction du projet par tous les corps législatifs (operation qui a pris trois ans avec Meech)?Comme Quebec doit tenir un référendum sur la souveraineté (ou une offre du reste du Canada) au plus tard en octobre, le reste du Canada devra avoir livre la marchandise au plus tard au moins d'août, soit dans six mois, puisqu'il lui faut au inoins deux mois pour mener a bien cette consultation.^ |e ne sais pas ou le Canada s'en va.mais je suis sûr d'une chO! C : il y va trop vite pour son bien. Lysiane Gagnon LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 16 JANVIER 1992 Opinions Une police «communautaire» en Ian 2000 ANDRE NORIYIANDEAU L auteur est professeur de criminologie a l'Université île Montre;il.a Communauté urbaine de ¦b Montreal, en collaboration avec les Nations Unies et les associations européennes et nord-américaines qui regroupent les élus politiques, particulièrement les maires, ainsi que des policiers, vient d'annoncer, a la Conférence internationale de Paris sur la prévention, qu'elle va créer en I992 un (entre international de prevention du crime dont le siege social sera situe à Montreal.Cette initiative est louable et pertinente afin de passer de la théorie a la pratique, des idées générales a l'action concrete.Tout indique que ce projet servira de catalyseur d'un changement important en matière de sécurité publique au cours des prochaines années.Le coeur de ce changement sera sans aucun doute celui du virage «communautaire» de la police ci;iei l'an 2(HH).(.) Les principaux ingrédients de la police communautaire sont les suivants: I - La mission de la police est fondamentalement celle d'agents de la paix; le policier travaille ur j GILLES TOUPIN Le tableau, télévisé en direct, d'un George Bush malade et étendu de tout son long aux pieds du premier ministre japonais Kiichi Miyazawa.à Tokyo la semaine dernière lors d'un diner d'État, pourrait longtemps rester graver dans l'esprit des Américains comme la tenace image de l'échec de la mission économique de leur président dans le Pacifique et aussi de l'état de leur nation en ce début 1992.Un an après les clameurs qui ont salué sur la Fifth Avenue à New York les vainqueurs de la guerre du Golfe, les États-Unis sont moroses.Le président-guerrier qui annonçait, tout auréolé à l'époque de la victoire face à Saddam Hussein, la naissance d'«un nouvel ordre mondial» est accusé aujourd'hui d'être tout au plus un banal et mauvais commis voyageur.Encore lundi, l'influent commentateur du New York Times H.Gelb accusait M.Bushd'avoir voulu transiger avec les Japonais dans la pire des positions: à genoux.Il l'accusait de ne pas avoir encore compris que la puissance internationale reposait désormais sur la vitalité de l'économie intérieure d'un pays; que ce n'est pas en trimbalant avec lui les gros bonnets de l'industrie automobile au lapon que les Etats-Unis allaient sortir du marasme mais c'est en tentant d'ouvrir les marchés japonais aux industries américaines véritablement capables de compé-tionner.Pas l'automobile! Aux commandes d'une superpuissance en déclin, George Bush est rentré à Washington, dix mois avant les prochaines élections présidentielles, avec des conces- perdu s Stons japonaises qualifiées tes de «goutte d'eau dans vant une économie en bro de St, de ven États-Unis depuis les an ne I le li (e s g vainqueur de la guerre di|e sei impuissant à transformer liât j ral d'incertitude.; r Le déclin d'un empire I Accusé par les democrat îie s'i resser qu'aux problèmes jieurs président américain a retn a se ne dernière un paysage éc< ^ue i rieur qui certainement alh a à i ses adversaires dans les h Jécis de la campagne président! jne si non de l'emploi qui ne iore avec plus d'un demi-mi?cains qui perdent leur mois, un taux national dei p.cent (chiffre qui ne lit des centaines de milliers .'An cru |ge d< cor vaill qui ne se donnent même p pein chercher du travail ), quelc d'assistés sociaux, des pi ciaux coupés, des instituti hôpitaux au système scoh par les prisons et les musét nent pour tenir à flot.L-américains ne parient mé cession, ils parlent de «pij: dér.sion ».Pas étonnant que l'étcj Bush ait tant baissé.Au popularité en mars 1991, qui ont suivi son discour pha 26 février devant le Cong des Américains soutenait dent.Aujourd'hui, selon ujage i 7brs d Mer lusie e pe fug tori si I m AEUPt 16 JANVIER 1992 K\\ J millMMBMBH B5 Guerre ou intervention militaire ?Les soldats irakiens, eux, savent ! j « ic cl s ir n' : c n F n te f.ii ik rc ni* zn ti\\ ni to ku ivi lai én fivent les iné I le grand di |e semble er liât géné- e rat /le s'inté-ics fieurs, le retria semai- cc :jue in té-ci à fond JJécisives ne situa-iore pas .'Améri-chaque |ge de 7,1 compte vailleurs a lit s h nti ne mi?ir de i lit 3rs Lielc pi tuti coh usét .L mê îc j peine de millions mes so-lant des passant se démè-lomistes is de ré- « pr : dépres- etc \\u »1.ubli imé George rt de sa les jours ouriphal du ong > p.cent nait ir prési->n u age USA i, seule-approu- vent la politique de George Bush, soit le pourcentage le plus bas depuis son entrée à la Maison Blanche.Ce sondage montre de plus que 49 p.cent des Américains estiment qu'il mérite d'être réélu, contre 56 p.cent en novembre dernier.La guerre du Golfe dans tout cela?Plus personne ne veut en entendre parler aux États-Unis.Les chômeurs américains se rendent bien compte que Saddam Hussein, lui, a toujours du travail à Badgad, qu'il peut persécuter à sa guise son peuple et que le Koweït «libéré» est toujours un fief féodal.L'euphorie qui a suivi la victoire ne s'est pas transformée en «ce sens de l'autodiscipline, en ce sentiment d'urgence pour faire face aux défis ici chez nous», comme l'avait demandé M.Bush.Bien au contraire, alors que le président et le Congrès passaient le reste de l'année à se chamailler sur les droits civiques, le chômage et la nomination d'un juge à la Cour suprême, alors qu'en septembre M.Bush mettait son veto à une loi budgétaire de 5,8 milliards de dollars accordant un allongement de 20 semaines de versements des prestations sociales, ce dernier pensait que la récession économique était finie.C'est à ce moment que l'étendue de son erreur est mesurée: IBM et General Motors annoncent peu après des milliers de licenciements.L'économie américaine est en réalité à son plus mal.Elle est à l'image de ce président de 67 ans qui se targue d'une condition physique exceptionnelle et qui s'effondre au moment où on s'y attend le moins.L'apôtre d'un nouvel ordre mondial Les accusations lancées cette semaine par un George Bush, visiblement paniqué devant la difficulté qu'il a à redorer son blason à domicile, contre la nouvelle Union européenne, qu'il a qualifiée de «rideau de fer» économique, n'auront dupé personne.Si la récession demeure le talon d'Achille du président américain, son image de grand pacificateur a aussi perdu des plumes depuis une année.Cette «opportunité » issue de la guerre du Golfe, selon les mots mêmes de George Bush, de «forger pour nous et pour les futures générations» un «nouvel ordre mondial» n'a pas encore été saisie.Cette victoire de la coalition contre Saddam Hussein devait apporter au monde la stabilité.Plus que jamais, les garanties de sécurité et de stabilité sont absentes de ce «nouvel ordre mondiai».Le Proche-Orient est encore loin de l'apaisement qu'était supposé apporter la pax americana.Il y a certes une ouverture de paix dans la région avec la Conférence sur le Proche-Orient parrainée par les États-Unis, mais il faut bien se rendre à l'évidence que ces négociations n'ont guère réellement commencé et que tout le processus n'est en fait qu'une bien étroite «ouverture» en regard du peu d'empressement démontré par Washington pour faire avancer les choses.La fin de la guerre froide devait aussi faciliter cet avènement du «nouvel ordre mondial».L'éclatement de l'empire soviétique a tout au contraire contribué à compliquer davantage les visées de la superpuissance américaine.Washington doit désormais faire affaire avec d'innombrables interlocuteurs qui ne s'entendent guère entre eux et qui menacent de se faire sauter les uns les autres.Tous les grands traités de désarmement conclus avec l'ex-URSS doivent ainsi être renégociés.L'Europe, qui n'avait pas connu de guerre civile depuis la Grèce des années 40 et l'Espagne des années 30, est aux prises avec le déchirement yougoslave qui a des allures de véritable retour au tribalisme.La plus grande puissance au monde, un an après la déroute de Saddam, apparaît aujourd'hui complètement impuissante devant des conflits comme ceux qui sévissent en Géorgie ou en Croatie.Même tout près de nous, dans notre hémisphère, elle n'a même plus la morale et la volonté de redonner au peuple haïtien la dignité auquel il a droit, faisant traîner les choses dans de basses intrigues, laissant ce dernier aux mains d'une petite bande d'usurpateurs et de malfaiteurs qui bafouent la démocratie.La superpuissance américaine semble n'avoir conservé que la façade d'un grand pouvoir.Elle semble n'avoir plus la force d'imposer la loi dont elle se fait le héraut, c'est-à-dire un nouvel ordre mondial véritablement fondé sur la justice et le respect des droits de l'homme.Malgré ce sombre bilan, il n'est pas dit que Bush ne remportera pas les élections de cette année.Les experts politiques républicains font remarquer qu'il est prématuré de croire que le président en exercice ne bénéficiera pas de l'aide de la guerre du Golfe dans sa réélection.U suffirait d'un redémarrage économique et d'un matraquage publicitaire bien fignolé pour que les résultats militaires du président reviennent sur le devant de la scène et soient au centre de la campagne.En attendant, M.Bush a dû reconnaître que beaucoup de choses n'allaient pas comme il le voulait dans son pays.divisions régulières de Saddam Hussein (3700 chars, 2400 blindés et 2500 pièces d'artillerie) sont pulvérisés par les coalisés, qui ne perdront durant la campagne terrestre de 100 heures que 35 chars et 25 blindés (dont 27 et 20 respectivement sont détruits encore une fois par les tirs fratricides).¦ Les soldats irakiens n'ont offert aucune résistance, plus de 200000 d'entre eux (sur 500000) ayant déserté leurs positions à la veille de l'offensive terrestre, et 60000 se rendant sur-le-champ aux forces de la coalition durant les opérations au sol.Ils sont visiblement épuisés affamés et dégoûtés de l'attitude de Saddam Hussein, plusieurs réclamant même le statut de réfugié en Arabie Saoudite.Mis à part la mise au feu de 800 puits de pétrole ko-we.tien ( maintenant tous éteints), les attaques de missiles Scuds contre Israel (que l'on convainc heureusement de rester à l'écart du conflit ).le déversement de milliers de barils de pétrole dans le Golfe et la bataille de 24 heures à Khafdji, faisant 50 morts et 500 prisonniers irakiens, la stratégie des généraux de Saddam Hussein est empreinte d'ineptitu-de démontrant ainsi que le combat est, pour l'Irak, avant tout une affaire politique.¦ Sur le terrain, les coalisés ont engagé une vaste feinte dans le déploiement des troupes qui menèrent au déplacement sur 400 kilomètres et en plein désert de 250000 soldats, 2000 chars, 1 500 blindés légers et 30000 camions de transport (accompagnés de plus d'un quart de million de tonnes en approvisionnement), sans être repérés par les Irakiens.Ces derniers furent surpris par le petit jeu du général Schwarzkopf qui les prit ainsi à revers, empêchant toute retraite organisée par les meilleurs éléments de l'armée irakienne, anéantis en moins de trois jours dans l'une des plus grandes batailles unilatérales de chars depuis celle de Koursk entre les Soviétiques et les Allemands en juillet 1943.Pourtant, on se demande sérieusement aujourd'hui si cette manoeuvre d'encerclement dans le désert était nécessaire, tant la ligne de défense de Saddam à la frontière entre le Koweït et l'Ara- \u2022s !tempête Ï3 février (usieurs centaines e personnes fugièes dans un pri souterrain de >yad agdad sont tuées >rs d'une attaque arienne alliée.Les ats-Unis affirment \\j'il s'agissait d'une ble militaire.15 février L'Irak propose un retrait conditionnel Qualifié par George Bush de « cruel canular».Poursuites des bombardements.22 février Un plan de paix soviétique demande aux Irakiens de se retirer dans un délai de 21 jours.Les alliés donnent, eux, 24 heures aux Irakiens pour plier bagages.Bagdad dénonce l'ultimatum allié et accepte le plan soviétique.1 24 février Début de l'offensive terrestre alliée.La coalition fait état d'une progression sans véritable résistance.Des avions canadiens participent, pour la première fois depuis la Deuxième Guerre mondiale, à une mission de bombardement.CL 25 février Saddam Hussein aurait demandé à ses troupes de se retirer selon le plan soviétique sans préciser le délai de retrait.Pour Washington et Londres, « la guerre continue».bie Saoudite n'était pas aussi* « infranchissable» qu'on l'a prétendu avant et durant la guerre.Pour preuve: des milliers de soldats irakiens ensevelis par les «tanks chasse-neige» américains lors de l'assaut à travers cette ligne dés les premieres heures de l'attaque au sol.Par conséquent, l'Irak n'a jamais été au rendez-vous de cette «guerre», même s'il est grandement responsable de celle-ci.Force est d'admettre que les experts, les politiciens et les médias ont exagéré la capacité de résistance des forces de Saddam ainsi que les menaces posées par I'« intervention » du Golfe.Les inconnues étaient certes nombreuses: possibilité d'utilisation des armes chimiques, une réponse israélienne, des combats au sol entraînant des milliers de morts dans le camp de la coalition ou une retraite diplomatique de dernière heure par Saddam Hussein.Ces facteurs pourtant n'auraient pas remis en question l'issue de l'intervention, soit la libération du Koweït.Il est surtout évident, par ailleurs, que l'opération a été influencée directement par l'héritage de la guerre du Vietnam.L'ad-ministration Bush a voulu préparer les Américains a un grand affrontement, une yraie guerre, tout en prévoyant en réalité dès décembre 1990 que les combats contre l'Irak seraient -'^iôt de l'ordre de six semaines que de six mois.La victoire parut par conséquent encore plus grande face à un ennemi englouti et paralysé.Le patriotisme exhibitionniste des Américains et leurs louanges envers les tactiques et les armes ( réputés géniales) utilisées durant l'intervention, leur ont permis apparemment de se débarrasser une fois pour toutes du syndrome de la défaite du Vietnam.On ne pouvait en fait jamais douter du résultat de la «guerre».En ce sens, la victoire dans le Golfe a été psychologique autant que militaire, redonnant temporairement aux États-Unis cette foi traditionnelle en leur leadership et leurs moyens.Elle s'avère pourtant éphémère, dans un contexte où la politique étrangère américaine n'a pu capitalisé sur cette «victoire» pour mener l'élaboration d'un nouvel ordre mondial et la prévention des conflits ( pensons à la Yougoslavie où l'ONU a été impuissante à mettre fin aux hostilités).La région du Golfe ne sera pas stable tant que le régime de Hussein demeure au pouvoir et que l'Iran poursuit un programme de surarmement inquiétant pour l'avenir et vis-à-vis lequel les Occidentaux et les Russes ferment de nouveau les yeux pour des raisons diplomatiques ou économiques.L'intervention dans le Golfe visait la sauvegarde à bon marché des approvisionnements de pétrole, assurés par le maintien du Koweït et de l'Arabie Saoudite dans le camp des créanciers occidentaux et japonais.Parce que les actions de Saddam Hussein furent sottes et coûteuses et que sur le plan militaire il demeura impuissant face à l'arsenal de la coalition, la «guerre» put offrir un bon spectacle médiatique, bien orchestré par le Pentagone, rassurant tous ceux et celles qui voulurent suivre en direct l'intervention dans le Golfe.N'empêche que la version aseptisée et «nintendo» des hostilités, transmise par les images de la télévision, ne peut obscurcir la vérité élémentaire des événements d'il y a un an.La splendide intervention coalisée, si adulée hier comme aujourd'hui, a quand même constitué un vrai cauchemar pour les soldats irakiens, subissant un abattoir long, systématique et répété, sans résister.Le souvenir de l'intervention du Golfe ne doit pas oublier cette réalité.L auteur est professeur invite d etudes stratégiques a I Université de Californie a Los Angeles.UCLA.et vient de publier La guerre du Golfe: Iillusion de la victoire?chez les editions Art Global a Montreal) 27 février Radio-Bagdad annonce la fin du retrait des forces irakiennes du Koweït.A 21 h, dans une allocution à la télévision américaine, George Bush annonce la défaite de l'armée irakienne et l'arrêt des opérations militaires irakiens ne tirent plus de Scud 28 février Entrée en vigueur du cessez-le-feu après 100 heures d'assaut terrestre et 42 jours de guerre.Sources; Associated Press Canadian Press.Le Monde BG \u2022 LA PRESSE, MONTREAL, JEUD116 JANVIER 1992 Le caractère distinct des universités québécoises reconnu par les autres institutions canadiennes Presse Canadienne ( ) Il A WA ¦ Les présidents des 89 associa-lions d'universités et de collèges du Canada ont reconnu, par une forte majorité, le droit du Québec et de son système universitaire de «négocier (avec Ottawa) des ententes appropriées au caractère distinct de la société québécoise au Canada».\u2022Un/» .Cette prise de position, qui a été communiquée au comité parlementaire qui examine les propositions constitutionnelles du gouvernement fédéral, doit être rendue publique, aujourd'hui, par l'Association des universités et collèges du Canada.Le président de l'association, M.Claude Lajeunesse, s'est réjoui de cette majorité obtenue dans le cas du Québec.«On a mis jusqu'ici l'accent sur les différences (dans le débat constitutionnel), a-t-il noté.Mais je crois que cela met plutôt l'accent sur un consensus.» L'association, d'un autre côté, insiste pour que tout nouvel accord constitutionnel ne limite pas la compétence d'Ottawa d'aider au financement de l'éducation supérieure.La seule façon dont le gouver- Le Reform Party veut protéger les Québec, mais pas les francophones Presse Canadienne OTTA WA ¦ ladis opposé catégoriquement à la reconnaissance d'une société distincte pour le Québec, le Reform Party a fait savoir, hier, qu'il en acceptait maintenant certains éléments, qui auraient pour effet d'en changer complètement la nature.La nouvelle position, qui reflète «plus ou moins» la politique du Reform Party, selon le concepteur de la politique du parti, M.Stephen Harper, a été dévoilée devant le comité parlementaire qui examine les propositions constitutionnelles du gouvernement fédéral.De toute façon, a noté M.Harper, «nous ne sommes pas terriblement enchantés par toute cette affaire».La nouvelle position du Reform Party, c'est d'enlever aux francophones hors Québec la protection dont ils jouissent actuellement, mais de conserver cette protection pour les anglophones du Quebec.Les propositions fédérales interprètent actuellement la Charte des droits comme assurant la protection des minorités francophones autant qu'anglophones.Mais le Québec, signale le parti, est celui qui veut être considéré comme une société distincte.II doit donc être la seule province soumise à ses provisions.ncment fédéral peut jouer un rôle dans l'établissement de priorités et de directives pour les universités et collèges, souligne l'association, c'est en continuant à aider a leur financement.Économie M.Lajeunesse a accusé Ottawa de «retirer son appui à l'éducation supérieure», en se retirant graduellement du programme servant à transférer aux provinces l'argent pour l'éducation et les soins de la santé.«Étant donné le lien très important qui unit l'éducation supérieure, la recherche et l'économie, nous croyons que c'est une anglophones du hors Québec De plus, la société distincte s'applique à la Charte des droits.Le Reform Party voudrait qu'elle s'applique seulement à un nombre limité de droits de la charte, à l'exclusion des garanties de démocratie et de mobilité.Le Québec est distinct, soutient Ottawa, à cause de sa langue, de sa culture et de son droit civil.Mais il ne faudrait pas qu'on tente de définir ces termes, prévient le parti, parce que le mot «culture», par exemple, a un sens beaucoup plus étendu au Québec que dans le reste du Canada.La position du parti a été soumise au comité parlementaire par sa seule député à Ottawa, Mme Deborah Grey.recette assurée pour détruire le pays», a déclaré M.Lajeunesse.Le président a ajoute qu'il ne comprenait pas que les préoccupations et les objectifs de l'association ne figurent pas au débat constitutionnel, maigre le désir formulé par Ottawa d'améliorer l'éducation comme moyen de renforcer les perspectives économiques du Canada.«Nous avons eu droit a beaucoup de belles paroles de la part du gouvernement fédéral au cours des deux dernières années sur ce lien (entre l'éducation et la prospérité), mais la triste réalité est que le gouvernement fédéral a commencé à retirer lentement son appui à l'éducation supérieure», a noté M.Lajeunesse.La position des partis est stable au Québec et en Ontario ¦ La position des principaux partis provinciaux est stable tant en Ontario qu'au Québec, selon le dernier sondage An-gus-Reid.Effectué entre le 18 décembre et le 3 janvier pour le compte du quotidien québécois Le Soleil, ce sondage indique qu'au Québec les péquistes de Jacques Parizeau devancent toujours les libéraux de Robert Bourassa tandis qu'en Ontario les néo-démocrates du premier ministre Bob Rae demeurent en tête, suivi des libéraux et des conservateurs.Tirés d'un sondage effectué sur la scène nationale, les résultats d'Angus Reid reposent * sur un échantillon réduit quand on considère seulement l'Ontario (551 répondants) ou le Québec ( 387 personnes interrogées).Au Québec, où la marge d'erreur est de plus ou moins 5 p.cent, après répartition des 28 p.cent qui se déclarent indécis, le PQ obtient 49 p.cent des intentions de vote, le PLQ 44 p.cent et les autres partis 7 p.cent.En Ontario, où la marge d'erreur est de plus ou moins 4,5 p.cent, après répartition de 25 p.cent d'indécis, le NPD obtient 42 p.cent, les libéraux 30 p.cent, les conservateurs 24 p.cent et les autres partis 4 p.cent.Jean Chrétien effectue un remaniement pré-électoral de son cabinet fantôme Presse Canadienne OTTAWA ¦ Cherchant à renforcer la voix de son parti dans le domaine économique, le chef du Parti liberal du Canada, lean Chrétien, a attribué hier de nouvelles tâches à 22 membres de son caucus.Ce remaniement de son cabinet fantôme exprimerait une orientation nettement pré-électorale.«Ces changements renforcent nitre parti en cette période cruciale précédant les élections et nous garantissent une presence libérale plus énergique non seulement en Chambre, mais à tous les echelons du parti et à travers le pays», a dit M.Chrétien dans un communiqué.Le députe montréalais Paul Martin, principal rival de M.Chrétien lors du congrès à la direction du parti en 1990, a été élevé au rôle de critique associé pour les affaires financières.11 consolide en même temps son rôle de premier plan au sein du caucus.M.Martin conserve ses responsabilités de critique en matière d'environnement et de co-président du comité du programme electoral du parti.Le president du caucus, Sergio Marchi.députe torontois, et le Terreneuvien Brian Tobin ont délaissé.leurs postes de critiques en ce qui touche le transport et l'emploi pour s'occuper des préparatifs d'élections.Ils ont tous deux été nommes au sêîn'du comité national de la campagne électorale du parti et du comité national ddu programme électoral.On ne prévoit pas d'élections avant 1993 mais, disent les libéraux, ils ne veulent pas être pris de court si jamais le gouvernement conservateur décrète des élections cette année.Le député d'Ottawa-Sud, John Manley, homme très estimé de M.Chrétien, est passé des finances \u2014 tâche qu'il partageait avec le vétéran Herb Gray, de Windsor, Ontario \u2014 aux transports.M.Manley a impressionne les stratèges du parti comme critique en matière de finances, mais il n'a pu s'imposer à M.Gray, qui conserve son poste.Équipe économique Le parti souhaite que M.Manley apporte aux transports la même approche fondamentale, simple et claire, avec laquelle il abordait les finances.Mme Diane Marleau, whip adjointe, prend en plus la tâche de critique associée en matière de finance.Elle complete ainsi la nouvelle équipe libérale chargée du secteur de l économie.11 n'y a pas eu de rétrogradation remarquable.M.Warren Allmand, autre député de Montréal, s'occupera de l'immigration a la place de M.Tom Wappel.qui a fait rager M.Chrétien à la fin de l'année dernière après que fut parvenu aux médias un document, portant sa signature et suggérant des camps de travail pour ceux qui reclament le statut de réfugié.M.Wappel devient critique du Solliciteur général.Il remplace M.John Nun/iata qui ne s'était pas fait tellement d'amis lors de sa bagarre publique avec un haut fonctionnaire l'an dernier durant les auditions concernant Mohamed Mashat.M.Nunziata remplace M.Tobin à l'emploi.Le députe de Toronto Charles Caccia, qui n'avait pas de responsabilités importantes au sein du caucus, devient président du comité du caucus sur les questions devant être appuyés.Partage des Communes Rien n'a changé en ce qui con- cerne les principaux postes du caucus.Mme Sheila Copps (Ha-milton-Est) demeure leader adjoint, et David Dingwall (Cap Breton-Richmond-Est ) demeure leader en Chambre.André Ouellet ( Papineau-Saint-Michel ) conserve sa tâche de critique pour les questions constitutionnelles, et Alfonso Ga-gliano (Saint-Léonard) demeure whip en chef.Il y a 81 libéraux sur les 295 sieges des Communes.Les conservateurs occupent 158 sièges, le NPD 44.le Bloc Québécois 9, le Reform Party, un.Il y a un député conservateur indépendant et un indépendant.Comment changer de décor sans changer d'adresse?$ En allant à Expo habitat 92.Consultez gratuitement des designers professionnels sur l'aménagement, la rénovation et la décoration de cuisines et de salles de bain.Une présentation de Crane Canada et de l'APCHQ.CRANE Une presentation de ^~>4PCHk xp® habitai 91 17 AU 26 JANVIER, PLACE BONAVENTURE À VOIR ABSOLUMENT! ELIZABETH » h Médicaments brevetés: les usagers des services de santé prévoient des hausses de prix Presse Canadienne OIT A WA ¦ Ce sont les consommateurs qui feront les frais de la décision fédérale de projonger de trois ans la protection accordée aux médicaments brevetés, affirment des groupes représentant les usagers dos services de santé.«Cela va se traduire par des prix plus élevés des médicaments pour les consommateurs et par des contraintes accrues sur le système d'assurance-santé, a déploré hier Mme Kathlinc Connors, la présidente de la Coalition canadienne de la santé.Si les hôpitaux et les autres institutions doivent payer plus cher leurs médicaments, a-t-elle poursuivi, il leur restera moins d'argent pour les autres services.Le système va être soumis à des pressions encore plus grandes.» L'extension porte de 17 à 20 ans la période pendant laquelle les médicaments conçus par les compagnies pharmaceutiques sont protégés contre toute copie, et repousse d'autant l'apparition de médicaments génériques sur le marché.L'Association des consommateurs du Canada reproche au gouvernement d'avoir donné son accord à l'extension au cours des négociations sur la libéralisation du commerce mondial, sans consulter les groupes concernés au pays.Le gouvernement a beau prétendre que cette décision ne fera pas grimper en flèche les prix des médicaments, «il doit nous dire par quel mécanisme il entend maintenir les prix à un niveau raisonnable», affirme, sceptique, M.David Simpson, directeur-exécutif de l'organisme.L'actuelle Commission d'examen des prix des médicaments brevetés n'existe pas depuis assez longtemps pour rassurer les consommateurs à ce propos.Et elle ne peut rien faire contre les hausses supérieures au taux d'inflation, poursuit-il.L'Association pharmaceutique canadienne, qui représente les pharmaciens, affirme que la protection accrue n'entraînera pas immédiatement les prix des médicaments à la hausse, mais qu'il faudra peut-être plus longtemps pour que les prix baissent sous l'effet de la concurrence des médicaments génériques.Selon le directeur exécutif de l'association, M.Leroy Fevang, la décision d'Ottawa freinera l'apparition de médicaments génériques sur le marché.Mais puisque le délai supplémentaire est de trois ans seulement, cela ne devrait pas décourager les fabricants de médicaments génériques, croit-il.\"\u2022V I i Découvrez les capsules CERAMIDE EYES TIME COMPLEX! 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l'indépendance de la Croatie et de la Slovénie d'après Al P OITAWA ¦ Le premier ministre canadien, M.Brian Mulroney, a annoncé hier la reconnaissance par le Canada de l'indépendance des républiques de Croatie et de Slovénie.« La fédération yougoslave telle que nous l'avons connue n'existe plus et ne peut être reconstituée par la force », a declare M.Mulroney dans un communiqué portant sur la reconnaissance des deux républiques.A l'instar des 12 pays membres de la CLE, le Canada ne reconnaîtra cependant pas pour l'instant l'indépendance des républiques de Macédoine et de Bosnie-Herzégovine.La femme du premier Ld SLOVENIE ¦ La république de Slovénie est la plus développée des six républiques qui composaient la République Socialiste Federative de Yougoslavie.Située au nord-ouest du pays et dans sa partie la plus occidentale, la Slovénie, frontalière de l'Autriche et de la Hongrie, est, avec 20 251 km2, l'une des plus petites républiques de Yougoslavie.Sa superficie représente à peine 8 p.cent du territoire.Avec 1 937 000 habitants dont 90 p.cent d'ethnie Slovene.2,9 p.cent de Croates cl 2,2 p.cent de Serbes, la Slovénie est la plus homogène des républiques yougoslaves.Les Slovenes sont en très forte majorité de confession catholique et se distinguent de leurs concitoyens par leur langue, différente du serbo-croate.La capitale.Ljubljana, compte 305 000 habitants.Les Slovènes ont fondé leur premier État au septième siècle mais ont rapidement été absorbés par des États voisins, beaucoup plus puissants.D'abord sous domination hongroise au dixième siècle, la Slovénie.conquise par les Habsbourg en 1278.est autrichienne jusqu'en 1918.alors que le reste du territoire actuel de la Yougoslavie est sous domination ottomane.Apres la Première Guerre mondiale, la Slovénie devient un territoire yougoslave puis, dans le cadre de la fédération créée le 29 novembre 1943.une Republique fédérée de Yougoslavie.Le 21 février 1991.le parlement Slovene adopte une résolution sur la «dissociation graduelle et négociée» de la Yougoslavie.Le 25 juin, la Slovénie, en même temps que la Croatie, se declare totalement indépendante.Son drapeau est horizontalement, de haut en bas, blanc, bleu, rouge avec dans la bande centrale, une montagne.La Slovénie est la plus industrialisée des republiques de Yougoslavie.Elle produisait 19 p.cent du PNB national et contribuait a hauteur de 25 p.cent aux exportations yougoslaves en devises convertibles.Le niveau de vie y est également nettement plus élevé que dans le reste du pays.Depuis la mi-octobre, la Slovénie a une nouvelle monnaie, le tolar.ministre canadien est originaire de cette dernière république.Le Canada avait jusqu'à maintenant fait de l'arrêt de la violence en Yougoslavie une condition a sa reconnaissance de la Croatie et delà Slovénie.Ainsi, la Slovénie et la Croatie ont fait hier leur véritable entrée sur la scene internationale en tant qu'Ltats indépendants après avoir obtenu la reconnaissance des pays de la CEE, suivis notamment par l'Autriche et la Suisse, alors que les Etats-Unis restaient pour le moment sur leurs positions.Les deux autres républiques qui avaient aussi demandé a être reconnues par la CEE, la Macédoine et la Bosnie-Herzégovine, dev ront toutefois attendre encore pour pouvoir bénéficier du même traitement.La présidence portugaise de la CEE a annoncé que les Douze reconnaissaient la Slovénie et la Croatie, mais qu'il demeurait «d'importantes questions» auxquelles il fallait repondre pour pouvoir reconnaître les.deux autres Republiques.Les États-Unis avaient repété, mardi, qu'ils n'avaient pas change a ce jour leur politique de non-reconnaissance des republiques sécessionnistes.Alors que les cloches ont sonne a Zagreb pour saluer la reconnaissance, la Serbie a immédiatement estimé que la reconnaissance de la Croatie et de la Slovénie « nuira a un règlement pacifique de la crise Yougoslave et porte un coup a l'intégrité de la Yougoslavie ».Pour le vice-ministre serbe des Affaires étrangères, M.Do-brosav Vejzovic, la reconnaissance internationale de la Croatie peut « encourager les extrémistes » de cette République « a attaquer la Krajina serbe », qui se trouve sur le territoire de la Croatie.Avant le 15 janvier, date que s'était fixée la CEE pour se prononcer, huit pays, dont les États baltes.l'Ukraine.l'Islande et le Vatican, avaient reconnu la Croatie et la Slovénie.Mais la reconnaissance de la CEE pesé d'un poids plus important et représente une consécration pour les deux Republiques, qui la reclamaient depuis longtemps.La CEE a pris sa décision a la lumière des conclusions de la commission d'arbitrage, présidée par le Français Robert Badinter.Celle-ci a estimé que deux Républiques, la Slovénie et la Macédoine, satisfaisaient a « toutes les conditions requises » par les Douze pour une reconnaissance, mais que la Croatie devait encore \" compléter sa loi constitutionnelle » pour remplir ces conditions.Quant a la Bosnie-Herzégovine, la Commission a juge que la volonté d'indépendance de ses populations n'était pas pleinement établie.Les critères fixés par les Douze, le 16 décembre dernier, incluent notamment le respect des droits de l'Homme et des minorités, ainsi que la contribution a une solution pacifique de la crise et a la stabilité dans la region.Conformément au principe decide par la CEE, ses Etats membres ont an- nonce les uns après les autrçs leur intention de reconnaître les deu> républiques L'Allemagne, qui n'a cessé de plaider pour la reconnaissance e; avait devance ses partenaires en > procédant seule le 23 décembre, a établi hier des relations diplomatiques avec Zagreb En revanche la France a annonce sa décision de reconnaître les deux''Fe,j3ûbIi-ques.mais elle a établi une dise tinction entre elles.La France a précisé qu'elle n'établira des relations diplomatiques avec* Zagreb que lorsque la Croatie-aura mien oeuvre les engagements qu'elle a pris concernant la protection des minorités.\u2014 » *~* \u2022 La CROATIE ¦ La république de Croatie est.après la Serbie la deuxième en grandeur et par le nombre d'habitants des six républiques qui formaient la Yougo-slavie.Les 56 538 kilometres carres de la Croatie, situés dans la partie nord de la fédération, comprennent les plaines septentrionales, frontalières de la Hongrie et, au sud, une région de collines et de montagnes, ainsi que la plus grande partie de la cote adriatique.avec de nombreuses iles.Sa population est de 4 760 000 habitants dont 77,8 p.cent de Croates et 12,2 p.cent de Serbes.Ces derniers sont 600 000.La moitié vit dans la région de la Krajina (sud de la Croatie) cependant qu'en Slavonie (partie orientale de la republique croate frontalière notamment de la Serbie) ils constituent une forte minorité.La Croatie est très majoritairement de confession catholique.La capitale.Zagreb, compte 900 000 habitants.La Croatie, longtemps associée a la Hongrie, abrite au début du vingtième siècle un mouvement nationaliste croate qui, uni à celui des Serbes, aspire à la réunion des Slaves du sud.Englobée dans la Yougoslav ie à partir de 1919, la Croatie est agitée de violents mouvements nationalistes dont celui des oustachis.reVponsd-ble de l'assassinat a Marseille du roi Alexandre de Yougoslavie, en 1934.En 1941.la Croatiefor-me un Etat indépendant, reconnu par Hitler et Mussolini, sous la direction d'Ante Pavelitch.chef des oustachis, qui y établit un régime de terreur.Apres la défaite hitlérienne, elle devient une des republiques fédérées de la Yougoslavie.Le 22 février 1991.le parlement croate adopte une «résolution sur la dissociation » de la fédération yougoslave proposée par la Slovénie voisine.Le 25 juin, la Croatie, en même temps que la Slovénie, se déclare indépendante.L'armée fédérale yougoslave a direction serbe intervient d'abord en Slovénie puis la guerre se déplace en juillet en Croatie (ou, selon les Croates, elle a fait 10 000 morts.En octobre dernier, a l'expiration d'un moratoire de trois mois, la Croatie et la Slovénie confirment leur accession a l'indépendance.Son drapeau est, horizontalement de haut en bas, rouge, blanc, bleu avec un damier en écusson dans la bande centrale.Son économie vit .des industries métallurgiques, textiles et alimentaires; d'importants chantiers de constructions navales et.avant les hostilités, tourisme.Sa monnaie est le dinar croate Avec de tels rabais.Y a de quoi faire mousser ce solde ! 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