La presse, 24 janvier 1992, B. Informations nationales
[" LA PRESSE.MONTREAL, VENDREDI 24 JANVIER 1992 Le chef du Reform Party préconise maintenant le «bilinguisme territorial» LIA LEVESOUE de in Presse ( 'tnadletwe cv.mt le Cercle canadien a Montreal, le chef du Reform Party, Preston Manning, a assoupli sa position sur le bilinguisme au Canada, défendant cette fois une version qu'il appelle le «bilinguisme territorial ».Du nié me souffle, M.Manning a cherche a prendre ses distances face au Confederation of region party (COR) et de l'APEC ( l'Alliance pour la préservation de l'anglais), des groupes qui selon lui prônent l'unilin-guisme anglais.I ace au bilinguisme officiel des institutions qui existe actuellement, il oppose le « bilinguisme territorial».«En pratique, cela voudrait dire que le français serait la langue de travail du Quebec; l'anglais serait la langue de travail dans le reste du pays; et les services gouvernementaux seraient offerts dans plus d'une langue dans Ils endroits ou la demande est suffisante», a-t-il explicite en anglais.II soutien! que ce « bilinguisme territorial» serait plus populaire et moins coûteux que l'actuelle forme de bilinguisme officiel.Après son discours devant le Cercle canadien, lorsqu'inter-roge par les journalistes.M.Manning a precise que cette position ne serait, dans le fond, pas très différente de ce qui est vécu au Canada à l'heure actuelle.«Dans la pratique, cela ne diffère pas de façon significative.Du point de vue légal et politique», par contre, il trouve que cela enlèverait l'impression qu'un «gros système national nous est impose».Il a même décrit dans le detail son bilinguisme selon le territoire.Ainsi, les institu- Preston Manning lions fédérales demeureraient bilingues «uu sommet».La Chambre des communes, la Cour suprême, le Sénat, par exemple, devraient pouvoir travailler dans les deux langues.Les services fédéraux seraient disponibles en français, en anglais et même dans d'autres langues, là ou la demande le justifie.Il voit même des « districts » linguistiques qui pourraient ne pas correspond re aux frontières des provinces, comme la région d'Ottawa - H u I I .l'ouest de Montreal ou l'Arctique.« Personne ne propose qu'Ottawa ne fone t ion ne qu'en anglais.Les employes fédéraux à Ri-mouski ou Trois-Rivières ont besoin de formulaires et de manuels en français et devraient pouvoir parler en français avec leurs dirigeants à Ottawa.Mais nous pensons que le niveau de bilinguisme nécessaire au centre pourrait être obtenu à moindre coût et de façon moins accablante.» M.Manning dit aussi qu'il «rejette de façon non equivoque l'unilinguisme anglais» de l'Alliance pour la preservation de l'anglais (APEC) et de la Confederation of regions parly.M.Manning a aussi défendu l'idée d'avoir une loi qui prévoirait les cas où une province veut se séparer; et la nécessite d'y parvenir par une solution démocratique.Il a fait part de son intention de soumettre l'idée lors du prochain congres du Reform Party, afin de l'inclure dans le programme du parti.Il a fait valoir qu'en l'absence de telles clauses, le Canada risque d'avoir recours à des moyens inappropriés pour faire face a des situations imprévues, comme face au PLQ en 1970, lorsque la Loi des mesures de guerre avait été invoquée.\\/lulroney convoque.les premiers ministres pour parler d'économie *resse Canadienne )TTAWA Ue premier ministre Brian Mulroncy a convoque ses ho-lologues provinciaux le dix fé-rier prochain a Ottawa pour dis-uter d'économie.M.Mulroncy a confirmé la ate de la rencontre des premiers linistres hier après-midi après ne premiere journée de réunion u comité des priorités du cabi-et au chalet du gouvernement u lac Meech.Cette rencontre des premiers linistres doit faire suite à une encontre similaire tenue en dé-smbre mais à laquelle le premier unistre du Québec.M.Robert ourassa, n'avait pas participé.M.Mulroncy a par ailleurs immérité la dernière semaine et emie de débats constitutionnel-s marquée par des divisions sur reforme du Sénat et l'opposi-n du premier ministre alber-iu Don Getty au bilinguisme stitutionn nel Parlant du débat entourant la réforme du sénat, le premier ministre u invité ses homologues à faire preuve de souplesse.Mais il n'a pas voulu dramatiser la situation.«Il s'agit peut-être de positions de négociation, d'incitations au débat et même, dans certains cas.de points de vue très sincères», a-t-il poursuivi.Mais il a rappelé que la formule d'amendement actuelle permettait de surmonter ces différends.«En bout de ligne, c'est l'intérêt national qui doit prévaloir», a-t-il dit.Quant aux attaques contre le bilinguisme., il les a rejeté immédiatement.À son avis, elles ont nui à M.Getty plutôt qu'au débat constitutionnel.Par ailleurs, il s'est dit encourage par les débats à la conférence constitutionnelle de Halifax sur le partage des pouvoirs.Le dynamisme du débat lui a inspiré un certain optimisme.La Cour suprême affirme le droit de regard d'Ottawa sur les projets de barrages Le gouvernement fédéral a l'obligation d'évaluer l'impact environnemental de tout projet provincial qui touche, en tout ou en partie, sa juridiction MANON CORNELLIER de la Presse Canadienne OTTAWA elon la Cour suprême du Canada, le gouvernement fédéral a l'obligation d'évaluer les impacts environnementaux de tout projet provincial régi en tout ou en partie par Ottawa.Dans une décision majoritaire rendue hier, la plus haute cour du pays a statué que les lignes directrices fédérales en matière d'environnement étaient constitutionnelles et que les ministères fédéraux devaient les appliquer lorsqu'ils devaient prendre une decision concernant un projet, qu'il soit fédéral, provincial ou local.Le jugement, rédigé par le juge Cîerard La Forest, precise bien qu'Ottawa ne peut pas évaluer n'importe quel projet provincial.Pour le faire, le gouvernement federal doit avoir un pouvoir de decision sur au moins un des aspects du projet.La decision d'hier, qui portait sur le barrage de la rivière Old-man en Alberta, pourrait avoir un impact sur presque tous les projets de barrages des provinces.Ottawa a en effet juridiction exclusive sur les voies d'eau navigables.Dans le cas du projet Oldman.l'Alberta devait obtenir l'autorisation du ministère fédéral des Transports pour obstruer la rivière.En septembre 1987.Ottawa a autorise le projet après avoir évalue son impact sur la navigation.Insatisfaits, les Amis de la riviere Oldman ont immédiatement commencé leurs pressions pour qu'Ottawa étudie aussi les effets environnementaux du projet, conformément aux lignes directrices fédérales en matière d'environnement.I n avril 89, le groupe s'adressait a la Cour fédérale.Déboute, il obtenait gain de cause, un an plus tard, devant la Cour d'appel fédérale.De son côté, l'Alberta refusait d'interrompre les travaux et s'adressait, avec l'appui d'Ottawa et de ^ix provinces dont le Ouc-bec, a la Cour suprême.Pour les provinces, l'enjeu était de taille car plusieurs envisagent construire de gros barrages hydro-electriques.A part le Québec et son projet de Grande-Baleine, l'Ontario, le Manitoba et Terre-Neuve ont des plans a l'étude.El dans chaque cas.ces provinces ont besoin de l'autorisation du ministère federal des Transports.En juillet, Ottawa a annonce qu'il effectuerait une evaluation environnementale du projet de Grande-Baleine.Dans les autres provinces, les projets ne sont pas encore aussi avancés et le gouvernement federal n'est toujours pas intervenu.Dans le cas du projet Oldman.une evaluation a eu lieu après la decision de la Cour d'appel.Toutefois la cour a indiqué hier que même si le projet de 355 millions de dollars était pratiquement termine, une nouvelle étude ne serait pas inutile.Cette capacité d'intervention du gouvernement fédéral en matière d'environnement inquiète l'Alberta et les autres provinces.Devant la cour, on a dit craindre que cela confère au gouvernement fédéral une compétence générale sur l'environnement de manière a empiéter sur la compétence législative exclusive des provinces.Le juge La Foest a rejeté cet argument.« Le décret (.) ne tente pas de réglementer les répercussions environnementales de matières qui relèvent de la competence de la province, mais fait simplement de l'évaluation des incidences environnementales un element essentiel de la prise de decision fédérales.» Le juge a rappelé qu'il s'agissait toujours, en bout de ligne, d'une decision politique.«Les recommandations présentées à la fin de Parizeau ne prévoit pas d'obstacle à la reconnaissance internationale du Québec MARIO FONTAINE W en déplaise au Canada, un Quebec souverain verra son statut d'Etat indépendant reconnu par la communauté internationale sans G;fficultes.estime le chef du Parti québécois.|ac-ques Parizeau.Prenant la parole hier devant le Conseil des relations internationales de Montréal.M.Parizeau s'est employé à démontrer que le Quebec répond aux critères usuels exiges par la communauté internationale.Et il a invité ceux qui doutent de cette reconnaissance à venir s'expliquer sur la place publique.«le, veux convaincre les Américains et les Européens, et particulièrement les Français, que c'est un objectif qui en vaut la peine, viable, qu'on fonctionne de façon démocratique et qu'on veut atteindre certains objectifs.On espère qu'ils comprennent où on sen va», a expliqué M.Parizeau au terme de son allocution.Le tout, precise-t-il.sans qu'il soit nécessaire de dénigrer le Canada, de faire du chantage ou des menaces.Des moyens inutiles à ses yeux, puisque un Quebec souverain réclamera son droit à l'autodétermination a l'issue d'un referendum démocratique et dont la légitimité a été reconnue jusque par les instances fédérales.De plus, les conservateurs fédéraux, au pouvoir à Ottawa, reconnaissent eux-mêmes le droit du Québec a déterminer son propre destin politique.Les htats-Unis \u2014 tout en préférant le maintien du Canada \u2014 respecteront ce choix et leur attitude fera tache d'huile, pense M.Parizeau, qui n'appréhende pas non plus de blocage du côte français.Autre avantage, les frontières du Quebec ne peuvent être modifiées sans son consentement aux termes mêmes de l'actuelle constitution.Et après, ce sera trop tard, le droit international en garantira l'inviolabilité.Deux M «Y i ¦ r v Jacques Parizeau prenait la parole hier devant le Conseil des relations internationales de Montréal points obscurs subsistent, admet cependant le leader souverainiste: le trace de la baie et du détroit d'Hudson, et celui du golfe du Saint-Laurent.«Sur ces deux points particuliers, l'application des divers concepts internationaux se traduirait par des gains territoriaux non négligeables pour le Québec», assure-t-il toutefois.Il soutient par ailleurs que la Convention de la Baie lames et du Nord québécois ne permet pas aux autochtones qui y habitent de revendiquer ce territoire.L'ancien professeur aux H EC y est également allé d'un long expose académique sur le respect des droits de la personne et des minorités, avant d'ajouter qu'un Quebec indépendant respectera les traités internationaux, quitte à les adapter par la suite, avec l'accord de ses partenaires.Le discours d'hier se démarquait d'une etude du Parti québécois intitulée La reconnaissance internationale d'un Québec sou-wraith dont on a publié les grandes lignes en debut de semaine.Une etude avec laquelle M.Parizeau a paru vouloir prendre ses distances, déclarant que s'il demande à des gens de faire des rapports, ça ne veut pas dire qu'il les accepte en tout ou en partie.Pour sa part, il se méfie des attitudes naïves ou trop optimistes quant à la reconnaissance internationale du Quebec, tout comme il ne s'inquiète pas des « déclarations alarmistes» provenant de Canadiens à la defense de l'intégrité de leur pays.Le Québec est en mesure de «s'affirmer sans agressivité et de s'insérer dans l'interdépendance du village global», soutient le leader pequiste.Job Rae presse Bourassa de reprendre les discussions constitutionnelles U DERIC TREMBLAY In Presse Canadienne Il RHROOKI e premier ministre de l'Ontario, Bob Rae.a lance, hier, à Sherbrooke, un iivel appel pressant à son homologue cbecois.Robert Bourassa.pour qu'il renne les discussions constitutionnelles ce le reste du Canada.Tout comme l'a reclame ces jours der-' devant le comité Beaudoin-Dobbie le pniicr ministre de la Saskatchewan, Roy manow, M.Rae souhaite la tenue d'une iférencc constitutionnelle à onze le is tot possible, en mars par exemple, i après le depot des offres fédérales.«On trouve des solutions fédérales en itiquant le fédéralisme», a soutenu M, au cours de son allocution devant les mbres de la Chambre de commerce de TbrAoke, ajoutant qu'il est essentiel que les «provinces soient dans le jeu pour trouver des solutions.» Rencontrant brièvement la presse après son discours, M.Rae a précisé sa pensée en indiquant qu'une «entente constitutionnelle entre M.Mulroncy et M.Bourassa.ça ne marcherait pas.» «Plus on est exclu, plus les autres provinces sont exclues, s'il n'y a pas de processus qui est accepté par toutes les parties, plus ca va être difficile de trouver une solution », a renchéri le premier ministre bit-tarien.M.Rae a affirme que sa province ne voulait pas jouer à «l'empêcheur de tourner en rond», mais désirait simplement que le processus de négociations soit réellement fédéral, afin de s'assurer qu'il y ait entente «amicale et durable.» Néanmoins, même en l'absence du Québec.M.Rae croit que cette conférence des premiers ministres devrait avoir lieu en mars.Les travaux de cette conférence, argue-t-il.pourraient permettre de développer un certain consensus parmi les participants et d'en arriver éventuellement à.des offres communes pour le Québec.M.Rae souligne que le premier ministre Bourassa, dans la foulée de la loi 150 sur l'avenir constitutionnel du Québec, n'attend pas des propositions n'engageant qu'Ottawa, mais liant aussi les autres gouvernements des provinces.D'autre part.Bob Rae s'est dit dispose a discuter de droit de veto pour le Québec ou île formule d'amendement de la constitution, mais pas avant que l'ensemble des autres différends constitutionnels n'aient été réglés.M.Rae explique que le droit de veto est probablement le sujet le plus complexe et ardu, et que de l'aborder au début de pourparlers risquerait de faire échouer le reste du processus de négociations.Le premier ministre on ta rien a aussi profite de son discours devant les membres de la Chambre de commerce de Sherbrooke pour livrer un vibrant plaidoyer en faveur du fédéralisme canadien.Avec énergie, et en haussant soudainement le ton.M.Rae a déclaré que la volonté profonde de son gouvernement était que le Quebec «reste avec nous dans un Canada nouveau.» «Comment on va le faire, c'est de la plomberie, a poursuivi le premier ministre.On peut le faire.On peut avoir des négociations.On peut faire «les rénovations dans la maison.Mais détruire la maison, démanteler toute la structure, toutes les amities, tous les liens entre provinces, entre nous comme Canadiens, ce n'est pas quelque chose que nous voulons voir.» Pour le premier ministre ontarien.les Québécois ainsi que les Canadiens du reste du pays ne doivent pas seulement s'attarder a leurs differences, mais aussi a leurs points communs.l'étape de collecte de renseignements ne lient pas le décideur», écrit le magistrat.Par ailleurs, les juges ont indiqué que les evaluations environnementales devaient non seulement porter sur le milieu biophysique mais aussi sur les impacts sociaux et économiques.«Les consequences éventuelles d'un changement environnemental sur le gagne-pain, la santé et les autres préoccupations sociales d'une collectivité font partie intégrante de la prise de décisions concernant des questions ayant une incidence sur la qualité de l'environnement», écrit le juge La Forest.La décision de la cour a été reçue avec enthousiasme à Calgary par la porte-parole des Amis de la rivière Oldman, Martha Kostuch.«Aujourd'hui est un grand jour non seulement pour la rivière Oldman mais pour tout l'environnement canadien», a-t-elle declare.Pour les partis d'opposition, Ottawa est maintenant obligé de reconnaître son rôle en matière d'environnement.«Le gouvernement ne peut ignorer ce jugement.S'il le faisait, ce serait l'équivalent d'un harakiri», a lancé le néo-démocrate |im Fulton.Le Manitoba devra traduire ses arrêtés ministériels en français Presse Canadienne WINNIPEG Le gouvernement du Ma-nitoba a appris, hier, qu'il lui faudra traduire en français un nombre beaucoup plus élevé de documents qu'il ne le faisait depuis le jugement de la Cour suprême du Canada de 1985.Le plus haut tribunal du pays a en effet précisé la nature des documents dont il avait ordonné la traduction, il y a sept ans, en condamnant la loi d'unilinguisme anglais adoptée par la province, à la fin du 19e siècle.Depuis le premier jugement, le Manitoba a dépensé environ 7 millions pour traduire plus de 300 lois.Il devra maintenant traduire les quelque 1400 arrêtés ministériels rendus chaque année.C'est la Société franco-manitobaine.qui représente les bOOOO francophones de la province, qui a déclenché les procedures judiciaires, en 1988, en contestant l'arrête ministériel, rédigé en anglais seulement, qui créait une commission d'enquête sur la justice dispensée aux autochtones.Dans une décision unanime, la Cour suprême a précise que tous les arrêtés ministériels qui ont force de loi, qui établissent des normes de conduite ou qui se rapportent à un nombre indétermine de gens doivent être traduits.Mme Carstairs Doit également être bilingue tout document dont il est fait mention dans une loi de l'Assemblée législative, que ce document origine de la province ou non.Le tribunal fixe un délai de trois mois pour que tous les documents dont il est question soient traduits.Le Manitoba peut cependant négocier avec la Société franco-manitobaine pour obtenir plus de temps.La leader libérale.Sharon Carstairs.a qualifié ce jugement d'équitable, puisque très peu d'arrêtés ministériels n'étaient pas traduits jusqu'à maintenant.Ces traductions supplémentaires coûteront peu et ne menacent pas d'augmenter les services en français au Manitoba, a-t-elle fait remarquer.«La plupart des Manito-bains, a fait remarquer Mme Carstairs, ont tendance a oublier que nous avons signe un contrat avec les francophones, en 1870, et que ce contrat nous oblige à faire certaines choses.» LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 24 JANVIER 1992 Editorial Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adjoint directeur de I information Alain Dubuc éditorialiste en chef De l'affrontement à la concertation, un gain de crédibilité Le même jour, lundi, deux nouvelles apparemment sans lien entre elles: Artopex complète sa réorganisation; la FTQ appelle au boycott de Nationair.Chacune, à sa façon, met néanmoins en relief le profond changement intervenu dans le climat des relations de travail au Québec depuis quelques temps.En octobre dernier, l'avenir même d'Arto-pex, le plus important manufacturier québécois de meubles de bureau, semblait compromis par la crise économique.On y parlait de mises a pied et de refinancement pour éviter une cessation des opérations.La seule issue: une restructuration du capital et une rationalisation des activités qui impliquait la collaboration de quatre syndicats, FTQ et CSN, représentant les travailleurs d'autant d'ateliers.Dans l'ancien contexte de confrontation systématique, la seule formulation de cette hypothèse eût semble farfe'ue.Pas question que les syndiques souscrivent à un plan de l'employeur pouvant mener a une diminution du nombre d'emplois.Même pour rescaper une entreprise chancelante.Et encore moins que lune des deux centrales rivales prenne le risque de perdre quelques cotisants en acceptant de participer a l'opération de sauvetage proposée.Il en va tout autrement aujourd hui.Le Fonds de solidarité de la FTQ a investi 2,7 millions dans la relance, les employes ont accepté la fermeture de deux usines, la concentration des activités dans deux ateliers et une diminution des effectifs qui seront dorénavant syndiqués à la.CSN! Résultat: Artopex n'a plus a gaspiller ses forces pour empêcher sa destruction par linterieur et peut maintenant consacrer ses energies a relever les défis normaux dune entreprise regardant vers l'avenir.Cette heureuse conclusion ne constitue que le plus recent episode d'un nouveau chapitre dans l'évolution du climat social au Québec.Elle confirme que patrons et syndiques ont compris que leurs intérêts réciproques passent par une attitude de concertation plutôt que par un rapport de forces impliquant nécessairement l'abdication d'un groupe au profit de l'autre.Avec les consequences désastreuses qu'une perpétuelle guerre d'usure finit par avoir pour toute la collectivité.Contrairement a ce qu'il pourrait sembler a première vue, ce changement de comportement ne constitue pas un aveu de faiblesse du mouvement syndical.Au contraire.Il témoigne d'un sens des responsabilités collectives qui ajoute beaucoup a sa crédibilité.Surtout lorsqu'il lui arrive de donner un coup de poing sur la table pour manifester son impatience ou attirer l'attention du public sur des abus qui lui paraissent inadmissibles.C'est précisément ce qui se passe dans la récente campagne de boycottage de Nationair lancée par la FTQ.A une époque pas si lointaine, c'était monnaie courante qu'un syndicat engage dans un conflit de travail ait recours à tous les expédients pour affaiblir son adversaire.Y compris un appel à sa clientèle habituelle pour obtenir sa mise au ban.Avec le risque de scier la branche a laquelle les syndiqués se cramponnaient.Le procède était devenu tellement habituel qu'il n'emeuvait plus personne et perdait, de ce fait, toute son efficacité.Maintenant que les syndicats ont cesse de crier au loup à tort et à travers et opté pour un partenariat responsable, leurs signaux d'alarme sont infiniment plus dignes d'attention.Et lorsqu'ils se resignent à réclamer le boycott d'une entreprise \u2014même au risque de la torpiller \u2014 on peut au moins présumer qu ils ont des motifs sérieux de le faire.Des motifs qu'il est trop facile d'imputer à un conflit d'intérêts découlant de liens entre le Fonds de solidarité et une société concurrente.La seule façon efficace pour Nationair de contrer cette démarche sera de régler son conflit avec ses agents de bord.Car sur le plan de la crédibilité comparée des deux protagonistes, rien n'indique qu'elle remporterait la palme face a la FTQ.C'est un signe de plus que les temps ont bien changé au Québec.Pierre GRAVEL Le dernier combat de « Lasagne » Bien des Québécois ont été étonnes du fait que les warriors les plus connus de Kanesatake n'aient ete reconnus coupables que de la moitié des actes criminels dont on les accusait.Certains, surtout les plus touches par la crise, se sont même demandes si justice avait été rendue.Le processus qui a mené les «Lasagne» et autres « Noriega » devant les tribunaux repondait à un principe de base: indépendamment des idéologies et des circonstances, les lois doivent s'appliquer à tous et nul ne peut choisir de s'y soustraire.\u2022 Mais le corollaire de ce principe, c'est que les warriors avaient droit a un traitement equitable.Un jury de Blancs a estime que la preuve était insuffisante dans les accusations de saccage et que la présomption d'innocence s'appliquait.C'est cela, un procès juste.Car la justice n'est pas là pour régler des comptes et permettre la vengeance.La pire erreur, ce serait de manifester de I acharnement face aux tristes héros de l'été indien.faut d'ailleurs espérer que cette philosophie inspirera également les débats sur les sentences.Les Québécois, dit-on, sont plus sensibles aux droits collectifs qu'aux droits individuels.Sans justifier les gestes graves et inacceptables qui ont ete poses par des warriors, nous ne pouvons faire abstraction du contexte social, historique et politique qui a présidé au dérapage et a la crise d'Oka et des lourdes responsabilités des sociétés québécoise et canadienne.D'ailleurs, on peut noter que les accusations les plus sérieuses dont Ronald Cross et Gordon Lazore ont été reconnus coupables ne portent pas sur des gestes politiques mais sur d'authentiques délits de droit commun, notamment le passage à tabac d'autres Mohawks.Dune certaine façon, ces procès font en sorte que la crise d'Oka se termine en queue de poisson.Et il est dommage que les médias hors Québec, surtout au Canada anglais, qui ont suivi les événements d'Oka avec tant d'insistance, ne soient pas là pour découvrir l'autre côté de la médaille.Ces audiences ont en effet montré qu'on ne faisait pas le procès de héros de la cause amérindienne mais de pauvres types, dont la presence a Oka tenait plus du hasard que du projet politique.Ni «Lasagne» ni « Noriega » n'ont été des penseurs de ces événements.Ils n'en sont pas les grands responsables, mais plutôt des hommes de main dont le principal crime est d'avoir été plus brutaux, plus grossiers et, surtout, plus visibles que d'autres.Alain dubuc Nouveau débat sur lavortement aux USA L e droit à lavortement pourrait devenir la question la plus chaudement débattue de la campagne électorale américaine.Ce débat a toujours fortement divisé les Américains et les Américaines, mais jusqu'à present il n'a jamais été au coeur d'une campagne à la présidence.Le président Bush ne semble pas craindre le débordement de passions que cela provoquerait.La Cour supreme a accepte d'examiner une _.#____ loi qui restreint lavortement en Pennsylva- K.n,e- Ce'a pourrait l'entraîner à se prononcer ):%^^ sur ,e droit 8 lavorterT,ent: en général et à ren-verser sa decision de 1973 qui consacre ce W^^fek droit.Les partisans du droit a lavortement L Xf^^HB craignent le pire a cause de la nomination de ! juges conservateurs depuis une vingtaine d'années.Quelle que soit leur opinion personnelle au sujet de lavortement, ces juges ont tendance à penser que rien dans la constitution ne permet d'affirmer l'existence d'un droit a l'avortement.{ Selon la constitution américaine, le moyen de sortir de l'impasse est de faire voter une loi par le Congres ou, mieux encore, un amendement a la constitution pour créer ce droit.Les partisans du libre choix ont commencé à faire campagne pour que les candidats qui leurs sont favorables soient élus au Congres.M.Bush est d'autant plus prêt à relever ce défi que cela l'aide à se débarrasser d'un adversaire gênant à l'extrême droite du Parti républicain, M.Pat Buchanan, lors des élections primaires dans le New Hampshire.Aucun des deux camps ne peut remporter une victoire décisive et il ne faut pas s'attendre a un compromis législatif entre ;eux après les elections.Le droit à lavortement reviendra encore souvent devant une Cour supreme mal préparée à trancher dans un sujet plus politique que juridique.Enfin, la campagne électorale risque de dégénérer en dialogue de sourds alors qu'il y a tant de sujets dont les Américains devraient débattre sérieusement.Frederic WACKIERE REPRISE DROITS RCSERVES La boîte.aux lettres Hydro-Québec à vau-l'eau ¦ La Presse rapportait a la mi-uctobre que Hydro-Québec était a court d'eau.Aussi bien dire à vau-l'eau.En effet, pour la huitième année consécutive, les précipitations (pluie et neige confondues) annuelles sont en-dessous de la moyenne.Le niveau des réservoirs est bas, a vau-l'eau.En prévision de l'hiver, «quand la bise sera venue», Hydro-Québec achètera de l'électricité de voisins plus prévoyants (par exemple du Nouveau-Brunswick).Elle fera même fonctionner plus longtemps que d'habitude sa centrale au mazout polluant de Tracy.Mais on nous avertit aussitôt (quelle sollicitude!) que cela coûtera cher.Une façon de nous préparer à une nouvelle hausse de tarifs.Pourtant, on a déjà subi une augmentation de 24,84% en 12 mois.de 1990 a 1991.«Que fai-siez-vous aux temps chauds»?demande la fourmi à la cigale.Hydro-Québec pourrait répondre: je vendais de l'électricité.«Eh bien, dansez maintenant», pardon, payez maintenant.Car, malgré le bas niveau de l'eau dans les réservoirs, Hydro-Quebec ne faisait pas que vendre de l'électricité à l'étranger, mais elle incitait ci incite encore a la bi-énergie: pompe thermique électrique associée à une fournaise à l'huile ou au gaz.En période de pointe l'hiver, le chauffage passe à l'huile ou au gaz.C'est parfait.L'inconvénient, c'est que Tété, la pompe thermique sert de climatiseur, source de consommation d'électricité et l'eau des reservoirs baisse à vue d'oeil.à vau-l'eau.Le message d'I Iydro-Quebec est clair: il faut prévoir une hausse de tarifs pour pallier son imprévoyance.Mais Hydro-Québec nous rassure tout de suite: elle est prête à af- fronter l'hiver, il n'y aura pas de pénurie.Et pour cause.Le ralentissement de la production dans les papetières et les alumineries, sans compter les nombreuses fermetures d'usines, permettront à Hydro-Québec de passer l'hiver sans coup ferir.Ce qui lui donnera bonne conscience et surtout une apparence de bonne gestion et de bonne planification.Yvon PACEAU Boucherville Merci, M.Cetty Af.Don Getty ¦ A la suite de votre declaration selon laquelle la politique de bilinguisme au pays devrait être abrogée, je tiens a vous féliciter pour votre sincérité et votre courage.Voici enfin quelqu'un qui admet l'existence des deux peuples.Le Québec français et le reste du Canada anglais, voilà qui économiserait des millions de dollars aux contribuables en commissions, frais de traduction et procédures judiciaires, n'en déplaise aux francophones hors Québec, et aux anglophones « in Québec ».En reléguant aux oubliettes cet anachronisme issu de la « trudeaumanie», qu'est le bilinguisme, nous ne subirions plus le terme dérisoire de «société distincte», terme qui n'aurait jamais dû être employé, car le Québec a toujours ete une NATION.Votre déclaration, Monsieur Getty, est un petit pas pour l'homme, mais un grand pas pour la souveraineté.Luc CHARRON Montréal Vieux souvenirs ¦ |'ai bien ri en lisant l'article de Cyrille Felteau dans Lu Presse (dimanche 12 janvier) au sujet de l'histoire de ce journal par madame Suzanne La-lande.Monsieur Felteau n'a rien perdu de sa verve, et il la connaît bien, lui, l'histoire de La Presse.Vers 1948, j'étais secrétaire-trésorier de la municipalité de Normetal.|c suivais plutôt «superficiellement» la saga DuTremblay-Berthiaume lorsque les échos nous en parvenaient, surtout à l'occasion de la présentation des bills privés annuels qui semblaient nécessaires pour débroussailler le ou les testaments ayant trait a cette «institution» nationale, le m'étais rendu à Québec pour représenter la municipalité lors de la présentation d'un bill prive.Le bill privé qui «passait» avant le nôtre était celui des Bcrthiaume-DuTremblay.Il était présenté par toute une batterie d'avocats.Avant qu'ils puissent ouvrir la bouche, Du-plessis «éplucha» impitoyablement leur projet de bill et il leur dit: «Retournez faire vos devoirs et ensuite vous reviendrez devant nous».On ne répliquait pas à Du-plessis.On le remerciait.Point.Un des avocats devait l'apprendre à ses dépens.Vexé, il lança d'un ton agressif: «Il faut comprendre qu'on ne peut pas tous posséder les lumières du premier ministre».«Monsieur, rétorqua Duplessis, en ce siècle de 1 électricité, il n'est plus permis de s'éclairer à la chandelle!».Les avocats ne demandèrent pas leur reste et ils quittèrent précipitamment la salle, l'ignore la suite.Merci à Cyrille Felteau de m'avoir donné l'occasion de ressasser ces vieux souvenirs, et bien d'autres, au sujet de Duplessis.que j'en étais venu plus tard a détester tout en ' conservant pour lui une grande admiration.Emile BOUDREAU Montréal Carte égarée ¦ Voici le récit d'une expérience dont mon fils vient d'être victime et qui m'a complètement abasourdie.Mon fils avait un rendez-vous au bureau d'un allergolo-gue à Saint-Hyacinthe.Nous attendions ce rendez-vous depuis environ deux mois.Mais, par malheur, mon fils avait entre-temps égaré sa carte d'assurance-maladie et ne pouvait donc pas la présenter.La consultation lui a donc été refusée par le personnel du bureau, prétendument parce que le gouvernement (R.A.M.Q.) refuse les consultations aux gens sans carte.On lui a donné le numéro de téléphone de la RAMQ pour qu'on lui envoie un formulaire de demande de carte d'assurance-maladic puisqu'il n'en restait plus au bureau.Ayant pris des informations, on m'a confirmé que la procédure à suivre dans ce cas est que le client paye comptant la consultation et soumet une demande de réclamation à la RAMQ sur un formulaire spécifique où on indique la raison pour laquelle la carte n'a pas été présentée, ce qui constitue par le fait même une demande d'une nouvelle eprte.Or, au bureau du médecin, j'étais parfaitement en mesure de fournir ces informations et de payer la consultation, mais on ne m'a même pas présenté cette possibilité.Nous avons été tout simplement refusés.Est-il possible que clans notre société québécoise de 1992, le personnel médical manque de souplesse et d'intelligence (ou encore pire d'informations?) face au système au point de laisser la santé et peut-être la vie des citoyens dépendre d'un bout de matière plastique de 2\" x 3\"?Bibiane BEDARD Saint-Dominique LA PRESSE.MONTREAL, VENDREDI 24 JANVIER 1992 B3 Opinions Formation continue : pensée magique ou projet collectif ?Allan R.Taylor Méfions-nous des « marches folles» de l'histoire.ALLAN R.TAYLOR L'auteur est president du Conseil et chef de la direction de In Banque royale du Canada.Nous publions ici des extraits du discours qu 'il a prononce lors de l'assemblée annuelle des actionnaires de la banque.e Canada est aujourd'hui à la veillai le de se lancer dans une voie que l'éminente historienne américaine Barbara Tuchman a appelée «The march of Folly », véritable marche folle de l'histoire, qui a conduit bien des nations à la ruine ou au déclin.Selon la thèse de Mme Tuchman, une nation entreprend une marche folle dès lors qu'elle embrasse des politiques contraires à son propre intérêt: le chemin de la raison est là, tout tracé, mais elle s'en détourne et s'engage dans une impasse.Ce choix insensé, elle le fait moins par obéissance à un chef que par folie collective.(.) Il n'est nul besoin d'être un expert pour réaliser que de nombreuses hypothèses avancées dans le débat constitutionnel sont de purs non-sens.Par exemple, ces hypothèses englobent le maintien d'une monnaie commune, d'un marché commun, d'une politique commerciale extérieure commune et d'une structure budgétaire stabilisatrice.Même dans une atmosphère d'harmonie dépourvue d'égoïsmes diviseurs, un tel scénario n'est pas vraisemblable.Il suppose en effet que toutes les decisions seront prises rationnellement, sur des bases purement économiques.Quand bien même cela serait, les coûts de la separation n'en resteraient pas moins très lourds.Or.l'Histoire nous enseigne que pareille transformation ne peut s'opérer que dans un climat chargé d'émotion.On nous dit qu'après la dissolution du Canada, les deux pays amoindris et beaucoup moins viables qui en seraient issus pourraient facilement renégocier les structures économiques qui nous ont déjà assure la prospérité.Cela se ferait avec célérité et générosité.du moins c'est ce que l'on nous dit.Il serait aisé de persuader les États-Unis et les autres pays de se conformer docilement à nos nouveaux besoins.du moins c'est ce que l'on nous demande de croire.Il serait facile aussi de remplacer ou de renégocier le Pacte de l'automobile, l'Accbrd ca-nado-americain de libre-échange, le futur accord de libre-échange englobant toute l'Amérique du Nord, l'entente de partage de la production de matériel de défense, le traité régissant la Voie maritime du Saint-Laurent, la participation a l'OTAN, à NORAD, au GATT.Chimères que tout cela! Il faut bien comprendre que ces arguments simplistes, ces non-sens qui \u2022 se veulent rassurants relèvent précisé-! ment de la logique folle qui conduit as pu survivre.I La leçon est claire: le premier pas |le géant dans cette marche folle consiste à croire que le Canada pourrait tre démembré sans trop de douleur.Nous faisons un deuxième pas en avant dans notre marche folle lorsque nous ignorons ou sous-estimons l'incertitude qu'engendre et perpétue le débat actuel et qui nous cause d'ores et déjà du tort.Parce que nous sommes en concurrence avec d'autres pays, nos aléas constitutionnels nous handicapent dans la course aux investissements et aux emprunts internationaux.|e ne le sais que trop bien, ayant à parcourir le monde pour rencontrer des dirigeants d'entreprise qui ont des milliards de dollars à investir (je l'ai fait récemment à New York, à Tokyo, à Bâle, à Londres, à Zurich et à Stocholm) et tous ces dirigeants me demandent ce qui se passe au Canada et si notre pays est assez sûr pour qu'ils y investissent les économies de leurs clients.|e les assure que je garde confiance, que nous sortirons de cette crise en restant unis.Que leur diriez-vous à ma place?Chez nous, l'incertitude amène les entreprises, les pouvoirs publics, les particuliers a remettre à plus tard leurs decisions d'investissement.Cet attentisme freine la reprise économique et nuit au bien-être de tous les Canadiens.Tout cela nous coûte suffisamment cher.Ce qui n'est rien comparé aux coûts permanents qui nous attendent advenant l'éclatement du pays, à commencer par ceux qui découlent des problèmes monétaires.Une séparation politique verrait naître deux monnaies régionales faibles des cendres de l'une des plus fortes devises du monde.Ce serait le troisième pas de la marche folle de notre histoire \u2014 une étape terrible qui aurait une foule de séquelles économiques.Certains prétendent qu'un Québec séparé et le reste du Canada pourraient partager le dollar canadien sans que le Québec n'ait d'influence officielle sur les décisions de la Banque du Canada.Cela voudrait dire que le Québec d'alors, partenaire mineur de cette union monétaire, aurait beaucoup moins de poids qu'aujourd'hui dans la définition des politiques qui conditionnent la monnaie.(.) Aucun pays qui se respecte ne peut accepter longtemps qu'un autre État contrôle unilatéralement des politiques aussi déterminantes.Aucun pays souverain ne voudra ou ne pourra tolérer longtemps une telle forme de néo-colonialisme.C'est simplement une question de bon sens.(.) L'éclatement du Canada ferait donc apparaître deux monnaies.Celle du Québec, de toute évidence, serait nouvelle; le dollar canadien aussi serait nouveau, même en gardant son nom, car il serait soutenu par une économie nationale très différente et gravement affaiblie.Toujours est-il qu'aucune des deux devises ne pourrait prétendre au statut d'instrument d'échange fiable et respecté dont notre dollar jouit actuellement sur la scène internationale.A nouveau, tout le monde y perdrait.Le Canada et le Québec seraient moins en mesure de financer leur expansion, leur création d'emplois, leurs mesures de protection de l'environnement et leurs programmes sociaux.Est-ce vraiment cela que nous voulons?Les caisses de retraite compteront parmi les agents économiques les plus durement touchés, en raison de leur grande dépendance à l'égard des valeurs mobilières canadiennes.Et là encore, ceux qui ont le moins de prise sur leur destinée paieront plus que d'autres le prix de notre déraison.Malgré cela, de nombreux Canadiens restent persuadés que le pays peut éclater sans qu'ils en souffrent.Trouvez-vous cela sensé?Pas moi.Le quatrième pas de notre marche folle serait franchi dès lors que nous n'aurions plus un gouvernement fédéral assez fort pour niveler les hauts et les bas de notre économie.On en parle rarement mais \u2014 par le biais de la péréquation, de l'assurance-chômage et de l'impôt sur le revenu \u2014 la politique budgétaire nationale influence directement les décisions de dépense, d'épargne et d'investissement qui sont prises dans toutes les régions du pays, en plus d'aider à écrèter les cycles économiques régionaux.(.) ROBERT-GEORGES PARADIS L'auteur est vice-doyen à la formation continue et au développement à la Faculté de I education permanente de l'Université de Montréal.Il est aussi membre du Comité sur la formation professionnelle de la Chambre de commerce du Québec.ans le contexte de la crise profonde qui affecte la société québécoise dans ses fondements, l'éducation et la formation continue sont en voie d'accéder - en compagnie de la «qualité totale» - au rang de divinités salvatrices de l'économie et de la société tout entière.C'est du moins ce que suggère fortement depuis plus d'un an - en fait depuis le Rapport De Grandpré (1989) - le discours politique dominant de l'ensemble des décideurs et des partenaires sociaux.Pourtant, sans projet clair de société, sans stratégie intégrée de développement économique et social, il serait illusoire d'assigner à l'éducation et à la formation continue des finalités précises et des vertus magiques et succédanées.Nous risquons d'être collectivement fort déçus, désillusionnés même, de la contribution de ces secteurs d'activité, la magie pouvant bien ne pas s'opérer.1991, année de la formation continue L'année 199I aura été celle de la formation continue au Québec.Les discours et les exhortations aux gouvernements, aux entreprises et aux individus auront été multipliés à l'envi, tout comme les colloques, les forums et les cahiers spéciaux des quotidiens et journaux sur la formation professionnelle et le développement de la main-d'oeuvre.Les documents de réflexion et d'orientation auront poussé comme des champignons.Les Chambres de commerce du Québec, du Montréal métropolitain, de Laval, de la Rive-Sud auront fait en 199I une priorité absolue du dossier de la formation.Le point culminant de l'année aura sans doute été le doublet constitué du dépôt par le.ministre André Bourbeau de son énoncé de politique sur le développement de la main-d'oeuvre et l'annonce par le ministre Gérald Tremblay de sa stratégie de développement industriel, dite des grappes.Faste mois de décembre 1991 ! Le premier événement faisait appel à la formation professionnelle et à la formation continue pour assurer le développement de la main-d'oeuvre.Le second comportait des impératifs exigeants pour le système d'éducation et de formation, source de valeur ajoutée en matière de ressources humaines.Cette convergence sans doute concertée de deux entreprises d'envergure de la part de ministères centraux pour le développement du Québec tend à nous suggérer que nous sommes sur la bonne voie, conceptuellement et structurelle-ment, attendu les complémentarités évidentes entre le développement économique et celui de la main-d'œuvre.Mais le tableau est-il complet ?L'entreprise qui consiste à bâtir un édifice social fait normalement appel, à divers moments de l'établissement des devis et de la construction, à des matériaux qui ont pour noms «éducation» et «enseignement supérieur et science».Il est pour le moins étonnant que des acteurs aussi centraux soient jusqu'à maintenant demeurés silencieux, se cantonnant dans des rôles d'observateurs au moment de l'établissement d'orientations et de la mise en place de structures pensées par d'autres pour réaliser des objectifs de formation.Ne s'agit-il pas pourtant de la définition d'un projet de société qui interpelle tous les penseurs, les décideurs et les acteurs dans une économie de partenariat?Ces absences remarquées et remarquables signifient-elles que la formation professionnelle et la formation continue ne constituent pas des priorités pour le MEQ et le MESS, absorbés par d'autres problèmes criants tels que la formation fondamentale, les élèves en difficulté d'apprentissage, le décrochage scolaire, etc.?En conséquence, devons-nous désormais considérer ces ministères (et les institutions d'éducation et de formation) comme de simples dispensateurs de services, incapables de contributions significatives à la définition d'un projet de société et à sa réalisation?Oui, l'année 1991 aura été l'année de l'exclusion de l'éducation (ministères, institutions, acteurs) de la formation professionnelle et continue! Assisterons-nous, sans mot dire, à la mise en place d'un second réseau d'éducation hors de l'éducation?C'est l'inquiétude que véhiculait avec justesse lean Guibault, président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, dans les pages de ce journal le b novembre dernier, en réagissant a une version préliminaire de l'énoncé de politique du ministre Bourbeau.La version définitive n'a pas modifié un tel sentiment d'exclusion fonctionnelle et la crainte de voir s'édifier en parallèle une autre voie de formation.Vers un deuxième réseau d'éducation?Le dépôt de l'énonce de politique en décembre dernier et l'annonce de la tenue d'une commission parlementaire en février prochain constituent une indication que l'année de la formation Robert-Georges Paradis professionnelle et de la formation continue pourrait se poursuivre en 1992.Toutefois, une commission parlementaire précipitée et une présomption d'adoption a la vapeur de la Loi instituant la Société de développement de la main-d'oeuvre du Québec (SQDMO), but principal de l'exercice, risquent de faire avorter un débat qui n'a pas encore vraiment eu lieu et qui ne semble pas être essentiel à l'opération.En effet, les réactions très favorables qui ont accompagné le dépôt de l'énoncé et la diversité des provenances des éloges enthousiastes, émanation de la Conférence permanente sur l'adaptation de la main-d'oeuvre, sont annonciateurs d'un exercice collectif d'auto-congratulation qui n'aura que faire d'une discussion de fond sur la formation continue.Seules les Chambres de commerce et la Présidente de la CEQ ont, à cette date, annoncé un accueil plus distant et ont fait part d'attentes importantes non satisfaites.Voyons voir quelques failles dans l'édifice.j'ai évoqué plus haut qu'un tel énoncé de politique gagnait à s'appuyer sur un projet de société clair et sur des orientations et stratégies de développement économique et social claires.A ce jour, seule la stratégie du ministre Gérald Tremblay répond à cette logique.11 manque donc beaucoup d'éléments.Il s'ensuit que l'énoncé de politique est, en quelque sorte, suspendu dans le vide.Il est curieux qu'à un sentiment d'urgence, le gouvernement réponde par la mise en place de structures et la consolidation de bureaucraties nationales et régionales, lesquelles -s'accordent par définition fort mal avec les impératifs d'un développement économique qui s'exerce dans un contexte de mondialisation et de haute compétitivité commandant une attitude proactive.Alors que les stratégies de développement économique les plus efficaces et percutantes trouvent racines dans les régions et même dans les sous-régions, le ministre nous propose une structure nationale centralisatrice qui aura une préséance budgétaire et donc décisionnelle certaine sur les régions.N'est-on pas en voie de reproduire une approche qui a prouvé son inefficacité ?L'énoncé de politique déplore l'absence d'une culture et d'une mentalité de la formation continue chez les entreprises et les individus.Pourquoi?Confusion et enchevêtrement des programmes gouvernementaux?Faible estime de la formation professionnelle et de la formation continue dans les institutions d'enseignement et les ministères à vocation éducative?Multiplicité des offres publiques et privées de formation?Marché débridé?Confusion quant aux approches à privilégier ainsi qu'en regard des attentes corporatives ou individuelles?Toutes ces raisons sont sans doute valables.11 est évident que les mentalités sont longues à modifier.Il est tout aussi évident que la mise en place de structures bureaucratiques n'est pas forcément le meilleur catalyseur de mutations culturelles aussi majeures.Les individus sont, à toutes fins utiles, ignorés dans 1l'énoncé.Tant les acteurs de la formation continue que les «clients» de cette formation brillent par leur absence.Tout n'est que structures et institutions.Le document navigue allègrement entre les concepts d'adaptation de la main-d'oeuvre, de formation professionnelle et de formation continue au point qu'il devient difficile de deviner là où se loge la priorité de l'exercice.Par ailleurs, on constate très tôt à la lecture que l'on a réservé une portion très congrue au MEQ et au MESS dans les structures participatives: simples observateurs ou dispensateurs de services de bout de ligne.De plus, les dimensions des formateurs et de la formation des formateurs sont absentes de l'énoncé et des structures.Nous sommes donc tentés de conclure que ce dont il s'ugit tient pour l'essentiel à l'adaptation de la main-d'œuvre, approche minimalis-te en termes d'investissement et de valeur ajoutée aux ressources humaines.Une telle approche autoriserait le Ministre à évacuer l'éducation de la formation continue ! Dans une société où les creations d'emploi se feront largement dans des secteurs spécialises de moyenne et de haute technologie et ou les entreprises devront recycler leur personnel de niveau supérieur, il est surprenant que l'énoncé de politique fasse aussi peu de cas de l'Université et de la contribution universitaire en formation continue.C'est risquer de se priver de ressources importantes et de visions.Seul, le Projet de Loi 408 évoque la nécessité de «favoriser la participation aux activités de développement de la main-d'oeuvre (.) des établissements d'enseignement de niveau universitaire.» (Chapitre JI, article 18, alinéa 3).Malgré l'évocation constante de la problématique de la formation continue dans le document, il est manifeste que l'énoncé ne propose ni analyse, ni synthèse claire, cohérente ou intégrée des réalités et des pratiques, pas plus qu'il n'offre ou ne propose de vision ou de projet en la matière.Peut-être des contributions des acteurs du secteur de l'éducation auraient-elles enrichi la problématique et la perspective ?Un projet collectif en matière de formation continue L'un des arguments clés servant a légitimer la mise en place de la politique de développement de la main-d'oeuvre et l'établissement d'une société nationale de développement et de sociétés régionales tient à la grande confusion et à l'enchevêtrement des programmes des divers gouvernements en matière de formation professionnelle et de formation continue.C'est l'évidence! La confusion est tout aussi grande du côté des programmes et activités de formation, de recyclage et de perfectionnement à proprement parler offerts par les institutions d'enseignement et les firmes privées.II s'agit d'un marché libre, débridé même, où cohabitent en se chevauchant souvent les divers niveaux d'enseignement, des formations à la mode avec des formations instrumenta^ les, du « trainings de type « quick fix* et «just-in-time» à l'américaine aux formations plus fondamentales et plus durables.Dominantes en matière de formation continue, « l'immediatement utilitaire» -»t «l'adaptatif» survalorisent souver t les besoins corporatifs à très court t^rme aux dépens de l'investissement cans les individus, lequel découle d'une conception plus large de la gestion des ressources humaines et d'une planification a plus long terme du développement de l'eurreprise et de l'organisation.(.) Dans ce contexte d'urgence qui est le nôtre, il est impérieux de nous doter d'une politique de la formation conti: nue qui fasse une place significative aux contenus fondamentaux, méthodologiques et instrumentaux, reprenant en cela - en les adaptant aux besoins corporatifs et individuels - les objectifs de la formation initiale.Ceux-ci font que, par l'acquisition des langages primordiaux (langues, mathématiques, informatique), de méthodologies, par le développement d'une capacité de réflexion et d'analyse et par la formation disciplinaire, l'étudiant devrait avoir appris à apprendre.De la même façon, il ne faut pas avoir peur, dans une démarche de formation continue, de réviser les connaissances de base.En outre, en plus de l'acquisition de competences et de savoir-faire spécifiques, il faut tendre à injecter de nouveaux savoirs fondamentaux, ainsi qu'à offrir des synthèses et des analyses multidisciplinaires des phénomènes et des problématiques.11 ne faut pas craindre non plus d'étaler les démarches de formation sur du moyen et du long terme et donc favoriser des aller-retour entre l'école et l'organisation.Enfin, il faut miser le plus possible sur des programmes et des cycles de formation conçus «sur mesure».C'est à ces conditions que nous ferons comme société oeuvre de formation cumulative et durable.Les individus, les entreprises et les organisations ont besoin de ce type d'investissement dans le savoir, la connaissance et le savoir-faire et ils en seront, comme la société toute entière, gagnants à long terme.Le Québec, fort de son projet de société, de ses stratégies de développement et de la profondeur de sa conception de l'éducation et de la formation continue, pourra alors passer d'un état de société à risque à une société porteuse de promesses, productive et compétitive, aux dynamiques sociales constructives.1992: fin d'un feu d'artifice?Dans le contexte économique actuel, on ne peut que souhaiter que le gouvernement du Québec nous engage sans tarder, avec toutes ses ressources qu'on voudrait convergentes et celles des partenaires sociaux, économiques et éducatifs, dans l'élaboration et la mise en place d'une véritable politique de développement de la main-d'oeuvre.H est également impérieux que les institutions d'enseignement à tous les niveaux et les enseignants, professeurs et formateurs s'impliquent résolument dans la formation continue à la fois en termes de contenus, de stratégies ainsi que d'orientations et d'objectifs.Si de telles conditions minimales n'étaient pas remplies, il y aurait risque certain qu'après le feu d'artifice de l'année 1991 en termes de discours, de colloques, de forums et d'énoncés de politi: que touchant la formation continue, tous les feux ne s'éteignent et que le champ ne retourne a l'obscurité.La for* mation continue aurait alors eu SON année! LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 24 JANVIER 1992 B7 MARCHANDISES ET SERVICES 212 MACHINERIE, OUTILS ATELIER compléta* mochlnerle.Tour SchouWIn, fraiseuse et graveur Docket, pileuse, pieces de rooet et positionnement, aluminium et lofton a la livre, MACHINE A MESURE OPTIQUE, Objectives, microscopes, telescopes, tob'e optique, moteurs, tronitor moteurs, oscilloscope Teck, vise*.Le 25 k>nv.9-lShres.?89 Lepoge.Dor val.Comptant ou Î5S de depot ou les offre* écrites *eront occep* tecs durant lo vente.^ AX 630-6041 OUMBRE o peinture Oevilbn* en ocler WX28 complete.outxjine 5 500 S.Compresseur >HP SSOV 900 S.Over arm shever Rockwell l 200 S.Oewott 18\" 5HR 5S0V S00 S.664-4072; soir 623-1343.CHARCOTS élévateurs ____\"A LA CARTE\"- 316 \u2022 40,4M.sur^r VGA 1024,0.28.0JM.2 lecteur*, clovler 101 ouches, garantie: 2 an*, 1733 S.Appelé; pour autres specious! 688-6797 .1 écc.1 P'ooone (pneus oonfle*).474-3348, 213 EQUIPEMENTS DE BUREAUX A achat vente, Ameublement bureou mogosln école, neuf usage, gros detoll, meuble* sur mesure, caisse* enregistreuses, 849-7184.PAX, copieurs, ordinateur* usages, vente ochat, 394-3623.PHOTOCOPIEUR Xero* 1025, ogrondl**ementtèductk)n, 3 cassettes de papier, trleu*e 10 case*, allmen'atlon seml-out., cabinet mçl., prix discutoble 384-6549 PHOTOCOPIEURS, recondrtlon-ne*, paronrle 100%.332-1817.A INFOMONTREAL .JOYEUX NOEL.BONNE ANNEE PRIX DU MEILLEUR COMMERCE Choix des consommateurs 1991 802I6-12MHZ 1 Meg 24t$ 0386-SX 1 Meg 34VI 0386 SX2S 1 Meg 43?» 0386 UX33 1 Meg Coche 649* 80484-DX33 1 Meg Coche lOtt* Disque souple.ID, clavier Incluont les manuels et 2000 programmes \"Shareware\" SPECIAL DISQUE DUR, V.OJL 2400 SleCctherlne est, $26-7171 REPRISE possession, système téléphonique.ln*toliotlgo.332-3755.REPRISE DE FINANCE Photocopieurs et Foi Garontie 3 mol* 100% Servl-Tck 383-2751 Marc.214 EQUIPEMENTS COMMERCIAUX .A.RICHARD BERTRAND INC .Equipement de restouront usoge et neuf.Avec garontie.Vente et oehet.727-3777_ CAISSES (2) enregistreuses Miarp électroniques, modèle cr-3310.Pour Infcrmotlons 683-8200 COMPTOIRS vitres neufs 250*.tablettes métal, *econd, 524-3122 COMPTOIRS, présentoirs, tablet-tes, comptoirs vitrés, recondition-nés, Mogoflx 937-5204, 988-9929.MACHINE à Imprimer Kiss, pour cartesdattolres.Voleur: 12 000 5, pour 3500 S, 594-0056 MAYNARDS VENTE DE FAILLITE les chaises Henderson Restouront, hotel et commerclot.A de* prix oitont de 30 o 40% de rabais *ur le prix du manufacturier.Le* chaises peuvent être finies a votre choix de couleur* et ' ou tissus.Pour Informations supplemental res, appelé:: Patrick Ferro ou Louise Goudet au (514) 923-0342 Fox: (514) 923-3677 Les échantillons peuvent être vu* cher Henderson.\u2022 Prière de téléphoner pour rende: vous.melangeur a pain xts, 40 kilos inf.du lun.au leu.au 654-1611 l 215 VETEMENTS i \u2022 BELLE robe de mariée.9-11 ons, ?accessoires.Voleur: 1200 S, pour - 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ION VI-RMONHH IN( ., int sa principale place d'affaires a 1157.boul.Brunelle.( arignan.Québec J3L 4B3.en laveur de la Banque Nationale du < anada, t :) date du décembre 1990, a été enregistré au bureau de la Division d'Enregistrement de Chambly le 17 décembre 1990 sous le numéro Xo4~~.s.St-Hyacinthe, le 20janvier 1992.BANQUE NATIONAL! 1)1 ( INADA AVIS Avis est par les présentes donne conformément a l'article I57ID du Code civil, qu'un acte de translert et cession de toutes les créances présentes ou futures de IRANSPOR1 ( nn \\( o l.ïi |.a JPt sa principale place d'affaires a II57.boul.Brunelle.C:mtr\\.w Québec J31 4B3, en faveur de la Banque Nationale du ( anada en date du S avril 1982, a ete enregistré au hureau de la Division d'Enregistrement de Saint-Hyacinthe le 6 av ril 1982 sous le numéro 203276.St-Hyacinthe.le 20 janvier l')*>2 BANQI E NATIONALE Dl ( \\\\\\D\\ Appel d'offres Ville de Montréal Service de l'approvisionnement et des immeubles Services professionnels Modification Soumission 91-4003 Description Restaurant du Biodôme Date d'ouverture 12 février 19yc Veuillez noter en rapport avec i appel a-dessus: \u2014 que la date d'ouverture prévue pour le 27 janvier 1992 dans La Presse, edition du 17 décembre 1991 a ete remplacée par celle du 12 février 1992.a I heure et au lieu habituels.Informations: 872-1000 Hôtel de ville Le greffier de la Viiie Leo Laoerge Appels d'offres Ville de Montréal Service de l'approvisionnement et des immeubles Des soumissions seront reçues, avant 14 heures aux dates ci-apres énoncées, au Service du greffe de la Ville de Montreal.275.rue Notre-Dame ebt bureau 15 Montreal H2Y 1C6.pour la fourniture de: Soumission: 92-2010 Description: Chemises a dossier Date d'ouverture: 12 février 1992 Soumission: 92-2011 Description: Impression d enveloppe;.Date d'ouverture: 12 février 1992 Toutes les condit.ons de ces appels d olfres sont contenues dans les documents qui sont disponibles pour examen et qui peuvent être obtenus contre un paiement de 50 S non remboursable, en sadressant au Service de l approvisionnement et des immeubles.9515.rue Samt-Hubert.Montreal H2M 1Z4.à compter du 27 janvier 1992 Ce paiement doit être présente en argent comptant ou sous forme de cheque vise, mandat bancaire ou de poste établi a Tordre de la Ville de Montreal.Informations 872-1000 Pour être considérée, toute soumission devra être presentee sur les formulaires spécialement prepares a ces fins dans une enveloppe clairement identifiée fourme par la Ville a cet effet.Les soumisions reçues seront ouvertes publiquement, dans te nail d honneur de I Hotel de Ville, immédiatement après l'expiration du délai pour leur presentation.La Ville de Montreal ne s engage 3 accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires Hotel de Ville Le greffier de la Ville Leon Laberge Institut Nazareth et Louis-Braille 1111, rue Samt-Cf-.ro«est.Longueuii.Que.J4K 5G4 (514.463-1710 1-800-361-7063 Fax 463-0243 AVIS PUBLIC À LA POPULATION DESSERVIE PAR L'INSTITUT NAZARETH ET LOUIS-BRAILLE ELECTION DES MEMBRES OE LA POPULATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION DE L'INSTITUT NAZARETH ET LOUIS-BRAILLE En mars 1992 aura lieu réfection de quatre membres représentant la population au conseil d'administration de l'Institut Nazareth et Louis-Braille.Période de mise en candidature: du 24 janvier au 13 février 1992 Qualités pour être candidats ou candidates, selon l'article 150: \u2014 résider au Québec; \u2014 être majeur/e; \u2014 ne pas être sous tutelle ou curatelle; \u2014 ne pas avoir été déclaré/e coupable d un crime punissable de 3 ans d'emprisonnement et plus; \u2014 ne pas avoir été dèchu/e de ses fonctions comme membre du conseil d'administration d'un établissement.Par ailleurs, l'article 151 de la Loi stipule qu'une personne ne peut voter ou être èlu/e à titre de représentant de la population si : \u2014 elle est à l'emploi du ministère de la Santé et des Services sociaux, d'une régie régionale, d'un établissement ou de tout autre organisme dispensant des services relies au domaine de la santé et des services sociaux: \u2014 elle reçoit une rémunération de la Regie d assurance-maladie du Québec.Formule de mise en candidature Si vous croyez posséder les qualités requises et que vous êtes inte-ressé/e à devenir membre du conseil d'administration de l'Institut Nazareth et Louis-Braille, vous devez vous procurer deux formulaires auprès de la direction générale de l'Institut Nazareth et Louis-Braille.1111, rue Saint-Charles ouest, tour ouest, 3e étage.Longueuil (Québec) J4K 5G4.(514) 463-1710 ou sans frais 1-800-361-7063.Ces deux formulaires sont «Bulletin de présentation d'un candidat» et «Déclaration».Vous retournez ensuite ces deux formulaires, dûment remplis et signes par vous, et contresignes par deux personnes de la population.*a la direction générale de I Institut Nazareth et Louis-Braille avant 16 h 30 le 13 février 1992.Élection lors do l'assemblée publique S il y a plus de candidats et de candidates que de postes a combler, un avis d'élection sera émis et indiquera la liste des candidats es ainsi que lo lieu et l'heure du scrutin qui se tiendra le 9 mars 1992.Pour toute information concernant cette election, vous pouvez communiquer avec la direction générale de l'Institut Nazareth et Louis-Braille ou encore au CSSS de la Montèregie au numéro 679- 6772.A\\is est par les présentes donné qu'un contrat signé le 9 avril iw?.en venu duquel toutes les créances présentes et futures de Vld« el traitement ( unada Inc.ont été vendues a ki Banque Canadienne Impériale de Commerce, a été enregistre le 24 avril I4>h7 au Hureau d enregistrement, Divisum d'enregistrement de C hamhl> sous le numéro 739082.Brossard (Ouebec).le 20 janvier I992.BANQI I ( VNADIENNE IMPERIALE DE COMMEfH I AVIS Avis est p.»r les présentes donne lonformp-ment a l'article i5\"ll) du ( «>i1f qV.ll.qu'un acte de translert et essiun de tout«-s les créances présentes ou future! dç N DIS MEMBRES DE LA POPULATION AU CONSEIL D'ADMIKISTRÀ-I IO\\ Dl t EN FRL HOSPI f 4LIER PIERRE-BOUCHER En mars I*V2 aura lieu l'élection de 4 membres représentant la population au consetl d'administration du Centre hospitalier Pterre-Boueher.\u2014 Période de mise en candidature: du 24 janvier au 13 février \\W2 Qualités pour être candidat ou candidate: \u2014 Résider au Quebec; \u2014 Être majeur c; \u2014 Ne pas ctre sous tutelle ou curatelle.\u2014 Se pas asoir ete declare e coupable dun crime punissable de 3 ans d'emprisonnement et plus: \u2014 Ne pas avoir etc déchue de ses fonctions comme membre du Conseil d'administration dun établissement.Par aiilei I article 151 de i.i Loi stipule qu'une personne ne peut voter ou être élu e a titre de représentant de la population si: \u2014 Elle est a l'emploi du Ministère de la Santé et des Services sociaux, d'une Regie régionale, d'un établissement ou de tout autre organisme dispensant des serv ices relies au domaine de la sar.te et des sen ices sociaux: \u2014 Elle reçoit une remuneration de la Regie d'assurance-maladie du Quebec.turmulc de mise en candidature: ^i vous croyez posséder les qualités requises et que vous êtes interest e a devenir membre du Conseil d'administration du Centre hospitalier Pierre-Boucher.\\ous devez vous procurer deux formulaires auprès de la direction générale de notre établissement soit.Monsieur Gilles Dufault Directeur general C entre hospitalier Pierrc-Houcher 1333.boni.Jacques-Cartier est longueuil.Quebec J4.M :\\5 Ici.: 408-8221 ( es deux formulaires sont «**VQ' Ouverture des soumissions Siège social de la STCUM.à l'attention du secrétaire et directeur du Contentieux.159 rue Saint-Antoine ouest.9e étage (réception).Montréal, le 12 février 1992 a 12h00 (midi).Garantie q*e soumission Cautionnement de soumission équivalent a 10 % du montant de la soumission.Les soumissions (l'original et deux (2) copies) doivent être présentées sur les formulaires spécialement préparés à cet effet et contenues dans les enveloppes fournies à cette fin.Note Ces documents peuvent être consultés sans frais à l'Association de la Construction de Montréal.La STCUM ne s'engage è accepter, ni la plus favorable, ni aucune des soumissions et n'encourt aucune obligation envers les soumissionnaires.Daniel Robert, av< le secrétaire et directeur du Contentieux. aurqnt aussi accès.m m 0 t C est après avoir constate l'inquiétude et la confusion causées par les informations contradictoires qui circulent au sujet des pro-theses mammaires en Amérique du Nord que la Fondation, un organisme a but non lucratif, a decide de mettre sur pied ce regis- tre.La Food and Drug Administration, aux Etats-Unis, avait suggère la mise sur pied d'un tel service après avoir tenu des audiences sur les dangers des prothèses au gel de silicone.«Les femmes sont de plus en plus inquiètes, elles sont confuses et inquiètes.Nous pensons qu'un registre peut contribuer à régler ce problème» , a annoncé jeudi le président de l'organisme, M.Kenneth Harms.L'inquiétude suscitée par les prothèses ne fait que croître depuis le b janvier, quand les autorites américaines de la santé ont demandé un arrêt indéfini des implantations chirurgicales de prothèses mammaires au gel de silicone, en invoquant de nouvelles données troublantes sur les dangers de ces prolhcses, qui seraient susceptibles de nuire a la santé des femmes qui les portent en cas de rupture ou d'écoulement.Deux jours plus tard, le Canada a demandé un arrêt à son tour.Les manufacturiers de prothèses au gel de silicone ont depuis retiré leurs produits du marché, même s'ils soutiennent qu'ils sont sans danger.Environ 150 000 Canadiennes et deux millions d'Américaines ont reçu de telles prothèses.Le numéro de téléphone du nouveau service est le 1-800-892-9211.1! faut acquitter des frais d'enregistrement de 25 $ US.et 15$ par année par la suite.Les femmes qui ne peuvent payer cette somme pourront s'inscrire gratuitement à condition d'obtenir la signature de leur médecin ou d'un travailleur social.Le service est confidentiel.ÉTABLISSEMENTS DES SERVICES DE SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX DE LA RÉGION DE MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN AVIS PUBLIC D'ÉLECTION À LA POPULATION pour les personnes intéressées à siéger aux conseils d'administration des établissements du réseau de la santé et des services sociaux.Les établissements dont les noms suivent vous donnent avis des élections qui se tiendront dans leur établissement respectif lors de rassemblée publique d'élection, qui aura lieu le LUNDI 9 MARS 1992, de 17 H A 21 H.Si vous êtes interesse(e) à poser votre candidature, au conseil d administration de I un ou l'autre de ces établissements, vous êtes invitè(e) a le faire au moyen du Bulletin de présentation d un candidat prévu à cet effet.Ce bulletin est disponible au bureau du directeur général ou auprès du président d'élection de chacun de ces établissements.Ce bulletin dûment complété et contresigné par deux personnes doit être retourné auprès du directeur général ou du président d'élection de l'établissement qui vous intéresse.AVANT 17 HEURES, LE JEUDI 13 FÉVRIER 1992.Le MANDAT des membres des conseils d'administration sera de trois ans.Les RESTRICTIONS ET EXIGENCES prévues par la loi sur les services de santé et les services sociaux sont les suivantes: Une personne ne peut être membre d'un conseil d'administration si: 1.elle ne réside pas au Québec: ' 2.elle est mineure: 3.elle est sous tutelle ou curatelle: 4.au cours des cinq années précédentes, elle a été déclarée coupable d'un crime punissable de trois ans d'emprisonnement et plus: 5.au cours des trois années précédentes, elle a été déchue de ses fonctions comme membre du conseil d'administration d'un établissement ou d'une régie régionale en vertu du paragraphe 2 de l'article 498: 6.au cours des trois années précédentes, elle a été déclarée coupable d'une infraction à la présente loi ou aux règlements.Une personne qui est à l'emploi du ministère de la Santé et des Services sociaux .d'une régie régionale, d'un établissement, de tout autre organisme dispensant des services reliés au domaine de la santé ou des services sociaux ou de la Régie de l'assurance-maladie du Québec ou qui reçoit une rémunération de cette dernière ne peut voter ou être élue lors de l'assemblée publique tenue en vertu de l'article 135.Établissements de la région de Montréal où il y aura assemblée publique d'élection le 9 mars prochain: C.L.S.C, (5 postes à combler par établissement) C L SC AHUNTSIC CL.SC CENTRE-SUD CL.S.C.CENTRE-VILLE CL.SC.COTE ST-LUC HAMPSTEAD CL.S.C.COTE-DES-NEIGES C L SC.DE ROSEMONT.CA-CLSC CL.SC DU PLATEAU MONT-ROYAL CL S C DU VIEUX LA CHINE CL.S.C.HOCHELAGA-MAISONNEUVE CL.S.C.J 0CTAVE-R0U3SIN.CA-CLSC CL.S.C.LA PETITE PATRIE C.L.S.C.LAC ST-LOUIS C.L.S.C.MbHCÎER-EST ANJOU CL.S.C.METRO 389-7520 527-2361 847-1250 488-9163 731-8531 374-8660 521-7663 639 0650 253-2181 642-4050 273-4508 697-4110 356-2572 934-0354 CL.S C.MONTRÉAL-NORD C.L.S.C.NOTRE-DAME-DE-GRÀCc MONTREAL-OUEST C.L.S.C.OLIVIER-GUIMOND C.L.S C PARC EXTENSION C.L.S.C.PIERREFONDS C.L.S.C.RIVIÈRE-DES-PRAIRIES C.L.S.C.ST-HENRI C.L.S.C.ST-LEONARD C.L.S.C.ST-LOUIS DU PARC C.L.S.C.ST-MICHEL C.L.S.C VERDUN/CÔTE ST-PAUL C L.S C VILLERAY CLINIQUE COMMUNAUTAIRE DE POINTE ST-CHARLES 327-0400 485-1670 255-2365 273-9591 626-2572 648-4963 933-7541 328-3460 286-9657 374-8223 766-0546 376-4141 937-9251 Centres hospitaliers (4 postes à combler par établissement) CENTRE HOSPITALIER CATHERINE BOOTH INSTITUT DE CARDIOLOGIE DE MONTRÉAL HOPITAL DE CONVALESCENTS JULIUS RICHARDSON CENTRE HOSPITALIER DE LACHINE L HOPITAL DE MONTREAL POUR ENFANTS INSTITUT DE RÉADAPTATION DE MONTRÉAL CENTRE HOSPITALIER DE SAINT-LAURENT CENTRE HOSPITALIER DE ST MARY CENTRE HOSPITALIER DE VERDUN CENTRE HOSPITALIER OES CONVALESCENTS DE MONTREAL HÔPITAL DU SACRÉ-COEUR DE MONTREAL CENTRE HOSPITALIER FLEURY HÔPITAL GENERAL DE LACHINE HÔPITAL GENERAL DE MONTREAL HÔPITAL GENERAL DU LAKESHORE CENTRE HOSPITALIER COTE-DES-NEIGES HÔPITAL GÉNÉRAL JUIF \u2014 SIR MORTIMER B DAVIS HÔPITAL GENERAL LASALLE 481-0431 593-2504 483-1380 loc.2233 637-2351 934-4400 340-2085 747-4771 345-3300 765-8121 737-3661 338-2222 383-5066 637-1161 937-6011 630-2225 340-3517 340-8222 loc.5666 365-1510 HÔTEL-DIEU DE MONTREAL HÔPITAL JEAN-TALON HÔPITAL MAISONNEUVE-ROSEMONT HOPITAL MARIE-CLARAC HÔPITAL MARIE-ENFANT HÔPITAL NEUROLOGIQUE DE MONTREAL HOPITAL NOTRE-DAME CENTRE HOSPITALIER REDDY MEMORIAL HQPITAL REINE-ÉLIZABETH DE MONTREAL HOPITAL ROYAL VICTORIA HÔPITAL STE-JEANNE D ARC DE MONTREAL HÔPITAL STE-JUSTINE HOPITAL SAINT-LUC CENTRE HOSPITALIER ST-MICHEL HÔPITAL SANTA CABRINI CENTRE HOSPITALIER THORACIQUE DE MONTREAL CENTRE HOSPITALIER DOUGLAS HÔPITAL LOUIS-H.LAFON i AINE INSTITUT PHILIPPE PINEL DE MONTREAL HÔPITAL RIVIÈRE-DES-PRAIRIES 843-2611 495-6750 252-3459 321-8800 374-1710 398-6644 876-6421 939-6620 488-2311 842-1231 282-5000 345-4791 281-3235 722 2571 252-6400 849-5201 761-6131 251-4030 648-8461 328-3514 Centres de réadaptation et Centres d'hébergement de soins de longue durée (4 postes à combler par établissement) CENTRE D ACCUEIL DENIS BENJAMIN VIGER CENTRE D ACCUEIL ELORIA LEPAGE RESIDENCE MAISON- NEUVE CENTRE HOSPITALIER J -HENRI CHARBONNEAU INSTITUT CANADIEN POLONAIS DU BIEN-ETRE MANOIR CARTIERVILLE CENTRE HOSPITALIER JACQUES VIGER CENTRE D'ACCUEIL EMILIE GAMELIN ET RESIDENCE ARMAND LAVERGNE HÔPITAL CHINOIS DE MONTRÉAL CENTRE HOSPITALIER-CENTRE D ACCUEIL GOUIN-ROSEMONT 620-6310 527-2161 523-1173 259-2551 337-7300 842-7181 527-8921 273-9154 273-3681 INSTITUT RAYMOND-DEWAR 284-2581 CENTRE DE RÉADAPTATION LUCIE BRUNE AU 527-4521 CENTRE DE RÉADAPTATION CONSTANCE LETHBRIDGE 487-1770 HÔPITAL SAINT-JOSEPH DE LA PROVIDENCE/ C.L.S.C.BORDEAUX-CARTIERVILLE 334-3120 FOYER POUR PERSONNES ÂGÉES ST-LAURENT/C.L.S.C.ST-LAURENT 744-4981 CENTRE D'ACCUEIL LASALLE 364-6700 CENTRE D'ACCUEIL MIRIAM 345-0210 Établissements de la région de Laval où il y aura assemblée publigue d'élection le 9 mars prochain: CL.S.C, (5 postes à combler par établissement) CL.S.C.DES MILLE-ILES C.L.S.C.DU MARIGOT 661-5370 C.L.S.C.NORMAN-BETHUNE 668-1803 CL SC.SAINTE-ROSE DE LAVAL 687-5090 622-5110 Centres hospitaliers (4 postes à combler par établissement) CITÉ DE LA SANTE DE LAVAL 975-5405 HÔPITAL JUIF DE READAPTATION 688-9550 Centre de réadaptation et Centre hospitalier de soins de lon- gue durée (4 postes à combler par établissement) CENTRE D ACCUEIL LAVAL 661-5440 RÉSIDENCE SAINTE-DOROTHÉE 689-0933 Si des renseignements complémentaires s'avéraient nécessaires, veuillez communiquer avec les personnes responsables des élections dans rétablissement qui vous intéresse.Suite des Avis légaux.Appels d'offres, Soumissions et Encans en page B 11 "]
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