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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
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B. Informations générales
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1992-01-26, Collections de BAnQ.

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[" Î3 Informations générales Fi LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 26 JANVIER 1992 Sur les pas de Nataraja pour fêter la r etla LILY W immigra-lion relativement récente, rien que depuis la fin des années I950 au Québec, les Indiens d'ici, pour s'épanouir dans leurs traditions, peuvent compter aussi sur quatre écoles de danse.Que les disciples de Na-ta raja, le dieu Ci va dansant, ont vite fait d'établir à Montreal.Comme pour payer leur tribut à cette divinité, source de l'énergie cosmique et dont la danse aurait créé l'univers selon la mythologie indienne.lit c'est par le mouvement et la gestuelle également, à côté de la musique et des paroles, que la communauté indienne acclamera dimanche prochain, 1er février, la fête de la République, célébrée chaque année le 26 janvier.Ce qui permettra aux officiels de l'Inde à Ottawa, retenus aujourd'hui p?r des cérémonies protocolaires, d'assister à la soirée culturelle qu'organise l'Association Inde-Ca iada à Dollard-des-Or-meaux.Sur des airs patriotiques et des chorégraphies de Priyamvada Sankar, des élèves de celle-ci interpréteront dans les styles purs et classiques du Bharata Natyam% l'Inde moderne transformée, après l'indépendance de 1947, par la Constitution qui est entrée en vigueur le 26 janvier 1950.Et qui a fait de l'Union indienne, sous le premier ministre Nehru, utie république souveraine et sans castes, fédérée et démocratique.En réalité, la plus grande démocratie au monde avec sa population qui dépasse aujourd'hui les 800 millions d'habitants.Dans 22 Etats et neuf territoires où sont parlés 850 langues et dialectes différents.La Constitution en a reconnu 14 principales, choisissant le hindi pour langue fédérale.«A Montréal, dans nos écoles du samedi, nous enseignons certes le hindi, mais aussi quelques autres langues qui sont celles des membres de notre communauté», explique David Daniel, professeur de mathématiques au Collège Vanier et président de l'Association nationale des Canadiens d'origine indienne, à laquelle sont affiliés 17 organismes.On retrouve parmi ces langues, le goujrati de l'État de Bombay, le maluyalam de celui de Kerala, le tamoul, courant dans le sud, le bengali et le pendjabi des États du même nom.Les enseignants sont bénévoles, de préciser LP.Singh, professeur de science politique à l'université Concordia et président d'Inde-Canada.Il a été aussi, il y a cinq ans, le premier président de la Fondation Bharat Bhavan dont l'objectif est de doter la communauté d'un centre.«Nous disposons d'une somme de près de 100 000$ que nous avons pu recueillir auprès de nos membres et à travers des activités payantes», confie ce responsable qui espère obtenir un immeuble désaffecté des autorités municipales.De son côté, la Mission Saiva du Québec travaille à ériger un temple hindouiste à Dollard-des-Ormeaux.La majorité des Indiens d'ici pratiquent l'hindouisme.D'autres sont bouddhistes, chrétiens, catholiques ou protestants, musulmans, sikhs, zoroas-triens.Pour contribuer au financement du projet du temple et aider en même temps l'organisme |eu-nesse au soleil, une manifestation culturelle se tenait le 18 janvier à l'auditorium dé la Polyvalente Saint-Henri.À l'occasion du Pon-gol ou féte de la récolte du riz s'apparentant à l'Action de grâces.Celle-ci était traduite aussi, bien entendu, par la danse.Des élèves de Vasantha Krishnan mettaient en évidence cette fois tout le caractère sacré de cette forme d'expression modelée depuis des millénaires par une civilisation que domine une haute spiritualité.Sudda et Kala Krishnan dans un mouvement de la danse classique Mohiniattam.photo JEAN c0up1l.La Presse ¦ L'emblème national de l'Inde s'inspire du lion sculpté sur le chapiteau qui avait été érigé au Ille siècle av.|.-C.par l'empereur Açoka (264-226) à Sar-nath, près de Bénarès, dans l'Uttar Pradesh.C'est là que le Bouddha Çakyamuni avait commencé à prêcher à l'univers la paix et l'émancipation.Quatre lions exprimant la puissance, le courage et la confiance sont montés sur un abaque circulaire.Autour de celui-ci, quatre petites sculptures représentent les gardiens des quatre points cardinaux: le lion au nord, le cheval au sud, l'éléphant à l'est et le taureau à l'ouest.La roue symbolise à son tour Emblème, devise et couleurs la loi de Dharma, terme sanskrit signifiant la vertu et une des notions essentielles de la civilisation indienne.La devise Satyameva layate ou «la Vérité seule triomphe» est en dévanagari, l'«écriture des dieux», employée pour la langue sanskrite et un certain nombre de langues modernes indiennes, dont le hindi, la langue officielle.La couleur safran de la première des trois bandes horizontales et égales du drapeau indien évoque le courage, le sacrifice et l'esprit de renonciation ; le blanc, la pureté et la vérité; le vert, la foi et la fécondité.Au milieu de la bande blanche, la roue bleu marine à 24 rayons, représentant un char-kha ou rouet, rappelle aussi celle de l'emblème.« le ne veux pas que ma maison soit entourée de murs et que ses fenêtres soient closes, le veux que les cultures de tous les pays soufflent aussi librement que possible dans ms maison, mais je refuse d'être emporté par elles.» Mahatma Gandhi (1869-1948 ) \t\t\t ®\t\t\t ¦\t\t\t m C'est au tout début du siècle que les premiers Indiens sont arrivés en Colombie-Britannique pour s'engager comme manoeuvres dans les entreprises lourdes et la construction des chemins de fer.Pratiquement arrêtée de 1910 à la fin de la Seconde Guerre, cette immigration sera contingentée par la suite, en 1951: 150 personnes seulement par an, un chiffre qui sera doublé à partir de 1957.La plupart, des Sikhs, de la vallée du Pendjab, s'orienteront vers les fermes laitières, la culture des fruits, l'exploitation forestière et le commerce du bois.Le Québec, au cours des décennies 1960 et 1970, connaîtra plutôt en général une immigration très qualifiée comprenant des professionnels dans le génie, la médecine, l'enseignement, la rc^ cherche et l'administration.Aussi bien que des travailleurs spécialisés dans la fabrication et l'usina- photo pierre McCANN.Lê Presse M.David Daniel, président de l'Association nationale des Canadiens d'origine indienne (NACOI), heureux de ce que Montréal ait consacré au Mahatma Gandhi son parc situé à l'angle des rues Van Horne et Hudson.ge.«Nous avons aussi un bon nombre d'Indiens venus des Iles Fidji, d'Afrique, de Grande-Bretagne et d'Allemagne que les statistiques incluent dans les données de ces pays», note M.Daniel.Le problème de la réunification des familles est devenu un souci constant dans sa communauté.Certains qui vont chercher épouse dans la mère patrie, attendent parfois plus de deux ans pour retrouver enfin leur conjointe ici.«C'est un irritant qui frôle la discrimination», dénonce-t-il.À ses plaintes et protestations, répétées aussi dans d'autres villes du Canada, les autorités auraient promis de réduire ces délais à six mois.Et les problèmes d'intégration?Si dans leurs organismes, des discussions parents-enfants et d'autres activités essaient de diminuer les tensions pour le maintien des valeurs ancestrales, ce sont les femmes surtout qui souffrent le plus d'attitudes négatives, dans le domaine de l'emploi en particulier.Et M.Daniel de commenter à ce sujet: «Cela est d'autant plus blessant que le respect d'autrui constitue une partie importante de notre culture».C'est dans cette perception qu'il envisage d'ailleurs pour bientôt un projet de jumelage avec des familles dont la langue d'usage est le français.« Nous parlons anglais pour des raisons historiques évidentes», souligne-t-il en espérant que la nouvelle generation sera francophone «à cent pour cent».utiles ¦ Association culturelle de l'Inde, CP.1864.Succursale B, Montreal H3B 3L4 Président : M.Guha Shvamal Tél.-.465-3249 ¦ Association Inde-Canada de Montréal, 710.Place Stewart,.Saint-Laurent.H 4M 2W9 President : Dr L.P.Singh Tél.: 748-1270 ¦ Association nationale des Canadiens d'origine indienne ( NACOI ), 1500, rue Stanley, Bureau 425, Montréal H3A 1 R3 Tél.: 845-5722 Président : Dr David Daniel ¦ Centre communautaire des femmes sud-asiatiques du Quebec, 3600, de l'Hôtel-de-VilIe, Montreal H2X 5B6 Tél.: 842-2530 Coordonnatrice: Mme Sadeqa Siddiqui ¦ Cercle des femmes du Québec d'origine indienne.CP.5189.Succursale B, Montréal H3B4B5 Présidente: Mme Urmila Valia Tél.: 684-5339 ¦ Chambre de Commerce Inde-Canada.2050.rue Mansfield, Bureau 603.Montréal H 3 A 1 Y9 Tél.: 842-2522 Fax:842-5722 Président : M.Tej PalThind ¦ Haut-commissariat de l'Inde, 10.rue Springfield.Ottawa, Ontario K1M1C9 Tél.: (613) 744-5751 Fax:(615)744-0913 Haut-commissaire : M.Girish Narain Mehra ÉCOLES DE DANSE ¦ Fondation Kala Bharati, 3410, Sherbrooke Est, Montréal H 1 \\V 1C6 Tél.522-9250 Présidente et directrice artistique : Mme Mamata Niyogi-Nakra ¦ Nrithyalava.9050, bouî.Rivard.B rossa rd |4X 1 V5 Directrice : Mme Vasantha Krishnan Tel.: 466-5216 ¦ Organisation Peali.85.Elgin Crescent.No 545, Beaconsfield \u2022 Tel.: 694-7901 Directrices: Mme Raj Sarasi Mme Latha Filteau ¦ Privamvada Sankar, 80Ô0.rue Nantes, B rossa rd 14Y IZI Directrice : Mme Priyamvada Sankar Tél.: 443-0102 i \u2022 ii La population Indienne Au Canada: 261 430\u2022 Au Ouebec: 15 075* A Montreal: 14 435* En Inde: 810 millions \u2022 chiffres du recensement du Canada de 1986 (comprenant les personnes d'origine unique indienne et d origine multiple» ) I : \tm Livres\t¦ Automobile\t¦ Mode\t¦ Consommation\twm Design et art de vivre \tAUJOURD'HUI\tDEMAIN\tMARDI\tMERCREDI\tJEUDI VOUS OFFRE\t«Les beaux livres selon les\t«Mazda RX-7:\t«Chic et choc»\t«Les chasseurs d'aubaines\t«Los Angeles.PQ» CETTE\tgraphistes américains»\tde plus en plus sportive »\t\tont l'embarras du choix »\t(L'architecture et le design SEMAINE\t\t\t\t(Un cahier special\tde Los Angeles arrivent au Quebec) sur les surplus d'inventaires)\t\t\t\t\t \tUn texte de Jocelyne Lepage\tUn texte de Denis Duquet\tUn texte de Viviane Roy\tUn texte de Danielle Bonneau\tUn texte de Raymond Bernatchez % r III I 82 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 26 JANVIER 1992 Editorial Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Maison Marcel Desjardins éditeur adjoint directeur de I information Alain Oubuc éditorialiste en chef Fermer les églises pour éviter les courants d'air?Les catholiques montréalais, surtout ceux de langue anglaise, ont eu l'occasion, vendredi et hier, d'entendre les propos d'un moine contestataire qui remet en question la position du Vatican en matière de divorce et de contraception.La visite à Montreal du bénédictin Philip Kaufman n'a, en soi, rien d'exceptionnel.Elle n'a fait, en réalité, qu'alimenter la reflexion d'un certain nombre de fidèles sur des sujets aussi - sensibles» que, par exemple, l'autorité absolue du pape, la fréquentation des sacrements par des divorcés remariés ou le célibat des prêtres.On peut d'ailleurs penser qu'elle a surtout intéressé des catholiques mal à l'aise qui, de toute façon, s'interrogent déjà sur l'attitude de l'Eglise face à des réalités auxquelles ils sont de plus en plus souvent confrontés.Ce sont les remous suscités ailleurs au Canada par cette tournée de conférences qui ont attiré l'attention des Montréalais sur ce théologien de 80 ans.À ce point de vue, les archevêques de Toronto et d'Ottawa lui ont donné une publicité inespérée en lui interdisant de prendre la parole dans les églises relevant de leur autorité.C'est, paradoxalement, cette interdiction qui aura amené plusieurs catholiques montréalais à se demander si leur archevêque adopterait la même attitude.Heureusement pour lui, Mgr Jean-Claude Turcotte n'a pas eu à s'exprimer publiquement sur cette question.Les conférences étant prévues dans des locaux de l'université Concordia, il échappait au dilemme d'avoir à donner ou refuser son autorisation.Et du même coup, désavouer ses collègues d'Ottawa et de Toronto.Ou tomber dans le même panneau queux.En somme, faire assez confiance à la solidité de la foi des fidèles et à leur maturité religieuse pour les croire capables d'entendre un son de cloche dissonnant.Ou tenter, de façon un peu dérisoire, de les mettre à l'abri des courants d'air théologiques en fermant à double tour la porte des églises au père Kaufman.Comme si, en interdisant l'expression de la contestation dans un lieu de culte, on pouvait en empêcher la propagation par d'autres moyens de communication.Surtout que, jusqu'à maintenant, ce théologien n'a pas été excommunié par Rome ni ses idées frappées d'interdit de diffusion.On se trouve donc devant un cas où les prélats de Toronto et d'Ottawa paraissent plus catholiques que le pape.Si on comprend le soulagement de Mgr Turcotte d'avoir pu esquiver une difficile prise de position sur cette question, on peut néanmoins déplorer qu'il se soit réfugié dans un silence qui ne nous renseigne guère sur sa réaction face à la dissidence.On invoquera sans doute, en certains milieux cléricaux, que l'autorisation au père Kaufman de s'exprimer dans une église aurait pris l'allure, pour certains fidèles, d'une ratification de ses propos par les autorités ecclésiastiques.Cette explication ne satisfera que les esprits timorés qui craignent par dessus tout d'avoir à se faire une opinion par eux-mêmes.Et qui ne se sentent rassurés que dans une conformité aveugle a une orthodoxie institutionnelle dont ils ne veulent surtout pas vérifier la relation avec les éléments de base de leur foi.Un accueil fraternel et respectueux de ce théologien marginal eût été au contraire une formidable démonstration de l'existence dans l'Église d'un espace de liberté entre les règles générales promulguées par Rome et leur application par les communautés locales.En d'autres mots, la reconnaissance du droit pour des chrétiens, adultes et libres, de se poser des questions sur des sujets qui n'ont rien à voir avec les dogmes fondamentaux.Et celui de se former un opinion éclairée par une confrontation entre la position officielle du pape et celle de théologiens bien sûr dissidents mais non convaincus d'hérésie.Certes, il y a longtemps que l'Église catholique n'a rien à voir avec la démocratie.Mais l'occasion était belle de démontrer que, au moins dans l'Église de Montréal, la fidélité au Christ n'est pas incompatible avec la liberté de penser.Dommage qu'on l'ait ratée.Pierre gravel Opinions  la fin du siècle dernier, ce quartier dominé par le haut clocher de l'église Saint-Jacques n'était qu'un monde de couvents et de jardins.Le quartier de mon enfance YVONNE MERCIER BERNARD Je suis née au 5 de la «Montée du zouave» et baptisée en l'Église Saint-Jacques de Montreal par un bon ami de mon père, le Révérend Père Yvan d'Odet d'Orsonnens, SJ., avant la guerre de 1914-1918 qui fut appelée la «Grande Guerre ».Qui, maintenant, a connu sous son nom d'origine cette petite rue située à l'ouest de la rue Saint-Denis, entre les rues Sherbrooke et Ontario?À la fin du siècle dernier, ce quartier de Montréal, dominé par le haut clocher de l'église Saint-Jacques, n'était qu'un monde de couvents et de jardins.Sur la rue de Montigny était situé l'ancien Évèché de Montréal, où séjourna Mgr Bourget, deuxième évéque de Montréal, décédé en 1885.Par la suite, cette maison devint une école pour petits garçons tenue par des religieuses et porta le nom de «Jardins de l'Enfance».Mon frère, né en 1932, y fut pensionnaire.Des talus successifs, remplis d'arbustes et de fleurs sauvages, qu'on appelait la «Côte-à-Ba-ron» était comme un morceau de campagne et permettait de grimper de la rue Ontario à la rue Sherbrooke, les rues n'étant pas nombreuses à cette époque-là.S'y étendait un grand domaine, avec sa demeure cachée dans les arbres, propriété de la famille Testard de Montigny; son dernier occupant fut un zouave pontifical des années 1868-69-70 comme mon grand-père maternel Charles Taché.Je possède parmi mes papiers une liste parue dans le journal «Le zouave» en 1932 et mentionnant, par détachement, les noms de ceux qui se sont enrôlés au service du Saint-Siège.À la mort de M.de Montigny, sa propriété fut vendue, les arbustes abattus, une rue tracée et des logements sur trois étages (on disait des «flats») furent construits de chaque côté de celte impasse; il y avait au fond une laiterie, propriété d'un monsieur Cousin.C'est sur cette rue, qui dominait la rue Saint-Denis et qu'on appela la «Montée du zouave» que mes parents vinrent habiter en quittant la ville de Québec en 1907.Je me souviens vaguement de ce loge- ment tout en longueur, éclairé au gaz, longeant la Côte Saint-Denis et se terminant presque à la rue Sherbrooke; mais je n'ai pas oublié cet escalier intérieur interminable, car nous habitions au troisième étage.Assez tôt le matin, le pas d'un cheval troublait le silence de la rue: c'était la voiture du laitier, avec ses gros bidons de lait crémeux, qui passait vendre aux ménagères leur ration quotidienne.Plus tard, venait le marchand de glace qui devait avec ses «blocs» enveloppés de journaux ou d'un sac de jute, monter les deux ou trois étages nécessaires pour remplir la glacière de chaque famille.Nous, les enfants, prenions à la sauvette les petits morceaux détachés par le pic et les sucions avec délices, comme aussi ces petites chandelles de glace qui descendaient des perrons en hiver.Parfois un joueur d'orgue de Barbarie s'aventurait sur notre rue pour y recevoir les «sous noirs» que nous courrions demander à nos mamans.Cette grinçante musique, que le bonhomme faisait sortir d'une boîte en tournant une manivelle, nous étonnait et nous enchantait.D'autres souvenirs se sont imprégnés dans ma mémoire: d'abord, ce mur de soutènement en pierres, surmonté à la hauteur de notre domaine par un garde-fou en fer où les enfants se perchaient comme des moineaux pour voir «en bas» la fascinante rue Saint-Denis, paradis interdit.Je me souviens encore de ce jour d'hiver où ma petite soeur, de quinze mois plus jeune que moi, tentée par le givre couvrant la barre de fer a voulu le lécher comme une glace, et hélas! y a laissé la peau de sa langue.C'est une soeurette en larmes et en sang que nous avons ramenée à notre jeune maman éplorée.Je revois ces jours d'hiver (nous passions les mois d'été à Rimouski chez nos grands-parents Taché) où notre papa, jeune ingénieur au début de la trentaine, profitait de ses jours de congé pour promener d'un bout de la rue à l'autre, sur nos «traîne-sauvages» et nos trai-ncaux ses quatre petites filles, leurs amies La Roque, Langlois, Émard et les cousins Mercier lorsqu'ils venaient visiter leur grand-mère maternelle, notre voisine, Mme Louis Frechette, veuve du poète et écrivain décédé en 1908.Et ces jours de froid, et sans doute plus d'une fois, où nous manquions d'eau courante, ce qui obligeait notre bonne à descendre nos trois étages remplir de grands bassins de neige, toute blanche en ce temps-là, pour la faire fondre et ainsi obtenir l'eau nécessaire aux besoins de la maisonnée.|e n'ai pas oublié non plus ce beau jour du mois de mai où je voulus courir la «Grande aventure» et descendre seule sur la rue Saint-Denis; je fus vite rattrapée par cette même bonne qui me menaça 1) du «guénil-lou», ce bonhomme qui passait dans les ruelles avec sa voiture attelée de son vieux cheval en criant guenilles! guenilles! et qui achetait pour quelques sous les vêtements et objets hors d'usage et 2) «des méchants hommes» de cette rue pourtant bien tranquille où ne passaient que quelques voitures, un tramway sur ses rails ou parfois une bicyclette et dont l'attraction pour moi consistait surtout dans la petite boutique, bâtie toute de guingois dans la côte où nous achetions des bonbons chez Mme Black.J'avais cinq ans et demi lorsque je connus la «lumière électrique», quand mes parents avec leurs quatre petites filles emménagèrent dans une grande maison de la Paroisse de l'Enfant-Jésus.Je ne me souviens pas d'avoir été tellement étonnée par ce nouvel éclairage qui remplaçait si bien le gaz, mais qui, pour moi, faisait partie du domaine des «Grandes Personnes», comme la première automobile dans laquelle je montai vers 1919, je crois.Depuis, le progrès a apporté bien des changements.De ces choses de mon passé il ne reste plus rien, sauf le souvenir.La rue de Montigny a été élargie en boulevard de Maisonneuve et le Jardin de l'Enfance a sombré dans l'oubli.La « Montée du zouave » devenue Terrasse Saint-Denis a perdu son passé charmant et, de l'Église Saint-Jacques, il ne reste plus que le clocher dominant la nouvelle Université du Québec â Montréal.Ces jeunes années de ma petite enfance, comblées par l'amour d'un papa et d'une maman qui s'aimaient et nous aimaient, reviennent parfois m'apporter toutes mes joies de petite fille heureuse pour me donner chaud au coeur.Guy Cormier Le ticket qui modère Au cours d'une intervention plutôt inattendue, Mme Thérèse Lavoie-Roux, qui occupe un siège au Sénat, mais qui fut aussi ministre de la Santé à Québec, donne son avis sur l'évolution de nos services de santé et sur leur mode de financement.Elle n'est pas favorable à l'instauration d'un ticket dit « modérateur » ou dit «orienteur» pour freiner les dépenses.Le qualificatif « modérateur » dit clairement la fonction du ticket.Il s'agit de faire payer une somme (modique) au client des services de santé pour l'induire à recourir avec modération aux services collectifs et lui rappeler que rien ici-bas n'est gratuit, surtout pas la santé.Mme Lavoie-Roux n'est pas seule à s'opposer au ticket modérateur.Ministre de la Santé à Ottawa, Monique Begin avait une position identique.Si cette opposition vient de la conviction que le ticket entraînerait des complications administratives insurmontables et que, pour récupérer 5$ chez un patient il faudrait en dépenser 10$, la cause est entendue.Mais on en fait une question de principe, comme si le ticket modérateur devait effacer toute trace de gratuité.Pourtant, des tickets modérateurs, on en voit partout.Ticket modérateur dans les transports publics, chez le marchand de tabac, à la SAQ.On dira que l'alcool n'est pas un «service» essentiel.Mais le transport en commun est considéré comme essentiel.Il n'est pas totalement gratuit.Et la TPS et la taxe de Gérard D.Levesque ne sont pas des tickets modérateurs?Elles ont modéré l'envie d'acheter chez les consommateurs.Cuba : Ciel et Enfer A- Cuba, le Ciel est pour les touristes, l'Enfer pour les Cubains.De retour de Cuba, notre collègue Gérald Le-Blanc a trouvé le mot qui résume la situation: apartheid.«On a progressivement érigé un mur entre les étrangers (en visite) et les autochtones».Tous les voyageurs en conviennent: le touriste de passage ne souffre pas.Mais le peuple a toutes les raisons de gémir.Et il gémit si bien qu'il n'est pas exclu que le pouvoir de Fidel Castro ne soit bientôt en péril.Ce pouvoir est nerveux.Lundi dernier, Eduardo Diaz Bctancourt, venu de Floride, a été exécuté pour «terrorisme», selon un officiel.Une femme, Maria Elena Cruz Varela, dissidente notoire, a fait l'objet de graves sévices aux mains de commandos communistes.Pldel orphelin i les Russes ont faim, ils peuvent se consoler à la pensée qu'ils sont devenus plus libres.Les Cubains, au contraire, éprouvent tous les maux à la fois: dictature et pénuries.Abandonnés par les Russes, qui ne leur livrent plus de pétrole, les habitants de Pile n'ont pas fait pour autant leur paix avec leurs voisins des États-Unis.Le désintéressement de Moscou pour son agent à La Havane fournit à Washington une belle occasion de tourner la page.Empêtré dans des querelles domestiques dans une année d'élections, le président Bush n'aura peut-être pas les moyens de régler pacifiquement la question cubaine.Les amis de Cuba demandent la fin de l'embargo imposé depuis 1962.Les États-Unis ne lèveront pas l'embargo sans contrepartie.Us voudront l'amnistie pour les prisonniers politiques, le multipartisme, la liberté de presse et d'information, des élections libres permettant aux Cubains de dire s'ils souhaitent rester sous la férule de Castro.Meech-oui (méchoui) pour l'Algérie ous sommes les amis de l'Algérie et les amis des Algériens.N'avons-nous pas poussé la complaisance jusqu'à construire un monument aux «martyrs de la Révolution»?(Lavalin, avec l'aide du gouvernement canadien, donc des contribuables canadiens, a élevé un monument à Alger à ceux qui ont combattu pour l'indépendance).Qu'elle est belle! qu'elle est adorable! l'indépendance des autres.Or, ce n'est pas le moment d'abandonner nos amis algériens.Us sont soumis à une rude épreuve et aux prises avec un dilemme cruel.Us ont le choix entre les rigueurs du régime militaire et la dictature du FIS, mouvement islamiste dont le style rappelle la manière forte des dirigeants iraniens.Le FIS, qui ne croit nullement aux vertus de la démocratie, a voulu utiliser les urnes pour se saisir du pouvoir.Voyant que le subterfuge allait réussir (le mouvement a beaucoup d'adeptes), les chefs de l'armée ont annulé les élections.Puis, ils ont entrepris de démanteler les structures du FIS par une série d'interpellations, d'arrestations, de perquisitions dans les bastions intégristes.Il va sans dire que l'idéal démocratique ne trouve pas son compte dans une opération où les chars jouent un rôle indispensable.Comme l'écrit VExpress, l'avortement thérapeutique aura au moins évité que la démocratie n'accouche d'un monstre, c'est-à-dire la prise du pouvoir par le Front islamique du salut.Ne restons pas de simples spectateurs du drame et offrons à nos amis algériens un Meech-oui (méchoui).Il est vrai que le Meech-oui de M.Mulroney a «tourné», qu'il est devenu un Meech-non, avec le résultat aue le plat ne nous a pas permis de sortir de 1 impasse constitutionnelle.Sous d'autres cicux, la recette aurait peut-être du succès.Oh ! Barbara.- arbara McDougall, secrétaire d'État aux Affaires extérieures, présente à Washington pour l'examen des conditions de l'aide consentie à Pex-URSS, a fait cette déclaration stupéfiante: «|e n'ai pas remarqué de tension entre Européens et Américains».Or, rien n'est plus évident que le mécontentement des Européens face à la volonté d'hégémonie que développent les Américains.Assumant depuis octobre 1990 quelque 81.5 p.cent de l'aide globale des membres du G7 à Pex-URSS, les Européens sont consternés auand ils voient les Américains «planter leur rapeau» sur une aide qu'ils n'apportent pas.Les Allemands, qui assument la présidence du G7 (les 7 pays les plus industrialisés), n'ont même pas été consultés au préalable.\u2022 L'acharnement contre Groulx 'est dans un beau flou artistique, les paragraphes se succédant les uns aux autres selon un ordre nullement prévu par l'auteur cju'a paru ma dernière chronique (sous le titre L'acharnement contre Groulx).Rappelons la conclusion: «Des gens s'expriment dans notre langue, qui n'ont pas notre sensibilité.De ceux-là, on ne saurait exiger qu'ils vénèrent un chanoine disparu il y a 25 ans, qui ne fut rien pour eux.Mais, en l'isolant de son contexte temporel, ils commettent un faux». LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 26 JANVIER 1992 SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 26 JANVIER La personnalité de la semaine Il n'est pas de succès qui se mérite s'il n'est construit sur l'excellence Une intelligence hors du commun, des nerfs d'acier et une énergie sans limite lui permettent de vivre une aventure fantastique CAROLE THIBAUDEAU Il était très difficile, et pour tout dire impossible, de joindre Roberta Lynn Bon-dar au téléphone la semaine dernière.Catapultée mercredi à 300 kilomètres au-dessus de la Terre pour une mission spatiale scientifique de sept jours, projetée du même coup au firmament de la gloire, passagère du plus coûteux véhicule au monde, la célèbre neurophysiologiste ne recevait d'appels que de la NASA.Seule femme parmi les six astronautes canadiens choisis entre 4000 candidats en décembre 1983.seule femme également au sein d'un equipage de neuf personnes.Mme Bondar est neurologue de son métier, et poursuit, lorsqu'elle ne se consacre pas à sa mission spatiale, des recherches fondamentales et cliniques sur le système nerveux, au Sunny brook Health Science Center de Toronto.Imposante liste de diplômes La liste des diplômes et distinctions qu'elle a reçus au long de sa carrière prendrait la page entière: membre du Collège royal des médecins et des chirurgiens en neurobiologie, détentrice de quelques doctorats honoris causa, etc.À cette liste d'honneurs prestigieux, reçus par cette jeune femme originaire de Sault-Ste-Marie.La Presse ajoute celui de Personnalité de la semaine.Ce dernier hommage paraît bien modeste a coté des précédents.Il a toutefois le mérite de souligner une fois de plus a quel point l'espace a un effet unificateur sur les peuples: auréolée de son aventure fantastique, la grande et brune Ontarienne est honorée par un quotidien montréalais.Mme Bondar a commencé son entraînement d'astronaute en février 1984, mais ce n'est qu'au printemps de 1989 qu'elle a été désignée plus spécifiquement pour la mission IML-1, celle du premier Laboratoire international de microgravité.Initialement prévue pour 1987, reportée à décembre 1990 a cause de l'explosion de Challenger, puis remis à nouveau à cause d'une fuite d'hydrogène repérée sur la navette Columbia, c'est avec cinq ans de retard que la mission IML-I a enfin lieu, à bord de la navette Discovery.Il a donc fallu des nerfs d'acier à cette femme énergique, née à Sault-Ste-Marie en 1945, pour poursuivre rien de moins qu'une double vie, comme directrice de laboratoire d'un côté, et comme astronaute en instance de mission de l'autre.Elle en a effectué des déplacement entre Toronto et Huntsvil-le.Alabama! C'est dans cette petite ville du sud des Ltats-Unis que les «spécialistes de charge utile» de la mission IML-I ont répété sans relâche, pendant des années, le même entraînement, dans des cabines exiguës, copies conformes du vrai laboratoire spatial.On ne s'entraîne jamais trop «On ne s'entraîne jamais trop, affirmait Mme Bondar.tournant ainsia son avantage les reports de la mission.Autant employer les retardsà perfectionner encore plqs nos méthodes.» Pour Mme Bondar.la mission IML-I présente le double avantage d'une expérience exaltante et l'occasion de faire progresser A ROBERTA BONDAR Sportive accomplie, elle aime piloter, voler en montgolfière, faire du canotage, du cyclisme, du tir au fusil et au revolver, aller à la pêche, faire du ski de fond et jouer au squash ! grandementles recherches auxquelles elle a consacré sa carrière.Cette mission, rappelons-le.est entièrement consacrée à des expériences scientifiques sur les sciences de la vie et des matériaux.«Le programme spatial nous a donné l'opportunité de mettre au point un nouvel appareil fort utile sur Terre, avait confié la chercheuse à La Presse en juillet 1990.au moment d'une rencontre avec les journalistes.Sans la mission IML-1, nous n'aurions pas eu les fonds nécessaires.» Ce fameux appareil sert à mesurer la pression intracrânienne au moyen d'ultrasons.Cette méthode est incomparablement plus douce que la méthode utilisée traditionnellement, qui consiste à introduire une canule dans le crâne.Il est nécessaire de prendre la pression intracrânienne pour évaluer l'état de personnes qui ont subi un acci-dentcérébro-vasculaire, c'est-à-dire une rupture d'un vaisseau sanguin dans la tète.Au sein de la mission IML-I, Mme Bondar s'intéresse particulièrement à l'afflux de sang au cerveau dans les conditions particulières de microgravité.En l'absence de gravité, le sang se retire des extrémités du corps pour se concentrer dans le coeur et dans la tète.Bourreau de travail et grande sportive Bourreau de travail.Mme Bondar est une grande sportive aussi.Son curriculum vitac indique qu'elle aime piloter, faire des ascensions en montgolfière, faire du canotage, du cyclisme, du tir au fusil et au revolver, aller à la pèche, faire du ski de fond et jouer au squash ! Pour cet amateur de grand air et de grands espaces, l'étroite cabine du laboratoire spatial doit paraître bien petite.Mais quel panorama, quand on regarde par la fenêtre! Issue d'une famille de deux enfants, célibataire.Mme Bondar a pris seule la décision d'accepter de devenir astronaute, «l'ai imposé à ceux qui m'aiment un stress qu'ils auraient certainement préféré ne pas vivre», confiait-elle à La Presse.D'un point de vue personnel cependant, la possibilité d'un accident et l'angoisse d'être projetée si loin du plancher des vaches ne la tracassaient guère.Mme Bondar a emporté avec elle, sur Discovery, une cassette contenant des messages des gens qu'elle aime, parents et amis.Le retard du lancement, un retard de 59 minutes, a soumis les nerfs de tout le monde à rude épreuve.Difficile de ne pas souffrir d'un certain stress, a moins d'être aussi peu humain que l'était le docteur Spock.Roberta Bondar trompait ce stress en écoutant une cassette de musique donnée par sa tante Lmma.Cette tanu- est une ancienne employée de la NASA et c'est elle qui a donné à Roberta la passion des voyages spatiaux en général, et le goût d'entreprendre cette mission en particulier.Sentimentale, après tout, elle a emporté en orbite les écussons de toutes les écoles dans lesquelles elle a étudié: de l'école primaire aux quelques universités quelle a fréquentées.On n'a pas de peine a imaginer Roberta Bondar comme un fervent amateur de scoutisme lorsqu'elle était petite.I Ile a toujours continué d'encourager ce mouvement maigre sa débordante carrière.Les Guides du Canada l'ont d'ailleurs nommée membre honoraire à vie en 1986.Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, l'excellence naît de Veffort.Bell des gens de parole i ALCAN AVEC LA PERSONNALITE DE LA SEMAINE Demain matin dès 9h30 à l'émission EN DIRECT avec Christiane Charette realisation .Louise Carrière CBF 690 LA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE 26 JANVIER 1992 I ^ \"Denis Lavoi est Paretic vèq ue ;ç .de Yaounde.Mgr .( lean Zoo, qui ' l présidera eel te année la messe marquant la «journée mondiale des lépreux», succédant ainsi à feu le cardinal Pau htm île Leper.I a cérémonie.Qui a toujours lieu le dernier dimanche de janvier duns 130 pays, se déroulera ce dimanche, ù 11 h, a la basilique de l'Oratoire Satnt*|oseph.O l a juge Andrée Ruffo est une conférencière fort recherchée depuis quelque temps.Elle est ainsi invitée a prendre la parole .i de nombreuses tribunes, dont, prochainement, celle du Club Richelieu de Candiac.LUe s'adressera aux membres et invites de ce club lors d'un dîner-conférence qui aura lieu le 5 février, au restaurant le Vieux 1 orl, a La Prairie.Sur invitation.Renseignements : 281-1766, von Brisson.o Les jeunes de 18 a 24 ans, amateurs de danse, ont la chance de se procurer des billets de spectacles des Grands Ballets Canadiens, a très bas prix, grâce à une initiative de la société Les Arts du Maurier Itce.en collaboration avec les stations CKOl et CHOM.Sur présentation d'une carte d'identité attestant de leur âge i carte qu'ils devront présente- à l'entrée de la salle pour le spectacle ).les jeunes pourront se procurer des séries de trois billets ( 400 abonnements disponi-bles) pour seulement 10$.En vente au guichet de la Place des \\r;> a compter de midi, le 1er fé-\\ ricr.^ m La mode est au développement personnel, aux psychothérapies en tous genres et aux cours dits de «croissance personnelle».Il y aurait 450 cours du genre, recenses par l'organisme Info-Croissance, qui se présente comme un organisme voue a la protection des consommateurs dans le domaine de la croissance personnelle.Avant de s'embarquer dans une de-marche coûteuse, cet organisme nous propose des informations pertinentes sur ces cours, offre des sessions d'informa- tion et de la documentation.Renseignements: Info-Croissance.1215.rue de la Visitation.Montreal (Quebec) II2L 3135.Tel.: (514) 598-5081 ou 1-800-361-4540.Le 1er février, l'École de technologie supérieure scia l'hôte de la plus grande competition universitaire canadienne de génie civil: la grande course nordique de toboggan en béton.Plus de 4 5 équipes.regroupant 500 étudiants en génie venant du Canada, des États-Unis et de France, glisseront en toboggun sur la rue Saint-Denis entre les rues Sherbrooke et Ontario.Les toboggans seront exposes la veille.31 janvier, à l'Ecole de technologie supérieure.4750.rue Henri-Julien, Montreal (metro Mont-Royal).Le president et directeur general de l'Of- lice des congres et du tourisme du grand Montreal.Charles Lapointe, sera le conférencier du prochain déjeuner-causerie du module de Gestion et intervention touristique de l'UQAM.Les étudiants lui ont demande de les entretenir d'un sujet qui défraie régulièrement les manchettes: «Le casino: rien ne va plus?».C'est pour le mercredi 5 février, au Palais des congres de Montreal, salle 40b ab.a 8 h.c ont : 14 $>.Renseignements: 987-5b49.1 Le directeur general de la Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM).organisme paraît, u n i c i p a 1 sans but lucratif dont le mandat est de réaliser les ob-Robert iectifs de la rr>K^« Ville de Mont- Lonen rca| en maliù.rc d'habitation, Robert Cohen.présidera le prochain congrès de l'Association canadienne d'habitation et de renovation urbaine, qui se tiendra du 10 au 13 juin 1992, à l'hôtel Reine Elizabeth à Montréal.Cette association s'est fixe pour mandat de stimuler la construction et la rénovation de logements à prix abordable.O Le president de l'International I ederation of Bodybuilders.Ben M eider, de Montreal, a récemment été honore par le St.lude Children Research Hospital qui lui a remis le Danny Thomas Founder Award en reconnaissance de sa contribution au développement de la condition physique et du culturisme depuis 194b.O L'intégration* magazine de l'Office des personnes handicapées du Québec, nous propose dans sa livraison de janvier 1992 un in-teressant dossier sur les services de garde pour enfants handicapes.Ce dossier résulte d'une tournée de consultation entreprise par l'équipe de l'Office des personnes handicapées du Québec pour le programme de soutien au milieu associatif.En l'espace de dix ans.le nombre d'enfants intégrés dans les milieux de garde a triple au Québec, mais il y a toujours des garderies très fennecs \u2014 pour toutes sortes de raisons\u2014 à cette intégration des enfants handicapés.Renseignements : L'intégration, 309, rue Brock.Drummondviile (Québec) |2B 1C5.Tél.: 1-800-5b7-14b5.ou pour les malentendants: 1-800-567-1477 ATM E.O C'est presque devenu une tradition : pour la septième fois en huit ans.l'imprimerie Litho Acme de Montréal et Québec a reçu le premier prix, le trophée Gutenberg, lors du gala annuel du _ Club des arti- Denault sans dcs Arts graphiques de Montreal.Le prévient de cette entreprise.Guy Uenuult.s'est par ailleurs vu décerner le titre d'artisan de l'année par ce même club.Soulignons par ailleurs que le Club des artisans des Arts graphiques s est distingué en surclassant les clubs de Toronto.New York.( hicago, Boston et Los Angeles.O Session de cours d'aérobie continue, organisée au profit de la Fondation des maladies du coeur du Québec, par le Centre de conditionnement physique pour la femme, 3520.boulevard des Sources.Dollard-des-Or-meaux.Cette activité, qui se dc-roulera sous la forme de commandites, aura lieu le samedi 15 février, de midi a 15 h.Renseignements: o85-3970.Heureux 50e anniversaire de mariage a Simone Huckle et Roger Desbiens qui se sont maries le 31 janvier 1942.Cette photo souvenir nous fait voir le couple d amoureux assis sur un banc du Carre Saint-Louis, en septembre 1941.Ils ont eu neuf enfants et onze petits-enfants.ans Pour célébrer son 175e anniversaire, la Banque de Montreal, a rapatrie ses armoiries de Grande-Bretagne.Le PDG de la banque, Matthew W.Barrett examine le document que vient de signer le gouverneur general du Canada.Ramon J.Hnatyshyn.Trois lauréats Trois étudiants de l'Université du Quebec a Montreal ont reçu récemment la médaille du gouverneur general du Canada, pour souligner leur excellence académique.Il s agit de: André Lebel, a gauche, titulaire d'une maîtrise en mathématiques, lauréat de la médaille d'or; Luc Ouellette, bachelier en administration, et Suzie Saint-Cerny, bachelière en économique, qui ont tous deux mérite une médaille d'argent.un p'tnt coupeffe La Fondation des maladies du coeur du Quebec tente de recueillir un peu plus de 4 millions du grand public.Vous demandant 'Juste un p tit coup de coeur!», dans l'ordre habituel: Jacques Laverdiére, directeur general de la Fondation; Douglas Dees, vice-president, Montreal Trust; Nycol Pageau-Goyette, présidente de la campagne; Robert E.L'Abbee, president de la Fondation; et Steve Gingras, jeune opéré du coeur et bénévole dans la region de l'Outaouais.Ils sont 48, employés de la Régie des installations olympiques, qui célébraient récemment en compagnie de leur \u2022 patron », Pierre Bibeau, président et directeur général de la RIO, leurs 15 ans de service.Sylvie Deslauriers Le president de l'Ordre des comptables agrees du Que-bec.Alain Paris, remettait récemment la bourse C, Douglas Mel-lor a trois étudiants en sciences comptables, qui se partagent les 10 000 $ de cette bourse créée pour la publication d'ouvrages pertinents la ni a renseignement qu'à l'exercice de la profession.Alors que l'une des bourses a été décernée conjointement à Denis Cormier et a Michel Mugnan.professeur adjoint de comptabilité à l'université McGill, l'autre bourse de 5000$ est allée à Sylvie Deslauriers, professeure à l'Uni-versité du Quebec à Trois-Riviè-res.O L'Association des services de rehabilitation sociale du Quebec a crée le « Prix Renault-Tremblay», a la mémoire de son premier directeur général.Il sera remis pour la deuxième fois à un organisme communautaire ou à une personne, en reconnaissance de son soutien au secteur communautaire en justice pénale La date limite des mises en candidature est le 15 mars 1992.Renseignements : Association des services de rehabilitation sociale du Quebec.Ib57.boulevard Saint-loseph Lst, Montréal (Quebec) II2I INI.Tél.: (514) 521-3753.O leune créatrice de mode feminine de 25 ans.Stéphanie Noel.étudiante de l'École de mode du collège Marie-Victorin a remporte deux prix lors du concours international des jeunes créateurs de mode qui se tenait à Paris.Llle a reçu le prix d'incitation pour le meilleur vêtement parmi les participatns canadiens, ainsi que le prix de commercialisation.L'Association des infirmières et infirmiers en santé du travail du Quebec organise un colloque ayant pour theme: «Pour une maternité sans danger».On y parlera entre autres, des risques ou dangers encourus au travail, qui justifient une affectation ou un retrait préventif, et des critères d'évaluation des risques, sujet traite par le docteur Pierre Roi) Mu ni.de l'équipe de recherche en santé au travail, de Département de santé communautaire de l'hôpital du Sacré-Coeur.Le 14 février, à l'hôtel des Gouverneurs Le Grand, à Montreal.Coût: 145 S.Renseignements: AIISTQ inc.Case postale IbO.succursale Delorimicr, Montreal (Québec) H2H 2N6.Tel.: (514) 52b-2753.l'un MacNeilli directeur de recherches à l'Institut de recherches politiques a Ottawa, membre de la Table ronde nationale sur l'économie et l'environnement, et principal artisan et auteur de Notre avenir à tous, le rapport de la Commission mondiale sur l'environnement et le développement (rapport Brundt-land).prononcera une conférence intitulée: «L'économie et l'environnement après Brésil 1992».le 4 février, à 18 h.à l'amphithéâtre Martin du pavillon Mclntyre de médecine de l'Université McGill.3b55.rue Drummond.be étage, lintréc libre.O Les Pionniers du téléphone de Northern Telecom, qui font par-tic de l'Association des Pionniers du téléphone d'Amérique, qui compte 800 000 membres et est le plus important organisme de bénévolat du secteur industriel, viennent d'offrir cadeaux et dons a la Maison Elizabeth, un foyer pour mères adolescentes et leur bebé.Le «Y des femmes» ¦ Le 16 janvier 1992, pour une seule lettre, nous avons confondu le YWCA avec le YMCA.Vous aurez sans doute compris qu'il s'agissait du YWCA.dit « le Y des femmes», bien qu'il était écrit YMCA.Nous nous excusons de cette erreur.Le YWCA cherche des bénévoles pour effectuer des appels téléphoniques dans le cadre de sa campagne de financement debutant le 9 mars 1992.Renseignements: 8bb-9941.À JEUDI Le Monde LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 26 JANVIER 1992 B5 Le modèle suédois, cher à bien des Québécois, disparaît peu à peu CATHERINE BERNARD Ci > //.i lu nut ion spec in le Slot KHOLM n peu plus de cent jours ont passe depuis que la Suède a mis un terme à 59 années de domination social-démocrate quasi-interrompue, si ce n'est dans la courte période l*>7bl» : : «4 \"f t7$ r t \" 780 760 20 20 111* 11 825 .IS* 8?0 , 70 370 335 470 450 7*- * 6* 55 130 - 15 100 27-i-f * \u2022 * 18 + * 15 3 12 * 12*- 1 S* 190 330 - 15 8* * .8*4 s 105 + 10 9i 30+$ 700 115 - 5 17*-1* 780 + 10 20 11* 25 * 23 ; t * 350 4 30 «50 * 70 111 5 88 4 465 80 30 205 110 720 70 827'.27 H01 71 119 .14* 117 1 11* 173 4 I* 171* I.17 5 : 270 115 15 .300 18 4 380 84* 5 101 50 H0 8 40 15 225 175 150 100 177 1 16* 340 150 40 j 15 H3* I* 175 1 20 171 11 \\-> \u2022 745 85»* 350 M / N M Corp\t29975\t405\t380\t400 4- 20\t88 « 340\t MPG m*\t214000\t19\t9\t9\t89\t1 MaBae\t23900\t250\t230\t730\t355\t210 Mmi\t93090\t300\t260\t300 * 45 795\t\t59 McM B»dl\t11414)0\t821\t19*\t19*- *\t127*\t15* Maclean\t100120\t112*\t17*\t1?.?« 813\t\t9M Macvro\t7710\t100\t100\t100\t110\t75 ?V»etit\t8811\t1» »\t1 \u2022\t8*\t111 1\t7* MCapSra\t1100\ti:s .\t25 4\t25 1 1 ¦»\t875 1\t74 .Mapi ieat\t177055\ts ' .\t17 .\t17*- *\t817 1\t11* Ma'cent C\t85525\t81', 4\t15*\t16* 4- *\t816'4\t9 .AAaril El\t2813\t816 .\t16 4\t16 4 ?*\tS'6 4\t13 .fMant TH\t77376\t871\t70*\t21 \\ *\tS77\t18 « Mâr»Drgfi\t25907\t87-4\t7*\t7 i\t810%\t6 Maico\t77875\t225\t140\t770 f 65\t700\t70 M*'ï\t2250\t\\ '\t11*\t11*\t811\t10 Mm *\u2022\tH25\t175\t125\t175\t755\t105 ?M»T3R A\t123071\t84 3\t\t5*- *\t8/ 4\t305 M Tenpus\t; 5000\t7\t7\t7\t15\t3 MO r»d 4»âi\t27100\t87 .\t6*\t7*4- *\t8; .\t240 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Fais ce que je t'ai dit.\u2014 l'y vas.cria Gavroche.Et s'arrétant au moment de partir: \u2014 A propos, vous me donnerez son fusil! Et il ajouta: je vous laisse le musicien, mais je veux la clarinette.Le gamin fit le salut militaire et franchit gaiement la coupure de la grande barricade.VIII PLUSIEURS POINTS D'INTERROGATION A PROPOS D'UN NOMMÉ LE CABUC QUI NE SE NOMMAIT PEUT-ETRE PAS LE CABUC La peinture tragique que nous avons entreprise ne serait pas complète, le lecteur ne verrait pas dans leur relief exact et réel ces grandes minutes de gésinc sociale et d'enfantement révolutionnaire où il y a de la convulsion mêlée a l'ef- fort, si nous omettions, dans l'esquisse ébauchée ici.un incident plein d'une horreur épique et farouche qui survint presque aussitôt après le départ de Gavroche.Les attroupements, comme on sait, font boule de neige et agglomèrent en roulant un tas d'hommes tumultueux.Ces hommes ne se demandent pas entre eux d'où ils viennent.Parmi les passants qui s'étaient réunis au rassemblement conduit par Enjolras.Combeferre et Coûr-feyrac, il y avait un être portant la veste du portefaix usée aux épaules* qui gesticulait et vociférait et avait la mine d'une espèce d'ivrogne sauvage.Cet homme, un nommé ou surnommé Le Cabuc.et du reste tout à fait inconnu de ceux qui prétendaient le connaître très ivre, ou faisant semblant, s'était attablé avec quelques autres à une table qu'ils avaient tirée en dehors du cabaret.Ce Cabuc, tout en faisant boire ceux qui lui tenaient tête, semblait considérer d'un air de réflexion la grande maison du fond de la barricade dont les cinq étages dominaient toute la rue et faisaient face à la rue Saint-Denis.Tout à coup il s'écria: \u2014 Camarades, savez-vous?c'est de cette maison-là qu'il faudrait tirer.Quand nous serons là aux croisées, du diable si quelqu'un avance dans la rue! \u2014 Oui.mais la maison est fermée, dit un des buveurs.\u2014 Cognons! \u2014 On n'ouvrira pas.\u2014 Enfonçons la porte! Le Cabuc court à la porte qui avait un marteau fort massif et frappe.La porte ne s'ouvre pas.Il frappe un second coup.Personne ne répond.Un troisième coup.Même silence.\u2014 Y a-t-il quelqu'un ici?crie Le Cabuc.Rien ne bouge.Alors il saisit un fusil et commence à battre la porte à coups de crosse.C'était une vieille porte d'allée, cintrée, basse, étroite, solide, tout en chêne, doublée à l'intérieur d'une feuille de tôle et d'une armature de fer.une vraie poterne de bastille.Les coups de crosse faisaient trembler la maison, mais n'ébranlaient pas la porte.Toutefois, il est probable que les habitants s'étaient émus, car on vit enfin s'éclairer et s'ouvrir une petite lucarne carrée au troisième étage, et apparaître à cette lucarne une chandelle et la tète béate et effrayée d'un bonhomme en cheveux gris qui était le portier.L'homme qui cognait s'interrompit.\u2014 Messieurs, demanda le portier, que désirez-vous?\u2014 Ouvre! dit Le Cabuc.\u2014 Messieurs, cela ne se peut pas.\u2014 Ouvre toujours! \u2014 Impossible, messieurs! Le Cabuc prit son fusil et coucha en joue le portier, mais comme il était en bas, et qu'il faisait très noir, le portier ne le vit point.\u2014 Oui ou non, veux-tu ouvrir?\u2014 Non.messieurs! \u2014 Tu dis non?\u2014 le dis non, mes bons.Le portier n'acheva pas.Le coup de fusil était lâché; la balle lui était entrée sous le menton ét était sortie par la nuque après avoir traversé la jugulaire.Le vieillard s'affaissa sur lui-même sans pousser un soupir.La chandelle tomba et s'éteignit, et l'on ne vit plus rien qu'une tête immobile posée au bord de la lucarne et un peu de fumée blanchâtre qui s'en allait vers le toit.\u2014 Voilà! dit Le Cabuc en laissant tomber sur le pavé la crosse de son fusil.II avait à peine prononcé ce mot qu'il sentit une main qui se posait sur son épaule avec la pesanteur d'une serre d'aigle, et il entendit une voix qui lui disait: \u2014 À genoux.Le meurtrier se retourna et vit devant lui la figure blanche et froide d'Enjolras.Enjolras avait un pistolet à la main.À la détonation, il était arrivé.Il avait empoigné de sa main gauche le collet, la blouse, la chemise et la bretelle du Cabuc.\u2014 A genoux, répéta-t-il.Et d'un mouvement souverain le frêle jeune homme de vingt ans plia comme un roseau le crocheteur trapu et robuste et l'agenouilla dai^ la boue.Le Cabuc essaya de résister, mais il semblait qu'il eût été saisi par un poing surhumain.Pâle, le col nu, les cheveux épars, Enjolras, avec son visage de femme, avait en ce moment je ne sais quoi de la Thémis antique.Ses narines gonflées, ses yeux baissés donnaient à son implacable profil grec cette expression de colère et cette expression de chasteté qui, au point de vue de l'ancien monde, conviennent à la justice.Toute la barricade était accourue, puis tous s'étaient rangés en cercle à distance, sentant qu'il était impossible de prononcer une parole devant la chose qu'ils allaient voir.Le Cabuc, vaincu, n'essayait plus de se débattre et tremblait de tous ses membres.Enjolras le lâcha et tira sa montre.\u2014- Recueille-toi, dit-il.Prie, ou pense.Tu as une minute.\u2014 Grâce! murmura le meurtrier, puis il baissa la tète et balbutia quelques jurements inarticulés.Enjolras ne quitta pas la montre des yeux; il laissa passer la minute, puis il remit la montre dans son gousset.Cela fait, il prit par les cheveux Le Cabuc qui se pelotonnait contre ses genoux en hurlant et lui appuya sur l'oreille le canon de son pistolet.Beaucoup de ces hommes intrépides, qui étaient si tranquillement entrés dans la plus effrayante des aventures, détournèrent la tète.On entendit l'explosion, l'assassin tomba sur le pavé le front en avant et Enjolras se redressa et promena autour de lui son regard convaincu et sévère.Puis il poussa du pied le cadavre et dit : \u2014 )etez cela dehors.Trois hommes soulevèrent le corps du misérable qu'agitaient les dernières convulsions machinales de la vie expirée, et le jetèrent par-dessus la petite barricade dans la ruelle Mondétour.Enjolras était demeuré pensif.On ne sait quelles ténèbres grandioses se répandaient lentement sur sa redoutable sérénité.Tout à coup il éleva la voix.On fit silence.\u2014 Citoyens, dit Enjolras.ce que cet homme a fait est effroyable et ce que j'ai fait est horrible.11 a tué, c'est pourquoi je l'ai tué.l'ai dû le faire, car l'insurrection doit avoir sa discipline.L'assassinat est encore plus un crime ici qu'ailleurs; nous sommes sous le regard de la révolution, nous sommes les prêtres de la république, nous sommes les hosties du devoir, et il ne faut pas qu'on puisse calomnier notre combat, j'ai donc jugé et condamné à mort cet homme.Quant à moi, contraint de faire ce que j'ai fait, mais l'abhorrant, je me suis jugé aussi et vous verrez tout à l'heure à quoi je me suis condamne.Ceux qui écoutaient tressaillirent.\u2014 Nous partagerons ton sort, cria Combeferre.\u2014 Soit, reprit Enjolras.Encore un mot.En exécutant cet homme, j'ai obéi à la nécessite: mais la nécessité est un monstre du vieux monde, la nécessité s'appelle Fatalité.Or.la loi du progrès, c'est que les monstres disparaissent devant les anges, et que la Fatalité s'évanouisse devant la Fraternité.C'est un mauvais moment pour prononcer le mot amour.N'importe, je le prononce, et je le glorifie.Amour, tu as l'avenir.Mort, je me sers de toi, mais je te hais.Citoyens, il n'y aura dans l'avenir ni ténèbres, ni coups de foudre; ni ignorance féroce, ni talion sanglant.Comme il n'y aura plus de Satan, il n'y aura plus de Michel.Dans l'avenir personne ne tuera personne, la terre rayonnera, le genre humain aimera.11 viendra, citoyens, ce jour où tout sera concorde, harmonie, lumière, joie et vie.il viendra, et c'est pour qu'il vienne que nous allons mourir.Enjolras se tut.Ses lèvres de vierge se refermèrent ; et il resta quelque temps debout à l'endroit où il avait versé le sang, dans une immobilité de marbre.Son oeil fixe faisait qu'on parlait bas autour de lui.Jean Prouvaire et Combeferre se serraient la main silencieusement, et.appuyés l'un sur l'autre dans l'angle de la barricade, considéraient avec une admiration où il y avait de la compassion ce grave jeune homme, bourreau et prêtre, de lumière comme le cristal, et de roche aussi.Disons tout de suite que plus tard, après l'action, quand les cadavres furent portes a la morgue et fouillés, on trouva sur Le Cabuc une carte d'agent de police.L'auteur de ce livre a eu entre les mains, en 1848, le rapport spécial fait à ce sujet au préfet de police de 1832.Ajoutons que, s'il faut en croire une tradition de police étrange, mais probablement fondée, Le Cabuc, c'était Claquesous.Le fait est qu'à partir de la mort du Cabuc, il ne fut plus question de Claquesous.Claquesous n'a laisse nulle trace de sa disparition; il semblerait s'être amalgamé à l'invisible.Sa vie avait ete ténèbres; sa fin fut nuit.Tout le groupe insurge était encore dans l'émotion de ce procès tragique si vite instruit et si vite terminé, quand Courfeyrac revit dans la barricade le petit jeune homme qui le matin avait demande chez lui Marius.Ce garçon, qui avait l'air hardi et insouciant, était \\cnu a la nuit rejoindre les insurge^ il suivre LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 JANVIER 1992 SCHNARISTE PILRRE DUBOIS DESSINATEUR ROBERT RIVARD (c) EDITIONS GLÉNAT.1991 PpFfFFi BôURRAéE D\u20ac C&Aj\u20ac! 'FAUDRA F&MER TA CMAM&&; QOELTAUDiS, RECARDE2-M/ \u2022Maintenant, tu sais commont on se sent quand tu pars Ue la maison'» «ON N A RIEN A PERDRE' IL EN CONNAIT AUTANT QUE NOUS DANS LE DOMAINE'» "]
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