La presse, 29 janvier 1992, F. Le Monde
[" fi LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 29 JANVIER 1992 Barbara McDougail à Moscou.PHOTO REUTHR Le Canada est chargé de diriger le groupe de travail sur les réfugiés du Proche-Orient d'après CP MOSCOU La tâche de mener l'effort international pour régler le délicat problème des réfugiés au Proche-Orient a été confié hier au Canada.Le ministre canadien des Affaires étrangères, madame Barbara Me Doutai l, à en effet accepté la demande de quelques vingt pays, participant à la présente ronde de négociations de paix sur le Proche-Orient à Moscou, de diriger le groupe de travail multilateral chargé de régler cette question.Quatre autres groupes de travail portant sur le contrôle des armements, l'environnement, l'économie et l'eau seront dirigés par la Russie, les États-Unis, le lapon et les douze pays de la CEE.Le problème des réfugiés au Proche-Orient se résume essentiellement au grand nombre de Palestiniens déplacés à la suite de \u2022 éation de l'État d'Israël.Des responsables canadiens ont déclaré hier qu'ils n'avaient pas de solution magique pour régler le cas de ces millions d'êtres humains qui vivent dans les camps de la région mais qu'ils feront tout en leur pouvoir pour trouver une solution à long terme à cette épineux problème.Madame McDougall a rappelé hier, lors de la séance d'ouverture de la ronde de négociation de Moscou, l'engagement du Canada dans toutes les forces de maintien de la paix au Proche-Orient.Le Canada a d'ailleurs encore des effectifs sur les hauteurs du Golan, au Koweït et dans le désert du Sinaï.Elle a en outre souligné que le Canada était prêt non seulement à diriger le groupe de travail sur les réfugiés mais à accueillir sur son sol les autres groupes de travail qui devront se pencher sur les problèmes de contrôle des armements, du partage des eaux ou de l'économie.Quarante morts dans un hélicoptère civil abattu au Nagorny Karabakh d'après Reuter MOSCOU n hélicoptère civil'a été abattu par une roquette hier dans le Haut-Karabakh et une quarantaine de personnes qui se trouvaient a bord ont été tuées, rapportent les agences Tass et Interfax.Selon celles-ci, l'appareil venait d'Agdam et allait à Choucha, bas-lion azéri dans cette région peuplée en majorité d'Arméniens mais enclavée en Azerbaïdjan.«D'après les premières informations, l'hélicoptère transportait une quarantaine de personnes, notamment des femmes et des enfants.Tous les passagers et les membres de l'équipage sont morts», écrit Tass.qui cite un haut responsable azéri.Interfax fait pour sa part état de 47 morts et la mission azérie à Moscou d'au moins 30 personnes tuées.Au moins un millier de personnes ont été tuées en quatre ans d'affrontements entre Aiméniens et Azéris en conflit à propos du Haut-Karabakh.Les accrochages se sont intensifiés ces derniers jours.Plus de 60 personnes auraient été tuées pendant le week-end dans des combats autour d'un village arménien proche de Choucha.La mission azérie à Moscou ac- Moscou : la conférence de paix refuse la délégation palestinienne élargie Palestiniens, Libanais et Syriens boycottent la rencontre cuse des militants arméniens du Haut-Karabakh d'avoir abattu l'hélicoptère avec un missile à guidage infra-rouge.L'appareil a explosé en plein vol après que le pilote l'eut éloigné de Choucha, a-t-elle ajouté.Selon Moussa Mamedov, gouverneur du Haut-Karabakh nommé par le président azerbaïdjanais, Aiaz Moutalibov, et cité par Tass, l'appareil a été abattu à 16 h 20 heure locale.Il n'y a pas eu immédiatement de réaction arménienne.Des négociations de paix entre la République d'Arménie et l'Azcrbaidjan sont pratiquement suspendues depuis le mois de novembre.Un hélicoptère transportant de hauts responsables azerbaïdjanais et des négociateurs russes et kazakhs s'était alors écrasé faisant une vingtaine de morts.I.'Azerbaïdjan avait accusé les séparatistes arméniens du Haut-Karabakh d'avoir abattu l'appareil.L'Arménie avait rejeté cette accusation disant que l'hélicoptère avait été pris dans le mauvais temps et avait heurté une montagne.Alaz Moutalibov avait alors abrogé le statut d'autonomie du Haut-Karabakh.La majorité de la population de l'enclave avait réagi en votant pour son indépendance lors d'un référendum.Bakou a rejeté ce résultat.Les combats font rage entre la Birmanie et la Thaïlande d'après AFP BANGKOK e violents combats opposent en Birmanie, le long de la frontière avec la Thaïlande, les troupes du gouvernement de Rangoon et des forces de guerrilla de la minorité Karen, ont rapporté hier des officiers thaïlandais en poste à la frontière.Les forces de Rangoon sont engagées à proximité de la frontière dans leur offensive annuelle de saison sèche contre les guérilleros, cherchant en particulier à s'emparer de leur quartier général de Manerplaw qui jouxte pratiquement le territoire thaïlandais, au confluent de la Salween et de la Moci.C'est aussi à Manerplaw que se trouve le siège du «gouvernement oJ*ns la jungle », fprmé par d'après UPI et AP MOSCOU La troisième phase de la conférence de paix sur le Proche-Orient a commencé hier à Moscou par une rencontre de 22 délégations qui ont tenté de mettre sur pied les prochains pourparlers sur les problèmes régionaux.Les Palestiniens, les Libanais et les Syriens avaient décidé pour leur part de boycotter la rencontre.Les Palestiniens avaient demandé expressément que leur délégation soit élargie aux Palestiniens de la diaspora ainsi qu'à des représentants de Jérusalem-Est.Mais cette requête a été rejeté par Israel et par les parrains de la conférence, les Etats-Unis et la Russie.Le secrétaire d'Etat américain lames Baker a ainsi annoncé que les Palestiniens avaient refusé l'offre de compromis qui leur a été faite par les États-Unis et la Russie pour leur permettre de participer à la conférence, soulignant « qu'ils avaient commis une erreur » par ce refus.M.Baker a expliqué que ce compromis, qui est une « réelle opportunité », devait permettre à des Palestiniens vivant en « exil » hors des territoires occupés par Israel de participer aux groupes de travail chargés d'étudier le problème des réfugiés et les questions économiques.Ces groupes doivent se retrouver aujourd'hui pour commencer leur travail.Depuis la conférence de Madrid, les Palestiniens ne sont représentés dans cette conférence que par des personnalités de la Cisjordanie et de la bande de Gaza occupés.« Nous avons dit aux Palesti- niens que nous soutenions la représentation de la diaspora dans les groupes de travail ou cette représentation est appropriée », a ajouté lames Baker.« )e pense qu'une certaine considération doit être accordée à l'extension du groupe palestinien », a-t-il poursuivi, précisant que les Palestiniens ont rejeté son offre.Le chef de la diplomatie américaine a toutefois émis l'espoir que ceux-ci réviseront leur jugement avant la réunion des groupes de travail, aujourd'hui.Le secrétaire d'État a estimé qu'il y avait une « valeur » dans l'argument des Palestiniens qui ont juge que le problème des réfugiés était une vaste question.Trois des huits membres de la délégation palestinienne arrivée lundi soir à Moscou revendiquent être « des membres de la diaspora palestinienne qui a grandi après la création d'Israël en 1948 ».« En conformité avec les négociations bilatérales (de la conférence de Washington) qui fixaient les questions du processus de paix, il n'est pas question de modifier les termes de référence », a dit M.Baker.De son côté, Hanane Ashrawi, porte-parole des délégués palestiniens, a déclaré qu'il était impossible d'accepter une délégation « tronquée » mais elle a affirmé que l'offre de compromis n'avait pas été rejetée.« Nous étudions et nous évaluons ce développement », a-t-elle dit dans une conférence de presse mais, selon elle, « Israel fait tout ce qui est possible pour miner le processus de paix ».La première journée des négociations bilatérales s'est ainsi achevée hier sur un constat de satisfaction pour la délégation israélienne.des personnalités de l'opposition à la junte de Rangoon après le refus de cette dernière de remettre le pouvoir à la Ligue nationale pour la démocratie (LND) en dépit d'une victoire écrasante remportée en 1990 par la LND aux élections.Selon des responsables de la Karen National Union (KNU), quelque 18 000 soldats gouvernementaux sont actuellement engagés contre les combattants karens sur les différents théâtres d'opération de la frontière.Tandis que les combats font ainsi rage sur la frontière orientale de la Birmanie, la junte de Rangoon a pratiquement écarté l'hypothèse d'un conflit avec le Bangladesh sur la frontière nord-ouest du pays, t Ces jeunes Palestiniens du camp de réfugiés d'Ain al-Hilweh, dans le sud du Liban, ont incendié de vieux pneus et font victoire, en guise de protestation contre les entretiens de Moscou sur le Proche-Orient.le signe de la PHOTO ««/TER DÉPÊCHES RUSSIE Mer noire ¦ Le président Boris Eltsine s'est rendu hier dans le port russe de Novorossisk pour des entretiens sur l'avenir de la flotte de la mer Noire, rapporte l'agence Tass.Boris Eltsine, accompagné du commandant en chef de forces de la CEI, Evgueni Cha-pochnikov, a rencontré des responsables militaires pour discuter de la question des armes nucléaires avant son départ pour New York, où il assistera, vendredi, au sommet du Conseil de sécurité de l'ONU, a dit son porte-parole.L'avenir de la flotte de la mer Noire et de son armement nucléaire est l'une des pommes de discorde entre la Russie et l'Ukraine, qui revendique la plus grande partie des bâtiments.GÉORGIE Prise de Poti ¦ Les forces gouvernementales géorgiennes ont pris, hier, la ville de Poti, un des derniers bastions du président déchu Zviad Gamsa-khourdia.Au terme de violents combats, qui ont fait au moins six morts, les troupes de |aba loseliani, un des chefs du Conseil militaire désormais au pouvoir à Tbilissi, ont pénétré dans la ville aux rues désertes, apparemment sans rencontrer de résistance.« |e suis très fatigué.Cela a été une dure bataille », a-t-il dit depuis son quartier général de campagne.LI PENG Incident diplomatique ¦ Un incident diplomatique a marqué l'arrivée hier soir en Suisse du premier ministre chinois Li Peng, le ministre de la lustice et de la police Arnold Koller ayant fait savoir qu'il ne participerait pas aux entretiens officiels aujourd'hui à Berne parce que la délégation chinoise refusait de discuter des droits de l'homme en Chine et au Tibet.-S- Un autre des principaux responsables du Front islamique du salut est arrêté d'après Reuter ALGliR La police algérienne a arrêté hier l'un des principaux responsables du Front islamique du salut encore en liberté, Rabah Ké-bir.U a cte appréhende au quartier général algérois du mouvement intégriste par deux policiers, a-ton appris de source proche du FIS.La police, citée par l'agence Algérie Presse Service (APS), a confirmé son arrestation précisant qu'il serait présenté devant un juge aujourd'hui.Rabah Kébir, ajoute TAPS, a été arrêté à cause de propos prononcés lors de la grande prière vendredi dernier à la mosquée de Kouba et pour avoir signé le communiqué numéro 10 du FIS.Dans ce communiqué publié samedi dernier, le mouvement intégriste accusait les autorités de vouloir provoquer une «guerre» entre l'armée et la population.Chef de la commission politique du FIS, Rabah Kébir était le porte-parole du mouvement depuis l'arrestation mercredi der- nier de son président provisoire, Abdelkader Hachani.Depuis vendredi, selon une source proche du FIS.la police le recherchait, ainsi que l'imam de la mosquée Sunna de Bab-el-Oued, Abdelkader Moghni.Peu avant son arrestation.Rabah Kébir avait signé le communiqué numéro 11 du FIS exhortant les Algériens à la fermeté «face à la conspiration» et réitérant l'opposition des islamistes au Haut conseil d'État, présidence collégiale au pouvoir depuis le 16 janvier.« Tous les fils d'Algérie, jaloux de leur religion et de leur patrie, sont appelés à faire face au plan criminel de la junte au pouvoir en évitant de reconnaître la piraterie politique qui a donné naissance au soi-disant Haut conseil d'État », y lit-on.Le FIS y accuse aussi les autorites de vouloir « faire tomber les mosquées sur la tète des fidèles et des prédicateurs ».Le ministère de l'Intérieur a averti lundi qu'il ne tolérerait plus que les mosquées soient des foyers d'agitation.L'État, a-t-il dit dans un communiqué, « exercera avec détermination ses pre- rogatives de gardien de l'ordre public, quels que soient le jour et le lieu où il est menacé ».Dans la journée, on avait appris de source proche du FIS l'arrestation de deux responsables des hebdomadaires al-Mounquid et al-Forkane, organes du mouvement islamique.Salah Gouami, directeur de l'hebdomadaire en arabe al-Mounquid, a été arrêté lundi soir avec Fouad Dlici, rédacteur en chef â'al-Forkane, hebdomadaire de langue française.Selon la Gendarmerie nationale citée par l'agence APS, Fouad Dlici et un imam de la mosquée en-Nour ont été inculpés d'atteinte aux institutions de l'État et d'incitation à la rebellion au sein de l'armée.Le procureur de la république du tribunal de Rais-Ha-midou a ordonné de les placer sous mandat de dépôt, a precise l'agence.Selon le commandement de la gendarmerie cité par l'APS, le rédacteur en chef d'al-Mounquid et le directeur d'al-Forkane sont recherchés.Ils avaient été cités à comparaître mais n'ont pas repondu à la convocation, précise-ton de même source.Retour à \t\t\t\t\t: \u2022 ».V*.¦ *.\t \t\t\t\t\tL '.*' ¦ .\u2022 Cl\tfil Le responsable de l'ONU pour les opérations de maintien de la paix, Marrack Goulding, retour-ne aujourd'hui à Belgrade voir le président serbe Slo-bodan Milosevic et le mi-nistre fédéral de la Défense, le general Blagoje Ad-zic, à l'issue d'une deuxième série d'entretiens avec le président croate Franjo Tudjman, hier soir à Zagreb.M.Goulding serre ici la main d un officier croate, au cours de sa mission visant a lever les derniers obstacles au déploiement de casques bleus en Yougoslavie.PMOTO RfcUTER I F2 t Bondar à Mulroney: «D'ici, l'hiver est magnifique» SUZANNE DANSER EAU Presse Canadienne TORONTO ¦ Ceux qui n'aiment pas l'hiver au Canada ne savent pas à que! point c'est magnifique.vu d'en haut, estime l'astronaute Roberta Bondar.Mme Bondar, deuxième astronaute canadien après Mare Gar-neau a voyager dans l'espace, a eu une conservation de dix minutes hier soir avec le premier ministre Brian Mulroney.Lui était à Otta-wa et elle.en orbite, a bord de la navette Discovery.Les deux personnalités ont parle de plusieurs choses, dont la beauté du territoire canadien.M.Mulroney lui a demande ce qui Pavait frappée dans ce pays.« l'ai vu les Territoires du Nord-Ouest, le Quebec, l'Ontario \u2014 je pouvais distinguer le paysage.Lt ceux qui pensent qu'un pays en hiver, ce n'est pas excitant, ont tort.C'est très excitant, c'est très clair.C'est magnifique.» Le premier ministre lui a ensuite demande la difference entre la vie sur terre et la vie dans l'espace.Yogourt «Oh c'est très different, lui a-t-éllé repondu, en lui montrant un contenant de yogourt qui flottait LA PRESSE, MONTREAL.MERCREDI 29 JANVIER 1992 Le premier ministre Brian Mulroney applaudit après s'être entretenu avec l'astronaute canadienne Roberta Bondar, qui voyage à bord de la navette spatiale Discovery.photo pc dans les airs \u2014 à cause de l'abs-cence de gravité.«C'est bon pour la santé» , a blagué le premier ministre.IMus de 700 personnes, dont 200 enfants grouillants et émer-\\cilles, étaient rassemblées hier au Ontario Space Center pour assister a cette conversation historique entre le premier ministre et l'astronaute.Une premiere communication a d'abord ete établie entre Otta- wa et Toronto, où l'image et la voix du premier ministre depuis son bureau ont été transmis au centre.De là, la communication a été établie à la salle de contrôle de la NASA à Houston, au Texas.Quant à l'image des astronautes a l'intérieur de la navette, elle a été transmise via une ligne «data» acheminée par satellite et captée à la station de White Sands au Nouveau-Mexique, pour être ensuite relayée à Houston.L'extraordinaire operation se faisait pendant que le navette se trouvait à 300 kilomètres au-dessus du Canada où elle voyage à 7000 kilomètres-secondes.Roberta Bondar et l'équipe de la navette Discovery sont en orbite depuis sept jours et doivent revenir sur terre, plus précisément au Cap Canaveral en Monde, demain, après un voyage qui aura ete prolonge d'une journée pour des raisons scientifiques.LE SUPERSOLDE DE » \u2022 \u2022 * r~* \\ r.HBBHÉ OUVERT JUSQU'À 21 fi MERCREDI Miontu NU imtuiiT SE POURSUIT r V \\1* lange Bottes chauffantes pour dames Modèle R-95 Prix sugg.475 $ SOLDE 19999$ rossignol R7oo 4 boucles Prix sugg.299 $ SOLDE lange 4 boucles Pour hommes et dames Prix sugg.360$ SOLDE 12999$ nordica 4 boucles.Modèle 781 Prix sugg.375 $ SOLDE 14999$ DESCENTE- SCHNEIDER \u2022 JOFï dynastar\tblizzard\tkastle omega\tModèle V9\tModèle RX9 -10 Modèle 998 .Ame en bois\tPrix 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L1LIANNE LACROIX ¦ Une femme a déjà quatre enfants, tous du même sexe.Elle est à nouveau enceinte.S'il s'agit encore d'un bébé du même sexe, elle ne se sent pas capable de recommencer à nouveau, mais dans le cas contraire, elle serait prête à poursuivre sa grossesse.Si je n'accepte pas de lui divulguer le sexe de son nouvel enfant, elle menace carrément de se faire avorter.Comme médecin, dites-moi, qu'est-ce que je fais?Une lesbienne désire un enfant.Même s'il n'y a pas de législation à ce sujet, tous les médecins consultés ont refusé de considérer l'insémination artificielle, réservée, selon eux, aux couples traditionnels.Cette femme se tournera-t-elle vers les «milieux gay underground» pour satisfaire son désir d'être mère?Dans un milieu non contrôlé médicalement, quels sont alors les risques, notamment de sida, pour cette femme?Des sujets controversés, direz-vous?En fait, la Commission royale sur les nouvelles techniques de reproduction qui a entendu ce genre de question lors de ses audiences publiques, ne s'occupe que de sujets controversés, qu'il s'agisse de mères porteuses, de recherche sur les tissus foetaux, de diagnostic prénatal, etc.La Commission elle-même et surtout sa présidente, la généticienne Patricia Baird.n'ont pu éviter la controverse dans leurs propres rangs.On se souvient en effet que quatre des neuf membres de la Commission, qui avaient eu le tort de contester le type de leadership de Mme Baird, qu'ils qualifiaient d'autocrate, s'étaient fait montrer la porte par le gouvernement.Et vlan! la moitié de la Commission venait d'être amputée.Selon certains, la Commission perdait du même coup une bonne partie de sa crédibilité.Parmi les cinq commissaires restants, il n'y a plus d'homme, plus de praticien, plus de francophone.Mme Baird repousse toutefois ces craintes.«La Commission représente encore des tendances très diverses, dit-elle.» De la mésentente elle-même, Mme Baird refuse de parler.Le différend ayant ete porté en Cour fédérale, la présidente juge qu'il ne serait pas à propos de le commenter.On se souvient en effet qu'en décembre dernier, les commissaires congédies, dont la sociologue Louise Vandelac et l'avocat Martin Hébert, demandaient a la Cour fédérale de rendre nul un ordre du cabinet donnant a la présidente une autorité pleine et entière pour diriger la Commission.Pour Mme Baird.il est maintenant temps d'oublier cet épisode et de se rappeler les objectifs de la Commission.Entourée de l'avocate Bartha Knoppers.une spécialiste de la bio-ethique qui enseigne à l'Université de Montréal, de Mme Sylvia Gold, directrice de la recherche, et de Mme Denise Foumicr.agente d'information, Mme Baird PHOTO JEAN-YVES lETOURNEAU.Li Prnse Patricia Baird mesurait visiblement l'importance de redorer l'image d'une commission que les divisions internes ne peuvent manquer de ternir un peu.Discrète, presque effacée, elle a laissé le plancher à Mme Knoppers, intervenant seulement de temps à autre pour apporter une précision ou pour repondre à une question directe.Selon les quatre femmes, la Commission a réussi jusqu'à maintenant à aller chercher les divers points de vue, allant même jusqu'à confier à une anthropologue le soin d'interviewer certaines gens, notamment des autochtones, qui ne pouvaient s'exprimer en français et en anglais et dont les expériences pouvaient enrichir leur réflexion.En tout, quelque 5000 personnes ou groupes ont été entendus, sans même compter les consultations privées.De plus, la Commission a tenu à rendre publics, en cours de mandat, certains résultats de ses recherches, dont Mme Knoppers vante la qualité et la profondeur.Le rapport final est prévu pour octobre de cette année.S'il est certain que les recommandations contiendront évidemment une portion «législative», Mme Baird ne compte pas «faire des lois».«Le domaine est sans cesse mouvant, déclare Mme Baird.Il serait trop dangereux de proposer des lois qui seraient caduques le lendemain.Ce qu'on espère, toutefois, c'est d'avoir initie le dialogue et la réflexion sociale sur les nouvelles technologies et leurs implications et d'avoir établi certaines balises qui seront sujettes à révision constante selon l'évolution de la science et de la société.» Une chose demeure certaine, selon la présidente, «ces décisions ne peuvent plus être laissées aux seuls médecins qui.en général, ne veulent d'ailleurs plus de cette responsabilité trop grande.C'est à notre société de choisir ce qu'elle veut devenir.» Diverses versions de Lupien sur son capot endommagé YVES BOISVERT ¦ En tentant d'expliquer à diverses personnes comment sa voiture avait été endommagée, le réalisateur Roger Lupien, qui subit son procès pour un délit de fuite mortel, a donné plusieurs versions qui se contredisent.Hier encore, le ministère public a mis en preuve deux nouvelles versions données par Lupien: une a un garagiste, une autre à sa compagnie d'assurances.M.Pierre Fournelle, 42 ans, qui est evaluateur chez Touchette Chrysler, a relaté au jury de six hommes et six femmes la version que Roger Lupien lui donnait pendant qu'il examinait sa voiture endommagée, le 26 février 1990.M.Lupien lui a expliqué qu'il se trouvait sur la glace vive du parc de stationnement du Colisée de Quebec, quelques jours auparavant, et qu'il n'arrivait pas à avancer.Apres avoir tente d'obtenir de l'aide de passants, un «bon samaritain» approche sa camionnette contre le pare-choc avant de M.Lupien.L'homme monte sur le capot de la voiture Chrysler New Yorker 1988 de Lupien pour tenter de lui donner «un swing», puis tombe sur le capot et endommage le capot avec ses genoux.«l'ai trouvé ça bizarre, a commenté M.Fournelle.|e lui ai dit: Le gars a dû se faire mal aux genoux en r///!» Car, de fait, le capot n'était pas seulement enfonce; sa structure intérieure était carrément «désoudee».Aux policiers, deux jours plus tard.M.Lupien dira que c'est lui-même, en tentant de deprendre sa voiture de dessous le marchepied d'un camion avec lequel il était entré en collision, qui était tombé sur le capot, qu'il avait enfoncé.avec son coude.Il leur a d'abord dit que l'incident s'était passe près du Coliséeidc Québec.pour ensuite dire qu'il était survenu à l'angle des rues Papineau et René-Lévesque.M.Lupien.48 ans, est réalisateur au service des sports de la Société Radio-Canada.Il est accuse d'avoir fui les lieux d'un accident mortel à l'intersection des rues Christophe-Colomb et Villeray, le 22 février 1990, vers 1 h 45.La victime, Mme Sharona Shcin-field, 31 ans.est décédée quelques heures plus tard a l'hôpital.M.Fournelle a déclaré que les dommages avaient été évalués par lui à 2091 $, mais qu'un centre d'évaluation arrivait au chiffre de 1319 $.car on avait d'abord considère que le capot n'était pas suffisamment endommagé pour justifier un remplacement complet.Le capot, finalement, dut être remplacé.Après l'expert de Touchette Chrysler, la Couronne a fait entendre Mme Lync Saint-Laurent, qui travaille pour la société qui assure M.Lupien.C'est elle qui a recueilli la déclaration du réalisateur, le 15 mars 1990.au téléphone (la police est au nom de la femme de M.Lupien.mais c'est lui qui conduisait au moment de l'ac-cidcn.t) M.Lupien a explique qu'il avait heurté un véhicule stationné (voiture ou camion: la chose n'est pas précisée dans le rapport d'assurance) comme il sortait du parking de Radio-Canada, à Montréal.Il a déclaré que comme le véhicule frappé n'avait subi aucun dommage, il n'avait pas fait faire de rapport de police ni de constat.Cette version situe l'événement le 23 février 1990, à 8 h 15.M.Lupien avait deja parié du 20 février aux policiers.Par ailleurs, hier matin.Me Pierre Dupras, l'avocat de l'accuse, a tenté en contre-interrogatoire de mettre en évidence la mémoire défaillante d'un policier-qui a relaté une dclaration verbale donnée par M.Lupien le 28 février !9fK).f LA PRESSE.MONTREAL, MERCREDI 29 JANVIER 1992 *\"i ¦¦/¦X: V PROFITEZ DU FORFAIT VACANCES-SKI À MAGOG-ORFORD en mentionnant cette publicité lors de la réservation OU SKI GRANDEUR FAMILLE DU DÉBUTANT A L'EXPERT Depuis le sommet du plus haut dénivelle vertical des Cantons de l'Est, au Québec (1772 pi.).FORFAIT VACANCES 5 JOURS HÉBERGEMENT AU PIED DES PENTES 2 REPAS PAR JOUR (DÉJEUNER, SOUPER) BILLET DE SK! 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Mais quoi?de qui parlez-vous?appelez-vous Louis-Phtlippe le tyran ?non ; pas plus que Louis XVI.Ils sont tous deux ce que l'histoire a coutume de nommer de bons rois; mais les principes ne se morcellent pas, la logique du vrai est rectiligne, le propre de la vérité, c'est de manquer de complaisance; pas de concession donc; tout empiétement sur l'homme doit être réprimé; il y a le droit divin dans Louis XVI, il y a parce que Bourbon dans Louis-Philippe; tous deux représentent dans une certaine mesure la confiscation du droit, et pour déblayer l'usurpation universelle, il faut les combattre; il le faut, la France étant toujours ce qui commence.Quand le maître tombe en France, il tombe partout.Fn somme, rétablir la vérité sociale, rendre son trône à la liberté, rendre le peuple au peuple, rendre à l'homme la souveraineté, replacer la pourpre sur la tête de la France, rsetaurer dans leur plenitude la raison et l'équité, supprimer tout germe d'antagonisme en restituant chacun à lui-même, anéantir l'obstacle que la royauté fait a l'immense concorde universelle, remettre le genre humain de niveau avec le droit, quelle cause plus juste, et, par conséquent, quelle guerre plus grande?Ces guerrcs-ia construisent la paix.Une énorme forteresse de préjuges, de privilèges, de superstitions, de mensonges, d'exactions, d'abus, de violences, d'iniquités, de ténèbres, est encore debout sur le monde ovçc ses tours de haine.II faut la jeter bas.II faut faire crouler cette masse monstrueuse.Vaincre à Austcrlitz, c'est grand; prendre lu Bastille, c'est immense II n'est personne qui ne l'ait remarque sur soi-même, lame, et c'est là la merveille de son unité compliquée d'ubiquité, a cette aptitude étrange de raisonner presque froidement dans les extrémités les plus violentes, et il arrive souvent que la passion désolée et le profond desespoir, dans l'agonie même de leurs monologues les plus noirs, traitent des sujets et discutent des theses.La logique se mêle à la convulsion, et le fil du syllogisme flotte sans se casser dans l'orage lugubre de la pensée.C'était là la situation d'esprit de M a ri us.Tout en songeant ainsi, accable, mais résolu, hesitant pourtant, et, en somme, frémissant devant ce qu'il allait faire, son regard errait dans l'intérieur de la barricade.Les insurges y causaient à demi-voix, sans remuer, et l'on y sentait ce quasi-silence qui marque la dernière phase de l'attente.Au-dessus d'eux, à une lucarne d'un troisième étage, Marius distinguait une espèce de spectateur ou de témoin qui lui semblait singulièrement attentif.C'était le portier tue par Le Cabuc.D'en bas, à la réverbération de la torche enfouie dans les pavés, on apercevait cette téte vaguement.Rien n'était plus étrange, à cette clarté sombre et incertaine, que cette face livide, immobile, étonnée, avec ses cheveux hérissés, ses yeux ouverts et fixes et sa bouche géante, penchée sur la rue dans une attitude de curiosité.On eût dit que celui qui était mort considérait ceux qui allaient mourir.Une longue trainee de sang qui avait coulé de cette téte descendait en filets rougeâtres de la lucarne jusqu'à la hauteur du premier étage où elle s'arrêtait.LIVRE QUATORZIÈME LES GRANDEURS DU DÉSESPOIR I LE DRAPEAU: PREMIER ACTE Rien ne venait encore.Dix heures avaient sonné à Saint-Merry.Enjolras et Combeferre étaient allés s'asseoir, la carabine à la main, près de la coupure de la grande barricade.Ils ne se parlaient pas.ils écoutaient; cherchant à saisir même le bruit de marche le plus sourd et le plus lointain.Subitement, au milieu de ce calme lugubre, une voix claire, jeune, gaie, qui semblait venir de la rue Saint-Denis, s'éleva et se mit à chanter distinctement sur le vieil air populaire Au clair Je la lune cette poésie terminée par une sorte cri pareil au chant du coq : Mon ne/ est en larmes.Mon ami Uugc.iud.Prét'-mol tés gendarme* Pour leur dire un mol.l-n capote bleue.La poule au shako.Voici la banlieue! Cococorico! Ils se serrèrent la main.\u2014 C'est Gavroche, dit Enjolras.\u2014 Il nous avertit, dit Combeferre.Une course précipitée troubla la rue déserte; on vit un être plus agile qu'un clown grimper par-dessus l'omnibus et Gavroche bondit dans la barricade tout essouffle, en disant : \u2014 Mon fusil ! Les voici.Un frisson électrique parcourut toute la barricade et l'on entendit le mouvement des mains cherchant les fusils.\u2014 Veux-tu ma carabine?dit Enjolras au gamin.\u2014 le veux le grand fusil, repondit Gavroche.Et il prit le fusil de laver t.Deux sentinelles s'étaient repliées et étaient rentrées presque en même temps que Gavroche.C'étaient la sentinelle du bout de la rue et la vedette de la Petite Truandcrie.La vedette de la ruelle des Prêcheurs était restée à son poste, ce qui indiquait que rien ne venait du côté des ponts et des Halles.La rue de la Chanvrerie.dont quelques paves a peine étaient visibles au reflet de la lumière qui se projetait sur le drapeau, offrait aux insurgés l'aspect d'un grand porche noir vaguement ouvert dans une fumée.Chacun avait pris son poste de combat.Quarante-trois insurges, parmi lesquels Enjolras, Combeferre, Courfeyrac, Bossuet, |oly.Ba-horel et Gavroche, étaient agenouilles dans la grande barricade, les têtes à fleur de la crête du barrage, les canons des fusils et des carabines braques sur les pavés comme à des meurtrières, attentifs, muets, prêts a faire feu.Six.commandes par Feuilly, s'étaient installés, le fusil en joue, aux fenêtres des deux étages de Corinthe.Quelques instants s'ecoulerent encore, puis un bruit de pas, mesure, pesant, nombreux, se fit entendre distinctement du coté de Saint-Leu.Ce bruit, d'abord faible, puis precis, puis lourd et sonore, s'approchait lentement, sans halte, sans interruption, avec une continuité tranquille et terrible.On n'entendait rien que cela.C'était tout ensemble le silence et le bruit de la statue du Commandeur; mais ce pas de pierre avait on ne sait quoi d'énorme et de multiple qui éveillait l'idée d'une foule en même temps que l'idée d'un spectre.On croyait entendre marcher l'effrayante statue Légion.Ce pas approcha; il approcha encore, et s'arrêta.Il sembla qu'on entendit au bout de la rue le souffle de beaucoup d'hommes.On ne voyait rien pourtant, seulement on distinguait tout au fond, dans cette épaisse obscurité, une multitude de fils métalliques, fins comme des aiguilles et presque imperceptibles, qui s'agitaient, pareils à ces indescriptibles réseaux phosphoriques qu'au moment de s'endormir on aperçoit, sous ses paupières fermés, dans les premiers brouillards du sommeil.C'étaient les baïonnettes et les canons de fusils confusément éclairés par la reverberation lointaine de la torche.II y eut encore une pause, comme si des deux côtés on attendait.Tout à coup, du fond de cette ombre, une voix, d'autant plus sinistre qu'on ne voyait personne, et qu'il semblait que c'était l'obscurité elle-même qui parlait, cria : \u2014 Qui vive?En même temps on entendit le cliquetis des fusils qui s'abattent.Enjolras repondit d'un accent vibrant et allier: \u2014 Revolution française.\u2014 Feu! dit la voix.Un eclair empourpra toutes les façades de la rue comme si la porte d'une fournaise s'ouvrait et se fermait brusquement.Une effroyable detonation éclata sur la barri- cade.Le drapeau rouge tomba.La décharge avait ete si violente et si dense qu'elle en avait coupe la hampe; c'est-à-dire la pointe même du timon de l'omnibus.Des balles, qui avaient ricoche sur les corniches des maisons, pénétrèrent dans la barricade et blessèrent plusieurs hommes.L'impression de cette première décharge fut glaçante.L'attaque était rude et de nature a faire songer les plus hardis.II était évident qu'on avait au moins affaire à un régiment tout entier.\u2014 Camarades, cria Courfeyrac.ne perdons pas la poudre.Attendons pour riposter qu'ils soient engages dans la rue.\u2014 Et.avant tout, dit Enjolras.relevons le drapeau! Il ramassa le drapeau qui était précisément tombé à ses pieds.On entendait au-dehors le choc des baguettes dans les fusils; la troupe rechargeait les armes.Enjolras reprit: \u2014 Qui est-ce qui a du coeur ici ?qui est-ce qui replante le drapeau sur la barricade?Pas un ne répondit.Monter sur la barricade au moment où sans doute elle était couchée en joue de nouveau, c'était simplement la mort.Le plus brave hésite à se condamner.Enjolras lui-même avait un frémissement.Il répéta: \u2014 Personne ne se présente?II LE DRAPEAU: DEUXIÈME ACTE Depuis qu'on était arrivé à Corinthe et qu'on avait commencé à construire la barricade, on n'avait plus guère fait attention au père Mabeuf.M.Mabeuf pourtant n'avait pas quitte l'attroupement.II était entré dans le rez-de-chaussée du cabaret et s'était assis derrière le comptoir.Là.il s'était, pour ainsi dire, anéanti en lui-même.II semblait ne plus regarder et ne plus penser.Courfeyrac et d'autres l'avaient deux ou xvoh fois accoste, l'avertissant du peril, l'engageant a se retirer, sans qu'il parût les entendre.Quand on ne lui parlait pas.sa bouche remuait comme s'il repondait à quelqu'un, et dès qu'on lui adressait la parole, ses lèvres devenaient immobiles et ses yeux n'avaient plus l'air vivants.Quelques heures avant que la barricade fût attaquée, il avait pris une posture qu'il n'avait plus quittée, les deux poings sur ses genoux et la tète penchée en avant comme s'il regardait dans un precipice.Rien n'avait pu le tirer de cette attitude; il ne paraissait pas que son esprit fût dans la barricade.Quand chacun était aile prendre sa place de combat, il n'était plus reste dans la salle basse que lavert lie au poteau, un insurge, le sabre nu.veillant sur lavert.et lui.Mabeuf.Au moment de l'attaque, à la détonation, la secousse physique l'avait atteint et comme réveillé, il s'était levé brusquement, il avait traverse la salle, et.ô l'instant où Lnjolras répéta son appel : \u2014 Personne ne se présente?à suivre i \" ¦ 11 "]
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