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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
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B. Informations générales
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1992-02-02, Collections de BAnQ.

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[" Informations générales LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 2 FÉVRIER 1992 ïmnkrsak de tous LILY L es Vietnamiens, tout comme les Chinois, petits et grands, nouveau-nés aussi bien que centenaires, quelle que soit leur date réelle de naissance, auront un.an de plus après-demain, le mardi 4 février.Selon la tradition, avec l'apparition de la nouvelle lune et l'arrivée du nouvel an, seront célébrés en même temps la fête du Têt et l'anniversaire de tout le inonde.Une manière d'illustrer la solidarité de la nature et de l'humanité, qui constitue une idée fondamentale à bien des civilisations orientales.En fait, c'est dimanche dernier qu'ont eu lieu les célébrations publiques, le Complexe Desjardins \u2014 où se tient depuis dix ans maintenant le rassemblement en liesse \u2014 n'étant pas disponible aujourd'hui.Et c'est toujours avec des tirs de pétards, pour chasser les mauvais esprits, qu'a été accueillie déjà, après les hymnes nationaux et les allocutions, la nouvelle année, celle du Singe.«C'est la neuvième du cycle de douze ans dans notre calendrier lunaire», explique le docteur Lâm Thu Vân, présidente de la Communauté vietnamienne au Canada pour la région de Montréal.Une légende veut que Bouddha ait demandé aux animaux d'aller à lui avant qu'il ne quitte la Terre.Pour récompenser les douze ayant répondu à son appel, il nomma une année en l'honneur de chacun d'eux selon leur ordre d'arrivée.Ce qui donna le cycle suivant: le rat, le buffle, le tigre, le chat, le dragon, le serpent, le cheval, la chèvre, le singe, le coq, le chien et le sanglier.Dans le calendrier original chinois, ce sont plutôt le boeuf, le lièvre et le bélier qui sont désignés au lieu du buffle, du chat et de la chèvre.À cause sans doute d'une interprétation différente des idéogrammes.Dans les célébrations publiques comme privées, avant les pétarades et les Chue Mung Nam Moi ou «Bonne Année» échangés à longueur de journée, les ancêtres sont commémorés dans un cérémonial remontant à la nuit des temps.Prières, chants et processions devant un autel garni d'offrandes, surtout des fruits, et baignant dans l'encens, rendent hommage aux disparus qui continuent de veiller sur les vivants.Ce culte des ancêtres est pratiqué par tous les Vietnamiens, quelle que soit leur confession.À Montréal, la majorité sont des bouddhistes qui fréquentent quatre pagodes situées dans le quartier Côte-des-Neiges, à l'est et sur la Rive-Sud.D'autres sont caodaistes et se regroupent à Saint-Laurent.Les catholiques ont aussi leur communauté à la rue Saint-Hubert, et les protestants, au chemin de la Côte Sainte-Catherine.Si la fête du Têt est la plus grande occasion de réjouissances au cours de l'année, dans des coutumes et diverses manifestations qui tentent de préserver le patrimoine culturel, elle est imprégnée aussi de la peine que cause le sort des réfugiés vietnamiens parqués depuis plusieurs années dans les camps de Hong Kong et du Sud-Est asiatique.A côté de leurs efforts persévérants et discrets pour s'intégrer tout en conservant leur identité, les Vietnamiens d'ici semblent mobilisés également afin d'aider ceux et celles.qui n'ont pas eu leur chance.À travers bien de leurs organismes.«La liberté, l'avenir, retrouvés dans ce beau pays, font partie maintenant de notre fête du Têt ici.On espère qu'ils le seront pour tous ceux qui les attendent», confiait l'un d'eux, l'autre dimanche, entre le «riz gluant» et le «rouleau impérial», avec ce sourire typique du Vietnamien pour cacher sa tristesse.Hymne et couleurs L'appel au peuple Ù peuple! Debout pour la révolution ! Pour le sacrifice, pour donner notre vie, Pour aller jusqu'au bout Afin que le Viêt-nam puisse brillera nouveau! Ô peuple! Allons vite sous le drapeau! Ô peuple! Allons vite libérer la nation de la fatalité Afin que le Viêt-nam brille ù jamais! (Traduction libre) Cet hymne avait été adopte en 1958 par la République du Viêt-nam (Sud-Viét-nam), en pleine guerre contre le Front national de libération (appelé aussi Vièt-cong).il a été évidemment interdit depuis la fin de la guerre du Vietnam, le 30 avril 1975.par l'entrée des troupes du C.R.P.(Gouvernement révolutionnaire provisoire) dans Saigon, baptisée aujourd'hui Hô Chi Minh.Du nom du fondateur du Parti communiste indochinois en mars 1930 et du Front pour l'indépendance ( Vièt-minh ) en septembre 1941 contre l'occupation française depuis 1859.Comme on le constate sur la reproduction, les paroles \u2014en vietnamien certes, une langue monosyllabique à six tons\u2014 sont transcrites en écriture dite auôcngu qui utilise l'alphabet latin introduit par les missionnaires français.Cette nouvelle forme d'écriture a remplacé les idéogrammes hérites de plus de dix siècles de domination chinoise allant de 111 av.J.-C à l'an 953.Les Vietnamiens d'ici, et d'après eux.bien de ceux de la mère patrie chantent toujours cet hymne dans l'espoir que le peuple se libérera du régime communiste actuel.Ils gardent aussi le drapeau adopté en 1948: sur fond jaune, couleur attribuée a la race asiatique, trois bandes rouges, couleur du sang, représentent les trois regions du Viêt-nam.le nord, le centre et le sud.Arborant des tuniques neuves, comme le veut la tradition, les jeunes Truong attendent dans la maison familiale que la fête commence.De g.à d., Dan-Thanh, trois ans, Linh, quatre ans, Minh, six ans, et Van, huit ans.PHOTO DENIS COURVILLE.la Presse Très occupées à accueillir les invités au Complexe Desjardins: le docteur Lâm Thu Vân, présidente de la Communauté vietnamienne au Canada, à gauche, et Mlle Phan Thi Ngoc Lan, vice-présidente aux affaires externes, qui est aussi membre du Comité consultatif canadien du multiculturalisme.PHOTO LUC SIMON PERRAULT.la Fresse Des adresses utiles Association des femmes vietnamiennes à Montréal, 5497 A, ave.Victoria, Bureau 220, Montréal H3W2P9 Tél.: 733-8250 Présidente : Mme Le Thu Ha Association des médecins vietnamiens du Canada, 5851, rue Viau, Montréal H1T2Y2 Président: Dr Pham Huu Trac Tél.: 255-0622 Association des pharmaciens vietnamiens du Québec, 2600, rue Ontario Est, Bureau 192, Montréal H2K2K4 Présidente: Mme Do Thi Kim Tél.: 523-3782 Association des professionnels vietnamiens, 637, rue Lazard, Mont-Royal H3R1P6 Président : M.Le Van Thanh Comité S.O.S.Boat People, 783, ave.Outremont, Outremont H2V3N2 Tél.: 271-9378 Président: M.Le Van Mao Raymond Communauté vietnamienne au Canada ( Région de Montréal ), 6338, ave.Victoria, Bureau 16, Montréal H3W2S5 Tél.: 340-9630 Présidente: Dr Lâm Thu Vân Président du comité exécutif : M.Duong Van Thuy Fédération des étudiants vietnamiens à Montréal, 5376, Place Cochrane, Montréal H3X1H8 Secrétaire général : M.Quach Buu Loc Tél.: 731-9332 Fédération vietnamienne du Canada, CP.115, Succursale Côte-des-Neiges, Montréal H3S2S4 Trésorier: M.NgUyen Xuan Cung Tél.: 735-2677 Fonds vietnamien d'entraide et de développement, 6645, rue de Marseille, Bureau 3, Montréal H 1 N 1 M 1 Président: Dr Nguyen Van Cuong Tél.254-4153 P.E.N.International, Centre vietnamien à l'étranger.5064, rue Henri-Julien, Montréal H2T2E3 Président: Dr Chau Le Tél.: 287-1123 La population vietnamienne À Montréal : 15 370* Au Québec: 17 425* Au Canada : 62 990 \u2022 Au Vietnam: 80 millions (comprenant 37 tribus de minorités ainsi que des immigrants chinois, laotiens et cambodgiens qui forment 15 p.cent de la population )\u2022\u2022 Hors du Vietnam : 1 200 000 environ (en Amérique et en Europe ) \u2022chiffres du recensement du Canada de 1986 (comprenant les personnes d'origine unique vietnamienne et d'origine multiple) \u2022\u2022chiffres fournis par la Communauté vietnamienne au Canada \tM Livres\tM Automobile\tM Mode\tM Alimentation\t¦ Design et art de vivre VOUS OFFRE\t«Il faut reconnaître la culture\t«ta conception\t«Maria Chapdelaine\t«La pomme de terre.\t«Formes et fonctions » CETTE\tlà où elle est»\tpar équipe intégrée :\tse porte bien»\tun cadeau\t(Expo cuisines et salles de bains) SEMAINE\t\tvite et bien»\t\tdu Nouveau Monde»\t \t(Un entretien de Reginald Martel\t\t\t\t \tavec Victor-Lévy Beaulieu)\tUn texte de Denis Caquet\tUn texte de Viviane Roy\tUn texte de Françoise Kayler\tUn texte de Raymond Bernatchez B2 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 2 FEVRIER 1992 Éditorial\tPaul Desmarais president du conseil d administration\tRoger D.Landry president et éditeur\tClaude M3sson éditeur adjoint\tMarcel Desjardins directeur de i information\tAlain Dubuc éditorialiste en chef \t\t\t\t\t La dérive ukrainienne ¦ e president russe Boris Eltsine et son homologue ukrainien I Leonid Kravtchouk ont rendez-vous le 14 février.Mais que Dm cette rencontre au sommet ait été fixée a la Saint-Valentin est loin de signifier que les deux republiques filent le parfait amour.Au contraire, depuis la naissance de la Communauté d'Etats Indépendants et l'enterrement officiel de l'ancienne URSS, les relations entre la Russie et l'Ukraine n'ont cessé de se dégrader.Au point où cette escalade de désaccords constitue aujourd'hui le principal péril pour le nouveau contrat de coexistence entre les républiques, signe dans l'enthousiasme général il y a a peine un mois.Ce conflit s'est d'abord manifesté sur le terrain de l'économie.Lorsque la Russie a décrète, sans consultation, la libéralisation des prix au 1er janvier dernier, l'Ukraine a réplique par l'instauration d'un système de coupons, ébauche d'une monnaie nationale destinée à se protéger contre les retombées de la médecine-choc du gouvernement Eltsine.Ce différend n'est pas unique en son genre.En fait, même si raccord d'Alma-Ata prévoyait une forme de concertation entre les nouveaux États nés des cendres de l'ancienne URSS, des guerres économiques font aujourd'hui rage aux quatre coins de l'empire dévasté.L'anecdote veut que dans l'économie hyper-spécialisée de lancienne URSS, les allumettes et les boites d'allumettes étaient fabriquées aux deux extrémités du pays.Dans ce contexte d'interdépendance des républiques, il n'est pas étonnant que celles-ci soient si promptes à brandir larme du blocus comme moyen de persuasion.C'est ainsi que la Tchétchénie, pour ne prendre que ce seul exemple, a récemment interrompu ses livraisons d'hydro-carbures vers la Géorgie, pour protester contre le départ force du president Camsakhourdia.Cette même interdépendance devrait toutefois, a terme, agir comme un argument en faveur d'un dialogue économique.Les membres de la CEI dependent, dans les faits, tellement les uns des autres qu'ils n'auront pas les moyens de s'engager longtemps dans une guerre économique sans merci.On peut espérer que le temps et la nécessité auront raison de cette stratégie suicidaire.Mais le différend russo-ukrainien ne se limite pas à des desaccords économiques.Et c'est parce qu'il est cristallise autour d'un enjeu territorial et militaire - l'appartenance de la Crimée et de la flotte de la Mer Noire - qu'il prend des proportions véritablement inquiétantes.La Crimée, offerte à l'Ukraine par Khroutchev en 196a, est habitée à 70 p.cent par des Russes.Même si le sentiment d'identité ukrainienne y est pratiquement inexistant, la Crimée n'en a pas moins voté à 54 p.cent en faveur de l'indépendance de l'Ukraine au référendum du 1er décembre.À Moscou, les voix en faveur de la reprise de ce territoire se font de plus en plus insistantes.Il y a une dizaine de jours, le Parlement russe a décide d'examiner la «constitutionnalité» du don de Khroutchev.Ses conclusions doivent être annoncées la semaine prochaine.Mais déjà, a Moscou, commencent à circuler des menaces a peine voilées.Telle cette déclaration du vice-président Alexandre Routs-koï qui, évoquant l'Ukraine, rappelait comment les Etats-Unis sont intervenus contre la Grenade, volant au secours de leurs «citoyens maltraités».Le dossier du partage de la flotte de la Mer Noire est tout aussi explosif.A la mi-janvier, l'Ukraine et la Russie semblaient en être parvenues a un compromis.Entente précaire qui n'a pas tenu deux semaines.Et c'est ainsi que vendredi dernier, le president Kravtchouk réclamait le limogeage du commandant en chef de la flotte, parce que celui-ci avait interdit l'accès de ses navires aux responsables ukrainiens venus expliquer aux soldats le point de vue de Kiev.Ces conflits viennent se surimprimer sur fond de deux tendances générales: la montée du nationalisme russe et de la méfiance de l'Ukraine face aux visées centralisatrices de Moscou.Les Ukrainiens, surtout ceux de l'Est, sont en grande partie russifiés.Leur nationalisme tient plus à un territoire qu'à un sentiment d'appartenance ethnique.Et les probabilités d'un conflit inter-ethnique, du type Nagorny-Karabakh, y sont a peu près nulles.Tous les facteurs sont toutefois reunis pour un différend sérieux entre deux États qui abritent les deux tiers de la population de l'ancienne Union soviétique.Agnès GRUDA Opinions Contraception : il faut revoir l'encyclique Humanae Vitae JEAN-PAUL LEFEBVUE .Cette lettre au Pape Jean-Paul II, constitue un passage d'un livre à paraître bientôt.Sous le titre: Les deux Églises, l'auteur jette un regard critique sur les positions actuelles de l'Eglise d'ici et de Rome face au monde moderne et à la réalité sexuelle en particulier.L'auteur était, jusqu'en août dernier, directeur du magazine Communauté chrétienne.JW ai eu l'occasion de lire, récemment, un compte-rendu très détaillé des travaux de la Commission pontificale d etude, nommée à l'origine par le pape lean XXIII et élargie par son successeur, le pape Paul VI.Ce dossier est présenté avec brio et objectivité, même si l'auteur ne laisse aucun doute sur sa propre position.La lecture de « The politics of sex and religion» m'a appris une seule chose, l'ampleur du courant «révisionniste» au sein même de l'assemblée des Pères conciliaires et de la communauté des théologiens et ce, il y a maintenant plus de vingt-cinq ans.L'auteur du livre, Gordon Blair Kaiser, fait revivre l'atmosphère tendue de cette époque et son étude, publiée en 1985, rend aussi compte des enquêtes faites aux États-Unis après la publication de l'encyclique Humanae Vitae.En 1970, deux sociologues de l'Université Princeton ont établi que les deux tiers des femmes catholiques utilisaient la contraception en toute bonne conscience.Ce pourcentage se situait à 75% dans le cas des femmes de moins de trente ans.D'autre part, les évèques améri-cains ont commandé, à la même époque, une enquête auprès du clergé des États-Unis.L'étude du prêtre-sociologue, Andrew Greely, de l'Université de Chicago, a révélé que moins du tiers des prêtres américains acceptaient l'enseignement de l'encyclique Humanae Vitae.Et seulement \\5% des prêtres se disaient prêts à défendre cet enseignement auprès de leurs fidèles.Dix ans plus tard, en 1980, lors du Synode des évèques sur la famille, l'archevêque «américain Quinn fit état d'une nouvelle étude, réalisée encore une fois à Princeton.On y révélait que la proportion de femmes catholiques aux États-Unis qui pratiquaient le contrôle des naissances était de 76%.De ce nombre, 94% utilisaient l'une des méthodes jugées illicites par l'encyclique Humanae Vitae.ha même enquête indiquait que seulement 29% des prêtres jugeaient que la contraception était immorale.\u2022Mon opinion personnelle était formée depuis longtemps sur l'urgence, pour l'Église de revoir sa perception de l'amour conjugal.Le livre de Kaiser, a fait disparaître la dernière hesitation que je pouvais avoir sur l'opportunité de vous communiquer mon point de vue et de lé transmettre aussi à ceux et celles que la culture et la vie chrétienne intéressent.0 La position de l'Église doit \u2022être revisée A la suite d'une reunion de la Commission internationale de Théologie, et de l'exposé que vous y avez fait le 12 novembre 1988, le très respecté théologien rédemptoriste Bernard Haring publia un article dans lequel il plaidait avec vigueur en faveur d'une révision de la position du Magistère de l'Église sur la question de la contraception.Il écrivait, notamment: « Pour rétablir dans l'Église le rapport de confiance devenu tellement indispensable, le Pape devrait confier à une Commission spécifique et au-dessus de tout soupçon une enquête auprès de tous les évèques, toutes les facultés théologiques et les associations les plus représentatives des laïques (.) La question de savoir si et dans quelle mesure la doctrine exposée jusqu'à maintenant par le Pape doit être considérée comme doctrine révélée par Dieu ne peut plus être éludée.Pour rétablir un climat de confiance réciproque le plus vite et le plus efficacement possible, le Vatican devrait déclarer sans équivoque, au début de cette consultation mondiale que, durant ce laps de temps, on s'abstiendra de toute forme d'accusation réciproque d'hérésie et d'hostilité à priori et il devrait interdire rigoureusement tout rapport de dénonciations anonymes.L'engagement à ne plus tolérer aucune dénonciation anonyme ou enquête supplémentaire en cette matière devrait s'appliquer aussi à l'établissement des listes de candidats aux nominations episcopal es.» Voilà un témoignae troublant à bien des égards.Je reviendrai sur le climat de suspicion auquel il réfère et sur les méthodes d'un autre âge que l'on reproche à la Congrégation pour la doctrine de la foi.Comme vous le savez, le Père Hâring fut l'un des membres de la Commission d'étude que vos prédécesseurs lean XXIII et Paul VI avaient créée au moment du Concile et qui devait aboutir, contre le gré de la majorité de ses membres, à la publication de l'encyclique Humanae Vitae.Dans son intervention de 1989, le Père Haning vous demande de reprendre l'exercice des années soixante pour répondre à une situation qu'il qualifie de «schisme psychologique».Autre théologien Un autre théologien fort respecte, le canadien André Naud, publiait quelques mois plus tard sa propre réaction.Il conclut sur les considérations suivantes: « Il ne manque pas de catholiques qui ne se sentent pas respectés, aujourd'hui, dans leur intelligence croyante libre, par l'encadrement trop rigide de la pensée concernant les sujets dont il est question ici.L'Église certes, n'est pas un rassemblement de personnes qui pensent n'importe quoi.Mais ne doit-elle pas être un rassemblement où l'on respire librement dans l'acceptation de la foi essentielle?À cet égard, on peut ajouter que de donner le signal que chacune des deux écoles de pensée peut cohabiter dans l'Église, pourvu que soit respectée la dignité du mariage et de la sexualité humaine, constituerait une leçon de choses concernant la conception qu^on se fait du Magistère dans l'Église.Apparaîtrait alors, en effet, que le souverain Pontife peut, sur certaines questions, exprimer une pensée personnelle, avec force même, sans pourtant l'imposer à l'Église.Apparaîtrait le respect qu'on a des résistances de la pensée théologique sérieusement menée.Apparat-trait l'importance qu'on veut accorder, dans une Église qu'on appelle une communion, à la pensée et à l'exercice des croyants.» Cette dernière phrase du théologien sulpicien me touche particulièrement, le comprends que l'Église ne possède pas une constitution démocratique mais comment avons-nous pu en arriver à une situation où la conscience raisonnablement éclairée du Peuple de Dieu ne semble avoir aucune écoute auprès du Magistère?Les suggestions formulées en 1989 par ces deux théologiens éminents constituent deux approches intéressantes.Beaucoup de couples souhaiteraient sans doute aujourd'hui, près d'un quart de siècle après Humanae Vitae, que le Magistère de l'Église fasse un pas de plus.En reconnaissant l'existence et la légitimité des deux courants de pensée dont parle le sulpicien André Naud, ou formant la Commission d'enquête dont parle le rédemptoriste Bernard Haring, vous soulageriez grandement le.malaise qui étouffe la vie de l'Église présentement.(.) Morale sexuelle Vous recevrez sans doute, de votre entourage immédiat, beaucoup de support pour le maintien de la disposition actuelle de l'Église en matière de morale sexuelle.Les foules considérables qui s'assemblent sur votre passage dans la plupart des pays où vous allez, et où très souvent vous parlez de contraception, peuvent aussi vous donner l'impression qu'il y a consensus dans la communauté chrétienne sur ce point.Et pourtant, je n'ai rencontré au cours des vingt dernières années que bien peu de chrétiens, clercs ou laïques, qui soient de votre avis sur la question précise de la contraception utilisée par un couple marié comme moyen de planifier le développement de leur famille.le parle évidemment d'un point de vue moral, personne n'ayant à l'idée que l'Église soit appelée à trancher des questions de santé ou d'hygiène.Dans leur document de synthèse, la majorité des théologiens appelés à conseiller Paul VI ont écrit : « Les rapports inféconds entre époux forment avec le rapport fécond un tout et reçoivent avec lui une seule qualification morale.» Cette simple phrase résume l'essentiel de l'expérience des couples.Les millions de chrétiens que vous rencontrez chaque année n'ont aucune chance de vous le dire.Il est malheureux que les chrétiens n'aient pas encore contracté l'habitude d'écrire au Pape, individuellement ou collectivement.|e me suis dit que l'exemple était le meilleur témoignage.Guy Cormier Pas d'Indépendance sans parrainage ouci prémature ou tardif?Tout dépend-On est obligé de donner une réponse de Normand à la question: est-il trop tôt ou trop tard (pour le Parti québécois) pour se préoccuper de la reconnaissance du Québec comme entité politique indépendante?C'est bien trop tôt, si l'hypothèse (la souveraineté) qui explique toute l'action du PQ reste à l'état d'hypothèse et si l'indépendance ne devient jamais une réalité.Si l'indépendance devait être proclamée dans moins d'un an, au contraire, la question de la reconnaissance d'un Québec souverain relève de l'urgence.Les événements dans l'ex-URSS et en Yougoslavie ont rappelé une vérité: un État ne devient indépendant que s'il est reconnu dûment comme indépendant.Quoi qu'il en soit des proclamations les plus solennelles, l'indépendance ne devient l'indépendance que si elle est reconnue comme telle par les nations.M.Parizeau s'était lui-même peu exprimé sur le sujet; il l'a fait récemment, au cours d'une allocution a Montréal.À peu près au même moment, un comité ami du PQ préparait une étude sur la reconnaissnee internationale d'un Québec souverain.La question des frontières Dans un article de journal on ne peut pas effectuer un survol, même cavalier, d'une question aussi complexe.Ce n'est peut-être qu'une simple impression, fragile comme toutes les impressions, mais il m'a toujours semblé que le PQ s'abandonne facilement à un optimisme excessif quant à l'attitude 1) du Canada; 2) des Nations unies; 3) des États-Unis.Au sein du PQ prédomine la tendance à vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué.Des États-Unis il faudrait pouvoir obtenir plus qu'une neutralité bienveillante.Les relations avec la France sont présentement au point mort, pour des raisons qui sont à chercher (et faciles à trouver) du côté de Québec.La France n'est plus une très grande puissance, mais elle conserve une influence très considérable dans le concert des nations.II n'y a pas d'indépendance sans parrainage.Le plus nécessaire sera d'obtenir et de la France et des États-Unis qu'ils s'opposent à toute tentative, d'où qu'elle provienne, de modifier par la force les frontières actuelles du Québec.Page veut moins d'élèves âgé, c'est Michel Page, ministre de l'Éducation.Le ministre semble convenir, au terme d'un colloque à Québec sur l'abandon prématuré de l'école par la jeunesse, qu'en diminuant le nombre d'élèves par classe on rendrait l'école plus apte à remplir sa fonction.On s'inscrit automatiquement dans la liste des seniles, si on rappelle qu'il fut un temps, pas si lointain, où les classes comptaient 45 élèves.Dans l'école d'antan, l'élève était-il moins «accompagné» par le maître qu'il ne l'est aujourd'hui?|e ne le pense pas.Les élèves d'aujourd'hui se plaignent du caractère trop souvent impersonnel du contact entre l'élève et le maitre.À l'ancien système on reprochait de réserver renseignement supérieur (études classiques et univesité) à 11 p.cent de la jeunesse.Sommes-nous plus avancés aujourd'hui, s'il est vrai que 40 p.cent des jeunes quittent l'école avant l'âge de 15 ans.Dans les pas de l'ayatollah HBI rois emissions de radio (dont l'une en lan-m gue française) ont alerté le public sur un cas flagrant de censure et de limite imposée à la liberté d'information et d'opinion.Voici un résumé des faits.Kimberley Noble, journaliste de bonne réputation (elle a gagné un grand prix en 1990), prépare un ouvrage sur une compagnie du nom de Hees International Bancorp inc., apparentée au groupe Bronfman.Le livre n'est pas publie: il est en préparation.Ayant eu vent de cette gestation, un porte-parole de la compagnie prévient l'éditeur (Mac-millan de Toronto) que si d'aventure l'auteure publie quelque chose qui gêne ies intérêts du groupe, l'éditeur sera poursuivi pour libelle diffamatoire.Que fait l'éditeur?11 s'incline.11 renonce à publier le livre.Il cède à l'intimidation, il s'en explique: «Macmillan n'a pas les moyens de supporter un procès ruineux, qui pourrait nous coûter 100 000$.Nous n'avons tout simplement pas les moyens de pareil risque.» La radio à la rescousse ¦ 1 est possible que les hommes d'argent qui ¦ s'interposent pour empêcher la publication du livre reviennent à de meilleurs sentiments et lèvent leur interdit.Sinon, Radio-Canada, qui a beaucoup contribué à faire connaître cette ténébreuse affaire, devrait commander à Madame Noble une série d'émissions à la radio.Elle racontera librement ce qu'elle se proposait de révéler dans son livre.Et, si Hees International s'estime lésée et veut poursuivre le réseau, le gouvernement sera amené à changer une loi du libelle qui, de toute évidence, ne protège pas au Canada la liberté de parole.Parce que Salman Rushdie avait écrit un livre jugé outrageant pour la religion, l'ayatollah Khomeiny, le guide de la révolution iranienne, avait lancé un appel au meurtre contre l'auteur.À Toronto, la liberté a failli être étouffée sans un cri.L'exécuteur des hautes oeuvres, c'est-à-dire l'auteur de la lettre d'avertissement à Macmillan, porte le beau nom de L'Heureux.Humour noir.Ôte-toi de mon soleil I e petites nouvelles ont parfois une grande signification.C'est ainsi qu'à Los Angeles la régie des transports a annulé un contrat de 122 millions passé avec une firme japonaise pour la construction de voitures destinés à un réseau ferré urbain.Motif de ce retournement?L'hostilité à l'égard du lapon.Pareille réaction souligne l'échec de la récente mission du président Bush à Tokyo.Champions de la concurrences, les Américains supportent mal les règles du jeu quand le jeu ne tourne plus à leur avantage.Les avocats du protectionnisme se font plus bruyants, pendant que le mot «Jap», expression méprisante courante pendant la Guerre, revient dans le discours.La grave crise d'anémie qui mine l'industrie manufacturière aux États-Unis explique, sans les justifier, des réactions inspirées davantage par l'instinct grégaire que par la froide raison.Maudite franchise l .na on ^ros problème, c'est ma frnnchi-«HwB se».Voila ce qu'à l'émission de Pierre Nad eau à dit lean Chrétien, chef du Parti libéral, pour expliquer pourquoi son image dans le public laisse tellement à désirer. LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 2 FEVRIER 1992 B3 SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 2 FÉVRIER 1992 La personnalité de la semaine Il n'est pas de succès qui se mérite s'il n'est construit sur l'excellence Ce n'est pas une mais deux personnalités qui sont honorées cette semaine et elles ne portent pas à terre ! MARIE-FRANCE LÉGER Ies soeurs Karyne et Sarah Steben ont commencé à s'entraîner au trapèze il y a un an.Et cette semaine, au prestigieux Festival mondial du cirque de demain, à Paris, elles ont décroché une médaille d'or.Talentueuses et déterminées les jumelles Steben?Leur numéro de trapèze de «pied à pied», une technique jusqu'ici rarement utilisée, a provoqué l'admiration du public.Pour souligner leur performance, La Presse les a choisies comme Personnalités de la semaine.Car même si elles n'ont que 17 ans, les jumelles ont de la volonté et de l'ambition à revendre.Semblables physiquement comme dans leurs goûts, les deux soeurs ne cachaient pas leur joie, depuis l'Europe, au bout du fil.Même en entrevue, elle font les choses en commun: Karyne et Sarah se passaient le téléphone à tour de rôle.«On avait du mal à saluer le public à la fin du numéro.Nous étions trop impressionnées en voyant les gens qui gesticulaient comme des fous», a dit Sarah.«Le public nous a remerciées de nos efforts», a indiqué Karyne.Les deux adolescentes de Saint-Bruno ont eu le coup de foudre pour le cirque en assistant à une représentation du Cirque du Soleil.Elles ont craqué en reconnaissant les jumeaux Bruce et Stacy Bilodeau, originaires également de Saint-Bruno, qui faisaient un numéro de planche-sautoir.«En sortant de là, on en pleurait.Quand on les a vus, on s'est dit: pourquoi pas nous?», s'est rappelée Karyne.C'est leur père qui, peut-être sans le savoir, leur a insufflé l'amour du public.Claude Steben, le Capitaine Cosmos de la défunte émission Les Satellipo-pettes à Télé-Métropole, avait conquis les enfants avec son cri de ralliement «Que la force soit avec toi ».À cette époque, Karyne et Sarah ont appris à aimer les applaudissements et les lumières, bref toute l'atmosphère du spectacle.Et la force, elles n'ont pas eu longtemps à la cherchera On a fait de la danse à l'école, de la gymnastique artistique et du trampolin.On faisait ça pour s'amuser.Quand on a passé les auditions pour le Cirque du soleil, on avait la souplesse, la for- 311 fi % KARYNE et SARAH STEBEN C'est leur père Claude Steben, le «Capitaine Cosmos» de la télévision, qui les a initiées au spectacle.À cette époque, Karyne et Sarah ont appris à aimer les applaudissements et les lumières, bref toute l'atmosphère du spectacle.ce et le synchronisme nécessaires pour le trapèze», a expliqué Karyne.Le directeur artistique du Cirque du soleil, M.Andrew Watson, a tout de suite remarqué leur présence, leur naturel, leur allure.Tout ce qu'il fallait pour accomplir un numéro sensationnel dans les airs.«Quand j'ai vu leurs longues jambes, je me suis dis tout de suite que les filles seraient intéressantes au trapèze, l'ai eu un flash.Je me suis souvenu d'un numéro que j'avais vu en Angleterre et qui était très peu exploité.Le numéro de pied à pied.C'est beaucoup plus difficile que de se rattraper avec les mains.Au niveau technique, les jumelles peuvent faire presque n'importe quoi», a-t-il indiqué.Pendant un an, Karyne et Sarah ont travaillé fort.Surtout dans les deux derniers mois: du trapèze deux heures par jour avec un professeur invité, M.Basile Shoultz, en plus des exercices d'assouplissement, de gymnastique et des cours de théâtre.Leur mère, Michèle Bergeron, a eu peur pour elles au début.«Elle a exigé qu'on mette un matelas en dessous des trapèzes même pendant les exercices fixes.Si c'était respecté, c'était correct.On avait aussi des cordes autour de la taille pour nous retenir pendant qu'on se balançait», a repris Karyne.Évidemment, dans tout ça, il faut aussi penser à l'école.Sarah termine son secondaire 5 et Karyne a commencé à suivre par correspondance des cours de français et de philosophie de niveau collégial.Karyne espère obtenir son diplôme collégial ; pour Sarah c'est beaucoup moins sûr.«|e n'ai jamais vraiment aimé l'école.En plus, faire des spectacles et étudier en même temps, ce n'est pas facile du tout.Si c'est trop dur, je vais arrêter les cours pour me consacrer au cirque», a précisé Sarah.À peine remises de l'émotion de cette première victoire internationale, les deux soeurs n'auront pas beaucoup le temps de souffler.Elles ont signé un contrat de deux ans avec le Cirque du soleil pour la nouvelle tournée nord-américaine.En avril, c'est la premiere à Montréal.«Nous sommes allées au Festival du cirque de demain pour représenter le Cirque du soleil et pour acquérir de l'expérience devant le public.Nous étions pleines de volonté et nous avions un peu peur.Mais nous avons eu de très bons professeurs», a affirmé Karyne.Talentueuses et déterminées les jumelles Steben ?Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, Vexcellence naît de l'effort. LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 2 FEVRIER 1992 I t ( e grands h o c k c \u2022 yeurs ci sportifs d'élite s'affronteront sur la gla ce de Caréna Maurice Richard cet après-midi, lors d'un match amical dans le but de recueillir des fonds pour la Fondation communautaire canadienne-italienne du Quebec inc.et son projei de construction d'une residence pour personnes âgées.Parmi les athlètes participants, figureront: Mario Tremblay, Y von Lambert, Pierre Mon-doui Gaétan Boucher, Peter Dalla Riva, Dollard Saint-Laurent.Phil Goyette.André et lean Pronovost.etc.Red Storey agira comme officiel de cette rencontre.C'est pour ce dimanche 2 février, à 14 h 30.Billets à l'entrée: 12.75 $.v.La présente année aurait marqué, pour le cardinal Pau I-É mi le Léger, les 25 ans depuis son départ pour l'Afrique.C'est aussi une année signifi- Cardinal cative pour n ^ , l'Institut Car- P\"E- Le9er dînai Léger contre la lèpre, car 30 ans se sont écoulés depuis le jour où feu le cardinal a démarré son oeuvre pour venir en aide aux lépreux.Depuis, 65 pays se sont partagés plus de 23 millions de dollars d'aide, dont des contributions de 6,8 millions de l'Agence canadienne de développement international.L'oeuvre se poursuit malgré le départ de son instigateur, le docteur Paul David, président de l'Institut Cardinal Léger contre la lèpre invitant la population à participer à la compagne de financement qui se déroulera du 1er au 15 février.Renseignements: Institut Cardinal Léger contre la lèpre.130, avenue de l'Épée.Outremont (Québec), H2V 3T2.Tél.(514) 495-2421.O Publication d'un guide de prévention et techniques d'intervention pourtant sur La violence a l'école, de Jacques Hébert, travailleur social et professeur à l'UQAM.Le thème traité nous renvoie à un problème toujours de plus en plus d'actualité.Ce livre expose clairement la situation de l'agressivité et de la violence chez nos jeunes, nous proposant des solutions, une longue liste de références et se présente donc une oeuvre éclairante sur ce phénomène de violence juvénile en milieu urbain.Il s'agit en .fait d'un ouvrage qui expose bien le problème, qui est bien documenté et constitue une bonne source de référence sur le sujet* traité.On y critique certains types d'intervention et l'auteur conclut en précisant que les solutions d'avenir ne se retrouveront pas uniquement à l'école et qu'il «nous faudra redéfinir nos priorités humaines et sociales pour les générations futures».Publié aux éditions Logiques, 16,95$.Renseignements: (514)933-2225.O Récipiendaire de la subvention de voyage de l'Association de l'industrie touristique du Canada (A1TC), la Néo-Ecossaise Carolyn St urge Sparkes, étudiante au programme de diplôme en management (tourisme) de l'université McGill, participera à la conférence annuelle nationale de tourisme de l'AlTC, à Saskatoon, du 16 au 18 février.On y discutera de tourisme autochtone, de clubs de santé, forfaits ferroviaires, etc.O Spectacle de l'humoriste et imitateur Jean-Guy Mo-reau, dont les profits serviront à organiser des activités pour les bénéficiaires du Centre hospitalier Notre-Dame-de-la-Merci.Ce spectacle s'inscrit par ailleurs dans le cadre des célébrations du soixantenaire de cet établissement de soins de longue durée.C'est pour le vendredi 21 février, à 20 h, à l'auditorium du Centre hospitalier, 555 ouest, boulevard Gouin, Montréal.Prix: 35 S.Renseignements: 331-3020.poste 609.O Claude Benoît, vice-président de Grapheme communication-design a été élu président du Conseil national des entreprises de design graphique.Il sera entouré de: Luc Goodhue, de Goodhue design communication, vice-président ; Gilles Bienvenu, associé chez Bouvry Bienvenu Castonguay & associés, secrétaire ; Herb Bossardt .président de Bossardt design liée., trésorier; Céline Kirouac et Denis Lachanec, de Zebra et Parallèle design de Québec.Renseignements: Conseil national des entreprises de desing graphique, 19.rue Le Royer, suite 305.Montréal (Québec), H2Y 1W4.Tél.499-0844.Les artistes qui désirent exposer leurs oeuvres peuvent profiter d'une offre en ce sens que leur fait la ville de Greenfield Park, qui met à la disposition des artistes des surfaces d'accrochage et module d'exposition à la bibliothèque municipale.Les artistes intéressés n'ont qu'à faire parvenir un curiculum vitae et six diapositives, avant le 6 mars, à: Ville de Greenfield Park.a£ Lise Brodeur, Superviseur socio-culturel, 156.boulevard Churchill, Greenfield Park (Québec), |4V 2M3.Objet: Exposition.O La directrice du Devoir, Lise Bissotinette, parlera de la relance du quotidien qu'elle dirige, lors du prochain petit-déjeuner du Publicité-club de Montréal.Elle Llse informera son Bissonnette auditoire des «arcanes» du Devoir en ce qui concerne la rédaction, l'administration, les finances, la publicité et le service à la clientèle.C'est pour le vendredi 7 février, dès 7 h 30, au salon Sarah Bernhardt de l'hôtel Intercontinental, 360 ouest, rue Jean-Guy Moreau Saint-Antoine, Montréal.Prix: 29 S.Renseignements: 875-2565.L'Association des hôpitaux du Quebec organise, pour les 5 et 6 février à l'hôtel Sheraton de Laval, un colloque portant sur le développement des ressources humaines.Coût : 225 $ pour une journée, 375 $ pour les deux jours.Renseignements: 842-4861, poste 222, Danielle Viger.Le lendemain de ce colloque, la conférence régionale de Montréal de cette même association organise un déjeuner-causerie sous le thème: «Le Québec a-t-il encore les moyens dç se payer le meilleur système de santé au monde», avec un invite qui a joué un rôle de premier plan dans l'instauration de notre système de santé, le sénateur Claude Castonguay.C'est pour le vendredi 7 février, à midi, à l'hôtel le Méridien, à Montréal, Prix: 50 $, Renseignements: 842-4861, poste 222.O La Fondation du collège Bois-de-Boulogne recherche les anciens et anciennes du collège qui veulent participer aux activités de l'Association des anciens.Renseignements: 332-3000, poste 366.O Comédienne de l'émission Chambre en ville, Patricia Paquin a accepté de présider l'exposition des oeuvres de verre sculpturale de Patricia l'artiste Pier- Paauin rerrcArcham- Kaqum bault, les pro- fits de la vente de ces oeuvres devant être versés à l'organisme l'Ancre des jeunes, de Verdun, qui offre des programme de prévention et d'aide aux décro-cheurs et décrocheuses scolaires du niveau secondaire.Soulignons par ailleurs que cet organisme a besoin de bénévoles, de matériel d'ateliers, articles de sports, meubles, matériel scolaire et dons en argent.Renseignements: l'Ancre des jeunes, 3806, boulevard LaSallc, Verdun (Québec), H4G 1Z9.Tél.769-1654.L'expoosîtion des oeuvres de verre sculptural est présentée jusqu'au 7 février, au centre communautaire Llgar, à l'île des Soeurs.Renseignements: 769-1654.O Étude exploratoire et descriptive de l'organisation du travail et de la santé et la sécurité dans le secteur de l'habillement, menée par l'Institut de recherche en santé et en sécurité du travail (IRSST), sous la responsabilité de Michelle Côté, du programme organisation du travail.Le travail répétitif sous contrainte de temps est à l'origine.des problèmes reportés.Paul-Emile Boilcau, du programme sécurité-ingénierie, et Subash Rakhcja, de l'université Concordia, réaliseront par ailleurs une étude des paramètres affectant l'efficacité d'absorption des vibrations sur un siège à suspension d'un conducteur de véhicule.Plus de 15 000 visiteurs en provenance de 25 pays devaient participé à EXFOR.foire technologique organisée par l'Association canadienne des Robert T.pâtes , etst rt papiers (ACPP) depuis 77 ans, et qui se déroulait jusqu'à vendredi au Palais des Congrès, où le maire lean Doré a été accueilli par le président du conseil d'administration de l'ACPP, Robert T.Stewart.L'avenir des médias ou les médias d'avenir seront au centre des préoccupation des partici- pants du prochain séminaire du Publicité-club de Montreal.Elizabeth Nolet, Charles Choquet-te, lean folicoeur, Jacques Do-ri on.Gilbert Marin et François Vary seront les experts qui brosseront un tableau d'ensemble des facteurs à considérer pour, imaginer le paysage médiatique des 10 prochaines années.C'est pour le 12 février, à compter de 8 h, à la Maison de la culture Frontenac.Prix: 90$.Renseignements: 875-2565.O D'un simple personnage de bande dessiné et ses amis, qui forment une galerie de personnages qui ont fait leur entrée jusquà l'université où ils sont devenus sujets de thèses de philosophie et de psychologie, on fait maintenant le sujet d'une exposition présentée au Musée des Beaux-arts de Montréal, l'aurais aimé qu'on y fasse une place pour la mascotte de notre caricaturiste Girerd.mais il semble que la popularité de Snoopy (publié dans 2230 journaux de 67 pays) dépasse aujourd'hui jusqu'à son propre créateur.Charles M.Schultz est certe moins bien connu que ses créatures, les Peanuts, qui ont pris plus de place dans la presse que celui qui figure de temps à autres è la Une de La Presse et en page éditoriale.Curieux tout de même qu'un personnage de bande dessiné devienne sujet d'exposition et de création de costumes et projets architecturaux.C'est sans doute un reflet de notre société axée sur l'image.O Les jeunes compositeurs sont invités à participer au dixième concours national de la Société Radio-Canada, qui offre des prix de 1000 S.4000 $ et 5000 $ dans trois catégories: musique pour orchestre; musique électroacoustique; musique de chambre.Date limite d'inscription, 1er mai 1992.Les formulaires d'inscription et les règlements du concours sont disponibles dans les bureaux de Radio-Canada ou à: Communications aux réseaux français.Concours national des jeunes compositeurs, Radio-Canada, CP 6000, Montréal (Québec).H3C 3A8.Geneviève Angers fera équipe avec le comédien Raymond Bouchard, à titre de porte-parole de la campagne médiatique de Geneviève l'Association Annprc du diabète du Angers Québec.Dia- bétique lui-même, Raymond Bouchard reprend en quelque sorte le flambeau des mains de son prestigieux confrère Jean Duceppc.décédé des suites de cette maladie dont le comédien veut qu'on puisse sinon guérir, du moins arriver à bien vivre.O L'Amicale des anciens de l'université Saint-loseph de Beyrouth invite les Québécois ouvert à la présence des autres communautés culturelles a Nabil venir entendre Anfaki la causerie de MniaKI Nabil Antaki, professeur de droit à l'université Laval.Vivant au Québec depuis 20 ans, le conférencier abordera le thème: «Allophones québécois: perceptions et réalités», le 12 février, à 19 h 30.au collège Brébeuf.Des koalas à G ran by On attend de la grande visite d'Australie, au zoo de Cranby, qui pourra peut-être améliorer sa situation financière par l'attrait que devrait susciter la présence d'un couple de koalas, gracieusement prêté par le zoo de San Diego, pour trois mois, du 30 mai au 7 septembre 1992.La prochaine saison du zoo de Cranby sera donc centré sur la faune australienne.Boursiers cfe l'université Laval Le pourcentage de réussite des bénéficiaires de bourses de la Fondation de l'université Laval est supérieur à celui des organismes donateurs.C'est fort de cette réussite, que les boursiers de cette année se sont retrouvés en companige du président de la Fondation de l'université Laval, René Paquet (à droite), et du président du Comité des bourses (à gauche), Maurice Normand.Fédération acadlcnno au Québec Le conseil d'administration de la Fédération acadienne du Québec s'est enrichi de huit nouveaux conseillers.L'équipe qu'ils composent est formée, dans l'ordre habituel, à l'avant d'abord: Jacqueline Mallet, Alban Noël, Marcel Léger (président), Annie Granger, Rita Arse-naul-Lalonde, André Voisine; et derrière: André Voisine; Rodrigue Paulin, Rose-Marie Arse-neau, Russel Chiasson, Paul Arsenault, Benoit Arsenault, Johanne Duguay (directrice de la Maison de l'Acadie), Cuy Nowlan et Ida Savoie.Renseignements: 527-2127.Promotion effe la santé La compagnie pharmaceutique Merck Frosst, pour répondre aux exigences du Code de pratiques de commercialisation de l'Association canadienne de l'industrie du médicament, a dû redéfinir son mode de distribution de ses traditionnels calendriers avec ses petits bonhommes, baptisés *Dingbat».Présents dans les hôpitaux, cliniques, pharmacies et bureaux de médecins depuis 77 ans, les Dingbat qui figurent sur ces calendriers» ont été créés par le peintre graveur britannique William Dudley Burnet Ward.Le cinquième artiste à illustrer ces calendriers, le peintre Gunter Scherrer (à droite), examine ici quelques-unes des illustrations des calendriers Dingbat, en compagnie du conservateur de la collection des tableaux originaux, Jacques Jones. Le Monde LA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE 2 FEVRIER 1992 \u2022 B5 h Eltsine et Mulroney signent trois ententes d'à près PC et AFP OTTAWA La première rencontre entre le premier ministre Brian Mulroney et le président russe Boris Eltsine a duré environ quatre heures et s'est soldée par la signature de trois ententes: un accord de coopération et d'amitié, un accord concernant des tarifs préférentiels et un accord dans lequel * le Canada s'engage à vendre 25 millions de tonnes de blé à la Russie au cours des cinq prochaines années.Boris Elstine a insisté, lors du discours qu'il a prononcé, sur l'importance d'investir dans les vastes ressources naturelles de la Russie, en ces temps difficiles où le pays est aux prises avec des manques de nourriture et une incertitude économique.«Cela ne s'appelle pas aide.mais investissement judicieux», a-t-il indique lors de la conférence de presse qui s'est déroulée sur la Colline parlementaire.Avant cette conférence, le président russe, arrivé en début de soirée, a dîné avec le premier ministre Brian Mulroney, à la résidence officielle du 24 Sussex, avant de rentrer à Moscou.Il s'agit de la première visite de M.Eltsine au Canada en tant que président de la Russie et, en cette occasion, le nouveau drapeau bleu, rouge et blanc de la Russie flottaient sur les rues principales d'Ottawa.Riposte arménienne Agence France-Presse MOSCOU es forces d'auto-défense ar-Sbb méniennes ont contre-attaque hier à l'aube au lendemain d'une vaste offensive de l'armée azerbaïdjanaise au Nagorny-Ka-rabakh, qui a déjà fait au moins une quarantaine de morts.Un premier bilan de la contre-attaque se monte à trente tués côté azerbaïdjanais et quatre morts et 14 blessés côte arménien, selon l'agence ITAR-TASS citant des combattants arméniens.Les affrontements de vendredi avaient fait pour leur part cinq morts et 52 blessés dans les rangs azerbaïdjanais, d'après un bilan du ministère des Affaires étrangères à Bakou.Deux villages de la région d'As-keran, située à mi-chemin entre Agdam, ville azerbaïdjanaise d'où était partie vendredi l'offensive lancée par plusieurs centaines de combattants aidés de blindés, et Stepanakert, le chef-lieu du Na-gorny Karabakh, ont été repris par les Arméniens, a précisé ITAR-TASS.Les localités reconquises sont celles de Khramort et Farroukh, ont indiqué les autorités arméniennes de la région.Parallèlement à ces combats, Stepanakert est restée toute la journée de vendredi sous le feu de tirs d'artillerie partis de Choucha, une ville du sud du Nagorny-Ka-rabakh à majorité azérie.Ces bombardements ont fait au moins huit blessés, et de nombreux édifices ont été partiellement détruits.Le règlement de la question du Nagorny-Karabakh, qui empoisonne les relations entre ces deux républiques caucasiennes membres de la nouvelle CEI, semblait ainsi de plus en plus hypothétique à la lumière de ces combats et d'une série d'autres incidents très sanglants intervenus ces derniers jours.Pourtant, l'Arménie ne désespère pas d'une solution négociée et la CSCE réunie vendredi à Prague a décidé, à la demande d'Erevan, l'envoi dans les tout prochains jours d'une mission d'observateurs dans cette région.L'offensive de Bakou intervient au moment où les deux principaux responsables politiques de la région, les présidents azerbaïdjanais Ayaz Moutalibov et arménien Levon Ter-Petrossian, se trouvent en Suisse pour participer à la réunion annuelle du Forum économique mondial de Davos, relèvent par ailleurs les observateurs.Cette attaque de grande envergure a, semble-t-il, été décidée par le président Moutalibov lui-même en représailles à des actions militaires arméniennes.Une quarantaine de passagers et membres d'équipage sont morts dans l'explosion en vol mardi au-dessus du Nagorny Karabakh d'un hélicoptère civil azerbaïdjanais, abattu par une roquette, selon Bakou qui en impute la responsabilité aux Arméniens.Le 26 janvier, une attaque des forces paramilitaires azerbaïdjanaises avait fait au moins 20 morts et plusieurs dizaines de blessés dans la région de Choucha.À sa descente d'avion, M.Eltsine, accompagné de sa femme Naï-na, a été accueilli par M.Mulroney, les yeux rougis par le froid.Auparavant, M.Eltsine s'était entretenu avec le président George Bush dans la retraite présidentielle de Camp David.Les deux présidents ont annoncé hier à Camp David (Maryland) la tenue de deux sommets américano-russes en 1992 et la prochaine mise au point d'un calendrier de négociations sur l'accélération du désarmement.Dans une déclaration conjointe, MM.Bush et Eltsine ont affirmé que leurs deux pays n'étaient plus des «adversaires potentiels».Les États-Unis et la Russie «entament une nouvelle relation», a dit M.Bush au cours d'une conférence de presse conjointe après une rencontre de trois heures qualifiée par M.Eltsine d'exceptionnellement positive, nécessaire, et historique.Les deux chef d'État, qui se sont chaleureusement complimentés, ont indiqué que le président russe reviendrait aux États-Unis avant la fin du premier semestre de 1992 et que son homologue américain se rendrait à Moscou plus tard dans l'année.La visite de M.Eltsine devrait avoir lieu à la fin du printemps, selon la Maison blanche.MM.Bush et Eltsine n'ont fait état d'aucun accord sur leurs propositions respectives de désarmement, mais ont annoncé qu'un calendrier de négociations serait Boris Eltsine accueilli par Brian Mulroney.adopté dans deux semaines lors d'une visite du secrétaire d'État James Baker à Moscou.Le président américain a indiqué qu'il avait salué les «larges propositions» de M.Eltsine en matière de désarmement et que celles-ci «méritaient» des discussions en détail au niveau des experts.« Nous réalisons tous les deux que des négociations doivent avoir lieu sur les détails spécifiques» des propositions américaine et russe, a dit M.Bush.Le président américain avait proposé mardi dernier une élimi- nation des missiles nucléaires à tête multiples basés à terre, là où l'ex-URSS a l'avantage, et une réduction des ogives embarquées sur les sous-marins américains, domaine où les États-Unis ont la supériorité.M.Eltsine avait répondu mercredi, puis vendredi devant le Conseil de sécurité de l'ONU, en proposant d'importantes coupes dans l'arsenal stratégique de l'ex-URSS ainsi qu'un «système de défense global » censé remplacer l'Initiative de Défense Stratégique (IDS) américaine.M.Bush a indiqué qu'aucun accord à ce sujet n'était PHOTO PC intervenu à Camp David mais que l'idée méritait d'être étudiée.Sur le plan économique, M.Eltsine a indiqué qu'il n'était pas venu à Camp David «la main tendue».Mais il a souligné qu'une coopération était nécessaire pour éviter les risques d'un échec des réformes économiques et démocratiques russes qui, a-t-il dit, pourrait signifier un retour à une «guerre froide».«Le monde entier doit participer», a-t-il déclaré.M.Bush a promis d'aider «de toutes les façons possible», mais n'a rien annoncé de nouveau en matière d'assistance.Dans la salle du Conseil de sécurité dominé par une murale représentant le Phoenix renaissant de ses cendres, les 15 chefs d'État membres du Conseil ont discuté, au cours d'une rencontre historique, du nouveau rôle de l'ONU dans les affaires mondiales.PHOTO AP L'ONU traduit à nouveau les espoirs et les craintes des nations Agence France-Presse NEW YORK Le renforcement du rôle de l'ONU, décidé lors du sommet du Conseil de sécurité, traduit à la fois les espoirs et les appréhensions de la communauté internationale, devant notamment la montée des tensions nationalistes, estimaient hier les observateurs au lendemain de cette première réunion historique.Vouloir confier à l'Organisation davantage de moyens humains et financiers, doter le Secrétaire général d'une véritable diplomatie préventive, c'est à la fois reconnaître l'importance du rôle de l'ONU et s'inquiéter de l'apparition de nouveaux conflits dans cette période d'après-guerre froide, quelle que soit la volonté affichée par tous de maintenir la paix et la sécurité internationales.Cette première réunion du Conseil de sécurité au niveau des chefs d'État et de gouvernement s'est largement faite l'écho de ce double souci, reflété dans les discours de chacun des intervenants.Entendre le président russe, Boris Eltsine déclarer devant ses pairs que les États-Unis et l'Occident devaient désormais être plus que des partenaires, des alliés, puis leur proposer un système global de protection, valait comme nouvelle preuve que la guerre froide était bel et bien enterrée.disposition de l'ONU d'un millier de militaires dans les 48 heures, si les Nations unies le demande, ce chiffre pouvant être doublé en une semaine.11 a également été demande que les différentes instances régionales, comme des organismes un peu délaissés de l'ONU, telle la Cour de justice internationale, jouent un rôle accru dans le règlement des différends.Mais au delà des conflits proprement dit, nombre d'intervenants se sont attachés à relever le lien étroit entre stabilité internationale et respect des droits de l'homme et de la démocratie, allant de pair avec une lutte soutenue contre le sous développement économique.À cet égard, M.Li Peng, premier ministre de Chine, qui effectuait un retour remarqué sur le devant de la scène internationale deux ans et demi après l'écrasement du Printemps de Pékin, a rappelé le droit de chaque pays à disposer de ses propres critères d'application en matière de respect des droits de l'homme.Remarque que le premier ministre chinois a répété après le sommet au président Bush, pour qui cette position «n'est pas acceptable».Ce sommet, dont certains voudraient déjà qu'il devienne régulier, aura donc consacré définitivement la fin de la Guerre froide sans ignorer un seul instant l'absence de sagesse des hommes que l'ONU aura de plus en plus en charge de contrôler.Entendre en écho le président américain George Bush souligner l'urgence de mesures de désarmement et déclarer qu'il était disposé à aller encore au delà de toutes celles qu'il vient d'annoncer, traduisait également l'évolution positive dans les relations internationales.Entendre le président français François Mitterrand demander un transfert des dépenses d'armement vers des projets civils, ou le premier ministre britannique, John Major, hôte de ce sommet, reprendre à son compte les idées allemandes de non prolifération, était une fois encore la preuve qu'une page sombre de l'histoire contemporaine était définitivement tournée.Mais le réalisme obligeait cependant les participants à ce sommet de souligner l'impérieuse nécessité de consolider constamment ces nouveaux acquis.D'autant plus, comme l'a relevé le président Bush, que la planète compte encore beaucoup plus d'armes de destruction massive qu'elle n'en a réellement besoin.En outre, a fait remarquer le nouveau secrétaire général de l'ONU, M.Boutros Boutros-Ghali, ce monde en rénovation n'est définitivement pas à l'abri de «l'explosion des nationalités».Aussi l'accent a-t-il été mis sur la diplomatie préventive comme moyen de régler ou d'étouffer des conflits en puissance.Le président Mitterrand a proposé la mise à la Premier jour de paix au Salvador Agence France-Presse SAN SALVADOR irigeants de la guérilla et chefs militaires au coude à coude, le Salvador a enterré hier 12 années de guerre civile.Le président salvadorien Alfredo Cris-tiani a appelé ses concitoyens à «un gigantesque effort de restauration morale et spirituelle» pour réussir «l'immense tâche de reconstruction nationale».Quant à l'ex leader rebelle loaquin Villa-lobos, il a lancé un appel véhément, «au nom de tous les morts», à l'unité et à s'unir aux changements.Le premier jour du cessez-le-feu formel a été marqué par une cérémonie à San Salvador, où les combattants d'hier répétaient à l'en vi les mots de « paix », « réconciliation» et «dialogue».Sur le terrain, la première phase de séparation des forces, conformément à l'accord de paix signé le 16 janvier dernier, «s'est déroulée sans aucun incident», a déclaré le chef de la mission d'observateurs des Nations unies au Salvador (ONUSAL), le Pakistanais Iqbal Riza.Dans la capitale, la cérémonie solennelle, au cours de laquelle les membres de la Commission pour la consolidation de la paix (COPAZ) ont prêté serment devant le président Alfredo Cristia-ni, a eu lieu dans l'immense salle d'un pavillon commercial en présence de 3000 personnes.La célébration a été le théâtre de scènes impensables il y a peu dans le plus petit pays d'Amérique centrale, déchiré par un conflit qui a fait quelque 80 000 morts.Le dirigeant du Front Farabun-do Marti de libération nationale (FMLN), loaquin Villalobos, rentré la veille à San Salvador avec les autres membres de la direction du Front, devisait en riant avec l'ambassadeur américain William Walker.Côte à côte, les membres de la direction du FMLN, qualifié de «terroristes» par l'armée il y a encore deux semaines, et les chefs de l'état-major ont entonné l'hymne national salvadorien.«le suis vraiment enthousiaste, la violence n'a plus aucune raison d'être», a déclaré le vice-ministre de la Defense, le general Orlando Zepada.Dans leurs discours, tous les hommes politiques ont souligné que le Salvador entrait dans «une nouvelle ère».«Avec les accords, nous avons tous gagné», a déclaré M.Villalobos.Un incident a illustré les obstacles au processus de réconciliation.Une partie de la salle a hué le nom du major Roberto d'Au-buisson alors que M.Armando Calderon, président du parti de droite au pouvoir.Alliance républicaine nationaliste (ARENA) lui rendait hommage.M.d'Aubuis-son, fondateur de l'ARENA et souvent accusé d'avoir été lié aux escadrons de la mort, est à l'agonie depuis plusieurs jours dans un hôpital de la capitale, souffrant d'un cancer généralisé.Habache de retour à Tunis Agence France-Presse TUNIS Le dirigeant palestinien Georges Habache est arrivé à Tunis dans le plus grand secret, hier en début de soirée) sans faire la moindre déclara* tion, a-t-on appris de source paî lestinienne informée.Les responsables palestiniens à Tunis, siège de la direction po-litique de l'Organisation de libê» ration de la Palestine (OLP), on f observé toute la journée un mustime total sur la destination! que devait prendre le leader du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) depuis Tan-nonce de son départ en début d'apres-midi de Paris, où il était hospitalisé depuis trois jours.Scion une source palestinienne qui a assisté à l'arrivée, M.Georges Habache a été accueilli, sur l'aéroport de Tunis-Cartha-ge par le chef de l'OLP.Yasser Arafat lui a donné une grande accolade au pied de la passerelle de l'avion algérien, qui était allé spécialement le chercher à Paris.i Par mesure de sécurité, la destination finale de M.Habache a été tenue secrète depuis son de-part de Paris.Les journalistes; ont été maintenus dans l'ignorance, jusqu'à l'atterrissage à! Tunis.Auparavant, des informations contradictoires de sour-ces palestiniennes à Paris et Am- : man affirmaient qu'il se rendrait en Algérie.Selon le même témoin de l'arrivée à Tunis du leader palesti-' nien, M.Habache est descendu de l'avion en se déplaçant difficilement, avec le soutien de deux personnes.Après avoir donné l'accolade à son vieux compagnon de lutte, M.Arafat et un petit groupe de dirigeants de l'OLP ont accompagné M.Habache au Salon d'honneur de l'aéroport pour une brève halte.L'ambassadeur algérien à Tunis et un autre diplomate algérien étaient également présents.Les dirigeants de l'OLP et particulièrement M.Arafat, qui avait veillé personnellement à l'organisation de l'hospitalisation à Paris du leader du FPLP, ont manifesté hier leur «soulagement» après l'annonce de la décision française permettant à M.Habache de quitter librement la France pour la destination de son choix, à la suite de la levée de la garde à vue prise a son encontre par le juge français lean-Louis Bruguière.i i \u2022 i ¦ i ¦ ¦ » D autres imams arrêtés Agence France-Presse ALGER Les autorités algériennes ont -accentué hier leur pression sur le Front Islamique du Salut \\ (FIS) en multipliant les arrestations d'imams islamistes, remplacés par des prédicateurs ; nommés et rétribués par l'Etat.Plusieurs imams ont été arre- ; tés à Alger, Médéa, Constantine, \u2022 El Khroub et Aflou.L'État en- ! tend ainsi faire respecter sa nou-velle réglementation interdisant ; les prêches à «caractère parti-san» et les attroupements au- \\ tour des mosquées.Il tente en ; même temps de priver le FIS de ! son «vivier», les jeunes chô- ! meurs et les exclus qui gravitent ; autour des mosquées.Plusieurs échauffourées ont \u2022 opposé les forces de l'ordre, dé- \\ ployées en nombre dans les bas- : tions intégristes, et les militants \u2022 islamistes, faisant quelques di- ! zaines de blessés et se soldant par plusieurs dizaines d'arrestations.Par ailleurs, la chambre d'accusation du tribunal militaire de Blida (sud d'Alger) a confirmé la détention des principaux dirigeants du FIS, dont Abassi Madani et Ali Belhadj, en rejetant une demande de liberté provisoire présentée par leurs avocats.Les dirigeants islamistes doivent être confrontés mercredi prochain au précédent premier ministre, Mouloud Hamrouche, et à son ministre de l'intérieur, Mohammed Salah Mohammed!, en poste lors du mouvement de protestation islamiste de mai-juin dernier, qui fut interrompu par l'instauration de l'état de siège pour quatre mois le 5 juin.À Davos (Suisse), où il participe à un symposium économique international, le premier ministre algérien Sid Ahmed Ghozali a rappelé que le FIS était toujours sous la menace d'une dissolution.M.Ghozali, qui a qualifié d'infondées des informations de la presse du FIS annonçant son prochain départ. Sciences et techniques B6 LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 2 FEVRIER 1992 Diagnostiquer une victime d'Alzheimer en la regardant dormir Les découvertes du docteur Jacques Montplaisir au Centre d'études sur le sommeil CAROLE THIBAUDEAU m f**i * Après 20 ans delude des troubles du sommeil, l'équipe du docteur |ac-ques Montplaisir, au Cen-V*f tre d etudes du sommeil de l'Hôpital du Sacré-Coeur, s'est fait connaître SmI internationalement par ses découvertes sur la narcolepsie et sur les «impatiences dans les jambes», dont on verra la définition plus loin dans ce texte.Mais le sommeil étant un phénomène universel, les découvertes majeures des derniers mois portent sur autre chose que les troubles du sommeil, entre autres sur la maladie d9Alzheimer.Psychiatre et chercheur en sciences neurologiques, le docteur Montplaisir, en collaboration avec le docteur Serge Gauthier, de l'Hôpital général de Montréal, s'est intéressé aux anomalies que l'on retrouve dans une certaine phase du sommeil, chez les victimes de la maladie d'Alzheimer.Pour comprendre la nature de son travail, il faut savoir que la maladie d'Alzheimer se caractérise par une baisse de la production dans le cerveau d'une substance nommée acetylcholine.Cette der-nièro est un neurotransmetteur, c'est-à-dire quelle a pour rôle de transmettre des messages d'un neurone à l'autre.Le rôle normal de l'acétylcholine est d'activer le cerveau, entre autres pour le garder alerte dans le courant de la journée.Dans plusieurs phases du sommeil, sa concentration diminue, et, chez les personnes normales, elle revient en force au moment du «sommeil paradoxal», cette phase du sommeil où on fait des rêves.Durant le sommeil paradoxal, bien que la personne soit endormie, son cerveau présente une activité intense, ses yeux fermés font des mouvements rapides, et la concentration d'acétyleholine est élevée.Chez la victime de la maladie d'Alzheimer, on constate toutefois que l'élec-troencéphalogramme (ou EEG, le tracé qui témoigne de l'activité électrique du cerveau) montre un cerveau en faible activité.Aux premiers stades de la maladie, ce ralentissement n'est pas visible à l'oeil nu.Mais l'analyse de l'EEG par ordinateur le met nettement en évidence.On déduit de cet EEG lent que le tuux d'acétyleholine a chuté, car c'est la seule substance responsable de l'activation du cerveau durant le sommeil paradoxal.À l'éveil par contre, d'autres substances peuvent activer le cerveau, comme la noradrenaline, par exemple.«On pense que l'EEG lent pourrait devenir l'indice le plus précoce de la maladie d'Alzheimer, affirme le docteur Montplaisir.Alors même qu'aucun autre symptôme n'est apparu, cette chute d'acétyleholine durant le sommeil se manifeste.» Le diagnostic précoce de la maladie d'Alzheimer est d'une importance capitale.Car les médicaments que l'on développe actuellement stabilisent la progression de la maladie mais ne la guérissent pas.Plus tôt on soignera, moins il y aura de ravages.En plus de servir à des fins diagnostiques, l'étude du sommeil paradoxal pourrait aider à vérifier l'efficacité de tel ou tel médicament.«On pourrait vérifier l'efficacité d'un médicament pour la démence de type Alzheimer, en étudiant l'activité cérébrale durant le sommeil», explique le scientifique.Mieux que les amphétamines La narcolepsie, cette tendance irrésistible au sommeil qui fait que l'on tombe endormi au volant d'un autobus et même aux commandes d'un avion de ligne, est une maladie héréditaire.«Tous les gens atteints de narcolepsie portent un même antigène sur leurs globules blancs», explique le docteur Montplaisir.À l'inverse, tous les porteurs de cet antigène, 20 p.cent de la population, ne souffrent pas de narcolepsie, heureusement!» L'équipe du docteur Montplaisir a identifié le gène de la narcolepsie chez le chien, et elle est sur le point de l'identifier maintenant chez l'humain.L'apport original effectué par l'équipe du docteur Montplaisir a été d'élucider le rôle d'une famille de substances, les catecholamines, dans la narcolepsie.Le faible taux de catecholamines est responsable à la fois de la somnolence et de la cataplexie, chez les narcoleptiqucs.La cataplexie est cette perte du tonus musculaire causée par une émotion forte.C'est pourquoi les victimes de narcolepsie peuvent littéralement «s'écrouler de rire», ou se sentir «les jambes en guenille» ou «les bras qui leur en tombent» devant une surprise ou une autre émotion qui sort de l'ordinaire.«En comprenant le rôle des catecholamines, cela a permis de proposer un médicament, le modafinil, une drogue appelée à remplacer les amphétamines que l'on prescrit actuellement», souligne le scientifique.Le modafinil est un psychostimulant, pas encore sur le marché ici, mais qui vient de recevoir l'autorisation de mise en marché en France.Ce produit est efficace et ne donne pas les effets secondaires des amphétamines, c'est-à-dire des bouffes d'euphorie, des «high», l'agressivité et la dépendance.Rêver, mais sans passer aux actes! Depuis cinq ans environ, dans les quelques laboratoires du sommeil dans ce monde, les spécialistes se sont mis à mieux comprendre certains troubles de comportement qui frappent du jour au lendemain, plus fréquemment les personnes âgées, au moment du sommeil paradoxal.Cette découverte majeure, encore inconnue de la majorité des neurologues \u2014 et des médecins généralistes\u2014, permettra dans l'avenir d'éviter des erreurs de diagnostic, et de prendre pour de la confusion senile ce qui n'est qu'un trouble du sommeil, facile à corriger avec un médicament, le clonazepam.Les victimes de ces troubles du comportement lors du sommeil paradoxal font penser à des somnambules, mais elles n'en sont pas.Première différence: leur activité anormale se manifeste vers la fin de la nuit (alors que pour les somnambules c'est au début ).et elles se souviennent de cette activité, qui corres- « * X * .i ï v i ¦ ' # 11 ****** 2 * - -?TOT3 JÉÀH.W6S UIgjSReau.u ptwsv Le docteur Jacques Montplaisir, directeur du Centre d'études du sommeil de l'Hôpital du Sacré-Coeur, examine le tracé d'un des patients gardé sous observation.Les trois écrans vidéo permettent de voir dans chacune des trois chambres d'observation.Ces trois pièces sont presque toujours occupées à pleine capacité.Les patients y sont observés 24 heures sur 24.On prend la mesure de la concentration d'oxygène dans le sang, de la fréquence cardiaque, de l'activité du cerveau, durant le sommeil et durant des tests de performance psychomotrice.pond à un rêve (alors que le somnambule ne se souvient de rien ).Ces personnes ont un cerveau normal, mise à part une toute petite lésion dans la région du cerveau commandant la paralysie qui accompagne le rêve.Cette paralysie, normale et nécessaire, permet de rêver, mais sans passer aux actes, si l'on peut dire.Le cerveau est actif, il envoie des commandes aux muscles, mais ces derniers ne reçoivent pas le message.Les personnes qui ne paralysent plus au moment du réve se débattent en plein sommeil, attaquent des gens, applaudissent, se mettent à courir, se blessent aux meubles, etc., les manifestations étant aussi nombreuses et imprévisibles que les rêves eux-mêmes.Cela peut devenir dangereux.et invivable pour le conjoint.Au laboratoire du docteur Montplaisir, des projets de recherche ont permis d'établir des critères de diagnostic efficaces de cette maladie.Impatiences dans les jambes Souffrez-vous d'impatiences dans les jambes?Si oui, il se peut que vous ayez une mauvaise circulation sanguine.Mais peut-être la cause est-elle toute autre.U y a des personnes qui, dès qu'elles s'allongent pour dormir, ont des contractions musculaires à toutes les 20 secondes, particulièrement dans les jambiers antérieurs (muscles qui permettent de retrousser le pied).Ces personnes ont toute la misère du monde à s'endormir.Seule la marche les soulage un peu, et elles peuvent marcher quatre ou cinq heures avant d'aller au lit.Durant la journée, les contractions ne se remarquent pas, mais le patient est incapable de rester immobile longtemps.Cette maladie, héréditaire, est présente chez les Canadiens français à une fréquence plus élevée que chez d'autres peuples.« Notre équipe a été la première à utiliser la L-Dopa pour soigner les impatiences muscujaires dans les membres inférieurs, affirme le docteur Montplaisir.Ce médicament est également utilisé pour une maladie différente, la maladie de Parkinson.Pour les impatiences comme pour la maladie de Parkinson, la même substance chimique fait défaut (la dopamine), mais pas dans la même région du cerveau.» Le Centre d'étude du sommeil a également développé une méthode de diagnostic de cette maladie.Les personnes qui consultent pour cela la clinique du docteur Montplaisir sont souvent référées par une clinique de varices, premier endroit où les gens ont pensé consulter.Mais, différente de la lourdeur due à une mauvaise circulation, ou des crampes imputables à un problème artériel, l'impatience d'origine neurologique se manifeste par des fourmillements et des sensations de chocs électriques dans la jambe.Plus besoin de choisir entre IBM et Macintosh avant d'inventer un logiciel CAROLE THIBAUDEAU U Une firme longueuilloisc, Techbyte international, vient de meure sur le marché un outil de programmation qui permet de concevoir des logiciels compatibles aussi bien avec un ordinateur Apple qu'avec un IBM.Ce produit, nommé système VSE (pour virtual software environment), est destiné particulièrement aux concepteurs de logiciels éducatifs, qui pourront ainsi mettre au point un produit cjui fonctionne sur les deux types d'ordinateurs.«Plus besoin de choisir entre deux ordinateurs ou encore d'adapter son logiciel à deux systèmes, explique M.William Gatis, président de Techbyte international.Nous continuons a raffiner notre système et d'ici quelque temps, il garantira non seulement une transportabilité de IBM à Apple et vice-versa, mais aussi une compatibilité avec les systèmes Amiga et Unix.» Le VSE doit être utilisé au moment de la conception du logiciel.1! ne peut pas servir à transporter sur IBM un logiciel déjà lait pour Apple, par exemple le MacPaint* et vice versa.Pour IBM et pour Apple, la nouvelle n'est pas nécessairement bonne, étant donné que chacune des detix compagnies va moins pouvoir faire saloir les avantages qui la distinguent de l'autre.Selon M.Gatis, le.seu) marché du logiciel éducatif aux États-Unis est d'environ 550 milliards de dollars.Une compagnie voulant exploiter une licence du VSE peut l'acheter pour environ 20 000S.Ce concept de transportabilité d'un système JBM à ut» système Apple a déjà été développé pour les gros ordinateurs centraux.Pour les ordinateurs personnels, le VSE représente cependant à ce jour un système unique sur le marché.Le professeur Pierre Pérusse, du secteur de technologie éducationnelie, estime que le système VSE est un outil extrêmement intéressant.«C'est comme si on avait mis un dôme au-dessus du IBM et du Macintosh, el qu'on avait créé un nouveau langage, langage partagé par les mémoires mortes des deux systèmes.Ensuite, on crée un logiciel avec ce langage, un logiciel qui peut contenir des images, des textes, des graphiques, des éléments vidéo, et qui peut tourner sur les deux systèmes.» M.Pérusse est responsable de la formation de futurs professeurs.«H arrive que mes étudiants préparent un logiciel sur IBM pour leur future classe, re-late-t-il.Et qu'ils arrivent sur le marché du travail dans une école où on utilise Macintosh!» Même son de cloche chez le concepteur de didacticiel Pierre Nonnon, qui n!a pas encore essayé le VSE.e A CC- Tjr0O fC U* I A ?Cr-nac.A C3*a~ax Cà'^ene Car.star Ca-a Ooer 2 tCsraOo.A Caréna Cascaoes Cascad.wt Cass'dvs Ceianese Ceian Sri C Capital »C Cap A CGTrstco iCnarfer iCnateau Chrysler fOnStLa Onra*n C\"co Crft ICo\u2014Steel CocaCBev fCogeco Cosec v\\ CohoRs Cominco Cnnv.vB Coti.StH Corrotime tCPCl.A CPCI.B CFQ pr A Corbv A fCorby B ICoscient Cctt tCrownx fCrownx A Crwn Sri Crvvn wt.b fCurraçh IDMR.orA DMR.«t Oatamarb Denison.A tDenisn.B Denis 9.50 Dig ta> Dofasco Dctasc?60 Dotascow Domço lté Domtex Dcn'ar Domt 2.75 Dofrtr \\B Dononue 0 Dorel A fDoreiB fDramxa DuPont A IDundeB a DunoeB w DundeB b fDvlex.Ltd 2715 $70* 70 4 20* $20 : 15* 13950 140 136 140 + 4 170 125 430O2 $9* 8* 8*- * $11* 8 4 13136 $20 3 19* 19*- * $78 a 19* 13950 230 211 211 - 14 230 150 15* 15*+ * $16* 13 375 42S 50 50 47 50 + 12* 13 + 255 260 + 24 24 2 - 134100 $16 2123700 460 246618 51 94710 60 25900 $13 6800 270 5950 $25 119166 .$30 28* 28*-1* $30 460 220 60 32 2 145 42 * $13 a 10* 10 270 150 * $25* 14* 216845 $19S 17* 17'a-l a $23 4 21500 $23 3 23 23 $78 19* 20 - * $25* 14 16 2 12 7 274687 $21 19* 20 - * $25* 19* 38243 343 250 335 + 95 400 155 41150 $20'4 70* 20*- * $21* 18* 60254 240 205 205 - 30 430 200 2250 33 3 33* 33 55 27 12600 $8 a 7* B - 4 $10 a 6* 504221 $9* 7* 8*+la $9 7 27S 16000 $5* S* 5* $19* 5 a 2520 $5* 5* S*+ a $19* 5 2700 $8'a 8* 8* $15* 7* 534811 $7 236733 215 2100 $5 4 5* 6* 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25\t255\t105 iMeiroR.A\tS8642\t$6*\t534\tS*\t\t$734\t330 M.Tempus\tZ11450\t11\t10\t11\t\t15\t3 Md'nd.wai\t19700\t18\t7*\t7*+ *\t\t$7*270\t Minnova\t2815\t$16 7\t16 3\tI6/7\t\t117*\tÎS Mitchell B\tz700\t115*\t15*\t15*\t\t$15*\t14 4 MiteLCo^p\t70800\t92\t88\t91\t- 12\t170\t75 Mitel 2.00\t21500\t113*\t13*\t13 2\t\t113*\t10 fMolSOfl A\t105191\t133*\t32*i\t33*\t-\t133*\t7334 Moison B\t235400\t$32*\t32 .\t32*\t\t133*\t24 iMonter.A\t1050\t30\t30\t30\t\t40\t77 Moore\t199745\t173*\t23\t23*\t\u2022 / \u2014 4\t$32*\t21* Morgn Hy\t21100\t455\t430\t430\t\t$6 2 450\t Mbanc p a\t2100\t117*\t17*\t17*\t\t$18 a\t17* Nation.sea\t\t495\t465\t465\t- 25\t$7*\t390 NfidL 5.50\t2676\t$6}4\t6*\t6*\t\t$634\t5 NfldL 525\t2146\t$62\t6*\t6 *\t\t$6 2\t5 NfldL 9o\t211C0\t$10\t10\t10\t\t$11*\t8* iNoramco\t2500\t28\t28\t28\t\t60\t26 Nor.Forit\t10220\t$9*\t834\t8*\t\u2014 *\t$10 2\t6* Noranda\t104585\t119*\t19*\t19*\t\u2014 *\t$70*\t16* Noran.srB\t7150\tS27 4\t27\t27*+ *\t\t$27 7\t24 a Noran.77S\t24460\t$24 7\t24*\t24*\t\t$74*\t20* NorcenMv\t110067\t$23 2\t23*\t23 o\t- *\t$26 :\t20 fNorcenSv\t714356\t$77*\t21*\t22*\t+ *\t$75 *\t19 9 Nor.can.O\t183714\t$10\t8*\t10\t+ 1\t$16*\t8* NC oii.sr6\t2700\t$19*\t19\t19\t\t$70^4\t13 Nor Tel\t177488\t$57*\t55*\t55*\t-îv7\t$57*\t32 Norlhgate\t2605\t87\t82\t82\t\t770\t80 Norlhgtrl\t$294120\t0 3\t0 2\t1\t\t3\t1 Nova Aibi\t870757\t$7*\t7*\t7*\t- *\t$9 2\t6* Numac\trcoo\t$5*\t5*\t5*\t- *\t$6*485\t tOcei.En.b\t2)941\t470\t455\t470\t\t470\t290 \t0 \u2022;\t\t/\tP\t\t\t Oceiolnd\t28433\t$12*\t\"4\t1?a\t$13*\t5 OcoA\t7900\t110\t100\t100 -10\t185\t95 tOnexCorp\t7500\t$6*\t5*\t5*- *\t$13\t6* fOsha A\t16550\t$70\t11*\t18*-1 4\t$35*\t18* PancdnPt\t11100\t$76\t74*\t76 +1*\t$34\t22* Pantorann\tTiOD\t225\t205\t21S -25\t250\t60 Peerless\t24975\t345\t375\t345 + ÏS\t450\t275 Pegasus\t29650\t$15*\tIS\t15*\t$16\t11 Pcoasus.w\t18600\t265\t740\t76S\t275\t102 tPeop)es.a\t5000\t160\t145\t150 -75\t$7 3\t145 Petro Can\t124775\t$10*\t9*\t9*\u2014 *\t$13*\t9 Phiiip.Env\t11300\t$10*\t10\t10* + *\t$10*\t8* Pia.Dome\t191416\t$12*\t11*\t11* + ,\t$1734\t10* Piastibec\t26800\t7S\t50\t70\tICO\t40 Poco.wt\t20000\tÎM»\t1*\t1*- *\t20\t0* Poco Petr\t8549\t49S\t480\t490 - 10\t$8*480\t Potash.wl\t31000\t$7*\t6*\t6*- *\t$7*410\t PCS inc.\t192435\t$73\t?\u2022\u2022»\t22*+ *\t$23\t15* tPowr Cr\t179300\t115\t14*\t14*\t$18 a\t13* Power.Ffn\t105283\t$19*\t11*\t1834\t$23*\t17* Premdcr\t2201000\t1534\t5 :\tS*\t$5*275\t Premicr.a\t22900\t100\t86\t100\t100\t60 P' Choix a\t4800\tSU n\t11\tn*+ *\t$11 3\tS Pr omatek\t31800\t65\t60\t65\t75\t30 Provigo\t276674\tSB :\t8\t8 *\t$13\t8* Q / R Que Tel\t11313\t$18*\t18\t18*\t\u2014\t*\t$19*\t14* OuebecoA\t107280\t114*\t13*\t14\t+\t*\t$14 3\t8* tQjebecoB\t636)23\t$14 3\t13*\t13* + *\t\t\t$14 2\t7* ppm Tec\t27700\t50\t40\t50\t\t\t75\t30 fRadio A\t19084\t$6*490\t\t6*+l\t\t\t$6\t300 Ranger Oïl\t159100\t$8*\t8\t8\t\u2014\t*\t110\t7* Reed Cil\t256\t$76\t26\t26\t\t\t$31\t22 Renaisnce\t167657\t$13 3\t13*\t13*\t\u2014\t*\t$17*\tH* tReoap\t15300\t$5*\tS*\t5*\t\u2014\t*\tS3'4\t380 iRichmont\t19500\t60\t58\t58\t\t\t95\t50 Rich Wl\t2?50\t4\t4\t4\t\t\t20\t1 Rio Atgom\t27761\t117*\t17*\t17*\t\t\t$23\t14* Roctest\t21300\t17S\t175\t175\t\t\t185\t110 fRCaniel.b\t231400\t$77*\t26\t27*\t\t\t$29*\t18 fRogerC.B\t12S810\t$13*\t13*\t13*\t\u2014\t*\t$1S\t7* IRollnd A\t750\tS7'4\t7*\t7*\t\t\t$11*\t7* Rothman\t240\t$87\t87\t80\t\t\t$80\t44* RoyalLpg\t2173\t$10\t10\t10 8*\t\t\t$10*\t7* IRyTrsIco\t86956\t$9\t8*\t\t\u2014\t*\t$11*\t6* RvTrc srS\t7050\tUS*\t14*\t14*\t\u2014\t*\t$19*\t12* RTrst Gtl\t3475\tUS*.\t15*\t15*\t\u2014\t'4\tS?0 9\t11 RyTrc?68\t2400\t$14*\t14*\t14*\t\t\t$19*\t12 Rytrc $rQ\t7350\t$73*\t22*\t23*\t\u2014\t\u2022A\t$75\t19 \ts /\t\t\tT\t\t\tt 4 t\t SHL Syst 167464 $13* 10* 12*+ * $13*460 tSNC 727310 $17 3 15 4 15*- 2 $70 13 SR.telcom 32381 $7 6* 7 + * $6*780 tSt.Sauva 13750 114 107 105 - 10 115 90 San Fran 1300 $6* 6* 4* $8 4 475 SanFraSr2 4470 $7* 7 7 » + * $8* S 4 SamGes' 29700 ?1S 211 21S ?1S 175 Sani Moa 3000 238 230 230 - 10 370 Sa.xoil 2795170 15* S* S* 113 l'.a'iifnD 27900 170 105 105 I5S Sccotre 43900 17S 110 170 - 10 410 Scept 7p 2700 110* 10* 10* $15* 10* Scot paper 277716 $19* 19 19* 123* 17 210 5* 32 no \tVatat Haul ta 0*\t\t\t\tVar.Ha\t\t11 ta fScott Hos\t216700\t117\t16*\t17\t\t118*\t14* Seagram\t2731061144\t\t140* 140*\t\t11\t\t102* Sear* Can\t2711064\t110\t9*\t93«\t\t$14\t9 Sechura.A\t2 3 500\t114\t13\t13\t\t$18\t10 j Senvest C\t2300\t335\t335\t335\t\t360\t265 Shell Can\t27075\t141*\t41\t41*\t\t$45*\t34 2 Shermag\t27700\t52\t52\t52\t\t65\t20 Shirmax\t3040\t107\t105\t107 +\t2\t195\t78 Sico\tS199\t19*\t9\t9\t\t$10\t7 fSi>C0rp A\t1300 750\t\t220\t220\t\t415\t165 Siicoro.B\t2304\t300\t300\t300\t\t390\t200 S\u2014Beaud.\t87725\t16\t5*\t5* +\t*\t$6 4\t350 fSocanavA\t597W\t325\t300\t300 \u2014\t25\t$6*300\t fSodrcanA\t24800\t250\t250\t250\t\t300\t250 Southam\t29180\t119*\t19*\t19* \u2014\t*\t$20*\t15 fSoar Aer\t13234\t118*\t17*\t11*-\t*\t$19*\t11* Sportcn.A\t23300\t425\t475\t425\t\t490\t350 Sportc.8\t24266\t170\tUS\t165\t\t180\t127 SteKo A\t1656225\t$6*\t6 a\t6*\t\t$12 4\t5* Stei 194\t3700\t\u2022$9*\t9\t9* \u2014\t*\t$14*\t6j4 Stdco.w\t2018700\t230\t220\t220 -\t5\t280\t105 iStratm.A\t239500\t42\t33\t42\t\t90\t20 SumnerSo\t7700\t150\t148\t150 +\t2\t170\t85 TVX Gold\t1700\t370\t370\t370\t\t480\t305 Taurus.A\t17900\t7\t6\t6\t\t10\t2 Techmire\t286OO\t80\t75\t75\t\t85\tIS fTecfc B\t93878\t$1934\t18*\t18*-\t34\t$23\t17 ; Tech wt.b\t3700\t160\t155\t155 -\t25\t330\t130 fTel Ml B\t2500\t$17*\t123i\t1234\t\t$13 2\t9* TelglobcS\t5800\t$31 4\t30*\t31* + 11* +\t*\t$31 4\t24* Teleglobe\t19581\t$11*\t11*\t\t*\t$12\t7'2 fTmedia.A\t22000\t490\t450\t460\t\t490\t31S Telus\t772413\t$16\t15 i\t15*-\t*\t$16*\t12* Tembec.A\t107077\t$9*\t8*\t9* +\t*\t$10*\t8 ThomCor\t58506\t$17^4\t16*\t17* +\t*\t$11*\t14 TiE.teteco\t100\t171\t121\t121 +\t1\t110\t25 To*geco\t27111\t50\tSO\t50\t\t105\t30 fTorstr B\t3265\t$74*\t24\t24* \u2014\t*\t$27*\t19* ITolai\t2400\t7S\t75\t70\t\t110\t25 TolalO G\t4*010\t$6*\t6*\t6* +\t*\t$7*\t5 4 Total Pete\tMM\t$17*\t11*\t11*-\tj4\t$29 3\t11* Trs mount\t21892\t$16*\t16\t16\t\t$17\t13 2 TrAlta 7.2\t250000\tS?5 3\t25 2\t25 3\t\t$2S\t24 TrAlta\t872838\t113*\t13*\t13 3\t\t$14\t11* TrCan PI\t1971B6\t$17*\t17*\t17 3-\t*\t$18 a\t16 TrCan 2 8\t250\t137\t37\t37 i\t\t$38 2\t31 TrCanwt\t112700\t99\t92\t92 -\t8\t198\t67 Transat\t41839\t85\t56\t75 +24\t\t100\t40 Tran.finan\tINN\t770\t210\t210\t\t$6*\t210 Tritogv.rs\t2135\t190\t190\t190\t\t475\t190 Trr*on Fin\t33795\till\t10*\t10-4\t\t$13*\t9 Tfimac\t46100\t$1*\t8*\t8*-\t*\t$9*\t6* Tr.t.Cda.R\t2IIOO\t35\t35\t35\t\t95\t36 Triton\t27200\t2\t2\t2\t\tIS\t1 Tri2ec.w.a\t2150\t7S\t7S\t95\t\t325\t90 fTriiec A\t8S578\t$9*\t9*\t9* +\t*\t117*\t9 Tri2ec B\t36?0\t$9*\t9 3\t9*-\t*\t116*\t9* Tri2ec.sr6\t1300\t$14*\t14\t14* +\t*\t$18\t11 Trco Desi\t17314\t210\t70S\t206 \u2014\t4 :\t\t200 Trust Gen\t26600\t350\t340\t350\t\t$6* 250\t TrGenpA\t211200\t$13*\t12*\t12*\t\t$19\t9* lUAP.In.A\t21475\t$16\t15*\t16\t\t118*\t15 1\tu\t\t/\tz\t\t\t Haut ta Otl S3 la Var.Hem Ultrmar\t123126\t16\ts*\t5*-\t*\t$7*470 Unr\u2014Sefcl\t1E894\t$8*\t7*\t8 +\t1\t$8* 6 fUnicorpa\t2)67\t71\t71\t75\t\t300 26 UnigesO 65\t21700\t$10\t9*\t10 + *\t\t$10 8* Uniges A\t500\t750\t750\t250\t\t37S ISO (Uniges B\t61160\t730\t217\t220 \u2014\tIS\t350 211 Un energy\tmy)\t$15\t14*\tIS +\t*\t$15 12* UnDomin\t\\w\t$11*\t11*\t11* +\t*\t$14 9 * Udom.Sr2\t3700\t$24\t23*\t23*-\t*\t$24* 16 i UnWitOm\t53196\t$8*\t1*\t8* +\t34\t$9* 7 Val Royal\t76177\t$14 7\t14\t14* +\t*\t$14*405 fVHoutie\t23775\t$6*\t6\t6\t\t$7* 5* fVicerova\t1500\tIS*\t5 *\tS* \u2014\t*\tM*29S (Videotron\t109975\t$16\tIS*\t1* + *\t\t$16 12* iViilontr.a\t24500\t5\t5\tS\t\t12 0* Westcoast\t22760\t$70\t19*\t20\t\t$21* 19 Westmln\t25308\t385\t375\t37S\t\t$6* 160 Westmsrl\t795?\t$16*\t16*\t16*-\t*\t$16* 7 Weston\t24750\t$31\t37*\t38\t\t$46 2 35* IWisc.A\t4400\t11s\t110\t11s +\t4\t120 30 Woodward\t774 97\t190\t170\t75 \u2014\tS\t395 16S fXeroxB\t26644\t130\t26*\t30\t\t$29 19* Total Saks :\t\t\t\t\t\t35,430,579 \t\tUS Fi\t\t\t\t BqRy.srl\t73370\t$28*\t28*\t21* +\t\t$28 * 25* B ImpsrIO\t385SO\t$27\t26*\t26*-\t*\t$27* 25* E DC note\t34637\t$10*\t10*\t10*\t\t$10* 9* Total Sales B Corp r B Corp.A First BC Ry Finir RvnfFin Telus.ir Total Sales Can In Un EnoFndG F Europ.u Un Carb.u Total Sales B'Nhhcic Bt Treasd DtrrvaKve Parhaty Paid Share* 94,SS7 16002 $>8* 18 18\u20141 819* 10* 1000 130* 30* 30*-* $31* 29* 2100 $28* 28* 7100 $79 76* 2500 $78 28 140779 $8* 87 $28* 78 4 26*-2* 131 78 8*- \\ 75* 1191 $30* 21* $9* I* 160,431 Tru»t Unm 1550 $8* 8* 8* $9* 8* 6640 780 280 280 \u2014 S 470 215 15050 $10* 10* 10* + * 111 9 5100 175* 25 25* f * 125* 21* 27,340 Special Warrant! 9300 110 » 9 9 - * 110H470 29500 38S 375 380 465 115 Ur?r.C dw\t1000\t50\t50\t50\t+ Î\t\t250\t75 Total Sales\t\u2022 \u2022\t\t\t\t\t\t\t19,100 \tPartnership Unrts\t\t\t\t\t\t\t Saskoil tu\t4587110)\t\t100*\tICO ; -\t\t\t\t99 Total Sain\t\u2022 \u2022\t\t\t\t\t\t\t4,542 \t\tJun.or\t\t\t\t\t\t Abcourt.b\t2779\t8\t8\t1\t\t\t10\tS AbCOPrA\t27100\t30\t30\t30\t\t\t30\t25 AbiorExp\t50664\t6\t3*\t6\t+\t1\t30\t1 Acabit\t2)5000\t14\t14\t14\t\t\t30\t2 Acha'es\t1153692\t6\t3\t6\t\t\tS\t0 2.Alliance\t24000\tIS\t13\tIS\t\t\t25\t10 Amer res\t230400\t70\t19\t20\t\t\t78\t16 Armlstc\t215930\t9\t8\t8\t\t\t15\t5 Augvva\t6970\t25\t70\t20\t\u2014\tS\t40\t8 !.*::-\t88401\t36\t32\t36\t+\t4\t38\t10 Aurochs\t30165\t26\t22\t76\t+\t4\t35\t7 \u2022 AurtecA\t55500\t68\t45\t45\tmm\t15\t91\t21 \u2022 Barexor\t66476\t4\t2 2\t4\tmm\t2\t8\tc*- Bora*.A\t3750\t6\t6\t6\t\t\t14\t2 * Brex\t17000\t10\t6\t8\t-\t2\t10 3\t0* * Brookline\t1500\t15\t15\tIS\t\t\t17\t4 ' Bruneau\t27001\t3\t3\t3\t\t\tS\t2 7 ' Canaco\t45112?\t34\t25\t32\t+\t6\t65\t8 ' Canchr\t2500\t45\t45\t45\t\t\t93\t40 ' Canspr.A\t21000\t12\t12\t12\t\t\t45\t3 Cocaine\t54500\t9*\t9\t9\t+\t1\t22\t7 Concorde\t25167\t13\t13\t13\t\t\t15\t0 ; Coniagas\t21000\t16\tIS\t16\t\t\t30\t13 Con Abil.\t274370\t24\t18\t22\t\t\t84\tIS Con Gas\t26467\t27\t17\t21\t\t\t27\tS C.Oiibw\t1500\t4\t4\t4\t1 \\\t\t10\t2 ' ' C Vald\t260533\t20\t10\t18\t\t\t45\t77'.Cristobal\t10000\t10\tS\t5\tmm\t7\t38\t2 * Denn'Or\t7000\t1\t1\t1\t+ \\\t\t4\t0* ' Denwan\t14977\t14\t12\t12\t\t\t42\t1 Oufrsnoy\t45050\t6\tS\t6\t+\t1\t14*\t3 Dumonl\t215000\t12\t12\t12\t\t\t23\t9 - Ecudor\t2100\t6\t6\t6\t\t\t9\t2 ' Fairiady\t27OO0\t8\tS\t8\t\t\t8\t1 Forbex\t231000\t4\t4\t4\t\t\t25\t2 , Free west\t39700\t340\t315\t340\t+\t10\t495\t255 .Gasoesie\t647333\t49\t27\t49\t+\t19\t37\t3 Giobex\t27000\t35\t3S\t35\t\t\tS3\t30 GBriar\t28OOO\t8\t8\t8\t\t\t70\t2 GkJnStr\t217000\t120\t111\t170\t\t\t145\t75 GoWex\t7700\t114\t90\t90\t+\tS\t170\t47 Gotr-iC\t14746\t25\t24\t74\t\t\t30\t1 Granhk.a\t34500\t80\t72\t75\t+\t8\t170\t50 .Imco\t251500\t2\t1\t7\t\t\t2*\t0* Infermon\t865O0\t60\tSS\t58\tmm\t2\t90\t20 JAGMin\t27080\tS\t5\t5\t\t\t14\t2* Jilt* y\t11300\t12\t10\t10\t\t\t20\t2 KWG.Res\t250500\t80\t65\t70\t\t\t120\t25 Kimex\t70000\t18\t14\tIS\tmm\t2\t41\t9 Loubet\t27121\t\u2022\t7*\t8\t\t\t20\tS LvonLahe\t35000\tS*\t1\t8\t\t\t30\t3 MSV cl.A\t118079\t20\t18\t18\t\t\t50\t15* Mautort\t10500\t2\t2\t2\t+\tVi\t4\t1 Ma2arin\t139504\t27\t73 2\t25\t\t2\t60\t21 Messeg\t17414\t6\tS\t6\t+\t3\t17\t2 Mimka.M\t90926\t22\t18\t20\t\t2\t40\t6 MDuNd\t258SOO\t5\t5\t5\t\t\t7\t0* Mirandor\t57556\t20\tIS\t18\t+\t3\t18\t0* NAR.met\t174596\t12\t10\t10\t-1*\t\t16\t3 Nva Cgco\t14781\t21\t18\t21\t+\t3\t25\t11 Orb ex A\t22000\t7\t7\t7\t\t\t10\t3 Oreo\t76457\t40\t30\t36\t+\t2\t47 7\t10 Orcx exp\t48500\t11*\t10\t11*+1\t\t*\t64\t6* Orient\t17174\t17\t12*\t17\t+\t1\t35\t6 \u2022 Orleans\t14165\tIS\t13\tIS\t\t\t70\t1 - Ormico\t11335)\t16\t13\tIS\t+\t2\t63\t10 Radisson\t260092\t25\t18\t24\t+\t6\t75\tS SEG\t296976\t13\t10\t10\t\t\t30\t11 Scarlett\t216\t10*\t10 3\tIS\t\t\tIS\t2 Spirit Lk\t52000\t74\t4?\t68\t+ 3\t\t99\t20 Sl.Genev\t31405?\tSO\t35\tSO\t+\t14\t125\t31 ' .Tandem\t176000\t13\t12\t12\t\t3\t30\t6 Tem»sca\t228383\t30\t20\t28*\t\t\t76\t10 VSM\t79574\t65\tSS\t55\t\u2014\t7\t140\t47 Vlor\t700676\t60\tSI\t57\tmm\t1\t67\t25 WstrnQc\t24500\t85\t80\t15\t\t\t85\t35 Wrighlbr\t72507\t13\t11\t11\t+\t1\t19\t5 Yorb.ClA\t118750\t10\t1\t1\t\t\t25\t6 Total Salts\t\u2022 \u2022\t\t\t\t\t\t4,373,723\t Total Marfttt :\t\t\t\t\t\t\t40,042,442\t LA DIVISION INTERNATIONALE À MONTRÉAL OM Dam 57 Traded Shxki trading in CONS BET Ads 11500 112* 12 1?* 117 13 Cased sa.21350 17 6* 7 ill 4 \t le\tA NOUS AVEZ-VOUS OUBLIÉS?Wwln rmamirt ««m un.Jr mWvt «qnWVui.SPCA.SIIS h»n T«**n rt«M MnmrftJ (l>rftrrt M«P 1X4 m I Les misérables (3) HUGO, Victor (Besançon 1802 \u2014 Paris 1885).La première partie du roman Les Misérables, qui à l'origine devait s'appeler Les Misères, a été publiée à Bruxelles le 30 mars 1862: «Ce livre., c'est le siècle ; c'est un vaste miroir reflétant le genre humain pris sur le fait à un jour donné de sa vie immense.» 35 Il remit le portefeuille dans la poche de son habit, puis il appela Gavroche.Le gamin, à la voix de Marîus, accourut avec sa mine joyeuse et dévouée.\u2014 Veux-tu faire quelque chose pour moi ?\u2014 Tout, dit Gavroche.Dieu du bon Dieu! sfens vous, vrai, j'étais cuit.\u2014 Tu vois bien cette lettre?\u2014 Oui.\u2014 Prends-la.Sors de la barricade sur-le-champ (Gavroche, inquiet, commença à se gratter l'oreille), et demain matin tu la remettras à son adresse, à mademoiselle Cosette, chez M.Fauchelevent, rue de l'Homme-Armé, n° 7.'.L'héroïque enfant répondit: : \u2014 Ah bien, mais! pendant ce temps-là, on prendra la barricade, et je n'y serai pas.\u2014 La barricade ne sera plus attaquée qu'au point du jour selon toute apparende et ne sera pas prise avant demain midi.Le nouveau répit que les assaillants laissaient à la barricade se prolongeait en effet.C'était une de ces intermittences, fréquentes dans les combats nocturnes, qui sont toujours suivies d'un redoublement d'acharnement.\u2014 \u2014 Eh bien, dit Gavroche, si j'allais porter votre lettre demain matin ?\u2014 Il sera trop tard.La barricade sera probablement bloquée, toutes les rues seront gardées, et tu ne pourras sortir.Va tout de suite.Gavroche ne trouva rien à répliquer.Il restait là, indécis, et se grattant l'oreille tristement.Tout à coup, avec un de ces mouvements d'oiseau qu'il avait, il prit la lettre.\u2014 C'est bon, dit-il.Et il partit en courant par la ruelle Mondé-tour.Gavroche avait eu une idée qui l'avait déter- miné, mais qu'il n'avait pas dite, de peur que Marius n'y fit quelque objection.Cette idée, la voici : \u2014 Il est à peine minuit, la rue de l'Homme-Armé n'est pas loin, je vais porter la lettre tout de suite, et je serai revenu à temps.LIVRE QUINZIÈME LA RUE DE L'HOMME-ARMÉ I BUVARD, BAVARD Qu'est-ce que les convulsions d'une ville auprès des émeutes de l'âme?L'homme est une profondeur plus grande encore que le peuple.Jean Valjean, en ce moment-là même, était en proie à un soulèvement effrayant.Tous les gouffres s'étaient rouverts en lui.Lui aussi frissonnait, comme Paris, au seuil d'une révolution formidable et obscure.Quelques heures avaient suffi.Sa destinée et sa conscience s'étaient brusquement couvertes d'ombres.De lui aussi, comme de Paris, on pouvait dire: les deux principes sont en présence.L'ange blanc et l'ange noir vont se saisir corps à corps sur le pont de l'abîme.Lequel des deux précipitera l'autre?Qui l'emportera?La veille de ce même jour 5 juin, Jean Valjean, accompagné de Cosette et de Toussaint, s'était installé rue de l'Hommc-Armé.Une péripétie l'y attendait.Cosette n'avait pas quitté la rue Plumet sans un essai de résistance.Pour la première fois depuis qu'ils existaient côte à côte, la volonté de Cosette et la volonté de |ean Valjean s'étaient montrées distinctes, et s'étaient, sinon heurtées, du moins contredites.Il y avait eu objection d'un côté et inflexibilité de l'autre.Le brusque conseil : Déménagez, jeté par un inconnu à |ean Valjean l'avait alarme au point de le rendre absolu.Il se croyait dépisté et poursuivi.Cosette avait dû céder.Tous deux étaient arrivés rue de l'Homme-Armé sans desserrer les dents et sans se dire un mot, absorbés chacun dans leur préoccupation personnelle; Jean Valjean si inquiet qu'il ne voyait pas la tristesse de Cosette, Cosette si triste qu'elle ne voyait pas l'inquiétude de Jean Valjean.)ean Valjean avait emmené Toussaint, ce qu'il n'avait jamais fait dans ses précédentes absences.Il entrevoyait qu'il ne reviendrait peut-être pas rue Plumet, et il ne pouvait ni laisser Toussaint derrière lui, ni lui dire son secret.D'ailleurs il la sentait dévouée et sûre.De domestique à maître, la trahison commence par la curiosité.Or, Toussaint, comme si elle eût été prédestinée à être la servante de (ean Valjean, n'était pas curieuse.Elle disait, à travers son bégaiement, dans son parler de paysanne de Barneville: )c suis de même de même; je chose mon fait; le demeurant n'est pas mon travail.(Je suis ainsi; je fais ma besogne; le reste n'est pas mon affaire.) Dans ce départ de la rue Plumet, qui avait été presque une fuite, Jean Valjean n'avait rien emporté que la petite valise embaumée, baptisée par Cosette Y inséparable.Des malles pleines eussent exigé des commissionnaires, et des commissionnaires sont des témoins.On avait fait venir un fiacre à la porte de la rue de Babylone, et l'on s'en était allé.C'est à grand-peine que Toussaint avait obtenu la permission d'empaqueter un peu de linge et de vêtements et quelques objets de toilette.Cosette, elle, n'avait emporté que sa papeterie et son buvard.Jean Valjean, pour accroître la solitude et l'ombre de cette disparition, s'était arrangé de façon à ne quitter le pavillon de la rue Plumet qu'à la chute du jour, ce qui avait laissé à Cosette le temps d'écrire son billet à Marius.On était arrivé rue de l'Homme-Armé à la nuit close.On s'était couché silencieusement.Le logement de la rue de l'Homme-Armé était situé dans une arrière-cour, à un deuxième étage, et composé de deux chambres à coucher, d'une salle à manger et d'une cuisine attenante à la salle à manger avec soupente où il y avait un lit de sangle qui échut à Toussaint.La salle à manger était en même temps l'antichambre et séparait les deux chambres à coucher.L'appartement était pourvu des ustensiles nécessaires.On se rassure presque aussi follement qu'on s'inquiète; la nature humaine est ainsi.À peine Jean Valjean fut-il rue de l'Homme-Armé que son anxiété s'éclaircit, et par degrés, se dissipa.11 y a des lieux calmants qui agissent en quelque sorte mécaniquement sur l'esprit.Rue obscure, habitants paisibles, (ean Valjean sentit on ne sait quelle contagion de tranquillité dans cette ruelle de l'ancien Paris, si étroite qu'elle est barrée aux voitures par un madrier transversal posé sur deux poteaux, muette et sourde au milieu de la ville en rumeur, crépusculaire en plein jour, et, pour ainsi dire, incapable d'émotions entre ses deux rangées de hautes maisons centenaires qui se taisent comme des vieillards qu'elles sont.Il y a dans cette rue de l'oubli stagnant.Jean Valjean y respira.Le moyen qu'on pût le trouver là?Son premier soin fut de mettre l'inséparable à côté de lui.Il dormit bien.La nuit conseille, on peut ajouter: la nuit apaise.Le lendemain matin, il s'éveilla presque gai.Il trouva charmante la salle à manger qui était hideuse, meublée d'une vieille table ronde, d'un buffet bas que surmontait un miroir penché, d'un fauteuil vermoulu et de quelques chaises encombrées des paquets de Toussaint.Dans un de ces paquets, on apercevait fiar un hiatus l'uniforme de garde national de ean Valjean.Quant à Cossette, elle s'était fait apporter par Toussaint un bouillon dans sa chambre, et ne parut que le soir.Vers cinq heures, Toussaint, qui allait et venait, très occupée de ce petit emménagement, avait mis sur la table de la salle à manger une volaille froide que Cosette, par déférence pour son père, avait consenti à regarder.Cela fait, Cosette, prétextant une migraine persistante, avait dit bonsoir à Jean Valjean et s'était enfermée dans sa chambre à coucher.Jean Valjean avait mangé une aile de poulet avec appétit, et, accoudé sur la table, rasséréné peu à peu.rentrait en possession de sa sécurité.Pendant qu'il faisait ce sobre dîner, il avait perçu confusément, à deux ou trois reprises, le bégaiement de Toussaint qui lui disait: \u2014 Monsieur, il y a du train, on se bat dans Paris.Mais, absorbé dans une foule de combinaisons intérieures, il n'y avait point pris garde.À vrai dire, il n'avait pas entendu.Il se leva, et se mit à marcher de la fenêtre à la porte et de la porte à la fenêtre, de plus en plus apaisé.Avec le calme, Cosette, se préoccupation unique, revenait dans sa pensée.Non qu'il s'émûV de cette migraine, petite crise de nerfs, bouderie de jeune fille, nuage d'un moment, il n'y paraîtrait pas dans un jour ou deux ; mais il songeait à l'avenir, et, comme d'habitude, il y songeait avec douceur.Après tout, il ne voyait aucun obstacle à ce que la vie heureuse reprit son cours.À de certaines heures, tout semble impossible; à d'autres heures, tout parait aisé; Jean Valjean était dans une de ces bonnes heures.Elles viennent d'ordinaire après les mauvaises, comme le jour après la nuit, par cette loi de succession et de contraste qui est le fond même de la nature et Sue les esprits superficiels appellent antithèse.>ans cette paisible rue où il se réfugiait, Jean Valjean se dégageait de tout ce qui l'avait troublé depuis quelque temps.Par cela même cju'il avait vu beaucoup de ténèbres, il commençait à apercevoir un peu d'azur.Avoir quitté la rue Plumet sans complication et sans incident, c'était déjà un bon pas de fait.Peut-être serait-il sage de se dépayser, ne fût-ce que pour quelques mois, et d'aller à Londres.Eh bien, on irait.Etre en France, être en Angleterre, qu'est-ce que cela faisait, pourvu qu'il eût près de lui Cosette?Cosette était sa nation.Cosette suffisait à son bonheur; l'idée qu'il ne suffisait peut-être pas, lui, au bonheur de Cosette, cette idée, qui avait été autrefois sa fièvre et son insomnie, ne se présentait même pas à son esprit.11 était dans le collap-sus de toutes ses douleurs passées, et en plein optimisme.Cosette, étant près de lui, lui semblait à lui; effet d'optique que tout le monde a éprouvé.Il arrangeait en lui-même, et avec toutes sortes de facilités, le départ pour l'Angleterre avec Cosette, et il voyait sa félicite se reconstruire n'importe où dans les perspectives de sa rêverie.Tout en marchant de long en large à pas lents, son regard rencontra tout à coup quelque chose d'étrange.Il aperçut en face de lui, dans le miroir incliné qui surmontait le buffet, et il lut distinctement les cinq lignes que voici : «Mon bien-aimé, hélas! mon père veut que nous partions tout de suite.Nous serons ce soir rue de l'Homme-Armé.n° 7.Dans huit jours nous serons à Londres.\u2014 COSETTE.4 juin.» Iean Valjean s'arrêta hagard.Cosette en arrivant avait posé son buvard sur le buffet devant le miroir, et, toute à sa douloureuse angoisse, l'avait oublié là, sans même remarquer qu'elle le laissait tout ouvert, et ouvert précisément à la page sur laquelle elle avait appuyé, pour les sécher, les cinq lignes écrites par elle et dont elle avait chargé le jeune ouvrier passant rue Plumet.L'écriture s'était imprimée sur le buvard.Le miroir reflétait l'écriture.à suivre B12 ITT» LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 2 FEVRIER 1992 LE CERCLE DES CARAQUINS SCÉNARISTE PIERRE DUBOIS DESSINATEUR ROBERT RIVARD (c) ÉDITIONS GLÉ.NAT, 1991 MAIS CRAksD-MÈRE, OAJ /je FAiTRî&J v\u20act1AL! C'est je lesais pas et je jue veux pas savoir ceque vous pawque2\u201e, HAIS c'est faStJORtfAL,TouTÇA.,.fl tiARPÊTEMS DESMiTER et VE PARLER TOUT vaut LA UUiT APRÈSII ET AÏÏE/JT/O/J AUlAiTJ fL M SE SAUVER H AULALAlAlA, QUEUE MiSÈRE.,.VOUS fTEAJ DOfjJUEZ B/EM Du TRACAS, PFFFPfffc* 'A VOUS EùEi/ER PEPUfS QUE VÔTRE PÈRE ESTPARTf ETQL/E VÔTREtlèRE S'ESTrt/S PAJUS LA TÊTE D'AUER T/tAMUGR e7j VfllS.^J^m^^ AHwu'ms tu ce cherches VRAiMEJUT 'H TU ME PEUX PAS Faire ATîEtJrrau V.Tu te \u2022 SOUViEuS PûURTAfJl OtCSCUE JSTAI/AiS PRO Mi S Si TU tJÉTAIS PAS PLUS SA6EU ^fp^h^x K.TUSAiS CEQuiZ «9 \u2022¦« M mm .\u2022\u2022.!(\u2022:¦ KLM f \\ tfii SUt f& M ïbf «Je crois qu'on ferait mieux d'arrêter ici.» cil me manque quelque chose.As-tu un département de boucles d'oreilles?> «C'est pour toi!» «O.K.JE SUIS PRÊT.OÙ EST-IL?> «Bien sur qu'il s'assied près de moi.Je mange tellement mal.» «Oh.J'ai oublié d'embrasser Dorothée avant de partir!» i "]
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