La presse, 4 février 1992, B. Économie - Informations nationales
[" LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 4 FÉVRIER 1992 MONTRÉAL 1887,57 (+3.10) (+0,16%) TORONTO 3594,40 (-172) ( - 0.05%) ¦ NEW YORK 3234,12 (+10.73) (+0,33%) DOLLAR CANADIEN 85,08e (-0,06ç) OR (N.-Y.) 356,70$ (-0.30*) EUSSE RIEUR ce» : des certes eee sur : liions B La société Canadien Pacifique, une des plus importantes compagnies canadiennes, a perdu près d'un milliard de dolters en 1591, en raison de pertes inhabituelles et de fermetures dans les secteurs du rail, du pétrole, de la foret, de l'immobilier et de la gestion des déchets.La compagnie a annoncé hier que ses pertes, y compris ses pertes inhabituelles, ont atteint 913,8 millions, soit 2,87 S l'action.Page B10 Vol vox investit ¦ C'est à Zurich, en Suisse, que le premier ministre Robert Bourassa a choisi d'annoncer, hier, un projet dans la haute technologie qui verra le jour à Montréal, et qui sera réalisé par des investisseur : québécois.Il s'agit d'un investissement de 55,3 millions qui permettra au consortium Volvox de concevoir et de développer des systèmes informatisés d'aide à la decision dans îe domaine de l'environnement.Page B 5 Charles Siroîs aux commandes de Téléglobe RUDY LE COURS_ harlcs Sirois, le crack de l'industrie des télécommunications qui tente de mettre la main sur Télésat, accédera dès le premier juillet à la présidence de Téléglobe Inc.D'ici là, il prend immédiatement les commandes de la division télécommunications de l'entreprise, mieux connue sous le nom de Téléglobe Canada et qui, à elle seule, représentait 59 p.cent du chiffre d'affaires de 405 millions de Téléglobe Inc.en 1990.M.Sirois remplacera dès le premier juillet a titre de président et chef de la direction de Téléglobe Inc.William McKenzie qui conserve seulement la division produits manufacturés de l'entreprise ( 18 p.cent du chiffre d'affaires seulement).La division des systèmes d'assurences (23 p.cent du chiffre d'affaires) revient à Charles Johnston.Il n'est pas exclu que ces deux divisions soient vendues si elles ne servent pas la stratégie de M.Sirois axée sur le développement des télécommunications.fusqu'au premier juillet.la présidence de Teleglobe Inc.sera assurée par un triumvirat composé de MM.Sirois, McKenzie et Johnston.La première rencontre de la troïka est prévue ce matin.Entente Ces changements majeurs sont survenus à la suite d'une entente intervenue vendredi entre Rogers Communications, la Caisse de dépôt et placement du Québec, Corporation financière Intermédia (le holding de M.Sirois) et la Commission du régime de retraite des employés de l'Ontario (OMERS) qui détiennent ensemble 38,2 p.cent des actions votantes.L'entente a été entérinée hier matin lors d'une séance extraordinaire du conseil d'administration de Teleglobe Inc.Selon des indications obtenues par La Presse, seuls M.Mackenzie et le président du conseil Erik Baker ont voté contre.Conséquence directe: ils seront exclus du conseil au plus tard lors de l'assemblée -¦-T~T- Une ascension fulgurante ¦ V I 1 s i Charles Sirois PHOTO PC RICHARD DUPAUL Jj W ascension de Charles Sirois mm à la présidencede releglo-be n'a surpris personne dans le secteur des télécommunications.Ce jeune multi-millionnaire de 37 ans est considéré par ses collègues comme un gestionnaire chevronné, habile et ambitieux, dont l'avenir était promis dès le début aux plus hautes sphères de l'industrie.«M.Sirois a fait beaucoup de chemin depuis qu'il a quitté le Sa-guenay.Plusieurs voient en lui un futur leader de l'industrie, une sorte de Jean de Grandpré (l'ex-président des Entreprises BCE)», affirme un ancien collègue de BCE Mobile, où M.Sirois a oeuvré pendant plus de deux ans.Natif de Chicoutimi, M.Sirois a connu une ascension formidable dans i'industric des télécommunications.Il a commence sa carrière en 1978.après avoir repris la gestion d'une entreprise familiale, Sctel-co, une compagnie exploitant un réseau local de télé-avertisseurs.Saisissant tout le potentiel de cette nouvelle technologie, M.Sirois, un diplômé de l'Université Laval (maîtrise en finances), en fera la plus importante société ca- nadienne de télé-avertisseurs National Pagette.En 1987.National Pagette ci son associée.National Mobile Radio Communications, sont fusionnées à Bell Cellulaire pour créer le géant BCE Mobile.Entre 1988 et 1990.M.Sirois assumera les fonctions de président du conseil et chef de la direction de BCE Mobile.Même si M.Sirois abandonne son siège au conseil de la société, en novembre der-nier, des observateurs ont vu en lui le «pion » de BCE dans un précédent assaut contre Teleglobe.Quant à sa société de portefeuille.Télésystème National, celle-ci détient une participation dans des sociétés spécialisées en communication et en télécommunication au Canada ainsi qu'à l'étranger.En 1990, Télésystème National fondait la Corporation financière intermédiaire (CM), une banque d'affaires constituée avec des fonds propres de 100 millions.CF1 détient notamment des intérêts dans Radiomutucl (25 p.cent).Une autre entité du groupe.Télésystèmes Entreprises, ex ploite, entre autres.Cellulaire Canada, une entreprise de distribution et de location d'équipement reliées aux communications mobiles.annuelle des actionnaires l'an prochain.Les quatre membres du conseil qui représentent les intérêts de BCE ( propriétaire de Bell Canada et détenteur de 22.3 p.cent des actions de Téléglobe Inc.) ont été tenus à l'écart du vote, en vertu d'une convention intervenue en 1987 entre BCE et Téléglobe Inc.qui s'appelait alors Mcmotec Data.L'ensemble de ces changements, qui ont toutes les apparences d'un putsch, doit être approuvé par le CRTC qui rencontrera les parties d'ici 30 jours.«Nous vivons un moment historique.C'est un pas vers l'harmonisation des télécommunications internationales», affirmait hier soir M.Sirois devant la presse.Seule l'union des forces canadiennes permettra de faire de Téléglobe un leader mondial.Plus le trafic international sera grand, meilleurs seront les tarifs pour l'ensemble des clients canadiens, soutient M.Sirois.Selon lui.la direction déposée de Téléglobe Inc.menaçait l'avenir même de la société en compétionnant sur leur terrain les télécommunicateurs (Bell et Rodgers) qu'elle était appelée à desservir sur la scène internationale.«C'était une approche de confrontation qui conduisait à la fragmentation du monopole de Téléglobe sur les communications internationales, précise-t-il.Ou bien on choisissait de se faire taper sur la baboune par les géants internationaux ou bien on s'arrangeait par créer une société forte» perçue par les joueurs canadiens comme un outil plutôt que comme une menace.M.Sirois tient à dissiper l'image qui en fait un homme de paille de Bell parce qu'il est actionnaire et ancien président de BCE Mobile.Parlant en tant que président de Télésystème National, il a rappelé être en compétition avec Bell pou.r mettre la main sur Télésat qu'Ottawa doit privatiser au printemps.Télésat et Téléglobe au sein d'une même stratégie (et sous la houlette du même homme) et l'harmonisation de l'industrie canadienne des télécommunications internationales devient une réalité.LA PRESSE MOfJTREAU VB^EOl 18 DECEMBRE 1959 CYCLES MS AFFAIRES DE 1300 A 1999 - »a ^\u2014 , \u2022 w \u2022 - - .- __ - » _ «.a \u2014 Un devin a prédit la fin de la récession pour 1995 MAURICE JANNARD ¦Bmani 1X19 tilt 1137 U73 U9* COPIE DUN GRAPHIQUE DECOUVERT DANS LE TIROIR D'UN VIEUX PUPITRE A PHILADELPHIE EN 1902 ET DONT L'AUTEUR EST INCONNU.\u2014 Le graphique original était jauni par le temps et le pupitre avait déjà une quarantaine d'années au moment de la découverte.On croit que ce graphique a été proparé pendant ou avant la guerre civile.I! est étonnant de constater avec quelle ' l'auteur inconnu a prédit ries Mr\" comme celîcs tn * sept ans.»A \u2022 1911 J9: 196S A \u2014 î^es années de prospérité et de prix élevés.B \u2014 Les années difficiles et de bas prix.C \u2014 Les années de panique et de dépression.atigués de la récession et des affaires qui stagnent?Prenons notre mal en patience car les problèmes économiques actuels dureront jusqu en 1995.Puis, l'activité entreprendrait une remontée jusqu'à la fin du siècle et par le fait même le deuxième millénaire se terminerait sur un air de prospérité.Tel est le portrait de l'avenir économique si on se fie à un devin anonyme qui a produit au siècle passé un graphique prédisant les cycles économiques des années 1800 à 1999.Ce graphique a été publié pour la première fois dans La Presse en décembre 1959.puis une deuxième fois en janvier 1985.Un aimable lecteur nous le rappelait celte semaine.Ces prévisions ont été découvertes pour la première fois dans un journal de Philadelphie en 1902.Toutefois, son auteur demeure inconnu et les prévisions dateraient de quarante ans plus tot.soit au moment de la guerre de Sécession.D'après ces projections, l'économie se trouverait en dépression à des intervalles réguliers variant de 16 à 20 ans.11 y aurait également des cycles moyens allant de huit à dix ans.Nous serions actuellement dans un cycle de moyenne durée, d'après noue devin anonyme; 1988 aurait été la dernière année d'expansion récente et l'économie amorcerait un déclin jusqu'en 1995.Les années inscrites au haut du graphique sont celles de « prospérité suite à la pace b 4 Claude Picher \t \t\u2022 \tV .7 \t Quand les compagnies paient, vous payez! WÊ es banques canadiennes ont déclaré Ha des profits records de 3,7 milliards, cette année.À lui seul, le groupe Bell, titan de l'économie canadienne, enregistre des profits de 1,3 milliard! Et pendant que ces géants s'en mettent plein les poches, le fardeau fiscal des particuliers ne cesse de s'alourdir.Pire: l'écart entre l'effort fiscal des particuliers et des entreprises augmente particulièrement vite depuis quelques années (depuis, disent les mauvaises langues, que les conservateurs ont été élus à Ottawa).Au premier coup d'oeil, quelques chiffres donnent le frisson : en 1985, les particuliers ont payé 33 milliards en impôts à Ottawa, contre 11 milliards pour les sociétés.Six ans plus tard, la contribution des particuliers est passée à 64 milliards, mais celle des entreprises n'a pas bougé: elles fournissent toujours 11 milliards.Pour donner une idée plus juste de la situation, il faut exprimer cette évolution en dollars constants, c'est-à-dire qui tiennent compte de l'inflation.Comme les dollars de 1985 ne valent plus que 76 cents aujourd'hui, cela veut dire que le fardeau des particuliers, en termes réels, a augmenté de 48 p.cent, tandis que celui des sociétés a diminué de 24 p.cent! Dans les circonstances, la tentation est forte de réclamer que les compagnies soient forcées de contribuer davantage.Hélas, ce n'est pas si simple.11 est à peu près temps que les Canadiens réalisent que les compagnies ne paient pas d'impôt! 11 existe, bien sûr, un impôt sur les revenus des sociétés, mais cet impôt est une fiction : son seul but est d'apaiser la colère des particuliers en entretenant l'illusion que les entreprises participent au financement des dépenses publiques.Les actionnaires (donc les propriétaires) de la compagnie, les employés de la compagnie, les fournisseurs de la compagnie, les clients de la compagnie, paient tous de l'impôt, mais pas la compagnie.C'est nous tous, particuliers, qui payons les taxes des entreprises.Imaginons un instant que le fardeau fiscal des entreprises, depuis cinq ans.ait épousé une courbe parfaitement similaire à celle des particuliers.Ce ne serait plus 11 milliards qu'elles paieraient en impôts aujourd'hui, mais 16 milliards.Où pensez-vous que les entreprises se- raient allées puiser les cinq milliards de différence?Vous voulez augmenter les impôts de la Banque Nationale?Fort bien ! Les premiers touchés, bien entendu, seront les actionnaires.Dont, en premier lieu, la Caisse de dépôt et placement du Québec, qui détient quelque 13 millions d'actions de la Nationale.La Caisse est aussi un actionnaire important de la Royale (18 millions d'actions), de la Toronto-Dominion (22 millions), de la CIBC ( 12 millions), et de centaines d'autres entreprises, dont Bell (18 millions d'actions), Alcan (13 millions).Canadien Pacifique (20 millions), Power (6 millions), Provigo (12 millions), et je pourrais continuer le liste longtemps.En tant que citoyens québécois, nous sommes tous propriétaires de la Caisse de dépôt, et par conséquent actionnaires de toutes ces compagnies.Si vous avez un fonds de pension, au travail, il y a de fortes chances pour qu'il contienne une forte proportion d'actions des compagnies que nous venons de nommer, et de beaucoup d'autres.Par le biais de nos fonds de pension, NOUS SOMMES PROPRIETAIRES des plus grandes entreprises canadiennes.Ce n'est pas le président de la Banque Nationale ou de Bell qui met les profits dans ses poches.Les milliards de profits des banques, de Bell, de tous les autres, sont ou bien réinvestis dans l'entreprise, ou bien distribués sous forme de dividendes dans les fonds de pension auxquels nous participons.Si vous avez investi dans un fonds mutuel, c'est vous qui écoperez si le gouvernement augmente les impôts des entreprises.Si vous faites partie des milliers de Québécois qui ont acheté des actions du Fonds de solidarité de la FTQ, vous avez tout intérêt à ce que les impôts des entreprises ne grimpent pas, parce que les petites entreprises soutenues par le Fonds risquent d'être au premier rang des victimes.En tant que consommateur, la question vous concerne également.Lorsque les impôts d'une entreprise grimpent, celle-ci se rattrappe, le plus simplement du monde, en ajustant ses prix en conséquence.Personne n'a jamais pu empêcher cela, depuis que le monde est monde et que les impôts sont inventés.L'augmentation des prix n'est qu'un des instruments que les entreprises peuvent utiliser.Augmentez demain les impôts de votre employeur, et mettez-vous à la place de votre patron, inévitable ment, une des premières questions qui lui viendra à l'idée, c'est : où est-ce que je coupe?Dans la qualité du produit?Le service après-vente?Les immobilisations?Les salaires?Les emplois?Peu importe l'angle sous lequel on aborde la question, on revient toujours a la case départ.Les gouvernements peuvent toujours doubler, quadrupler, décupler les impôts des sociétés, cela ne changera rien.Si les compagnies payaient plus d'impôts, peut-cire (je dis bien peut-être) en paierions nous moins; mais ce que nous épargnerions en impôts, nous serions quand même obliges de le financer à même nos fonds de pension, nos jobs, nos achats.Reclamer qu'on impose davantage les sociétés, cela revient ni plus ni moins à changer le mal de place.Qu'on le veuille ou non.nous, contribuables, consommateurs, salariés, sommes comme la nappe phréatique, qui finit par absorber toutes les cochonneries que l'on déverse sur le sol. \u2014\u2022» Q2 LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 4 FEVRIER 1992 Editorial Paul Desmarais president du conseil d'administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adjoint directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en rhe* Enfin, un geste concret pour la reprise E V ¦ o V \u2022 n réduisant de dix a cinq p.cent la mise de fonds nécessaire pour acheter une maison, le gouvernement fédéral a pose, enfin, un geste qui peut contribuer à la reprise.Cette mesure, quoique modeste, tranche fort agréablement avec la politique de laisser-faire, sinon de fatalisme passif qui est celle du gouvernement Mulroney depuis le début de cette récession, il y a dix-huit mois.La nouvelle politique, annoncée par le ministre de l'Habitation, Elmer MacKay, consiste a permettre à la Société centrale d'hypothèque et de logement de garantir des prêts hypothécaires consentis par les institutions financières où l'acheteur ne fournit que cinq p.cent de la valeur du logement, au lieu de dix actuellement.C'est une mesure parfaitement adaptée à la situation actuelle de l'économie.D'abord, parce qu'à toutes fins pratiques, elle ne coûte rien au trésor public et permet donc d'agir sans accroître le déficit.Ensuite, elle cible un secteur qui a beaucoup souffert de la récession mais qui, par contre, peut jouer un role d'entraînement pour assurer la reprise.Le fait de permettre une diminution de la contribution de l'acheteur comporte par contre des dangers.Si l'acheteur met moins d'argent de sa poche, cela signifie qu'il s'endette davan- La France malade de ses socialistes ¦ | affaire Habache est venue tourmenter le gouvernement Q socialiste en France au moment où sa popularité plonge mm dans un abîme « mulronien ».On laisse entendre qu'il y a des dessous bien caches au scandale, mais le pire est vraisemblablement l'étalement en plein jour de la désorganisation des plus hautes instances du gouvernement.Quatre hauts fonctionnaires et la présidente de la Croix-rouge française portent le chapeau alors que les ministres des Affaires étrangères et de l'Intérieur plaident l'ignorance.Si le président François Mitterrand veut éviter la pire des débâcles lors des élections régionales dans sept semaines, il devra prendre l'affaire personnellement en main.Le premier ministre, Mme Edith Cresson, n'a pas le poids politique nécessaire pour ramener un semblant de sérénité parmi les socialistes où différentes tendances cherchent à se démarquer en prévision des élections cantonnales, législatives, puis présidentielles au cours des trois prochaines années.¦ L'affaire n'avait au début rien de dramatique.Georges Habache, chef du Front populaire pour la libération de la Palestine est hospitalisé en France.Or, on impute à M.Habache la responsabilité de plusieurs actes terroristes, bien qu'il ne soit pas activement recherché par la police française.Au milieu d'une controverse au sujet de l'état de santé de M.Habache, la Justice veut l'interroger.Pour finir, il est prié de quitter la France.La question qu'on se pose est de savoir comment quatre hauts fonctionnaires ont pu prendre la décision d'admettre M.Habache en France sans que leurs chefs politiques n'en soient mis au courant, pour autant qu'il soit vrai qu'aucun ministre n'ait eu vent de sa venue.La présidente de la Croix-rouge était également conseillère auprès du président et ne lui aurait pas parlé de cette mission qu'elle organisait.Pour une fois, le redoublement des fonctions qui existe entre le gouvernement et la présidence semble avoir gardé tout le monde dans l'ignorance.Déjà avant cette affaire, la hantise des socialistes était de recueillir moins de voix que le Front national de Jean-Marie Le Pen.Leur défaite ne faisant plus aucun doute, M.Mitterrand aurait pu par la suite remercier Mme Cresson et remanier le cabinet.Mais avec l'affaire Habache, il pourrait être forcé de remanier le gouvernement avant les élections cantonnales et de préparer la campagne des législatives avec une équipe déjà une fois perdante.Pour la France, l'affaire Habache est en soi sans conséquence grave ; pour les socialistes, elle est critique.Frédéric WAGNIERE La «shop» des policiers | était trop beau ! Pendant quelques heures, on a cru que la ï mort de Marcellus François avait au moins contribué à \u2022V^ rendre la police de la CUM plus consciente de ses faiblesses.Autant en ce qui a trait à ses procédés qu'à son attitude face aux minorités.Erreur! On avait oublie que la police ne constitue pas un organisme public homogène.Un groupe de professionnels, cadres et syndiqués, d'abord au service de l'ensemble des contribuables.Mais avant tout une «shop» comme n'importe quelle autre.Un théâtre d'affrontements traditionnels entre de vaillants travailleurs \u2014 toujours bien sur, irréprochables \u2014 et de méchants patrons qui ne peuvent évidemment qu'avoir tort.C'est ce que vient de rappeler le président de la Fraternité des policiers, M.Yves Prud'homme, dans une déclaration qui ravale ses membres à peu près au même plan que les cols bleus de la ville ou les préposés à l'entretien de la STCUM.Et tant pis pour les naïfs qui s'imaginaient que les policiers pouvaient, eux, quelle que soit leur place dans la hiérarchie, se préoccuper de leur responsabilité collective en même temps que de leurs avantages particuliers! On sait maintenant qu'on a mal interprété les propos du directeur Saint-Germain, la semaine dernière.Du moins pour cé qui est d'une prise de conscience par l'ensemble de ce service des efforts a entreprendre pour améliorer son fonctionnement et regagner la confiance de la population.Surtout celle des différents groupes minoritaires.De toute façon, à en croire M.Prud'homme, il n'y a pas eu d'erreur ni de bavure dans l'affaire Marcellus François.Tout au plus des conséquences malheureuses de lacunes en termes d'équipement et d'effectifs.Évidemment imputables à la seule direction.Ben voyons! Monsieur le président a évidemment oublié d'expliquer en quoi quelques centaines de policiers additionnels et un meilleur système de communications auraient empêché quelques «gros bras» de tenir sur les ondes des propos racistes dignes du KKK.Mais ce n'est pas important à ses yeux puisqu'il s'agissait, paraît-il, de conversations privées.En somme une attitude bien normale dont on peut seulement déplorer qu'elle ait été rendue publique) Pas étonnant qu'avec une telle mentalité, les porte-paroie de la Fraternité se soient sentis «poignardés dans le dos» par leur employeur dont la réflexion va infiniment plus loin que la stricte problématique syndicale.Si leurs membres ont à ce point «le moral dans les talons», c'est peut-être parce que depuis trop longtemps les préoccupations professionnelles et la conscience sociale de leurs dirigeants se situent exactement à ce niveau.Pierre GRAVEL tage pour devenir propriétaire.Cette façon d'accroitre la vulnérabilité des nouveaux propriétaires aurait été impensable il n'y a pas si longtemps.Mais avec la baisse significative des taux d'intérêt, les risques deviennent minimaux.La chute des taux hypothécaires est telle depuis un an, presque six points de pourcentage, que le fardeau d'un emprunt hypothécaire baissera environ du tiers.Même en augmentant le montant d'une hypothèque de cinq p.cent, l'emprunt hypothécaire sera beaucoup moins lourd qu'il ne l'était il y a un an.Pour plus de sécurité, la mesure sera réévaluée dans deux ans.En somme, jamais autant de conditions n'auront été réunies depuis des années pour faciliter l'accès à la propriété: des taux hypothécaires très bas, un marché aux prix déprimés, et maintenant la réduction de la mise de fonds.Cette mesure est de loin préférable à une autre idée, qui reçoit une réelle attention depuis quelques mois, et que le chef de l'Opposition, M.Jean Chrétien, a intégrée au plan de relance en cinq points qu'il proposait vendredi dernier: l'utilisation des fonds d'un REÉR pour acquérir une première maison.Cette mesure, certes attrayante, a le défaut de dénaturer la fonction même d'un REÉR, qui est de mettre de l'argent de côté pour augmenter ses revenus au moment de la retraite.À court terme, elle permettrait de débloquer des épargnes qui favoriseraient la reprise.Mais qu'arrivera-t-il, vingt ou trente ans plus tard, au retraité?C'est en quelque sorte la fable de la cigale et de la fourmi.Il n'en reste pas moins, qu'avec son plan en cinq points, M.Chrétien montre aux Canadiens qu'il s'occupe plus de la relance économique que ne le fait le gouvernement avec son armée de fonctionnaires.Et comme la baisse de dix à cinq p.cent de la mise de fonds était l'une de ses cinq propositions, ce sont les libéraux qui ont le leadership dans la lutte contre la récession.C'est d'autant plus le cas que, en soi, cette politique d'habitation, qui pourra favoriser la construction de quelque 10000 logements, est presque une goutte d'eau dans l'océan.La publication, hier, de l'indice avancé de Statistique Canada du mois de novembre montre à quel point la reprise est fragile.Et a quel point la récession que le gouvernement Mulroney a créée de toutes pièces est incontrôlable.Le cadeau du ministre MacKay est également trop modeste et trop tardif pour contribuer au revirement psychologique, en montrant que le gouvernement s'occupe des citoyens et a la situation bien en main.Pour que cette mesure joue son rôle, il faudrait quelle ne soit que la pointe de l'iceberg de l'intervention gouvernementale.Et que les conservateurs aient beaucoup d'idées de ce genre à proposer.Alain dubuc APUèS L M HMCEÏJMS mN&>S DROITS RESERVES Le spectacle médiatique compte plus que la substance des conférences régionales MARCEL ADAM peso aut-il s'étonner quo les pro-HP1 positions fédérales aient été rejetées en fin de semaine, à Montréal, lors de la troisième conférence constitutionnelle régionale portant cette fois-ci sur l'union économique?Comment aurait-il pu en être autrement après que ces propositions eurent été rejetées par tout le monde et que le ministre joc Clark eut lui-même réitéré qu'elles ne tenaient plus en répétant qu'Ottawa en présentera d'autres, différentes.Les délibérations de ces colloques sont généralement analysées comme si le sort des propositions fédérales s'y jouait.Si c'était le cas, ce ne serait vraiment pas sérieux.D'abord, ces conférences ne sont pas représentatives de l'opinion de l'ensemble de la population.Ensuite, les propositions sont débattues en pièces détachées par des gens différents durant seulement deux jours pleins.Bref, le format ne permet qu'une discussion superficielle qui ne peut produire un véritable consensus sur une réforme qui doit former un tout cohérent et équilibré.Inscrit dans les astres, le résultat du colloque de la dernière fin de semaine était donc prévisible.Ce qui était inattendu, c'est la grande part qu'a prise dans jes discussions l'idée du premier ministre ontarien Bob Rac d'enchâsser une charte sociale dans la Constitution.Un sujet qui n'était pas à l'ordre du jour.Mais contrairement à ce qui s'est passé précédemment, particulièrement à Calgary, où il semble que les organisateurs ont été circonvenus par des participants déterminés à faire débattre de questions qui n'étaient pas au programme, à Montréal, le dérapage était prévu et probablement voulu.Tom Kierans, coprésident de la conférence, et Claude Castonguay, orateur invité, ont dès l'ouverture jutifié un tel débat en accréditant les préoccupations des tenants d'une telle charte.Ce n'est sûrement pas contre la volonté des organisateurs de la conférence qu'ils ont mis cette question imprévue sur la table.Se faisant ainsi les alliés objectifs des représentants des groupes qui chérissent cette idée néo-démocrate \u2014 un lobby dont l'activisme a été qualifié par certains comme une véritable mainmise sur la conférence.Pourquoi la direction a-t-elle voulu ce dérapage du programme initial?La réponse à cette question se trouvera dans la réponse à une autre question d'ordre général : Quel est le but réel de ces conférences?Mardi dernier, j'y répondais en partie dans un article qui a paru à certains un peu cynique à cause de son ton peut-être trop négatif: tout ayant été dit et redit à satiété sur les paramètres d'une éventuelle réforme constitutionnelle depuis deux ou trois décennies, cette entreprise vise plutôt à convaincre le peuple qu'il n'a pas été écarté du processus comme dans le eus de Meech.le compléterai celte explication en disant que le gouvernement a également voulu par ces conférences itinérantes et spectaculaires créer des événements médiatiques.En effet cette demi-dizaine de colloques tenus dans autant d'endroits, mobilisent chaque fois les médias qui en répercutent les images et l'essentiel des débats à la grandeur du pays pendant une fin semaine.Durant deux jours les gens entendent parler du Canada et de la menace de désintégration qui pèse sur cette union fédérale qui a fait sa prospérité, par quelque deux cents personnes de divers milieux et conditions, (de simples concitoyens siégeant avec des notables et des experts), cherchant les moyens de conjurer ce malheur.Considérant la morosité des Canadiens et leur pessimisme quant à l'avenir de leur pays, prenant aussi en compte le fait que les dirigeants politiques sont trop discrédités pour pouvoir exercer une influence bénéfique sur le moral du peuple, le gouvernement pouvait-il trouver un meilleur moyen que ces conférences hautement médiatisées pour influencer positivement l'opinion publique?Et, qui sait?, créer un état d'esprit moins défaitiste qui celui qui règne depuis un an et demi?Peut-être pas.C'est sûrement l'analyse qu'ont faite les indépendantistes qui.redoutant que ce «spectacle» renverse le momentum qui favorisait leur option depuis Meech, ont annoncé que dorénavant ils occuperont la scène médiatique chaque fois qu'il y aura un développement dans le processus de réforme constitutionnelle.Mais il n'y a pas que la crise constitutionnelle.Celle-ci est accompagnée d'une récession qui éprouve douloureusement une multitude de Canadiens.Dans cette conjoncture il ne suffit pas de faire un événement médiatique de la réforme constitutionnelle pour distraire la population des problèmes économiques qui sont de loin, pour elle, prioritaires.Pour retenir leur attention il faut donc faire écho à leurs préoccupations économiques.Aussi, les débats au sujet de la charte sociale arrangeaient-ils les organisateurs de la conférence de Montréal dans la mesure où ils servaient bien les fins médiatiques de ces forums.C'est déjà une entreprise extrêmement difficile et périlleuse que de réformer une constitution quand il n'y a pas de consensus dans le pays et que la population n'a plus aucune confiance dans ses gouvernants.C'est tenter le diable que de le faire par-dessus le marché pendant une forte récession.À plus forte raison quand les représentants de groupes sociaux participent au processus, eux dont la raison d'être est la défense et la promotion de leurs intérêts particuliers et non l'intérêt général.C'est pourquoi les débats de la fin de semaine avaient bien plus à voir avec la politique qu'avec la Constitution.Et que beaucoup de participants semblaient vouloir introduire dans la constitution des politiques davantage destinées à corriger des maux qui tiennent peut-être plus a la conjoncture ou à de mauvaises mesures gouvernenientales qu'à des vices constitutionnels.i i LA PRESSE.MONTREAL, MARDI g FEVRIER 1992__ _ B 3 Opinions Méningite: pourquoi n'y a-t-il pas d'immunisation systématique?CILLES DELACE.RICHARD MASSÉ, PHILIPPE De WALS et ROBERT REMIS Clement Olivier Sida : il faut des médecins plutôt que des policiers CLÉMENT OLIVIER L'auteur de l'opinion qui suit est médecin, president de lu Clinique l'Actuel et médecin-conseil nu DSC de l'Hôpital Cluirles-LeMoyne.ar la voie de La Presse, le Dr |ohn Osterman, chef du DSC Lakesho-re, m'accuse de soutenir une position alarmante et inquiétante en refusant de donner aux DSC les noms de mes patients infectés par le VIII ou atteints par le sida.Voici ma réponse.Un malentendu Depuis dix ans que je travaille dans le domaine du sida, je sais pertinemment que la très vaste majorité des patients infectés par le VIII informent leurs partenaires de leur état.Ceux et celles qui s'abstiennent le font pour une raison bien simple (leurs partenaires sont inconnus) et aucun système ne pourra le faire à leur place.De façon vraiment très exceptionnelle (une fois tous les deux ans.soit deux fois sur les I 950 patients séropositifs dépistes par l'Actuel), se présente le cas du séropositif qui n'arrive pas à aviser ses partenaires tout en continuant d'avoir des relations sexuelles non protégées.C'est alors que je fais intervenir, avec l'accord du patient, les ressources des DSC.Il est 1res curieux par ailleurs que le Dr Osterman m'accuse à mots couverts de manquer de conscience professionnelle lorsque je refuse de déclarer les noms de mes patients sidéens, alors que ce sont justement les DSC, dont il est un des directeurs, qui ont mis sur pied des cliniques de dépistage du Vli tout à fait anonymes dans des CLSC: comment fait-on.dans ces CLSC.pour rejoindre les partenaires des patients séropositifs lorsque ceux-ci ne sont connus que sous un numéro?Une manipulation d'études Bien sûr.le Dr Osterman ne fait état que des études qui soutiennent sa thèse : il ne cite pas le cas de l'État de l'Ore-gon où, après avoir mis en place un système de déclaration des noms des séropositifs pour la recherche des contacts, on a constaté une baisse importante et inquiétante de la fréquentation des cliniques de dépistage.Une autre étude, pan-américaine celle-là, démontre que, par crainte de tomber dans un système de déclarations et d'enquêtes, 50 p.cent des Américains qui ont passé un test du sida ne vont pas chercher leurs résultats.À juste titre, le Dr Osterman affirme que les programmes d'éducation du public n'ont pas donné ies effets escomptés.Que faut-il en conclure?que tous les programmes d'éducation, quels qu'ils soient, sont inefficaces et qu'il faut les remplacer par des systèmes d'enquêtes, ou bien que ces programmes ont été pusillanimes et mal orientés?L'inquisition ne saurait remplacer l'éducation.En ce sens, on ignore que le véritable danger n'est pas le séropositif qui «sèmerait à tout vent», car la plupart des gens infectés par le V1H n'ont ni le temps ni le goût, malades qu'ils sont, de transmettre leur virus.Si danger il y a, c'est plutôt du côté des adolescents séronégatifs qui s'infectent en ne protégeant pas leurs relations sexuelles, faute d'avoir reçu l'information adéquate.Les cliniques privées Affirmer que les médecins en pratique privée ne sont pas tous capables de s'assurer que les partenaires des séropositifs soient pris en charge, relève de la pure ignorance.Dans un climat de confiance qu'assure le maintien de la confidentialité et du secret professionnel, les médecins de pratique privée ont pu amener la presque totalité des patients séropositifs à aviser leurs partenaires.|c rappelle que ce sont les cliniques privées, (outre la Clinique l'Actuel à Montréal, mentionnons la Clinique l'Alternative, la Clinique du Mont-Car-mcl et la Clinique des jeunes Saint-Denis), qui ont* dépiste 90 p.cent des cas de sida au Québec.le rappelle aussi que la Clinique l'Actuel, selon une étude faite par le DSC Saint-Sacrement de Québec, a dépisté à elle seule 75 p.cent des séropositifs du Québec.Ce sont aussi des médecins de l'Ac- tuel qui ont fait le tour des regions du Ouébec pour y former les intervenants dans le domaine du sida.Ce sont aussi des cliniques privées qui accueillent chaque jour des centaines de séropositifs et sidéens, qui effectuent des visites à domicile et dans les foyers d'hébergement pour y soulager la souffrance des mourants: toutes ces activi-lés ont été initiées et maintenues par des médecins en pratique privée, dont ceux de la Clinique l'Actuel que je dirige.La collaboration avec les DSC le tiens à préciser que non seulement je crois au rôle des DSC dans la prevention 0*11 sida, mais que moi et mon équipe collaborons régulièrement avec eux.Mentionnons que la plupart des médecins de la Clinique l'Actuel travaillent aussi dans des DSC dont la collaboration, pour juguler le sida, est essentielle: le DSC Saint-Luc a participé à la publication d'ouvrages sur le sida (mentionnons l'important ouvrage de référence Le sida: un nouveau défi médical, en ré-édition), effectue des enquêtes épidemiologiques, fournit des médicaments et le support de médecins-conseils; le DSC Charles-LeMoyne a mis sur pied un très efficace programme de prevention MTS-sida sur la Rive-sud et entretient des liens étroits avec l'Actuel.De nombreux médecins et autres intervenants, dans plusieurs DSC du Québec, collaborent régulièrement avec l'Actuel, dans un climat de respect et d'échange.Un clivage culturel?Pour certains, responsabilité veut dire contrôle et enquêtes \u2014 avec la dangereuse illusion qu'on fait quelque chose d'utile puisqu'on agit \u2014 alors que pour moi responsabilité se traduit .par écoute, accueil, confidentialité et parfois secret.Il est impératif que tout citoyen du Québec qui se sent menacé par le sida, soit assuré de trouver un lieu de parole, secret et accueillant, qui ne soit pas mis en danger par la menace d'une enquête qui débouchera nécessairement sur un bris de confidentialité: autant demander à ceux que le sida inquiète de rester chez eux.D'ailleurs, pourquoi toujours recourir au modèle américain pour trouver des solutions à nos problèmes?Les États-Unis ont-ils fait bonne figure en décrétant des lois contre les voyageurs étrangers séropositifs?(cette mesure a été dénoncée par l'OMS).Le Dr Osterman aimerait bien que le ministre de la Santé injecte davantage de ressources et de fonds dans les DSC pour qu'on y fasse des enquêtes.|e croyais pourtant que l'État manquait d'argent.Du moins c'est ce qu'on nous dit.Mais si on a de l'argent à mettre dans un système d'enquêtes qui a démontré son inefficacité aux États-Unis, je suggérerais plutôt qu'on en injecte là ou il faut: la Clinique l'Actuel aurait besoin de ces fonds pour assurer le recrutement d'une relève qui fait défaut.En effet, la Clinique l'Actuel recherche des médecins pour continuer d'assurer des soins de base aux sidéens \u2014 et non des enquêtes aux résultats hypothétiques \u2014 et elle se voit confrontée à des refus parce que les jeunes médecins désireux de venir travailler chez nous se font amputer leurs revenus de 30 p.cent.Permettez-moi, Dr Osterman, d'être inquiet à mon tour.Face à la menace du sida, vous dites que tous les moyens efficaces pour le contrôler doivent être mis en ouvre.L'heure des demi-mesures, dites-vous, est terminée.Est-ce vraiment là votre pensée?Tous les moyens doivent être mis en oeuvre?Jusqu'où peuvent aller tous ces moyens?le suis convaincu que les médecins de mon équipe, en donnant chaque jour, à la Clinique ou à domicile, des soins humains aux sidéens et à leurs proches, ont largement contribue au maintien de la santé publique et ont donné leur pleine mesure.Pour ma part, je serais bien plus inquiet d'un Québec qui serait aux trousses de tous les séropositifs, sous le fallacieux prétexte de protection du public.Si ce public pouvait parler, il dirait clairement que, pour protéger sa santé, ce sont des médecins au grand coeur qu'il lui faut, pas des policiers.Les auteurs du texte qui suit sont médecins.M.Gilles Delage est attaché au Département de microbiologie et d'immunologie de l'Université de Montréal, M.Richard Massé est chef du Département de santé communautaire de l'Hôpital Général de Montréal, M.Philippe de Wals est directeur du Département des Sciences de la santé communautaire de la Faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke et M.Robert Remis est directeur du Bureau régional des maladies infectieuses du Département de santé communautaire de l'Hôpital général de Montreal.Les récents cas d'infection invasive à méningocoque du groupe C et les décès à la suite de ces infections ont consterne la population du Québec.Certaines questions ont été soulevées sur l'intervention du réseau de santé publique visant à résoudre ce problème.Nous croyons que certaines précisions s'imposent à ce sujet.Nous avons choisi d'énumérer les questions soulevées et d'y répondre.O.«Pourquoi n'y a-t-il pus d'immunisation systématique de la population du Ouébec contre les infections à méningocoque ?R.Il y a quatre raisons pour lesquelles le vaccin contre le méningocoque n'est pas utilisé de façon systématique dans la population : 1) D'abord, la maladie n'est pas fréquente.En période non épidémique l'incidence de la maladie se chiffre a I par 100 000 de population par année.Ce qui veut dire qu'une personne a une à trois chances sur 100 000 de développer une infection durant une période d'une année.Le risque de mortalité par infection méningococcique en période endémique est de 10%, ce qui représente un à trois décès par I 000 000 de personnes par année.Lorsqu'une maladie est aussi rare, il est important de prendre en consideration les effets secondaires du vaccin et d'évaluer les risques et les benefices associés à l'immunisation systématique d'une population.Le vaccin antimeningococcique est un vaccin très sécuritaire.Cependant, on estime que 1 personne sur 100 000 va présenter une réaction allergique sévère suite à l'administration du vaccin.Même si aucun décès résultant de l'immunisation par ce vaccin ait été rapporté dans la documentation médicale, il faut réaliser que l'expérience mondiale dans l'utilisation de ce vaccin est relativement limitée, contrairement aux vaccins utilisés dans le calendrier régulier d'immunisation de l'enfant.Il n'est pas exclu que ce vaccin puisse causer rarement des réactions secondaires mortelles.Il faut tenir compte de ce risque si on envisage la vaccination d'un grand nombre de personnes.Dans la situation habituelle, les risques potentiels de la vaccination sont équivalents aux bénéfices, et en conséquence l'immunisation systématique de la population ne s'impose pas.2) Le vaccin ne protège pas contre tous les sérogroupes de méningocoque impliqués dans des infections invasives.En général, en Amérique du Nord, le sérogroupe prédominant dans les infections invasives a méningocoque est le sérogroupe B pour lequel il n'y a pas de vaccin actuellement disponible sur le marché.Le vaccin actuellement disponible ne protège que contre les sérogroupes A, C, Y et W135.3) Alors que chez les adultes le taux de protection conférée est de l'ordre de 90%, le vaccin offre un taux de protection beaucoup plus faible chez les enfants âgés de moins de 24 mois.Or, en période habituelle, la fréquence de l'infection est beaucoup plus élevée chez les jeunes en-fants que chez les enfants plus vieux ou chez les adultes.4) La protection conférée par le vaccin antimeningococcique est de courte durée.On estime que cette protection ne dure que deux à trois ans chez les jeunes enfants et cinq ans chez les adultes.Il faudrait donc, si on décide de procéder à un programme d'immunisation systématique de la population, assurer un rappel de vaccin tous les cinq ans, ce qui pourrait entraîner un taux de réactions secondaires plus élevé.En conclusion, compte tenu de la situation épidémiologique habituelle en Amérique du Nord et de la nature des vaccins disponibles sur le marché, il n'est pas recommandé de procéder à une vaccination systématique préventive de la population, mais de réserver l'utilisation du vaccin au contrôle des éclosions de cas.Ceci est l'opinion unanime des autorités de santé publique au Canada et aux États-Unis.Q, Pourquoi a-t-on attendu si longtemps pour commencer l'immunisation dans les populations-cibles?R.Comme nous l'avons précisé plus haut, le vaccin contre le méningocoque ne doit pas être utilisé de façon routinière dans la population mais doit servir au contrôle des La protection conférée par le vaccin antimeningococcique est de courte durée.On estime que cette protection ne dure que de deux à trois ans chez les jeunes enfants et qu'elle n'est que de cinq ans chez les adultes.éclosions dues aux sérogroupes qui sont contenus dans le vaccin.Il faut donc établir: 1.qu'il y a augmentation significative du nombre de cas d'infection invasive à méningocoque.et 2.que ces cas sont dus a un sérogroupe qui est contenu dans le vaccin.Ces conditions semblent être remplies dans certaines régions du Québec actuellement.11 est à noter qu'au cours de 1991 on avait déjà institué des programmes de vaccination de populations-cibles dans trois régions du Québec qui avaient connu des éclosions de cas (soit la Beauce, la Rive-Sud de Montréal et la région de St-Jérô-me).avant la mise en branle du programme annoncé au début de janvier 1992.Ces interventions de vaccination répondaient à une situation où il y avait évidence d'éclosions de cas dans ces régions.La décision de vacciner dans la région de l'Outaouais et de Lanaudiè-re et d'étendre le programme de vaccination à d'autres enfants dans la région de Sl-|érôme a été prise à la suite de l'observation d'une augmentation récente des cas d'infection invasive à méningocoque du groupe C dans ces régions.Lorsque l'on compare sur une base hebdomadaire le nombre de cas survenus en 1990 à ceux survenus en 1991 et au début de 1992.on observe que ce n'est qu'à compter de la dernière' semaine de décembre que pour la première fois il y avait une augmentation notable des cas.Cette augmentation a aussi été observée pendant les deux semaines qui ont suivi.Dès que l'on a constaté sur une période de deux semaines qu'il y avait une augmentation effective des cas.les autorités de santé publique ont rapidement consulté les experts et ont décidé d'entreprendre une campagne de vaccination dans les trois régions mentionnées plus haut.Ceci doit être considéré comme un délai tout à fait acceptable de la réaction à une augmentation de l'incidence d'une maladie.En effet, une période d'observation minimale de deux semaines est requise afin d'éviter une réaction intempestive à une fluctuation normale des cas d'une semaine à l'autre.Q.Pourquoi ne vaccine-t-on pas actuellement toute la population du Québec ?R.Comme nous le mentionnions plus haut, la vaccination contre le méningocoque ne doit être utilisé que pour le contrôle des éclosions causées par des sérogroupes contenus dans le vaccin tout en évitant que les réactions secondaires au vaccin soient plus fréquentes que les complications escomptées par la maladie dans un groupe de population.Donc, on doit limiter les populations visées à celles qui connaissent une augmentation de la fréquence de la maladie.C'est ce qui a été fait au Québec jusqu'ici.Certaines personnes, après consultation de leur médecin traitant, voudraient être vaccinées, même si elles ne vivent pas dans des régions identifiées comme étant plus à risque: elles se plaignent de ne pas avoir accès au vaccin.Il faut comprendre que pendant une période restreinte suivant le début du programme public d'immunisation dans les zones touchées par un excès d'infections à méningocoque.les quantités de vaccins disponibles étaient limitées.Donc.les fabricants n'ont pas été en mesure de répondre aux demandes simultanées des ministères de la Santé de l'Ontario, du Que-bec, et de l'Ile-du-Prince-Édouard.et en même temps répondre aux demandes du secteur privé.Cette situation de pénurie temporaire est en train de se résorber, et le vaccin est maintenant disponible en quantités croissantes pour ceux qui veulent s'en prévaloir, sur prescription médicale.Q.Est-ce que le seuil d'intervention fixé par le réseau de santé publique est trop haut ?R.Ici nous devons reconnaître que nous ne pouvons répondre de façon aussi catégorique que pour les questions précédentes.La difficulté réside dans le fait qu'il n'y a aucune norme internationalement reconnue sur le seuil à partir duquel on doit considérer qu'il existe une éclosion d'infections à méningocoque justifiant une intervention.Diverses recommandations ont été faites, mais celles-ci fixent des seuils très au-dessus de ceux à partir desquels on est intervenu au Québec.Ces seuils semblent appropriés à la situation en pays hyper-endemique comme en Afrique où le taux d'incidence de la maladie peut varier entre 50 et 500 par 100 000 par année.Le Comité avi-seur national sur l'épidémiologie qui a récemment publié des directives sur le contrôle des éclosions d'infections à méningocoque n'a pas proposé de seuil précis.Tout au plus recommande-t-il de surveiller de près la situation épidémiologique et d'agir à partir du moment où on juge qu'il y a une eclosion.Cependant, il ne fixe pas de critère précis pour définir une éclosion.11 faut donc reconnaître que la definition d'une éclosion de cas a quelque chose d'arbitraire actuellement.Nous pouvons cependant préciser que le reseau de santé publique a décidé d'intervenir a un niveau d'activité de la maladie qui est considéré en-dessous des seuils d'intervention utilisés par beaucoup d'autorités.En conclusion, il semble exister une certaine insatisfaction d'une partie du public face aux politiques d'intervention du réseau de santé publique si l'on se réfère aux résultats d'un sondage fait lors de l'émission Droit de parole diffusée le 17 janvier.Cependant, nous maintenons que les décisions qui ont été prises l'ont ete dans des délais tout à fait raisonnables et ont tenu compte des considérations qui doivent toujours diriger une décision médicale, à savoir s'assurer que l'on fait plus de bien que de tort lorsque l'on intervient. B4 LA PRESSE, MONTREAL.MARDI 4 FEVRIER 1992 Un devin a prédit la fin de la récession pour 1995 SUITE DE LA PACE B 1 et de prix élevés», celles du centre sont «difficiles et de bas prix » ( n'est-ce pas qu'il y a ressemblance avec le temps present?) et celles d'en bas «de panique et de dépression».Notre prophète du siècle dernier aurait prédit correctement les dépressions de 1929 et de 1982.Mais, cela tient plus du hasard que de la prevision scientifique.Notre collègue /Main Dubuc a montre en janvier 1983 que ce graphique était bourré d'erreurs, les plus remarquables étant celles-ci: 1945 fut une année de recession et non de prospérité comme il est indique, et 1965 fut marquée par une expansion réelle au lieu de la dépression prédite.Soulignons sur une note sérieuse que beaucoup d économistes ont été fascines par les théories dites des cycles économiques.lin 192b, un économiste russe.Nicolai D.Kondratieff.proclama avoir identifie des cycles longs de prospérité et de stagnation, qui étaient inhérents au système capitaliste.Depuis 1790, le monde industriel aurait été marqué par des longues vagues cycliques d'une durée de 50 à 55 ans.Dans les années trente, Joseph A.Schumpeter a fait plusieurs travaux sur cette théorie.Par la suite, ce genre d'études a connu un certain déclin, mais tout récemment des auteurs connus les ont remis à la mode.Citons par exemple Paul Samuclson, un prix Nobel d'économie, qui déclarait ceci en 1981: «Personne ne peut prédire l'avenir avec certitude.En revanche, une évaluation réfléchie me porte à affirmer que le dernier quart de ce vingtième siècle réalisera un niveau de progrès économique bien inférieur a celui du troisième quart.» C'CST CHtt NOftDCST 0U\u20ac L\u20acS PRIX SONT L\u20ac PLUS AU SUD DU 3 au 7 FÉVRI\u20acR Manquez pas ça NORD EST .10395, boul.Pie-IX Montréal-Nord 325-3422 VOLKSWAGEN PLACE MINTO SUITE HÔTEL Ottawa - < r,l! f r 'X & i i t i i i i ¦t -\u2022 \u2022 - 1 I I ¦ « \u2014 t3ÊSÊÊ I Prix à la baisse en février Toute suite luxueuse d'une chambre à coucher pour seulement par nuitée ' en occupation simple ou double Suites luxueuses avec cuisines complètes Service aux chambres et restaurants Piscine intérieure et centre de forme physique et de rajeunissement Réservez dès maintenant Ottawa (613) 782-2350 Ontario & Québec 1-800-267-5101 Autres provinces et Etats-Unis 1-800-267-3377 433 ouest, avenue Laurier, Ottawa (Ontario) KIR 7Y1 À deux pas de la colline parlementaire ¦ \u2022Lundi au jeudi Inclusivement GM : 1300 travailleurs voient leurs prestations baisser de 20 p.cent LAURIER CLOUTIER Autre coup dur à l'usine GM de Sainte-Thérèse: 1300 de ses 3200 travailleurs en congé forcé, soit plus de 50 p.cent, verront leurs prestations réduites de 20 p.cent à compter du 7 février prochain et ce.jusqu'à avis contraire.Au Canada, au moins 2500 salariés de GM sont touchés jusqu'ici.W.E.Tûte, vice-président et directeur général du personnel de GM Canada, vient d'expédier une lettre à tous les employés à taux horaire de moins de 20 ans d'ancienneté, pour leur expliquer que leur chèque pour la semaine du 27 janvier sera le premier amputé.Les fabricants d'automobiles ont tellement fait de mises à pied que la caisse compensatoire est en train de se vider.À l'usine Bois-briand, la première équipe de travail de 1100 personnes ne reprendra ses activités qu'en septembre, une fois le réoutillage de l'usine terminé pour l'assemblage des Camaro et Firebird.Au lieu de toucher 552,17$.par semaine, les chômeurs forcés ayant deux enfants devront sabrer leur budget de 200 dollars et se débrouiller avec 557,47, précise Yves Gascon, président de la section 1 163 des Travailleurs canadiens de l'auto.«Le 95 p.cent de salaire net dont parlent certains médias, c'est de la foutaise», lancc-t-il.«Non prévue, la reduction fait mal aux soutiens de famille, avec enfants aux études et maison à payer.C'est pas croyable le nombre d'appels reçus, des cas pathétiques.Les gars se demandent comment ils vont payer les factures», a-t-il ajoute.La région aussi va être affectée, car GM-Boisbriand payait 150 millions en salaires et achetait 500 millions de produits.«Les gouvernements ne prennent pas la crise assez au sérieux.Ce sont des impuissants qui ne font rien pour les emplois.Ottawa est en train de détruire le pays.On se tire dans les jambes.On se met sur le BS en Honda», conclut Yves Gascon.Croque-inîdi Midi.papillon FRANÇOISE KAYLER B L'enseigne est la depuis longtemps.Llle brille dans le décor gris de cette rue qui n'a guère d'attrait pour les piétons.On ne l'oublie cependant pas.Le décor est charmant et la cuisine est soignée.Le Papillon gourmand est installé dans un local aux facettes différentes.Les salles s'articulent à partir de l'entrée, avec un certain désordre.Visuellement, on s'embrouille un peu mais sans désagrément.Le décor est fait pour tromper l'oeil autant que pour le remettre dans son orbite.Cela a l'avantage de ménager des espaces différents dans lesquels on peut s'isoler, ou se perdre, selon l'humeur, ou selon des besoins de rencontres ou de rendez-vous.Le blanc domine.Le papillon dessiné au néon rouge joue bien son rôle.Le service est fait en suivant les règles de l'hôtellerie et de l'hospitalité.La table d'hôte du midi propose un choix étoffé.Ce midi-là, après une crème de céleri, ou des légumes marines, en entree, elle offrait le choix entre tourte à l'oignon, pâtes, filet de truite au basilic, cochonnet a l'orange, bolée de moules à la moutarde, steak haché au poivre vert, aiguillettes de boeuf à la moutarde, cervelle de veau meunière ou grenobloise.Au dessert, des oeufs a la neige.Café compris, les prix s'échelonnaient de 8.95 $ à 11,50 S.Servie fumante dans un bol, la crème de céleri était plus un potage qu'une crème, légère et savoureuse, meublée abondamment de minuscules morceaux de branches de céleri.Les légumes marines jouaient un rôle intéressant d'entrée.Mieux qu'une salade et mieux que des crudités, tranches de betteraves rouges et bouquets de choux-fleurs.La tarte à l'oignon était parfaite, pâte fine, garniture savoureuse et moelleuse.Elle était servie en pointe, garnie dans l'assiette de purée de pommes de terre (vraie purée de pommes de terre ) et de bâtonnets de carottes et de rutabagas, cuits à la vapeur.La même garniture accompagnait le plat de cochonnet.Ni porc ni cochon de lait, cette bète a une chair tendre au goût délicat.Coupée en petites tranches, cuite parfaitement pour rester douce, la viande était nappée d'une sauce à l'orange qui lui allait comme un gant.Au dessert, les oeufs â la neige n'étaient pas moulés à la cuillère mais servis en «pavés» sur une assiette nappée de crème anglaise.Présentation raisonnable pour un repas de midi.AU PAPILLON GOURMAND 2310, rue Guy 935 4255 DFJEUNF.RS D'AFFAIRES GhEz Pauze dVpuis 1Mb 1 RESTAURANT LES HALLES \\jt coaurrt» F«n« - n i \u2022 - V Mrafel 1450, rue Crescent Ré$.:(514) 044-2328 L'endroit idéal pour parler Affaires Menu d'affaires mardi au vendredi Groupes jusqu'à 60 personnes Du mardi auvendredi (inclus) Déjeuner d'affairés g75$ .975$ 1657.RUE STE-CATHERINE O.932-6118 - FERMÉ LE LUNDI STATIONNEMENT GRATUIT t\\ h 30) GARAGE DU FAUBOURG (ENTRÉE RUE GUY) Écono-flashes CAGES AUX SPORTS : Durst conserve ses titres ¦ Le président et principal actionnaires de la compagnie Restaurants Sportsccne Inc.(Je Montréal, Georges Durst, signale le non aboutissement d'une entente de principe annoncée le mois dernier et en vertu de laquelle il aurait vendu à la société James Barry Inc.de Montréal près d'un million des titres qu'il détient dans la chaîne exploitant directement ou en franchise les restaurants Cages aux Sports.Quelque 727000 titres ordinaires de catégorie A et 257000 privilégiées auraient alors changé de mains au prix unitaire respectif de 4.75 $ et 1.90 $ pour un total voisin de quatre millions.La conclusion du marché, auquel les parties ont renoncé d'un commun accord, selon un communiqué, était notamment conditionnelle aux résultats d'une vérification comptable.Une année de progrès pour QUÉBEC-TÉLÉPHONE ¦ Avec un peu plus de 500000 abonnés répartis dans 315 municipalités sur un territoire représentant 40 p.cent du Québec et comprenant le bas-du-fleuve, la compagnie Québec-Téléphone de Rimouski divulgue pour l'exercice 1991 un bénéfice de 26,7 millions, soit 1,59 l'action, qui représente une augmentation de 11 p.cent sur les 24,1 millions, ou 1.45 $ l'action, gagnés en 1990.Les recettes ont progressé de 4.1 p.cent en passant de 223.5 millions â 232,7 millions, ce que les administrateurs expliquent entre autres par l'accroissement de 5.5 p.cent du nombre des communications interurbaines.Les dépenses d'exploitation ont augmenté de 3.1 p.cent pour atteindre 175,6 millions comparativement à 170,4 millions l'année d'avant.La compagnie précise que cette hausse provient principalement de celle de la dépense d'amortissement, la masse salariale ayant régressé par suite de la réduction du nombre des employés de 1856 a 1799.Un exercice prospère pour INVESTORS CROUP ¦ Connue surtout pour ses fonds commun de placement mais dispensant un ensemble de services financiers qui vont des prêts hypothécaires à la préparation des décla-rations fiscales, la compagnie Investors Group Inc.de Winnipeg, Manitoba, public pour son exercice 1991 un bénéfice de 50,7 millions, soit 2,12 S l'action, qui est de 6,5 p.cent plus élevé que celui de 47,6 millions, soit 1.98 S l'action, enregistré au terme de l'année précédente.Le produit brut a progresse de 12 p.cent en atteignant 432 millions contre 387 millions, l'avoir des actionnaires passant de 258 millions â 289 millions avec un rendement de 19,6 p.cent.Le chiffre d'affaires total des produits et services financiers a été de 2.5 milliards, dépassant de 724 millions celui de l'année précédente.Les ventes du portefeuille Fonds des investisseurs se sont élevées à 708 militons comparativement à 589 millions.Au 31 décembre, l'actif administré était de 14,6 milliards, soit 25 p.cent de plus qu'un an plus tot.ce que les administrateurs imputent «à de fortes ventes de fonds mutuels, une amelioration du marché et une pratique soutenue de remboursement favorable».LAPERRIERE & VERREAULT : neuf mois de profits réduits \u2022 ¦ L'autonomie financière de chacune de ses filiales est au nombre des mesures prises pour accentuer la rentabilité du Groupe Lapcrrièrc & Vcrreault Inc.de T rois-Rivières, lequel déclare pour neuf mois d'activités un bénéfice de 1,5 million qui est de 43,4 p.cent inférieur à celui de 2,7 millions réalisé l'an dernier durant la même période.Le gain équivaut a 34 cents par action au lieu de 60 cents précédemment.Le chiffre d'affaires de l'entreprise employant près de mille personnes dans la fabrication et la distribution de machinerie à pâtes et papiers a été de 157,1 millions comparativement 179 millions, un repli de 12 p.cent.Soulignant «la fragilité des perspectives économiques», les administrateurs précisent que l'individualisation des responsabilités financières des filiales devrait accroitre l'efficacité dans l'exécution des contrats de 100 millions que comprend le carnet de commandes de la compagnie.F0RES3EC diminue fortement ses pertes en six mois Foresbec inc.m v a m m ¦ La fermeture de sa division des matériaux de construction et un fort surcroit de ses activitites de bois d'oeuvre ont ponctue le premier semestre de la compagnie Fo-esbec Inc.de Drummondville.dont la perte de 230000 $, soit deux cents l'action, représente un redressement de 78 p.cent sur celle d'un million, ou 11 cents l'action, subie durant la première moitié de l'exercice antérieur.Le chiffre d'affaires a néanmoins fléchi de 7 p.cent en passant de 25,9 millions a 22 millions.Actif pendant cinq des six mois de la période, le secteur des matériaux de construction a vendu pour 9,7 millions de marchandises comparativement à 13,7 millions durant le semestre antérieur, soit un recul de 30 p.cent, mais le profit de 111 000 % qui s'en est dégagé contraste avec une perte de 1,1 million avant.Les ventes du secteur de séchage et de commercialisation des bois d'oeuvre ont progressé de 25 p.cent pour atteindre 12,9 millions tandis que la perte nette avant impôt a été ramenée à 50000 S comparativement â 484000 S dans la période précédente.La cession des fonds de commerce en Mauricie a contribue a permettre la réduction des dettes bancaires de 30 p.cent à 8.6 millions.PREMIER CDN diminue ses pertes au semestre ¦ Produisant de la mousse de tourbe et d'autres milieux de culture spécialisés à base de tourbe, la compagnie Entreprises Premier CDN Ltée de Rivière-du-Loup publie pour la première moitié de son exercice une perte de 531 821 $ qui équivaut a une amélioration de 73 p.cent sur le déficit de 1,9 million enregistre au cours des six premiers mois de l'exercice antérieur.Le chiffre d'affaires a progressé de six p.cent en s'élevant à 25 millions contre 23,6 millions.La perte nette par action avant distinction quant au dividende préférentiel et cumulatif déclaré ou non sur les actions ordinaires de catégorie A est de cinq cents comparativement à 19 cents l'an dernier.Un porte-parole a imputé l'amélioration des résultats à divers facteurs, dont la compression de divers éléments du prix de revient, y compris les coûts de transport et autres autres postes de dépense, notamment les frais financiers.Les administrateurs expliquent en outre leur optimisme par le récent lancement de leur Mycori-Mix, qui couronne «de longues recherches sur le choix de l'espèce d'endomycorhizes.de la formulation de substrat et d'essai avec des plantes hôtes».Hausse des profits de La MUTUELLE du CANADA ¦ La Mutuelle du Canada signale â Montréal que son exercice 1991 se solde par un bénéfice de 77 millions qui se compare à un profit de 39 millions obtenus l'an dernier après déduction d'un paiement de participation-propriété de 30 millions.De 138 millions en 1991, le bénéfice avant impôts représente une augmentation de 37 p.cent par rapport à celui de 1990 avant impôts et participation-propriété.Un porte-parole de l'entreprise, qui est la principale filiale du Groupe La Mutuelle, a précise que les participations actuarielles versées aux titulaires de polices se sont élevées â 211 millions.18 p.cent de plus qu'en 1990.L'assurance-vie en vigueur a atteint 91 milliards a la fin de l'exercice.L'assurancc-vie individuelle au Canada a connu une hausse voisine de 9 p.cent, tandis qu'un portefeuille de 5.7 milliards en fi 11 d'exercice reflétait un progrès de 15 p.cent et permettait à l'entreprise de rester en tète de liste au Canada.Pour l'ensemble du pays et des États-Unis, le total de rentes individuelles et collectives détenues atteint 8,9 milliards, soit une hausse de 15 p.cent.L'actif administré totalise 21 milliards, ajoute la compagnie.La production de pétrole russe est menacée Il La Russie pourrait perdre jusqu'à 20 millions de tonnes de pétrole brut par an (400000 barils par jour) si ses équipements ne sont pas rapidement réparés, a prédit hier le président de British Petroleum (BP), Robert Horion, dans une declaration au Forum de Davos.« Il leur reste environ quatre mois pour rétabiir la situation avant la fin de cette saison», a-t-il précise, faisant référence au fait que le sol devient marécageux à partir d'avril dans la région des gisements de Tioumen, en Sibérie occidentale.Selon les estimations officielles russes, la Russie devrait produire en 1992 entre 400 et 420 millions de tonnes de pétrole, contre 462 millions l'an passé, , iukju i KfcML, MAKDI 4 htVKlER 1992 B5 OGILVY RENAULT AVOCATS Me L.Yves Fortier, C.C., c.r.Ogilvy Renault a le plaisir d'annoncer le retour de Me L.Yves Fortier, C.C., c.r.à son bureau de Montréal.Me Fortier, qui assumera la fonction de président du cabinet, exerce'le droit chez Ogilvy Renault depuis 1961.Au cours des trois dernières années, en congé de fonctions publiques, il a agi à titre d'ambassadeur et représentant permanent du Canada auprès de l'Organisation des Nations Unies à New York.Fondé en 1870, Ogilvy Renault offre une gamme complète» de services juridiques aux entreprises à ses bureaux de Montréal.d'Ottawa et de Québec, de même qu'à ses bureaux de Paris, de Londres, de Hong Kong et de New York par l'intermédiaire d'Osier Renault L.uiner, société internationale formée par Osier, Hoskin «S.Harcourt, Ogilvy Renault et Ladner Downs.LE CONSEIL fôT DES RELATIONS INTERNATIONALES -DE MONTRÉAL DÉJEUHER-CAUSERIE Madame Ironique Landry Ministre des Relations extérieures et du Développement international nous entretiendra sur LE CANADA ET L'AFRIQUE: LES NOUVEAUX ENJEUX Date: Le lundi 10 février 1992 Lieu: Hôtel Le Reine Elizabeth Salons Marquette et Joiliet 900.boulevard Renè-Lévesque ouest Montréal (Québec) Coût: 50$ Heure: 11 h 30 R.S.Y.P.: Téléphone (514) 523-7520 Télécopieur (514) 523-5910 Bell Avis de dividendes Le 22 janvier 1992 le conseil d'administration de Bell Canada a déclaré les dividendes suivants: \u2022 payable Ie15 mars1992aux détenteurs enregistrés à la fermeture des bureaux le 14 février 1992: - dividende No 19 de quarante-six cents et huit cent soixante-quinze millièmes (46,875$) par action privilégiée de catégorie A, série 9, à dividende cumulatif de 7,50%, rachetable au gré de la société ou du porteur.\u2022 payable le 31 mars 1992 aux détenteurs enregistrés à la fermeture des bureaux le 28 février 1992: - dividende No 12 de neuf mille cinq cent cinquante dollars (9 550,00 $) par action privilégiée de catégorie A, série 11 perpétuelle, à dividende cumulatif à taux ajustable, rachetable.\u2022 payable le 31 mars 1992 aux détenteurs enregistrés à la fermeture des bureaux le 28 février 1992: - dividende No 8 de neuf mille neuf cent vingt-cinq dollars (9 925,00 $) par action privilégiée de catégorie A, Série 13 perpétuelle, à dividende cumulatif à taux ajustable, rachetable.\u2022 \u2022 payable le 31 mars 1992 aux détenteurs enregistrés à la fermeture des bureaux le 28 février 1992: - dividende No 4 de neuf mille six cent vingt-cinq dollars (9 625,00 $) par action privilégiée de catégorie A, Série 14 perpétuelle, à dividende cumulatif à taux ajustable, rachetable.Guy Houle Vice-président et secrétaire de la Société Volvox: investissement de 55 millions, à Montréal, dans la haute technologie FIDUCIE SUN LIFE FRÉDÉRIC TREMBLAY de In Presse Canadienne AU RICH H C'est à Zurich, en Suisse, que le premier ministre Robert Bourassa a choisi d'annoncer, hier, un projet dans la haute technologie qui verra le jour à Montréal, et qui sera réalisé par des investisseurs québécois.Il s'agit d'un investissement de 55,3 millions qui permettra au consortium Volvox de concevoir et de développer des systèmes informatisés d'aide à la décision dans le domaine de l'environnement.Le projet, qui doit créer 150 emplois permanents, devrait permettre au consortium de pénétrer les marchés européens, dont les VENTE HABITS SUR MESURE Pour ceux qui apprécient les beaux tissus et les coupes raffinées.Coupe simple ou croisée Vestes sport et pantalons Rég.975$ VENTE GÏANTONIO l.K M\\\\TOETA!!,M-:i>R ITAÎJhN 7396, SMIubcrt Tél.: 271-5771 VIS* - MA$T£Rf AKl) - AMFRI' AN express ventes potentielles pourraient s'élever à plusieurs centaines de millions de dollars.«Avec un projet comme celui-là, le Québec se place dans une situation très privilégiée, et des plus importantes pour notre développement», a déclaré M.Bourassa, pour souligner l'apport de cet investissement pour l'économie québécoise.Interrogé à savoir pourquoi on avait décide de rendre public ce projet en Suisse, alors que cela aurait tout aussi bien pu être fait à Montréal, le premier ministre a expliqué que tous les intervenants dans le projet étant présentement réunis, en Suisse, pour participer au Symposium économique international de Davos, l'occasion se prêtait bien pour faire cette annonce.«Noussommes tous ici.Et vous voudriez qu'on s'abstienne?» a lancé M.Bourassa, sur le ton de la boutade.Outre le premier ministre du Québec, le ministre de l'Industrie et du Commerce Gérald Tremblay, le ministre fédéral du Commerce extérieur Michael Wilson, et le représentant du consortium Volvox, Serge Godin, étaient présents à l'annonce du projet.Les gouvernements provincial et fédéral y vont respectivement de subventions de 20 et 10 millions de dollars dans ce projet.Les centres de recherche universitaires québécois participent également au projet pour une somme de 2,9 millions.Projet Plus précisément, le projet consiste à développer quatre outils d'information à la fine pointe de la technologie dans le domaine de l'environnement, destinés à différentes clientèles.L'évaluation des impacts sur la santé environnementale de diverses activités, la gestion du territoire urbain, la gestion de crise écologique, et l'impact de projets hydroélectriques sont les quatre domaines où pourront être utilisés les nouveaux systèmes.En ce qui a trait aux projets hydroélectriques, le consortium Volvox a obtenu de la part cTHydro-Québec, une contribution de 4 millions pour le développement Robert Bourassa de la technologie d'information dans ce domaine.Le nouveau système devrait pouvoir être utilisé dans le cadre de la construction du projet Grande-Baleine.Le porte-parole du consortium Volvox, Serge Godin, qui est aussi président du groupe CGI, un consultant en technique d'information, a tenu à préciser que le nouvel outil d'information développé pour les barrages est destiné à un marché beaucoup plus large que le simple projet Grande-Baleine.Tout comme Hydro-Québec, le ville de Montréal participe également au projet Volvox, dans le secteur de la gestion du territoire urbain.Le consortium Volvox est formé de huit entreprises québécoises, toutes situées à Montréal, à l'exception d'une qui a pignon sur rue à Sherbrooke.m Mtèn ¦ ¦ 4/ > ' j '\u2022'/Il J.Rory MacDonald John F.(Jack) Johnston La Compagnie de fiducie Sun Life annonce la nomination de M.J.Rory MacDonald au poste de vice-président principal, Services financiers et de M.John F.(Jack) Johnston au poste de vies-président principal, Service à la clientèle.Ils occupent tous les deux des postes importants depuis de nombreuses années dans l'industrie des sociétés de fiducie et des services financiers.La Compagnie de fiducie Sun Life, filiale en propriété exclusive de la Sun Life du Canada, compagnie d'assurance-vie, gère un actif de plus de 3,4 milliards de dollars.Elle offre des services de dépôt, y compris des CPG et des REER, ainsi que des prêts hypothécaires sur des immeubles d'habitation et à usage commercial, par l'intermédiaire de succursales régionales réparties dans tout le Canada.B-737 : Boeing réduit la cadence Reuter SEATTLE ¦ Boeing a annoncé qu'il allait réduire le rythme mensuel de production de ses 737, de 21 actuellement à 14 à compter du mois d'octobre 1992.Le groupe aéronautique américain espérait pouvoir limiter la production à 17 appareils à la fin septembre, mais une étude approfondie du marché l'a poussé à réduire encore ses objectifs.Le groupe estime qu'il pourra tout de même satisfaire la demande des clients, même avec un rythme de production ralenti.11 compte livrer 223 Boeing 737 en 1992.«Nous restons très optimistes à propos de la demande pour ces avions.Même avec un rythme de 14 appareils par mois, le 737 reste l'appareil commercial qui a le rythme de production le plus élevé», a déclaré le porte-parole de Boeing.W\\ e a c h ( À près de 50% de la valeur originale) 2 chambres, 2 salles de bain, plus de 1100 pieds carrés, incluant terrasse privée et 3 appareils ménagers, etc.Situé sur le bord de Clear Lake à seulement 1 mille de l'Intracoastal et à 2 milles des magnifiques plages de Palm Beach, à l'est de la 95 et à seulement 2 milles au nord du nouvel aéroport de Palm Beach.Ce magnifique projet ultra-sécuritaire de 96 condominiums est à proximité d'un golf, d'un des plus grands centres commerciaux du sud de la Floride (ouvert 7 jours/semaine), du nouvel auditorium de Palm Beach et du camp d'entraînement des Expos.Aussi tennis, pavillon, salle d'exercice, terrasse, et plus.____Financement 80 % à 4,75 % humh PPCT É16 Kfc*.S DE _.mmtm Huai S SUR; QUATRE C Fidelity met ses spécialistes des 4 coins du monde au service de votre REER L'épargnant d'aujourd'hui sait que la diversification a ses avantages La diversification peut offrir d'extraordinaires possibilités aux épargnants qui recherchent la croissance et les protéger en cas de baisse d'un marché.Songez au groupe de fonds Fidelity pour votre REÉR.\u2022 Profitez des possibilités offertes sur les marchés internationaux \u2022 Mise de fonds initiale de 500 $ seulement Pour de plus amples renseignements, y compris sur les frais et les coûts, communiquez avec votre conseiller financier ou avec Fidelity, au 1-800-263-4077.Les fonds sont vendus par voie de prospectus seulement Les tonds Fidelity pour votre REÉR.Gap-ial Builder fund\tActions canadiennes axées sur I., croissance Growth & Income Fund\tActions canadienr.es axées sur la croissance du retenu et du capital.Government Bend Fund\tTitres canadiens à revenu fixe axés sûr le retenu International Portfolio Fund\tActions internationales axées sur la croissance Growth America Fund-\tActions américaines axées sur la croissance Far East Fund*\tActions du Sud-Est asiatique axées sur la croissance *T7 'Peut contenir jusqu'à 10% en biens étrangers pour 1992, *\u2022*¦¦?\" ^T-\"V^' t 1 / y JE VEUX EN'SAVOIR DAVANTAGE! A 800 87* '\u2022V « 68 Faites-moi parvenir de plus amples renseignements au sujet des fonds Fidelity.Remplir le bon ci-dessous et l'envoyer à: Fidelity Investments Canada, Limited, 100 Simcoe Street, Suite 30Ô, Toronto (Ontario) M5H 5G2 Nom: Adresse: Localité: Province: Téléphone (bur.) : J.Code postal:_ Téléphone (dont) : L Fidelity Investments^ \u2022A Quand on aime bien recevoir on aime être bien reçu nous avons investi 47 millions de dollars en rénovations pour mieux vous recevoir.Bienvenue! \u2022 15 caisses et guichets d'enregistrement entièrement automatisés pour un service rapide, efficace et personnalise.\u2022 Les chambres et salles de bains ont été entièrement rénovées et redécorées pour maximiser votre confort et agrémenter davantage votre séjour.\u2022Les Sheraton Towers comptent maintenant six étages entièrement rénovés.Les chambres et salles d'accueil y sont aménagées pour répondre à tous vos besoins et le service des plus personnalisés y étant offert saura rendre votre séjour encore plus inoubliable.\u2022 Une nouvelle salle de bal met en vedette la toute dernière technologie en matière d'éclairage et de communications.Il n'existe rien de tel dans l'industrie hôtelière au pays.\u2022 Aussi, une variété de restaurants, bars et salons qui répond à tous les goûts.De l'arrivée au départ, ivus tarez tome la différence au Sheraton Centre.< -oUI Key Awarîl J Sheraton Centre Toronto IIOTl-X & TOWERS I \\\\V ! I 4* -\\Kl' 123QUEEN STREET WEST TORONTO ONTARIO CANADA MSH :M9 TEL (416)3611000 TELEC .(41b) 947-46S4 \u2014 iTT Sheraton.Le choix naturel _ m \u2022i-.\u2022 i.I » V B6 LA PRESSE, MONTRÉAL.MARDI 4 FÉVRIER 1992 Desjardins orchestre une campagne d'achat chez nous LAURIER CLOUTIER S Pour lutter contre les achats aux États-Unis et la fuite de plusieurs centaines de millions de capitaux, la Fédération Desjardins de Richelieu-Yamaska et les marchands locaux lanceront cette semaine «< Le magasinage chez nous, une priorité».S'il était «in» de passer un baladeur, une caméra vidéo ou l'épicerie au nez des douaniers, débor- dés ou absents la nuit, il deviendra bientôt «out» de mettre son beau-frère au chômage, de faire disparaître les premiers emplois des étudiants, de pousser le marchand du coin à la faillite et de détruire le tissu régional.Initiatrice de cette première campagne orchestrée, la Fédération Desjardins en laissera toutefois la réalisation aux caisses et aux petits entrepreneurs, de même qu'aux écoles et aux citoyens.Vos assurances Un peu de respect.pour la règle proportionnelle Christian N.Dutnais, avocat Vice-president, Dale-P.irizcau inc.¦ Il y en a qui ne lisent pas leur police d'assurance.11 y en a qui la lisent mais n'y comprennent rien.Pour les uns et les autres, cela ne fait pas de problème jusqu'au moment où un sinistre survient.Ft c'est souvent là qu'on comprend ce que son courtier s'évertuait à nous expliquer: la règle proportionnelle ou clause de coassuranec.Ce principe s'applique autant à l'assurance habitation qu'aux assurances commerciales.11 prévoit que l'assuré doit maintenir une assurance équivalente à un pourcentage de la valeur de ses biens par exemple, sa maison ou ses équipements, pour avoir droit à une indemnisation complète.Si l'assuré ne respecte pas le minimum imposé par l'assureur, il est indemnisé en partie seulement et devient coassureur, c'est-à-dire responsable pour l'excédent.En cas de sinistre, la règle proportionnelle s'applique de la façon suivante: indemnité - assurance en vigueur X montant du sinistre assurance imposée Prenons l'exemple d'un entrepreneur en construction qui a 100000$ d'équipements et les assure pour 25000$ seulement parce qu'il croit qu'il ne pourra pas tout perdre d'un seul coup.Son contrat prévoit une règle proportionnelle de 100 p.cent.II doit donc souscrire une assurance de 100000 $ pour ses équipements.S'il est victime d'un vol de 30000 $, il ne pourra compter sur l'indemnité maximum de 25000$ prévue à son contrat; on appliquera plutôt la règle proportionnelle de la façon suivante: \u2014 valeur des équipements :.100 000 $ \u2014 assurance en vigueur:.25 000$ \u2014 assurance imposée:.100 000 (100 %) \u2014 indemnité :.25 000 S X 30 000 $ - 7 5000 $ (sous réserve de la franchise) 100 000$ Dans ce cas.l'assuré supporte les trois-quarts du sinistre parce que l'assurance ne correspondait qu'au quart du minimum imposé.x En assurance habitation, la même équation s'applique.Voici donc ce qui se produit si un incendie cause des dommages de t0000$ chez quelqu'un qui a une maison de 100000$ et une assurance de 100000 $ qui prévoit une règle proportionnelle de 80 p.cent.\u2022 4 \u2014 valeur de reconstruction :.100 000 $ \u2014 assurance en vigueur:.100 000$ \u2014 assurance imposée:.80 000 $ (80 %) \u2014 indemnité:.100 000 $ X 10 000 $ = 16 000$ (sous réserve de la franchise et du montant du sinistre) 80 000 $ L'assuré est donc indemnisé entièrement puisqu'il détient le montant d'assurance minimum imposé.Ainsi, lorsque le rapport entre l'assurance en vigueur et l'assurance imposée égale ou excède le rapport de 1 à 1, l'assureur indemnise l'assuré en entier, jusqu'à concurrence du montant d'assurance ou du sinistre.En assurance habitation, le respect de la règle proportionnelle donne droit à la valeur à neuf: si l'assuré ne respecte pas la règle proportionnelle prévue, il garde l'option d'être indemnisé à la valeur dépréciée; il pourra opter pour cette formule s'il obtient plus qu'avec la valeur à neuf, après application de la règle proportionnelle.Ce serait trop facile de pouvoir compter sur tout'; son assurance quand on en maintient que pour une petite partie de la valeur de ses biens: on fait vraiment des économies à courte vue quand on n'est pas assuré pour au moins le minimum prescrit dans sa police d'assurance.Le respect de la règle proportionnelle ce n'est pas seulement couvrir tous ses biens (ou presque), c'est aussi être indemnisé à 100 p.cent dans tous les cas de sinistre, même ceux qui touchent seulement une partie de ses biens.Avez-vous un peu de respect pour votre règle proportionnelle?Pierre Larivièrc, Michel Latour et Claude Marchesseault, président, premier vicc-président-di-reetcur général et leur adjoint, ne veulent pas paraphraser «piquer c'est voler», pas plus qu'ils ne veulent parler de fraudeurs ou de délinquants des douanes.Ils veulent plutôt sensibilier les gens aux conséquences désastreuses de la généralisation de petits gestes individuels, collaborer avec des commerçants qui allaient lancer la serviette et dénoncer Ottawa qui, par des déficits démesurés.dilapide notre patrimoine et endette nos enfants.«Des gens ont tellement pris l'habitude de faire du shopping aux Etats-Unis qu'ils deviennent des apatrides dans leur région.Si ces déracinés continuent, on n'est pas sorti du bois», fait-on remarquer.La Fédération distribuera au moins 3000 affiches ët 50000 signets au cours de cette campagne dont on espère qu'elle fera «tache d'huile».S'ajouteront un concours, des bons d'achats et toute une série de gestes locaux.Les achats outre-frontière sont devenus une plaie dans Richelieu-Yamaska, presque autant qu'à Toronto.Un indice, les ventes de numéraires américains dans les caisses y ont augmenté de 100 p.cent, en deux ans, ce qui les porte à 21 millions.«Ce n'est que la pointe de l'iceberg car s'ajoutent celles des banques et des cartes de crédit», précise-t-on.Le pire secteur, c'est Bedford-Farnham qui draine 25 p.cent des billets américains.Même Sorel doit s'organi- Très faible hausse de l'indice composite Presse Canadienne OTTA WA ¦ La reprise économique s'est poursuivie, mais de façon plutôt hésitante en novembre, rapportait hier Statistique Canada.L'instrument de mesure le plus complet de ce qui nous attend au plan économique, le grand indice composite, a légèrement augmenté en novembre.L'augmentation, la huitième d'affilée, a été de 0,4 p.cent, en baisse par rapport à la hausse de 0,6 p.cent en octobre et de 0,8 p.cent en septembre.Le grand indice composite est calculé à partir des données portant sur dix secteurs de performance économique allant de l'habitation au marché boursier, des secteurs jugés sensibles aux fluctuations de la santé générale de l'économie.La croissance du grand indice a continué à ralentir, mais l'important, c'est qu'il y ait croissance, si minime soit-elle, a souligné M.Phil Cross, de Statistique Canada.Il estime que les taux d'intérêt plus faibles laissent espérer une meilleure performance économique pour le début de l'année.Vendredi, Statistique Canada indiquait que l'économie avait connu une croissance quasi imperceptible en novembre, ce que pouvaient confirmer les 1,5 million de Canadiens sans emploi.Le produit intérieur brut, qui mesure la valeur de tous les biens et services produits par l'économie canadienne, a augmenté de 0,1 p.cent en novembre, après une hausse de 0,2 p.cent en octobre, passant de 143,5 à 144,1 entre ces deux mois.L'indice se maintient à la hausse depuis le début de 1991, au moment où l'économie a commencé à se sortir péniblement de la récession.Mais la reprise a été telle- ment faible jusqu'à présent que Statistique Canada n'a pas encore déclaré officiellement la récession terminée.Banque Royale du Canada Déréglementation des transports Presse Canadienne OTTAWA ¦ L'avocat Gilles Rivard, de Québec, présidera un comité chargé de réviser le programme de déréglementation des transports, a annoncé hier le ministre fédéral lean Corbeil.Le comité sera surtout charge NOMINATION JOHN LABATT LIMITÉE Samuel Pollock, O.C.John Lubatt Limitée annonce que Sam Pollock a été nomme* au poste de président du Conseil d'administration lors d'une réunion du Conseil tenue le 3 décembre 1991.Monsieur Pollock était administrateur de la Société depuis 11 ans.Il est également administrateur de plusieurs entreprises publiques et privées.Il a été fait membre de l'Ordre du Canada en 1985.John Labatt Limitée est une société canadienne faisant des affaires sur le marché international.Ses principaux secteurs d'activité sont le brassage, les produits laitiers, le divertissement et les spectacles.Prenez la route en Passat VALEUR RÉSIDUELLE GARANTIE TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS PAR MOIS \u2022 POUR UNE PASSAT CL 1992 4 PORTES AVEC ACOMPTE DE 2 500$ ?Prix basés sur un bail de 48 mois.Le 1er versement et le dépôt de sécurité sont dus au moment de la livraison.Sujet a approbation par Crédit Volkswagen inc.Frais d'immatriculation, taxes et assurances en sus.Valable jusqu'au 29 février 1992.Le prix peut varier selon les options et le modèle choisis.va CREDIT VW CANADA INC.FINANCEMENT DE CHJAlITt POUR Uf4 PROO'JIT OE QUALITE VOIR VOTRE CONCESSIONNAIRE VOLKSWAGEN PARTICIPANT de déterminer de quelle façon la politique de déréglementation, mise en branle par le gouvernement Mulroney en 1985, a affecté les services et les coûts de transport pour les voyageurs et les expéditionnaires de toutes les régions canadiennes.Le comité verra aussi à étudier l'impact des contrats confidentiels sur les expéditions ferroviaires et sur Tefficacitédes chemins de fer.Il verra aussi à déterminer s'il serait possible de permettre aux compagnies ferroviaires d'offrir des tarifs inférieurs aux coûts réels des services.À l'étude, également: la répartition des services ferroviaires à travers le pays, les services régionaux de transport aérien et l'impact de la déréglementation sur l'emploi et les relations patronales-ouvrières.Kenneth A.Smee La Banque Royale du Canada a le plaisir d'annoncer la nomination de M.Kenneth A.Smee au poste de vice-président directeur, Technologie et systèmes.A la tête de la division Technologie et systèmes, M.Smee sera responsable, à l'échelle de la Banque, de la gestion dans les secteurs suivants: développement des méthodes, réseaux informatiques et de transmission, acquisition de matériel informatique et de transmission, et stratégie technologique de la Banque.M.Smee est entré à la Banque Royale en 1974 et a occupé depuis diverses fonctions d'importance croissante dans les secteurs Finances, Opérations internationales et Services de détail.Avant d'occuper son actuelle fonction, M.Smee était premier vice-président, Technologie et systèmes.SENTRA DLX 92 MODÈLE C4EG52 \u2022TAXES.TRANSPORT.PRÉPARATION EN SUS.RABAIS NISSAN INCLUS NOUS PAYONS LE MEILLEUR PRIX POUR VOTRE ÉCHANGE.LÀ, OÙ LE SERVICE EST GÉNIAL! ira ê II NISSAN 80Vboul.SAUVÉ ST-EUSTÀCHE i (1 mille au nord de la 640) 472-8664 1992 GRÂCE À VOUS CHEVROLET CAVALIER 4 PORTES AUTOMATIQUE I I CLIMATISEUR \u2022 RADIO AM- FM AVEC LECTEUR DE CASSETTE À 4 HAUT-PARLEURS \u2022 GLACES TEINTÉES \u2022 MOULURE PROTECTRICE \u2022 2 RÉTROVISEURS \u2022 SERVOFREIN \u2022 SERVODIRECTION \u2022 PNEUS RADIAUX 4 SAISONS NOUS OFFRONS EN PLUS: FREINS ANTIBLOÇAGE Q VERROUILLAGE ELECTRIQUE 11350* cl en LU r- Q PRIX EN VIGUEUR JUSQU'AU 14 FEVRIER 1992 AUSSI LOCA TION DE LONGUE DURÉE RABAIS ADDITIONNEL AUX DIPLÔMÉS TRANSPORT ET TAXES EN SUS.RABAIS GM INCLUS 5363, rue Saint-Denis, MONTRÉAL (Québec) H2J 2M4 Tê\\\\: (514)279-6301 w scr.C'est contre une telle hémorragie que lutte Bromont, où l'on peut se procurer de l'essence à 39 cents le litre chez Petro-Canadn lorsqu'on effectue certains achats locaux.Desjardins, qui veut susciter des maillages entre entreprises, reconnaît que les marchands américains connaissent un grand succès de marketing.On sensibilisera par contre les gens aux coûts cachés des achats américains ainsi qu'aux garanties non honorées.SOCIÉTÉS OU GROUPE ASSURANCE PRUDENTIELLE \u2022t, \u2022.i i* '« M .n i»i m m tu .m tu \u2022ii iXI ïii i.» m t.- Ml MV i Dale F.Davies, B.A.La Prudentielle Compagnie d'Assurance Limitée est heureuse d'annoncer la nomination de M.Dale F.Davies.BA, au poste de vice-président.Assurance collective.M.Davies est chargé de la gestion quotidienne de la division Assurance collective située à Toronto.Il est responsable des activités canadiennes ayant trait à la mise au point des produits, la tarification, les ventes, les règlements et le service à la clientèle.M.Davies jouit d une expérience de plus de 20 ans dans le domaine de l'assurance collective, à la Prudentielle et ailleurs.L'une des plus grandes entreprises d'assurance au monde, la Prudential Corporation pic exerce ses activités dans 34 pays et gère un actif de plus de 80 milliards de dollars.La Prudentielle s'est établie au Canada en 1923.Depuis, elle est devenue l'une des plus importantes compagnies d'assurance au pays.Plus d'un million de Canadiens et leur famille comptent sur elle pour veiller à leur sécurité financière.FAITES BONNE PÊCHE À NOS TABLES cl^cKivillon de Ffttlantiaue MAISON ALCAN Stationnement intérieur gratuit Tous les jours dès midi, le dimanche dès 17 h.Principales cartes de crédit 285-1636 DATES D'ASSEMBLEE Données loumte-s par la soc«tè èroettnct par r entremise de LA IAISsE CANADIENNE DE DÉfÔl DE VALEI Un LIÉE \u2022 Modifications aux renseignements de>a put*-os A » annuelle;S - spéciale:G ¦ générales.X - supplémentaire;E ¦ extraordinaire.«ko.RM im.tm im Aefrs Rescwees Iti A/wncja Banxfc les Cor?Anel Resoerces ltd Attreitoc BC Gas toc Buvtt Resoorces be.Bestir lie Brrttih Cabota Tttettot Ce.B::*c:* toc Crron Resources toc CAMS Terra Nam Car mac Resoarccs ltd Cascades toc Cons Cite Pomt Mrd Certes CcrfSûtoJJted MCI Hotdirn Corp Desert Gold Resource; toc Dolasca Inc.Oust» Mac Maies ltd.tftflefieid Resources ltd Imnrofimentjl TeclWoftt toc denn Aurkn Rescuces lawted Gotten Resomces ltd Good£o!d Resources IM f.j.Catum Mjax Inc.GuMs&eam Res Caoadaltd Kjrs Srster.: be tecoe* Altj II Corp kiteipiovKCtti Pipe Im tac kitcrtel Commtjtocaticts toc Jeatn taojrrrs IW Kiitaek Resources toe Amu Prefects tot I Op UMÉOl Somec toe Ujmrjc Resources ltd le£«o« Rnturce ltd lestndestnes A/wseclW I rice Irtvstnes toe lioflVil!{,tofjtjm toe Icfiiec Groupe blormafooe M-jn Ressuices 1 fyiieotmns M.oerars Im l te?MDS HrjitHGrogplra'.rt* Nnedei be \u2022 Onega GoM Corporation OrurJ Capital toe Pan American Minerals Corp Park crest liptoratiea Itt Petro Canada Pxo Petroleum ltd Polrsteel BmlcVf Systems ltd Print link CorpmatKM Prier RtîCuices ltd PYonje tot PTC Cao.lil toe.Oeefcec feifpAon: Red 0)4 Imrtrt Parfiersînp Rtspu-iv b'imrt'CJl Corp Resso-un Mi-*f PjsHson* lose Sert Rewwces toe STI barstnnhc Save m Actonotne tod.tap So toe Swo Pac i.rtll»iestmeitsla Sfait Rnwceiltd Strategic f eennetoprs toe Surtx Mae» a take Resources toe Yukar.Saul Hxsltd T3fe»\t25 Kirs\tAG 4om\t73 art\tAG Siurs\t73atrf\tA 21 fee.\t31 mars\tAC 19 Ht.\t26 rurs\tAS Oman\t?9atrd\tA I7fee\t31 mars\tA 73 mars\t79 ami\tAS 3 rjr;\tISatrl\tAG 17 ttt.\tr a.-i\tA 14 ttt\t73 mars\tAG 12 ttt\tllman\tAG 24 fer\t33 mars\t1 17man\t73 atrd\tAG 14 ttt\t76 mars\tAG 14 ttt\tttmars\tAG 17 ttt\t73 mars\tA 13 nan\t1\" ma\t4G 17 ttt.\t74 mais\tAG 18 ttt.\t75 mars\tAG 24jjt1\t71 ttt\tA 7 ttt\t31 mars\tAS 10 té».\t16 mars\tS 14 rev\t21 mars\tAS 17 mars\t71 atrd\tAG 26 Itt.\t31 mars\tAG 17 let.\t77 mars\tAG 21 Itt\t27 mars\tAS 71 Kin\t6mai\tA6S 17 let.\t27 mars\tA 19ftt\t31 mars\tA 2b ttt.\t33 mars\t1 14 Itt\t24 nos\t1 23 mars\t27 atrd\tAG Itt.\tlaml\tAG 21 let.\t27 mars\t4 24 let.\tran*\tIS 24 te»\t31 mars\tAG 75 le»\t31 mars\tAG 17IM\t26 mars\tAG 741?»\t31 mars\tA 13 mars\t21 atrd\tAS 3 Itt\t26 mars\tAC IS «t\t20 mars\tAG 11 ttt.\t20 mars\tAG 7 Itt\t13 mars\tS UN».\t26 mars\tAG 3I|m\tSmart\tA 11 mars\tSmai\tAG 17 mars\tSmai\tAG 19 let.\t25 mars\tIS 17 Itt\t23 mars\tGS 17 let\t27 mars\tAG I4»e»\t17 mars\tGS 24 let\t39 mars\tAS 16 let\tlaini\tAG 5 ran\t9 atrd\tAG lift»\t26 mars\tAG 33 «C\t12 mars\tA 19 le*\t75 nun\tA Slet\t12 no-.\tAS 19 le»\t75 nun\tAG 19 nuis\t23 ami\tA I7te»\t23 mars\tGi 7JH»\t31 nun\tAG Il ttt.\tllman\tAG 75 le»\t31 man\tI 19 le»\t25 nun\tAG lllet\t31 nun\t1 16 mars\t30 atrd\t1 71 let\t77 mais\tAC 14 ret\t73 «un\tA 19 le»\t75 man\tIG 17 let\t73 nun\tACS 13 le»\t711»»\tA ,» i ti .11 111 III III it; Hi ;n i!i iii \u2022 \u2022: its \u2022ii \u2022»» ill .'I i;» iâ« H! \u2022 * \u2022j: [li iu «» iii iti «;» itt H' iii iii \u2022li Iff Vl< ' ¦ » \u2022*\\ m \u2022if 141 »' n.tu' i:t M*.iji Jit R \\'{ .m I ir .\u2022li .ti M ni hi » I I \u2022\u2022 « i.i \tft\tv'jf.« 0 :\t\t\t¦ *'\t\t' 'V*.¦ '\t\t\t\t«**Voj< Jt» \t\t\t\t\u2022 \u2022\t\ti\t\tj.1\t\t\t * i JAIME MAIS J'AI PRIS MON AILLEURS A LA BANQUE HONGKONG DU CANADA, J'AI UN TAUX PLUS ÉLEVÉ Restez fidèle à votre banque d'ici, mais sautez la clôture.Prenez aussi la Banque Hongkong 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Radio-Canada il y a près de 12 ans.il travaille au service de la Vente et du Marketing depuis 1984 ou il a occupe les postes de représentant administratif et de représentant a la Vente nationale sélectionnée.tectionnistes ù l'égard de certaines industries québécoises, les Américains ne font pas que violer l'esprit de l'accord de librc-echange.Ils nuisent également à leurs propres intérêts.C'est le message qu'a livre hier le ministre québécois des Affaires internationales lohn Ciaccia à plusieurs représentants de l'administration américaine au cours de rencontres privées à Washington.M.Ciaccia a entrepris dimanche une visite de quelques jours dans la capitale américaine pour discuter du dossier du développement hydroélectrique de la Baie-lames, mais également pour protester contre l'attitude protectionniste des États-Unis dans deux dossiers commerciaux importants pour le Québec: le bois d'oeuvre et le magnésium.L'automne dernier, les États-Unis ont déclenché une enquête sur l'industrie canadienne du bois d'oeuvre, qu'ils soupçonnent de bénéficier de subventions déloyales.En attendant une décision finale, prévue pour ce printemps, ils ont imposé un droit de 5,1 p.cent sur les exportations québécoises.En décembre dernier, a la suite d'une décision préliminaire du département américain du Commerce, les États-Unis ont frappé John Ciaccia les exportations québécoises de magnésium d'un important droit compensatoire de prés de 33 p.cent.Dans ce cas-ci, c'est une firme productrice de magnésium de Salt Lake City.Magnesium Corporation, qui a accusé la firme québécoise Norsk Hydro de bénéficier de subventions déloyales grâce à un contrat favorable signé avec Hydro-Québec Une décision finale du département du Commerce a ce sujet sera rendue la semaine prochaine.Application agressive M.Ciaccia a affirme que cette application «agressive» des lois commerciales américaines violait l'esprit de l'accord de libre-échange canado-américain.Il a soutenu que parce que cette entente a été signée, les États-Unis ne devaient pas traiter le Canada comme n'importe quel autre pays.Le ministre a declare que les États-Unis devaient adopter une politique commerciale d'ensemble vis-à-vis le Canada, qui tienne compte de l'entente de libre-échange, des intérêts communs entre les deux pays et de l'économie américaine toute entière.M.Ciaccia a expliqué que les enquêtes commerciales américaines actuelles avaient le défaut de ne considérer qu'une industrie, et d'oublier d'étudier les conséquences de l'imposition de droits sur le reste de l'économie américaine.Le magnésium est un bon exemple, a-t-il indiqué.Ce matériau léger, solide et flexible pourrait être particulièrement utile pour réduire le poids des automobiles, diminuant par la même oc- casion la consommation de carburant et la pollution atmosphérique.«C'est un produit essentiel a d'autres secteurs de l'économie», a-t-il déchue.En imposant des droits aussi importants, les Américains «non seulement causent des problèmes à une industrie québécoise, mais ils se tirent dans le pied», a-t-il soutenu.Ce ne sont pas les firmes américaines qui vont bénéficier d'une décision négative vis-à-vis du magnesium québécois, mais les compagnies japonaises qui, elles, auront accès à du magnésium abordable, a-t-il affirmé.Le ministre a ajouté qu'il était injuste de voir ces enquêtes se concentrer sur les importations, et ne porter aucune attention sur les subventions accordées aux entreprises américaines.Particulièrement indigné, il a fait remarquer que le type de contrat à risque partagé qui a déclenché l'enquête contre Norsk Hydro avait été inventé aux États-Unis mêmes.Si l'administration américaine devait confirmer la décision contre Norsk Hydro, le Canada portera appel devant le comité bi-na- lional prévu dans l'accord de libre-échange.Le Canada a déjà remporte une victoire à ce niveau, dans le dossier du porc, en lévrier dernier.Mais en attendant, l'industrie québécoise du magnesium continue ii payer des droits compensatoires, a deplore M.Ciaccia.Dans le cas du bois d'oeuvre.Quebec soutient également que l'industrie québécoise ne bénéficie pas de subvention, et qu'elle ne devrait pas être frappée du droit de 3,1 p.cent.M.Ciaccia, qui rencontrait hier le sénateur démocrate du Rhode Island Clay hoi ne Pell, president du comité senatorial des Relations étrangères, le sénateur démocrate du Connecticut Christopher Dodd et des représentants du département du Commerce, a affirme que ses interlocuteurs l'écoutaient attentivement et réalisaient qu'il y avait un problème.Le ministre fera face à un autre problème aujourd'hui.Il participera a une rencontre de Globe, une association de parlementaires soucieux des questions environnementales, où il essaiera de défendre le dossier de Grande-Baleine contre les attaques d'une parlementaire hollandaise.if -¦ Bush accepte les explications de Miyazawa Agence I runevPresse WASHINGTON ta Le président George Bush a qualifié hier le Premier ministre japonais Kiichi Miyazawa d'«homme bien» et a accepté ses explications selon lesquelles il n'avait pas voulu critiquer les ouvriers américains en affirmant qu'ils manquaient d'une «éthique de travail».Sans vouloir mettre d'huile sur le feu, la Maison Blanche a cependant averti le japon que de tels commentaires contribuaient au M.Louis Versailles Louis Versailles est nomme directeur de la Vente nationale.Directeur du Marketing à Radio-Canada depuis 1990.il était auparavant directeur du Développement commercial à Télé-Metropole.Il a aussi occupé divers postes chez Paul L'Anglais Inc.dont celui de directeur descentes sélectionnées et reseau, et a été représentant de la Vente chez Ail-Canada Radio & Television Ltd a Toronto, de 1993 à 1985.et chez Communication AC Ltee de Montréal, de 1978 à 1983.\u2022s.M.Hugues Beaudoin Hugues Beaudoin est nommé directeur de la Vente régionale.Il était auparavant vice-président de la Vente au reseau de télévision Quatre Saisons, ou il a également occupe les fonctions de directeur de la Vente de 1986 à 1989.Il a aussi travaille a CF Cable TV Inc.a titre de vice-president de la Vente et de la Publicité (1986) et de directeur de ce service (1982 a 1986).Il avait été directeur de la Vente a CHOI-FM de 1978 à 1982.Ces nominations s'inscrivent dans la demarche de reflexion et de restructuration entreprise plus tôt cette année au service de la Vente et du Marketing Television de Radio-Canada.I T CRANE CO.CRANE CANADA INC.J.J.McCANN III W.W.LAU Crane Co.annonce ia nom.na:onaerv1.J.J.McCannlllàî^eoevce-présden: de groupe responsabë pour Crane Canada Inc.a nsi qjc d j secteur commercial des vaN/es de Cmne Co.en Grande-Bretagne, en Ajstra'o et aux Étaîs-Uns.M.Winston w.Lau succédera à M.McCannau poste oe prés aer.t et directeur général de Crane Canada Inc.fiiiaë en propriété exc'usivc oe Dane Co.La société mère est un fabreant et distributeur de produits diversifiés utilisés en industrie do môme qu'en construction.A la suite o'une carrière couronnée de succès aux États-Unis et à l'étranger dans une entreprise nternatonaë d'envergure.M.Lau s'est jont à Crane Canada Inc.en tant crue vœ-présoent et directeur généra! pour la divis'on Aopws'onnement de Crane.Crane Canada Inc.est un fabreant et distributeur ao valves et de produits de plomberie oeuvrant à la grandeur du Canada.Comment recevoir mttention que vous méritez en double.\u2022 \u2022\u2022'?:\u2022>.:> \u2022 .\u2022\".Le Sheraton Halifax vous recompense mieux que quiconque ! Avec le Club Sheraton International, vous recevez le monde en récompense! Mentez des point S alcoolisées de la Compagnie.Ion K.Grant David L.Morton Le Conseil d'administration de La Compagnie Quaker Oats du Canada Limitée annonce les nominations suivantes: Monsieur Jon K.Grant est nommé President du conseil et Chef de la direction après avoir occupe le poste de Président et Chef de la direction pendant 16 ans.Il est diplômé de l'université de Western Ontario (School of Business Administration) et a reçu un doctorat honoris causa (ll.d) de l'université de Trent.En mai 1990.il a reçu le Prix des -ens d'affaires humanistes décerné par la Fédération canadienne des études humaines pour son discours prononcé en 1989 intitulé The Business of Protecting the Environment- et.en novembre 1990, on lui a conféré le -Knight of the Golden Pencil Award .le prix le plus distingué décerné dans l'industrie alimentaire, pour ses services remarquables.M.Cirant est membre du conseil d'administration de la Consumers' Gas Company Limited, de Scott Paper Limited, de la Banque Laurentienne du Canada et de l'Assurance Générale Laurentienne.11 est vice-président de la Table ronde de l'Ontario sur l'environnement et l'économie, membre du Comité consultatif de la School of Business Administration de l'université de Western Ontario, du Conseil canadien des chefs d'entreprise, du Forum entreprises-universités et du Conseil commercial Canada-URSS.Il est administrateur du Centre des sciences de l'Ontario et du Fond?mondial pour la nature.Monsieur David L.Morton est nommé Président et Chef de l'exploitation.Depuis qu'il s'est joint à la compagnie en 1973, M.Morton a occupé des poste* de rt>pmi>abilité croissante, le dernier étant celui de Vice-président et Directeur général-Produits d'épicerie, auquel il fut nommé en 1990.M.Morton relèvera de M.Grant dans son nouveau poste.Il détient une maîtrise en administration des affaires de l'université York et un baccalauréat en sciences politiques de l'université de Toronto.M.Morton est un ancien président du conseil d'administration de «\u2022 Arbour Theatre*, membre du comité exécutif du conseil et aussi trésorier du Five Counties Children's Centre.Il est également le représentant officiel de la Compagnie auprès des Fabricants canadiens de produits alimentaires, ainsi que membre du Conseil des gouverneurs de Sir Sandford Fleming College.Pas de frais supplémentaires pour notre Signature ! En louant une Lincoln à long terme, vous obtenez tout le luxe d'une Lincoln version Signature, sans frais supplémentaires.I .v+wt/typr» m y** LINCOLN TOWN CAR VERSION SIGNATURE, lamais une voiture de luxe n'aura intégré autant de somptuosité a la fois.De l'élégance raffinée de ses six places de grand confort a son roulement ultrasilencieux, le moindre detail de la Lincoln Town Car 1992 concourt a en faire le symbole des voitures de luxe d'aujourd'hui.\u2014 .IÎNCOLN CONT1NEN TAL VERSION SIGNATURE.Voici un parfait mariage de perfection technique et de luxe.En plus de ses somptueuses commodités, la Lincoln Continental vous offre l'avantage d'une suspension pneumatique a commande électronique, d un système de freinage à disques aux quatre roues avec antiblocage (ABS) et d'un coussin de sécurité gonflable du cote du conducteur.Lorsque vous serez au volant de la Lincoln Continental, vous comprendrez pourquoi c'est une des voitures de luxe les plus convoitées du monde.DEUX AN5(n\tTROIS ANS(i)\tQUATRE ANS'\" 739§.,\t6991\t6391 Canadien Pacifique affiche des pertes de près d'un milliard Presse Canadienne ¦ La société Canadien Pacifique, une des plus importantes compagnies canadiennes, a perdu près d'un milliard de dollars en 1991.en raison de pertes inhabituelles et de fermetures dans les secteurs du rail, du pétrole, de la forêt, de l'immobilier et de la gestion des déchets.La compagnie a annoncé hier que ses pertes, y compris ses pertes inhabituelles, ont atteint 913,8 millions, soit 2,87$ l'action.Sans compter les pertes imprévues, celles-ci, en 1991, furent de 16,2 millions.En 1990, CP avait affiché un profit net de 355.3 millions, soit 1,11 $ l'action.Les revenus ont fléchi légèrement, en 1991.à 10,07 milliards, contre 10.4 milliards en 1990.Produits forestiers Si CP signale des pertes ou des baisses considérables de profits dans quatre de ses cinq secteurs d'opérations, ce sont surtout les Produits forestiers CP qui ont rengagement Lincoln.Pour tout renseignement, communiquez avec le Centre Lincoln en composant sans frais le 1800 387-9333.1) lur un kiil de typ« forfaitau* fixe dt H me* «vu mt* de fond* de 2144$ pour la tuxoln Town Car vmion Signature, et Je 22 W S pour b Urxoln Continental vrnwn Signature.2) Bat* vit un bail de t>T* forfuuiic fue dt >6 moi» a>c( mi* de fond» de 1978$ pour b Lincoln Tout» Car version Signature, et de 2 016 S pour b Lincoln Continental vervion Signature.Î) bak tur un bail de type foKaïUJW fat de 4* mot» avee mi* de fond» de 2 005 S pour b Uncoln lo-*n Car version Signature, et de 1952 S pour b Lincoln Continental version Signature.Us frai» de transport, d irr.manUulauon.da»-.uraiue», b Une dacei*.tlml î s r Tt r r r s VA t r r 1h 44 r W r r r r la 1 4 m ?\\ r r 7-16 s r l'i r 9-16 r s r r r r r 25 3 25 2 Syriex 47*i 47\".in 47*^ ic 23- 49.j «r.i r 1 ; 72 ; 25 30 '4 35 13 40 7'ï 45 r 50 ^ 55 72 2 r 25 45 4 ; 50 15-16 55 r r : 1M6 13-16 r M 4 IVi H 2.r 2 2 23-16 15-16 r 1 r 4\": r r r r 3-16 7-16 11-16 3 5-, r r r r l'i r 7-16 .n if du caractère distinct du Québec.( c caractère distinct a permis au Québec de demeurer francophone alors que le taux d'assimilii-tion des francophones hors Québec est de 27 pour cent, a-t-il rappel c.L'ex-ministre a reconnu que le «droit d'approbation» qu'il propose ressemble en fait a un droit de veto pour le Québec.«Mais il faut faire en sorte qu'un éventuel accord voté en 1992 ne puisse pas être raye de la constitution dans trois ou cinq ans par une décision de sept provinces représentant 50 pour cent de la population, sans l'accord du Québec», a-t-il dit.M.Garneau a également plaide pour une plus grande décentralisation des pouvoirs.Il s'agit d'un principe difficile à accepter pour le Canada anglais, a-t-il admis.«Si le Canada anglais veut changer la nature du pacte de 1867 et accorder au fédéral des compétences qui appartiennent aux provinces, il n'a d'autres choix que d'accepter un Canada asymétrique», a conclu M.Garneau.Les membres de la commission Beaudoin-Dobbic ont assisté par ailleurs à un défilé des forces fédéralistes devant eux.Le Conseil pour l'unité canadienne (CUC) a prononcé un plaidoyer pour que le Canada demeure un pays uni.Le président du CUC, Pierre jeanniot, ex-président d'Air Canada, a parlé en faveur d'un nouveau partage des pouvoirs , notamment aux fins d'efficacité «en évitant les dédou- blements administratifs, en simplifiant la bureaucratie et en repositionnant le processus décisionnel ».M.leanniot a prudemment évité cependant de préciser quels pouvoirs devaient échoir a chaque niveau de gouvernement.Trois autres témoins aux tendances ultrafédéralistcs ont complété les audiences de l'après-midi.Le président du Parti Égalité et députe de D'Arcy-McGee à l'Assemblée nationale, Robert Lib-man, a soutenu que les Québécois n'avaient pas besoin d'un statut particulier pour assurer leur sur-vie et leur épanouissement.«Le croire est faux et même insultant», a dit M.Libman.Une coalition de communautés ethniques, le Congrès hellénique du Canada, le Congrès italo-cana-diens et le Congrès juif canadien, est venue affirmer que le Québec doit demeurer au sein du Canada, que la clause dérogatoire, ou clause «nonobstant» doit être abolie et qu'aucune disposition de la Charte des droits ne doit être touchée par le concept de société distincte applique au Québec.Enfin, l'Association desTowns-hippers, qui regroupe les Anglophones des Cantons de l'Est, a dit craindre que les Québécois d'expression anglaise ne deviennent des citoyens de seconde zone.Aussi, le groupe suggère lui aussi l'abolition de la clause dérogatoire et le respect de la dualité culturelle. Informations nationales B16 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 4 FÉVRIER 1992 Bourassa croit que les offres d'Ottawa respecteront l'échéancier de la loi 150 GILLES NORMAND envoyé spécial La Presse^ ZURICH e gouvernement fédéral Bn réussira à présenter ses offres constitutionnelles au Que-bec suffisamment tôt pour rencontrer l'échéancier prescrit par la loi 150, croit Robert Bourassa.«Je n'ai pas été avisé qu'il y aurait un retard dans les offres du fédérales.|e crois au contraire que le gouvernement fédéral essaie de faire diligence pour respecter l'échéancier de la loi 150», a en effet déclaré le premier ministre lorsqu'il lui a été demandé si un tel retard justifierait un amendement pour reporter la date du référendum.Un référendum portant sur les offres fédérales n'est donc plus aussi improbable que le laisse croire le temps qui passe et les désaccords persistants entre plusieurs provinces mais, quoi qu'il advienne, l'union économique avec le Canada sera maintenue, a plus tard indiqué M.Bourassa à des industriels qu'il a rencontrés en privé.En matinée, à l'occasion du lancement d'un projet (Vol-vox) de développement de systèmes informatisés pour aider à la prise de décision en cas de catastrophes écologiques, M.Bourassa a expliqué que les conclusions du rapport Bélan-ger-Campeau indiquaient, qu'après des décennies de représentations inutiles, «c'est â nos partenaires canadiens de faire part de leurs propositions».La balle reste donc dans le camp du Canada anglais.Robert Bourassa Aux souverainistes qui réclament un référendum sur la souveraineté, le premier ministre rappelle que si la loi 150 impose une obligation de résultai, il ne faut pas perdre de vue le préambule de cette loi, auquel lui-même accorde de toute évidence la plus grande importance.«Si vous référez au préambule de la loi, vous voyez que le gouvernement du Québec se garde un mandat d'initiative», rappelle-t-il.Il souligne les deux voies que dégageait la Commission Bélanger-Campeau: un fédéralisme renouvelé ou la souveraineté.Toutefois, précise-t-il, « il y a plusieurs sortes de souveraineté».« Le concept de souve-raineté en 1992 n'est pas le même que celui qu'on a connu du temps de Louis XIV.II y en a chez nous qui s'attachent à une conception archaïque de la souveraineté.Nous n'avons pas, au Parti libéral, une approche archaïque de la souveraineté.Nous avons un concept évolutif», dit M.Bourassa qui réfère de plus en plus aux accords politique, monétaire et économique que les pays européens tentent de réaliser â Maastricht.À Bonn, lors de sa tournée de 1990, le premier ministre Bourassa avait lancé l'idée d'une superstructure qui a fait son bout de chemin au Québec, laissant entrevoir la perspective d'une souveraineté assortie d'une union politique sous la gouverne d'une structure supraparlemcntairc.La réforme constitutionnelle en Belgique retient l'attention du Québec NORMAND envoyé spécial La Presse À ZURICH i la Communauté européenne a inspiré à Robert Bourassa l'idée d'une superstructure parlementaire, en 1990, le premier ministre pourrait bien cette fois attirer l'attention des Québécois et même des Canadiens sur la réforme constitutionnelle en cours en Belgique.Selon le premier conseiller et responsable des affaires politiques à la Délégation du Québec à Bruxelles, Marc Mo-rin, il y a des institutions très intéressantes dans plusieurs pays européens, comme en Allemagne et en Suisse, mais la Belgique représente un exemple plus valable pour le Québec.«En Belgique, la réforme est très très intéressantes.Ils ont des problèmes comparables, ils doivent composer avec deux communautés et deux régions», souligne M.Morin à La Presse, au cours d'une entrevue téléphonique.La Belgique est en effet à décentraliser les pouvoirs de son gouvernement central, à un point où il est à se demander ce qu'il va rester du gouvernement central.L'entreprise provoque évidemment non seulement des tensions, mais des chicanes que l'on qualifie de pires que celles qui prennent parfois forme chez nous autour de la question constitutionnelle.«Les Belges veulent rester belges.Tant les francophones que les flamands veulent sauver des choses», explique le conseiller politique.On compte cinq régions, trois communautés (les Wallons, les Flamands et les Allemands).En plus du gouvernement central, chaque région, chaque communauté a son gouvernement propre.La décentralisation des pouvoirs amène trois ordres de gouvernement: le gouvernement central qui demeure tout de même, un gouvernement francophone ( régional et communautaire), un gouvernement flamand regroupant en un seul les gouvernements régional et communautaire).Le gouvernement central conserve des pouvoirs pour les affaires extérieurieures et il s'est gardé d'autres champs de compétence.Il n'a pas tout abandonné.Cette réforme ne se fait pas sans heurts: passer d'un gouvernement unitaire (c'était un royaume) â des gouvernements de coalition parce qu'il faut les deux tiers des voix pour procéder aux réformes constitutionnelles, ça entraîne certains remous, remarque-ton.Les exemples de l'Allemagne et de la Suisse montrent également des situations intéressantes.En Allemagne, il y a les « landers » qui sont presque des États souverains et qui délimitent les pouvoirs du gouvernement central.En Suisse, ce sont des cantons, lesquels forment le gouvernement central.Dans les deux pays, les structures sont très anciennes, explique M.Morin.Les gens d'affaires de Montréal et Toronto s'unissent devant Beaudoin-Dobbie Ils invitent Ottawa à se tenir loin du développement économique et de la culture PHILIPPE DUBUISSON du bureau île \\x\\ Presse OTTAWA nissant leurs forces pour la première fois en matière constitutionnelle, les milieux d'affaires de Montréal et de Toronto recommandent au gouvernement fédéral de se tenir loin du développement économique et de la politique culturelle.C'est ce qui ressort en substance d'un mémoire conjoint signé par la Chambre de commerce et le Bureau de commerce de Montréal ainsi que par le Board of Trade de Toronto et dont La Presse a obtenue une copie.Les trois associations, qui ont à maintes reprises eu maille partir dans plusieurs dossiers par le passé, notamment dans celui des Centres financiers internationaux, en feront la présentation aujourd'hui devant le comité Beaudoin-Dobbie sur le renouvellement du Canada.«Par cet exercice, nous avons appris à mieux nous connaître et nous savons qu'il est possible, en travaillant ensemble, de régler certains de nos différends et de respecter les points de vues d'au-trui», affirment les trois présidents dans leur présentation.En matière économique, la ré- forme constitutionnelle devrait s'articuler autour du principe que le provinces devraient définir les priorités du développement régional.Aussi, Ottawa devrait laisser le champ complètement libre aux provinces dans ce domaine et verser sans conditions les fonds alloués en vertu de la péréquation.En ce qui a trait aux domaines de compétence provinciale exclusive, aucun nouveau programme à frais partagés ne devrait être lancé sans l'approbation de tous les gouvernements provinciaux, affirment également les mileux d'affaires.Dans son projet de réforme présentement à l'étude, Ottawa suggère de maintenir la responsabilité du développement régional et propose de ne lancer de nouveau programmes à frais partagés sans le consentement de sept provinces représentant 50 p.cent de la population.Les milieux d'affaires de Montréal et Toronto rejettent également le projet fédéral d'union économique tel que libellé.Ottawa ne devrait pas obtenir de nouveaux pouvoirs législatifs en ce domaine, disent-ils, et la création d'un nouveau Conseil de la fédération pour gérer l'union économique n'est pas jugé nécessaire.«Le gouvernement fédéral ne doit pas avoir le pouvoir de lancer de nouveau programmes pan-canadiens sans l'approbation de l'ensemble des provinces.Car ce sont les régions qui peuvent le mieux articuler le développement économique.C'est cela le message», dit M.Guy Versailles, membre du comité de la Chambre de commerce.Par contre, les trois associations se disent favorables au principe de la libre circulation de biens, des services, des personnes et des capitaux pour renforcer les liens économiques entre les régions.Toutefois, ils sont d'avis qu'un tribunal commercial devrait trancher les litiges et non les cours de justice.Sur le plan de la culture, la constitution devrait reconnaître la primauté des provinces en ce qui a trait à la gestion, au soutien, au financement et â la commande d'oeuvres culturelles.Ottawa devrait par conséquent «diminuer son rôle quant à la célébration et la dissémination de la culture».Ottawa devrait toutefois maintenir ses responsabilités en ce qui a trait aux grands organes de diffusion, tels que Radio-Canada, l'Office national du film, le Centre national des arts, etc.« Le contenu doit être défini par les provinces mais les véhicules de diffusions doivent être du ressort fédéral», dit M.Versailles.Apparemment désireux de s'imprégner de l'esprit olympique, le premier ministre Brian Mulroney s'est présenté hier à son bureau d'Ottawa avec un chandail personnalisé aux couleurs de l'équipe de hockey du Canada.Les jeux d'hiver commencent cette semaine, a Albertville.Point de mire de l'équipe canadienne, Eric Lindros est d'ailleurs arrivé en France.Le jeune joueur de 19 ans, sur qui reposent les espoirs du Canada d'enlever une médaille olympique au hockey pour la première fois en 24 ans, se dit prêt a se frottera la compétition.Selon Dave King, l'entraîneur de l'équipe, la présence de Lindros est une bénédiction pour ses coéquipiers.Le Canada entreprendra le tournoi olympique en affrontant la France, samedi.% m Y 1 - Le N.-B.souhaite l'ouverture des chantiers québécois à ses travailleurs de la construction DENIS du bureau de La Presse QUIHEC e Nouveau-Brunswick demandera au Québec de faire en sorte que des travailleurs de cette province puissent être embauchés sur les chantiers de construction québécois.En fait, Frédéricton souhaite une forme de réciprocité, puisque les travailleurs québécois dans la construction peuvent être embauchés sur les chantiers du Nouveau-Brunswick.Le ministre du Travail du Nouveau-Brunswick, M.Vaughn Bla-ney, en fera probablement la proposition jeudi â son homologue québécois, Norman Cherry.Cette rencontre fait suite à des accrochage sérieux survenus la semaine dernière entre des travailleurs de construction du Nouveau-Brunswick et des employés québécois, embauchés sur des chantiers dans cette province.Onze travailleurs québécois de la construction ont eu maille à partir avec les citoyens de Chipman, au Sud du Nouveau-Brunswick, où ils installaient de l'équipement pour une usine de sciage.Arrivés au début janvier, les 11 Québécois doivent rentrer cette semaine, après avoir été chahutés dans un restaurant local.Un groupe de travailleurs de la construction du Nouveau-Brunswick avait, peu auparavant, intercepté l'une des auto transportant cinq québécois, pour en taillader les pneus, briser un phare, et tenter d'en venir aux coups.L'impossibilité pour les gens du Nouveau-Brunwick de se faire embaucher sur les chantiers québécois est une cause profonde d'irritation puisque les Québécois peuvent travailler dans la province voisine.Mal à l'aise, le gouvernement McKenna a souligné qu'il n'avait pas l'intention d'expulser les travailleurs québécois.Toutefois, il doit aussi composer avec les pressions des syndicats de la construction de la province dont les doé-lances â l'endroit du Québec ont été reprises par le CORP (Confederation of regions Party), qui forme l'opposition officielle au Parlement.Selon un haut fonctionnaire du Nouveau-Brunswick, M.Blaney demandera à son homologue québécois de travailler sur une formule permettant un certain degré de réciprocité pour les travailleurs du Nouveau-Brunswick.Actuellement, rien dans les lois québécoises n'empêche un résidant du Nouveau-Brunwick de travailler sur les chantiers québécois, «mais l'appareil administratif est si lourd que dans les faits c'est impossible», explique-t-on.Pour Fredericton, il vaut mieux négocier de telles ententes# que de s'exposer à de nouvelles rixes sur les chantiers.Pas question de réclamer, par exemple, que les travailleurs du Nouveau-Brunswick aient accès à des chantiers comme Grande-Baleine, mais ils ne devraient pas être empêchés de travailler sur des petits chantiers, à des tâches spécialisées.L'une des avenues considérées pourrait être de délimiter des zones, près de la frontière entre les deux provinces, où les employés de la construction du Nouveau-Bruswick pourraient se faire embaucher sans problème au Québec, explique-t-on.Ottawa envisage d'envoyer un nouveau bâtiment dans le golfe Persique Presse Canadienne OriAWA Hl e gouvernement fédéral a décide de 9hi de pécher un navire au Moyen-Orient afin de contribuer au maintien des sanctions commerciales imposées à l'Irak par les Nations unies, a annoncé hier un porte-parole du ministère de la Défense.Les ministres Marcel Masse ( Défense) et Barbara McDougall (Affaires extérieures) ont pris leur décision hier soir et le bâtiment de guerre prendra la mer en direc- tion du Moyen-Orient ce printemps, a déclaré le capitaine Brett Boudrcau.« Ils ont consulté leur personnel et la décision a été prise conjointement», a précisé le capitaine.C'est le destroyer UMCS Restigouchc qui se joindra à la force multinationale patrouillant actuellement dans la mer Rouge sous l'égide de l'ONU.en vertu des sanctions imposées il y a 18 mois, à la suite de l'invasion du Koweït par l'Irak.Le ministère de la Défense a commencé dès hier soir à informer les membres d'équipage du Restigouchc, a dit le capitaine Boudreau.Le bâtiment comprend un équipage de 214 marins.Il a été modernise il y a un an pour entrer en service dans le Golfe, mais la guerre s'est terminée avant même qu'il ne soit rendu sur les lieux.Le Restigouchc se joindra à des bâtiments français, australien et américain qui se trouvent déjà en mer Rouge.Le golfe Persique est également sillonné par des navires sous l'égide de l'ONU.Environ 85 Canadiens travaillent ac- tuellement au sein de la force onusienne chargée de déminer la ville de Kowéit et ses alentours.Les autorités de la Défense aimeraient, dit-on, accroître leur contribution au blocus naval international qui, selon le président américain George Bush, devrait se poursuivre aussi longtemps que Saddam Hussein demeurera au pouvoir en Irak.Certains hauts fonctionnaires et politiques d'Ottawa craignent toutefois une escalade de la participation canadienne à ce conflit qui a déjà perdu tout lustre politique.Le Canada étant «surgouverné, surréglcmenté et surtaxé», les milieux d'affaires accueillent favorablement la proposition d'Ottawa de se retirer de certains domaines de compétence provinciale où il est présent.Toutefois, ils affirment que pour éliminer les dédoublements et chevauchements, un examen approfondi de tous les pouvoirs fédéraux et provinciaux est nécessaire.Aussi, les pouvoirs devraient être partagés selon le principe du gouvernement le plus apte à offrir les meilleurs services.Les milieux d'affaires sont aussi d'accord avec la reconnaisse de la compétence provinciale en matière de formation de la main-d'oeuvre, tel que proposé.Les provinces devraient toutefois s'entendre entre elles pour établir des normes pan-canadiennes afin de favoriser la mobilité de la main-d'ocuvre.Enfin, le rapport endosse la clause de société distincte et propose un Sénat élu plus représentatif des régions.Toutefois, l'interprétation du caractère distinct du Québec et les pouvoirs du Sénat devraient dépendre de l'entente sur la répartition des pouvoirs entre paliers de gouvernement.Emploi et Immigration se ravise et ne comparaîtra pas à Québec DENIS du bureau de La Presse QUÉllEC aisant marche arrière, la direction québécoise d'Emploi et Immigration Canada a finalement décidé de ne pas comparaître devant la commission parlementaire québécoise sur la création de nouvelles Sociétés de développement de la main-d'oeuvre.Porte-parole des 5600 syndiqués de l'Alliance de la fonction publique employés par ce ministère au Québec.M.Marc Bellcmare déplorait vivement cette décision hier, y voyant le résultat «d'un jeu politique entre les ministres fédéraux et les hauts fonctionnaires».« La décision est clairement venue d'Ottawa, et je me pose des questions sur le fait que des politiciens puissent ainsi décider des gestes des hauts-fonctionnaires», de dire M.Bellcmare.Selon ce dernier \u2014 qui est l'un des vice-président de la FTQ \u2014 le témoignage de la section québécoise d'Emploi Immigration Canada aurait eu l'avantage de mettre en relief la profonde inquiétude des milliers d'employés de ce ministère au Québec.Avec le transfert probable, d'Ottawa vers Québec, des responsabilités en matière de formation et de main-d'oeuvre, ceux-ci regardent avec appréhension la construction graduelle d'une structure au Québec, où ils ne trouvent pas de place.Comme les services fédéraux ne doivent pas connaître d'interruption, les employés ne pourront être transférés graduellement.«Pour nous, si le tranfert de pouvoirs vers Québec se fait miette par miette, on va se faire avoir», résume M.Bellcmare.Québec aura eu le temps de mettre en place sa structure et de remplir les postes qui y sont liés, ce qui laissera sur le carreau les fonctionnaires fédéraux orphelins.Dans une lettre qu'il faisait parvenir le 31 janvier dernier au secrétariat de la commission parlementaire québécoise, M.Gilles Pa-quin, l'un des dirigeant d'Emploi et Immigration au Québec, soulignait que cette comparution de fonctionnaires fédéraux à Québec comportait trop de risques, notamment celui d'avoir l'air de s'ingérer dans le débat constitutionnel.Autres informations en pages MS et c-14 "]
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