La presse, 8 février 1992, C. Informations nationales
[" VOIR MAISONS D'ENSEIGNEMENT PAGES C5 À C7 LA PRESSE, MONTRÉAL.SAMEDI 8 FÉVRIER 1992 Les jeunes d'Égalité rencontrent en secret ceux du PO «S'il veut continuer avec son image de parti anglophone, le PE n'a pas d'avenir», selon les jeunes de ce parti DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC n dépit de l'appel au boycott décrété par Robert Libman et la direction du Parti Égalité, l'aile jeunesse de ce parti a rencontré en secret, cette semaine, le comité du Parti québécois sur l'avenir de la communauté anglophone.«S'il veut continuer avec son image de parti anglophone, le Parti Égalité n'a pas d'avenir», d'expliquer hier, à La Presse, le président des jeunes de ce parti, Julia-no D'Andréa.«Les jeunes d'Égalité sont allés voir le comité du Parti québécois, nous n'avons pas de complexes et n'avont pas peur de parler à qui que ce soit», de lancer M.D'Andréa, un employé du bureau du député de Jacques Cartier, Neil Cameron.Selon lui le boycott du comité deman- dé à tous les anglophones par une résolution adoptée par le PE en conseil général, et appuyée par le chef Robert Libman, témoigne «d'une extrême étroitesse d'esprit».«M.D'Andréa m'avait averti de son intention et je lui avait demandé de ne pas y aller», a reconnu hier le chef d'Egalité, M.Robert Libman.Son appel au boycott du comité péquiste était survenu après que l'on eut appris que le cabinet de (acques Parizeau avait financé des groupes de jeunes pour trouver des contrevenant à la loi 178 sur l'affichage.«Pour moi, ce comité est simplement une opération de relations publiques», d'expliquer hier M.Libman.«Il n'y a pas que M.Bourassa qui a des problèmes avec sa commission Jeunesse» lancera, amusé, le chef d'Égalité.L'automne dernier, le Parti québécois mettait en place un comité pour colligcr les opinions sur les problèmes de la com- munauté anglophone.Déjà, 135 mémoires ont été transmis par des groupes et des individus de la communauté anglophone, d'expliquer hier le président du comité, l'ex-ministre péquiste David Payne.Même si officiellement des groupes comme Alliance Québec ont demandé aux anglophones de boycotter le parti, individuellement plusieurs anglophones prestigieux, notamment l'Université McGill, M.Alex Patterson et Mme Gret-ta Chambers, se sont donné la peine de faire part de leur point de vue au comité.Pour M.D'Andréa, s'il est clair que les jeunes d'Égalité ne partagent pas l'opinion des péquiste, la rencontre n'en fut pas moins «très amicale.J'ai trouvé beaucoup d'ouverture de leur côté», a-t-il dit.«Notre rencontre de plus d'une heure a permis de trouver beaucoup de points communs; tout le monde reconnaît que les Anglo-Québécois se sentent mal à l'aise», d'expliquer M.D'Andréa.Selon lui, les ténors péquistes reconnaissent aussi la gravité du problème de l'exode des anglophones.Pour M.Libman, l'intention de M.D'Andréa était surtout «de ridiculiser» la position du PQ, en soulevant la question territoriale notamment.En outre, comme allophone, M.D'Andréa ne s'estimait pas lié par la consigne du PE et de son chef, destinée aux anglophones.M.Libman n'a toutefois pas l'intention «d'expulser» le président des jeunes du PE.«C'est vrai qu'on a l'habitude d'expulser les gens», lancera-t-il amusé, une allusion à l'épreuve de force qui l'avait opposé à son député dissident, Richard Holden.Pour M.D'Andréa, dependant, Égalité a un grave problème.«On dit toujours que le PQ veut que le Québec se ferme sur lui-même, mais on fait la même chose au Parti Égalité».Le Parti Egalité, qui soutient être le parti des fédéralistes, «tient toutes ses réunions en anglais, ne recrute pas de francophones».Comme la majorité des fédéralistes québécois sont francophones « il y a un problème », constate le jeune du PE.Les jeunes représentent plus de 300 membres sur un effectif de 4000 personnes.«Avec les jeunes il y a un mouvement réformiste qui veut changer le parti », explique-t-il.Plusieurs membres s'inquiète du manque évident d'intérêt de l'exécutif à étendre la base de l'effectif.Le PE ne tente pas de créer de nouvelles associations dans des circonscriptions comme Saint-Laurent \u2014 le comté du premier ministre Bourassa \u2014f encore moins dans des comtés à majorité francophone.Or, cette expansion est essentielle si le parti veut déborder du débat linguistique, selon M.D'Andréa.Des modérateurs % pour susciter la tension créatrice! MARIE-CLAUDE LORTIE TORONTO fin d'aider les participants S^k de la conférence constitutionnelle à bien exprimer leur vécu canadien, leurs aspirations collectives et d'en discuter sans blocage, l'Institut Niagara a choisi d'embaucher des modérateurs professionnels pour animer chacun des ateliers du week-end.En arrivant hier matin, les conférenciers ont donc appris qu'une quinzaine d'individus «neutres», très bilingues, qui font de la modération de groupe une carrière, avaient été recrutés par l'institut qui organise la conférence, pour les aider.«Parfois les gens ne sont pas habitués et ont de la difficulté dans ce genre de rencontre.Nous procédons toujours comme cela pour assurer la bonne marche des discussions», a expliqué Don Thompson, de l'Institut Niagara.Ces modérateurs allaient donc mener les discussions en atelier sur la clause Canada, la Charte et la société distincte, histoire d'aider les participants à aller chercher la «tension créatrice», a expliqué l'un d'eux, tout en assurant une «gestion de la dynamique».\u2022 Ces modérateurs, qui parlent beaucoup, sont debouts devant les participants, et armés de crayons feutres dont ils se servent pour griffoncr sur des tableaux de papier aux feuilles détachables.Ils y écrivent continuellement les idées qui ressortent des discussions.Hier matin, par exemple, un des animateurs a commencé en demandant aux participants d'exprimer leurs attentes au sujet du week-end.Le tout avec un petit geste des deux mains mimant la trajectoire de mots venus du coeur et surgissant dans l'espace.RENOUVELLEMENT DU CANADA Toutes les attentes de chacun ont donc été écrites au tableau et affichées ensuite au mur.Étape suivante, les participants devaient expliquer le rôle qu'ils entendaient jouer durant le week-end.Dorothy Dobbic, la co-prési-dente du comité parlementaire, a expliqué qu'elle était là pour écouter.L'animateur a donc écrit «les oreilles de Dorothy » sur une de ses feuilles.Plus tard le sénateur Michael Mcighen est venu expliquer que son rôle était semblable, mais on n'a rien écrit.« Michael » a été plutôt enjoint d'exprimer les rêves qu'il chérit au sujet de la clause Canada.Dans un autre atelier, quand vint justement le temps de lancer des Idées sur cette clause, un des participants a lancé «la foi».Et «la foi» fut écrite sur le tableau.Plusieurs participants n'aiment pas tellement cette façon de fonctionner, ou ont du moins de sérieuses réserves.«Ce matin j'avais l'impression d'être à la confesse, j'avais le fou rirc», déclarait hier le sénateur Gérald Beaudoin.Un autre participant a expliqué que dans son atelier on avait tellement écrit au tableau, qu'il n'y avait plus de place sur les feuilles.«La prochaine étape, c'était le plafond», a-t-il dit.Ailleurs, certains se sont carrément rebellés, et ont demandé à l'animateur de moins parler et de cesser d'écrire constamment au tableau, parce que cela devenait une source de distraction.Clark ouvre la porte aux minorités linguistiques Presse Canadienne Le ministre des Affaires constitutionnelles, Joe Clark, a ouvert la porte hier soir à des améliorations pour les droits des minorités linguistiques.La Fédération des communautés francophones et acadienne a suggéré cette semaine de renforcer la clause sur la dualité linguistique en garantissant «l'épanouissement et le développement» des minorités linguistiques.Hier, le ministre a indiqué que ces suggestions étaient «intéressantes» et qu'il était possible d'en discuter.Il a fait remarquer qu'on ne parlait pas seulement des fran- cophones hors-Québec mais aussi des Anglo-Québécois.M.Clark s'est par ailleurs dit ouvert à l'idée d'accorder aux femmes un nombre égal de sièges au Sénat, une suggestion faite par le Comité d'action nationale pour le statut de la femme.Il a en discuté avec la présidente du comité Judy Rcbick.\u2022 Le ministre, dans un discours livré hier soir a en outre parlé de la possibilité d'améliorer les droits sociaux des Canadiens \u2014 une ouverture, selon certains observateurs au concept de charte sociale.Mais il a précisé que l'idée de la charte sociale comportait encore des difficultés d'application.x ' - t y .4 a-v* * *fftt * * - « - * * * ï 1^ v * .'\u2022if Les ÊMÊiens et ta société tUstincte Le ministre des Affaires constitutionnelles, Joe Clark, souha'h après que M.Mercredi eut réclamé que la réforme de la consth te la bienvenue au chef de l'Assemblée des premières nations tution accorde aux autochtones le même statut de société dis- hier, à l'ouverture de la conférence constitutionnelle de To- tincte qu'aux Québécois, ronto.Le ton s'est sensiblement alourdi au cours de la journée PHOTO PC La brillante manoeuvre de M.Bourassa Une analyse de ANDRÉ TORONTO i Robert Bourassa est forcé par la tournure du débat constitutionnel de tenir un référendum sur la souveraineté, ce n'est pas le projet de Jacques Parizeau qu'il proposera aux Québécois, mais une souveraineté à la Bourassa.C'est ce qui ressort des déclarations faites cette semaine en Europe par le premier ministre, des déclarations qui ont provoqué bien des remous mais qui n'ont absolument rien de surprenant.Après la publication du rapport Allaire et l'adoption de la Ici 150, plusieurs, au Canada anglais surtout, ont cru que M.Bourassa était en voie de se convertir à l'indépendance.C'était bien mal le connaître.Certes le rapport Allaire prône une décentralisation radicale du Canada.Et à défaut d'entente avec le reste du Canada, le comité constitutionnel du PLQ propose l'accession du Québec au statut d'État souverain.Mais le rapport s'empresse d'ajouter que dans cette dernière hypothèse, le Québec offrirait au Canada «l'aménagement d'une union économique gérée par des institutions de nature confédérale».La souveraineté-confédération! Il est vrai aussi que la loi 150 prévoit la tenue d'un référendum sur la souveraineté.Mais le préambule de la loi prend bien soin de souligner «que le gouvernement du Québec conserve en tout temps sa pleine faculté d'initiative» et que «l'Assemblée nationale demeure souveraine pour décider de toute question référendaire».L'allure souverainiste de la loi et du rapport Allaire s'explique: M.Bourassa devait harnacher la vague nationaliste (qui emportait même son parti ), obtenir au moins temporairement l'appui du PQ, et ce faisant se donner une force de négociation vis-à-vis du Canada anglais.Mais le premier ministre a pris bien soin de se ménager des sorties de secours.Les scénarios Ainsi, si le Canada fait des offres acceptables à une majorité de Québécois, le gouvernement libéral pourra sans trop de mal, pour autant qu'il ne se laisse pas ébranler par quelques manifestations, transformer le référendum de la loi 150 en référendum sur les offres, ou en élections générales.Si le Canada fait des offres potables, mais qui ont besoin d'améliorations, le gouvernement pourra reporter le référendum, ou en tenir un pour obtenir le mandat de négocier de meilleures offres, ou obtenir ce mandat via des élections générales.Et on découvre maintenant que M.Bourassa a un plan tout prêt pour la pire éventualité (de son point de vue), celle où Ottawa et les provinces anglophones ne parviendraient pas à faire au Québec des propositions à peu près acceptables.Il tiendrait alors un référendum en posant aux Québécois la question suivante: «Voulez-vous remplacer l'ordre constitutionnel existant par deux États souverains associés dans une union économique, laquelle union serait responsable à un parlement élu au suffrage universel?» Ridicule, soutient M.Parizeau.C'est pourtant une question qui pourrait emporter une forte majorité de oui, si l'on en croit les nombreux sondages qui indiquent que les Québécois souhaitent à la fois être souverains et continuer d'envoyer des députés à Ottawa.En outre, est-il interdit de penser qu'avec 65 ou 70 p.cent de oui à une telle question, le premier ministre disposerait d'un pouvoir de négociation accru pour obtenir le fédéralisme renouvelé qu'il souhaite?(M.Bourassa a toujours reproché au gouvernement de M.Lévesquc d'avoir posé en 1980 une question qui risquait de ne pas rallier une forte majorité de Oui, et donc d'affaiblir le Québec.) Brillante manoeuvre D'un point de vue purement partisan, la manoeuvre du chef libéral est brillante.Que répondraient les péquistes à sa question?Pourraient-ils se résoudre à voter non à une question proposant que le Québec devienne un État souverain, parce qu'il ne serait pas tout à fait aussi souverain que dans leurs rêves?M.Parizeau lui-même a refusé jeudi de dire s'il répondrait Oui ou Non à la question lancée par son adversaire ; c'est dire le dilemme dans lequel seraient plongés les souverainistes.Le PQ pourrait certes prétendre au cours de la campagne référendaire que la souveraineté de M.Bourassa n'est pas la pleine souveraineté.Celle-ci est clairement définie dans la loi 150: «La capacité exclusive du Québec, par des institutions démocratiques, de faire ses lois, de prélever ses impôts sur son territoire et d'agir sur la scène internationale pour conclure toute forme d'accords ou de traités avec d'autres États indépendants».S'il y avait au niveau «central» un parlement élu chargé de gérer l'union économique, le Québec n'aurait pas «la capacité exclusive de faire ses lois»; les péquistes ont probablement raison là-dessus.Sauf que raison ou pas, les troupes de Jacques Parizeau seraient réduites à mener une campagne axée sur des arguments juridiques, techniques, peu susceptibles de soulever les passions.Pendant ce temps, Robert Bourassa sillonnerait la province en prônant l'accession du Québec au rang d'État souverain .\\ \u2014.^Bl ' È \u2022 i \u2022 - -\t¦ Livres 1\t¦ Automobile\t¦ Mode\t¦ Consommation\t¦1 Design et art de vivre 1 \tDEMAIN\tLUNDI\tMARDI\tMERCREDI\tJEUDI 1 VOUS OFFRE\t*Tom Clancy, le maître incontesté\t«Ford Tempo:\t*Pas de deux\tcLe vidéodisque\t«Trois pièces.CETTE\tdu Techno-Thriller ajuste son tir\tla magie du V6»\tpour la Saint-Valentin»\ten pleine croissance»\ttrois siècles* SEMAINE\tà la vitesse d'un Scud.»\t\t\t\t \t\t\t\t\t \t;Un texte de Claude Mardi\tUn texte de Denis Duquet\tUn texte de Viviane Roy\tUn texte de Danielle Bonneau\tUn texte de Raymond Be/natchez C2 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 8 FEVRIER 1992 ¦ \u2022 \u2022 \u2022 L'indépendance du Québec n'effraie Les frontières d'un Québec souverain ne pas les gens d'affaires d'Edmonton Les Chambres de commerce s'entendent sur l'urgence d'une union économique au Canada NORMAN DE LISLE de la Presse Canadienne OULbhC D Le Canada anglais ne craindra pas de faire des affaires avec un Québec souverain, a soutenu hier le président de la Chambre de commerce d'Edmonton (Alberta).)ohn Kne-bcl.«On veut continuer de commercer avec les États-Unis, avec le lapon, avec le Québec.Il y aura de l'émotion au moment de la séparation mais cela ne prendra pas de temps pour négocier une bonne union économique avec le Québec», a dit M.Knebel à la presse québécoise.M.Knebel représentait la Chambre de commerce d'Edmonton à un colloque organisé par la Chambre de commerce du Québec métropolitain et portant sur le dossier constitutionnel.Des représentants des différente! Chambres de commerce à travers tout le Canada étaient présents.Le représentant albertain était interrogé sur l'attitude des milieux d'affaires anglo-canadiens advenant l'accession du Québec à la souveraineté.Un autre représentant albertain toutefois, John Currie, de la Chambre de commerce de Calgary, a réagi aux déclarations de son collègue en signalant que le Québec «gagnerait plus à demeurer dans la Confédération ».Un Canada renforcé par la présence du Québec «a plus de pouvoir pour négocier avec les États-Unis, l'Europe ou le lapon », a dit M.Currie.Mais dans l'ensemble, les représentants de l'Ouest ont signalé que l'Alberta favorisait elle aussi, comme la plupart des gens au Québec, une décentralisation des pouvoirs au Canada.Par exemple, l'Alberta insiste pour contrôler elle-même les secteurs du tourisme ou de l'agriculture plutôt que de voir le gouvernement fédéral s'immiscer dans ces secteurs, a signalé M.Knebel.Le colloque qui réunissait des Chambres de commerce de partout au Canada a permis de dégager une déclaration commune en faveur de la nécessité et de l'urgence d'une union économique au Canada.Prenant bien soin de ne pas prendre position en faveur d'une option constitutionnelle précise, les Chambres de commerce se déclarent en faveur d'une union économique qui permette la libre circulation des personnes, des produits, des services et des capitaux.11 faut dire que la nécessité de cette union économique fait l'unanimité de presque tous les partis politiques au Canada et au Québec.Les Chambres de commerce dénoncent par ailleurs la proposition fédérale qui suggère une forme d'union économique.Les Chambres «n'ont pas accepté l'actuelle proposition fédérale qui vise la gestion unilatérale de l'union économique», a dit le porte-parole, Pierre Martin, président de la Chambre du Québec métropolitain.11 faut «des mécanismes pour mieux représenter les provinces et les territoires et pour raffermir leur participation aux délibérations nationales», a dit M.Martin.Les Chambres de commerce ont également réclamé une meilleure harmonisation des politiques budgétaires afin de minimiser les différences entre les provinces dans les orientations économiques.Une des façons de le faire pourrait être une rencontre annuelle des premiers ministres portant sur les politiques économiques et fiscales, suggèrent les Chambres de commerce.Quant aux programmes sociaux actuellement en vigueur au Canada, les Chambres de commerce souhaitent leur maintien «ù condition d'avoir la capacité fiscale de les garantir».Enfin, les Chambres de commerce suggèrent que le vrai marché commun canadien que tous veulent créer soit inscrit dans la nouvelle constitution canadienne.4 ?c I.I à * $ 9 VOUS VOULEZ UN BON CONSEIL?pourraient être changées sans son accord C'est la conclusion qu'il faut tirer du jugement dune commission internationale dans le cas de la Yougoslavie NORMAN DELISLE de la Presse Canadienne QULHLC ¦ Les frontières d'un Québec souverain ne pourraient être changées sans son accord, s'il faut en croire une récente décision rendue dans le cas des États yougoslaves qui ont acquis leur indépendance.La Commission d'arbitrage de la Conférence pour la paix en Yougoslavie a statué en effet qu'«à moins d'un accord allant dans le sens contraire, les limites antérieures des États acquièrent le caractère de frontières protégées par le droit international.» L'organisme appuie son jugement sur le principe du respect du statu quo territorial.Elle cite les arrêts rendus en décembre 1986 par la Cour internationale de justice de La Haye, aux Pays-Bas, dans le différend frontalier qui a opposé le Burkina Faso et le Mali.La Commission était invitée à préciser le tracé des frontières entre les États yougoslaves dont certains ont récemment proclamé leur indépendance.La dispute concernait les frontières séparant la Croatie, la Serbie et la Bosnie-Herzégovine.La demande était formulée par Lord Carrington, un britannique qui préside la Conférence internationale pour la paix en Yougoslavie.Dans son jugement, la commission d'arbitrage émet les critères qui doivent présider en droit international aux litiges de frontières lors de sécessions ou de création de nouveaux États indépendants.Présidée par l'éminent juriste français Roger Badintcr, la Commission d'arbitrage rappelle également qu'en vertu de la constitution yougoslave elle-même, «les limites des républiques ne peuvent être modifiées sans leur accord ».Enfin, la commission rappelle que selon le droit international, «aucune modification de frontières et de limites existantes établie par la force ne peut produire d'effets juridiques».Bref, on ne peut pas modifier des frontières à la suite d'une intervention armée ou par la violence.Cette décision a amené une réaction du député péquiste de Lac-Saint-Jean à l'Assemblée nationale, Jacques Brassard.«Le Québec devenant souverain, son intégrité territoriale ne peut être remise en cause», a-t-il conclu cette semaine en produisant une copie des arrêts de la Commission d'arbitrage devant la commission parlementaire qui étudie les questions afférentes à la souveraineté du Québec.La question de l'intégrité du territoire québécois était justement remise en cause par le chef algonquin lean-Maurice Matche-wan, qui soutient que son peuple pourrait garder rattachée au Canada la partie québécoise de son territoire.«Les avis de la commission d'arbitrage sont on ne peut plus clairs.Us constituent un principe général lié au phénomène de Tac-cession d'un État à l'indépendance», a dit M.Brassard.Minorités?Le député a également fait ressortir une autre facette de la décision de la Commission d'arbitrage: la minorité serbe en Croatie ne bénéficie pas du droit à l'autodétermination car lui accorder ce droit impliquerait une modification des frontières existant au moment des indépendances.Appliquée au Canada, une telle règle signifierait que les minorités comme les franco-ontariens, les anglo-québécois ou même les nations autochtones ne pourraient pas bénéficier du droit à l'autodétermination car il n'y a pas de frontières spécifiques déjà établies à l'intention de ces populations.Seul un accord entre tous les États concernés pourrait permettre à ces minorités d'exercer leur droit à l'autodétermination.La Commission d'arbitrage établit cependant que les minorités doivent jouir du respect absolu dé leurs droits tels que reconnus dans les deux Pactes internationaux sur les droits de la personne.Ces droits comprennent notamment celui de pouvoir choisir leur nationalité.Le différend de la construction : une question d'information, concluent le Québec et le N.-B.Presse Canadienne ¦ Le ministre du Travail du Québec.Normand Cherry, et son ho-moloquc du Nouveau-Brunswick, Vaughan Blaney, se sont expliqués, hier, sur deux incidents ayant suscité certaines tensions chez des travailleurs de ces deux provinces et ont résolu de mieux informer les travailleurs et les entrepreneurs des règles du jeu existant dans le secteur de la construction.«Il importe de clarifier la perception qu'ont eu les gens de la construction sur les deux incidents», a indiqué le ministre Cherry, à l'issue de la rencontre de deux heures, tenue dans les bureaux montréalais du ministre Cherry, à la demande du ministre Blaney.Le dernier incident est survenu à Chipman, située à une soixan- taine de kilomètres dç Frederic-ton, au Nouveau-Brunswick, il y a 15 jours.Des travailleurs ont intercepté une voiture transportant cinq Québécois qui se rendaient à leur travail dans une papeterie de l'endroit.Deux pneus ont été tailladés, un phare fracassé et il y a eu un début de bagarre.Selon les informations fournies hier, la compagnie québécoise de fabrication d'équipments Huot a obtenu un contrat pour fournir et installer cet équipement dans un moulin à scie de Chipman.La compagnie a demandé à des travailleurs québécois de s'occuper de l'installation.«Ce n'est pas un geste de construction, ni au Québec ni au Nouveau-Brunswick», a expliqué M.Cherry.L'autre incident discuté hier remonte à mars 1991.Cette fois, c'était une compagnie du Nou- veau-Brunswick, Solid Surface Creation, qui avait décroché un contrat pour fabriquer et installer des meubles servant à la rénovation des salles de bain d'un hôtel situéau centre-ville de Montréal.«C'était de la rénovation majeure, des travaux de construction selon les règles du Québec», a expliqué le ministre Cherry.Aussi, les travailleurs du Nouveau-Brunswick ont été avisés \u2022 qu'ils ne pouvaient exécuter le travail, des travailleurs québécois de la construction pouvant faire la tâche étant disponibles.L'entrepreneur du Nouveau-.Brunswick a été mis à l'amende.Les principes en cause dans les deux cas ont été explicités hier à la satisfaction des deux parties.Comme le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Frank McKenna, l'affirmait récemment, le ministre Blaney s'est dit «en faveur de la mobilité de la main-d'oeuvre.» FAITES-EN PARTIE ! Soyez candidat(e) pour faire partie du dvadministration de votre établissement de santé et de services sociaux.De cette façon, vous serez certain(e) dfavoir un bon conseil.Vous en ferez partie! La réforme des services de santé et des services sociaux accorde une place importante aux citoyen(ne)s dans l'administration de toutes les catégories d'établissements du réseau de la santé et des services sociaux.Participez activement aux orientations et au fonctionnement de rétablissement de votre choix en devenant membre de son conseil d'administration.Le conseil d'administration d'un établissement public a pour fonctions de: \u2022 Gérer les affaires de l'établissement.\u2022 Établir les priorités et orientations.\u2022 S'assurer de la pertinence, de la qualité et de l'efficacité des services dans le respect des droits de l'usager.1 \u2022 S'assurer de l'utilisation écono-miqueetefficiente des ressources.Des postes sont réservés à la population dans les: \u2022 centres locaux de services communautaires (C.L.S.C.) \u2022 centres hospitaliers (CH.) \u2022 centres de réadaptation (actuellement centres d'accueil de réadaptation - C.A.R.) \u2022 centresd'hébergementet de soins de longue durée (actuellement centres d'accueil d'hébergement - C.A.H.- et centres hospitaliers de soins de longue durée - C.H.S.L.D.) Impliquez-vous en présentant votre candidature auprès de rétablissement de votre choix avant 17 heures, le 13 février 1992.4ke tou4i Un message de votre Conseil régional de la santé et des services sociaux (CRSSS) les jeudis, dimanches et lundis du 21 mai au 5 sept.1992 Automobile Lundi, dans le cahier automobile, La Presse vous propose Ford Tempo: la magie du V6 VOL ALLER RETOUR UVER (taxes et TPS) votre agent de royagêi Nombre de places limité \u2022 Permis du Québec 1 Un article signé Denis Duquet Soirée «ballroom», buffet avec côte de boeuf au jus, carafon de viri, en plus de nos activités régulières: ski de fond, raquette, glissade en tube, pèche sur glace.Sauna, bain tourbillon, massage ($ suppl.).rabais pour ski Bromont.PLEIN AIR DAVIGNON BROMONT ESTRIE 1-800-363-8952/1-514-534-2277 ENFANT À PARTIR DE 25$ 65$ ADU.OCC.D. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 FÉVRIER 1992 C3 L'UDA ne veut pas d'une « souveraineté par morceaux » Presse Canadienne H Le président de l'Union des artistes Serge Turgeon n'apprécie pas l'idée de «souveraineté partagée» ou de «souveraineté par mor-?ceaux» qu'a prônée jeudi le premier ministre Robert Bourassa.À l'occasion de son séjour en Europe, le premier ministre Bourassa a défendu le concept d'États souverains, .mais associés économiquement, et répondant à un parlement.Il a évoqué la ^possibilité de tenir le référendum sur ce concept, si jamais les offres fédérales se ^révélaient inacceptables au Québec.Pour M.Turgeon, il s'agit là \"d'un e '« décla- \"ration qui ne mène null e Jjart».Ce se-r a i t «une a litre structure, un autre niveau de taxa-don, alors qu'en ce moment le message qui vient, c'est qu'on est étouffé et que la population, d'un côté comme de l'autre du Canada, dit qu'elle en a assez».Manning demande à Bourassa de se brancher clairement CILLES PAOUIN du bureau de La Presse OTIA WA ¦ Le chef du Reform Party, Preston Manning s'en est pris au premier ministre du Québec, Robert Bourassa, hier en exigeant que celui-ci fasse preuve de franchise et affiche ses vraies couleurs sur le plan constitutionnel.«Le reste du Canada voudrait bien savoir si M.Bourassa est le champion du fédéralisme renouvelé ou le défenseur d'une autre forme de souveraineté-association», a déclaré M.Manning dans un communiqué publié à Calgary.11 réagissait ainsi aux propos tenus par M.Bourassa, la veille à Bruxelles, à l'effet qu'ii songeait à proposer le remplacement de la fédération actuelle par une association entre deux États souverains réunis par un parlement commun semblable à celui de la Communauté européenne.Selon M.Manning, le Québec à un urgent besoin d'un chef politique respecté pour défendre un «véritable fédéralisme renouvelé» dans la province.Les seuls choix offerts aux Québécois jusqu'ici ont été le «le fédéralisme brûlé» de Jean Chrétien et le «fédéralisme de compromis» de Brian Mulroney.Ce dernier s'est appuyé sur les souverainistes et les libéraux «assis sur la clôture» de Bourassa pour remporter les élections de 1984 et 1988, a ajouté M.Manning.Le chef réformiste a également prévenu le premier ministre Mulroney que son projet final de réforme de la constitution se devait de refléter le consensus souvent exprimé par les «canadiens ordinaires» plutôt que de tenter de satisfaire les élites, les nationalistes et les séparatistes du Québec.«Les canadiens n'accepteront pas que les politiciens négocient pour en venir à une entente qui nous entraînera éventuellement vers la souveraineté-association.Nous croyons que c'est exactement de cela qu'il s'agit lorsqu'on parle de fédéralisme asymétrique», a soutenu M.Manning.Pour le chef réformiste, la conduite louvoyante de Robert Bourassa et du gouvernement fédéral viennent témoigner du be- soin d'un nouveau parti politique comme le Reform.«La population du Canada, celle du Québec compris, a besoin d'une solution de rechange qui s'affiche clairement en faveur d'un fédéralisme renouvelé, d'un nouveau Canada avec un nouveau Québec», a conclu M.Manning.Preston Manning achève demain, en Colombie-Britannique, une tournée fort réussie à travers le Canada.Après avoir connu un départ difficile à Montréal et Ottawa, il a été acclamé par 4000 personnes en banlieu de Toronto et 2000 autres dans le sud de la province la même semaine.Le Reform compte maintenant plus de 100 000 membres dans les provinces de l'Ouest et l'Ontario.Un «fin danseur», selon Gérald Larose Serge Turgeon B Le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN ), M.Gérald Larose, s'est réjoui hier des déclarations du premier ministre Robert Bourassa au sujet du prochain référendum concernant l'avenir du Québec, parce que, selon lui, le Québec «devra nécessairement passer par la souveraineté» avant de négocier un arrangement économique avec le Canada.Le projet d'«États associés» avancé par le premier ministre, même s'il n'est pas nouveau, montre que M.Bourassa «évolue», a dit M.Larose en marge d'une réunion du Conseil confédéral de la centrale ouvrière, à Montréal.Pour le président de la CSN, la loi 150, qui exige la tenue d'un référendum sur la souveraineté avant le 26 octobre prochain, est «incontournable».Si M.Bourassa veut faire porter la question du Gérald Larose référendum sur une association entre deux États souverains, «cela suppose qu'il faudra passer par la souveraineté», croit M.Larose.Le Québec déclarera d'abord son indépendance et ensuite il pourra négocier avec les provinces canadiennes l'élaboration d'une union économique, a-t-il dit.Le chef syndical a cependant averti que le premier ministre est un «fin danseur» qui pratique «le cha-cha dans des portes battantes».M.Larose n'exclut pas ainsi que M.Bourassa s'amène avec un nouveau projet d'ici l'automne.«Il prépare le terrain», pense-t-il.La souveraineté ou l'indépendance signifie, pour le président de la CSN, le contrôle par le Québec de «toutes les lois, toutes les taxes et tous les traités».Au-delà, il est certain que le Québec et le reste du Canada ont des «intérêts communs» sur le plan économique.M.Turgeon trouve même «Blessante pour le Canada anglais» cette idée de Robert Bourassa.C'est «comme si les Québécois devaient décider de ce qui est bon pour le Canada anglais», alors que «le Canada anglais doit décider lui-même de ce qu'il veut et que Je Québec doit décider de ce qu'il entend pour lui-même».Lui-même ancien commissaire à la Commission Bclanger-Campeau, M.Turgeon trouve que l'idée de M.Bourassa contrevient claire-roeiu à la loi 150 et au rapport de la commission.La Î6ÎT50 précise que le référendum doit se tenir sur la souveraineté du Québec, et non sur «sa souveraineté à lui, avec sa définition à kii», affirme M.Turgeon.« Des remarques faites en passant » \u2014 Joe Clark Presse Canadienne TORONTO ¦ Le ministre responsable de la constitution, Joe Clark, n'a pas voulu accorder trop d'importance aux propos du premier ministre québécois Robert Bourassa, tenus jeudi à Bruxelles.«Ce ne sont que des remarques faites en passant.», a dit hier M.Clark, à son entrée à la conférence constitutionnelle de Toronto.Lors de sa tournée européenne, le premier ministre québécois a défini le libellé de la question qui serait posée au référendum si le Canada ne faisait pas d'offres constitutionnelles acceptables au Québec.II a parlé d'États associés, redevables à un Parlement commun.Pour M.Clark, il s'agit de «cir- \u2022!v -v \"aï Joe Clark constances hypothétiques».Le ministre est convaincu que le Canada anglais fera des offres satisfaisantes au Québec.Pour sa part, le président du Conseil du patronat, Ghislain Dufour, qui assiste à la conféren- Ghislain Dufour ce sur le renouvellement constitutionnel, a estimé que les propos de M.Bourassa, «qui étaient sûrement préparés d'avance» auront pour effet de forcer les participants à la conférence à travailler plus fort pour arriver à des offres statisfaisantes.i : t ' A \" *w *.*»\u2022,\u2022 \u2022v*\\«ft.'; \u2022«.y.\u2022 De la neige, de la neige! PARC À partir de À partir de DUvMONT-S4INTE- '_\u2022_____ .yJNNE :\u2022«\u2022*\u2022.« V- ty% ' \" ' \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 K f If GROS SU! en motel, 5 nuits, 5 petits déjeuners, en hôtel, 5 nuits, 5 petits déjeuners, 5 jours de ski.3 soupers, 5 jours de ski.* Prix par personne, en occupation double, pour 5 nuits.Taxes en sus.RESERVOIR 1-800-463-1568 POSTE 31 CENTRALE OFFICIELLE DE RÉSERVATION CONDITIONS DE SKI (S 14) 861-6670 (418) 827-4579 ZfSÉPAQ Le premier ministre a formulé la question qui se dégage du rapport Allaire, selon Ryan Une intervention prématurée, d'après lui ¦ «Essentiellement, M.Bourassa a formulé la question qui se dégage du rapport Allaire », a déclaré Claude Ryan, Tin-fluent ministre du gouvernement du Québec, hier.« En cas d'échec des négociations avec le gouvernement fédéral, il a dit: \"Voici le genre de question qu'il y aurait lieu de poser\"», a ajouté le ministre.M.Ryan, qui était de passage à Saint-Hubert pour procéder à l'inauguration de l'édifice de la Sûreté du Québec, a cependant laissé entendre qu'il était peut-être encore tôt pour poser la question que le premier ministre Bourassa a évoquée jeudi, à Bruxelles.Pour le ministre de la Sécurité publique et des Affaires municipales, les négociations avec le gouvernement fédéral n'ont pas encore échoué.«Moi j'en suis encore à la première hypothèse, non pas à la deuxième», a dit M.Ryan.APPRENEZ L'ANGLAIS À TORONTO Cours d'été durant la journée.Cours intensifs d'anglais langue seconde.Cours de quatre semaines en mai, juin, juillet, août et septembre.Programme d'été anglais langue seconde.Un cours de six semaines débutant le 6 juillet 1992.i\\ UNIVERSITÉ Ji YORK université 1315, Finch Avenue West Renseignements: ESES \u2014 Suite50° (416) 738-5802 &2ÏÏW(°ntarSo) Fax:(416) 631-9822 EDUCATION PLUS DE 3 000 POINTS OFFERTS, CETTE SEMAINE, DANS LA PRESSE Si vous êtes membre du CLUB, entrez le code suivant;- Vf U - POWERBOOK VENTE D'HIVER! 2m »\u2022 Les populaires systèmes PowerBook de Macintosh à des prix avantageux Macintosh PowerBook 100 Commodité et puissance à prix abordables \u2022 Poids seulement 5.1 lbs \u2022 68HC00 à 16 Mhz \u2022Disque rigide interne de 20 Mo \u2022 Lecteur externe 1.4 Mo \u2022 Système 7 \u2022\u2022\u2022\u2022V*' \u2022 .1 ' s - PowerBook 100 & StyleWriter Avec logiciel intégré $79.66 /mois* Claris Works L'impression qualité laser (360 ppp) à prix raisonnable Claris Works, traitement de textes, chiffrier et graphiques inclus.(taxes en sus) Les PowerBook 140 etl 70 sont également disponibles Ji} - Le Centre Macintosh ^ micro/err Service personnalise depuis 1982 Laval: 3240 boul.St-Martin ouest.Tél.: 681-2030 \u2022 Fax: 681-9762 Dorval: 950 chemin Herron, Dorval, Québec (Derrière la Baie entre Harvey's et Provigo) Tel: 636-5127 \u2022Fax: 636-9547 Concessionnaire autorisé Stationnement gratuit & facile d'accès Appto, «t la logo AppV» sont des marquas daposoas du Apple Computer Inc.Macintosh et Mac sont des marques de commer» o> AppleComputer.Inc.0 Basé sur un plan eie location-achat de 36 mois, sujet aux conditions et apfyrobation de crédit. C4 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 8 FEVRIER 1992 Baie James: les études d'impact ne lient pas les gouvernements, souligne Charest \\ 4 4 i 4 ê # ?MARIO GILBERT de la Presse Canadienne 1 _ - l 1 ¦ ?\u2022 ¦* ¦ Les rapports des commissions deludes environnementales sur le projet de développement hydro-électrique ù la rivière Grande-Baleine ne lieront pas les gouvernements, qui pouront aller de l'avant s'ils le veulent bien au risque d'être jugés par l'électorat.;Yoilà la mise en garde qu'a tenu à faire, hier à Montréal, le rrjinistre fédéral de l'Environnement, Jean Charest, tout en souhaitant une collaboration de tous les groupes concernés pour que chacun se sente écouté.« Laissons jouer le processus ( d'évaluation environnementale).Une fois que les différentes commissions auront remis leur rapport, ça va revenir dans le domaine politique, et on pourra prendre nos décisions en tenant compte du fait que chacun a eu le temps de se prononcer», a indiqué le ministre lors d'une allocution prononcée au diner du Club d'électricité du Québec, un regroupement d'ingénieurs, de représentants cTHydro-Québcc et de gens d'affaires très intéressés par le développement de la rivière Grande-Baleine.«Les gouvernements reçoivent les rapports, connaissent les conséquences sur le plan environnemental, et peuvent par la suite faire des ajustements et être jugés en conséquence.Si on décide de procéder malgré le rapport qui nous dit: \"le projet est mauvais, il va avoir tel impact\", et bien l'électorat jugera», a lancé le ministre, en rappelant le cas de Soli-gaz.«Ils (les libéraux du gouvernement Bourassa) se feront juger en conséquence.» Compétence partagée M.Charest a aussi rappelé qu'il était favorable à une gestion con- Dentistes et optométristes défendent avec vigueur leur adhésion au RAAQ ANDRÉ BELLE MARE de la Presse Canadienne QUIÎRF.C ¦ Les optométristes et les dentistes ont tout mis en oeuvre hier en commission parlementaire pour tenter de convaincre le ministre de la Santé, Marc-Yvan Côté, que le gouvernement ferait fausse route s'il s'avisait de soustraire les soins dentaires (curatifs) et de -la vue au régime de l'assurance 'maladie du Québec.Contrairement aux médecins, l'Association des chirurgiens dentistes a suggéré au ministre de prélever un impôt-services si le gouvernement devait retenir une formule impliquant un nouvel effort financier de la part des parents.Le ministre ne s'est évidemment pas engagé formellement dans un sens ou dans l'autre.Il s'est contenté d'écouter, de poser des questions pour obtenir certaines précisions.M.Côté a cependant tendu une perche aux optométristes en leur demandant s'ils seraient d'accord que le gouvernement maintienne la gratuité des soins optométriques aux moins de 19 ans et aux gens de 65 ans et plus, un peu comme dans le cas des soins dentaires.Là, il a obtenu deux commentaires contradictoires de la part des représentants des deux groupes d'optométristes.Le président de l'Association canadienne des optométristes (Québec), M.Claude Neilson, a dit qu'il demeure ouvert à la discussion là-dessus mais que cette solution lui parait «extrême».Son collègue de l'Ordre des optométristes, M.Michael Chaiken.a carrément rejeté la suggestion du ministre étant donné que tous les citoyens, peu importe l'âge, ont toujours besoin de soins de la vue.Des acquis Selon les chirurgiens dentistes, le régime public des soins dentaires assurés a été un succès alors que depuis dix ans les coûts sont à la baisse et la participation des enfants à la hausse.«En termes de coût global, le régime public d'assurance-dentairc est moins coûteux qu'un système où les citoyens défraient eux-mêmes, ou par le truchement d'une assurance privée, le coût des services dentaires dispensés aux enfants», a expliqué le Dr Claude Chicoine, président de l'Association.Même son de cloche de la part des professionnels de la vue, qui s'opposent vigoureusement «à ce que l'on prive la population du Québec de ses acquis chèrement obtenus depuis 22 ans dans le système de soins oculo-visuels», a dit le président de l'Ordre des optométristes.Les optométristes ont recommandé au ministre de chercher plutôt à faire augmenter la contribution du gouvernement fédéral au financement spécifique de la santé, à personnaliser la carte soleil en y apposant la photographie du titulaire pour éviter les fraudes, à établir une meilleure surveillance des actes assurés.M.Chaiken a ajouté que son organisme est prêt à discuter de moyens de réduire les coûts mais sans porter atteinte aux principes de la gratuité et de l'universalité du régime.À ce propos, M.Neilson, a affirmé que les soins optométriques sont encore plus économiques que l'hospitalisation ( 18$ par jour) ou de la combinaison médecin omniprati-cien-ophtalmologiste ( référence d'un patient par un omni-praticien à un spécialiste).M.Neilsor\\ a suggéré comme moyen de réduire les coûts de créer un fonds distinct pour les soins de santé au lieu de désas-surer les soins optométriques.U a cité le cas de I'Alberta qui, en 1987, a vécu une telle expérience en désassurance des services optométriques pour ensuite faire marche arrière.PLACE M INTO SUITE H Ô TEL Pour la St-Valentin, Offrez-lui un weekend inoubliable! Ces 14, 15 ou 16 février) eus* ^e ***** ***** ?co^on^ù^cs;!fe.fort* at>tL h': Réservez dès maintenant! 1-800-267-5101 433 avenue Laurier ouest, Ottawa, Ontario KIR 7Y1 (613) 782-2350 currente de l'Environnement avec les provinces.«Il est absolument essentiel que nous puissions trouver ce compromis.Dans le domaine de l'environnement, aucun pays ne peut prétendre être souverain, ni être totalement libre de ses gestes parce qu'il est totalement souverain.Pensons aux pluie acides», a indiqué le ministre.Jeudi, le comité des Communes sur l'environnement remettait un rapport dans lequel il indiquait que la réforme de la constitution devrait reconnaître explicitement au gouvernement fédéral le droit d'intervenir dans ce domaine, quoi qu'en pensent certaines provinces qui pourraient y voir une ingérence dans leur champ de compétence.Selon le comité, le gouvernement fédéral n'a pas les pouvoirs constitutionnels nécessaires pour respecter ses obligations internationales en matière d'environnement.«l'ai témoigné devant ce comité et mon point de vue est que l'environnement est de juridiction partagée.On ne peut pas dire que l'économie est de juridiction provinciale ou fédérale.Ça dépend de nos sphères de juridiction: si ça touche la Défense nationale, c'est nous qui sommes responsables.» À propos de Grande-Baleine, le ministre a expliqué que le gouvernement fédéral était monté dans le train des audiences environnementales à cause de la Loi sur la protection des eaux navigables, de la Loi sur les oiseaux migrateurs, et de l'habitat faunique du poisson.Mais un récent jugement de la Cour suprême dans l'affaire du barrage de la rivière Oldman, en Alberta, indiquait que le gouver- nement fédéral ne s'appuiera plus seulement sur la Loi sur les eaux navigables pour prendre part aux études d'impact environnemental.Le ministère des Transports émet en effet un permis dans ces dossiers, ce qui donne au gouvernement fédéral un pouvoir réglementaire.La rivière Grande-Baleine fait-elle partie des eaux navigables au sens de la loi?«On a tendance à croire que oui», a répondu le ministre Charest aux journalistes.«Quoique ça pourrait toujours être contesté par les tribunaux.» sur patins Un groupe députés de l'Assemblée nationale a disputé un match amical aux représentants des médias hier, au Forum.Cette partie d'exhibition était présentée dans le cadre du tournoi universitaire de la Coupe Corey.Tous les fonds recueillis lors de la présentatiuon de l'événement seront versés à la Société pour les enfants handicapés du Québec.Sur la photo de gauche, on aperçoit l'arbitre André Bourbeau et l'attaquant Cuy Chevrette.À droite, Nathalie Simard, porte couleurs des médias PHOTO BERNARD BREAULT.U Presse Le «père de l'assurance-maladie » se dit prêt à envisager une certaine contribution des citoyens LIA LEVESQUE de la Presse Canadienne ¦ Le «père de l'assurance-maladie», Claude Castonguay, ne s'oppose pas à une contribution financière de la part des usagers de certains services de santé, mais à condition que le but soit de rendre les individus plus responsables et non de réduire la consommation de soins.Le sénateur Castonguay, qui a contribué à la mise sur pied de l'actuel système de santé, était conférencier invité hier devant l'Association des hôpitaux du Québec.Au moment où le financement du système de santé est IMffîHfr m Claude Castonguay GATT: un millier d'agriculteurs préviennent McKnight qu'ils l'ont à l'oeil MANON CORNELLIER de la Presse Canadienne OTTAWA ¦ Le ministre fédéral de l'Agriculture Bill McKnight n'a pas réussi à rassurer un millier de producteurs laitiers venus à Ottawa hier pour exprimer leurs doutes à l'égard de la performance du Canada dans le dossier agricole au GATT.Les membres de la Fédération canadienne des producteurs de lait et de l'Union des producteurs agricoles du Québec, qui manifestaient devant le lieu de réunion des ministres fédéral et provinciaux de l'Agriculture, ont averti le ministre qu'ils l'auraient à l'oeil.«Nous retournons à la maison mais nous garderons nos bottes et nos tuques près de la porte.Si le gouvernement a besoin d'aide., nous reviendrons», a lancé avec un sourire plein de sous-entendus le vice-président de la fédération, Peter Oostcrhoff.Les producteurs ne cachaient pas qu'ils avaient de la difficulté à faire confiance au gouvernement.« Les producteurs se croisent les doigts mais ils ont des doutes après les propos qu'a tenus le premier ministre Mulroncy cette se- maine», a ajouté M.John Zand-belt, un fermier de la région d'Ottawa.Mercredi, M.Mulroney laissait entendre que le Canada avait peu de chance d'avoir gain de cause au GATT., Il a aussi réaffirmé que la position canadienne n'avait pas changé, mais les agriculteurs ont eu l'impression qu'il avait abandonné la partie.- Le ministre McKnight a tenté de les convaincre du contraire.«Les ministres fédéral et provinciaux ont réaffirmé aujourd'hui (hier) leur engagement de maintenir la position canadienne et d'en arriver à une conclusion positive de l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce dans le domaine agricole», a soutenu M.McKnight devant les agriculteurs.«La position du gouvernement du Canada est de travailler à faire éclaircir et renforcer l'article XI du GATT.Nous nous sommes dévoués à cette cause et nous continuerons de le faire», a-t-il ajouté quelques minutes plus tard.«le ne suis pas rassuré plus qu'il ne le faut.Il aurait fallu que M.Mulroney soit ici.M.McKnight est seulement ministre de l'Agriculture», a noté M.Gilbert Bélisle, un producteur laitier de Mirabel, i scruté à la loupe en commission parlementaire à Québec, le sénateur est venu livrer à Montréal quelques commentaires sur la façon de mieux gérer, tout en maintenant les acquis d'accessibilité et de qualité.D'emblée, le sénateur Castonguay avoue qu'il est contre le rationnement des services mais pour une rationalisation du système.U se dit prêt à envisager une certaine contribution des citoyens.Il ne voit pas là des frais modérateurs, mais des frais visant à «responsabiliser les individus».La différence est dans le but: les frais modérateurs visent à réduire la consommation, tandis que la contribution pour certains services inciterait les gens à faire des choix, obligeant ainsi le système de santé à être plus efficace.À court terme M.Castonguay suggère des mesures à court terme, qui selon lui ne réduiraient pas l'accessibilité générale aux soins.Par exemple, on pourrait demander aux citoyens dont les revenus sont suffisants de payer pour certains services bien identifiés.On pourrait imposer une contribution de la part des personnes hospitalisées pour les repas et «l'hôtellerie», puisqu'à la maison, une personne paie pour ses repas de toute façon.M.Castonguay accepterait aussi une contribution pour certains soins à domicile comme la physiothérapie et les soins infirmiers, «quitte à ce que cette contribution soit remboursée par la suite en tout ou en partie».Il verrait d'un bon oeil que l'on exerce un contrôle sur »le programme de médicaments gratuits pour les personnes âgées qui ont des revenus suffisants.Ou, de ma- nière plus nuancée dit-il, le régime de gratuité pourrait couvrir les médicaments génériques et exiger du bénéficiaire une contribution fixe par prescription.Le sénateur propose aussi de simplifier la réglementation et les contrôles administratifs pour laisser aux administrateurs du système de santé une plus grande marge de manoeuvre.Il parle aussi de renforcer les contrôles sur les abus, mais n'en a cité que peu d'exemples.Le sénateur rejette par ailleurs l'idée d'un impôt santé.Il a rappelé qu'à l'origine, le régime d'assurance-maladie était financé par un impôt-santé clairement identifié et payable par les travailleurs et les employeurs.«Cet impôt n'a eu aucune incidence sur le niveau et le pattern de consommation», rappelle l'ancien ministre de la Santé, de la Famille et du Bien-être social.Les HMO à long terme Pour le long terme seulement, il a proposé de s'inspirer des HMO américains, les «Health Maintenance Organization ».U s'agit d'un système-privé, qui s'apparente à un régime d'assurance.Le HMO agit comme «fournisseur» de soins et services pour la population qu'il dessert.Le .HMO doit fournir les soins à meilleur coût pour conserver sa clientèle.M.Castonguay croit que le système devrait d'abord être implanté au cours d'expériences pilotes, puisqu'il diffère sensiblement de notre système actuel.L'idée avait déjà été lancée à l'époque de la ministre Thérèse Lavoie-Roux, mais était tombée dans l'oubli depuis, vu la complexité de son implantation dans un système public comme le nôtre.LA MALADIE 1 ALZHEIMER Consommation Mercredi, 1\t**** dans le cahier\t consommation,\tr La Presse\t vous propose\t Le vidéodisque\t¦ ', ^1 en pleine\tt \"f v Mit \u2022 * YtTECXvX \u2022 / - ; *'\u2022\u2022 croissance\t \t Un article signé Danielle Bonneau Le centre de recherche de l'hôpital Douglas propose l'essai d'un nouveau médicament pour les personnes souffrant de la maladie d'Alzheimer.Si l'un de vos parents (ou amis) vit à la maison et souffre de la maladie d'Alzheimer, il peut bénéficier de notre programme de recherche.La confidentialité est assurée et le tout est sans aucuns frais.Pour plus d'informations, S.V.P.contactez Patricia Monfette à 761-6131 poste 23333, lundi au vendredi 9 h à 12 h et 1 h à 4 h.ALCOOL - DROGUE un problème dans ta vie?, le Père Paul Aquin s.j.veut t aider (514) 229-3426 *4 \u2022 \u2022 .I DKPUIS.1978 PAVILLON GRAND ÉLAN CP.119, Mi-Rolland, Que., JOR 1G0 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 8 FEVRIER 1992 C5 MAISONS D'ENSEIGNEMENT .'V I ¦ \u2022 ¦ i » * .¦ ¦ ¦» I « I i ' STANISLAS Pré-élémentaire et Élémentaire m Secondaire et Collégial Collège Édouard-Montpetit o .- V .\u2022 s- \u2022 .-.\u2022 \u2022 \u2022 V -.,1 ,\\5-.jSlS'lS.} ur\\ê carrière un salaire attrayant des tâches des postes' \\ Jk prometteuse dès l'entrée stimulantes de 1/1 en sortant sur le marché- et des fonctions responsabilité, du collège, du travail, variées, ¦ \u2022 ¦ ., .n .¦ r Avec plus de.125 programmes techniques, les collèges offrent un choix impressionnant de cours qui peuvent répondre à tous les goûts.Pour obtenir plus de renseignements sur tous ces programmes, on peut s'adresser au collège de sa région ou au Service d'information scolaire de son école secondaire., WTW Gouvernement du Ouébec Fédération il.association ?-v ¦JjEfcjiL ~ \u201e r, , BflM,^'®^l'Ense.gnementsupôneuf.fe.descoleges UUêDCC Stî IKjI e« ôe la Sc.ence .©tfeS ¦kkduquéteCM ^OÇ^ ~V.DlfgctloTTB*n*raU _\u2022 _^PO^riC\u20141-:-:-'- -\u2014 -°-¦ ' rfè l>nsi54dnemBnt colléoial f7^ i .n ci Kl Kl Collège Édouard-Montpetit 945, chemin de Chambly Longueuil, (Québec) J4H 3M6 Tél.: (514) 679-2630 Secteur général (DEC régulier) Baccalauréat international (DEC-BI) Électrotechnique Techniques administratives Techniques de bureau Informatique Techniques dentaires Denturologie Hygiène dentaire Orthèses visuelles Soins infirmiers Techniques d'éducation en services de garde Collège Édouard-Montpetit École nationale d'aérotechnique 5555, place de la Savane Saint-Hubert, (Québec) J3Y 5K2 Tél.: (514) 678-3560 Construction aéronautique Entretien d'aéronefs Avionique (enseignement régulier, le jour) LE 1er MARS 1992 est la date limite pour présenter une demande d'admission pour la SESSION «AUTOMNE 1992» dans run des cégeps suivants: Ahuntsic André-Laurendeau de Bols-de-Boulogne Drummondvllle Édouard-Montpetit Cranby Haute-Yamaska John Abbott Jollette* De Lanaudlôre Uonei-Groulx Malsonneuve Montmorency Outaouals Rosemont Saint-Hyacinthe Salnt-Jean-sur-RIchelleu Saint-Jérôme saint-Laurent Shawinlgan Sherbrooke Sorel-TTacy Trols-Rlvlères valleyfield Vlctoriaville vieux Montréal institut de technologie agro-alimentaire institut de tourisme et d'hôtellerie du Ouébec Pour obtenir les formulaires, veuillez vous adresser à votre école.à l'un de ces cégeps ou au: SRAM service régional d'admission du montréal métropolitain CP.1100.Succursale Youvllle.Montréal (Québec) H2P 2W3 Qlrectl
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