La presse, 9 février 1992, Cahier A
[" la météo Aujourd'hui: généralement nuageux, assez venteux et froid.Minimum - 20 Maximum -12' Demain: ensoleille, se couvrant par la suite.DÉTAILS CAHIER SPORTS Les Iraniens D'ICI Page Bl : 516171831 38 19 10175, AV.PAPIMEAU, MONTREAL 381-3987 MONTRÉAL, DIMANCHE 9 FÉVRIER 1992 108e ANNEE N° 108 60 PAGES, a CAHIERS Abitibi-Temiscamingue : 55 cents iles de La Madeleine : 1.00 Extérieur de la ville de Quebec (Region est): 65 cents A domicile par porteurs : 60 cents Routes motorisées : 70 cents so* Taxes en sua Bonjour ! La personnalité de la semaine ¦ 3 CAMILLE DACENAIS Sports Sommaire Addition croisées.C13 Annonces classées immobilier.C10 a Ci2 marchandises.C13 cnipiois \u2022*\u2022\u2022«\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022*«\u2022\u2022*\u2022«\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022«\u2022\u2022 \\* 1 o automobiles.C13 à C15 propositions d'affaires.B11 Bandes dessinées.B12 Décès.C15 Économie.B10et B11 Etes-vous observateur?.C10 Feuilleton.C11 Horoscope.C12 Le bridge.C14 Le monde.B5 et B9 Livres.Cahier C Arts et spectacles.C7 à C9 cinc-horaires.B7 tele-horaires.C9 Loteries.A4 «Mot mystère».Cl 3 Sciences.B8 Cahier sports Réjean Tremblay.S5 7 'AS M OOHtfE ÇA Soc&F PcJ Stb' %m I Un contrat de trois milliards SNC-Lavalin va construire le train aérien de Bangkok MARTIN PELCHAT Les gens de SNC-Lavalin poussent un soupir de soulagement: après trois années de négociations laborieuses et de revirements, l'entente de trois milliards de dollars pour la construction du Skytrain de Bangkok est enfin signée.Elle a été ratifiée vendredi en Thaïlande par M.Armand Couture, représentant de SNC-Lavalin, ainsi que Ta confirmé hier à Lu Presse le vice-président exécutif de la société.M.Yves Bérubé.Même si de nombreuses étapes restent à franchir, «ce que ça veut dire, c'est que nous avons remporté le marché, ça c'est clair!» a ajouté M.Bérubé, qui évalue a un demi-milliard de dollars les retombées de ce contrat en services offerts par SNC-Lavalin.Bombardier, via la filiale UTDC, en profitera elle aussi, en fournissant le matériel ferroviaire du Skytrain.Ce qui représente un «contrat considérable de fabrication», de poursuivre M.Bérubé.Il y a un an.Bernard Lamarre, alors à la tête de Lavalin.évaluait celte partie du marché à 900 millions.«Si on peut réussir a sortir de la récession, nous serons riches comme Crésus!» avec ce contrat, lance Yves Bérubé.«C'est de bonne augure pour la suite des choses», poursuit-il plus sérieusement en estimant que le projet Skytrain «va faire tourner la boite pendant des années».« Mais il n'y a pas d'impact immédiatement», prévient-il.Les représentants de SNC-Lavalin préfèrent attendre le retour de l'équipe d'Armand Couture au Québec \u2014 M.Couture était attendu tard hier soir à Montréal \u2014 avant de donner plus d'informations sur l'accord, entre autres parce qu'on ignore les ajouts qui ont pu être décidés au cours des dernières minutes de la négocia-lion, explique M.Bérubé.Sans compter que des ententes sont encore à conclure entre les actionnaires; SNC-Lavalin s'est notamment associée à des partenaires thaïlandais et allemands pour le volet «construction».«Il devrait y avoir trois à quatre ententes majeures à signer», précise Yves Be ru hé.Le montage financier doit aussi être complété.«Le montage d'il y a deux ans et demi doit être réactualisé», dii-il.La proposition initiale de Lava-lin consistait en un système en hauteur de voies ferrées où 249 voitures transporteraient 69 000 passagers à l'heure.Avec plus de six millions d'habitants et un réseau routier insuffisant, Bangkok est quotidiennement marquée par des embouteillages monstres.VOIR SNC EN À2 CONTRE LE GATT! PHOTO LUC SIMON PERRRAULT.Lâ Presse Pour manifester contre le manque de determination du gouvernement federal dans les négociations du GATT dont l'issue risque de mettre en péril la survie même de V agriculture québécoise, près de 500 exploitants agricoles de la région de Saint-Jean-Valley field, certains montes sur des tracteurs, sont descendus dans la rue hier afin de mettre en garde leur députe federal contre toute acceptation du rapport Dunkel.Oui massif à une «société distincte» non définie MARIE-CLAUDE LORTIE en \\ oy ce spéciale TORONTO Les participants de la conférence constitutionnelle de Toronto ont appuyé massivement hier la reconnaissance de la société distincte, telle que proposée par le gouvernement fédéral.Les Québécois présents ont cependant tenu à faire savoir que l'acceptation de ces deux mots seuls, sans qu'ils soient accompagnes d'un nouveau partage des compétences et d'un droit de veto, ne satisferait pas le Québec.«Au Québec, ce n'est pas d'une reconnaissance symbolique dont nous avons besoin», a lancé une participante québécoise, Suzanne Malboeuf, aux quelque 200 participants réunis à Toronto pour le week-end.«Ce qui est dans la clause sur la société distincte est insuffisant, on ne dit rien sur le partage des compétences, on ne dit rien sur un droit de veto.Toutes ces discussions montrent à quel point il va falloir plus que de bonnes intentions», a pour sa part déclaré Carole Simard, professeur de science politique à rUQAM, dans un des ateliers.«Il n'y a pas de doute que ceci doit être plus que symbolique», a ensuite commenté le ministre responsable des Affaires constitutionnelles, Joe Clark.Il a pris bien note, a-t-il dit, des propos exprimés dans les ateliers, où l'on a demandé qu'on donne au Québec «les moyens pratiques» d'être distinct.Durant la journée, les inquiétudes exprimées tout au long du débat sur Meech ont à peine été entendues.Seuls les autochtones ont manifeste des craintes significatives à l'égard de la proposition fédérale.[HtaMini'niHfei LES COMFÉRENCES ___SUR LE RENOUVELLEMENT PU CANADA D'abord, ils ont surtout tenté de convaincre les participants qu'il fallait leur reconnaître un statut semblable.Mais ils ont aussi exigé la garantie que la «société distincte» québécoise, ne vienne pas remettre en question les droits collectifs des autochtones vivant au Québec.Dans un atelier, la constitutionnalistc Katherine Svvinton, leur a donné cette assurance.Nouveauté du week-end, Qvide Mercredi, chef national de l'As- semblée des premieres nations, la principale organisation autochtone, a expliqué qu'il faisait maintenant de la reconnaissance du caractère distinct autochtone une des revendications fondamentales de.l'APN.La consécration des droits inhérents des autochtones à l'autonomie gouvernementale, un concept qui va au-delà de ce qui est proposé dans les offres fédérales et qui constitue le principal cheval de bataille autochtone depuis septembre, ne suffit plus, a-t-il dit.«Nous sommes une minorité, avec encore moins de pouvoirs et de protection que le Québec, nous avons au moins droit à cette reconnaissance», a déclaré M.Mercredi.M.Clark, avait clairement indiqué plus tôt ce week-end, que la reconnaissance des droits «inhérents» des autochtones pouvait être une façon de reconnaître leur caractère distinct.Les participants de la conférence, qui portait hier essentiellement sur la question de la société distincte et la dualité linguistique, ont en outre appuyé massivement ce dernier concept.De nombreux ateliers ont de plus appuyé les revendications des minorités linguistiques, qui veulent que la dualité linguistique dépasse la simple «protection» des minorités, pour parler de «promotion» ou de «développement».Cependant, dans au moins un des ateliers, des participants québécois ont fait part de leur in- \" VOIR CONFERENCE EN A2 ¦ Un pouvoir preponderant aux provinces dans les domaines de la culture, des communications et du développement regional, propose Beaudoin-Dobbie.Page A 5 L'héritage de la tentaculaire Stasi et l'ombre tenace du passé GILBERT GRAND envoyé spécial 2M Quelque 200 kilomètres ¦ de dossiers contenant des informations sur six millions de citoyens allemands (quatre millions à l'Est et deux millions à l'Ouest ) ainsi que sur tous les secteurs de la société, quelle bombe à retardement! Ouvertes aux «fichés» depuis le 1er janvier, les archives de la tristement célèbre police politique est-allemande, la Stasi, n'en finissent pas de briser des carrières et de répandre le poison de la suspicion.Et ce même si le Bundestag (parlement) a légiféré pour en contrôler et limiter la divulgation.En fait, se pose ici le problème principal : celui de l'héritage politique de l'ex-RDA communiste.Confrontée pour la deuxième fois en moins d'un demi-siècle à un passé aussi lourd que gênant, la société allemande tarde à trouver ses marques.« Justice ou vengeance», se demandait récemment le Spiegel.Si l'on s'entend sur la nécessite d'une épuration, l'ampleur de celle-ci est loin de faire l'unanimité.Le regime communiste ne s'est pas maintenu pendant quarante années en RDA sans coercition, certes, mais aussi sans un certain degré de collaboration de ses su- ALLEMAGNE jets.«Quatre-vingts p.cent des Allemands de l'Est étaient dans cette zone grise», estime un haut fonctionnaire berlinois.«Comme la révolution d'octobre-novembre 1989 a été pacifique et s'est déroulée dans l'ordre, les têtes ne sont pas tombées.Comment faire le ménage maintenant dans un État de droit?C'est tout le problème.D'autant que les privilégiés d'antan le sont encore aujourd'hui », ajoute-t-il.La solution la plus simple, l'amnistie générale des responsables est-allemands, a été écartée parce qu'elle équivalait à traiter sur un pied d'égalité bourreaux et victimes d'un régime oppressif.Mais qui juger?Six jeunes gardes-frontières, accusés d'avoir abattu \u2014 en 1984 et 89 \u2014 deux fuyards qui tentaient de franchir le Mur, ont déjà comparu devant deux tribunaux de Berlin.L'auteur d'un des coups de feu mortels a été condamne à trois ans et demi de 6rison ferme le 20 jan- vicr mais sa cause est actuellement en appel.Trois autres ont ete condamnés à des peines de prison avec sursis.Pourquoi poursuivre d'abord ces lampistes, qui se défendent de n'avoir fait qu'obéir aux ordres émanant* des hautes instances du régime, alors que de «gros poissons» (ex-membres du Politburo est-allemand et de la Stasi ) s'enrichissent impunément en vendant leurs mémoires ou en étant invités aux shows télévisés?Certes, l'ex-maire «progressiste» de Dresde, Wolfgang Berghofer, est poursuivi pour avoir falsifié, tel que le Parti le lui ordonnait, les résultats des municipales de mai 1989.Son cas s'est aggravé depuis qu'on a découvert qu'il était également un informateur de la Stasi.Trois anciens dirigeants sont également écroués à Berlin pour avoir donné l'ordre de tirer sur tous ceux qui cherchaient à passer à l'Ouest: l'ex-chef de la police secrète Erich Mielkc (84 ans), l'cx-premicr ministre Willi Stoph (77 ans) et l'ex-ministre de la Défense Heinz Kessler (71 ans).Un mandat d'extradition a en outre été lancé contre Erich Honecker, réfugié depuis le 11 décembre dans l'ambassade du Chili à Moscou.Mais un grand procès (dont les fondements juridiques sont d'ail- |OlR Les vedettes EN A4 > ¦ 300 000 personnes ont demandé de consulter le dossier qu'avait compile sur eux la Stasi.Plusieurs, comme lex-dissident Rainer Eppelmann, sont étonnes de l'ampleur des renseignements amasses par la poH,ce secrete.( \\ 9862 A 2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 9 FÉVRIER 1992 Même pas l'ombre d'un coyote à Saint-Jean-de-la-Lande RICHARD CACNON collaboration spéciale SA I NT-IE A N-DE-LA LANDE ¦ Les 300 habitants de Saint-lean-dc-la-Lande n'en croyaient pas leurs yeux.Si les résidants de cette petite localité du Témiscouata sont habitués depuis quelques années au voisinage des coyotes, rien par contre ne les préparait à voir cet- te véritable meute de journalistes envahir leur petit village, hier matin.En fait, les représentants des médias, près d'une trentaine, étaient presque aussi nombreux que les chasseurs.Les curieux qui sirotaient leur café au centre communautaire de l'endroit semblaient s'étonner de voir pas moins de sept équipes de télévision courir d'un chasseur à l'autre.Les journalistes ont en fait connu une journée plus mouvementée que les chasseurs, car la fameuse battue tant annoncée, et décriée par les écologistes, au cours des derniers jours n'a pas eu lieu.Seulement une quarantaine de chasseurs ont finalement décidé de se rendre dans cette petite localité et ils sont tous revenus bredouilles.En conséquence, pas de carcasses de coyotes sur la patinoire, ni de remise de prix.PHOTO RICHARD CACNON.COUtbOfMtfOn SpÛCUle La battue tant annoncée \u2014et décriée\u2014 de Saint-Jean-de-la-Lande n'aura attiré qu'une quarantaine de chasseurs.«On a vu beaucoup de pistes, mais pas un seul coyote», a déclaré un des chasseurs.suite de la une SNC_ Un contrat de trois milliards Le cahier des charges du projei prévoit que le réseau sera géré pat le groupe constructeur pendant 30 ans, avant que l'exploitation ne soit complètement prise en charge par le gouvernement thaïlandais.Amorcée il y a trois ans par La-valin et reprise par SNC-Lavalin après la chute de l'empire Lamarre, la négociation du projet Sky-train a connu plusieurs péripéties.Le principal concurrent de La-valin, AEC (Asia Euro Consortium ), semblait avoir la faveur de l'Express and Rapid Transit Authority of Thailand (ETA), jusqu'à ce que le gouvernement canadien, qui soutenait Lavalin via sa Société pour l'expansion des exportations, ait, semble-t-il, renoncé à demander au gouvernement thaïlandais de garantir certains emprunts.Il y a un an, l'affaire semblait en bonne voie d'être conclue et le gouvernement thaï avait signé une lettre confirmant les accords de principe et invitant Lavalin à négocier.Mais le 23 février, le gouvernement civil était renversé par une junte.Un mois plus tard, le gouvernement civil provisoire nommé par les militaires s'engageait cependant à accélérer la mise en oeuvre du Skytrain.La signature de l'entente-cadre devait finalement avoir lieu avant Noel, mais le projet de contrat a été révisé par un «bureau du procureur», qui a réclamé des précisions.SNGLavalin est revenue à la charge après avoir refait ses devoirs, et encore une fois, des modifications ont été exigées.«Ces contrats ont en général un mûrissement de trois à cinq ans», observe Yves Bérubé.Q CONFÉRENCE Toronto dit un oui massif à la société distincte quiétude à cet égard, voyant d'un mauvais oeil la possibilité que le gouvernement fédéral puisse se charger de «promouvoir» la minorité anglophone québécoise.joe Clark s'est réjoui de l'appui massif à la société distincte exprimé hier.Il dit maintenant espérer que ce message se répande à travers le pays.«Tous les gouvernements, le notre et les autres, doivent être influencés par le consensus qui se développe dans ces conférences.Elles ne lient personne, mais elles indiquent des changements, de nouveaux paramètres», a-t-il dit.Le président du Conseil du patronat, Ghyslain Dufour, a lui aussi accueilli à bras ouverts cet appui pour la société distincte.Il a qualifié révolution du Canada anglais à cet égard d'«extraordinaire».Plus tôt durant la journée, l'an-cienne vice-présidente de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.Lorraine Du-guay, avait bien averti les participants qu'ils se devaient d'aborder de front les revendications québécoises.Cette avocate, qui s'est présentée comme une «Canadienne», n'a pas mâché ses mots.Si le Québec n'est pas écouté cette fois-ci, il n'hésitera pas à se séparer.«Nous, les filles spirituelles de (canne Mance, de Marguerite Bourgeois, de Marguerite d'You-ville auront alors le courage de relever nos manches de faire des sacrifices de mettre notre coeur et notre foi pour bâtir un pays à la mesure de nos aspirations pour le transmettre à nos enfants», a-t-cllc déclaré.?En bref La Quotidienne tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 660 5015 nr.ABONNEMENT Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h a 17 h 30 RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-6911 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSÉES Commandes ou corrections lundi au vendredi de 8 h 50 à 17 h50 285-7111 GRANDES ANNONCES Détaillants National, Te le + Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations i 285-7202 285-7306 285-7265 j LA PRESSE est publiée par LA PRESSE.LTEE.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9.Seule la I Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des ¦ services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations ï par ticuhéres à LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 .Enregistrement: numéro 1400» Port de retour garanti, j ( USPS0O5692) ChampUtai N.Y.12919-1518.J RENSEIGNEMENTS 285-7272 I-77, ;t^.,77;.77 .tt.^-1 I L! DIMANCHE 9 FÉVRIER 1992 06-7-01 I I I EXPLOSION: SIX VICTIMES # ¦ L'explosion d'une bombe à bord d'un train dans le nord de l'Inde a fait au moins six morts et 50 blessés samedi, rapporte l'agence indienne PTI.L'attentat a eu lieu alors que le train, qui se dirigeait vers New Delhi en provenance de Fe-rozepur dans le Pendjab, traversait Narwana dans l'Etat d'Haryana.Des séparatistes sikhs en lutte pour la création d'un Etat indépendant au Pendjab ont déjà commis des attentats dans l'Haryana et à New Delhi dans le passé.UN TRAIN PERCUTE UN CAMION ¦ Un train a percuté samedi matin un camion à un passage à niveau proche d'Ely, blessant légèrement environ 35 personnes, a annoncé la police britannique.Ce train composé de deux voitures a déraillé entre Soham et Streatham, environ 110km au nord-est de Londres, mais aucun passager n'est resté prisonnier des wagons.Quinze personnes ont été conduites en ambulance dans un hôpital de Cambridge et une vingtaine d'autres, plus légèrement atteintes, y ont été conduites dans un bus, selon la police.Celle-ci précisait que les blessures les plus graves n'étaient cependant qu'un bras cassé et peut-être une blessure au dos.Le conducteur du camion n'a pas été blessé et les causes de l'accident faisaient l'objet d'une enquête.UN VOLEUR AVALE UN DIAMANT ¦ Les diamants sont peut être éternels mais en digérer un ne saurait être bien long et la police est bien décidée à attendre le temps qu'il faudra.Les faits remontent à jeudi: un jeune homme de 25 ans, Robert Hicks, est entré dans une bijouterie de Beaverton, dans la banlieue de Portland, en Oregon, et a demandé à voir des diamants.Puis, profitant d'un instant d'inattention de l'employé, il a avalé une pierre de trois carats d'une valeur de 4100 dollars, la remplaçant aussitôt par un faux diamant.Il a été intercepté par d'autres employés alors qu'il quittait le magasin.Depuis, il est enfermé à la prison du comté où les policiers attendent qu'il restitue la pierre par les voies naturelles.«On a vu beaucoup de pistes, mais pas un seul coyote », a déclaré un des chasseurs.L'organisateur de cette battue qui devait regrouper plus de 300 chasseurs, Roland Rioux, s'est dit déçu de la tournure des événements : «Je regrette beaucoup Ïue le ministère du Loisir, de la basse et de la Pêche se soit infiltré dans l'organisation en conseillant aux chasseurs de ne pas venir», a-t-il déclaré.« Je crois qu'ils ne savent pas vraiment quel problème on vit», a poursuivi monsieur Rioux qui est aussi conseiller municipal à Saint-|ean-dc-la-Landc.Il faut rappeler que vendredi, les dirigeants du MLCP, dans le but évident d'éviter que l'image du Québec ne soit davantage ternie sur la scène internationale, avaient lancé un appel aux chasseurs de l'Est-du-Québec, les priant de ne pas participer à cette battue.Le message semble avoir été bien compris.Les chasseurs présents à Saint-Jean-de-la-Lande hier matin ne l'entendaient pas ainsi.Plusieur.ont même accusé les agents de conservation de la faune d'avoir circulé en motoneige dans le secteur pour faire fuir les coyotes, la veille de la battue.Le directeur régional du MLCP, Michel Brouillard, s'est dit outré de ces insinuations : «Cela n'est pas fondé», s'est-il empressé de déclarer à quelques journalistes, en ajoutant toutefois que dans le cadre de leur travail de prévention et de surveillance, des agents ont pu se trouver dans la région la semaine dernière.Mais au lendemain de cette battue manquée, le problème que pose la gestion du coyote et du cerf de Virginie dans le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie demeure entier.La majorité des chasseurs de la région sont encore convaincus que le coyote est la cause principale de la disparition du chevreuil.Un autre Rioux, Tom celui-là, président de S.O.S.chevreuils, un organisme de Rimous-ki qui compte 325 membres, estime que la situation est dramatique : « |e vais même demander au ministre Gaston Blackburn l'arrêt total de la chasse au chevreuil dans l'Est-du-Québec pour une période de 5 ans», a-t-il déclaré hier lors d'une conférence de presse improvisée.Le seul coyote qu'on a pu observer hier, sur les lieux de la battue manquée, avait la patte coupée et sa carcasse avait été transportée là par Un trappeur.photos richard GAGN0N.collaboration swciaie Le hasard a voulu que ce soit la battue de Saint-Jean-de-la-Lande qui retienne l'attention.Toutefois, depuis le mois de novembre dernier, il y en a eu presque toutes les semaines dans la région, et plusieurs autres sont prévues d'ici le 31 mars.Les trappeurs prélèvent également un bon nombre de coyotes cet hiver.Selon des chiffres obtenues par La Presse auprès de plusieurs associations, il y aurait eu près de 600 coyotes abattus ou piégés dans la région depuis novembre.À eux seuls, les membres de la Société de Gestion de la faune de Kamouraska en ont capturé 200.La remise des prix aux chasseurs aura lieu le 22 février à La Pocatiôre, mais il serait surprenant qu'il y ait 30 journalistes cette fois pour couvrir l'événement.Philosophe, un citoyen de Saint-Jean-de-la-Lande a eu le commentaire suivant après la battue : «Au moins maintenant, le reste de la province sait qu'on existe».L'homme a parfaitement raison, une association touristique n'aurait pas fait mieux.Comment contrer la progression de la violence chez les jeunes ?Presse canadienne QUEBEC ¦ Symptôme de la hausse de la violence dans toute la société, la violence chez les jeunes est en progression, bien qu'il ne soit pas facile de la chiffrer.Depuis plusieurs années, l'inquiétude qu'elle soulève a suscité de nombreux colloques et symposiums.Sur les 3000 parents qui ont fait appel à Entraide-Parents l'an dernier, 15 p.cent ont affirmé être victimes de la violence verbale, psychologique et physique de la part de leur enfant.Cette violence s'exerce surtout dans le milieu familial: les enfants entre eux, mais aussi les enfants à l'endroit des parents, surtout les mères.Des grands adolescents obligent leurs parents à quitter la maison pour pouvoir recevoir leurs amis en paix.Des jeunes d'une dizaine d'années sont tellement violents qu'ils brisent tout sur leur passage.Cette violence s'exerce aussi dans la rue, dans les activités sportives, à l'école, particulièrement dans la cour de récréation, aux arrêts et dans les autobus scolaires.Elle se manifeste de différentes façons: de la pluie de quolibets aux coups de poing et de pied et à l'extorsion d'argent.Au cours des dernières années, une nouvelle forme de violence est apparue: le vol de vêtements de qualité (casquettes, manteaux).La police est également appelée à intervenir plus souvent à l'école pour des chicanes d'amoureux.Une jeune fille ou un jeune garçon sen prendra à celle ou celui qui lui a volé sa ou son«chum».Jusqu'à maintenant, on a surtout identifié la famille et l'école comme les principaux responsables de ce phénomène.Les nombreux divorces et l'organisation même de l'école sont pointés du doigt.L'insécurité et le stress chez l'enfant engendrent la violence.Mais voilà que le discours évolue.L'absence de discipline, principalement des parents, est maintenant identifiée comme la principale cause de ce phénomène.Sans rêver au retour de la fessée d'autrefois, on estime qu'elle était préférable au laisser-aller d'aujourd'hui.Dans une série de conférences publiques patronnée par la Corporation professionnelle des psychologues du Québec, Mme Danielle Laporte, psychologue à l'hôpital Sainte-|ustine a fait, l'automne dernier, le tour de la province pour tenter de convaincre les parents que la discipline est nécessaire au bonheur des enfants.Daniel Côté, psychologue à l'emploi du Mont d'Youvillc à Québec depuis 12 ans et père de quatre enfants, partage entièrement ce point de vue.A son avis, il y a un lien direct entre agressivité et carence d'autorité familiale.«Nous, la génération des 45 ans et moins (il en a quarante), on a rejeté l'autorité de nos parents.Maintenant que nous sommes dans une position d'autorité, on se retrouve dans une drôle de situation.» Un sondage réalisé par la Corporation professionnelle des psychologues auprès de parents et rendu public il y a quelques mois, démontre que l'information qui a circulé depuis les années 1960 contre les punitions physiques et pour le dialogue a porté ses fruits.Les parents sont tellement à l'écoute de leurs enfants qu'ils ont oublié qu'ils devaient aussi se faire écouter.La lecture de volumes sur l'éducation des enfants a en quelque sorte paralysé beaucoup de parents, note Mme Lorraine Ga-gnon d'Lntraide-Parents.A sun avis un livre comme Parents efficaces est excellent pour l'écoute active, mais zéro sur le plan de l'encadrement et de la discipline.La fermeté Daniel Côté estime qu'il est fini le temps où il fallait laisser les enfants faire tout ce qu'ils veulent sous prétexte qu'il ne faut pas brimer leur créativité.«Il n'y a pas de créativité dans le désordre.Si l'enfant saute sur son lit, il faut lui dire qu'il doit respecter les choses et qu'il peut exprimer sa joie d'une autre façon.» À son avis, il ne faut pas passer sous silence les nombreux modèles de violence que les enfants ont presque quotidiennement sous les yeux.L'enfant doit comprendre qu'il y a des limites qu'il ne doit pas dépasser; mais il n'est pas nécessaire de le battre lorsqu'il transgresse l'autorité.Un parent sensé, qui aime son enfant, le privera d'une sortie ou d'un tour de bicyclette.De telles mesures ne constituent pas de la violence psychologique, estime le psychologue.Pour Mme Gagnon, beaucoup de parents, ne sachant quelle attitude adopter, commettent la grave erreur de se comporter en ami avec leurs enfants.Daniel Côté condamne lui aussi cette attitude.«Être un ami, ce n'est pas être un parent et un parent ne doit pas être la police.Des amis, l'enfant en a à l'école et dans ses activités de loisirs.» 175 000 spectateurs au grand défilé de nuit du carnaval de Québec Presse Canadienne les annonces classées 285-7111 Précision ¦ Les textes sur les thèmes et enjeux de la conférence constitutionnelle de Toronto publiés en page B7 de l'édition d'hier du journal sont de Marie-Claude Lor-tie, du bureau de La Presse à Ottawa.i T QULULC ¦ Le défilé de nuit de la basse-ville, dans le cadre du Carnaval de Québec, a connu, hier soir, un franc succès, avec au moins 175 000 spectateurs, selon les évaluations des policiers.La tempe* rature, plus clémente que l'an dernier, a sans doute permis à la foule d'apprécier davantage les divers aspects de cette activité, qui ouvre la partie «populaire» des festivités.Seize chars allégoriques \u2014 il y en aura un de plus pour le défilé de la haute-ville \u2014, les habituels corps de clairons ( dont un groupe de 125 personnes venues des Etats-Unis), quelque 150 clowns avec des costumes renouvelés pour la première fois depuis plusieurs années.Et une véritable nouveauté: la disparition des «grosses têtes».Elles ont fait place, cette année, à des marionnettes géantes d'une quinzaine de pieds de haut, représentant des personnages que l'on avait divisés en une dizaine de groupes (des religieuses, des paysannes, etc).Ces personnages ont semblé être appréciés par les enfants, à en juger par les cris de joie et les rires qui ponctuaient chaque nouveau groupe.Même Badaboum, la mascotte des Nordiques, a été chaleureusement acclamé, comme quoi l'atmosphère de fête était telle qu'elle réussissait jusqu'à faire oublier les déboires d'une certaine équipe.Et, bien sûr, où qu'on se trouve le long du défilé, il était impossible de passer à côté des bien-ai-niées «trompettes du carnaval», cette inévitable coutume c^s défi- lés de nuit.Ces trompettes qui.chaque année, en disent long sur l'oreille musicale de leurs utilisateurs.Sept cents personnes participaient au défilé, depuis le char de Bonhomme jusqu'à celui de la reine Claudic lèe.Un défilé qui, de surcroît, fut exceptionnellement ponctuel.A l'arrivée des premiers chars dans les parages du Coliséc, le retard était tout au plus d'une dizaine de minutes.Enfin, à -7 degrés, c'était de.loin plus supportable que l'an dernier, ce qui explique peut-être que l'autre coutume des défilés de nuit, celle des «petits remontants» l'ait été moins sollicitée.C'était en tous cas l'opinion des policiers qui, en fin de soirée, n'avaient procédé qu'à «trois ou quatre» arrestations de fêtards ayant un peu trop abusé de l'alcool.1 y 548924? LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 9 FEVRIER 1992 \u2022A3 Joachim Lopes La famille Lopes perd espoir RAYMOND CERVAIS ¦ La famille de M.Joachim Lopes, âgé de 84 ans, disparu de son domicile depuis maintenant 11 jours, craint désormais le pire pour le vieillard.Sa fille, Mme Maria Correia Lopes et son frère, M.Rudy Lopes, vivent dans l'angoisse depuis que leur père, un solide gaillard, malgré son âge, a quitté son domicile du 4315 rue de l'Esplanade le 29 janvier dernier vers les 14h, pour aller faire sa marche quotidienne longue de quelque trois ou quatre kilomètres.L'octogénaire n'a pas été revu depuis.M.Lopes qui ne s'exprime qu'en portugais est très timide de nature et ne parle pas beaucoup.Selon ses deux enfants, il n'a pas d'amis intimes chez qui il aurait pu trouver refuge.Même s'il ne souffre d'aucune maladie, il a tendance à s'égarer facilement.Depuis quelques années, il s'est perdu six fois, mais a toujours été retrouvé moins de 24 heures après sa disparition.Les recherches policières n'ont donné jusqu'à présent aucun résultat et les enquêteurs ne possèdent aucune information pouvant les aider à retracer le disparu.Qu'cst-il advenu du vieillard?Comment pourrait-il survivre en plein hiver durant 11 jours, sans abri et probablement sans argent?Son portefeuille contenant sa carte d'assurance-maladie a été retrouvé dans sa chambre.La semaine dernière, un des amis du disparu croit l'avoir aperçu déambulant rue Jean-Talon, mais cette information n'a pu être vérifiée.Selon sa fille et son fils, leur père n'a aucune tendance suicidaire et répétait souvent que la vie était beaucoup trop courte.«Nous espérons retrouver notre père vivant et nous demandons à toute la population de nous aider, mais le pire, c'est de rester sans nouvelle.De ne pas savoir s'il est mort ou vivant, de ne pas savoir s'il est en bonne santé ou malade.Nous ne dormons plus et vivons dans l'attente de recevoir un appel téléphonique pour nous informer de sa condition.Hier, la famille a demandé l'aide de l'organisme de charité jeunesse au Soleil qui dès lundi, fera circuler 20 000 avis de recherche avec la photo et la description du disparu.M.loachim Lopes mesure 1,60 m, pèse 55 kg, a les yeux bleus et une épaisse chevelure blanche.Toute personne pouvant aider la police à retrouver le disparu peut communiquer avec le district 32 de la police de la CUM en composant le 280-2232 ou avec leunesse au Soleil au 842-6822.«Christine sentait ce qui allait arriver» La jalousie amène un homme à abattre son amie avant de se suicider au volant de sa voiture MARIE-FRANCE LÉGER ¦ Christine Deslauricrs a rais fin à sa liaison avec Robert Ttemblay jeudi soir.Elle avait compris que son ami était très dangereux.Ce soir-là elle est allée coucher chez sa mère.Mais il était déjà trop tard pour échapper à Tremblay et à sa jalousie maladive.Il a abattu Christine le lendemain de deux coups de feu à la nuque, en pleine rue, à Valleyfield.Reconnu quelques heures plus tard par des patrouilleurs de la Sûreté du Québec alors qu'il circulait sur l'autoroute 138 à hauteur de Côteau-du-Lac, Robert Tremblay, 47 ans, a mis fin à ses jours en se tirant une balle dans la bouche.«Elle craignait quelque chose.On dirait qu'elle sentait ce qui allait arriver», a confié son oncle lean Deslauricrs, la voix tremblante au bout du fil.La famille est sous le choc et son frère de 21 ans, a repris M.Deslauriers, va prendre quelques jours de «retraite», «lis étaient très proches.» Christine, 35 ans, secrétaire administrative au Centre hospitalier d'Ormstown, avait confié la garde des ses deux filles de huit et 12 ans à son ex-mari qui habite à l'île Bizard.Ils avaient divorcé en 1988.Elle vivait seule à Valleyfield.Elle y avait heureusement quelques bonnes amies, comme Maude Charbonneau, la propriétaire d'un salon de coiffure.Les deux femmes sortaient souvent ensemble et se racontaient leur vie.Les débuts Maude se souvient des débuts de la relation entre Christine et Robert.Son amie était très amoureuse.«Robert, c'était un très bel homme, très grand et bien bâti.Très sympathique.Avec de l'argent.Il avait une grosse maison à Saint-Lazare.Christine était heureuse que Robert soit aussi attentionné.Il ne la lâchait pas d'une semelle.Il venait la chercher tout le temps.» Il se sont rencontrés en novembre, dans un bar de Valleyfield.La voiture de Christine Deslauriers.PHOTO BERNARD BRAULT.U Presse L'entourage de Christine se demandait comment, dans une si petite ville, personne n'ait jamais entendu parler du beau Robert.Personne ne connaissait sa vie, ni d'où il venait.Tout ce qu'on savait, c'est qu'il ne travaillait plus à temps plein depuis sept ans.Avec tout son argent, il travaillait à mi-temps comme entrepreneur en construction.Tout allait bien.jusqu'à la semaine dernière.Robert ne supportait plus que Christine sorte sans lui, ou aille voir des amies.«Il ne voulait même pas qu'elle aille se faire couper les cheveux.Ils se sont disputés et il l'a brassée fort pour la première fois.Elle n'a pas attendu.Elle a rompu tout de suite, avant que ça devienne trop violent», a poursuivi son amie.Christine Deslauriers a été travailler vendredi, à Ormstown.Elle est retournée chez elle vers 16h.Elle est ressortie vers 17h,en voiture, probablement pour aller au dépanneur.Elle ne pensait sans doute pas s'absenter longtemps parce qu'elle avait laissé quelque chose sur le feu.Le refus Non loin de chez elle, Robert l'attendait, en voiture lui aussi.U lui a bloqué la route.Il est sorti de son véhicule et il lui a demandé d'en faire autant.Elle a refusé.C'est alors qu'il a cassé la vitre de la voiture.Christine était prise au piège.Il lui a logé deux balles dans la nuque devant le 243 rue Marie-Rose.Robert Tremblay s'est rapidement enfui, à bord de sa Torona-do.Ce n'est que vers 22h que des agents de la SQ ont reconnu le véhicule recherché.Ils ont fait demi-tour pour suivre le suspect.Ils ont allumé leurs gyrophares.Quelques secondes plus tard, Robert Tremblay se tuait d'une balle dans la bouche.Sa voiture a quitté la route et a heurté une clôture.L'enquêteur Gaétan Dai-gneault, de la police de Valleyfield, précise que Robert n'avait aucun antécédant judiciaire.«Il n'est pas du tout connu de la police pour des comportements violents.Ça allait bien dans le couple puisqu'il devait emménager tous les deux ensemble le 1er mars», a-t-il indiqué.Christine allait vivre à Saint-Lazare, dans la maison de Robert.«Elle était allée tout nettoyer et mettre en ordre.Elle disait qu'elle était en amour par-dessus la téte et que jamais un homme ne l'avait aussi bien traitée», a expliqué Maude Charbonneau.Christine Deslauriers En bref UN MOTONEICISTE S'ECRASE SUR UN ARBRE ¦ Un motoneigiste de 23 ans a perdu la vie en fin d'après-midi hier à l'ile Bizard, après avoir été éjecté de sa motoneige pour aller s'écraser sur un arbre.Selon la police, l'accident est survenu non loin de la plage Théoret, où il y a une mise à l'eau pour bateaux.Ne connaissant pas l'endroit, le motoneigiste dont l'identité n'a pas été dévoilée par la police, a frappé avec son engin un remblai de neige et a été désarçonné.La motoneige a été retrouvée à quelque 45 mètres du lieu de l'impact ce qui porte les policiers à croire que le bolide fillait à vive allure.TIREURS RECHERCHÉS ¦ Dans la soirée du mercredi, 8 janvier, 1992, vers 21 h 30, des individus se rendent à un immeuble de la Communauté urbaine de Montréal, soit aux locaux de la construction du service de l'environnement sis au 11171 est, boulevard Métropolitain, près de l'intersection de l'avenue Broadway Nord, à Montréal-Est.L'on y gare une automobile en face, en bordure du trottoir de la voie de service nord et, depuis la clôture, l'on tire près d'une vingtaine de coups de feu à l'aide d'une carabine de calibre .22, y criblant notamment la majorité des fenêtres de la façade dont plusieurs étaient masqués de rideaux.Fort heureusement, personne ne fut atteint, même pas le gardien de la carrière attenante de la maison Demix, qui y effectuait sa ronde.Deux automobiles de petit modèle, une pâle et une foncée, sont aperçues à peu près au même moment.Il ne s'agit que d'un événement parmi une kyrielle de méfaits divers touchant la Communauté urbaine de Montréal depuis les derniers mois.Toute personne pouvant fournir des informations à la police relativement à cette affaire, est priée de communiquer avec le programme Info-Crime, en composant le 393-1133.CONCERT PAISIBLE ¦ Le concert tant attendu des vedettes Tuan Vu et Le Hang, organisé par la communauté vietnamienne de Montréal au 7220 rue Hutchison, s'est déroulé sans anicroches hier soir.La police avait prévu un imposant service d'ordre pour prévenir toute bousculade, à la suite de la découverte d'un réseau de fraudeurs responsables de la vente de faux billets.Hier, quelques spectateurs munis de faux billets ont été obligés de débourser quelques dollars supplémentaires pour acheter des billets réglementaires.Au début du spectacle vers 22h, plusieurs places étaient encore disponibles.Le maire de Kuujjuarapik réclame des équipements plus modernes MARTIN PELCHAT ¦ Au lendemain du sinistre qui aurait fait trois morts dans un hôtel de la compagnie Air Inuit, le maire du village-nordique de Kuujjuarapik a souligné l'urgence d'une modernisation du système de lutte aux incendies.« Nous avons essayé au cours des mois passés d'obtenir de meilleurs équipements, par exemple un meilleur système de communications», déplorait hier Anthony Ittoshat.Avant Noèl, a rappelé le maire, une jeune femme de 23 ans a péri dans l'incendie d'une résidence de Kuujjuarapik.Le temps de réaction de la brigade de pompiers volontaires aurait été un facteur très important dans cette affaire, a-t-il expliqué.L'administration régionale Kativik, le gouvernement régional inuit, a promis de répondre aux préoccupations du maire de Kuujjuarapik, qui réclame en outre de pouvoir compter sur des pompiers plus qualifiés.Mais jusqu'à tout récemment, on lui demandait d'attendre le printemps, dit-il.La cause Vendredi matin, l'Hôtel Air Inuit de Kuujjuarapik a été détruit par un incendie.Des enquêteurs de la Sûreté du Québec tentent depuis d'en établir la cause.Trois Inuit n'ont pu s'échapper de l'immeuble en feu.Deux cadavres ont été retrouvés jusqu'à maintenant.Les victimes seraient deux agents d'Air Inuit et un responsable eminent de la Commission Kativik, résident de Salluit.Selon des témoins, un pompier s'est présenté sur les lieux du sinistre au volant du camion du service d'incendies de la municipalité, mais il n'a pu utiliser l'eau de la borne-fontaine parce qu'elle était gelée.M.Ittoshat, qui était à Ottawa au moment de l'incendie, a expliqué hier qu'il n'avait pas encore eu le temps d'élucider ces questions avec les personnes concernées.II affirme cependant que le système d'aqueducs est obsolète et qu'il fait souvent défaut.Et il estime que le camion n'est pas adapté aux conditions nordiques.L'entretien du système d'aqueducs est sous la responsabilité de la Société immobilière du Québec, explique le maire.«Ils ont tenté de nous le remettre, mais nous leur avons dit qu'il n'en était pas question», lance M.Ittoshat.Pas question tant que le système n'aura pas été modernisé, ajoute-t-il.La très rapide propagation des flammes lors de l'incendie de l'hôtel, vendredi matin, lui donne cependant à penser que des équipements différents n'auraient pu faire une grande différence.ROBERT DUGUAV Pour un « new deal » ados-adultes L es organisateurs avaient prévu que 150, peut-être 200 personnes assisteraient ce soir-là à la conférence de Fer-nand Fournier.Il en était venu près de 800, plein la nef, dans le choeur, du monde debout derrière, pratiquement à cheval sur les bénitiers.Fournier avait traité de violence.Celle des jeunes surtout, mais aussi celle que nous leur infligeons: conflits, torture, séparations, pornographie et autres abus de pouvoir.« Ne pas confondre la violence des jeunes et la combativité, nous avait-il ex-iiortes.La violence, c'est précisément de la combativité qui tourne mal quand notre relation avec eux manque son coup».Il avait parlé de l'intimité que permettait la gang «au sein de laquelle régnait une relation de parité, une intimité qui procurait à chacun le droit de prendre la parole», de leur intolérance devant les frustrations, il avait dit que si la violence ACCESSOIRES augmentait, c'était «parce qu'on ne pouvait plus déceler les intentions des jeunes».Il nous avait dit, surtout, de ne pas nous laisser envahir par nos peurs, insisté sur la nécessité de mettre des mots sur les violences que les jeunes subissent et nous font subir.Une heure et demie plus tard, il avait conclu : la violence est le baromètre de la qualité de notre environnement, l'indice du temps qu'il fait entre les hommes.«Parlez-vous», avait-il ordonné! Intéressant, original, stimulant, avaient commenté les gens à la sortie de l'église.« Vous devriez faire des cassettes, comme Jean-Marc Chaput, ça s'écoute tellement bien en auto», lui avait recommandé un jeune père particulièrement enthousiaste.« |e préfère les comparaisons avec Yvon Deschamps», avait rectifié Fer-nand quelques minutes plus tard, attablé dans une brasserie du voisinage.O «Tout ce que je dis, que ce soit ici de- r DES MILLIERS D'ACCESSOIRES POUR LA CUISINE ET LA SALLE DE BAINS.L'ART DE IA UBI&/ L'ART DE DRESSER LA TABLE.UNE PRÉSENTATION DE CAPLAN DUVAL.F vant une grosse Black ou en conférence d'ouverture du colloque de l'Alliance des professeurs, tout ça gravite autour des liens qu'il faut rattacher entre adultes et jeunes.« U faut leur faire sentir que l'on s'intéresse à autre chose que leur performance scolaire, au fait qu'ils éprouvent des difficultés d'apprentissage, qu'ils arrivent en retard, qu'ils fument de la dope, qu'elles risquent de tomber enceintes ou pour déplorer leurs actions violentes; nous devons leur faire sentir leur importance même s'ils sont encore loin d'être casés dans nos institutions.» «Les normes d'excellence de plus en plus élevées, que nous leur avons fixées, ont fait monter la barre de la normalité, que ce soit à l'école, à la maison, à I arena ou au cours de piano.» «Il faut se donner une vision globale de l'activité des jeunes.«Ne pas leur vendre leur liberté à coups de 10 p.cent de plus obtenus aux examens, ou a coups de réussites au hockey.Ne pas les culpabiliser par barèmes.«Il n'y a pas que l'école dans leur vie.«On biaise les discours.On encourage les jeunes à trouver du plaisir à jouer, pourquoi ne pas s'arranger pour qu'ils en aient à apprendre?«Le piège: performer pour attirer l'attention.«Ils ont le droit d'être deuxièmes.» Intarissable.Fernand Fournier est pédagogue, éducateur, conférencier, et, vous l'aurez deviné, performer.Il bouge beaucoup sur une tribune, sa voix prend toutes sortes de textures, il imite sans dérougir et avec autant de bonheur le prof, l'ado, le parent ou l'entraîneur d'équipe de hockey, interpelle son monde avec vigueur, souligne gaiement nos petits travers et illustre ses propos d'observations pittoresques glanées à même ses propres expériences de père et d'enseignant.Dans les bureaux du CERFAC (le Centre d'Éducation et de Ressources en Formation, Animation et Consultation, qu'il dirige avec son ami psychologue Michel Lafortune), boulevard Saint-Laurent, il recommence à s'échauffer, à développer avec son collègue les thèmes de conférences, d'ateliers, de stages de formation que les deux hommes animeront bientôt: la récente réalité des professeurs qui sont aussi parents d'élèves et les relations qu'implique cette nouvelle situation.«En tant que parents, les profs voient dans la non-réussite potentielle de leurs élèves celle de leur propre enfant.Ils développent des mécanismes parentaux, etc.etc.» À cultiver aussi, le thème du renouvellement des professeurs.«D'ici huit ans, 80 p.cent du personnel enseignant va avoir changé, explique Lafortune.Le support des plus vieux est important pour l'installation des jeunes».«Pour que les nouveaux enseignants partent avec le micro-ondes plutôt qu'avec le poêle à bois.», précise Fournier.À rafraîchir presque quotidiennement: abandon scolaire, santé mentale des jeunes, formation des profs, tendances de l'éducation, comportements, intégration, gestion, convictions pédagogiques, motivation, discipline, drogues, violence, famille, maturité affective.Assez de matière pour remplir jusqu'au jubé toutes les églises du Québec.EXPO CUISINE * SALLE DE BAINS 3 jours seulement 7 8 et 9 FÉVRIER AU PALAIS DES C0NGRÈS ŒB I LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 9 FÉVRIER 1992 La privatisation se poursuit et le chômage grimpe toujours Des l'unification, les Allemands de l'Est se sont rués sur les produits agricoles de l'Ouest, telle cette dame de Berlin-Est, contribuant à une chute dramatique du nombre d'agriculteurs dans les excoopératives d'État.Les «vedettes» de la dissidence sidérées par ce que savait la Stasi SUITE Dl- LA PACE A1 \u2022 leurs encore incertains) risque de tourner à un déballage embarrassant pour la classe politique ouest-allemande: n'a-t-elle pas déroulé le tapis rouge en 1987 pour Honecker, accueilli avec tous les honneurs dus à un chef d'État?La droite (Franz-Jozef Strauss en te te), tout comme la gauche (par son Ostpolitik), l'ont également courtisé.Et les divers gouvernements de Bonn ont accordé d'importants crédits à un régime qui était au bord de la faillite au début des années 1980.Mais ce n'est pas tout : après la chute du Mur, le parti chrétien-démocrate (CDU) du chancelier Kohi a annexé sans véritable examen \u2014 campagne électorale oblige \u2014 son homologue de l'Est, qui avait pourtant servi pendant des décennies de valet aux communistes, donnant ainsi une nouvelle respectabilité à d'anciens dirigeants compromis.Un an après sa victoire au scrutin général, la CDU, confrontée à une impopularité croissante à l'Est, se voit contrainte de faire le ménage dans sa section orientale.Les tergiversations du congrès de Dresde à la mi-décembre indiquent bien que l'opération sera douloureuse et non sans risque de dérapage.Déjà les ministres-présidents Gerd Gies (Saxe-Anhalt) et losef Duchac (Thuringe) ont été contraints de démissionner.Les sociaux-démocrates, eux-mêmes, doivent procéder à un examen de conscience: la Stasi avait dès le début infiltré le SPD-Est au plus haut niveau grâce à son agent Ibrahim Bôhme, président-fondateur! Manfred Stolpe, populaire et respecté président du Land de Brandebourg, a quant à lui révélé avoir eu des contacts pendant 30 ans (soit un millier d'entretiens) avec des membres de la Stasi et du SED (parti communiste) «afin de combattre le régime communiste avec ses propres armes».Stolpe, qui n'a pas convaincu tout le monde, était alors président du consistoire de l'Eglise évangélique de RDA qui se voit, à son tour, contrainte d'expliquer ses liens passés avec le régime communiste.Un journal berlinois a semé le doute en affirmant que les trois quarts des pasteurs est-allemands ont collaboré avec la Stasi.Certains de ces contacts étaient certes «nécessaires», souligne l'Église protestante mais, dans un manifeste publié le 25 janvier, elle invite «ceux qui ont nui à autrui en collaborant avec la Stasi à l'avouer et à en tirer les conséquences».L'héritage de la tentaculaire Stasi s'est avéré d'emblée pernicieux pour tous les secteurs de la société (politique, justice, éducation et sport).D'abord, dans la grande débandade qui a suivi la chute du Mur, de nombreux dossiers ont opportunément «disparu» avant la mise sous scellés des locaux de la Stasi: D'anciens employés se sont livrés par la suite à un lucratif commerce des fiches les plus compromettantes, qui aboutirent inmanquablement à la une de médias sérieux, tel le Spiegel.Parallèlement, une commission dirigée par un ancien pasteur de Rostock, Joachim Gauck, a classé les millions de dossiers, sans pour autant être autorisée à en communiquer le contenu aux intéressés.Ceux-ci \u2014 en particulier les animateurs de la révolution d'octobre-novembre 1989 en RDA que la Stasi n'avait cessé d'arrêter, harceler, écouter et discréditer \u2014 se sont mobilisés autour du slogan «Mon dossier m'appartient» pour faire pression sur le gouvernement de Bonn.A la mi-novembre, le Bundestag a finalement adopté un projet de loi qui permet aux Allemands d'avoir accès à leurs dossiers depuis le 1er janvier.Mais ils de- vront s'armer de patience : les services compétents, qui en sont parfois encore à apprendre le langage secret de la Stasi permettant le décodage de ces documents souvent explosifs, ont déjà reçu plus de 300 000 demandes, soit du travail pour des années à venir.L'objectif premier de la loi est de permettre la réhabilitation des victimes et le châtiment des coupables.Pour éviter tout dérapage et usage abusif, elle interdit la publication d'informations si celles-ci portent atteinte aux intérêts des victimes de la Stasi.Les journalistes enfreignant cette disposition seront passibles d'amendes ou de peines pouvant aller jusqu'à trois ans de prison.Cette mesure a suscité de vives protestations de la part des médias, qui ne comprennent pas que la loi sur la Stasi doive aller plus loin que celle sur la presse qui ne prévoit de sanction contre un informateur qu'en cas de diffamation.Dans le même esprit restrictif, le Bundestag a décidé le 5 décembre de créer une commission parlementaire ad hoc chargée de vérifier si les élus ont collaboré avec la Stasi.Cependant, ce contrôle ne sera pas obligatoire, ainsi que le réclamaient les petits partis de gauche de l'ex-RDA: la commission ne pourra ouvrir une enquête qu'en cas «d'indices concrets» et à la majorité des deux tiers de ses membres.Rappelons que, depuis la campagne électorale de mars 1990, plusieurs personnalités politiques est-allemandes (du social-démocrate Ibrahim Bôhme au chrétien-démocrate Lothar de Maiziè-re) ont vu leur carrière compromise par la révélation de leur collaboration, réelle ou supposée, avec la police secrète.Certains se demandent maintenant si ce n'est pas une boite de Pandore qu'on vient ainsi d'ouvrir: il s'avère souvent impossible de déterminer si les données contenues dans ces fichiers sont vraiment fondées ou ont été fabriquées par la Stasi, experte en intox et déstabilisation.À ses beaux GILBERT GRAND jours, la «firme» (comme la désignait l'euphémisme populaire) employait près de 90 000 personnes à temps plein et quelque 150 000 mouchards occasionnels ou «délateurs» forcés lui donnaient un coup de main.Courrier ouvert, écoute téléphonique, surveillance, dénonciation, chantage, le Big Brother est-allemand était partout.Les vedettes de la dissidence \u2014 Gercf Poppc, Barbel Bohley \u2014 ont été sidérés par l'ampleur des documents (des dizaines de volumes) rassemblés sur eux par la Stasi et dont ils ont pu prendre connaissance le 2 janvier.L'ancien ministre de l'Intérieur de la RDA Peler-Michael Diestel a bien affirmé que « tout ce qu'il y avait d'intéressant (dans ces archives) avait été passé au pilon avant la réunification», sans toutefois préciser quand exactement.Ce qui expliquerait peut-être la disparition, entre autres, du dossier incriminant, selon le Spiegel.Gregor Gysi, le président du parti communiste rénové (PDS).loachim Gauck, chef de la commission d'accès à ces archives, a néanmoins demandé aux gens de bien réfléchir avant d'aller consulter leur dossier, parfois gros de «catastrophe familiale».Telle celle que vit Vera Wollenberger \u2014 ex-dissidente notoire et maintenant députée au Bundestag \u2014 qui a ainsi découvert que son mari informait la Stasi depuis des années.Comment réagiront ceux qui apprendront en lisant leur dossier que leurs voisins, collègues de travail, amis et même conjoints les ont trahis?«La méfiance, l'hostilité et i'amertume ne doivent pas dominer le climat public et dresser durablement les gens les uns contre les autres», prêche le manifeste de l'Église protestante.La «mise en lumière», souhaite-t-il, doit aboutir à une « réconciliation ».À en juger par les polémiques, les règlements de comptes qui agitent les milieux universitaires (dénonciation du recteur de l'Université Humbolt de Berlin, Heinrich Fink), artistiques et littéraires (affaires Christa Wolf et Sacha Anderson) et même sportifs (confessions du champion de saut en longueur Lutz Dom-browski et de certains joueurs du Dynamo de Dresde), les archives de la Stasi n'ont pas fini d'alimenter une véritable «chasse aux sorcières», envenimant un climat social déjà tendu.Mais cette catharsis est sans doute aussi inévitable qu'essentielle.?mmWFBj lus de vingt entreprises pri-\" vatisées chaque jour, pour un total de 4337 à la fin de novembre dernier.Prix total de vente: 15,1 milliards DM.Promesses d'investissements: 97 milliards DM.Emplois garantis: 793 000.Restent à vendre: 6500 entreprises».Les bulletins de la TreukandanstalU le holding chargé de la privatisation de l'économie est-allemande, ont de quoi donner le tournis.On en viendrait à oublier ce que la froideur abstraite de ces chiffres dissimule de bouleversements, de restructuration pénible, de mises à pied, d'angoisse et parfois d'espoir.Rien de tel qu'une tournée sur le terrain pour remettre les pendules à l'heure.Première étape: Wolmirstedt, petite ville de 12 000 habitants, située à quelques kilomètres au nord de Magdebourg (capitale du Land de Saxe-Anhalt), là où le canal Mittelland coupe l'Elbe au milieu des terres arables les plus fertiles d'Allemagne et où un noeud autoroutier \u2014«sur l'axe Paris-Berlin-Varsovie-Moscou-Pékin», ironise le secrétaire de la mairie\u2014 doit être prochainement construit.Autrefois résidence d'été des évêques de Magdebourg, la bourgade a déjà connu des jours meilleurs sous ses toits de tuile rouge et derrière ses façades à colombage.C'est que depuis la réunification, la crise frappe durement les deux principaux employeurs de la région: les mines de potasse et l'agriculture.Si les vingt coopératives d'État ont été démembrées pour faire place à des exploitations privées, le nombre d'agriculteurs est passé de 3500 à un millier.Cette diminution s'explique en partie seulement par la rationalisation (toutes les entreprises communistes pratiquaient notoirement Voverstaffing).Le coût d'une exploitation privatisée (environ un million DM) est souvent trop élevé pour un Ossi qui voit dès lors des fermiers ouest-allemands ou hollandais acquérir les meilleures terres.En fait, l'agriculture de la RDA a très mal t&P infographie - trancis Nalliar supporte sa confrontation avec celle de l'Ouest.Dès l'ouverture des marchés, les Ossis se sont précipités sur les fruits et légumes venant de l'Ouest, boudant totalement leurs produits agricoles \u2014pourtant moins chers\u2014 qui ont fini souvent à la décharge publique.Confrontation avec l'Ouest Variété, abondance, qualité, présentation, marketing, respect des normes de la CEE (pour la viande surtout), autant d'aspects qu'il a fallu revoir pour devenir compétitif et regagner la confiance des consommateurs.«Nous reprenons lentement la part du marché que nous avions perdue l'an dernier», indique la présidente de l'assemblée régionale, tout en faisant fièrement déguster ses légumes frais.Avec sa bonne face rougeaude burinée par le temps, cette forte femme en a manifestement vu d'autres.Elle s'inquiète pourtant de l'exode de la jeune génération : «Les jeunes instruits, qualifiés, ne se sentent plus attachés au coin.Ils ne peuvent pas attendre et partent travailler ailleurs, souvent à l'Ouest».On les comprend aisément: avec la «révolution des prix» d'octobre dernier, les loyers ont quintuplé, les coûts énergétiques triplé, etc; les salaires demeurent la moitié moins élevés qu'à l'Ouest et le chômage grimpe toujours.Selon le ministre de l'Économie du Land, Horst Rehberger, il est officiellement de 12,2 p.cent en Saxe-Anhalt, en fait de 29 p.cent si l'on comptabilise ceux qui travaillent à temps partiel.L'exemple le plus frappant vient de Zielitzer Kali, la mine de potasse à quelques kilomètres de Wolmirstedt, dont le personnel est passé de 3400 à 2000 ouvriers en 1991 et 500 autres mises à pied sont prévues pour les prochains mois.L'un des trois directeurs actuels (sur la douzaine que comptait précédemment l'entreprise), Michael Michalzik, précise que 200 des employés licenciés travaillent encore à l'entretien grâce à un programme subventionné ABM (travaux d'utilité collective).La production de la mine se maintiendra néanmoins au niveau de 1989, soit 4000 tonnes de chlorure de potassium par jour, par une modernisation de certains équipements (coût: 25 millions DM en 1991 et ultérieurement 35 autres millions DM sortis des caisses de la Treuhand).Une opération qui s'imposait, mais cela suffira-t-il à rentabiliser l'entreprise?On en doute.Le régime Honecker était plus intéressé à collecter les devises fortes des industries d'exportations qu'à réinvestir le moindre pfennig dans ses usines.Résultat: des locaux en mauvais état, un équipement dépassé, des normes de production très polluantes.À Zielitzer Kali, par exemple, la première chose que voit le visiteur, ce sont deux immenses monta-' gnes de déchets blanchâtres d'une superficie respective de 100 et 50 hectares (les 85 p.cent du minerai extrait consistent en effet en résidus salins).Accu- .mules au cours des vingt dernières années, ces dé-;.chefs se sont progressivement infiltrés avec l'eau des pluies dans la nappe phréatique, contaminant les^ sources de plusieurs villages.Pour stopper cette érosion, les montagnes de résidus sont désormais re- 4 couvertes de plusieurs feuilles de polyethylene sur* lesquelles sont semés de la terre et du gazon.Aucun acheteur Jusqu'ici la Treuhand n'a trouvé aucun acheteur, intéressé par Zielitzer Kali : outre la facture écologique et la modernisation des installations, les principaux obstacles résident dans la structure même de l'entreprise et la stagnation des marchés.L'industrie de la potasse est-allemande était re^ groupée dans un seul grand holding, que la Treuhand a essayé en vain de vendre en bloc.Maintenant, le holding a été démembré en plusieurs unités (Zielitzer en est une) elles-mêmes dégraissées dé tous leurs services annexes.Il faut savoir que les grandes entreprises de RDA (kombinats), pour devenir autarciques comme le demandait le régime, disposaient de leurs propres menuisiers, mécaniciens, plombiers, peintres, etc, affectés accessoirement à la production de certains biens de consommation (ex: antennes de TV et décoration intérieure de caravanes chez Zielitzer).- ' Mais le redressement de l'entreprise passe prioritairement par la reconquête des marchés ' désorganisés ou perdus depuis la chute du Mur.Le problème est que ¦?l'essentiel des échanges se faisait sous forme de troc, par exemple pot as- 1 se contre fer avec l'Inde (client principal, un , tiers de la production de Zielitzer), potasse contre café et soja avec le Brésil.Si les contrats avec ces deux pays ont été renégociés grâce aux crédits du ministère aile- \u201e mand de la Coopéra- r tion, le marché intérieur a fondu avec la crise de l'agriculture et la concurrence des engrais ouest-aile^ mands.Plus grave, le marché est-européen a totalement disparu depuis lû dissolution du Comecon et la facturation des échanges en devises fortes (espèce rarissime dans l'ancien bloc communiste).À Magdebourg, on entend bien renouer avec l'Europe de l'Est.«Personne ne connaît aussi bien que nous ces marchés et.ces gens», souligne le dynamique ministre de l'Économie.M.Rehberger (qui, comme la moitié du cabinet, vient de l'Ouest) rappelle que près de 90 p.cent des exportations de la Saxe-Anhalt allaient encore à l'Est en 1989.Riche en ressources naturelles, ce Land, qui était l'un des plus industrialisés de l'ex-RDA (constructions mécaniques lourdes, matières plastiques, chimie), souffre maintenant de tous les problèmes structurels typiques des économies planifiées: concentration sur certaines industries lourdes, manque de nouveaux produits, vieilles entreprises peu ou non rentables, infrastructures déficientes, pénurie de logements, pollution «insoutenable» (particulièrement dans le triangle «chimique» Bitterfeld-Wol-fen-Leuna).De quoi rendre douloureux le passage à l'économie de marché.Pour attirer les investisseurs encore bien prudents, la Saxe-Anhalt n'épargne aucun effort: privatisations, subventions aux industries productives (9,7 milliards DM répartis sur 1300 projets), modernisation accélérée des routes et chemins de fer (700 millions DM l'an dernier), publicité et missions à l'étranger.La documentation couleur remise au vfcl siteur souligne à volonté les atouts économiques et touristiques (particulièrement dans la région du Harz) et la position centrale du Land aussi bien en Europe qu'en Allemagne unie.Incontestablement, les choses ont commencé à bouger à Magdebourg.En banlieue, les antennes paraboliques prolifèrent sur les toits des HLM cages à lapins.Les principales voies d'accès sont paralysées par des embouteillages chroniques dus au surplus de trafic et aux constructions.Dans le centre-ville his-\" torique en voie de rénovation, le piéton peut désormais s'attarder à la vitrine de boutiques achalandées, ou dans quelques brasseries chaleureuses (pour oublier la déprime du stalinien Hotel International aux couloirs coupe-gorge et à la plomberie, fatiguée).Il est clair, pourtant, que cette injection massive de capitaux publics devra se poursuivre pendant des.années (une dizaine, disent les réalistes) avant de voir la Saxe-Anhalt rivaliser avec les anciens Lander de l'Ouest.O totr>quêbec R É S ULTATS loto Tirage du 92-02-07 INTERS RLUS Tirage du > 92-02-07 NUMÉROS\tLOTS\tNUMÉROS\tLOTS 231165\t50 000 S\t\u2022 854833\t250 000 $ 31165\t5 000 $\t54833\t2 500 $ 1165\t250$\t4833\t250 $ 165\t25$\t833\t25 $ 65\t5$\t33\t10$ 23116am\t1 000 $\tNUMÉROS\tMOBILES 2311HH\t100 $\t93563\t1 000 $ 231MHHH\t10 $\t9237\t100 $ 283 25 $ Tirage du 92-02-07 12 16 18 23 31 32 33 35 24 56_ 48 56 58 59 67 25__30 40 4$ 70_ Prochain tirage: 92-02-08 TVA, lé réseau des tirages les modalités Presse On a volé ton manteau que tu as laissé dans la chambre!» La manoeuvre est évidente, on veut l'attirer là pour le zigouiller.La peur, qu'il connaît bien, le prend aux tripes.Tout est affaire de contrôle.H faut faire quelque chose, mais quoi?Il ne peut pas rester assis là, à attendre qu'on vienne le saigner.Une porte dérobée, dans un coin de la pièce.Donald s'y rend d'un pas nonchalant, il l'ouvre.Seigneur! Un cagibi et, au fond, une chute à linge.L'ouverture est assez grande: il s'y glisse, les pieds devant, et s'agrippe au rebord.Les secondes passent, on vient, la porte vole en éclats, il lâche tout en freinant sa chute du mieux qu'il peut.Il atterrit dans la buanderie, indemne, trois étages plus bas.Il ne faut pas rester là, il passe dans le garage et se tapit sous un immense climatiseur.Les gars ne vont pas tarder.Un, deux, voilà Alain et un comparse, revolvers aux poings, qui font irruption.Ils courent à droite et à gauche, crient comme des perdus et jettent un coup d'oeil sous les autos.Pas de Donald! Lui, il ne bouge pas un cil.Notre mort en sursis ne sort de là que tard dans la nuit.Sa Chrysler est dans le stationnement, ils doivent l'attendre encore, non loin de là.Il saute dans un taxi, direction la maison.Là, tout semble O.K.C'est la fin du monde, ça vaut bien un double cognac.Les boys ne viendront pas ce soir, ils n'auront pas les guts de venir l'affronter sur son propre terrain.Même à cent.1 r* rage au coeur, il ne ferme pas l'oeil de la nuit, son fusil de calibre .12 à ses côtés.Le boss pensait faire de sa mort une affaire de routine, il va récolter la guerre.Au saut du lit, coup de téléphone au traître Alain: Donald veut le rencontrer, l'autre, pas fou, décline l'invitation.Donald n'a pas mâché ses mots, son ami d'hier sait désormais à quoi s'en tenir.Deuxième chose, un télégramme au boss, ainsi libellé: «l'ai bien hâte de te voir.» Il va comprendre.Il lui faut des armes, beaucoup d'armes, et de l'argent.Et tout d'abord, une planque.11 appelle à son secours son ami Jean Tremblay, qui est en froid avec le clan.Ils montent une affaire d'extorsion dont la victime est le comptable d'une banque montréalaise.Les voilà chacun avec un trésor de guerre d'environ 30000$.Ils ont établi leurs quartiers dans un chalet de Saint-Alphonse-dc-Rodriguez.Donald va pouvoir se procurer l'arsenal dont il a besoin pour affronter le gang.Mais c'était sans compter sur la police qui, d'écoutes clandestines en filatures, a identifié les auteurs du coup et repéré leur cache.Pis encore, ils ont appris que le boss, grâce à une trahison de plus, sait maintenant où se terre Donald.Il va y avoir un bain de sang, il faut intervenir.Le 23 décembre 1980, une quarantaine de policiers encerclent le repaire.Donald, que sa femme et ses deux enfants sont venus rejoindre, et son complice n'ont d'autre choix que de se rendre.Les deux compères sont amenés au quartier-général de la police de la CUM.Après un premier interrogatoire de routine.Donald est laissé à ses réV flexions dans sa cellule.Il est fait comme un rat.Si un homme de main du boss ne le rejoint pas dans sa prison d'ici à son procès, il va écoper une dizaine d'années de taule et ne fera pas trois pas au pen qu'on le saignera comme un cochon.Il est cuit.Terminus! Il faut descendre.Le sergent-détective focelyn Dextraze passe devant sa cellule, il reconnaît Dor nald et s'arrête un instant.Les deux hommes se connaissent depuis une bonne décennie; le premier a souvent interrogé l'autre sur diverses affaires de règlements de comptes.Il lui lâche ces seuls mots: «T'es pas tanné de vivre comme ça?» Une petite interrogation qui va bouleverser le condamné à mort.En 24 heures, sa décision est prise, il va assouvir sa vengeance d'une toute autre façon.Il fait savoir à ses geôliers qu'il veut parler au sergent Dextraze.Celui-ci n'est pas disponible, tant pis, n'importe lequel autre officier fera l'affaire.Donald Lavoie, en échange de la protection de la police, est prêt à vider son sac.(usqu'au fond.Les policiers n'en croient d'abord pas leurs oreilles, puis c'est marché conclu.Un coup de filet de cette envergure, c'est du jamais vu de toute l'histoire du monde interlope canadien ! Donald en a long à dire.Sa confession dure des jours et des jours.Il avoue avoir commis vingt-sept meurtres et avoir participé à une douzaine d'autres.En outre, il permet à la police d'élucider plus de 70 affaires dont les dossiers s'empoussiéraient dans les archives.Tous ces règlements de comptes, affirme le délateur, il les a signés au profit du gang des fameux frères Dubois, du quartier Saint-Henri, que la CECO, en 1973, avait identifié comme l'une des deux plus importantes organisations criminelles de la métropole.Les auteurs du rapport avaient désigné Claude Dubois, alors âgé de 39 ans, comme le chef du clan.Donald ne fera pas que se mettre à table, il va accepter de témoigner pour le ministère public contre de nombreux anciens partenaires.À l'automne 1982, il va enfin pouvoir étancher sa soif.Claude Dubois, son présumé bess, et deux de ses lieutenants, Yvon Belzile et Claude Dubeau, doivent répondre d'avoir ourdi et commis les meurtres de lacques-André Bourassa et de Richard Désormiers, beau-frère de Frank Cotro-n».Le principal témoin à charge, Donald Lavoie lui-même, parvient à convaincre le jury.Les trois accusés sont condamnés à 25 ans de prison ferme.Aujourd'hui, Donald Lavoie est libre, terré en quelque coin de l'Amérique, où il revit sous une fausse identité.Il est remarié, peut-être termine-t-il ses études en philosophie qu'il avait commencées après sa capture, dans sa geôle montréalaise, là où il est mort pour la première fois.La vengeance est douce au coeur de l'Apache hez les Hell's Angels, le torchon brûle depuis belle lurette entre les libres penseurs du chapitre de Laval et leurs confrères plus conformistes des autres clubs de la province.On leur reproche leur conduite débridée, leur indépendance d'esprit et surtout, leur consommation effrénée de cocaïne.La situation entre les deux parties devient plus tendue, les conservateurs jugent absolument nécessaire d'intervenir.On prend des mesures radicales.En mars 1984, exit le chapitre de Laval : six de ses membres sont passés par les armes.La Sûreté du Québec repêchera trois mois plus tard les cadavres enroulés dans des sacs de couchage, blocs de béton aux pieds, dans le fleuve Saint-Laurent.Yves Trudeau, dit «Apache», le membre le plus eminent du chapitre maudit, a une veine de cocu.Il n'a pu se rendre à l'invitation de ses amis de So-rel.Quelques jours avant la tuerie, il avait pris «la» décision de sa vie, celle de faire une cure de désintoxication dans une clinique d'Oka.À 40 ans, sa santé ne lui permet plus d'abuser de la cocaïne et de l'alcool.Ouelquc temps plus tard, le voilà à la prison de Bordeaux où il achève de purger une légère peine d'emprisonnement pour une peccadille.Les policiers qui mènent l'enquête sur les meurtres des motards lavallois ont à leur disposition un présumé complice qui a tourné sa veste.Mais son témoignage, craignent-ils, ne suffira pas.Il leur faut autre chose.Les leçons tirées de «l'opération Donald Lavoie» vont les inciter à tenter un coup fumant.Lors d'une enquête préliminaire reliée à l'affaire des motards exécutés, le détective Louis de I rancisco, dans son témoignage, fait sa-M>ir que les Angels ont mis la vie d'Yves Trudeau à prix.Le montant de la récompense: 50000$! Est-ce un canular, le bruit est-il fondé?Qui sait ! Ce qui compte, c'est que la nouvelle fait aussitôt la une de la presse ô sensation.Le sergent Marcel LaCoste, de la Sûreté du Québec, qui dirige l'enquête, passe voir le principal intéressé dans sa cellule quelques jours plus tard.Il apporte quelques découpures de journaux et se fait fort de rappeler à Trudeau qu'il sera libre dans quelques semaines.Libre mais aussi, bien vulnérable.Des têtes brûlées, qui oseraient s'attaquer à lui pour 50000 $, il y en a bien quelques unes dans ces milieux-là.Bien qu'Yves Trudeau, ce ne soit pas du menu fretin.Ex-président des Popeyes, membre fondateur des Hell's Angels du Québec, il roule sa bosse depuis 1970.Il est Je premier et le seul Québécois à avoir reçu ses «couleurs», qui en faisaient un Filthy Few, des mains de Sonny Barger lui-même, le pape des Hell's Angels d'Amérique du Nord.Les Filthy Few, c'est le corps d'élite des tueurs, et Trudeau va en devenir un de ses plus fameux membre.À plusieurs reprises, des confrères américains réclameront ses services mais notre as n'est pas porté sur les voyages et il se défend plutôt mal en anglais.Yves Trudeau est un tueur, mais il n'est pas fou.À la suite de la visite du sergent LaCoste, il consulte sa soeur puis la mère de son seul enfant et se décide à passer dans le camp ennemi.Quelques mois plus tard, sa confession fait l'événement.Le tableau de chasse de ce tueur professionnel laisse bouche bée, Donald Lavoie peut aller se rhabiller.Yves Trudeau reconnaît avoir assassiné 43 personnes, pour la plupart des fiers-à-bras et des trafiquants de drogues.À cinq pieds et cinq pouces et à 135 livres, il n'aimait pas les gros bras et les grandes gueules.En fait, soulignc-t-il, il était contre la violence, surtout celle exercée sur ses amis.Il n'a pu, bien sûr, éviter certaines bavures.Il a ainsi dû occire une dame d'une cinquantaine d'années qui en savait trop sur une de ses exécutions.Il lui est aussi arrivé de se méprendre sur l'identité de deux ou trois de ses victimes.Mais lorsqu'il tuait, tient-il à préci- ser, il le faisait de façon expéditive, pour ne pas trop faire souffrir l'autre.C'est pour cette raison qu'il affectionnait la dynamite, lui qui la maniait si bien puisque dans sa prime jeunesse, il avait travaillé dans une usine d'explosifs de la CIL.Sa collaboration est quotidienne, Trudeau devient une véritable légende.et une sorte d'encyclopédie, une source d'information privilégiée que consultent fréquemment les policiers.En conséquence, le prix de sa vie a monté sensiblement.André Pépin, de La Presse, rapporte: «On dit que sa tête a été mise à prix pour plusieurs millions de dollars.Lorsqu'on le transporte de sa prison du quartier général de la SQ à un palais de justice, il porte un gilet pare-balles et est escorté d'une vingtaine de policiers armés jusqu'aux dents.» En février 1986, il dépose à l'enquête préliminaire des quatorze Angels accusés de la tuerie de Lennoxville.Son témoignage terminé, il doit passer devant le box vitré des accusés qui, présumé-ment, ont voulu sa mort.À tout prix.Rendu devant eux, il ne presse pas le pas, il ne baisse pas la tête, bien au contraire.Il s'arrête plutôt, se tourne vers eux, les fixe un instant puis, imitant le geste de celui qui a une mitraillette entre les mains, il fait mine de les arroser de balles.Ka-ta-ta-ta.Il repart ensuite d'un pas guilleret.Yves «Apache» Trudeau, selon les policiers, n'a pas le quotient intellectuel, la mémoire et le vocabulaire de Donald Lavoie.Aussi ne scra-t-il pas aussi efficace que son illustre prédécesseur.Des quatorze Angels accusés, trois seulement seront envoyés au pénitencier pour la vie.Leur dénonciateur sera mis en liberté bien avant eux.DIMANCHE PROCHAIN: Les enfants martyrs la.c PHOTO U Presse Jean-Yves Trudeau, en Juillet 1986, ne se déplace jamais sans ses gardes du corps \u2022 ^-L- LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 9 FEVRIER 199?A9 Marie-Claude, une femme sensible qui aime tous les défis IÏIATBIIAS DRUNET eollalyoration spéciale Marie-Claude Harvey, fait une halte, lors d'une randonnée dans la jungle de Bornéo.¦ À l'écran, Marie-Claude Harvey projette l'image d'une jeune femme imperturbable, sereine, téméraire et dotée d'une j>ang-froid peu commun.Mais loin des feux de la rampe, il en est autrement.S'il est vrai d'affirmer que le courage est un de ses apanages, comme en font foi ses tournages dans les bas-fonds de Brooklyn en pleine nuit, au coeur de la forêt de Bornéo et au Tibet, il est faux de dire qu'elle est inébranlable.Lors de l'entretien avec La Presse, elle laissera aller ses émotions: elle rit, s'excite, s'emporte et parfois même, elle pleure.«Si certains concurrents expriment leurs sentiments devant la caméra, ce n'est pas mon cas.l'aime mieux ne pas parler de mes problèmes.Pourtant, la course n'est pas plus facile pour moi que pour un autre.l'ai souvent peur.Et des angoisses, j'en connais à chaque fois que je monte mes films.Mais pour parvenir à survivre, je n'ai d'autre choix que de surmonter mes craintes.» Marie-Claude, première au classement de la course Destination Monde, venait de prendre un pot dans un petit bistrot de Berlin lorsqu'elle a communiqué avec La Presse.Ce soir-là,'notre aventurière semblait un peu essouflée de la course; les événements se bousculent drôlement depuis plus de cinq mois et les contrecoups de cette aventure fantastique ne sont pas toujours faciles à vivre.Qui plus est, Marie-Claude s'est retrouvée seule plus souvent qu'à son tour, depuis son arrivée à Ber- lin il y une semaine; elle semblait s'ennuyer quelque peu.Décision difficile Malgré son grand attrait pour la course, la décision d'y participer n'a pas été facile à prendre pour Marie-Claude.En effet, la diplômée en sciences politiques de l'université McGill a également eu la distinction d'avoir été sélectionnée pour participer au stage journalistique annuel de La Presse l'été dernier! «La course était l'occasion idéale d'apprendre à connaître des gens d'un peu partout à travers le monde et de communiquer mes découvertes.C'est pour cette raison que j'ai choisi cette aventure.Heureusement, les gens de La Presse ont été très compréhensifs à mon endroit.» Et Marie-Claude adore son expérience: «La course, c'est vraiment la liberté absolue.Mais ce n'est pas toujours drôle.En dix minutes, ton état d'esprit peut changer complètement: tu te sens déprimée, seule au monde; puis, tu écoutes une bonne chanson sur ton walkman et tu es euphorique.Au fond, la course, ça se passe dans les tripes et la tête.Toi seul peux décider si tu te sens hot ou non.» La blonde de 25 ans ajoute que ce périple autour du monde est très épuisant: «Investir toutes tes énergies en fonction d'une chose, c'est très envahissant émotive-ment, psychologiquement et physiquement.Comme pour la majorité des concurrents, le départ a été assez-particulier pour elle: «Lorsque le temps de partir est venu, mon corps y était mais pas mon esprit ; j'étais très angoissée.Je me demandais si j'allais réussir à faire un film, si je pourrais survivre.etc.En fait, après avoir quitté Montréal, ça m'a pris plus de trois semaines avant de me calmer, d'avoir un peu de plaisir.» Plonger dans le bain Sa première escale: New York.Dès son arrivée, elle plonge dans le bain.Elle prend un taxi et décide d'effectuer un reportage sur des personnes sans-abri à Brooklyn.Le chauffeur refuse d'abord de la reconduire, prétextant que la nuit le coin est trop dangereux pour une jeune fille avec une caméra.Finalement il cède devant l'insistance de la globe-trotteuse et l'amène sur les lieux.Bon samaritain, le chauffeur reste aux alentours pour veiller à la sécurité de sa cliente (pourtant, les chauffeurs de taxi de New York ne sont pas réputés pour leur sollicitude!).Finalement, il n'arrive rien de fâcheux à Marie-Claude.Elle passera plus de trois jours avec un sans-abri et tourne un film que les téléspectateurs pourront peut-être voir d'ici la fin de la course.Après les États-Unis et le Mexique, elle se dirige vers l'Amérique du Sud.À La Paz, en Bolivie, elle tourne un sujet sur des gosses qui vivent en prison avec leurs parents détenus.L'expérience la touche beaucoup: «Quand ces pauvres enfants te regardent de cette façon.qu'importe si tu comprends leur langue, tu sais ce qu'ils veulent exprimer.Le pire, c'est que j'ai exploité cette situation pour en faire un film.Et ces jeunes n'ont toujours rien à manger.À ces occasions, le sentiment d'impuissance est très prononcé.» Marie-Claude semble raffoler des lieux périlleux.Elle affirme avoir toujours eu ce petit côte aventurier; elle aime les défis.C'est pourquoi elle a tenté avec succès de tourner au Tibet, une première dans l'histoire de la course.Mais certaines expériences ont été plus perturbantes que d'autres.Comme lorsqu'elle a exploré la jungle de Bornéo: «Mon guide et moi avons traversé la brousse pendant plus de deux heures.La nuit tombant, il a décidé de se rincer le gosier avec des copains.Au bout de quelques heures, ils étaient complètement ivres.En plein coeur de cette jungle hostile, je me sentais vraiment seule au monde.» Côté santé, Marie-Claude n'a pas été épargnée.Elle avoue avoir été malade plus souvent qu'à son tour: « La santé, c'est un luxe lors de la course.En Thaïlande, j'ai été incapable de manger pendant plus d'une semaine.Au Tibet, mon infection aux oreilles m'a beaucoup inquiétée.Le problème lorsque tu ne files pas, c'est qu'il n'y a pas grand chose à faire.Tu es loin de tout et personne ne peux rien pour toi.Et tu dois faire un film de toute manière.» Le voyage de notre aventurière tire à sa fin, il ne lui reste que quelques semaines de pérégrinations.A-t-elle hâte de rentrer?«Oui et non.Au moment de partir en août dernier, mon objectif était d'aller au bout de moi-même.Mais je me suis aperçue qu'il n'y en a pas de bout.Je ne peux continuer la course éternellement.Mais je vais certainement être triste à l'idée de mettre fin à cette expérience.Au retour, je crois que je vais me reposer un bon moment et je ne ferai rien, rien rien.Après, je vais sans doute trouver quelque chose pour me motiver.» // réclame une arme et se suicide VOUS MIJOTEZ DE NOUVEAUX PLANS POUR VOTRE CUISINE ?Presse Canadienne BRIQCEWATER, N.-E.¦ Un homme a mis fin à ses jours dans le parking d'un centre commercial, vendredi, après être s'être emparé de l'arme dans un magasin avoisinant.Roy DuHart, 23 ans, s'est présenté au rayon des articles de spor| dans une succursale de la société Canadian Tire et a \u2022demandé à voir un fusil.Lorsqu'il l'a eu entre les mains, il l'a chargé avec des cartouches qui se trouvaient dans ses poches et il est précipitamment sorti du magasin pour aller s'asseoir sur un banc de neige.Un témoin a vu le gérant du magasin demander plusieurs fois à l'individu de lui remettre l'arme, mais sans succès.«L'homme a placé le canon du fusil sous son menton et il a dit: Allez-vous-en.Je vais le faire.Il y a longtemps que j'y pense.Il était très calme et il n'a pas élevé la voix.;Son regard était intense.Il n'y avait pas de panique.Tout le monde était tellement ahuri qu'on ne savait pas comment réagir.» Transporté d'urgence à l'hôpital, il était déjà mort à son arrivée.! r, Un anii de la famille a signalé à la policé que DuHart avait tenté de se,suicider dans le passé.La tragédie d'hier est étrange-mentsimilaireà la mort,en 1989, de William Norman Steeves, à Winnipeg.Celui-ci s'était présenté dans un établissement Canadian Tire bondé de clients et avait demandé qu'on lui montre un fusil de calibre .12.Il avait subitement chargé l'arme d'une cartouche, placé le canon dans sa bouche et appuyé sur la gâchette.Le Sphinx a 5000 ans et non 7000 Associated Press CHICAGO ¦ « Pseudo-science», telle est l'expression d'experts pour qualifier des études sismologiques oui ont conclu que le Grand Sphinx du plateau de Cuizeh a 2000 ans de plus que l'on pensait.Robert Schoch, de l'Université de Boston, a estimé, ce week-end, lors d'une réunion de Y American Association for the advancement of science que le Sphinx a été sculpté entre 5000 et 7000 ans avant |ésus Christ.Des éfudes sismologiques montrent clairement, a-t-il dit, que le Sphinx a subi une érosion bien plus importante que la tombe voisine.Si;la tombe remonte à 2500 a\\ant |C, le Grand Sphinx lui est donc.ahtérieur de 2000 ans.Cette déclaration a scandalisé les egyptologues qui se fondent, pour, réfuter la thèse de M.Schoch, sur des lustres d'études archéologiques sur le Sphinx et la civilisation qui l'a construit vers 2500avant |C.a m \"1 - -S S: EXPO CUISINE «SALLE DE BAINS 7,8 et 9 FÉVRIER PALAIS DES CONGRES LE SEUL SALON ENTIEREMENT CONSACRE A LA Vous avez des projels de rénovation pour vofre cuisine ou votre salle de bains ?Avant d'investir, venez voir ce que l'industrie a de mieux à vous offrir.100 exposants spécialisés.Plus de 100 exposants spécialisés en armoire et mobilier de cuisine, en électroménager, robinetterie; sanitaires el salle d'eau, quincaillerie, matériaux, revêtement de sol et céramique vous attendent au Palais 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Cou-bertin avait en tête une manifestation sportive qui se rapprocherait de l'idéal de l'Antiquité.En effet, dans la Grèce antique, lorsque le temps des leux survenait, les guerres entre les différentes cités étaient suspendues pour la durée des épreuves et les athlètes pouvaient se mesurer dans un autre esprit que celui de la lutte armée.Les leux étaient alors un moyen d'évasion où chacun pouvait se dépasser sans avoir à porter le fardeau de représenter tel ou tel drapeau.Alors que dans l'Antiquité, la trêve sacrée prononcée à l'occasion des leux rendait ceux-ci neutres, les Jeux modernes connurent, au contraire, l'accroissement du nationalisme dans le sport.Contrairement à leur ancêtres, ce sont maintenant les leux qui laissent place à la guerre.Les annulations de 191b, 1940 et 1944 sont là pour le prouver.Plus les Olympiades avancent dans le temps, plus les athlètes sont reconnus comme héros nationaux.Cette activité atteint son paroxysme lors des leux d'été de 1936 à Berlin.La croix gammée était partout et Hitler surveillait d'un mauvais oeil les «inférieurs» noirs américains qui osaient défier la supériorité de la race arienne.Plusieurs années plus tard, en 1972, l'organisation terroriste palestinienne «Septembre Noir» plongea les Jeux de Munich dans un sombre cauchemar.17 personnes furent tuées, 11 Israéliens, 5 Palestiniens et 1 policier allemand.Ce ne sont pas les Jeux comme tel qui furent les responsables de ce drame mais plutôt le fait que des athlètes mais plutôt comme émissaires.Septembre Noir s'attaqua donc directement au gouvernement israélien à l'aide des Jeux olympiques.Cette tragédie aurait pu servir de leçon mais le lendemain matin, les remises des médailles au son des hymnes nationaux et à l'ombre des drapeaux en berne se poursuivit sans que nul ne se rende compte que ces derniers items étaient en fait la véritable cause du carnage.Un athlète français, Jacques Ladegaillerie, commenta toutefois le drame munichois en ces mots: «Le malheur est que lorsqu'on aime la haute compétition sportive, on est obligé de passer sous les fourches caudines de la représentation nationale.Il faudrait bien qu'un jour le sport se débarrasse de tous ses oripaux nationalistes et que les leux olympiques deviennent ceux des hommes et non pas des nations.» Les manifestations politiques se poursuivirent les années suivantes.En 1976 à Montréal, 32 pays d'Afrique boycottèrent les Jeux.En 1980 ce fut le tour des Américains et de leurs alliés de boycotter les Jeux de Moscou suite à l'invasion de l'Afghanistan par l'URSS.Les Soviétiques donnèrent la répartie en ne se présentant pas à Los Angeles quatre ans plus tard.Les jeux d'Alberville commencent à peine et déjà les mêmes artifices nationalistes sont présent.De nouveaux pays ou de nouvelles organisations comme la CEI, apparaissent et tiennent à être reconnus par les autres en remportant des médailles.Nous sommes bien loin du désir du baron de Coubertin de voir participer les athlètes sous le même uniforme, sous la même bannière, celle de l'humanité.LagorcePariente.la fêbuleuse histoire des Jeux Olympiques.Ed.O.D T l, Paris.1972.The Associated Press et Croiier, L histoire des Jeux Olympiques, Croiier limitée.Montreal i960 ALBERTVILLE 92.999 Un rappel historique MIGUEL LEG AU LT College Lionel-Groulx SAINTE-THÉRÈSE Jeux olympiques de Londres, 1908.Pour la première fois, une discipline dite d'hiver est présentée: le patinage artistique.Ce sport sera officiellement admis aux Jeux de 1920 en même temps que le hockey.C'est en 1924, en- France, que les activités hivernales sont véritablement intégrées aux épreuves officielles des VIIIe Olympiades.Malgré l'opposition marquée des Scandinaves qui possédaient déjà leur «Holmenkollen», le baron de Coubertin et le Comité olympique international vont de l'avant dans leur projet d'intégration des sports du froid au Jeux.Un accord de dernière minute entre le COI et les Scandinaves sera toutefois négocié à Paris.Seize nations, 293 athlètes dont 8 femmes se réunissent à Des musiciens sont suspendus a une grue géante au cours dune répétition de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'hiver, qui s'est déroulée dans le site grandiose d'Albertville, en Savoie, dans les Alpes françaises.Chamonix du 25 janvier au 4 février 1924 pour faire honneur à l'olympisme.Le Japon, victime d'un séisme ne se présentera pas.Quant à l'Estonie, elle est représentée aux cérémonies d'ouverture mais n'aura pas d'athlètes en compétition.Le propre de ces leux est qu'ils se déroulent à ciel ouvert.Quelques jours avant l'ouverture, un orage vint transformer la patinoire en piscine olympique! Par miracle, un gel intense évita la catastrophe.Mais la nature s'acharnait.Une averse de neige déposait un mètre de cristaux blancs sur cette même patinoire qu'il fallut déneiger à la petite pelle.La seule médaille remportée par le Canada en fut une d'or.Les «Granités» de Toronto se portaient à la plus haute marche du podium en inscrivant une victoire de 6-1 contre les hockeyeurs américains.Ce fut le plus maigre écart de pointage PHOTO REUTÉR accordé par le Canada, qui avait remporté ses autres parties par des pointages de 30-0, 22-0, 33-0 et 19-2.Ce n'est en réalité qu'en 1926 que ces jeux furent appelés les «Premiers Jeux d'hiver» par le baron de Coubertin qui notait dans ses «mémoires olympiques» que ces épreuves sont tellement teintées «d'amateurisme et d'esprit sportif noble» qu'il serait « impossible de les exclure du programme olympique».Ceux qui ne sont pas dans la course gardent espoir OLIVIER TARDIF Cégep de Maisonneuve MONTREAL \u2022 ette semaine, des centaines de gens au Québec regarderont avec excitation leur fils, leur fille, leur blonde ou leur chum à la télé; les (eux olympiques ont toujours été, pour les athlètes et leurs proches, une grande source de joie.Mais certains regarderont peut-être les nouvelles sportives avec une légère envie, ou encore un certain espoir.Il s'agit des athlètes qui, pour diverses raisons, ne feront pas partie de la course à l'or d'Albertville cet hiver.Donald Farley est un de ceux-là.Pratiquant le ski de fond depuis l'âge de quatorze ans, il s'est classé au 15e rang mondial, catégorie junior.Aujourd'hui, à vingt et un an (et donc senior), il fait encore de la compétition : il partait justement mercredi dernier pour l'Alponcup, une série de courses se déroulant en Allemagne, en Autriche et en Italie.«Il ne m'en manquait pas gros pour aller à Albertville!» En effet: il ne lui manquait que huit secondes, ce qui, en course d'endurance (ski de fond comme marathon), est minime.Ayant «mis le paquet» pour les leux de 92, il est certes un peu déçu.«Maisen regardant ma progression depuis les six derniers mois, je suis content de moi-même.» Et si l'on considère qu'en plus, à vingt et un ans, il est encore jeune (Pierre Harvey a établi ses meilleures performances vers les trente ans), alors on peut s'attendre à le voir faire partie de la délégation canadienne én 94 à Li 11e-hammer, en Norvège.Marie-Josée Pépin, en ski de fond elle aussi, n'est pas non plus allée à Albertville.Malgré une médaille d'argent remportée lors du championnat mondial, niveau junior, faisant d'elle la première Canadienne à se classer si haut, elle a abandonné la compétition par manque de motivation, mais aussi pour la poursuite d'autres objectifs.Elle étudie maintenant en génie chimique à l'université; à vingt et un ans, elle peut se permettre de finir son baccalauréat avant de reprendre la compétition.«l'ai préféré me fixer des prio- rités, aller à mes cours plutôt que de faire de la compétition.» Il faut dire que son cégep, elle l'a pratiquement fait toute seule.Elle partait pour quelques jours ou quelques semaines, puis revenait, repartait, et ainsi de suite.En apportant avec elle ses livres, elle revisait entre deux entraînements, se faisait aider par ses amis.Mais à l'université.Et Lillehammer en 94?«Il ne m'en faudrait pas beaucoup pour céder!» Si l'on tient compte de Tentrai-nement qui doit débuter un an au minimum avant les leux, elle n'aurait toutefois pas le temps de terminer son bac avant 1994; elle préfère attendre les Jeux de 98, ou même ceux de 2002 ( à Québec ?) «De toute façon, j'ai encore le temps.» Québec 2002 : plus haut dans l'extravagance?JEAN-SEBASTIEN CAGNON Collège Lionel-Groulx SAINTE-THÉRÈSE lus haut, plus fort, plus loin dans l'extravagance olympique, le Québec, dont la devise est pourtant «Je me souviens», semble vouloir répéter l'expérience de 1976.En effet, un organisme nommé «Québec 2002», accrédité à la fois par la Communauté urbaine de Québec et par le gouvernement du Québec, multiplie actuellement les pressions pour que la capitale provinciale devienne la représentante du Canada aux soumissions pour accueillir les (eux olympiques d'hiver de 2002.Le travail de cet organisme n'en est pour l'instant qu'à ses débuts.Après avoir franchi l'étape préliminaire de l'inscription, dont la date limite était le 31 janvier, Québec 2002 a maintenant un an pour convaincre l'Association olympique canadienne de la validité de sa candidature.800 000 $ ont déjà été consentis par le gouvernement provincial pour l'élaboration de ce dossier.Selon M.Jean Lemay, responsable aux communications de Québec 2002, la candidature de la Vieille capitale est plus que sérieuse; le fait que la région de Québec possède déjà le Colisée, des montagnes aménagées, un anneau de vitesse ainsi que de nombreux hôtels, jouera en sa faveur.Si Québec devait accueillir les leux d'hiver de 2002, soutient M.Lemay, peu de constructions seraient nécessaires: l'aménagement du Massif de la rivière St-François, un saut à ski de 90 mètres, une piste de bobsleigh, et quelques autres installations à caractère temporaire.«Le COI a maintes fois exprimé son désir de redonner un caractère plus intime aux Jeux olympiques, ajoute M.Lemay, plus à l'image d'une rencontre sportive amicale entre jeunes de divers pays.» Tout de même, c'est 500 millions que coûterait cette «rencontre sportive amicale», selon les estimations de Québec 2002; et c'est encore une évaluation fort modeste si l'on considère que plus de 2 milliards ont été investis jusqu'à présent à Albertville, dans une région où l'on comptait pourtant déjà de nombreuses stations de ski de renommée internationale (La Presse, 1er février 1992).On sait aussi combien les coûts estimés des J.O.de Montréal se sont décuplés à l'approche de la date d'ouverture en 1976, et combien ils ont continué à s'hypertro-phier par la suite.\u2022 On évalue finalement, à Québec 2002, que des revenus de l'ordre de 504 millions seraient engendrés par les Jeux, revenus provenant surtout, selon M.Lemay, de la vente des droits de télédiffusion.Il est vrai que les organisateurs des Jeux de Calgary ont dit avoir enregistré des bénéfices nets de 34 millions.Mais si l'on déduit de ces sommes les subventions colossales cédées par les gouvernements, ces olympiades ne s'avèrent plus aussi payantes.On n'a jamais vu, de vie d'homme, de Jeux olympiques ayant réussi ne serait-ce qu'à s'autofinancer.Opposition Parmi les opposants a ce projet, on compte Mme Andrée Boucher, mairessc de Ste-Foy.Mme Boucher n'en revient pas que l'on puisse songer, de nouveau, à accueillir les J.O., alors que les Jeux de 1976 se sont révélé être un tel désastre économique.«Ça fait maintenant quinze ans que l'on rançonne les citoyens à cause des J.O., ar-gue-t-elle, les perpétuelles hausses de taxes ont fait fuir les citoyens de Montréal vers la banlieue.» Dans une province où Ton n'a même pas fini de payer la dette des J.O.précédents, où l'on n'a plus les moyens d'offrir la gratuité des services hospitaliers, où 20 p.cent de la population atteindra 65 ans en l'an 2000, et où une famille sur quatre vit sous le seuil de la pauvreté, la venue des Jeux olympiques apparaît comme un défi démodé, digne du plus burlesque des vaudevilles.Le gouvernement a mieux à faire que de dresser des éléphants blancs.«Et le sport dans tout ça?» s'indignera-t-on ! Justement, qu'on lui redonne des dimensions moins titanesques, au sport; tant de débats autour de coûts et de recettes prouve bien que Ton est loin de l'événement strictement sportif.Un nom gagnant: Josée Chouinard HELENA OLIVEIRA College de Bois-de-Houlognc MONTRÉAL n la voit régulièrement à la télévision pour des.publicités d'automobiles.On voit aussi son nom dans les chroniques sportives de différents journaux.Elle a déjà été la personnalité de la semaine de La Presse.Mais, plus spécifiquement, on la découvre sur une patinoire à travers des sauts gracieux qu'elle exécute avec aisance sur une musique enlevante captivant l'attention des spectateurs et de ceux qui la suivent sur le petit écran.Son nom?Josée Chouinard.C'est dès l'âge de 9 ans que cette athlète renommée dans le domaine du patinage artistique fait ses débuts.De fil en aiguille, elle commence à se faire un nom surtout vers l'âge de 17 ans dans la catégorie Junior.Elle se taille une place de choix, au Championnat canadien en 1988.Lors des compétitions internationales en France et en Allemagne, elle remporte respectivement une troisième et deuxième place.Pour le Championnat de 1992, elle se classe deuxième, ce qui provoque quelques déceptions chez la jeune athlète.Mais pour elle, l'important, est de faire partie de l'équipe canadienne pour les leux olympiques d'Albertville en France.Voilà précisément ce qui se trame là-bas actuellement où de nombreux athlètes canadiens se mesureront à d'autres athlètes étrangers.Pour Mme Chouinard, âgée maintenant de 22 ans, ce sera le 19 et 21 février qui seront pour elle «le grand feeling de sa vie».De nature perfectionniste, cette jeune athlète exige beaucoup d'elle-même.Elle ne prend rien pour'acquis.Ce sport lui demande de 20 à 25 heures par semaine de travail : « Il y aura beaucoup de «fortes» à Alberville.Mais l'important, pour moi, c'est vraiment de patiner pour moi-même.Ce que je recherche le plus c'est que je fasse mon maximun.C'est sûr que e'est «le fun » recevoir la médaille d'or, mais ce que j'aime surtout, c'est le « feeling » de la performance.Quand je patine mal, j'ai hâte de quitter la patinoire.Mais quand je patine bien, j'aimerais que ce moment sois éternel ».Parfois la peur la tenaille: «Parfois je me dis que je ne serai pas capable.C'est sûr que j'ai peur et c'est ça qui me motive.J'aime sentir l'adrénaline monter en moi.J'aime relever ce défi ».Psychologiquement parlant, cette athlète a beaucoup appris grâce à ce sport.La concentration, la discipline, la confiance pn soi, la persévérance et le leadership sont autant de vertus nobles qu'elle a acquises au cours de éa carrière.Elle s'exprime également davantage surtout sur la patinoire.Pour ce qui est des études, Josée Chouinard est loin d'en faire fi.Elle a aussi des ambitions comme de devenir décoratrice d'intérieur ou dessinatrice de mode.Elle se propose également d'enseigner le patinage artistique.Présentement, elle continue ses études au Collège Français, renommé pour l'appui que cet établissement fournit aux athlètes qui poursuivent les études dans le cadre du programme Sport-Étude.Josée Chouinard ne se laisse pas avoir par le défaut médiocre de la vanité.D'une gentillesse exquise, elle est très accessible socialement.«J'ai gagné mes championnats antérieurs pour moi et non pour la gloire qui vient après.C'était un choc pour moi de voir que les gens me connaissaient.Cela m'encourage beaucoup mais je n'y pense pas vraiment.Je m'intègre socialement grâce à cela.Par contre, ça vient vite et ça part vite aussi».Sa ténacité va sûrement être remarquée à Albertville.Lorsqu'elle sera sur la patinoire, nous pourrons être fiers de cette patineuse qui montera sûrement sur le podium de la gloire.\u2014 1\tl iifiii\t \t \trar/fll \t \t ¦ A l'occasion du 350e anniversaire de Montréal, La Presse propose des questions sur l'histoire de la Métropole aux équipes de l'émission GENIES EN HERBE diffusée tous les dimanches à 16 h 30, à la télévision de Radio-Canada.La Presse récompense les équipes gagnantes en offrant \u2022 L'Histoire de La Presse» de Cyrille Fel-teau; -Montréal: son histoire, son architecture- de Guy Pinard et «Maisonneuve: le testament du Gouverneur-, un roman signe par Louis-Bernard Robitaille.Tous les auteurs sont de La Presse.Le dimanche, La Presse publie la question et la réponse de remission diffusée la semaine précédente ainsi que la question posée a l'émission du jour même.QUESTION DU 2 FÉVRIER Quelle femme participa avec Maison-neuve à la fondation d'une colonie dans l'île de Montréal?RÉPONSE Jeanne Mance appartenait a la Société Notre-Dame de Montreal qui ete avait fondée a Paris dans le but de recueillir des fonds pour l'établissement dune colonie dans l'Ile de Montreal.Sa saine gestion de l'argent obtenu de ses bienfaiteurs, ainsi que son esprit pratique, permirent à la nouvelle colonie de survivre pendant ses vingt premières années.Avec des dons importants versés par des femmes de la noblesse de France, elle fonda un petit hôpital qui devint par la suite l'Hôtel-Dieu de Montréal.Aidée par les religieuses hospitalières de Saint-Joseph, elle continua d'administrer cette institution jusqu'à la fin de sa vie.La «Jeune» Presse est une initiative du service de l'information de La Presse.Cette page paraît chaque dimanche.Son objectif est d'initier les adolescents à l'écriture journalistique en leur permettant de s'exprimer sur les divers sujets qui les intéressent.Le choix des thèmes et des chroniques est du ressort d'un comité de rédaction «ad hoc» encadré par Daniel Marsolais, adjoint du directeur de l'information.Les pédagogues et les élèves du secondaire et du collégial qui veulent collaborer à la confection de cette page peuvent nous le faire savoir en écrivant a La «Jeune» Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y 1k9.T' .tm «\u2022BUT* \u2014y- LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 9 FEVRIER 1992 A 11 Génies en herbe En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., 3535.boul Rosemont.Montreal H1X 1K7 A MUSIQUE POPULAIRE 7 '\\ ¦ \\ «4WLJ- * ' \u20224\u2014!\u2014:\u2014! Whzm Pet Shop Boys 1.Quel est le premier album de Genesis sans Peter Cabriel?m 2.Quelle était la chanson-theme de l'Angleterre a l'expo 67?.3.Dans quel état est née Madonna?4.Qui était le compere de George Michael dans le groupe Wham,!?5.Quel groupe anglais a Mark King pour bassiste?6.Après le suicide de son chanteur, comment s'est rebaptisé le groupe Joy Division?7.Qui est le chanteur des Pet Shop boys?8.Quel groupe a produit l'album Close to the edge?COMMUNISME 1.Qui perdit le pouvoir en Bulgarie en 1989?2.Quel est l'ancêtre du KGB?3.Quel Tsar fut renversé par Lénine?4.En quelle année eu lieu la révolution cubaine?5.Qui dirigeait les putschistes lors du coup d'État manqué en URSS?6.Qui a rédigé le Manifeste du parti communiste ?7.Comment s'appelle le journal du parti communiste en France?8.Qui fut à la tète de l'URSS de 1964 à 1982?.HOCKEY JUNIOR 1.Pour quelle équipe jouait Mario Lemieux?2.Quelle équipe de l'OHL fut forcée d'échanger Eric Lindros aux Generals d'Oshawa suite à son refus de porter les couleurs de cette équipe?3.Dans quel État américain évoluent les Chiefs de Spokane dans la ligue junior de l'ouest?4.Quelle équipe ontarien-ne était dans la LHJMQ avant de déménager dans la ligue ontarienne (OHU?5.Quel est le nom de l'équipe junior d'Ottawa?6.Qui est le président de la LHJMQ?7.Avant d'aller à Verdun, dans quelle ville jouait l'équipe du Collège français?8.Dans quelle ville manito-baine évoluent les Wheat Kings?B MANITOBA 1.Quel grand lac est a cheval sur le Manitoba et la Saskatchewan au nord des deux provinces?2.Dans quelle ville minière du nord l'ancien joueur de hockey Bobby Clarke est-il ne?3.Qui était chef des metis du Manitoba en 1869?4.Ouel Franco-Manitobain chante sur l'album Long Courrier ?5.Quelle Franco-Manito-baine a écrit Bonheur d'occasion?6.En quelle année la province est-elle entrée dans la confédération?7.Quel premier ministre manitobain s'est opposé a l'accord du Lac Meech en 1990?8.Dans quelle aréna jouent les Jets de Winnipeg?C SCIENCES 1.Qui a inventé l'hélicoptère?2.Comment s'appelle l'unité de fréquence?3.Comment s'appelle l'unité de résistance électrique?4.Quel est l'objet céleste le plus éloigné de la Terre, visible à l'oeil nu?5.Comment se nomme l'étude du mouvement astronomique de l'univers?6.Qui a crée le tableau périodique des éléments?7.Quel est l'atome le plus léger?8.Comment s'appelle l'ensemble des pétales d'une fleur?Eric Lindros Crucigrammes Mots croises ¦ LA GRILLE THÉMATIQUE DE MICHEL HANNEQUART (RÉCIPIENTS) 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 HORIZONTALEMENT 1.Bouteille \u2014 Récipient pansu, à anse et a bec.2.Grand lac \u2014 Ancien vase à pied.3.île de France \u2014 Partie longue et étroite d'un récipient \u2014 Avachis \u2014 Ancienne monnaie.4.Article \u2014 Usages \u2014 Obtenu \u2014 Elle a une anse.5.Pilier \u2014 Vase a flancs arrondis.6.Coule en Egypte \u2014 Décidée \u2014 Grand lac sale du Kazakhstan.7.Pierre précieuse \u2014 Dans ta gamme \u2014- Recipient utile dans un laboratoire \u2014 Néon.404 8.Paresseux \u2014 Qui n'offre aucun danger \u2014 Plats.9.Récipient servant au transport des matières fécales \u2014 À elle \u2014 Au fond des récipients.10.Note \u2014 Interjection \u2014 Allonger.11.Poisson \u2014 Transpira.12.Gâtée \u2014 Récipient.13.Raconte \u2014 Le plus vieux \u2014 Oui m'appartient.14.Moitié de domino \u2014 Difficile \u2014 Émanation.15.Réfléchir \u2014 Bourricots \u2014 Prénom.VERTICALEMENT 1.Emballage commercial de forme tetraédrique, pour les liquides \u2014 Vase à boire du Moyen Age.2.Bord d'un bois \u2014 Id est \u2014 Troisième personne \u2014 Récipient.3.Nickel \u2014 Grosse bouteille de champagne.4.Extrémité en pointe d'un récipient \u2014 Elle se mâche facilement \u2014 Vadrouilles.5.Peau de bouc cousue en forme de sac, pour transporter des liquides \u2014 Récipient.6.Envie de vomir \u2014 Service du travail obligatoire \u2014 Docteur.7.Négation \u2014 Oiseau échassier \u2014 Récipient.8.Briser le goulot de \u2014 Participe passé.9.Amoindrissement \u2014 En Afrique, récipient métallique destiné à contenir des liquides.10.Compagnie \u2014 Tout d'un coup \u2014 D'avoir \u2014 Poète primitif.11.Réside quelque part \u2014 Eminence \u2014 Unité d'équivalent de dose \u2014 Avant certaines lettres.12.Cité antique \u2014 Singe \u2014 Pas indifférent.13.Mettre fin à \u2014 Boite munie d'une fente.14.Restent dans l'assiette \u2014 Partie par laquelle on prend un vase \u2014 Laize.15.Récipient \u2014 Fait de se taire.H SOLUTION DIMANCHE PROCHAIN 1 ! i 4 l ( t i no il u i» i* il t » I 4 ft \u2022 7 ft ft 10 11 13 IS 14 1ft ?lid ?niiaaDuu ?n unoa annn a a ?nan n ?nag ?« aau un ?ana ?a anaaa ?[!?a ?mm* A- V 11 1~G~ \"H_ SOLUTION DE DIMANCHE DERNIER 401 Nicole Hanncquart Tout d'abord, vous devez trouver les mots pour chaque definition, en commençant par le mot codé (dont, en plus les lettres vous sont données pelemèle entre parentheses).Ce mot codé vous est d'une grande aide puisque, une fois trouve, vous reportez, en suivant le code, chacune de ses lettres dans la grille.(Par ex.12 signifie la case d'intersection des mots 1 et 2, 2-3, ce//e des mors 2 et 3, etc.).Enfin, il s'agit de compléter la grille (quelques lettres vous sont dèia fournies) en formant une anagramme pour chacun des mots trouvés.L anagramme peut être totale (ex.: CARE \u2014 RACE) ou partielle (ex.CARE \u2014 ARE).Vous déterminez le nombre de lettres de chaque anagramme û trouver en comptant le nombre de cases à sa place correspondante dans la grille.MOT CODE 1-2 2-3 5-6 7-8 4-5 3-4 6-7 8-9 DEFINITION Un peu pâle.(ACHILNOP) MOTS DÉFINITIONS 1.L- Mettant bas, en parlant de la lapine.(8 lettres) 2.P- Donnerait un aspect uni et luisant â.(8 lettres) 3.A______ Donnai le dernier coup qui tue à un animal.(7 lettres) 4.T______ Fera des efforts pour venir a bout de.(7 lettres) MOTS 5.R.6.R- 7.A.8.P.9.U.DEFINITIONS Demanda avec instance.(7 lettres) Lien existant entre deux choses.(8 lettres) Fournirons une assistance à.(8 lettres) Faisaient entendre des détonations.(8 lettres) Fabriquera dans un établissement industriel.(7 lettres) SOLUTION DU No 203: 1.VOILAGE 2.VIRAGE 3.CRAPULES 4.CLAPIER 5.FACTURE 6.GRACIENT 7.MÉNAGEA 8.I0DLERA 9.RENVOIS OGIVALE VIAGER CAPSULER PLACIER FACTEUR CINTRAGE AMÉNAGE ORDALIE VERSION 8 s N N M r 204 Anacroisés Philippe Guèfin Les anacroisés sont des mots croisés dont les définitions sont remplacées par les lettres de mots a découvrir.Les nombres qui suivent certains tirages correspondent au nombre de solutions possibles dont une seule peut se placer sur la grille.Comme au scrabble, on peut conjuguer.Tous les mots à trouver figurent dans l'Officiel du Scrabble (Ed.Larousse).Il n'est donné que les tirages de mots de six lettres et plus.HORIZONTALEMENT 1: A G G I L 0 5 : D F 0 0 R X 9: A ACEGR12) 13: ADILORRU 15: E L R 5 U U 16: E I I M N 0 S (4) 17:CCHOST 18: AEIINOSV 19: AAIMTT(3) 22: AAINRRTT 23: C E H I L N (2) 25:EEIOSSTT 27: E EE OU V 28 : A E E I N N 5 T (2) 29: ANOSTX 30: E I L M S S 5 34: AEILRTC5) 39: JNOSTU 41 : C C E E I N S 43: AADIMO 44:ADEEHRST 45:BCLOOS 46: A ADIN V 47: AEIIRSZ 48:EIORSST(6) 49 : E E E L L S T T (2) 50: ADEN OU (2) 51 : A A E E L R S S (2) VERTICALEMENT 1: A AEILTVX 2: A D E I L 0 V (3) 3: E G I N UT 4: ADIMNORS 5: AEILNORT(6) 6: E F I L R T T 7:EEERSST(5) 8: ACDESSU 9: ACEIOSTK2) 10: AEHPTUX 11:EEILNOT(2) 12:CEEELRS 14:EEIINOSS 20: AEISSTTU(2) 21:EENORUVY 24: AEEHMU 26:ACEEHNSZ 30: ABLLMOOT 31 : D E I N 0 0 R 32:EEIILNST 33: ADEEFINR 35 : A E I N 0 U V (2) 36: A CE I R R S (5) 37:EEINSTT(5) 38: A AEINNT 39: AC JOST 40: AESSSS 41 : E R S S S T 42: AIOSSU SOLUTION À LA DERNIÈRE PAGE DES ANNONCES CLASSÉES Scrabble F: Philippe Guérin Bons baisers de Russie (fin) J'avais commencé le 19 janvier un glossaire des mots 'français» empruntés à la langue russe.En voici la suite et la fin.Le sol de la Communauté des états indépendants (nouvelle appellation de l'URSS), est gelé en hiver.C'est la MERZLOTA.Un PODZOL peut aussi se former dans des régions froides et humides tandis que le POLIE est une vaste dépression fermée.Les terres fertiles sont recouvertes de TCHERNOZEM (ou TCHERNO-Z1UM, terre noire).Pour se protéger de ce froid sibérien, les hommes portent la CHAPKA (bonnet de fourrure).Les manteaux d'ASTRAKAN (agneau d'Asie) et de KARACUL (ou CARACUL, mouton d'Asie Centrale) sont de mise.On voit aussi des pelisses de KO L.IN SKI (fourrure d'une sorte de martre) et de ZIBELINE (fourrure de martre).Le MAMMOUTH, haut de plusieurs ARCH1NES (unité de longueur égale à 0,71 m), vivait autrefois sur ces étendues.Le BELOUGA (ou BELUGA) nage dans les eaux froides arctiques, tandis que le BARZOÏ (lévrier à poils longs) est plutôt un animal de compagnie qui préfère la chaleur du poêle à MAZOUT (le verbe MAZOUTER, poil uer par le mazout et le MAZOUTAGE existent aussi).Dans un BISTROT (débit de boissons), de jeunes danseurs exécutent un HOPAK (ou GOPAK, danse ukrainienne) accompagné d'une BALALAIKA (sorte de luth) sous l'oeil impassible d'une MATRIOCHKA (série de poupées gigognes).A cette série de termes on peut ajouter des mots qui traduisent la réalité russe.Ainsi on parle du LENINISME (qui donne LENINISTE), du TROTSKISME (qui donne TROTSKISTE) et du STA-LINISME (qui donne STALI- NIEN.NE).Lors d'une invasion, les autorités vont tout faire pour RUSSIFIER ou RUSSISER le pays conquis.Le russe est une langue SLAVE.Son étude s'appelle la SLAVISTI-QUE et son spécialiste est un SLAVISTE ou un SLAVISANT (ou SLAVISANTE).Vous pouvez aussi SLAVISER une région.Au 19e siècle s'est développé le PANSLAVISME ou SLAV1SME qui rêvait de réunir tous les Slaves dans une nation PANSLAVE.Vous voilà donc nantis de quelques mots nouveau et prêt, qui sait, à aller visiter Moscou! On recrute J'avais évoquer récemment la campagne de recrutement mise en branle par la féderatrion.Le club de Lasallc ne lésine pas! Il vient de recevoir l'adhésion d'un résident de Casablanca (Maroc) qui n'hésite pas, de temps à autre, à franchir quelques 5675 km pour assouvir sa passion du jeu car les clubs de scrabble ne sont pas legion au pays du roi Hassan.Précisons que Mohammed Ammor, notre mordu de scrabble, est officier mécanicien navigant pour Royal Air Maroc et qu'il met à profit les quelques jours d'escale pour jouer avec les lettres.Espérons qu'il range son jeu quand il monte dans son boeing! Un beau petit Jeu?U y a deux semaines, le paragraphe vantant les mérites d'un jeu de scrabble proposé par Pierre Nguyen a été particulièrement malmené.Pour vous donner l'envie de l'acheter, je vais corriger les quelques (énormes) coquilles qui s'y sont glissées.La grille n'est pas un «carré de huit côté» mais de 8 pouces de côté.Les lettres sont des pions de l2 pouce de côté.Le jeu comprend, outre la grille du jeu de scrabble proprement dite, une plaque où l'on peut placer les lettres par ordre alphabétique.Il se range dans un étui en cuirette qui se ferme à l'aide de boutons-pression.Le point de vente au Québec est tenu par Pierre Nguyen qui vous propose ce jeu à 90 dollars.Pour de plus amples renseignements, appelez-le (pas trop tôt!) au (514) 355-4972.| espère que c'est plus compréhensible et plus attrayant comme ça! Comment jouer la partie de duplicate ci-dessous La formule duplicate vous permet de rejouer chez vous une partie disputée dans un club.Pour obtenir les régies détaillées, écrivez à Philippe Guérin, rubrique du scrabble, La Presse, 7, rue Saint-lacques.Montréal H2Y 1K9.Partie disputée au club «Laurentien* de Saint-Laurent le 14 septembre 1991.TIRAGE MOT RETENU REF.PTS 1 AA9CDEL 2 AlNNRTZ 3 A6EEFJN 4 BJ*E!M0U 5 EM4EGPSU 6 G.EElNOS 7.AADEHRS 8 FIINTUV 9 INTU.EHL 10.IUAGLTT 11.LIT*APTU 12 TTU.INQU 13.TU*IRRSW 14 TIRR.ESV 15.ILORRY*> 16 L0RR*K00 17.LROO.CSU 18.RO.AEELT 19 DEEEMMO 20 0£M0*X> 21 DEMO 22 00 OEBACLA(l) M2 N NANTIREZ 36 108 FANEE 4A 34 BUOU 9G 38 EMPUSEffl 100 42 DOMINEES E8 70 HASARDES 15C 89 ViF 14J 30 THUNE (3) 8K \u2022 38 GALET 14B 27 FLAPI A4 30 TAQUIN 50 24 WUS /M 47 RESSERVÎT 04 64 YHN) 66 67 KOTER El 2B CLOUS M1 28 ENT0L£RA(4| 120 68 EMEU 4J 19 XI LU 36 MEC 6F 12 OONA 61 _10 m Commentaires: 1\u2014 DEBACLER.enlever la b°rre n overture dune porte 2\u2014 EMPUSE.insecte marcheur 3\u2014 THUNE, ancienne piece de 5 francs.4\u2014 ENTOLER.voler son dient en parlant d une prostituée. I La vie animale A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 9 FEVRIER 1992 A tire-d'aile.Le faisan est un oiseau dont le dimorphisme sexuel est spectaculaire comme en font fois ces deux photos (le mâle est sur la photo de gauche, la femelle à droite).Entièrement brune, la livrée de la femelle s'avère un atout important lorsqu'elle couve ses oeufs, une tâche dont elle s'aquitte sans l'aide de son conjoint.photos paul-henri taldot.upresse Que sont devenus les faisans du mont Royal?PIERRE CINCRAS ¦ il fut une époque où ceux qui circulaient sur les voies entourant le mont Royal et son cimetière avaient l'occasion de voir de superbes faisans à collier.Mais depuis, pas de nouvelles de ces beaux oiseaux.Les faisans sont-ils vraiment disparus de la montagne?La question m'est venue récemment l'esprit en lisant Le Guide de la chasse au Québec, de lean Page, paru cet automne aux Éditions de l'homme.L'auteur y mentionne que l'on retrouve du faisan en quantité limitée sur le mont Royal.Plus tôt, dans une première version du même ouvrage publiée en 1984, M.Page soutenait que cet oiseau y était très abondant.L'affirmation étonne mais elle a néanmoins seme le doute dans mon esprit.11 semble que c'est en 1941 que l'on a introduit le faisan sur le mont Royal.À l'époque, on procéda au lâcher de 70 oiseaux.Durant les premières années, les gallinacés étaient nourris régulièrement, notamment par les employés du cimetière, et la petite population a pris de l'ampleur.En 1949, rapporte Henri Ouellet, dans son ouvrage Les Oiseaux des collines montérégiennes et de la région de Montréal, on en comptait 150.Mais les effectifs devaient fluctuer considérablement dans les années qui suivirent.Si on se fie aux décomptes de Noél menés depuis 1917 par la Société québécoise de protection des oiseaux, c'est au début des années 70 que c'est amorcée le déclin du faisan à cet endroit.Ces oiseaux sédentaires n'étaient plus que 84 en 1973, on en com pa it moins de la moitié trois ans plus tard.En 1979, ils n'étaient plus que cinq.Mais depuis 1983, aucun faisan n'a été observé durant le décompte sur le mont Royal et les environs.Installés sur place depuis 10 ans, les responsables du Centre de la montagne qui font beaucoup d'ornithologie à cet endroit, en arrivent au même constat.Un gallinacé très sédentaire Règle générale, on considère que les faisans observés à l'occasion dans le sud du Québec sont des oiseaux qui se sont échappés d'une ferme de chasse ou d'élevage.À la mi-décembre, lors du dernier décompte effectué par les membres de la société, on a observé un de ces oiseaux, un mâle, près du territoire de Kahnawake.sur la Rive-Sud.Un de mes amis en voit de temps à autre au Le carnet d'observation sud de Saint-Jean.Mais là encore, on considère qu'il s'agit de volatiles élevés à des fins cynégétiques.Mais qu'est-il donc arrivé aux faisans de la montagne?La première hypothèse veut que les oiseaux n'ont pu survivre à nos hivers lorsqu'on a cessé de les nourrir.Ces oiseaux se nourrissent au sol et la fin est inéluctable si la couverture de neige est trop épaisse comme c'est le cas chez nous.Us sont d'ailleurs mal à l'aise dans la neige car leurs grandes pattes s'y enfoncent facilement, ce qui entraine une dépense énergétique considérable pour se déplacer au sol.D'autres soutiennent, par contre, que les rares oiseaux qui auraient réussi à subsister ont finalement été la proie d'amateurs de bonne chair.Originaire d'Asie (mer Noire, mer Caspienne, Chine, Corée, etc.) mais répandu en Europe depuis longtemps, le faisan à collier a été introduit pour la première fois en Amérique du Nord en 1857.Une vingtaine d'années plus tard, on en relâchait de grands nombres dans l'état de l'Orégon.Depuis cette époque, le faisan s'est établi un peu partout aux États-Unis et au sud du Canada, là où la couche de neige au sol n'est jamais importante.11 s'agit d'un oiseau de chasse important chez nos voisins puisque les chasseurs en abattent plus de 10 millions à chaque année, dont trois millions dans l'Iowa et le Kansas.Doté d'ailes dont l'envergure fait presque un mètre, le faisan est considéré comme un bon voilier mais s'il est chassé, il s'enfuit souvent à la course.On dit aussi qu'il peut aussi voler dans le silence le plus complet.En milieu agricole Le faisan à collier affectionne le milieu agricole et il se nourrit surtout de \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022vu >«> UN JARDIN BOTANIQUE PLUTÔT TRANQUILLE ¦ C'est plutôt tranquille au jardin botanique depuis le début de la saison.|e ne sais si les oiseaux ont été troublés par la polémique des dernières semaines qui a entouré cette institution, mais il semble que les mangeoires sont moins fréquentées que l'an dernier.Il faut dire que les préposés de la ville sortent beaucoup moins souvent pour voir ce qui se passe aux 16 postes d'alimentation.Si bien qu'à l'heure actuelle, on sait peu de choses sur les oiseaux qui y sont présents.On parle de mésanges à tête noire, de nos deux espèces de si telles, de pics et d'une famille de perdrix grises qui se promène ici et là.Un faucon pèlerin aussi été observé près de la serre centrale.SUR LA RIVE-SUD, LE DÉSERT ¦ Chez moi, sur la Rive-Sud, c'est le désert.Pourtant, ce n'est pas la bouffe qui manque.Adieu chardonnerets, tourterelles et geais bleus.Mais il y a quelques corneilles qui s'installent au petit matin dans un des plateaux pour manger des arachides en écales.Ailleurs dans la région métropolitaine, on signale que le pygargue à téte blanche (un juvénile brun foncé) qui se tenait dans le secteur des iles Saint-Hélène, des Soeurs et de Boucherville, est toujours dans le coin.Plusieurs dizaines de goélands arctiques ont aussi été observés dans les rapides de Beauharnois et de Lachine.Par ailleurs les harfangs sont toujours aussi nombreux, dit-on, sur la rive nord du lac Saint-Pierre, dans la région de Saint-Barthélémy.Je vous avais parlé récemment d'une paruline des pins qui se nourrissait de suif à une mangeoire, à Beaconsfield.L'oiseau est finalement mort après avoir heurté un mur de plein fouet.À PROPOS DES BAINS D'OISEAUX ¦ Un dernier mot.le termine actuellement les deux chroniques promises depuis longtemps sur les bains d'oiseaux ( publication en mars ).le cherche toutefois à entrer en contact avec des amateurs qui possèdent des bains maintenus «ouverts» durant l'hiver grâce à un élément chauffant.On pourra me joindre à La Presse, mardi et mercredi prochain, de 12h à 13h30 (285-7070).cèréaies, notamment de mais, de blé, d'orge, d'avoine, de mil ou d'herbe.Il est très sédentaire et son territoire dépasse rarement les deux kilomètres carrés.Ce gallinacé dort souvent en dortoir dans un arbre pu sur le sol, dans les hautes herbes.À la fin de l'été, les familles se rassemblent et vivent alors en groupes qui peuvent atteindre 40 ou 50 individus mais parfois même jusqu'à 400 comme ce fut le cas à une occasion dans l'Ohio., Avec la saison de la reproduction, au printemps, les oiseaux se séparent.Polygame, le mâle peut féconder jusqu'à quatre femelles.Mais cette polygamie a aussi certains inconvénients puisque les mâles se livrent des batailles épiques durant la période des amours, les combattants ne concédant la défaite que lorsque qu'ils sont épuisés.Une fois par année, la femelle pond une douzaine d'oeufs qu'elle couvera habituellement sans l'aide de son conjoint.L'auteur de The Audubon Society Encyclopedia of North American Birds.lohii K.Terres, raconte que les faisanes peuvent occasionnellement pondre leur oeufs dans le nid du colvert, de la sarcelle à ailes bleues, de la perdrix grise, de la gelinotte huppée et même dans celui de la bécasse.L'éclosion se produit après 23 à 25 jours d'incubation mais les petits peuvent faire quelques mètres en vol sept jours plus tard.lis ont d'ailleurs intérêt à être précoces puisque leur espérance de vie est très courte.Toujours selon Terres, même si certains d'entre eux peuvent atteindre l'âge de huit ans, un faisan mâle ne vit en moyenne qu'une dizaine de mois, et un bon nombre d'oiseaux nés au printemps seront déjà disparus au début d'octobre.Quant à la femelle, sa longévité normale est de l'ordre de 20 mois.Presque tous les oiseaux de la famille du perroquet peuvent parler JOHN LAWSON Canatcxte ¦ En cette époque où la communication est parfois si difficile entre* les êtres humains, peut-être pourrait-on envisager de partager les sentiments qui nous habitent avec certains animaux.Barrie Hopkins, ami des oiseaux depuis toujours et éleveur depuis de nombreuses années, possède une oisellerie à Fergus, en Ontario.«Presque tous les oiseaux de la famille du perroquet peuvent parler, même les inséparables.Il fut une époque où je croyais que ceux-ci ne pouvaient pas parler parce que je les vendais toujours en couples.Mais lorsque ces oiseaux sont élevés seuls, ils arrivent à apprendre eux aussi certains mots.» Le secret, c'est d'épargner à l'oiseau toute espèce de distraction pendant le dressage.Mais il existe aussi certains autres facteurs de réussite.Il faut tenir compte de l'âge de l'oiseau, de la compatibilité qui existe entre l'animal et son propriétaire, de ses aptitudes et du temps qui est consacré au dressage.«La qualité du temps que l'on accorde à l'oiseau est très importante», souligne M.Hopkins.«Lorsque l'oiseau est dans de bonnes dispositions, il est possible de lui apprendre à parler.S'il n'est pas bien disposé, vous perdez votre temps.11 est important que vous adoptiez l'oiseau alors qu'il est jeune, qu'il ait entièrement confiance en son professeur et qu'il ne soit soumis à aucune distraction extérieure.» Attention soutenue Selon M.Hopkins, le dresseur doit apprendre à évaluer les moments qui sont favorables et ceux qui le sont moins.«N'essayez pas de lui enfoncer du vocabulaire dans le crâne pendant deux ou trois heures.L'oiseau doit être réceptif si vous voulez, pouvoir lui apprendre quelque chose.Une période de 10 a 15 minutes est parfois trop longue et parfois trop courte.Lorsqu'il vous accorde toute son attention, consacrez-lui aussi la vôtre.» Le propriétaire doit aussi faire preuve de patience.Comme dans le cas des humains, un oiseau mettra peut-être un an ou un an et demi avant de pouvoir dire quelques mots.«Il se peut qu'il apprenne un mot, puis qu'il mette six mois avant d'en apprendre un nouveau.» Il arrive aussi qu'un oiseau étonne son maître en apprenant involontairement certains mots.M.Hopkins se rappelle avec affection d'un perroquet africain gris, Paco, qui parlait avec beaucoup de facilité.Une dame arriva un jour à la boutique de M.Hopkins avec son chien.«Couché», ordonna aussitôt celui-ci à l'animal qui rôdait près des cages d'oiseaux.Paco comprit immédiatement le commandement et par la suite, il prit l'habitude de le prononcer chaque fois qu'un chien était amené à la boutique.Ils réagissent aux situations Ce souvenir amène M.Hopkins à croire que les oiseaux ne font pas que parler, mais qu'ils peuvent aussi réagir à ce qui se passe en leur présence.Un autre oiseau, l'étourneau, est aussi considéré comme très doué.«Sa voix basse est semblable à celle des humains et il peut imiter plusieurs sons, dont le klaxon d'une voiture, une sonnette et le signal d'un micro-ondes.» M.Hopkins n'est pas d'accord avec la croyance selon laquelle les oiseaux mâles parlent plus facilement que les femelles.Cette fausseté, précisc-t-il, fut lancée après la Deuxième Guerre mondiale.«À l'époque, les perruches étaient très populaires.Les éleveurs tenaient à garder leurs femelles, qui mouraient plus facilement à cause du stress lié à la reproduction intensive (pour répondre à la demande).Aussi, lorsqu'un client semblait vouloir acheter une femelle, on lui conseillait de se procurer plutôt un mâle en prétendant qu'il chantait mieux.«Mais il n'existe aucun vétérinaire au pays qui puisse reconnaître un mâle d'une femelle en examinant son larynx.» QUI cfi* mfeux ?Cette magnifique chatte \u2022 écaille de tortue» est âgée de 24 ans et se porte bien.Sa bonne forme, compte tenu de son âge vénérable, est probable-ment attribuable au fait qu'elle a passé les cinq derniers hivers sous le soleil de Floride.Chanel Lapointe, selon sa marraine Marie-Claire, téléphoniste à La Presse, mange bien (elle a un faible pour le foie de boeuf) et dort bien.D'ailleurs, ses périodes de repos sont de plus en plus longues.Comment se comporte ce félin ancestral?Il est très agressif envers les autres chats et tout ce qui ressemble à un chien.Par contre, son comportement est exemplaire envers les humains."]
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