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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1992-02-27, Collections de BAnQ.

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[" Informations nationales LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 27 FÉVRIER 1992 Ottawa n'a pas consulté Québec sur le nouveau régime d'allocations familiales DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC Le gouvernement fédéral n'a jamais consulté Québec sur les changements qu'il désire apporter au régime d'allocations familiales.Hier, le ministre québécois de la Sécurité du Revenu, André Bourbeau reconnaissait qu'il ignorait totalement si le Québec conserverait «son mot à dire» sur la répartition de ces fonds sur son territoire.«le ne peux par répondre à cela, on a pas eu de discussions avec Ottawa sur la répartition des fonds», a-t-il souligné.Depuis les années 1970 \u2014 cela avait été négocié par Claude Castonguay \u2014 Québec décidait de la répartition des fonds aux parents.C'est ainsi qu'au Québec on alloue beaucoup plus pour le troisième enfant, 89$, contre 35$ pour le second.Dans les autres provinces \u2014 sauf en Alberta \u2014 les allocations sont BUDGET 92 les mêmes quelque soit le rang de l'enfant.Toutefois il est clair que le fédéral n'avait jamais sondé l'opinion de Québec sur ses intentions.M.Bourbeau ne s'en formalise pas toutefois.Il ne se souvenait d'ailleurs pas que le rapport Allaire \u2014 la position constitionnelle du PLQ \u2014 réclamait le rappatriement au Québec de tous les leviers de décision en ce qui concerne ces politiques.Au ministère de la Main-d'oeuvre, les signes obtenus jusqu'ici d'Ottawa indiquent qu'il y aura encore place pour la discussion.Le «livre blanc» de 15 pages publié lors du budget indiquait d'ailleurs le Québec et l'Alberta qui «ont réaménagé les allocations familiales dans le cadre du régime actuel pourraient continuer de la faire dans le nouveau régime».La mise en place du nouveau mécanisme devrait «avoir un effet minime sur les recettes et dépenses des gouvernements provinciaux», affirmait Ottawa.Pour M.Bourbeau ce qu'a fait Ottawa avec son budget n'est que la seconde phase d'une opération amorcée il y a deux ans quand on avait décidé de récupérer auprès des contribuables qui gagnent plus de 55000$ la valeur des allocations familiales versées.«C'était passé inaperçu mais, dès lors, le principe était acquis que ce programme n'était plus aussi universel qu'on pensait», de souligner M.Bourbeau.«Personnellement je n'ai pas d'objections.On est à une époque où l'État n'a plus les moyens de donner des programmes totalement universels, il faut faire en sorte que les fonds servent aux plus démunis», dira M.Bourbeau.Le budget fédéral n'affecte pas les 526 millions par année que verse Québec en allocations familiales.Au ministère des Finances, on reconnaît ne pas avoir encore d'évaluation de l'impact de ces modifications sur les finances publiques.Comme le Québec compte un peu plus de familles moins nanties que la moyenne nationale, la répartition des fonds selon les revenus devrait théoriquement l'avantager.Il faudra toutefois aussi calculer le manque a gagner lié à la disparition des allocations familiales que taxait Québec.Au bout de la ligne, les effets s'annuleront et n'influenceront guère les rentrées de fonds, prévoit-on.Ottawa craint que l'Ontario hausse ses taxes PC cl La Presse TORONTO AOttawa, on craint que l'Ontario ne profite des réductions d'impôt fédéral pour hausser ses propres taxes.C'est du moins la crainte qu'a exprimé hier le ministre canadien des Finances, Don Mazan-kowski, qui affirme que son budget est destiné à rendre l'économie canadienne plus compétitive et plus productive.Il a rejeté les affirmations du premier ministre ontarien Bob Rae selon qui le budget fédéral n'apporte rien de très concret pour redonner un peu de vigueur à l'économie ontarienne encore très chancelante après la récession.m «Si le gouvernement de l'Ontario choisit de taxer davantage les entreprises manufacturières, nous ne réglerons rien», a indiqué M.Mazankowski à La Presse.Il suggère que les provinces adoptent l'orientation du budget fédéral en réduisant leurs dépenses et en contenant leurs déficits.Le premier ministre ontarien a accusé hier Ottawa «d'irresponsabilité sociale» à la suite du dépôt du budget fédéral.Selon lui, le gouvernement fédéral ne remplit pas ses obligations sociales lorsqu'il refuse d'améliorer les transferts de paiements aux provinces, en Le budget sonne le glas de la construction de nouvelles coopératives d'habitation MARIO FONTAINE Le budget Mazankowski a rapidement évacué la question, mais les diminutions de budget qu'il propose à la Société canadienne d'hypothèques et de logement sonnent le glas à la construction de nouvelles coopératives et resserrent considérablement les crédits consacrés aux logements sociaux.Au total, des dizaines de milliers de logements seront touchés au Québec seulement.Les organismes concernés se proposent de s'y opposer officiellement demain, à l'occasion d'une conférence de presse.Sans trop s'illusionner, toutefois, sur leur capacité de fléchir le gouvernement conservateur après avoir .vu leur campement, organisé sur la rivière des Outaouais en début de semaine, laisser de glace le ministre des Finances.Ce sont d'abord les coopératives d'habitation qui écopent: Ottawa met fin immédiatement au programme, espérant économiser 25 millions sur cinq ans.Les 14 000 unités d'habitation déjà construites continueront toutefois de recevoir l'aide du fédéral, assurait hier l'attachée de presse du ministre responsable de la SCHL, Michelle Whelan.«Ce serait le comble qu'Ottawa renie ses engagements!», rétorque Monique Blanchet, directrice de la Fédération des coopératives d'habitation de l'île de Montréal.Le retrait fédéral de ce secteur fera en sorte que 500 unités de logement en coopératives ne seront pas construites cette année, la plupart dans la région métropolitaine.Et cela, décla- re Mme Blanchet, malgré le fait que 10 000 personnes sont sur les listes d'attente.Le gouvernement pénalise une fois de plus la classe moyenne, fait-elle valoir.On compte environ un demi-millier de coopératives d'habitation à Montréal.Or les familles qui habitent celles construites avec l'aide du fédéral ont un revenu moyen de 24 000$ par année.Et la moitié des résidants paient le prix du marché pour le logement.Ce qu'on craint maintenant, à la Fédération, c'est de voir Québec emboiter le pas en sabrant à son tour dans ce secteur.Le scalpel a tranché moins profond en ce qui regarde les logements sociaux quoique, en chiffres absolus, les montants soient beaucoup plus considérables.Le gouvernement espère en effet économiser 622 millions au cours des cinq prochaines années en limitant la croissance de ce secteur à trois p.cent par année.«Limiter la croissance à trois p.cent, c'est couper en moseus», commente Bill Clen-nett, porte-parole du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).Cela signifie, selon lui, qu'il ne se construira virtuellement plus de logements sociaux alors que là aussi les besoins augmentent sans cesse.Les fonds consacrés aux nouveaux engagements en matière de logement social seront de 45 millions par année entre 1993 et 1995.«En 1993-94, le budget aurait dû atteindre au moins I 16 millions.Sa chute à 45 millions représente rien moins qu'une perte de 67 p.cent, perte qui va s'accroître dans les années subséquentes», soutient le FRAPRU.particulier à l'Ontario qui a vu ses coûts d'aide sociale tripler en trois ans.«Voilà ce dont M.Mazankowski, qui se targue d'avoir fait un budget formidable, ne parle pas dans son budget.Quand nos coûts d'aide sociale passent de 2 milliards à 6 milliards en trois ans, il y a un problème.Et que le fédéral se lave les mains de ce problème, au moment où la crise est la plus aiguë, c'est de la pure irresponsabilité sociale de leur part.Cela nous laisse avec un fardeau épouvantable», a déclaré le premier ministre ontarien.«Si je suivais l'exemple de M.Mazankowski, je serais en train d'enfreindre la loi de ma provin- ce qui m'oblige à financer les programmes d'aide sociale».«Le fédéral enfreint ici un contrat moral, une obligation d'être partenaire à 50 pour cent avec les provinces».Voilà deux ans.Ottawa a fixé un plafond de cinq pour cent pour l'augmentation des transferts de paiements aux provinces dites «riches» \u2014 soit l'Ontario, la Colombie-Britannique et l'Alberta.Les trois provinces ont contesté ce plafond en cour mais elles ont perdu.Dans le cas de l'Ontario, le manque à gagner se chiffrera à 4,5 milliards pour l'année 1992-93, a indiqué M.Rae.L'abolition de la Commission de la réforme du droit soulève tristesse, colère et amertume YVES BOESVERT Le milieu juridique canadien a réagi aVec colère et amertume à la décision du gouvernement d'abolir la Commission canadienne de réforme du droit, tel qu'annoncé lors du budget, mardi.«C'est un très triste jour pour le Canada», a dit à La Presse l'avocat torontois Edward Greenspan, un des cri minai istes les plus réputés au pays.«La Commission a joué un rôle extraordinairement important dans la modernisation et la réforme du droit au Canada.Et je suis attristé de voir qu'encore une fois, quand il faut couper, c'est le processus judiciaire qui écope», a-t-il dit.«La Commission a assuré un grand leadership, produit des travaux très importants», a dit Me Greenspan, qui, comme beaucoup de ses collègues au Canada, a travaillé bénévolement pour la Commission pendant de nombreuses années.L'avocat réputé espère que les provinces prendront la relève du fédéral pour financer la Commission.Le Barreau du Québec a aussi dénoncé hier cette mesure «inconsidérée», en vantant les mérites de la Commission, «essentielle à l'avancement du droit ».Le juge Jean-Louis Baudouin, de la Cour d'appel, qui est un ancien membre de la Commission, a qualifié la décision du gouvernement de «terriblement dommage».«C'était un organisme qui avait une réputation internationale plus grande que celle de toutes les autres commissions du même genre à travers le monde», a-t-il dit.«Les travaux de la Commission sont cités partout à travers le monde.C'était un foyer extraordinaire de recherche scientifique, fondé sur un modèle unique: il n'avait de comptes à rendre qu'au Parlement et était totalement indépendant.|e me demande qui va prendre la relève», a-t-il ajouté.«Si le ministre de la justice rapatrie les services de recherche, il est clair que le point de vue global et pas strictement utilitaire sera perdu», dit quant à lui le cri-minaliste Christian Desrosiers, pour qui cette nouvelle est «dramatique».Le droit criminel a été le domaine de prédilection de la Commission, qui a fait des recommandations d'avant-garde à plusieurs égards.Mais plusieurs autres secteurs du droit y ont été étudiés.Au cours de ses 20 ans d'existence, la Commission de réforme du droit a produit 33 rapports au Parlement, 63 documents de travail et quelque 300 études, en plus de collaborer à plus de 200 recherches.Plusieurs des plus grands juristes canadiens en ont été membres, dont le juge en chef de la Cour suprême, Antonio La-mer, qui l'a présidée dans les années 70.La Cour suprême, jusqu'au mois de juin .91, l'avait citée 211 fois dans ses arrêts.Dans l'affaire Nancy B., où le juge a adopté son point de vue, on a pu constater à quel point la Commission fait autorité dans des domaines très controverses du droit et fait figure de « point de référence».En entrevue à La Presse au mois de juin demie.Me Gilles Lé-tourneau expliquait que la Commission réussissait à fonctionner avec le modeste budget annuel de 5 millions de dollars.y- .Le ministre des Finances, Don Mazankowski.Mazankowski : le principe de l'universalité des soins de santé sera maintenu PHILIPPE DUBUISSON du bureau de La Presse OTTAWA e gouvernement Mulroney n'a pas l'intention d'étendre au secteur de la santé la brèche qu'il a ouvert dans l'universalité des programmes sociaux en proposant, dans son budget, une réforme majeure du régime des allocations familiales.«Nous n'avons absolument pas l'intention de modifier les grands principes régissant l'assurance médicale.Nous ne ferons pas de compromis sur le principe de l'universalité des soins de santé», a déclaré hier le ministre des Finances, Don Mazankowski, dans une entrevue à La Presse.Dans son projet de réforme de la santé, le ministre québécois Marc-Yvan Côté a remis en question la gratuité du régime canadien d'assurance-maladie en proposant un ticket orienteur et un impôt-service.Des mesures rejetées par Ottawa qui peut pénaliser les provinces qui contreviennent au principe de l'universalité des soins de santé.À la conférence des premiers ministres sur l'économie qui s'est tenue à Ottawa au début de février, plusieurs provinces ont toutefois diagnostiqué que le régime universel d'assurance-maladie devait être réexaminé en raison de sa facture élevée et de la réduction des paiements de transfert fédéraux.«La province de Québec va dans la bonne direction, avait lancé le premier ministre Frank McKenna du Nouveau-Brunswick.Les mieux nantis seraient disposés à verser une certaine somme pour la santé pour permettre aux moins riches d'y avoir plein accès».D'autres premiers ministres, dont Bob Rae de l'Ontario et Roy Romanow de la Saskatchewan avaient lancé l'idée d'un débat national sur la gratuité et l'administration des soins de santé en raison des difficultés financières des gouvernements.Mais au lendemain de la présentation de son premier budget, qui est demeuré silencieux sur cette question, le ministre Mazankowski rejette l'idée d'un débat national sur la gratuité des soins de santé avant les prochaines élections.«Ce n'est pas notre intention», dit-il.La Loi canadienne sur la santé, adoptée par les libéraux en 1984, permet au gouvernement fédéral de réduire les transferts au titre de la santé aux provinces qui ne respectent pas les principes de l'accessibilité, de l'universalité et de la gratuité du régime des soins de santé.«Nous n'avons pas l'intention de rouvrir ce dossier», a dit M.Mazankowski.Le ministre des Finances a-joute également qu'il ne faut pas voir dans la réforme proposée du régime des alloca-.tions familiales une brèche dans le sacro-saint principe de l'universalité des programmes sociaux qui pourrait être étendue à d'autres programmes.«Nous devions faire le menage dans les allocations familiales et les crédits d'impôt pour cibler davantage les familles à faibles revenus.Ce n'est pas une remise en cause du principe de l'universalité», ajoute-t-il.Dans son budget présenté mardi, M.Mazankowski a annoncé l'intention du gouvernement de réaménager de fond en comble le régime des allocations familiales.Essentiellement, les allocations familiales et les crédits d'impôt pour enfants seront fondus dans une seule prestation mensuelle non imposable.Les prestations aux familles à faible et moyen revenu seront majorées, mais les familles dont le revenu annuel est supérieur à 75 000 $ ne recevront toutefois aucune prestation.Un Plan vert négligé ANDRÉ NOËL nnoncé avec tambours et trompettes en décembre 1990, le Plan vert du gouvernement conservateur devait pousser aussi vite que du lierre, mais il risque de ressembler à une plante verte un tantinet négligée.Le budget déposé par le ministre des Finances Don Mazankowski, mardi, prévoit dès cette année une réduction de 75 millions des crédits initalement prévus au Plan vert, un programme conçu pour décontaminer, protéger et améliorer l'environnement.M.Mazankowski a en même temps annoncé une autre réduction de 75 millions dans les crédits de l'an prochain, ce qui porte le total des réductions à 150 millions sur deux ans.Au départ, le Plan vert devait entraîner des déboursés de trois milliards de dollars pendant cinq ans.L'an dernier, le ministre des Finances a étalé ces dépenses sur six ans, pour des dépenses moyennes de 500 millions par année.En vérité, un peu plus de 200 millions auront été dépensés cette année \u2014 An Un du Plan \u2014, a indiqué Yvan Hénault, porte-parole du ministère de l'Environnement du Canada.L'an prochain, le total sera de 325 millions, a-t-il dit.La troisième année, les crédits seront portés à 475 millions.M.Hénault a fait des prédictions optimistes pour les trois dernières années du Plan: 625 millions, 650 millions et 675 millions.\u2022WinJim^oiunt nutquc Jc|xvx JcljHXM.iéMicînr.41.**OS/2 cm unr m.if«|iii-ik'|Mxrv >K l.ivnirrt IUM Avec l'ordinateur bloc-note de Toshiba : Y A DE LA PUISSANCE DANS L'AIR ! Même lc> tout-puissants logiciel* Windows* et OS/2** fonctionnent .i merveille sur le tout-petit ordinateur bloc-note de Toshiba.L'ordinateur bloc-note de Toshiba, c'est toute la puissance d'un ordinateur de bureau a portée de la main ! Chef de file mondial en matière de recherche et développement, IbshlKi possède un réseau de vente et un sen ICC inégalés ( inada.au En fait, tout ce que conçoit Toshiba est impressionnant.Saut le format Et lv pn\\ TOSHIBA 1 800 387-5645 B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 27 FEVRIER 1992 Editorial\tPaul Desmarais président du conseil d administration\tRoger D.Landry président et éditeur\tClaude Maison Marcel Desjardins Alain Dubuc éditeur adioint directeur de l'information éditorialiste en chef l-\u2014-\"-¦-\u2014-\u2014-\u2014-\u2014-.- ,\t\t\t Terre-Neuve contre les braconniers de la mer Le ministre des Pêches et Océans John Crosbie a annonce que la quantité de prises admissibles de morue du nord a été ramenée de 185000 tonnes à 120000 tonnes pour les Canadiens.Cela coûtera des milliers d'emplois à Terre-Neuve, mais personne ne conteste la nécessité de prendre des mesures vigoureuses pour permettre la reconstitution des stocks.On pourrait même dire que la décision fédérale ne va pas assez loin dans le sens de la conservation \u2014 un défaut qui a caractérisé la politique canadienne depuis des années.Le nouveau quota est inférieur d'à peine 7000 tonnes à la prise effective de l'année dernière alors que des experts ont récemment recommandé de la diminuer de moitié.Les pêcheurs de Terre-Neuve sont sans doute prêts a accepter des mesures draconiennes pour sauver l'avenir de lindus-trfe la plus traditionnelle de leur province.Mais ils sont en colère parce qu'ils estiment que la conservation canadienne ne sert qu'à encourager les excès des pêcheurs européens.Les prétentions de la France dans le Golfe du Saint-Laurent et au large de Saint-Pierre et Miquelon ont toujours été considérées excessives.Ce différend a été soumis à la Cour internationale de justice et les perspectives d'une collaboration franco- canadienne pour la conservation des stocks sont relativement bonnes.Il en va autrement de la partie des Grands Bancs qui n'est pas dans la zone économique canadienne à 200 milles des côtes.C'est l'Organisation des pêches de l'Atlantique du Nord-Ouest qui y détermine les quotas, lesquels ne sont généralement pas respectés par la Communauté européenne et ses membres \u2014 surtout l'Espagne et le Portugal.Cette petite zone est devenue un ulcère qui saigne les Grands Bancs de leurs richesses.Les pêcheurs de Terre-Neuve ont l'intention d'aller dans la zone internationale à la rencontre des pêcheurs européens pour manifester leur opposition.Le ministre Crosbie leur a donne en certain soutien en disant: «Personne ne nous dit de ne rien faire et que nous ne pouvons pas aller leur faire le pied de nez ou n'importe quoi ».Il a raison de réagir vigoureusement et pas seulement par voie diplomatique.Il ne faudrait toutefois pas que ce «n'importe quoi» devienne violent - par exemple, sectionner les câbles des chaluts européens, comme les Islandais l'ont souvent fait aux Britanniques qui péchaient dans leurs eaux.Si l'Organisation des pêches n'est pas capable d'imposer une réglementation conséquente avec les efforts de conservation canadiens, on peut toujours porter l'affaire devant la conférence des Nations unies sur l'environnement en juin au Brésil.Ce forum permettrait de diffuser notre position mais pas de prendre des mesures contre les pêcheurs européens.Le Canada doit, par conséquent, songer à étendre sa juridiction à cette zone internationale et à utiliser la marine pour faire respecter ses lois concernant ia conservation des pêcheries.Ce serait vraisemblablement contraire au droit de la mer, mais ce droit n'a peut-être pas prévu la possibilité d'une pêche excessive et éhontée au détriment d'un pays voisin.Le Canada n'agirait du reste pas pour accaparer les poissons d'une zone ouverte à tous, mais pour y imposer des règlements qui rendrait à cette zone un avenir économique dont tous pourront profiter.Si le Canada agit unilatéralement, il doit s'attendre à subir l'opprobre générale \u2014 surtout au Parlement européen qui n'en rate pas une pour condamner le Canada.Mais protéger des bancs de poissons n'est pas Tiananmen et le blâme serait de courte durée pour autant que le Canada ait une politique de conservation de la morue qui tienne compte aussi bien des besoins écologiques de l'espèce que des besoins économiques des pêcheurs.Une politique à long terme englobant tous les aspects de la pèche sur les Grands Bancs \u2014 y compris l'éventuel surpeuplement des phoques \u2014 donnerait de la crédibilité à une intervention unilatérale contre le braconnage.Sans une telle politique, elle ressemblerait trop à un coup de main opportuniste.Frédéric WAGNIÈRE Hydro: c'est trop Hydro-Québec veut une hausse de tarifs de 5,5 p.cent cette année.Avec une inflation de 2,6 p.cent, c'est trop.La société d'Etat explique ses besoins en revenus additionnels par trois facteurs: la hausse de ses coûts d'opération nécessite une hausse de tarifs 1,6 p.cent; l'absence de pluie l'oblige à produire de l'énergie plus coûteuse, ce qui gonfle les tarifs de 2,0 p.cent; enfin, une nouvelle charge imposée par Québec, les frais de garantie, ajoute un autre 1,9.Ces 5,5 p.cent de plus procureront 203 millions à Hydro d'ici la fin de 1992, qui pourra ainsi maintenir ses profits à 700 millions, un niveau qui permet de préserver sa santé financière.Le raisonnement d'Hydro est boiteux.N'importe quel organisme, compagnie ou ministère est capable de dresser une liste des facteurs qui augmentent ses coûts.C'est facile.Mais dans la vraie vie, il n'est pas possible de refiler ces coûts tels quels aux consommateurs.Hydro espère y parvenir en profitant de sa double situation de monopole et de société d'Etat.Toutefois, ce qui importe, ce n'est pas ce qu'Hydro veut avoir, mais ce qu'elle peut avoir.Personne ne trouvera à redire si ses tarifs augmentent au rythme de l'inflation, 2,6 p.cent.Personne ne pourra non plus reprocher à Hydro d'ajouter à cela les coûts occasionnés par les frais de garantie imposés par Québec.Il s'agit d'une inacceptable taxe déguisée du dernier budget.C'est au gouvernement Bourassa, et non pas à Hydro, d'en porter l'odieux.Ces deux éléments, l'inflation et la taxe de Québec, porteraient la hausse de tarif à 4,5 p.cent.C'est moins qu'Hydro ne réclame.Il lui manquerait 60 millions pour atteindre ses objectifs.Il n'y a pas de raison qu'Hydro-Québec aille chercher cette somme dans la poche de consommateurs surtaxés et malmenés par la récession.Qu'Hydro fasse comme les autres, tant du secteur public que privé.S'il lui manque 60 millions, qu'elle se serre encore plus la ceinture.Comme les autres.Alain dubuc Le grand ménage Les difficultés économiques ne comportent pas que des inconvénients.Pour les gouvernements comme pour les individus.Si elles obligent à faire des choix difficiles, elles sont aussi l'occasion de s'interroger sur l'utilité réelle de choses dont on découvre, à bien y penser, qu'on peut fort bien se passer.C'est l'exercice auquel vient de se livrer le gouvernement fédéral dont le budget remet en question une cinquantaine d'organismes fédéraux.Une vingtaine seront dissous et les autres fusionnés ou privatisés.Au total, une économie de 22 millions $ affectant 160 personnes nommées par l'Etat et 500 employés.À vrai dire, des «peanuts» en regard de l'ensemble des dépenses du budget qui dépassent les 155 milliardsS.L'opération risque cependant de frapper vivement l'imagination populaire à cause de la notoriété de certains organismes touchés.Comme le Conseil économique du Canada ou le Conseil des sciences dont l'indépendance d esprit face au gouvernement et la qualité des travaux leur ont valu, au fil des ans, une incontestable crédibilité.On ne peut évidemment en dire autant de tous les comités consultatifs, conseils, groupes de travail, ou autres agences dont, bien souvent, en dehors de ceux qui y ont trouvé une «tablette» confortable, personne n'a jamais entendu parler.Pas assez, en tout cas, pour s'émouvoir de la privatisation, par exemple, de la Divi-; sion des services de dosimétrie.! \u2022 On peut néanmoins s'attendre à des hurlements.Surtout de la part des victimes directes de cette chirurgie.Et de leurs collègues, amis ' ou rivaux, d'universitaires, de professionnels, voire de journalistes, qui ; rêvaient secrètement de profiter un jour d'une planque douillette.Et \u2022qui ne manqueront pas de comparer les modestes économies annoncées avec le coût faramineux de certaines opérations de relations publiques camouflées en commissions royales ou autres Forums des citoyens.\u2022 * Il demeure qu'on doit globalement se rejouir que la conjoncture économique ait forcé le gouvernement à cette cure d'amaigrissement.Et a se rendre compte, dans plusieurs cas, d'une coûteuse dualité d'organismes qui y gagneront en efficacité une fois regroupés.Ou à admettre que la création ponctuelle de comités ad hoc constitués a même les ressources disponibles dans les universités ou l'entreprise privée permettrait souvent d'obtenir d'aussi bons résultats à bien meilleur compte.Sans effets redondants en salaires ou avantages sociaux et sans risque d'une hypertrophie graduelle.Sans parler de la tentation, bien normale, pour le parti au pouvoir d'y trouver un refuge idéal pour des amis du régime, des candidats malheureux ou de vieux serviteurs devenus encombrants.Sans oublier non plus l'effet pervers de certains de ces groupes dont les responsables, nommés par un gouvernement précédent, continuent discrètement a promouvoir les politiques d'un parti que l'électorat a pourtant renvoyé dans l'opposition.\u2022 \u2022 Au delà des économies réalisées et maigre la valeur incontestable de Certains organismes ou individus qui seront affectés, cette mesure aura démontré qu'il y avait encore du gras a couper dans l'appareil de (État.Pierre gravel coup d'pouce â r/f/Ve REPRISE DROITS RESERVES Au sujet du prétendu consensus québécois sur la question du partage des pouvoirs omme c'est rafraîchissant d'entendre un discours qui tranche avec celui qu'entonne en perroquet pratiquement toute la classe politique québécoise au sujet du partage des pouvoirs.Il ne m'est pas arrivé souvent de lire sur ce sujet une analyse aussi lucide, perspicace et courageuse que ceile que signait hier, dans la page voisine, Stéphane Dion, professeur de science politique à l'Université de Montréal.l'invite instamment ceux que la question intéresse à prendre connaissance de cet article dans lequel l'auteur démontre de manière claire et éloquent qu'il n'existe pas de fondement démocratique à un transfert massif de pouvoirs au Québec.Pour lui cette exigence procède du symbolisme politique, nullement de la rationalité ou de la nécessité.Le professeur a le grand mérite de replacer le débat sur la base solide des faits et de l'analyse objective de ces lieux communs qui font se comporter l'intelligentsia nationaliste du Québec comme les moutons de Panurgc.Ce texte illustre la fausseté et le ridicule de la déclaration de lundi à Vancouver du ministre Gil Rémillard, avertissant le reste du Canada que Québec ne bluffe pas.Le comité mixte Beaudoin-Dobbie doit, dit-il, proposer «quelque chose de substantiel» au sujet du partage des compétences entre les deux ordres de gouvernement.Faute de quoi le Québec serait justifié de se séparer, menace-t-il implicitement en réitérant que «la souveraineté est légitime et faisable».L'argumentation du professeur Dion fait au surplus apparaître à quel point est imprudente la stratégie du couteau-sur-la-gorge du gouvernement Bourassa, s'il advenait que son échec le conduisit, pour lui sauver la face, a choisir la pire solution pour le Québec.Pour préférer la séparation à une dévolution insatisfaisante de nouveaux pouvoirs au Québec, il faudrait démontrer que notre province ne saurait assurer son développement et son épanouissement sans accroître substantiellement ses compétences législatives.Un exercice qui n'a jamais été fait de manière convaincante, pas plus par les gouvernements successifs du Québec que par les intellectuels qui ont fait de cette tarte à la crème le mythe par excellence du contentieux constitutionnel.Pour que la menace du ministre Rémillard ne soit pas un bluffe, il faudrait que cette revendication dite traditionnelle fasse depuis longtemps consensus dans la population québécoise.Ce qui n'est pas le cas.Stéphane Dion soutient, sondage à l'appui, que la question du partage des pouvoirs ne peut être considérée une exigence démo- cratique: n'ayant jamais été l'un des thèmes d'une campagne électorale, elle est loin de faire l'unanimité dans la population du Québec.l'évoquais mardi les récentes conférences constitutionnelles régionales, où tous les délégués franco-québécois parlaient de la nécessité de céder plusieurs compétences nouvelles au Québec.Aucun, à ma connaissance, n'a précisé quels pouvoirs étaient absolument nécessaires, ni pourquoi au juste.Ce qui donnait l'impression qu'ils ne parlaient pas d'eux-mêmes, mais se faisaient l'écho du discours québécois officiel.Deux citoyens francophones ordinaires ont cependant tenu des propos qui m'ont fait dresser l'oreille.Un étudiant et une jeune femme d'affaires ont dit en termes différents qu'à leur avis le Québec n'a pas besoin de plus de pouvoirs; mais parce que les trois quarts de la population pensent différemment, ajoutèrent-ils, la réforme devra absolument en tenir compte.Se trouvaient-ils d'autres délégués québécois dont les convictions intimes, à ce chapitre, n'étaient pas aussi fermes et assurées que le laissait supposer leurs interventions?On peut aussi se demander combien de Québécois participant au débat constitutionnel ont choisi de s'aligner sur le prétendu consensus du Québec en cette matière, d'être «politically correct», o,uoi, à défaut de pouvoir se faire une opinion éclairée sur cette question difficile?Ces deux interventions n'auraient pas retenu mon attention si elles n'avaient pas évoqué le point de vue étonnant d'anciens confrères éditorialistes autrement plus nationalistes que moi, dont l'expérience journalistique passée et les occupations actuelles en font des observateurs particulièrement avisés et sagaces du débat constitutionnel.À la conférence de Montréal j'avais croisé l'un d'eux, sortant d'un déjeuner avec un ancien membre de la confrérie.Tous deux associés à cette entreprise réformiste à des titres différents, chacun endosse à sa manière l'idée reçue qu'il faut nécessairement accorder des pouvoirs additionnels au Québec.Or voici que, ô surprise, mon interlocuteur me confie que pendant le repas l'un et l'autre ont convenu que le Québec ne se porterait pas plus mal demain qu'hier du statu quo constitutionnel.Le jour de la publication des propositions fédérales de réforme constitutionnelle, fin septembre, je rencontre un autre ancien confrère et la conversation s'engage naturellement sur l'événement tant attendu.D'entrée de jeu il me lance: « |e vais te dire, Marcel, quelle est la meilleure solution à la crise actuelle: le statu quo».À ceux qui se demandent avec perplexité où je veux en venir, je dis tout de suite que je ne plaide pas de manière détournée en faveur du statu quo.)c ne suis pas irréaliste au point de penser que dans l'état actuel des choses, ce cheval crevé ait quelque chance de reprendre la route.l'abondé à ma manière dans le même sens que le professeur Dion. m Lysiane Gagnon LA PRESSE, MONTRÉAL.JEUDI 27 FÉVRIER 1992 Opinions Les anglophones du Québec doivent être positifs L'auteur enseigne à la Faculté de droit de l'université McGill et faisait partie du Conseil des ministres de Robert Bourassa entre 1970 et 1976.WILLIAM TETLEV La communauté anglophone du Québec a un rôle capital à jouer dans le débat constitutionnel maintenant amorcé.Nous pouvons être positifs ou, à l'instar de plusieurs Québécois d'expression anglaise lors du débat qui a précédé l'échec de l'Accord du Lac Meech le 23 juin 1990, nous pouvons être négatifs.- William Tetley é PHOTOTHÈQUE La PTMSe Récemment nous avons entendu un tollé de critiques de la part des anglophones du Québec, ce qui constitue (peut-être) un genre de tactique de négociations.Puis-je suggérer, ne serait-ce que pour faire changement, que, comme anglophones, nous prenions maintenant conscience de certains des avantages dont nous jouissons au Québec.Nous avons nos institutions \u2014 écoles, cégeps, universités, postes de radio et de télévision, bibliothèques et hôpitaux.La Loi 56 garantit l'aide financière de l'État aux écoles privées françaises, anglaises, grecques, juives, etc.Un tel droit n'existe nulle part ailleurs, ni en France, ni en Angleterre, ni en Grèce, ni en Israel.En 1987, la Loi 142 est venue consacrer le principe de l'accessibilité des services de santé et des services sociaux en langue anglaise, droit qui fut récemment confirmé et renforcé par la Loi 120.Pour sa part, la Loi 107 prévoit l'établissement de commissions scolaires linguistiques plutôt que confessionnelles, tout en sauvegardant l'école confessionnelle.Il faut, bien sûr, admettre que la collectivité anglophone mérite sa position spéciale, en raison de son apport significatif à la société québécoise au cours des deux derniers siècles.Toutefois, pendant le débat sur l'Accord du Lac Meech, nombre de Québécois anglophones ont critiqué vivement leur province, suivant en cela l'exemple d'Alliance Québec dont les porte-parole, revendiquaient, au Nouveau-Brunswick et en Ontario, des modifications majeures à l'Accord du Lac Meech, sinon son rejet pur et simple.Ils exigeaient entre autres l'abolition de la clause nonobstant, disposition insérée dans la Charte canadienne des droits et des libertés par monsieur Trudeau, à la demande de plusieurs provinces.Une clause semblable se trouve, pourtant, dans les chartes des droits de la personne de l'Alber-ta, du Manitoba, de l'Ontario, du Québec et de la Saskatchewan, ainsi que dans la Déclaration canadienne des droits de la personne de lolin Diefenbakcr, de 1960.Fort d'une subvention fédérale de 20000$, l'organisme Alliance Québec vient d'annoncer qu'il enverra bientôt des jeunes anglophones dans les autres provinces pour y Un éditorialiste de la Gazette a déjà qualifié la Loi 178 (sur l'affichage) de simple source d'irritation.parler de la place du Québec au Canada.Espérons que ces jeunes feront mieux que leurs aînés il y a deux ans.Il ne faudrait pas non plus exagérer l'impact de la Loi 178 qui ne vise que partiellement l'affichage commercial extérieur, tout en permettant l'affichage bilingue à l'intérieur (pratique jadis interdite par la Loi 101).Sommes-nous vraiment perdus quand nous voyons des panneaux portant des inscriptions telles que «banque», «restaurant» ou «fleuriste»?Un éditorialiste du journal Montreal Gazette a déjà qualifié la Loi 178 de simple source d'irritation.Est-elle réellement plus grave que cela?Ce dénigrement du Québec dans les milieux anglophones tend à accentuer le déclin économique de Montréal, phénomène attribué tantôt au Parti québécois et à monsieur Bourassa dans les années 70, tantôt de façon générale à la promotion de la langue française.Il convient, toutefois, de se demander à quel moment ce déclin a commencé à se manifester.Margaret Westley, dans son ouvrage récent (et remarquable) « Remembrance of Grandeur: The Anglo-Protestant Elite of Montreal, 1900-1950», signale que déjà en 1939, 56 p.cent en valeur de toutes les actions transigées au Canada était transigé à Toronto, par rapport à 41 p.cent à Montréal.Dès 1941, les transactions bancaires se chiffraient à 11,3$ milliards à Toronto et à seulement 9,9$ milliards à Montréal.À compter de 1946, les Torontois payaient 19,34 p.cent de tous les impôts personnels perçus par Ottawa, par rapport à 17,38 p.cent dans le cas des Montréalais.Certains critiques du Québec ont même évoqué le souvenir de Maurice Duplessis, décédé il y a 33 ans, en proclamant que «les péquistes sont les héritiers de Duplessis».Mais, en réalité, les adversaires de Duplessis se recrutaient chez les syndicats catholiques francophones, chez les intellectuels comme Trudeau, Marchand et Pelletier, ainsi que parmi l'épiscopat et les journalistes du Devoir et de Cité Libre, plutôt que dans les rangs de l'«Establishment» anglais.A titre d'exemple, lorsque Duplessis a refusé à Pierre Laporte (alors jeune journaliste au Devoir) le droit de siéger dans la tribune de la presse à l'Assemblée législative du Québec, j'étais de passage au bureau du journal Montreal Gazette, étant à cette époque un critique de livres.Les responsables de la Gazette m'ont dit ce jour-là qu'ils n'entendaient publier aucun éditorial sur l'affaire Laporte.De même, quand Duplessis a fait adopter la loi interdisant toute hausse de prix par les fabricants du papier journal au Québec, cette mesure n'a fait l'objet d'aucun éditorial dans les journaux anglophones.L'entente de «gentlemen» entre l'«Establishment» anglais et Duplessis demeurait intacte.En effet, l'éloge le plus retentissant de Duplessis fut écrit non pas par un Canadien français, mais plutôt par Conrad Black, alors de Sherbrooke, Québec, qui demeure aujourd'hui à Toronto.Son livre compte 743 pages.Mordecai Richler Le débat actuel est déjà devenu très acerbe, en particulier depuis la publication il y a cinq mois de l'article de Mordecai Richler, reprochant aux Canadiens français leur prétendu anti-sémitisme.Est-ce que de telles critiques sont fondées?N'est-ce pas plutôt certains anglo-québécois de 1*«Establishment» qui voulaient exclure les juifs de l'Université McGill, des clubs privés, des études juridiques, etc.?N'est-ce pas plutôt l'Université de Montréal (qui n'avait aucun régime de «contingentement») qui admettait les juifs?En 1973, la Commission des Écoles protestantes du Grand-Montréal s'est présentée devant l'Assemblée nationale à Québec pour s'opposer à l'octroi aux juifs du droit de vote lors de l'élection des commissaires d'école protestants.C'est la majorité canadienne-française à l'Assemblée nationale qui a conféré ce droit aux membres de la communauté juive.Malgré ses grandes réussites littéraires, sa renommée bien méritée comme écrivain, sa naissance, son éducation et sa résidence à Montréal et au Québec, Mordecai Richler à dû s'excuser auprès d'un journaliste français, peu de temps après la parution de son article dans la revue New Yorker, parce qu'il ne pouvait pas accorder une entrevue en français.De plus, quoique l'on pense des arguments avancés par Richler dans son article, il est clair qu'il a présente une image stéréotypée des Canadiens français, tout comme la littérature antisémitique répand une image injuste et stéréotypée des juifs.Ne devrions-nous pas (y compris M.Richler) faire un examen de conscience, en nous demandant jusqu'à quel point nous nous sommes adaptés à notre milieu québécois et si nos coeurs ne sont peut-être pas toujours atteints de certains préjugés.Le Québec est-il vraiment anti-sémite?11 y a peu de temps, les charges publiques occupées au Québec par des juifs comprenaient celles de juge en chef de la Cour supérieure (Alan B.Gold), du juge en chef intérimaire de la Cour d'Appel (Fred Kaufman) et de ministre de la justice (Herbert Marx).Y a-t-il une autre province qui peut en dire autant?Y a-t-il une autre nation qui a conféré des postes aussi importants aux membres d'une minorité?-Grâce à son travail acharné et à sa compétence, la petite communauté anglo-juive a bien mérité la place élevée qu'elle occupe au Québec.Ses réalisations dans les domaines du service communautaire et du financement des oeuvres charitables dépassent celles de tout autre groupe.On a assez parlé de cette question d'anti-sémitisme et des autres reproches formulées par les détracteurs du Canada français.Il nous faut maintenant penser à l'avenir, car toute critique du passé est nécessairement sélective (y compris le présent article).Le Canada vit aujourd'hui un affrontement très difficile dont l'issue est loin d'être claire.Comme anglophones, notre rôle doit être de promouvoir l'unité au Québec, avec toute sa diversité et malgré ses différences, tout en promouvant l'unité du Canada avec ses différences et sa diversité.Réponse d'un péquiste à un anglophone inquiet L'auteur, étudiant en sciences politiques à l'Université de Montréal et membre de bureau de direction du Comité national des jeunes du Parti québécois, répond ici à Iain Gow, professeur de sciences politiques à l'Université de Montréal, qui signait il y a quelques semaines dans ces pages un article intitulé «Lettre d'un anglo au Parti québécois: votre nous ne pourra jamais m'inclure».SÉBASTIEN TASSÉ ans votre article, vous débutez en reconnaissant le caractère très démocratique de la démarche de notre parti pour que le Québec accède à la souveraineté.Cette constatation ainsi que la dénonciation de toute forme d'appel à la violence ont su nous rassurer.Par contre,' le terme «majorité absolue» (50% + 1) plutôt que «solide majorité» pour vous rendre acceptable la souveraineté du Québec aurait sûrement été plus adéquat pour traduire l'esprit éminemment démocratique qui vous anime.Loin de contredire votre concept de deux pays souverains cohabitant au nord du 45e parallèle une fois la souveraineté québécoise réalisée, nous nous interrogeons sur la crainte que vous nourrissez en tant que minoritaire.Aucune loi québécoise ne retire et ne retirera de droits fondamentaux aux anglophones du Québec, qui depuis deux siècles participent à la vie québécoise.Il y eu certes perte d'hégémonie anglo-saxonne dans les domaines socio-économiques et politiques, mais ce transfert d'influence s'est toujours effectué dans le respect de vos droits, à l'exception de la langue d'affichage qui se veut la vitrine de la réalité.Votre troisième argument porte sur le caractère globalisateur du terme québécois que nous utiliserions à outrance par rapport à la communauté anglaise du Québec.La définition que vous en faites nous apparaît restrictive et erronée puisque pour vous être québécois signifie être souverainiste.Or, un Québécois pour nous est un individu habitant le Québec et qui a à coeur les intérêts du Québec.L'origine ethnique, le choix du régime ou du système dans lequel le Québec se doit d'évoluer n'ont donc rien à voir avec la définition du mot «Québécois».Toujours animé par votre esprit démocratique, vous déplorez que par suite d'un référendum gagné par les souverainistes.«il est impensable que, indépendant, le Québec permettrait un autre référendum sur le retour au fédéralisme.» sous prétexte que les souverainistes ne lâcheront pas prise tant que le Québec ne sera pas un pays.S'il est vrai que nous sommes tenaces pour atteindre notre but, il est aussi vrai qu'une fois notre projet réalisé, le Québec souverain aura droit lui aussi à au moins 125 ans pour démontrer sa viabilité.Vous mentionnez également dans votre argument «deux poids, deux mesures» que le Canada anglais a bien changé depuis la déportation des Acadicns et les restrictions scolaires au Manitoba ou en Ontario au début du siècle.Pourtant, les derniers propos de M.Getty sur le bilinguisme officiel ou la politique linguistique défendue par le Reform Party ne peuvent que nous laisser perplexes.Entendons-nous, ces idées n'annoncent pas une nouvelle déportation, mais elles démontrent nettement le sentiment antifrançais qui encore aujourd'hui règne dans le reste du Canada où 60% des Canadiens français de souche perdent leur langue après trois générations, faute d'aide des différents paliers de gouvernement.Vous concluez alors votre article en faisant une profession de foi envers le fédéralisme dont la dynamique saurait mieux protéger selon vous les libertés publiques que l'uni-tarisme national.11 nous apparaît nécessaire de vous rappeler que le fédéralisme ne garantit en rien le respect des droits publics, puisque l'URSS, bien qu'elle ait été une fédération, ne respectait en rien les libertés individuelles.Et bien que des enquêtes aient pu démontrer des abus dans les années 70, il n'est pas juste de laisser entendre que le pouvoir judiciaire ne serait pas intervenu dans un pays unitaire pour dénoncer des atteintes aux libertés.Le statut particulier Mais ce qui nous aura le plus touché dans votre article, c'est sûrement l'amertume que vous ressentez face à ce dénouement qui pourrait vous amener à la fin d'un réve et à un dur échec.Installé depuis 30 ans au Québec vous dites avoir «.cru (naïvement) que le fait pour un Ontaricn de venir (.) travailler en milieu francophone avait quelque valeur microscopique dans l'établissement de bonnes relations entre nos deux communautés».Détrompez-vous, votre croyance n'était pas naïve, vous avez plutôt été trahi par vos pairs qui n'ont pas su suivre votre exemple.lamais le Canada anglais n'a accepté et n'acceptera le statut particulier que vous seriez prêt à lui reconnaître: le Canada anglais refuse votre vision.Quelques Québécois l'avaient compris dans les années 60, une majorité est prête, maintenant, à leur donner raison, par suite des nombreuses débâcles constitutionnelles.Ne nous en voulez donc pas si prochainement nous quittons ce système et vous proposons de faire partie de ce pays rêvé.I m Les problèmes des libéraux es libéraux de Jean Chrétien sont ressortis de leur congrès biennal convaincus que l'avenir leur appartient.Est-ce si sûr?Ils mènent dans les sondages à travers le Canada, certes.Cela n'a rien d'étonnant, compte tenu de l'impopularité abyssale du gouvernement Mulroney, encore qu'il faille noter que ce n'est pas le PLC, mais surtout le Reform Party et le Bloc québécois qui ont bénéficié de la désaffection envers le gouvernement.Que l'opposition officielle ne soit plus, aux yeux d'un nombre grandissant de Canadiens, la solution de rechange à un gouvernement impopulaire est un phénomène qui devrait inquiéter sérieusement les libéraux.: - Ces derniers ont d'autres handicaps: d'abord, le trou noir du Québec, où ils ne font pas mauvaise figure dans les sondages, mais où aucun comté ne leur est acquis, même pas le comté de Saint-Maurice qui a permis à lean Chrétien de faire carrière à Ottawa pendant un quart de siècle; les seuls comtés où le PLC peut garder espoir sont les comtés à majorité anglophone.D'où, évidemment, ses tentatives désespérées pour se refaire une image aux yeux du Québec francophone.C'est une nécessité politique \u2014- tout parti dit «national» doit avoir une représentation au Québec \u2014, aussi bien que mathématique: le Québec est le plus gros réservoir de sièges après l'Ontario, et le PLC n'est pas assez populaire dans l'Ouest pour combler ses manques au Québec.(C'est le NPD, mieux implanté dans les Prairies et en Colombie- Britannique, qui risque de bénéficier le plus de la montée du Reform.) L'autre handicap du PLC, c'est son chef.Un chef peut toujours changer d'idée \u2014 à preuve, les louvoiements de M.Chrétien sur la question constitutionnelle \u2014, mais il ne peut se changer lui-même.M.Chrétien n'est pas moins sincère,.ni moins intelligent, que la moyenne des politiciens.Il a en tout cas de l'expérience, de l'instinct, du courage.Hélas, il a un problème insurmontable: il ne peut pas exprimer sa pensée convenablement ni en français, ni en anglais, et il confond constamment les niveaux de langage; ses interventions sont truffées d'expressions trop familières qui, même dans le contexte assez informel de la politique nord-américaine, détonnent singulièrement dans la bouche d'un chef de parti.Or, la langue est l'outil par excellence des politiciens: sans un minimum d'aisance linguistique, un leader politique est dans la situation d'un menuisier incapable de manier une scie.M.Chrétien pourra virer capot tant qu'il voudra, se mettre à l'heure du «fédéralisme renouvelé» et chanter les louanges de la «société* distincte», cela sera peine perdue: les Québécois ne supportent pas l'image caricaturale qu'il leur renvoie.M.Chrétien a aussi un problème d'image au Canada anglais.Le politicien coloré, ses envolées sentimentales sur le Beau Grand Canada et son divertissant numéro de «pea soup», tout cela* Flassait bien quand lean Chrétien n'était que * 'homme à tout faire de Pierre Trudeau; mais on \u2022 n'arrive pas à le voir en «numéro un», en suprême ambassadeur du pays à l'étranger.* * * Les libéraux ont au moins un atout: leur parti donne toutes les apparences de l'unité, ce qui constitue un net progrès par rapport l'ère fratricide qui a précédé.Mais cette apparence d'unité est largement due au flou artistique qui enveloppe le programme du parti.Exemple: le libre-échange avec les États-Unis.L'establishment du parti est en faveur du.libre-échange, mais le parti est profondément divisé la-dessus.À la base, nombre de militants -sont contre, et d'autant plus que ses effets à court.» terme, conjugués au choc de la récession, sont in- .\\enablement négatifs.Non seulement le PLC a-t-il axé toute sa campagne électorale de 1988 con- .tre l'accord négocié par le gouvernement Mulroney, mais il est évident qu'une forte partie de son électorat refusera toujours de payer le prix asso-^ cié au libre-change.M.Chrétien est allé dans le sens du vénC.f-mais en cultivant l'équivoque.11 affirmé que sitôt élu, il ira voir le prési-; '.dent des États-Unis pour renégocier les termes de\" l'accord.C'est là une victoire pour les adversaires du libre-échange, mais c'est aussi une victoire pour ses partisans: M.Chrétien aurait pu dire, comme John Turner ou Sheila Copps, que sitôt élu, il «déchirerait» l'entente.L'idée de la rêne- * gocier est, dans le contexte, un projet plutôt modéré.d'autant plus qu'il est infiniment probable que la petite visite de M.Chrétien à Washington, tournerait en queue de poisson.Comme le signalait récemment le columnist du Globe and Mail Jeffrey Simpson, deux scénarios sont à prévoir: soit que le président américain tape gentiment dans le dos du petit cousin canadien en lui disant de repasser plus tard, soit que le président américain lui dise: «Vous voulez revoir l'accord, cher ami?Mais ; bravo! Nous avons justement nous-mêmes quelques griefs concernant vos politiques culturelles protectionnistes, vos subventions au développement régional.».Auquel cas Jean Chrétien s'en retournera Gros-Jean comme devant.Autre exemple: le GATT.Le parti libéral, réticent devant les accords bilatéraux, se prétend en faveur du libre-échange «multilatéral».Mais la semaine dernière, M.Chrétien accueillait avec .effusion les agriculteurs venus manifester à Otta: wa contre l'éventualité que le GATT mette un terme aux subventions et aux offices de mise en marché qui entravent l'importation.Ce qui faisait dire à Jeffrey Simpson que «les libéraux sont de grands partisans du GATT \u2014 à condition qu'il n'agisse pas.» » * * Sur la gestion interne toutefois, le congrès du PLC a été aussi clair que ferme, et il en était grand temps.En donnant aux autorités du parti le mandat de mettre un terme au recrutement de «membres instantanés» lors des congrès de leadership, et au noyautage de groupes de pression, les libéraux n'ont pas seulement préservé l'intégrité de leur parti, ils ont rendu service à la démocratie.r_ i s LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 27 FÉVRIER 1992 I i> Denis La voie\t\u2022\t\t fr l'heure du libre échange, alors qu'on sait qu'il y a de nombreuses contraintes à l'exercice des professions d'une ! province a l'autre, il est heureux d'apprendre que, depuis janvier 1992, tout architecte qualifié peut exercer sa profession d'un océan à l'autre.C'est ce que nous apprend l'Ordre des architectes du Québec qui a signé un accord de réciprocité avec les autres associations provinciales d'architecture lors d'une rencontre du Comité canadien des conseil d'architecture.Il y aura maintenant mise en place d'un Conseil canadien de certification en architecture et on prévoit harmoniser les différentes réglementations provinciales.Le débat constitutionnel se poursuivra jusqu'à la Chambre de commerce d'Anjou qui, le mercredi 4 mars, accueillera à sa tribune le ministre des Affaires constitutionnelles, Joe Clark.Nul besoin de met-Joe tre un thème à Clark son allocution qui portera sur le menu constitutionnel, sans aucun doute.Cocktail à 17 h 30, souper à 18 h 30.Le tout aura lieu au Centre des congrès Renaissance, 7550, boulevard Hen-rj-Bourassa Est, Anjou.Prix: 45 $.Renseignements: 351-8111.\u2022 Les féministes ont décidé de s'attaquer au problème qui affecte certaines femmes \u2014 celles qui vivent de l'aide sociale \u2014 qui sont durement touchées par les coupures qu'elles subissent par suite des réformes de l'aide sociale.Ce sont les femmes qui en sojit le plus affectées, jusque dans leur rôle de mère et de soutien de famille.On a accouché d'un beau document de rélcxion qui, comme sont sous-titre l'indique, se veut un appel à la solidarité.Monique Hamelin, du Conseil du statut de la femme, Myriam Raymond, du Fonds d'action et d'éducation juridique pour les femmes, et des intervenantes auprès des personnes assistées sociales comme Gisèle Amplcman.JocelyneMartineau, Louise Leboeuf et les membres du Regroupement des femmes sans emploi du nord de Québec, |.: participaient au lancement d'un guide critique «pour analyser \\ avec une lunette féministe les \\l * enjeux et effets spécifiques pour I; 1 lés femmes de la nouvelle loi sur ' : la ^sécurité du revenu».Rensei-|;-ghfcments: Relais-femmes, 1265, \\ rue Berri, bureau 810, Montréal (Québec).H2L 4X4.Tél.(514) !\u2022: 844-4509.La Fédération de l'informatique du Québec lance un dernier avis aux firmes intéressées à s'inscrire au concours des OCTAS, qui vise à couronner les réalisations québécoises exceptionnelles dans le domaine des technologies de l'information, à : J.Guillevin-:wood I soumettre leur candidature d'ici ; le 6 mars.Les catégories offertes \"sont: organisation, innovation.çnt 7.4, technologie, relève et réussite internationale.Les gagnants seront connus lors d'un gala qui se déroulera le 6 juin sous la présidence d'honneur de Jeannine Guillcvin-Wood, présidente du conseil et chef de la direction de Guillevin international.Première campagne de financement du Refuge des jeunes, seul centre d'accueil de nuit et de référence pour les jeunes hommes sans abn et itinérants de 18 à 24 ans.Menée par le chanteur Dan Bigras, la campagne vise à amasser 75 000$.Présent au récent Salon «Carrière et profession», cet organisme promènera un stand d'information dans les collèges et universités ainsi que dans des places d'affaires pour sensibiliser ces milieux à la réalité des jeunes sans foyer et solliciter leur appui en se procurant le macaron du «dollar de la solidarité».Cet hébergement de nuit, situé au sous-sol de l'église Saint-Louis-de-France, ouvre ses portes à 18 h.Toutes les contributions, y compris de la nourriture non périssable, sera acceptée.Renseignements: Refuge des jeunes, 3767, rue Berri, Montréal (Québec), H2L 4G7.Tél.849-4221.Le vice-président de la société 1TN, fournisseur de services interurbains, Steve Pinkus, a fait don de 10 000$ à l'Hôpital de Montréal pour enfants.C'était dans le cadre d'un dîner des célébrités, dont ITN était le principal commanditaire, que ce don a été remis entre les mains du président de la Fondation de l'Hôpital de Montréal pour enfants, Jim Morton.Steve Pinkus Formation d'un groupe de travail chargé de réaliser un répertoire des artistes issus des communautés ethniques et autochtones du Québec.Ce groupe est coprésidé par le comédien-chanteur Daniel Do ( Passe-Partout et Chambres en ville) et Lise Lenden.chargé de projet à l'Institut québécois du cinéma.Le répertoire, commandé par le Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR) sera lancé en avril, lors de la semaine interculturelle nationale.Renseignements: CRARR, 3465, chemin de la Côte-des-Neiges, bureau 801, Montréal (Québec), H3H 1T7.Tél.(514 ) 939-3342.Jean-Marc Brunet Présente dans 71 pays, 536 universités et comptant 70 000 membres, l'Association des étudiants en scien-c e s économiques et commerciales, instituée au Canada à l'initiative de Charles Bronfman, est particulièrement active 1#UQAM.La section de cette université se propose de rendre un hommage tout particulier aux hommes d'affaires Jean-Marc Brunet, président de Le Naturiste 1MB inc., et Serge Saucier, président de Raymond, Chabot, &cv publicité québécoise primée Se présentant comme *la plus grande agence québécoise de marketing et de communication d'entreprise à entreprise», Communications Soleil a remporté cinq distinctions lors du récent gala des Prix Mobius de la publicité qui s'est déroulé à Chicago.C'est la seule agence québécoise à s'être distinguée à ce concours ou elle a raflé deux premiers prix pour des pièces graphiques ayant servi à des envois postaux pour promouvoir les produits Dom-tar, et trois deuxièmes prix de créativité.Posent fièrement devant l'un des trophées, dans l'ordre habituel: J.W.Anderson, président du Mobius Advertising Awards, Isabelle Paquln, directrice de la création graphique, et Marie Manseau, vice-présidente, directrice générale de l'exploitation, toutes deux de Communications Soleil.tes militaires et ie ssoe Voulant marquer dignement les célébrations du 350e anniversaire de Montréal, les unités de la milice de Montréal ont convié le ministre de la Défense nationale, Marcel Masse, à un dîner militaire.Se sont donc retrouvés devant la caméra, dans l'ordre habituel: le commandant du secteur de l'Est de la milice, le brigadier-général Jean-Luc Bombardier; Patrick Kenniff, président du comité organisateur des Fêtes; le lieutenant-colonel Marc Préfontaine, commandant du Régiment de M ai son neuve; le ministre Marcel Masse; le lieutenant-général James C.Cervals, commandant de la Force mobile et le ministre des Transports et ministre responsable de l'île de Montréal, Jean Corbeil.Martin, Paré lors d'une soirée hommage.Elle vise à souligner l'initiative, le travail et l'acharnement de ceux et celles qui ont permis au Québec d'être un partenaire économique de premiere place sur la scène nationale et internationale.Cette soirée aura lieu le 29 février, à 18 h, à l'hôtel Bonaventure Hilton de Montréal, et mettra en vedette André Cagnon.Prix: 180$.Renseignements: Soirée hommage 1992, 4875, Gaétan Boucher, Saint-Gubert (Québec) J3Y 5W8.Tél.(514)676-3962.Concours de photographies ouvert au grand public et ayant pour thème : « Le développement rural, une responsabilité de premier ordre».11 s'agit d'une initiative de l'Ordre des agronomes du Québec qui veut ainsi sensibiliser la population à la revitalisation du milieu rural.Renseignements: Concours de photographie 1992, Ordre des agronomes du Québec, 1259, rue Berri, bureau 710, Montréal (Québec), H2L 4C7.La galerie Port-Maurice de Saint-Léonard invite les artistes professionels qui travaillent dans le domaine des arts visuels à soumettre leur candidature pour exposer leurs oeuvres dans cette institution municipale.Faire parvenir des diapositives à Galerie Port-Maurice, 8420, boulevard Lacordaire, Saint-Léonard (Québec), H1R 3B1.Tél.328-8585.C'est sous le haut patronage de la ministre des Affaires cul-turelles Liza Frulla-Hêbert, et la présidence d'honneur de Jean-Guy René, président-directeur général de la Société d'énergie de la Baie lames et Lyse René, que Jean-Guy se tiendra le di- Rene ner-dansant du Concours de musique du Québec le vendredi 10 avril, à 19 h 30, à l'hôtel Quatre Saisons de Montréal.Pour l'occasion, les deux jeunes pianistes, frère et soeur, Wonny et Angel Sung, qui ont déjà remporté des bourses, interpréteront le Carnaval des animaux de Saint-Saëns.Notons que ce «concours» vise justement à encourager, motiver et stimuler les jeunes talents.Prix: 200$.Renseignements: Concours de musique du Québec, 5792, rue Wilderton, Montréal (Québec), H3S 2K7.Tél.(514) 735-8926.Dîner dansant au profit du Musée Marcil de Saint-Lambert, devant avoir lieu le vendredi 1er mai, à l'hôtel Hilton Bonaventure de Montréal, sous la présidence d'honneur du couple Carole Boivin et C/au- Claude de Boivin, ce Boivin dernier étant président et chef de l'exploitation à Hydro Québec.Billets: 150$.Renseignements: Musée Marcil, 349, Riverside Drive, Saint-Lambert (Québec), |4P 1A8.Tél.671-3098.T f : .Y ./ V':/- Bourses cr cfeujc scuipteurs Profitant de son gala annuel, le Cercle des 100 Associés de l'hôtel Quatre Saisons remet-: -tait deux bourses d'une valeur de 2500 $ à deux jeunes sculpteurs sélectionnés par un jury présidé par la conservatrice d'art contemporain du Musée des beaux-arts de Montréal, Yolande Racine.Dans l'ordre habituel: le directeur général de l'hôtel Quatre Saisons, Kun-.po W.Fasel; Loralne Oades et Marc Larochelle, boursiers, et Lulgi Llberatore, président ; nti m Allvrto Tit PiAnci Et>wAim C'Ivirloltftown.k-cki Prince tdward v / Vf Hôtels et Villégiatures El Canadien Pacifique Tarifs sujets a ta c*sponi)lrté Dartres conditions peuvent être appOoMes Un montait de 20 $ par ctumbre p.rr nuit sera crédite pfjur vos dépenses de nourriture et de consommations è INMetâ la < \u2022 tors di?votre dep%ut.Celte offre n'a aucumr v.a-ur monei.we \u2022Le faux est val»*.' pour k> fnidl uju.nd le sejoui hdul h' vitxIredL et pour le dÉmancfie.quand le s^-tour txlut h \u2022 samedi êh-;-*-^- Chah au Haiiiax H»iiif.i\\ t *H «-Y \u2022 ' PRIX TOUTES TAXES INCLUSES Admission générale.8 S Étudiants et âge d'or.6 $ Enfants de moins de 12 ans.3 S X LA PRESSE, MONTREAL.JEUDI 27 FÉVRIER 1992 Après avoir pris des allures de roman-savon, le voyage des jeunes pee-wee ukrainiens se terminera demain Presse Canadienne bien fier de rcmnnrter là trnimni mt* Ç.tn PiV^r.iïni r^noncihl»-» mm» lui mtrnlt-AltA AU «Or ïr* QUÉBEC u lin dépit de l'opposition farouche de leur entraîneur Ivan Pravi-lov.les jeunes joueurs pee-wee de l'Ukraine qui ont participé au tournoi de Québec devaient quitter cette ville ce matin à destination de Montréal.Dans la métropole, ils seront pris en charge par la communauté ukrainienne locale.Et à moins d'un revirement de situation, ils s'envoleront pour Kharkov demain.Voila ce qui est ressorti d'une conference de presse tenue hier à Québec.Les acteurs présents à cette rencontre avec les médias de Quebec étaient nombreux: Christine Gillard (marraine de l'équipe).Alex Legaré (président du Tournoi pee-wee), Ivan Pravilov (entraîneur).Nadia Verty-Cech-mistro (présidente de l'Entraide ukrainienne de Montréal) et deux interprètes.«Que les entraîneurs veuillent rester au Canada, ce n'est pas notre problème.Nous, tout ce qu'on veut, c'est que les jeunes retournent dans leur pays vendredi en toute sécurité», ont été les premiers commentaires du président Legaré.Ivan Pravilov réclamait depuis deux jours une rencontre avec Mme Verty-Cechmistro.Il a eu la chance de lui parler, hier, mais en présence des journalistes.La conference de presse a alors pris des allures de roman-savon.«M.Pravilov ne m'a pas paru Autobus Auger obtient un sursis d'un an CAMILLE BEAULIEU collaboration spéciale ROU) \\ SORANDA ¦ La Commission des transports du Québec ( CTQ ) et de nombreuses municipalités, MRC, Conseil régional de développement, chambres de commerce, etc.qui veulent voir un même transporteur assurer le service d'autobus sur les lignes intra et interrégionales en Abitibi-Témiscamingue rongeront leur frein pendant encore un an, peut-être même dix-huit mois.Le juge Roger Chouinard de la Cour d'appel du Québec a reconnu, le 19 février dernier, le bien-fonde de certains points de droit d'une requête d'Autobus Auger en opposition à la révocation de son permis Montréal-Rouyn-No-randa via Val d'Or, décidée le 4 février dernier par la CTQ.Cette ouverture de la Cour d'appel suspend la revocation de permis qui devait prendre effet vendredi prochain, et impose le statu quo jusqu'à la décision finale 4es juges.Auger continuera d'assurer la liaison Rouyn-Montréal, Autobus Norouest celle de 6 des 7 lignes iintra-régionalcs, et Autobus Bouchard de Québec, de faire la navette Val d'Or-Chibougamau.; La compagnie Auger vient en conséquence d'annuler une trentaine de préavis de licenciements pour le 28 février prochain parmi ses chauffeurs d'Abitibi-Témisca-mingue.«Nous en appelions en raison de la sévérité de la décision de la CTQ, un précédent au Québec», expliquait hier le directeur des relations publiques chez Autobus Auger, M.Michel Du-puis.Le transporteur digérerait'mal qu'un concurrent obtienne maintenant sans débours le permis Montréal-Rouyn qu'elle a acheté de Voyageur en avril 1989.Auger ; évalue à 8 millions ses pertes à la suite de deux années d'avatars en Abhibi-Témiscamingue: achat du réseau régional ( 700 000$ ); autobus neufs (4 millions), déficit d'opérations (2 millions), et obligations résiduelles auprès de Voyageur ( 1,2 million ).; La CTQ ne peut donc plus trancher entre les trois candidates sur les rangs: Autobus Norouest inc., Lai Coopérative de transport par autobus de rAbitibi-Témiscamin-gue (CTAAT), et Autobus Ma-héux Ltée pour obtenir le permis d'opérer toutes les lignes régiona-\u2022 les (sauf Chibougamau), plus la liaison avec Montréal.Elle devra cependant tenter de débrouiller l'imbroglio inconfortable d'Autobus Norouest qui se retrouve gros lean comme devant avec un permis temporaire valide jusqu'au 14 novembre prochain.« La CTQ va tenir des audiences à une date encore indéterminée, nous attendons les développements.» commentait hier l'adjoint au président, M.Roland Leblanc.Mince consolation pour Paul Carter, président de Norouest, confronté au défi de rentabiliser un réseau intra-régional avec lequel Auger essuyait une perte annuelle de 1,5 million.Sans garanties non plus sur l'avenir des opérations de sa compagnie.«On peut prouver à n'importe qui que nous sommes déjà rentables après «i peine 6 mois d'opérations.» Alors que le permis temporaire lui interdit l'accès des institutions prêteuses pour renouveler sa flotte de véhicules.La plupart des autobus de Norouest sont actuellement loués à la compagnie Lovec du Croupe Auger, dont elles arborent d'ailleurs les couleurs.bien fier de remporter le tournoi.Il m'a même demandé combien j'étais prête à lui donner pour son trophée.|e trouve qu'il dépasse les bornes», a lancé la présidente de l'Entraide ukrainienne de Montreal.Quant à l'entraîneur, il a soutenu que cette histoire était le résultat d'un conflit de personnalité entre lui et Mme Christine Gillard.la marraine de son équipe à Quebec durant le tournoi pee-wee.Pravilov a répète son intention de se rendre à Toronto afin de participer à un tournoi à Richmond Hill du 13 au 21 mars.Selon lui, l'équipe de Kharkov désire séjourner au pays jusqu'au 21 mars.Le problème, c'est qu'ils n'ont plus un sous en poche.«On a été invité à Richmond Hill et ils sont prêts à nous recevoir tout de suite.Tout était supposé être réglé et voilà que j'apprends lundi, qu'il n'y a rien de résolu.Mais là, je veux rencontrer les jeunes et savoir s'ils sont intéressés à aller à Toronto.Si oui, on part», a précisé Pravilov.À Toronto, un responsable du tournoi, a confirmé que l'équipe ukrainienne avait été invitée.«Nous avons invité l'équipe de Kharkov car leurs responsables nous avaient dit qu'ils seraient à Toronto pendant la semaine de notre tournoi.Alors tant qu'à être dans le coin, aussi bien venir faire un tour chez nous.C'est l'unique raison pour laquelle nous les avons invités», a expli- que Sam Ciccolini, responsable du hockey mineur dans la région métropolitaine de Toronto.« Nous sommes prêts à nous occuper d'eux pour la durée du tournoi.Mais il n'est pas prévu qu'on paie leur transport jusqu'à Toronto.Pour ce qui est des deux semaines d'attente, on n'a rien à voir dans cela.Il est totalement faux de croire que nous nous sommes engagés à payer pour eux avant le tournoi», a-t-il précisé.Par ailleurs, au cours d'une entrevue accordée à un quotidien québécois, l'entraîneur Pravilov a déclaré que toute cette controverse «dépasse la fiction».«Ce sont des accusations gratuites, a-t-il lancé à l'endroit des familles d'accueil qui ont laissé entendre qu'il pourrait y avoir eu détournement de fonds ou des attouchements sur ses joueurs.On ne lance pas des choses en l'air comme cela.On doit détenir des preuves.Quelqu'un fabule.Ça n'a aucun sens.On dirait que je me retrouve dans un autre monde».«Il s'agit d'une situation absurde, le n'ai rien fait pour qu'on me traite de la sorte.Ai-je volé?Ai-je fait du vandalisme?Est-ce que les jeunes ont causé du trouble?Pas du tout.|e trouve que ça sent la bêtise et qu'une personne cherche à se faire un nom.Les gens qui lancent ces histoires sont bêtes.» Selon lui.la marraine de l'équipe Christine Gillard voulait s'occuper de tout lors de leur passage à Québec.«Tout doit passer par moi», lui aurait-elle dit.«Or.je lui faisais entièrement confiance.Sauf que je n'ai vu aucune coordination.«Mme Christine savait qu'on désirait aller disputer un tournoi de hockey à Richmond Hill au mois de mars.Mais elle a décidé qu'on retournerait en Ukraine le 28.Qui est-elle et sur quoi se base-t-elle pour prendre cette décision?», a lancé Pravilov.Pour ce qui est du détournement d'argent, son explication est la suivante.Pour venir au tournoi pee-wee.il en coûtait quelque chose comme 1 million de roubles au groupe.Le compte en banque n'en comptait que 300 000.«Pour trouver les 700 000 roubles manquants, j'ai fait la tournée des compagnies.Une firme d'Ukraine (Smith Donetsk) a bien voulu nous aider, mais à une condition: qu'on revienne à la maison avec 10 000$ en devises américaines.|e n'ai pas l'habitude de quêter de l'argent, mais si je n'avais pas accepté ce marché, les jeunes ne seraient pas venus au tournoi pee-wee.» « |e ne suis pas ici pour moi, a-t-il ajouté.|e voulais que les jeunes vivent une expérience unique et inoubliable.Et je crois que ce fut le cas.Ça fait six ans que je travaille avec eux.|e les connais.Personne ne peut mieux prendre soin de ces enfants-là que moi.Demandez aux deux personnes qui m'accompagnent (le médecin et un envoyé de la télévision ukrainienne) s'ils ont vu quelque chose de bizarre».\u2022 - ¦i .Cl) Le Dr Jacobson a reconnu hier, avoir inséminé des patientes avec son propre sperme.PH0T0 Le Dr Jacobson ne voyait rien de mal à utiliser son sperme Agence trance-Presse ALEXANDRIA.Liais-Unis ¦ Le docteur Cecil Jacobson, ce gynécologue qui subit son procès depuis plus de deux semaines pour fraudes et utilisation de son propre sperme pour féconder des patientes, a reconnu hier qu'il l'avait fait «en de rares circonstances», tout en disant que cela n'avait rien d'anormal.«Au départ, je l'ai fait parce que le donneur n'était pas venu et que nous avions une patiente prête pour l'insémination», a déclaré le médecin.Interrogé pour savoir s'il y avait quelque chose de «mal» dans cette pratique, le Dr lacobson a répondu: «Absolument pas, sans quoi je ne l'aurais pas fait».Le médecin, qui est interdit de pratique médicale depuis 1989, est également accusé d'avoir administré des hormones à des femmes atteintes de stérilité pour leur faire croire qu'elles étaient enceintes.«Vous ne faites jamais croire à une grossesse qui n'existe pas.C'est le genre de choses avec lesquelles vous êtes sûr d'être détruit», a-t-il plaidé.» Au début du procès, plusieurs femmes avaient témoigné que le Dr lacobson leur avait assuré dans un premier temps qu'elles étaient enceintes, echographies à l'appui, avant de leur affirmer que leur grossesse avait échoué et que leur corps avait résorbé le foetus.«Nous avons eu des patientes à qui cela est arrivé», a affirmé le gynécologue.LE LANCEMENT DU NOUVEAU VlSTA 100 SUSCITE UN INTÉRÊT IMMÉDIAT DANS LA POPULATION.Les consommateurs sont unanimes: le nouvel appareil Vista 100 simplifie la vie.Avec sa gamme étendue de fonctions, il répond aux besoins d'aujourd'hui.Son voyant lumineux s'allume quand une autre personne utilise la ligne, il garde en mémoire vos numéros importants, donne la date et l'heure.De plus, il affiche le numéro composé, vous évitant ainsi toute erreur de composition.Surprise alors qu'elle montrait à une amie son tout nouveau Vista, une jeune femme n'a pu contenir son enthousiasme: «Voilà le téléphone qu'il me fallait: simple, pratique, polyvalent!» Simple, polyvalent, économique, le Vista 100 multiplie les conquêtes.Complet sans être compliqué Tous les utilisateurs en arrivent à la même conclusion: si le Vista 100 est aussi populaire, c'est qu'il est simple à utiliser.«Avec la fenêtre d'affichage, dit un mordu, je sais où je m'en vais.Elle me donne la marche A suivre pour régler la sonnerie et garder en mémoire des numéros.En d'autres termes, je personnalise mon Vista.»» Le téléphone de l'avenir En plus de ses qualités propres, le Vista simplifie l'utilisation de certains services téléphoniques qui vous sont offerts par abonnement.Avec sa fenêtre d'affichage, par exemple, le Vista s'adapte merveilleusement bien au service de l'Afficheur.De plus, comme nous l'a fait remarquer un homme séduit par ce nouveau produit;, «grâce à la touche LiaisonM(, la conférence à trois et l'appel en attente se font simplement»».Les consommateurs avisés louent le Vista Offert en location à un prix abordable dans toutes les Téléboutiques Bell, le Vista 100 multiplie les conquêtes.«Avec le service d'entretien efficace de Bell, nous confiait un nouvel utilisateur, j'ai l'esprit tranquille.»» Venue admirer la petite merveille, sa soeur est restée bouche bée en apprenant que le Vista 100 ne coûte que 4,75$ par mois pour le premier appareil et 3,95$ par mois pour les appareils Vista suivants.Elle nous disait qu'à ce prix-là, elle était «bien tentée de prendre deux Vista: un pour moi, un autre pour mon mari».' L'appareil Visu fonctionne exclusivement avec le service Touch-Tone offert à 2,55$ par mois.Certains Services téléphoniques spécifiques et Services de gestion des appels ne sont pas encore offerts partout.Pour connaître les services offerts dans votre secteur et vous y abonner, communique.» avec le Service à la clientèle ou passez à la Tclcboutiquc Bell.Il peut y avoir des frais d'administration à l'abonnement.Passez chercher VOTRE VlSTA 100 À Lsl TÉLÈBOUllQUE bell.Montréal Les Galeries Dupuis 1475, rue Saint-Hubert Place Alcxis-Nihon 1500.rue Atwater Plaza Côte-des-Nciges 6700.Côtc-des-Neigc lour Jean-Talon 600, rue Jean-Talon Est Montréal-Nord Place Henri-Bourassa 6000, boul.I lenri-Bourassa Est Anjou Les Galeries d'Anjou 7999, boul.Les Galeries d'Anjou LaSalle Carrefour Angrignon 7077, boul.Newman Saint-Laurent Place Vertu 3131, Côte Vertu Ville Mont-Royal Centre Rockland 2305, Chemin Rockland Laval Carrefour Uval 3035, boul.Le Carrefour Centre Laval 1600, boul.Le Corbusicr Longucuil Plate Longueuil 825, boul.Saint-Laurent Ouest P.cloeil 187.rue Vcrchcres Brossard Mail Champlain 2150, boul.Lapinièrc Saint-Bruno Les Promenades Saint-Bruno I, boul.Les Promenades Dollard-Dcs-Ormeaux Les Galeries des Sources 3233, boul.des Sources Pointe-Claire Centre Fairview 6801, route Transcanadienne Ouest Roscmêre Place Roscmère \u2022101, boul.Libelle Saint-Jean Carrefour Richelieu 600, rue Pierre-Caisse Saint-Jérôme Carrefour du Nord 900.boul.Grignon Joliettc Place de Lanaudière 481.rue de Lanaudière Vallcyfield 75, rue Maden Bell des gens de parole' T T i \u2022 i 4Al Kl t t i* «¦«4.4*."]
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