La presse, 28 février 1992, Cahier A
[" ALBERT NIPON Une griffe qui vous surprendra vu 7050 JEAN-TALON, EST PRÈS DES GALERIES D'ANJOU 352-1010 AUTOMOBILES depuis 1952 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE I 0 NT R ÉAL 350' 544i,ST-HUBERT .274-5471 Aujourd'hui: Nébulosité croissante, puis neige Minimum \u2022 16* Maximum \u2022 7° Demain: Partiellement ensoleillé, venteux et froid MONTRÉAL, VENDREDI 28 FÉVRIER 1992 108e ANNÉE N° 127 60 PAGES, 4 CAHIERS DETAILS CAHIER SPORTS lies de La Madeleine : 1.00 se* Taxes en sus Aujourd'hui \"; 4 CASTOR HOLDINGS La société Castor Holdings, qui a notamment financé la construction du Centre Eaton, réclame la protection de la Loi sur les faillites.A3 RIO Le président de la RIO affirme que son organisme a respecté les règlements qui prévalaient avant 1985 dans le choix de ses ingénieurs.A8 DÉPENSES En dépit du programme d'austérité annoncé par Ottawa, les crédits alloués à la plupat des ministères fédéraux augmenteront cette année.C4 OXYGENE Isolé au milieu de la vaste plaine du Saint-Laurent, le mont Saint-Hilai-re, par sa beauté et sa richesse f au-nique, vaut certes le déplacement.Sommaire Annonces classées immobilier.B10 à B12, C11 marchandises.C11 emplois.C12 automobiles.C15, C14 propositions d'affaires.B9 Arts et spectacles informations.C1 à C10 ciné-horaires.C8, C9 télé-horaires.C10 télévision.C6 Bandes dessinées.B11 Bridge.C14 Décès.CI 5 Économie.B1, B4à B9 Éditorial.B2 Étes-vous observateur?.B10 Feuilleton.C12 Horoscope.B12 Le monde.A12, A13 Loteries \u2014 résultats:.A9 Mots croisés.C13 «Mot mystère».C13 Des doutes planent sur I1 indépendance de la Commission de l'immigration Si Dés fb%r oumur ïfitâ Zftm Ptrc4 Cp&tr RICHARD HÉTU n avocat montréalais a obtenu des documents au cours des derniers mois qui laissent planer un doute sérieux sur l'indépendance des membres de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié (CISR) vis-à-vis des autorités politiques fédérales.Après avoir étudié les procès-verbaux des conférences téléphoniques des directeurs régionaux du CISR en 1991, Richard Kurland a la conviction qu'Ottawa encou- Le comité recherche encore l'unanimité CILLES PAOUIN du bureau de La Presse OTTAWA Après avoir passé une partie de la nuit à négocier dans le but d'en arriver à présenter des recommandations unanimes, les représentants des partis d'opposition et du gouvernement au sein du comité Beaudoin-Dobbie se réuniront de nouveau ce matin pour décider du sort de leur rapport.Pendant une partie de la journée et encore hier soir, les partis s'accusaient l'un et l'autre d'être responsables de la situation.Les conservateurs soupçonnent les libéraux de vouloir «tuer» ce rapport, comme ils ont fait avorter l'Accord du lac Meech, les libéraux soutenant pour leur part que le gouvernement a changé de cap à la dernière minute.Le porte-parole néo-démocrate Lorne Nystrom a déclaré vers 11 h hier soir qu'un progrès important avait été accompli en vue de rapprocher les députés.Il doit cependant consulter l'ensemble du caucus du NPD à 8h ce matin avant de prendre position sur l'ensemble des recommandations.Pour leur part, les députés et sénateurs libéraux étaient toujours réunis à huis clos en fin de soirée pour analyser le texte final du rapport.Le responsable du dossier constitutionnel des libéraux, André Ouellet, a dit qu'il ferait tout en son possible pour conclure un accord, mais il a refusé de s'engager avant de scruter le document de 150 pages.Plus tôt dans la journée le gouvernement avait menacé de passer outre aux revendications de l'opposition pour présenter seul le rapport Beaudoin-Dobbie sur la réforme de la constitution.Les conservateurs ont finalement accepté en début de soirée de poursuivre les négociations avec l'opposition, jugeant qu'il y avait toujours possibilité d'en venir à une entente.Libéraux et néo-démocrates se sont présentés à la réunion à 20h hier en réclamant l'ébauche finale du rapport de 150 pages.Quelques minutes plus tard, ils en res-sortaient afin de se retirer pour discuter chacun de leur côté des derniers amendements apportés au texte.Hier après-midi le chef néo-démocrate Audrey McLaughlin a réclamé en vain un délai de dix jours afin de poursuivre l'étude du document.Mme McLaughlin estimait alors préférable de prolonger les discussions entre les partis que de risquer un nouvel accord éphémère conclu sous pression.«Si les gars veulent faire un autre Lac Meech, oubliez cela.Je veux prendre le temps d'y penser et faire preuve de gros bon sens», a-t-ellc lancé avant de rencontrer le ministre des Affaires constitutionnelles |oe Clark.Devant le refus catégorique du ministre, Mme McLaughlin a réitéré sa requête trois fois à la Chambre des communes pour se buter à la même réponse de M.Clark.Inflexible, M.Clark a dit que le sujet était trop délicat pour prendre de tels risques.Il vaut mieux respecter l'échéance fixée depuis des mois pour ensuite faire face aux prochaines étapes, a-t-il répliqué.À sa sortie de la Chambre, M.Clark a accusé le critique constitutionnel des libéraux André Ouellet de multiplier les obstacles pour des raisons purement partisanes.À son avis, le Parti libéral s'accroche à la question du référendum et s'oppose à l'octroi [ VOIR COMITE EN A 2 rage les membres du tribunal administrant à rejeter un pourcentage déterminé de demandes de statut de réfugié, contrairement à la Loi sur l'immigration.Selon Me Kurland, un passage du procès-verbal de la conférence téléphonique qui s'est déroulée le 8 octobre 1991 est particulièrement clair à ce sujet.On peut y lire que «P.Bourget a suggéré qu'une rencontre avec des représentants clés de l'Immigration pourrait être nécessaire bientôt pour assurer que nous parvenions à atteindre les objectifs qui ont été acceptés par l'Immigration».Pierre Bourget était à cette époque le directeur régional de la CISR à Ottawa.Dix personnes ont participé à la conférence téléphonique du 8 octobre 1991, dont Simon Pérusse, le directeur régional de la CISR à Montréal.La CISR a été mise sur pied en 1989 par le ministère de l'Emploi et de l'Immigration pour traiter les demandes de statut de réfugié.Le gouvernement a toujours soutenu que ce tribunal administratif jouissait d'une indépendance complète.Me Kurland, qui a obtenu les procès-verbaux des conférences téléphoniques des di- A cause d'une cxpÊosËon ! Un incendie a ravagé 20 logements du 1395 et du 1405 rue Kinsgley, hier après-midi à Dorval.Les maisons ont été rendues inhabitables et on estime les pertes à deux millions.Deux personnes, une dame âgée et un pompier, ont été incommodées par la fumée.L'alerte a été déclenchée à 12h47 et ce n'est que vers 18h 15 que les pompiers de Dorval, LaSalle, Montréal-Ouest et Pierrefonds sont venus à bout du sinistre.L'incendie a commencé lorsqu'un véhicule a pris feu dans le stationnement souterrain.Les flammes se sont d'abord propagées aux habitations du 1405, par les murs, avant d'atteindre le grenier.Le brasier s'est ensuite communiqué par le toit aux maisons du 1395.Une quarantaine de personnes ont été évacuées.Elles ont été relogées dans un hôtel de Dorval.Le mauvais temps a rendu le travail des pompiers particulièrement difficile.La tempête faisait rage en début d'après-midi dans l'ouest de l'île.On ignorait hier si l'incendie était d'origine criminelle.photo michel gravel, u presse recteurs régionaux de la CISR en 1991 grâce à la Loi d'accès à l'information, n'en est plus aussi certain.«La CISR est supposée être indépendante et impartiale», a déclaré hier Me Kurland au cours d'un entretien téléphonique.«Mais voilà qu'on apprend qu'un directeur régional indique clairement que des objectifs sont fixés avec le ministère.Qu'est-ce qui arrive maintenant si un revendicateur a une bonne cause mais qu'il tombe à l'extérieur des quotas?» Me Kurland soutient qu'il a déniché des VOIR DOUTES EN A 2 Une brasserie distingue les nègres des Noirs MARIE-FRANCE LÉGER Les clients et les serveurs de la Brasserie 750, située rue Gilford, disent qu'ils ne veulent pas de problèmes avec les Noirs.Et c'est pour ça que, mercredi soir, un serveur a carrément refusé de servir trois clients d'origine africaine sur «ordre du boss».La caméra et le micro de Radio-Canada ont pris la scène sur le vif.Hier soir, un des clients expulsés, Patrice Lumumba Olenga, avait énormément de mal à digérer l'affront.«C'était très clair.Celui qui se disait le gérant nous a fait comprendre qu'il y a deux sortes de Noirs.Les nègres qui font du trouble et les Noirs qui doivent comprendrent quand c'est le temps de sortir.Le racisme ne peut pas être plus clair que ça», a-t-il dit hier soir à La Presse.En fait, depuis quelque temps, la Commission des droits de la personne tient la Brasserie 750 à l'oeil.Elle a déjà ouvert une enquête sur ce qui lui apparaît comme un cas de discrimination.À la brasserie hier soir, serveurs et clients y allaient de leur description du bon et du mauvais Noir, (amais, disait le serveur, je ne mettrais à la porte un Noir qui est accompagné d'une femme.«Mais s'il y a deux ou trois Noirs qui rentrent, on leur check l'allure.Si ça fait dur, on les sert pas.Le boss dit qu'il aime mieux pas avoir de problèmes», a-t-il dit sans dévoiler son identité.Des clients ont mis leur grain de sel en soulignant: «On en a pas contre les Noirs en général.On en a contre ceux qui font du trouble.Comme si un Blanc venait mettre le bordel ici», ont-ils expliqué.Un autre client régulier de l'endroit, avec des airs de gérant, a été plus explicite.Si on se méfie des Noirs, lance-t-il, c'est qu'ils ont commencé à installer leur bureau (La maison interculturelle Safari ) juste à côté de la brasserie en 1990.«Pourquoi ils font ça?Ils veulent tout de nous autres.Us disent qu'on les écoeure en cassant les vitres de leur bureau.On sait pas VOIR NOIRS EN A 2 Le ministère du Revenu lance l'opération « ramassage » des machines vidéo-poker ANDRÉ PEPIN du bureau de La Presse QUËlltlC Les corps policiers, notamment la Sûreté du Québec et la police de la Communauté urbaine de Montréal, vont procéder au cours des prochains mois à des saisies d'appareils de jeux électroniques, communément appelés vidéo-pokers.Québec n'émet plus de permis pour l'exploitation de ces appareils et les policiers agiront au fur et à mesure que les machines deviendront illégales.C'est ce que La Presse a appris hier de source fiable au ministère du Revenu du Québec, responsable des activités de la Régie des loteries et courses.L'opération doit durer un an et elle sera suivie d'une nouvelle réglementation qui permettra au gouvernement du Québec de s'assurer le contrôle complet de cette activité.L'exploitation de ces machines sera confiée à l'entreprise privée et les revenus en- gendrés seront partagés à part égale entre la Régie des loteries, l'exploitant et le parieur.Actuellement, 17 000 machines sont installées dans les bars et autres endroits prévus à cette fin, engloutissant chaque année quelque 500 millions.«Nous allons les 'ramasser' et instaurer ensuite un système semblable à celui du Nouveau-Brunswick, étroitement surveillé par le gouvernement», a déclaré hier soir un responsable du ministère du Revenu, précisant que le ministre de la Sécurité publique, M.Claude Ryan, se montrait sensible à cette question.D'autre part, le directeur de la Sûreté du Québec, M.Robert Lavigne, a confirmé hier en conférence de presse ce qu'il avait déclaré à La Presse la veille: «II faut assurer un meilleur contrôle des appareils vidéo-poker.Nous nous opposons à la formule actuelle, mais il est possible d'en assurer la sécurité selon des normes précises».Le modèle qui sera adopté par Québec permettra l'élimination complète des machines dans les dépanneurs et autres endroits fréquentés par les adolescents De *V_t_ plus, pour éviter que « les pères de familles» y laissent leur paye, l'importance des paris sera limitée, le tout sous la surveillance d'un système informatisé.Certains propriétaires de machines et leurs représentants affirment publiquement que ces machines ne remettent pas d'argent à leurs utilisateurs mais plutôt des parties gratuites.Or, c'est un secret de polichinelle pour ceux qui connaissent le milieu que des sommes importantes sont versées en argent sonnant, mais au gré des propriétaires de machines.«Il arrive qu'une quinte à l'as, par exemple, rapporte jusqu'à 2500$ au parieur.Un tel montant n'est pas souvent versé, mais le parieur compulsif est tenté par le hasard.C'est ce que nous voulons éliminer», fait-on savoir au ministère du Revenu, précisant que les revenus des vidéo-pokers seront forcément moins élevés avec la nouvelle réglementation.«Au moins, le contrôle sera plus sévère et les parieurs, qui devront être des adultes, sauront exactement à quoi s'en tenir.» Les descentes vont se multiplier au cours VOIR OPÉRATION EN A 2 -1 A2 \u2022 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 28 FEVRIER 1992 SAMEDI DANS LA PRESSE SALON DE L'HABITATION : Le Salon national de l'habitation 1992, dont les porte-parole attitrés sont Dominique Michel et Robert Dubois, se double cette année d'un Salon de l'aménagement extérieur.En effet, construire une belle maison ne suffit plus de nos jours; on tient à l'installer dans un environnement agréable, propice à la détente et au bien-être.Dans cette optique, la Presse entreprend demain dans son cahier Habitat la publication d'une série d'articles où l'un de ses journalistes décrit les différentes étapes par lesquelles il est passé pour construire sa maison, en commençant par le choix du terrain, son orientation et ses dimensions, sans oublier les règlements particuliers à la municipalité.BONS AMIS, MAIS PAS PLUS! Mme Colette Lacourse est maire du village de Saint-Wenceslas, 400 habitants.M.Maurice Chènevert est maire de la paroisse de Saint-Wenceslas, 800 habitants.Le gouvernement, qui trouve qu'il y a trop de municipalités au Ouébec, aimerait que les deux villages fusionnent.Les deux maires, si bons amis soient-ils, ne veulent pas en entendre parler.Un cas parmi beaucoup d'autres.À lire demain dans La Presse, un reportage d'André Pépin sur les avantages et les désavantages des fusions municipales.PROFS : LA RELÈVE DÉFICIENTE : Afin de remplacer un personnel vieillissant dont la moyenne d'âge est actuellement de 44 ans, le Québec devra, d'ici la fin du siècle, recruter environ 3000 professeurs par année.Ces jeunes, qui enseigneront bientôt aux enfants de niveaux primaire et secondaire, sont actuellement en formation dans les facultés des sciences de l'éducation.Mais, comme l'a constaté notre journaliste Michèle Ouimet dans la série d'articles que La Presse publie à partir de demain sur le sujet, la qualité de la relève n'est pas sans soulever quelques inquiétudes.Non seulement nos futurs enseignants ont-ils souvent une culture générale étonnamment réduite, mais ils ont énormément de difficultés à écrire correctement en français.Bref, on est loin du gratin.La Quotidienne tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 393 4101 I I I ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de7ha17h30.samedi et dimanche de 7 h à 11 h PROMOTION 285-7100 COMPTABILITÉ Crandes annonces 285-6892 Annonces classées 285-6900 REDACTION 285-7070 ANNONCES CLASSÉES Commandes ou corrections lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 285-7111 CRANDES ANNONCES Détaillants National.Tt lei Vacances, Voyages Carrières et prof estions, nominations 285-7202 285-7506 285-7265 i i i Un camion-remorque gît dans le fossé après le carambolage dune vingtaine de véhicules survenu hier sur l'autoroute 10, entre Cranby et Bromont, pendant le blizzard qui s'est abattu sur la région.photo presse canadienne Le blizzard cause des accidents en série Deux morts et quatre blessés graves sur l'autoroute 40 I LA PRESSE est publiée par LA PRESSE UEE.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des service* de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des informations | particulières a LA PRESSE sont également reserves \u2022 Courner de la deuxième classe \u2014 ¦ Enregistrement: numéro 140O Port de retour garanti.J (USPS003692) Champiam N.Y.12919-1518.| RENSEIGNEMENTS 285-7272 ^ Presse Canadienne SA IN TE-CENE VIE VE-DE-BA TISCA N Tandis qu'un carambolage monstre entre une trentaine de véhicules faisait deux morts et 15 blessés hier après-midi sur le tronçon est de l'autoroute 40, à la hauteur de Sainte-Geneviève-de-Bastican, 12 autres personnes étaient blessées dans un autre accident impliquant sept véhicules, dont un autocar, survenu sur l'autoroute 10, entre Granby et Bromont.Tous les blessés de l'accident de Sainte-Geneviève, dont quatre seraient dans un état grave, ont été hospitalisés à Trois-Rivières.L'identité des victimes n'était pas encore connue hier soir.Des voitures, des camions-remorques et un camion-citerne, en tout 33 véhicules, se sont télescopés lorsqu'une bourrasque de neige, d'une durée d'environ 15 minutes, a réduit la visibilité à néant et rendu la chaussée extrêmement glissante.Des dizaines de véhicules ont été immobilisés sur une distance d'environ 500 mètres et plusieurs conducteurs sont restés prisonniers de leur automobile pendant de très longues minutes.«Un carambolage avec autant de véhicules, je pense que c'est l'une des premières fois qu'on voit ça en Mauricie», a commenté l'agent Serge Montpetit, responsable des communications à la Sûreté du Québec.L'accident est survenu vers 14 h 45, lorsqu'une voiture a été heurtée par une autre un peu avant le pont enjambant la rivière Batiscan.Roulant juste derrière, Robert Lippe a tout vu.Parti de Québec, il faisait route vers Montréal.«Il y avait un blizzard.On ne voyait absolument rien.|e roulais à 30 ou 40 km/heure.J'ai ralenti.Une voiture a arraché mon rétroviseur en me dépassant.|e suis sorti juste a temps.Quelques secondes après, un camion de dix roues percutait mon auto.Je suis chanceux d'être en vie.«On a entendu quelques petites collisions, puis les poids lourds ont embouti tout le monde.C'est là que ça c'est gâté.C'était infernal!» Un barrage routier a interrompu la circulation entre Batiscan et Saintc-Anne-de-la-Pérade jusqu'à 19h, heure à laquelle l'autoroute 40 a été rouverte à la circulation.Auparavant, des dizaines de dépanneuses s'étaient affairées à débarrasser la voie, pendant que de nombreux ambulanciers déga-gaient les automobilistes coincés dans leurs véhicules, parfois à l'aide de pinces de désincarcéra-tion, «On voit ça au cinéma.On a été chanceux que le feu ne prenne pas à travers le carnage.Il y avait un camion-citerne plein dans le tas.Comment ça se fait qu'on a pas sauté?», se demande encore M.Lippe.Par ailleurs, des témoins de l'accident survenu près de Bromont ont relaté que la circulation était relativement dense et que , plusieurs automobilistes avaient dû ralentir brusquement en descendant une pente rendue glissante à la suite d'une averse de neige.«Il y a eu un premier choc entre deux camions, et le reste a suivi.J'ai eu très peur», a déclaré Guy Frenette, dont la voiture a été coincée entre un des camions et le parapet.Après ce premier heurt, deux autres voitures et une camionnette se sont temponnées, et presque en même temps, un camion-remorque a été télescopé à l'arrière par un autocar de la firme Auger.Les 12 blessés se trouvaient tous à bord de l'autocar, qui se dirigeait vers Montréal.Un autre véhicule de la même compagnie arrivé sur les lieux dans les minutes qui avaient suivi l'accident a pris en charge les passagers qui n'avaient pas besoin de soins.i i I VENDREDI | 28 FÉVRIER 1992 09-5-01 I I SUITE DE LA UNE DOUTES Des doutes planent sur l'indépendance de la Commission de l'immigration documents qui lui permettent de dire que les membres de la CISR ont été avisés en 1991 d'accepter 70 p.cent des demandes de statut de réfugié.Un passage du procès verbal de la conférence téléphonique du 19 mars 1991 fait d'ailleurs allusion à «un objectif d'acceptation de 70 p.cent».Selon les statistiques officielles, la CISR a rendu près de 27 000 décisions en 1991, dont un peu plus de 7500 étaient négatives, pour un taux de refus de 27,8 p.cent.En 1990, le taux de rejet de la CISR avait été de 21 p.cent \u2014 2913 refus sur un total de 13 623 décisions.Dans un passage du procès-verbal de la conférence téléphonique du 30 juillet 1991, le directeur régional de la CISR à Vancouver ne se gène pas pour dire que des «décisions négatives de la part du tribunal sont encouragées».De tels propos sont «assez choquants», selon Me Kurland.«Nous avons un système qui détermine qui est un réfugié, a-t-il dit.Ce n'est pas un système qui établit des quotas pour les réfugiés.Ou bien vous êtes réfugié, ou bien vous ne l'êtes pas.» Une décision a Ottawa Me Kurland avait déjà fait des vagues la semaine dernière en mettant au jour certaines pratiques de la CISR.Grâce à la Loi d'accès à l'information, il avait notamment dévoilé l'existence d'un document envoyé aux membres du tribunal administratif leur disant comment répondre négativement aux revendications de statut de réfugié formulées par des Bulgares.Ce document était accompagné d'une note de service où Birku Menkir et Michael Abrahams, deux membres de la CISR, citaient le passage suivant d'un télégramme d'un commandant de l'armée britannique à Tunis au roi George VI : « J'ai chassé les ennemis de votre majesté de l'Afrique du Nord, l'attends votre prochain ordre.» Me Kurland avait également découvert que les membres du CISR, à l'insu des avocats et des revendicateurs, avaient accès à des cours de formation et à des analyses sur certains pays visant à les aider dons leur travail.Selon l'avocat montréalais, toute infor- mation fournie aux membres de la CISR qui n'est pas mise à la disposition des avocats des revendicateurs prive ceux-ci d'une audition juste et équitable.Mercredi après-midi, le juge Barbaba Rced, d'Ottawa, a décidé d'empêcher le ministère de l'Immigration de procéder à l'expulsion d'un revendicateur bulgare après que l'avocat de celui-ci eut porté à sa connaissance la note de service de MM.Menkir et Abrahams, qui date du 25 avril 1991.««Une bombe atomatique» Gerry Stobo, directeur des services juridiques de la CISR, ne croit pas que la décision du juge Rced aura une conséquence importante sur le système de traitement des revendications de statut de réfugié au Canada.Selon M.Stobo, le juge Reed a «simplement» dit que la note de service des commissaires «soulevait des questions qui devraient être étudiées de près».Me Kurland est d'accord avec cette opinion.Mais il n'en prétend pas moins que la somme des documents qu'il a amassée au cours des derniers mois \u2014et pas seulement la note de service de MM.Menkir et Abrahams \u2014 aura pour effet de paralyser le processus de traitement des revendications de statut de réfugié.«Certains avocats sont en train de lancer des missiles sans bombe nucléaire, a-t-il dit.Moi, je vais lancer une bombe nucléaire dans les prochains jours.» Me Kurland prétend qu'il présentera ses documents et ses arguments devant la Cour fédérale dans le cas d'un revendicateur qui fait l'objet d'une ordonnance d'expulsion.Il tentera notamment de faire valoir que l'augmentation des rejets des demandes de statut de réfugié fait suite à la dissémination de renseignements secrets aux membres de la CISR sur certains pays.?OPÉRATION Le ministère du Revenu lance l'opération «ramassage - des machines video-poker des prochains mois pour forcer les propriétaires d'appareils à négocier avec le gouvernement.Depuis le jugement de la Cour suprême, intervenu l'automne dernier et rendant les machines illégales, certains propriétaires promettent de livrer une guerre juridique sans précédent au gouvernement pour conserver le contrôle de ce marché lucratif.«Nous ne reculerons pas, même si nous savons très bien que des contestations vont surgir.Nous y ferons face», ajoute-t-on dans l'entourage du ministre Raymond Savoie.Selon le plan gouvernemental, les bars pourront exploiter ces machines, comme c'est le cas présentement, parce qu'ils n'accueillent que la clientèle adulte.Éventuellement, si des casinos étaient ouverts, des aires spéciales seraient aménagéEs pour ces appareils.Toute cette question des vidéo-pokers a été longuement discutée au conseil des ministres cette semaine.Le gouvernement semble décider à effectuer une purge des éléments indésirables dans cette industrie.«Les futurs appareils seront construits au Québec.Nous devrons connaître ceux qui les exploitent.Certains propriétaires sont corrects, mais d'autres devront être éliminés», a-t-on expliqué à La Presse.Au ministère du Revenu, on croit que lorsque les opérations policières seront entreprises, au cours des prochaines semaines, les propriétaires indésirables élimineront d'eux-mêmes leurs appareils pour les installer ailleurs au pays.Cette opération de «nettoyage» du milieu reçoit déjà l'appui des corps policiers importants, assu-re-t-on au ministère de M.Raymond Savoie.?COMITÉ Le comité recherche encore l'unanimité de pouvoirs supplémentaires au Québec.Le député conservateur de Té-miscamingue, Gabriel Desjardins, a déclaré que les libéraux tenaient absolument à ce que le gouvernement s'engage à déposer un projet de loi référendaire en sachant très bien que le caucus du Québec n'en voulait pas.«Nous ne réclamons rien de plus que ce que proposait le rapport Bcaudoin-Edwards l'an dernier, a rétorqué M.Ouellet.Cette proposition demande simplement au gouvernement de se doter d'une loi qu'il pourra utiliser à sa discrétion, ce n'est pas très fort et ils la refusent», a déclaré M.Ouellet.Pour lui, M.Clark veut jouer les «sauveurs» du Canada et s'attribuer tout le crédit d'un éven- tuel accord constitutionnel.11 soutient que les conservateurs ont ajouté de nouveaux champs de compétence à la dernière minute et qu'il ne serait pas sérieux d'apposer sa signature sans voir un texte complet.Il s'est dit prêt à faire tous les efforts pour en arriver à une entente négociée de bonne foi.Malheureusement depuis le caucus de mercredi matin M.Clark a décidé de faire son chemin tout seul en annonçant que le train partait, vendredi matin, a-t-il dit en substance.Le critique libéral a dit toujours souhaiter un rapport unanime, mais faute d'un accord il s'est montré prêt à présenter son propre rapport pendant que les néodémocrates feraient de même et que le gouvernement publierait le sien.Le public jugera ensuite, a conclu M.Ouellet.Son homologue néo-démocrate \u2022 Lorne Nystrom a pour sa part soutenu qu'il restait trop de travail à faire pour conclure aussi ra- .pidement.Les représentants des trois partis se sont rencontrés jusqu'à 4 h du matin la nuit derniè-re, et ce n'est pas terminé, a-t-il dit.Des fonctionnaires du comité parlementaire ont fait savoir tard hier soir que les discussions se poursuivraient aussi longtemps que nécessaire et que le rapport -serait finalement déposé aujourd'hui.La session d'information prévue ce matin a cependant été contremandée et nul ne pouvait dire exactement à quelle heure le ' rapport serait finalement déposé \u2022 à la Chambre des communes aujourd'hui.?NOBRS Une brasserie distingue les nègres des Noirs qui a fait ça.Ce qu'on sait c'est que quand il y a des Noirs, il y a toujours des problèmes.On en veut pas de problèmes.On ne va pas dans leurs bars.Pourquoi ils viennent foutre le bordel ici?.Nous autres on est né dans le quartier.On veut que ça reste comme avant», a dit ce client qui a voulu conserver l'anonymat.Le propriétaire, un avocat du nom de Jean-Noôl Lanctôt, a ses bureaux à deux pas de la brasserie, rue Gilford, dans le même immeuble que ceux de la Fraternité des policiers.?LE SALON MATirtMAi ne PUBUREPORTACE .:.t- *'v^.\u2022\u2022 y^rgisœ STADE OLYMPIQUE UN CAHIER À NE PAS MANQUER DEMAIN DANS UN ÉVÉNEMENT LA PRESSE.MONTRÉAL.VENDREDI 28 FÉVRIER 1992 A3 \u2022 $ Les soumissionnaires de la RIO ont-ils contourné les règles?.DENIS >du bureau de Im Presse OU MIC O Les dépassements de coûts pour Jes contrats d'honoraires professionnels octroyés par la Régie des installations olympiques sont peut-être une façon de contourner le système habituel de sélection, reconnaît le président de l'organisme Pierre Bibeau.Mais devant la commisson parlementaire chargée de scruter les engagements financiers du ministère du Tourisme et de la RIO, M.Bibeau a soutenu que son organisme s'en était tenu aux règles qui prévalaient avant 1985 dans \\c choix des ingénieurs.; A ses côtés, le ministre du Tourisme, André Vallerand, qui selon la loi est reponsable de la RIO devant l'Assemblée nationale, n'a pas tendu de perche à Pierre Bibeau qui le côtoyait hier sur le siège des témoins à la commission parlementaire.Comme man- dataire du gouvernement, la KIO a toute autorité sur sa régie interne, et le rôle du ministre «dans son pouvoir d'intervention y est extrêmement limité», a souligné M.Vallerand qui avait toutefois pu empêcher la réouverture du Stade contre les voeux de la RIO, l'automne dernier.Prévus à 40 m il lions $ en 1989, les travaux du Biodôme coûteront 58 millionsS.Or, selon la RIO, l'augmentation réelle des coûts \u2014 des travaux et des honoraires des professionnels sera de 6,5 millionsS.Pour M.Bibeau toutefois, on est en droit de se demander «si les gens qui soumissionnent n'ont pas trouvé un moyen de contourner le système en étant bas mais après en ajoutant des ad-dendas (de nouvelles demandes financières pour dépassements de coûts)».Il est clair que pour le promoteur, «il est difficile d'arrêter en plein milieu d'un contrat» quand un entrepreneur ou une firme d'ingénieur soutiennent qu'il en coûtera davantage que prévu.La SO veut s'attaquer aux voleurs d'autos La Sûreté du Québec est prête à aider Hydro-Québec à Kahnawake SUZANNE COLPRON ¦ Aux prises avec une augmenta-tion sans précédent de vols d'automobiles, la Sûreté du Québec a annoncé, hier, une série de mesures pour contrer ce fléau.Le nombre d'autos volées est passé de 3904, en 1990, à 6253, en 1991, sur le seul territoire desservi par la Sûreté du Québec: une augmentation de 60,2 p.cent.Cette forme de criminalité coûte près de 200 millions par année aux assureurs et représentent 13 p.cent de toutes les réclamations.En 1992, les policiers de la Sûreté du Québec auront à l'oeil les vendeurs de pièces automobiles usagées et multiplieront les visites dans les commerces.On sait que la très grande majorité des voitures volées sont démontées et vendues en pièces détachées.Le directeur des enquêtes criminelles, Claude Quinn, a expliqué, en conférence de presse, que la Sûreté du Québec allait également sensibiliser ses patrouilleurs aux marques de voitures recherchées et aux méthodes employées pour les faire disparaître de la circulation.Autre moyen de dissuader les voleurs: graver le numéro de série dans les vitres des voitures.Cette méthode connaît déjà un certain succès auprès des propriétaires.Enfin, la Sûreté du Québec entend faire campagne auprès des conducteurs pour les sensibliser aux moyens à prendre afin d'éloigner les voleurs, comme l'achat d'un système mécanique manuel qui consiste le plus souvent en une barre reliant le volant à la pédale de frein.Dans l'ensemble, les crimes contre la propriété, englobant les vols de voitures, ont augmenté de 19 p.cent l'an dernier par rap- * port à l'année précédente.La Sûreté du Québec, a rappelé son directeur, Robert Lavigne, emploie plus de 4500 policiers et de 1 155 civils.Quatre directeurs se partagent les responsabilités de l'administration, de la surveillance du territoire, des enquêtes criminelles et de la planification.En tout, la Sûreté du Québec regroupe 111 postes.La drogue et les accidents Les policiers provinciaux ont effectué un million d'interventions en 1991 et prévoient en faire tout autant, sinon plus, cette année.L'accent sera mis sur la lutte contre la drogue qui a connu sa meilleure année l'an dernier en terme de saisies.De 167 en moyenne par mois en 1991, les saisies sont passées à 247 en 1991.La valeur totale de ces stupéfiants saisis s'élève à plus d'un milliard 250 millions, alors qu'elle était de 60 millionsS en 1990.Le nombre de mises en accusation découlant de ces opérations atteint 3726.Les efforts de la Sûreté du Que* bec ont aussi porté fruit dans le domaine des accidents de la route où on a connu une baisse de 12,4 p.cent des accidents mortels et de 1,6 p.cent des accidents avec blessés.Pour arriver à ce résultat, la police a augmenté le nombre de ses interventions dans une proportion de 13 p.cent en 1991.Cette hausse a été plus marquée pendant les longs week-ends de congé.La Sûreté du Québec compte répéter l'expérience cette année.Près de 12000 conducteurs ont été poursuivis pour conduite en état d'ivresse, cela représente une hausse de 8,2 p.cent par rapport à 1990.Les femmes et les ethnies Par ailleurs, la Sûreté du Québec veut embaucher un plus grand nombre de membres des communautés culturelles et de femmes cette année.Il faut dire que ces deux groupes forment à peine 11 p.cent de son personnel policier.Mais, a précisé le directeur de l'administration, responsable des ressources humaines, Jean Bour-deau, les demandes d'emploi de 234 candidats issus des minorités ethniques sont présentement à l'étude.On peut s'attendre à ce que de 10 à 12 p.cent de ces personnes soient recrutées.Cette année, la SQ prévoit engager de 300 à 400 policiers dont une cinquantaine de femmes et une vingtaine de membres des communautés ethniques.L'équipe affectée au recrutement sera d'ailleurs doublée prochainement pour étudier les demandes soumises par les recrues dont au moins 75 p.cent ont complété un cours en techniques policières.La Sûreté du Québec compte traiter en priorité les demandes provenant des groupes ciblés.Le budget de la SQ totalisera près d'un demi milliard de dollars en 1992.Il était de 492 millions l'an dernier.Kahnawake Par ailleurs, le directeur de la Sûreté du Québec, Robert Lavigne, n'est pas du tout opposé à ce que la société Hydro-Québec lui soumette une demande d'assistance policière pour les techniciens ayant à se rendre sur la réserve mohawk de Kahnawake.«On répond aux demandes faites.Si une demande était faite, il faudrait voir les implications, les conséquences de l'intervention.On ne refuse pas une demande d'assistance, on en analyse la pertinence», a-t-il dit.Selon des informations du service de nouvelles de Radio-Canada, Hydro-Québec craindrait que des citoyens de Kahnawake s'en prennent aux techniciens d'Hy-dro-Québec et aux pylônes traversant la réserve si jamais elle procédait à des interruptions de service pour faire pression sur ceux qui refusent d'acquitter leur facture d'électricité.Le tiers des résidants de la réserve de Kahnawake n'aurait pas payé pour l'électricité consommée depuis cinq ans, ce qui représenterait 1,8millionS, selon Radio-Canada.Pierre Bibeau photothèque u Presse En septembre 1990, la RIO a fait disparaître deux critères de sélection des firmes de profes- sionnels; la distance entre le soumissionnaire et le siège social de la RIO et l'obtention d'autres contrats de la part du gouvernement dans les deux années précédentes.Dans une série d'articles sur l'attribution des contrats de la RIO, Le Devoir affirme cette semaine que ces dépassements de coûts furent accordés plus souvent qu'autrement à des firmes proches du Parti libéral du Québec \u2014 dont M.Bibeau était l'organisateur électoral jusqu'à sa nomination à la RIO en octobre 1989.L'un des ingénieurs qui a le plus profité de ces dépassements de coûts fut Bernard Poulin, un ami personnel de M.Bibeau \u2014 les deux hommes ont commencé ensemble à la Commission jeunesse du PLQ.La firme de M.Poulin, SM avait été retenue par Coplanam et Secor avant l'arrivée de M.Bibeau à la tête de la RIO.Mais en deux ans ses contrats d'ingénierie de 767000$ ont dou- blé et atteignent désormais 1,5 millionsS.De plus, la disparition des normes sur la distance des soumissionnaires a permis à SM \u2014 enregistrée à Sherbrooke \u2014 d'obtenir un autre contrat de 58000$ en mars 1991, a-t-on expliqué à La Presse.De tels contrats ne font pas l'objet d'appels d'offres, ont reconnu hier les hauts dirigeants de la RIO.En fait, pour les firme d'architectes et d'ingénieurs, on procède par des soumissions «sur invitation» où on invite quelques firmes seulement à déposer des propositions \u2014 de trois à sept selon l'ampleur du contrat.En outre, le comité de sélection n'a pas à choisir le plus bas soumissionnaire \u2014 les taux horaires sont fixés par le gouvernement \u2014 et a pleine latitude pour évaluer la qualité du dossier de chaque bureau d'ingénieur.Hier M.Bibeau a insisté toutefois sur le fait que des représentants de la Ville de Montréal \u2014 Pierre Bourque, 'A directeur du Jardin Botanique notamment \u2014 faisaient également partie de ces comités.Les hauts fonctionnaires de la RIO ont soutenu ne pas savoir que le président du comité de construction Claude F.Lefebvre pouvait être relié à CIMA, une firme qui a obtenu le contrat de 117000$ pour les plans des gradins mobiles destinés à rapprocher les spectateurs du terrain de baseball au stade olympique.M.Lefebvre était l'un des associes de Gendron Lefebvre qui s'était regroupée avec CIMA pour la construction d'un pont à Laval.Hier M.Bibeau a souligné qu'il avait été établi clairement à la RIO que Gendron Lefebvre ne pourrait plus recevoir de contrats de l'organisme si l'ingénieur Lefebvre accédait à son conseil d'administration.Pour Michel Bris-set, vice président à la construction à la RIO, le projet de CIMA représentait en outre une économie de 500000$ par rapport à celui des autres firmes invitées à soumissionner.Pascale Boulerice et Éric Roy ont profité hier de leur congé hivernal pour s'en donner à coeur joie sur le mont Royal.Ces deux étudiants en musique du collège Vincent-d'lndy ont glissé l'un par dessus l'autre en pleine mini-tempête de neige.photo u presse Carrière Miron: les «scénarios de fermeture» coûteront deux fois plus cher que prévu CILLES GAUTHIER ¦ La préparation pour la Ville de Montréal par la firme SNC-Lava-lin de «scénarios de fermeture» du dépotoir de l'ancienne carrière Miron coûtera plus de deux fois plus cher que prévu et atteindra 863000$.Un contrat de 416803$ avait été accordé le 18 juin 1991 pour cette étude sur les scénarios et le recouvrement final du Centre de tri et d'enfouissement des déchets.La semaine prochaine, le conseil municipal entérinera une «extension de contrat» coûtant 446172$.Ce qui porte à plus de 5,2 millions $ le montant des contrats accordés par la Ville à différentes firmes de génie-conseil pour divers mandats d'étude et de conception au dépotoir depuis 1987.Les travaux de SNC-Lavalin doivent notamment déterminer à quelle date fermera le dépotoir en tenant compte entre autres du tassement des déchets, des matériaux qui seront utilisés pour le recouvrement final de la masse d'ordures, des aspects environnementaux et paysagers, etc.«Pour plusieurs de ces activités, l'ampleur des recherches nécessaires s'est avérée beaucoup plus considérable que prévu, ce qui entraine nécessairement des coûts additionnels importants», écrit un responsable des Travaux publics pour expliquer cette hausse de près d'un demi-million, ou 107 p.cent, en huit mois.Ce responsable joint également aux documents qui seront déposés au conseil lundi prochain une directive précisant que les contrats municipaux de 50000$ et plus doivent être octroyés par voie d'appels d'offres lorsqu'ils portent sur la fourniture de services.«autres que professionnels».SNC-Lavalin effectue notamment une étude de cas sur le tassement des déchets au Québec «et à l'étranger».Des travaux de modélisation permettront par ailleurs d'établir «une représentation visuelle des profils résultant de l'accumulation et du tassement des déchets».Une maquette a été construite pour indiquer où se trouveront (probablement au nord du plateau est de la carrière) les installations permanentes de pompage et de traitement du bio-gaz et du lixlviat.On indique par ailleurs que les déchets pourraient être recouverts d'une couche d'argile dans le cadre des travaux de fermeture.Depuis 1987, Lavalin puis SNC-Lavalin ont reçu de la Ville de Montréal des contrats totalisant plus de 2,1 millions pour le seul dépotoir, Tecsult venant au deuxième rang avec 1,83 million.Le Vieux-Montréal aura 4,3 millions en moins de Québec et de Montréal CILLES GAUTHIER ¦ Le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal ont amputé de 4,3 millions le budget qu'ils consacrent à la mise en valeur du Vieux-Montréal et du patrimoine montréalais.La principale compression atteint 17 p.cent par année pendant trois ans.Ce budget découle d'une entente conclue en 1979 par le ministère des Affaires culturelles (MAC) et Montréal.Connue sous le nom d'entente MAC-Ville, elle prévoit un financement à parts égales et elle a été reconduite à quatre reprises depuis sa signature.Le 23 mars 1990, le MAC avisait la Ville «qu'en raison des contraintes budgétaires majeures qui sévissent dans notre ministère», une somme de 352700$ était retranchée de l'entente par le gouvernement pour l'exercice 1989-90.La Ville enlevait le même montant, pour un total de 705400$.Le 18 juillet 1991, le ministère faisait savoir qu'à la suite d'une décision du Conseil du trésor, des sommes de 600000$ étaient retranchées pour chacune des an- nées financières 1991-92, 1992-93 et 1993-94.Montréal réduisait également sa part de 1,8 million au total pour les trois ans.Les débours des deux niveaux de gouvernement s'élèvent pour cette période à 17,55 millions au lieu de 21,15 millions, soit une diminution de 17 p.cent.Des projets montréalais tels la transformation en parc du parking du Champ-de-Mars, l'aménagement de la rue de la Commune ou le concours d'architecture de la place lacques-Cartier ont bénéficié d'un apport financier du gouvernement dans le cadre de cette entente.\\ 1 La Loi sur la protection des non-fumeurs s'applique en douceur partout au Québec JEAN-PIERRE BONHOMME_ ¦ La mise en application de la Loi sur la protection des non-fumeurs du Québec et des règlements municipaux qui en découlent s'effectue normalement dans l'ensemble du territoire, surtout dans les hôpitaux et les écoles.Les responsables sont convaincus que les mentalités ont changé, qu'on fait «des progrès» notables à cet égard; ils constatent aussi qu'il n'a jusqu'à maintenant pas été nécessaire d'avoir recours aux corps de police pour faire respecter les dispositions législatives.Certains municipalités, toutefois, ont terminé la campagne de sensibilisation qu'elles avaient entreprises en ce qui concerne leurs champs de responsabilité propres, c'est-à-dire ceux qui ne sont pas couverts par la législation gouvernementale.Elles songent maintenant à procéder d'une manière plus formelle en distribuant des contraventions aux commerçants récalcitrants.A Montréal, toutefois, la phase de sensibilisation n'est pas terminée et personne, hormis pour certains rares cas de résistance têtue, ne songe à utiliser les corps de police pour faire progresser les choses.\u2022 \u2022 La Loi québécoise s'applique depuis cinq ans sur l'ensemble du territoire, y compris à Montréal.Son principal responsable dans la capitale, M.Jacques Gi-guère, explique que les directeurs d'hôpitaux et d écoles, comme la loi le prévoit, ont généralement consenti à nommer des responsables et des inspecteurs qui veillent à la protection de ces lieux publics.Le secteur des transports ne pose pas de problème.Depuis cinq ans, mille contraventions ont été émises contre des fumeurs, dont 80 p.cent dans les hôpitaux et les écoles (moitié-moitié).Ces contraventions sont émises par les agents de la paix nommés à cette fin par les institutions (la plupart du temps ce sont des agents de sécurité) et elles sont envoyées au ministère de l'environnement où elles sont traitées.M.Giguère précise que 716 de ces contraventions ont été payées dans les délais prescrits et que dans 98 p.cent des cas qui restent le ministère a obtenu des condamnations.Dans aucun cas, que ce soit au niveau de l'Etat ou que ce soit dans les rmunicipalités, ajoute-t-il, les corps de po- lice n'ont été directement impliqués.Le règlement municipal de la Ville de Montréal, lui, a été adopté il y a un an.U oblige notamment certains restaurants à créer des aires pour non-fumeurs.Le responsable de sa mise en application, M.André Lavallée, membre du comité exécutif, explique que la campagne de sensibilisation, entreprise par la ville \u2014 lettres, visites, avis d'infraction et le reste \u2014 a donné de bons résultats.Les inspecteurs municipaux ont obtenu la collaboration de presque tous les intères- Dans le «cas extrême» où le client d'un restaurant refuserait de se soumettre aux dispositions du règlement municipal, il est évident que les policiers seront appelés à intervenir à la demande des intéressés.Et c'est pour faciliter les choses que la Ville prépare une formule de contravention devant être distribuée aux résistants les plus intraitables.Pointe-Claire est considérée comme progressiste à cet égard.Elle protège tous les établissements publics, commerces ou autres, contre la fumée du tabac.Le responsable de la mise en application du règlement, M.Marcel Carmoni, a dit que sa municipalité «sensibilise» les commerçants de plusieurs manières, depuis deux ans.Le moment est maintenant venu, dit-il, de faire distribuer, par les quatre inspecteurs municipaux du tabagisme, des contraventions aux commerçants qui refusent de faire respecter, dans leurs établissements, l'esprit des dispositions réglementaires.Les avocats de la ville étudient cette question. A- 4 La Cour suprême interdit toute pornographie enfantine ou violente Presse Canadienne OTTAWA .* ¦ L'interdiction des films et magazines pornographiques dépeignant des actes de pornographie enfantine, des relations sexuelles violentes ou dégradantes peut être considérée comme une limite justifiable à la liberté d'exprès* ' sion, a statué hier la Cour suprême du Canada.Dans un jugement unanime rendu à 9 voix contre 0, le tribunal maintient la loi fédérale anti-pornographie.Tout en reconnaissant que la loi enfreint la liberté d'expression garantie par la Charte des droits, la cour considère que l'objet de la loi est de protéger la société, plus précisément les femmes et les enfants \u2014 un objectif suffisamment pressant et important pour justifier l'atteinte aux libertés individuelles.Il est donc illégal de vendre, ou de louer des films ou magazines dépeignant des actes sexuels violents, dégradants, déshumanisants ou impliquant des enfants.* Le tribunal décrit la loi comme partie intégrante de l'approche raultidimensionnelle requise pour régler le problème social grave que représente la violence faite aux femmes.C'est, disent les experts, un changement fondamental de la façon dont l'obscéni-tè est considérée au Canada, et cela devrait fournir aux juges des lignes directrices claires leur permettant de décider de ce qui est, ou n'est pas acceptable.Obscénité et violence «La question de l'obscénité est désormais clairement reliée à la violence», constatait Mme She-laçh Day, avocate auprès du Comité canadien d'action sur le statut de la femme.Le jugement «stipule que, si nous désirons avoir une société égalitaire, nous devons admettre l'impact du matériel violent, dégradant ét déshumanisant sur l'égalité des femmes et des enfants», a déclaré à son tour Mme Helena Orton, du Fonds d'action et d'éducation légale des femmes.Selon le ministre de la Justice, Kim Campbell, le jugement facilitera l'application de la loi antipornographie et clarifiera la jurisprudence relative à la définition éêêêê k' mm 1.t *4 1 \u2022 ¦ ÏMPliBtATClia \u2022 r«Stni8i|jT£0R .m \u201e__-,.; '.f V .T.\u2014 ' te' BP m mi - &k .-V.\u2022 '^TT - lllii 1er r - 3 1 m Les sex-shops comme celui-ci devront dorénavant retirer tous leurs magazines ou vidéos pornographiques dans lesquels figurent des enfants ou offrant des scènes de violence ou dégradantes pour les femmes.Mort à Sainte-Justine un simple accident GEORGES LAMON ¦ Le jeune Pierre Martel est mort d'un accident attri-buable à une défectuosité mécanique dans une fenêtre du septième étage de l'hôpital Sainte-Justine, le 27 juillet 1991.C'est à cette conclusion qu'en arrive le coroner investigateur Teresa Sourour dans son rapport qui a été rendu public, hier.«Il s'agit d'un accident qui serait dû à une défectuosité mécanique, relève Mme Sourour, puisque si les deux vis à demi-vissées avaient été enfoncées au maximum et ancrées dans le cadrage de la fenêtre, le cadrage de la moustiquaire n'aurait probablement pas cédé».Elle ajoute: «Le rideau métallique qui peut subir une pression supérieure aurait cédé avant que le cadrage de la moustiquaire ne cède de lui-même.» Elle impute les causes probables du décès de l'enfant à un traumatisme crâ-nio-cérébral sévère et à une chute importante avec impact de la tête sur surface dure.La coroner Sourour, qui ne retient pourtant aucune responsabilité de la part de l'hôpital qui, précise-t-elle, avait apporté des correctifs, fait pourtant certaines recommandations.À son avis, les orifices pratiqués dans le moustiquaire pourraient être agrandis afin que les vis soient libres et ancrées dans la base de la fenêtre.«Ainsi, note-t-elle, l'employé qui devra effectuer les travaux s'assurera que si la vis est engagée, elle devra être vissées dans la base de la fenêtre.» Elle ajoute qu'il faudrait éliminer «l'élément de risque que représente tout objet ou mobilier accoté aux fenêtres, afin d'éviter que les enfants ne puissent s'en servir pour grimper et se trouver en contact avec la partie ouverte de la fenêtre ».Dans son rapport, la coroner Sourour mentionne également que des dossiers révisés lors des recherches de l'archiviste en chef de l'hôpital, Mme Louise Beaudry, il est ressorti en 1968 un cas de «décès de circonstance comparable» à l'accident du jeune Martel.Celui d'un jeune patient de 12 ans admis pour épilcpsîe et arriération mentale.Rappelons que le jeune Pierre Martel, alors âgé de six ans, était né à Sainte-Justine.Il y avait été hospitalisé à de nombreuses reprises de 1987 à 1991.Il y est décédé le 27 juillet.de l'obscénité.La loi interdisant le matériel obscène a souvent été attaquée comme étant trop vague, et le jugement d'hier, rédigé par le juge John Sopinka, s'efforce d'éliminer cette dimension d'incertitude.Le jugement impose de nouvelles règles délimitant ce qui est considéré illégal en vertu du Code criminel, qui définit l'obscénité comme l'exploitation indue de la sexualité: \u2014 la représentation de relations sexuelles empreintes de violence relève presque toujours de l'exploitation indue; j\u2014 des images sexuellement explicites qui sont dégradantes ou déshumanisantes pourraient relever de l'exploitation indue, si elles peuvent nuire en amenant un individu à poser des gestes antisociaux ; \u2014 des représentations sexuelles explicites sans violence ne constituent pas une exploitation indue, à moins qu'elles n'impliquant des enfants; \u2014 le matériel sexuellement explicite ayant une valeur scientifique, artistique ou littéraire n'est pas prohibé.Le ministre Campbell a souligné que le jugement de la Cour suprême traduit une vision non puritaine de ce qui est acceptable dans la société canadienne.Il reconnaît que du matériel sexuellement explicite peut fort bien être acceptable dans les limites de l'art erotique auquel les gens souhaitent avoir accès, ce qui va dans le sens du respect de la liberté d'expression, tout en reconnaissant que certaines restrictions sont tolérables, parce qu'elles ont pour but de protéger des personnes, a-t-elle fait valoir.Le ministre reste quand même décidée à proposer, probablement cet automne, un nouveau projet de loi portant spécifiquement sur la pornographie enfantine.Violence et sexisme sont presque de règle dans les vidéoclips F ¦ \u2022 - r I 1 t Presse Canadienne QUÉBEC ¦ La violence et le sexisme augmentent dans les vidéoclips diffusés au Québec par la télévision, selon une étude menée pour le Conseil du statut de la femme.La dernière livraison de la Gazette des femmes, qui est la revue officielle du Conseil, révèle en effet que des scènes violentes ou sexistes ont été constatées dans 55 p.cent des vidéoclips, soit 10 p.cent de plus que lors d'une étude semblable menée en 1988.L'étude a été menée par une équipe de l'université Laval spécialisée en communication audiovisuelle, dirigée par le professeur François Baby et complétée par Mmes lohanne Chêne et Hélène Dugas.Les chercheurs ont analysé 338 vidéoclips diffusés au cours de quatre émissions télévisées de musique rock du 20 janvier au 3 mars 1991.De ces 338 vidéoclips, 223 étaient des originaux et 115 des reprises.L'analyse faite en 1991 indique que 55 p, cent des nouveaux vidéoclips contiennent du sexisme et de la violence, proportion qui passe à 60 p.cent dans les vidéoclips en reprise.En 1988, le taux était de 46 p, cent.L'équipe du professeur Baby avait établi des critères pour calculer avec précision le niveau de sexisme et de violence : un vidéo-clip est considéré comme très sexiste si les manifestations sexis- tes comptent pour la moitié ou plus de sa durée.Quelques mesures ont été prises pour tenter de corriger la situation.Le ministère de l'Éducation a préparé un court métrage intitulé «Clippe, mais clippe égal» qui circule abondamment dans les écoles depuis deux ans et qui vise à apprendre aux jeunes à différencier sensualité, sexualité et sexisme.Les jeunes sont invités à concevoir un scénario de vidéoclip et à y exclure le sexisme.Les professeurs qui dispensent le cours de formation sociale sont également invités à suivre une session de perfectionnement d'une journée, organisée par le ministère de l'Éducation.s B e i i s s -x Dominique Michel et Robert Dubois, porte-parole du Salon national de l'habitation, vous invitent à découvrir toutes les nouveautés pour l'intérieur et l'extérieur de votre maison.MEUBLES DU QUÉBEC pour Marina Orsini et compagnie ¦M- ' \u2022 m Les plus beaux meubles québécois sont mis en scène dans quatre décors de réve conçus spécialement selon les goûts de quatre personnalités: Marina Orsini, Gaétan Boucher, Francine Grimaldi et René La fontaine.[j^fv] MÉTRO ÊIE IX La billetterie fermera une heure et (nT^J - demie avant la fermeture du salon.|/TV METRO PIE IX La billetterie fermera une demie avant la fermeture HEURES D'OUVERTURE Vendredi et samedi .10h à 23h Dimanche.10h à 20h Lundi au jeudi.10h a 22h PRIX TOUTES TAXES INCLUSES Admission générale.8 S Étudiants et âge d'or.6 S Enfants de moins de 12 ans.3 S MAINTENANT OUVERT ¦.i ¦ - ¦¦¦ ^âa\\%\\w LE SALON DE L'AMÉNAGEMENT t.> ¦ 4 3v> Illfr'Jiîlilfii 5V- iiliSiii ( m* La Maison du Maurier Ltée 1992, la traditionnelle maison québécoise réinventée.Conçue par l'architecte Henri Colombani en collaboration avec Dominique Michel et Robert Dubois.JE-L \u2022 r ' .10 ¦ Grande primeur cette année, le Salon de l'aménagement extérieur se tient au coeur du Salon national de l'habitation.Gnq jardins de réve à visiter, des cascades d'eau et de superbes arrière-cours.En plus, des experts vous attendent au Centre-Info Conseil Fleurs Plantes et Jardins.UN ÉVÉNEMENT CFTIH PAAC m OLYMPIQUk MONTH \u2022 At) Bingo illégal ¦ Six membres de la communauté autochtone de Ka-nesatake ont été reconnus coupables d'avoir tenu un bingo sans avoir obtenu au préalable un permis de la Régie des loteries du Que* bec.Le juge Bruno Cyr, de la Cour du Québec, déclare dans son jugement que, dans cette histoire, il ne s'agissait pas de coutumes anccstrales, mais bien d'actes de commerce au sens de la loi.Lors du procès devant le juge Cyr, la défense avait invoqué le jugement Sioui, rendu le 24 mai 1990 par la Cour suprême pour expli-qur le comportement dans cette histoire d'Yvan Nicholas, Mary Christine Crée, Hugh Nicholas, Lisette Charbonneau, Katheleen Nelson et Michel Simon.Us ont été condamnés à des amendes ne dépassant pas 1000 $.Dans le jugement Sioui, il était fait mention du certificat délivré par le brigadier général Murray aux Hurons de Lorette, le 5 septembre 1970, leur accordant certaines garanties.Ces six accusés ont prétendu avoir droit au même privilège qu'accorde ce traité.Après avoir écouté les arguments de deux parties \u2014 pour la Couronne, Me Michel Saint-Aubin, et pour la défense.Me Guy Dicaire \u2014 le tribunal en est venu à la conclusion que, dans la communauté amérindienne de Kanesatake, pour tenir un bingo il était nécessaire d'avoir les permis requis.Cet événement avait eu lieu le 23 septembre 1989.Des autochtones comme policiers à Rivière Désert Presse Canadienne Le meurtre de Contrecoeur : un suicide ?MARCEL LAROCHE ¦ La mort d'un homme retrouvé dans les ruines de sa maison incendiée, un couteau de cuisine planté dans l'abdomen, intrigue toujours les policiers chargés d'élucider cette mystérieuse affaire.Malgré toutes les apparences laissant croire à une sordide histoire d'assassinat, les enquêteurs de la SQ croient que cette mort suspecte survenue tôt hier matin, à Contrecoeur, sur la Rive-Sud, cacherait plutôt un drame familial.C'est du moins l'hypothèse actuellement retenue par la police pour expliquer la mort violente de Richard Riendeau, propriétaire d'une maison unifamiliale sise au 300, rue Jacques, dans un quartier résidentiel de Contrecoeur.Les flammes ravageaient déjà la partie arrière de cette petite résidence, vers 2h du matin, dans la nuit de mercredi à jeudi, lorsque des voisins ont alerté les policiers de la SQ du poste de Tracy.Les premiers patrouilleurs de la SQ accourus en toute hâte sur les lieux du sinistre, dans le but de porter secours aux éventuels occupants de la maison, se sont butés à des portes verrouillées.À leur arrivée, les pompiers ont à leur tour constaté qu'une chaleur intense se dégageait du brasier, surtout au niveau de la chambre à coucher principale, alors que les flammes étaient localisées dans l'entre-toit de la maison.QUÉBEC \u2022 ¦ La réserve de Rivière Désert, dans la région de Maniwaki, est devenue la première communauté autochtone autonome dans la gestion de ses services policiers, grâce à une entente tripartite conclue hier.L'entente prévoit la création d'un comité de police formé de représentants civils, responsable du recrutement et de l'embauche de six policiers nommés et assermentés suivant les lois du Québec.Elle a été signée par le chef du Conseil de bande de la communauté algonquinc de Rivière Désert, Jean-Guy Whiteduck, le ministre d'État aux Affaires indiennes et du Nord canadien, Monique Landry, le ministre délégué aux Affaires autochtones du Québec, Christos Sirros, et le ministre de la Sécurité publique, Claude Ryan.L'entente prévoit aussi des mécanismes devant assurer une collaboration efficace entre le service de police de Rivière Désert, la Sûreté du Québec et la Gendarmerie royale du Canada.On y indique également que les deux niveaux de gouvernement participeront conjointement à défrayer les coûts de fonctionnement du service de police de Rivière Désert.'Lc fédéral, à 52 p.cent ; le provincial, à 48 p.cent.L'entente entrera en vigueur le Ier avril prochain.Elle aura une durée de trois ans au terme de laquelle elle pourra être renouvelée.La filature électronique est légale ¦ Presse Canadienne OTTA WA ¦ La Cour suprême du Canada a donné la permission à la police, hier, de recourir à la filature électronique.La méthode avait été employée dans la cause de lames Henry Wise, de Chesterville en Ontario, qui était considéré comme un suspect dans une série de meurtres, commis entre 1983 et 1987.C'est pour cette raison qu'on avait placé à l'intérieur de la banquette de sa voiture un dispositif électronique permettant de suivre sa trace.Cette surveillance a plutôt conduit la police à un champ, où une tour de 100 mètres de Bell Canada avait été renversée.Wise a été accusé de méfait public, mais personne n'a jamais été inculpé des six assassinats de la vallée de l'Outaouais.Acquitté en première instance.Wise a vu ce jugement renversé par la Cour d'appel de l'Ontario.Par une décision de quatre contre trois, le plus haut tribunal du pays a décrété qu'il était raisonnable de placer un dispositif de repérage électronique dans la voiture d un suspect et que cela ne pouvait pas jeter le discrédit sur l'administration de la justice.* Crise d'Oka: le procès de 39 autochtones débute lundi prochain JEAN-PAUL C'est dans cette maison détruite par un incendie et dont toutes les portes étaient verrouillées, que Ton a retrouvé le corps de la victime, un couteau de cuisine enfoncé dans la poitrine.Ce n'est qu'une trentaine de minutes plus tard que les pompiers ont finalement maîtrisé l'incendie pour ensuite y découvrir le corps d'un homme.Intrigués par la présence d'un couteau de cuisine fiché dans l'abdomen de la victime, les pompiers ont immédiatement alerté les policiers de la SQ.À première vue, on croyait que Richard Riendeau, 36 ans, avait été assassiné, et qu'on avait tenté de faire dispa- raître son cadavre en incendiant sa propriété.L'enquête menée conjointement par les policiers de l'Unité des crimes contre la personne et de la propriété de la SQ de Montréal aurait pour le moment éliminé cette première hypothèse.Sur le point de vivre une séparation, la victime aurait plutôt décidé de mettre fin à ses jours dans les circonstances que l'on connaît alors qu'elle était seule à la maison.¦ C'est lundi que 39 individus, accusés relativement aux incidents qui se sont produits à Oka entre le 1er et le 27 septembre 1990, se présenteront au Palais de justice de Montréal pour leur procès.Il y aura dans un corridor adjacent à la salle d'audicence quelque 200 aspirants jurés qui sont au total 1500.Ces Amérindiens ou sympathisants sont accusés d'avoir été le soir du 26 septembre à l'intérieur du centre de désintoxication d'Oka ou d'avoir entravé le travail des militaires ou d'agents de la Sûreté du Québec, lors de la pagaille qui a suivi la reddition qui mettait fin à la crise amérindienne.Dans ce dernier groupe, on retrouve le chef spirituel et le fondateur de la société des Warriors, Loran Thompson et Joseph |oe Deom.Un ingénieur, principal porte-parole améridien durant la crise.Des têtes d'affiche souvent vues au petit écran et dans les journaux seront aussi dans le box des accusés.Au tout début, des accusations avaient été portées contre 41 personnes.Le tribunal a accepté que Me Stanley Cohen, un avocat de New York présent dans le refuge situé devant la pinède, subisse un procès séparé.Décès d'un accusé Dernièrement, le chiffre passait à 39 parce qu'un accusé, Mi- chael Thomas, 49 ans, est mort.Un certificat de décès doit être déposé devant le juge Louis Tan-nenbaum, de la Cour supérieure.Ce procès devait se tenir en premier au Palais de justice de Saint-Jérôme, mais devant l'important nombre d'accusés et des 2005 aspirants jurés, le juge Tan-nenbaum en est venu à conclusion que cet immeuble ne pouvait pas recevoir autant de monde en même temps.Le nombre de candidats jurés a été réduit depuis à 1500 et, lundi, le juge Tannenbaum écoutera les hommes et femmes qui demanderont des exemptions.Pour qu'il n'y ait pas trop de monde en même temps, les candidats ont été divisés en groupes.Selon Me François Brière, qui va agir pour le compte du ministère public avec Me Jean-Pierre Boyer, il va falloir presque deux semaines avant de compléter le tableau des jurés.Ce procès risque de se terminer après la fonte des neiges.Comme ce fut le cas à Saint-Jérôme durant le long procès de trois Warriors \u2014 Ronald Lasagne Cross, Gordon Noriega Lazo-re et Roger Lazore \u2014 beaucoup de témoins de la Couronne vont s'exprimer en français et leurs propos seront traduits en anglais pour le compte des accusés et des jurés.Rappelons que, dans leur verdict, les six hommes et^ six femmes au procès devant le juge Benjamin Greenberg avaient libéré Roger Lazore de toute accusation.Il y a quelques , ils croyaient rêver en couleurs .Aujourd'hui, ils repassent le film.Au milieu des années 80, Jean-Paul et Catherine Jobin venaient de prendre leur retraite et rêvaient de posséder une voiture fiable à un prix raisonnable.Ils avaient presque abandonne leur rêve lorsqu' ils sont entrés chez le concessionnaire Hyundai.Il a suffi d'une promenade dans une Excel 3 portes pour les convaincre que leur rêve pouvait devenir réalité.' Quant aux coûts d'entretien, l'excellente garantie de Hyundai a fini de les rassurer.La Hyundai Excel leur a permis de profiter de leur retraite sans avoir à sacrifier leur mobilité.Récemment, ils ont rendu visite à leur concessionnaire Hyundai, qui les a toujours traités aux petits oignons.Et ils ont décidé de célébrer les années 90 dans une Excel neuve.Jean-Paul aime le moteur de 1,5 litre à injection multipoints, contrôlée par ordinateur.Catherine a été impressionnée par la télécommande d'ouverture du volet de réservoir et du coffre arrière, qu'elle peut actionner sans bouger de son siège.En fait, elle s'est rendu compte que l'Excel est mieux équipée que toute autre voiture de sa catégorie.Les Jobin sont contents d avoir acheté une 4 portes.Comme le dit Jean-Paul : -Com pratique HYLJI\"IDF1I avec la ribambelle de petits-enfants.sans compter leurs amis! » Un achat intelligent.\u2022 Excel 1992 CXL 4 portes Excel L.À partir de 7695 $.* La petite voiture fiable, durable et maniable.(Dispwûble aussi ei\\ lésion 3 portes à hayon) \u2022 L équipement standard de la CXL comprend, entre autres indicateur graphique au tableau de bord;banquette arrière à dossier rabattable 60/40; essuie-fjace à balayage intermittent; direction et freins servchossistés, pneus radiaux Michelin toutes saisons ceinturés d'acier PI 75170 R-/3; système de son à 4 haut-parleur avec lecteur de aissettes et radio AM/FM à syntonisation élcctrorùqtte.Toutes les ioitures Hyundai sont couvertes fxir li garantie gjtubale limitée de 5 ans/60 000 km et Li ganmtie sur les éléments principaux de 5 ans/100 000 km.Renseignements complets auprès du emeessionnaire.* P.D.S.K Ik)ut l'Excel L 1992.Transport, immatriculation, frais de préparation et taxes en sus.Renseifmcz-ivus auprès du concessionnaire sur les /rai> de transport et de tnc[viratioi\\.Le concessionnaire peut vendre moms cher.OUKST Jaykal Hyundai 133, lm avenue Ville Ile Perrot 453-6363 Autos Eurolux Inc.2500.bout.Hébert Valleyticld 377-1985 Automobiles l'Isan L(év 1625.bout.Hymus Doival 683-5702 Safari Automobiles Inc.300.me Latlcur LaSalle 364-3124 Jean Talon Hyundai 39(H) Jean Talon ouest Montreal 341-7100 excellence St-Kustache Hyundai SS5 boul.Arthur Sauve St-Eustachc 974-0440 SUD Seray Auto Inc.730.boul.Férigm Chambly 443-8557 Automobiles Corée l^ongueuil Lté* 1680.boul.Marie-Victorin Longucuil 670-2080 Les Automobiles Ooginor Inc.359.rue Laberge St-Jean-sur-Richclicu 348-6817 Le Carrefour de la Voiture Importée Inc.2499.boul.Casavant St-Hyacinthc 774-0344 Châteauguay Hvundai 83.St-Jean-Bapti&tc Chateaûguay 692-9630 Hyundai (iranby 1196.rue Principale Granby 378-4666 Hyundai Ri m-Sud 34 boul.Taschereau La Prairie 444-4244 NORD Desmeules Hyundai 1237.boul.des Laurent ides Ville de Laval 668-0393 H wmdai Auto St-Jerome 1180.boul.des Laureniides St-Antoinc 432-4252 Hyundai Mont-Laurier 1756.boul.Pauucttc Mont-Laurier 623-5018 H\\undai Val David - ENR.990.Route 117 Val David 322-6620 Chomcde) Hyundai 2480.boul Cure libelle Chomedey, l aval 682-60(X) Hvundai Hlainville 1053.Curé Labcllc Blainville 434-5484 EST Pointe-aux-Trembles Hvundai h nr.12150.rue Sherbrooke est Montreal 645-2233 Hyundai de Lanaudière 1165, de Lanaudière Joliettc 759-7669 Coiteux Hyundai 5187, avenue Pjpineau Montréal 521-3201 Lxcellenee Hyundai 1250 Marie-Victor in Tracy 743-1244 Hyundai Repentigny 845 rue Notre Dame Repentigny 582-3182 Métropolitain Hyundai 4352 Métropolitain Est Montréal 374-9110 e i * i m- * * »¦ * * * > r i 9 » / *» i i Hyundai s'implante chez nous pour mieux nous servir \u2022 r \u2014 V ^ 9 A6 \u2022 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 28 FÉVRIER 1992 Kahnawake rechigne toujours à payer son électricité tfrtSSC Canadienne I SAIST HYACINTH!: M Alors que le recouvrement des comptes en souffrance d'Hydro-Québec se fait pour le mieux à Akwesasne.la situation n'a guère évolué, depuis le mois d'août, dans la réserve de Kahnawake, a fait savoir hier la société d'État, par voie de communique.Ainsi, au 31 janvier, 328 clients de la communauté amérindienne de Kahnawake avaient des arrérages de l'ordre de 1000 $ et plus, pour un total de T 792 139$.Une situation qui n'a guère évolué depuis août 1991, date à laquelle Hydro-Québec avait reçu les paiements de 339 clients, pour un montant de 1 783 055 $.Du mois d'août.1991 au mois de janvier, la société d'État a réussi à établir des ententes de paiements avec 111 clients, pour un montant global de plus de 500 000 $.Depuis le mois d'avril 1991, des représentants de l'entreprise ont tenu 12 réunions d'affaires avec le Conseil de bande de Kahnawake, rappelle Hydro-Québec.«Force est d'admettre qu'elle n'a pas reçu la collaboration escomptée des au- torités de cette communauté au plan de la récupération des sommes dues, peut-on lire dans le communiqué.Malgré certaines tentatives, Hydro-Québec n'a pu, à ce jour, recourir au moyen ultime de recouvrement, soit l'interruption de service, pour des raisons de sécurité de son personnel.» En ce qui concerne la réserve d'Akwe-sasne, la société d'État dit être arrivée, le 20 février, à la conclusion du processus de recouvrement: le montant de comptes en souffrance est passé d'un million de dollars en août 1991 à environ 100000$ en février, affirme en effet Hydro-Québec.Pour parvenir à ce résultat, la société d'État a dû recourir à 12 interruptions de service pour faire respecter les ententes prises avec les abonnés mauvais payeurs.Augmentations exagérées À Montréal, par ailleurs, l'Association des consommateurs du Québec a affirmé que les raisons invoquées par Hydro-Québec pour augmenter de 5,9 p.cent ses tarifs ne sont pas très convaincantes.Selon Ï'ACQ, cette augmentation comprend une taxe déguisée.«Le gouvernement a encore trouvé le moyen de nous imposer une taxe par le biais de la tarifi- cation d'Hydro, peut-on lire dans le communiqué.On nous fera payer 1,9 p.cent d'augmentation parce que le gouvernement a décidé de faire payer Hydro pour garantir les emprunts de celle-ci.Et voilà qu'on refile la facture aux consommateurs.» L'ACQ se demande par la suite si l'hy-draulicité peut vraiment être une raion pouvant justifier une hausse de 2,9 p.cent.«Hydro-Québec ne tente-t-elle pas de nous faire oublier un manque d'efficacité administrative?», se demande l'organisme, qui invite les consommateurs à faire connaître leur mécontentement à leurs députés.t ' \\ , ¥ \u2022 Établissements de santé : de très nombreux candidats aux élections du 9 mars PIERRE Cl MGR AS ¦ Les candidats sont nombreux aux élections du 9 mars dans les établissements du réseau de la santé et des services sociaux du Québec.Par exemple, dans les 10 centres hospitaliers de courte durée de laMontérégie, pas moins de 147 personnes se sont portées candidates pour les 40 sièges disponibles au conseil d'administration.Dans les Centre locaux de services communautaires (CLSC), on compte 222 candidats pour les 95 postes offerts.Au CLSC de la Vallée des patriotes (Beloeil, Saint-Bruno), par exemple, 31 personnes ont manifesté leur intention d'occuper un des cinq sièges au conseil.Au CLSC Lac Saint-Louis, ils sont 36 à se faire là lutte.! Selon le ministère québécois de la Santé et des services sociaux, cet enthousiasme semble aussi répandu un peu partout dans la région métropolitaine et la plupart des régions de la province.Premier scrutin populaire tenu en vertu de la nouvelle loi 120 sur la réforme de la santé, l'élection vise à pourvoir les sièges réservés au public aux conseils d'administration des CLSC, des centres hospitaliers de courte et de longue durée, des centres d'accueil d'hébergement et de réadaptation.Dans chaque établissements, le nombre de siège réservés à la population est de quatre, sauf dans les CLSC ou il est de cinq.La période de mise en candidature se terminait le 13 février.Au ministère de Marc-Yvan Côté on ne cache pas sa satisfaction devant ces premiers résulats.«Voilà qui va dans le sens de la réforme.La situation démontre que les gens sont intéressés à participer à ce nouveau processus dé- mocratique» a mentionné un porte-parole ministériel.On souhaite toutefois que l'enthousiasme des candidats soit partagé par le public et que les électeurs se rendront en grand nombre aux urnes le 9 mars entre 17h et 21 h.D'ailleurs, avant la période de votation, dans chaque établissement, tous les postulants seront appelés à prononcer un bref discours public pour faire valoir leur point de vue.Pas d'âge minimum Si les associations de comté des deux principaux partis politiques du Québec ne semblent pas participer activement à ces élections, Alliance-Québec, par contre, a décidé de s'impliquer là où les institutions une importante clientèle anglophone.Le groupe de pression affirme toutefois qu'il ne présente pas de candidats mais qu'il veut s'assu- rer d'une présence anglophone sur certains conseils d'administration.Alliance-Québec doit d'ailleurs faire de la publicité incitant les gens à aller voter.Par ailleurs, plusieurs établissements de santé s'interrogent sur les lacunes de la loi 120 en regard de cette élection.Par exemple, il n'existe pas de liste électorale, il n'y a pas de restrictions en ce qui a trait à l'âge des voteurs et ceux-ci, du moins théorioquement, pourront voter à plusieurs endroits au cours des quatre heures allouées au scrutin.Au ministère de M.Côté, on affirme toutefois qu'il ne saurait être question «de permettre aux enfants de cinq ans de voter».Le porte-parole du ministre indique que l'élection du 9 mars sera soumise aux mêmes critères qui régissent toute élection au Québec et que des directives doivent êtres envoyées bientôt à tous les établissements de santé à ce sujet.\u2022 Chômeurs recyclés au cégep de Saint-Laurent JEAN-PAUL SOULIE ¦ Mis au chômage par l'évolution technologique des industries qui les employaient, souvent malgré leur Solide expérience pratique dans leurs domaines respectifs, soixante étudiants viennent de commencer au cégep de Saint-Laurent des cours qui doivent les rendre aptes à obtenir des emplois dans des secteurs de pointe.Le programme était inauguré officiellement hier en présence des représentants de Emploi et Immigration Canada, qui finance l'opération de 770 000$, de la Corporation des technologues des sciences appliquées du Québec, du ministère québécois de la Main-d'oeuvre, Sécurité du revenu et Formation professionnelle, et par le cégep de Saint-Laurent et son directeur Claude Boi- ly.Qualifié de «méga-projet de formation de pointe», le Programme de planification de l'emploi \u2014 Intégration professionnelle offre quatre champs de compétence à autant de groupes de quinze personnes: dessin et conception assistés par ordinateurs (AUTOCAD), décontamination industrielle, commande numérique et électrotcchniquc des communications.Les quatre programmes ont une durée d'environ cinquante-deux semaines.C'est donc, dans la plupart des cas, une rallonge appréciable à la période de prestations de chômage, qui est en moyenne de vingt à trente semaines.Les étudiants sont choisis selon des critères précis.Ils doivent être des «bénéficiaires» de l'assu-rance-chômage, ils doivent détenir un diplôme de cinquième année secondaire avec mathématiques et sciences, et avoir de l'expérience ou de l'intérêt pour l'une ou l'autre des spécialités envisagées.Créés pour répondre à des besoins réels, ces programmes de formation seront complétés par des stages dans des entreprises d'accueil, où des technologues accrédités par la Corporation des technologues agiront comme maîtres de stages.La Corporation professionnelle des technologues des sciences appliquées du Québec est un organisme qui a été reconnu comme corporation professionnelle en 1980, et qui représente le «maillon manquant», selon son directeur général et secrétaire Denis Daignault, entre les ingénieurs et les ouvriers spécialisés.Elle compte 4500 membres et 5000 étudiants sont susceptibles d'y avoir accès.Les métiers couverts appartiennent aux secteur de la construction, bâtiment et travaux publics, l'électrotechnique, la mécanique et la métallurgie, le contrôle de qualité, la foresterie, la chimie analytique, l'aménagement, les technologies agricoles.etc.La CEQ favorise une vision intégrée de la formation professionnelle Presse Canadienne ¦ La CEQ est favorable à une vision intégrée de la formation professionnelle, telle que préconisée par le Conseil supérieur de l'éducation mais, selon elle, une telle conception de la formation professionnelle tranche nettement avec la vision fragmentée proposée dans l'énoncé de politique du ministre Bourbeau.Par voie de communiqué, le président de la Fédération des enseignantes et enseignants de commissions scolaires (FECS-CEQ), Luc Savard, et la présidente de la Fédération des enseignant de cégeps (FEC-CEQ), Vivian Barbot-Lymburncr, ont fait savoir que «Vision intégrée» doit, selon eux, signifier «harmonisation» et «collaboration», plutôt que «fusion» des deux réseaux, secondaire et collégial, qui ont chacun leur vocation propre.Selon eux, les deux réseaux ont la capacité de fournir une formation de qualité tant aux jeunes qu'aux adultes.Les cheminements doivent cependant être harmonisés et le personnel enseignant a un urgent besoin de perfectionnement pour adapter la formation dispensée à la réalité des changements technologiques.«Plutôt qu'une vaste réforme institutionnelle visant la fusion des deux réseaux, il faudrait appuyer les expériences de collaboration qui existent déjà dans certaines régions et faire en sorte que l'on puisse en développer d'autres», suggèrent-ils.À leur avis, cette concertation ne pourra se développer dans le contexte de concurrence favorisé actuellement tant par les politiques de financement du gouvernement fédéral que par celles du gouvernement québécois.D'où l'urgence de l'harmonisation entre toutes les interventions en formation professionnelle.À ce sujet, les porte-parole de la FECS et de la FEC, esti-ment que le ministère de l'Éducation et le ministère de l'Enseignement supérieur, dont c'est la responsabilité première, devraient prendre une part plus active au débat public sur l'avenir de la formation professionnelle.«Au secondaire, il y a urgence de revaloriser la formation professionnelle, signale Luc Savard.11 faut aussi apporter des ajustements pour faciliter le passage des élèves de l'enseignement professionnel du secondaire au collégial.» Au collégial, Vivian Barbot-Lymburner est d'avis qu'il faut maintenir l'objectif d'une formation générale large pour tous les étudiants et étudiantes.Il y aurait cependant lieu d'améliorer l'approche pédagogique utilisée dans certains cours obligatoires, afin de mieux répondre aux besoins des jeunes inscrits en formation professionnelle.1 / » t l PLUS DE NOUVEAUTES, ENCORE PLUS DE CHOIX DÉCOUVREZ TOUS LES NOUVEAUX PRODUITS POUR VOTRE MAISON PORTES ET FENÊTRES CUISINES SALLES DE BAINS ÉLECTROMÉNAGERS FOYERS CHAUFFAGE CLIMATISATION DÉCORATION AMEUBLEMENT SYSTÈMES DE SON MAINTENANT OUVERT ; :.V: * V » PLUS O V O At O 1992 ^ D'ECONOMIE \u2022 PROFITER DES SUPER RABAIS SALONS POUR ACHETER MAINTENANT \u2022 sur place 600 exposants \u2022 1200 entreprises offrant des prix réduits au maximum pour construire, rénover ou décorer votre maison \u2022 FINANCEMENT HYPOTHÉCAIRE DISPONIBLE SUR PLACE m m ai y ¦ 1 * se '¦'¦.J m PLUS DE SPÉCIALISTES EN RÉNOVATION VENEZ RENCONTRER DES EXPERTS QUI RÉPONDRONT À VOS QUESTIONS CONCERNANT LA RÉNOVATION DE VOTRE MAISON.SON INTÉRIEUR COMME SON EXTÉRIEUR.si PLUS DE 40 CONSTRUCTEURS REGROUPÉS DONT: ' ¦ h: mmmst Le Groupe Marcotte qui présente 2 maisons progressives, un concept audacieux d'habitation de ville ou de banlieue accessible pour le prix d'un loyer, terrain compris.PLUS D'AMENAGEMENT EXTÉRIEUR DECOUVREZ: Mobiliers de jardin, outils de jardinage, engrais, semences, terreaux, piscines et équipements d'entretien, jardins d'eau, irrigation et édairage, végétaux d'ornement pavé, pierres, produits de décoration, etc.MÉTRO PIE IX La billetterie fermera une heure et lin.I i *\u2022¦\" * ******* ' sS&j&n om mtm Blàfl llllli MBW f.¦ .«4® \\ 1 Patriotisme sur pannoau-réciamc Jim Taylor travaille à assembler quelques-uns de ses nombreux panneaux portant la signature de Canadiens approuvant le slogan *Mon Canada comprend le Québec».Les panneaux comprenant 85 000 signatures sont installés le long de l'autoroute 13, non loin de Montréal.Une façon pour des gens d'autres provinces de transmettre leur sentiment ph0t0 w pr«se Bob Rae n'a pas de mots assez forts pour décrier Mazankowski SUZANNE DANSEREAU de la Presse Canadienne TORONIO Au moment où Ottawa a besoin de l'Ontario dans le dossier constitutionnel, le torchon brûle entre le ministre fédéral des Finances Don Mazankowski et le premier ministre ontarien Bob Rae.M.Rae est tellement furieux contre M.Mazankowski qu'il a qualifié son budget «d'effroyable» et de «frauduleux» et a réclamé la démission du gouvernement conservateur.M.Mazankowski a provoqué l'ire du premier ministre lorsqu'il l'a averti de ne pas augmenter ses taxes pour contrebalancer le budget fédéral.Le ministre a même eu le «culot» \u2014 selon l'expression de M.Rae \u2014 de suggérer à l'Ontario de ne pas aller de l'avant avec sa réforme du travail, laquelle prévoit l'adoption d'une loi anti-scab et de mesures favorisant la syndicalisation en Ontario, pour ne pas décourager les investissements dans la province.«)e n'ai pas de leçon à rece- voir de M.Mazankowski en matière économique», a rétorqué hier Bob Rae.Depuis des années, Ottawa réduit la contribution qu'elle fait aux provinces sous forme de transferts de paiements pour les services de santé, d'éducation et d'assistance publique aux citoyens.Ces réductions font un trou dans les budgets provinciaux mais permettent a Ottawa de faire ce qu'elle a fait cette semaine: annoncer des réductions d'impôts, a expliqué M.Rae.«Ce que M.Mazankowski fait est «épouvantable ».Il dit aux Canadiens, regardez j'ai réduit vos impôts.C'est de la «foutaise» (horsefeathers).Et voilà maintenant qu'il vient dire à l'Ontario: vous n'avez pas le droit (d'augmenter les 'taxes).Qu'est-ce que vous voulez que nous fassions?Que nous arrêtions d'aider les pauvres?Les sans abris?Les affamés?Les sans-emplois?», s'est exclamé M.Rae, ajoutant: «Ce budget est peut-être habile, mais il est frauduleux car il refile la facture aux autres.» Le premier ministre néo-dé- mocrate n'a pas mâché ses mots contre le présent gouvernement à Ottawa.«Ce que nous avons à Ottawa, c'est une coquille vide qui n'est pas capable de remplir ses devoirs fiscaux les plus élémentaires en matière sociale.«Ce gouvernement est décourageant, il ne paie pas ses factures, il est en banqueroute et il essaie de nous dire quoi faire.» M.Rae a même donné un angle partisan à ses récriminations: «Si nous avons un déficit en Ontario, c'est parce que ce gouvernement tory à Ottawa n'a pas fait son travail pour le pays et pour la province.Ce gouvernement est cuit, il devrait se retirer tout de suite».Puis il a ajouté: «Je suis furieux, l'en ai marre de ces types, mon dieu.J'ai perdu toute ma patience».M.Rae a toutefois promis de se rendre à Ottawa, «avec tambour et trompette», pour la conférence des ministres sur la constitution.Bob Rae est a la fois premier ministre et ministre des Affaires intergouvernementales.Télécommunications: rajeunir la loi Presse Canadienne orrA wa n projet de loi sur les télé-communcations, déposé aux Communes jeudi, exigera une propriété canadienne de 80 pour cent des compagnies de téléphone, assurera des tarifs justes et protégera la vie privée des Canadiens.Ce projet de loi, a expliqué le ministre des Communications, M.Pcrrin Beatty, n pour but de protéger la compétitivité internationale du Canada, en permettant au système canadien des télécommunications de s'adapter à l'évolution rapide de la technologie et à la demande du marché.Neutre sur le plan constitutionnel, le projet de loi reconnaît le besoin d'une plus grande consultation avec les provinces.« Les télécommunications, a déclaré le ministre, sont à la fois notre principale industrie de pointe et une infrastructure essentielle à la réalisation des objectifs sociaux et économiques du pays.« Le projet de loi remplacera un ensemble confus de dispositions désuètes et donnera au gouvernement une base législative cohérente pour la gestion de ce secteur stratégique.Pour la protection de la vie privée, le projet de loi accorde au CRTC le pouvoir de combattre les abus possibles, notamment l'envoi d'information non sollicitée par téléphone ou par télécopieur.Essentiellement, le projet de loi donne un cadre de politique des télécommunications- sensible aux intérêts provinciaux et régionaux.Il unifie la réglementation des grandes entreprises de télécommunications relevant du CRTC; renforce mesures applicables à la propriété et au contrôle canadien des entreprises de télécommunications; simplifie et assouplit le système de réglementation et facilite l'accroissement de la concurrence lorsque celle-ci est dans l'intérêt du public.La propriété et le contrôle canadiens des entreprises canadiennes de télécommunications seront assurés grâce au système de délivrance des licences, qui exigera que les entreprises soient de propriété canadienne à 80 pour cent et effectivement contrôlées par des Canadiens.l'Ouest, les crédits de ce ministère augmentent de 51,6 p.cent.11 s'agit d'une hausse de près d'un milliard sur un budget de 1,8 milliard.En ce qui a trait aux députés, ils ne voyageront plus en première classe, tel qu'annoncé par le ministre des Finances Don Mazankowski cette semaine, mais ils voyageront plus souvent.C'est du moins ce qu'indique le budget des dépenses du Parlement, qui n'est pas publié mais dont La Presse a obtenue copie.Les crédits alloués à la Chambre des communes augmentent de 7 millions à 236,2 millions tandis que ceux du Sénat sont réduits d'un million à 43,4 millions.En prévision du débat constitutionnel, le budget du Bureau des relations fédérales-provinciales, dirigé par le ministre foe Clark» est aussi sensiblement accru.Ses crédits sont passés de 6,8 millions il y a deux ans, à 16,7 millions l'an dernier et à 18,3 millions cette année.Ses effectifs seront de 167 personnes cette année, contre 110 l'an dernier.Quelque 30 millions ont aussi été prévus pour Canada 125, l'organisme chargé d'organiser les événements qui marqueront le 125e anniversaire de la confédération.C'est sans compter une nouvelle enveloppe de 6 millions qui sera distribuée par le Secrétariat d'État en subventions aux organisations non gouvernementales pour «promouvoir une meilleure compréhension entre Canadiens».La culture figure parmi les grandes victimes du plan financier.Les compressions au ministère des Communications toucheront principalement les musées et le gouvernement entend s'approprier une somme de 8,6 millions à partir des revenus entraînés par trois organismes: Téléfilm Canada, le Fonds de développement des industries culturelles et l'Office national du film.Radio-Canada est toutefois épargnée.Les revenus supplémentaires qui lui ont été promis il y a quelques mois sont au rendez-vous.Ses crédits augmenteront de sept p.cent ou de 78 millions pour atteindre 1,1 milliard.Enfin, 150 millions sur deux ans prévus au le Plan vert du ministère de l'environnement sont reportés à plus tard ; Via Rail voit ses subventions réduites de 50 millions à 561,9 millions; les crédits pour la formation de la main-d'oeuvre sont aussi amputés de 100 millions.La Défense nationale, malgré les compressions de 2,2 milliards sur cinq ans annoncées dans le budget, voit tout de même ses crédits augmenter de 230 millions cette année à près de 12,5 milliards.En termes réels, la défense a dépensé 12,8 milliards l'an dernier, mais ce montant inclut les crédits supplémentaires de 600 millions pour la guerre du Golfe.Grande-Baleine : peu de suggestions DENIS LABRECQUE de la Preste Canadienne VAL D'OR eu de suggestions ont été faites, mercredi et jeudi, à Val d'Or, lors des audiences publiques portant sur le contenu de l'étude d'impact qu'Hydro-Qué-bec doit réaliser pour le projet hydro-électrique de Grande-Baleine.La majorité des participants, des Cris venant de communautés nordiques, ont plutôt réitéré leurs craintes quant aux effets que la construction de barrages aura sur la faune et leur mode de vie.Un autochtone de Waskaga-nish a dressé un sombre bilan des répercussions du projet de la Baie lames en affirmant avoir noté une baisse de la population de certains animaux.Selon lui, la construction de routes a aussi entraîne des problèmes sociaux importants, dont un fort taux d'alcoolisme chez les jeunes.Tirant par ailleurs une leçon de la réalisation du complexe La Grande, Albert Diamond a déploré que trop d'études d'impact ont été faites après la construction des barrages et non avant.Il réclame la mise en place de programmes «pratiques» visant à faciliter l'adaptation des autochtones aux changements que ces méga-projets ont sur leur mode de vie.«La portée des mesures correctrices appliquées après le fait est plutôt limitée», a expliqué M.Diamond.Il demande en outre qu'Hydro-Québec dépose le plus rapidement possible le calendrier de remplissage des réservoirs de Grande-Baleine afin de pouvoir déplacer les animaux qui risquent d'être affectés par les inondations, v I LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 28 FÉVRIER 1992 Les employeurs du bâtiment jugent que la vocation de la CSST a été dénaturée PIERRE ROBERCE Presse Canadienne ¦ L'organisme regroupant tous les employeurs du bâtiment exhorte le gouvernement Bourassa à redresser la gestion et à resserrer les critères de la Commission de la santé et sécurité au travail (CSST), qui s'en irait vers un déficit de un milliard pour 1991, cela après avoir réalisé un surplus de 213 millions en 1989.L'Association des entrepreneurs en construction du Québec (Aecq) soulignait en conférence de presse, hier, que la CSST en est à faire la courte échelle à l'assu-rance-chômage, l'assurance-mala-die et l'assurance-automobile.Depuis sa création il y a 15 ans, la vocation de la CSST a été «dénaturée», lance Jean Perron, président de l'Aecq, dont les 18 000 membres paient 14 p.cent de toutes les cotisations qui font tourner cette régie d'État.Les employeurs de tous les secteurs sont les seuls à financer la CSST, en pondération des risques inhérents aux activités de leurs employés.L'Aecq a remis mercredi copie de son mémoire au ministre du Travail Norman Cherry; le bilan 1991 de la CCST doit être publié en mars ou avril.En 1990, pour une moyenne globale de 2,50$ les 100$ de masse salariale, calcule la CSST, le taux de cotisation dans le bâtiment était 7,97 $ contre 5,23 S dans les mines et carrières, 4,67 $ dans l'industrie du meuble et 4,64$ dans l'agriculture; les fi- nances, assurances et immobilier sont les moins à risques avec une cotisation de 60 cents les 100 $ de masse salariale.Les employeurs doivent également cotiser à la Régie d'assurance-maladie du Québec, à raison de 3,75 $ les 100 $ de salaires.Or les lois sont ainsi faites qu'en 1990, fait valoir M.Perron, la CSST a dû rembourser 182,8 millions à la Raraq pour des frais médicaux dus à des accidents de travail.Deux fois «C'est une injustice flagrante où l'employeur, seul cotisant à la CSST, paie deux fois pour la même chose», lance M.Perron.L'Aecq se demande aussi quelle part de ce remboursement couvre des frais vraiment attribuables à des accidents et maladies du travail ; la Société d'assurance-automobile du Québec couvre déjà ce type de lésions.L'organisme relève aussi quelque 5000 accidents de la route entre 1988 et 1990, indemnisés par la CSST mais dont certains touchaient des personnes se rendant ou revenant du travail pour aller faire autre chose, ce qui n'était sûrement pas l'intention du législateur en 1977.Le bouquet pour l'Aecq, c'est la CSST qui administre maintenant le retrait préventif de la femme enceinte.«Cela relève d'une politique familiale, la grossesse n'est pas un accident de travail», plaide l'Aecq.Dans une économie au ralenti, NE MANQUEZ PAS NUPHILEX LE SALON DU TIMBRE, DE LA MOMIE ET DES CARTES SPORTIVES DE MONTRÉAL VENDREDI 28 FÉVRIER DE 10 H À 20 H SAMEDI 29 FÉVRIER DE 10 H À 18 H DIMANCHE 1er MARS DE 10 H À 17 H BTrf OUVERT AU PUBLIC \u2014 ÉVALUATION \u2014 ACHAT\u2014 VENTE £JL IMPORTANTE SECTION DE CARTES SPORTIVES \u2022 4im JBLnTS ENCANS (TIMBRES: VENDRED119 H) (MONNAIES: SAMED113 H) (CARTEbbKORTIVES: DIMANCHE 11 H) (TIMBRES ET MONNAIES: DIMANCHE 13 H) LE SALON SE TIENDRA AU 201.AVENUE VIGER OUEST, MONTRÉAL (QUÉBEC) H2Z1X7 ENTRÉE 3,50$ tai**tnctu**« Palais des Centrés do Montréal GRATUIT: 12 ANS ET MOINS Renseignements: Serge Laramée 449-1888 R ÉSULTAT S I t - q u é b tatoquCbec $49 Tirage du 92-02-26 15 18 27 28 29 31 Numéro complémentaire: GAGNANTS 6/6 2 5/6+ S 5/6 385 4/6 21611 3/6 382033 LOTS 2 650 461,50$ 164 253,10$ 1 706,50$ 58.20$ 10,00$ Ventes totales: 20 656 519,00$ Prochain gros lot (approx): 2 500 Prochain tirage: 92-02-29 1,00$ Tirage du 92-02-26 NUMÉROS 763452 63452 3452 452 52 2 LOTS 100 000 $ 1 000$ 250 $ 50$ 10$ 2$ Tirage du 92-02-27 7 14 21\t32\t35\t42\t43 44\t46\t48\t49\t52 55\t58\t66\t67\t70 Prochain tirage: 92-02-28 TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des bWets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.avec la précarité de l'emploi pro- f>re à ce secteur, le président de 'Aecq ne dit pas carrément le mot fraude mais il constate que « les indemnités peuvent être plus élevées que le salaire».Et la filière CSST peut être d'autant plus tentante que le seuil de semaines travaillées, exigé pour toucher de l assurance-chômage fédérale, devient plus difficile à atteindre.Trop long S'il faut pointer une cause im* portante de dépenses excessives, M.Perron et Robert Brown, directeur général de l'Aecq, nomment la «durée d'invalidité» reconnue par la CSST.Le problème commence au premier «guichet», qui se franchit aisément en déclarant au fonctionnaire de la CSST que la blessure ou maladie est reliée au travail.«U faut revoir la présomption pour l'employé, qui n'a qu'à faire sa déclaration pour que la mécanique se mette en route, plaide l'Aecq.Pendant ce temps le fardeau repose sur l'employeur de prouver le contraire.» L'autre défaut structurel grevant la CSST dure jusqu'au terminus, c'est-à-dire que des indemnités sont versées jusqu'à une décision finale, ce qui peut durer trois ans.En passant l'Aecq juge inutile le bureau de révision de la CSST, «qui n'est qu'un tremplin automatique vers la Calp (Commission d'appel des lésions professionnelles).Si un employé est - Centre d'écoute Complexe Desjardins Accueil: lundi au vendredi Midi \u2014 17 h 982-0333 débouté par le bureau de révision, il peut malgré tout faire appel », signale M.Brown.Le choix du médecin aussi pourrait être restreint, l'employé devant le prendre dans une liste établie au départ et par région, «ce serait une formule à explorer», glisse lean Perron, qui dirige par ailleurs sa propre compagnie à Trois-Rivieres.À la question de savoir si les employés aussi devraient, ne serait-ce que dans une part minoritaire, cotiser à la CSST, M.Perron répond: «Nous ne l'éliminons pas entièrement, mais ce n'est pas sur la table maintenant.C'est une question vaste qu'il faudrait voir avec tout le monde.» Au sujet d'un régime de points d'inaptitude, pour policer les entrepreneurs et que préparerait la Régie du bâtiment, M.Perron en tant qu'entrepreneur déclare qu'il y est favorable.Fondation québécoise du cancer Hôtellerie de Montréal XTS «u» a» OWMptoto Mortt^a >.Cette attitude américaine « s'inscrit dans le cadre des divergences de vues entre Israel et les États-Unis », a-t-il dit.« Nous avons besoin des garanties.Ceux qui nous enjpèchent de les obtenir, portent atteinte à une oeuvre humanitaire» a ajouté M.Shamir en soulignant qu'il ne « désespérait pas » deles obtenir.- Le secrétaire d'Etat américain James Baker a lié l'octroi des garanties d'un montant de 10 milliards de dollars à un arrêt total et immédiat de la construction d'implantations dans les territoires occupés.Mardi, M.Benjamin Netanyahu, vice-ministre chargé de l'Information, avait accusé les États-Unis de « torpiller le processus de paix » en faisant un tel lien.P'autre part, la Conférence des présidents des principales organisations juives américaines a déclaré hier que lier les garanties de crédit à la question des implantations risquait d'inciter les Arabes à abandonner les discussions directes.Toutefois délégués arabes et israéliens ont poursuivi leurs négociations, à Washington hier, malgré de profondes divergences sur l'autonomie palestinienne.Le début de ce quatrième et dernier jour de discussions, avant une suspension pour un week-end de trois jours, a été marqué par une manifestation de «faucons» juifs devant le département d'Etat américain.Oc leur côté, les Palestiniens se sont plaints auprès des Etats-Unis du manque de sérieux, à leurs veux, des propositions israéliennes sur l'autonomie.Les Israéliens sont prêts à laisser les Palestiniens des territoires gérer la plupart des domaines de la vie publique \u2014 agriculture, éducation, finances, santé, affaires municipales et religieuses \u2014 mais ils entendent garder le contrôle de la sécurité et des ressources naturelles stratégiques, notamment de l'eau.Le différend palcstino-israélien sur la question de l'autonomie s'est répercuté sur les discussions bilatérales entre Israel, la Jordanie, la Syrie et le Liban.Ces pourparlers semblent n'avoir pas progressé, bien que les parties aient discuté de leurs divergences.pel à « l'unité nationale » et a invité « tous les secteurs, quelle que soit leur appartenance politique », à s'associer avec lui « pour sortir Haïti de la crise ».«Nous sommes soumis à l'embargo (de l'Organisation des Etats Américains, OEA), marginalisés par toute la communauté internationale, seuls avec nous-mêmes et en même temps en conflit avec nous-mêmes», a souligné le responsable communiste modéré, président du Mouvement pour la Reconstruction Nationale (MRN, coalition regroupant entre autres de nombreux non-marxistes).Il a pris l'engagement, si le parlement ratifiait le choix de sa personne comme premier ministre, de convoquer «un grand forum national pour définir une politique nationale » avec tous les secteurs, dans une « participation constructive ».« Je crois que c'est cela la démocratie », a-t-il ajouté, précisant que les « compétences et l'efficacité » primeraient sur l'appartenance politique lors de la composition de son gouvernement.M.Théodore a aussi rendu hommage au rôle du parlement dans les négociations qui ont abouti à la signature d'un accord, dimanche, à Washington.Il a estimé qu'il « n'y aurait pas d'obstacle » au protocole d'accord de la part du président « provisoire » Joseph Nérette et du premier ministre |ean-|acques Honorât, qui ont dû « assumer le pouvoir dans des circonstances difficiles » et ont bien « mérité de la patrie ».Le premier ministre désigné a enfin démenti qu'Haïti «soit mise sous la tutelle de l'OEA», insistant sur le fait qu'il s'agissait d'un accord « inter-haiticn » et qu'Haïti « devait marcher seule avec l'appui des autres nations».En ce qui concerne l'envoi d'une mission de l'OEA pour renforcer les institutions démocratiques, M.Théodore a indiqué qu'il était d'accord sur le principe, mais qu'il faudrait « une négociation plus pointue pour en fixer les modalités et le nombre des participants ».Bush en compagnie du président de la Colombie, Jaime Paz Zamora, au sommet de San Antonio.photoreuter Le président Bush annonce une coopération agressive contre le trafic de drogue d'après AFP SAN ANTONIO (Etats-Unis) e président américain George Bush a annoncé une coopération « agressive » contre le trafic de drogue, hier, à San Antonio (Texas), à l'issue d'un sommet rassemblant les États-Unis et six pays latino-américains.Au cours d'une conférence de presse, M.Bush a passé en revue les principaux éléments d'une déclaration prévoyant notamment un accroissement de la coopération pour interdire les vols des avions des trafiquants et pour lutter contre le blanchiment de l'argent de la drogue.Le président américain a ajouté que le sommet, auquel participaient les États-Unis, la Bolivie, la Colombie, le Pérou, l'Equateur, le Mexique et le Venezuela, appelait les pays d'Europe et d'Asie à se joindre à la lutte des pays américains contre le trafic.Il a indiqué que les participants s'étaient mis d'accord sur une lutte plus active contre à la fois la demande et l'offre de stupéfiants et a affirmé qu'il y aurait un renforcement des efforts pour le développement de cultures de remplacement dans les pays andins.Soulignant la nécessité d'une coopération inter-américaine, M.Bush a noté qu'un succès ne sera pas obtenu « du jour au lendemain ».Mais, a-t-il affirmé, « qu'il n'y ait pas d'erreur, nous vaincrons les trafiquants ».Le président américain n'a cependant annoncé aucun objectif spécifique de réduction de la demande et de l'offre de drogue au cours des années à venir.En accueillant ses hôtes, mercredi soir, à San Antonio, Bush avait déclaré, lors d'un diner officiel, que, pour tous, « la bataille contre la drogue était une véritable guerre ».Il avait souligné les « progrès » faits depuis Carthagène tant dans la.lutte contre la demande aux États-Unis que contre la production et le trafic de drogue en Amérique Latine.« Nous devons faire plus.II y a en jeu (a civilisation qui nous unit », avait-il cependant ajouté.« Alors, réaffirmons notre détermination.».Le président déposé Aristide a déclaré à Genève que Cédras devrait être jugé « comme un criminel de droit commun ».photo reuter tion devant la Commission des droits de l'homme de l'ONU.« Le général ne peut bénéficier de cette amnistie parce qu'il a commis un crime contre l'humanité.Il y a eu 2000 cadavres.11 doit être tenu pour responsable de ce crime », a-t-il fait valoir en ajoutant que, constitutionnellement, c'est à lui que revenait le droit de nommer le chef de l'armée.Mais il a semblé laisser une porte ouverte à une solution lorsqu'il a déclaré avoir invité le général Cédras à le rencontrer en un lieu qui reste à fixer.« Le général Cédras doit contribuer lui-même à réduire son châtiment.C'est pourquoi je l'ai invité à me rencontrer à l'extérieur d'Haïti.» Par ailleurs, le président déposé d'Haïti, lean-Ber-trand Aristide, a réaffirmé hier à Genève que le général Raoul Cédras, qui l'a renversé en septembre, devrait être jugé comme « criminel de droit commun », en dépit de l'accord qui prévoit le maintien à la téte de l'armée du général Cédras tandis que seront amnistiées les personnes ayant participé au coup d'État.« 11 n'y a pas de contradiction entre l'accord signé et la position du président haïtien envers le général Cédras », a affirmé le père Aristide lors d'une conférence de presse à Genève, en marge d'une interven- Le retrait des troupes canadiennes d'Europe entraîne des conséquences d'après AFP et Reutcr COPENHAGUE Le ministre danois des Affaires étrangères, Uffe Elle-mann-Jensen, a estimé hier que la décision du Canada de retirer toutes ses troupes d'Europe en 1994 «souligne la nécessité de renforcer l'Union de l'Europe occidentale (UEO) comme pilier européen de l'OTAN ».Dans une déclaration à la radio danoise, M.Jensen a déclaré « qu'il n'était pas surpris par cette décision » reflétant le développement de la politique de sécurité dans le monde.11 a ajouté qu'il s'attendait également à ce que les États-Unis « réduisent sensiblement » la présence de leurs forces en Europe.« Nous ne pouvons, a-t-il dit, critiquer les Américains et les Canadiens qui ont payé pour notre sécurité durant de nombreuses années.C'est à nous maintenant d'assumer une plus grande part du fardeau.» Le gouvernement minoritaire danois de droite est favorable à l'adhésion du royaume à l'UEO.Mais une majorité de centre-gauche au Parlement (Radicaux, Sociaux-démocrates et Socialistes populaires) est opposée à ce que l'UEO soit « le bras armé de l'Union européenne », estimant que « la sécurité du Danemark est bien assurée par l'OTAN dont il ne faut pas affaiblir les liens outre-atlantique ».Le chef de la diplomatie danoise avait affirmé au Parlement, mercredi, que « le Danemark devra répondre avant la fin de l'année à l'invitation des autres pays de l'UEO de devenir membre à part entière ou de se contenter d'un statut d'observateur ».Des armes pour le flanc sud \u2022 Par ailleurs, du fait de la fin de la Guerre froide, l'Otan a mis au point un plan de redéploiement de son arsenal conventionnel en Europe dont le flanc sud de l'Alliance va bénéficier.Des pays comme la Turquie et la Grèce vont recevoir des pèces d'équipement lourd dont l'Europe centrale n'a plus besoin mais devront détruire du matériel périmé de façon à ce qu'il n'y ait pas d'accroi-sement contraire aux accords de contrôle des armements.Quelque 4000 pièces d'armement, provenant essentiellement des États-Unis et de ses alliés les plus prospères comme l'Allemagne, vont ainsi être distribuées « dans les prochaines semaines » à la Grèce, à la Turquie, à l'Espagne et au Portugal, ainsi qu'au Danemark et à la Norvège.Maintenant que l'Allemagne n'est plus considérée comme la ligne de front d'un conflit Est-Ouest, l'OTAN s'inquiète des menaces potentielles provenant de la région méditerranéenne et du Moyen-Orient.Lors de la guerre du Golfe, par exemple, il a fallu que l'Alliance envoie d'urgence des avions de combats sur un front turc singulièrement dégarni face à l'Irak.Cette redistribution des cartes au sein d'une Alliance soucieuse de conserver des défenses cohérentes en dépit de budgets sans cesse plus étriqués a été «pensée » depuis plus d'un an par les stratèges de l'OTAN.Cela pose des problèmes, notamment financiers.L'Alliance a prévu 100 millions de dollars pour financer le coût de cette opération, dont la remise en état et le transport des armes.Cela a aussi posé des problèmes diplomatiques, notamment avec la Grèce et la Turquie, qu'oppose une rivalité historique.: i « ¦ t \\ Washington accuse Tripoli de continuer à abriter des camps d'entraînement d'après AFP WASHINGTON Les États-Unis ont affirmé hier que la Libye continuait à abriter des camps d'entraînement pour « terroristes », bien qu'elle en ait fermé cinq, apparemment pour éviter des sanctions.Le porte-parole du département d'État, Richard Boucher, a également laissé entendre que les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France allaient bientôt demander au Conseil de sécurité de prendre des sanctions contre Tripoli, accusé d'attentats contre des avions de ligne qui ont fait 441 morts.« La Libye a commencé à démanteler très visiblement cinq camps d'entraînement pour terroristes, identifiés à l'automne dernier par le gouvernement américain », a déclaré le porte-parole.«Ce ne sont que des mesures de relations publiques qui sont bien loin de mettre fin à son soutien au terrorisme international », a-t-il poursuivi.«< La Libye n'a pas fermé d'autres camps d'entraînement, que nous n'avions pas identifiés.» Selon un responsable américain qui a requis l'anonymat, plus de cinq autres camps d'entraînement restent ouverts aux « terroristes ».« L'organisation d'Abou Nidal a toujours son quartier général à Tripoli, et la Libye continue à aider de nombreux autres groupes terroristes », a affirmé M.Boucher.Le porte-parole a annoncé que des « mesures appropriées » seraient prises lorsque le secrétaire général des Nations unies, M.Boutros Bou-tros-Ghali, aurait fait rapport au Conseil de Sécurité sur la mission de son envoyé spécial, Vassili Safrontchouk, qui s'est rendu lundi en Libye.M.Safrontchouk avait mandat d'obtenir de Tripoli le respect immédiat de la résolution 731 du Conseil, a souligné M.Boucher.Ce texte adopté en janvier ordonne à la Libye de coopérer avec les enquêtes américaine, britannique et française sur deux attentats sanglants contre des avions de lignes en 1988 et 1989, de livrer les suspects et de payer des indemnités.D'après des diplomates, Washington, Londres et Paris envisagent de demander au Conseil de décréter la rupture des liaisons aériennes internationales avec la.Libye, un embargo sur les ventes d'armes et une réduction du personnel des ambassades libyennes.Le département d'État avait révélé en novembre dernier l'existence de la base d'entraînement d'al-Qalah, à 100 km au sud-ouest de Tripoli, du camp du 7 avril, à 9 km de la capitale, de la base maritime de Sidi Bilal et des camps de Ben Ghashir et Ras al-Hilal.élabore un plan de paix au Nagornv-Karabakh d'après AFP PRAGUE La CSCE s'est réunie hier à Prague pour examiner un plan de cessez-le-feu et de médiation au Nagorny-Karabakh, alors que les combats entre forces arméniennes et azerbaïdjanaises ont redoublé d'intensité dans cette région du Caucase.Toutefois, selon l'agence ITAR-TASS, les combats ont cessé hier soir dans la zone frontière située entre Agdam, en territoire azerbaïdjanais, et Askeran, au Nagorny-Karabakh.Fondé sur le plan français pour le « sauvetage de la paix » entre l'Arménie et l'Azcrbaldjan présenté mercredi à Paris et les conclusions du rapport de la mission de bons offices de la CjSCE qui s'est rendue récemment dans ces deux républiques ex-soviétiques, la tentative d'intervention des 48 \u2014 dont les pays concernés \u2014 prévoit une série de mesures concrètes.La CSCE proposerait ainsi l'ouverture de corridors humanitaires, la relance des efforts de médiation entrepris par la Russie et le Kazakhstan, la constitution d'une commission consultative et l'appel aux cinq pays de la région (Russie, Kazakhstan, Turquie, Arménie et Azerbaïdjan) à se concerter pour tenter de résoudre le conflit qui dure depuis quatre ans et a déjà causé plus d'un millier de morts.Ce plan est examiné à Prague par les hauts fonctionnaires des ministères des Affaires étrangères des 48 (toute l'Europe dont la CE^.ainsi que les États-Unis et le Canada) qui devraient adopter une recommandation dans ce sens à l'issue de leur réunion, aujourd'hui, à Prague.Les conclusions du rapport de la mission de la CSCE recommandaient encore, selon les mêmes sources, un embargo sur la livraison d'armes aux belligérants, une aide humanitaire, un échange des prisonniers ainsi que la reprise du dialogue entre Azéris et Arméniens sous les auspices de la Tchécoslovaquie qui préside la Conférence sur la Sécurité et la Coopération en Europe.Les combats Hier, toute la journée, les combats ont redoublé d'intensité au Nagorny-Karabakh entre forces arméniennes et azerbaïdjanaises, toute tentative de médiation s'avérait pour l'instant inopérante.Les forces azerbaïdjanaises ont repris sur une grande échelle leur offensive lancée mercredi sur la ville d'Askeran, à l'est de la région, au moyen de chars, de véhicules blindés et d'hélicoptères, selon l'agence ITAR-TASS citant un communiqué du parlement du Nagorny-Karabakh.Des unités arméniennes ont riposté à l'attaque, se* Ion la même source.Un accord de cessez-le-feu de 72 heures avait pourtant été conclu mercredi soir entre Arméniens et Azerbaïdjanais, sous l'égide du ministre des Affaires étrangères iranien Ali Akbar Velayati, mais il n'est jamais entré en vigueur.M.Velayati n'a pu se rendre hier au Nagorny Karabakh comme il en avait l'intention, selon l'agence Interfax.: \u2022* t* i*.c < a< * K.:::::*::;:'-vv'v 5:>:'*\u2022;\u2022 ! \\~ UN EVENEMENT .EN COLLABORATION AVEC /\\ Âk PARC 1/7 -OOrTKPKXJÏ/ MnMHi/4.CKAC73AM A14 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 28 FÉVRIER 1992 ¦ I ?t f l g e d li d P r r» n li a a ti r; t M II d v L st e a n g d n n li, \u2022 it d rc N d-É ce li.P: S£ Cl CI ti« à re ra ci g» n bi jo si tr m (]« ai so di ye ne Ih ti Pi P» ti< ni en la rc le Jupiter sert de fronde à Ulysse Quelques surprises d'aprùs Associated Press ¦ Ulysse file désormais vers le Soleil, grâce à Jupiter: la planète géante a infléchi comme prévu la course de la sonde qui, partie étudier le Soleil, a fait au passage un certain nombre de découvertes, auxquelles les scientifiques ne s'attendaient pas.La sonde, un programme de coopération entre l'Agence spatiale européenne ( ESA) et la NASA américaine, a été lancée en octobre 1990.Elle se trouve actuellement à plus de 700 millions de kilomètres de la Terre.11 lui reste à parcourir 778 millions de kilomètres avant d'arriver, à l'été 1994, en vue du pôle Sud du Soleil, qu'elle survolera à quelque 300 millions de kilomètres de distance.Lancée de la Terre, Ulysse a dû faire un énorme détour.La sonde, pour son exploration solaire, va s'éloigner délibérément de Técliptique, le plan contenant les orbites de la majorité des planètes et il n'existe aujourd'hui aucune fusée assez puissante pour lancer un satellite hors de ce plan.Voilà pourquoi les responsables de la mission se sont servis de Jupiter comme d'une fronde.Avec ses 142 800 km de diamètre, Jupiter exerce une formidable force de gravitation qui a servi à dévier la trajectoire d* Ulysse.L'opération s'est déroulée le 8 février, et s'est parfaitement bien passée.Environnement juvien En passant au-dessus de Jupiter, à 400 000 km de distance, sur une trajectoire jamais empruntée auparavant \u2014 deux sondes, Pioneer et Voyager avaient déjà survolé Jupiter \u2014 Ulysse a observé la structure magnétique de l'environnement de Jupiter, a expliqué Roger Bonnet, directeur du programme scientifique de l'ESA.Ce champ magnétique, «on s'attendait à ce qu'il soit extrêmement étendu, on s'est aperçu que cet environnement était essentiellement aplati » de part et d'autre de l'équateur de Jupiter.Ulysse, à ce moment, à traversé une zone de radiations extrêmement intenses, dans laquelle le champ magnétique subit l'influence de l'activité solaire.L'énergie totale mise en jeu dans cette région est de l'ordre de 100 milliards de kilowatts par seconde, plus que n'en consomment les Etats-Unis, explique un des scientifiques du programme, le professeur John Simpson, de l'Université de \u2022Phtr*»or» D'autre part, quand Ulysse a traversé le champ magnétique de Jupiter, on s'est aperçu qu'il y avait là un courant énorme d'une intensité d'un milliard d'ampères, une chose tout à fait extraordinaire, selon M.Bonnet.Anneau de poussières Voyager avait permis de découvrir un très fin anneau de poussières autour de Jupiter, un peu semblable aux anneaux de Saturne.Ulysse a montré que cet anneau s'étend beaucoup plus qu'on pouvait le voir par les caméras de Voyager.Ulysse a compté les poussières les unes après les autres, et on en a découvert à de très grandes distances, jusqu'à 600 000 km.Ulysse va maintenant étudier la structure du soleil, sa composition, son champ magnétique et le flux de particules chargées électriquement qu'on appelle le vent solaire.Expérience annexe mais importante, la sonde embarque des détecteurs de rayons gamma.Il s'agit de rayons très puissants et pénétrants, témoins des événements violents qui se produisent dans l'univers, comme l'explosion d'une étoile.Les gammas viennent de l'espace par bouffées, les sursauts gammas qu'on ne sait aujourd'hui localiser.Sont-ils proches, éloignés de nous?Ils ne correspondent à acune distribution d'objets célestes, d'étoiles, de galaxie.«On ne sait pas ce que sont ces objets, mais ils émettent des bouffées d'énergie considérable.C'est un phénomène unique, une grande découverte de l'astronomie du XXe siècle», note M.Bonnet.Les recoupements des informations fournies par Ulysse, des sondes soviétiques et un satellite américain devraient permettre de localiser ces sursauts gamma.I _'_ Contrôler l'asthme en repeignant la chambre CAROLE TH IBAUDEAU ¦ Que penser de la nouvelle peinture acaricide, censée diminuer ou enrayer les crises d'asthme?Appliquée sur les murs et le plafond de la chambre d'une personne asthmatique, elle réduit la présence d'acariens, un important déclencheur de la crise d'asthme.Ce produit a été créé par la firme française Artillin, qui vend des peintures insecticides depuis 1968.Artillin vient tout juste de faire son entrée au pays, avec la création, en janvier, d'Artillin Canada, située à Boucherville.Cependant, si la peinture en question est efficace contre les acariens., elle ne l'est pas nécessairement contre l'asthme, disent les spécialistes interrogés par La Presse.Posons d'abord que l'importance d'éliminer au maximum les acariens de l'environnement de la personne asthmatique n'est plus à démontrer.Cette semaine encore, les médias ont eu l'occasion de le rappeler, à la suite de la publication, jeudi dernier, dans le New En-gland journal of medicine, d'une étude démontrant un risque inhérent à l'usage de la pompe à bronchodilatateurs.Les aspects négatifs de la pompe accentuent une fois de plus l'importance d'aménager au mieux l'environnement des asthmatiques.Mais pourquoi avec de la peinture?Matelas et tapis Les acariens appartiennent à la famille des mites.Ils ont besoin pour vivre d'un peu d'humidité et de parcelles de peau morte qui se détachent de nous continuellement.C'est pourquoi on les re- Voici un acarien, tel que vu au microscope, grossi plusieurs fois.La petite bète est invisible à l'oeil nu.Les acariens sont un important facteur d'asthme.trouve là ou on trouve la poussière: matelas, tapis, divans.«Une des premières choses à faire pour prévenir la crise d'asthme, c'est d'enlever les tapis et d'envelopper le matelas et les oreillers de plastique, rappelle le docteur Pierre Ernst, président de la Société de thoracologie du Québec, la section médicale de l'Association pulmonaire du Québec.11 faut aussi laver régulièrement les planchers à l'eau, pour bien enlever la poussière.» Le Dr Ernst dirige le Groupe « Environnement intérieur et asthme» du Centre d'excellence en santé pulmonaire.«Nous nous intéressons beaucoup à tout ce qui, dans la maison, peut causer une crise d'asthme.On essaie d'évaluer l'efficacité de toutes sortes de produits proposés aux asthmatiques.» Un des sujets de recherche consiste à tester l'efficacité de la poudre vendue pour éliminer les acariens des matelas.Une autre recherche porte sur le «benzoate sodique», lui aussi proposé pour son effet acaricide.«Il y a beaucoup de choses de ce genre à étudier, et la peinture acaricide ne serait certainement pas une de mes priorités», affirme le chercheur.Le Dr Ernst estime en effet qu'il n'est pas logique de choisir pour éliminer les acariens le lieu où il n'y en a pas vraiment beaucoup.Le seuil de nuisance De son côté, la compagnie Arti-lin, dans ses documents d'information, explique que lorsque les acariens deviennent trop nombreux dans le matelas et les moquettes, «il y a migration d'un grand nombre d'entre eux, comme un essaimage, sur les murs et sur les plafonds de la pièce, en saturant celle-ci et incommodant les personnes allergiques qui s'y trouvent».En éliminant les acariens des murs et des plafonds, on passe en dessous, toujours selon la compagnie, du «seuil de nuisance».Autrement dit, le nombre d'acariens ne serait plus assez élevé pour déclencher la crise.Quand La Presse lui a soumis les documents de la compagnie, le Dr Ernst y a relevé quelques inexactitudes, notamment celle qui stipule que «75 p.cent des cas d'asthme sont provoqués par des acariens», chez les enfants.«Cela me parait excessif, explique le scientifique.Les acariens sont une cause importante, mais sur le même pied que la présence d'un chat ou que l'herbe à poux.Il est rare que des gens ne soient allergiques qu'à une chose.» Quant aux recherches scientifiques que l'on cite, elles ne convainquent pas le Dr Ernst.«Pour démontrer scientifiquement l'efficacité d'un produit, il faut faire une étude avec un groupe exposé à l'acaricide et un groupe contrôle, souligne le médecin.Ce n'était pas le cas dans l'étude mentionnée dans le document.» Un produit haut de gamme Qu'en est-il du coût de la peinture acaricide?Le prix au détail n'est pas encore disponible, Artil-lan Canada, le distributeur, situé à Boucherville, n'ayant pas encore commencé à revendre sa marchandise chez les marchands de peinture.Il y a cependant fort à parier que la peinture acaricide se vendra plus cher que la peinture ordinaire, la brochure Artillin présentant ses revêtements comme des produits haut de gamme.La peinture acaricide est le dernier «bébé» de Artillin.La compagnie a auparavant mis au point une peinture insecticide, puis une peinture fongicide, ensuite une peinture à la fois insecticide et fongicide, et enfin une peinture acaricide.La méthode, qui ne manque pas d'ingéniosité, consiste à doter chimiquement les cristaux actifs d'une sorte de propulseur qui les fait remonter à la surface pendant le temps de séchage.Les peintures insecticides et fongicides sont utilisées dans les maisons et dans les lieux publics Comme les hôpitaux ou les restaurants.Ils sont inoffensifs pour les humains ou les animaux domestiques.Si l'efficacité n'est pas prouvée, «ça ne peut pas nuire», comme dit l'expression populaire.SUPER SOLDE DE PLANTES ET ARRANGEMENTS ARTIFICIELS EN SOIE FICUS SUR BOIS NATUREL Prix cour.149,99$.SOLDE 7499$ DRACAENA 5Va Prix 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