La presse, 3 mars 1992, Cahier A
[" I.ci météo Aujourd'hui: Intervalles de nuaqes et de soleil Minimum - 13' Maximum -2 Demain: Périodes de nuages et de soleil DÉTAILS CAHIER SPORTS LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE MONTRÉAL MONTRÉAL, MARDI 3 MARS 1992 108' ANNEE N°131 68 PAGES, 6 CAHIERS lies de La Madeleine : 1.00 50e Tnxes en sus Aujourd'hui Les pro-Allaire fulminent i LA MODE Depuis quelques saisons deja, on assiste au retour de la jupe a plis, de la veste à carreaux et de la petite blouse blanche au col bien empesé.A3 RESTAURANT Le projet de Marie-Lene Leduc et de Franck Vedel d'ouvrir un restaurant dans le Vieux-Montreal se heurte a un règlement de zonage.Dl ÉCONOMIE La reprise amorcée récemment aux Etats-Unis devrait engendrer des retombées favorables au Canada durant la seconde moitié de 1992.Sommaire Annonces classées immobilier.D10 a D12 marchandises.D12, D13 emplois.D13, D14 automobiles.E4, E5 propositions d'affaires.D9 Arts et spectacles informations.E1 à E8 cine-horaires.E2, E3 tele-horaires .E2 ^clçvijion.Cl Bandes dessinées.D12 Bridge.E5 Décès.E7 Économie.D1 à D9 Éditorial.B2 Et es vous observateur?.D10 Feuilleton.D13 Horoscope.\u2014.D11 La mode.C1 à C7 Le monde.A11 à A14 Loteries \u2014 résultats:.A11 Mots croisés.E4 «Mot mystère».D13 DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC F aile nationaliste du Parti libéral, profondement insatisfaite des propositions du rapport Beaudoin-Dobbie, a exercé hier des pressions pour que le premier ministre Robert Bourassa marque publiquement sa déception aujourd'hui.Hier matin, à la permanence du Parti libéral à Montréal, un bref sondage téléphonique a très rapidement permis de jauger la déception des militants à travers la province.Officiellement toutefois, les ténors libéraux refusaient catégoriquement de commenter le rapport avant que M.Bourassa n'ait donné la position du gouvernement.Cachant mal son irritation devant les propositions du rapport Beaudoin-Dobbie, Me jean Allaire, qui présidait le comité qui a servi de base au programme constitutionnel du PLQ, n'a pu s'empêcher de décocher quelques traits.«Le processus de préparation du rapport à Ottawa a semblé pour le moins très laborieux », a-t-il dit.« |e ne sais nièrne pas si on nous propose quelque chose», a-t-il ajouté en commentant les nombreuses ambiguïtés sur le partage des pouvoirs.Selon les sources de La Presse, le mécontentent des militants proches du rapport Allaire fut exprimé dès la matinée au premier ministre Bourassa, non seulement par Me Allaire mais aussi par le directeur du PLQ, Pierre Anctil, et par le président de la Commission jeunesse, Mario Dumont.La Commission jeunesse doit d'ailleurs émettre ce matin un communiqué passablement critique à l'endroit du rapport Beaudoin-Dobbie.Au sein du caucus libéral, on commentait du bout des lèvres.Mais pour des députés comme Rémy Poulin et Jean Leclerc, de la région de Québec, il est clair que le rapport Beaudoin-Dobbie «est encore loin d'Allaire».«Je sais que lorsqu'il y aura négociation, il faudra peut-être laisser tomber des petits bouts d'Allaire, mais pour l'instant il est ma référence», dira M.Leclerc.«Si on se laisse faire» Refusant d'être identifiés, certains ténors du PLQ tiraient hier à boulets rouges sur le VOIR ALLAIRE EN A 2 La brume au Richelieu surprena les automobilistes La brume qui montait du Richelieu hier matin a provoqué des carambolages impliquant une quinzaine de véhicules sur l'autoroute de l'Estrie (10).Au moins deux personnes ont été blessées.Le plus gros accident est survenu en direction de Sherbrooke vers 6 h 30 lorsqu'une douzaine de véhicules se sont tamponnés.Un autre carambolage s'est produit un peu plus tard dans l'autre direction, ce qui a obligé les autorités à fermer l'autoroute pendant plusieurs heures.D'après M.Serge Ostiguy, chef de l'exploitation au ministère des Transports, la brume avait commencé à se manifester au cours de la nuit.«Nos employés étaient là avant 6h avec des signaux lumineux pour prévenir les automobilistes.Pourtant de nombreux conducteurs ont continué à rouler à la même vitesse», a commenté M.Ostiguy.photo u pm* Li ._________ Sarajevo au bord de ia guerre civile Les Serbes réagissent violemment au vote sur l'indépendance d'après AFP, AP ei Renter SARAJEVO La Bosnie était hier au bord de la guerre civile, au terme d'une journée d'affrontements dans Sarajevo bloquée par des barricades, entre Serbes d'une part, musulmans et Croates d'autre part, qui ont fait une douzaine de morts, selon une source officielle.Deux personnes ont été tuées et une dizaine d'autres blessées lorsque des miliciens serbes tenant une barricade ont commencé à tirer sur la foule participant à une manifestation pacifiste.Au lendemain d'un référendum sur l'indépendance qui a vu la victoire du «oui», selon les autorités bosniaques, grâce au vote des musulmans (43,7 p.cent des 4,5 millions d'habitants) et Croates ( 17,3 p.cent), malgré l'opposition des Serbes (31,3 p.cent), ces derniers ont pris les armes à la suite de l'assassinat d'un Serbe dimanche à Sarajevo.Ce meurtre, perpétré par deux musulmans et un Croate, selon les premiers éléments de l'enquête, a mis le feu aux poudres, des civils serbes armés érigeant aussitôt des barrages de fortune à l'aide de camions dans les rues de Sarajevo et bloquant les accès à la ville.Des rafales d'armes automatiques ont été entendues sporadiquement hier dans la capitale bosniaque où les écoles et la plupart des magasins sont restés fermés.La population a été appelée par la radio à rester chez elle, à l'exception des employés des services d'urgence.En soirée, les premières barri- cades ont été levées sur l'axe principal de Sarajevo qui lie l'est et l'ouest de la capitale bosniaque.Plusieurs milliers de manifestants criant «à bas les barricades» et «nous ne serons pas un nouveau Vukovar» ont rejoint le centre de Sarajevo, où les premiers tramways ont fait leur apparition après plus de 24 heures de blocage des rues.Un accord a été réalisé en fin de soirée entre les autorités de Bosnie-Herzégovine et les représentants du Parti démocratique serbe (PDS) en faveur de la levée de toutes les barricades dans la ville, a annoncé la télévision de Sarajevo en citant un communiqué de la présidence.11 a été convenu de poursuivre les négociations tri-communautaires sous l'égide de la CEE sur la VOIR SARAJEVO EN A 2 Un ex-directeur de la BN sera accusé d'avoir détourné 1,2 million YVES BOISVERT LàT ex-directeur d'une succursale de la Banque Nationale, à Saint-Léonard, comparaîtra à la fin du mois pour être accusé d'avoir détourné l,2 million de dollars en 20 mois.M.Normand Lapointc, 41 ans.de Montréal, a été congédié de la succursale du 8730, rue Pro-yencher, l'an dernier, après une longue enquête interne qui a mis en cause sa gestion très.particulière.S'il faut en croire la dénonciation du Service de police de la CUM^ déposée au Palais de justice de Montréal le 23 janvier et qui comprend 36 chefs d'accusation, M.Lapointe a pigé dans plusieurs comptes bancaires pour s'approprier de grosses sommes d'argent ( 1 231 000$).Que faisait-il avec ce montant?Il favorisait quelques personnes, en particulier la société Construction Stellor et son président, M.Hector Noel.Entre les mois de juillet 1989 et février 1991, VOIR DIRECTEUR EN A 2 BEAU DO I N DOBBIE Au tour de Mulroney de plonger! Une analyse de GILLES PAOUIN OTTA WA 9 est autour de deux sujets controversés que l'opposition aux recommandations du rapport Beaudoin-Dobbie se cristallisera au Canada anglais: la réforme du Sénat et le statut particulier du Québec.L'un ou l'autre peut faire échouer le projet de réforme de la constitution du gouvernement Mulroney.Conscient de ces difficultés depuis le début de son mandat, le comité a attaqué le premier problème de front pour ensuite tenter de contourner le second.Il est encore trop tot pour savoir si l'Ouest acceptera le type de Sénat proposé, mais des signes inquiétants se manifestent déjà en ce qui a trait à la manoeuvre adoptee face aux pouvoirs du Québec.Les audiences de la Commission Spicer et les conférences de consultation d'Ottawa ont démontré qu'une proportion importante de la population des autres provinces s'oppose à la reconnaissance d'un statut particulier au Quebec, par l'octroi d'un veto ou de pouvoirs exclusifs.Un sondage Gallup publie ia semaine dernière révélait même que 02 p.cent des Anglo-Canadiens sont de cet avis.Craignant de provoquer un vaste mouvement de ressac, le comité a donc proposé dimanche que le gouvernement fédéral passe des accords administratifs ou délègue certaines de ses fonctions de gestionnaire au Québec et aux autres provinces qui en feraient la demande plutôt que de leur reconnaître de nouveaux pouvoirs législatifs.En utilisant ces méthodes, Ottawa peut dire aux Canadiens anglais qu'il conserve tous ses pouvoirs législatifs reconnus par l;i Constitution et ne met aucunement en péril les programmes pan-canadiens.Il devra ensuite convaincre les Québécois que ces arrangements administratifs et ces délégations ont le même effet qu'une compétence pleine et entière pour le Québec.En dévoilant le contenu de leur rapport au debut de la semaine, les députés et sénateurs du comité ont lancé l'opération en plaidant tantôt en faveur d'un gouvernement central fort, tantôt en faveur de la reconnaissance de pouvoirs suffisants au Québec pour que s'exprime la société distincte.Dès le lendemain, cependant, un premier député qui siégeait au sein du comité Beaudoin-Dobbie, le néo-démocrate lan Waddell, de Coiombie-Briiaimiquc, a éiïiis Un communiqué pour exprimer sa dissidence face à la reconnaissance de facto d'un statut particulier au Québec.Les arrangements administratifs et les délégations de pouvoirs proposés par le comité sont autant de manières d'en arriver à une dévolution de pouvoirs accrus aux provinces.«Ceci pourrait mener à une dévolution dangereuse et inacceptable pour la majorité des Canadiennes et des Canadiens», avance le député néo-démocrate.Au cours des prochaines semaines, le ministre des Affaires cons- VOIR MULRONEY EN A 2 « un transfert trop radical », avancent les autochtones m un bon point de départ», dit Bob Rae de rontarlo pages t Trois experts analysent le rapport Beaudoln-Dobble page B 4 .lundi* lest1 du Vent© Permit du cjui t»» « * Vol aller retour + taxes d'aéroport 40», excepté la Floride 75*, Vancouver 54*, Las Vegas 186* et Turks et Caicos 115* Nombre de places limité._Consultez votre agent de voyages.__' _ SUITE DE LA UNE LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 3 MARS 1992 fi allaire Les pro-Allaire fulminent rapport fédéral.«Ce qu'Ottawa nous dit c'est que cela se passe comme cela depuis 30 ans et que cela va eon limier si on se laisse faire», a lance l'un d'eux, qui estime que le rapport Beaudoin-Dob-bie présente même certains reculs sur les offres de septembre.Pour M.Bourassa cependant, pas question de marquer un dépit aussi net.Un non du Québec à ce stade-ci ne laisserait d'autre option au gouvernement que d'enclencher le processus d'un référendum sur la souveraineté, rap-pcllc-t-on.Comme à l'habitude.M.Bourassa réagira de façon à ce que les deux tendances de son parti se trouvent satisfaites.Il parlera d'une amélioration par rapport aux propositions fédérales de septembre, mais insistera sur le fait que dans la perspective du Quebec, «il manque des pouvoirs».Rassure par les commentaires positifs qui émanaient d'Ottawa avant la publication du texte final du comité, les stratèges du gouvernement Bourassa ont rapidement déchanté quand ils ont vu le libellé final.Les tractations entre les trois partis fédéraux ont contribué à brouiller les pistes et à rendre nébuleuses les intentions réelles d'Ottawa en matière de délégation de pouvoirs.La diminution du poids du Quebec dans un Sénat réformé reste très embarrassante.Même s'ils n'ont jamais été sensibles aux enjeux de la Chambre haute, les Québécois craindront de voir accru le pouvoir et la crédibilité de sénateurs qui seraient élus.La formulation du rapport quant a la délégation de pouvoirs en matière de main-d'oeuvre marquerait un recul sur les pro- positions de septembre.En outre, la formulation choisie sur le pouvoir de dépenser \u2014 une compensation pour les provinces dont les programmes «réaliseront les objectifs du programme fédéral» \u2014 a des relents de « normes nationales», une direction qui, historiquement, a toujours été repoussée par Québec.Jusqu'en début de soirée, les sous-ministres des Finances, du Conseil du Trésor, de la just ice et du secrétariat aux Affaires intergouvernementales canadiennes ont, avec le secrétaire du Conseil exécutif, Benoit Morin, fait une étude exhaustive des conséquences des recommandations du rapport pour le Québec.De l'avis général, les avenues proposées par le comité quant à la délégation de pouvoirs, notamment pour la culture et la formation de la main-d'œuvre, ne seraient pas suffisantes.?mulroney Au tour de Mulronev de plonger titutionelles loe Clark sera sur la corde raide en abordant cette question avec ses homologues des provinces.Il aura aussi fort à faire pour défendre ces propositions devant la population qui s'interroge autant au Québec qu'au Canada anglais.Les déclarations des Preston Manning, chef du Reform Party.lim Horsman, vice-premier ministre de l'Alberta, et consorts ne feront rien pour lui simplifier la tâche en rappelant tour à tour que toutes les provinces sont égales.Si le Québec à un droit de veto, l'Alberta en veut un aussi, a d'ailleurs déclaré le premier ministre de l'Alberta Don Getty.Et comme si cela ne suffisait pas, les ténors d'un Sénat élu, égal et efficace (EEE) viendront Des partisans armés du Parti démocratique serbe bloquent les routes menant à Sarajevo, capitale de la Bosnie-Herzégovine, au lendemain du référendum sur l'indépendance.photo associated press Incidents au Peel Pub : la direction mène une enquête Sarajevo sans doute ajouter leur voix à ce débat pour réclamer une Chambre haute plus musclée.Les partisans d'un gouvernement central fort se dresseront afin de protester contre la délégation de pouvoirs aux provinces en soutenant qu'il s'agit là du démantèlement du fédéralisme.S'il croit avoir réussi la quadrature du cercle par ses recommandations astucieuses, le comité Beaudoin-Dobbie n'a pas pour autant réconcilié les deux visions du Canada qui se heurtent depuis si longtemps.C'est maintenant au tour du gouvernement de Brian Mulroney de plonger.?ÉRIC TROTTIER B La direction du Peel Pub a annoncé hier qu'elle allait enquêter sur l'incident à caractère linguistique qui est survenu samedi soir à sa brasserie de la rue Sainte-Catherine, au centre-ville de Montréal.«C'est la première fois qu'on fait face à une telle situation.Nous allons tenter de découvrir ce qui s'est réellement passé et s'il y a un problème avec certains employés, nous prendrons les mesures nécessaires.Cela pourrait se traduire par des congédiements», a déclaré le directeur des communications de l'entreprise, Rick Leckncr.en l'absence du propriétaire Frank Weshler.Rappelons que cinq clients francophones se sont plaints de la conduite d'un gérant du Peel Pub qui aurait refusé de les servir après qu'ils aient exigé qu'on s'adresse à eux dans la langue de Molière, samedi soir.Le gérant de l'établissement avait expliqué qu'il avait pris sa décision après avoir constaté que les cinq clients avaient trop bu, mais un autre employé avait également fait savoir qu'ils avaient eu une conduite irréprochable, tout au long de la soirée.L'événement, relaté dans La Presse d'hier, a causé un certain emoi dans la communauté francophone, certains animateurs ra-diophoniques n'hésitant pas à demander le boycott de la brasserie célèbre pour ses foires estudiantines.Apres avoir reçu une vingtaine d'appels de.menaces parfois inquiétants, la direction du Peel Pub a donc décidé de réagir, notamment en demandant aux portiers de redoubler de prudence avec la clientèle et aux employés «de penser avant de parler».Toutefois, le Peel Pub n'est pas disposé à assumer tout le blâme.Un élève du collège de Rosemont a par exemple demandé à la police de se rendre à la succursale du boulevard De Maisonneuye, aux petites heures, samedi matin, alléguant avoir été brutalisé par un portier qui refusait lui aussi de parler en français.Il semble que dans ce cas, c'est l'adolescent qui avait tout provoqué.«Chaque semaine, nous servons 25 000 clients.Dire qu'il n'arrive jamais de problèmes serait mentir.Après une couple de pichets de bière, c'est normal d'avoir des incidents à l'occasion, le crois qu'on peut trouver des situations semblables dans tous les bars», a souligné M.Leckner.Selon lui, le problème n'a rien à voir avec la langue.«Au contraire, nous avons fait du français une priorité, et l'Office de la langue française a récemment signé un excellent rapport sur nous», poursuit-il.M.Leckner invite quand même les clients du Peel Pub qui se port avec la direction au 844-7296.«Nous sommes très ouverts aux changements, si nécessaires.Notre objectif premier est de faire de l'argent, et je crois que la meilleure façon d'y arriver, c'est en assurant de bons services à la clientèle», a-t-il conclu.Sarajevo au bord de la guerre civile régionalisation de la Bosnie.Le communiqué souligne que «le référendum sur l'indépendance ne préjudicie pas» sur les solutions qui seront retenues.Des tirs sont cependant encore audibles dans la ville.«Nous n'avons pas capitulé», a affirmé à la télévision de Sarajevo Rajko Dukic, secrétaire du comité exécutif du PDS en appelant les civils serbes armés qui tiennent encore des barricades à rentrer chez eux.Les milices serbes de la «région autonome de Romanîja» ( 15 km à l'est de Sarajevo) ont menacé lundi soir de lancer des opérations armées contre Sarajevo «si les attaques contre les barricades» dressées par les Serbes «ne cessent pas», a annoncé l'agence Tanjug.Un officiel haut placé ayant requis l'anonymat a, quant à lui, déclaré à Sarajevo que les incidents inter-ethniques de la nuit de dimanche à lundi y avaient fait 12 morts.L'information n'a pu être confirmée de source hospitalière.C'est à Sarajevo que les forces de paix de l'ONU devrait établir leur quartier général dans les prochains jours pour organiser le déploiement de Casques bleus en Croatie.Des jeunes gens en arme déambulaient dans le vieux quartier de Sarajevo, selon un journaliste de V AFP sur place, alors que des files d'attente se sont formées devant les rares boulangeries ouvertes où l'on ne délivre que sept pains par personne.» En province, le trafic ferroviaire a été interrompu sur plusieurs voies après des menaces d'attentats à la bombe et les Serbes ont établi des barrages sur les routes dans les régions où ils sont majoritaires, selon l'agence Tanjug.Les autobus, trains et avions à destination de Sarajevo ont été annulés au départ de Belgrade.Plusieurs villes de Bosnie à majorité serbe ont apporté leur soutien au mouvement de rébellion.Des civils armés tiennent des barricades à Bosanski Brod ( nord de la Bosnie), ville à majorité serbe, selon Radio Zagreb.À Banja Luka (ouest de la Bosnie), où les Casques bleus doivent installer une importante base logistique, des Serbes en uniforme camouflage se sont emparés des studios de la radio et télévision de Bosnie, selon Tanjug.«La situation actuelle n'exige pas une intervention militaire», a déclaré un porte-parole de l'armée yougoslave à Sarajevo interrogé par l'AFP.Des mouvements de blindés de l'armée yougoslave ont cependant été observés dans la journée à Mostar.La présidence de Bosnie a lancé un appel au calme, demandant la levée du blocus dans la capitale bosniaque, a annoncé Tanjug.Le Parti démocratique serbe (PDS), qui représente la communauté serbe de Bosnie, a indirectement revendiqué le blocus.Dans un communiqué à la presse, le PDS a conditionné la levée du blocus à l'arrêt de toute activité «en vue de l'indépendance et de la reconnaissance internationale de la Bosnie», la pour- Ln Quotidienne tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 461 4738 n; ABONNEMENT 285-6911 Lt strvlca des abonnement* est ouvert du lundi au vendredi de 7 h a 17 h 30.samedi et dimanche de 7 h a 11 h PROMOTION 285-7100 COMPTABILITÉ Grandes annonces 285-6892 Annonces classées 285-6900 RÉDACTION 285-7070 ANNONCES CLASSÉES Commandes ou corrections _ lundi au vendredi de 8h50 à 17hS0 285-7111 GRANDES ANNONCES Détaillants 285-7202 National.Tété+ 285-7306 Vacances.Voyages 285-7265 Carrières et professions, nominations n i Trois membres des écoles de samba participant au défilé d'hier dans les rues de Rio de Janeiro, où le carnaval bat son plein.Quelque 40 000 danseurs des quinze écoles de samba de Rio compétitionnent pour l'obtention de la couronne du carnaval.photo agenoe france presse Rio en fête malgré la récession Associated Press \\ LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE.7.rue Saint-Jacques.Montreal H2Y1K9 Seule la | Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de LA PRESSE et celles des ! ¦ services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations ¦ i particulières a LA PRESSE sont également réserves.« Courrier de la deuxième classe \u2014.| ¦ ErregKtrement: numéro 140O Port de retour garanti.¦ (USPS003692) ChampUk.N.Y.12919-1518.RENSEIGNEMENTS 285-7272 _.n-1 L_ MARDI 3 MARS 1992 10-2-01 J RIO DE JANEIRO ¦ Fuyant la récession.les Brésiliens se sont répandus dans les rues pour une deuxième journée de danse, de musique et de folie, dimanche, pendant le carnaval de Rio.Depujs les pampas du sud jusqu'aux jungles d'Amazonie, les Brésiliens ont dansé toute la nuit le frevo \u2014 un cousin du jazz Dixieland \u2014, la samba, le rancho et la marchinha.«Quand vous manquez d'argent, vous revenez aux choses essentielles, explique Jooo Pe-rcira, 26 ans, déguisé en clown.Les Brésiliens savent comment s'amuser, même avec les choses les plus simples.» Aux coins de chaque rue de Rio de lanciro, la foule se presse aux barbecues où on sirote de la bière et où on tangue au son de la samba.Le carnaval, à l'origine une fête religieuse catholique, est devenu une excuse pour se permettre tous les excès avant le carême.La féte qui a débuté samedi prendra fin le Mercredi des cendres.Le clou de la fête, dimanche, était le défilé des écoles de samba.Huit des 15 écoles de la ville, pour la plupart des organisations noires situées dans les bidonvilles, devaient défiler jusqu'à 10 h lundi, heure locale.En tout, 40 000 danseurs vêtus de minuscules bikinis en strass et d'immenses coiffures en plumes participent à la fête pour laquelle ils se préparent depuis un an.Mais la crise économique n'était cependant pas absente du carnaval.Cette année, les bals privés dont l'entrée est extrêmement coûteuse sont restés presque vides.En revanche, la violence était comme d'habitude au rendez-vous.Tôt samedi, deux policiers qui n'étaient pas en service ont échangé plusieurs coups de feu au bal «rouge et noir» organisé à la «Scala», un club chic de Rio.Deux personnes ont été touchées par les coups de feu et des dizaines d'autres ont été blessés dans la bousculade qui a suivi.UN CAHIER SPÉCIAL À NE &, SAMEDI PROCHAIN PANSjSi PRBÇÙ.suite des négociations sous l'égide de la CEE sur la division en cantons sur une base ethnique de la Bosnie, la restructuration du ministère de l'Intérieur en trois sections distinctes, musulmane, croate et serbe, et l'arrestation des auteurs du meurtre de dimanche.«Nous avions mis en garde contre ce qui se passerait en cas de revendication d'une indépendance de la Bosnie.L'Irlande du Nord ressemblerait alors à un village de vacances», a déclaré à Radio Sarajevo le président du PDS, Radovan Karadzic.«Une guerre en Bosnie serait encore plus meurtrière que celle qui a frappé la Croatie», a déclaré à Zagreb le président croate Fran-jo Tudjman, ajoutant que la Croatie «fera tout pour éviter un bain de sang» en Bosnie.Au Monténégro, quelque 66 p.cent des 412 000 électeurs inscrits ont par ailleurs volé dimanche pour le maintien de cette république dans un État yougoslave, a annoncé la commission électorale.Ce référendum avait toutefois été boycotté par la plupart des partis d'opposition qui réclament l'indépendance du Monténégro, ainsi que par ses communautés albanaise et musulmane.?directeur Un ex-directeur de la BN sera accuse d'avoir détourne 1,2 million M.Lapointe aurait ainsi versé 270 000$ à M.Noel et 775 000$ à Construction Stellor.Une employée de Stellor aurait aussi reçu 65 000$ et la société Construction Debro, I2l 000$.Globalement, M.Lapointe sera accusé d'avoir commis une fraude de 884 195$.L'enquête aurait révélé que M.Lapointe pigeait dans certains comptes pour transférer l'argent dans les comptes des bénéficiaires de ses générosités.Par des «corrections» comptables, qui faisaient appel à une marge de crédit, il rétablissait ensuite l'équilibre dans le compte où il avait pris ces sommes.Des prêts non autorisés que concoctait M.Lapointe auraient aussi servi à couvrir les sommes présumément détournées.Il semble qu'aucun client n'ait perdu de l'argent dans ces opérations.Ce serait la Banque Nationale qui aurait essuyé cette perte non négligeable.Aucune autre personne n'a fait l'objet d'une dénonciation criminelle relativement à cette affaire, dont l'enquête fut menée par la section des fraudes du Service de police de la CUM.?Où donner de son sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants : o Montréal : au Centre des donneurs de sang de la Croix-Rouge, 2991 est.rue Sherbrooke, de 9 h à 20 h ; à l'École de technologie supérieure, 4750, av.Henri-Julien, de 11 h à 17 h ; \u2022 Bois-dcs-Filion : au sous-sol de l'église Saint-Maurice, 388, chemin Chapleau, de 10hà20h 30; o Pierreville : au Centre communautaire de la municipalité, rue Maurault, de 14h 30à20h 30.: fil Un cahier distribué dans la grande région métropolitaine qui offre de nombreuses possibilités dans le domaine de la location de bureaux.A cet effet, la presse vous dressera un portrait éclairé de la situation .v.v; .\u2022.PORTAGE < 4 LA PRESSE, MONTREAL.MARDI 3 MARS 1992 A 3 Début du choix des jurés au procès des 39 Mohawks ROLLANDE PARENT de in Presse Canadienne ¦ Le juge Louis Tanncnbaum a dû rappeler, hier, les règles que doivent suivre les accusés à son égard, au moment où s'amorçait le ehoix des jures pour le procès des 39 Mohawks faisant face à 98 chefs d'accusation relativement aux événements survenus à Oka, a l'été I990.Le juge Tanncnbaum de la Cour supérieure a expliqué au procureur des Mohawks que les accusés, tout comme les gens dans l'assistance, doivent se lever m l'arrivée et au départ du juge et que «ce n'est pas une tradition mais une règle de pratique.» Après ce rappel, le juge a quitté les lieux et les accusés sont toute de même demeurés assis, sans broncher.Parmi eux se trouvent des visages qui étaient devenus familiers à l'été 1990, par exemple ceux de Loran Thompson, lennie Jack, Robert Skiddcrs (Mad lap) et Kahn-Tineta Horn, fonctionnaire congédiée du ministère des Affaires indiennes.Ce dernière, contrairement aux autres accusés, entend se défendre elle-même.Elle a d'ailleurs signifié hier son intention de présenter trois demandes, lesquelles seront entendues vendredi.Elle veut que certains documents rédigés en français provenant du procureur de la Couronne soient traduits à son intention.Incapable d'intéresser un avocat à sa cause, même si l'Aide juridique a reconnu son admissibilité, Mme llorn demande au juge de lui trouver un conseiller légal.Finalement, l'accusée réclame la suspension des procédures pour lui permettre de préparer sa cause.Le délai que souhaite obtenir l'accusée n'a pas encore été précise.Il est toutefois prévisible qu'elle disposera, tout au moins, de la presque totalité du mois de mars en raison du processus de selection du jury.Sur les l 800 jurés potentiels, quelque 200 étaient convoqués hier.Le juge voulait examiner en présence des avocats si certains avaient des raisons valables pour être exemptés.En matinée, une jeune femme qui avait été l'amie de coeur d'un Mohawk de Kahnawake, cousin d'un accuse, a obtenu l'exemption.Par contre, la dame qui a informe la cour qu'elle avait récemment contribué au fonds de défense juridique des Mohawks accuses n'a pas réussi à convaincre le juge qu'elle ne saurait être objective.I exercice d'hier se répétera au cours des prochaines semaines.L'examen de la capacité intellectuelle et d'objectivité des jurés potentiels commencera le 20 mars.Au banc des accusés, cinq personnes brillaient par leur absence.Me Richard Corriveau qui, à l'exception de Mme Horn, représente l'ensemble des accusés a ex-pliqué que Williams Sears ne pourra être présent à son procès du fait qu'il est dans une prison de l'Etal de New York pour parjure.Il avait faussesment prétendu qu'il avait cgîuùuuu au Vietnam.Les 39 Mohawks font face à des accusations d'entrave au travail de policiers et de soldats, voies de .\"ait, participation à une émeute et possession d'armes.Des parents réclament des distributrices de condoms Le comité de parents de la région Ouest de la CECM soumettra prochainement une proposition en ce sens JEAN-PAUL SOULIÉ ¦ La décision de placer des distributrices de condoms dans les écoles secondaires de la région Ouest de la CÉCM a été adoptée à l'unanimité par le Comité régional de parents à son assemblée régulière du 20 janvier dernier.La commisairc de la région Ouest, Constance Leduc, soumettra la proposition à l'assemblée des commissaires de la CÉCM du 18 mars ou du 1er avril, selon les possibilités des ordres du jour.Si le point de vue du Comité régional de parents est entériné par les commissaires, les écoles secondaires Honoré-Mercier, Icanne-Mance, Laurier, Picrrc-Du-puy, Saint-Henri, Saint-Louis et Saint-Luc, ainsi que l'Ecole internationale de Montréal et l'Ecole des métiers de l'automobile, seront dotées de machines distributrices de condoms.Le problème avait été prématurément relégué aux oubliettes à la suite de la décision de la Commission des écoles catholiques de Montréal d'annuler un sondage sur l'éducation sexuelle, les MTS et le sida auprès des parents.Prônant l'abstinence et le contrôle de soi, les commissaires majoritairement du RSC ( Regroupement scolaire confessionnel ) des régions Nord et Est avaient enterré le projet de sondage, d'ailleurs rejette par le MEMO, le groupe d'opposition.Les parents de la région Ouest ont décidé de réclamer que le temps dévolu à l'éducation sexuelle soit augmenté, et que l'on place des distributrices de condoms dans les écoles secondaires.Les parents fondent leur demande sur le fait qu'il est illusoire de prôner la continence, qu'il faut apprendre aux jeunes à se protéger comme on leur apprend l'hygiène, que les 35 d'entre eux ont des relations sexuelles sans protection, selon certaines études.Le MEMO réclame une éducation sexuelle effective.«Nous devons former nos enfants vers l'autonomie, et avoir une sexualité responsable fait partie de cette autonomie», ont décidé les parents de la région Ouest.L'ordre du jour des deux prochaines assemblées des commissaires de la CÉCM .n'est pas encore fixe.Si les parents de la région Ouest peuvent faire valoir démocratiquement leurs décisions, les élevés des écoles secondaires de cette région (qui couvre d'ailleurs une partie de l'Est.de la ville) pourraient être les premiers à bénéficier de distributrices de condoms.Bisbille dans le «Vieux» à propos d'un restaurant SUZANNE COLPRON ¦ Marie-Lène Leduc et son mari Franck Vcdel sont au bord de la crise de nerfs.On peut les comprendre.Ils ont mis jusqu'à leur dernier cent dans un projet de restaurant qui risque de s'effondrer, en raison de l'opposition d'une poignée de restaurateurs redoutant la venue d'un compétiteur.Pourtant, il faut savoir que Marie-Lène Leduc et son mari exploitaient déjà ans un restaurant, rue Saint-Paul, dans le Vieux-Montréal.Ils ont mis la clé dans la porte, en décembre, pour se lancer dans une nouvelle aventure hôtelière, au Rasco, à un coin de rue de l'endroit où ils étaient établis depuis huit ans.Leurs principaux détractreurs ont manifesté leur opposition au projet, hier soir, lors de l'assemblée du conseil municipal.A cette occasion, le comité exécutif de la Ville a recommandé l'adoption d'un règlement permettant l'aménagement d'un restaurant au rez-de-chaussée de l'édifice de l'hôtel Rasco, au 281-295 rue Saint-Paul.Le projet qui s'accompagne d'un changement de zonage sera présenté en deuxième lecture, le 6 avril.En attendant, Marie-Lène Leduc et Franck Vedel ne cachent pas qu'ils ont entrepris les travaux de construction dans les locaux de leur futur restaurant, loués au président des Immeubles Rasco, Michel Bergeron.«Tout le monde le fait, c'est bien connu», a lance Mme Leduc, en entrevue à La Presse.«S'il fallait attendre les permis pour commencer les travaux, on ne pourrait jamais ouvrir cet été.Et si on ne peut pas ouvrir cet été, aussi bien ne plus y penser.Ouvrir un restaurant en hiver, c'est suicidaire.» Marie-Lene Leduc dirige le chantier du restaurant qu'elle compte ouvrir dans l'édifice de l'hôtel Rasco, rue Saint-Paul, dans le Vieux- Montreal.photo pierre McCANN.l* Presse Actuellement, la cause de tous leurs ennuis, c'est le règlement municipal 6090, limitant depuis 1983 le nombre de restaurants dans le Vieux-Montréal pour préserver la tranquillité des résidants.L'édifice de l'hôtel Rasco, visé par ce règlement, ne peut pas abriter de restaurant à moins d'obtenir une dérogation.Le re-commadation présentée hier par le comité exécutif va dans ce sens.Au moins deux autres établissements ont obtenu un changement de zonage par le passé.La maison historique Pierre de Calvet, rue Saint-Paul, à l'est de la Place |ac-ques-Cartier, a pu profiter d'une dérogation il y a sept ans.Plus récemment, la Ville a adopté un règlement pour autoriser l'exploitation cet été d'un café-terrasse au Marché Bonsecours.Curieusement, ceux qui s'opposent à l'ouverture du projet de l'édifice de l'hôtel Rasco n'ont rien dit au sujet du Marché Bon-secours.La propriétaire du restaurant lacques Cartier, rue Saint-Paul, Délima Cyr, soutient que la Ville a adopté son règlement sans consulter personne, «l'ignorais qu'on voulait modifier le zonage du Marché Bonsecours.Quand je l'appris, c'était déjà fait», a-t-elledit.En décembre, cette femme a voulu vendre son restaurant à Marie-Lène Leduc et Franck Vedel avant de leur déclarer la guerre dans les médias.«On crève la faim dans le quartier, a-t-elle soutenu.On n'a pas de travail.Pourquoi ouvrir un autre restaurant dans ces conditions?» Mais si une dizaine de restaurateurs partagent son avis, il y en a aussi qui voient d'un bon oeil la concurrence.C'est le cas de Gaétan Trottier, de la Maison Pierre de Calvet.Selon lui, Mme Cyr se comporte comme si elle avait une station service au lieu d'un restaurant.«La compétition dans l'hôtellerie, c'est sain.Certains vont devoir retourner à l'école pour apprendre leur métier.» Le propriétaire de l'édifice de l'hôtel Rasco, Michel Bergeron, abonde dans le même sens.«J'aurais pu louer mon local à des vendeurs de T-shirt ou de guenille, a-t-il déclaré.Mais j'ai préféré aller chercher des restaurateurs qui étaient déjà dans le quartier et qui avaient réussi un miracle en exploitant avec succès pendant huit ans un restaurant aménagé dans un sous-sol.» Et à ceux qui font planer sur lui des doutes de conflits d'intérêts, en raison de son association à Ja Société immobilière du patrimoine architectural de Montréal (SIMPA) dans le projet du quartier des écluses, M.Bergeron répond: «|e ne fais pas affaire avec la Ville mais avec la SIMPA.Les deux projets n'ont strictement rien à voir.» j Z L'hôtel Rasco.construit en 1835, est le plus vieil immeuble hôtelier de Montréal.En mai 1842, il a hébergé le célèbre écrivain britannique Charles Dickens, lors de la presentation de l'une de ses pièces au I héâtrd Royal.Un incendie ;i failli le détruire en 1977.Restaure et transforme en immeuble a bureaux, en I98l, le Rasco a abrite jusqu'en 1990 les locaux du ministère fédéral dés Communications.Michel Bergeron en .i Liit l'acquisition il y a trois ans.Mais ee n'est qu'en novembre dernier qu'il y a aménagé ses bureaux.Su compagnie spécialisée dans le développement immobilier.Berma-Code, occupe les deux étages supérieurs.Le premier et le second sont loués par l'Office municipal d'habitation.En 24 heures, trois attentats à la dynamite contre des guichets extérieurs! MARCEL LAROCHE ¦ La série d'attentats à la dynamite pcir .es dans des institutions bancaires de l'agglomération de Montréal s'est poursuivie de plus belle au cours du dernier week-end, trois autres guichets extérieurs ayant été soufflés à l'explosif en l'espace de 24 heures! Cette impressionnante série noire, qui porte maintenant à 16 le nombre de succursales bancaires ainsi cambriolées au cours des six derniers mois, principalement à Montréal et à Laval, est un phénomène de plus en plus intriguant pour les policiers chargés d'élucider cette vague d'attentats sans précédent.Le plus récent cambriolage faisant partie de cette série s'est produit aux petites heures du matin, dans la nuit de dimanche à lundi.lorsque le dépôt de nuit d'une caisse populaire du quartier Fati-ma, à Longueuil, sur la Rive-Sud, a été éventré à la dynamite.Réveillés à 2 h 30 par un gros «boom» provenant de la caisse populaire Eatima située à 2005, rue Limoges, des voisins ont alerté les policiers longueuillois pour rapporter «quelque chose d'anormal» à proximité de cette institution bancaire évidemment fermée.Malgré l'heure tardive, ces gens ont eu le temps d'apercevoir par la fenêtre de leur appartement trois individus qui se trouvaient dans îe packing, tuut près du guichet extérieur de la caisse.Imaginant bien qu'il s'agissait d'un vol, ces témoins ont pu observer pendant quelques secondes les trois hommes affairés à placer des sacs d'argent dans le coffre ar- rière d'une grosse voiture de couleur foncée.À l'arrivée des premiers policiers, les voleurs avaient déjà disparu dans la nuit, abandonnant derrière eux plusieurs billets de banque éparpillés dans le parking, à proximité du dépôt de nuit éventré à l'explosif.Quelques minutes plus tard, des patrouilleurs de la police de Longueuil retrouvaient une Olds-mobile 1989 de couleur bourgogne abandonnée en face du 119, rue Guy, tout près de la caisse cambriolée.Ce véhicule aurait de toute vraisemblance été utilisé nar les voleurs oui auraient nonr- \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 suivi leur fuite à bord d'une seconde automobile.Pendant que les responsables de la caisse dévalisée tentaient toujours d'établir le montant exact du vol, le lieutenant Richard Denault, du Service de po- lice de Longueuil, a indiqué à La Presse hier après-midi que cet attentat à la dynamite était le premier du genre à se produire dans cette municipalité de la Rive-Sud.En plus de mettre la main sur plusieurs sacs d'argent, les cambrioleurs ont causé pour quelque 5000$ de dommages à la structure de la caisse «pop» de Fatima, qui a été secouée par l'explosion.D'autre part, deux autres dépôt de nuit appartenant aux caisses populaires Desjardins ont également été la cible des voleurs à la dynamite.Flanc un nrnmir»r tnmni; H oc î n - - - « « »s f .r ., ~- \u2022 \u2022 \u2022 connus ont réussi à faire éclater à l'explosif, vers 4h 30 dans la nuit de samedi à dimanche, le dépôt de nuit de la caisse populaire Saint-François située sur la montée Masson, à Laval.Les voleurs ont cependant joué de malchance, comme dans la plupart des cas.lorsque le coffre rempli d'argent a ete propulse vers l'intérieur de la succursale, empêchant toute possibilité de récupération avant l'arrivée des policiers.Dans un second temps, un autre attentat semblable s'est déroulé, vers 5h20 lundi matin, alor^ que des voleurs se sont attaque^ cette fois à la succursale de la caisse populaire Maisonneuve du 4200.rue Adam, dans l'Est de Montreal.L'engin explosif place dans la boite de dépôt de nuit de la caisse ««fait acco7 nmccanf t-w».- * \u2022 \u2014 - | .{¦ v.f'i sNVipcs.Mtl Wl (.1 nu vie i.iU.u.si s.iuwm 227-K5 (>15()boo] i.ih.-Ih'11-.ui.Nrussunl -ux hou! Si .K-.iii.lYmiu- \u2022 l.nic 697 2901 21.*3bou| ! i * .uUhm.j .n.il t d'un vehK.ub»adrT*ssibie;i un taui do credited in., montant a r«MT>boursor.de 10 816.32$ S« vous choisissez un îaux de credit réduit Plutôt que la remise de 1 250$.la kxeirgiiqufi h» montant do fa remise 80(1 inclus dans i\"coutd.i lixnpr uni afin de déterminer le tau» d'intérêt r.« i Dans leiompto a-dessus coût de l'emprunt, incluant le montant de la remise dont vous no vous diet pas preva'u S'élèverait A ?066.32 % et le taux d intérêt reel sernrt de 10.81 %.Dans les autres cas (7.9% par année/48 mes ou remise do 1 000 S.5.9 % pa' 80008 48 mois ou remise de 1 500 $.5.9 % par année/48 mors ou remise do t 000 S), les coût.i emprunt s élèveraient a 1 695 68 $.a 1 250.72 $.et à 1 250.72 S.les versements mensuels Mf lient de 243.68 $.de 234 39 $ .\u2022\u2022 r>« w 30 S.et les montants a rembourser, do 11 695 08 $.de 11 250.72 $.et do 11 250 72 $.Los coûta de i «mprunt incluant les montants do la remise dont vous ne vous ètOS pas prévalus s cHovoraient a 2 695.68 $ a 2 750.72 $.et a 2 250.72 $ et les taux d'Intérêt réel seraient de 13.49 %.de 14.49 V et de 11.41 l es \u2022\u2022< I \"leurs sont responsables du transport, do I immatriculation des ta.es \u2022\u2022« aue*-' frais pouvant s'appi^uer Lotfre est .-n viqoeur du 11 février 1992 jusqu'à ce que Chrysler Canada limitée décide d'y mottre fin Hun: lu lhj doa véfiiêuloi touOo ft loop tneroo pu dot pan^rttorri seule la remise s applique.L offre ne concerne que les véhicules en stock chez lo concussionnaire Consulte/ te pour en savoir davantage \"Cette offre s'applique àcen lins moo»sélectionnes La valour dos accessoires en option offerts en prime a .!aWm en fonction du pr» suooéro par lo fabricant pour chaque option achetée séparément soivanl lo nvyVMe choisi Voyez votre concessionnaire pour plus de détails.fCartames restrictions s'applique! \u2022 Uni utrnctK>« de garanties est offert pour les modèles importé! voyez votre concessionnaire pour obtenir tous les details M! 1MT \"Plymouth [ornions ûodge CHRYSLER CHRYSLER f LA PRESSE, MONTREAL.MARDI 3 MARS 1992 A5 Les économies de presque toute une vie englouties dans la faillite Ils sont 21 petits épargnants qui ont perdu entre 10 000$ et 440 000$ dans l'effondrement de la compagnie 118755 Canada £ BRUNO BISSON ¦ Le jour où clic a appris la faillite personnelle imminente de son notaire.Me François Dclorme, Mme Icannc-d'Arc Leblanc apprenait aussi que sa soeur venait de perdre son chômage.On se souvient d'un jour comme cclui-lâ, dit-elle en ajoutant: «le 6 novembre», comme si elle parlait de la date de la bombe atomique d'I liroshima.«Mon avocat m'a dit: ne lui dites pas tout de suite, pas avant que les Fêtes soient passées.Mais quand j'y ai dit.» Mme Leblanc raconte que sa soeur a pleuré, longtemps, quand on lui a expliqué que les 90 000 $ que Jeanne-d'Arc avait confiés au notaire Delormc venaient de se volatiliser dans une faillite, celle de la société de gestion 118755 Canada Liée, dont le principal actif était le motel Métropole.«l'y ai dit: «fais-toi zen pas, c'est moi qui t'a mis dans le trou, j'vas l'en sortir», raconte aujourd'hui Mme Leblanc, assise derrière une table de son petit restaurant.«)'ai pensé vendre ça», ajou-te-t-elle en jetant un regard circulaire sur les tables, les chaires, la machine a café.Mme Leblanc a passé sa vie à préparer les vieux jours de sa soeur.C'est elle qui avait permis qu'un investissement de 5000 $, à la fin des années 60, devienne un surplus de 90 000$.près de 20 ans plus tard.Mais depuis le b novembre, rien n'est plus sur.Comme c'est le cas pour une vingtaine de petits épargnants qui avaient confié au notaire Dclorme les economies de toute une vie, Mme Leblanc a sans doute perdu ses 90 000$ à jamais.Une seule fois en racontant son histoire, Mme Leblanc vient un peu près des larmes.Llle a la gorge nouée.Puis, elle reprend son souffle et ajoute: «Combien y en a d'innoncents qui se font pren- Lt c'est un peu parce qu'elle! avait besoin d'argent, pour le mà~.I riage d'une de ses pctites-fille^X qu'elle n'a pas tout perdu.En février 1991, raconte-t-tlli;^ Mme Loyer avertit Me Dclormj>* qu'elle souhaite retirer avant l'ctél^ son prêt de 110 000 $, doritv l'échéance est prévue pour juirj^ On la réfère alors à M.Girard> qui, selon elle, lui répond qu'D-t n'a pas d'argent.Me Dclorme tente alors de ljur convaincre de réinvestir pour uirf an, ce qu'elle refuse.y; Ce n'est toutefois qu'en ma[#-r après l'intervention de Me DeniC^ Courtemanche, un avocat, qu'unfc»^ partie du prêt est remboursée, cyr que le testament de Mme Loyçr£ est modifié.PHOTO LUC SIMON PERRAULT Lê Presse Mmes Jeanne-d'Arc Leblanc (à gauche) et Colette Corbeil ont perdu tout l'argent qu'elles avaient confie au notaire Delorme.«Le notaire Delorme, affirme*-Me Courtemanche, avait conseiGI* lé à Mme Loyer de désigner NÇt Girard comme exécuteur testai\"-mentaire.l'ai annulé ça tout dC^ suite».>2* Mme Loyer aura tout de mêràç^ perdu plus de 60 000 $ dans cette* affaire, soit juste de quoi mettre»; hors de sa portée financière lrtes.Comme le dit Rich ird : ( \\ si pratique HYUl OLjFI! avec la ribambelle de petits-enfants.sans compter leurs amis! \u2022 Un ncrliat intc?lli£$\u20ac?nt.t Excel 1992 CXL 4 portes Excel L.À partir de 7695 $.* La petite voiture fiable, durable et maniable.(Disponible aussi en version 3 portes à kiym).L'équipement standard de Li CXL comprend, entre aunes : inilicateur paphujue au tableau de l\\nd;banquette arrière à dossier rebuttable 60/40; essuie-^liee à hiliya^e intermittent; direction et freins servoassistés pneus radiaux Michelin toutes saisons ceinturés d'acier PI 75170 R-/3; système de son à 4 haut-parleur avec lecteur de cassettes et radio AM FM à s\\nu misation cL\\ ironique.Toutes les voitures l lyundai sont couvertes fur Li garantie gi baie limitée de 3 ans/o0 000 km et L garantie sur les éléments principaux de 5 ans/100 000 km.Renseignements complets auprès du concessù mnaire ' VD.S.b.pour V Excel L 1992.Transpon, immatnculatkm, frais de préparation et taxes en sus.RenscigneZ'i'ous auprès du concessionnaire sut tes frais de transport et de préparation l e i > nu essionnairt peut vendre moms du i 01 I si i.iN k.u H\\ iim!.u 133, l avenue Ville Ile IVnoi 453-6363 Autos l m iiImx Inc.2500.boul, Hébert Vallcyfield *77 1985 Automobiles l'Isan Ltéc lo2\"».boul llvmus Dorval os* 5702 Safari Automobiles Inc.MX), roc l afleui I aSallc 164 1124 Jean 'l'alun Ihundai 1900 lean I alon oueM Montreal 341-7100 ExCfllCIICC Sl-Kustache Hyundai 885 boul.Arthur Sauve Si I îustachc 974-0440 SUD Sera) Auto Inc.730, boul IViivus Chambl) 443-8557 Xtitomohiles COTCC I itngiu in! Ltéc 1680, boul, Marie Vielorin Longucuil 670 2080 I -es Automobiles Cloginor Inc.359, nie 1 aberge St-Jean-sur-Ricnclieu 348-6817 li\u20ac Carrefour de la Voiture Importée Inc.2499, boul, Casavanl Sl-Hyacinthc 774-6344 Chiteaugua) Hyundai 81, St-Jean-Baptistc Ch.iteaue.ua> 692 9630 Ilttindai (iraol)N w 1196, rue Principale Grantn 178-4666 Hyundai Riu-Sud 34 boul.I asencreau La Prairie 444-4244 NORD Dcsmcules Ihundai 1237.boul îles Laurcnttdcs Ville de l aval 668 6393 Ihundai \\uto St-Jérome 1180, boul îles l aurenlides St- Antoine 432-4252 Ilyundai Mont-Laurier 1756, boul hiuucllc Mom I aurici 6Ï3-50I8 Ihundai Val David - INK.990, Route 117 Val David 122-6620 ( hnmedet Ihundai 24KO.boul Cure Libelle Chomcdey, Laval 682-6000 Ihundai lllaintille 1053, Cuni l abclle Blainvillc434 5484 EST l'ointe ai\\-Trembles Ihundai I nr.12150.me Sherbrooke c$l Montréal 645 2233 Hyundai de Lanaudièrc nos.Je Lanaudièrc Joliette 759-7669 C'oiteux Ihundai 5187, avenue Papincau Montréal 521 1201 K.xeellenee Ihuiul.n 1250 Marie-V ictorin rrac) 743-1244 Ihundai Repentie.\"* 845 rue Notre Darne Repentign) 582-3182 Métropolitain Hyundai \\ 152 Métropolitain I-ni Montreal 374-9110 \tHyundai s implante chez nous pour mieux nous servir\t \t\t A8 LA PRESSE, MONTREAL.MARDI 3 MARS 1992 Des scientifiques réclament la protection d'une forêt «intacte» Le bois Muir, près de Huntingdon, n'aurait jamais été coupé et il constituerait un exemple de la forêt «naturelle» du Nord-Ouest américain JEAN-PIERRE BONHOMME ¦ Les scientifiques de l'Université de Montreal et du |ardin botanique de Montréal ont découvert près de Huntingdon, clans le sml-ouest du Quebec, une forêt précoloniale intacte \u2014 ses arbres n'ont jamais été coupes \u2014 et ils réclament d'urgence que le ministère de l'Environnement du Québec la protège en la proclamant «réserve écologique».Cette foret, \u2014 le bois Muir \u2014 signale le conservateur du lardin botanique, le professeur Andre Bouchard, est d'une grande importance scientifique.Elle remet en question la nature même de la forêt méridionale «décidue» (dont les feuilles tombent), typique du nord-est du continent rrdrd-américain et dont l'aire se trouve au nord de Washington jusqu'à Montreal.lusqu'à maintenant, explique le botaniste Bouchard, les experts croyaient que la foret naturelle 10 km St-Chryscstome Le bois Muir «\u2022 .(.V.X ^-.-.-.>ç3 - 74° I Le bois Muir se trouve au sud-est de Huntingdon dans une région très cultivée; il s'est trouvé dans le patrimoine de la famille Muir pendant six generations.Les botanistes assurent qu'il n'a jamais été touché par les humains.du nord-ouest américain \u2014 donc celle de la région de Montréal \u2014 était une érablière «à caryer), c'est-à-dire une forêt d'érables où on note la présence du caryer, une essence apparentée au noyer.Le bois Muir, précise-t-il, prouve que la foret ordinaire de nos régions tempérées, est plutôt une érablière «à pruchc et à hêtres».La pruche et le hêtre caractérisent donc maintenant notre forêt ordinaire, cette érablière que les premiers colons ont trouvé lorsqu'ils sont débarques sur les bords du Saint-Laurent.Un porte-parole du ministère de l'Environnement du Québec a affirme hier que le bois Muir se trouvait sur une liste «prioritaire» de projets de creation, d'ici trois ans, de 3b nouvelles «réserves écologiques».Le Québec a déjà créé trente «réserves» de ce type.Le professeur Bouchard a pour sa part signale que cette forêt venait d'être vendue par la famille Muir: il espère que les nou- LA POSITION DE LASSOCIATION DES ENTREPRENEURS EN CONSTRUCTION DU QUÉBEC DANS LE DOSSIER DE LA CSST î ri\".*' I Le deficit prévu de la CSST, c'est 1 milliard de $ qui aurait pu être injecté dans l'économie.Parler strictement du deficit de la CSST, e est montrer un certain penchant pour le sensa-tionnalisme.A l'Association des entrepreneurs en construction du Quebec, nous croyons qu'il est temps de se questionner sur les implications réelles de ce deficit et sur les actions a prendre pour enrayer l'hémorragie.I es employeurs du Quebec étant les seuls cotisants de la Commission de la santé et sécurité du travail (CSST).il leur incombera, un jour ou l'autre, de eombler cette dette.Ainsi, chaque dollar de deficit est effectivement un dollar de moins pour l'économie.Le problème, ce n'est pas la CSST La CSST.c'est un groupe de travailleurs et de travailleuses qui s'appliquent a bien faire leur travail.Mais leur outil de base est deficient: les lois qu'administre la Commission.Pourtant, nous saluons tous l'esprit de la loi : d'abord prévenir les accidents et protéger la santé des travailleurs, et aussi, indemniser et reparer les prejudices qui leur soin causes.Aujourd'hui, a cause de ses imprécisions cl de ses interpretations continuelles, la loi glorifie davantage la sec urne du revenu que la capacité de travailler en santé A la base généreuse et imprécise, la lot ne tient plus compte de la réalité L'absence de definitions de plusieurs termes provoque quasi-automatiquement des appels sur toute decision.La notion de présomption en faveur de l'employé génère des abus coûteux pour la CSST et les employeurs.Les procedures d'indemnisations sont généralement permissives et.entre autres, ne tiennent pas compte de la réalité particulière de la construction.Les mécanismes d'appels sont trop nombreux.Les indemnisations payees en trop ne sont que rarement recouvrées.Et la liste est encore longue.Il faut revenir à l'esprit de la loi et surtout ne pas succomber a la facilite d'un simple rapiéçage pour détourner l'attention des vrais problèmes.Tout ça coûte cher.Posons-nous sérieusement la question : qu'est-ce que l'argent épargné par un système plus efficace pourrait réaliser pour l'économie.Le législateur doit réexaminer la loi en profondeur et apporter les vrais correctifs./M© Association des entrepreneurs en construction du Québec Travaillons à une société plus responsable \\ «mis pouvez obtenir la svnthcse du mémoire Pour une sot iete plus responsable \u2022 en cern ini .1 I M ( Q, 790 > boul I ouis-H.-Lafoniaine, bui $00, Anjou.Que, HIK4EH veaux propriétaires protégeront te tieu.La forêt Muir a une superficie d'une dizaine d'acres.Elle est située dans la MRC du Haut-Saint-Laurent sur le chemin Boyd à cinq kilomètres de Huntingdon.Elle se trouvait, jusqu'à cette année, depuis six générations, dans le patrimoine de la famille Muir et elle n'a pas été touchée par ses propriétaires.Les colons n'exploitaient pas les forêts de ce lieu auparavant.Les botanistes lacques Brisson et Yves Bergeron ont, avec le professeur André Bouchard, étudié a fond les essences de cette forêt.Les principaux arbres sont tous vieux de plus de 200 ans.Dans une communication publiée en anglais dans la revue Suturai Areas journal, les scientifiques disent découvrir que l'abondante présence de pruches et de hêtres dans l'érablière Muir est naturelle et significative.Selon le professeur Bouchard, cette découverte remet en question les descriptions antérieures, notamment celle de la forêt Saraguay, au nord de l'île de Montréal.Il appert maintenant, dit-il, que la présence de caryers montre que la forêt Saraguay, dont le professeur Bouchard s'est depuis longtemps fait le défenseur, a déjà fait l'objet de coupes.La présence significative de noyers, pense-t-on maintenant, surgirait à la suite d'interventions humaines.Les auteurs signalent que la découverte modifiera les habitudes de conservation des forêts ordinaires.Les administrateurs du Parc-du-Mont-Saint-Bruno.par exemple, envisageaient de couper des hêtres pour protéger l'érabliè-re traditionnelle.Ils devront réviser cette pratique.La présence des hêtres, est maintenant considérée comme «naturelle».La présence de forêts intactes, dans le sud-ouest québécois, soulignent les auteurs, est rarissime.Les bois de cette région ont d'abord été coupés, après la guerre entre l'Angleterre et les Etats-Unis, vers l'an 1812, pour faire de la potasse avec les cendres des arbres.Les colons loyalistes ont par après fait de cette région l'une des plus cultivées du Québec.Seule la famille Muir a conservé une forêt intacte en pratiquant, jusqu'à aujourd'hui, une forme de culture ultratraditionnelle.La protection de l'environnement: une industrie de 10 milliards Presse Canadienne OTTA WA ¦ La protection de l'environnement est devenue une industrie de 10 milliards de dollars au Canada, affirme le Centre canadien de la productivité et du marché du travail.Un rapport de l'organisme à but non lucratif avance même que la création d'emplois par l'industrie environnementale pourrait plus que compenser les pertes d'emplois subies dans les secteurs industriels pénalisés par les nouvelles normes et règles antipollution, plus sévères.«Il semble assez clair que les industries de protection de l'environnement seront à l'origine de la création d'une abondance de «bons emplois nécessitant des connaissances scientifiques», dit îc rapport.Les coûts découlant des mesures de contrôle de la pollution imposées par les gouvernements ne seront que très rarement suffisants pour tuer une industrie, mais ils pourraient accélérer le chômage dans les secteurs les plus nuisibles à l'environnement, poursuit le document.L'industrie de la protection de l'environnement devra affronter de formidables obstacles au Canada, y compris un niveau généralement faibie d'efforts de recherche et développement et une pénurie de personnel qualifié, prédit-on.Les règlements gouvernementaux antipollution joueront un rôle majeur pour orienter l'évolution de l'industrie.L'expansion du nombre d'entreprises qui se spécialisent dans la protection de 1 environnement s'explique en grande partie par les efforts des compagnies et des municipalités pour se conformer aux normes gouvernementales en matière de pollution.Le document laisse entendre que le durcissement des normes et règlements antipollution accentuera probablement la compétitivité de i'industrie.L'étude est Tune des premières à procéder à un examen détaillé de l'industrie de la protection de l'environnement, qu'elle évalue à 50000 firmes fournissant de l'emploi direct à entre 50 000 et 100000 personnes.On y retrouve les manufacturiers de divers produits comme des moteurs à faible consommation d'énergie, des chauffe-eau solaires, du matériel de traitement de l'eau, et on y inclut aussi tout un éventail de services allant des tests en laboratoire aux firmes d'expert-conseil en gestion des déchets.Une récente étude fédérale évaluait en 1989 les dépenses environnementales totales de l'industrie canadienne à 21 milliards. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 3 MARS 1992 Une toxicomane arrivait à multiplier les ordonnances de codéine ANDRÉ CfcDBLOT ¦ L'arrestation et la mise en accusation d'une toxicomane de 41 ans qui se procurait d'importantes quantité de codéine par des manoeuvres frauduleuses met à nouveau en cause la vigilance des médecins et des pharmaciens.tn l'espace d'un an, la quadragénaire, qui souffre de troubles respiratoires et cardiaques, s'est fait prescrire des médicaments à base de codéine à pas moins de 23 reprises en se servant de deux cartes d'assurance-maladie presu-mément volées et de.cinq identités différentes.D'après l'enquête de la Sûreté du Québec, la prévenue, originaire de Baie-du-Febvre, près de Nicolet, aurait surtout visité des cabinets de médecins de l'Estric, de la Mauricie et de la Montéré-gic, sur la Rive-Sud de Montréal.Insatisfaite des quantités de codéine qui lui avait été prescrites, elle s'est parfois présentée à deux ou trois médecins dans la même journée.En janvier, flairant le piège, l'un d'eux a même refusé de lui fournir une ordonnance.mais n'a pas cru bon informer ni les pharmaciens ni la police! ¦fi/- \\*~- Ordonnances trafiquées À quelques reprises, elle a tout simplement trafiqué les ordonnances médicales en modifiant, à la hausse évidemment, les quantités de sirop nécessaires qu'elle désirait obtenir.Celles-ci variaient de 60 à.500 millilitres.Selon la police, les pharmaciens aurait dû normalement se méfier avant d'exécuter certaines de ces ordonnances, puisqu'il est rare qu'un patient puisse obtenir une dose de codéine dépassant plus de 250 ml.C'est finalement le Bureau des drogues dangereuses du ministère fédéral de la Santé et du Bien-Êtrc qui a mis sur la piste les policiers du détachement de la SO de Saint-|ean après avoir noté, dans ses fichiers informatisés, les nombreuses transactions que la femme toxicomane a effectuées dans de nombreuses pharmacies.Elle sera appelée à comparaître sous peu en Cour du Québec, à Sorel, sous une kyrielle d'accusations d'usage et de fabrication de faux documents, de vol, de supposition de personne et de médecine illicite.Politique désastreuse en cas d'incendie de bâtisses vides FRANÇOIS FOREST ¦ L'Association des pompiers de Montréal espère que le commissaire aux incendies, Me Cyrille Delagc, sera à même de recommander des mesures adaptées de lutte contre les incendies dans les bâtiments voués à la démolition pour limiter les risques d'accident mortel.Clôturant les audiences sur les circonstances qui ont entraîné la mort du pompier André Massé en décembre 1990.lors de l'effondrement du plancher d'un bâtiment désaffecté, rue Saint-Hubert, le coroner a qualifié de désastreuse la politique régissant la lutte aux incendies dans de tels cas.Il a toutefois indiqué que son rapport serait moins volumineux que prévu, compte tenu des ajustements qu'est en voie de réaliser le Service de prévention des incendies de Montréal.L'une des mesures présentées, hier par Normund Lussier, responsable des modules de soutien à l'intervention du SPIM, vise à informatiser les unités de pompes pour qu'elles puissent, avant l'intervention, connaître le plus exactement possible l'état du bâtiment qu'elles auront à investir pour éteindre l'incendie.Une liste de bâtiments vacants existait en 1990 mais, pour une raison indéterminée, les premiers intéressés, les pompiers, n'y ont jamais eu accès.Depuis l'accident du pompier Massé, le SPIM peut communiquer au chef de caserne qui le demande, une information élémentaire sur le degré de décrépitude du «bâtiment vacant, abandonné, ou impropre à l'habitation».Selon un architecte du Service d'habitation et de développement urbain de Montréal, cette liste compte l'adresse de 350 bâtiments jugés ou non dangereux et elle est révisée chaque mois.Gaston Fauvel, président de l'Association des pompiers, a réservé ses commentaires quant à la responsabilité à attribuer dans l'accident du pompier Massé, mais il a souhaité que le coroner se penche «sur des plans spécifiques» d'intervention pour les maisons vacantes, vouées à une démolition qui tarde.Il souhaite également que le représentant de la CSST, habituellement sur place dès qu'une deuxième alerte est sonnée, se voit confirmer un rôle d'évacuation quand il juge le danger trop grand pour les pompiers.La Ville de Montréal devra comparaître le 5, 6 et 7 mai prochain devant le Tribunal du travail pour expliquer les mesures de protection dont elle dispose pour assurer la sécurité de ses pompiers.LES LANGUES: UNE AFFAIRE RENTABLE anglais parlé anglais écrit italien portugais* nouveau espagnol civilisation espagnole* grec* allemand* CLUU DE CONVERSATION* français parlé français écrit Japonais* chinois* nouveau Session de 7 semaines Sessioa de 4 semsiaes (25 heures/sentsJne*) début de session le 9 mars Session de 3 semaines T » L'INFORMATIQUE À LA PORTEE DE TOUS Session de 3 semaines Sessioa as 7 semaines ] les vrais débutants* IBM DOS dBase IV>* Dactylo sur ordinateur Wordperfect 5.1 Jet avancé) Connaître TIBM-PC* Lotus 123 (et avancé) (Windows 3.0) Comptabilité informatisée* Croupe maximum de 10 personnes AU Y CENTRE-VILLE Pour l'anglais, le français et l'espagnol: inscription les 25, 28, 27 fév.et 4 et 5 mars entre 12h et 14h et entre 16h et 18h Pour tous les autres programmes: inscription dès maintenant.AU Y HOCHELAGA-MAISONNEUVB Inscription les mêmes dates entre 14h et 2ûh.YMCA Ccntrc-villc YMCA Hocheliga-MAtoonneuve 1450.Stanlcy (métro Peel) 4567, rue Hochelaga (métro Vlau) 849-8393 postes 712 et 732 255-4651 \u2022 Ces cours ne sont pas offerts d la succursale HochriagaMaisnrinruve.\u2022 moteur 1.5 litre à injection électronique \u2022 traction avant \u2022 direction à crémaillère \u2022 boîte manuelle à surmultipliée \u2022 dégivreur électrique de lunette arrière \u2022 phares à halogène \u2022 rétroviseurs extérieurs gauche et droit .Sis.T.¦ OLUTI TOYOTA 'Programme de location Solution Toyota de 48 nvx- 96 K Ï6-AA v.ikur résiduelle garantie.Seuls le 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