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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
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B. Informations générales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1992-03-08, Collections de BAnQ.

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[" Informations générales LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 8 MARS 1992 Après 24 ans d'indépendance, vive la République LILY TASSO etc double pour les Mauriciens d'ici ! «En plus de célébrer l'indépendance de notre mère patrie acquise il y a 24 ans.le 12 mars 1968, nous lèverons notre verre à la République qui sera proclamée dans quatre jours», se réjouit Marc Hung, président.de l'Association Québec-Île Maurice.L'État-archipel de l'océan Indien rompt ainsi son dernier lien constitutionnel avec la Couronne britannique.Depuis 26 ans au Canada, M.Hung est parmi les premiers Mauriciens arrivés au pays au milieu des années 1960.Une I immigration qui ira en croissant entre l'Expo 67 et les jeux Olympiques de 1976, année où auront débarqué 286 immigrants de cette région tropicale.Chiffre ayant rarement dépassé les 300 au cours des années suivantes, pour tomber à une moyenne de 150 de 1986 à 1990.Le boom économique de la dernière décennie qui fait miroiter au pays l'épithète de «petit tigre» ou de «petit dragon », a l'instar de Singapour et de Taiwan, lui aura ouvert une ère de sur-emploi.Mais du même coup, une absence durement ressentie de ses cadres et professionnels établis aujourd'hui en Grande-Bretagne, en France, en Australie, en Afrique du Sud, aux États-Unis et chez nous.Ce n'est pas sans surprise qu'on découvre leur identité mauricienne «faite d'ingrédients aussi disparates que l'Europe française et anglaise, l'Afrique dans toute sa richesse humaine, l'Asie hindoue et musulmane, l'Inde aryenne, dravidienne et autres, et la Chine non moins diverse», pour reprendre les termes de mon collègue loneed Khan.Les Mauriciens d'ici, comme lui, ayant eu la chance d'être formés dans ce «microcosme universel», ne doivent souffrir d'aucun problème d'intégration.Dynamiques et débrouillards en général, ils semblent avoir percé dans leur domaine respectif sans pour autant être aussi visibles qu'un Clifford Lincoln ou un Pierre Pascau.Des professions libérales les plus variées aux métiers plus modestes, le chômage reste presque inconnu dans cette communauté multilingue, multiraciale et multiconfcssionnelle, comme au pays natal.À côté du créole, langue nationale, du français et de l'anglais, langues de travail, ils ne négligent pas les langues ancestrales.Les Sino-Mauriciens de Montréal, par exemple, sont même allés jusqu'à organiser des cours de mandarin pour accompagner le hakka qu'ils pratiquent couramment.Forts en sirandanes ou devinettes, les Mauriciens en ont toujours plus d'une à proposer.Pour les langues aussi, certes.À celui qui demande Lamin séme.liziè rckoltc?en créole bien sûr, ce qui veut dire « La main sème, les yeux récoltent?», la réponse fuse: Krir av //r, «Ecrire et lire»! Comme lors de ses Journées du cinéma africain et créole, l'an dernier, où Vues d'Afrique a inséré une exposition de proverbes créoles, cet organisme en préparc une de sirandanes pour le cinquième Sommet de la francophonie, cette fois, qui se tiendra à Port-Louis, l'an prochain.Le cinéaste Philippe Lavalctte, son concepteur, s'est assuré à Montréal la collaboration de lean-Claudc Castclain, rédacteur en chef d'Universités, la revue de TAUPELF (Association des universités partiellement ou entièrement de langue française), et, à Port-Louis, celle de Vinesh Hookoomsing, un ancien de l'université Laval.Entre-temps, on pourra voir une émission de variétés de la télévision mauricienne entre le 6 et le 13 avril, aux prochaines Journées du cinéma africain et créole.PHOTO JEAN GOUPIL.La Presse Arrivée de l'île Maurice il y a 17 ans et mariée à un Québécois, Mrr.ê Suzanne Régnaud est propriétaire d'un dépanneur à Verdun.Les palmiers du Jardin botanique rappellent à ce groupe de Mauriciens ceux de leur pays natal.De gauche à droite, MM.Marc Hung et Francis Cheong, présidents l'un de l'Association Ouebec-ile Maurice, l'autre de l'Association Li Ming; Mme Daisy Chan, MM.Jean-Claude Castelain et Ramesh Khoobeelass.photo tue simon pewauu.u presse De la colonisation à la modernité, un « pays parfumé que le soleil caresse » ¦ Maurice, comme Albert dans Albertville, est i'un de ces rares prénoms d'élus ou de glorieux cjue la toponymie a immortalisés sans aucun titre de sainteté ou de noblesse.De leur stathouder ou gouverneur, prince d'Orange et comte de Nassau, les Hollandais n'avaient retenu en effet que son seul petit nom, Mauritius, pour désigner l'île de 1865 km2, découverte en 1507 par le navigateur portugais Pedros de Mascahernas qui, lui, a donné son patronyme à l'archipel des Mascareignes dans l'océan Indien.Au XVlIIc siècle, les Français de la Compagnie des Indes, maîtres de l'île soeur Bourbon, d'un tiers plus étendue (aujourd'hui île de la Réunion, un département français d'outre-mer depuis 1946), la baptiseront ile de France, en la peuplant d'esclaves et en la dotant d'une capitale, Port-Louis.Escale importante sur la route des Indes avant l'ouverture du canal de Suez, cette île devenue un nid de corsaires ne pouvait laisser indifférents les Anglais.Us la coloniseront à leur tour au XlXc siècle en lui redonnant son nom initial.Des Indiens et un petit nombre de Chinois s'y établiront au cours des ans, à côté des Africains et des Créoles.Parmi ces derniers.Madame Autard de Bragard qui a inspiré à Baudelaire un de ses premiers sonnets intitulé justement A une dame créole.On sait qu'en 1841, pour l'éloigner de ses mauvaises fréquentations parisiennes, la mère et le beau-père du poète l'avaient embarqué à l'âge de vingt ans vers Calcut- .ta.Après un bref séjour à Port-Louis «au pays parfume que le soleil caresse», puis à Saint-Denis sur l'ilc Bourbon, l'auteur des Fleurs du mal, interrompant son voyage, était rentré à Paris.Envahi de couleurs éblouissantes et d'images lancinantes, dont celles de son célèbre L'albatros composé, tout au moins conçu au long du voyage.De la poésie, l'île «surlittéraire» \u2014 comme la qualifiait un confrère du quotidien Le Monde\u2014 en infusera aux couleurs et armoiries dont s'est paré l'État.Rouge pour sa liberté, bleu pour son océan, jaune pour l'éclat de sa lumière et vert pour ses champs nourriciers.Où la canne à sucre, monoculture séculaire, encadre son écu.Celui-ci soutenu par un dodo ou dronte.grand oiseau coureur, exterminé aujourd'hui, symbolisant l'environnement menacé, et par un cerf.Les meubles, en langage héraldique les figures naturelles et les objets représentés, illustrent la devise: Stella clavis-que maris indicé Étoile et clé de l'océan Indien.Depuis son indépendance, émaillant l'océan au sud-ouest de ses autres îles et archipels (Rodrigues, Saint-Brandon, Cargados Carajos, Tromelin, Agalega.Diego Garcia et Cha-gos), le pays est fier également de la cohabitation culturelle dans la diversité de sa population et des confessions pratiquées: 53p.cent d'Indo-Mauri-ciens de religion hindoue, 16 p.cent de religion musulmane, 28 p.cent de Créoles et Franco-Mauriciens, la plupart catholiques, une minorité de Protestants, et 2 p.cent de ino-Mauriciens en majorité catholiques.S'étant ouvert par ailleurs aux vents de la modernité sur le plan économique et social aussi bien que politique.La population mauricienne À Montreal: 1265* Au Quebec: 1375# Au Canada: 3495* A Maurice : 1 200 000 \u2022 chiffres du recensement du Canada de 1986 (comprenant les personnes d origine mauricienne unique et d origine multiple) utiles Association Québec-ile Maurice (AQl M), CP.1212, Succursale A, Montréal H3C2Z1 Président : M.Marc Hung Tél.: 465-8682 Association Li Ming, CP.557, Succursale A, Montréal H3C 2T6 Président : M.Francis Cheong Renseignements : Mme Daisy Chan Tél.: 937-607! ! Ambassade de Maurice, 4301 Connecticut Avenue, Suite 441, Washington, D.C 20008 Tél.: (202) 244-1491 Fax:(202)966-0983 Ambassadeur : S.E.Chilmansing Jesse ramsing I Trait d'Union Canada-Maurice, 25, avenue de Bavière, Candiac I5R 9Z7 Coordonnatrice: Mme Thérèse Won# Tél.: 659-3665 I Vues d'Afrique, (Les Journées du cinéma africain et créole ).417, rue Saint-Pierre, Bureau 402 Montréal H2Y 2M4 Tél.: 284-3322 Fax:845-0631 Président: M.Gérard Le Chêne Livres AUJOURD'HUI Automobile Mode Consommation Design et art de vivre DEMAIN MARDI MERCREDI JEUDI VOUS OFFRE «Le Sp?ctrum.«La Dodge Spirit: «Le jean* «Qu'en est-il des verres fumes «Habillement intérieur» CETTE au féminin 15000 kilomètres et de la menace du trou SEMAINE poétique» plus tard» dans la couche d'ozone* Un texte de Lucie Côtô ¦ Un texte de Denis Duquet Un texte de Viviane Rov Un texte de Danielle Bonneau Un texte de Raymond Bernatchez I B2; LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 MARS 1992 \t\t\t\t\t\t 9 \u2014\u20141 .-\t\t\t\t\t\t Editorial Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adjoint directeur de I information Alain Dubuc éditorialiste en chef Du droit de vote à celui à lavortement Cl est aujourd'hui la Journée internationale des femmes.Depuis les luttes historiques des travailleuses du textile a la fin du siècle dernier, l'origine des celebrations du huit mars, le discours féministe a pris racine.Des pas de géantes ont ete faits.La femme occupe de plus en plus la place qui lui revient dans la société.Ses droits d'égalité sont enchâsses dans la plupart des chartes de droits de la personne.Mais il reste encore beaucoup à réaliser.Au quotidien.Le changement des mentalités comporte toujours des brèches.A preuve, la somme de rapports remis continuellement aux gouvernements et rédigés par des con-^^j, seils consultatifs sur la situation des femmes.^BEfc Certains à la solde des Etats, d'autres, plus nombreux, émanant d'organisations non-gouvernementales.Au Québec, parmi les premières militantes féministes, on retrouve Marie Cérin-Lajoie, Idola Saint-Jean, Grace Ritchie-England, Isabelle Scott et Thérèse Casgrain.C'était en 1922.Le principal objectif de leur association était d'obtenir le droit de vote pour les Québécoises.Ce droit fut accordé en 1940 seulement.Le moins qu'on puisse écrire, c'est que les femmes reviennent de loin! En ce jour de réflexion, il est rassurant de constater que les organisateurs des colloques annuels sur les «Leaders politiques du Quebec contemporain » ont choisi Thérèse Casgrain pour celui qui se tiendra a l'UQAM, dans deux semaines.Après Georges-Emile Lapalme, Jean Lesage, André Laurendeau, Daniel Johnson et René Levesque, le sixième de la série sera le premier à être consacre à une femme.Mais ne soyons pas simplistes.Très et trop peu de femmes disparues ont marqué la mémoire collective et politique des Québécois.En relisant l'histoire de cette ardente activiste féministe socialiste, née en 1896 et issue de la grande bourgeoisie, on peut difficilement éviter de faire le survol de certains acquis.Et surtout d'additionner les énormes difficultés rencontrées.Les plus jeunes sont trop.jeunes pour se souvenir des démarches acharnées de ces rebelles contre le Code civil de 1866 qui condamnait les femmes mariées à être des éternelles mineures.La réforme des régimes matrimoniaux et du statut juridique de l'épouse n'aboutira que pendant les années 1960-70.Alors seulement furent adoptées des lois reconnaissant enfin un statut juridique aux femmes mariées en sanctionnant l'égalité des époux.Peut-on imaginer un instant, à cette époque, des revendications officielles en faveur des garderies, de l'avortement, d'un salaire égal pour un travail égal?Peut-on imaginer des procès pour harcèlement sexuel, viol et inceste?Pas du tout.En 1945, il était parfaitement normal que les allocations familiales soient versées aux pères «chefs et administrateurs» plutôt qu'aux mères.Avec la bénédiction des dirigeants politiques et religieux.Les monseigneurs défunts doivent sûrement angoisser dans leur ciel quand de nouveaux venus leur font part des ambitions légitimes de certaines femmes a devenir prêtre! Par ailleurs, quand les historiens et sociologues affirment que la présence des femmes sur la scène politique modifie les enjeux et les priorités, une autre lutte menée par Thérèse Casgrain, dès le début des années soixante, confirme cette assertion.La lutte pour la paix et le désarmement.Ce regroupement de femmes américaines, européennes et d'ici s'était donné la «vocation» de convaincre les dirigeants de préserver la paix par la négociation.Idem aujourd'hui.Sauf que quantité d'hommes participent aux mouvements pacifistes.Si Thérèse Casgrain et ses soeurs de combat méritent notre plus grand respect, une question restera sans réponse.Pourquoi, dans son grand âge, après avoir milite avec acharnement pour les droits des femmes, s'est-elle dissociée radicalement des revendications féministes?Poussant la démagogie jusqu'à endosser activement le mouvement des Yvettes, en 1980.Qu'elle ait été fédéraliste, c'était son droit.Mais l'énergie qu'elle a déployée à béatifier le rôle de la femme au foyer était contraire à ses engagements précédents.Cette attitude était peut-être précurseure de la dichotomie actuelle qui existe entre les féministes radicales et les féministes femmes.Québécoises, bonnes journées! Claudette TOUGAS Opinions Québec économise 23 millions sur le dos des femmes violentées RUTH ROSE L'auteure est professeure de sciences économiques à l'Université du Québec à Montréal.epuis 1990-91.le gouvernement fédéral paie la moitié du coût des subventions accordées aux maisons d'hébergement pour femmes victimes de violence conjugale par le biais du Régime d'assistance publique du Canada (RAPC).En décembre dernier, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Marc-Y van Côté, a donc annoncé un nouveau plan triennal pour financer les maisons d'hébergement.Il a promis d*« accroître» le budget a 22 millions en 1994-95 et de financer six nouvelles maisons.Concrètement, la nouvelle politique signifie qu'en 1992-93, après les augmentations, les plus anciennes des maisons recevront 220000$ plus un per diem de 9$.Ceci représente tout juste assez pour compenser la hausse du coût de la vie qui a eu lieu depuis l'annonce du premier plan triennal en 1987.Le per diem n'a même pas été pleinement indexé.Pour les deux années suivantes, ces montants seront indexés.peut-être.Donc en 1994-95, les maisons du Québec devront se débrouiller avec moins d'argent, en termes de pouvoir d'achat, qu'elles avaient sept ans plus tôt.Du point de vue du gouvernement du Québec, les montants affectés aux maisons d'hébergement diminueront.Puisque le gouvernement fédéral paie désormais la moitié de la note, Québec n'a eu à débourser qu'environ 7,5 raillions en 1990-91 et déboursera 11 raillions en 1994-95 comparativement aux 14 millions accordés en 1989-90 pour 77 maisons.Sur cinq ans, Québec réussira à économiser 23 millions de cette façon.Et pourtant, le ministre Côté exige le maintien de la qualité des services ainsi qu'une expansion de la quantité des services notamment auprès des enfants.En rappelant «les conditions qui devront être respectées pour l'ensemble des maisons d'hébergement auxquelles nous apportons une aide financière», le ministre annonce que chaque maison «dispensera auprès de la population des services annuels sur une base de sept jours-/serhaine, vingt-quatre heures-/joqr, douze mois/année et offrira des interventions de qualité auprès des femmes et de leurs' enfants, en rapport à la problématique vécue.» À plaintes reprises, le gouvernement du Québec a reconnu la qualité des services offerts par les maisons d'hébergement.Celles-ci n'offrent pas seulement le gitc.C'est souvent au milieu de la nuit qu'il faut recevoir Une femme victime de violence, lui assurer qu'elle est en sécuÉhô, l'amener à l'hôpital s'il y;a lieu, l'appuyer dans les demarches auprès de la police, s'occuper des enfants.ApYcs l'accueil initial, il faut aider lu femme à décider ce quelle veut faire, tout un travail- d'intervention sociale des plus.(Délicats.Si elle décide de quitter le foyer familial, il faut I aider a trouver un nouveau logement, l'appuyer dans ses dé- marches pour obtenir un revenu et entamer les procédures légales qu'exige une séparation et éventuellement un divorce.Et dans tout cela, n'oublions pas qu'il y a des enfants, des enfants qui ont été eux-mêmes victimes de violence dans plusieurs cas, témoins de violence à l'égard de leur mère pour la presque totalité.La décision de la mère de ne plus vivre cette situation signifie pour eux un bouleversement complet de leur vie.Souvent ils auront à s'inscrire à une nouvelle école et à s'intégrer à un nouveau quartier en plus de subir une diminution dramatique de leur niveau de vie.Les maisons d'hébergement leur offrent des services de première ligne et les réfèrent à des services spécialisés s'ils en ont besoin.En moyenne, les femmes violentées restent un peu plus de deux semaines dans une maison d'hébergement.Mais le travail ne finit pas là.Les maisons offrent des services de suivi individuels.Elles tiennent également des séances d'animation pour permettre aux femmes de discuter et d'évaluer leur nouvelle situation, pour leur apprendre leurs droits et les informer des ressources à leur disposition.Quand on sait que le taux de pauvreté des familles monoparentales approche le 60% et que ce sont les femmes nouvellement séparées qui sont les plus mal en point, on peut bien imaginer l'aide économique qu'il faut leur apporter.Les maisons offrent également des services externes, c'est-à-dire de la consultation et des services auprès de femmes victimes de violence qui n'ont pas besoin d'hébergement.Malheureusement, le ministère oublie de comptabiliser cette clientèle lorsqu'il mesure le travail effectué par les maisons.Le personnel des maisons fait également de l'éducation populaire et de prévention auprès non seulement des femmes potentiellement victimes de violence conjugale mais aussi des intervenants comme les travailleurs et travailleuses sociaux, la police, les médecins, les avocats, les juges, etc.En Ontario, en 1991-92, le ministère des Services sociaux et communautaires dépensera 444000$ pour chacune des 81 maisons d'hébergement.En plus, les municipalités offrent un per diem d'un maximum de 33.40$.Les femmes victimes de violence de l'Ontario peuvent donc compter sur un appui financier plus que le double de celui fourni par le Québec.Le ministre Côte sait pertinemment que si les maisons d'hébergement faisaient partie du réseau public, elles coûteraient trois fois plus cher.En effet, les centres de crise, créés par le ministère au milieu des années 1980 pour prévenir l'hospitalisation de personnes en crise psychologique de courte durée, ont reçu des budgets de l'ordre de 700000$ chacun pour Tannée 1990-1.Ces centres sont d'à peu près la même taille que les maisons d'hébergement et, contrairement à la plupart des institutions du réseau public qui offrent des services très parcellises, ils essaient également de traiter avec l'ensemble de la problématique d'un dossier.Mais le personnel reçoit des salaires qui récom- pensent convenablement le travail effectué.Ils sont en nombre suffisant pour répondre à l'ensemble de la demande, y inclus le suivi et les services externes en plus de l'hébergement au sens propre.À l'inverse, les intervenantes des maisons d'hébergement rapportent qu'en 1990-91 elles ont dû refuser deux femmes pour chaque femme accueillie, que les appels téléphoniques ont doublé en trois ans et qu'elles doivent de plus en plus refuser de rencontrer les femmes qui demandent de l'aide sans être hébergée.La plupart des maisons d'hébergement, dont les premières ont été fondées dans les années 70, démarrent grâce à des projets de développement de l'emploi.Le personnel, presqu'ex-clusivement des femmes, doit alors travailler gratuitement ou au salaire minimum.Lorsque le ministère accepte finalement de les financer sur une base statutaire et lorsqu'une maison reçoit la subvention maximum (après au moins trois ans de fonctionnement) les salaires dépassent rarement 10$ l'heure et ceci pour des personnes qui font un travail qui, ailleurs, exigerait un diplôme universitaire.Le 17 janvier, le gouvernement a annoncé une campagne de publicité pour contrer la violence conjugale.Le ministre, Marc-Yvan Côté a alors affirmé que dépenser quelques centaines de milliers de dollars à ces fins était une aubaine comparativement aux 20 millions que le Québec comptait dépenser sur les maisons d'hébergement en 1992-93.Où en est la faille?La campagne de publicité vise à informer les femmes qu'elles ne sont pas obligées de subir une situation de violence.On les référera aux ressources communautaires, principalement les maisons d'hébergement.Mais sans augmentation substantielle du financement et sans développement du nombre de maisons d'hébergement, les ressources ne seront pas là pour répondre à la demande suscitée.On observe que, grâce principalement au travail du mouvement des femmes, les femmes tolèrent de moins en moins la violence conjugale et cherchent de l'aide plus rapidement.C'est une forme de prévention très efficace à moyen terme.Il y a moins d'hospitalisations de femmes (ou d'enfants) gravement blessées.Si les cas sont moins graves, il y a moins de chances que les femmes se retrouvent dans un hôpital psychiatrique ou qu'il faille placer les enfants en foyer d'accueil.Fit n'oublions pas que la violence laissée à elle-même se transmet de génération en génération, tout comme la pauvreté.Les maisons d'hébergement font un travail de prévention qui permet de briser le cycle de la violence à l'intérieur de la famille et entre les générations.Que peut-il y avoir de plus rentable?Mais il faut se départir du mythe que la prévention ne coûte rien.C'est un investissement dont les bénéfices ne paraissent qu'au cours des années.Notre société ne peut plus vivre aux crochets du bénévolat et de la bienveillance des femmes.Guy Cormier iverses publications, locales et étrangères, soulignent que 1992 marque le 500e anniversaire de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb.L'anniversaire sera célébré.Certains jugent outrageante l'idée d'organiser des festivités.À les entendre, il faudrait prendre le deuil, se flageller, se couvrir la tète de cendres.Les Blancs devraient saisir l'occasion pour confesser leurs crimes contre les indigènes et exprimer leurs regrets éternels.«Mea culpa, mea maxima culpa ».Remarquez que s'il n'y avait pas eu les découvreurs, aucun d'entre nous ne se serait implanté sur le sol américain.Qu'importe! Colomb, c'est l'amorce «du plus grand génocide de l'histoire de l'humanité», écrit Nouvelles CSN.La même publication annonce une tournée dans les institutions scolaires «dans le but de faire connaître le sort réservé aux peuples autochtones d'Amérique depuis l'arrivée des Blancs en 1492 ».Enthousiasme en.1892 gggpà hristophe Colomb ne compte plus »%ê& qu'un petit nombre de fans en Allemagne, 500 ans après son exploit», écrit un journal de Francfort.«Il y a un siècle, la nation (allemande) tout entière rendit hommage à Christophe Colomb et commémora ses exploits.» En 100 ans.de 1892 à 1992, on est passé du chaud au froid.Le héros d'hier est devenu le vilain.Si les fêtes de 1892 ont servi à nourrir le sentiment impérialiste, il est normal que les chants à la gloire du découvreur de l'Amérique soient ramenés à une expression plus sobre.Il ne fait aucun doute que les audacieuses entreprises des conquérants du 15e siècle ont entraîné de grands malheurs pour les indigènes.On ne peut pas le nier, il y eut des atrocités.Mais faut-il en conclure qu'il eût mieux valu que l'Amérique ne fut jamais découverte?On parle volontiers du passé comme des siècles des ténèbres.Mais le 20e siècle, notre siècle, restera comme l'un des plus atroces de l'histoire de l'humanité.Évoquer les «génocides» du passé est bien.Mais il ne faudrait tout de même pas qu'abîmés dans notre méditation morose nous en venions à ne pas voir les génocides qui se déroulent sous nos yeux.Pensez un peu aux Kurdes! Pas de grève l'hiver imanche dernier, pendant que le mercure était à moins 14, la population fut, pendant plusieurs heures, sous la menace d une nouvelle grève dans les transports publics.M.Marcel Pépin, ex-président de la CSN, connu jusqu'ici comme expert ès organisation de grèves, a été appelé à la rescousse, cette fois pour empêcher la grève.Puisse sa mission réussir pleinement! Il faut une charte nouvelle des transports.Une charte qui protégera les droits de l'usager.Une charte nouvelle comportant l'article suivant: interdiction de toute grève dans les transports publics à Montréal entre le 15 novembre et le 15 avril de chaque année.On ne jette pas à la rue des chiens par des froids sibériens.Alors, pourquoi serait-il permis, sous quelque prétexte que ce soit, de jeter sur le trottoir 400 000 clients de l'autobus et du métro, qui sont, en outre, les véritables propriétaires des transports publics?L'un des plus grands maux qui affligent le transport en commun tient au fait que ceux qui nous gouvernent ne sont pas eux-mêmes clients des transports publics.Survivance stalinienne ous Staline, il n'y avait qu'une bonne peinture: la peinture stalinienne.Qu'une bonne sculpture: la sculpture conforme au canon stalinien.Qu'un seul art: l'art stalinien.tymm m Pourquoi évoquer ce fantôme, symbole de toutes les formes de répression, quand le communisme régresse partout?Parce que l'intolérance connaît encore de beaux jours et qu'on en trouve des manifestations là où on les attend le moins.Dans les cercles proches de l'Université Concordia, par exemple.La Presse et la radio ont raconté dans quelles circonstances a été refuse un tableau de Lyne Robichaud pour une exposition organisée par le Centre des Femmes de l'Université Concordia.La peinture de Lyne Robichaud a été reproduite dans La Presse (le 2 mars;.Elle représente la tète d'une femme noire portant des bananes.Qu'on n'aime pas une oeuvre, je le comprends.Qu'on n'aime pas un artiste ou une artiste, passe encore.Dans le cas qui nous occupe, la décision des organisatrices de l'exposition est difficile à comprendre.Pour avoir peint une femme noire dans une pose archaïque, ou supposée archaïque (bananes sur la tète), une femme blanche (Lyne Robichaud, 26 ans) est tombée dans Se péché de colonialisme.Incroyable! Un beau cas de censure politique.À remarquer que tout ce qui est raconté ici se passe entre femmes qui se réclament du féminisme.Le malentendu ur la brèche à 7 h du matin, le sénateur Gérald Beaudoin, coprésident du comité qui vient de remettre un rapport sur la réforme constitutionnelle, répond en anglais à des questions qui lui sont posées à la radio.Il répond en anglais à des quesetions qui lui sont posées en anglais; il fera les mêmes réponses en français à une autre émission qui passe à midi.On lui fait observer que l'accueil des nationalistes au rapport qu'il a préparé est extrêmement tiède.Il répond: notre rapport s'adresse aux fédéralistes et concerne les fédéralistes.C'est précisément là que loge tout le malentendu.Dobbie et Beaudoin disent: voici comment nous proposons de modifier les règles du jeu de Monopoly.Les indépendantistes répondent: changez les règles du jeu autant de fois que vous voudrez, nous, nous ne voulons pas jouer au Monopoly.Bouches molles Abon droit, les médias et le public ont rendu hommage aux athlètes qui nous ont fait honneur aux Jeux d'Albertville.Gloire, honneur, louange à ces magnifiques athlètes aussi courageux que remplis de talent.Ils ont bien mérité de la patrie.À quelques-uns et à quelques-unes d'entre eux, pendant et après les feux, des animateurs de la radio et de la télévision ont passé le micro.On est consterné devant l'inaptitude de certains (pas de tous) à s'exprimer.La bouche aussi est un muscle.On ne songerait pas à envoyer sur la glace des patineuses ou des joueurs de hockey incapables de se tenir sur leurs patins.Alors, pourquoi inviter des bouches molles au micro?ALBERTVILLE 92.099 L'ONU d'hier à aujourd'hui l'origine, l'Organisation des Nations unies (ONU) comptait 51 membres.Avec l'addition de 8 nouveaux pays issus de l'ex-URSS et de la petite république de San Marin, l'Organisation compte 175 membres.San Marin, avec ses 24 000 h., est à peu près l'équivalent de Pointe-Claire.\\ Christophe Colomb, ce « colonialiste » LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 8 MARS 1992 B3 SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 8 MARS 1992 La personnalité de la semaine Il n'est pas de succès qui se mérite s'il n'est construit sur l'excellence Homme public, cet ingénieur vient d'obtenir la 0 reconnaissance de ses pairs diplômés de Polytechnique ANNE RICHER C.est la conscience de y changements imminents au Québec, d'une révolution tranquille en marche, qui a séduit, à la fin des années 50, l'ingénieur Roger R.Nicolet.«Le dynamisme collectif d'une société ouverte, qui contrastait avec le côté structuré du pays d'où je venais», précise-t-il.Roger R.Nicolet est le lauréat du Prix Mérite de l'Association des diplômés de Polytechnique.Cette reconnaissance de ses pairs le touche profondément et vient couronner une intense activité en génie.La Presse s'associe à ce nouvel honneur qui s'ajoute à de nombreux autres, en lui décernant le titre de Personnalité de la semaine.Maître d'oeuvre de projets d'envergure dont certains ont été à l'origine des modifications profondes du visage montréalais, tels la Voie Maritime du Saint-Laurent et la Place Ville-Marie, l'ingénieur Nicolet a toujours recherché la symbiose entre les différents besoins des forces en présence.Il a, par sa personnalité, une forte propension à rassembler, a animer.Il arrive à 24 ans, «par - 20 !» Né à Bruxelles, de parents belge et suisse, le 19 décembre 1931, il arrive au Québec en janvier 1955, «par moins 20!», se souvient-il.Un programme d'échange, assorti d'une bourse, entre l'Ecole polytechnique de Zurich et celle de Montréal, nous amène un jeune homme de 24 ans, rempli d'espoir et de ta- lent et certainement d'entrepre-neurship.Mais il ne se lance pas véritablement dans l'action de terrain avant 1958.«A l'époque je prenais une chose à la fois.» Car au fond, s'il doit décider d'une orientation à sa carrière, il doit aussi donner un coup de barre à sa vie, à son destin, en décidant d'immigrer.Entre temps il est attaché au Département de résistance des matériaux de l'école Polytechnique.De 1955 à 1958, il est assistant de recherches.Son premier emploi stable lui est offert à la Corporation de la Voie maritime du Saint-Laurent où on lui confie plus particulièrement les problèmes de structure que posent les ponts levants.Et puis, après le projet de la Place Ville-Marie «réalisation assez mouvementée!», il devient gérant de projet pour l'étude préliminaire de la traversée du Saint-Laurent par la route transcanadienne et coordonnateur pour l'étude et le début de ce qui sera le tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine.Il est en pratique privée depuis 1964, président de Nicolet, Chartrand, Knoll, Ltéc.Le bâtisseur Nicolet a le vent dans les voiles et son nom est rattaché à des constructions qui font désormais partie de notre paysage: le Village Olympique, le nouveau campus de l'Université du Québec, la Place Bonaventure, le Centre canadien d'architecture, entre autres.Toronto lui doit la Tour du CN.L'Arabie Saoudite lui doit: l'Université King Abdu-laziz de Djeddah.Et Paris s'est désormais enrichie d'un monument nouveau; la fameuse Pyramide du Louvre, qui a causé beaucoup d'émois et de critiques au moment de sa conception.«La question était posée.Il fallait savoir si on faisait du pastiche d'une époque historique donnée ou si on optait pour une expression moderne.» La réali- PHOTO MICHEL GRAVEL.U Presse A ROGER R.NICOLET A Polytechnique, «l'esprit masculin 'germanique' se transforme.Les échanges prennent un caractère nouveau, il y a un côté plus humain, plus naturel».sation pure de l'architecte a été un succès, selon l'ingénieur québécois qui a incarné «la jonction eitre la technologie américaine et le savoir-faire français.» Voudrait-il enseigner?11 conçoit que depuis le temps où il était à Polyt-hnique, bien des choses ont changé.«L'Ecole traverse une période difficile: il y a d'abord l'explosion d'étudiants et il faut sans doute une nouvelle gestion de l'enseignement.Faire avancer les conaissances certes, mais aussi trouver un corps professoral aux qualifications pointues.Ce sont les nouveaux défis».Des femmes de plus en plus présentes Un ingénieur aujourd'hui est à son avis, bien plus qu'un simple technicien.«Au-delà des compétences techniques, il y a de plus en plus d'exigences sur d'autres plans, notamment l'implication sociale, la gestion.Il doit être polyvalent.Se sentir à l'aise dans un monde d'imprécisions» La présence dès femmes a, selon lui, changé déjà le visage de Polytechnique.«L'esprit masculin 'germanique', se transforme.Les échanges prennent un caractère nouveau, il y a un côté plus humain, plus naturel».Sur le plan du travail, c'est davantage la minutie légendaire des femmes qui leur sert le plus.Marié en 1956, peu de temps après son arrivée donc au Québec, Roger R.Nicolet est père de quatre enfants.Un remariage au début des années 70, le met à la tète d'une marmaille de huit enfants! On comprend mieux son choix de la campagne et d'une certaine qualité de vie.Il s'est installé à Austin, petite municipalité qui entoure Saint-Benoit-du-Lac, dont la population stable est d'environ 900 âmes.Mais Austin s'en- rjehit de deux à trois mille touristes en période estivale.L'ingénieur a donc pris racine,; non pas seulement avec sa ferme, mais avec son coeur et son.engagement, en acceptant d'en être le maire depuis 1977.A Austin, comme dans les équipes qu'il dirige sur tous les chantiers du monde et les projets de toutes' envergures, la dynamique est la-mème: ouvrir au dialogue, à la concertation.Sa tâche en est une* de pédagogue parfois, puisqu'il doit parfois encourager des\" changements de mentalité.«11 y a maintenant un nouvel équilibre à Austin.11 faut savoir que les anglophones en région ont parfois eu à subir des évolutions plus difficiles que ceux de Montréal.» S'il lui reste un peu de temps libre, entre le jardinage, les chevaux et les vaches, entre les obligations de sa vie publique, il prend le temps de lire des oeû* vres contemporaines, d'actuali* té, Claude Morin par exemple, mais «ni des best-sellers, ni des polars».Il va au cinéma voir Van Gogh.Et il cède parfois à des coups de coeur en peinture, mais pour des peintres modernes.II est également président de l'Union des municipalités régionales de comtés et des municipalités locales du Québec, une responsabilité publique importante.Vivre à la campagne est plus qu'un plaisir, c'est pour lui un engagement.Il fait le trajet soir et matin, mais l'inconvénient de la distance est grandement compensé par un bord de lac merveilleux «un paysage de forêt mixte», qu'il aime par-dessus tout.Et un style de vie aux résonances familières de son passé d'Europe.À 60 ans il se sent d'attaque pour bien des projets encore.Et la retraite ne semble pas à sa porte.Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, l'excellence naît de Veffort.Hydro-Québec Le meilleur de nous-mêmes des gens de parole II ALCAN vous AVEC LA PERSONNALITE DE LA SEMAINE à rémission EN DIRECT avec Christiane Charette realisation : Louise (arrière mer, 'Sw\" CBF 690 a4.LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 8 MARS 1992 Les 13, 14 et 15 mars prochain le Festival Perce-neige de Longueuil célébrera son 10e anniversaire.Année après année, le Festival perce-neige a su s'attacher la fidélité des amateurs d'horticulture de Longueuil et de la Rive-Sud.En 1992, le public pourra visiter: une salle entière aménagée en jardin de ville avec ses balcons, sa fontaine, ses lampadaires; une exposition intitulée «Trio floral» reunissant trente toiles peintes par Marcel Gagnon, Sis-ka Pool et Chantai Saint-Pierre; un centre d'information hortico- le commandité par les Caisses populaires de la ville de Longueuil ; un salon des plantes d'intérieur.Les élèves de l'Institut de technologies agro-alimentaires de Saint-Hyacinthe participent à l'énéncment.Ils ont aménagé quatre jardins qui recréent chacun une saison.A l'extérieur du site, ce sera le printemps qui dominera puisqu'on y installera une érablièrc: on y dégustera des produits de l'érable à prix populaires.Les visiteurs auront également l'opportunité d'obtenir tous les renseignements qu'ils désirent.Plusieurs centres de jardins, des professionnels et des distributeurs d'équipements horticoles seront sur place.Les conférences Paul-Boutct seront de retour: elles proposent cinq conférences données le samedi et reprises le dimanche; elles porteront sur l'aménagement extérieur, l'organisation de petits espaces, le compostage, les orchidées et les arrangements floraux.L'ouverture officielle du Festival aura lieu le vendredi 13 mars à 11 h.L'entrée est de 2 $ pour les adultes mais elle est gratuite pour jeunes de moins de 18 ans.Pour tout renseignement, composez le 646-8666.Comme tous les employeurs, vous aimeriez retrouver parmi les membres de votre personnel, des gens motivés, responsables et efficaces?Le Centre de perfectionnement des ressources humaines vous offre une session de formation pour vous aider à accroître la motivation chez vos employés les 17 et 18 mars 1992, de 9h à 16h30, au Collège Marie-Victorin (7000, rue Marie-Victo-rin, Montréal ou appeler Mme Sylvie Laplante.au 325-0150, poste 224b.Le nombre de participants a été limité à 10.L'association québécoise pour les troubles d'apprentissage tiendra son 17e congrès international sous la présidence d'honneur de Gerry Weiner, ministre du Multiculturalisme et de la Citoyenneté ainsi que celle de Martin L.Dufresne, 1er vice-président du Québec et des provinces Atlantiques, de la banque Hong Kong et président de la Caisse populaire ; Desiardins de Mascesne anniversaire » \u2022 La Caisse populaire Desjardins de Mascouche commémore son .50e anniversaire de fondation, .le lancement des célébrations ayant été marqué par la ! presentation dun logo par deux .hôtesseso vêtues en costume \u2022 -du debut du siècle: Lucie Dugal et France Turcot, qui sont ¦ accompagnées par le directeur général de la Caisse, André % ; Chaput; le président Raymond \u2022.Lamarche et le président du \u2022 comité des fêtes, René Sgroi.- ; Cette caissse a été fondée par Jos Dugas le 11 février 1942.I *-v: Hi 50 ***** \"S 1942 1992 ¦ ».\"¦ -, Can h woum»» .1 -\u2022 »*¦\u2022¦» rar t r exposition Le maire de Laval, Cilles Va i l la n court, a procédé \" récemment à l'ouverture de l'exposition Climatex de la Corporation des maîtres entrepreneurs en réfrigération du Québec (CMRQ) au Château Royal.Des grossistes en clima tisa tion-réfrigéra Hon étaient représentés dans 70 stands avec des appareils de la nouvelle technologie.De gauche à droite, MM.André Boileau, membre du comité executif de Laval, le président de la CMRQ, M.Sylvain Sergerie, le maire Vaillancourt et la directrice générale de la CMRQ, Mme Monique Cuérot.campagne de levée de fonds.Le thème de cette année.« Les différents visages de l'apprentissage» a été choisi pour refléter l'aspect multiculturel de nos écoles et les différents styles d'apprentissage des jeunes et des adultes.Les conférenciers au nombre de 100, provenant de partout au Canada, d'Europe et des États-Unis échangeront avec plus de 1 000 participants, les 12, 13 et 14 mars prochain, à l'hôtel Reine Elizabeth.Pour obtenir des renseignements sur le congrès ou recevoir le programme officiel, veuille/ communiquer avec l'AQETA au 847-1324.Les artistes et intervenants du milieu culturel qui veulent réussir doivent développer des qualités d'entrepreneurs.Avec leur talent et leur expertise, ils présentent un produit culturel au marché; ils font face aux mêmes défis et aux mêmes obstacles que les autres entreprises.Le Collège de Rosemont, en collaboration avec la Commission de la formation professionnelle, offre une formation qui permettra aux artistes de définir des objectifs personnels cohérents avec leurs intérêts, leurs aptitudes et les contingences matérielles ainsi que les réalités du marché.Ce programme aidera l'artiste à développer une expertise administrative et financière ainsi qu'à établir un plan de communication et de gestion d'image.Finalement, l'artiste sera en mesure d'élaborer un plan d'action détaillé et pertinent pour sa carrière.Ce programme \u2014sans frais d'inscription \u2014 s'adresse aux créateurs et aux artistes sans emploi dans tous les domaines artistiques.Les cours auront lieu du 23 mars au 30 avril 1992.Le nombre de places étant limité, il est nécessaire de s'inscrire rapidement au Collège de Rosemont, Éducation des adultes, 6400, 16e Avenue à Montréal.Pour information, on peut communiquer avec Blanche Morin au (514) 376-6310.La Galerie de l'UQAM présente jusqu'au 5 avril 1992 Singulier-/pluriels, exposition d'oeuvres de huit professeurs du département d'arts plastiques de l'UQAM et de huit étudiants sous leur tutorat à la maîtrise en arts plastiques.Le vernissage aura lieu le jeudi 5 mars 1992 à 20 h.L'exposition Singulicr-/pluriels a été élaborée pour faire état des échanges qui existent entre les professeurs-directeurs de recherche et les étudiants inscrits au programme de maîtrise en arts plastiques de l'UQAM.En plus de montrer l'itinéraire de seize artistes, cette exposition aborde la délicate question de l'encadrement de l'expression.Dans les faits, huit professeurs impliqués ont eu à inviter un étudiant poursuivant des études de maîtrise sous leur direction dans la perspective de faire état, le temps d'une représentation publique, de la rencontre, de la relation et du cheminement entre maître et élève.La Galerie, de l'UQAM est située à la salle J-R120du pavillon |udith-|asmin, 1400, rue Bcrri (à l'angle de la rue Sainte-Catherine) à Montréal.Elle est ouverte au public tous les jours de la semaine de midi à 18h.L'entrée est libre.Renseignements: Galerie de l'UQAM, 987-8401.A JEUDI \u2022 ! - v i < t « ( 1 campagne cfe ia maison B'nrrèt-soureo Bernard Poulin, président et chef de la direction du Groupe S.M.inc., de Sherbrooke, assumera cette année la présidence de la campagne de financement de la maison l'Arrêt-Source qui a débuté le 2 mars dernier.Madame Denise Filiatrault a accepté généreusement d'etre le porte-parole de cette maison d'hébergement à long terme pour jeunes femmes en difficulté pendant la durée de la campagne.Met ne et princesses irlandaises À la veille de la célébration de la fête de la Saint-Patrick, la United Irish Societies of Montréal inc.nous fait parvenir la photo de la reine et des princesses qui participeront au défilé annuel dont les 'tètes d'affiche* seront: Richard McConomy, grand marshal/, et le père Joseph Sullivan, comme officier en charge de la revue.Plusieurs activités marqueront ces festivités, dont une messe aujourd'hui à l'église St John Brebeuf à LaSalle, un déjeuner en l'honneur de l'Irlandais de l'année, Martin Conroy, le 74 mars, au Grand Hôtel, (35 S), et la parade du dimanche 15 mars, suivie d'une soirée dansante au Château Champlain (50 $).Dans l'ordre habituel: les princesses Karen Scott et Batla Rotenberg, la reine Kelly Plerson, et les princesses Carrie Dorais et Darleen Carty. Le Monde LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 MARS 1992 B5 Les combats se poursuivent au Nagorny-Karabakh Agence France-Presse EREVAN Les combats se poursuivaient hier au Nagorny-Karabakh après la vaste offensive azerbaïdjanaise lancée vendredi après- .midi sur la région d'Askeran, a annoncé la direction arménienne à Erevan.Les combats font particulièrement rage autour d'un puits de pétrole, que les Azerbai-janais ne sont pas arrivés à prendre, a précisé le centre de presse du mouvement national arménien à Erevan.Aucun bilan de ces combats n'était disponible hier.Selon les autorités arméniennes à Stepanakert cités par ITAR-TASS, les Arméniens ont réussi à contenir l'attaque lancée depuis Agdam, le chef-lieu de la région la plus à l'est de l'Azcrbaïdjan, et à repousser les combattants azerbaïdjanais vers la frontière du Nagorny-Karabakh.Cette attaque a été lancée avec l'appui de neufs chars et de 20 blindés d'infanterie, selon l'agence arménienne Armenpress.Selon le service de presse du parlement de Stepanakert, cité par Itar-TASS, des unités de la 23e division de la CEI et de l'infanterie azerbaïdjanaise participent à cette attaque.Un régiment parachutiste de la CEI est stationné depuis hier à Challi, un village près d'Agdam, à quelques kilomètres d'Askeran.Hier, le ministre de la Défense Vasguen Sarguissian a estimé à «plus de 200 morts», le nombre d'Arméniens tués au cours des trois derniers jours de combats, a indiqué la représentation arménienne à Moscou.Le ministre a affirmé redouter le pire pour la centaine de civils disparus après la prise de Kazandji, un village arménien pris vendredi matin près de Mardakert, au nord du Nagor- ny Karabakh.27 personnes dont 15 femmes ont été tuées et plusieurs dizaines d'autres blessées lors de cette attaque, scion les estimations arméniennes.Par ailleurs, ITAR-TASS annonce la mort de cinq habitants de Martouni (sud du Nagorny Karabakh) après une attaque azerbaïdjanaise au cours de laquelle cinq combattants arméniens ont été blessés.Selon la même source, les Arméniens s'attendent à une attaque de l'armée azerbaïdjanaise sur la région de Martouni.À Erevan, plus de 2000 personnes ont manifesté hier devant le parlement à l'appel du leader de l'opposition nationaliste Parouir Airikian, pour demander la formation d'une armée nationale et la reconnaissance officielle de l'indépendance du Nagorny-Karabakh.À Bakou, après la démission du président azerbaïdjanais Ayaz Moutalibov, l'opposition a proposé de supprimer le poste de président pour une période transitoire.Le parlement de PAzerbaïdjan doit se prononcer mardi et mercredi sur le maintien de ce poste et la tenue de nouvelles élections.Le parlement azerbaïdjanais a dissous vendredi soir le gouvernement et chargé le premier ministre Hassan Hassanov de former un nouveau cabinet dans les dix jours.Les pouvoirs du président Moutalibov ont été provisoirement transférés au président du parlement.D'autre part, le président ukrainien Leonid Kravtchouk a souhaité hier le «règlement pacifique» du conflit du Nagorny-Karabakh et espéré que la «bonne volonté» de toutes les parties impliquées permette de progresser lors du prochain sommet des chefs des Etats membres de la CEI prévue le 20 mars à Kiev.Sihanouk critique les Khmers rouges Agence France-Presse PHNOM PENH orodom Sihanouk a accusé hier les Khmers rouges de gripper délibérément le processus de paix au Cambodge en créant des «difficultés artificielles» sur leur logement à Phnom Penh.Le prince, président du Conseil national suprême (CNS), a appelé l'autorité transitoire des Nations Unies, l'APRONUC, qui devrait se mettre en place à partir du 15 mars, à répondre à cette attitude en se déployant rapidement et mettant les Khmers rouges le «dos au mur».S'adressant à des diplomates venus assister à la libération de 81 prisonniers politiques par le gouvernement de Phnom Penh, le prince a estimé que «tous les problèmes viennent d'eux», et que «sans Khmers rouges, il n'y aurait pas de problèmes».«Nous n'aurions même pas besoin de l'APRONUC», a-t-il ajouté.C'est la première fois que le prince accuse ses anciens alliés de la guérilla de freiner volontairement le processus de paix auquel ils ont pourtant souscrit en signant l'accord de Paris sur le Cambodge, le 23 octobre dernier.Le prince Sihanouk a précisé que les représentants khmers rouges à Phnom Penh avaient désobéi à ses ordres de quitter le bâtiment dévolu au quartier général de l'APRONUC.Selon le prince, les Khmers rouges veulent «retarder l'arrivée» de l'APRONUC.Le leader Khmer Rouge Khieu Samphan est attendu à Phnom Penh demain pour avoir des entretiens sur cette question, et le prince a indiqué qu'il s'attendait à une discussion «difficile».Gunnar Strang PHOTO REUTER Décès de l'artisan du modèle suédois Renier STOCKHOLM unnar Strang, considère comme le principal architecte du modèle social suédois, est mort hier à l'âge de 85 ans, a annoncé l'hôpital Karolinska de Stockholm.Syndicaliste et membre du par-(i social-démocrate.Gunnar Strang avait imaginé, alors qu'il était ministre tics Affaires sociales de 1951 à 1955, puis ministre des Finances, un pacte social entre les salaries, les employeurs et l'État, qui avait suscité l'admiration de nombreux autres pays.«Dans une * *',e mesure, c'est lui qui avait c.les valeurs qui sont connues aujourd'hui comme le modèle suédois \u2014le droit a l'emploi et à la sécurité sociale», a déclaré Ingvar Carlsson, chef du parti social-démocrate.Il était resté ministre des Finances de 1955 à 1976.Le premier ministre Cari Bildt, conservateur, a lui aussi rendu hommage à Gunnar Strang, dont l'oeuvre est «dans une large mesure a l'origine de la cohésion de In société suédoise d'aujourd'hui ».m f f iiMi-r*'- ft .¦ w Un attentat à la voiture piégée a coûté la vie hier à un agent des services de sécurité israéliens Ehud Sadan, 37 ans.photo peuter Diplomate israélien assassiné Agence France-Presse ANKARA n diplomate israélien a été tué hier après-midi à Ankara dans un attentat à la voiture piégée perpétré par une organisation islamiste afin de «venger» la mort de cheik Abbas Mous-saoui au Liban, selon la Turquie, et de «saper le processus de paix» au Proche-Orient, selon l'ambassade d'Israël en Turquie.M.Ehud Sadan, 37 ans, responsable de la sécurité de l'ambassade d'Israël à Ankara ayant le statut de diplomate, a été déchiqueté hier lorsqu'il a mis le contact pour faire démarrer son véhicule qui avait été piégé.La bombe, de forte puissance, a fait un trou de 50 cm de diamètre sur 20 de profondeur et a envoyé des débris dans un rayon de 50 mètres, détruisant cinq autres véhicules et blessant deux passants turcs, dont un enfant de 9 ans dans un état grave.Le ministère turc des Affaires étrangères a «vigoureusement condamné» cet attentat cjui intervient au lendemain de la fin de la quatrième session des négociations bilatérales israélo-arabes de Washington.Il a révélé dans un communiqué que l'Organisation de la vengeance islamique l'avait revendiqué pour «venger l'assassinat d'Abbas Moussaoui», secrétaire général du Hezbollah pro-iranien au Liban, tué le 16 février dernier lors d'une opération israélienne».Le ministère, qui présente ses condoléances au gouvernement israélien et à la famille du diplomate assassiné, ne précise pas les circonstances dans lesquelles cet attentat a été revendiqué.«Personne ne doit douter que le gouvernement turc fera tout son possible pour appréhender les auteurs de cet attentat criminel et de les traduire devant la justice», ajoute le communiqué qui affirme que «la Turquie s'élève contre tout acte terroriste d'où qu'il vienne et quel que soit son but».Peu après l'attentat, un interlocuteur anonyme avait revendiqué cette action au nom de l'Organisation de la vengeance islamique dans des appels téléphoniques à des journaux turcs.Sans indiquer que cette action avait pour but de «venger» la mort de cheik Abbas Moussaoui, ce correspondant anonyme avait affirmé que l'attentat «était destiné à punir les diplomates israéliens des atrocités commises par Israel contre des islamistes».L'ambassade d'Israél à Ankara a pour sa part indiqué dans un communiqué lu hier soir par son premier secrétaire, M.Zvi Peer, que «cet assassinat est le dernier en date de nombreuses attaques perpétrées contre des diplomates israéliens et autres cibles israéliennes et juives dans le monde».«Le but de toutes ces attaques est d'empêcher la paix dans la région», a-t-il ajouté.La recherche des responsabilités dans cet attentat, qui suit de peu celui contre la synagogue de Neve Shalom, dimanche dernier à Istanbul, «devrait mener aux extrémistes de la région déterminés à saper le processus de paix en cours», a-t-il conclu.C'est la première fois qu'un diplomate israélien est assassiné dans le monde depuis le meurtre d'un membre du personnel diplomatique au Caire en mars 1986.En mai 1971, le consul général israélien à Istanbul avait été enlevé puis assassiné.MEBBBH photo ap Le chef du mouvement de résistance afrikan, Eugene Terreblanche, à cheval (à dr.) et un de ses lieutenants franchissent des barrages de police hier malgré une interdiction des autorites de Pretoria.Cette manifestation de partisans de l'apartheid a réuni moins de 3000 personnes.«Un référendum entre Dieu et le communisme» Agence l nnee-Prew PRFFORIA gm u nom du «christianisme» et du refus du jHA «communisme», les dirigeants de l'cxtrfr me-droitc sud-africaine ont appelé les Blancs à se m.Hi.uKvr pour le «non \u2022> au referendum qui leur est reserve le 17 mars, lors d'un meeting tenu hier à Pretoria.«C'est un référendum entre Dieu et le communisme», a lance Eugène Terre-Blanche, le leader de PAWB (Mouvement de résistance afrikaner) devant une foule de moins de 30(H) personnes d'où s'élevaient les drapeaux de ce mouvement nco-nazî \u2014 frappés d'une svastika à trois branches\u2014 cl les bannières des anciennes republiques boers.constituées par les colons d'origine hollandaise avant l'annexion britannique.le dirigeant du parti conservateur (CP) An-dries 1 reurnicht et celui du petit HNP (Parti national réforme) |aap Marais ont tour à tour plaide pour que le «non» l'emporte au référendum par lequel les Blancs doivent dire s'ils approuvent le processus de réformes engage par le président Fredcrik de Klerk depuis la liberation de Nelson Mandela, en février 1990.Ce processus, ont-ils dit, aboutira à donner le pouvoir au mouvement nationaliste noir ANC (Congres national africain), c'est à dire, selon eux, aux « communis les », «Il n'y aura jamais de paix avec un gouvernement noir communiste ayant pouvoir sur les Blancs», a affirmé M.Treurnicht qui a également cite abondamment la Bible, et reclame «l'autodétermination » pour la minorité blanche d'Afrique du sud.Parmi les supporters, figuraient des «petits blancs», dans leur quasi-totalité afrikaners (descendants des premiers colons), en short et chemisette, et quelque 200 militants de l'AWB, portant béret bordeaux et uniforme beige du mouvement, avec pour certains, le revolver à la ceinture.Dans la foule fleurissaient pancartes et affiches proclamant : «Stoppez F.W » (initiales de M.de Klerk) ou «voter oui.c'est voter pour un gouvernement socialo-communiste».«pendez Mandela» (le leader de l'ANC), ou encore «pas de négociations avec ce chien de communiste et d'ante-Christ ».Par ailleurs, l'ancien president sud-africain Pieter Botha votera non au referendum du 17 mars par lequel le président Fredcrik de Klerk demande aux Blancs l'approbation du processus de reformes institutionnelles en cours.« le ne peux pas participer à quelque chose que je perçois comme conduisant au suicide pour mon peuple», a déclaré M.Botha, de sa residence sur la cote sud du pays, dans un communique publie hier par l'agence de presse sud-africaine (SAPA).Il a qualifié le processus de réformes «d'abdication graduelle» et les négociations en cours de «tour de bu bel politique».La grand place ou se tenait le meeting, SOUS la Statue de Paul Kruger, president du Transvaal à la fin du XIXe siècle, avait été bouclée par la police qui dissuadait tout passant noir d'approcher.La Belgique «au régime» Agence France-Presse ItRUXFUFS m e nouveau gouvernement Bai belge de centre-gauche, une équipe restreinte de 15 ministres et d'un secrétaire d'Etat, dont le Premier ministre |ean-Luc De* haene.devra prévoir un régime strict pour la Belgique en raison des nécessités budgétaires et des échéances européennes.La nouvelle équipe a prêté serment hier au palais royal de Laekcn.à Bruxelles.Le precedent gouvernement \u2014 également social-chréticn-socia-liste\u2014 comptait 25 ministres et secrétaires d'État.Le premier ministre sortant.Wilfried Martens, ne fait pas partie du nouveau gouvernement, ainsi que M.Mark Eyskens, ministre des Affaires étrangères.M.Dehaene, social-chrétien flamand (CVP) comme M.Martens, a réussi à trouver la solution à trois mois de crise, comme il l'avait déjà fait en 1988.Mais à cette époque, M.Martens l'avait supplante à la dernière minute.Sa recette en 1992: un gouvernement allégé qui devra s'atteler aux problèmes les plus urgents, en laissant de côté ceux qui pourront être réglés à la suite d'un dialogue entre flamands et francophones.Les problèmes budgétaires sont les plus cruciaux.M.Dehaene a conservé aux Finances Philippe Maystadt (social chrétien franco^ phone, PSC), dont les competent ces sont très appréciées, no ta miment a la CEE.M.Maystadt devra aussi faire en sorte que la Belgique puisse respecter les échéances de l'Union économique et monétaire (UEM), en particulier en réduisant son deficit.Le déficit budgétaire représentait 6 p.cent du PIB en Belgique en 1991, selon certaines estima* tions de sources officielles.U devrait être réduit à 3 p.cent d'ici a 1996.La dette publique, qui re: présentait 126 ou 127 p.cent du PIB en 1991, selon les mêmes estimations, doit également être fortement réduite.La Belgique devra donc se mettre au régime.\u2022 Constantine seule à réagir à la dissolution ¦ * du FIS Agence France-Presse « ¦ a \u2022c 4 ALGFR wê a métropole de Constantine.Bb dans l'es! algérien, où se sont produits vendredi de violents affrontements entre islamistes et forces de l'ordre qui ont fait un mort et plusieurs blessés, a été la seule jusqu'ici à réagir violemment a la dissolution, annoncée mercredi, du Front Islamique du Salut (FIS) par la chambre administrative de la cour d'Alger.Aucun autre incident n'avait été signale durant cette première journée du mois de jeûne de Ramadan sur l'ensemble du territoire.À Alger notamment, un calme total était observé dans les quartiers islamistes.Les avocats du FIS ont annonce qu'ils se pourvoyaient en appel devant la Cour suprême contre l'arrêt de la chambre.Le FIS, qui avait observe le silence depuis l'annonce de la décision de dissolution, a pour sa part affirmé dans son communique numéro 21, affiche a la mosquée d'El Ar-karo sur les hauteurs d'Alger, que «la base n'a pas dit son dernier mot» et que «le calme qui règne est celui qui précède la tempête».Le communiqué porte la signature de Abderrazak Radjam, president de la commission nationale d'information du FIS.en fuite depuis plusieurs semaines.Il a prévenu que «le faux calme médiatise cache un risque de guerre civile» et affirme que «le FIS est indissoluble».Les affrontements entre la gen-darmerie.appuyée par l'armée, et les manifestants islamistes dan> le quartier de Aouinet-EI-Foul de Constantine.ont fait un mort et cinq ou six blessés, selon de$-fj£* moignages reccuillis par l'ageûce nationale algérienne APS.La police fait seulement état pour, sa \\ part de trois blessés par balles cj-par jets de pierres et de «:ion>I b reuses arrestations».\\ -1 - La mosquée Al Arkam, HQ-quartier intégriste de Aouinet Fl Foui, a été investie par les forces de l'ordre, qui ont fait usage de leurs armes et de grenades laory*! mogenes contre les manifestants.Des rafales de pistolets mitrailleurs ont etc entendues durant ces affrontements qui ont dure deux heures, selon les temui-gnages.L'imam de cette mosquée, un militant du FIS bénéficiant île la protection des fidèles, a échappe a plusieurs reprises a la police venue l'arrêter au moment où il prononçait ses prêches. Sciences et techniques B6 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 8 MARS 1992 Myopie: deux traitements pour éviter le port de lunettes La technique opératoire dite « RK» et le laser excimer ont des adeptes, mais il faut y recourir d'un.oeil critique CAROLE THIBAUOEAU ¦ Il faut voir l*cxprcssion triomphante des ex-myopes qui se sont payes la keratotomie radiale.Il faut les entendre parler avec commisération du myope qu'ils ont été: yeux qui piquent à trop porter leurs lentilles corneennes.lunettes qui s'embuent dans les «chaud-froid», absence d'un bon champ de vision sur les côtés, la liste est longue, des petites misères désormais révolues .«Pour moi.la keratotomie est une réussite totale, relate M.Andre Grenon.la cinquantaine alerte, comptable de son métier.J'ai eu l'oeil un peu douloureux le premier jour: ça brûlait.Mais ça vaut largement la peine, pour le plaisir de bien voir, une fois dans la piscine ou sur la patinoire.Et pour conduire, donc ! Quelle libération ! » M.Grenon est l'un des 1000 patients opérés par le docteur Marvin Kwitko, dans son cabinet privé de Montréal, pour la myopie.Il x a deux ans.sa myopie se chiffrait à -2,5 dioptries de l'oeil gauche et -2,75 de l'oeil droit.Il se fait d'abord opérer l'oeil gauche puis, trois mois plus lard l'oeil droit.L'effet libération (des lunettes) vécu par M.André Grenon: «Pour moi, la keratotomie radiale est une réussite totale.» » » * Six mois après la premiere intervention, il fait faire une retouche sur l'oeil gauche, qui cette fois tombe pile à 20 sur 20.Quelques mois plus tard, une retouche à l'oeil droit, qui restera avec avec une myopie de -0,75.M.Grenon commence a faire un peu de presbytie et c'est grâce à cet oeil droit légèrement myope qu'il peut lire des revues sans lunettes.«En fait, je fais tout sans lunettes, maintenant, dit-il.Cependant, j'accepterais plus facilement de porter des lunettes pour lire seulement que de devoir les porter tout le temps pour voir de loin.» De son côté, M.Guy Arbour, ingénieur, estime que la «RK» est l'investissement le plus rentable qu'il ait fait de sa vie.«Quand je pense aux pertes que j'ai récoltées en achetant une voiture, un immeuble ou même des vêlements, je trouve que c'est un 3000$ rudement bien employé.lit ça n'a pas été plus désagréable qu'un traitement de canal chez le dentiste.Cela m'a apporté confort, efficacité, qualité de vie.» Que penser de ces témoignages si enthousiastes?La «RK», comme la nomment les ophtalmologistes, n'a-t-elle pas quelques inconvénients qui contrebalancent ses bons côtés?lit cela vaut-il la peine d'attendre, pour obtenir le même résultat, que la chirurgie refractive au laser excimer ail terminé l'étape de la recherche clinique?Selon les experts consultés par La l'rcssc.la rk et le laser marquent les jalons du progrès, mais il convient de conserver.un oeil critique.» CE QU'IL FAUT SAVOIR SUR LA MYOPIE OUEST-CE 0ue LA MYOPIE?¦ La myopie est ce défaut de la vue qui donne une image trouble les objets éloignés.p0ur0uoi EST-ON MYOPE ¦ La myopie est due au fait notre oeil «n'est pas au foyer», comme on le dirait d'un projecteur à diapositives.Chez le myope, l'image «au foyer» se trouve juste un peu avant la rétine, au lieu d'arriver pile dessus.La rétine, au fond de l'oeil, se compare a un écran sur lequel se forme l'image.À QUEL ÂGE DEVIENT-ON MYOPE?¦ La myopie survient généralement un peu avant la puberté.Elle évolue jusqu'à l'âge de 20 ans environ.Apres 25 ans.la myopie demeure stable.En «RK», l'ophtalmologiste travaille avec limage de l'oeil grossie sous microscope puis projetée à l'écran, on voit bien ici le bistouri, muni a l'extrémité dune pointe de diamant.COMMENT tra1te-T-0n LA MYOPIE?¦ La myopie se corrige très bien par le port de lunettes ou de lentilles corneennes.Les optonietristes suggèrent aussi les exercices du docteur Bates, qui remettent l'oeil en condition physique et peuvent diminuer la myopie.Depuis près de 20 ans, on peut corriger la myopie par une opération de la cornée, la keratotomie radiale.Plus récemment, une nouvelle technique a fait son apparition: la sculpture de la cornée grace au laser à excimer.Ces deux interventions relèvent du médecin spécialiste de l'oeil : l'ophtalmologiste.photo PAUL HFMSI TAi.307 L j Prene La technique dite du « RK » Bientôt le laser excimer CE OUEST LA KERATOTOMIE RADIALE B La keratotomie radiale ou «RK», dans le jargon des ophtalmologistes, consiste à pratiquer huit micro-incisions sur la cornée, incisions disposées sur l'iris comme les rayons d'une roue de bicyclette.On pratique les incisions avec un bistouri muni d'une pointe de diamant.La cornée est cette couche la plus superficielle de l'oeil, en forme de dôme, qui recouvre l'iris.Elle est transparente et mesure moins d'un millimètre d'épaisseur.La profondeur des incisions est calculée au millième de millimètre près.La profondeur des incisions va de 90 à 95 p.cent de l'épaisseur de la cornée.Dans 87 p.cent des cas, l'intervention redonne au patient une vision supérieure à 20 sur 40, qui est la limite en deçà de laquelle on ne peut conduire sans lunettes (condition A, à l'endos de votre permis de conduire).Les 13 p.cent qui restent peuvent franchir le cap des 20 sur 40 au moyen d'une deuxième intervention.Selon le docteur Kwitko, il est très rare qu'on ait besoin d'une troisième intervention.La chirurgie elle-même dure une vingtaine de minutes.Le patient retourne chez lui avec un pansement sur l'oeil, pansement qu'il viendra faire enlever le lendemain.Les cicatrices corneennes ne sont pas visibles à l'oeil nu, seulement au microscope.Le docteur Marvin Kwitko, au microscope, s'apprête à pratiquer la keratotomie radiale chez un patient myope.mkhei gravu u Pm* LES COTES NECATIFS DE LA KERATOTOMIE RADIALE ¦ Le patient opéré peut être sujet aux eblouissc-ments et voir une auréole autour des lumières, le soir.De plus, il arrive que la vue baisse légèrement à mesure que la journée avance, mais pas de façon vraiment incommodante.Enfin, étant donné que la cornée a été amincie a certains endroits, le risque de rupture est plus grand, dans les premiers mois, si jamais on reçoit un bon coup.«On ne fait pas cette opération-là à des boxeurs», affirme le docteur )ean-Pierre Demers, ophtalmologiste a l'Hôpital Notre-Dame.Il existe également un certain risque de provoquer l'astigmatisme (un autre défaut de vision) par cette intervention.L'astigmatisme peut ensuite être corrigé par une retouche.OUI PEUT SUBIR LA KERATOTOMIE RADIALE?¦ La première indication est occupationnelle: les pompiers, les pilotes d'avion, les contrôleurs aériens, les policiers doivent avoir une vue de 20 sur 40 sans lunettes ni lentilles corneennes.Les myopes qui, pour une raison ou pour une autre, ne peuvent porter des verres de contact, sont aussi des candidats tout désignés.L'intervention s'adresse aux myopes modérés: -1,25 à -8 dioptries, et la myopie doit être stable depuis au moins deux ans.(Le docteur Kwitko, pionnier de cette méthode au Canada, n'opère pas un sujet de moins de 20 ans.) La RK est contrindiquée pour les personnes atteintes de conjonctivite chronique, de diabète ou les femmes enceintes.HISTORIQUE DE LA RK ¦ À la suite d'un accident de bicyclette, un jeune patient du docteur Sviatoslav Fyodorov, en Russie, se présenta avec une blessure à la cornée provoquée par les débris de ses lunettes.Une fois la blessure guérie, la patient avait pratiquement perdu sa myopie.II n'en fallait pas plus pour donner l'idée au médecin de mettre au point une opération pour corriger la myopie.En 1978, la RK était introduite aux États-Unis et en 1979, le doceur Kwitko, de retour d'un stage effectué en URSS, commençait a la pratiquer à l'Hôpital St.Mary's de Montréal.À ce jour la keratotomie radiale a été pratiquée sur plus de 750 000 patients en Amérique du Nord.COMBIEN COÛTE la RK?¦ Le docteur Kwitko charge 1500$ par oeil pour la keratotomie radiale, tout compris, qu'il y ait ou non une deuxième intervention nécessaire.Des médecins de l'hôpital Notre-Dame pratiquent aussi cette intervention, à des prix semblables.CE QU'EST LE LASER EXCIMER ¦ Contrairement à la keratotomie radiale, utilisée depuis 17 ans.on ne pratique en Amérique du Nord que depuis deux ans l'intervention au laser ( keratectomie photorefractive au laser excimer).et à peine un peu plus en Europe.Véritable sculpture de l'oeil, elle consiste à enlever des cellules superficielles du milieu de la cornée (donc directement dans le champ de vision).Au maximum, on enlève moins de 10 p.cent de l'épaisseur de la cornée.Celle-ci n'est donc pas affaiblie.L'effet d'eblouissement ne se manifeste pas, chez la plupart des patients, contrairement à ce qui se passe dans la RK.11 peut cependant y avoir un effet de brume.«Cette brume apparaît dans la cornée entre le 2L' et 4e mois après l'intervention et disparait dans les mois qui suivent.Nous, on la voit, mais le plus souvent, le patient ne s'en aperçoit pas», affirme le docteur Demers.COMBIEN COÛTE UNE INTERVENTION AU LASER?¦ On chargera 2000$ par oeil, tout compris, à l'Hôpital Notre-Dame, lorsqu'on fera les premières interventions, en avril.Quelques ophtalmologistes se sont en effet cotises pour acheter un laser excimer.un appareil qui vaut 500 000$.Plusieurs sont allés en stage à Atlanta, en Géorgie, où se trouvent les médecins qui pratiquent cette intervention depuis deux ans.Pour le moment.Notre-Dame demeure le seul lieu à Montreal a offrir cette intervention, bien que le Jewish Hospital songe lui aussi a se procurer un laser.À Toronto, on a déjà quatre lasers excimer et plus de 400 patients ont subi l'intervention contre la myopie.Le docteur Jean-Paul Demers, ophtalmologiste à l'hôpital Notre-Dame, examine une candidate à l'opération au laser excimer contre la myopie.Cet appareil deviendra opérationnel début avril.Les spécialistes sont partagés sur la valeur des techniques opératoires ¦ Voici les opinions de quelques spécialistes de l'oeil, sur la RK et la chirurgie refractive au laser excimer.l'Association des ophtalmologistes du quebec ¦ «On n'a rien contre ces opérations, elles font partie de la marche inéluctable du-progrès», explique le docteur I ranci-ne Mathieu-Millaire, vice-présidente de l'Association des ophtalmologistes du Québec.I ;i RK est relativement sans danger niais pas sans risque.Les patients peuvent ensuite être sujets aux éblouisse- ments, ce qui est dérangeant pour les pilotes d'avion, par exemple.11 arrive enfin que la myopie revienne.Selon le docteur Mathieu-Millaire, il serait préférable que de telles opérations soient pratiquées par des «cornéolo-gues», c'est-a-dirc des opthalmologistcs spécialistes de la cornée.L OPINION D'UNE CORNÉOLOCUE ¦ « Nous n'aimons pas faire des incisions sur un oeil en parfaite santé, qui sera ensuite modifié pour la vie», affirme le docteur Isabelle Brunet, cornéologue à l'Hôpital Maisonncuve-Rosemont.«Le RK est une intervention plus sérieuse que le gens le pensent en général, poursuit le médecin.Mais quand cela est bien fait, cela fonctionne très bien.Une étude effectuée sur une période de dix ans par le docteur Serge Waring, de Tins-, titut national de l'oeil, à Atlanta, en Géorgie, a démontré que la RK donnait de bons résultats et des résultat: suffisamment prévisibles.Aujourd'hui, en l°/)2, la solution opératoire est la RK, si on est moyennement myope et pas trop astigmate.Mais d'ici quelques années, il y a fort à parier que ce sera le laser excimer.Ce dernier a un gros potentiel, et les chercheurs sont en train de le développer.» Combien d'années?Dans trois ans, cela fera cinq ans de recherche clinique.«Cinq ans, c'est bien, mais dix ans, ce sera encore mieux ».souligne le docteur Brunet.l'opinion d'un optométriste ¦ «Avant de me faire opérer, j'essaierais les lentilles de contact, affirme Pierre Si-monet.professeur chercheur à l'Ecole d'optométrie de l'Université de Montreal.|e suis encore réticent mais je ne suis pas forcément contre les opérations, de type RK ou de type laser excimer.le / suis cependant pour une approche critique.» Le hic pour ce scientifique, c'est qu'on ne connaît pas les effets de ces opérations sur la qualité de la vision.«Ce n'est pas parce que la myopie est moindre que l'image est nécessairement de meilleure qiuJité, affirme-t-il.De la RK peut résulter une diminution de la sensibilité aux contrastes.«Bientôt sans doute, nous aurons des réponses.Un de mes étudiants entreprendra, sous ma direction, une recherche visant à établir si les paramètres de la vision sont affectes par la RK.» LA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE 8 MARS 1992 \u2022 B7 302 La chapelle Notre-Dame-de-Lourdes (2) PINARD apoléon Bourassa est un artiste qui avait plusieurs cordes à son arc.Il fut étudiant en droit, architecte, sculpteur, peintre, poète, éditeur, cofondateur de La Revue Canadienne en 1864, historien, voire musicien à ses heures.Même la politique n'avait pas de secrets pour lui.11 faut savoir qu'Àzélie, son épouse, était la fille de Louis-Joseph Papineau, et que son fils, Henri, fut une des figures politiques les plus dérangeantes de son époque, en plus de fonder Le Devoir en 1910.L'oeuvre architecturale de Napoléon Bourassa est peu connue, mais elle comprend la conception et la décoration de quelques bâtiments comme le monastère des dominicains à Saint-Hyacinthe, l'église de Montebello, l'église de Fall River, au Massachusetts, ainsi que la décoration de la chapelle Nazareth aujourd'hui disparue (elle se trouvait du côté nord de la rue Sainte-Catherine, un peu à l'ouest de la rue Saint-Hubert) et de l'église Saint-Jean-d'Iberville.Mais son oeuvre maîtresse demeure sans contredit la chapelle Notre-Dame-de-Lourdes.La voûte Pour entrer dans l'église, il faut franchir le narthex (ou vestibule).On y trouve trois portes à deux vantaux: une s'ouvre sur la nef, une autre sur l'escalier qui conduit à la crypte, et une dernière sur un bureau.Le plafond à quatre nervures ornées de torsades comporte un firmament d'étoiles.Les lambris des murs sont en noyer.Les dimensions intérieures sont les suivantes: 25 pieds de largeur sur 50 de hauteur et 50 de profondeur pour la nef; 2b pieds de diamètre et 90 de hauteur à son point culminant pour la coupole; 23 pieds de rayon pour le choeur.Les murs sont revêtus de pierre de Caen, une pierre artificielle facile à peindre.La nef comprend trois travées, chacune d'elles étant éclairée par un ensemble serlien de fenêtres à verre clair.Chaque travée est démarquée par des pilastres supportant des arcs doubleaux.Le chapiteau des pilastres sert de socle à une colombe tenant une branche d'olivier dans son bec.La voûte est suspendue au toit à pignon.Dans l'église, toute l'ornementation glorifie la Vierge Marie et le dogme de l'Immaculée Conception.Bourassa a peint ses personnages dans un style qui s'apparente à celui de Michel-Ange.La voûte propose quatre grisailles disposées entre les arcs doubleaux ornées de motifs en trompeToeil.De chaque côté de la nef, trois arcs en plein cintre perpendiculaires aux arcs doubleaux et reposant sur des colonnes engagées de marbre gris s'ouvrent sur un bas-côté.Les chapiteaux romans des colonnes sont ornés d'une rose ou d'un lis.Un arc en plein cintre se trouve dans l'axe de chaque pilastre, formant la voûte du bas-côté, dotée de croisées d'ogives.Bourassa a peint sur les murs des arcs en trompc-l'oeil.L'ouverture entre les arcs est peinte en bleu; Bourassa avait prévu d'y peindre des tableaux historiques mais l'argent a manqué.Deux séries de grisailles ont été peintes dans le déclin des voussures de la voûte.Du côté de l'épître, ils représentent les prophètes préférés de Marie.Du côté de l'évangile, les grisailles représentent les femmes de la Bible.Derrière l'église se trouve la tribune de l'orgue.Installé en 1880, l'orgue fut le premier produit par Casavant et frères.La coupole et les transepts L'hémisphère de la coupole légèrement surhaussée repose sur quatre pendentifs dans le plus pur esprit byzantin.La base de la coupole est ornée de mo-dilions sculptés.Chaque pendentif propose un ange peint.Ces anges semblent $20* 16 22200 $7 2 7* / .$11* 6 2 16625 $5 .45-3 450 - * $5*320 3400 $5* 5* 5 , $5*405 Z2000 150 150 150 355 95 35796 $20* 20* 20*-* $25 4 19* 8800 $17 4 17* 17*+ * $17* 15* 221100 $14 2 13 2 14*1 $14* H 4 22100 28 22 28 44 22 83750 340 290 310 + 10 385 136 4600 325 300 305 + 25 395 135 Z8O0 $24* 24* 24* $27 2 23* Z500 $52 3 52 52 $55 34 1M84 170 160 170 f 10 160 115 12950 $25* 21* 25 4 +3* $24*140 zSOO 270 270 270 $7 2176 327200 140 170 140 + 10 385 53 70OO $5* 5* 5*+ * 2700 $5 475 5 25800 380 350 3 50 - 25 753 1 5 $5* 5* 5*+* 145675 115 210135 425 173500 51 722669 27 222700 305 23500 m 22000 $5* ZICO $72 57682 $18 100 405 26 19 255 255 5'- 72 100-5 425 27+2 19'«j+1* 305 255 5'4 77 $5*440 $11*350 $7*775 $5* 360 130 51 430 95 59 475 400 315 17* 8 140 135 $6*410 $77 58* 17 1 17*i\u2014 * $23* 15* 23867 $77* 27 -% 27H $29^ 25 4 Z8000 340 305 305 375 160 5100 $10* 10 1 10* $13 8 3 87224 $9 2 8* 9*+ * $9* 827137 $6* 5* 7400 $11 '0 4 9*+ * 6*+ 1 $10 11 +1* 1 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Inl dta pr\t22350\t3\t3\t3\t17\t3 ilnt Data\t210900\t60\t50\t58\t80\t35 Int inrooa\t2200\t811*\t11*\t11*\t$17*\t5* Ir.terprov.\t8189\t$27*\t75*\t25*-2*\t$49\t26* Inverness\t231633\t$5*485\t\t485 -*\t$7*\t485 Inv Grp\t228300\t$27\t26 .\t26*\t$28\t14* flrwin A\tZ5O0\t$5*\t5*\t5 *\t$6 4\t460 Island Tel\t500\t$19*\t19 3\t19*+ *\t$20 2\t15* flvaco A\t2966\t335\t320\t330\t$6*\t300 Ivaco.srl\t600\t$5\t465\t465 - *\t$13'.\t440 lvaco.sr2\t1400\t$5\t475\t475 - 4\t$12*440\t lvaco.sr4\t22400\t$18*\t18 4\t18*\t$25*\t15* JSFin prA\tZtOQ\t210\t210\t210\t230\t200 Jannock\t47607\t$16*\t18\t18 - *\t$18 4\t15* Jr.ock.1.20\t2300\t$13 3\t13 *\t13 -3\t$13*\t11* Uean.Ct A\t29751\t$13\t13\t13 -*\t$13\t10* fjrnv End\t6000\t$5\t485\t490 -\t$3*450\t \tk:\t\t/\tl\t\t Kau*ei.A\t26IOO\t$8*\t8\t8\t$8 3\t5 KaufelB\t7050\t$7*\t6*\t6*\u2014 *\t$84\t490 iKnowHse\t13950\t75\t55\t65 - 10\t75\t30 ILGS Inc\t22501\t195\t165\t165 -25\t205\tno LSI Log\t25100\t111\t105\t105\t179\t67 LabaM\t75790\t$27\t26*\t26*- *\t$28\t22 4 Ldc Min\t12/743\t$8*\t8\t8 - *\t$10 3\t7 .L*«3Canp\t633\t$19*\t19 .\t19*-f 4\t$19*\t14* LatvgeCo\t2700\t$17\t16*\t17\t$18\t11* Lj .raw A\t82870\t$12*\t11*\t12 *+ *\t$19 i\t8* (Laidtw B\t698990\t$12*\t11*\t12* + *\t$19 \\\t8* LKwoodu\t4274\t490\t460\t460 -127\t$7\t460 LamSo.inc\t7500\t220\t210\t215 - 5\t275\t172 Lao Ver\t4400\t350\t340\t340 - 10\tIS*\t300 LasmcCan\t48980\t$10\t9*\t9*\u2014 *\t$10\t405 fLasonda\t8435\t$8 *\t7*\t!H j\t18*\t5* Lvitec\t6450\t165\t151\t165 + 10\t200\t50 fLMGL.A\t29357\t$9*\t8*\t9 4\t$10 1\t8 Leader M\t248000\t32\t28\t29\t40\t15 Leroux\tZ2000\t200\t200\t200\t275\t185 LBL.inc\t11600\t110\t110\t110\t150\t100 Lobia h\t24500\t$18*\t18*\t18\t$22*\t16* Loewen\t11500\t250\t235\t735 - 25\t340\t150 iLogG.Inf\tZ3500\t25\t22\t25\t40.1\t15 Logistec A\tZ550\t$14\t14\t14\t$17\t10* Londn Ins.\tZ8600\t$25\t24*\t24*\t$26*\t22* LondnSrA\t4yxi\t$19*\t19*\t19* + *\t$71\t18 iLouvem\t19310\t305\t275\t280 - 25\t$4*245\t Louwm.pr\t22300\t425\t400\t400\t$5*355\t \tm\t\t/\tn\t\t M Corp\t17964\t400\t375 385\t\t\t$8*340\t MaBa*\t5555\t275\t760 260\t\t\t355\t730 Maax\t111200\t300\t270 300\t\t\t325\t60 McM Bldl\t63358\t$19*\t18* 18*\t\u2014\t*\t$22*\t15* Maclean\t69751\t$11*\t11* 11*\t\u2014\t*\t$13\t9* Macyro\t21935\t100\t95 100\t\t\t110\t75 f M alette\t?*40\t$9 :\t9* 9*\t\u2014\t*\t$11*\t7* Mapi leal\t4C/50\t$17*\t17* 17*\t\u2014\tV%\t$17 ;\t13 2 Marconi C\t3665\t$17\t16* 16*\t\u2014\t*\t$17!%\t11* Marll El\t11200\t$16*\t16* 16*\t\t\t$17\t13 4 tMarii Tel\t24480\t$21*\t21* 71'.\t+\t*\t$22\t18* Markprgn\t24195\t$7 4\t7 7 4\t\t\t$10*\t6 i MarStelB\t2471\t185\t115 116\t\t\t130\t115 Mateo\t12000\t195\t175 175\t\u2014\t75\t725\t70 Metal\t2101600\t$12*\t17* 12*\t\t\t$1J -\t10 1 .' 'cR A\t105658\t$6 4\t5* ill\t\t14\t$7*\t400 M Tempjs\tII8OQ\t7\t7 7\t\t\t15\t3 '.' : \u2022 * LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 8 MARS 1992 ft B11 IMMOBILIER 127 terraihs I L 17 p u e c pl L l> 10 z ni rr Z Ul 6> * LAC GRILLI * Empkocemeflh àe cNïli oo bord tJe l'eoj De 45,000 pl cor.et pluî pour cooitroc-Mon ou Investissement GROUPE fMM.GRILLI n 127 3 4 * Si ?cf n 47 si ne pc rt Si a 4f Si pc si Î5 si si fl CO 57 v\\ cr sit ^t V\\ *\\ 67 \u2022 MONTREAL ' tMTOins pour conîtrutre molion» e ville évolutives ou condoi.640 \u2022M?0._ \u2022 REPEMTlONY \u2022 terrain resltfemiei pour buoo., cottooe ou duplex, S3.7&PI.64d- UK.__ A AHUNTSK, (3(-Oomlnit)(jeOui-:ot), pour 8 cOfHJos, avons beoux pions et permis occfpte.ft?9-St?0.A LAVAL, terre Ofricolc 3 000 000 de pl cor., sur outoroute 440 est çt boul.MHIe-lles.Prix: 0,30 S le oi cor.6^-1304 A LAVAL, Stc-ftos*, 7' r crpent», dons futur porc industrie, bon Invcstlsserrwrt.LAFONTAINE.(ots réskJenHels, ovec O\"! sais s*rvke, unl-fomlllcie, prii à disciiter.Imm.R.T.324-3431.A ST-LtM: DOMAINE VILLA Terroins 120 i 140, pf ets à construire.439-6329.4^-1770.AU LAC Rictwr 165X200, OCCtS Dlooe privée.35ç PI cor.l.$33-4070 KEAU cr.olx de terroins, vue sur Pc^ Loc W^îooo.ovec services, 0,50 S pl cor., 6l9.864.6 W3 BORD DU LAC LONG Ouoltte d>0'j classes excellente Accts 1350 pieds ptogo privée RuIsseouK, 1 oae, terra'm boises Superbe vue sur le loc î h de V.tl.Estrle, EostnvKi Termes foci'ei, !.2t7-3S55 CHOMEDE Y, boul.Souvenir, 3 toh, bon prix, 9«a-247I, 744-7394.FABREVILLE, 2 terroins rèsiden-ti-ls, 4,SC0 ol cor.332-5333 JOUBOURG, (Lova!) teiToln résidentiel, 7,621 pi cor., 382-5333 LACHCNAIE, 13 695 pl COr.tous services Inclus.3lDl ccr., 471.5007 LAURENTIDES, terroln b0lsovc.Style Victorien.Murs ôe txlQues.Pkmctws bols tronc Frais repeint.Terrosse.Seml-meuWc.900 VlmolS.937-9676.CHATEAU UNCÔLN, V j, 2' i, 4' tout Inclus, meobte ou non, 931-;771 _ CHOMEOEYMAH 3 j, Penttxxjse, tôt prés ffrétro Guy.932 3 \\},Penthouse,toutlnclus,souno, ÎOTTAGES 6' j, 7' i, cour, oorooe, près métro, nwderne.363-7165.DE BULUON.3' ï, 4Vi, rénovés, poêle et Irlpo.libres, 629-6277.DUROCHER, oopcrtements st/le condo, 4'% 282-0880, 499-1950.OUROCHÊR.près McGllI, 3''i rçnoves, poètefrloo, potto, cbouf* fes, S95 S à 650 S, 2t6-0»1 FLOftAUE Montoontît-JocQues, 4'-:, condo de luxe, neuf, 937-0394.GRAND 6'/j sur 2 c-toçes (3 chombres), très ensoiellle.pto-foods hotit, 2 irtxïlns, o 2 pos centre-vlile et nsorct» Atwoter.700 5, 933-0134.GUY et Notre-Oome, conrx)nces qui comportent de telles distinctions, exclusions ou préférery:es.GUY, coo3 4''j, Impeccoftie, oorooe, 795 $.AUSSI luxueux 5'^, 2 vtMin, olr, fover.363-2402.MONTREAL Prêt Outremont «t Ville Mont-Royal UN MOIS GRATUIT 231^ à 455' À cinq minutes du métro par autobus 160.165.Hôpitaux, centre d'achats, parc.Université de Montréal.Poêle, réfrigérateur.Idéal pour étudiants.6675, Darlington 737-7557 \u2022 1734094-0 131 LE SAfiUENftY 135.f\\f Stt«rt>ooke «tt 844-4228 \u2022 Situé au cwitro-vrlle \u2022 tciatrè/chautîè avec corîfole Irxj^vTdue! \u2022 Cu'SiTfèfo cl rôfrtgéra-leur \u2022 Piscino intcrieur© et sauras \u2022 Terrasse amOnagôo sur te tort \u2022 Espace c*o stationnement dispOTtibio \u2022 Dépanneur ddro«nt LE TADOUSSAG \u2022S, rue S^\u2022rtïroolle «st 844-7051 131 a louer centre-ville LA OTADCLLE - 3175 STMARC o 3'/'^, Immédiotemtrrt, tout compris, wuosh, ptscine, a^mrw-se, bolcon, métro Guy.935-4673.LOf t 1 400 pl cor-, 3 niveoux, murs brioues, olorKber bols, terrosse, res,ixofesslonnet, 383-5542.METRO Bcrri, ruxueux l'/i 310$, tout comofis 528-9219 METRO Berrl, près UÛAM, 4 \\% 3Wl.Libre 1er ovril.522-7889.METRO 6ERRI foce o UOAM, 3 2V;.ooêle,frloo, boanetro, disponibles de mors o iuilfet, conter de S05 $.526-1147 A cote metro Jeon-Tolon.T'., propre, 285 S sons boll.^:^f-7314 A AHUNTSIC ouest, près metro Souve, demi s sol 3 t cticuttc, elect, eou choude inclus, res.privée, 1er tull.375 J.384.2180.A AHUNTSK.Î5v5-1«5 H.&o\\:ros-so O., 2 ' ?.3 ¦ :, 4 Bcîon.AK:enseuf, 333-S473.956-1103.A AHUHTSiC.3 ;, molS oroîuit, poéle, trlpo.620-7546, 387-4298 133 a louer ile de montreal A AHUNTSIC, 4 icboutte, propre, tronqullle, hbrr.956-1895.' 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