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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales - Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1992-03-10, Collections de BAnQ.

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[" r Arts et Spectacles LA PRESSE, MONTRÉAL, MARD110 MARS 1992 Députés et sénateurs augmentent encore leurs dépenses CILIES PAOUIN du bureau de Ln Presse OTTAWA endant que le gouvernement demande aux fonctionnaires de réduire leurs dépenses de voyage, les députés et sénateurs font exactement le contraire en s'accordant une généreuse augmentation à ce chapitre.C'est ce que révèle un document confidentiel préparc par le Bureau de régie interne de la Chambre des communes, dont Lu Presse a obtenu copie.Le texte de 113 pages précise dans les moindres détails comment le Parlement dépensera les fonds de près de 280 millions qui lui ont été octroyés dans le dernier budget.Selon ces données, la Chambre et le Sénat ont plafonné leurs dépenses dans divers secteurs, mais celles-ci continuent de croitre en ce qui a trait aux frais voyages au Canada et à l'étranger; à l'administration des cabinets des chefs des trois grands partis et à certains services aux députés ou sénateurs.Ainsi, la Chambre des communes prévoit verser 823 000$ de plus aux dépu- tés, soit un total de 12,6 millions en 92-93, pour leurs déplacements entre leur circonscription et la capitale fédérale en plus de défrayer certaines autres dépenses.Le système en vigueur accorde 64 points par année à chacun de ces parlementaires, soit l'équivalent de 64 voyages par avion à l'intérieur du Canada.La moitié de ces déplacements payés par les contribuables peuvent être offerts à la famille ou au personnel des députés.Notons que tous !es députés reçoivent également un laissez-passcr à bord des trains.Afin de permettre aux députés et sénateurs de voyager à l'étranger de manière économique, le Parlement verse, en plus, des fonds de 3,6 millions pour le maintien d'une douzaine d'associations internationales qui favorisent les échanges de parlementaires.Le président de la Chambre des communes, John Fraser, et son collègue du Sénat Guy Charbonncau administrent en outre des fo.- is de 869 000$ pour recevoir des délégations de parlementaires et se rendre eux-mêmes à l'étranger à la tète de groupes de législateurs canadiens.Autres perles du système \u2022 Pour garder le contact avec ses électeurs le député peut faire parvenir une lettre circulaire à tous les foyers de sa circonscription quatre fois pnr année.Ce service coûtera 137 700$ de plus cette année, soit un total de 4,7 millions, pour l'impression de 39 millions de circulaires.\u2022 L'administration des cabinets des chefs des deux grands partis d'opposition, Jean Chrétien et Audrey McLaughlin, reçoit pour sa part une augmentation plus modeste de 8000$.Le chef libéral touchera donc 1,6 million pendant que celui du NPD recevra 1,2 million pour l'année.\u2022 Les services de recherche des trois grands partis, des activités partisanes payées par les contribuables, coûteront pour leur part 2,7 millions cette année.Soit 1,1 million pour les conservateurs; 956 000$ pour les libéraux et 668 000$ pour les néo-démocrates.Les deux autres partis d'opposition, le Bloc et le Reform, ne reçoivent rien.\u2022 À titre d'anciens premiers ministres, Joe Clark et John Turner toucheront, en plus de leur salaire de député, des primes de 81 000$ chacun cette année.C'est une modeste hausse de 500$ chacun par comparaison à ce qui leur a été versé l'année précédente.\u2022 L'ancien doyen des parlementaires, Stanley Knowles, touche pour sa par une prime de 31 400$ pour sa présence assidue aux travaux de la Chambre où il siège à titre de «fonctionnaire honoraire» de la présidence.\u2022 L'administration de la Chambre prévoit dépenser 126 000$ pour l'entretien de la résidence du chef de l'opposition officielle, Jean Chrétien, à Rockliffe.\u2022 La Chambre des communes s'attend à enregistrer des pertes de 3 millions dans l'exploitation de la salle à manger des parlementaires et les trois cafétérias des employés en dépit des revenus de près de 3 millions prévus cette année.\u2022 Les trois sénateurs qui prendront leur retraite cette année profiteront chacun de quatre voyages gratuits, soit un total de 15 000$ à même les fonds publics.\u2022 Le président du Sénat, Guy Charbon-neau, profitera d'une allocation de 9500$ pour loger son chauffeur à l'hôtel lorsque celui-ci vient le conduire à son domicile de Westmount.Notons que M.Charbonncau peut voyager gratuitement à bord des trains et des avions.\u2022 Députés et sénateurs peuvent faire encadrer leurs photos et tableaux gratuitement puisque le Parlement dépensera 34 200$ pour embaucher un préposé à l'encadrement.\u2022 Le Sénat dépensera 6000$ pour offrir des cours d'aérobie à ses membres.\u2022 Les contribuables verseront 206 000$ pour offrir de nouveaux tapis et des draperies aux députés et ministres.Us ajouteront d'ailleurs un million au seul chapitre des meubles et de l'équipement de bureau des parlementaires.On pourrait allonger cette liste encore longtemps, mais il est peut-être plus simple de réclamer un exemplaire de ce document secret du Bureau de régie interne à votre député.11 se fera sans doute un plaisir de vous l'expédier gratuitement.Constitution: Bourassa accrédite une solution en deux étapes DENIS du bureau ile Li Presse QULBCC 4 LW impasse du dossier constitutionnelle pourrait se régler en deux étapes, la première ne touchant que les aspects qui ne requièrent pas l'unanimité des provinces, l'autre visant à répondre aux aspirations du Québec en matière de veto et à celles de l'Ouest sur la réforme du Sénat.C'est ce qui ressort des indications fournies hier par le premier ministre Robert Bourassa, qui a accrédité l'idée lancée vendredi par son homologue fédéral, Brian Mulroney.Co dernier avait indiqué, à Montréal, que le gouvernement fédéral proposerait deux résolutions aux Communes pour éviter de compromettre tout le processus constitutionnel par l'absence (l'unanimité des provinces sur des sujets comme la réforme du Sénat et le droit de veto du Québec.On proposerait de régler d'abord des questions comme le partage des compétences et le pouvoir de dépenser d'Ottawa, qui peuvent trouver leur solution avec l'appui de sept provinces représentant la moitié de la population.Ottawa déposerait du même coup sa résolution sur la réforme du Sénat, le droit de veto du Québec sur les modifications aux institutions fédérales et la nomination des juges à la Cour suprême qui, elle, demande l'unanimité des provinces.L'entourage du premier ministre Bourassa évoquait récemment l'idée d'un référendum à deux volets, où les propositions seraient séparées selon qu'elles requièrent sept provinces ou l'unanimité.Ce scénario apporterait un peu de lumière aux déclarations faites en septembre par le ministre Gil Rémillard, voulant que le Québec ne puisse donner son accord «définitif» à une proposition constitutionnelle fédérale tant qu'il n'aura pas eu l'assurance d'obtenir une forme du droit de veto.«On peut avoir un résultat à 7-50 et un résultat qui exige l'unanimité, notamment pour le veto», a rappelé hier le premier ministre Bourassa.Devant ses députés, M.Bourassa a longuement discuté du dossier constitutionnel et rassuré les députés des deux tendances, sans toutefois s'engager à tenir un référendum.À Ottawa, on estime cependant que le premier ministre Bourassa s'est maintenant résigné à un tel exercice.«Les Québécois ont le goût de se prononcer», dira-t-on dans l'entourage du premier ministre du Québec.La réunion d'hier avait été convoquée notamment en raison de l'absentéisme des élus à Rimouski, il y a deux semaines.Seulement 40 députés étaient restés pour la deuxième journée de réunion dans le Bas Robert Bourassa du fleuve, ce qui avait fait rugir plusieurs ministres, notamment Marc-Yvan Côté et Lise Bacon.À l'issue de la réunion d'hier, le leader en Chambre du gouvernement, Michel Page, confirmait l'intention de Québec de siéger toute cette semaine pour adopter des législations restées en suspens en décembre.Jeudi de la semaine prochaine, le 19 mars, on procédera à la lecture d'un nouveau message inaugural, un tableau à large traits des intentions du gouvernement pour les prochains mois.Selon certains députés, il y sera davantage question de constitution que d'économie.Le ministre Page croit que les échéances de la loi 150 sur l'avenir constitutionnel du Québec forceront l'Assemblée nationale à siéger cet été.Cette fois, on passera outre à la tradition qui veut qu'« on ajourne en juin pour dire on se reverra en octobre».Selon la loi, le débat sur la question référendaire devrait être entrepris au plus tard le 4 août pour un scrutin avant le 26 octobre.Sondages À l'entrée de la réunion spéciale du caucus, hier, M.Bourassa n'a pas voulu commenter les sondages, selon lesquels la population rejetterait le rapport Beaudoin-Dobbie et pourrait répondre «oui» à un référendum reprenant la question de 1980.«Avant la partielle d'Anjou les sondages que nous avions mettaient un écart (entre les parti) d'environ 15 points.Le résultat fut de six points.11 y a toujours une marge qui nous rend prudent avec les sondages», de souligner le premier ministre.Pour le ministre des Transports, Sam Elkas, il ne faut pas prêter foi à ces sondages faits quand tout est encore en suspens.«Tant qu'il n'y a pas quelque chose de clair, il est difficile de demander aux gens leur opinion», explique-t-il.Les vrais choix se poseront «quand les gens seront dans la petite boîte (l'isoloir)».M.Elkas reste convaincu qu'une majorité votera alors pour maintenir le lien fédéral.«Aussitôt qu'il y aura quelque chose de concret, l'opinion va virer de bord, les gens en ont jusque là du débat constitutionnel», selon le député de Robert Balwin.Même son de cloche du côté de l'ancien président du PLQ, le député d'Orford, Robert Benoît.« Les gens veulent une réponse, ils pensent que le débat dure depuis 1960 et que c'est assez», observe-t-il.Mais quel que soit le verdict d'un référendum, «je ne pense pas que le débat se terminera».Selon lui il y a beaucoup de fédéralistes au sein du PLQ.L'unité du parti n'est pas en jeu, «une large coalition de Québécois croient qu'il y de l'avenir dans le Québec à l'intérieur du Canada», dira M.Benoit.PHOTO ROBERT NAOON L3 Frêne Raymond Barbeau a san tfemfer /repos Les funérailles de Raymond Barbeau, fondateur de l'Alliance laurentienne, l'un des premiers protagonistes de l'indépendance du Québec, ont eu lieu hier à l'église Saint-Viateur d'Outre-mont dans la simplicité.Des amis et des sympathisants ont formé, avec le drapeau national, une haie d'honneur.M.Barbeau, avait été désigné 'patriote de l'année», en 1978, par la Société Saintdean-Baptiste de Montréal.Scowen pressenti pour New York du bureau de Ln Presse QUÉBEC LàT ancien délégué général du Québec à Londres, Reed Scowen, reprendra vraisemblablement du service, à New York, à compter de l'été prochain.C'est ce qu'a laissé entendre hier le premier ministre Robert Bourassa lors d'une entrevue ra-diophonique, soulignant que la décision de nommer de M.Scowen «n'était pas encore confirmée».Pour M.Bourassa, la performance de M.Scowen à Londres, «où il avait ouvert la porte des milieux financiers», rend très intéressante sa nomination au poste américain \u2014 le bureau de New York est responsable de l'ensemble des représentants du Québec aux États-Unis.M.Scowen avait accompagné M.Bourassa à Lon- dres dans son récent périple européen, et ce dernier s'est dit impressionné par l'étendue du réseau de relations de son ancien député.En juillet, le délégué du Québec à New York.M.Léo Paré, un fonctionnaire de carrière, aura terminé son mandat, vraisemblablement son dernier avant la retraite.Bien que M.Scowen ait quitté son poste de Londres avant la fin de son mandat et qu'il soit, depuis, porte-parole d'un véhément mouvement de protestation chez les anglo-québécois, M.Bourassa ne s'inquiète pas outre mesure des prises de position de son ancien député.M.Scowen s'inquiète essentiellement du problème démographique des anglophones au Québec, «mais il a toujours été sensible à la situation du Québec», d'ajouter M.Bourassa.-p\u2014 m Reed Scowen Le cabinet se penche sur la réponse à donner aux nouvelles taxes américaines MAURICE GIRARD de la Presse Canadienne OIT A WA Le cabinet fédéral doit se réunir aujourd'hui pour débattre des mesures à prendre, s'il en est, contre le gouvernement des Etats-Unis, qui a imposé ces dernières semaines une série de nouveaux droits à l'importation de produits canadiens, ce qui a soulevé un tollé d'un bout à l'autre du pays.Les membres du cabinet du premier ministre Brian Mulroney discuteront de la pertinence de prendre des mesures contre certains produits américains après que Washington ait annoncé la levée d'une série de droits compensatoires à l'entrée de magnésium, de bois d'oeuvre et des voitures Honda Civic en provenance du Canada.Hier, le leader de l'opposition aux Communes a d'ailleurs invité Ottawa à jouer dur avec les Américains.«Pour nous, il faudrait trouver des secteurs qui pourraient faire mal à l'économie américaine.Si les États-Unis ont le droit de prendre des mesures contre n*us, nous avons le droit V r de rétorquer», a déclaré hier M.Jean Chrétien.Premier client des États-Unis, le Canada est en position privilégiée pour répondre à l'offensive américaine et il devrait en tirer parti, croit-il.Si les Américains se sentent lésés, qu'ils interviennent devant les instances compétentes.«Pourquoi est-ce toujours nous qui les traînons devant les tribunaux», demande le chef libéral.M.Chrétien venait d'en découdre à la période des questions avec le premier ministre Brian Mulroney, qui a lui aussi sévèrement critiqué au cours du weeek-end les décisions de «petits fonctionnaires» américains de frapper les produits canadiens de nouvelles taxes.«Si vous m'aviez dit qu'un dictateur de deuxième ordre, dans une république de bananes, pratiquait ce genre de choses, je répondrais: \"C'est du pareil au même\".Mais, venant des Etats-Unis, c'est tout à fait déplorable», a déclaré M.Mulroney au New York Times.À l'engagement libéral de renégocier l'Accord de libre-échange, la leader du Nouveau Parti démocratique propose pour sa part une solution plu^expeditive.l'abrogation pure et simple de l'accord ca- nado-américain et l'interruption des négociations avec les Etats-Unis et le Mexique pour la création d'un marché nord-américain de libre-échange.«Nous sommes dans de beaux draps.Nous subissons le courroux des Américains.11 me semble que la solution serait de se retirer», a dit Mme Audrey MacLaughlin, qui trouve «idiote» l'idée de M.Chrétien.de renégocier l'accord avec les États-Unis si les libéraux gagnent les prochaines élections.«Se retirer des négociations actuelles serait un message clair, une action nécessaire pour démontrer aux États-Unis que nous sommes sérieux, que nous n'avons pas l'intention d'élargir l'entente actuelle.Il est absolument nécessaire d'abroger l'entente Canada-États-Unis», dit-elle.À sa sortie des Communes, le premier ministre a refusé de s'engager à prendre des mesures de représailles qui pourraient tourner à la guerre commerciale avec les États-Unis.«le ne commente nullement ces affaires-là.Nous allons faire ce que nous devons faire», a-t-il dit fin s'éloignant dans l'escalier meik'.nt à son bureau.Clark proposera de reconnaître le rôle de Riel MAURICE GIRARD de* la Presse Canadienne OTTA WA Le ministre des Affaires constitutionnelles proposera aujourd'hui à la Chambre des communes de reconnaître officiellement le rôle «unique et historique » qu'a joué le métis Louis Riel.pendu haut et court en 1885 par les troupes fédérales pour avoir ins-tigué son peuple à la révolte.À quelques jours de la conférence constitutionnelle sur les revendications autochtones, le week-end prochain dans la capitale fédérale, le ministre loe Clark présentera une résolution au Parlement qui témoigne du «rôle unique et histori-, que de Riel à titre de fondateur du Manitoba*.Qualifié de «révolutionnaire canadien» dans certains ouvrages français, Louis Riel «a payé de sa vie le fait qu'il était à la tête d'un mouvement qui a lutté pour le maintien des droits et libertés du peuple métis», stipulera la résolution, préparée «en consultation» avec le Conseil national des Métis.Dans un communiqué, le bureau du ministre Clark affirme que «la reconnaissance de l'influence importante exercée par Louis Riel sur l'histoire de notre pays est un geste d'une importance symbolique énorme aux yeux des métis du Canada».Par ailleurs, le porte-parole québécois du gouvernement en matière constitutionnelle met en doute la représentativité de certains souverainistes, qui seraient mieux avisés de se limiter à leur domaine d'expertise.Lieutenant québécois du premier ministre Brian Mulroney jusqu'au retour de vacances de M.Benoit Bouchard, la semaine prochaine, le ministre Pierre Biais soutient que les offres fédérales ne viendront jamais à bout des convictions séparatistes des Jacques Proulx (Union des producteurs agricoles), Géraid La-rose (Confédération des syndicats nationaux) et autres Claude Béland ( Mouvement Desjardins), à qui on accorde un peu trop d'importance, croit-il.«On a donné une légitimité à ces gens-là qu'ils ne méritent pas.On a donné trop de place à des organismes qui représentent des intérêts particuliers.Et ça, dans tous les domaines.Ce sont les politiciens qui sont élus pour ça (parler politique).Quand ces gens-à parlent, ils parlent au plan personnel.On ne vote pas pour un président de syndicat parce qu'il est indépendantiste», a soutenu en interview le ministre de l'Agriculture.M.Biais qualifie le climat constitutionnel actuel de «confus» et «d'ambigu» mais il est convaincu, après une tournée du sud de l'Ontario et de sa propre circonscription ( Bel léchasse), que les Canadiens comme les Québécois veulent une solution à l'amiable du contentieux constitutionnel._i____ B2 LA PRESSE.MONTRÉAL, MARD110 MARS 1992 Éditorial Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Oesjardins éditeur adjoint directeur de I information Alain Dubuc - éditorialiste en chef Une pax americana très peu rassurante Selon un document préparé par le Pentagone, la stratégie américaine de l'avenir devrait viser à empêcher une autre puissance de devenir la rivale des États-Unis.Ce document confidentiel, dont The New York Times a obtenu copie, doit servir pour l'élaboration du budget militaire.Depuis l'effondrement de la puissance soviétique, les États-Unis semblaient vouloir se contenter de l'efficacité accrue des Nations unies pour le maintien de la paix dans le monde.Pour les stratèges américains, toutefois, (1%^'!MjJ '0NU ne d0,t pas 0UtrePasser les limites im-L^iMp^ posées par les intérêts des Etats-Unis.Ils wl jfen^ constatent qu'une paix qui repose sur un M équilibre entre les cinq vainqueurs de 1945 «^^M n'a pas fonctionné pendant la guerre froide et n'a pas plus de chances de marcher maintenant que les vaincus de 1945 sont redevenus puissants.La chute de l'Union soviétique a fait des États-Unis la seule superpuissance.Le Pentagone espère que l'inclusion de l'Allemagne et du Japon dans un système de sécurité collective permettra aux USA de demeurer cette seule superpuissance.Pour empêcher que les concurrents des Etats-Unis ne deviennent des rivaux dangereux, le Pentagone estime qu'il faut les convaincre du fait que leurs in^rèts sont mieux défendus par le statu quo que par l'adoption d'une politique plus agressive.Les stratèges américains se défendent de vouloir devenir les «policiers» du monde, mais ils estiment qu'il est nécessaire d'intervenir pour calmer des conflits régionaux ou pour empêcher le développement d'armes de destruction massive.La fin de la guerre froide permet ce genre d'interventions avec des moyens et des coûts modérés.Le plus surprenant dans ce document est l'avertissement à peine voilé adressé a d'autres pays industriels.Alors que les États-Unis sont en faveur de l'intégration européenne, «nous devons chercher a prévenir la création d'un système exclusivement européen de défense qui pourrait saper l'OTAN et son commandement intégré en particulier», disent les stratèges du Pentagone.Dans le cas de l'Asie de l'Est, ils parlent de la nécessité d'y maintenir leur puissance militaire pour prévenir l'émergence d'une puissance dominante.Au debut de la guerre froide, la stratégie américaine consistait a s'opposer à l'influence soviétique partout dans le monde.La nouvelle stratégie n'est pas si différente sauf que la menace est moins bien définie et que le risque d'une nouvelle guerre mondiale est minime.Mais les États-Unis ont beaucoup changé en 40 ans.Ils ne sont plus incontestablement la première puissance économique au monde.!! y a peu d'industries américaines qui sont à l'abri de la concurrence étrangère.Cette concurrence n'est pas grave en soi.C'est la façon dont les Américains réagissent à la concurrence qui révèle leur faiblesse \u2014 une faiblesse inquiétante pour un pays qui se veut la seule superpuissance mondiale.Quand le président Bush a visite Tokyo avec trois fabricants d'automobiles pour chercher à convaincre les Japonais d'acheter plus de voitures américaines et de vendre moins des leurs aux États-Unis, il a montré que les Etats-Unis refusent l'obstacle et reculent devant la concurrence.Et il n'y a pas que le Japon qui a droit à ce genre de traitement tantôt craintif tantôt arrogant.L'Europe, bien sûr, mais aussi le Canada, la Chine, le Brésil et l'Inde.La domination bienveillante des États-Unis serait une solution si ce pays inspirait véritablement confiance.Pour les uns, ce sont les intentions des États-Unis qui sont inquiétantes; pour les autres, c'est la capacité qu'ont les Américains de tenir leurs engagements.Les Japonais et les Allemands doivent se poser des questions au sujet d'un système qui limitera leurs aspirations régionales mais qui exigera vraisemblablement des sacrifices financiers, comme ce fut le cas lors de la guerre du Golfe.Les Nations unies ont beaucoup de défauts, mais ce n'est pas une raison pour soumettre le monde à une stratégie dont un des mérites aux yeux de ses auteurs est, sans doute, de justifier des budgets militaires élevés.Frédéric WACNIÈRC La trêve des symboles SI il est une chose dont on devrait se passer, cette année, c'est bien d'une guerre de symboles.Plus précisément d'une épuisante guerilla émotive autour d'un emblème ou d'une chanson.Comme la JDertinence du drapeau canadien dans une course cycliste à Montréal ou du Ô Canada lors d'un concert à Baie Comeau.En principe, les Québécois devront, d'ici six mois, choisir entre le renouvellement de leur adhésion au Canada ou la rupture.Tous les sondages indiquent que, dans les deux hypothèses, ce n'est pas un enthousiasme délirant qui les guidera.Ce sera le souci de protéger leur identité et leur intérêt collectif.Il est d'ailleurs remarquable que, depuis quelque temps, leur nationalisme est beaucoup moins tonitruant que dans le passé.Comme si, ayant acquis la tranquille conscience de ce qu'ils sont, ils avaient choisi de contenir leurs émotions pour décider froidement de ce qu'ils veulent faire.À condition de n'avoir pas l'impression d'être provoqués inutilement.Or, c'est ce qui risque d'arriver avec les fêtes du 125e anniversaire du fédéralisme canadien actuel.Il est normal que le Canada anglais, à la recherche de son identité, saisisse ce prétexte pour tenter d'accentuer sa cohésion.Mais il est non moins explicable que, dans les circonstances présentes, les Québécois ne se sentent guère concernés par ces festivités.Et qu'ils perçoivent toute insistance à vouloir les y associer à tout prix comme une tentative de leur forcer la main.D'où le danger de mettre le feu à la maison en insistant trop pour y allumer une simple bougie d'anniversaire.C'est ce que les responsables de «Canada 125» devraient comprendre.S'ils ont raison d'affirmer que le Québec fait toujours partie du Canada et de souhaiter qu'on le célèbre comme partout ailleurs, il est non moins vrai que, pour l'instant, les Québécois n'ont pas le coeur à cette fête.Ce n'est pas en tentant d'imposer le drapeau unifolié sur le dossard de cyclistes amateurs ni en associant subtilement Calixa Lavallée à Mozart qu'on les y convertira.Au contraire.C'est en respectant leur volonté de s'interroger calmement sur leur avenir qu'on ménagera peut-être les possibilités qui restent d'avoir un jour quelque chose à célébrer ensemble.Pierre gravel I S'/Hroœ.' y n'a- eéFWD: .3MN, Mon]AHÙT'es nori Ftèbrii/oyonsl DROITS RESERVES Faut-il nationaliser la formation de la main-d'oeuvre et la culture?La boîte aux lettres MARCEL ADAM La semaine dernière, le président du Conseil du patronat, réagissant officiellement au rapport Beaudoin-Dobbie, énumé-rait trois compétences que son organisme voudrait voir exercer ex-clusivcment par Québec : l'immigration, la formation de la main-d'oeuvre, la culture.La mention de la formation de la main-d'oeuvre m'a surpris, l'avais cru entendre Ghislain Du-four, l'avant-veille, lors d'une confrontation à la télévision avec Lucien Bouchard, parler comme s'il fallait éviter que la formation des travailleurs québécois les empêche d'aller gagner éventuellement leur vie dans les autres provinces.La formation de la main-d'oeu-vre, qui n'est pas spécifiée dans la Constitution aux chapitres sur le partage des pouvoirs, est une question a laquelle Ottawa s'est intéressé en vertu de sa compétence en matière d'assurance-chô-mage.Son rôle dans ce domaine est très critiqué au Québec.D'abord parce qu'il est considéré comme un prolongement naturel de rééducation qui relève exclusivement des provinces, ensuite parce qu'il est difficile d'harmoniser les programmes fédéraux ci provin- ciaux, enfin parce qu'on s'inquiète des chevauchements.Voici ce que disait à ce propos le gouvernement Mulroney dans ses propositions de septembre dernier: «La formation de la main-d'oeuvre est Tune des clés de la future prospérité du Canada.La formation est aussi un élément important de la mobilité de travailleurs au sein du pays.Elle est essentielle aux entreprises qui ont de plus en plus besoin d'une main-d'oeuvre hautement qualifiée pour devenir et demeurer compétitive.Par conséquent, les gouvernements fédéral et provinciaux, les employeurs et les employés sont tous directement intéressés par cette question.» Ce qui, ne l'empêchait pas de proposer 'tout de suite après que la prestation des programmes devrait se faire à l'échelle locale.Que dit à ce propos le rapport BD?Il recommande lui aussi que les provinces puissent légiférer pour faire de la formation de la main-d'oeuvre une competence exclusive.Les raisons invoquées sont les suivantes: l'accroissement de la compétence provinciale en cette matière «offre un bon moyen de tenir compte de la diversité du pays».Pour ce qui est du Québec «ses besoins en formation de la main-d'oeuvre diffèrent de ceux des autres régions», et à cause de leur langue les Québécois sont moins portés que les autres a chercher du travail en dehors de leur province.Quand j'entends réclamer la compétence exclusive en cette matière au nom du caractère distinct du Québec, je me demande qu'est-ce que notre spécificité culturelle vient faire dans l'apprentissage d'un métier.Y a-t-il une manière franco-québécoise de tourner des barreaux de chaises, de rembourrer des fauteuils, de fabriquer des puces ou des logiciels ou des transistors ou quoi encore?Si cela signifie que les gens ne devraient être entrainés que pour les emplois disponibles dans la région où ils résident, c'est aller à rencontre de l'argument du gouvernement au sujet de la mobilité, remarquait récemment le chroniqueur économique Don McGillivray dans la Gazette.Parmi les arguments qui plaident contre la proposition fédérale, il y a certes le fait, selon lui, que la formation des chômeurs est l'aspect positif de l'assurance-chômage.Mais il y a surtout celui qui veut que pour être le plus efficace, la formation doit porter dans les secteurs où la main-d'oeuvre est la plus en demande sur l'ensemble du territoire canadien.Or n'entraîner les personnes que pour les emplois disponibles dans leur province, limiterait la capacité des programmes de préparer des travailleurs pour tous les emplois disponibles sur la base la plus large possible.Pour ce qui est des Québécois, on peut se demander si leur procurer une formation professionnelle différente de celle des autres Canadiens, pour répondre aux besoins spécifiques du Québec, ce ne serait pas rendre plus difficile, voire même impossible, leur mobilité?Est-ce que c'est bien servir leur intérêt que d'en faire une main-d'oeuvre captive?Quant à l'argument voulant que les Québécois seraient moins portés que les autres Canadiens à chercher du travail dans d'autres provinces, i! m'apparait pour le moins spécieux.Dans la communauté économique européenne qui regroupe 12 pays, les barrières linguistiques sont autrement plus gênantes qu'au Canada.Pourtant on s'arrange pour faciliter la mobilité de la main-d'oeuvre.contrairement à ce qu'on voudrait faire au Canada.Pour ce qui est de la culture, l'argument que M.Dufour a utilisé au sujet de l'assurance-chôma-ge plaide également contre l'exclusivité québécoise en ce domaine.À part la partie de la caisse consacrée à la formation professionnelle, le reste de la gestion du programme d'assurance-chômage n'est pas intéressant pour le Québec parce que celui-ci, rappelle M.Dufour, reçoit plus qu'il n'y contribue à cause de son taux élevé de chômage.En matière cultuelle, n'est-il pas également vrai que le Québec reçoit environ 40 pour cent du budget fédéral consacré a la cul-turc, alors qu'il ne compte que pour le quart de la population canadienne?Cela ne plaide-t-il pas pour une compcicnce partagée ?C'est en tout cas ce que pensent la majorité des artistes, qui ne sont pas nationalistes au point d'oublier sur quel cote leur pain est le mieux beurré.Besoin d'un nouveau service pour les sourds Bi Depuis que Alexander Graham Bell a inventé le téléphone et que cette invention s'est répandue partout dans le monde, les entendants ont eu accès q plusieurs modèles de télépho- vent acheter o u louer ces appareils et les apporter chez eux le jour même (il n'y a que quelques jours d'attente pour l'installation d'une ligne téléphonique).Mais les personnes sourdes sont obligées d'acheter un appareil de télécommunication pour sourds (ATS), à un coût moyen de 650 $.Une partie du coût d'achat de cet ATS est payé par l'Office des Personnes Handicapées du Québec (O.P.H.Q.), mais le délai d'attente est très long (plus d'un an).De plus, lorsqu'une personne loue un téléphone de Bell et que ce téléphone devient défectueux, cette personne n'a qu'à le rapporter à une téléboutique où il sera TOUJOURS REMPLACÉ GRATUITEMENT.Mais lorsque l'ATS d'une personne sourde devient défectueux, la personne en question doit en payer la réparation si la période de garantie est écoulée, et cette réparation peut coûter cher (jusqu'à 200 $).Alors, pourquoi Bell Canada ne louerait-elle pas des ATS aux personnes sourdes, tout comme elle loue des téléphones?Si Bell Canada louait des ATS, toute personne, sourde ou entendante, pourrait en utiliser un pour un coût mensuel minime, sans jamais avoir à s'inquiéter du jour où il deviendra défectueux.Et ce serait un pas de plus vers l'égalité d'accès aux services téléphoniques, puisque la structure actuelle requérant des sourds qu'ils s'adressent à l'O.P.H.Q.constitue une forme subtile de discrimination, les sourds n'ayant pas accès à l'équipement téléphonique (i.e., aux ATS) de la même façon que les entendants.L'épouse de Alexander Graham Bell était sourde.Par conséquent, il serait normal que servir les personnes sourdes soit une des priorités de Bell Canada.Certes, cette compa-gniefait beaucoup dans ce domaine avec le rabais de 50*> sur les appels interurbains et avec le Service Relais Bell.Maintenant, il ne serait que logique qu'elle ajoute ce service de location d'ATS à ses nombreux et excellents services.Ce serait un geste très apprécié de la communauté sourde, de même qu'un fleuron de plus au blason du leadership international de Bed Canada dans le domaine des télécommunications.Jean-Yves VACHON Association des adultes avec problèmes auditifs de Montréal LA PRESSE, MONTRÉAL, MARD110 MARS 1992 Opinions \u2022.\u2022 Devant la baisse des investissements, Québec doit stimuler la croissance JACQUES LÉONARD L'auteur est porte-parole de l'Opposition officielle en matière d'Industrie et de Commerce.écemment, Statistique Canada rendait public les résultats de son enquête sur le niveau des investissements en 1991 et les intentions pour 1992.Le constat est sans appel.En 1991, les investissements privés au Québec se sont effondrés tandis que la forte croissance des investissements publics, qui devait suppléer à la faiblesse des investissements privés, ne s'est pas matérialisée.De plus, compte tenu des faibles perspectives d'augmentation des investissements pour 1992, même si Ottawa y renonce, Québec se doit de stimuler la croissance.En 1991 v c'est au Québec que les investissements ont le plus chuté, soit de 8,8 % comparativement à une diminution de 8,1 % en Ontario et de 4,9 % dans le reste du Canada.Au Québec, les investissements privés se sont effondrés de 13,4 % (- 3,0 milliards de dollars) alors que les investissements publics, n'ont augmenté que de 4,7 % (+ 369 millions de dollars), en lieu et place d'une augmentation de 27,7 % prévue en début d'année.Les gouvernements sont largement responsables de ce fiasco puisque nous avons eu droit, de la part du gouvernement du Québec et du gouvernement fédéral, à une avalanche de taxes et de surtarifications de tous genres.À Québec, on a augmenté les taxes sur les boissons alcoolisées, le tabac et l'essence.On a aussi augmente la contribution des employeurs pour la santé, la taxe sur le capital et l'impôt sur le revenu des corporations, alors que les entreprises attendent toujours l'abolition de la taxation sur les intrants.La taxe de vente du Québec s'applique maintenant aux vêtements, aux meubles et aux appareils ménagers.De plus, Hydro-Québec, qui doit maintenant contribuer directement au financement du gouvernement, a haussé ses tarifs Jbien au-delà de l'inflation.La Société de l'assurance automobile du Québec a majoré les coûts des permis de conduire et de l'immatriculation des véhicules.Il y a également eu l'augmentation des frais de scolarité, la hausse des taxes scolaires et, à la suite de la réforme Ryan, l'augmentation des taxes municipales.Toutes ces taxes et surtarifications ont largement contribué à aggraver la situation économique.Comment se surprendre qu'écrasés sous le poids des taxes et craintifs devant la montée du chômage, les consommateurs n'achètent plus et les entreprises reportent leurs investissements?Le gouvernement avait annoncé une croissance importante et même un plan d'accélération des investissements publics.Que s'est-il passé?Les institutions de santé et de services sociaux devaient investir pour 499 M $, on apprend que leurs intentions révisées à la mi-année n'étaient plus que de 304 M $.Alors que les ministères et les administrations locales devaient contribuer à soutenir la relance avec un accroissement de 407 M $ de leurs investissements, ces derniers auront diminué de 702 M $.On est en droit de se demander si la réforme Ryan n'aura pas eu des impacts dévastateurs Jacques Léonard sur les investissements des municipalités?Comment se fait-il que les investissements prévus par les entreprises publiques ont été réduits de plus 600 M $, dont un peu plus de 200 M $ pour Hydro-Québec?11 va falloir que le gouvernement explique cette déconfiture des investissements publics.On nous a dit que le soutien aux entreprises allait être disponible en quantité suffisante.Alors comment expliquer qu'en 1990, on enregistrait un nombre record de faillites d'affaires au Québec, soit 5 % de plus qu'en 1982 et, qu'en 1991, ce nombre a encore augmenté de 11 %?Comparativement, à la suite de la récession de 1982, les faillites d'affaires diminuaient de 12% en 1983.de 13% en 1984 et de 17% en 1985.Quant aux investissements dans le secteur manufacturier, ils ont connu en 1991 une diminution dramatique de 25,7 % et l'emploi dans ce secteur se trouve actuellement à un niveau inférieur à ce qu'il était au pire moment de la crise de 1982.Presque tous les secteurs recensés affichent une baisse de leurs investissements.La baisse est de plus de 10 % dans 23 des 32 secteurs identifiés, tandis qu'elle atteint 35,5 % dans les forêts, 35,8 % dans le caoutchouc, 36,7 % dans les vêtements, 41,5 % dans la machinerie, 42,2 % dans le matériel de transport, 50,8 % dans le pétrole et charbon, 53,2 % dans la fabrication métallique et 74,8 % dans les produits minéraux.C'est totalement déplorable.Les perspectives pour 1992 Après la dégringolade enregistrée en 1991, on pouvait s'attendre à ce que les perspectives pour 1992 soient beaucoup plus encoura- geantes.Il n'en est rien.C'est au Québec qu'on prévoit la plus faible hausse des investissements, soit 1,1 % (+ 293 M $) comparativement à une progression de 6,8 % en Ontario et de 1,8 % dans le reste du Canada.Si le gouvernement ne fait rien, les investissements privés devraient encore chuter cette année au Québec, de 3,5 % (- 691 M $), alors qu'ils progresseront de 4,8 % en Ontario et de 1,2 % dans le reste du Canada.Pour une deuxième année consécutive, les investissements diminueront dans les industries primaires et la construction (-0,4 %), le secteur manufacturier (- 2,1 %), l'habitation (- 2,8%) et le commerce, les finances et services commerciaux (- 6,4%).Même si Ottawa y renonce, Québec doit stimuler la croissance Dans ces circonstances, Québec ne doit pas renoncer à relancer l'économie.Dernièrement, le ministre des Finances du gouvernement du Québec, monsieur Gérard D.Levesque, reconnaissait la nécessité de relancer l'économie en offrant, à ce sujet, sa collaboration au gouvernement fédéral.En rejetant les propositions du gouvernement du Québec dans son dernier discours sur le budget, le gouvernement fédéral illustre encore une fois les difficultés engendrées par le partage des pouvoirs entre les deux paliers de gouvernement.Dans un Québec souverain, parce que nous percevrons tous nos impôts et ferons toutes nos lois, nous serons les seuls responsables de ces choix.On évitera ainsi ces difficultés qui trop souvent génèrent l'inertie en matière économique.Maintenant que le gouvernement du Québec se retrouve encore seul devant la nécessité de relancer l'économie, il sera particulièrement intéressant de voir ce que le ministre fera des demandes formelles qu'il avait formulées lors de la conférence des premiers ministres le 10 février dernier.À cette occasion, il avait réclamé des mesures très précises: \u2014 Réaliser un véritable plan de devancement des investissements publics.Cela est d'autant plus nécessaire qu'on apprenait il y a quelques semaines avec le dépôt des demandes de hausse des tarifs d'électricité d|Hydro-Québec, que la société d'État renonçait, par rapport à son dernier plan de développement, à des investissements de 2,4 milliards de dollars au cours des trois prochaines années.\u2014 Instaurer un incitatif fiscal temporaire pour assurer le devancement des investissements privés.Il faut que nos entreprises se préparent aujourd'hui à la reprise des activités, sinon d'autres s'accapareront des marchés et le niveau de l'emploi au Québec en souffrira.\u2014 Faire en sorte qu'un grand nombre des personnes sans emploi puisse avoir accès sans délai à des cours de formation.On ne peut plus accepter qu'un nombre de moins en moins important de travailleurs assument les coûts des programmes de transfert de revenu pour un nombre de plus en plus important de personnes sans emploi.La solution ne passe pas par une remise en question des programmes sociaux mais bien davantage par l'augmentation de la qualification de notre main-d'oeuvre.Puisque le gouvernement fédéral a dit non à toutes ces demandes, Québec n'a d'autre choix que d'aller seul de l'avant.Le gouvernement doit envisager d'investir des sommes importantes dans la recherche et le développement.On ne cesse de le dire, le Québec connaît un retard considérable à ce sujet.En 1988, le plan d'action du gouvernement en la matière prévoyait pour 1992 que les dépenses de recherche et développement allaient atteindre 2 % du PIB.On est bien loin du compte.Le gouvernement s'obstine à susciter des dépenses de recherche et de développement par la voie des crédits d'impôts alors que les études s'accumulent à l'effet que les entreprises sont très peu sensibles à cette forme d'incitation.Le gouvernement doit réajuster son tir.11 doit s'attaquer au problème de la sous-capitalisation des entreprises, améliorer leur situation financière de manière à ce qu'elles puissent être partie prenante de la relance.Plusieurs autres initiatives sont à l'étude dans le secteur privé.Le gouvernement doit y participer activement et faire connaître sa volonté d'agir.Par exemple, il pourrait favoriser l'émergence de centres de décisions financiers dans chacune des régions du Québec.Il est inconcevable que plusieurs projets qui s'y trouvent ne puissent voir le jour faute d'une analyse et d'un suivi appropriés.Le gouvernement a l'occasion de démontrer qu'au-delà des mots et des visions globalisantes de l'économie, il peut faire en sorte que de véritables consensus voient le jour à un moment où nous en avons réellement besoin.IYHCKF.L GERVAIS L'auteur est recteur de l'Université Laval.onsicur Keith Spicer, président du CRTC L'Avis 1992-2 du CRTC nous annonce la tenue d'une audience publique le 23 mars prochain au Complexe Guy-Favreau afin d'étudier 24 demandes de renouvellement ou modification de licences de stations ou de réseaux de télévision.Parmi ces demandes, j'ai noté avec un intérêt particulier la requête numéro 13.Celle-ci provient de la compagnie appelée «TM MULTI-REGIONS INC.», et sollicite la permission du Conseil de modifier la licence de radiodiffusion de la station Télé-Capitale (CFCM-TV) pour que cette station, à l'avenir, ne diffuse plus que 10 heures par semaine d'émissions locales, au lieu des 21 heures prévues dans ses conditions actuelles de licence.Dans un mémoire qui est en voie de préparation, la Faculté des arts de 1 Université Laval présente- ra au Conseil que vous présidez ses observations sur l'objet de cette demande.Pour le moment, mon propos est d'une autre portée.En effet, l'Université Laval ne peut que déplorer vivement que le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes ait décidé de tenir les audiences sur toutes ces demandes, et en particulier sur celle qui concerne CFCM-TV, à Montréal.L'Avis public 1992-2 est pourtant révélateur: la majorité des demandes ont trait à des signaux de télévision servant les régions québécoises autres que Montréal.Or, ce n'est pas la grande région métropolitaine de Montréal qui a souffert de la fermeture des stations régionales de Radio-Canada, des centres régionaux de production de Radio-Québec ou des coupures de services ou d'heures de production et de diffusion locales dans les stations régionales du réseau TVA.Ce sont les populations des régions qui, à divers titres, en termes d'emplois, de création, de possibilités d'expression locale et régionale, ont fait les frais de la réduction des activités de production et de diffusion dans leurs milieux.La tenue à Montréal de l'audience du 23 mars, ne pourra donc que constituer un frein sérieux à la participation active des régions et de leurs représentants à la discussion sur ces questions.Aussi, je me permets d'ajouter la voix de l'Université Laval à toutes celles qui demandent au Conseil de revoir sa décision de ne tenir qu'à Montréal une seule audience sur l'ensemble de ces demandes.S'il est compréhensible que le Conseil étudie les demandes des réseaux à Montréal, là où sont leurs sièges sociaux, il serait tout aussi compréhensible que l'étude des demandes qui ont trait spécifiquement à l'activité des stations régionales ait lieu ailleurs qu'à Montréal.À cet égard, je suis d'avis que la situation de la capitale québécoise devrait mériter, de la part du Conseil, une attention toute particulière.La réduction dramatique de la capacité de production de CFCM-TV est une question trop importante pour ne pas donner à la population de Québec toutes les chances de faire part au Conseil de son sentiment et de ses préoccupations sur les projets de Télé-Métropole à l'endroit de Télé-Capitale.Keith Spicer -le vous demande donc, monsieur le Président, de reconsidérer la décision de votre Conseil de ne tenir qu'à Montréal l'audience publique annoncée dans l'Avis 1992-2 du 22 janvier dernier.B3 Lysiane Gagnon La vie rêvée L'Université Laval s'oppose à la tenue à Montréal seulement d'une audience du CRTC hat does Quebec want?Il suffit de regarder autour de soi: le statut constitutionnel idéal auquel aspire le Québécois moyen, c'est celui dont jouissent ces grands enfants bien engagés dans la vingtaine qui continuent d'habiter chez leurs parents.C'est la situation idéale: l'indépendance absolue dans le confort absolu.* * * II fut un temps où les jeunes quittaient la maison paternelle dès qu'ils avaient ramassé de quoi s'acheter un matelas, tout simplement parce qu'ils voulaient échapper à la tutelle autoritaire des parents.Tout a changé avec l'arrivée de la génération des parents permissifs.Pourquoi partir, quand on peut faire ce qu'on veut sous le toit paternel?Ils peuvent faire jouer la musique qu'ils veulent, rester au lit jusqu'à midi, laisser traîner leurs chaussettes sous les fauteuils, partir pour le weekend sans préavis, rentrer à l'aube ou deux jours plus tard, ils peuvent même garder leur petit ami ou leur petite amie pour la nuit.(Souvent même, le chum ou la blonde s'installe à demeure.) Les parents sont excédés: «Les enfants s'accrochent», maugréent-ils.Mais que faire?Jeter à la rue la chair de sa chair?Cela ne se fait pas.Quant au jeune, franchement, il serait bien fou de s'en aller.Pourquoi payer pour un minable deux pièces dans un quartier minable, quand on peut rester gratuitement dans la belle grande maison où l'on a été élevé, être maître chez soi dans sa chambre \u2014-voire occuper tout le sous-sol?Pourquoi se faire la cuisine avec des outils de fortune, sans robot ni lave-vaisselle, quand on peut déguster, sans même avoir à les préparer, les bons petits plats de sa maman?Pourquoi la pizza et le ramen quand on peut avoir, à volonté, du rosbif et des tartes-maisons?Pourquoi se contenter d'un walkman quand on peut se servir du magnétoscope et du système de son sophistiqué de papa-maman?Pourquoi le métro quand on peut emprunter une auto?Liberté maximale dans le confort maximal et responsabilités minimales.On n'a même pas besoin de prévenir qu'on viendra manger ce soir.Ou qu'on ne viendra pas.On peut se soustraire à la corvée de la vaisselle \u2014 on n'est pas vraiment un adulte, mais on n'est plus un enfant; on est différent, distinct en quelque sorte.Le lavage?On n'a qu'à jeter ses chaussettes et ses t-shirts dans le panier à linge familial.Il n'y aura jamais sur terre une mère assez sans coeur pour ne pas les laver avec le reste.On peut même avoir pignon sur rue, c'est-à-dire son nom dans l'annuaire téléphonique et sa ligne personnelle \u2014 il suffit d'accaparer le téléphone assez longtemps pour que les parents, exaspérés, vous en fassent installer une.Sans compter les réseaux d'amis à travers le monde, qu'on reçoit, qu'on visite, et d'autant plus souvent qu'on économise sur le loyer et la bouffe.Même si on loge à la même adresse que d'autres, on a en somme une personnalité internationale.La vie rêvée, quoi.* * * Tel est le sens de cette notion made in Quebec, la souveraineté-association: la souveraineté sans risques et le confort garanti.Le beurre et l'argent du beurre.De l'Algérie à la Lituanie, les pays qui ont choisi la souveraineté étaient comme les jeunes d'il y a vingt ans, obligés de quitter la maison parce que la règle y était trop autoritaire.Le Québec, lui, vit dans un milieu permissif, et il entend devenir souverain tout en continuant à bénéficier des avantages de la maison canadienne.Comme le jeune qui écoute sa musique dans son coin, refuse de prendre part aux conversations générales et peut passer une semaine sans entrer en rapport avec le reste de la famille, le Québec mène ses affaires en parallèle, à l'écart des autres habitants de la maison, sans participer à la vie commune: c'est le droit de retrait.Comme le jeune qui s'attend à être logé, nourri, blanchi, sans jamais verser son écot, le Québec vu par le rapport Allaire exige d'être seul maître chez lui.avec l'argent des autres.(L'un des seuls pouvoirs qu'Allaire laisse à Ottawa est celui de redistribuer les fonds par la péréquation.) Comme le jeune qui compte sur l'auto de maman et la carte de crédit de papa, le Québec vu par le leader péquiste Jacques Parizeau garde le passeport canadien et la monnaie canadienne.* * * Le dernier sondage de la firme Multi-Réso nous apprend que 58 p.cent des Québécois voteraient «oui» à la question du référendum de 1980.La belle affaire! Évidemment qu'ils voteraient oui: il s'agit encore une fois du rêve juvénile d'un Québec libre dans un Canada uni, et ce n'est même pas une question qui engage à un choix concret, puisqu'il ne s'agit que d'un « mandat pour négocier».Ce qui est étonnant n'est pas que la proportion des «oui» et des «non» se soit inversée, c'est que douze ans après le référendum, alors que l'idée d'indépendance a été banalisée, qu'elle a été récupérée par tant de gens d'affaires, et qu'il n'y a plus un politicien francophone qui ose se porter à la défense du fédéralisme, il ne se trouve pas un plus grand nombre de gens pour en caresser le rêve.Les intentions de vote souverainistes n'ont progressé que d'environ six points par rapport aux sondages pré-référendaires de 1980.(On oublie trop souvent qu'avant que ne s'ouvre la campagne référendaire proprement dite, le camp du «oui» menait dans les sondages, mais qu'il reculait à mesure que se rapprochait l'heure du choix réel.) Un autre sondage, de l'IQOP celui-là.nous apprend que 58.5 p.cent des.Québécois se disent en faveur de la souveraineté.À première vue.cette donnée révèle un courant un peu plus audacieux, puisqu'il s'agit ici de la «souveraineté» sans l'association.Mais les sondeurs ont réparti les 15.2 p.cent d'indécis en fonction des pourcentages de réponses affirmées.Cela risque de surévaluer le vote souverainiste, dans la mesure où l'électeur indécis a généralement tendance, en dernière analyse, à se ranger du côté le plus conservateur.Et quel est donc le sens que donne la population au mot «souveraineté», quand le principal chef souverainiste s'évertue depuis des mois à lui faire croire qu'elle pourra garder non seulement le dollar canadien, mais le passeport canadien et la citoyenneté canadienne, bref que rien ne changera, dans ce pays idyllique où l'on pourra, selon l'humeur du jour et l'intérêt du moment, être tantôt canadien, tantôt québécois?U\u2014 Aits et spectacles B 4 LA PRESSE, MONTREAL.MARDI 10 MARS 1992 Cinéma Radio Le gala Séquences devient annuel LUC PERREAU T res identifie à la relance de la revue Sequences que dirige Léo Bonneville.Michel Buruia-na n'a pas de quoi chômer par les temps qui courent.Passé en coup de vent à La Presse, il s'affairait hier aux derniers préparatifs de la soirée de gala organisée par cette revue de cinéma, la plus ancienne au Quebec.Ce gala se déroulera ce soir à la salle Maisonneuve de la PDA.De gros noms y assisteront, à commencer par le réalisateur français Yves Robert et la comedienne Miou-Miou.Venus présenter leur film.Le Bal des eusse-pieds, ils en profiteront pour remettre un des prix Séquences.La project.on du film d'Yves Robert sera suivie d'un cocktail gastronomique auquel 800 personnes ont été conviées.On chuchote que le directeur Léo Bonneville aura une grosse nouvelle à annoncer.Au telephone, il a simplement mentionné que ce gala, qui était organisé pour la première fois Pan dernier à Poccasion des 35 ans de la revue qu'il a fondée, se tiendra désormais chaque année.Le distributeur du film, Victor Loewy, annoncerait quant a lui une entente exclusive entre sa maison.Alliance Vivafilm.et la maison Gaumont dont le représentant.David Toscan du Plantier, sera présent.À Poccasion de ce gala sera créé le Prix Robert-Claude Bé-rubé, du nom de ce sulpîcien disparu en juin dernier et surnommé par ses collèques «la Bible du cinéma».Il s'était surtout fait connaître par ses analyses de films sur fiches.Films à l'écran, dans lesquelles s'étalaient son jugement précis ainsi que sa grande érudition.Le prix créé en son honneur doit récompenser un artisan dont le nom, figurant au générique d'un film, passe parfois inaperçu, éclipsé le plus souvent par ceux des vedettes ou du réalisateur.Il y aura quatre autres prix à remettre ce soir dont le Prix de la maturité, accordé à un réalisateur dont le long métrage de fiction a pris l'affiche dans l'année écoulée, et le Prix de la promesse, décerné à un jeune réalisateur à Poccasion de la sortie de son premier ou deuxième long métrage.Deux autres prix iront à un acteur et à une actrice qui se seront particulièrement signalés dans un des films lancés dans les douze derniers mois.L'artiste montréalais Serban Popa vient de créer une sculpture en verre pour accompagner chaque prix, doté d'une bourse de 2500$ et commandité par Téléfilm Canada, Martini et Vidéo Esprit.Le Québec à Bucarest Buruiana m'annonçait par ailleurs qu'il prépare pour juin une rétrospective du cinéma québécois en Roumanie, son pays d'origine.«Ils n'ont jamais vu un film québécois de leur vie là-bas, d'indiquer le représentant de Séquences.Ils ne savent pas ce que c'est.» Des 25 longs métrages au programme, dont la sélection n'est cependant pas encore tout à fait arrêtée, trois seront de Gilles Carie et trois autres de Jean-Claude Labrecque.Ces deux réalisateurs ont par ailleurs accepté l'invitation de se rendre sur place pour l'occasion.La rétrospective se déroulera dans deux salles importantes de Bucarest.Outre les films de Carie et Labrecque, elle comprendra un long métrage de sept autres cinéastes québécois ainsi que la série des 12 Contes pour tous produite par Rock Deniers.Côté courts métrages.Labrecque et Carie seront représentes chacun par cinq de leurs films.Une séance sera enfin dédiée à Norman MacLa-ren, le seul ambassadeur de notre cinéma en Roumanie jusqu'à maintenant.Cette rétrospective québé- coise, precise Michel Buruiana.fait suite à la rétrospective roumaine qui s'était tenue à Montréal en décembre dernier.Il cherche par ailleurs à attirer à Montreal une rétrospective de documentaires roumains qui sera présentée au Musée d'art moderne de New-York à la fin novembre.La Cinémathèque québécoise et PONF, selon lui, ont manifesté leur intérêt pour ces films.Pour expliquer la multiplication des contacts entre le Québec et la Roumanie, Buruiana pense qu'il existe entre ces deux peuples des affinités.«On est vraiment semblables, assure-t-il.Mais l'histoire roumaine a été beaucoup plus dure.On a été occupés pendant 400 ans, successivement par les Turcs, les Grecs, les Allemands et les Russes.» Autre preuve des liens qui se multiplient entre le Canada et la Roumanie, ce traité de coproduction signé il y a un mois et demi, me confirme Rock Deniers dont le dernier film de la série des Contes pour tous sorti en salle.La championne, a été tourné dans le pays de Nadia Comaneci.Un autre producteur, d'origine italienne cette fois mais vivant à Montréal depuis douze ans, Claudio Nasso, confiait hier à La Presse qu'il comptait tourner en Roumanie cet automne.Sa coproduction, cana-do-roumaine, aurait pour titre Red Christmas et porterait sur l'adoption d'une fillette par une Canadienne, le tout ayant pour toile de fond la révolution de 1989 qui avait coïncidé avec la fin du regime Ceauses-cu.Le producteur-réalisateur, connu par ailleurs comme un homme d'affaires oeuvrant dans l'immobilier, cherche des partenaires canadiens, notamment pour distribuer son film.EMPRISE AMÉRICAINE ¦ L'emprise du cinéma américain se confirme d'année en année à Montréal.Alors que le cinéma de l'Oncle Sam ne représentait en 1975 que 36 pour cent du total des longs métrages à l'affiche dans les salles commerciales, ce pourcentage est grimpé Pan dernier à 54,4.Des statistiques récentes de l'Office des communications sociales indiquent en effet que, sur les 318 longs métrages projetés dans les circuits commerciaux Pan dernier.173 étaient américains contre 47 français, 18 britanniques et seulement neuf italiens (contre 74 en 1976 pour cette seule cinematographic ).Autre constat inquiétant qui se dégage des statistiques de l'OCS: le nombre des longs métrages sortis en salles commerciales dimininue d'année en annéee depuis quinze ans.Il y en avait 604 en 1976; il n'en restait plus que 318 Pan dernier.Par contre, les cinémas québécois et canadien continuent à s'affirmer, du moins qualitativement.L'OCS n'avait répertorié que 13 de nos longs métrages sur nos écrans en 1978; il a en repéré 41 l'an dernier.Sur les 318 films présentés en primeur en 1991, 217 Pont été en français dont 65 quelque tempsaprèsla présentation d'une version anglaise.LE CINÉMA DE HARUN FAR0CKI ¦ Le cinéaste allemand Harun Farocki est considéré comme un représentant du renouveau du film-essai.À compter de demain et jusqu'à dimanche, en collaboration avec le Goethe-Institut, une série de cinq séances à la Cinémathèque rendra hommage à ce cinéaste peu connu en dehors de son pays d'origine.Les férus d'histoire, d'économie et de politique trouveront dans un film comme Entre deux guerres des éléments de compréhension de l'âme allemande.Dans Images du monde et inscriptions de la guerre, ils trouveront par ailleurs une analyse minutieuse sur l'usage de la photographie à des fins militaires.Né avant 1937 ou après 1974?DANIEL LEMAV arce que les 50 ans et plus ne sont «pas vendables».CKVL a décidé de se concentrer sur les 40 ans et plus en leur offrant les plus belles chansons de leur (assez lointaine) jeunesse.Appelons les choses par leur nom: les tubes de l'époque yéyé.On parle ici de La Poupée qui fait non, des Sultans (qu'ils avaient empruntée à Michel Polnarcff).le Petit Poppy de Michel Pagliaro.le Batman des Hou-Lops.Des personnages historique.Vous êtes perdu dans le temps?Le ciblage radio vous confond ?On recommence, une chose à la fois.«Pas vendables» «Les 50 ans et plus ne sont pas vendables», pas plus que les 18 ans et moins, explique Pierre Arcand, le patron de CKVL.«Même avec de grosses cotes d'écoute, on ne réussit plus à convaincre les agences de publicité, pour qui ces groupes-cibles n'existent plus.CKVL a 350 000 auditeurs mais on n'est pas capable de les vendre.» Et Arcand cite d'autres exemples récents de «formats» radiophoniques qui ont rallié de bons auditoires mais qu'on a dû abandonner à cause de faibles revenus commerciaux.CHTX, anciennement CKGM AM, avait ciblé les jeunes avec une formule Top 40.Les hits du jour en rafa-les.yeah! Un an plus tard, devant la faiblesse des ventes, le groupe CHUM abandonnait l'approche pour s'orienter vers les 25-54 ans.Ainsi est née, en mai 91, 990 Oldies, vouée aux chansons des années 60: Beatles, Beach Boys, Suprêmes, etc.CFCF, la plus vieille station de radio au monde, vivait des jours heureux avec sa Music of your Life, très prisée par l'auditoire anglophone des 50 ans et plus.Parfait dans le ballroom, mais à la caisse.Il y a quelques mois, CFCF est devenue CIQC Country 600, un «son » susceptible de toucher les 25-54.CKVL est aux prises avec le même problème: auditoire trop vieux pour les agences de pub.Ajoutons le fait que la radio AM attire de moins en moins les plus jeunes: les 25-54 ans constituent moins du tiers de l'auditoire combiné de CKAC, CIMS et CKVL.Autre faiblesse de CKVL: sans émission sportive, la station de Verdun manque d'hommes (seulement 30 pour cent de son auditoire).Ramener Tom Lapointe?Bonsoir, madame Tout ça sur fond de marasme économique.Le premier à ccoper, dans les dernières coupures, a été Roger Drolet, ineffable animateur du Monde selon Roger Drolet, une émission quotidienne qui attirait jusqu'à 40 000 auditeurs le soir.«L'homme obéit à Dieu et la femme obéit à l'homme».L'approche retentissait.auprès des couches plus âgées.Bonsoir! Aussi emportés par la dernière vague de rationnalisation : Marie-Thcrèse (Mari-thé) Bellavance, Raymond Bernard, José Ledoux, Jean-Marie Grimaldi, André Sylvain, Roger Sylvain, Michel Milord.De 58 membres que comptait le syndicat général de la radio ( CKVL ) il y a un an et demi, 40 sont partis.Depuis la semaine dernière donc, CKVL arrête de parler à 17 h 15.La nouvelle partie musicale est toute enregistrée d'avance et «présentée» par l'animateur maison Serge Plaisance, jusqu'à 5 h le lendemain matin.Et toute la fin de semaine.Le reste de la grille de VL est ainsi remaniée: Frenchie Jarraud (5 h à 6 h), Pierre Pascau et Le Point du jour(b-9 h ), Danielle Ouimet et Serge Bélair aux Vedettes en direct, jusqu'à midi.Arrivent alors les frères ennemis, Coderre et Charbonneau.Parenthèse.lolis-Cournoyer à CKAC, Gilles Proulx à CJMS.À midi, à Montréal, tout le monde du AM est en affaires publiques.Parlez-moi de diversité! Et pourquoi ne pas ramener Pascau le midi?Réponse: et mettre qui le malin?Fermez la parenthèse.Anne-Marie Chalifoux est au micro de 14 h à 16 h, suivie de Claude Poirier, qui clôt le débat de 16 h à 17 h.Avec son Solid Gold \u2014 appellation radio de cette partie de la musique rétro \u2014.CKVL vient jouer dans les bosquets de C|MS.«Plus anglais», dit Arcand.Donny Osmond ou Papillon?Les Monkeys ou Michèle Richard?Catégorie Solid Gold, sous-catego'rie francophone, pour 100 points: qui chantait Esso besso?(Mucho, mucho! Oh! quel baiser!) R0 EN FLORIDE ¦ « Percée floridienne» de Radio-Québec, qui vient de conclure une entente avec Bonjour Média pour la câblodistribu-tion de sa programmation à Miami, Québec, et dans l'ensemble de la péninsule.Ouais.et si tout le monde regarde lanet-te, le vendredi soir, il n'y aura plus personne au motel des Dunes.Rachel Leclerc, prix Émile-Nelligan PIERRE VENNAT achel Leclerc, une jeune femme native de Gaspésie, diplômée en études littéraires et en création de l'Université du Québec à Montréal, a remporté hier l'un des plus prestigieux prix de poésie du Québec, le Prix Émile-Nelligan.C'est pour son recueil Les vies frontalières, publié aux Éditions du Noroît, que Mme Leclerc, qui déjà avait remporté le prix Jovette-Bernier pour la même oeuvre au Salon du livre de Rimouski, dans son Bas-Saint-Laurent natal, s'est vue honorée par la Fondation Émile-Nelligan.Mme Leclerc a également terminé finaliste pour le Prix du Gouverneur général, toujours pour la même oeuvre, évoquant la Gaspésie avec ses paysages marins qui parlent des «absents sur les continents dispersés».Le prix Émile-Nelligan couronne l'oeuvre d'un poète de langue française d'Amérique du Nord, âgé, au moment de la parution de son oeuvre, de 35 ans ou moins.Octroyé par la Fondation Émile-Nelligan, il est administré par l'Union des écrivaines et écrivains québécois et comprend une bourse de 5000$ ainsi qu'une médaille à l'effigie du poète Emile Nelligan.Mme Leclerc l'a emporté sur deux finalistes, Francis Farley-Chevrier, auteur de L'impasse de Véternité, publié aux éditions des Herbes Rouges, poèmes qui ont été écrits alors qu'il n'avait que 17 ans et Entre les fleuves, de Nadine Lataif, édité par les Éditions Guernica, un recueil particulièrement intéressant parce qu'il propose la parole migrante d'une Néo-Québécoise.Selon le jury, formé de Roger Chamber-land, Louise Bouchard et locelyne Felx, les poèmes de Farley-Chevrier témoignent d'une lucidité peu commune qui passe par un certain nihilisme pacifique.Quant à l'oeuvre de Nadine Lataif, native du Liban, elle exprime l'inscription de soi dans une nouvelle culture malgré la force d'attraction des origines.Mais c'est Rachel Leclerc qui devait l'emporter en exploitant la double thématique du temps et de l'espace problématiques dans la configuration de l'amoureuse et de l'enfant désespéré.Et le jury, unanime dans l'octroi de son prix, de conclure: «On sera particulièrement touché par l'écriture poétique de Rachel Leclerc : la pureté de la langue, ses variations dans le rythme, la force évocatrice de ses images,°l'économie du poème et l'excellente organisation du recueil».Musique Deux premières à l'OSM CLAUDE CINCRAS L Odette Beaupré e cinquième programme de la série «Gala» de l'Orchestre Sympho-nique de Montréal, ce soir et demain soir.20 h, salle Wilfrid-Pelletier, comporte deux premières: les débuts du chef russe Valéry Gcr-giev et la première exécution de la troisième Symphonie ( Le Divin Poème), de Scriabi-ne.Né en 1953, M.Gergiev est directeur artistique et premier chef du théâtre Marins-ky (ex-Kirov) de Saint-Pétersbourg ( ex-Leningrad ) et principal chef invité de l'Orchestre Philharmonique de Rotterdam.Déjà connu ici par quelques enregistrements, il faisait ses débuts nord-américains en octobre, à San Francisco, au pupitre du monumental opéra Guerre et Paix, de Prokofiev.La troisième Symphonie de Scriabine est mieux connue sous le titre Le Divin Poème et est considérée plutôt comme un poème symphonique, reflet des préoccupations philosophiques et mystiques de son auteur.D'une durée de quelque 45 minutes et faisant appel à un très gros orchestre, dont huit cors, l'oeuvre est en trois mouvements joués sans interruption.Chaque mouvement porte un titre: Luttes, Voluptés, Jeu divin.Selon la littérature laissée par le compositeur, l'ensemble décrirait le cheminement de l'homme vers Pétat «idéal», celui de la «liberté divine».La partition fourmille d'indications telles que «divin, grandiose», «voilé», «avec ravissement et transport».M.Gergiev a choisi une autre oeuvre russe comme début de programme: la légende symphonique Kikimora, d'Anatol Konstan-tinovitch Liadov.Le titre se réfère à une figure maléfique de la mythologie slave, «pleine de malveillance envers tout le genre humain», nous apprend la légende.Valéry Gergiev, chef invité à l'OSM cette semaine.L'oeuvre fut jouée deux fois à l'OSM: en 1937, direction Paul Stassevitch, et en 1959, direction Igor Markcvitch.Programme complété par le Concerto pour piano de Schumann avec comme soliste Nelson Freire.Né au Brésil en 1944, M.Freire fut soliste à l'OSM dès 1970 et plus récemment en 198b.Le programme, à l'exception du Liadov, sera donné demain, 10 h 30, même salle, aux «Matinssymphoniques Métro».PETIT RAPPEL HISTORIOUE ¦ Le nom de Scriabine au programme de l'OSM évoque pour nous le nom d'Alfred Laliberté.pianiste et pédagogue montréalais ( 1882-1952) qui fut l'élève de Scriabine et contribua à faire connaître sa musique ici.Scriabine Pcstima au point de lui confier les manuscrits de son Poème de l'extase (que Dutoit dirigea à POSM en 1986) et de sa cinquième Sonate pour piano.Les deux documents, demeurés longtemps à Montréal, furent retournés à Moscou en 1972 par la veuve de Laliberté, Madeleine.ODETTE BEAUPRÉ CHEZ ARION ¦ Le jeune mezzo-soprano Odette Beaupré, dont le nom est principalement associé à l'opéra, s'intéresse aussi à la musique ancienne.Vendredi et samedi soirs, 20 h, Rcd-path Hall de McGill, elle chantera trois cantates (de Bach, de Handel et de Vivaldi) avec l'Ensemble Arion augmenté pour l'occasion à six instrumentistes.Le Concerto madrigalesco de Vivaldi complétera ce programme commenté par Edgar Fruitier.«DON CARLO h À LA RADIO DU «MET»» ¦ Après Rigoletto samedi dernier, un autre opéra de Verdi, Don Carlo, est à l'affiche de la radiodiffusion du Metropolitan samedi prochain, 13 h, à CBF-FM.Dans les rôles principaux: Aprile Millo (Elisabeth de Valois), Samuel Ramey (Philippe II), Dolora Zajick (la princesse Eboli), Neil Shicoff (Don Carlo), Vladimir Chernov (Rodrigo, marquis de Posa) et Sergei Koptchak (le Grand Inquisiteur).Au pupitre: James Le-vine.Aux entractes montréalais, loseph Rouleau parlera des deux rôles de basse de ce drame historique, Philippe H et le Grand Inquisiteur, qu'il chanta au cours de sa carrière, et ce tant dans la version originale française que dans la version plus courante en italien.LA PHILHARMONIE DES VENTS ¦ La Philharmonie des Vents du Québec, dir.Alain Cazes, présente un programme de « Musique des Amériques» lundi soir, 20 h, salle Maisonneuve de la Place des Arts.On y entendra notamment le Concerto pour trompette de Jacques Hétu avec comme soliste Philip Smith, trompette-solo de l'Orchestre Philharmonique de New York.CONCERT AU PARLEMENT ¦ Initiative de la Fondation de l'Opéra de Québec pour souligner le bicentenaire des Institutions parlementaires du Québec, un concert est donné ce soir à la Salle du Conseil législatif de l'Hôtel du Parlement par les lauréats du Prix Raoul-|obin, créé en 1985.On y entendra les chanteurs René Boutet, Lyne Fortin, Jean-François Lapointe.Renée Lapointe, Agathe Martel, Monique Page.Sonia Racine et Mario Tremblay.Avec Denise Delisle Bouchard au piano.LE PUBLIC DE MONTRÉAL ¦ Qui va au concert et à l'opéra dans cette ville?Le public est-il le même partout?Combien de personnes se déplacent ici pour la musique?Un article, samedi, dans notre cahier Arts et Spectacles, tentera de répondre à ces questions. LA PRESSE.MONTREAL, MARDI 10 MARS 1992 B5 Spectacles 1= CINEMA LES AMANTS DU P0NTNEUF Parisien: 13 h 30.16 h 30.19 h.21 h 35 ANALYSE FATALE Carrefour Laval (1) 19 h.sam .dim 13 h 15.19 h 05 Cinema Langelier (4>: 21 h; sam.dim.: 14 h45.19 h.21 h 30 Cinema Terrebonne (2) Sam., dim .mar 13 h 15.15 h 45.19 h.21 h 25; ven.lun mere., jeu.: 19 h.21 h 25.Clneplex Centre-Ville (6) 13 h 15.16 h.19h .21 h 30.AT PLAY IN FIELDS OF THE LORD Cinema Egyptien ustetsolre7h30.9h15 OOHAAAIL mar., tern.: SM0,7h30.9h15 | G ° MUS SALLE 2 - tous le* soir» 7h45.9h30 mar., tarn.: 5M5.7M5,9h30 m 'Si 849-7277 35, MHTON (eifU CUrk/Sitrkrt*ktî Le Salon International des véhicules récréatifs 1992.«C'EST SPECTACULAIRE!» Le w plus grand salon de la caravane et du i camping au Québec.Du 12 au 15 mars 1992, au stade olympique.APMISSION MlUtlSD'OUVIKTUIt! Aduli.» /.iOS(TPSncl) Agtd'or 4.25 S (TPS «wuiB - C Papasoff et J 5oulier: des 21 h AU P'TIT BAR (5451.StDenis) \u2022 Special Re naud avec Louis Etienne 21 h 50.STATION 10 «2071 Ste-Catherine o ) Peetie West Straw et Green House des 21 h STUDIO C (1604.St-Laurent) \u2022Itinéraires», de Daniel Beaudoin.Sophie Cote et Pierre Fontaine 20 h.sauf lun.¦ ¦¦¦ LE VIEUX SAINT-GABRIEL (426.,rCitft.ei> \u2022Létoffe et la dentelle» (soupertheatre1.Ven sam.19h.LE JARDIN DU BARON FOU (5020.Notre Dame e.) «Les aventures du Baron» (souper-thea tre) de 19 h 50 a minuit -i LA MAISON HANTEE (1057.de Bleury) \u2022 «U Maison hantee» (souper- spectacle), de 19 h 50 i minuit Astral^ mira C3> f imr j i (Kj' »\u2022 MAIOMlH DISTRIBUTION invitent 400 personnes à la grande première du film LA PREUVE Le jeudi 26 mars à 19h30 au cinéma Desjardins MENTION SPÉCIALE DU JURY DE LA CAMÉRA D'QR CANNES 1991 Gagnant de 6 \"Australian Film Awards\" dont: MEILLEUR FILM, MEILLEUR ACTEUR, MEILLEUR RÉALISATEUR.c *UnJ POURQUOI UN HOMME AVEUGLE PRENDRAIT-IL DES PHOTOS?Pour participer: Remplissez le coupon publie dans La Presse du 10 au 14 mars 1992 et retournez-le à l'adresse indiquée.La valeur des prix est de 3.200$.Le tirage aura lieu a midi le mercredi 18 mars1992 et 200 gagnants recevront par la poste un laissez-passer double.Le texte des règlements relatifs a ce concours est disponible chez Maiofilm Distribution.\tConcours LA PREUVE a/s MaioMm Distribution .,.1207.rue St-Anoré.4%étaça Montreal (Quebec) H2L 3S8 Nom\tMMM \u2022 t» AW Adresse\tapp.Ville\tÀae - \t t \u2022 ¦ '2 3fc J k!3 m voue vou .¦.¦ \u2022 ; ¦ :cs' vou ez .Ecrivez-nous m 15 lignes .1\u2014Ul ÏVU/L t l ,t.\u2022\u2022\u2022 ¦\u2022 \u201e\u2022 .\u2022.\u2022 \u2022\u2022.«.\u2022\u2022 » .-i \u2022 .«, » \u2022 \u2022.- .¦ * .\u2022 \u2022 .\u2022 \u2022 S 1 .^ : .1 V A r\\ r de vos rêves .Jusqu'à 10 OOi C ' 4- ^1 4-4- MÊ Ecoutez W\\ les textes JSJ qui eerc .1\" chaque jour )l®nf - Vnt^7 -# ¦ \u2022» * rf*» * ; -t - » .>¦ \u2022 - I i ii le i se r.I ** '-4 I ,u, ^.w^,,^ sur nos or \u2022 ï \u2022 \u2022\u2022 .\u2022\u2022\u2022¦» -\\- * .\u2022 :.\u2022.-.- VjfJ JJ - \u2014 - - - - M ^ *s ^ ._ - \u2022 _ .v _ \u2022 Pour plus de details, ecoita viumi^v \\ : 1E CONCOURS OUI PEUT VOUS MENER LOIN.CFGL 105.7.CP 1057.SucoDuvernaq, Laval.H7E 5B9 p .\" flèQlements disponibles à e mmmm j \\ \u2022 * \u2022t ((( C0GEC0 B8 LA PRESSE, MONTREAL, MARD110 MARS 1992 La Marseillaise est-elle un hymne national trop guerrier?Vàsàry: lamentable CLAUDE GINGRAS Agence France-Presse PARIS ¦ Les Icux Olympiques d'hiver d'Albertville ( Alpes françaises) ont eu une conséquence inattendue: depuis qu'une petite fille de 11 ans a chante a cappella la Marseillaise, faisant revivre pour des millions de téléspectateurs ses «féroces soldats» venus «égorger nos fils, nos compagnes»9 le débat est rouvert en France sur le caractère guerrier de l'hymne national.Faut-il ou non en changer les paroles, dont cette voix enfantine a souligné plus encore le caractère vengeur et, pour certains, xénophobe?Depuis le bicentenaire de la Révolution en 1989, l'abbe Pierre, célèbre en France poui cou dévouement à la cause des pauvres, demande que «les paroles de haine de la Marseillaise» soieri changées en «message d'amour».Il propose d'organiser un concours national pour donner de nouvelles paroles à ce qui, à sa création en 1792 à Strasbourg par Rouget de Lisle, était un «chant de guerre pour l'armée du Rhin ».Son appel lui a valu près de 2000 lettres et près de 200 textes, versions pacifiées de l'hymne national.Pourtant, selon un récent sondage, les Français tiennent à leur Marseillaise: 75 pour cent refusent qu'on en modifie les paroles, même si 40 pour cent reconnaissent qu'elles sont «trop guerrières».Seulement 24 pour cent accepteraient d'en changer.Le monde politique, du communiste Georges Marchais à l'ancien président de la République Valéry Giscard d'Lstaing, est tout aussi réticent.«La Marseillaise, explique le premier, a acquis une dimension de symbole qui dépasse les frontières».Chant révolutionnaire, elle a été chantée par les républicains espagnols, certains guérilleros d'Amérique latine (.) et les étudiants de la Place Tien An Men.M.Giscard d'Estaing a coupé la poire en deux: «plutôt que d'effacer ce qu'il y a de sacré dans l'histoire de notre pays», pourquoi pas y ajouter « un nouveau couplet, qui débouche sur le monde que nous voulons construire», a-t-il proposé.Le président du RPR (néo-gaulliste), Jacques Chirac «n'imagine pas» de modifier la Marseillaise, «pas plus que les couleurs du drapeau national parce qu'une partie est rouge».Et l'ancien ministre RPR de la Sécurité Robert Pandraud vient de créer un «comité de défense» de la Marseillaise.Seul le CDS (centriste) Bernard Stasi se dit favorable à un changement, soulignant le caractère «belliciste et xénophobe» de la Marseillaise.Le président François Mitterrand ne s'est pas prononce récemment sur le sujet mais son épouse Danielle, dans un livre de l'abbé Jean Toulat, intitulé Pour une Marseillaise de la Fraternité, a estimé: «les paroles sont très guerrières et peuvent choquer les esprits pacifiques, parmi lesquels je me compte».¦ Tamàs Vàsàry, pianiste hongrois de 59 ans, eut autrefois une carrière assez respectable.Depuis quelques années, il fait de la direction d'orchestre.Mais il continue hélas! de jouer du piano en public.Le programme promettait Beethoven et quatre sonates.Une sorte de malaise s'installe dès le début et ne nous quittera guère jusqu'à la fin.À chaque mesure, à chaque instant, ou presque, quelque chose ne va pas: la pensée est pauvre ou même inexistante, le jeu est anémique, voire incohérent, les accords sont mal plaqués et produisent une sonorité tout simplement laide, les contrastes de dynamique sont gauchement réalisés, des notes manquent jusque dans les passages les plus simples de la Sonate facile ( ! ), la confusion dans les allegros de fin de sonate évoque un débutant nerveux.Dans les circonstances, il n'y a même pas lieu de parler de fausses notes.comme il est sans importance aucune de savoir quels furent tes rappels.Car rappels il y eut, le pianiste terminant VAppassionata en «s'arrachant » du piano d'un geste «dramatique».Ceux qui croient que j'exagère n'auront qu'à écouter la radiodiffusion du récital.Car Radio-Canada a enregistré cette merveille, le ne saurais cependant en dire la date puisque l'ineffable programme-maison de la PdA annonce que la chose passera à la radio « mercredi le 9 mars».TAMAS VASARY.pianiste.Hier soir, salle Mai-sonneuve de la Place des Arts.Presentation: Société Pro Mtisica.Proqramme consacre a Ludwig van Beethoven (1770*1827): Sonate no 12.en la bémol majeur, op.26 ( Marche funèbre 11800-01 ) Sonate no 28.en la majeur, op.101 (1816) Sonate no 20 en sol majeur, op.49 no 2 ISo-nate faciles Sonate no 23.en fa mineur, op.57 (Appassio-/»£H1804-05) Sinon, composez, ci Montreal, le 251 -8688 ou.sans Irais, Le 1 800 563-8688.CLUB/tfu/à \" 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LE MERCRED111 MARS! 40°/c DE RABAIS ADDITIONNEL BLOUSES POUR FEMME PANTALONS POUR HOMME AUBAINES D'UN JOUR! LE JEUD112 MARS! Aro/ DE RABAIS dO /O ADDITIONNEL TENUES COUTURE POUR HOMME ET FEMME AUBAINES D'UN JOUR! LE VENDRED113 MARS! VI AO/ DE RABAIS /O ADDITIONNEL ROBES POUR FEMME CHANDAILS POUR HOMME POUR LEVE-TOT SEULEMENT! LE SAMED114 MARS, DE9HÀ10H30! 15% DE RABAIS ADDITIONNEL SUR TOUT! 50°/c DE RABAIS 0 ADDITIONNEL 40°/< DE RABAIS 0 ADDITIONNEL TEE-SHIRTS ET SHORTS POUR FEMME SHORTS POUR HOMMES ET PULLS ET TENUES MOLLETONNÉES POUR FEMME QftO/ DE RABAIS OU /0 ADDITIONNEL TEE-SHIRTS POUR HOMME, \u2022 IMPERS POUR FEMME ET TENUES POUR TAILLES SPÉCIALISÉES 0R0/ DE RABAIS &Q /0 ADDITIONNEL PULLS ET PANTALONS POUR HOMME, LINGERIE FINE*, PANTALONS ET JUPES POUR FEMME OHO/ DE RABAIS &U /0 ADDITIONNEL CHEMISES ET TENUES MOLLETONNÉES POUR HOMME, ROBES ET BLOUSES POUR FEMME 15°/< DE RABAIS 0 ADDITIONNEL TENUES COUTURE POUR FEMME ET HOMME Centre de liquidation mode 9100, boul.Cavendish (en face d'Ikea) Ville St-Laurent Heures d'ouverture: Lundi: de 11 h à 18h; Mardi et mercredi: de 9 h 30 à 18 h ; Jeudi et vendredi : de 9 h 30 à 21 h ; Samedi: de 9h à 17h.J-j-_4_ la \u2022 1 f'\\ , MM < .\u2022 .\u2022_ ' aie Centre des soldes Jean-Talon 4908, rue Jean-Talon Ouest (près du métro Namur) Montréal Heures d'ouverture : Lundi à mercredi : de 9 h 30 à 18 h ; Jeudi et vendredi : de 9h30 à 21 h; Samedi: de 9h à 17h.J "]
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