La presse, 16 avril 1992, E. Week-end
[" t LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 16 AVRIL 1992 TÉLÊVISIO ******* L'hommage à Freddie Mercury Lr événement rock du week-end de Pâques est sans contredit ce spectacle en hommage à Freddie Mercury que diffusera en différé Musique Plus, lundi à I8h.Le chanteur de Queen, on le sait, a été fauché par le sida et le concert de lundi a pour but de sensibiliser les gens a cette maladie et à amasser des fonds pour la combattre \u2014 Musique Plus encouragera son public à appuyer la Maison du Parc, un centre d'hébergement pour sidéens.La brochette habituelle de superstars sera au rendez-vous au Stade Wembley de Londres: les anciens de Queen, Bowie, Def Leppard, Annie Lennox, George Michael et même Guns N'Roses qui, il n'y a pas si longtemps, s'amusait à déblatérer sur les gays, les femmes, les Noirs.Axl Rose, qui a annulé des concerts cette semaine pour échapper à la justice américaine, se pointcra-t-il à Londres?U2, qui n'a rien a se reprocher, sera de la fétc par la magie du satellite, depuis la Californie.Marie Plourde, de Musique Plus, sera à Wembley.Sachez enfin que CHQM FM diffusera le concert en direct à compter de 13 h, lundi.Si les méga-spectacles ne vous émeuvent pas.regardez plutôt le Unplugged dune heure consacré à R.E.M., dimanche a 21 h à Musique Plus.Une heure délicieuse au cours de laquelle les quatre messieurs d'Athens.et leur camarade Peter Holsapple, reprennent à la manière acoustique quelques-unes de leurs plus belles chansons \u2014 dont Fall On Me, la préférée du chanteur Michael Stipe.En prime, le bassiste Mikc Mills chante Love Is All Around des Troggs.À ne pas manquer.ALAIN de REPENTICNY Freddie Mercury JEU Biscuit : Opéra fou ourquoi, à l'occasion de Pâques, ne pas offrir un Biscuit aux enfants?Lin plus de l'incontournable chocolat, bien sûr! Un cadeau d'autant plus appréciable que la dernière fournée du Théâtre Biscuit, Opéra fou, est tout simplement délicieuse.Les vedettes de cet Opéra fou'?Des marionnettes, naturellement.Mais encore?Des grenouilles qui se chantent la pomme, une sauterelle-pianiste qui en fait voir de toutes jes couleurs à une abeille-cantatrice absolument délirante, des echassiers pas mal heavy metal, des coccinelles moqueuses et des chenilles de qui Ton se moque, et j'en passe.Le tout, dans un foisonnement de couleurs brillantes et de marionnettes originales que Vladimir Ageev a soigneusement mijotées dans son petit théâtre du Vieux-Montréal.\u2022 Opéra fou, de Vladimir Ageev, Théâtre Biscuit; représentations: tous les dimanches à 15 h jusqu'en décembre.SONIA SARFATI collaboration spéciale FAMOUS PLAYERS Loulou Hughes Session blues, Joan Jett, Grimskunk.endant que Patrick Bruel s'affaire à charmer son nouveau public québécois (vendredi, samedi et dimanche au Saint-Denis) tout le week-end durant, la Session blues poursuit son cours et se termine dans un immense jam au Théâtre Saint-Denis II: dimanche, tous les artistes de la Session se rassemblent autour du compère Bob llarrisson, personnage central de l'événement.Parait qu'on fera un disque avec l'enregistrement du concert Ce soir au Grand Café, l'harmoniciste Cari Tremblay jamme avec son collègue Jim Zcller.via satellite! Actuellement en France, Zeller donnera la réplique à Tremblay, en direct s'il-vous-plait.Également ce soir, le tandem Sylvie Pcron-Joc laminer livre la marchandise au Cirque.Demain soir au Grand Cafe, place a Loulou Hughes, une des plus grands voix du Québec, l'uni Ucsliiuricrs, un guitariste qui monte, se produit demain et samedi à L'Ours qui fume.Gros week-end rock en perspective, loan /err, une des plus allumées rockeuses amerloques, se produit samedi soir à La Brique, accompagnée par son groupe The Blackhearts.Par ailleurs, les alternos seront choyés aux Foufounes: The Young Gods, un des plus brillants bands d'Europe, débarque demain avec son «mental hurlant».Samedi, au même endroit, le groupe montréalais Grimskunk lance son album et risque d'épater la galerie.ALAIN BRUNET Traces d'étoiles i ce n'est pas le succès de la saison, c'est sûrement l'une des meilleures pièces présentés à Montréal, cette année.11 faut voir Traces d'étoiles de Cindy Lou lohnson qui est justement de passage à Montreal et qui en profitera pour voir sa pièce au Quat'Sous.Tout le bien qu'on a dit du travail du metteur en scène Pierre Bernard et de la comédienne Sylvie Drapeau est pleinement justifié et vous avez une belle occasion pendant les vacances de Pâques pour aller vérifier.On a presque tout dit sur le jeu de Sylvie Drapeau mais j'aimerais ajouter qu'elle possède en plus le talent de faire rire.Parce que Trace d'étoiles provoque autant les rires que l'attendrissement.À vrai dire, c'est la fraîcheur, l'amour, la solitude, l'abandon qui se mêlent curieusement dans une pièce qu'on n'oublie pas facilement.JEAN BEAUNOYER Sylvie Drapeau ?** Alanis Obomsawin et Florant Voilant Blues blanc rouge Oue l'idée plaise ou non.Amérindiens et Visages Pâles devront vivre ensemble.On ne le sait que trop.Vote indien vécu au Québec en 1990 n'était que la pointe d'un iceberg dérivant sur les trois Amériques.Mais comment vivre ensemble?Bonne question.En attendant la réponse, on peut toujours chanter.Dimanche soir au Café Campus, la société Terres en vues, ayant pour mandat de faire connaître la culture autochtone, produit le spectacle Blues blanc rouge, qui regroupe la majorité de nos vedettes amérindiennes et un Québécois (de souche.).Richard Desjardins, à qui la cause autochtone tient à coeur, partagera ainsi la scène avec Alanis Obomsawin, importante artiste abénakie, sans compter Florant Voilant, de Kashtin, I'lnuk Susan Aglugark ainsi que Philippe McKenzic, auteur-compositeur-interprète montagnais \u2014 qui fut une source d'inspiration pour toute la nouvelle generation de musiciciens autochtones.Ce concert précédera un modeste festival de cinema essentiellement consacre à la question autochtone; à suivre les 20, 21 et 22 avril a la Cinematheque québécoise ainsi qu'au Cinema ONE ( Complexe Guy-Fa\\ reau ).ALAIN BRUNET ******* # S'essouffler ou se complaire! Vous avez le choix.Ou vous participez, ou vous vous assoyez confortablement devant votre téléviseur.Pour participer, c'est dimanche que ça se passe, au Parc olympique.A l'affiche, des courses (a pied ) de 1,6 km, de 3 km et de 10 km.Les organisateurs attendent quelque 1000 participants dans les trois épreuves.Les inscriptions seront acceptées à partir de 8 h le matin, le jour de Pâques, au centre Picrrc-Charbonneau, rue Viau.Ceux que la course à pied essouffle ou décourage peuvent s'installer peinards devant leur télé.Les séries éliminatoires débutent samedi soir dans la Conférence Campbell ( Detroit, Chicago, St.Louis, Minnesota, Vancouver, Los Angeles, Edmonton et Winnipeg) et le lendemain dans la Conférence Prince-de-GaIIcs (Canadien, Buffalo, Boston, Hartford, Rangers, Washington, New Jersey et Pittsburgh ).Pour sa part, le Canadien disputera son premier match d'une série 4 de 7 face aux Whalers, dimanche soir, a 19h, et le second mardi soir à 19 h 30.Enfin, pour ceux qui s'intéressent aux sports amateurs, un tournoi provincial junior de waterpolo pour garçons et filles commence demain soir au centre Claude* Robillard.TTT ******* Nabucco: un autre grand succès LW Opéra de Montreal a encore une fois réussi sur tous les fronts: son Nabucco ( troisième opéra de Verdi ) intéresse les connaisseurs désireux d'entendre et de voir autre chose, les simples amateurs d'opéra font une intéressante découverte et.surtout, la realisation est tout à fait à la hauteur du sujet: James Dictsch.Linda Roark-Strummer et Paul Plishka dominent la scène, décors et costumes sont très impressionnants.l'Orchestre Métropolitain est étonnant et.detail non négligeable, le spectateur retrouve dans son contexte original le fameux choeur «Va.pensiero».11 reste quatre representations: ce soir, samedi soir, ainsi que les 22 et 25 avril, a 20 h.CLAUDE CINCRAS Linda Roark-Strummer et James Dietsch in film ne KACIlll) HOl'CHAKKB ^«riAm'lirofe J^BAYARDDOR^ g \\VV/ LÉOPARD Vf, Sg DE LA JEUNKSSK bec.C'est le président de Cos-cient, Richard Laferrière, qui m'a confirme la chose.Son entreprise coproduira avec la compagnie française Mars.Coscient sera responsable de l'épisode québécois et M.Laferrière aimerait bien que le comédien Marcel Sabourin, qui a écrit beaucoup de textes dans sa vie, dont le scénario de Cordelia, participe à l'écriture de la série.M.Sabourin est un spécialiste de Lupin.Qui jouera Lupin?Rien encore la-dessus.Radio-Québec diffusera la série chez nous, et FR3 en I ranec.d'aprts CP TORONTO La sensationnelle exploration de l'épave du Titanic effectuée l'été dernier par une équipe de scientifiques et de cinéastes canadiens, russes et américains s'est traduite par la réalisation d'un film de 110 minutes, intitule Titanica.que l'on pourra voir cet automne.Le producteur et réalisateur du film, Stephen Low, avoue qu'il rêvait de filmer l'épave depuis sa découverte, en 1985, par le scientifique américain Robert Ballard à quelque 600 kilometres au sud-est de Terre-Neuve.Titanica a été produit en utilisant le système canadien Imax, qui permet de projeter une image dix fois plus grosse que celle des films conventionnels.«Le public, précise Low, verra plus sur l'écran Imax \u2014 d'une hauteur allant jusqu'à huit étages \u2014 que n'ont pu le faire les cinéastes qui avaient filmé l'épave par des hublots de 200 millimetres, a partir de submersibles russes de huit mètres de longueur.» En sombrant, le Titanic s'est scindé en deux sections qui se trouvent actuellement à 600 mètres de distance, enfouies dans le sable à quatre kilometres de la surface de l'océan.L'expédition, travaillant à l'aide des projecteurs les plus puissants jamais utilisés sous l'eau, a effectué 17 descentes à partir du navire de recherche russe Akademik Keldysh, et a passé 200 heures à bord des submersibles.¦ I 1 .v.- V-.5^ ¦ Les jeunes laissent un peu la télévision 19,4 heures pour les enfants de deux à 11 ans, 17,7 heures pour les adolescents Presse Canadienne Roméo Pérusse 1927-1992 D'émouvants témoignages Presse Canadienne Le comédien et conteur Roméo Pérusse est décédé hier, à l'âge de 65 ans, chez lui, à La-Sallc, des suites d'un infarctus.Natif de Trois-Rivières, dès l'enfance Roméo Pérusse chantait auprès de sa mère qui donnait des récitals de piano pour de bonnes oeuvres.Après six ans de cours classique, il décide de faire faux bond au Séminaire de Trois-Rivières et de gagner sa croûte dans le spectacle à Montréal.Avec un cachet d'un dollar par soir, les week-ends seulement, racontait-il en 1973 à Échos-Vedettes, sa diète était forte en biscuits soda et fromage.Puis montant en grade, Roméo Pérusse est engagé dans les cabarets les plus fréquentés des années 50, le Casino français, le Vie, le Mocambo, le Montmartre et la Casa Loma.Il fraye dans le secteur Saint-Laurent-Sainte-Catherine pendant 15 ans: chanteur, il joue de plusieurs instruments et agit comme «emeee», celui dont les blagues amènent les numéros des tètes d'affiche.En 1959, l'Office national du film tourne un document avec Pérusse le long de la «Main», montrant les cabarets, les robi-neux, les filles et des bagarres.Dans les années 60, voyant arriver «les chanteurs de charme aux cheveux frisés et les fesses serrées», il ajoute de plus en plus de répliques et d'histoires salées à son numéro, jusqu'à délaisser entièrement la chanson.Saint-Léonard.Politisé, i! participe en 1969 aux manifestations de Saint-Léonard, en faveur de l'école française alors que la communauté italienne réclamait l'école anglaise sur demande.À la télévision, il apparaît souvent avec Léo Rivcst, luliette Pétrie, Claude Blanchard, Gilles La-tulippe et autres accoudés, au bar de l'émission Les trois cloches à Télé-Métropole.Plus récemment, Roméo Pérusse s'était distingué lors d'un gala du Festival juste pour rire, en 1986.Les démons du midi Depuis cinq ans, le fantaisiste était recherchiste pour Les Démons du midi a Radio-Canada.L'animateur, Cilles Latulippe, rappelait hier: «Nous faisons un métier terrible.l'apprends sa mort ce matin et voilà que je dois aller travailler en direct, pour faire rire les gens.Sous une carapace dure, Méo était un homme au grand coeur, un sensible».Pour Claude Blanchard, «Méo était un vrai frère.Il avait l'air d'un dur mais c'était le plus gros sensible qu'y a pas.» Henriette Soucy, coordonatrice de l'émission, raconte que M.Pérusse était allé faire un tour sur le plateau mardi.«Il était venu exprès pour nous remercier, nous avons eu comme le sentiment que c'étaient ses adieux.» Le fantaisiste, dit-elle encore, «n'avait pas aimé séjourner à l'hôpital, il engueulait le personnel.Il voulait tellement rester fort et autonome.» Le nom de Roméo Pérusse restera inscrit au générique des Démons jusqu'à la fin de la saison, le 29 mai.OTTAWA Les Canadiens, et plus particulièrement les enfants et adolescents, ont regardé moins de télévision en Î990, poursuivant une tendance qui se manifeste depuis déjà quatre ans.En moyenne, la télévision a occupé 23,3 heures par semaine du temps des Canadiens en 1990.C'est près d'une heure de moins qu'en 1986, selon les chiffres que Statistique Canada publiai: cette semaine.Les chiffres incluent le temps passé à regarder des bandes vidéo.Les parents inquiets de l'effet de la télévision sur leurs rejetons ont de quoi se réjouir.C'est chez les enfants et les a-dolescents que la baisse du nombre d'heures d'écoute a été la plus marquée: environ deux heures et demie depuis 1986.En 1990, les enfants âgés de deux à 11 ans ont regardé 19,4 heures par semaine, contre 22 heures en 1986.Pour les adolescents, les données sont de 17,7 heures, contre 20,3 heures quatre ans plus tôt.Comment l'expliquer?«On ne le sait pas», admet tout bonnement M.John Gordon, analyste du programme de statistiques culturelles.«Tout le monde a sa théorie, de celle qui dit que la télévision n'est pas une bonne chose, à le niveau de bruit est trop élevé, surtout pendant les pauses commerciales, et cela rebute les gens, en passant par l'hypothèse Nintendo.Celle-ci est d'ailleurs une des plus couramment évoquées pour expliquer une aussi forte baisse du nombre d'heures d'écoute.Au lieu de regarder des emissions de télévision, enfants et adolescents se serviraient du petit écran pour y jouer à des jeux vidéo \u2014 une hypothèse aussi valable qu'une autre, a soumis M.Gordon.M.David Schatzky, directeur exécutif du Children's Broadcast Institute, qui favorise la promotion d'émissions pour enfants de qualité, est à la fois perplexe et satisfait.«Ça ne me dérange pas que les enfants regardent moins de télévision, a-t-il dit, ajoutant que 19 heures par semaine lui paraissent plus que suffisantes pour un bambin de deux ans.Ça ne pose un problème qu'aux annonceurs», a-t-il poursuivi.Étude connexe Pendant toute l'année 1992, Statistique Canada mènera une étude destinée à déterminer ce que les gens font à chaque instant du jour.Les résultats de cet exercice, qui devraient être disponibles d'ici un an, permettront de savoir ce que font les gens au lieu de regarder la télé, a précisé M.Gordon.Quant aux habitudes des téléspectateurs adultes, elles n'ont pas changé autant que celles des enfants.Les femmes ont regardé 26,5 heures par semaine d'émissions télévisées, un peu moins d'une heure de moins qu'en 1986.Pour les hommes, la moyenne a fluctué au cours des années, se fixant à 22,4 heures en 1990, contre 22,5 heures en 1986.Le Festival du jeune cinéma: 170 films Presse Canadienne Avec quelque I70 courts métrages du Québec et de l'étranger, le Festival international du jeune cinéma prépare sa 13e édition, qui aura lieu du 28 avril au 3 mai à Montréal.Un menu plus long que l'an dernier, grâce à une sélection «plus souple», note la directrice artistique Isabelle Marquis.Des films d'Afrique, de Scandinavie et d'Amérique latine, entre autres, diversifient l'affiche 1992.Environ le tiers des films sont sur support vidéo.Les projections (4,50$ la séance) seront données à l'Institut Goethe, à la Cinémathèque québécoise et au Collège Vanier, de Saint-Laurent, (au lieu du Cinéma Parallèle).« Pour l'extérieur de Montréal, l'équipe du festival a approché le Musée de la Civilisation, de Québec, afin d'y présenter un volet ultérieur, mais en vain.Outre ses trois sections compétitives, le festival offre un aperçu de )aco Van Dormaei (auteur de Toto le héros) à ses débuts, soit les courts métrages E Pcricoloso Sporgcrsi, L'imitateur et Starting Blocks.D'autres volets regroupent des films tournés et projetés clandestinement en Allemagne de l'Est sous le régime communiste, d'autres choisis par le British Film Institute ou encore relevant du thème Montréal, ville d'Amérique.Le public pourra aussi rencontrer les jeunes cinéastes de La course Destination monde, diffusée cette année à Radio-Canada; pour sa bande annonce, le festival a par ailleurs obtenu le concours de la doyenne de l'Union des artistes, Rose Ouellette.Le 13e festival du genre ( ex-Festival du Super 8) tourne en 1992 avec un budget d'environ 150 000$, soit un peu plus que l'an dernier.Il s'en tire mieux que le festival féminin Silence elles tournent, qui vient de passer son tour sous le coup des réductions de subside de Téléfilm Canada et la Sogic.Crime du siècle / Une leçon de jeu jean beau noyer ¦ 1 faut d'abord souligner le tra-S vail tout à fait remarquable de Jean-Charles Martel et de Nicolas Boily qui ont accompli des prodiges à la scénographie et dans la construction d'un décor métallique qui donnait au Crime du siècle la dureté et la résitance du fer.Une resistance qui appartient également à Ethel Rosenberg qui n'a jamais abdiqué devant tous ces chasseurs de sorcières des années 50.Une pièce qui nous montre la face qu'on cache de nos voisins américains à l'heure du triomphe et de la suprématie incontestable de Yamerican way of life.Il est question dans ce magnifique texte du Montréalais Peter Madden, des derniers jours d'Ethcl qui sera exécutée pour avoir livré, selon la cour des Etats-Unis, le secret de la bombe atomique aux soviétiques.Elle sera confrontée à sa geôlière, sa seule compagne alors qu'elle attend la mort ou le pardon.Au pays de la violence et de l'ignorance de l'Amérique des années 50.lîthel est accusée d'es pionnage au profit de l'URSS alors que les soviets travaillent depuis longtemps sur les armes nucléaires et entreprennent même des cherche^ spatiales qui les mèneront loin.:\u2022> V: '^S&'A* m i worn ¦kl©' 1 y Une rencontre de deux beaux personnages et de deux grandes comédiennes, Louise Marleau et Monique Mercure.Qu'importe, il fallait une coupable et Ethel qui a développé une conscience sociale inquiétante, en paiera le prix.Une femme remarquable, idéaliste, amoureuse de la vie, en arrivera à comprendre et rejoindre sa gardienne.Une rencontre de deux beaux personnages et une rencontre de deux grandes comediennes.Louise Marleau et Monique Mercure, qui ont joué avec talent mais surtout avec générosité.Pendant près de deux heures, on a vécu la complicité totale sur scène.Pendant deux heures, l'une a joué pour l'autre après avoir touché la gamme des émotions.Rarement a-t-on vu autant de variations dans le jeu.autant de dis- cipline, autant de sensibilité.Il s'agit d'une pièce d'actrices si je puis dire et nous avons eu droit à une grande performance de ces deux comédiennes qui ont habité continuellement la scène.II fallait de la générosité pour se dépouiller, pour se salir, pour jouer sur un bol de toilette comme l'a fait Louise Marleau qui cherche manifestement à briser son image romantique à la Catherine De-neuve.Il fallait beaucoup de générosité de la part de Monique Mercure pour se laisser bousculer, pour s'écrouler, pour jouer aussi discrètement, dans les plus infimes détails.On aimerait connaître encore plus Etehl Rosenberg.On se laisse emporter par sa joie de vivre qui a transforme sa gardienne.Elle aurait bien mérité d'être l'héroïne d'un film américain à caractère social, musical, politique, je ne sais trop.Mais, évidemment on a évité le sujet qui pourrait devenir gênant.Il y aurait beaucoup à dire sur le personnage mais il y aurait beaucoup à dire sur les comédiennes qui donnent une leçon de jeu qu'il faut aller voir au Théâtre d'Aujourd'hui.CRIME DU SIECLE de Peter Madden.Tr.idtic tion de Cuy Beausoleil.Mise en scene d'Alexandre Hausvater.Scénographie et eo.n raqes de Jean-Charles Martel Costumes de Francois Uplante.Decor de Nicolas Boily Avec Louise Marleau et Monique Mercure Spectacle sans entracte présente au Theatre d Aujourd nui jusqu au 3 mai LA PRESSE, MONTREAL.JEUDI 16 AVRIL 1992 Les nostalgies de Tony Massarelli CBS lui a offert un contrat juste avant Julio Iglesias Presse < anndienne ¦ Le Tony Massarelli qui s'est fait connaître nvee des titres comme Pour t'uimer, j'ai menti, ou Bu m bina, bambina ne défraie plus souvent l'actualité du monde du spectacles à 48 ans.Arrivé au Québec en I96I alors qu'il n'avait que 17 ans, le jeune Italien commençait sa carrière de S/~4 M>
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