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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1992-04-19, Collections de BAnQ.

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[" La météo Aujourd nui: généralement ensoleillé.Minimum 8 Maximum 14' Demain: ensoleille se couvrant par la suite.DETAILS CAHIER SPORTS i Zï lIlVlUïiLÔ: DES LIVRES Page Cl j mm 649 22631333840 28 1 333373940 16 10175, AV.PAPIHEAU, MONTREAL 381-3987 MONTREAL.DIMANCHE 19 AVRIL 1992 108e ANNÉE N°177 62 PAGES, a CAHIERS Abitibi-Temiscammgue 55 cents iles de La Madeleine 100 Cf%C Extérieur de la ville de Quebec (Région est) 65 cents ï^laJ A domicile par porteurs : 60 cents Routes motorisées 70 cents Taxes en sus Bonjour! Bourassa exclut la souveraineté La personnalité de la semaine du référendum Seules les offres d'Ottawa seront soumises au vote MICHEL DOLBEC Presse Canadienne BQ ROLAND i3 DORE Hoi lueTievs Peer Pour quwv f0M~ PARIS arce qu'il estime qu*«on peut construire un Québec très dynamique sans détruire le Canada», le premier ministre Robert Bourassa a l'intention de faire porter le référendum sur les propositions d'Ottawa et non sur la souveraineté.M.Bourassa l'a très clairement indiqué dans une entrevue publiée hier dans le journal français Le Monde.«Au moment où je vous parle, déclare-t-il, je crois qu'il y aura des offres du gouvernement d'Ottawa, proposant un renouvellement du fédéralisme canadien.Le référendum portera sur ces offres.» Le premier ministre admet que dans ce contexte, «il faudra amender la loi 150», qui prévoit la tenue d'un référendum sur la souveraineté au plus tard le 27 octobre 1992.Mais s'il veut modifier l'objet du référendum, M.Bourassa n'a apparemment pas l'intention d'en repousser l'échéance.Il estime que seules des «circonstances exceptionnelles» pourraient empêcher la tenue de la consultation.«Y aura-t-il vraiment un référendum cette année?» lui a demandé Le Monde.«)e crois que oui, a répondu le premier ministre.Il faudrait des raisons très importantes pour le reporter.Quand les gens me demandent ce qui doit arriver pour qu'il n'y ait pas de référendum, je réponds: des circonstances exceptionnelles.» VOIR ENTREVUE EN A2 ¦ Le premier ministre est un «autocrate» pour le vice-président du PO.Page A 2 Lockerbie: un coup syrien contre la CIA d'après Renter et AFP NEW YORK LB attentat du vol 103 de la Pan Am.au-dessus de Lockerbie, en Ecosse, en 1988, pourrait avoir été l'oeuvre d'un terroriste syrien et non des deux Libyens mis en cause par les États-Unis et la Grande-Bretagne, affirme le magazine Time dans sa livraison de samedi.De nouveaux éléments tendent en effet à montrer qu'un trafiquant de drogue syrien a probablement aidé à poser la bombe qui a fait exploser l'avion.Les véritables cibles des terroristes auraient été six passagers travaillant pour le compte de la CIA.Time dit avoir obtenu un rapport du FBI en Allemagne indiquant que Monzcr Al-Khassar, le trafiquant de drogue, pourrait avoir placé lui-même la valise contenant la bombe, à bord du Boeing 747 à Francfort.Les six agents visés revenaient aux États-Unis pour démasquer le trafiquant lorsque leur avion a explosé en vol, entraînant dans la mort 270 personnes.À l'époque, Monzcr Al-Khassar coopérait avec la Drug Enforcement Administration (DFA), les services américains de lutte contre les stupéfiants, mais il travaillait en même temps avec le Front de libération de la Palestine (FPLP) \u2014 Commandement général, dirigé par Ahmed fibril.11 recevait des consignes de la Syrie et l'attentat semble avoir été financé par l'Iran, écrit Time.Le magazine explique que l'enquête qu'il a effectuée pendant quatre mois a fourni de nouveaux VOIR ATTENTAT EN A2 EN ROUTE VERS LA COUPE STANLEY! PHOTO BERNARD BRAULT.U PrtiSC Le coup d'envoi des éliminatoires de la Ligue nationale de hockey a été donné hier, mais ce n'est que ce soir, au Forum, que le Canadien entrera en scène contre les Whalers de Hartford, une équipe qui pourrait causer des surprises.Hier après-midi, bien assis dans un véhicule à quatre roues motrices après l'entraînement tenu à Bromont, Guy Carbonneau et Chris Nilan semblaient détendus et confiants.S'entraînaient-ils en vue d'une parade rue Sainte-Catherine au mois de juin ?Cahier Sports pages 2 à 5 La retraite de la «semana santa» avant d'entrer dans l'aventure d'Expo 92 GÉRALD LEBLANC envoyé spécial La Presse À SEVILLE ary Bedell est devenu une vedette à Seville, où les chauffeurs de taxi vous demandent si vous connaissez la recrue canadienne des «boulangers».Bien qu'il soit commissaire adjoint au pavillon canadien d'Expo 92, sa célébrité lui vient d'ailleurs.C'est la semaine sainte, le vrai évé-vcment de l'année andalouse, même en 92, qui a bouleversé la vie du Canadien, «El Gari» comme l'a surnommé un chroniqueur de Seville.L'événement déclencheur est survenu en janvier dans le bar Solera sur la Plaza San (ulian, un estaminet aux allures de temple avec ses icônes et ses cierges, un lieu de rendez-vous pour les acteurs des légendaires processions de la «semana santa».Comme Gary posait beaucoup de questions, le capitaine de la Confrérie des pannderos (boulangers) l'a invité à joindre le club: un mercredi, puis un second, puis l'ensemble du programme d'entrainement, Gary était devenu membre de la fraternité.Un «nazaréen» comme on en voit des centaines et même des milliers devant ou derrière les chars allégoriques.PHOTO AP Après avoir assisté à la messe en l'église Saint-André, mercredi matin, il a prêté le serment d'allégeance à la confrérie des boulangers, à titre de frère-porteur.C'est à dos d'homme en effet qu'on porte les «chars allégoriques», de lourdes plates-formes pesant plusieurs tonnes, précédées et suivies de centaines voire de milliers de frères-pénitents, vêtus de tuniques et de cagoules, portant les cierges géants ou les croix de bois.(Avec chacune un char pour le Christ et un pour la Vierge, la soixantaine de confréries se relaient, jour et nuit, dans les rues de Seville, où l'église c'est la ville toute entière, du dimanche des Rameaux au dimanche de Pâques.) Le Canadien figurait, mercredi et vendredi, dans l'équipe des 45 porteurs d'une des plates-formes (on appelle pasco ces chars allégoriques, richement sculptés, couverts de feuilles d'or et surmontés de dais) des boulangers.Tout un honneur, car Gary est le premier étranger à devenir frère d'une confrérie de Seville.Il vient de vivre l'expérience la plus chargée d'émotions de sa vie.«C'est bouleversant, c'est bouleversant», répètc-t-il sans cesse.Il raconte comment il a pleuré lorsque des frères porteurs l'ont secouru durant les moments les plus difficiles de la longue procession.«le viens de vivre une incroyable expérience de fraternité et de solidarité humaine.Pour certains c'est une expérience religieuse, mais pour tous c'est le coeur de l'identité sévillane.Dans l'équipe, il y avait des médecins, des avocats, des pompiers, des balayeurs de rue et des chômeurs.Les confréries constituent le ciment, la cohésion et le coeur de Seville », racontait Gary, après sa première nuit sous la plateforme.Gary, que les gens réclamaient le long du parcours des boulangers, songe sérieusement à s'installer à Seville après l'Expo, où il avait accepté un contrat d'un an avec le ministère canadien des Affaires extérieures.Contrairement au Canadien néophyte, le Sévillan losé Maria Linares est un vétéran et un expert du monde des fraternités.Médecin de son état, il est propriétaire du bar-temple Solera et toubib officieux de deux des plus importantes fraternités de Seville: la Macarcna et les Pa-naderos.Les brûlures et les maux de dos des porteurs, les coupures aux pieds des «nazaréens» (les pénitents) qui vont souvent pieds nus, les évanouissements provoqués par la fatigue.un médecin est toujours bienvenue dans le cortège de la pénitence.«La semana santa, c'est une explosion d'émotions.Les nuits de jeudi à samedi sont les nuits de Seville, les nuits de la magie et de l'ensorcellement total», a raconté le frère-docteur, pendant des heures, dans un café faisant face à la Madarena, un bijou de basilique.Pour |osé Maria, les fraternités de VOIR SEVILLE EN A2 La Presse ne sera pas publiée demain, lundi de Pâques Ouvert ou fermé?Page A3 Sommaire \t Annonces classées\t \tB10 à &14 \t.B14 emplois.\tB14 et B15 automobiles.\tB15 propositions d'affaires.B9\t Bandes dessinées\t.B16 \tC12 et C13 Êtes-vous observateur?.B10\t Feuilleton.B11\t \t.B12 \t.B15 Le monde.B5\t Livres .\u2022\u2022\u2022.\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022*\u2022\u2022\u2022\u2022.\u2022\u2022\u2022.\u2022 Cahier C\t Arts et spectacles.\tC7àC11 cine-horaires.\tC10et C11 \t.C9 \t.A4 \t.B13 Cahier sports\t .\t LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 19 AVRIL 1992 L affaire Paul Touvier provoque une violente indignation LOUIS03.ROD IT AILLE collaboration spéciale PARIS n France, la decision de la Cour d'appel de Paris a provoqué toute la semaine dans les médias et la totalité de la classe politique ( Front national mis à part) une violente indignation qui a peut-être surpris les magistrats eux-mêmes.Quand le président se dit «surpris», le premier ministre «stupéfait» d'une décision solennelle des tribunaux, cela devient une affaire politique.La justice française, à qui l'on reproche parfois (à tort ou à raison) son manque de séparation claire avec le pouvoir politique, a cette fois fait preuve d'un beau courage (à moins qu'il ne s'agisse simplement d'inconscience ).mais elle a choisi son terrain.A l'étranger \u2014 et surtout dans des pays «sensibles» comme Israël ou l'Allemagne \u2014 le non-lieu rendu lundi après-midi à l'endroit du chef de la Milice de Lyon pendant l'Occupation, Paul Touvier.a été plus que mal reçu, même si personne n'avait sous la main les 215 pages d'attendus qui composent l'arrêt des magistrats.Touvier étant considéré comme un responsable de premier plan des arrestations de juifs, des tortures et déportations, en 1943-44 dans la région lyonnaise, on devine la réaction israélienne.Les Allemands, de leur côté, constatent que, ces dernières années encore, ils ont mis en accusation et condamne des responsables nazis allemands, alors ;i>;cs de plus de 75 ans.Un revanche, disent-ils, les I rançais ont fait un procès en bonne et due forme au responsable regional de la Gestapo de Lyon.Klaus Barbie, en 1987.mais, après l'immédiate api cs-guerre, n'ont plus jamais poursuivi leurs propres «collabos» et tortionnaires, même quand les mêmes accusations de crimes contre l'humanité pesaient contre eux.Précisons, comme le disait l'historien René Rémond cette semaine, que l'épuration anti-collabos menée à la Libération fut passablement sanglante en France, et que tous les responsables nationaux, régionaux et locaux qu'on attrapa finirent devant le peloton d'exécution.Avec les dérapages et les excès qu'on peut imaginer.Mais, après 1947 en gros, il n'y a plus eu de procès ou d'actions engagés contre ceux qui auraient passé au travels du filet.On dira: il n'en restait presque plus; mats les grands chefs nazis survivants n'étaient pas si nombreux non plus.Si l'on a continué à pourchasser des criminels nazis allemands jusque dans les années 80, pourquoi ne pas poursuivre également des criminels nazis.français?Dans cette catégorie, il y a depuis des années trois dossiers de justice en cours pour crimes contre l'humanité.Celui d'un ancien ministre gaulliste, Maurice Papon, accusé d'avoir signé des ordres de déportation de civils juifs de Bordeaux en tant que haut fonctionnaire, du régime de Pétain ; celui du secrétaire général de la police de Vichy, René Bousquet, organisateur de la grande ra- PARIS FRANCE fie du Vel d'Hiv de l'été 1942.Celui, enfin de Paul Touvier qui, à 25 ans, s'est retrouvé à Lyon chef de la Milice, l'une des organisations les plus sinistres de la Collaboration française, chargée de traquer la résistance, de rafler les otages pour les Allemands et en gros de seconder la Gestapo dans ses oeuvres diverses.Si la fonction publique et la police de Vichy peuvent, après coup, bénéficier de l'ambiguïté de leurs activités, les adhérents de la Milice étaient des volontaires, recrutes dans les bas-fonds: des tueurs et des truands plutôt que des idéologues.Mais leur chef Joseph Dar-nand avait prêté un serment personnel de fidélité à Hitler \u2014 et Touvier était un proche de Darnand.Dans la confusion de l'après-guerre, Touvier, qui bénéficie d'étranges sympathies à Lyon, notamment dans les milieux administratifs ou ecclésiastiques, réussit à disparaître.Il est condamné à mort par contumace en 1947 pour haute trahison, est caché avec sa famille dans divers monastères.Dix, douze ans plus tard, on l'a généralement oublié.En 1967, sa condamnation pour crimes de guerre est prescrite \u2014 car ce n'est qu'en 1963 que les pays occidentaux créent la notion de «crime contre l'humanité», imprescriptible.En 1967, le souvenir de la guerre s'éloignait.Touvier aurait pu couler des jours tranquilles, de préférence à bonne distance de Lyon.Cela ne lui suffisait pas: il voulait sa réintégration dans ses droits civiques (propriétés, héritage, etc.).Vu ses étonnantes et puissantes protections (ecclésiastiques toujours), il obtient en douce une grâce présiderr t ici le totale de Georges Pompidou en 1971 \u2014- au nom de !a «réconciliation nationale».Mais cette grâce est révélée par une fuite l'année suivante, et «l'affaire Touvier» commence.L'avocat Charles Libman, notamment, entame une longue procédure pour le faire inculper à nouveau de crimes contre l'humanité.Touvier a de nouveau plongé dans la clandestinité (religieuse).Sept ans plus tard, en 1979, un dossier d'instruction est ouvert.Cela traîne jusqu'en 1988, année de l'arrestation de Touvier dans un prieuré intégriste de Nice.Inculpation en mai 1991 de six crimes contre l'humanité, exécution de civils juifs, complicité de massacres, etc.Les conclusions rendues publiques lundi dernier par la Cour d'appel de Paris, onze mois après son inculpation en bonne et due forme, met lent vraisemblablement un terme à cette longue traque, les trois magistrats ont décidé que Touvier n'irait pas à son procès, faute de motifs suffisants.C'est un non-lieu, à un stade équivalent à l'enquête préliminaire, en droit anglo-saxon.Sur les cinq premières charges, disent les magistrats, il n'y a pas de preuves suffisantes.Sur la sixième (exécution d'otages civils juifs), il y a des preuves, mais il s'agit de «simples» crimes de guerre, donc prescrits.C'est là la partie la plus «stupéfiante» de ce long arrêt: quand les miliciens français exterminaient les juifs ou les faisaient déporter, ils n'obéissaient pas à une vraie «idéologie» organisée car, selon les magistrats.Vichy n'avait pas une telle idéologie, mais gouvernait au coup par coup.Bref les complices français des nazis, même les plus déclarés et les plus sanguinaires, n'avaient rien à voir avec les nazis eux-mêmes: c'étaient en quelque sorte des «soltais perdus», coupables d'excès.À ce compte, aucun collabo d'aucun pays européen n'était passible de Nuremberg et pour être «criminel contre l'humanité», il faut avoir eu la nationalité allemande.Au moment du procès Barbie, Simone Veil \u2014 qui fut déportée à Auschwitz à douze ans \u2014 exprimait des réserves sur l'utilité des procès de nazis, si longtemps après les faits: les témoins avaient disparu, et la « minceur » des accusations risquait de «banaliser» l'horreur de l'Holocauste.Apropos de Touvier, on a la réaction de s'étonner, en effet, de la minceur du dossier d'accusation: seulement six crimes pour un tel «monstre», aujourd'hui un vieillard?En réalité, il y a exactement le même genre de faits reprochés qu'à Barbie, lui-même vieillard malade à son procès.Mais avec celte circonstance aggravante: Klaus Barbie pouvait toujours invoquer le fait que c'était la guerre et qu'il avait fait des monstruosités par patriotisme.Paul Touvier en a fait autant que lui, et sans même avoir ce semblant d'excuse.D'où ce gros malaise: si la justice blanchit Touvier, faudra-t-il accorder un non-lieu posthume à Klaus Barbie?BUSH pris à partie Des activistes de la lutte contre le sida se sont allongés hier sur la route menant à la maison d'été du président Bush à \u2022 Kennebunkport, dans le - Maine, pour manifester contre la politique du gouvernement américain au sujet de cette maladie.PHOTO AP \u2022n,' ¦!¦ ¦¦.Grande Grille! B La Grande Grille est là, dans le cahier Sports.Ceux qui ont en main le cahier spécial de La Presse sur les jeux Olympiques la trouveront facile; les autres devront sans doute chercher un peu plus les solutions.La date-limite pour participer au concours est le 19 mai.La solution sera publiée le vendredi 22 mai.Les noms des gagnants paraîtront le 29 mai.«L'affaire des dissidents est close», m dit Se ministre Wilson en Chine Presse Canadienne Correction ¦ Contrairement à ce que nous avons écrit hier, les marchés Atwater et Jean-Talon sont ouverts au public aujourd'hui et demain.Seuls certains commerces situés à l'intérieur des marchés sont fermés aujourd'hui, mais ils seront ouverts demain.La Presse s'excuse de l'erreur.PEKIS ¦ Le ministre canadien du Commerce extérieur, Michael Wilson, a amorcé, hier, une visite de cinq jours en Chine, au cours de laquelle il tentera de raviver les liens économiques entre les deux pays.11 s'agit de la première visite en Chine d'un ministre canadien depuis l'expulsion, en janvier dernier, de trois députés de la Chambre des communes qui avaient rendu visite à des familles de dissidents chinois.«Je pense que l'incident est clos», a estimé M.Wilson à son arrivée à l'aéroport de Pékin.Le ministre a cependant indiqué qu'il aborderait la délicate question des droits de la personne lors de ses rencontres avec ies autorités chinoises.Apres l'expulsion du député néo-démocrate Svcnd Robinson, La Quotidienne tirage de samedi à trois chiffres à quatre chiffres 545 8345 ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert du hindi au vendredi de 7h à 17h SO.samedi et dimanche de 7 h a 11 h PROMOTION 285-7100 COMPTABILITÉ Grandes annonces 285-6892 Annonces classées 285-6900 RÉDACTION 285-7070 ANNONCES CLASSEES Commandes ou corrections lundi au vendredi de 8 h 30 a 17 h30 285-7111 GRANDES ANNONCES Détaillants 285-7202 National.T^.285-7306 Vacances, Voyages 285-7265 Carrières et professions, nominations i f A PRESSE est oubliée par LA PRESSE LTEE, 7.rue Sa»nt-JacQues.Montreal H2Y1K9 Seule la Prt^se Canadienne est autorisée a diffuser les informations de lA PRESSE et celles des reprices de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particuieres a LA PRESSE sont également réservés \u2022 Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement: numéro 1400» Port de retour garanti.CUSPS003692) Champlaln N.Y.12919-1518.REKSCIGNEMENTS 285-7272 i- Lî DIMANCHE 19 AVRIL 1992 16-7-01 -I I I I _J LES ANNONCES CLASSÉES m 4 F» ?285-7111 de la libérale Berryl Gaffney et du conservateur Geoff Scott, la ministre des Affaires extérieures, Barbara McDougall, avait indiqué que le gouvernement canadien maintiendrait des relations prudentes avec la Chine.C'est le ministre de l'Agriculture, Bill McKnight, qui avait étéle dernier ministre canadien à visiter la Chine, en octobre dernier.A ce moment, les autorités chinoises avaient rejeté du revers de la main les inquiétudes canadiennes transmises par le ministre à propos des droits de la personne.Selon Pékin, il s'agissait d'affaires intérieures qui ne regardaient que les Chinois.Des centaines, voire des milliers de Chinois associés au Printemps de Pékin, en 1989, sont toujours emprisonnés un peu partout dans le pays.Le mouvement en faveur d'une démocratisation du régime communiste en Chine avait suscité beaucoup d'espoir dans le monde mais les autorités chinoises avaient tot fait de l'écraser en appelant l'armée à la rescousse.Le périple du ministre Wilson comprendra une rencontre avec les responsables du commerce ex-térier- à Pékin et Shangai, et un téte-à-téte avec le maire de Shangai.Il en profitera aussi pour parapher officiellement trois ententes commerciales distinctes conclues par des entreprises canadiennes et chinoises.La délégation canadienne compte aussi des représentants de 20 entreprises dans des secteurs comme les télécommunications, l'ingénierie, la construction et l'industrie aérospatiale.La présence des entreprises canadiennes en Chine est toujours minime, avec seulement une vingtaine de représentants commerciaux et financiers installés à Pékin.La Chine est le sixième marché en importance pour les exportations canadiennes \u2014 1,8 milliard l'an dernier vers ce pays.Pour Landry, Bourassa fait preuve de mépris RICHARD HÉTU ¦ En avouant au quotidien français Le Monde son intention de tenir un référendum sur les offres d'Ottawa plutôt aue sur la souveraineté, Robert Bourassa prouve qu'il est non seulement erratique mais aussi autocratique, a estimé le vice-président du Parti québécois hier.Selon Bernard Landry, «durant tous ces longs mois depuis le Lac Meech», le premier ministre du Québec n'a jamais eu une idée précise quant à la façon de mener la barque constitutionnelle, préférant «naviguer au hasard».Avec ses propos au journal Le Monde, a précisé M.Landry, M.Bourassa «en fait lui-même la preuve».Le vice-président du Parti québécois a ajouté que les déclarations de M.Bourassa montraient aussi son «mépris» pour la Commission Bélangcr-Campcau, «sur laquelle tout le Québec s'est penché», a-t-il précisé, de même que pour le rapport Allaire, qui représente la position du Parti libéral dans le dossier constitutionnel.Même s'il possède la majorité nécessaire pour amender la loi 150, qui prévoit la tenue d'un référendum sur la souveraineté au plus tard le 27 octobre 1922, M.Bourassa devra payer un prix po- litique «très élevé» pour son attitude d'«autocrate» et sa démarche «erratique», a estimé M.Landry.Quant à la possibilité que M.Bourassa puisse revenir sur ses déclarations au Monde s'il juge la réaction de la population trop négative face A la tenue d'un référendum sur les offres d'Ottawa, M.Landry ne veut même pas y penser.«Est-ce qu'on peut accepter qu'un chef d'Etat joue à ce point avec les nerfs de ses électeurs?» a demande M.Landry.Guy Chevrette, leader de l'opposition et députe de loliettc, a pour sa part déclaré que l'intention de M.Bourassa de faire porter sur les offres d'Ottawa un futur référendum représentait un «grave danger» pour le Québec.«Il (le premier ministre) serait prêt à faire voter n'importe quoi, même au détriment des demandes traditionnelles du Québec», a déclaré M.Chevrette.Chez les libéraux, les déclara-lions de Robert Bourassa au journal Le Monde ont été accueillies avec circonspection par ceux qu'on identifie a l'aile nationaliste du parti.« le ne pense pas que ce soit un engagement formel», a déclaré Mario Dumont, président de la Commission leunesse du PLQ.9 SUITE DE LA UNE ENTREVUE Bourassa exclut la souveraineté du référendum M.Bourassa a répété que les propositions fédérales devront respecter «trois points très importants» .Il faudra, selon lui: que les offres reprennent la substance de l'accord du lac Meech; que le nouveau partage des pouvoirs permette un fédéralisme plus efficace; que, sur les autres objectifs de la réforme constitutionnelle (charte sociale, renforcement de l'union économique, réforme du Sénat), les pouvoirs du Québec ne soient pas réduits.«Dans notre contexte nord-américain, avec les valeurs communes que nous avons avec le reste du Canada, ajoute le premier ministre, il faut partager la souveraineté.On peut certainement bâtir un Québec très dynamique sans détruire le Canada (.) Le Ouébec a le droit à l'autodétermination.Mais est-il dans son intérêt de l'exercer?» D'autant plus, selon lui, que «le Québec existe» sur la scène internationale et qu'il est respecte.«11 a une force économique.Il perçoit lui-même la majorité des impôts.Nous avons un drapeau et des diplomates québécois.Alors, c'est quoi la souveraineté?» Parlant de l'intégration européenne, M.Bourassa a estimé qu'elle allait «dans le sens de l'Histoire» et qu'elle était «une des grandes réussites de l'Humanité».Il a également souligné que s'il existe des «résistances» aux transferts de souveraineté, «on s'y rallie finalement, même en Angleterre».«En Europe, on n'aime pas le mot 'fédéral' (il a fallu l'exclure des accords de Maastricht) mais on est prêt à accepter l'union monétaire, sous certaines conditions» , a indiqué M.Bourassa.?fi SEVBLLE La retraite de la «semana santa» avant d'entrer dans l'aventure d'Expo 92 la rue représentent le coeur même de Seville, «l'aimerais mieux être 'frère supérieur' de la confrérie de la Macarena que maire de Seville et la plupart des Sévillans vous diront la même chose.Seville n'est pas une ville comme les autres, c'est une grande 'fraternité' (hermandad).Seville ne peut bouger que par le sentiment, surtout le sentiment religieux qui explose durant la semaine sainte.» «11 est parti le bon docteur», faisais-je remarquer au contact qui m'avait présenté José Maria.\u2014 C'est toute Seville qui est déconnectée de la réalité telle que nous l'entendons, me répondait l'étrangère, tombée amoureuse elle aussi, de la chaude Andalousie.Folkloriques et performantes dans la rue, les confréries n'en relèvent pas moins de l'Église catholique qui leur assigne chacune un directeur spirituel.L'archévê-que de Seville, Carlos Amigo, a même émis de nouveaux règlements et des mises en garde à l'endroit du monde des fraternités.C'est donc à Mgr Amigo \u2014 quel beau nom pour un pasteur \u2014 que nous avons fait appel pour comprendre le fin fond de l'affaire.Entre deux cérémonies religieuses du Vendredi saint, le franciscain \u2014 le fait d'être rattaché à l'ordre de saint François l'aide sans doute à comprendre les extravagances andalouses \u2014 a commencé par une confession.«11 est bien délicat pour un étranger comme moi, surtout un fils de la vieille Castillc, de pénétrer dans l'intimité des Andalous, des Sévillans en particulier.«Vous me demandez si les processions de la semaine sainte sont toujours des manifestations religieuses.Oui, à la manière de Seville.Auparavant, j'étais évêque au Maroc \u2014 il en a rapporté une bonne maîtrise du français \u2014 et là aussi la foi avait des accents différents.Le même texte ne veut pas dire la même chose selon qu'il est dit avec l'accent de Seville, de Rome ou de Rabat.C'est pourtant le même sentiment religieux qui éclate dans la vie des hommes durant la semaine sainte.» Mgr Amigo a tout de même demandé aux confréries de poser certaines conditions à l'admission des membres \u2014 une sorte de petit noviciat \u2014 et les a forcées à s'ouvrir aux femmes, dans un règlement édicté en 1989.Ce n'est cependant pas demain la veille que ce vieux monde d'hommes, vieux comme les corps de métier du Moyen-âge, laissera les femmes entrer dans l'univers des plates-formes.La révolution ne se fera probablement pas avant que l'Église catholique n'ait elle-même permis aux femmes d'accéder à l'autel.Hier midi, dans le petit village de San |uan de Aznalfarache, en face d'Expo 92, près d'un vieux monastère franciscain du XVIIe siècle converti en hôtel, les jeunes jouaient à la procession.Ils s'étaient fabriqués une plate-forme que portaient les gars, tandis que les filles suivaient avec des bouteilles d'eau et des serviettes pour éponger la sueur de leurs hommes, comme dans la vraie vie à Seville.Demain, |uan Carlos, un roi sans couronne et sans trône, et Felipe Gonzales, un socialiste sans credo et sans lutte de classes, proclameront l'ouverture de l'Expo 92, le rendez-vous des découvertes et de la post-modernité.Ce sera le signal de l'approche du XXIe siècle pour Seville, encore toute imprégnée d'un semaine sainte baignant dans le Moyen-âge.Une invitation à sauter danss le nouveau siècle, le plus grand bond jamais fait par une ville dans l'histoire des hommes.D ATTENTAT Lockerbie: un coup syrien contre la CIA \u2022 éléments permettant de penser qu'Ahmed Jibril est véritablement impliqué dans l'attentat, plutôt que les deux Libyens en question.Il y a trois jours, le Conseil de sécurité de l'ONU a imposé un embargo aérien et militaire à la Libye parce qu'elle refusait d'extrader deux de ses ressortissants mis en cause par les États-Unis et la Grande-Bretagne.Time rejette la responsabilité de l'attentat sur Al Khassar, qui aurait été autorisé à introduire de la drogue aux États-Unis en échange de sa collaboration pour obtenir la libération des six otages américains détenus au Liban.Selon Time, les six agents des services anti-terroristes de la CIA conduits par le colonel Charles McKee, avaient eu vent de la situation qu'ils jugeaient dangereuse et se rendaient à Washington pour faire un rapport.Ahmed libril, chargé de venger l'attentat de l'Airbus iranien abattu en 1988 par le USS Vin-cennes, avait réussi à convaincre Al-Khassar de l'aider à poser une bombe à bord d'un vol transatlantique américain, indique le magazine.Jibril, sachant ses opérations menacées, aurait alors choisi le vol 103 de la Pan Am, parce que l'équipe du colonel McKee se trouvait à bord.l ) LA PRESSE.MONTRÉAL.OIMANCHE 19 AVRIL 1992 La colère gronde chez les détenus à Bordeaux MARIE-FRANCE LÉGER ¦ Vendredi soir, 187 détenus de l'aile D de la prison de Bordeaux ont refuse de réintégrer les cellules pour protester contre les conditions de détention.À cause du manque de place, certains d'entre eux ont été obligés de dormir dans le dortoir du sous-sol.Une situation qu'ils jugent inacceptable.Appelés sur les lieux vendredi soir en cas d'émeute, une cinquantaine de policiers de l'unité d'urgence de la Sûreté du Québec ont fait le pied de grue à l'extérieur de la prison entre minuit et 5h du matin.Tout s'est terminé dans le calme, les détenus ayant finalement passé la nuit sur des matelas par terre, dans les corridors.La direction a fait appel aux policiers car c'est la sixième fois en 12 jours que les détenus font valoir leurs revendications.«Hier soir ( vendredi ), les détenus montraient plus de signes d'agressivité que les autres fois.On a jugé bon d'avertir la SQ», a déclaré le directeur de Bordeaux, Arthur Fauteux.Les détenus de l'aile D, le secteur d'accueil de la prison, ne veulent pas dormir à plusieurs dans la même salle.Ils refusent surtout de côtoyer les détenus «de protection» qui sont habituellement logés à l'écart des autres dans le sous-sol.«Ils estiment qu'ils sont trop nombreux et ne veulent plus qu'on les installe dans le sous-sol.A cause de ça, ils ont dormi trois fois par terre sur des matelas.Mais depuis, on s'est servi de 96 autres cellules disponibles dans le bâtiment G pour les loger.Hier soir, ils étaient 987 détenus pour 1013 places.Donc, tout va bien» a souligné M.Fauteux.La plupart des détenus de Bordeaux, un pénitencier où ils purgent des peines de deux ans et moins, ont chacun leur cellule.Mais il existe un dortoir de 24 lits au sous-sol et deux autres dortoirs de 10 et huit places au deuxième étage.«Aujourd'hui, on essaye de trouver d'autres places ailleurs qu'au sous-sol.On espère réparer quelques cellules brisées pour ce soir (hier soir)», a indiqué Arthur Fauteux.Un paisible concierge de bar est abattu par des voleurs MARIE-FRANCE LÉGER ¦ Afin de s'emparer des recettes d'une soirée dansante, des voleurs ont abattu un paisible concierge de 64 ans, hier matin, à Laval, vraisemblablement d'une balle à la tète.Le corps de Marcel Perreault a été découvert par son fils, vers 7h, dans l'arrière salle du bar Mimi, situé au 117 boulevard des Lau-rentides, un établissement où le sexagénaire venait faire le ménage tous les matins.Le fils de la victime, Robert Perreault, également employé du bar, a laissé éclater sa douleur au bout du fil: «C'est révoltant.C'est une chose qui ne devrait pas arriver.Tuer un homme comme ça, de 64 ans.|c ne connais pas le degré de satisfaction de ces gens-là ( le ou les meurtriers) mais j'aimerais savoir où ils sont rendus dans leur petit c.de trip, je ne Trafiquants arrêtés ¦ La Sûreté du Québec de Lon-gueuil a saisi vendredi soir, dans un logement de la rue Bellerose, 149 grammes de cocaine évalués à 112 000 $ et arrêté un homme de 41 ans et une femme de 44 ans.L'escouade du crime organisé de la SQ, assistée de la Sûreté municipale de Longueuil, a perquisitionné le logement vers 21 h.Outre la cocaïne, les policiers ont découvert une somme de 1159 S et des susbtanccs «de coupe» servant à augmenter la quantité des stupéfiants.Les deux suspects ont comparu hier au Palais de justice de Longueuil sous divers chefs d'accusations.La Sûreté a aussi arrêté vendredi après-midi une femme de 47 ans dans un domicile de la rue La-naudière, à Montréal, après la découverte de diverses quantités de haschisch, cocaine et marijuana d'une valeur totale de 17 450 S.peux pas continuer sinon je vais dire des choses que vous ne pourrez pas écrire dans votre journal.» Les autres employés, avec lesquels travaillait Marcel Perreault depuis quatre ans, étaient tous anéantis par ce crime odieux.Le patron, Camille Pouliot, était sous le choc.M.Perreault était un homme tranquille, a-t-il raconté, et père de cinq enfants.«C'était un bon monsieur.Il faisait le ménage tous les matins à partir de 6h.Son fils l'a trouvé dans le backstorc», a-t-il indiqué d'une voix tremblante, sans pouvoir s'expliquer les raisons qui ont poussé les meurtriers à agir avec autant de violence.Le lieutenant-détective Marc Deniers, de l'escouade des crimes contre la personne de la police de Laval, a souligné que le meurtre a eu lieu exactement à 6h42, sans toutefois révéler comment il connaissait l'heure du drame avec autant de précision.«Si je vous le disais ça pourrait nuire à mon enquête.Ce que je peux dire c'est que la victime a essayé de se défendre.Il y a avait des marques de bagarre quand nous sommes arrivés sur les lieux», a-t-il dit.Les enquêteurs ont remarqué des traces de combat dans la flaque de sang laissée par la victime.Des objets ont aussi été déplacés.«Sa blessure a l'arrière de la tète ressemble à celles qui sont provoquées par balle.D'après un premier examen, la victime aurait été frappée sur le corps à l'aide d'un objet», de dire M.De-mers.La police n'a pas retrouvé de balle ni de douille.Ni aucun objet ayant pu être utilisé comme arme par les voleurs.Ceux-ci ont fouillé l'intérieur du bar pour s'emparer du butin, dont le montant n'a pas été révélé.Le patron ne gardait pas ses recettes dans le tiroir-caisse mais les dissimulait dans une cachette qu'il croyait sûre.Week-end et lundi de Pâques 20 avril Accident mortel ¦ Un motocycliste de 25 ans a Serdu la vie, tôt samedi matin, à ointe-Claire.Francis Massy, un résidant de Montréal, est allé s'écraser avec son engin, vers minuit 15, devant le 234 Lakeshorc.Le passager qui l'accompagnait a été blesse.Les bibliothèques et les maisons de la culture sont fermées.Le Jardin botanique, l'Insectarium et le Planétarium.La chapelle historique du Bon Pasteur sera fermée les dimanche et lundi.Les banques et caisses populaires, les grands magasins, la Société des alcools et Bell Canada seront fermés lundi.Les bureaux de poste et les bureaux des Gouvernements du Québec et du Canada, ainsi que ceux do Loto-Québec sont fermés lundi.Les bureaux de la Ville de Montréal, y compris les bureaux d'Accès Montréal, la Bibliothèque centrale, la Cinémathèque et la Phonothèque, le complexe sportif Claude-Robillard, le centre Gadbois et le centre Pierre-Charbonneau, les piscines Sophie-Barat, Gadbois, Hochelaga-Marquette.Rivière-des-Prairies, Centre du Plateau, les arenas, le terrain de golf et les courts de tennis, les centres d'activités de loisirs.(Pour obtenir plus de renseignements sur les sen/ices offerts par le service des loisirs de la Ville, on peut téléphoner au numéro: 872-6211) \\ La collecte des ordures ménagères se fera comme d'habitude le lundi, ainsi que la collecte sélective des déchets dans les quartiers de Pointe-aux-Trembles et de Notre-Dame-de Grâce.,vl»AM*K k fe ?:/a is t-*vRt W^f» \"yrr1 ^^HHR9 \u2022', ^MElaaaaaaaTOSSI Tous les jours jusqu'au 24 avril 1992.les noms de 10 abonnes seront publies et ceux-ci gagneront automatiquement ces deux quides de vacances au Quebec.Là Valeur totale des prix offerts est de 2154$.Les règlements du concours sont disponibles à La Presse.VeuHiez accorder un délai de livraison de quatre semaines abonnés ont des avantages l Abonnez-vous dès-maintenant au 285-6911 ft LES ÉDITIONS DE LHOMME L * * _ * r i JOUEZ GAGNANT! VOŒTf \\ CANADIAN OUCANCB* 1 SOOFTY » I C i OUT HCC ;A1Ï)EZ-N0US A VAINCRE LE CANCER Z.e père Valère, serviteur des malades JULES BÉLIVEAU ¦1 ressemble, avec sa barbe fournie et presque blanche, à un prophète des temps bibliques.Ou à l'un ou l'autre des douze apôtres des Évangiles.Ou à un de ces itinérants que l'on voit aujourd'hui errer dans nos villes.Mais à bien y penser, il est peut-être tout cela à la fois.Ceux qui connaissent l'abbé Valère Dubé l'appellent «le père Valère».Ou parfois, tout simplement, «Valère».Ses lieux de prédication (mais il prêche le plus souvent sans faire de grands sermons), cTapostolat et d'itinéran-ce, ce sont les corridors, les chambres et la chapelle de l'hôpital Saint-Charles-Borromée, à Montréal, où il est aumônier depuis tout près de 29 ans.L'hôpital Saint-Charles-Borromée, vous connaissez?Il s'agit d'un de ces hôpitaux où les résidents, souvent oubliés de tous, sont parmi les personnes les plus démunies de la terre: grands paralysés, quadraplégiques, corps tordus par toutes sortes de maladies, parfois infirmes jusqu'à n'en plus pouvoir parler, ils vivent dans un monde de fauteuils roulants, de lits roulants, de dépendance aux soins que leur prodiguent les membres du personnel infirmier et de l'attention que leur portent leurs rares visiteurs.«Nos seigneurs les malades», dit le père Valère.L'aumônier de Saint-Charles-Borromée aimerait tellement que tout le monde le comprenne: les plus grands malades, même ceux dont les yeux semblent éteints, ceux qui ne peuvent plus articuler un seul mot, ceux qui râlent au lieu de parler, ceux qui bavent et ceux qui ne sont pas beaux, sont tous des êtres humains.Et la plupart d'entre eux sont bien conscients de leur état, tout autant qu'ils sont conscients du malaise, de la repulsion et de la pitié qu'ils inspirent parfois.«Ce n'est pas de pitié dont ont besoin nos malades, lance soudain le père Valère, mais d'amour.» Et le prêtre, qui parle habituellement avec la plus grande douceur, devient presque dur lorsqu'il évoque l'abandon par leur famille de plusieurs résidents de Saint-Charles-Borromée.«Des gens, souligne-t-il, disent que ça leur fait trop mal, que ça leur fait trop de peine.Mais c'est de la paresse! Quand on aime quelqu'un, qu'il soit tout croche ou pas croche, on ne se fatigue pas d'aller lui rendre visite.Si vous êtes à l'hôpital pendant une semaine ou 15 jours, vous allez recevoir des fleurs puis du chocolat.Mais ne soyez pas là pendant un an ! » Lorsqu'il a mis les pieds pour la Première fois à Saint-Charles-orromée et lorsqu'il a été nommé\u2014 à sa demande \u2014 quelques mois plus tard aumônier de cet hôpital en 1963, le père Valère n'avait pas encore percé le mystère de la souffrance humaine.Il avoue qu'il n'y est pas parvenu davantage aujourd'hui.Mais il avait alors et a toujours conservé depuis le vif désir de servir «le peuple de Saint-Charles».Le père Valère est bien placé pour savoir qu'«on ne s'habitue jamais à la souffrance des malades».Il se souvient également qu'au début, n'en pouvant plus de voir des personnes âgées et impotentes pleurer de désespoir, il lui est arrivé a plusieurs reprises de s'esquiver dans sa chambre pour aller vomir.«C'était très dur, dit-il.Mais avec le temps, je suis parvenu à me contrôler.Au fond, c'était la situation que je vomissais.Four moi, ce n'était pas possible que tant de monde soit abandonné puis massacré comme ça.Ce n'était pas possible.» Aujourd'hui, des malades souffrent toujours à Saint-Charles-Borromée.Ils y sont passablement moins nombreux \u2014 281 comparativement à plus de 400 il y a 20 ou 30 ans.Ils y sont aussi, en moyenne, relativement plus jeunes.Mais depuis l'arrivée du pere Valère dans cet hôpital, beaucoup de malades y auraient, maigre tout, repris goût à la vie.C'est un ancien de cette institution, Raymond Dumais.qui affirme que le père Valerc est devenu «l'âme de Saint-Charles-Borromée ».D'autres ont rendu hommage au pere Valère, dont Claude Bru-net, qui est décédé il y a quelques années après s'être rendu célèbre autant par ses batailles acharnées en faveur des personnes malades et handicapées que par la profondeur de sa foi religieuse.«|e pense, avec beaucoup d'autres malades, ainsi que leurs parents et amis et de nombreux aides-bénévoles, que notre aumônier fait un travail des plus précieux et pour le Royaume de Dieu et pour la communauté humaine», a écrit un jour Claude Brunet.Et celui-ci a ajouté : « Je pense que nous avons encore beaucoup a recevoir (et à partager avec toute l'Église) de sa disponibilité de pasteur et de sa compréhension des malades, même de ceux qui ne peu- l.PHOTO JEAN-WES LErOURNEAU.U Prvae Le père Valère en compagnie de Claude Messier, qu'il appelle «notre petit poète».vent pas parler, de ceux qui ne peuvent voir ni entendre, de ceux qui ne sont apparemment pas lucides, de ceux que la souffrance a rendus méconnaissables et parfois insupportables, mais en qui le visage de Jésus ressuscité ne cesse d'être lumineux et éloquent.» Ce que le père Valère a fait, c'est entre autres choses de permettre à des résidents de Saint-Charles-Borromee désirant le faire de recevoir la communion tous les jours plutôt qu'une seule fois par mois.Ce qu'il a fait, c'est également de prendre le temps de causer avec tous les malades, ne tenant jamais pour acquis que l'un ou l'autre ne comprenait pas ses paroles malgré toutes les apparences contraires.Le père Valère a aussi mis sur pied la Diaconie de Saint-Charles-Borromée.constituée à l'origine de plusieurs dizaines de jeunes ayant accepté de servir aux «deux tables» de l'hôpital : la table liturgique de l'autel et la table domestique des malades, qui est leur lit ou leur fauteuil roulant.L'aumônier de Saint-Charles-Borromée a aussi, avec l'aide bénévole de l'architecte Roger D'Astous, donne des formes attrayantes et des couleurs a ce qui était probablement la pièce la plus déprimante de l'hôpital: la chapelle.Cet endroit, avec ses plantes, ses aquariums dans lesquels nagent des poissons magnifiques (dont trois requins nains!), ses oiseaux, son coq bien vivant, son carillon de quatre cloches, sa voûte lumineuse faite de grosses lampes en tissu coloré, ses statues et autres oeuvres d'art admirables, son baptistère et son autel vers lequel tout converge, est effectivement remarquable.Si le père Valère est l'âme de Saint-Charles-Borromée, dit à ce propos Raymond Dumais, la chapel le en est le coeur ! » Le père Valère, lui, a déjà expliqué, lors d'un congrès d'aumôniers d'hôpitaux, pourquoi il lui semblait non pas utile ou important, mais nécessaire que la chapelle d'une institution hospitalière soit aménagée avec autant de soin que celle de Saint-Charles-Borromée et abrite même des spécimens de la création chantant la gloire de Dieu.«A-t-on idée, disait-il, du casse-tête d'avoir dans une même salle 10 ou 12 patients qui font jouer simultanément leur poste de radio ou de télévision?A-t-on idée de ce que cela représente de vivre continuellement entre quatre murs sans jamais respirer la pleine nature et pouvoir admirer ses beautés?Quant à moi, je n'y survivrais pas si ce n'était cette journée de congé par semaine, qui me permet de me refaire et de revenir dans mon milieu pastoral avec plus de joie.» Le père Valère parle volontiers de sa «journée de congé», pendant laquelle il aime aller contempler la nature dans un parc boisé de la région de Montréal.Mais il n'insiste pas trop sur le fait que ce jour-là, qui est le jeudi, il ne quitte jamais l'hôpital sans avoir aidé quelques résidents à prendre une tasse de café.ce qui peut lui prendre pratiquement tout l'avant-midi.«René Boulais \u2014 qui est un ancien employé de La Presse tombe subitement paralysé en 1982 \u2014 met une demi-heure pour boire son café.Claude Messier, notre petit poète, c'est 20 minutes, puis il y a sa cigarette en même temps.Tous les matins, il est là, devant ma porte.Et il y a aussi Claude Lecompte.» Des malades, il y en a beaucoup d'autres, que le père Valère aide a boire une tasse de café ou un peu d'eau, dont il déchiffre le langage souvent presque incompréhensible \u2014 René Boulais, lui, ne parle «qu'avec ses yeux» \u2014 ou qu'il réinstalle sur leur fauteuil roulant ou sur leur lit.Bien sûr, le personnel infirmier est toujours au poste dans cet hôpital comme dans les autres.Mais, selon le père Valère, il est «surchargé de travail et souvent trop occupé pour s'arrêter suffisamment longtemps auprès des malades».C'est pourquoi l'aumônier rêve tout haut, parfois, que plusieurs autres garçons et filles viennent rapidement grossir les rangs de la Diaconie de Saint-Charles-Borromée afin de donner un coup de main à ses quelque 20 membres actuels.Entre-temps, le père Valère continue de dire que, même s'il est probablement le dernier aumônier d'hôpital à ne pas avoir sa résidence à l'extérieur de son lieu de travail, il ne voit pas le jour où il en sera autrement.Et il n'a qu'une explication à ce fait: «Je suis un fossile!» dit-il en riant.O bto-quCbec i?ÉSULTATS loto q u e b e c Tirage du 92-04-18 2 26 31 33 38 40 Numéro complémentaire.28 DÈS DEMAIN Prochain tirage: 92-04-22 Tirage du 92-04-18 NUMÉROS 956285 56285 6285 285 85 5 LOTS 100 000$ l 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ 1 iT-Jil Tirage du 1LLà_j 92-04-18 3 10 11 13 14 16 32 34 41 47 49 54 55 58 59 61 62 63 67 Prochain tirage: 92-04-20 SU Kl t>T3 Tirage du 92-04-18 1 3 33 37 39 40 Numéro complémentaire: _ 16 mise-tôt 9 37 39 40 ,taTS COMPLU DÉS DEMAIN TVA, le réseau des tirages de Loto-Quebec Le» modalités dencahiement des billets gagnants paraissent au verso des bMfets.En cas de disparité entre cette liste et la liste offkiefle, cette dernière a priorité.totoquObec 'ïffînï NUMÉROS 564738 64738 4738 738 38 R É S U LTATS loto u Tirage du 92-04-17 f-OTS 50 000 $ S 000 $ 250 $ 25$ 5$ 1 000 $ 100$ 10$ INTERS RLUS: NUMÉROS 101536 01536 1536 536 36 Tirage du ' 92-04-17 tors 250 000 $ 2 500$ 250$ 25$ ¦ 10$ NUMÉROS MOBILES 51592 3061 866 I 000$ 100 $ 25 $ Tirage du 92-04-17 i_ _î£_ XL _18_ _2fi_ _22 _22_ _35_ _3fi_ _43_ _47_ _5J__52 53 54 58 60 63 64 Prochain tirage: 92-04-16 Tirages du 92-04-13 au 92-04-16 lundi mardi mercredi jeudi vendredi samedi 585 974 417 756 603 545 2994 1353 6101 8784 6104 8345 Tirage du 92-04-17 NUMÉRO DECOMPOSABLE NUMÉROS 1446344 446344 46344 6344 344 44 LOTS 1 000 000 $ 5 000 $ 500 $ 100 $ 5$ TVA, le réseau des % m tirages Les rnoddlites doncrtiuement des billets gagnants p.H.T*ssent ai; verso des bidets, En coîrices.convertbte.5 vitesses, stock #25033 RÉGULIER 12035S s JETTA 2 PORTES '92 Rouge.5 vitesses, sièges avant incîi-nabies et réglables on hauteur, radio AM/FM stéréo cassette stock #2072 PRIX RÉGULIER 13790* 12 395s CORRADO AUTO.'91 DEMO.Noir, siège de cuir.(IX REGULIER 28 0301 stock #1173 24 900 À BR0S8ARD BOUL.TASCHEREAU À L'OUEST OU PONT CHAMPLAIN À ST-LEQN ARO RUE JEAN-TALON E., ANGLE VI AU m s V5- MM 24 avril 1820 Dissolution du Parlement a la suite de l'annonce officielle du décès du roi George III survenu le 2lJ janvier.25 avril 1940 Sanction de la loi accordant aux femmes le droit de vote et d éligibilité.» pu 3 TOYOTA NISSAN Audi >^Park Avenue * - Chevrolet GS© £^=7 Tmmam^maam^am rAAdiriAJc: ' BBOSSARDTOYOTA B ROSSARD NISSAN ' PARK AVENUE BMW PARK AVENUE VOLKSWAGEN & AUDI i Oh ne sort pas à pied de chez Park Avenue 725-98.11 6 LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 19 AVRIL 1992 Montréal en ville Pâques, le nougat, les chapeaux fleuris.JOHANNE MERCIER collaboration spéciale ettc année, Pâques me laisse indifférente.Côté chocolat, s'entend.Et trouvailles, et menus plaisirs et petits cadeaux.Côté spirituel, j'ai toujours l'âme parsemée de points d'interrogation.Mais l'état d'âme, qui s'en intéresse encore?Autrement qu'en pleine séance de pardon dans un cours de croissance personnelle-Préambule pour vous dire que dans cette chronique pascale, il sera question de tout sauf de résurrection ! St GÂTER AU NOUGAT ¦ Les Québécois, pas vous bien sûr mais le Québécois moyen, vous savez celui auguel personne ne veut être assimilé et je nous comprends: y a-t-il un état plus bébéte que celui de Québécois moyen.C'est comme à la petite école: qui se souvient du 15e de classe?Mais le premier et le dernier, autrement dit la «boite» et le cancre, là tu parles! C'était des personnalités, ça monsieur.Il y avait du jus, comme on dit, de la viande autour de l'os, de quoi se mettre sous la dent.Aujourd'hui c'est pareil.Qui s'intéresse au Québécois moyen sinon.Léger & Léger?Bref, le Québécois moyen est peu friand de nougat.Moi, j'en connais pas très long sur cette friandise faite en substance de noix et de miel, l'aurais continué à baigner dans l'ignorance la plus crasse si le hasard ne.m'avait mis sur le chemin de mes papilles gustatives, moi une fervente amateur de.Qui venait de recevoir en cadeau d'anniversaire ce qui est, parait-il, le meilleur nougat en ville, le goûte.C'est bon, mais ça ne me fait pas prosterner à plat ventre (tiens, tiens, nous avons ici un petit rappel pascal.).Pour le nougat, faut avoir de bonnes dents, même si l'amateur en question prétend de toutes ses forces \u2014 avec un glorieux passé FLASH EN VILLE! ¦ Ce soir au bar Kiev ( 812 Rachel est).Gospel Night, joyeuses Pâques.de dégustateur \u2014 que ce nougat-ci est tendre.Je gobe.C'est donc davantage l'amateur en elle que l'inculte en moi qui vous refile cette adresse: Ala-tl ( 5265, |can-Talon est ).Ouvert le dimanche de 9 heures à 18 heures sauf aujourd'hui, jusqu'à 14 heures seulement.POULET BOUCANÉ ¦ Sachons passer élégamment du nougat de chez Alati au poulet de grain BBQ du Tarot, restaurant jusque là réputé pour ses couscous généreux.Faut savoir s'adapter.Le Tarot, avec sa 'division poulet* baptisé Le Boucanier, propose un poulet de grain tendre et délicieux, dit 'boucané'.Explication: ce poulet passe toute la nuit dans une marinade épi-cée, puis il est cuit à la broche tout en étant 'boucané' par les effluves de son propre jus.Servi avec frites maison, salade, betteraves, pain et sauce, cela donne une repas gargantuesque pour 7$ le quart de poulet, 12$ le demi.On fait aussi la livraison, surtout sur le plateau Mont-Royal, dont on parait peu enclin à sortir mais essayez-vous.Par beau temps et pénurie de clients, qui sait à quels compromis sont-ils prêts.Le Tarot/Boucanier: 500, rue Marie-Anne est.CHAPEAUX FLEURIS ¦ Il y a en chacun de nous, du moins ceux qui portent la trentaine et la quarantaine comme un trophée (ces baby-boomcrs finiront bien par vous convaincre que vieillir est super-branché), il y a en chacun de nous, donc, une relation extrêmement étroite entre le chapeau de paille et Pâques.Pour la bonne raison que nos mères ont obligé toutes les petites filles de mon époque à le porter pour 'être chic à Pâques'.Avec le petit élastique qui nous sciait la gorge, pour empêcher que ledit chapeau (et son incontournable ruban satiné) ne s'envole dans le tourbillon du vent printannier.Avec ce souvenir enfoui quelque part dans ma tête, est-ce délirer de croire que mon inconscient m'a poussée cette semaine dans les bras du Sieur Duluth (4454, rue Saint-Denis), cette boutique de chapeaux où je mets les pieds deux fois par année, à Pâques et en hiver.(En hiver parce qu'il existe un autre lien entre hiver et chapeau, votre mere, comme la mienne, ayant sûrement dû vous forcer, pour votre bien, à vous en coiffer d'octobre à avril, bon an, mal an.Il y a des jours où on est con-tent d'être en vie juste pour avoir le loisir de décider si on met ou non un chapeau.) Au Sieur Duluth comme dans toutes les vitrines, la mode du printemps est indubitablement à pois et à fleurs.Ces dernières apparaissent sous divers visages au Sieur Duluth: leggings, chapeau â rebord, casquette jeans.On trouve aussi un choix de fleurs à piquer à ses vêtements.FARFELU ¦ Le plus original, à la nouvelle boutique Farfelu, c'est qu'on peut y emballer soi-même ses cadeaux, avec toute une belle variété de papiers, de choux et de rubans mis à notre disposition.On peut trouver chez Farfelu de jolis papillons décoratifs qui peuvent tenir en équilibre sur le bout d'un doigt avec l'aide de pesées.PHOTO MICHEL CRAVEL, La Presse l ¦ KM i -y PHOTO MICHEL CRAVEL.U Presse Cftercfte fa grand amour ?Depuis quelques jours dans plusieurs abribus de Montreal, Lise cherche un coeur tendre, Marie cherche un ange gardien, Mario cherche une amie intime et Emile, le grand amour (notre photo).Je suis allée aux sources.Il s'agit du debut d'une campagne de promotion de Médiacom (on essaie de le cacher pour l'instant), l'agence qui justement, vend la publicité qui tapisse ces abribus.C'est, parait-il, à suivre.Curieuse comme je suis, j'ai composé le numéro de téléphone qui accompagnait le message.Emile, sur son répondeur téléphonique, déclare que le grand amour n'est pas facile à trouver de nos jours.J'aurais été d'accord avec lui il y a cinq ans.Job oblige et à sa suggestion, j'ai laissé un message.En vain.À Médiacom, on avoue que les appels ne sont pas retournés pour le moment.Intrigant.Les cartes de souhaits y sont également en grand nombre et dans tous les formats, le pense à ces cartes géantes.l'ai aussi trouvé chez Farfelu les jolis papillons décoratifs dont je me croyais presque l'unique propriétaire, les ayant achetés au cours de l'hiver dans un loft-en-trepôt non ouvert au public.le me réjouissais encore de ne pas les avoir vus dans aucune boutique de Montréal lorsque je suis entrée chez Farfelu.Bye Bye exclusivité! Grâce à des pesées qui font office de contrepoids, ils peuvent tenir en équilibre sur la pointe d'un crayon.Ou mieux, sur une fleur séchée.'Ca fait naturel', comme dirait l'autre.Chez Farfelu toujours, des papiers inédits, faits à partir de dollars canadiens recyclés, d'herbe et de papier journal; une version moderne du jeu 'Échelles et serpents'; de belles boites anciennes.Une ombre au tableau: un étalage de condoms-gadgets.}e croyais que cette mode était passée.Déception.(Farfelu: 812 rue Mont-Royal est) Les maires de Montréal Hingston : un combat sans merci en matière de santé publique mm MONTRÉAL EN FÊTE ROBERT COMEAU collaboration spéciale illiam Haies Hingston est un chirurgien célèbre lorsqu'il accède au poste de maire en 1875.Il défendra avec la dernière énergie une nouvelle politique d'hygiène en vue de corriger les lacunes importantes en matière de salubrité publique.À cette fin, il réformera en profondeur le Bureau de santé de la ville et mènera une vigoureuse campagne en faveur de la vaccination antivariolique.Il interviendra à plusieurs niveaux: il obtient des pouvoirs juridiques et législatifs plus étendus que ne le prévoyait la Charte de 1874 afin que le Bureau de santé puisse jouer efficacement son rôle: il réorganise l'administration de la santé publique; il appuie les groupes de médecins hygiénistes qui mènent campagne pour la vaccination.Alors que la maire Workman (1868-1871) s'était appuyé sur la 'Montreal Sanitary Association', Hingston peut compter sur une nouvelle association hygiéniste fondée en juin 1875, la 'Citizens* Public Health' qui vient appuyer ses visées politiques.La fin de l'année 1875 voit par ailleurs la naissance d'une Ligue contre la vaccination obligatoire.À cause de l'épidémie de variole qui s'était déclarée à Montréal durant Tété 1875, les autorités avaient rendu obligatoire la vaccination.De graves émeutes contre cette mesure prophylactique éclatent; le 4 août, l'un des officiers de santé de la ville a vu sa maison saccagée par la foule.En septembre plus de 3 000 personnes se rendent â l'hôtel de ville pour protester contre l'obligation de se faire vacciner.En décembre 1876, le maire Hingston ira encore plus loin en faisant adopter par la Législature de Québec le projet de loi 105 intitulé 'Règlement concernant la santé* qui réorganise le Bureau de santé et en fait un organisme permanent.Cet organisme municipal, fondé en 1870, siège maintenant chaque semaine et la présence des médecins est renforcée.Cette loi habilite les officiers du service de santé à vérifier les conditions sanitaires \u2022 des maisons privées et des édifices publics.Le personnel de ce bureau n'est plus logé au poste central de police; il a ses propres bureaux et son personnel est maintenant considéré comme l'un des départements de l'administration municipale.William Haies Hingston, maire de 1875 à 1877 Pour convaincre du bien-fondé de la loi, le maire publie simultanément en anglais et en français ses Remarques sur la vaccination.Il faudra beaucoup de temps pour venir à bout du mouvement antivaccination, dirigé tant par des médecins francophones qu'anglophones; le mouvement est tel qu'il oblige à faire appel à la troupe lors d'émeutes qui éclatent fréquemment.Il faudra attendre les années 1900 pour que la mesure préventive devienne complètement efficace.Dès 1879, le conseil municipal abolira le Bureau de santé et chargera la Commission de police de le remplacer! Égout collecteur Le maire-médecin fait également adopter des mesures générales de salubrité; il met en chantier la construction d'un vaste égout collecteur, rue Craig (maintenant Saint-Antoine).Il transfère la resposabilité de la collecte des déchets domestiques qui se faisait avec un succès inégal, du comité des chemins à celui de la santé.Devant l'inertie du Collège des médecins et chirurgiens à appuyer la loi, Hingston fait pression sur le gouvernement du Québec pour faire amender les lois régissant la pratique de la médecine.La nouvelle loi provinciale de 1876 définira en détail les statuts des médecins et chirurgiens, en particulier ceux qui se rapportent aux pouvoirs du Bureau provincial de médecine afin d'impliquer davantage les médecins dans la réforme.Il poursuit une vigoureuse campagne pour la vaccination antivariolique.Bien qu'en principe la vaccination était obligatoire pour les enfants depuis 1861, beaucoup de parents refusaient de faire vacciner leurs enfants par néglicence ou carrément par hostilité.Sous Hingston, les officiers de santé et les inspecteurs municipaux pouvaient procéder de façon coerci-tive sans recourir à la Cour du coroner.Le maire dut faire face à l'opposition de la 'Ligue contre la vaccination compulsoire' qui non seulement demandait le rappel de la loi sur la vaccination mais offrait une protection légale aux membres qui résistaient aux vaccinateurs de la ville.La lutte des médecins hygiénistes s'était développée depuis le début des années 1870, et particulièrement lors de l'épidémie de variole qui frappa Montréal on 1872 et qui demeura à l'état endémique jusqu'en 1875.Pendant vingt ans, ces médecins progressistes vont tenter de convaincre les autres que l'essor de la profession médicale doit se conjuguer avec la promotion de l'hygiène.Dans leur projet de réorganisation scientifique de la société, ils ont tenté de convaincre les autorités qu'il faut réformer la société en fonction d'une théorie sanitaire: en luttant contre les maladies contagieuses et en réduisant la mortalité infantile, la société sera plus productive.Pour appliquer des mesures comme la vaccination, ils ont besoin de l'appui des autorités municipales.Ils s'organisent en un puissant groupe de pression.Avant l'élection de Hingston, ils dénoncent l'incurie du Bureau de santé, sa mauvaise organisa-lion, son sous-financement et l'absence de personnel compétent.Ses origines William H.Hingston.né en 1829 dans le comté de Huntingdon, avait fait ses études classiques chez les Sulpiciens du Collège de Montréal.Il passa quelques années dans un laboratoire de pharmacie avant de poursuivre ses études en médecine à l'Université McGill où il a gradué en 1851.Après un séjour en Europe où il obtint son diplôme de chirurgien à l'Université d'Edimbourg, il pratiquera à l'Hôtel-Dieu et enseignera la pratique chirurgicale.En 1871, il participe à la fondation de l'École de médecine de l'Université Bishop où il est nommé doyen.Il dut cependant se démettre de ses fonctions à la faculté pour ne pas perdre son poste à l'Hôtel-Dieu de Montréal.En 1S75, il enseigne à l'École de médecine et de chirurgie de Montréal, école qui se fusionnera après une longue résistance avec la succursale de l'Université Laval de Montréal en 1891.Élu maire en 1875 et réélu par acclamation l'année suivante, il a dû tenir tête à la foule à quelques reprises.Une première fois quand des chômeurs nombreux ont envahi le Champ-de-Mars et menacé l'Hôtel de ville.Au moment où l'on s'apprêtait à lire l'acte d'émeute, il leur dit: 'Messieurs, vous n'êtes pas des criminels.Vous réclamez la subsistance, le boire, le manger, un logis convenable.Vous réclamez du travail.Éloignez-vous sans crain- te, ayez espoir.Des aujourd'hui des mesures d'urgence vont être prises pour vous aider.' Et la foule l'applaudit.Peu de temps après, des travaux d'embellissement au parc de la montagne étaient lancés.Au moment de l'épisode terminal de l'affaire Guibord, alors que des journalistes de toute l'Amérique et de la Grande-Bretagne s'étaient pressés au cimetière de la Côte-des-Neiges le 16 novembre 1875 dans l'attente de sanglants combats entre extrémistes catholiques qui refusaient l'inhumation d'un excommunié et des libéraux et protestants, c'est encore le maire Hingston, monté à cheval, qui a su préserver la paix.11 faut dire que l'armée accompagnait la dépouille de l'imprimeur Guibord, ce membre non repentant de l'Institut canadien.Une autre fois, il tiendra tète à une foule en colère lors de l'épidémie de 1885.En fait, ce médecin respecté, jouissait d'une grande autorité; il était également beaucoup considéré en raison de son dévouement lors des épidémies.SOURCES: AVM.W.H.Hingston; OBC.W.H.Hingston* par Denis Goulet et Othmar Keel (a paraitre.tome XIII); M.Farley.0.Keel.C.Limoges.Les commencements de l'administration montréalaise de la santé publique (1865-1885).66p.; M.Farley.P.Keating.0.Keel.La vaccination a Montréal dans la seconde moitié du XlXè siècle in M.Foumier, Y.Cingras et 0.Keel, éditeurs.Sience et médecine au Ouebec.Perspectives socio-historiques: 87-127; E.Desjardins.Médecins émi* nents.maires de Montréal'.L'Union médicale.No.94Uuillet 1963): C.Pierre-Deschenes.Santé publique et organisation de la profession médicale au Quebec: 1870-1918 ;RHAF, vol.35.no.3: D.Goulet et A.Paradis.Trois siècles d'histoire médicale au Ouebec.VLB.1992; R.Rumilly.Histoire de Montreal, tome 3.PHOTO Tirtc de »La Chirurgie Hûtd-Diou de Montre* ou XiXe Uecte.PVU le docteur Hingston pratiquant une opération chirurgicale à IHôteMMeu de Montréal. LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 19 AVRIL 1992 Plus d'intoxication ¦ Fermé depuis près d'une semaine ;i la suite de l'intoxication de cinq hockeyeurs par oxyde d'azote, le Pavillon de la jeunesse de Saint-Hyacinthe peut maintenant rouvrir ses portes, la source de contamination ayant été identifiée et corrigée.Les joueurs de hockey avaient dû être hospitalisés souffrant de mulaises respiratoires et de douleurs a la cage thoraci-quc.Le docteur |ean-)acques Turcotte, du Département de santé communautaire de Saint-Hyacinthe a confirmé que ces joueurs avaient bel et bien été intoxiqués par de l'oxyde d'azote.Des analyses de la qualité de l'air de I'arena ont été effectuées par le DSC et une inspection minutieuse du système de réfrigération a été faite sans résultat.Un problème de combustion du gaz propane jumelé à une surutilisation de l'équipement a été identifié comme étant responsable du fort taux d'oxyde d'azote dans l'air.Slaney et Demons Deux suspects arrêtés ¦ Après plusieurs mois d'enquête, la police de la CUM a appréhendé vendredi deux suspects qui auraient à leur actif au moins huit vols à main armée, totalisant 40 000 $, commis dans des banques de l'ouest de l'île de Montréal depuis novembre dernier.Les policiers de l'escouade des vols ont coincé leremy Slaney.I9 ans, et Michael Demons, 27 ans, au terminus d'autobus de la rue Bcrri, alors qu'ils venaient d'acheter leurs billets.Après une courte échauffou-réc, les suspects ont été arrêtés.Dans les sacs qu'ils transportaient, les policiers ont découvert une arme à air comprimé.Ils ont également reconnu les foulards dont les deux malfaiteurs se seraient servis pour se masquer pendant leurs larcins.«Les films pris par les caméras dans les banques ont montré les mêmes dessins sur les foulards», a indiqué le sergent-détective If ornant! Villeneuve.Les détectives les surveillaient en fait depuis jeudi, en face du motel Nittolos, rue Saint-Jacques Ouest, où les deux hommes avaient trouvé refuge pour la nuit.Ils auraient d'ailleurs commis un autre vol dans la journée.Les policiers ont attendu le lendemain pour les intercepter, afin d'être certains de tomber sur les bons suspects.Ils ont procédé dès hier a une parade d'identification.«Même s'ils étaient masques pendant les vols, des témoins les ont vus avant ou après, quand ils avaient enlevé leur foulard», a repris le sergent Villeneuve.Les deux hommes, étaient en liberté illégale.Ils seront accusés de vols, de déguisement, de conspiration et d'utilisation d'armes à feu.Deux personnes disparues ¦ La police de la CUM demande la collaboration du public afin de localiser deux, personnes disparues.Il s'agit de Isabelle Saint-Sauveur, 1b ans.disparue du 1050 Hôtcl-de-Ville depuis le 22 mars dernier.L'adolescente mesure 1,73 m, pesé 72 kg, a les yc;ux bleus et les cheveux noirs.La jeune fille parle français.L'autre personne disparue est Mme Maria Popovic-Tutic, 78 ans, disparue du 175 ouest, rue Sherbrooke depuis le 13 avril.La septuagénaire mesure 1,68 m., pèse 57 kg, a les cheveux gris, les yeux bleus et s'exprime en anglais.Toute personne pouvant aider les enquêteurs à retrouver ces deux personnes disparues est priée de communiquer avec les agents du district 33 en composant le 280-2233 où avec la section Police-Jeunesse au 280-2653.Cartù tes boutique Cartier 1498, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (514) 939-0000 Le Castel St-Lamber \u2022\u2022\u2022\u2022 _ .\u201e ^ * I pour retraités loqements neufs de 2 112 et 3 112 pièces 2 repos par jour à la salle à manger (optionnel) Entretien hebdomadaire du logement (optionnel) Accès contrôlé .Service de sécurité 24 heures .Surveillance médicale .Piscine .Nombreuses activités et services divers .Dimensions minimum 625 pi car.Grand balcon Stationnement intérieur (optionnel) .Laveuse et sécheuse sans frais 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PAYONS MOM* ôa awvor* jâ iqul bon ôe w sa*** dragon 11 p*evs ut* 90 po « BNN WC/*î on t»qué p*r»» Ot M*on Co«tr* bon 0g rOM VU* pc'CH»\"* 0# CNne 14 po NmWjrtC T«btoieataovM*ntoqû*.S0pc.p#n*6*Uf-on i 6uttwm.TiWr à cjHj r c\\Jp en 36 petwe 0> u*on ?4 tibounn TRESORS DE L'ORIENT \u2014F\u2014 6290, DECARIE - 345-0212 vfwmt SORTI II AN IAI0N »|RS If SUiï-fOlN PUCI N( AMAN 11 Nt tUSM AU HOW 0{ VAN MOWN- ?JOURS« - \u2014 2121, B0UL.164.BOUL.473.BOUL CURE-LÂBEILE 682-9090 DES L AURENTIDES 667-9770 TASCHEREAU * 672-8080 CHOMEDEY-LAVAL 335-6060 PONT-VIAU, LAVAI 382-9340 GREENFIELD PARK 879-5839 MERCREDI 22 avril 1992 A8 ci En bref LA PRESSE.MOftfTREAL, DIMANCHE 19 AVRIL 1992 LE PROFESSEUR CALLO EVITE L'ACCUSATION DE MAUVAISE CONDUITE ¦ Le quotidien français Liberation a publié un rapport de l'Office of Scientific Integrity (OSI) de l'Institut américain de la Santé (NIH) qui retient l'accusation de 'mauvaise conduite scientifique' à l'égard d'un des principaux collaborateurs du Pr Robert Gallo à l'époque, le virologuc Mikulas Popovic.Cette charge n'est pas retenue a rencontre du Pr Gallo.qui fait cependant l'objet de critiques.Il lui est ainsi reproché, notamment, de ne pas avoir porte assez d'attention a la qualité du travail fourni dans son laboratoire, ainsi qu'à la rédaction, sous sa responsabilité, d'articles capitaux sur le sida, parus dans Science, et depuis mis en cause.Le Pr Gallo aurait en outre dû davantuge, avant et après ces articles, recon-naltre les mérites des chercheurs de l'institut Pasteur.Libération a-joute qu'il s'est vu imposé un an de 'liberté surveillée' pendant lequel un dirigeant du NIH veillera, avec lui, au bon fonctionnement de son laboratoire.NOUVEAU TUNNEL DE LAVE PRÈS DE L'ETNA M Une nouvelle bouche eruptive s'est ouverte samedi sur l'Etna, en Sicile, à environ l 000 mètres d'altitude, provoquant une coulée de lave qui restait toutefois assez éloignée des premières habitations en fin de journée.Selon les responsables des secours, la lave, très fluide, avance à vive allure sur une centaine de mètres, avant de s'engouffrer dans un tunnel naturel dont elle ressort un peu plus loin, en direction de la petite ville de Zafferana.« Il n'y a pas de quoi s'inquiéter.Mais le mauvais temps ne nous permet pas de travailler depuis trois jours et lu lave recommence à suivre son parcours», a affirmé le volcanologue Franco Barberi, responsable des opérations.UNE COLLISION DE DEUX BATEAUX FAIT 300 MORTS ¦ Plus de 300 personnes, pour la plupart d'origine nigériane, sont mortes noyées cette semaine au large des côtes du Cameroun et du Nigeria après l'entrée en collision de deux bateaux, a rapporté samedi la radio camerounaise.La BBC a rapporté de son côté que l'accident s'est produit mercredi et que les traversiers transportaient des passagers qui rentraient chez eux à l'occasion du week-end pascal.Les causes de ce naufrage ne sont pas connues.La radio camerounaise estime qu'il n'y a aucun survivant.IL FAIT UNE CHUTE DE 2000 MÈTRES ET SURVIT ¦ Un cascadeur est sorti vivant d'une chute de 2000m \u2014 il n'avait pas réussi à ouvrir correctement son parachute \u2014 lors d'une manifestation de cascades aériennes la semaine dernière à Shangaï, a rapporté hier un service d'informations chinois.Le cascadeur, âgé de 20 ans, a été con- fronté à des vents contraires après avoir sauté de l'avion à bbOO pieds.Il a fait une chute d'environ 3000 pieds (900m) avant de pouvoir ouvrir partiellement son parachute.Il est tombé sur une maison avant de rouler à terre.Il souffre d'une commotion cérébrale et d'une fracture des vertèbres lombaires.UN NAUFRAGE FAIT 10 MORTS ET 90 DISPARUS ¦ Au moins 10 personnes sont mortes noyées et 90 autres sont portées disparues après le naufrage d'un traversier bondé, vendredi, dans le golfe du Bengale, a annoncé samedi la police.Le bateau, qui transportait au moins 200 personnes \u2014 près du double de sa capacité \u2014 faisait la navette, par une mer houleuse, entre Sitakund et Tile de Sondwip, a une soixantaine de kilomètres n l'ouest de Chittagong.14 MORTS LORSQU'UN BUS TOMBE DANS UNE RIVIÈRE ¦ Quatorze personnes ont été tuées et 21 autres blessées, samedi, lorsque leur autocar a dérape sur une route rendue glissante par la pluie avant de tomber dans une rivière près de Chunju (200 km au sud de Séoul).La police a précisé que l'autocar, qui transportait au moins 35 personnes, a glissé sur un pont d'une hauteur de 20 mètres avant de tomber dans la rivière.Varennes.-ville d'avenirl VcilGZ maa facilement à Varennes par l'autoroute 30 ou la 132; la ville est située à quelque 5 minutes du tunnel % L.-H.-Lafontaine.Découvrez un paysage sans 3 égal sur les rives du majestueux Saint-Laurent, et * ce, à proximité de Montréal.Choisissez H Varennes, la ville de Montérégie qui privilégie un taux de taxation exceptionnellement bas: moins de 0,65 S du 100 S d'évaluation.Arena, centre communautaire, bibliothèque, piscine, parcs et pistes cyclables vous attendent.Vivez Bi dans de paisibles 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LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 19 AVRIL 1992 Les truands de légende : Peter Ryan Une retentissante affaire a récemment remis sur le tapis le nom de ce gangster montréalais qui aurait été de son vivant le baron de la drogue le plus puissant au pays.Son présumé successeur, Allan Ross, doit bientôt subir en Floride un procès qui promet d'être fort suivi.Jusqu'à sa mort, la notoriété de Peter Ryan n'avait pas dépassé le cadre des fiches policières et de la littérature orale du milieu, ce qui n'est pas un mince fait d'armes.Il est d'ailleurs demeuré méconnu du public et de la presse francophone, même s'il avait monté en son temps une multinationale illégitime qui brassait des dizaine de millions de dollars.Vie et mort d'un caïd hien-aimé DANIEL PROULX collaboration spéciale eter Ryan, surnommé Dunie (on prononce Douni), fils unique d'irlandais catholiques, a vu le jour à Montréal le 10 juin 1942.Il a trois ans quand _________\u201e son père s'éclipse.Il le reverra peu.Sa mère, pauvre mais énergique, qui n'a que lui au monde, l'élève seule dans la fierté de sa race et de sa religion.Toute sa vie, il lui paiera de retour sa dévotion.Le jeune Peter est doté d'une intelligence supérieure qu'il met à profit autant a l'école que dans les rues du quartier Milton, tout à côté de l'université McGill.A 16 ans, il fait les quatre cents coups et abandonne ses études.Deux ans plus tard, il s'est déjà fait une petite spécialité.À la hauteur de chez lui, tout près, il y a le boulevard Saint-Laurent, celui des ateliers de couture, des fourreurs et des maisons de confection.Lui et ses copains passent des heures à flâner dans le va-et-vient des camions de livraison, devant les portes d'entrepôts laissées ouvertes.Un moment de distraction des manutentionnaires, ceux-là sautent sur l'occasion et repartent chargés comme des baudets.A l'âge d'homme.Peter est le pôle d'attraction d'une bande de jeunes durs pour la plupart d'ascendance irlandaise et catholique comme lui.Ce n'est pas un Adonis mais il sait s'y prendre avec les filles: il a de la conversation, le sens de la répartie et des sous pour le cinéma.Il est déjà flegmatique, maître de soi, sociable et par-dessus tout, généreux.Ce qui ne l'empêche pas d'avoir un sens aigu des affaires.Ce n'est pas un bagarreur doué, ses amis n'en admirent que plus son courage, lui qui ne recule pas quand vient le temps de faire le coup de poing.En 1960, il a pris le pli, il fait deux ans de tôle pour vol avec effraction.Quelques mois après sa libération, il est arrêté en possession d'un faux permis de conduire.Un an plus tard, on l'accuse de possession de bons du trésor volés et en 1964, de vol et de recel.En mai 1965, au volant de sa Pontiac Bonneville, il tue accidentellement un clochard.Il est reconnu coupable de négligence criminelle.Il porte sa cause devant le tribunal d'appel qui l'acquitte.Il reviendra souvent sur cette affaire, déplorant qu'on l'ait injustement poursuivi à cause de son passe.L'épisode américain En attendant, il s'est acquis une réputation dans le milieu irlandais qui, à cette époque, avait la réputation de faire dans les gros bras et le h old-up, tout ça en relation étroite avec de redoutables gangs de Boston.A l'été 1966, il est arrêté en compagnie de trois Montréalais et d'un Américain, à Lynn, au Massachussets, à la suite du hold-up d'une banque de l'endroit.On fixe son cautionnement à 12000$.Il demande à des amis montréalais d'escorter sa mère qui viendra déposer l'argent.Celle-ci, mystérieusement, se fait voler la somme la veille de son départ; Peter devra rester derrière les barreaux en attendant son procès.Il en tirera les leçons qui s'imposent : question confiance, on ne l'y prendra plus.Il écope quinze ans de prison.Il a 24 ans.Sa mère devra l'attendre, cinq ans durant, dans leur appartement du quartier de la Côtc-dcs-Neiges.Elle le visite souvent, là bas, dans sa prison de l'Indiana.Une jolie Gaspé-sienne aussi que, le 2 décembre 1972, peu après sa sortie de prison, il épouse devant Dieu et les hommes à la cathédrale Saint-Patrick, boulevard Dorchester.Peter Ryan vient de gaspiller de belles années, il se jure bien de rattraper tout ce temps perdu.Il est sans le sou, il lui faut se refaire une santé au plus vite.La police le soupçonne alors de faire dans les hold-ups de bijouteries.Il amasse ainsi un modeste capital qu'il fait vite fructifier.Il finance certains coups et se fait courtier en marchandises volées en achetant des stocks qu'il se charge d'écouler à profit.Puis, de là, il devient expert en blanchiment d'argent.Bref, il fait des affaires.11 a ses habitudes chez Smitty's, rue Sherbrooke, à Notre-Dame-de-Grâce.un bar western fréquenté par les membres les plus éminents de ce que l'on appelle le gang de l'Ouest.La police met la ligne téléphonique sur table d'écoute, elle intercepte certaines des conversations de Peter.Son associé et ami le plus proche, son cousin Peter White, commence à s'intéresser au commerce de la drogue.11 initie Peter puis fera éventuellement carrière aux États-Unis où il deviendra un important importateur de marijuana.L'homme de l'ombre devant la CECO Bien que la police l'ait sérieusement à l'oeil et en sache pas mal sur son compte, elle ne parvient pas à l'épinglcr avant 1977 quand, sans doute pour garder la main, il commet un vol par effraction qui lui vaut 61 jours de prison.m: i s Allan Ross Raymond Desfossés PHOTOS 13 En 1978, on l'accuse d'assaut.A l'automne 1979, pour une première fois, il doit sortir de l'ombre.La Commission d'enquête sur le crime organisé (CECO) se penche sur les activités de trois gangs spécialisés dans les vols de camions-remorques, les hold-ups et le recel de marchandises volées.Le détective Lavoie, de la police de la CUM, parle dans son témoignage d'un «laveur d'argent, Peter Ryan qui, moyennant dix p.cent, échange l'argent volé pour de l'argent plus net».Peter est cité à trois reprises devant les commissaires.11 reconnaît ne pas avoir eu d'emploi depuis sa sortie de prison en 1972.Interrogé sur ses moyens de subsistance, il pretend avoir quitté les États-Unis avec quelque 100000$, fruit de diverses rapines, et de s'être lancé dans le prêt usuraire.Il soutient ne prêter que de petites sommes, jamais plus de 5000 ou 6000 S.Il n'a pas plus de 1000 $ à la banque : « |e ne leur fais pas confiance », commente-t-il.Il enfouit plutôt son argent ici et là, en ville et dans les Laurcn-tides.Le grand boom de la drogue À la fin des années 70, Peter Ryan est au sommet de sa forme.Le fameux gang de l'Ouest, qui s'est pour beaucoup recyclé dans le trafic de la drogue et qui regroupe une trentaine de personnages importants, est plutôt une coopérative qu une mafia hiérarchisée.Peter Ryan en est, aux yeux de la police, le primus inter parcs.Il a de précieuses relations.Son cousin est maintenant en Floride le lieutenant d'un important cartel de trafiquants.Il établit son quartier général au Motel Cavalier, rue Saint-Jacques, dans l'ouest de la ville.C'est là au'il reçoit parfois jusqu'à une quarantaine de personnes par jour.Acheteurs, investisseurs, emprunteurs, avocats, courriers (runners), menu fretin, grosses légumes sont tous traités avec égard et sympathie.Peter n'a que des amis.Il passe ses journées là.entouré des membres de soi; nombreux entourage qu'il protège et comble.Un coup dur?On peut compter sur Dunie: à sa sortie de prison, le copain a un appurtement et une voiture à sa disposition, on lui fait crédit.On débarque le haschîch à la tonne.Il faut ensuite l'entreposer, le repartir puis l'acheminer, parfois jusque dans les Maritimes et l'Ontario, voire plus à l'Ouest encore.L'argent se ramasse à la pelle.Quand la mode passe à la cocaïne.Peter en devient le plus important grossiste au pays.Il a des contacts partout, aux États-Unis et en Amérique du Sud.À Montréal, tous les gangs qui comptent, selon la police, s'approvisionnent chez lui.Son grand talent, c'est de pouvoir frayer avec tout ce beau inonde sans susciter d'inimitiés.11 ne terrorise pas.il ne menace pas, il charme.Son chiffre d'affaires, estime la police, dépasse les 100 millions 5, il procure du travail à plus de 300 hommes.Tout ça ne se fait pas sans exciter certaines convoitises.Le clan italien voudrait d'un partnership dans ses affaires?À un émissaire venu lui en faire part.Peter déclare: «Us ont la mafia, nous avons TIRA!» Certains croient qu'il ne bluffe pas.Selon eux, via la filière bostonnaise, il contribuerait au trésor de guerre de l'Armée républicaine irlandaise.En tout cas, le clan italien ne revint plus sur le sujet.Il fait aussi affaire avec les Hell's An-gels.En 1982, deux membres du chapitre de Laval, qui lui doivent plus de 300000 S, ourdissent un complot pour kidnapper ses deux enfants et exiger une rançon.L'affaire vient aux oreilles du principal intéressé qui somme aussitôt les dirigeants du groupe d'y voir, sous peine que le pipeline se tarisse.Quelques jours plus tard, les deux conspirateurs sont envoyés ad patres.En 1983, on dit sa fortune colossale.À l'été, par exemple, en deux semaines seulement, il achète cinq millions de dollars de haschich fraîchement arrivé à Montréal.11 peut trouver deux millions cash à quelques heures d'avis.Dans son attaché-case, il n'y a jamais moins de 500 billets de mille dollars.Il agit sans ostentation, il fuit le clinquant.Seul signe extérieur de sa richesse: une inestimable Rolex sertie de diamants et un yacht de 36 pieds amarre dans une marina du Lac Saint-Louis.Sa famille a longtemps habite un modeste duplex de LaSalIc.elle loge ensuite dans un cottage de Beaconsfield.Le bout de la route En 1984, il a établi son quartier général au Motel Nittolo, voisin du Saint* lacques maintenant fermé.Quand il n'est pas au bar avec les copains, il joue au bridge dans une suite ou y fait des affaires.Il va parfois d'une chambre à l'autre, courant deux, trois ou quatre lièvres à la fois.Le 13 novembre, survient Paul April, une connaissance vieille de vingt ans.qui dirige un réseau de trafiquants dans I Est de la ville.Il s'approvisionne chez Peter, on lui fait crédit jusqu'à la hauteur de 300000 $.C'est un dur-à-cuire, un violent, un tueur de première force.Us discutent en aparté puis se rendent à la chambre 40, là où, tapi dans la salle de bain, Robert Lelièvre attend, armé d'un fusil de calibre .12 au canon tronçonne.Peut-être y a-t-il un troisième conjuré, on ne sait pas.Peter ne se méfie pas.April espérait-il lui extorquer de l'argent ou de la drogue?Voulait-il effacer sa dette en se dé-barassant de son créancier?Était-il partie d'une conspiration plus vaste dont il n'était que l'exécutant?Sa victime, en tout cas, a vendu chèrement sa pe«*u.Il a lancé un fauteuil à la tète de ses assaillants qui a fracassé une vitre.II a d'abord été atteint d'une décharge de .12 à la poitrine puis, comme c'est ta pratique dans le milieu, on l'a achevé d'une balle à la tête.La Presse litre : « La mort sort un caid de l'anonymat».André Cédilot écrit: «Comme il arrive souvent, il a fallu que Frank Peter Ryan soit victime d'un règlement de comptes pour que le public apprenne que ce Montréalais était l'un des plus importants trafiquants de drogue au Canada.» Et d'ajouter, sur un ton prémonitoire: «Sa mort pourrait donner lieu à d'autres assassinats au sein du monde interlope».Sa mère, sa femme, ses enfants, ses amis rendent les derniers devoirs à Peter le 17 novembre 1984.11 est mort riche comme Crésus, ses millions planqués dans des caches ou à l'étranger dans des banques connues de lui seul.Sur le parvis de l'église St.Augustine of Canterbury, à Notrc-Dame-de-Grâce, Allan Ross, bras droit du défunt et donc héritier en titre, discute le coup avec Yves «Apache» Trudeau et Michel Blass.Il est déjà de notoriété quasi publique que le régicide est l'oeuvre de Paul April.Il ne s'en cache d'ailleurs pas, on l'a entendu s'en vanter dans un bar où il a ses habitudes.Trudeau, aussi connu sous le sobriquet de «Mad bomber», le plastiqueur fou, est un membre des Hell's Angels de Laval et un tueur à gages réputé qui tournera éventuellement sa veste.Il a déjà fait au moins un job pour Peter et il se fournissait aussi chez lui.Quant à Blass, c'est le frère de Richard, abattu par la police en janvier 1975, il passera aussi de l'autre bord et donnera la même version des faits.Un marché est conclu entre Ross et Trudeau: celui-ci élimine April, en échange de quoi ses dettes et celles des motards de Laval sont effacées.Il recevra 200000 $ en sus.Le 25 novembre, douze jours après sa mort.Peter Ryan est vengé.Paul April et Robert Lelièvre.de même que deux de leurs amis, périssent dans l'explosion d'une bombe télécommandée, boulevard de Maisonneuve.Ross ne peut payer les 200000 $ promis, mais les An-gels de Halifax doivent plus de 100000 S à son organisation.À Trudeau de se faire rembourser la dette et de garder l'argent.Les démarches entreprises par les motards de Laval pour faire payer leurs confrères de Halifax finissent de les brouiller avec les sections de Lennoxville et de Sorel.Six Lavallois vont y passer.Ce n'est pas tout.Edward Phillips, 41 ans, soupçonné d'avoir trempé dans le complot pour assasiner Peter Ryan, est abattu à son tour dans le stationnement d'un restaurant de la rue Victoria, à Montréal, à la fin de mars 1985.Moins de deux mois plus tard.David Singer, que la police soupçonne d'avoir été partie au meurtre de Phillips, est tué à son tour.Son cadavre, la tète trouée de six balles, est retrouvé sur la berge d'une rivière, à Dania.en Floride.Selon certains, on l'aurait éliminé parce qu'on craignait qu'il ne parle, une fois arrête.Pour d'autres, il avait été aussi partie du complot, même s'il avait participé a l'assassinat de Phillips pour détourner les soupçons.Sept ans plus tard, soit en avril dernier, les autorites américaines réclament l'extradition d'un certain Raymond Desfossés, de Trois-Rivieres, Su'elle compte accuser du meurtre de inger.Allan Ross, déjà détenu dans les geôles floridienncs en attendant son procès pour une affaire de trafic de drogue, aura lui aussi à en répondre.Si, au terme d'un éventuel procès, ils étaient reconnus coupables, ils pourraient être condamnés à mourir sur la chaise électrique.Car.en cette Floride de rêve, la peine capitale a encore cours.On n'en finit pas de mourir à cause de Peter Ryan, dit Dunie DIMANCHE PROCHAIN: La Veuve de Bordeaux A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 19 AVRIL 1992 Mythes et réalités JEAN-SÉBASTIEN CACNON Collège Lioncl-Groulx Le Salon de la jeunesse a pris fin il y a une semaine; la «Jeune» Presse l'a abondamment commenté.Une critique souvent reprise: il s'agissait plus d'un événement livré à l'appétit des commanditaires (Pepsi.Filles d'aujourd'hui.Sûre et Naturelle.Prima, etc.) et des moralistes (Prévention des drogues.Sécuri-sexc), que d'un Salon véritaolement représentatif des jeunes et de leurs aspirations.Le Salon de la Jeunesse a pris fin, n'en parlons plus.Mais il laisse une question en suspend: qui sont donc les jeunes?De quoi LE jeune a-t-il l'air?Comme les journalistes de la «Jeune» Presse ont de la suite dans les idées, ils se sont attaqués à la démythification de la jeunesse.Entreprise noble s'il en est une.mais tout autant qu'ardue.Sa petite idée Car chaque individu, chaque organisme, chaque intervenant dans la société semble avoir sa petite idée sur le sujet.Le Conseil permanent de la Jeunesse, chargé de représenter les intérêts des jeunes auprès du gouvernement, dit inclure dans sa clientèle les 15 à 30 ans.Or demandez à n'importe quel étudiant du secondaire: quelqu'un de trente ans, c'est un «vieux».Mais demandez aussi à un individu de trente .années comment il se considère par rapport au reste de la so- * ciété, il vous répondra probablement qu'il est «jeune».On finit tous par être le «jeune» de quelqu'un.Paradoxe, paradoxe.11 vaut donc mieux définir le jeune par rapport à l'adulte.Avec l'accumulation des responsabilités, des emprunts à la banque, des remords et des rides aussi, le jeune abandonne peu à peu son statut pour mieux s'enliser dans la vieillesse.Jean Barbe, chroniqueur à la revue Voir, définit la jeunesse comme une mauvaise passe, comme une maladie qui n'affecte pas vraiment la condition de l'individu et dont il a tôt fait de se départir en s'ouvrant à la vie.Jl dit aussi des jeunes.dans son style «pittoresque et enchanteur», qu'ils sont «de belles poires», des «cons sommés de consommer».C'est provocateur, mais pas totalement faux.La société dans laquelle nous vivons offre de nombreux modèles, du prèt-à-porter social auquel les jeunes adhèrent facilement.Ils se catégorisent entre eux et selon ce qu'ils consomment.Que ce soit de la drogue (les «cokes» et les «poteux»), des ordinateurs (les «nerds»), des lunettes-soleil « Oakley thermonuclear protection» (les «Sportos») ou de la propagande écologique, tout, chez les jeunes, est sujet à catégorisation.La musique, les vêtements, la coupe de cheveux, le type de souliers, la marque de bière: dis-moi ce que tu consommes, je te dirai qui tu es.Les concentrations Même chose pour les concentrations, dans les Cégeps.Un étudiant en technique informatique ne parle pas de la même façon qu'un étudiant en musique, pas plus que ne se tiennent aux mêmes endroits les concentrations d'arts plastiques et de sciences pures.Seule exception: absolument tous les jeunes portent des jeans.Ce sont les codes de groupes, les règles de comportement et d'identité: bien qu'ils ne veuillent l'admettre, et au risque pour l'auteur de se faire assassiner, les jeunes sont terriblement conformistes.Mais du reste, ils sont bien loin des stéréotypes que le ministère des Affaires sociales, les producteurs de télévision ou les marchands de condoms croient connaître.Ils ne s'affirment que par antithèse: ils fuient l'enfance comme l'âge adulte, ils sont aussi anxieux qu'irresponsables, aussi rebelles que conformistes, et aussi décrocheurs que têtus.Les travailleurs sociaux définissent souvent l'adolescence comme une période de crise, mais tout jeune vous dira qu'il s'en calissent! lis crieront: «Plus de place aux jeunes!», dénonceront le système dans la « Jeune» Presse, mais tout en n'ayant aucun projet de société.Être jeune, c'est plutôt comme une irrésistible envie de hurler, n'importe quoi, comme ça.pour rien.Être jeune, bof, c'est tout.«Chambre en ville» : un miroir pour les jeunes ¦ANNICK PRÉVOST cégep André-Laurendeau LAS ALLE ertaines personnes gaspillent un temps incalculable à se regarder dans le miroir le matin.Les jeunes, eux, passent leur adolescence à se regarder, à se juger, à se transformer, à s'identifier à quelqu'un.Ce reflet du miroir, les jeunes le rejettent plus souvent qu'autrement parce qu'ils ont peur de se regarder en face, d'apprendre à se connaître et à s'aimer.Heureusement qu'il y a des gens qui ont compris ce malaise et qui font tout ce qui est en leur pouvoir pour apporter aux jeunes, soit par la lecture, le théâtre ou la télévision, des solutions à leurs problèmes.C'est dans ce but précis que Sylvie Payette a créé le téléroman «Chambre en ville».J'avais entendu dire que l'esprit d'équipe de «Chambre en ville» était vraiment extraordinaire, bien que parfois, pendant les tournages, l'atmosphère ressemblait à une garderie.Mon objectif était de retrouver ce même esprit d'équipe, mais dans un autre contexte.Je voulais réunir dans un petit café les comédiens pour faire une entrevue qui allait refléter à la fois le téléroman et leur vision des jeunes.Plusieurs personnes me disaient que ce serait impossible de réunir autant de comédiens et en plus la même journée.J'ai tout de même réussi à réunir neuf des comédiens en deux entrevues le même jour (Francis Reddy, Anne Dorval, Jasmin Roy, Patricia Pa-quin, Vincent Gratton, Isabelle Cyr, Gilbert Lachance, Danièle Leduc et Caroline Saint-Onge).Sylvie Payette ne s'est pas simplement inspirée de sa propre expérience d'adolescente pour écrire «Chambre en ville».Elle a passé de longs moments assise dans les cafétérias des cégeps, incognito, à regarder les jeunes agir pour mieux apprendre à les connaître et à les apprécier.Sans les juger.C'est aussi dans ce même endroit que les personnages et les situations du téléroman ont commencé à prendre forme dans la tête de l'auteur pour enfin devenir les personnages que l'on connaît maintenant.Premier objectif Le premier objectif de l'auteur était de faire quelque chose pour les jeunes qui se sentent souvent boudés.Son second objectif était de donner la chance à de nou- PHOTO P.H.TAIBOT.La Presse Sylvie Payette ne s'est pas simplement inspirée de sa propre expérience d'adolescente pour écrire «Chambre en ville».Elle a passé de longs moments dans des cafétérias de cégeps.veaux comédiens de se faire con- tournant important ou encore le naître par le biais de la télévision, début d'une carrière.Même si les comédiens en question avaient quelques messages publicitaires ou quelques pièces de théâtre à leur actif, jouer dans «Chambre en ville» a constitué pour la plupart d'entre eux un Cette nouvelle expérience a beauoup apporté à ces jeunes comédiens.Outre la chance de signer un gros contrat et de se faire connaître du grand public, cette expérience leur a donné l'occa- sion de mieux comprendre les a-dolcscents.Il n'y a pas de doute, ils se sentent très chanceux d'avoir pu vivre une telle expérience: «Quand je pense à tous les comédiens qui sont bourrés de talent et qui attendent qu'on leur offre un contrat, je me sens choyée»,, me confie Isabelle Cyr.Nouveaux dans le métier, ils ont vite fait d'y découvrir les bons et les mauvais côtés.Ils savent très bien que ce merveilleux métier reste malgré tout très insécurisant: «Des fois, j'ai eu le goût de tout laisser tomber malgré le fait que j'ai gagné un trophée l'an dernier (le trophée Gascon-Roux comme meilleure comédienne dans l'École des femmes, de Molière), affirme Anne Dorval.C'était un gros défi pour ces comédiens d'être plongés dans une deuxième adolescence.«C'est toujours plus dur de jouer ce que tu es vraiment.Quand tu as de la pudeur, t'as peur du ridicule.Mais quand tu as passé au travers, c'est beauoup plus facile.C'est pour ça qu'en général, ils prennent des acteurs plus vieux que leur personnage», explique Francis Reddy.Plein d'émotions Si l'auteure nous fait vivre plein d'émotions à travers les différents personnages en nous faisant vivre les hauts et les bas de l'adolescence, ce n'est sûrement pas pour faire la morale.Si elle ¦ parsème son téléroman de situa- I tions difficiles, c'est pour permettre aux jeunes de trouver des éléments de solution à leurs problèmes et leur livrer des messages positifs.La plupart des comédiens entreprennent leur troisième année dans «Chambre en ville» et ils sont assurés qu'il y aura une quatrième saison l'an prochain.S'il faut en croire Sylvie Payette, son téléroman n'est pas prêt de prendre fin car elle a l'intention de se rendre jusqu'à une septième année.Ses personnages auront alors franchi les portes du cégep pour se rendre à l'université.(C'est un scoop!).Le sujet de l'adolescence est un sujet inépuisable et même après plusieurs années d'antenne, les acteurs croient sincèrement au message véhiculé dans ce téléroman et n'ont pas peur de tourner en rond.C'est sûrement à partir aussi de cette même sincérité de jouer qui fait que le téléroman écouté autant par les adolescents que par les parents est une grande réussite.A l'occasion du 350e anniversaire de Montreal, la Presse propose des questions sur l'histoire de la Métropole aux équipes de l'émission GENIES EN HERBE diffusée tous les dimanches à 16 h 30.a la télévision de Radio-Canada, la Presse récompense les équipes gagnantes en offrant «L'Histoire de La Presse- de Cyrille Felteau; -Montréal: son histoire, son architecture- de Guy Pinard et \u2022Maisonneuve: le testament du Gouverneur», un roman signe par Louis-Bernard Robitaille.Tous c£s auteurs sont de La Presse.Les Editions Libre Expression offrent «L'Architecture de Montréal-, «Explorer Montréal-, «Un été sans aube- et «La Radissonie-.Le dimanche, La Presse publie la question et la réponse de l'émission diffusée la semaine précédente ainsi que la question posée à l'émission du jour même.QUESTION DU 18 AVRIL Quelle est la plus ancienne banque a charte du Canada?REPONSE La Banque de Montréal a été fondée en 1817 pour s'occuper principalement des devises puisque la plupart des monnaies (anglaise, française, hollandaise, espagnole et portugaise) avaient cours à l'époque.Ce n'est qu'en 1845 que la Banque fit construire l'édifice actuel sur la rue Saint-Jacques, près de la Place d'Armes.Elle a même joué le rôle de banquier de l'État jusqu'à la création de la Banque du Canada en 1935.La Banque de Montréal dont l'actif dépasse les 90 milliards, a toujours son siège social à Montréal.Elle compte plus de 1300 succursales à travers le pays et emploie environ 30 000 personnes.QUESTION DU 19 AVRIL Comment s'appelle la troupe de théâtre fondée à Montréal par feu Jean Gascon et Jean-Louis Roux?Jean Gascon La «Jeune» Presse est une initiative du service de l'information de La Presse.Cette page paraît chaque dimanche.Son objectif est d'initier les adolescents à l'écriture journalistique en leur permettant de s'exprimer sur les divers sujets qui les intéressent.Le choix des thèmes et des chroniques est du ressort d'un comité de rédaction «ad hoc» encadré par Daniel Marsolais, adjoint du directeur de l'information.Les pédagogues et les élèves du secondaire et du collégial qui veulent collaborer à la confection de cette page peuvent nous le faire savoir en écrivant à La «Jeune» Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y 1k9.J ai contemplé les plus précieuses reliques de la Passion du Christ Ce n'est ni en Israël ni en Jordanie, pays qui ont été témoins de la Passion du Christ et où l'auteur a séjourné près d'un an qu'il a pu contempler des reliques de la Passion, mais bien en Europe.Si tout le monde connaît l'existence du Linceul de Turin (incorrectement appelé *Suaire») \u2014 dont l'authenticité a été remise en question après qu'il eut été au test du carbone 14, en 1988 \u2014, par contre, peu de gens savent que Rome et Paris possèdent les plus prestigieuses d'entre elles.RAYMOND DIONNE collaboration spéciale Cr est à l'église Sainte-Croix-dc-Jérusalem (Santa Croce in Gerusalemmc) de Rome que j'en ai compté le plus grand nom-hre.Rappelons brièvement que cette église, ancienne basilique de l'époque ^ l'empereur Constantin, fut érigée en 320 par sainte Hélène, mère de ce dernier et l'une des premiere pèlerines de Terre Sainte, afin d'abriter les reliques qu'elle avait rapportées de Jérusalem.Ces dernières sont toujours conservées dans une chapelle adjacente, appelée chapelle des reliques; elles comprennent, entre autres, des fragments importants de la Croix du Christ, l'inscription «INRU (abréviation latine de! «Jésus de Nazareth, roi des Juifs»), qui avait été placée au-dessus de la tète du Christ sur la croix, un clou qui avait servi à sa crucifixion, deux épines de la ( ouronne, l'os du doigt de saint I homas qui toucha â la plaie du Christ.Une autre chapelle (la chapelle Sainte-llelene) est construite sur In terre même du Cal- vaire, que sainte Hélène avait fait transporter de Jérusalem.Toujours à Rome, à proximité de la basilique Saint-Jean-de-La-tran, se trouve la Scala Santa (ou Saint Escalier), qui provient du palais de Ponce Pilate à Jérusalem, que Jésus gravit le jour de sa Passion; elle comprend vingt-huit marches en marbre, qu'on a recouvertes de bois pour les protéger contre l'usure et le vandalisme.On en retrouve une réplique à Saintc-Anne-de-Beaupré.La fameuse Couronne d'épines à Paris C'est à Paris que j'ai réussi à lo-caliser la fameuse Couronne d'épines, plus précisément â la cathédrale Notre-Dame.Rappelons qu'en 1238 l'empereur de Constantinople (aujourd'hui Istanbul, en Turquie), Baudoin II, qui se trouvait dans une situation financière assez critique, se vit contraint de mettre en gage la sainte Couronne; apportée de Jérusalem au IVe siècle, elle avait été conservée jusqu'alors dans la chapelle du Palais impérial.Apres avoir été d'abord engagée a un richissime patricien de Venise, un dénommé Quirino, PHOTO COUECTION RAYMOND DI0NNE Quelques-unes des reliques que Ion peut contempler à l'église Saint-Croix-de-Jerusalem, à Rome.On aperçoit, à l'intérieur du crucifix, des fragments de la Vraie Croix; à gauche un clou ayant servi à la Crucifixion ; au-dessus, une phalange de saint Thomas ; à droite, un autre clou et des épines provenant de la Sainte Couronne.elle fut définitivement achetée par le roi de France, Louis IX ( le futur saini Louis), la même an- née.Ce dernier, qui avait une grande dévotion envers les Lieux Saints et tout ce qui s'y rattachait, se porta acquéreur de plusieurs autres reliques, dont des fragments importants de la Vraie Croix et un clou (surnommé le Saint Clou) qui avait servi à la crucifixion.Pour conserver de si précieuses reliques, le roi fit construire, entre 1243 et 1248, la Sainte-Chapelle, dans l'ile de la Cité; considérée comme l'une des plus belles réussites de l'architecture gothique, elle continue, après sept siècles, â susciter l'admiration des touristes.Au moment de la Révolution française, les reliques furent mises â l'abri des voleurs et des vandales â l'abbaye de Saint-Denys, non loin de Paris.Ce n'est qu'au début du 19e siècle qu'elles furent transportées à la cathédrale Notre-Dame, où elles sont jalousement gardées dans le Trésor.Elles ne sont présentées h la vénération des fidèles que pendant les dimanches du carême et le Vendredi Saint.C'est à l'occasion d'un sermon du carême, prêché par le père Carré, dominicain, que j'eus l'insigne honneur de baiser la sainte Couronne d'épines, conservée dans un tube de cristal de roche.Moment d'autant plus émouvant que je me trouvais en compagnie de M.Paul Reynaud, chef du gouvernement français au moment de l'invasion de la I ranee, eu 1940, auquel devait succéder le maréchal Pétain.le ne pouvais m'empécher de penser alors à un autre illustre Français, Paul Claudel, écrivain et académicien, qui s'était converti dans ces mêmes lieux, le jour de Noél 1886.Voici en quels termes émouvants il parle des reliques de la Passion: «C'est un grand souvenir, ces après-midis de carême à Notre-Dame, jadis, à l'époque qui a précédé ma conversion, où, faute de pouvoir communier, j'allais vénérer les reliques insignes de la Passion: la Sainte Couronne, le Clou et le morceau de la Croix.Avec quelle émotion j'y appliquais mes lèvres! Du profond trésor de Notre-Dame elles sont l'élément inesti-mabalc.» Si aucun dogme ne nous oblige à croire en l'authenticité de toutes ces reliques, par contre, une solide tradition, appuyée par des documents anciens dignes de foi et généralement admise par les historiens de l'époque, devrait suffire à dissiper les doutes des personnes sceptiques et incrédules.Espérons, tout de même, qu'avec les techniques de pointe dont ils disposent, les experts qui se sont penchés sur le Linceul de Turin poursuivront, un jour, leurs investigations sur ces dernières reliques.Et même dans le cas du Linceul, la méthode employée \u2014 la (iniiilion par le carbone 14 \u2014 ne semble pas être tout â fait sure: selon un technicien en problèmes de faibles radioactivité, en effet, une contamination par île la suie aurait pu al- PHOTO COLLECTION RAYMOND 0I0NNE Reliquaire conservé dans le Trésor de la cathédrale Notre-Dame de Paris contenant la Sainte Couronne d'épines.Les trois personnages représentés par les statuettes sont: sainte Hélène (à droite), Saint Louis (à gauche) et le roi Baudoin II (caché).térer l'âge véritable du linceul, qui avait été endommagé lors d'incendies.C'est une affaire qui est loin d'être définitivement classée.i LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 19 AVRIL 1992 Génies en herbe En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc .3535.boul Rosrmont.Montreal H1X 1K7 A ÉTATS-UNIS 1.Quel État a Boise pour capitale?2.Qui fut le treizième président des États-Unis?3.Quelle est la capitale américaine des divorces?4.En quelle année les Américains achetèrent-ils l'Alaska des Russes?5.Qui était gouverneur de la Nouvelle-Amsterdam avant qu'elle ne devienne New York?B LUCKY LUKE 1.De quelle nationalité est Le Grand Duc?2.Quel journal est le concurrent du Daily Star?3.Qu'est-ce que le fil qui chante?4.Dans quel album Lucky Luke et les Dalton se rendent-ils au Canada?5.Quel est le métier d'Hank Bully?C ANATOMIE 1.Comment s'appelle la partie supérieure de la dent?2.Comment s'appelle la première vertèbre de la colonne vertébrale à partir du crâne?3.Comment s'appelle la membrane de l'oreille qui vibre lorsque l'on perçoit un son?4.Comment s'appelle l'enveloppe blanche de l'oeil?5.Quel autre nom donne-t-on aux globules blancs?D QUI SU IS-JE?Tous les mots commencent parL 1.Quelle oeuvre de Rudyard Kipling a comme personnage principal Mowgli?2.Quelle est la capitale de l'Arkansas?3.Quel personnage biblique vit sa femme changée en statue de sel?4.Comment s'appelle le monstre marin mentionné dans la Bible et dans les poèmes mythologiques de l'Ougarit?5.Quel pape fut surnommé «le pape des ouvriers»?VILLES ANGLAISES 1.Dans quelle ville se trouve la City Art Gallery, la Withworth Art Gallery et la John Ryland's Library?2.Dans quelle ville est né Sir John A.MacDonald, premier premier ministre du Canada?3.Dans quelle ville les Beattles donnèrent-ils leurs premières représentations?4.Quelle est la deuxième plus grande ville d'Angleterre?5.Quelle ville donne son nom au méridien d'origine?F LITTÉRATURE 1.Complétez le titre de cette oeuvre de Jean-Jacques Rousseau: Julie ou.2.Quelle est la nationalité de Pablo Neruda?3.Qui a dit: «L'Egypte est un don du Nil»?4.Qui a écrit Les Manuscrits de Pauline Archange?5.Quel est le vrai nom de Mme de Staël?G CHILI Pinochet 1.Qui fut le libérateur du Chili?2.Qui a succédé à Pinochet?3.Quel est le principal port du Chili?4.Quel désert est situé au nord du Chili?5.Qui fut le principal conquérant du Chili?H MUSIQUE 4$ 'M Rudyard Kipling Tom Hulce 1.Sur quel album des Beatles retrouve-t-on la chanson Norwegian Wood?2.Quel groupe chante Y MCA?3.Le prénom de ce compositeur est Tomasso, il a écrit un célèbre adagio.Qui est-ce?4.Quel compositeur est interprété par Tom Hulce dans un film de Milos Forman?5.Combien Bach a-t-il composé de Concertos brandebourgeois?SOLUTION A LA DERNIERE PAGE DES ANNONCES CLASSEES Crucigrammes Mots croisés I ! LA GRILLE THÉMATIQUE DE MICHEL HANNEQUART (LA PAROLE) 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 8 10 11 12 13 14 15 HORIZONTALEMENT 1.Formuler de vive voix ce qui était intériorisé \u2014 Terme d'affection.2.Fait de vive voix \u2014 Titre \u2014 Difficulté cachée.3.Vendue \u2014 Obstruction de l'intestin \u2014 Article.4.Se parle dans la région du Caucase \u2014 Blancs, ils ne riment pas entre eux.5.Célébrée \u2014 Exprimer par des paroles.6.Direction \u2014 Composer \u2014 Caesium.7.Ruisselet \u2014 Parles \u2014 Phénomène.8.Exagération pompeuse dans les termes employés \u2014 Bourrique.414 9.Enoncé de nouveau à haute voix \u2014 Informer par lettre \u2014 C'est-à-dire.10.Difficile à croire \u2014 Proférer à l'intention de quelqu'un.11.Influence prédominante \u2014 On y parle beaucoup le chinois \u2014 Équerre.12.Allongé \u2014 Retirée \u2014 Se dit d'une langue qui se parlait en France.13.Cité antique \u2014 Sert à lier \u2014 Aviron \u2014 Femme d'un raja.14.Ne pas parler (Se) \u2014 Commence par un événement important \u2014 Ancienne ville d'Arménie.15.Abrège la phrase \u2014 Qui n'offre aucun danger \u2014 Reconnue vraie.VERTICALEMENT 1.Parler en criant et avec colère \u2014 Chemin.2.Période \u2014 Passe en revue \u2014-Il est avare.3.Tient des propos peu cohérents \u2014 Station balnéaire \u2014 Chiffres romains.4.Parle avec un défaut de prononciation \u2014 Pousser son cri, en parlant de la chouette.5.Division du compas \u2014 Alcooliques Anonymes \u2014- Divinités.6.Article \u2014 Finaude.7.Reproduit exactement \u2014 Se dit d'un son rapide, sans ampleur \u2014 Ouvrir une fenêtre.8.Fait de se taire \u2014- Très court \u2014 Mesure agraire.9.Peut être primaire, secondaire ou tertiaire \u2014 Écrivain espagnol \u2014 Dialecte, patois, etc.10.On y glisse son bulletin de vote \u2014 Interrompt.11.À la fin dune lettre \u2014 Démonstratif \u2014 Qui a vu le jour \u2014 Avant.12.Curie \u2014- Parole \u2014- Hirondelle de mer.13.Appeler de loin \u2014 Située \u2014 On peut y ajouter des paroles.14.On y parlo hongrois \u2014 Placée judicieusement \u2014 Sert a désigner une ou plusieurs personnes.15.Répète sans cesse \u2014 Dit à haute voix (un texte appris).¦ SOLUTION DIMANCHE PROCHAIN SOLUTION DE DIMANCHE DERNIER 4M Nicole Hannequart EXPLICATION OU JEU Tout d'abord, vous devez trouver les mors correspondant aux definitions, en commençant par le mot code (dont les lettres sont écrites entre parentheses).Ce dernier vous est d'une grande aide puisque, une fois trouve, vous reportez, en suivant le code, chacune de ses lettres dans ta grille (Par ex.12 signifie la case d intersection des mots 1 et 2.2-3.celle des mots 2 et 3.etc.).Enfin, il s'agit de compléter la grille en formant une anagramme pour chacun des mots trouves.MOT CODE 1-2 7-8 6-7 3-4 8-9 4-5 2-3 5-6 DÉFINITION Bienfait tiré de quelque chose.(BCEEEFIN) MOTS 1.E- DÉFINITIONS Divulguer, rendre public.(8 lettres) 2.B_______ Mettre ses lunettes (chausser ses.).( 8 lettres ) 3.C_______ Articles découpés dans un journal.(8 lettres) 4.S_______ Ensemble des selles et des harnais des chevaux d'une écurie.(8 lettres) MOTS 5.E- 6.C.7.M 8.R.9.A DÉFINITIONS Osselet de l'oreille moyenne.(6 lettres) Jeune canard.(7 lettres) Embrouillaient.(8 lettres) Fabriquèrent de nouveau.(8 lettres) (S')habillent d'une manière bizarre.(8 lettres) SOLUTION DU No 213:\t\t 1.\tMELOMANE\t\u2014 MÉLANOME 2.\tFOMENTA\t\u2014 FANTÔME 3.\tFARFELU\t\u2014 AFFLUER 4.\tAMARRENT\t\u2014 MARRANTE 5.\tRÉSUMANT\t\u2014 TRANSMUE 6.\tDÉPLAIRE\t\u2014 PÉDALIER 7.\tDÉLIVRA\t\u2014 VALIDER 8.\tRECTALES\t\u2014 SCÉLÉRAT 9.\tTREMPEES\t\u2014 EMPESTER R N N 8_ T 214 Anacroisés Philippe Guènn L util»Mtion du terme «anacrotses» est possible grace a ! amabilité de Micnei Charlemagne tes anacroisés sont des mots croisés dont les définitions sont remplacées par les lettres de mots a découvrir.Les nombres qui suivent certains tirages correspondent au nombre de solutions possibles dont une seule peut se placer sur la grille.Comme au scrabble, on peut conjuguer.Tous les mots à trouver figurent dans l'Officiel du Scrabble (Ed.Larousse).Il n'est donne que les tirages de mots de six lettres et plus.HORIZONTALEMENT 24 \u2022 A 1:DIOPSS 25ÎA 5:AEECSU(2) 27: E 9:ADEITU(2) 28: A 13:CEEORTUU(2) 31 : C 14: AELNNORR 32:A 15: B E I R T T 38: A 16:BORRUU 41 : A 17:AINSTT(2) 45:E 18: A A F I R S T (4) 46: A 20:CEKORST(2) 47: A 22:AINNORTT 48:A A I N R T (5) 11 L N S T U (3) ECIINTT EEILTV EEHOSSU E E M S S (2) INPOTU AEILPPR(3) E IN RU (3) BEI ORS (5) ELLRUU LNOORT 49: E E E N T T T (2) 50: A C I N 0 T (5) 51 : A E R S T T U (3) 52 : A E I N N 0 S Y (2) 53: A ESS SU (2) 54: AD E EST V VERTICALEMENT 1: ABDEELL 2:EIOSSTT(2) 3: AEIPTTUV 4: AEIINRSS(5) 5: ABINRU(3) 6: AECORRTT 7.-EEENORR 8:CEEIRTUZ(3) 9: AEENNNST 10: AEIINRTU 11:DEEINSST(4) 12: ACEEHSTU 19: AFIOTTU(2) 21: AAEILNU 23: A CEE EH PR (2) 26: A AISST 29: AABCCEL 30: AEEIMRSC5) 33: AEEFFLOS 34:INPRSST 35: AAOSTTU 36: AACCORS 37: EE N N 0 R S 39:EINSTU(3) 40:EENRTU(6) 42: AAIPR Y 43: AILSTT(2) 44: A E N R R T (2) (2) SOLUTION EN PAGE A5 Scrabble Philippe Guérin Aujourd'hui, c'est PAQUES (qui se met au singulier dans le cas de la PAQUE juive), résurrection du CHRIST (peut se mettre au pluriel car il désigne aussi le CRUCIFIX qui montre souvent le CHRISME, monogramme du christ).Ouvrons un peu notre BIBLE pour y trouver quelques mots rares ou oubliés.Différents peuples habitaient la Palestine: les CANANEENS, les SAMARITAINS.En ce temps là, les unités étaient différentes.Le SETIER valait 0,3 litre tandis que le BATH (invariable) contenait 22 litres.Pour mesurer une longueur, on utilisait l'EMPAN (25 cm), le STADE (185 m).L'ARPENT était la mesure de surface tandis que le SICLE, la LIVRE ou le TALENT étaient des mesures de poids.On employait des monnaies de bronze.L'AS et ses sous-multiples le QUADRANT, le LEPTE appelé aussi PITE.Les monnaies d'argent s'appelaient la DRACHME ou le DENIER et le STATERE qui valait 4 deniers.En musique, on écoutait le LUTH, le PSALTERION ou le SISTRE.Il y avait aussi des impôts: la DIME qui correspondait au dixième des récoltes, le TRIBUT.Les PREMICES (toujours aux pluriel) étaient les premiers fruits de la récolte que l'on offrait à Dieu.Le SABBAT, jour du repos, terminait la semaine.Le Maître était appelé RABB1.Les sacrifices étaient choses communes.L'OBLATION était le terme général pour les désigner.L'HYSOPE servait à l'aspersion du sang lors des rites et la LIBATION était le vin qui accompagnait le sacrifice d'un animal.On louait Dieu en chantant un ALLELUIA et on l'exhortait a nous sauver par un HOSANNA.On redoutait d'être frappé d'un ANATHEME (malediction) et d'être jeté à la GEHENNE (lieu de malediction).ANGES.ARCHANGES et CHERUBINS peuplaient les cieux.Plusieurs partis juifs étaient en présence: il y avait le ZELOTE, partisan de la force contre l'occupant (les Romains), le SADU-CEEN (ou SADDUCEEN).religieux.Le PHARISIEN obéissait strictement à la loi.la TORAH, qu'étudiait le SCRIBE.Le LEVITE était chargé du transport des objets rituels, tandis que l'EPHOD parait le sacrificateur.Le TEMPLE pouvait désigner deux choses: le temple proprement dit ou NAOS ou le PARVIS à l'intérieur de l'enceinte sacrée.Mais les Romains étaient là.divisés en COHORTES, en LEGIONS, commandées par un CENTENIER ou CENTURION.Le PEAGER était chargé de recueillir les taxes imposées par les Romains et le PRETOIRE abritait le chef romain.Quand JESUS, le NAZAREEN (de Na/areth) est arrive, il s'est entoure de ses APOTRES et parla en PARABOLE.Pour finir, parlons du verbe OINDRE.L'ONCTION à l'OING, une huile spéciale, marquait l'investiture des rois! Attention à la conjugaison de ce verbe difficile qui se conjugue comme le verbe joindre; j'oins au présent, j'oignais à l'imparfait, j'oignis au passé simple, j'oindrai au futur, qu'il oignit à l'imparfait du subjonctif! Joyeuses Pâques! Bruxelles Il y a dix-huit mois, la fédération québécoise fêtait ses 10 ans d'existence.Ce week end.week-end de Pâques, le Festival interna tional de Bruxelles célèbre le vingtième anniversaire de la federation belge.C'est en fait le vingtième anniversaire de la naissance du scrabble duplicate puisque celui est né en Belgique et que la fe- \\ dération belge fut la première fédération de scrabble.Au programme, un tournoi individuel et un tournoi par paires auxquels votre serviteur fera tout son possible pour faire briller la fleur de lys québécoise! Comment jouer la partie de duplicate ci-dessous La formule duplicate vous permet de rejouer chez vous une partie disputée dans un club.Pour obtenir les règles détaillées, écrivez à Philippe Guérin.rubrique du scrabble, La Presse.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y 1K9.Partie disputée le 31 mars 1991 au club \u2022 L-A-7 \u2022 de Brassard- Saint-Lambert.TIRAGE MOT RETENU REF.PTS 1.2.3.4.s.6- 7.8 9 10.il.12 13 14.15 16 17.18.19 20 21 22.PNEUWO PEUUOVR EEJBTIS GflTMSOE ts.aubl I Ll \u2022 sgpreee aeejcct AP£s!°t CEH'NSY CULUUGZ CUUGZ.EP UQF«a?M \u2022APiSSER HYENES K2 HE cvbe: a8 fuguat 07 ZKMA) I2A 2AiN(S) 12A ONG 111 MOROtEUlb) U8 FANE 1sa VE>A 4j HAJt) n2 KOTO IL hk Ll 24 71 55 23 78 74 n 140 50 3d 84 30 ;r 29 21 74 T2 X 29 75 16 1 141 6 I Commentaires : 1\u2014 BLUTER, tamiser la farine 2\u2014 TABELLE.liste, en Suisse.3\u2014 RECREER, remplacer le gréemer: dun navire 4\u2014 ZAIN.se dit d un animai dont la robe uniforme n'a aucun poil blanc.5\u2014 MORDIEU.juron.Solo do Renée Gau-dette.Résultats: Pts 1er Renée Gaudette 1081 2e Marto Hebort \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 972 lue Pierrette Beauvais 75S La vie animale La Presse A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 19 AVRIL 1992 À tire-d'aile.Ta Nos outardes sont-elles devenues paresseuses ?PIERRE CINCRAS ¦ Elles sont parmi les premiers migrateurs à nous revenir au printemps et pour bon nombre de Québécois, leurs aboiements caractéristiques signifie que la belle saison est de retour pour de bon.Mais nos belles outardes, comme on se plaît encore à les appeler, semblent moins fidèles que par le passé.Leurs habitudes ont tendance à changer ces dernières années.À tel point d'ailleurs que le comportement récent de ces volatiles, du moins ceux qui vivent dans l'est du continent et qui nichent au nord du Québec, laisse les experts perplexes.Les outardes ne forment pas un groupe homogène.En réalité, on en compte une dizaine de sous-espèces au Canada.Si leurs coloris sont semblables, leur taille, leur distribution géographique, leur trajet migratoire et leur importance numérique varient considérablement.Par exemple, la bernache qui se reproduit dans les îles aléoutien-nes au nord-ouest de l'Alaska, pèse moins de deux kilogrammes et sa longueur ne dépasse pas 60 centimètres.Par contre, le géant de la famille, Brenta ca-nadanesis de son nom scientifique, peut atteindre 130 cm de longueur et un poids de 11 kg (24 livres).C'est elle que l'on retrouve souvent dans les parcs américains.Quant à notre outarde «québécoise» (Brenta canadensis, canadensis), son poids est de l'ordre de quatre kilogrammes.Elle est une des plus répandues.Au début des années 70, on en comptait jusqu'à un million au cours des inventaires d'hiver, après la saison de chasse, cinq fois plus que dans un récent passé.Mais au début de 1990, la population a amorcé un déclin qui suscite beaucoup de questions parmi les ornithologues qui suivent cet oiseau de près.La bernache du Canada qui suit la voie migratoire atlantique niche au Québec au nord du 48e parallèle, soit dans la forêt boréale de l'Abitibi et de la Basse Côte-Nord, non loin du golfe.Mais c'est dans la taïga, et dans la toundra que la densité des oiseaux nicheurs est beaucoup plus grande.Le palmipède passe l'hi- Les bernaches du Canada posent plusieurs énigmes aux ornithologistes.Elles vont moins loin dans le sud au cours de leur périple migratoire et la population qui ne migre pas vers le nord augmente sans cesse.ver un peu partout dans les États de la côte est américaine, jusqu'en Floride.Une migration moins longue Rendus publics à la fin de mars, les résultats des.inventaires d'hiver menés aux États-Unis indiquent que la population de bernaches du Canada dans l'est du continent est d'environ 655 000 oiseaux.L'an dernier, on parlait de 772 000 et 850 000 en 1990.La situation est d'autant plus étonnante, fait remarquer Austin Reed, biologiste au Service canadien de la faune, que, sauf exception (en 1986), le climat fut propice dans le nord du Québec durant toute la dernière décennie au cours de la période de nidification.Les données provenant des résultats de chasse indiquent par ailleurs que le taux de reproduction des outardes semble plus faible, la proportion de jeunes étant moins élevée qu'aupara- vant (règle générale, près de 90 p.cent des oiseaux abattus par les chasseurs au cours de l'automne sont des jeunes de l'année).Ce déclin est d'autant plus étrange que les oiseaux semblent s'être merveilleusement bien adaptés aux changements agricoles dans l'est du continent et que la culture du mais, par exemple, est encore très répandue dans les quartiers d'hiver de la bernache.A l'époque, on attribuait même une partie de la hausse de la population à cette adaptation à l'agriculture.D'autre part, on a constaté que les oiseaux qui nichaient dans le sud des États-Unis, notamment au nord de la Floride, en Géorgie, dans les Carolines, la Virginie et le Maryland ont tendance à descendre moins loin vers le sud et à se concentrer de plus en plus dans les États plus nordiques.Dans le Maryland, un endroit où la chasse sportive est intense, les oiseaux sont beaucoup moins nombreux ces dernières années, au point que le gagne-pain de nombreux pourvoyeurs est sérieusement affecté, fait valoir M.Read.Là encore, on ne peut expliquer le phénomène même si certains estiment que le réchauffement climatique pourrait être en cause.Des oiseaux sédentaires Un autre phénomène, en pleine expansion, celui-là, vient aussi compliquer les choses, il s'agit des oiseaux qui ne migrent plus vers le nord et qui résident en permanence aux États-Unis (le même phénomène existe à Toronto et à Vancouver).L'édition de février du populaire magazine National Geographic traitait justement de ces animaux qui ont su s'adapter à la proximité des humains, notamment le cerf de Virginie, l'ours noir, le dindon sauvage et la bernache du Canada.On peut voir une excellente photo d'un golfeur qui doit faire preuve d'une concentration accrue sur un vert en raison de la présence de deux outardes dont l'une est en pleine séance de repos.La plupart de ces oiseaux proviennent de lignées qui ont été élevées en captivité un peu partout en Amérique du Nord et qui on été introduites ça et là.Dans certaine grandes villes, où elles nourrissent une prédilection particulière pour le gazon des parcs, on en capture pour limiter leur nombre.Ces oiseaux, explique le biologiste Reed, sont offerts à des groupes qui les réintroduisent de nouveau dans la nature.Si bien qu'à l'heure actuelle, on compterait au moins 130 000 outardes résidentes dans les villes américaines.Dans plusieurs endroits, elles sont devenues une vraie peste.(C'est aussi le cas d'une population introduite en Angleterre.) En plus d'être particulièrement salissantes (les crottes d'outardes sont volumineuses), leur fientes brûlent le gazon.Ces Ioiseaux ont parfois mauvais caractère en dépit de leur cohabitation avec les humains et n'hésitent pas à s'en prendre parfois aux passants.On peut deviner que ce trait de caractère n'est guère apprécié.Vrisemblablcment en raison d'un potentiel génétique modifié par l'élevage, ces oiseaux ont perdu l'instinct de se reproduire dans le nord.Et comme ils habitent les parcs des villes, notamment les terrains de golf, ils sont à l'abri des chasseurs.Ce qui n'est pas le cas des outardes sauvages même s'ils ces dernières restent des oiseaux plutôt farouches.D'ailleurs l'inventaire réalisé cet hiver comprend une partie de ces oiseaux semi-domestiques.Ce qui laisse croire que le nombre de bernaches sauvages est encore moins important que ne l'indiquent les statistiques même si la population globale, elle, est probablement encore plus élevée.Les femelles décident On ignore pour l'instant l'impact que peuvent avoir ces oiseaux résidents sur les oiseaux sauvages.On sait que les couples de bernaches sont habituellement formés pour la vie.Il va sans dire que les bernaches sauvages et les outardes «résidentes» se reproduisent entre elles.Mais on ne connaît pas l'effet de ces croisements sur la population en général.C'est la femelle qui détermine l'endroit où le couple élèvera sa petite famille et habituellement, elle retourne dans le même territoire de reproduction année après année.Par exemple, si un mâle résident forme un couple avec une femelle sauvage, normalement, les deux oiseaux devraient faire leur voyage de noces au Québec.(Les bernaches se reproduisent commencent a se reproduire surtout à l'âge de trois ans.) Mais on croit que le contraire est aussi vrai.Le mâle sauvage resterait dans le sud pour suivre sa belle.Austin Reed ne croit pas qu'il existe de relations de cause à effet ^entre la diminution des oiseaux sauvages et la présence de bernaches qui résident dans le sud.Il n'en reste pas moins que d'un point de vue strictement statistique, plus les populations de bernaches résidentes augmentent, plus elles sont susceptibles d'avoir un effet attraetcur sur les bernaches sauvages.Une histoire à suivre.Joyeuses Pâques! De quelques usages bizarroïdes ou singuliers de minet ( c r r a t l c t I \u2022 » J t C I t I I 1 1 ! c q a d t d ! d c c C 1 ( c t DR FRANÇOIS LU BRIN A collaboration spéciale ¦ Ceux qui s'imagineraient que gros Minou n'est bon qu'à tenir compagnie, ronronner sur vos genoux, chasser rats, mulots ou petits suisses, courir la galipote, voire parader aux expositions.n'ont qu'une vision bien limitée des multiples emplois auxquels le chat a pu être contraint tout au long de sa périlleuse histoire.Et ce, à son corps défendant.¦ le chat chasseur: dans l'ancienne Egypte, Minou accompagnait régulièrement son Pharaon de maître à la chasse.Soit pour débusquer canards sauvages et autres oiseaux d'eau dans les fourrés; ou les capturer tout comme un habile épagneul breton.11 était aussi dressé pour rabattre la poule d'eau et le héron.¦ le chat divinité: entre 1785 et 1557 avant )ésus-Christ, la chatte très sensuelle dans ses chaleurs prendra les traits de la déesse Bastet.Divinité bénéfique s'il en fut, elle répandait généreusement la chaleur solaire qui féconde.Immortalisée dans de nombreuses sculptures, elle sera l'objet d'un culte intense et fervent à Bubastis, capitale de ITgyptc d'alors.0 le chat engrais: revers de la médaille, pour propager le culte du chat protecteur des récoltes, les Égyptiens prirent la fâcheuse habitude de momifier, en guise d'amulette, des chatons (qu'on étranglait par milliers pour satisfaire la demande) ou des minous adultes et de les entourer de bandelettes.Vendus en guise de reliques ou de souvenirs aux pieux pèlerins qui se rendaient nombreux à Bubastis, et les offraient à la déesse Bastet.Une façon habile de se gagner ses faveurs.Un important charnier de chats momifiés sera ainsi découvert par les Anglais, à Beni-Hassan, au XIXe siècle.Le nombre de momies félines mises à jour sera si important qu'on les expédiera à la tonr.e en Angleterre et par bateau.comme engrais, pour ne pas les laisser perdre! ¦ le chat soldat: mais l'adoration des Égyptiens pour le chat leur coûtera cher aussi.Au VIe siècle avant lésus-Christ, très rusés, les Perses du roi Cambyse placèrent en tète de leur armée, des chats.Impressionnés par le stratagème, les Égyptiens n'osèrent les attaquer et se rendirent.¦ le chat dans la gastronomie: très souvent, et plus par nécessité que par goût, on dut manger du chat.Qui ressemble, soit dit en passant, passablement au chat.Ainsi en 1077 pendant le siège de Salerne; pour la même raison à Pise en 1174; idem à Paris en 1870.Sans oublier la triste histoire de la Mère Michel qui cherche encore son chat perdu dans les pattes d'un vilain cuisinier: le Père Lustucru.¦ le chat urbaniste: selon une légende des annales d'Albert de Statd (fin du XIIe siècle) les habitants d'Aquilée fuyant Attila se réfugièrent sur une île fort inhospitalière, appelée Venise, et infestée de rats.Celle-ci connaîtra finalement son essor fabuleux grâce au valeureux chat d'un pauvre homme, allié d'un riche négociant, qui débarrassera la future «Sérénissime» de ses vilains rongeurs.¦ le chat instrument de torture: pour faire avouer les criminels chez les musulmans on vous glissait quelques chats rétifs.dans vos culottes.Ainsi en témoigne l'aquarelle d'Alexandre Millier: des matous peu commodes sont placés dans le vêtement d'une femme présumée «infidèle» (au sens conjugal du terme, bien entendu).¦ le chat météo: très longtemps l'observation attentive du chat était la seule prévision météorologique fiable: s'il fait sa toilette devant une fenêtre au soleil et élève sa patte au-dessus de son oreille, il risque fort de pleuvoir.¦ le chat devin: par son attitude, le chat servait aussi, selon les notes du «Traité des Urines» du médecin juif Isaac à deviner l'avenir, annoncer les rencontres ou visites bonnes ou mauvaises.De plus, dans l'Évangile dit «des Quenouilles», le fait d'être suivi jusqu'à l'église par un chat le jour de son mariage est un présage des plus heureux.¦ le chat diabolique: longtemps, dans l'imagerie populaire, le chat sera indis-sociablemciit mêlé à des rituels satani-ques: Lucifer n'hésite pas à se cacher sous les traits d'un crapeau ou d'un chat ( noir de préférence).Pour cette raison aussi, Minet est le compagnon incontournable des sorcières.¦ le chat musicien: un érudit du XVII' siècle, Athanase Kircher, inventera un bien cruel orgue à chat : de malheureux minous étaient enfermés chacuns dans un compartiment.Là, des touches armées de pointes leurs piquaient la queue.Un concert de ce sadique et curieux piano à chats sera même donné à Bruxelles devant le roi Philippe II.¦ le chat potion magique: Minou était aussi, bien malgré lui, un des ingré- l LA FEMME, CHERCHER LE CHAT 57 it dans les et te aquarelle Redoutablement plus efficace que les supplices de l'Inquisition, voici corn ment des musulmans anciens faisaient avouer une femme i selon une aquarel le d'Alexandre Mùller).dients occasionnels des potions magiques concoctées par les sorcières.Une de leurs recettes prévoyait de sécher sa peau, de la piler en poudre, et de la semer à tous vents pour rendre la terre du voisin stérile ou semer la dévastation.¦ le chat victime sacrificielle: lors des carnavals et carêmes d'antan, des minous étaient souvent l'objet de sacrifices rituels, à l'époque de la Saint-|ean en particulier.Chaque année pour le solstice d'été donc, on brûlait 13 chats à Metz dans le feu de joie.À Ypres, en Belgique, on jetait des chats, du haut d'une tour du beffroi, chaque Mercredi des cendres (la tradition s'est perpétuée jusqu'à aujourd'hui, mais avec des animaux en baudruches).Une manière d'extirper le mal et de mener le bon peuple au repentir.¦ le chat protecteur de la maison: il était fréquent lors de la construction d'une maison neuve ou d'un château, d'y murer un chat condamné à mourir de faim.Lors de la démolition de nombreuses demeures (à Rouen, à Oui heron.et dans nombre de villes anglaises), on retrouvera maints cas de chats desséchés et momifiés dans les fondations.¦ le chat médicament: Conrad Gcsner, médecin et naturaliste suisse de la Renaissance, parle de long en large et sous toutes ses coutures du chat dans son «Historia Animalium».Il suggère aussi quelques potions et élixirs bénéfiques (à partir de viande ou de foie de chat) qui viendraient indistinctement à bout: des hémorroïdes, de la goutte, des varices et de la fièvre quarte! ¦ le chat proverbial : de nombreux proverbes de style matrimonial font appel à Minet.Ainsi: «Vivre comme chien et chat » se dit d'un couple qui ne s'entend guère; «Laisser le chat aller au fromage» signifie qu'une femme peut avoir une complaisance coupable envers un homme; «Acheter chat en sac» (ou en poche) signifie acquérir quelque chose sans l'avoir bien examiné dans ses menus détails.Ainsi cette phrase de Montaigne: «Les filles qui se marient, achètent chats en sac.» Pour en savoir plus sur la palpitante aventure de minou chez les hommes: «Les neuf vies du chat», par Laurence Nobis.Découverte Gallimard, Éditions Gallimard.Un petit livre bourré d'anectodes et d'illustrations étonnantes."]
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