La presse, 19 avril 1992, B. Informations générales
[" Informations générales F.LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 19 AVRIL 1992 c c f c t s r F c e S La Saint-Georges sans tambour ni trompette LILY aint Georges patron de l'Angleterre, n'a jamais sorti les Anglais d'ici dans la rue comme les Irlandais à la Saint-Patrick.Ni même à un bal annuel comme les Écossais à la Saint-André ou les Gallois à la Saint-David.Pour la St.George's Day, le 23 avril, il aura droit quand même à une célébration spéciale dimanche prochain, à l'église anglicane qui lui est dédiée et qui se dresse depuis 150 ans prés de la gare Windsor.Ce n'est pas par morosité ou par apathie que la communauté anglaise en soit arrivée à ce non-événement.II y avait autrefois une St.George Society, fondée en I834 à l'instar des Sociétés Saint-(ean-Baptiste et ^ TvT/^t*.Saint-Patrick.Elle ^Q.jMNLr/ a disparu, il y a une \\^ vingtaine d'années, *\\> après environ un mm siècle et demi d'activités au profit des immigrants et des nécessiteux.Le caractère individualiste des Angles venus du nord de l'Europe avec les Saxons et les lutes et qui ont donné son nom ;i l'Angleterre, leur discrétion et leur retenue, leur flegme légendaire aussi, les rend plus visibles a travers le rugby ou le Yorkshire pudding plutôt que dans des rassemblements en liesse! Avec leur sens de l'humour, ils préfèrent même se retrouver au sein dune association où les aventures de Sherlock Holmes les passionnent davantage et les tiennent en haleine.Leur passion pour Montréal est encore plus inattendue.Elle se traduit aussi sans doute par le français qu'ont appris à parler couramment bien d'entre eux.En tout cas, pratiquement tous ceux et celles, une vingtaine environ, qui ont été interrogés sur leur état d'âme et leur état d'esprit en cette veille de la Saint-Georges.«Ceux qui se pensent anglais sont considérés étrangers en Angleterre.Prenez, si vous voulez, le fameux St.lames Club qui reunit les gens d'affaires.C'est une fantaisie si on le compare aux clubs anglais qui sont fort différents», avouera un ex-Londonien établi à Montréal depuis Expo 67.L'Anglais s'attache surtout à deux lieux, explique-t-il : celui de sa naissance et celui de sa résidence.Ce qui expliquerait à son tour la fidélité, par exemple, des Molson a Montréal, et la présence constante d'Anglais dans les Cantons de l'Est et en Gaspésie.Les ancêtres de ces derniers étaient soit des Loyalistes réfugiés à la suite de la Révolution américaine de 1775-1783, soit des fermiers émigrés à la fin des guerres napoléoniennes.Précisons ici que de la Conquête jusqu'à la Confédération, l'immigration des Anglais au Québec n'a pas été aussi importante que celle des Irlandais et des Écossais.En 1867, seulement 21 p.cent de tous les Britanniques de naissance vivant au Québec, étaient natifs d'Angleterre, estiment les historiens.Le développement du Québec attirera un nombre accru d'Anglais a partir de 1881.Ils ont déjà connu la révolution industrielle chez eux et sont en mesure de fournir la main-d'oeuvre qualifiée dont ont besoin les compagnies, grandes et petites.Leur esprit d'entreprise les placera bien vite dans les affaires, en particulier le secteur tertiaire des banques et des assurances, contribuant par ailleurs à l'essor de la métropole dans tous les m domaines.Après la Seconde Guerre, ce sont surtout des professionnels \u2014 enseignants, médecins, ingénieurs, journalistes\u2014 qui viendront ici.Le conflit mondial amènera une catégorie insoupçonnée de nouvelles citoyennes: les Wur Brides ou mariées de guerre.« Nous étions a peu près deux mille, en août 1946, sur le Reine-Llizabeth, et le premier ministre Mackenzie King était à bord», se souvient l'une d'elles.Combien ont rejoint au Québec leurs maris canadiens-anglais ou français qui les avaient conquises en Angleterre?Il serait difficile de le savoir, mais celles qui ont pris racine à Montréal ont formé un cercle d'une quarantaine de membres aujourd'hui qui se réunit régulièrement depuis près d'un demi-siècle.Plus que révocation de souvenirs communs et le maintien de ce que Ton pourrait appeler VEnglish flavour, diverses associations qui ne sont point anglaises à proprement parler ont des activités rattachant les Anglais d'ici à de très anciennes traditions comme à leur culture d'outre-Atlantique.Y compris certes la religion protestante à laquelle ils appartiennent majoritairement, la plupart dans l'Eglise anglicane, d'autres dans les Eglises méthodiste, presbytérienne et baptistc.«Notre premier aumônier, le Révérend David Chabrand Deslislc, arrivé de France en 1766, prêchait surtout en français et parfois en anglais.Jusqu'à ce jour, le français a constamment figuré dans nos célébrations», souligne Mgr Andrew Hutchison, évéque à la cathédrale anglicane Christ Church.Sherlock Holmes examinant a la loupe les empreintes digitales laissées sur un encrier, victorien comme il se doit, que docteur John H.Watson, personnifiés l'un par M.Wilfrid de Freitas, co- fondateur de La Question bimétallique, bell, ^souverain» de ce club de Sherlockiens.PHOTOS ROBERT MAILIOUX La Prme lui tend son ami et biographe le l'autre par M.Patrick Camp- Une rose entre Montréal et l'Angleterre et trois croix pour le Royaume-uni ¦ Sur l'écu de la Ville de Montréal; la rose représente l'Angleterre à côté du lis de la Fronce, du chardon de l'Ecosse et du trèfle de l'Irlande.Quatre pays dont étaient principalement originaires les Montr réalais du siècle dernier quand, en 1833, sous Jacques Viger, le premier maire, étaient adoptées sa devise Concordia sal us, le salut par la Concorde, et ses armoiries.Des branches de feuilles d'érable, les soutiens, supportent celles-ci que surmonte un castor pour exprimer le caractère industrieux et patient de la population.C'est de cet écu qu'a été tiré aussi, en 1939, le drapeau de la Ville avec ses quatre symboles héraldiques appartenant tous au règne végétal.Trois d'entre eux, dont la rose évidemment, apparaissent au bas des armoiries du Royaume-Uni qui se compose de la Grande-Bretagne \u2014 l'Angleterre, le pays de Galles et l'Ecosse\u2014 et de l'Irlande du Nord.Quant au drapeau anglais, il est constitué d'une croix rouge sur fond blanc appelée croix de saint Georges, ce martyr du IVc siècle dont le tombeau se trouve à Lydda, aujourd'hui Lod, en Israel, et qui est le patron de l'Angleterre depuis le XHIe siècle.Le culte de saint Georges souvent représenté dans un combat contre le dragon et que les Grecs appellent «le Grand Martyr», s'était répandu en Europe.Le «Très Noble Ordre de la Jarretière», le plus élevé en dignité des ordres de chevalerie anglais, est placé sous la protection de ce saint, et c'est la croix de saint Georges que l'on retrouve au centre de sa médaille.Rappelons enfin que cette même croix apparaît sur l'Union lack avec celle de saint André, de l'Ecosse, en sautoir.c'est-à-dire disposée en X, blanche sur fond bleu, et celle de saint Patrick, de l'Irlande, en sautoir également, rouge sur fond blanc.Le pays de Galles n'y est pas représenté car, a l'adoption du premier Union lack, sous lacques 1er, fils de la reine Marie et d'Henri Stuart, il était déjà uni à l'Angleterre.La population anglaise Au Canada: 9 303 950* Au Ouébec:425 920* A Montréal : 278 995 * En Angleterre: 47 689 000 (sur les 57 236 000 du Royaume-Uni \u2022chiffres du recensement du Canada de 1986 (comprenant les personnes d'origine anglaise unique et d'origine multiple) \u2022\u2022chiffres fournis par le consulat general de Grande-Bretagne et bases sur des informations ayant pu être obtenues jusqu'en août-septembre 1990 1 Mme Joyce Coodrow, à gauche, a mis un mois entier à créer son couvre-chef où poussins, lapins, oeufs et fleurs chantent Pâques.Quant à son amie Dinah Donnghy, elle se félicite de n'avoir pas consacre plus d'une demi-heure à fleurir son bibi.Livres utiles Alliance Québec.980.Saint-Antoine Ouest.Bureau 310, Montréal H3C 1A8 Tél.875-2771 Fax : 875-7507 Président du conseil : M.Reed Scowen Président: M.Robert Keaton Consulat général de Grande-Bretagne, 1155, rue University, Bureau 901, Montréal H3B 3A7 Tél.866-5865 Fax : 866-0202 Consul général : M.Alan Clark Directrice du British Council: Mme Sarah Dawbarn English Speaking Union, 1260, rue University, Montréal H3B 3B9 Tél.: 861-8186 Président: M.Gerald Iles La Question bimétallique, (Société Sherlock Holmes), CP.883.Tour de la Bourse, Montréal H4Z1K2 «Souverain»: M.Patrick Campbell Overseas War Brides .Club of Montreal, (St.fames United Church ), 1435, City Councillors.Montréal H3A 2E4 Tél.: 288-9245 Présidente: Mme loan Watson I Oxford and Cambridge Society of Montreal, CP.310.Succursale Victoria, Montreal H3Z 2V8 Tél.et Fax:932-5313 Président: M.George Marshall Automobile AUJOURD'HUI MARDI Mode MARDI Consommation Design et art de vivre MERCREDI JEUDI VOUS OFFRE «Des livres mortels.iBuick Le Sabre et *La mode: tout un cirque» «Trouver semelle «Aux marches du palais » CETTE et pas du tout ennuyeux» Olds 88 Royale: une à son pied» (un jardin surréaliste) SEMAINE cure de jeunesse» Un texte de Sonia Sarfati Un texte de Denis Duquet i \\ Un texte de Viviane Roy -r Un texte de Danielle Bonneau Un texte de Raymond Bernatchez B2-: LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 19 AVRIL 1992 Éditorial Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adiomt directeur de l information Alain Dubuc éditorialiste en chef La difficile résurrection de l'Église québécoise inq eveques québécois ont rendu public, récemment, le ¦ bilan de leurs réflexions au sein du Comité episcopal de l'éducation.Un exercice visant a aider leurs collègues a faire le point sur plusieurs questions qui les préoccupent.Mais qui met également en lumière le difficile arrimage de l'Église institutionnelle avec la réalité québécoise d'aujourd'hui.Toutes leurs analyses sur l'enseignement religieux, l'animation pastorale, l'éducation à la sexualité, l'enseignement privé et la pauvreté en milieu scolaire ne suscitent pas le même intérêt.Du moins dans les milieux indifférents à la perspective catholique et, de ce fait, imperméables à cette démarche pastorale.Certaines témoignent cependant d'une remarquable lucidité et dune incontestable ouverture d'esprit.On ne se surprend pas, par exemple, que les évèques se portent vigoureusement à la défense de l'enseignement privé et s'attardent longuement sur les difficultés de l'animation pastorale dans les écoles primaires et secondaires.Même l'attention qu'ils portent aux enfants de milieux défavorisés s'inscrit dans une préoccupation sociale à laquelle l'épiscopat nous a déjà habitués.C'est sur les dossiers de l'enseignement religieux au secondaire, et sur la délicate question de l'éducation sexuelle à l'école que l'attitude des prélats est la plus révélatrice.Pas tellement en raison de l'originalité de leur point de vue sur ces questions qui ne fait que reprendre, sur le fond, des positions assez traditionnelles.Mais surtout à cause du regard lucide qu'ils portent sur la situation actuelle et sur la difficulté de leur rôle dans la société en général et au sein de l'Église québécoise en particulier.Sur le plan des cours de religion proprement dits \u2014à ne pas confondre avec l'animation pastorale\u2014, les évèques ne se font guère d'illusion sur l'intérêt suscité par cette matière.Ni sur la nécessité d'adapter cet enseignement aux préoccupations et aux valeurs actuelles des jeunes.Ils se montrent parfaitement conscients du désarroi de cette génération devant le vacuum spirituel de ses aînés et la multiplication des croyances qui lui sont proposée.Et du défi que représente pour les professeurs le passage d'une matière strictement académique à une réflexion personnelle sur le sens de l'existence et la conduite de sa vie.Même chose sur la difficile adéquation entre l'éducation à la sexualité et la réalité dans laquelle baignent quotidiennement les jeunes Québécois.Un dossier qui illustre bien, par ailleurs, la position inconfortable dans laquelle se trouve l'épiscopat.Une hiérarchie perpétuellement coincée entre la nécessité de faire preuve d'ouverture desprit pour interpeller une majorité indifférente et la bigoterie de fidèles traditionnalistes qui lui reprochent daller trop loin trop vite.Il suffit pour s'en convaincre d'entendre les admonestations de ceux qui, prétendant parler au nom des parents catholiques, blâment les évèques d'avoir jugé «correct, bon, conforme à la doctrine de l'Église» le programme d'éducation à la sexualité proposé par Québec.Une «doctrine»» que, par ailleurs, l'immense majorité des parents, baptisés ou non, a depuis longtemps relégué au rang d'une morale anachronique d'aucune utilité aujourd'hui.Le Québec compte aujourd'hui plusieurs évèques jeunes, dynamiques, ouverts et soucieux de présenter un message évan-gélique en prise directe sur les préoccupations de la majorité qui a déserté les églises.L'indifférence générale devant la plupart de leurs interventions et la réaction frileuse voire hargneuse du dernier carré de «fidèles» traditionnalistes montre bien l'ampleur du défi auquel ils sont confrontés.Ils n'auront pas trop de toute leur foi dans le Ressuscité qu'ils célèbrent aujourd'hui pour fonder leur espérance que l'Église québécoise ressuscitera un jour à son tour.Pierre GRAVfiL \u2022*\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 .- 3\u2014p Opinions Bonne fête Marie-Eve MB toi Marie-Eve qui au-rait eu 12 ans aujourd'hui, en ce jour de Pâques.l'aimerais pouvoir te prendre dans mes bras et te bercer pour que tu puisses y pleurer toute la peine, toute la peur et toute la violence qui t'ont été faites.Et que.par ce geste, tu y retrouves un peu de notre douceur, un peu de notre chaleur.Mais.je sais aussi que par ces quelques mots, c'est aussi nous consoler de toute la peine que nous avons que tu ne sois plus parmi nous.Alors, je veux en ce jour de ton anniversaire te rendre hommage et t'offrir un monde meilleur que le nôtre.le t'aime, Nous t'aimons.Tantie PIERRETTE Bénévolat: savoir aussi recevoir GASTON LEBLANC L'auteur oeuvre à la Maison de Jonathan, à Longueuii \u201e* ja e suis venu pour appor-» mm ter aux jeunes, confie Hugues, étudiant au Cégep.Mais c'est à se demander si les jeunes ne m'apportent pas autant que je leur donne».Cette réflexion d'un june adulte de 20 ans, qui intervient bénévolement auprès d'adolescents en difficulté, exprime bien l'enrichissement mutuel qu'un bénévolat de qualité procure entre la personne aidante et la personne aidée.Que la personne aidée et la personne aidante sortent mutuellement grandis apparaît un critère pertinent pour juger de la valeur du geste bénévole.Notre expérience de 10 années d'aide à des décrocheurs scolaires et à des jeunes en difficulté dans le cadre d'un Centre de jour, LA MAISON DE JONATHAN, tend à démontrer que tant dans le bénévolat, que dans les relations familiales, de travail ou de loisir, ce qui fait croitre, c'est ce double sentiment de donner et de recevoir, alternativement ou simultanément'.Cependant deux travers majeurs guettent la personne bénévole.Les voici brièvement présentés.Donner ou recevoir D'abord, à ne vouloir qu'uniquement «donner», sans jamais rien apprendre, ni rien recevoir de Tautre, c'est se vivre comme supérieur à lui, « le possède et je donne.|e suis tout et tu n'es rien».Du haut de ma hauteur, de ma toute puissance, j'accepte volontiers de m'abaisser jusqu'à toi pour t'offrir ce qui te manque.Il y a dans le durcissement de la position de toujours donner sans jamais accepter de retour, une dimension de suffisance qui, à la limite, exprime involontairement bien sûr, un mépris a peine déguisé de l'autre.En quelque part, on lui fait sentir qu'il n'est quelqu'un que grâce à ce que je lui apporte It la personne aidée se vit alors comme ayant une dette psychologique.Elle en éprouve une forme d'humiliation diffuse euh' lui pèse.Une dépendance aliénante s'instaure sournoisement.Ce type de personne bénévole compense souvent un profond sentiment d'infériorité en se donnant un rôle de sauveur.11 s'entoure facilement de personnes ayant éminemment besoin de ses services pour camoufler sa propre détresse à être sauvée.Par ailleurs, d'autres bénévoles clament à tout venant combien les personnes aidées leur apportent.C'est à croire qu'ils en mourraient s'ils ne recevaient de la gratification et de la reconnaissance de façon continue.Ils éprouvent souvent un besoin excessif de se faire dire que leur générosité est irremplaçable et extraordinaire.À la limite, ils deviennent dépendants de l'adulation qu'ils reçoivent.Ces bénévoles semblent dire: «le ne suis rien et l'autre est tout pour moi».Il m'est nécessaire à ma survie psychique.L'erreur est de croire qu'ils ne valent quelque chose que lorsqu'ils se dévouent pour les autres.C'est un leurre de croire que la valeur personnelle de quelqu'un est proportionnelle à l'aide apportée aux autres.En fait, l'absolutisation du pôle «donner» ou du pôle «recevoir» laisse présager une même fragilité.Insidieusement, ce bénévole se sert du bénéficiaire pour répondre à ses propres besoins narcissiques.Dans un cas comme dans l'autre, derrière une pratique apparemment louable de dévouement se dissimule un vide intérieur.Ce bénévole comble son manque à être en cherchant à remplir le vide des autres ou en suscitant plus ou moins secrètement l'admiration par les services rendus.Un équilibre à rechercher Il importe donc de tendre vers un équilibre entre le «donner» et le «recevoir».Équilibre instable, il va sans dire.Avec certaines personnes, ou dans diverses organisations, l'accent peut davantage porter sur un pôle plutôt que sur l'autre.Également, à certaines périodes de la vie, l'insistance est tantôt sur le «recevoir^, tantôt sur le «donner».Mais globalement une vie signifiante se vit à la fois sous le mode du «je te don- ne et je reçois de toi».Sans calcul mesquin, avec une belle liberté intérieure, la personne bénévole équilibrée «s'enrichit en se dépensant pour l'autre».La personne aidée l'est d'autant plus que son autonomie, sa fierté, sa compétence sont mises en relief.Le bénévole aide d'autant mieux que le bénéficiaire arrive à se passer de son aide ou en avoir le moins besoin possible.Le bénévolat n'est jamais aussi «bénéfique» que lorsqu'il favorise autant la croissance de la personne aidée que de la personne aidante.Il n'est pas nécessaire d'avoir des motifs totalement purs pour faire du bénévolat.Cependant tout geste bénévole n'est pas automatiquement positif.Il importe d'être lucide face à soi-même.Creuser sans cesse les véritables raisons de ses gestes altruistes se révèle à la fois fécond pour son propre cheminement et pour celui des bénéficiaires de son dévouement.La pratique de Jésus semble bien confirmer ces données de la psychologie.Quand Jésus guérit un lépreux, visite un ami, on ne sent pas chez lui ni de la suffisance ni de la dépréciation.Il traite d'égal à égal dans le respect.Il ne se valorise pas en dévalorisant.Et il ne se dévalorise pas pour valoriser.Les aveugles qui retrouvent la vue, les marginaux qui deviennent ses disciples se sentent considérés pour ce qu'ils sont.Jésus leur redonne la vie et la dignité et, en retour ces personnes lui apportent le sentiment très net d'accomplir la mission confiée par le Père sous la mouvance de l'Esprit.La Trinité n'est-elle pas ce mouvement «donner-rece-voir» entre trois personnes d'égale valeur.La société actuelle, marquée par les valeurs du matérialisme, de l'individualisme, de la compétition, de la loi du plus fort, éprouve une soif très vive de relations qualitatives vécues dans le respect mutuel.Le bénévolat, offre un lieu parmi d'autres, pour incarner une manière d'être et de vivre où la convivialité est source de bonheur.le te donne et tu t'enrichis, tu m'apportes et je grandis.uuy cormier I Mulroney chez son ami Mitterrand ourquoi le premier ministre Brian Mulroney, en visite officielle en France, est-il allé dire à Paris ce qu'il aurait bien pu exprimer la veille à Montréal (où il se trouvait) sur une idée qui lui est devenue chère: un référendum sur la constitution du Canada?Vétéran de la «colline parlementaire», comme dit le jargon, Charles Lynch estime, dans le Citizen, que le premier ministre n'était mû.dans sa démarche en France, par aucune arrière-pensée politique.Quoi de plus pur?, quoi de plus limpide?, quoi de plus honorable?que la démarche de Brian Mulroney allant rendre hommage aux morts de Vimy et de Dieppe.L'un des buts de ce déplacement n'était-il pas de rappeler le 75e anniversaire de Vimy, épopée qui a hâté la maturité politique du Canada, selon des historiens?Ainsi parle le chroniqueur.Mais nul n'est obligé de croire le chroniqueur du Citizen d'Ottawa.Nous sommes dans un pays libre, ici.Nous reviendrons sur cela.Ses propos sur la constitution, le premier ministre a pu vouloir les tenir à Paris parce que la capitale française est une bonne caisse de résonnance.Ce que disent les visiteurs reçus à l'Elysée passe rarement inaperçu.S'il s'est avancé sans calcul politique, il faut néanmoins supposer que M.Mulroney pense à la constitution canadienne, au référendum à tenir ou à ne pas tenir et qu'il pratique l'introspection à outrance, même à l'étranger.À Paris, M.le premier ministre, pensez à autre chose.À Vimy, Mulroney rend un vibrant hommage au président François Mitterrand (présent à la cérémonie commemorative), en qui il voit «l'un des grands architectes de la nouvelle Europe», cette nouvelle Europe qui s'éloigne des «nationalismes aveugles» (dixit Mulroney).«Il n'est pire pestilence, disait le poète anglais Chaucer, qu'un ennemi familier».Le premier ministre canadien et le président français sont incommodés par la même pestilence, ont le même ennemi, qui est l'Américain.Il ne faut pas dire «ennemi», mais adversaire ou conclurent, dont les méthodes agacent fortement, surtout dans le domaine des relations commerciales.Les dérapages constants du traité du libre-échange entre le Canada et les États-Unis nous ont instruit sur ce point.Épisodiquement, la France éprouve des ennuis similaires.Dans une Europe qui s'est complètement redressée, on ne parlera plus du Canada, comme il y a 20 ans, comme de «la dernière chance de l'Europe».Pays amis et allié, certes! Mais le premier ministre lui-même n'a pas osé proposer son pays comme l'exemple d'une fédération heureuse, au moment où toute l'Europe paraît tentée par diverses formes de fédéralisme.Mickey aussi.Il n'y a pas que Mulroney qui peut aller à Paris.Mickey Mouse aussi.Elle s'installe à demeure (ouverture d'Eurodysney à l'est de Paris).l'aime bien ce propos de Claude Sarraute sur la culture américaine: «Qu'on le déplore ou pas, les États-Unis détiennent aujourd'hui le secret de la culture populaire.De Copenhague à Lisbonne, tout le monde connaît Spielberg ou Madonna, alors que Bruel ne dit rien à personne.Mieux: un Coca ou un McDo ont perdu leur identité nationale.Ça ne renvoie pas plus à l'Oncle Sam qu'un chop suey à Deng Xiaoping ».(Le Monde, 11.4.1992.) Les Français ne se mettent pas à l'anglais, comme on le croit légèrement, ils se mettent à l'américain.Et nous, nous parlerions tous aujourd'hui américain, si, au lieu de nous proposer bêtement d'apprendre l'anglais, on nous avait ap- pris à parler américain.Les Américains, nous les mettons au-dessus de tout et de tous.Même quand ils nous envoient de grands coups dans les dents (dans les dents d'Hydro-Québec).l/Hôtel-Dleu M est peu dire que le choix de Rivière-des-Prairies comme emplacement du futur hôpital appelé à remplacer l'Hôtcl-Dicu ne fait pas l'unanimité.L'opposition à cette décision est forte; et elle dispose de bons arguments.La polémique va durer.N'apprend-on pas maintenant que «le terrain choisi (à Rivicrc-dcs-Prairies) est situé à proximité d'un ancien dépotoir de déchets dangereux»?Sans doute des experts viendront-ils dire que le danger de contamination n'est pas bien grand.D'autres diront, au contraire, qu'il est énorme.Toutes les grandes décisions administratives qui reposent sur des considérations d'ordre technique, voire d'ordre scientifique, prennent, aux yeux du profane, l'allure d'un pari.Mais les décideurs qui font un mauvais pari devraient payer quand ils perdent leur pari.L'ennui vient de ce qu'une erreur (choix d'un emplacement, construction d'un boulevard ou d'une autoroute) ne devient flagrante que plusieurs années après le fait accompli, quand le mal est fait.Opposé personnellement au déménagement de l'Hôtel-Dieu, le docteur Michel Chrétien remarque qu'à la suite de déménagements comparables, aux États-Unis et ailleurs, il fallut ramener les installations hospitalières au centre-ville.Qui va payer pour la bévue, si bévue il y a?S'il est facile de reconnaître les naïfs qui ont donné le nom d'une triste héroïne (Winnie Mandela) à un parc de Montréal, il est beaucoup plus difficile de débusquer les taupes qui conseillent les ministres à Québec.Ôtez-vous, J'arrive I n malheur (ou un bonheur) n'arrive jamais seul.En même temps que nous surprenait cette neige du milieu d'avril parvenait la nouvelle de la fin d'une grève de 10 jours des joueurs de la Ligue dite « nationale » de hockey.Au train où vont les choses, les malheureux galériens de la LNH n'auront pas fini de courir après le «puck» à la saint lean.Pour échapper à cet enfer, l'un de nos amis a vendu sa télévision.Qu'ils « jousent » sans moi ! Les séries éliminatoires ont commencé hier et se poursuivent aujourd'hui.À boire I Les brasseurs frappent il notre porte.Ils veulent s'abreuver, si j'ose dire, au riche marché canadien.Et demandent à ouvrir le robinet dès juillet.Pas avant trois ans, répondent les Canadiens.Naturellement, les interlocuteurs négocient.Ici, au Canada, disait l'ancien premier ministre Mackenzie King, les choses vont lentement.Il n'a pas dit: les esprits sont lents.11 a dit: les choses vont lentement.Ce n'est pas pareil.Tandis que les Américains, eux, ont tout de suite le doigt sur la gâchette. LA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE 19 AVRIL 1992 B3 SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 19 AVRIL 1992 La personnalité de la semaine Il n'est pas de succès qui se mérite s'il n'est construit sur l'excellence ingénieur de formation, pédagogue de profession, il tournera désormais ses efforts vers la conquête des espaces infinis ANNE NICHER epuis plus de 30 ans, on le retrouve quelque part à l'École polytechnique: soit dans une classe, ou dans une salle de conférence, soit dans un bureau.Le plus prestigieux qu'il a occupé est celui de la direction de l'École.Mais Roland Doré va, à 54 ans et à compter du 4 mai prochain, assumer une nouvelle responsabilité, celle de la présidence de l'Agence spatiale canadienne.L'ingénieur monte en flèche vers les étoiles.Le décollage réussi lui redonne un renouveau d'enthousiasme et d'énergie.La Presse s'associe à cette nomination prestigieuse et lui accorde le titre de Personnalité de la semaine.Le pragmatisme de Roland Doré n'est pas heurté par l'idéologie spatiale.Il y a au contraire, dans ces deux mondes une sorte de complémentarité.«Dans le spatial on utilise les technologies terriennes.La différence c'est l'état d'apesanteur.Mais on transpose le milieu».Ce qui plait à l'homme autant qu'à l'ingénieur, c'est le choix d'une utilisation pacifique de l'espace, mais aussi le fait «que l'aérospatiale est un levier important de développement économique, une des industries de l'avenir que la population observe avec sympathie».Il se sent bien avec des gens qui travaillent dans l'espace.«Des individus dans toutes les sphères d'activités, prêts à explorer le non-pensable et le non-palpable.Les premiers sont toujours ceux qui prennent tous les risques».Il lui faudra une vision d'avenir, mais aussi des capacités de gestionnaire.Le budget de l'Agence spatiale est actuellement de .408 millions.Roland Doré va s'attacher à instaurer un milieu propice au développement de connaissances, de technologies qui vont mettre le Canada dans une position concurrentielle favorable par rapport aux autres pays.«Rassembler les activités, créer une synergie».Le professeur Doré devient rassem-blcur.Ouverture et écoute Roland Doré est né à Montréal le 16 février 1938.Il est diplômé de l'École polytechnique depuis 1960 où il a fait ses études de génie mécanique.Il a suivi de nombreux cours de perfectionnement.Bourses et prix jalonnent sa carrière.Il enseigne, il donne des conférences, s'implique dans de nombreuses activités para-professionnelles, participe à des conseils et des comités, publie en collaboration de nombreux résultats de recherches.Il s'intéresse notamment au «rapport sur l'influence de la rigidité des bâtons sur la vélocité des tirs chez les hockeyeurs» et aussi à «la biomécanique du genou et prothèse ligamentaire».Ses intérêts sont variés.Il reste ouvert, il écoute, «l'ai découvert pourquoi Dieu nous avait donné deux oreilles, mais une seule bouche.C'est pour mieux écouter».Marié et père de trois enfants.A Y \u2022' / .ROLAND DORÉ Les étoiles ?L'inconnu ?«Le rationnel est naturel pour moi.Avec les phénomènes non explicables, j'ai du mal.Mais (.) je suis entouré de gens qui ont des antennes.Il y a des messages qui passent.» le nouveau président de l'agence spatiale a semble-t-il compris depuis longtemps la valeur et l'importance du temps personnel.Faire autre chose que travailler; en dépit d'un curriculum de plus de 30 pages, il semble que ce sportif a toujours voulu garder le contact avec lui-même.Le besoin de bouger n'est pas seulement physique; l'activité sportive lui redonne de l'énergie.Il fait beaucoup de course à pied.Mais la campagne aussi lui est nécessaire et il prend la clef des champs toutes les fins de semaine.Un de ses plaisirs est de sortir des sentiers battus, tracés d'avance pour explorer ia forêt en skis de fond; «Le monde est agressant et on est toujours entourés de monde, la béte humaine a besoin de se retrouver et la nature est l'un de ses besoins fondamental».Une autre de ses préoccupations majeures est de ne pas rester «illettré» dans un domaine quelconque.C'est un studieux, un curieux qui a des lectures éclectiques, nombreuses dans son domaine évidemment, mais choisies.Ébloui par Marguerite Yourcenar.Il a toujours trois ou quatre livres en état de lecture.Trop de monde à l'université Il a vécu une grande partie de l'histoire de Polytechnique; il a vu apparaître les femmes étudiantes en génie.«Cette venue, dit-il, a transformé le métier.Il y a désormais plus d'humanisme, une certaine qualité de vie.un souci de l'environnement que l'on peut sans aucun doute attribuer aux femmes».Trop de monde dans les universités?Monsieur Doré croit qu'on a en effet, dévalorisé la formation professionnelle et que c'est un tort, l'industrie et le secteur manufacturier se trouvent actuellement dépourvus d'une main-d'oeuvre compétente.«Ce sont de bons technologues qui manquent actuellement».Pour faire travailler tout le monde il suggère «d'être moins riche, d'accepter de partager et de réduire nos revenus et notre capacité de travail de quinze pour cent».Dans un même souffle il admet toutefois que lui-même «plus je vieillis, plus je travaille».Entre la famille, le travail et le sport il n'est pas resté beaucoup de temps pour les arts, qu'il avoue aimer en dilettante.Mais dans ce domaine comme ailleurs ses expériences de vie le mettent souvent en état de connaissance.Alors les étoiles?Alors l'inconnu?L'ésotérisme?« Le rationnel est naturel pour moi.Avec les phénomènes non explicables, sur lesquels on n'a pas de jugement scientifique, j'ai du mal.Mais je perçois des choses.le suis entouré de gens qui ont des antennes.Je suis troublé par la télépathie par exemple.Il y a des messages qui passent.» Roland Doré aime communiquer.«Quand j'ai des idées bien sûr», dit-il en riant.Comme professeur, il a préféré les grandes salles remplies de monde plutôt que les petites classes.Le pédagogue emporte dans son coeur, une expérience qu'il n'oubliera pas et qui.sait-on jamais, pourra un jour servir à nouveau.Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, l'excellence naît de l'effort.GL Hydro-Québec Le meilleur de nous-mêmes des gens de parole II i ALCAN B4 LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 19 AVRIL 1992 I ^ Denis Lavoie *».: » \u20221 Vv /\u2022 L f U Semaine national c ¦ ; d'éducation sur le f credit, qui se déroulera il u ll) au 25 avril, sous l'égide de l'Association des directeurs de credit, chapitre de Montreal, aura pour the*me «Mon crédit moi j'v vois.donc je m'informe».Cette association nous informe que pas moins de 80 p.cent des achats à la consommation se feraient par le biais du crédit et que le taux d'endettement des Québécois va en croissant, alors que celui de l'épargne diminue.On nous conseille donc de planifier nos besoins et achats et de ne pas surestimer nos sources de revenus; de s'en tenir rigoureusement à un budget : et de ne pas succomber à la tentation d'un achat attrayant.Renseignements: Association des directeurs de credit, chapitre de Montréal, 7171, rue lean-Talon est.Anjou (Quebec), HIM 3N2.Tel.493-2378.1 linique juridique téléphonique, offerte par l'Association du jeune Barreau de Montreal, les 25 et 2b avril, de 9h30 à 1bh 30.En composant le 287-5808, le publie aura accès aux conseils d'une cinquantaine d'experts juridiques dans différents domaines (criminel, divorce, fiscalité, immigration, successions, etc.).On estime a 75 000 $ le coût tics services qui seront ainsi rendus à la population par les jeunes avocats.L'Association du jeune Barreau offre plusieurs services à la population, que ce soit par le biais de son Guide des petites créances* ou en assistant gratuitement des sidéens, des groupes d'intervention juridique auprès des femmes battues, ou dans l'élaboration d'un vidéo sur la garde d'enfants.Renseignements: Association du jeune Barreau de Montreal.445.boule- vard Saint-Laurent, bureau 325.Montreal (Quebec) H2Y 3 18.Tel, 954-3451.Pour la clinique juridique des 25 et 2b avril, tel.287-5808.Le Chaînon, cette maison du 4373.rue de l'Esplanade, qui est venue en aide a des centaines de femmes en difficulté, célèbre cette année ses 60 ans d'existence.D'abord connue comme l'Institut Notre-Dame de la Protection, le premier foyer d'accueil pour jeunes filles ouvrit ses porte*», rue Fairmount.sous la conduite d'Yvonne Maisonneuve.On déménagea rue Papineau, puis au 101 de la rue La Gauche-tiére ouest.Par la suite, on allait offrir un service d'accueil aux fillettes entre 1957 et 1967.un service d'aide a domicile a Lon-gueuil.de 1955 à 1988.Lt on en vint à l'appellation du Chaînon, suite au déménagement définitif au 4373.rue de L'Esplanade, l'institution, bien enracinée à Montréal choisissant alors de mettre l'accent sur l'accueil aux femmes seules.C'est l'archevêque de Montréal, monseigneur lean-Claude Turcotte, qui inaugurera les célébrations par une messe, dimanche prochain le 2b avril, à l'église Saint-Jean-Baptiste de Montreal, 4237, rue Henri-lulien.Suite à cette messe, une rencontre aura lieu au sous-sol de l'église, pour permettre à toutes les femmes qui ont eu recours au Chaînon dans le passe, d'échanger des souvenirs.Renseignements: Le Chaînon.4373.rue de L'Esplanade, Montreal (Québec).II2W I 12.Tél.845-0151.«Es-tU libre?Pour la prison.», tel est le theme retenu pour la Semaine du prisonnier, qui se déroulera cette année du 24 avril au 1er mai.Renseignements: HuguettC Sauvé.Conseil des li-glises pour la justice et la criminologie de Montreal.Tél.(514) 758-5075.Il est encore possible de s'inscrire aux ateliers et séminaires offerts dans le cadre du Colloque international sur les jeunes de la rue et leur avenir dans la société, qui aura lieu les 24, 25 et 2b avril, à l'UQAM.On abordera différents aspects des problèmes ties jeunes de la rue: prostitution, drogue, spiritualité, itine-rance.etc.Prix: 150$.et 25$ pour les non-salariés.Renseignements: 527-1207.¦- .i .~1 7> Spectacle offert par les Product ions Goal et l'agence de mannequins McDonald Richards, au profit de l'Association québécoise de la fibrose kystique.Une soirée-dansante suivra le spectacle présenté Katmeen à la sallc Wî|.frid-Pellctier de la Place des Arts, le vendredi 15 mai.à 19h, et mettant en vedette: Kathleen.Danielle Oderra, Roberto Me-dile.Lara Fabian, Marc Gabriel, Virginie, Lucie Lachapelle, le groupe Konexion, NRJ.Francis Martin et Dan Digras, Stéphane Leduc agissant comme animateur.11 y aura également presentation de créations des designers: Francois Bouthiller, Grenier, Clifford Rogers, Ink Bouthillier, America, Gilbert Du four et les Foulards Caméléon.Billets: 22 S, en vente à la Place des Arts.Renseignements: 344-2555.L'Association québécoise pour la fibrose kystique organise également un défilé de mode le dimanche 3 mai, à 19h, au buffet 4 as, 7327, rue Saint-Zotiquc est, à Montreal.Une trentaine de mannequins, dont de jeunes enfants, présenteront les collections d'été de Roots, Christina Swim Wear, Le Chateau, Jacob, Esprit, Classy etc.Prix: 12 S à l'avance, 15 S à l'entrée.Renseignements, dans ce dernier cas: 352-1326.De toy aux services au quotËdien cfe Sa rue Saint-Jacques Apres 35 ans de loyaux services à La Presse, c'est avec le sourire que cinq de ces huit \u2022 vieux»» employes du quotidien de la rue Saint-Jacques ont été félicites par le président et éditeur du 'plus grand quotidien français d'Amérique»».Ce sont, dans l'ordre habituel: Gilbert Labrie.qui a débuté comme messager et est aujourd'hui typographe; Cilles Longpre, qui fut d'abord expéditeur et est aujourd'hui représentant publicitaire; le président et éditeur de La Presse, Roger D, Landry; Roland Forget, qui est aujourd'huichef de la division de la photographie après avoir commencé comme messager; Rosaire Miron, qui est passe de camionneur à distributeur et Raymond Warren, qui fut également messager avant de devenir mécanicien-électronicien.Absents sur la photo, bien qu'ayant aussi 35 ans de presence au service du journal: Lorraine Pearson-Abdelhay, ex-telephoniste qui est aujourd'hui assistante-représentante à la publicité; Gaston Beaudoin, linotypiste qui est devenu correcteur; et Ronald Hervé, qui est passé d'apprenti-pressier a chef d équipe à l'impression.phohto pierse mccann.u rr** Le president du Mouvement des caisses Desjardins, Claude Ile-laud, invite du prochain dé-j e u n e r -causerie de la Chambre de commerce de la Rive-Sud, parlera de « développer une fierté des r| produits que- c,3Uae bécois», lors Béland de son passage à cette tribune, le mercredi 29 avril a midi, à la Place Dcsaulniers, 1023, boulevard Taschcreau à Longueuil.Coût: 41 $.Renseignements: 463-2121, O On parle beaucoup de modifications concernant les procédures du divorce, ce qui nous amène à signaler la publication d'un petit ouvrage fort bien fait pour expliquer les à-côtés îles procedures de divorce.Comme on enregistre 30 000 divorces au Quebec chaque année, le sujet devrait intéresser beaucoup de gens.D'autant plus que Divorcer sans tout briser.et sans faire souffrir les enfants, de Françoise de Cardil-lac, n'est pas un ouvrage pour spécialiste, mais contient de judicieux conseils, non pas seulement d'ordre juridique, mais également quant à la conduite à suivre dans cette période particulièrement pénible.Publié aux éditions Logiques.Prix: 14,95$.Tél.933-2225.L'a nimatrice de télévision Sonia Benez-ra a accepté d'être la porte-parole de la prochaine campagne de financement de la Société canadienne de la sclerose en plaques, qui nous informe que 12 000 fa- - .milles québe- bon,a coises sont Benezra bouleversées de vivre avec une personne atteinte de cette maladie.La campagne de l'oeillet se déroulera du 7 au 10 mai.Renseignements: Société canadienne de la sclérose en plaques, division du Québec.279.rue Sherbrooke ouest, suite 401, Montreal (Québec).II2X 1Y2.Tél.849-7591 ou 1-800-268-7582.S f i L équipe du collège Jean-Eudes, bien préparée par le professeur Pierre-Paul Coulombe, a remporte le championnat national de Génies en herbe 1992, arrachant la victoire au college Saint-Charles-Carnier de Québec.Les champions montréalais sont, dans l'ordre habituel: Pierre-Paul Coulombe, Daniel Gingras, Stéphane Borduas, Alexandre Roy et Jean-Sébastien Delisle.- 33 Un groupe d'étudiants du programme DSA de l'université Concordia ont tenu un >patinothon» qui leur a permis d'amasser plus de 1000 $ , qui ont été donnes à l'organisme Jeunesse au Soleil.Ont tenu à célébrer cette réussite, dans l'ordre habituel: Stella Knur, de Jeunesse au Soleil; Gerg Adelstein et Pascale Savard, de Concordia; Vito Murgolo, de Jeunesse au Soleil; Jeremy Anderson de Concordia; et Fidèle Tuilo, de Jeunesse au Soleil.Premier versement, de 400 000 $, d'un don devant totaliser 1 million, de la Fondation Peladeau Inc.qui deviendra ainsi le plus important donateur privé in vestissan t dans la construction d'un centre de eon- Erik cert et de dan- Peladeau se à l'Université du Quebec a Montréal (boulevard de Maison-neuve et Sanguinet).Le futur Centre Pierre-Péladeau comprendra une salle de 830 places: il est également financé par les gouvernements fédéral et québécois et sera mis en chantier en septembre 1992.Liaient de la cérémonie de remise du don: Sylvie Lapiante, adjointe executive au président de Québécor; Erik Péladeau, vice-président aux achats et ventes Imprimerie Québécor inc.; Florence Junta-Adcnot, vice-rectrice a l'administration et aux finances de l'UQAM; Guy llcrthiaume, dl-recteur général de la Fondation de l'UQAM.O I.'Association des services de réhabilitation sociale du Québec I \\SKSO).fondée en I9b2 par quatre organismes d'aide aux de- tenus et ex-detenus.et qui regroupe aujourd'hui 60 organismes, célébrera son trentième an-niversaire de fondation à l'occasion de son congrès, qui se tiendra les 6, 7 et 8 mai, a la station de ski Mont-Gabriel.L'organisme, qui se consacre a la défense et a la promotion d'une approche humanitaire et communautaire à l'endroit des ex-détenus, se penchera sur les problèmes de la réinsertion sociale des ex-détenus.Richard Langlois, économiste à la CHQ abordera la question des facteurs propices a la délinquance, tandis que /acqties Lapiante, professeur de criminologie a l'Université d'Ottawa, parlera des contradictions des pratiques correctionnelles.Lu pleniere, on sera appelé a presenter un \"dossier noir» des services correctionnels.Et pour clore la rencontre, on remettra le prix Rcneault-Tremblay à un organisme communautaire sans but lucratif ou à un particulier pour récompenser son apport unique et exceptionnel.Coût: 135$, 45$ pour les étudiants et bénévoles.Renseignements: ASRSO.1657.boulevard Saint-|oseph est, Montreal (Quebec).II2| INI.Ici.(514) 521-5753.O Grand encan au profit du groupe Scout-guide Notrc-Dame-des-Neiges, le jeudi 23 avril, a 19h30, a l'Hôtel des encans de Montreal, 2825, rue Hates ¦ f .Ail'- L'Association France-Canada remettait récemment un cheque à la supérieure générale des Religieuses hospitalières de Saint-Joseph pour assurer les services de santé que la communauté religieuse offre au Bénin, en Afrique.Dans l'ordre habituel: Louise Limoges, vice-presidente de l'Association France-Canada; soeur Denise La fond, supérieure générale de la communauté; Marie Archambault, présidente de France-Canada; et Bernadine Do Rogo, ambassadeur de la Republique du Benin au Canada Spécialiste en microbiologie et immunologie ayant oeuvré dans le monde medical pendant dix ans avant d'en t reprendre une carrière à la Bourse de Montréal, Claire Drouin défendra les couleurs du Québec de- c,a,re vant le jury Drouin national de la finale du Programme distinction de l'Association canadienne des courtiers en valeurs mobilières.Toujours active dans le milieu hospitalier où elle a contribué â la mise sur pied de campagnes de souscription, elle consacre aussi beaucoup de temps et d'énergie à des organismes venant en aide aux adolescents en plus de figurer parmi les meilleurs conseillers en placements.C'est â Québec, en juin prochain, qu'elle sera confrontée avec les candidats des autres provinces.O L'Association pour la santé mentale, filiale de Montreal, organise pour le 7 mai.un colloque portant sur: «L'hébergement et i.i sanie mentale; entre l'hôpital et la rue», un sujet on ne peut plus d'actualité en ces temps difficiles, on les itinerants se font de plus en plus nombreux dans les centres urbains.Des ateliers se pencheront d'ailleurs sur le problème des sans-abri et des organismes d'habitation sans but lucratif.Une table ronde,, animée par le directeur de l'Ecole de service social de l'Université de Montréal lean Panet-Ray-moud, permettra de confronter les opinions de: Josée Pirro.directrice de la ressource communautaire Pal ; Pierre Deschamps, directeur de L'Échelon, une ressource intermédiaire; Michel Mercier, résident et membre du conseil d'administration de Un toit pour loi inc.; Norma Drolet.directrice de la Fédération des OSIiL d'habitation de Montréal et Pierre Simard, du CLSC Centre-ville et auteur de Le clochard de Montréal.Coût: 50 S.Endroit: Pavillon des sciences sociales de l'Université de Montréal, 3200, rue (èan-Brillant, auditorium B-2245.Renseignements : 521 -4993.O Défilé de mode couronnant la fin des etudes des finissants de l'École du mode du collège Marie-Victorin, les 28 et 29 avril, a compter de 20h le premier soir, et 19h et 21 h le deux icme soir, au theatre Saint-Denis ?.Prix: 18$.Renseignements.528-3848.A JEUDI 1 Le Monde LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 19 AVRIL 1992 \u2022 B5 Les Serbes accusent les USA de partialité d'après AP et AFP SARAJEVO Les autorités serbes ont vivement critiqué hier l'attitude «partiale» des États-Unis dans la crise yougoslave quelques heures avant l'arrivée de l'émissaire du secrétaire d'État lames Baker qui s'est entretenu avec les responsables bosniaques assiégés dans Sarajevo.Sur le terrain, les combats se sont poursuivis faisant dix morts et 94 blessés, selon Radio Sarajevo.M.Ralph lohnson, premier sous-secrétaire d'État adjoint pour l'Europe et le Canada, est arrivé à bord de l'un des deux avions en provenance d'une base italienne de l'OTAN transportant des denrées alimentaires, des couvertures et des médicaments destinés aux habitants de Bosnie-Herzégovine.Les combats entre factions rivales (Croates, musulmans et Serbes) ont fait des centaines de victi- schtroumpfs du canada chez les Croates PC DARUVAR (Croatie) Les habitants de Daruvar, petite ville croate ravagée par la guerre, ont amicalement surnommés «schtroumpfs» les soldats canadiens faisant partie de la force de paix des Nations-Unies.Ceci, à cause du béret bleu qu'ils portent.«Nous leur faisons penser à ces petits bonshommes bleus des bandes dessinées», a expliqué le colonel Michel Jones, de Montréal, qui est l'officier commandant des 840 Casques bleus canadiens installés aux alentours de Daruvar.En revanche, les Canadiens tentent de trouver un surnom aux habitants de la ville.Les Casques bleus canadiens font par-tic de la force de paix envoyée par l'ONU afin de mettre un terme aux combats qui ont commencé lorsque la Croatie a déclaré son indépendance, en juin.Depuis, plus de 10 000 Serbes et Croates ont perdu la vie dans les hostilités.Les 1200 soldats canadiens, arrivés en Croatie il y a quelques semaines, tentent donc de ramener la paix entre les deux communautés.Mais après que leur camp installé à proximité de Sirac ait été bombardé, plus tôt la semaine dernière, ce sont les femmes croates qui ont pris les choses en main: elles ont fait 150 petits gâteaux qu'elles ont portés aux soldats vivant sous des tentes, derrière leurs maisons détruites par les bombes.«Pour quiconque a reçu un de ces gâteaux, il ne fait aucun doute que ces gens veulent la paix», a affirmé le colonel Jones.Entente en vue sur les Kouriles Reuter TOKYO Le lapon et la Russie négocient un accord de compromis sur quatre îles situées au nord-est d'Hokkaido, baptisées Kouriles du sud par Moscou, Territoires du nord par Tokyo, d'après le chef de la diplomatie nipponc, Michio Watanabe, cité hier par la presse japonaise.Les quatre îles ont été occupées par l'Armée rouge dans les derniers jours de la Seconde Guerre mondiale.Tokyo a proposé un projet prévoyant la restitution immédiate de deux des îles et la restitution à terme des deux autres.La réaction des autorités russes a été positive, précise Michio Watanabe.mes et plus de 200 000 réfugiés depuis le référendum sur l'indépendance de la république le 29 février.«L'assistance des États-Unis à la Bosnie-Herzégovine est «humanitaire et représente également un symbole de notre inquiétude», a déclaré M.lohnson à l'issue d'un entretien avec le président bosniaque, le Musulman Alija Izctbegovic.Interrogé sur un éventuel établissement des relations diplomatiques entre les États-Unis et la Bosnie, il a souligné: «Il m'est difficile de ne pas anticiper une réponse positive.» Selon le département d'Etat, M.Johnson doit se rendre en Serbie pour exprimer «les graves inquiétudes» suscitées par (\"agression» serbe en Bosnie.Il s'entretiendra également avec les dirigeants bosniaques, croates et Slovènes de leurs politiques économiques et de sécurité ainsi que de leurs efforts pour se conformer aux critères arrêtés par la communauté internationale pour l'établisse- ment de liens diplomatiques.Washington a déjà reconnu la Slovénie, la Croatie et la Bosnie.Hier, le gouvernement serbe a émis «une protestation énergique» contre la politique «à sens unique, non-objective et partiale» des États-Unis dans la crise yougoslave, a rapporté l'agence Tanjug.Cette protestation a été transmise par le ministre serbe des Affaires étrangères Vladislav Jovanovic au chargé d'affaires américain à Belgrade.M.Jovanovic a «demandé au gouvernement américain d'ajuster sa politique aux faits et à la réalité et de respecter la dignité du peuple serbe et ses intérêts légitimes dans la crise yougoslave».La veille, le couverne-ment serbe avait accusé les Etats-Unis, l'Allemagne et l'Autriche d'avoir «mené par le biais de leurs médias une campagne sans scrupules contre la Serbie et son peuple».Vendredi, l'émissaire de l'ONU, Cyrus Vance, avait eu à Zagreb des entretiens qualifiés de «très difficiles» avec le pré- sident croate Franjo Tudjman sur les moyens de ramener la paix en Bosnie-Herzégovine.Il devait s'entretenir hier à Lisbonne de la situation en Yougoslavie avec la présidence de la CEE.Tanjug, citant la radio bosniaque, a annoncé que des groupes de Serbes s'étaient emparés de l'usine d'armes et de munitions de Vogosce à une vingtaine de kilomètres au nord de Sarajevo.Cette attaque a fait trois morts.D'autres affrontements ont été rapportés à Derven-ta, Bosanski Brod et Bosanski Samac dans le nord et à Capljina et Mostar dans le sud.Un pont de chemin de fer a été détruit sur la rivière Neretva coupant Mostar du reste de la Bosnie.Enfin, les Serbes ont pris le contrôle de la ville de Bosanski Samac (nord de la république) à majorité musulmane et croate, selon Tanjug qui a souligné qu'une unité blindée de l'armée fédérale était entrée dans la ville et fouillait les maisons à la recherche d'armes.Un groupe de moudjahidin du Herzb-i-lslami (Parti de l'islam) arrêtent les voitures qui empruntent la route de Salang, au nord de Kaboul.photo ap La tension croît entre factions afghanes Agence France Presse KABOUL Abdul Wakil, ministre afghan des Affaires étrangères, a annoncé hier à Kaboul être parvenu à un accord de coopération avec le commandant tadjik de la résistance Ahmed Shah Massoud, du Jamiat-c-Islami, en vue de parvenir à un règlement politique de la crise afghane, alors que la tension augmentait entre les organisations rebelles rivales.Peu après l'annonce de M.Wakil, le principal rival du )amiat, le Hczb-e-Is-lami de Gulbuddin Hekmatyar a rejeté, dans un communiqué rendu public à Peshawar (Pakistan, près de la frontière afghano-pakistanaise), toute idée de «coalition» avec «l'actuelle junte criminelle au pouvoir à Kaboul».«Ni Wakil, ni l'actuelle junte criminelle à Kaboul ne peuvent restaurer la paix en Afghanistan», a affirmé le Hezb-e-Isla-mi.Le parti de Gulbuddin Hekmatyar, influencé par les Pashtounes, affirme aussi son refus de tout cessez-le-feu avant que le pouvoir ne soit transmis à un Conseil «neutre et non controversé», acceptable par tous les moudjahidin afghans.Les troupes de Gulbuddin Hekmatyar poursuivaient hier leur avance vers Kaboul en provenance du sud et du sud-ouest alors que les forces du commandant Massoud sont notamment concentrées au nord de la capitale.Au cours d'une conférence de presse, M.Wakil a indiqué qu'il était tombé d'accord avec le commandant Massoud.lors de discussions qui se sont tenues jeudi et vendredi à Charikar (80 km au nord de Kaboul), pour que de nouveaux entretiens aient lieu avec tous les commandants moudjahidin pour tenter de mettre en place un gouvernement neutre.Il a également averti que si Gulbuddin Hekmatyar ne rejoignait pas les négociations et tentait de lancer une offensive contre Kaboul, il «recevrait un coup» sévère et «approprié».Selon de bonnes sources à Kaboul, M.Wakil fait partie d'un comité politique de huit membres qui assume de facto, conjointement avec un comité militaire, le pouvoir laissé vacant par la démission du président Najibullah.Presque simultanément à l'annonce faite par le ministre afghan des Affaires étrangères, le chef politique du Ja-miat-c-lslami, Burhanuddin Rabbani, a appelé, dans une déclaration publiée au Pakistan, «tous les moudjahidin» à ne pas attaquer Kaboul et les autres villes afghanes, car «les personnalités» cjui ont renversé jeudi le président Najibullah «veulent un accord avec les moudjahidin».«Si Dieu le veut, ils transmettront bientôt le pouvoir à un gouvernement islamique», a déclaré le responsable du Jamiat-e-Islami.Hier soir, la radio d'État a annoncé que M.Abdul Rahim Hatef, qui était vice-président sous la régime de Najibullah, avait été désigné comme président par intérim.Entretemps, la télévision a cessé ses émissions à 21 h heure locale, deux heures plus tôt que prévu, sans qu'aucune explication officielle n'ait été fournie.Le jamiat et le Hezb ont continué hier à revendiquer, chacun de leur côté, la prise de positions stratégiques ou de villes en Afghanistan.Hier, le )a-miat-e-Islami a annonce la chute de la ville de Kunduz (nord du pays) et rejeté les affirmations du Hezb-e-Islami qui avait attribué à ses propres forces la prise de la ville de Herat (ouest du pays).L'agence M1DIA, contrôlée par le Jamiat-e-lslami, a affirmé que seuls les combattants d'ismail Khan, affilié au lamiat, avaient conquis Herat.De même, l'agence M1DIA a affirmé hier que les combattants du lamiat se sont emparés de la base aérienne de Shindad, dans la province de Farah (nord-ouest de l'Afghanistan), tandis que le Hezb-e-Isiami revendiquait de son côté la prise de cette même base aérienne.Un projet de constitution du Congrès qui affaiblirait Eltsine Agence France-Presse MOSCOU Le sixième Congrès des députés du peuple russe a adopté, hier, une écrasante majorité (664 pour, 139 contre et 72 abstentions), le principe d'une réforme de la Constitution ainsi que les dispositions principales d'un projet de texte qui réduirait les pouvoirs de la présidence.Toutefois, ce vote n'a pas d'effet immédiat sur l'autorité de Boris Eltsine pour décider des réformes économiques et désigner les ministres.Il dispose donc encore de temps pour proposer des changements à l'ébauche d'une constitution ou pour demander un référendum, puisque les députés ont remis à une prochaine session parlementaire, probablement à l'automne prochain, l'adoption officielle de la nouvelle Constitution.M.Eltsine n'a pas assisté hier au débat mais le Congrès a accepté de l'autoriser à soumettre des amendements.Les députés ont demandé à la commission constitutionnelle de continuer à travailler sur le pouvoir législatif et présidentiel en prenant en compte les suggestions de Boris Eltsine.Le projet de Constitution retenu parmi les cinq projets de textes qui étaient proposés - dont l'un par le conseiller juridique du président Boris Eltsine, Sergucï Chakhrai - limite les pouvoirs de l'exécu- tif.En vertu de ce texte, le Soviet suprême doit donner son accord au gouvernement et au premier ministre désignés par le président.M.Eltsine pouvait jusqu'à présent les nommer unilatéralement.Le Soviet suprême, un organe législatif restreint de 250 membres issus du Congrès des députés du peuple et élus par lui, pourrait également contrôler le budget, les impôts et le système bancaire.Le Soviet suprême pourrait également rejeter les vétos présidentiels opposés à des lois spéciales.M.Eltsine peut actuellement gouverner par décrets dans le domaine économique.La nouvelle Constitution, qui remplacerait la loi fondamentale datant de 1978, doit être adoptée par les deux tiers des 1046 membres du Congrès.Le president devrait proposer des amendements au texte avant la prochaine session parlementaire.M.Chakhrai a estimé hier qu'un tel projet de Constitution déséquilibrerait les institutions.«Il est mauvais que tout le pouvoir soit entre les mains du président mais il est également mauvais que tout le pouvoir soit entre les mains du législatif.Nous avons besoin d'un équilibre.» Oleg Roumyantsev, chef du comité constitutionnel ayant élaboré le projet de texte choisi par les députes, a estime pour sa part que ce projet «était globalement satisfaisant pour M.Eltsine, à l'exception de la partie concernant les pouvoirs du Parlement et du président».Washington resserre son embargo contre Cuba Agence France-Presse KENNEBUNKPORT corge Bush a annoncé hier un renforcement de l'embargo que les États-Unis imposent depuis 30 ans à rencontre de Cuba, affirmant vouloir contribuer a un «changement démocratique pacifique rapide» dans ce pays.Dans un communiqué publié à Ken ne-bunkport (Maine), où il passe le long week-end de Pâques, M.Bush a demande au département du Trésor d'interdire l'accès, sans permis special, au ports américains de tout navire commerçant avec Cuba.Un responsable américain a expliqué que les États-Unis entendaient «battre le fer pendant qu'il est chaud» et agir alors que le régime cubain du président Fiel Castro est «de plus en plus isolé».Cette annonce a été faite juste avant que le Congrès américain ne se prononce, la semaine prochaine, sur les moyens de pousser à la démocratisation à Cuba.L'administration Bush soutient une proposition de loi du représentant démocrate du New lersey Robert Torricelli.mais s'oppose il certains de ses aspects, de même qu'à certaines mesures prévues dans un amendement proposé par le sénateur républicain de Floride Connie Mack.« le suis fermement en faveur de mesures qui susciteront un changement démocratique rapide à Cuba», a déclaré M.Bush dans son communique.Agissant juste avant le Congrès.M.Bush a pris deux mesures prévues duns le projet Torricelli.Il a demandé au département du Trésor de prendre les mesures nécessaires pour interdire l'accès aux ports américains aux navires commerçant avec Cuba et faisant escale dans des pays tiers.Les responsables américains n'ont pu indiquer combien de navires étaient concernés par cette mesure.M.Bush a également demandé au département du Trésor de permettre l'envoi à Cuba par les Cubains habitant aux États-Unis de produits humanitaires sur des vols charter reliant directement Miami (Floride) à La Havane.Actuellement, ce courrier doit transiter par le Mexique, à un coût de 27 dollars par livre sur lequel le gouvernement cubain prélève une certaine somme, selon un responsible américain.Celle mesure réduirait ce coût à 5 dollars, a precise ce responsable.Imelda Marcos Jaime Sin désavoue Imelda Agence France-Presse MANILLE Lff influent cardinal (aime Sin, archevêque de Manille, a demandé aux Philippins d'empêcher le mois prochain l'élection à la présidence des héritiers du dictateur Ferdinand Marcos: sa veuve Imelda et surtout son ancien protégé, l'homme d'affaires Eduardo Cojuangco.Cette intervention survient au moment où des éléments rebelles de l'armée philippine menacent de prendre le pouvoir par la force si les élections présidentielles du 11 mai prochain leur semblent frauduleuses.Interrogé par le journal Daily Globe, qui a publié hier cet entretien, un porte-parole du Syndicat des jeunes officiers (YOU) affirme que ses forces sont bien organisées et capables de prendre le contrôle de points stratégiques si nécessaire.Depuis son arrivée au pouvoir il y a six ans la présidente Corazon Aquino a essuyé six tentatives de coup d'État.Le YOU est une fraction du Mouvement des forces armées pour la réforme, qui a organisé trois de ces tentatives.Par ailleurs, dans une lettre pastorale qui doit être lue aujourd'hui dans les églises de la capitale de ce pays catholique à 85 p.cent, le cardinal se refuse à soutenir nominalement un des sept candidats aux présidentielles du 11 mai.Mais, dit-il.la lettre publiée hier au nom de l'archevêché de Manille doit «aider à déterminer les personnes qui certainement ne satisfont pas» aux critères moraux précédemment définis par la conférence épiscopale.11 demande d'éliminer «les candidats qui ont opprimé ou pillé notre peuple» pendant les vingt années de la dictature Marcos, une allusion transparante à la candidature de M.Cojuangco, principal candidat de l'opposition et Tun des favoris à l'élection présidentielle.Mme Marcos reste en lice à trois semaines du vote mais personne ne lui donne une chance de l'emporter.Pas d'alibi pour Winnie?d'après AFP et AP JOHANNESBURG Winnie Mandela, l'épouse du dirigeant du Congrès national africain (ANC) Nelson Mandela, était présente à Johannesburg lors de l'attaque de trois hommes et d'un adolescent en décembre 1988, et ne se trouvait pas dans l'État libre d'Orange \u2014comme elle l'a affirmé lors de son procès en mai \u2014 affirment deux journaux dominicaux.Winnie Mandela a fait appel d'une condamnation à six ans de prison, prononcée en mai dernier, pour enlèvement et coups et blessures a la suite du Winnie meurtre d'un jeu- Mandela ne Noir à Sowcto en décembre 1988.Selon le Sunday Times, des documents médicaux attestent que Winnie Mandela se trouvait à lohannesburg le jour où, selon ses affirmations, elle était supposée se trouver à Brandfort.Le Sunday Star cite un des co-accuses, Xoliswa Falati.selon lequel l'épouse de Nelson Mandela a dirigé l'agression contre les quatre victimes à Sowcto.Winnie Mandela, qui est séparée de son mari, a annonce mercredi qu'elle abandonnait la direction des ser\\ices sociaux de l'ANC Par ailleurs, un homme armé d'un fusil d'assaut AK-47 a tue samedi un policier dans le township noir de Phola Park (sud de lohannesburg).i mm» Sciences et techniques B6 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 19 AVRIL 1992 V ¦X' .\u2022 *»¦ \u2022\u202211-'- i S%4 ¦ 1- .» SI L'autoroute qui traverse l'Amazonie n'est qu'un mince ruban dans l'immense jungle brésilienne.Mais ce pourrait être développement désordonné qui aurait vite raison de la forêt tropicale, considérée comme le «poumon» de la planète.le début d'un La forêt tropicale en pharmacie On se tourne à nouveau vers la nature pour trouver des substances utiles à l'humanité CAROLE THIBAUDEAU cales.ne femme d'affaires californienne se lance dans la découverte et la mise au point de nouveaux médicaments provenant d'arbres, d'arbustes ou de plantes à fleurs que l'on trouve dans les forêts tropi- Soutenue par des fonds de capital de risque, Lisa Conte, présidente et fondatrice de la firme bien nommée Shaman Pharmaceutical, relève ainsi le difficile pari de réunir dans un but commun les chercheurs de la pharmacologie conventionnelle, les guérisseurs de tribus aux rites ancestraux et les milieux d'affaires américains.Son but : découvrir de nouveaux médicaments, bien sûr, mais surtout valoriser la forêt tropicale humide, poumon de la planète, menacé par le développement urbain, les cultures commerciales, les barrages hydroélectriques et la pollution.Shaman Pharmaceutical semble exister pour réconcilier les genres: l'aborigène et l'industrialisé, le capitaliste et l'écologiste, le shaman et le médecin moderne.La firme vient de recevoir l'approbation de la très sérieuse «Food and Drug Administration» des États-Unis pour tester chez l'humain son produit le plus prometteur: le SP-303, un antivirus qui pourrait arriver surile marché dès 1995.La plante dont cette substance est extraite est utilisée par les guérisseurs d'Amérique Centrale contre la diarrhée et les trou-ble$ respiratoires.On pense que le nouveau médicament pourrait traiter les infections au virus de l'herpès, la diarrhée ou |es infections des voies respiratoires.Deux autres produits, un contre les champignons et un analgésique qui ne crée pas d'accoutumance, sont en instance de brevet et devraient commencer les tests cliniques pour 1992.Un réseau d'ethnologues-botanistes Shaman Pharmaceutical procède d'une façon innovatrice, unique en son genre dans le monde plutôt conservateur de l'industrie pharmaceutique.Au lieu de faire affaires avec une batterie de chimistes, elle a plutôt mis sur pied un réseau de 15 ethnologues-botanistes qui vivent auprès des tribus aborigènes, et procèdent à une recherche systématique de plantes à poten-.ticl médicinal.Habitués à côtoyer des guérisseurs traditionnels, ces ethnologues sont aux premières loges pour découvrir comment les plantes sont utilisées par les peuples indigènes et quel immense potentiel pharmaceutique ces derniers détiennent.C'est en 1989 que l'idée d'une compagnie comme Shaman a germé dans la tête Mme Marta Diana Souza, anthropologue, travaille avec des groupes ethniques vivant dans la jungle amazonienne au Pérou.Un réseau d'une quinzaine de spécialistes comme elle alimente la compagnie Shaman Pharmaceutical en plantes qui semblent avoir des propriétés médicinales.de Lisa Conte, qui, outre son MBA en administration, a étudié en biochimie et en pharmacologie.La jeune femme travaillait comme représentante pour une compagnie de capital de risque dans le domaine de la pharmacologie et des biotechnologies.En lisant un article sur les menaces de destruction qui pèsent sur les forêts tropicales, elle a eu l'idée d'exploiter le potentiel pharmaceutique des plantes de ces forêts.Les forêts tropicales couvrent deux p.cent de la surface de la planète.Les botanistes s'accordent à dire qu'elles contiennent plus de la moitié des 250 000 à 750 000 espèces de plantes vivant sur terre.Sur ce nombre, à peine un p.cent ont fait l'objet d'une étude minutieuse quant à une utilité pour l'homme.Par ailleurs, au cours de conversations avec de nombreuses personnes de l'industrie pharmaceutique, Mme Conte réalisa qu'en Occident, il n'y avait que fort peu d'exemples de médicaments développés à partir d'un ingrédient actif d'une plante tropicale.Ceci s'explique par le fait que les grandes compagnies pharmaceutiques ont concentré leurs efforts, ces 20 dernières années, à raffiner les réactions chimiques, la chimie ayant fait des bonds extraordinaires à partir des années 60-70.Retour à la nature Depuis peu cependant, des organismes se tournent à nouveau vers la nature pour trouver des substances qui pouraient rendre service à l'homme.Par exemple, le National Cancer Institute américain a lancé un programme, en 1986, de collecte et d'inventaire des plantes des forêts tropicales humides et des océans, à la recherche de propriétés anti-cancer et anti-sida.Autre exemple, canadien cette fois: l'équipe du docteur Jeffrey Wright, de l'Institut des biosciences marines de Halifax (une branche du Conseil national de recherches du Canada) fait un peu l'équivalent en cherchant des plantes marines ayant des propriétés utiles à l'homme, comme médicament ou comme pesticide.Il n'empêche que sur les milliers de médicaments qu'il est possible d'avoir sous prescription de nos jours, seulement une quarantaine ont été obtenus à partir des plantes de forêt tropicale humide.Du village au labo Les ethnologues de Mme Conte envoient à la compagnie toute plante qui est utilisée dans au moins trois villages.Les chimistes de la maison s'emploient alors à en isoler en laboratoire le composé actif.Ensuite» pour gagner ses galons échelon par échelon dans l'industrie pharmaceutique, un certain nombre d'expériences chez i'ani-mal est requis, même si on n'utilise que des extraits de plantes déjà efficaces chez les humains des régions tropicales.Au cours de la première année d'opération, 70 plantes ont été envoyées au laboratoire pour un premier examen, et la moitié ont démontré une certaine activité.La compagnie décida de miser en premier lieu sur des médicaments susceptibles de soigner des maladies infectieuses pour lesquelles nous n'avons à ce jour aucun traitement disponible.«De plus, cela prend moins de temps pour faire homologuer un produit lorsqu'il doit être administré sur une courte période, et non pendant des mois», explique Mme Conte.Protection et emplois Une autre considération de Shaman Pharmaceutical concerne le pillage de la forêt elle-même: on ne voudrait pas en venir à détruire davantage la forêt en lui enlevant massivement une plante pour laquelle la demande serait très forte.«Dans le cas du SP-303, si le médicament rencontre du succès et génère des ventes d'un million par année, le matériel de base dont nous aurons besoin demandera de cueillir un dixième d'un p.cent des plantes déjà en place naturellement dans trois pays.» Éventuellement, Mme Conte croit que Shaman emploiera des milliers de cucil-leurs.« Nous ne paierons que pour du matériel qui sera prélevé d'une façon écologique, selon les lois du développement durable», insiste Lisa Conte.La compagnie espère pouvoir introduire sur le marché trois ou quatre produits d'ici les dix prochaines années.La bonne vieille aspirine contre le cancer du colon CAROLE THIBAUDEAU uisque dans cette page il est question de médicaments, examinons les dernières nouveautés dans le domaine de ces molécules qui.du moins nous aident à vivre, si elles ne guérissent pas toujours.Souveraine contre les maux de tête et l'inflammation, cette bonne vieille aspirine, un médicament homologué au début du siècle, se découvrent de nouvelles vocation, notamment la capacité de réduire de moitié le risque de contracter un cancer du colon fatal.L'équipe du docteur Michael Thun, de l'American Cancer Society à Atlanta, en Géorgie, a testé cette hypothèse sur un échantillon de 662 424 adultes dont on connaissait les habitudes de consommation de l'aspirine, en fréquence et en durée, depuis 1982.Le taux de mortalité par cancer du colon a été mesuré en 1988.Les résultats ont démontré que les taux de mortalité par cancer du colon décroissent presque de moitié avec un usage plus fréquent de l'aspirine \u2014au moins 16 fois par mois\u2014, tant chez l'homme que chez la femme.Les scientifiques n'ont pas encore éclairci si ce risque moindre était attribuable à l'aspirine elle-même ou à d'autres facteurs indirectement associés à l'usage de l'aspirine.Les cancers du colon et du rectum comptent pour approximativement 12 p.cent de toutes les morts par cancer.L'aspirine pourrait également prévenir ce qu'on appelle «l'hypertension de la grossesse», un problème qui survient dans cinq à 15 p.cent des grossesses, après la 20e semaine.L'hypertension de la grossesse peut entraîner une rupture de vaisseau sanguin dans le cerveau de la mère; elle peut être la cause d'un poids insuffisant à la naissance chez les bébés, nécessiter une césarienne et même mettre la vie du bébé en danger.Les femmes enceintes qui ont pris de l'aspirine à tous les jours ( 60 à 150 mg ) durant le deuxième ( et le troisième trimestre, ont réduit le risque d'hypertension de la grossesse des deux-tiers environ, selon l'équipe du docteur Thomas Impériale, du Metro Health Medical Center de Cleveland, Ohio.De plus, l'aspirine a réduit le risque de bébés de faible poids de 44 p.cent environ, et le risque de césarienne de 66 p.cent.Cependant, la prise d'aspirine par la future mère n'a aucun effet sur la mortalité du foetus et du nouveau-né.11 ne semble pas non plus avoir d'effets secondaires chez la mère et chez l'enfant.Un peu d'aspirine pour protéger le cerveau ¦ Une dose d'aspirine de 75 mg par jour peut être efficace pour protéger les victimes d'une rupture de vaisseau sanguin au cerveau contre une deuxième attaque du même genre.On savait déjà qu'une dose de 300 mg par jour avait cet effet protecteur, mais l'équipe suédoise SALT (Swedish Aspirin Low-dose Trial ) vient de démontrer l'efficacité d'une dose quatre fois moindre.1360 personnes ont participé à l'étude, peu après un accident cardiaque.676 ont reçu le traitement à l'aspirine et 684 un produit placebo.Ces patients ont été suivis pendant 32 mois en moyenne.Comparé avec le groupe contrôle, le groupe à l'aspirine a démontré une réduction de 18 p.cent de risque d'accident cardio-vasculaire, entraînant la mort ou non.Nouveau médicament contre la migraine ¦ Un nouveau médicament contre la migraine a radicalement changé la qualité de vie de nombreux patients et patientes atteints de cette affection.Ce médicament, le sumatriptan (Imitrcx de son nom commercial, fait par Glaxo), a la propriété de faire se contracter les vaisseaux sanguins trop dilatés du cerveau, cause de la douleur migraineuse.Ce nouveau médicament, disponible sur ordonnance seulement, est disponible depuis quelques semaines au °anada, en comprimés et en injections sous-cutanées.81 p.cent des patients traités par injection sous-cutanée au cours d'une crise de migraine ont commencé à ressentir les effets bénéfiques du médicament dans les dix minutes, et un soulagement complet ou presque dans les deux heures.L'administration par comprimé procure un soulagement important dans la demi-heure qui suit chez 75 p.cent des patients, et une disparition de pratiquement tous les symptômes dans les quatre heures.«Je l'ai prescrit à deux de mes patientes, et l'effet sur elles a été spectaculaire h, affirme le docteur Jacques Gcncst, fondateur de l'Institut de recherches cliniques de Montréal.La migraine est autrement plus cruelle que le banal mal de tête.C'est une maladie grave qui peut immobiliser le patient quelques heures ou trois longues journées.Elle atteint deux fois plus de femmes que d'hommes.Médecine 1: Laissez-moi donc vous expliquer.KENNETH-F.WALKER collaboration spéciale i i i i i ! i » 1 uellc est la critique que les patients formulent le plus communément à l'endroit de leur médecin?Leur font-ils passer trop de tests, les soumettent-ils à trop de radiographies?Les font-ils attendre trop longtemps?Une récente conférence convoquée sur ce sujet a permis de conclure que ce n'était rien de tout cela.Le problème, ce sont les «18 secondes».On a constaté en effet qu'en moyenne, le médecin interrompt son patient au bout de 18 secondes, l'empêchant ainsi souvent de mentionner certains symptômes importants et le renvoyant chez lui frustré et désappointé.Les participants à cette conférence internationale ont recommandé que la compétence en communication verbale soit exigée à l'avenir, avant qu'un étudiant en médecine ne puisse obtenir son diplôme.Quelle sublime découverte! Hippocratc en était déjà arrivé à cette conclusion il y a 2000 ans, lorsqu'il écrivait que le simple fait d'écouter un patient permettait souvent d'établir un diagnostic.et de guérir le malade.Et pourtant, de nos jours, les compétences en communication verbale sont virtuellement aussi inexistantes que le dinosaure.Si on en faisait l'une des conditions de l'obtention du diplôme médical, plus de la moitié des étudiants actuels seraient recalés.il y a bien des années, un journaliste avait demandé à James Rowe, un conseiller du président Roosevelt : « Le président comprend-il réellement toutes les mesures économiques très complexes qu'il propose à la nation?» Rowe répondit: «Peut-être pas, mais il connaît certes son métier de président».Aujourd'hui, trop de médecins ne savent tout simplement pas ce qu'implique leur profession.Ils sont instruits, mais leur admission à la faculté de médecine se fondait essentiellement sur les notes qu'ils avaient recueillies en chimie, en mathématiques et en physique.Ils s'entretiennent aisément d'équations et de tubes à essais, mais placez-les devant Sophia Lorcn et ils ne savent plus quoi dire.Personne n'a jamais su comment modifier les taches du léopard.Et c'est pourquoi tout programme universitaire axé sur renseignement des compétences en communication se heurterait à d'énormes difficultés: aucune formation ne pourra jamais modifier les caractéristiques génétiques.«Mon médecin ne m'écoute pas», ou «Pourquoi ne m'expli-que-t-il pas mieux mon problème?» sont au nombre des plaintes les plus fréquemment formulées par les patients.Ils rentrent chez eux en se demandant s'ils souffrent d'une grave maladie, et passent des nuits blanches à tenter d'analyser ce qui s'est passé durant leur visite à leur médecin.Les comités d'admission aux universités devraient se défaire des règlements archaïques qui décident de la sélection des étudiants en médecine.Nous avons besoin de chercheurs.Mais nous avons aussi besoin de médecins qui pourront aider leurs patients à vaincre leurs maux en faisant preuve de compréhension à leur égard.Le secret est de choisir les postulants avec discernement avant même qu'ils ne se lancent dans leurs études.Que peuvent faire les patients dont le médecin refuse de les écouter, ou se renferme dans un mutisme quasi total parce qu'il ne veut pas ou ne peut pas communiquer avec eux?S'adresser à un autre médecin qui aura compris que d'écouter et de parler constitue la thérapie la plus efficace et la moins coûteuse.Cette attitude aura en outre pour avantage de permettre que des fonds médicaux toujours réduits soient réservés ù ceux qui en ont réellement besoin.Elle protégera aussi les patients contre des radiographies, des tests et autres procédures coûteuses tout à fait inutiles.Mais si l'on préfère ne pas changer de médecin, le mieux sera sans doute de regarder celui-ci droit dans les yeux et de lui dire: «Ayez l'obligeance, cette fois-ci, de me laisser parler pendant plus de 18 secondes avant de m'interrompre».è « 4 : ! î ; ; > l l \\ 1 .> .x .t â « 4 I 4 t 4 * » / / * i i i ?i j < ! t t i » f t t i : > i * * « t 4 i LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 19 AVRIL 1992 B7 RENDIY/r VOUS 92 1992.350\" ANNIVERSAIRE DE LA FOM) \\TIO\\ »l \\IO\\TRfi 11, Photo non datée de la maison Bout h il lier, mais sûrement antérieure à 1893 puisque les petits balcons de l'étage sont encore en place.photo archives notman musée mccord.université mcqu entre l'acquisition de la terre et le dé- ™ bours final de Bouthillier.La face sud.jadis la plus noble de l'opulente résidence.GUY PINARD eportons-nous dans le temps au 15 février 1833.Louis-Tancrèdc Bouthillier est un homme bien en vue de Montréal, puisqu'il cumule les fonctions de shérif et de percepteur des douanes.Lui et son frère Jean sont propriétaires des entrepôts connus sous le nom d'«écuries d'Youville», qu'ils ont fait construire à la place d'Youville par le maitre maçon |ohn Rcdpath entre 1826 et 1828.Ce jour-là donc, il se porte acquéreur, «outre-mont Royal», à la suite d'un jugement licitatoire rendu par la Cour du banc du roi, de une certaine terre située à la Côte Sainte-Catherine dans la Paroisse de Montréal, près de la dite cité de Montréal de la contenance d'environ trois arpents de front sur trente arpents de profondeur plus ou moins, tenant par devant au chemin du Roi (chemin de la Côte-Sainte-Catherine).par derrière aux terres de la Paroisse de Saint-Laurent, d'un côté aux héritiers de feu fohn Gray et d'autre côté à Hugh Murray, avec une maison de bois et autres bâtiments en pierre dessus construits.Tout autour de sa terre (numéro 35), on remarque de grands espaces consacrés à l'agriculture.On y accède par le «chemin de la Côte-Sainte-Catherine», une route qui franchit le village du même nom, situé «outre-mont», village qui prendra d'ailleurs le nom d'Outre-mont le 23 février 1875.Une fois propriétaire, Bouthillier confie au maître maçon Louis Comte la tâche de lui construire une grande maison de brique à deux étages, une remise, des étables et une grange.Et le 17 août 1838, Bouthillier verse à Comte les 575 dernières livres du total de 1426 que Bouthillier s'était engagé à verser au maçon pour divers édifices, rue Saint-Paul, rue Notre-Dame, et «outremont ».Le vaste domaine de Bouthillier prend naturellement le nom de «ferme Outremont».La maison existe déjà, mais on ne peut dire avec exactitude quand elle fut bâtie, tout au mieux peut-on cibler la période de cinq ans La chaîne de titres Ainsi a débuté l'histoire d'une des deux seules maisons de ferme qui datent de l'époque où le village de Côte-Sainte-Catherine servait de potager à Montréal en gavant les Montréalais de fruits et légumes frais.L'autre, c'est la maison que Stanley et Abner Bagg avaient fait ériger en 1817 un peu plus à l'ouest, et qu'on a agrandie au fil des ans pour loger l'hôtel de ville d'Outre-mont (voir le dossier n° 222).La chaîne de titres de la maison Bouthillier est intéressante à établir, et elle englobe les McDougall, qui l'habitèrent de 1856 à 1887, au point que la maison est mieux connue sous le nom de «manoir McDougall» que sous celui de «maison Bouthillier».Loiiis-Tancrèdc Bouthillier vendit en effet la propriété à Donald Lord McDougall le 12 mai 1856.La ferme changea de mains deux fois le 23 septembre 1884, mais sans quitter la famille, passant du père au fils Hanburgh Leigh McDougall, puis du fils à la mère Harriet Lucy Boston McDougall, chaque fois au prix de 40000 $.L'Institution catholique des sourds-muets, dirigée par les clercs de Saint-Viateur, s'en porta acquéreur au prix de 23 500 $ le 9 août 1887.Les clercs de Saint-Viateur firent lo-tisser la terre 35 en 693 lots et déposèrent le plan de subdivision au Bureau d'enregistrement de Montréal le 2 janvier 1900.Le 5 avril 1907, ils cédèrent à Charles Philippe Beaubien, au prix de 31 500 $, des terrains (les lots 538 à 568 inclusivement, sauf le lot 540) d'une superficie de 221 515 pieds carrés, soit environ 8 p.cent de la ferme.Le 31 août suivant, Mendoza Langlois versa 9500 $ pour acquérir le lot 35-545 qui nous intéresse plus précisément.Lui succédèrent Louis-Philippe Deslong-champs (28 août 1909, 20500$), fo-scph-Mathias Dorion (23 mars 1910, 18000 S), Amanda Provost, épouse de l'entrepreneur Osias Lamoureux (5 août 1910, 21 200$), Xavier Charbon-ncau (10 novembre 1910, le terrain du 275, chemin de la Côtc-Sainte-Catheri-ne s'étant ajouté entre temps), Pierre Bilaudcau (24 mars 1911, 30000 $), Joseph Aristide d'Angcville Comtois (28 juin 1912, 30000$, pour la seule mai- Ce dessin de La Presse montre de quelle manière s'est effectuée la subdivision du lot 35-545 en 1918.Ce foyer dont le chambranle a été coulé dans le bronze est sans doute unique à Montréal.Un véritable chef-d'oeuvre quoi ! ; % & * \u2022 son comportant trois logements au 219, 221 et 223, avenue McDougall), Barthélémy Lcfcbvre (1er août 1912, 30000$), la Société d'administration Bilaudcau, (30 septembre 1913, 30000$), Joseph-Albert Guimond (22 mai 1914, 24000 $, la société Bicnfond limitée (6 juin 1917), et la société Security Construction Limited (26 février 1918).La maison et le terrain furent officiellement partages en deux propriétés le 30 juillet 1918 par Security.Et le 21 août suivant, Security céda à Samuel Robert Brewer, au prix de 9000 $, les lots 35-545-1, 2 et 4, d'une superficie totale de 9977 pieds carrés, avec la partie mitoyenne de la maison désormais divisée en deux logements et dont l'adresse était le 225, avenue McDougall.Les propriétaires suivants du 223 furent Emma Brewer (par héritage), Joseph E.E.Blanchet (20 octobre 1937), James Angus Emerson (20 octobre 1937, 5000 $), Mary Ann St.Aubin Emerson (par héritage), Jeanne Galibcrt, épouse de Fiavien Hurtubise (26 février 1940), Gaston Pelletier (29 mai 1946, 8500 $), et France Jolly, épouse du radiologiste André St-)acques (16 janvier 1969, 42000$).La société Security Construction Limited conserva les lots 35-545-3 et 5 et la maison du 221 jusqu'au 1er octobre 1919, date à laquelle elle vendit la propriété de 8000 pieds carrés à John Gallery au prix de 16 500 $.À titre de léga-trice universelle et d'exécutrice testamentaire, sa veuve Margaret Keating hérita de la propriété à sa mort, mais comme elle se retrouva dans l'impossibilité de payer l'hypothèque, la propriété fut, le 28 janvier 1933, vendue par le shérif Orner Lapierre au plus haut soumissionnaire, la société Dominion Commercial Travellers Association, qui offrit 5000 $.Lapierre exerçait ainsi le jugement rendu le 29 mars 1932, par le juge William Patterson, de la Cour supérieure.Les propriétaires subséquents furent Rosario Fontaine (21 décembre 1933.10000$), Aurèle Beaul-nes (9 avril 1975.71000 $) et son épouse Rita-Archambault Beaulnes (7 décembre 1982).La maison d'origine Comme on l'a vu dans la chaîne de titres, la maison construite entre 1833 et 1838 et son terrain environnant furent divisés en deux propriétés en juillet 1918 (voir le croquis approprié) par la construction d'un mur mitoyen, en prenant soin de préserver l'authenticité de l'opulente résidence grâce au talent de l'architecte Aristide Beaugrand-Champagne.Depuis 1907, on y avait même aménagé trois logements, sans que l'intérieur n'ait à en souffrir de façon irrémédiable.Même le passage des L'élévation nord de la maison infographie cilles dussault.u Press* clercs de Saint-Viateur n'avait laissé aucune trace tangible si ce n'est peut-être la grille en fer forgé qui ferme l'entrée du salon, que les clercs avaient transformé en chapelle.Au moment de sa construction, l'entrée principale de la maison faisait évidemment face au chemin de la Côte-Sainte-Catherine, et se trouvait donc du côté sud.On accédait à la maison par un porche surmonté d'un fronton.À l'étage, on comptait trois portes-fenêtres avec petit balcon.Un autre fronton couronnait la travée de l'entrée principale à la hauteur du toit.A l'extrémité ouest se trouvait une galerie pleine largeur, surmontée d'un balcon de mêmes dimensions qui reposaient sur des colonnes à chapiteau composite.La porte du balcon s'inscrivait dans un enfoncement à arc surbaissé.Une lucarne à pignon surmontée d'un fleuron s'insérait entre les deux cheminées.Les deux oriels montant de fond se trouvent du côté nord.À l'origine, une galerie courait le long de la partie ouest de ce mur jusqu'à la galerie située du côté ouest.La maison actuelle Sans compter le solarium de 7,4 pieds sur 21,4 à l'extrémité est, la résidence d'origine mesure 70,5 pieds de longueur sur 40 de profondeur dans la partie la plus profonde, et peut-être 25 pieds de hauteur.Le 221 pour sa part mesure 42 pieds de largeur sur 40 de profondeur.La maison comprend un sous-sol, un rez-de-chaussée, un étage et des combles qui sont assez vastes pour être habités le cas échéant.Les fondations sont en maçonnerie de pierre, les murs portants sont en brique.La charpente est en bois, et les poutres du sous-sol sont en fait de gros arbres équarris à la hache.Le mur de refend est disposé dans l'axe est-ouest.Le toit mansardé à quatre versants avec terrasson est recouvert de cuiv re posé comme de la tôle à baguette rectangulaire, et il est percé de quatre cheminées, la deuxième à partir du mur est étant mitoyenne aux deux logements.Le toit déborde largement des murs et repose sur des consoles en bois de forme triangulaire.On ne possède aucun détail des édicules rectangulaires qu'on remarque sur les toits, mais on peut supposer que leurs parois latérales étaient percées de fenêtres pour éclairer les combles.La différence entre les deux maisons est évidente, d'autant plus qu'en 1975, les Beaulnes ont fait recouvrir de crépi blanc les murs du 221 par le réputé René Henrichon.Le 221 a aussi conservé sa corniche d'antan, avec ses consoles triangulaires, alors que le 223 se retrouve avec une corniche aluminisée.L'élévation sud, la plus importante à l'origine, a perdu tout son prestige.L'entrée principale a été remplacée par une entrée secondaire.Le porche et les petits balcons de l'étage sont disparus.Quant au fronton situé à la hauteur du toit, il a cédé sa place à une lucarne aux proportions démesurées.Le côté ouest abrite désormais l'entrée principale du 221.On remarque d'abord la galerie dont le toit est supporté par trois piliers à chapiteau dorique, surmonté d'un balcon recouvert d'un toit en appentis supporté par des consoles.La galerie bâtie en 1966 ne couvre que les deux tiers de la distance, tandis que le balcon se limite à l'espace entre les deux cheminées.La porte sculptée dans le chêne comporte un vantail à 15 carreaux, s'inscrit dans une embrasure à arc en anse de panier, et est flanquée de deux panneaux de même carrelage.La porte à l'étage est encore plus intéressante avec son cadre à arc en plein cintre.Certaines fenêtres ont conservé leurs carreaux d'antan.Il existe toujours une lucarne entre les deux cheminées, mais elle a «pris du poids» au fil des ans elle aussi.De la face nord, on retiendra trois choses: les deux oriels montant de fond qui encadrent une porte surmontée d'un toit en appentis, porte qui s'ouvre sur un balcon sans escalier; les persien- PHOTOS PAUL HENRI TALBOT.La Presse nés qui cachent des fenêtres murées; et, plus à l'est, l'entrée principale tristement modernisée du 223, avec son long porche surmonté d'un arc brisé.L'intérieur Quelques mots enfin de l'intérieur.Deux choses frappent plus particulièrement, les boiseries et les foyers.Les boiseries en châtaignier d'Amérique sculptées avec beaucoup de recherche abonde, plus particulièrement au rez-de-chaussée.Soulignons plus particulièrement les encadrements de porte à moulure torsadée, couronnés par un haut-relief faisant office de clé de voûte, la porte d'entrée principale qui reprend les éléments architectoniques de l'extérieur, les portes à deux vantaux épousant la forme de l'encadrement, certaines dotées de vitraux givrés à motifs floraux ou polychromes, l'escalier à balustres torsadés, avec poteau orné de torsades, et couronné par un bulbe surmonté d'un fleuron, les guirlandes ornementales en plâtre des murs et des plafonds, les colonnes à cannelures et à chapiteau ioniques, et la grille qui fermait la pièce à l'époque où elle servait de chapelle.Tout simplement remarquable cette porte qui s'ouvre sur la salle à manger.Mais on se souviendra de la maison pour ses six foyers (un au sous-sol, trois au rez-de-chaussée, et deux à l'étage) du 221, et plus particulièrement celui du .salon.Ce foyer est doté d'un chambranle très massif, coulé dans le bronze, avec une imposante cariatide représentant une naïade de chaque côté de l'arc en plein cintre surmonté d'un chérubin.L'âtre orné de frises en écailles contient le panier à charbon en fonte: Un manteau largement débordant repose sur les cariatides.Ce foyer sans doute unique â Montréal est un véritable chef-d'oeuvre.SpuRCES: Tessier.Hector.Saint Viateur d Outremont \u2014 Editions lemeac Histoire d Outremont - 1875-1975.par Robert Rumilly \u2014 Communauté urbaine de Montreal.Service de la planification du territoire: Repertoire d architecture tradivenelle - Les residences.actes pertinents a la chaine de titres : et documents divers \u2014 Editions Continuité Outremont et son patrimoine \u2014 Editions Libre Expression Guide Montreal, par Cécile Grenier et Joshua Wolfe \u2014 Pigeon.Jean-Claude: 21 avril 1887- 21 avril 1987\u2014 Compagnie pétrolière impériale limitée \u2022 la Revue (numéro 5.1976): Outremont- Martin.Ginette: Une ferme école avenue McDougall \u2014 Bureau d enregistrement de Montreal : actes pertinents a la chaine de titres.REPÈRES Nom : maison Louis-Tancrèdc-Bouthillier.Adresse : 221-225.avenue McDougall, à Outremont.Métro : station Laurier, autobus 51 vers l'ouest.le texte original de ces articles est offert sous forme de livres (d tomes) par les Editions La Presse et par les Editions ou Méridien, sous le titre Montreal, son hts-toire.son architecture Renseignements Guy Pinard, au 285-7070. B 8 \u2022 LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 19 AVRIL 1992 Veau» Haut Bt, 12dm n* MONTRÉAL REVUE DE LA SEMAINE S20* mr NmI Bm OU V» hm Hi MmI lat Oit S2« A / B AOS \u2022 lAME Ltd iAuf Rcs Abli Prce Actidev Agrùco *t Aonico E Air Ca«490 Carena\t225»\t17* 7\t7»\t\t112* 7 Carer.a wt\t:.*::\u2022:\t15 15\t15\t\t190 10 Cascades\t60966\t17* 7'*\t7 ï\t\t$8'4420 Cascadwi\t27528\t260 240\t240 -\t15\t335 78 Ce«a*>ese\t1500\t146 46\t46 +\t\t147 4 34 -2 Ce4 Domtt»\t4t'.:4\t$8* 8 4\t8*-\t\t19V7 6 Domtw\t475879\t$6* 6*\t6 2\t\t$9*4 5 4 Ocmtr sB\t3800\t$112 11\t11 4 +\t4\t$15 9 Ooorue.b\t63610\t$14 4 14 4\t14Vi \u2014\t'3\t$16 H 4 Do,e< A\t195»\t$9* 9-\t9»\t\t19* 5 tOore! 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