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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Livres - Arts et spectacles - Galeries d'art
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1992-04-26, Collections de BAnQ.

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[" Livres f Arte et spectacles Galeries d'art LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 26 AVRIL 1992 Marie LaFlamme débarque de L'Alouette.CHRYSTINE BROUILLET POURSUIT SON VOYAGE SONIA SARFATI collaboration spéciale f aura fallu un an pour que Marie LaFlamme débarque de L'Alouette et pose le pied en Nouvelle-France.Ceux qui avaient aimé le premier tome de la trilogie historique de Chrystine Brouillet ont trouvé le temps long.L'auteure, elle, a vu le temps lui filer entre les doigts.Il faut dire qu'il s'est passé bien des choses pour elle, depuis la publication de Marie LaFlamme, au printemps dernier.En plus de poursuivre ses recherches pour Nouvelle-France \u2014 le deuxième volet de la trilogie\u2014 et d'écrire ledit livre, Chrystine Brouillet a travaillé sur deux romans jeunesse et est revenue vivre au Québec après avoir passé six ans à Paris.Mais elle ne tourne pas le dos définitivement à cette ville qu'elle adore.Pas pour rien qu'elle y a conservé un appartement et qu'à la moindre occasion, elle fait sa valise et traverse l'océan.La dernière fois, c'était pour corriger les épreuves du roman.Un véritable sprint.Sur les derniers milles \u2014marins?\u2014 de Nouvelle-France, tous les amis de l'auteure ont pris le collier pour l'aider.Pour relire, pour corriger et, surtout, pour encourager.Les deadlines ont, ainsi, été respectés.Et Nouvelle-France, sera lancé mardi à Québec \u2014ville natale de Chrystine Brouillet \u2014 dans le cadre du Salon du livre.Un grand jour pour l'auteure, qui célébrera aussi, en cette occasion, son dixième anniversaire sur la scène littéraire: en 1982, elle recevait en effet le Prix Robert-Cliche pour Chère voisine.Six ans de travail Lancement, promotion, romans jeunesse à terminer et, en juillet, Chrystine Brouillet reviendra à Marie LaFlamme, pour compléter un troisième et dernier tome qui devrait sortir à l'automne 93.Ensuite, elte poussera un soupir de soulagement: elle avoue avoir appris beaucoup pour mener à bien ce projet qui, lorsqu'il sera terminé, lui aura demandé plus de six ans de travail ; elle admet toutefois que si elle avait su ce que cela impliquait, elle y aurait pensé à deux fois avant de.s'embarquer.Mais il y avait ces sorcières, ces bûchers, ces femmes violentées dont l'Histoire fait état.Et Chrystine Brouillet voulait en parler.D'où la naissance de Marie la rousse, dont la mère est jugée, puis condamnée par ses amis et voisins bien-pensants.Après tout, elle soigne trop bien les gens pour être honnête.Elle est sûrement sorcière.«Ce qui fait le lien entre Marie LaFlamme et Nouvelle-France, c'est l'intolérance, dit Chrystine Brouillet.Intolérance envers les femmes dans le premier, envers les Amérindiens dans le second.» En effet, dans la ville de Québec où Marie s'installe, quand quelque chose va mal, c'est la faute des «sauvages».Les trois femmes blanches qui ont été violées et scalpées sont les victimes d'un Indien.Ainsi en ont décidé les colons.Ils ont tort.Comme ils avaient tort de brûler les sorcières.L'auteure nous laisse immédiatement savoir que le meurtrier est un Blanc.Elle nous en dévoile même, un peu plus tard, l'identité.Ce qui est dix fois pire que de ne rien savoir.Car, rappelons-le, Chrystine Brouillet s'est fait connaître par ses romans policiers \u2014 une fois la trilogie terminée, elle va d'ailleurs se mettre à un thriller.Les meurtres, donc, elle connaît.Les intrigues, le suspense, aussi.Nouvelle-France profite, là, de son grand talent de «conteuse».Car c'est ainsi qu'elle se perçoit: une conteuse.«Je n'écris pas pour la postérité, ajoute-t-elle.l'écris ce que j'aimerais lire.Et si mes livres passent à la postérité, tant mieux.Mais je ne serai pas là pour en jouir!» Davantage de suspense Ainsi, par les meurtres en série qui y sont perpétrés, Nouvelle-France gagne en suspense ce qui a été perdu en intensité par rapport à Marie LaFlamme.Il n'y a pas, dans ce second tome de la trilogie, de scènes aussi insoutenables que celles où, dans le premier volume, Chrystine Brouillet relatait la torture des sorcières.De plus, Marie LaFlamme mettait en valeur l'intensité des liens qui unissaient certains des personnages: les parents de Marie, le couple Le Morhier, la vieille Nanette.Des sentiments que l'on retrouve, mais à bien moins grande échelle, dans Nouvelle-France.Là où les deux livres se rejoignent, c'est dans leur background historique.On sent bien que Chrystine Brouillet ne s'est pas montrée avare dans sa recherche.«Il est très difficile d'écrire un livre dans lequel se retrouvent des personnes qui ont vraiment existé, souligne-t-elle.On ne peut pas leur mettre n'importe quoi dans la bouche.» Or, on retrouve une bonne brochette de ces personnages historiques dans Nouvelle-France.Personnages aussi connus que Mgr Laval ou Marie de l'Incarnation, mais aussi colons «ordinaires» comme Guillemette Couillard et Éléonore de Grandmaison.Finalement, Nouvelle-France possède un indéniable atout en la personne de.Marie LaFlamme: tout ce qu'elle a traversé \u2014 mort de ses parents, viol par un mari qu'elle hait, exil \u2014 lui a forgé un tempérament \u2014un peu\u2014 moins capricieux.Sa volonté de soigner s'affirme, et elle exerce son talent en négligeant sa propre sécurité.Et si elle persiste à parler du trésor de son père, soi-disant caché quelque part dans ce vaste monde, c'est moins par entêtement que parce qu'il est le dernier lien la rattachant à son passé.Mais, affirme Chrystine Brouillet, elle n'y croît plus vraiment.Et qui est mieux placé qu'elle pour savoir ce qui se passe dans la tète de Marie.NOUVELLE-FRANCE \u2014 MARIE LaFLAMME 2.Chrystine Brouillet LacombeDenoel.1992 335 p.photo robept NÀDON, Lj Presse Morris, le père de Rantanplany donne de la laisse Mcsx ou le sens de la vie de François Jobin La tuque et le béret de Louis Caron Mao II de Don DeLillo La presse et les tribunaux: un mariage de raison de Rodolphe Morissette Galindez de Manuel Vasquez Montalban à ce chien plus bête que son ombre ¦ Maurice de Bévère, ce dessinateur belge âgé de 67 ans, mieux connu sous le nom de Morris, tout simplement, fait vivre de nouvelles et «bêtes» aventures à Rantanplan, ce chien sans flair qui vit désormais indépendamment du célèbre Lucky Luke, le cow-boy solitaire, et des non moins célèbres frères Dalton.En page C2 ZOVFIZZ \u2022.* i ¦ \u2022.¦ -v.i : ¦4: ¦.\u2022 \u2014 -\u2022 ¦ photo paul-henri talbot.u PrtSS* -¦>yi S EN VENTE MAINTENANT ' Y C2 LIVRES LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 26 AVRIL 1992 Le monde western de Morris I La terrible confession d'Althusser SONIA SARFATI collaboration spéciale ¦ Contrairement à la grande majorité des dessinateurs.Maurice de Bévere n'a jamais gribouille de petits bonshommes dans la marge de ses cahiers d'écolier.Il préferait dessiner directement sur la page, conservant la marge.pour les notes de cou ri-.De ces années d'étude dans un internat de jésuites, Maurice de Bévèré a gardé quelques souvenirs.Des têtes.Qu'il installe avec.malice sur les épaules des croque-mort s que côtoie un certain,cow-boy solitaire.BANDE DESSINEE Car Maurice de Bévère, c'est Morris, tout simplement.Le papa de Lucky Luke, de jolly jumper, de quatre Dalton «moins méchants mais plus imbéciles que les vrais» et de Rantanplan, le chien plus béte que son ombre.Une vraie erreur ambulante, que ce dernier.«Il suit toujours la mauvaise piste, dit Morris.Mais, un peu comme une boussole qui indiquerait toujours le sud, il suffit de savoir comment s'en servir pour en tirer une certaine utilité.» Ne serait-ce que pour en rire.Les amateurs de Lucky Luke ont compris le truc.D'ailleurs, comme le dit si sagement le dessinateur belge âgé de 67 ans, «ce sonates personnages les plus bê-teil4ùi marchent le mieux».Or Rantanplan l'est.Bête, s'entend \u2014et dans les deux sens du terme.Une telle bêtise ne pouvait qu'avoir des conséquences.Elles sont maintenant relatées dans les Rantanplan.Car le chien vit maintenant ses propres aventures,, indépendantes de celles de l'homme qui tire deux fois plus vite que son ombre \u2014 la.légende a été légèrement modifiée à cause du différend qui oppose Morris à son ancien éditeur, Dargaud.Bref> Rantanplan a pris la vedette dans La Mascotte et Le Parrain* te voilà qui revient dans le tout nouveau Rantanplan otage.Va Morris a encore bien des projets pour lui.Ce, même si, en terme de ventes, le chien sans flair est loin de rivaliser avec le bon vieux \u2014 il a quand même 45 ansf\u2014Lucky Luke: traduites en 30 langues, les 64 aventures du cow-boy solitaire se sont, en tout, vendues à quelque 150 millions d'exemplaires.Parfaitement.ennuyeux Rantanplan, c'est le pendant idiot de Rintintin.Morris l'a Agence France-Presse voulu ainsi, car le côté «parfait» du célèbre berger allemand l'agaçait.Pourtant.Lucky Luke ne l'est-il pas, parfait?Le dessinateur sourit.«Les personnages parfaits, comme Tintin et Spi-rou, deviennent ennuyeux à la longue.Si je devais refaire Lucky Luke, il serait moins parfait», af-firme-t-il.On pourrait pourtant croire le contraire, les seuls «travers» du çow-boy étant disparus en 1983: il a, alors, cessé de boire du whisky et de fumer.Une exigence, non pas du père de Lucky Luke, mais des cousins.Les «cousins» américains, qui avaient décidé d'adapter les albums en une série de dessins animés.Le passage de la cigarette au brin d'herbe mâchouillé a créé des remous, se rappelle Morris.Plusieurs dessinateurs, comme Claire Bretecher, lui ont écrit «pour protester, jugeant qu'il y avait-là une grosse erreur».Mais cette concession a valu au dessinateur une médaille de l'Organisation mondiale de la santé.Reste qu'à ses yeux, le cow-boy en selle se roulant une cigarette, cela faisait partie du western.Et le western, c'est le monde de Morris.Sciemment ou pas, il ramène tout à cet univers.La preuve?Le dessinateur est venu au Québec à trois ou quatre re- m ¦ * GUERIN IP m era m mm :v>::\": Quelques nouveautés chez GUERIN littérature prises.La première fois, en 1952.pour illustrer Les Belles histoires des pays d'en-haut de Claude-Henri Grignon.Eh bien, M.Grignon n'avait pas été satisfait du travail.«J'en avais fait un western ! », avoue Morris.«On est jamais entièrement satisfait d'une adaptation» Aujourd'hui, il comprend la réaction de l'écrivain.D'autant plus que son oeuvre aussi est, depuis, passée entre les mains d'autres créateurs.Et, indique-t-il, «on n'est jamais entièrement satisfait d'une adaptation».11 fait référence aux dessins animés américains, où l'humour au second degré présent dans les Lucky Luke a complètement disparu.Il fait aussi référence au film \u2014 puisque Lucky Luke a pris visage humain, depuis quatre mois, en Europe.Un visage qui ne tardera pas à traverser l'océan pour parvenir sur nos écrans.Celui de Terence Hill.«Il a conservé l'esprit des albums, note Morris.Mais je suis très déçu qu'il n'ait pas voulu endosser le costume de Lucky Luke \u2014 chemise jaune, foulard rouge, etc.» Ceci, par simple superstition.Le comédien voulait mettre le manteau long qu'il portait dans Mon nom est personne.D'ailleurs, raconte Morris, quand Terence Hill a découvert \u2014assez récemment, d'ailleurs \u2014 les Lucky Luke, il s'est écrié: «Ce personnage, c'est moi.ou personne!» Ça ne pouvait pas mieux tomber.paris ¦ «Voici la scène du meurtre telle que je l'ai vécue (.) Devant moi : Hélène, couchée sur le dos (.) C'est le devant du cou que je masse (.) Et soudain je suis frappé de terreur: ses yeux sont interminablement fixes et surtout voici qu'un bref bout de langue repose, insolite et paisible, entre ses dents».Ainsi débute la confession posthume de Louis Althusser, philosophe de réputation mondiale, décédé en 1990, dont le destin bascula un dimanche de novembre 1980, lorsqu'il étrangla sa femme Hélène à l'École normale supérieure à Paris, où il enseignait.Ce texte.L'avenir dure longtemps, écrit par le philosophe en 1985, après le non-lieu dont il bénéficia en 1981 pour démence au moment des faits, était inédit.Il est suivi de les Faits, rédigé en 1976.Ces autobiographies bouleversantes, où l'auteur de Pour Marx joue son va-tout, semblent obéir à la formule de Céline: «Tout.Et qu'on n'en parle plus».La pierre tombale du silence Pourquoi Althusser, après le meurtre, alors qu'il errait d'hôpital psychiatrique en maison de repos, a-t-il voulu se livrer?«Je le fais d'abord pour mes amis et si possible pour moi : pour soulever cette pierre tombale qui repose sur moi.Oui, pour me libérer tout seul, par moi-même (.) de mon meurtre, et aussi et surtout, des effets équivoques de l'ordonnance de non-lieu».Un non-lieu qu'il qualifie de «pierre tombale du silence».Dès sa naissance, il se dit marqué.11 porte le nom d'un mort, Louis, frère de son père, le fiancé tué à la guerre que sa mère n'a pu épouser.Le père est absent, la figure maternelle écrasante, imposant à Louis «la pureté absolue».Enfant, il est «absolument seul», comme il le sera plus tard «terri- Courrier des arts Des mots qui choquent B L'excellente émission d'éducation sexuelle Des mots pour le dire semble avoir atteint un de ses objectifs: choquer! Les chiffres rapportés par Louise Cousi-neau dans sa chronique du 7 avril dernier concernant les plaintes reçues à la suite des examens médicaux présentés explicitement à l'écran, n'ont rien de surprenant et sont loin d'être significatifs.Considérant l'auditoire de cette émission, ces quelques appels ne sont que des poussières.D'autant plus qu'on ne spécifie pas les données statistiques sur les appelants: âge, sexe, occupation, préoccupations.Dans notre société qui est en train de se distinguer, j'ose espérer qu'une émission comme Des A LIRE ABSOHIMENT! k m r -TB ¦MIT ' \u2022 ' ¦ * , V «Si m vers son accomplissement.* \u2022 945.av.Beaumont.Montreal (Quebec) K3N UV3 PHOTO DPI, AFP Louis Althusser, philosophe de réputation mondiale et auteur de Pour Marx, décédé en 1990, avait bénéficié d'un non-lieu pour démence après le meurtre de sa femme Hélène en 1980.Dans un texte inédit jusqu'ici, écrit en 1985, le philosophe y va d'une confession terrible.blement», après la mort d'Hélène».D'où le désir d'une «réserve de femmes»: «je ne serais pas un instant seul dans la vie».Pourtant, la peur du sexe le paralyse: il découvre la masturbation à 27 ans.À 30, il n'a jamais embrassé une femme.La première étreinte, voulue par Hélène, est un traumatisme: internement, 24 électrochocs, le début d'une série de dépressions et d'hospitalisations.Sa rencontre avec Hélène \u2014 celle de «deux êtres au comble de la solitude et du désespoir qui par hasard reconnaissent la fraternité d'une même souffrance, d'une même attente désespérée» \u2014 suscite le désir de «la sauver, l'aider à vivre!».Une auto-flagellation Althusser, au fil de pages mêlant vie intime et carrière, s'auto-flagclle, répétant «je suis un lâche», évoquant «cet être tout d'artifices et d'impostures», même dans son enseignement et ses connaissances philosophiques.Les prémices du drame sont longuement expliquées: dépressions, médicaments, analyse.«Nous vivions enfermés dans la clôture de notre enfer», Hélène menace de se suicider, répète qu'il est un monstre.Lui vit dans la hantise de l'abandon.Des amitiés traversent cependant cet enfer: le philosophe catholique Jean Guitton, resté fidèle, dont il salue « l'acte de courage public».Son rapport au marxisme est longuement analysé.Althusser n'a pas repris sa carte du parti communiste après le drame.«On pourrait, à propos de mon action et mon expérience politiques, retrouver le jeu exact de mes fantasmes: solitude, responsabilité, maîtrise».Une image qui explose Les archives d'Althusser \u2014 50 000 pages de manuscrits, notes, correspondance \u2014 ont été confiées par ses héritiers à l'Institut Mémoires de l'Édition contemporaine (IMEC).C'est dans cette masse énorme que ce manuscrit a été découvert.«C'est un texte d'une immense humanité, mais qui fait exploser l'image d'Althusser: c'en est fini du clivage entre le maître-penseur et l'homme malade», dit Olivier Corpet, responsable de l'édition avec Yann Moulier-Boutang.«La folie, c'est la question de sa vie».Althusser achève sa confession dans un appel : Que ceux qui pensent en savoir plus «ne craignent pas de le dire.Ils ne peuvent plus que m'aider à vivre».¦ i ?si :\u2022! mots pour le dire déménage à une heure de plus grande écoute et permette à un plus grand nombre d'entre nous de cultiver notre ouverture d'esprit afin de nous aider à devenir un peuple informé, intelligent et équilibré (c'est-à-dire «déniaisé»!).Michel BÉLANGER Montréal La douce revanche d'un éditeur ¦ l'ai été l'un des trois éditeurs qui ont refusé le manuscrit La douce revanche de Madame Thi-bodeau de Carole Tremblay et je n'ai pas du tout honte, même s'il a été publié chez le dieu Gallimard.Il n'y a pas de quoi en faire un drame même si on essaie de nous faire croire à un autre cas Duc h arme ! Si je l'ai refusé ce n'est pas sans raison.À mon avis, le manuscrit correspondait mal à nos critères de sélection pour la jeunesse et ne rencontrait pas les qualités d'un roman pour adultes.C'est sans doute pour cette raison que ce manuscrit s'est retrouvé dans la collection Page blanche de Gallimard, une collection pour «jeunes adultes», un style de collection que nous n'avons pas chez Tisseyre, nos collègues non plus.Les médias ont fait les gorges chaudes avec cette affaire «d'une jeune Québécoise qui publie à Paris» et ont laissé sous-entendre que les trois éditeurs québécois sont des cons et qu'ils n'ont pas; vu la perle rare.Si c'était à refaire, je poserais le même jugement.'.Ce n'est pas de l'entêtement, mais; de la cohérence.Ce n'est pas par-1 ce que ce manuscrit a été publié; chez Gallimard qu'il faut crier au-génie! Ce qui plait à un éditeur peut déplaire à l'autre et vice-ver-; sa.\u2022 Des exemples comme celui-ci,' on en retrouve par dizaine dans; l'édition québécoise.En effet, il; n'est pas rare de voir un man us-! crit qui a été refusé par notre co-; mité de lecture être publié par un* collègue.Et c'est très bien comme ça.On n'a pas tous les mêmes-goûts littéraires, heureusement.Le livre de Carole Tremblay \u2014 et non le manuscrit \u2014 est devenu un premier roman correct et très, intéressant, il faut le reconnaître.Gallimard vient de réussir une-fois de plus une belle entreprise publicitaire.En effet, tous les mé-* dias se sont lancés avec beaucoup d'enthousiasme sur ce premier, roman jeunesse (qui en vaut bien d'autres d'ici,.ça c'est sûr) publié à l'étranger.À quand le premier Tunisien, la première Belge chez Gallimard?Mais là, on va dire, que je suis jaloux.Robert SOULIÈRES Directeur des éditions.Éditions Pierre Tisseyre ¦ Les lettres destinées au Courrier des arts doivent être claires, 1 concises et signées du nom complet de leur auteur.LA PRESSE ' se réserve le droit de les abréger.Adresser toute correspondance comme suit: La boîte aux .lettres, LA PRESSE, 7 rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y 1K9.Best-sellers de Editions québécoises Fiction (romans) 1 Les ailes du destin Francine Ouellette Libre Expression (4) 2 L'Ogre de grand remous Robert Lalondo Seuil 02) 3 Le Secret de Jeanne Jérôm&Wilhelmy Libre Expression (3) 1 Histoire des femmes du Québec En collaboration Le Jour (3) 2 Histoire de Montréal P.A.Linteau Boréal (8) 3 Le seuil des vingt ans Jean-Ethier Biais Lemeac (1) Editions étrangères Fiction (romans) 1 Compagnons d'éternité Jeanne Bourin Dourin (4) 2 Passion simple A.Ernaux Gallimard (9) 3 Minuit 4 Stephen King Albin Michel (7) 1 Comme un roman Essais Daniel Pennac Gallimard (7) 2 Vendues Zana Muhsen Fixot (6) 3 État du monde '92 En collaboration Boréal (22) Livres pratiques 1 L'art de conjuguer Bescherelle Hurtubise HMH (9) 2 Petit Larousse illustré '92 En collaboration Larousse (4) 3 Quide de la route '92 Ouquettachapelle L'Hommo (3) Les listes nous sont fournies par les librairies suivantes: Bertrand, Champigny, De marc, Ducharme, Le Fureteur (St-Lambert).Gallimard, Qameau (Québec).Quérin, Hermès, René Martin (Juliette).Monet, La Parchemin.Les Bouquinistes (Chicoutimi).Payette (Sherbrooke), Guy Poirier (Trois-Rivières), Raffin, RenaudBray, Sons et Lettres, Village-Cartier (Hull).W.H.Smith & Classic. LIVRES LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 26 AVRIL 1992 C3 I En quelques lignes Les deux guerres du Vietnam Ancien directeur de la CIA, William Colby était sur le terrain, au Sud-Vietnam, tout au long du conflit qui, de la déroute des Français à Diên Bien Phû en I954 à l'occupation de Saigon par l'armée nord-vietnamienne appuyée par la logistique sino-soviéti-que en 1975, a pris en otage la population de ce pays.La thèse de Colby est que, au moment où, sous la pression des pacifistes et des médias, les Américains ont abandonné un peu lâchement le Sud-Vietnam, ils étaient sur le point de remporter une des deux guerres du Vietnam \u2014car, selon lui, il s'est livré deux guerres là-bas.Pire: les Américains et les Sud-Vietnamiens allaient gagner la «guerre du peuple», celle livrée village par village avec la collaboration des paysans; celle, en somme, qu'ils n'auraient pas été censés remporter! Et ils ont perdu celle qu'ils auraient dû gagner, la guerre des armes lourdes et des gros sabots militaires.Colby défend la CIA, évidemment, et plante les militaires, le corps diplomatique, les politiciens et les médias (sans qu'il soit possible de toujours lui donner tort ).Malgré cette incontournable partialité, son témoignage est intéressant, notamment parce qu'il rajuste l'image un peu simpliste \u2014les bons et les méchants.\u2014 que tout le monde a gardée de ce conflit.Mario Roy VIETNAM.HISTOIRE SECRETE D UNE VICTOIRE PERDUE.William Colby, traduit de lamencam par Marie-Caroline Aubert.Pernn, 1992 K Y O T A R G NISHIMURA LES DUNES DE TOTTQRI 'i /V-y.V>t:f; Vil r c ir.c p v \u2022 \u2022 - \u2022 ¦ \u2022 » : \u201e.\u2022 .\u2022 tm .: ;.'.*;%V-: \u2022 ;.v\u2022\u2022\u2022\u2022 ' :\\-.**vv ?\u2022 j^Efiattc .^ .S t V IL -;-.- f ,0 1.1 C TjE R 5 .Thriller japonais Avec ses douze wagons-lits et ses 407 passagers, le «train du Mystère» a disparu quelque part entre Tokyo et Tottori.sans laisser d'autres traces qu'une demande de rançon d'un milliard de yens assortie d'une menace d'exécution des otages! Pour la Compagnie nationale des chemins de fer japonais, qui y voyait un moyen d'éponger une partie de son déficit, cette excursion ferroviaire surprise tourne au cauchemar.À moins que la police ne parvienne à libérer les otages, récupérer la rançon et arrêter les gangsters, avant que les parents et amis des passagers n'apprennent la vérité.Une course contre la montre que Kyotaro Nishimura mène à un train d'enfer dans Les collines de Tottori.Pas le temps, dès lors, de développer personnages et contexte comme le fait si bien lames Melville.Tout est dans la mécanique diabolique du complot \u2014 comment faire disparaître un convoi de 200 mètres de long \u2014, que Nishimura a taillée en véritable orfèvre.Pas étonnant: ce maître du polar japonais de la deuxième génération n'avait-il pas déjà convoqué Maigret, Poirot et Ellery Queen pour résoudre une de ses intrigues dans Les grands détectives n'ont pas froid aux yeux?Gilbert Grand LES COLLINES DE TOTTORI.Kyotaro Nishi mura.255 pages.Seuil Policiers.4 2\\ Ludvina et Tarzanna abette Cole écrit et illustre de drôles d'histoires.Comme celle de Ludvina, et celle de Tarzanna.Ludvina, c'est une ratonne très douée qui désire devenir rien de moins que chirurgien-ne.Pour cela, il faut étudier.Et hop! Ludvina s'inscrit à La Ra-tiboisière.Un collège chic, mais chic! Où étudient des ra-tonnes de la haute.pourtant bien mal élevées.La bande de Tina de Ratemichc, par exemple, qui fait des pieds et des mains pour provoquer le renvoi de Ludvina.Sans succès, toutefois.Car la petite nouvelle, avec ses talents de chirur-gienne, s'avère très utile.Même l'affreuse Tina, à la fin du récit, s'écrie comme tout le monde Hourra Ludvina! Tarzanna, elle, vit dans la jungle avec des animaux.On s'en serait douté.Le soleil est chaud, la vie est belle, la demoiselle se balance de liane en liane et soudain.qu'est-ce que c'est que ça?Ça, c'est Charlie.Un garçon qui étudie les araignées.Les deux nouveaux amis s'enseignent leurs langages respectifs et échangent une invitation : Tarzanna voudrait-elle visiter le pays de Charlie?Pourquoi pas.Là, le soleil ne brille pas et il n'y a plus de lianes pour se balancer.Et les animaux sont en cage.C'est le début d'une aventure qui se terminera dans la jungle.La boucle est bouclée, et tout est pour le mieux.Sonia Sarfati HOURRA LUDVINA'.Babette Cole Seuil.1991.24 p.TARZANNA».Oabette Cole Seuil.1991.29 p Prisonnier du «peuple nouveau» our leur sixième traduction, les Éditions du Beffroi (une maison d'édition québécoise) ont choisi un texte de l'auteur allemand Ernst Wiechert, qui a déjà derrière lui plusieurs romans et écrits autobiographiques.Considéré comme son testament spirituel.Le Bois des morts est le récit de l'internement, de l'auteur au camp de concentration de Buchenwald, d'où le titre du livre.Opposé au régime nazi, il s'était retrouvé prisonnier d'un peuple qui prétendait être le «peuple nouveau».Ernst Wiechert n'est pas le premier Allemand à raconter son expérience dans un camp de concentration.De cela, il est conscient, «le n'ai fait que me tenir à la grande porte d'où j'ai observé la scène, encore plongée dans l'obscurité, et je n'ai pas tant noté ce que mes yeux voyaient que ce que mon âme percevait.» Mais voilà, l'usage de la troisième personne a fait de ce texte un récit trop objectif, trop près des faits et gestes, de ce que les yeux voyaient.L'âme ne parle pas beaucoup.Pourtant, la réflexion qui accompagne une expérience aussi traumatisante reste souvent le véritable intérêt d'un tel ouvrage, comme un enseignement, une leçon de vie.C'est cette voix-là, celle de l'humaniste, qu'il nous aurait davantage plu d'entendre.Mais l'apparente distance s'explique peut-être par le fait que cette expérience fut trop douloureuse à revivre, même sous les traits d'un personnage, comme si cette histoire-là n'était pas possible._Carolc-Andrée Lanicl LE BOIS DES MORTS.Ernst Wiechert.traduit de I allemand et preface par Gabriel Chretien Editions du Beffroi.1992 Livres et Galeries d'art tu Cfc Q.Adioint au directeur de I Information: MICHEL C.TREMBLAY Chef de division: MARIO ROY Chef de section Evénements spéciaux: ALAIN DE REPENTICNY Secretaire de redaction: FLEURETTE BELANGER Pupitre NICOLE BEAUCHAMP.YVES DE REPENTICNY.M0NI0UE PRINCE Calmes d art : RAYMOND BERNATCHEZ Littérature québécoise: REGINALD MARTEL Information générale: PIERRE VENNAT Collaborateurs réguliers: Essais: MARCFERNAND ARCHAMBAULT Information générale LUCIE COTE Littérature française JACOUES F0LCHRIBAS Roman policier GILBERT GRAND Littérature étrangère CAROLEANDREE LANIEL Périodiques: MARIE-FRANCE LEGER Oande dessinée : JOCELYNE LEPAGE En traduction CLAUDE MARCIL Livres pratiques: HUGUETTE ROBERGE » Littérature ieuf esse : SONIA SARFATI Poésie CILLES TOUPIN Les dames patronnesses au pilori.PIERRE VENNAT ¦ « Être sur la photo est un impératif absolu pour qui vit de dons: cela signifie aux donateurs que l'on remplit le contrat, que l'on est bien là où l'on prétend être, et que l'on y travaille en leur nom ».Le président d'honneur de Médecins sans frontières, un organisme qui, pourtant, d'après son auteur lui-même n'aurait pour ainsi dire pas pu réussir sans l'aide des médias, a tourné casaque.Dans un livre féroce.Les prédateurs de l'action humanitaire, lancé chez Albin Michel, Xavier Emmanuelli crie son indignation: les politiciens et toutes sortes d'organismes humanitaires, d'Oxfam aux oeuvres du cardinal Léger, en passant par l'Unicef, Care et bien sûr les politiciens, ont récupéré la misère, la violence, la mort.Tout le monde veut contribuer à soulager la misère, ou, devrait-on dire, à donner l'impression de soulager la misère et le chaos.Sans plan, sans surtout rien faire pour enrayer les causes, sans dire que bien souvent, c'est nous-mêmes, ou nos gouvernants, qui ont provoqué tel ou tel chaos.L'urgent et le spectaculaire Loin de pallier au plus urgent, on court au plus spectaculaire : on adopte des causes, puis on les laisse tomber lorsqu'il y a saturation.On cherche les Boat people au Vietnam, on se porte au secours des Kurdes, mais on neglige les Iraniens, pourtant peut-être bien plus mal en point.On divise le monde entre «bons et méchants», comme dans les films de cowboys.SOCIETE Et partout la télévision filme et filme: des images de misère, de mort.Et les dons affluent, les téléthons se multiplient, des politiciens se rendent sur place, se font photographier et, pire, affirme Xavier Emmanuelli, tels la mouche de coche, sont souvent persuadés que leur simple présence sur les lieux aide à faire avancer les causes.Xavier Emmanuelli, qui a fait tout autant le Biafra que le Liban, la Thaïlande et la Guerre du Golfe, dit justement au sujet de cette dernière: «Le monde entier s'est mis à parler des Kurdes, a fait en sorte de promouvoir le message Sauvons les Kurdes, sans jamais parler des souffrances du peuple irakien, des civils de ce pays d'une manière générale, et des Shiites du Sud en particulier, qui étaient également persécutés, mais dans lesquels l'Occident ne se reconnaît pas.Peut-être un effet boomerang se fera-t-il sentir par hai- ne de l'Occident, quand l'Occident aura oublie sa bonne action et que les Kurdes, ses protégés, se retrouveront seuls et sans médias».En attendant, affirme-t-il, les télévisions aiment filmer ces pluies d'abondance, comme les gestes de la générosité de l'Occident distribuant dans les montagnes, auprès des pauvres et des gueux, les produits de sa bienfaisante et condescendante intervention.Mais il n'y a pas que les politiciens qui soient coupables.Les médias et les «bonnes oeuvres» aussi.Au Cambodge, Xavier Emmanuelli se rappelle d'un camp situé tout près de la frontière.Ignorant ou feignant d'ignorer les dizaines de milliers de victimes perdues dans l'arrière-pays, les télés défilaient l'une après l'autre dans le camp si près de la capitale, recherchant des scènes et des récits à la mesure de l'effondrement du régime et de la tragédie qu'elles pouvaient enfin découvrir.«Comme on n'était qu'à quatre ou cinq heures de route de la capitale, tous les médias, journalistes et photographes parvenaient, en partant dès l'aube, à faire leur reportage et s'en retourner sans avoir gâché trop de temps sur le problème.C'est souvent ainsi que l'actualité se bâtit.Le camp le plus proche est le mieux couvert».Quant aux «bonnes oeuvres», certaines se déployaient, lâchant leur personnel.Bible en main, pour instruire et nourrir également avec les tonnes de riz qui les accompagnaient, pour mieux convaincre.«Elles nourrissaient d'autant mieux les réfugiés que ceux-ci savaient se convertir opportunément pour accroître leurs rations, et recevaient, en prime, leur t-shirt portant l'inscription lesus Cares cl Jésus loves me».En fait, la situation était devenue tellement ridicule que, dans' les camps, on appelait ces m\\sr sionnaires nouveau genre, Christian Rice.Et puis, «le désastre stimulait les imaginations pour des actions; les plus stupéfiantes, suscitant un feu d'artifice, un raz-de-marée de bonté et de charité, tout à coup révélées, mais pas très adaptées tout de même.On voyait des dames d'oeuvres distribuer des jouets et des bons, des caresses et des bizous aux enfants, puis remonter dans leurs voitures et repartir vers la capitale».La conclusion de ce vieux ba-roudeur de la médecine de guerre?Tant qu'on confiera la solution des problèmes du monde à des organismes de dames patronnesses.on s'en servira pour soulager la bonne conscience de l'Occident qui, dans le fond, par l'action de ses politiciens, est le premier responsable de tout ce marasme.LES PREDATEURS OE L ACTION HUMANITAIRE Xavier Emmanuelli.Albin Michel Un succès rare ! ¦ Un auteur français réalise depuis quelques semaines un coup double assez peu commun: Michel louvet a écrit deux livres qui se retrouvent en effet simultanément sur plusieurs listes françaises des best-sellers, le premier dans la catégorie «fiction», et le second dans la catégorie «essai ».louvet, qui habite près de MICHEL J OU VIST LE CHÂTEAU DES SONGES Ml\tCHEL JOUVET\t LE SOMME\t\tIL ET LE RÊVE\t\t \t\t \u2022\t\t \tA\t \t\t \t\t Lyon, est un scientifique spécialisé dans l'onirologie moléculaire et la neurobiologie des états de vigilance (!).Bref, dans l'étude des phénomènes reliés au sommeil, aux différents degrés de l'état de veille et au rêve.Son essai, fort pertinemment intitulé Le Sommeil et le rêve, pose pour principe que le rêve sert à restaurer et à maintenir l'individualité.Le roman.Le Château des songes, est une sorte de récit de la vie et des aventures d'un châtelain français dont le journal, pose louvet, aurait été retrouvé au fond d'un coffre où il dormait depuis deux siècles.LE CHATEAU DES SONGES.Michel Jou-vet.Editions Odile Jacob.1992.LE SOMMEIL ET LE REVE.Michel Jouvet.Editions Odile Jacob.1992.Le scientifique Michel Jouvet.La bonne lijtérature chez vlb editeur Hélène Pedneault La douleur des volcans 148 pages - 16.95 $ Des courts textes, comme autant de mémoires vives, qui lissent un lien entre l'enfance et l'âge adulte, notre vie et celle de l'autre, avec leurs joies, leurs peurs et l'inévitable quête d'amour et de solidarité Des petits bijoux de prose Jacques Boulerice te vêtement de jade Récits.118 pages - 74.95 5 «l'art de l'écrivain, j'ai dû l'écrire a propos du recueil Apparences (Beifond.Paris.1986).autre très grand livre, est un art du regard.(.) M.Boulerice ouvre les yeux, le spectacle des humains et des choses appelle les mots, une musique.\u2022 Reginald Martel.La Presse Jean Basile Keepsake 1 145 pages - 16.95$ La dimension autobiographique traverse tous ces textes \"de fiction rassemblés dans ce premier cahier.À travers diverses formes, un «je» s'affirme avec emotion pour dire sa vérité et livrer un témoignage unique dans notre littérature.Claude Corbo Mon appartenance 121 pages - 14.95 $ Claude Corbo.l'actuel recteur de l'UQAM.entend témoigner dans cet essai de son aopartenance et d'un attachement à une culture, celle du Québec, tout en explorant les différents aspects de la condition québécoise.fAodeste TaiUeter Claire ïoungny Modeste Taillefer Récit.68 pages - 12.95$ Ce récit révèle à coup sûr un fort Temperament d'écrivain Le style de Claire Toungny est incsif et son imagination, à toute épreuve Ce texte ne suit aucune mode et le personnage qui l'habite est assez fortement campé pour qu'on ait I impression de l'avoir croisé dans la rue Regards nouveaux sur uhistoire littéraire Raoul Blanchard Montréal: esquisse de géographie urbaine 281 pages - 24.05 $ Cette étude magistrale de géographie urbaine, publiée une première fois en 1947 et présentée par Gilles Sénecal.nous fait redécouvrir notre ville, en la situant dans le reseau des grandes cités nord-américaines.' ^ Whk- urbaine Marie-Jose des Rivieres Châtelaine et la littérature (I960-1975) Essai, 378 pages - 22.95 $ Retracer l nistoire ae Châtelaine, c esî traverser la Révolution tranquille tout en observant la part faite à la création féminine.Car la littérature était au rndez-vous.de 1960 à 1975.par des nouvelles des meilleurs auteurs, par des chroniques sur les livres.L'histoire littéraire s'est faite aussi dans Châtelaine uni Jean Royer Dans la Maison des littératures Les vingt ans de la Rencontre québécoise internationale des eenvains \\\\ Essai.128 pages \u2022 16.95 S 1 \u2022\u2022\u2022\u2022 ' ' Dommic Champagne La cité interdite 169 pages - 15.95$ Cette fiction dramatique, d'une vérité à la fois admirablo et désolante, pose la question de la pérennité de l'engagement révolutionnaire ou social, et de la transmission des idées et des experiences nécessaires.b éditeur LA PETITE MAISON de LA grande LITTÉRATURE Montréal en prose 1892-1992 Anthologie préparée par Nathalie Fredetto 508 pages - .>.AT \u2022 l'HEXAGONE lieu distinctif de la littérature québécoise i I 4 UVRES LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 26 AVRIL 1392 Tout en lisant.JACQUES FOLCH-RIBAS Manuel _ T S .Mill IMl I Vazquez Montalbân roman Seuil * collaboration spéciale ¦::t L'opéra de J wk l'idéalisme politique n 19b5, un certain Galindez.nationaliste basque, est enlevé en plein New York.Ce curieux bonhomme, long, maigre, vêtu de costumes trop grands pour lui.était un drôle de pistolet.Après la guerre d'Espagne, il s'exila comme tant d'autres et entreprit la poursuite du combat, contre le franquisme et toutes les dictatures, pour le socialisme et surtout pour le nationalisme basque qui établit «un gouvernement basque en exil».Lui, Galindez, échoua pour commencer en République Dominicaine.Pas de chance, ce pays était mené par un dictateur nommé Trujillo.brute sanguinaire qui exploitait son pays avec la complicité des États-Unis où il s'assurait le soutien de hauts personnages politiques.Galindez écrivit un livre contre Trujillo.11 s'activa beaucoup.Il devint professeur à New York, on le soupçonna d'être de la CIA, du FBI.et en même temps communiste, et naturellement nationaliste basque.Un mystère épais, ce Galindez.Son enlèvement à New York, son transport en avion jusqu'en Dominicaine, son assassinat, furent probablement les événements qui déclenchèrent la chute du dictateur dominicain.Manuel Vazquez Montai-ban prendra cette aventure pour sujet de ce roman violent, déchirant, qui est aussi l'un des meilleurs que j'aie lus, depuis longtemps, dans le genre espionnage-politique-meurtres en tout genre.C'est un roman «vrai», fort, complexe, et sans pitié.Tout le monde meurt dans d'atroces souffrances, j'aime autant prévenir.Même les chats de Don Angelito, le petit vieux retraité de la CIA, surnommé Voltaire et qui est un beau salaud comme les autres.Mais pas les chats, bon dieu! Us n'ont rien fait, eux, laisse-les donc tranquilles.Montalbân, tu m'énerves! C'est un roman atroce, terrible, tout ce qu'on voudra, mais voilà: on ne peut pas le laisser.Un livre noir.Pour ça, oui, pas seulement parce que la moitié de l'action se passe à Miami, et en Dominicaine, avec les bronzés, les métis, les Cubains et les Haïtiens, mais noir de pensée, noir du désespoir de ceux qui ont gardé une foi en l'homme.C'est une sorte d'opéra de l'idéalisme politique, a la gloire de ceux qui n'abandonnent jamais le combat.Ceux qui acceptent d'aller jusqu'au bout, la torture, et la mort, et dont on ne retrouvera même pas le cadavre, comme Galindez.La résistance peut-elle être de L'auteur.Manuel Vasquez Montalbân.nature morale?C'est la question qu'un vieux professeur de Yale se pose, et l'une de ses élèves, Muriel Colbert, se lance dans la démonstration.Elle prend pour sujet d'études l'aventure de ce Galindez, elle va fouiller sa vie, enquêter partout, poursuivre un fantôme depuis le Pays Basque jusqu'en Dominicaine.Et Montalbân tient son principal personnage, et nous tenons notre héroï-iue.Une femme américaine contre le monde entier: ceux qui veu-Jerit oublier et ceux qui ne veulent rien savoir, les riches en somme.Ceux que Montalbân dans tous ses livres, a décrits et honnis, et qui vont se déchaîner, les uns après les autres, contre £Ëtamerdeusc qui cherche une morale dans la résistance à l'oppression.» » Superbe, je vous dis, superbe.Noir comme la saloperie universelle, et par contre-coup lumineux comme le mépris de ceux qui disent non.Il parait qu'il en existe encore.Du moins, aux derniè-rw pages de ce roman.-^En même temps paraissent les Histoires de famille.Trois récits inédits dans lesquels on retrouvera, parfois, les personnage de Carvalho, ce flic privé, amateur de bouffe, qui rendit son auteur célèbre.Là encore, une société sans idéal se présente au lecteur grâce au talent tout-à-fait surprenant de Montalbân.En quelques mots, il rend les situations les plus subtiles, les amitiés les plus étranges, les mauvaises plaisanteries et les drames brutaux.Ce monsieur est vraiment un grand écrivain.GALINDEZ.Manuel Vasquez Montalbân Roman, traduit de Iespagnol par Bernard Cohen.448 pages, editions du Seuil.Pans 1992 HISTOIRES DE FAMILLE.Manuel Vasquez Montalbân.190 pages.Christian Bourgois éditeur.Pans.1992 , k fa In James MELVILLE Al NEUVIEME NETSl KK; OMBRE DE L'OMBRE \u2022PACO IGNACIO *St A I B O il ROMAN POLICIER Arthur Upfield Mort d'un lac 10 18 Des polars des quatre coins du monde GILBERT GRAND ¦ Pendant longtemps, des éditeurs paresseux, ou myopes, ont réussi à faire croire que le roman policier était une chasse gardée anglo-saxonne et française.Puis, l'exotisme étant à la mode, voici qu'arrivent soudain des quatre coins du monde des polars surprenants, traduits parfois avec des décennies de retard.Les esprits chagrins verront dans ce phénomène une autre preuve de la désolante standardisation des modèles culturels dans notre «village planétaire».D'autres souligneront plutôt, comme Paul Auster, que «le polar est, après tout.Tune des formes les plus anciennes et les plus séduisantes de l'art du récit».Universalité ne veut pas forcément dire monotonie, bien au contraire.Tout est affaire de décor, dit le poète.Allez-y voir, vous ne bouderez pas votre plaisir.\u2022 AUSTRALIE \u2014 Nom : Napoleon Bonaparte, «Bony » pour les intimes.Profession: inspecteur métis de la police du Queensland.De 1928 à 1963, son créateur, Arthur Upfield, l'a promené \u2014 dans trente romans fétiches dont 1018 a entamé la traduction \u2014 au coeur du bush australien, cette immense région sauvage et désertique, véritable monde hors du monde où cohabitent difficilement éleveurs blancs et tribus aborigènes.Pour l'avoir parcouru dans tous les sens pendant plus de cinquante ans et y avoir exercé les métiers les plus divers (manoeuvre, trappeur, mineur, berger, cuisinier, juge de paix et explorateur scientifique ), Upfield est fasciné par ce pays-continent, dont il décrit avec lyrisme l'étrange beauté.D'où le rythme lent et prenant de ses livres balayés par le souffle des grands espaces, là où le temps semble s'être arrêté.Pionnier du polar ethnologique (dont Tony Hillerman est l'actuel maître incontesté), Upfield a eu un trait de génie en créant l'inspecteur Bonaparte.De par ses origines métisses et sa formation universitaire, ce personnage aussi affable, patient qu'énigmatique, est «homme de deux tribus», de deux cultures, de deux âmes.ÀkHlE D'AClhlR PèrWâlhôo ¦ :màj!sjôfAi/.' iomas toss Que \u2014 tel à un caméléon \u2014 il s'introduise comme dresseur de chevaux dans une ferme où deux femmes de tête suscitent passion et meurtre (La mort d'un lac), ou qu'il s'enfonce dans le désert avec un chien et deux chameaux à la recherche d'une criminelle disparue (L'homme des tribus).Bony sait à chaque fois mobiliser le meilleur de sa double origine pour triompher des obstacles.Tout en nous apprenant à connaître et respecter l'aborigène, cet autre frère.\u2022 JAPON \u2014 Grand admirateur de Poe et Conan Doyle, Ran-po Edogawa est le fondateur de la littérature policière nipponc.De 1922 à 1965, il a ciselé de nombreux récits (Picquier en a déjà publié quatre) où s'entremêlent perversions, cruauté, délires et mises en scène obsessionnelles.Véritable joyau noir, La bête aveugle illustre parfaitement sa conception du crime considéré comme voie esthétique: un masseur aveugle, psychopathe fasciné par la perfection du corps féminin, édifie une sculpture monstrueuse aeve les plus belles parties de ses victimes séduites par la promesse de plaisirs sensuels troubles.Rien de tel parfois qu'un observateur étranger, impartial, pour dévoiler l'âme et les paradoxes d'un pays.Voyez fames Melville: attaché culturel britannique à Kyoto et Tokyo pendant une vingtaine d'années, il a choisi ha- bilement de livrer le fruit de ses observations dans une dizaine de romans passionnants mettant en scène le commissaire Otani et ses adjoints de la police de Kobe.Love hotel, magouille politique et passé occulté par l'armée impériale dans Le neuvième nctsuke.yakusas, temple shintoïste, sorcellerie et culte du renard dans Halku pour Hanae, ces polars efficaces introduisent le lecteur dans l'intimité de la société japonaise où s'affrontent sans cesse passé et présent, modernité et tradition, repli sur soi et fascination de l'Occident.Plus révélateur et divertissant que bien des essais sociologiques.\u2022 MEXIQUE \u2014 Retenez ce nom: Paco Ignacio Taibo II.Ce Mexicain d'adoption est la nouvelle star du polar hispanophone, dont l'essentiel de l'oeuvre reste encore à traduire.Mais si elle est du même calibre que Ombre de l'ombre, la critique a raison d'évoquer Dumas, Garcia Marquez et Chandler réunis.Car dans ce roman échevelé, Taibo joue avec maestria de toutes les cordes disponibles (roman picaresque, polar, feuilleton populaire façon XIXe siècle, document historique, etc.).Située dans le Mexico des années 20 (au lendemain de la révolution avortée de Pancho Villa), l'intrigue fourmille de péripéties et de personnages colorés.On suit avec délectation quatre « mousquetaires» amateurs de do- minos (un journaliste de fait divers, un avocat qui défend les prostituées, un poète expert en slogans publicitaires et un Chinois anarcho-syndicaliste ) qui tentent de déjouer une conjuration de colonels à la solde de l'impérialisme yankee.Tout un programme! \u2022 SCANDINAVIE \u2014 Dans les années 60-70, le couple Maj Sjo-wallPcr Walhôô a secoué la littérature policière en créant l'inspecteur Martin Beck, devenu aussitôt l'une des figures mythiques du genre.Les dix romans (disponibles chez 1018) où cet as de la brigade criminelle de Stockholm traîne son spleen, sont autant de constats accablants du malaise suédois.Après un long silence consécutif à la mort de son mari en 1975, voici que la grande Maj revient en force, flanquée d'un nouveau collaborateur, le Néerlandais Tomas Ross, avec lequel elle signe La femme qui ressemblait à Greta Garbo.Dans cette intrigue efficace, il est question d'un père à la recherche de sa fille disparue qu'il a reconnue sur une cassette porno, d'un journaliste flairant chantages politique et industriel, de police secrète omniprésente.On Je voit, la romancière n'a rien perdu de son aversion à l'égard de la bureaucratie inhumaine, du pouvoir politique et de ses manipulations.Cette réalité inquiétante se trouvait déjà dans les tout premiers polars de Per Walhôô, où elle prenait des dimensions cauchemardesques.Dans Arche d'acier, une fraude électorale à l'aide d'une drogue psychotrope dégénère en émeutes, putsch médico-policier et exécutions sommaires d'opposants.Brrr.L'HOMME OES TRIBUS et MORT D UN LAC.Arthur Unfiled 268 et 282 pages.1018 no, 2226 et 2227.LA BETE AVEUGLE Ranpo Edogawa 126 p.» ges.Editions Philippe Picquier LE NEUVIEME NETSUKE et HAIKU POUR HA- NAE.James Melville 190 pages chacun Eût tions Philippe Picquier.OMBRE DE L'OMBRE.Paco Ignacio Taibo.i.248 pages.RivagesNoir no 124 LA FEMME OUI RESSEMBLAIT A CRETA CAR 60.Mai Sjowall et Tomas Ross.288 pages' Christian Bourgois ARCHE D'ACIER.Per Walhoo.106 pages.U Mascaret icm«uv1 Darusoreau .1 A Xti Mr.* mort ideal1 Un pan d'histoire dans l'imprimerie PIERRE VENN AT **** J ¦ nwis ?lb éditeur ¦ Si La Presse est devenue le grand journal que l'on connaît, c'est que sa fondation, en 1884, et les dix ans qui suivirent, coïncident avec l'implantation, à la fin çiu XIXe siècle, de la linotype dans les salles de composition des journaux.«Du coup, l'industrie de l'imprimerie est passée du petit atelier artisanal au bâtiment divisé en multiples ateliers où se trouvent des machines nombreuses et fort complexes qui nécessitent d'énormes investissements financiers».L'histoire des journaux s'écrit presque toujours à partir de biographies de journalistes ou de thèses socio-politiques sur leur contenu idéologique.Rarement l'aborde-t-on sous l'angle technologique ou via l'imprimerie.C'est pourtant ce que vient de faire un jeune chercheur.Bernard Danse-rcau.qui a publié L'avènement de la linotype: le cas de Montréal à la fin du XIXe siècle, chez VLB éditeur.L'inauguration de la première linotype au New York Herald Tribune, le 3 juillet 1886, marque généralement le début de la mécanisation des ateliers de composition.Au printemps 1891.une entente intervient entre la Mcr-gcnthalcr Printing Compagny, d'une part, et |ohn Rcdpath Dai- galt de Montréal, d'autre part, pour la production et la commer-.cialisation de la machine à composer linotype au Canada.Les conséquences de l'avènement d'une nouvelle technique dans l'imprimerie au XIXe siècle sont multiples.L'ampleur et la vitesse de son implantation dans les ateliers des quotidiens prouvent bien qu'elle répondait à des attentes pressantes.Grâce aux presses rotatives, à la clicherte et aux machines à composer, la voie est ouverte à la création des grands journaux modernes.L'AVENEMENT OE LA UNOTYPE: LE CAS DE MONTREAL A LA FIN DU XlXe SIECLE.Bernard Dansereau.VLB éditeur.roman CLAUDE MARCH collaborai inn spéciale ¦ Pour aimer Walter Winchell, il ne faut que quelques prerequis: avoir raffolé des potins et des ragots américains dans les années 30 et avoir été parfaitement bilingue à cette époque.Cette elientèle finement ciblée par l'éditeur devra en plus faire confiance à ces quelques lignes au dos de la pochette: «D'une forme extraordi-nairement inventive, à mi-chemin entre le roman et le scénario, Walter Winchell se lit comme de la prose mais s'impose comme un film.» Walter Winchell a été le roi des cancans, le Coco Leopold de l'Amérique des années 30 et 40.D'abord vendeur de journaux puis danseur à claquettes, il avait le don de glaner toutes les infor-mations croustillantes sur les vedettes à la mode.ill devint le plus célèbre et le plus vénéneux des chroniqueurs mondains s'abreu- vant à même le crime et le show-business.Sa chronique était publiée six jours par semaine dans un millier de journaux et lue par quelque 50 millions d'Américains.TRADUCTION Plus nombreux encore étaient les auditeurs de son émission de radio hebdomadaire diffusée directement de sa table du Stork Club, le cabaret new-yorkais le plus célèbre de l'époque.Il était l'ami du président Roosevelt, du directeur du FBI et l'ennemi de ceux qui, par milliers, le craignaient.Vaniteux et méprisable, on ne pouvait admirer que son opposition farouche à Hitler, Mussolini et autres fascistes.La télévision lui porta un coup mortel et, à la fin des années cinquante, il n'avait plus aucune audience, l'aurais aimé haïr un tel personnage, l'un des hommes les plus puissants de son temps, mais l'auteur ne m'en a pas donné l'occasion.Un roman en prose Dans sa longue préface, Michael Herr écrit: «Il doit donc s'agir d'un roman en prose.Vous pouvez appeler cela un scénario qui se présente comme un roman, qui se lit comme un roman, mais qui se déroule comme un film.C'est peut-être une forme complètement originale ou le renouvellement d'une forme ancienne ou une forme hybride.C'est peut-être juste un roman avec une caméra au-dedans.» L'auteur se sert de ce vocabulaire comme l'ivrogne d'un lampadaire, beaucoup plus pour se soutenir que pour nous éclairer.Ce que ça veut dire* c'est qu'il a mélangé un scénario et un roman.Nous pouvons donc lire: «New York le soir.Walter est dans la boutique d'un coiffeur, entouré d'A.P.et de familiers.» « Un homme écoutant l'émission dans sa voiture qui traverse le pays.On voit la voiture minus?cule dans un plan aérien, et les phares éclairant la nuit.On entend la voix de Walter autoritaire, insistante, hypnotique.» Ce procédé est d'autant plus ennuyeux que l'auteur fait de brèves allusions à Owney Madden, Vincent Coll.Lepke Bûchai ter et autres criminels de l'époque en présumant que le commun des lecteurs sait de qui il s'agit.Ne doutant de rien, il a écrit dans la préface: «Ma plus haute ambition est qu'il soit un divertissement dans la lignée de la biographie épique hollywoodienne, où les demi-teintes de l'histoire s'épanchent dans le rire avec les nuances multiples et amères du noir.» Michael Herr ne devrait écrire que des préfaces.i WALTER WINCHELL Michael Herr Jull.ard 1992 Walter Winchell, qui fut pendant 30 ans le chroniqueur de journaux et de radio le plus lu et le plus écoute des Etats-Unis, photographie en 1972.pmotoa» IE 26 AVRIL 1992 LIVRES La magie d'un conte philosophique REGINALD MARTEL m La quatre de couverture en dit long, en peu de mots, sur l'immense liberté de moyens que la littérature permet au créateur.Celui-ci en l'occurrence est réalisateur de télévision (intelligente): «S'il lorgne du côté du roman, c'est qu'avant d'en écrire la première ligne, il n'a pas eu à tenir compte des peaux de chagrin que sont les budgets de production.» S'il eût fallu! Allez donc offrir à Dieu, qui a pris sa retraite il y a belle lurette, un rôle discret, une utilité presque; Il se moquera de vous, créateur de rien du tout, ou bien II salera la note.Ajoutez le coût des rôles principaux, des figurants, des décors et de tout le bataclan: cela devient prohibitif.Vous êtes condamné à écrire un petit roman triangulaire, mari, femme et amant, comme on les aime encore à Paris, dit-on.M.François Barcelo, qui fut un temps le Cecil B.De Mille du roman québécois, se félicitait un jour de pouvoir convoquer sur-le-champ une armée de 100 000 hommes, de la disposer malicieusement dans l'espace romanesque et, à sa guise, de la décimer en une demi-page.M.François jobin n'en mène tout de même pas aussi large.Il économise sur les personnages et il prend bien soin de congédier chacun, quand il a cessé d'être utile.Reste le protagoniste, le petit Max, pour lequel il a de grandes complaisances, comme il arrive quand on invente pour quelqu'un d'autre le destin qu'on aurait secrètement voulu sien.Une question suffit Ce qui pourtant retiendra les lecteurs pendant plus de deux cent cinquante pages, malgré la tentation occasionnelle de chan- LITTERATURE QUEBECOISE .ger d'air un peu, c'est moins le destin de Max que la drôle de question qui le fait quitter son minuscule village pour aller chercher, jusqu'aux confins du vaste monde, une improbable réponse: quel est le sens de la vie?La trou-vera-t-il?Pour le savoir, il suffit de faire avec lui le voyage.Mais attention! 11 ne s'agit pas de tourisme de luxe, mais bien d'une aventure, avec ce que le mot suggère de risque.Aventure spirituelle surtout, assez ambitieuse pour qu'on puisse qualifier Max ou le sens de la vie de conte philosophique.En son âge tendre, Max ne sait pas encore que les humains sont bêtes et méchants.Dès qu'il quittera son village de Privilège-sur-Sonatine, cocon doux pour peuple sans histoire, dans l'espoir de trouver ailleurs la réponse à la question que l'on sait, on se chargera vite, même s'il n'en demande pas tant, d'étaler sous ses yeux, et même de l'en menacer, cette bêtise et cette méchanceté.11 s'en tire plutôt bien, parce que Dieu Lui-même et un ange sont en con- Max ou le sens de la vie FRANÇOIS JOBIN roman OUllIC/AMllIQUI gé de ciel et n'ont rien de mieux à faire que de parer les coups les plus vicieux qui pourraient interrompre la quête du petit.Est-ce fatigue?paresse?foi en l'humain?Dieu ne se force pas beaucoup et Max n'échappe que de justesse aux pièges dans lesquels il se jette naïvement.La morale?eh oui! L'ange serait plus efficace, car c'est un tendre, mais chez lui le respect de l'autorité \u2014 il y a des gens comme ça \u2014 l'emporte toujours sur la compassion qui lui ferait éviter à Max les dangers vers lesquels sa curiosité et son innocence le poussent.Le garçon est donc un héros, un dur et un pur.qui ne devra rien à personne et qui ira jusqu'au bout de sa route.Les rencontres seront nombreuses et, d'une certaine manière, utiles.Si personne n'a la fameuse réponse, chacun peut enseigner quelque chose à l'enfant.On songe un peu, mais dans un registre différent, moins simpliste en tout cas, à la balade du Petit Prince depuis son astéroïde jusqu'au désert.Tel personnage éclairera Max sur la cruauté des forts (et sur celle des faibles), tel autre sur le triomphe nécessaire, encore que parfois tardif, de la vérité sur le mensonge.Mais c'est affreusement moral! dira-t-on.Eh oui! Et pourquoi pas?Surtout que ce conte philosophique ne fait pas l'économie de ce qui rend une lecture agréable: richesse du vocabulaire (et si un mot n'existe pas, il suffit de l'inventer), légèreté et finesse d'un style qui pourtant exprime des sentiments et des idées très profonds, subtil dosage de fantaisie et d'humour et enfin, tension dramatique suffisante pour ramener au livre le lecteur qui s'est momentanément fatigué de la magie de M.François Jobin.Ce nouvel écrivain, qui n'est plus un jeune certainement, s'affirme tout de suite comme artiste compétent.On lui reprochera peut-être de mettre dans la tète d'enfants (et de lecteurs) innocents des questions dont il ignore les réponses.Il répondra, s'il est sage, que le sens de la vie, c'est de le chercher.MAX OU LE SENS DE LA VIE.Francois Jobin.Roman 265 pages.Collection Littérature d Amérique, editions OuebecAmerique.Montreal.1992.La vérité du peuple.sans ciment romanesque REGINALD MARTEL ¦ M.Louis Caron est féru de cette histoire qu'on appelle petite et qui, parfois mieux que la grande, sait extraire du passé tout son sens.À ce jour, rien ne l'a fait dé-vier de son propos premier, qui est de témoigner des heurs et mal-heurs du peuple québécois.D'autres écrivains croient que l'inspiration romanesque se trouve partout, ailleurs surtout; c'est leur affaire, qu'ils mènent assez bien.Pédagogue malgré lui, peut-être, M.Caron préfère consigner patiemment tout ce que notre refus de nous-mêmes risque de laisser moisir dans quelques mémoires de plus en plus oublieuses.Une telle entreprise ne va pas sans dangers.On a vu, à l'occasion du vingtième anniversaire des sinistres Événements d'octobre, des romanciers compétents échouer dans leur tentative de provoquer la rencontre des faits et de la fiction.M.Caron s'en était tiré mieux que les autres, bien qu'il fût lui aussi porté par la colère légitime, mais mauvaise conseillère, que la bassesse politicienne avait provoquée.En livrant ces jours-ci le premier volet d'un nouveau roman, l'écrivain montre qu'il n'a pas résolu pour autant les difficultés propres au roman historique.Il a voulu illustrer l'histoire de ces entrepreneurs, issus de milieux modestes, qui dans la première moitié de ce siècle ont construit des empires arrachés aux forêts de la Mauricie.Là où dominaient des sociétés étrangè- res, ces hommes de courage et de foi décidaient de prendre la place qui revenait de droit aux fils du pays.Cette histoire est une épopée, elle mérite d'être célébrée.Malheureusement, la Tuque et le Béret est un «roman» qui n'a pas trouvé son genre, parce que le ciment qui devait en intégrer les divers éléments n'a pas pris.Que s'est-il passé?Nous sommes à l'époque où va se terminer le règne du Premier ministre Maurice Duplessis.Un peintre français, Henri Kamier, est en visite au Québec.11 rencontre l'abbé Albert Tessier, personnage bien réel celui-là, qui dirigea les Écoles ménagères et qui fut un des premiers artisans de notre cinéma documentaire.Celui-ci lui fera connaître à son tour l'entrepreneur Félix Métivier, parti de rien et qui a fait fortune dans l'exploitation forestière.Métivier réservera à Ramier un accueil fruste et chaleureux.Un géant par défaut La naissance de l'amitié entre Ramier et Métivier aurait pu être au coeur du propos romanesque.Les deux hommes sont du même âge, la cinquantaine, et ils partagent, malgré leurs origines bien différentes, des expériences qui se ressemblent un peu.Pour que prissent forme des liens entre ces deux-là, il aurait fallu que Ramier, homme de réussite lui aussi, pût témoigner davantage de ses propres expériences.Plutôt que d'être le simple déversoir des confidences \u2014 d'ailleurs rares \u2014 de Métivier, il eût pu accéder ainsi au rang de personnage.Il ne s'en approche pas du tout, ce qui chagrinera sans doute les lecteurs français de M.Caron.Si peu entouré, Métivier a forcément l'air d'un géant.Il serait un plus beau géant encore si on lui connaissait, à part la capacité de travail et le respect de ses ouvriers et employés, quelques-unes de ces faiblesses qui font mieux ressortir les hautes vertus.Je ne sais pas, moi: des tendresses non avouées, par exemple, un bon coup dont il n'est pas trop fier ou, pourquoi pas?un fantasme canaille.En somme, quelque chose qui l'humaniserait un peu.On comprend que M.Caron, pour noircir ses deux cents pages, ait dû chercherailleurs que chez Métivier la substance de son roman.Il a trouvé, mais en quittant complètement l'univers de la fiction.Il expose ainsi, avec la précision d'un historien chevronné, les conditions matérielles de I exploration forestière.Il n'oublie pas de décrire en passant la nature vierge, ni les efforts d'adaptation qu'elle exige des bûcherons, draveurs et autres travailleurs de la forêt.Et puisque la vie de ceux-là est dure, et les loisirs minimaux, l'occasion est belle de reprendre les chants, contes et légendes qui, le soir dans les chantiers, maintenaient les hommes en contact avec leur culture.M.Louis Caron, c'est connu, est un fameux conteur.Quand on lit ses histoires, on a l'impression de les entendre.C'est que jamais il ne sacrifie l'authenticité de son propos à quelque prétention de nature exclusivement esthétique.Son oeuvre, dont les qualités stylistiques sont pourtant manifestes, appartient à la littérature populaire.Non pas celle qui veut plaire à tout le monde et qui appartient au commerce plus qu'à l'art, mais celle qui se fonde principalement sur la vérité du peuple.Quand la fiction refuse de s'insinuer dans les interstices de cette réalité humaine, c'est un pari perdu.LA TU0UE ET LE BERET \u2014 Les Chemins du Nord l.Louis Caron.Roman.204 pages.Collection «Paroles d'hommes*, editions de l Archipel (Paris» et Edipresse (Montreal).1992.L'actualité au coeur de la fiction de Don DeLillo LUCIE CÔTÉ co Ha l torn lion spéch le ¦ Depuis 20 ans, Don DeLillo écrit des livres passionnants, intelligents et accessibles à la fois, où abondent les dialogues délicieux, souvent pleins d'humour (par exemple dans Americana, son premier roman dont l'écrivain, aujourd'hui magnifiquement en possession de ses moyens, n'a même pas à rougir).Des livres dont les images ont souvent une force stupéfiante, qui emportent le lecteur, et avec en plus une rare qualité d'écriture, des phrases aux longues enumerations, des descriptions d'une grande puissance évocatricc et une construction soignée et très maîtrisée.11 y a plusieurs constantes, mais toujours renouvelées, dans l'oeuvre de ce très grand romancier américain dont Actes Sud publie simultanément le premier et le dixième (et plus récent) romans: Americana, d'abord publié aux Etats-Unis en 1971 et Mao II, paru l'an dernier et qui vient de remporter le prix américain Pen-Faulkncr (disponibles ici à la fin de la semaine).Il y a sa fascination pour l'histoire et la politique et sa façon de traiter certains grands événement! qui placent déjà cet écrivain dans une classe à part.De- puis Libra, son neuvième roman et le premier de ses ouvrages de fiction à utiliser, en 1988, des personnages réels de l'histoire \u2014 Lee Harvey Oswald, John F.Kennedy \u2014 DeLillo choisit des thèmes très actuels qui s'incorporent à merveille dans sa fiction et poussent en même temps à la réflexion.De plus, à cause de son choix de sujets.Don DeLillo décrit une Amérique souvent violente, faite de secrets, de mystères, de disparitions, de mensonges et de complots.Il y a aussi sa passion pour la chose écrite qui s'est exprimée de façons diverses dans ses romans: Oswald, le personnage central de Libra (publié par Stock en français), était dyslexique; l'alphabet est au coeur de Les Noms (chez Actes Sud ), un roman superbe de poésie, sans doute le plus beau de Don DeLillo, où une secte choisit pour victimes de ses sacrifices des personnes dont les initiales correspondent au lieu où elles se trouvent.Ht dans Mao II, dont le titre est inspiré d'une oeuvre d'Andy Warhol (présente comme un motif récurrent dans le livre et reproduite en partie sur la couverture très réussie de la version originale, qui a d'ailleurs gagné un prix de graphisme), le personnage principal, Bill Gray, est un écrivain, mais un mythe d'écrivain, toujours célébré même s'il ne publie plus depuis des années parce qu'il réécrit sans cesse le même livre sans jamais parvenir à l'achever.Aucune histoire gratuite Dans les romans de Don DeLillo, qui exigent beaucoup du lec- VtffflNBP à tcur, aucun élément n'est insignifiant ; des histoires qui semblent très éloignées l'une de l'autre finissent par s'emboîter, par être étroitement associées et jamais gratuitement, comme si l'auteur réussissait toujours à explorer toutes les possibilités d'un thème.Par exemple, Mao II s'ouvre sur la scène extraordinaire d'un mariage collectif de 13 000 disciples de Moon au Yankee Stadium.Des parents cherchent à repérer leur fille dans cette marée humaine qui aura un écho plus tard dans le roman avec d'autres incidents comme le délire de la foule au moment des funérailles de Khomeiny.Plus tard aussi, cette même jeune fille habitera chez le très solitaire Bill Gray.Gray, un écrivain reclus, dont le visage n'a pas été photographié depuis 30 ans, accepte de recevoir Brita Nillson, une photographe qui ne prend que des écrivains pour sujets.L'écrivain sans visage, dont la discrétion a longtemps obsédé ses admirateurs, accepte enfin d'être photographié mais ce sera pour mieux disparaître.Constatant toutes les précautions prises pour la mener à la maison de Gray, la photographe remarque: «l'ai l'impression qu'on m'emmène voit un chef terroriste dans son repaire secret en montagne.» Et plus tard, ce tragique et sublime personnage d'écrivain s'interroge devant elle: «Il y a un curieux noeud qui lie les écrivains aux terroristes.En Occident, nous devenons des effigies célèbres à mesure que nos livres perdent le pouvoir de façonner et d'agir.Est-ce que vous demandez à vos écrivains ce qu'ils en pensent ?Il y a des années, je croyais qu'un romancier pouvait modifier la vie intérieure de la culture.Maintenant, les fabricants de bombes et les tueurs se sont emparés de ce territoire.Ils effectuent des raids sur la conscience humaine.Ce que faisaient les écrivains avant d'être tous annexés.» Il sera donc logique que, à la demande de son éditeur, Bill accepte de prendre la place d'un jeune poète suisse inconnu détenu en otage au Liban, ce qui précipitera sa disparition.Mais pas comme on pourrait le penser.MAO II et AMERICANA Don DeLillo Traduits par Marianne Veron.Arles.Actes Sud 1992 «s La vie des livres PIERRE VENNAT Le pouvoir des mots F est la semaine du «pouvoir des mots»! Depuis hier, et jusqu'à samedi, le Conseil des arts du Canada, dans le cadre du Festival national du livre invite la population de toutes les régions du pays à prendre part à la grande féte de la littérature canadienne.Sous le thème Le pouvoir des mots, la 14e édition de cette manifestation veut rallier écrivains, libraires, bibliothécaires et enseignants à créer des activités littéraires visant à mieux faire connaître les livres, les périodiques et les écrivains canadiens.Hasard ou pas, ce Festival coincide avec la 20e Rencontre québécoise internationale des écrivains, qui se déroule à Montréal jusqu'à mardi et avec le Salon du livre de Québec qui, lui, débute mardi pour se poursuivre jusqu'à dimanche prochain.À Montréal, l'Association des éditeurs anglophones du Québec en profite pour tenir au Faubourg de la rue Sainte-Catherine le premier mini-Salon du livre anglophone de Montréal, vendredi et samedi prochains.Par ailleurs, pour la première fois.Loisir Littéraire du Québec participe également au Festival en recevant l'auteure Anne Dandurand, cet après-midi, à la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal.Quelque 500 écrivains de tout le Canada célébreront donc cette semaine la grande vitalité des lettres et de l'édition au Canada en participant à plus de 800 lectures publiques dans divers endroits du pays.C'est ainsi que, par exemple, Dany Laferrière sera l'invité spécial du Salon du livre de Vancouver et qu'il participera, plustard au cours de la semaine, à des manifestations littéraires à Québec et Rivière-du-Loup.Le prix François-Albert Angers C'est le weekend prochain, à Saint-Hyacinthe, que se tiendront les États généraux de la coopération.Ce n'est donc peut-être pas étonnant que la revue Coopératives et Développement, publiée par le Centre interuniversitaire de recherche, d'information et d'enseignement sur les coopératives, se soit vue accorder le prix François-Albert Angers, remis annuellement par la Li- gue d'Action nationale et lé *| Mouvement Desjardins pour la meilleure publication traitant de coopération en 1991.D'autant plus que ladite revue a, en 1991, publié deux numéros thématiques consacrés, justement, à l'État de la coopération au Québec.- .4 Des logements pour les écrivains L'Union des écrivaines et écrivains québécois n'est pas à court de projets.Après celui de la transformation de l'ancien logement du cinéaste Claude (utra, carré Saint-Louis, en Maison des écrivains, voici qu'on envisage la possibilité de logements pour les écrivains, à Montréal et d'un appartement pour les écrivains québécois de passage à Paris.C'est l'an dernier que l'Uneq a discuté avec des représentants élus de la ville de Montréal, afin que, à l'instar des autres grandes villes du monde, une partie de ses logements à coûts modiques soit systématiquement réservée aux écrivains et aux artistes, et ce, selon leurs besoins professionnels et avec les espaces requis pour bureaux, bibliothèques et ateliers.L'Uneq a initié ce mouvement qui est en pleine phase exploratoire.Ce que l'on sait, c'est que la proposition a été bien accueillie et que des responsables de la CIDEC se sont mis sérieusement à l'étude du projet.En ce qui concerne le projet parisien, l'Uneq s'est demandée pourquoi les écrivains québécois n'auraient pas un appartement à Paris.L'Uneq ayant obtenu de la Société d'habitation de Montréal un logement dans l'édifice Le Ri-gaud, en face de la station de métro Sherbrooke et juste à côté du carré Saint-Louis, a proposé à la Société des Gens de Lettres de France de faire de même de leur côté, de façon à ce qu'écrivains parisiens et montréalais puissent établir, un système d'échanges entre les deux organismes.Le projet fut si bien agréé que la société littéraire frant çaise a offert, en contrepartie, un appartement, boulevard Raspaii, à Paris.On a les mur*,.reste l'argent pour y vivre.Le projet est à l'étude et il est question que cet appartement puisse servir à trois écrivains différents par année, un pour six mois, les deux autres pour trois mois.La justice des palais YVES BOISVERT ¦ Rodolphe Morissette s'est imposé depuis quelques années déjà comme un maître du reportage judiciaire au Québec.En poste au Palais de justice de Montréal depuis 1984, ce docteur en philosophie passé au journalisme en 1977 (d'abord pour Le Devoir) s'est employé à faire du reportage judiciaire un genre distinct des «faits divers» et des «nouvelles de police» avec lesquels on le confond encore trop souvent.C'est que, explique le reporter du tournai de Montréal, «les reporters judiciaires ont longtemps succombé au même piège, celui de traiter des affaires judiciaires sur le mode du «fait divers» entendu étroitement comme une «histoire cocasse»: Une bouteille de seven-up lui éclate au visage et lui crève un oeil (etc.).» En même temps que certains médias découvraient la «vraie nature et la profonde richesse du fait divers» et trouvaient de nouvelles façons de les rapporter, le reportage judiciaire devenait un secteur aux contours bien précis: il a pour mission de «couvrir» et de surveiller cette branche de l'État qu'est le judiciaire.Les médias sont dans les palais de justice «les yeux et les oreilles des citoyens, comme il le sont au Parlement», écrit Morissette dans La Presse et les tribunaux, un ouvrage considérable paru récemment et qui aborde tous les aspects des relations pas très amoureuses entre l'appareil judiciaire et les journalistes.«La publicité des procès forme une garantie contre un État totalitaire; elle contribue à sauvegarder la démocratie», écrit-il.Il convient aussi de citer l'ex-juge en chef Brian Dickson, de la Cour suprême: «Dans l'ombre et le secret, de sombres visées et des maux de toutes formes ont libre cours.Les freins à l'injustice judiciaire sont lies à la publicité.Là où il n'y a pas de publicité, il n'y a pas de justice.(.) Elle fait en sorte que celui qui juge est lui-même en jugement.» Convaincu de la légitimité et de la spécificité du reportage judiciaire, le lecteur peut ensuite suivre Morissette en toute con- Un mariage de raison pr RkxkJph*' Shin**!* fiance dans les sentiers cachés de la justice.Le livre est un guide et un programme de travail étonnamment complet pour le futur reporter judiciaire: les sources, ia méthode de travail, les règles à ne pas transgresser (indispensable dans les salles de rédaction ! ), la rédaction ( près de 100 pages!).Tout y passe.Mais ce qui intéressera autant les journalistes que le public curieux de la chose judiciaire, c'est en particulier le chapitre sur «les limites de la transparence du système judiciaire».Morissette fait explorer au lecteur la face cachée de la chronique*judiciaire.L'image déformée que renvoit la presse du judiciaire y trouve correction.Par exemple, contrairement à ce qu'on peut pen-' ser, le procès \u2014et surtout pas le-procès devant jury\u2014 n'est paé la règle dans la justice criminelle: à peine dix p.cent des affaires ne se terminent pas par un plaidoyer de culpabilité.Dans la* vaste majorité des cas, l'avocat\" de l'accusé négocie une peine avec le ministère public, entente \u2022 qui sera en général entérinée par un juge, le tout dans la plus grande discrétion.Au total, un ouvrage rigou: reux et très documenté, écrit dans une langue claire.A coup sûr, il fera partie des bibliographies des cours de journalisme et de la bibliothèque de tous ceux qui s'intéressent au judiciaire.LA PRESSE ET LES TRIBUNAUX UN MARIAGE DE RAISON Rodolphe Morissette Edi 9 tions Wilson et UfleurOuebecor.543 pages 3193 C6 LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 26 AVRIL 1992 GALERIES D'ART Exposition inoubliable d'oeuvres des «interdits» RAYMOND BERNATCHEZ ¦ L'une des plus belles choses qui soient arrivées à Montréal au cours des 15 dernières années, c'est la mise en place du réseau des maisons de la culture dans les quartiers de la ville.Les maisons de la culture présentent régulièrement des expositions et, de temps à autre, elles doivent offrir aux gens du quartier une exposition montée avec du « matériel régional ».c'est-à-dire qu'elles doivent créer un événement lie au patrimoine du quartier.La maison de la culture Mercier est localisée au 8105 est.rue Hochelaga, à proximité de l'hôpital Louis-Hippolyte-Lafontaine qui accueille et abrite des «psychiatrisés».On appelait autrefois cette institution St-Jean-de-Dieu et on disait que c'était un asile d'aliénés.Avec le temps le vocabulaire a changé.Les bâtiments également, puisqu'ils ont été ravages déjà par un incendie.Les photos jaunies et les textes d'accompagnement nous apprennent que St-Jean-de-Dieu était un vaste domaine autosuffisant, géré par des religieuses.Les terres qui «Hommage à Magritte» de Diane Lenoir, fusain sur papier journal (4 pieds x 6 pieds).s'étalaient jusqu'au St-Laurcnt et qui étaient inondées lors des grandes crues printanières, étaient alors cultivées et fournissaient ce qu'il fallait pour nourrir les pensionnaires.Parmi les pensionnaires, des aliénés provenant de familles riches et qui bénéficiaient d'un mode de vie enviable comparativement au régime imposé à la majorité.Parmi les pensionnaires, des artistes, des poètes, un poète surtout, Emile Nelligan.On apprend que l'on diffusait publiquement en 1886, sur les places publiques de Montréal, la liste des noms de ceux qui étaient «interdits» pour raisons de démence, d'alcoolisme ou d'incapacité à administrer leur fortune en bon père de famille.L'interdiction signifiait que les marchands ne pouvaient faire des affaires avec les «interdits», ni leur vendre, ni leur acheter, ni leur prêter quoi que ce soit.On apprend que les «bonnes soeurs» avaient découvert en 1920 que l'on pouvait calmer les esprits des agités en leur faisant faire de la peinture et du dessin.Oeuvre sans titre de Raimondo: paysage exécuté au crayon de feutre et graphite sur papier.Ce que l'on appelle aujourd'hui une thérapie occupationnelle.Nous apprenons en fait tant de choses dans le volet historique de l'exposition que cela justifie le déplacement.Mais il y a autre chose, une autre dimension fascinante.Les bonnes soeurs ont un jour cessé d'occuper le temps et les esprits de leurs pensionnaires avec le dessin et la peinture.On a redécouvert le mode d'emploi, en 1960, pour le perdre de nouveau en 1976.Or depuis trois ans, Suzanne Hamel, une dame formidable (on le sait parce que nous pouvons la voir en plein boulot sur un document magnétoscopique), a rétabli cette activité.Une vingtaine de patients, de psychiatrisés, participent une fois par semaine à un atelier libre de création.On ne leur impose rien.Ils dessinent, peignent, sculptent comme bon leur semble.Le résultat d'une partie de leur travail est présenté au public.C'est le deuxième volet de l'exposition consacré à «l'art brut», instinctif, par opposition à «art par trop encadré».Sur le document magnétoscopique, certains «patients» expliquent les motifs qui les incitent à participer aux ateliers.«l'ai besoin de la peinture pour m'expri-mer, pour continuer à vivre», dit l'un d'eux.Us ont besoin de s'exprimer visuellement parce qu'il n'y parviennent pas avec des paroles, avec des mots écrits.Avec le fusain, la gouache, ça va, il n'y a pas de problème.Ça se passe entre celui qui tient le pinceau et la feuille de papier.Et comme on dit: ce n'est pas un cri dans le désert.Le cri persiste parce que si la parole est vite oubliée, l'expres- sion vre.PHOTOS JEAN-YVES IÊTOURNEAU est permanente dans l'ocu- Cri dans le désert Ce pourrait être à la rigueur un cri dans le désert si les oeuvres n'étaient pas montrées, si les gens n'allaient pas les voir.Mais on montre précisément pas moins de 175 gouaches, techniques mixtes, et crayon gras dans cette exposition.Des oeuvres réalisées par 15 psychiatrisés et cinq ex-psychia-trisés qui ont toujours maintenu le contact avec l'atelier.Or cette exposition est sans doute l'une des plus intéressantes présentée à Montréal actuellement.Nous n'insisterons pas sur les oeuvres illustrées dans cet article.Elles parlent d'elles-mêmes.Nous ajouterons tout simplement que le fusain L'hommage à Ma- fritte de l'cx-psychiatrisée Diane enoir servira de canevas pour la réalisation d'une fresque couleur dans l'un des bâtiments de Louis-Hippolyte Lafontainc.Nous ajouterons qu'il y a parmi eux un artiste remarquable, psychiatrisé celui-là, qui a notamment créé sur papier, avec un inconcevable enchevêtrement de lignes, comme s'il s'agissait d'une pelote de fils noirs, une tête d'homme.Cette oeuvre-là n'est pas illustrée dans cet article, parce que Romain Peuvion mérite que l'on se déplace pour admirer sa création.Parce qu'il y a des choses comme celle-là qui méritent d'être vues de près.Il y a tant d'artistes «sacralisés» et bien implantés dans notre société qui donneraient sans doute fort cher pour être en mesure de créer une tête comme celle-là, puis une autre oeuvre de Peuvion, une gouache et encre sur papier intitulée Un homme puis sa Locomotive en mouvement de gouache et pastel gras sur papier.C'est à Luc Côté de la maison de la culture Mercier que nous devons cette superbe exposition d'art brut.Une exposition que vous pourrez voir jusqu'au 31 mai, du mardi au jeudi de 13h à 21 h puis les vendredis, samedis et dimanches de 13hà 17h.Les portes sont donc ouvertes aujourd'hui et nous pouvons rappeler que l'entrée est gratuite comme toute exposition dans les maisons de la culture de Montréal.Pour s'y rendre on descend tout simplement à la station de métro Ho-noré-Beaugrand puis on fait une courte balade dans l'autobus 187 jusqu'à Hochelaga et Liébcrt.Légendes: Photos Jean-Yves Lé-tourneau Ci-contre, «L'ange vide» de Marie-Cécile Bouchard, sculpture constituée de résine, d'acrylique, de pierre, d'acier, de faïence et de plumes.Le bénévolat, pourquoi pas?i* K i vt .\" Ecouter Par Marina Boulos, directrice générale, Tel-Aide Par l'écoute téléphonique, il est possible de faire un travail thérapeutique assez important sur les personnes en état de crise.Les lignes d'écoute sont souvent le premier choix des gens qui cherchent de l'aide, quel que soit leur problème.Elles sont aussi utilisées entre deux rendez-vous chez le thérapeute.C'est à New-York, en 1907, que fut fondé le premier centre d'écoute, par l'Organisme de prévention du suicide.The National Save a Life League.Aujourd'hui, les plus grands centres sont La main tendue, fondé à Genève, en 1939; The Samaritans, fondé en Angleterre, en 1953: et S.O.S.Amitié, fondé en France, en I960.Tel-Aide Depuis sa fondation à Montréal, en 1971, Tel-Aide est le centre d'écoute de 24 heures, anonyme et confidentiel, le plus important de la région métropolitaine.Des gens de tout âge appellent pour parler de leurs problèmes à un(e) des 300 bénévoles: solitude, problèmes relationnels et familiaux, drogue, alcool, difficultés financières, suicide, etc.On compte plus de 61 000 appels par année.Pour former ses bénévoles à l'écoute.Tel-Aide utilise, comme bien des centres d'écoute, la technique «écoute active» du docteur Cari Rogers, psychologue américain bien connu.Jugeant que les psychologues ne permettaient pas vraiment à leurs clients de s'exprimer totalement, Carl Rogers a choisi de centrer sa thérapie sur le client et sur ses sentiments intérieurs.i Vécoute active Pour aider, par téléphone, une personne qui a un problème, on doit suivre les recommandations suivantes: \u2014 montrer un véritable intérêt à l'aider; \u2014 installer un climat de confiance en la laissant exprimer ses vraies pensées et ses sentiments, sans porter de jugement; \u2014 lui faire savoir que Ton comprend ce qu'elle communique; \u2014 et, surtout, lui faire comprendre qu'elle est le seul maître de sa destinée et qu'elle doit prendre ses propres décisions.Trais principes élémentaires s 1 - L'acceptation inconditionnelle de l'autre : Elle est basée sur le respect.Vouverture d'esprit, l'impartialité et la capacité de faire confiance.2- L'empathie : Elle est basée sur la présence, l'attention, la concentration, ainsi que son intérêt et la compréhension de l'autre dans sa totalité (ce qu'il (elle)pense, ressent et fait).3- L'authenticité : Elle est basée sur l'honnêteté, la sincérité, la simplicité; en d'autres mots, être soi-même II faut faire ce en quoi on croit et croire en ce que l'on fait.mieux Ne pas donner de conseils Un seul appel ne suffit pas toujours pour aider une personne à trouver une solution à son problème.On doit aussi accepter que, dans notre société, il y a des personnes qu'on ne pourra jamais aider si elles ne s'aident pas elles-mêmes.Les bénévoles expérimenté(e)s ne donnent jamais de conseils car Ils(elles) savent que, la plupart du temps, cela ne donne rien.De plus, il est difficile de donner des conseils parce qu'on passe trop peu de temps avec l'appelant(e).Il est donc impossible d'approfondir suffisamment le problème pour pouvoir donner un conseil pertinent et il n'est même pas sûr qu'il(elle) pourra mettre ce conseil en pratique.Le(la) bénévole aura tendance à donner des conseils à partir de sa propre expérience, et il y a bien des chances que cela ne corresponde pas aux véritables besoins de l'appelant(e), ni à son caractère ou à son problème.Tout le monde tend à vouloir imposer sa propre définition du bonheur en recommandant, par exemple, de faire de l'exercice, de se reposer, d'opter pour un bon régime de vie, etc.Chacun(e) a aussi sa propre opinion sur des sujets délicats, comme le divorce, Pavor-tement, la drogue, l'alcool, les maladies mentales, etc.Il est donc important que le(la) bénévole s'efforce d'amener la personne qui l'appelle à trouver elle-même ses solutions.Un accueil déterminant La première fois qu'une personne appelle un service d'écoute, il est capital d'adopter avec elle une attitude amicale et une voix pleine d'intérêt.Ceci l'encouragera à parler de sa détresse.Si on éprouve de la difficulté à la faire parler, on peut lui poser des questions qui lui offriront une ouverture: «Comment vous sentez-vous aujourd'hui?» Si l'appel est particulièrement difficile, il sera peut-être nécessaire de poser cette question de différentes façons, tout en restant empathique et encourageant(c), jusqu'à ce qu'elle réussisse à s'ouvrir.Le silence, dans la vie de tous les jours est, pour certain(e)s, une situation intolérable.Dans la relation d'aide, il est généralement un moyen de communication.Le(la) bénévole devrait être capable de reconnaître si la personne au bout du fil est silencieuse parce qu'elle est embarrassée ou parce qu'elle réfléchit.Si elle est embarrassée, il est assez facile de rétablir la conversation en reformulant ce qu'elle vient de dire.Si la personne réfléchit, elle est probablement en train de penser à son problème.C'est particulièrement durant ces silences qu'elle apprend à se comprendre.Savoir quoi dira Lorsque le(la) bénévole est certain(e) d'avoir bien saisi ce que l'appelante) a dit et si celui-ci (celle-ci) est bien réccpti(f)(ve) à l'écoute active, il(cllc) peut dire: «Vous vous sentez.», «Il vous semble que.», «Vous croyez.», «Vous êtes.(identifier l'émotion : colère, tristesse, frustration, etc.).» Si l'appelant(e) n'est pas récepti(f)(ve) à l'écoute active ou si le(la) bénévole saisit mal ce qu'on tente de lui dire, il (cl le) pourra essayer de dire: «Serait-il possible que ce soit.», «Je ne suis pas certain(c) de comprendre, mais.», « Vous semblcz être.», etc.Une situation de suicide Dans un cas de suicide, il faut toujours prendre l'appelant(e) au sérieux et être très prudent(e).Des études ont montré que les victimes donnent plusieurs signes de leur intention de mettre fin à leurs jours.Bien souvent, leur entourage ignore ce qu'elles sont en train de vivre.Il ne faut pas paniquer et, surtout, il faut continuer à être compré-hensi(f)(vc) et rester authentique.Si l'appelant(e) vit une dépression depuis longtemps ou si il(elle) vient de subir un choc émotif violent, il faut redoubler de prudence.En bref.La longueur des appels varie selon les cas.Avec l'expérience, le(Ia) bénévole parviendra à évaluer le temps qu'il(clle) doit consacrer aux différents appels.Avant de terminer un appel, il(cllc) manifestera sa compréhension de l'appel en le résumant.Pour recevoir gratuitement le répertoire de nos cours de formation générale et professionnelle, par correspondance, communiquez avec nous, sans frais: Direction générale de la formation à distance: (514) 873-2210 ou 1-800-361-4886.Prochaine leçon: demain lundi 27 avril \u2022 Une collaboration de : 4?Gouvernement du Québec Ministère de l'Éducation Formation à distance ! fcciC>q MtClMI»!» Arts et spectacles LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 AVRIL 1992 C7 t t De la morale mal ficelée SONIA SARFATI collaboration spéciale ra 1 y avait rémission de télé-H vision, il y avait les albums.11 y a maintenant la cassette.De qui?Ben voyons! De Bibi et Geneviève, le duo composé d'une illustratrice et d'un extra-terrestre que connaissent tous ceux dont le foyer est pourvu.d'au moins un enfant.Une cassette, donc.Une histoired'amitic, d'une durée de 57 minutes \u2014pas l'amitié, la cassette.Question: est-il possible, à notre époque où la télévision est reine et le Nintendo roi, qu'un enfant s'assoit pendant une heure, et écoute.Simplement, écoute.Car la cassette en question n'est pourvue d'aucun support visuel.«2 Réponse: oui.Si l'enfant est un fan inconditionnel de l'émission.Autrement?À prescrire par petites doses seulement.Et probablement pas aux plus de sept ans.Une histoire d'amitié relate quelques heures dans la vie de Bibi et Geneviève.Le premier a perdu sa mémoire TNAPÉLÉ \u2014 ça, c'est éléphant à l'envers; éléphant, comme dans mémoire.Bref, Bibi est temporairement amnésique et Geneviève 4 deux jours (!) pour trouver june histoire et faire les illustrations d'un livre-cassette.Le thème?L'amitié, voyons! Là, le malaise du i3ibi s'avérera très utile.Manque de subtilité On nous promet, sur la pochette de la cassette, «de l'émotion, de la fantaisie, de l'action, du suspense (.) à travers mille péripéties».C'est faux.On nous sert de la morale mal ficelée.D'accord, ceux qui écoutent régulièrement Bibi et Geneviève \u2014 par procuration, via fiston ou fillette\u2014 savent que l'émission a un penchant bien marqué pour la non-violence, les bonnes valeurs, etc.Et c'est bien.Très bien.Mais, en ce qui concerne la cassette, plus de subtilité n'aurait pas fait de mal.Un exemple?«Quand tu m'as dit que j'étais ton ami, il y avait quelque chose de très spécial dans ta voix, dit Bibi à Geneviève.Ça m'a fait très chaud dans mon coeur.» Et puis, on apprend que l'amitié, c'est comme des fils invisibles qui nous lient à quelqu'un d'autre.Et ce quelqu'un d'autre, ben.c'est un ami.C'est-à-dire une personne qu'on sent en dedans de soi-même quand il n'est pas là.On la sent.à cause des fils ou quoi?UNE HISTOIRE D'AMITIE \u2014 BIBI ET CENE-VIEVE, texte: Francine Tougas; voix: Genevieve: Sophie Dansereau; Bibi et M.Vite-Vite: Michel ledoux.Le strip-tease dans l'âme, de Louise Portai Effeuillage à haute teneur symbolique ALAIN BRUNET M ffublée d'une robe lourde, hw*9k imposante, vêtement d'une autre époque, Louise Portai émerge.Ce tissu a traversé les âges, cache nombre de pelures que l'artiste dévoilera progressivement.L'effeuillage de l'âme est bel et bien amorcé.Renonçant à l'expression pop-rock, Portai épouse désormais une forme qui veut traduire intégralement les paysages de son imaginaire.Plutôt que de créer une tension dramatique en s'ins-pirant du cuir, du léopard et des rythmes lourds propres à l'esthétique rockeuse (une approche qu'elle n'avait pas vraiment réussi à imposer jadis), elle illumine ses villages intérieurs de flashs moins stéréotypés et met davantage en relief la fort bonne actrice qu'elle est.Le fait de n'être accompagnée que par un instrumentiste aura un effet bénéfique sur son rendement vocal.Les séquences pré-en-registrées ne sont pas dérangeantes, le claviériste Petit Pierre Lau-rendeau fait bien son boulot, notamment lorsqu'il s'époumone à l'harmonica.Certes, on sent le manque de moyens, la boîte à rythme a l'air d'une boîte à rythme, reste que l'ensemble de ces orchestrations ont l'avantage de ne pas enterrer la soliste.Vendredi soir à La Licorne, on ne sentait donc pas Portai pousser trop fort, sauf exception.Dans ce cadre intimiste qui lui va nettement mieux, elle nous proposera son nouveau matériel et ce qu'elle considère ses meilleurs crus d'an tan.Hier encore je prêtais mon corps ques réminiscences; on aura ainsi droit à Jeanne Janvier, un texte qui me semble avoir bien vieilli.Mais je n'irai pas jusqu'à affirmer que le véhicule poétique de Portai ne roule pas aussi bien qu'elle le voudrait.Certains textes me semblent effectivement s'enliser dans un marais de clichés, dans le genre: Sensuelle rebelle Comme un péché mortel Les yeux du monde entier Espionnaient sa beauté.On aura aussi constaté que Portai aime lancer des signes à teneur symbolique.Outre le port de la couronne d'épines et les vêtements primitifs tout droit sortis du néolithique inférieur, l'hommage aux éléments est de mise; le feu, l'eau et autres dons du ciel sont ainsi vénérés, évoquant quelque pratique animiste! L'artiste aura presque réussi à nous téléporter dans un désert américain^ où prie tout un clan de Navajos^l le ne sais que trop penser de ces interventions.Ces effluves mysti%; ques qui assaisonnent la prestation, témoignent d'un univers teneur à tout le moins particitC lier, mais dont on ne sent pas-' toujours la pertinence.Au fait, y a t-il quelque chose à comprendre dans cette constellation de symboles?Quelque chose à ressentir, en tout cas.l'ajouterai que, si Portai parvenait à lier tous les fragments de son imaginaire, son spectacle s'en trouverait d'autant plus fascinant.Cela dit, elle se sera dévoilée avec toute la force émotionnelle qui l'habite, elle aura su habiter les planches et transmettre l'essentiel de son monde intérieur.Et ce, malgré les faiblesses, voire les quelques incohérences du Striptease dans l'âme.Louise Portai présente de nouveau ce soir, dans le cadre intimiste de La Licorne, le strip-tease dans l'âme.photo bernaro brault.l*prau?À des femmes inventées Ce soir pour m'consoler /'mets l'feu à mon passé, chan-te-t-elle dans Le strip-tease dans l'âme.Si l'embrasement n'est pas tou- jours perceptible, l'expression nouvelle dont témoigne Portai dépasse le théâtre pop-rock qu'elle nous a déjà servi.Si le présent l'emporte largement, le passé resurgit çà et là.Le strip-tease dans l'âme laisse présager quel- Rencontre québécoise Internationale des écrivains L'expérience de la beauté vêtue de mots REGINALD MARTEL SAINTE'-ADELE ¦ a beauté est rebelle; parlez d'elle, elle ¦¦s'enfuit.11 faut les astuces de l'humour, ou quelque prudence philosophique, pour prétendre la saisir dans sa superbe nudité.Ainsi ont fait les romanciers français et québécois Jean-Marie Laclavetine et Paul Zum-thor, lors de la séance inaugurale de la 20e Rencontre québécoise internationale des écrivains.La beauté est nue, ils l'ont vêtue de leurs mots; n'y ayant rien perdu encore de son mystère souverain, elle peut dormir tranquille.Le thème de cette année est énorme, on ne sait trop par quelle faille, s'il s'en trouve, l'aborder.Il commande en tout cas une humilité réelle ou affectée.Les quelque quarante écrivains réunis ici n'en sont pas encore à débusquer la beauté, qui doit bien s'y trouver parfois, dans la littérature elle-même.On se satisfait pour l'instant d'en voir la manifestation dans la nature ou dans des oeuvres qui appartiennent à d'autres disciplines.Affirmer la beauté est un jugement de valeur, selon M.Zumthor, jugement qui s'enra- cine dans une expérience absolument personnelle, car la beauté répugne à toute systématisation.Cette expérience existentielle de la beauté aurait des signes précurseurs, qui appellent «un espoir d'harmonie, un goût de bonheur».Dès que cela se produit en nous «au contact d'un objet quelconque, l'expérience que nous en faisons est celle d'une beauté».La beauté, c'est cette expérience, infiniment concrète, rien d'autre.Car ce que nous disons de la beauté porte non sur celle-ci même (car elle est peut-être indicible), mais sur l'expérience que nous en faisons.«L'objet nous est apparu comme doué d'une rigueur, d'une cohérence interne, d'une chaleur, d'une lumière qui en font l'image de la vie cachée de la Nature, de l'immensité de ce qui nous englobe, nous modèle et transcende notre destin; de ce qui s'offre à l'esprit comme un miroir où se réfléchit son secret.» La beauté propre du langage, ajoute M.Zumthor en citant M.Gilles Hénault: « le ne dis pas les choses, je crie ce qui est », serait de l'ordre du cri.«Chacun de nous a une chose à dire, et si nous ne parvenons pas à faire entendre un jour au monde ce non-dit, il nous tuera.» Parce qu'elle éblouit sans doute, la beauté ralentit ou suspend l'exercice de la raison.Pour ne pas être en reste, M.|ean-Marie Laclavetine renvoie la beauté à ses thuriféraires attitrés, poètes et philosophes.11 ne risquera auprès d'elle aucune familiarité, préférant l'humour à l'impair: «Le romancier ne fréquente régulièrement qu'une beauté; celle qui tient le bar-tabac de la rue Nationale, et : encore, elle n'a pas de très jolies mains.» Pauvre romancier, que la beauté dépasse, que la beauté ennuie, lui qui «n'est à l'aise que dans le concret, dans le contact épais des choses».L'auteur d'En douceur se risquera quand, même à dire, en s'inspirant du Casse-NoisèHè-.d'Hoffmann, que seul l'amour peut faire naître la beauté, que la beauté requiert une fraîcheur absolue de l'âme, que la beauté enfin est jouissance.«Arrivé à ce point, le romancier se sent honteux.11 a mutilé le conte, il en a réduit la beauté à quelques idées simples, il a remplacé l'émotion par le sens: il a réussi, alchimiste lamentable, à transformer de l'or en plomb.» La Rencontre québécoise internationale-, des écrivains se poursuit jusqu'à mardi.Un compte rendu synthétique paraîtra dans ces pages dimanche prochain.Les Feux de la danse /Le ballet conjugué à tous les temps ¦ PASCALE BRÉNIEL collaboration spéciale Six compagnies participantes du Canada, des États-Unis et d'Italie, 24 représentations, beaucoup de ballet et un détour du côté de la modem dance: la Place des Arts vient d'annoncer le contenu de la cinquième saison des « Feux de la danse ».Le public fera connaissance avec l'Aterballctto d'Italie, retrouvera la Paul Taylor Dance Company \u2014 de retour à Montréal après 15 ans d'absence\u2014, célébrera les 25 ans des Feld Ballets de New York et pourra apprécier un programme contemporain entièrement consacré aux grands noms du ballet européen.Les Grands Ballets à la PdA Les Grands Ballets canadiens, qui préféraient depuis deux ans présenter leur saison de façon «autonome», se produiront à nouveau l'an prochain dans le cadre des «Feux de la danse».Il s'agit de la seule troupe montréalaise participante.Pour des raisons d'ordre financier, la compagnie ne présentera plus quatre, mais seulement trois programmes en plus du traditionnel Casse-Noisette.Trois ballets d'une soirée entière figurent au programme de la saison.Les Grands Ballets ouvrent le bal avec Coppélia ( Marti-ncz-Dclibes).L'Aterballctto enchaîne avec un Roméqtet Juliette dont Amcdco Amodio signe la chorégraphie (musique de Ber- Les Feld Ballets danseront à la fin de Janvier une sélection d'oeuvres de leur fondateur et directeur artistique Eliot Feld.lioz).La National Ballet de Toronto présente pour sa part, au début d'avril, une nouvelle production de Don Quichotte eu ver- sion intégrale (Nicholas Berio-zoff-Minkus^ Pour les deux autres spectacles des Grands Ballets, le directeur artistique Lawrence Rhodes a acquis plusieurs oeuvres de chorégraphes contemporains particulièrement intéressants dont William Forsythc, Nacho Duato et Hans van Manen.lames Kudelka et Mark Godden (du Royal Winnipeg Ballet) créeront de nouvelles chorégraphies pour la compagnie.La troupe dansera également La somnambule, un ballet narratif de George Balanchine créé en 1946.Autres compagnies Le programme des trois autres compagnies n'a pu être annoncé avec précision.La Paul Taylor Dance Company sélectionnera des oeuvres marquantes du chorégraphe tandis que la Hubbard Street Dance Company, de Chicago, puisera parmi les chorégraphies de Twyla Tharp, Daniel Ez-ralow, Margo Sappington, de son directeur artistique, Lou Conte, et de quelques autres qui figurent à son répertoire.Les Feld Ballets proposeront trois programmes différents composés d'oeuvres d'Eliot Feld.Lors des représentations du 28 et 29 janvier, Karen Kain, du National Ballet, dansera Echo, un solo créé pour elle par le chorégraphe sur une musique de Steve Reich.Les spectacles sont regroupés en deux séries.Le prix des abonnements représente une économie de 15 à 40 p.cent (étudiants et personnes de 60 ans et plus) sur le coût des billets individuels.Tous les spectacles à l'exception de ceux des Grands Ballets sont produits par la Société de gestion des arts de Montréal \u2014 la «Sogam» dirigée par les impresarios Mario Labbé et Sam Gesser.Les «Feux de la danse» bénéficient, cette année encore, du soutien financier de la Banque Royale.MICHAEL JACKSON POURSUIVI EN JUSTICE ¦ L'Orchestre de Cleveland a engagé vendredi une procédure judiciaire à rencontre de Michael Jackson accusé d'avoir utilisé sans autorisation un enregistrement d'une symphonie de Beethoven pour son album Dangerous.Les plaignants réclament au moins 7 millions de dollars pour violation des droits d'auteurs à Michael lackson et à sa société, MU Productions.La maison de disques du chanteur, Epie Record, ainsi que sa société-mère, Sony Music Entertainment Inc.sont égale-* ment mises en cause.Selon l'accusation, on entend au début de la chanson Will You Be There un court extrait de 67 secondes de la-Symphonie numéro 9 de Beethoven «interprétée et dirigée de manière unique par feu George Szell».L'orchestre avait enregistré cette symphonie en 1961 pour la collection Les Chefs-d'oeuvre de la maison de disques Columbia, rachetée en 1988 par Sony.L'avocat du chanteur a indiqué qu'il croyait que l'utilisation de cet extrait était autorisée.«Si une autorisation devait être obtenueiet ne l'a pas été, c'est de la responsabilité de Sony», a-t-il dit. C8 LA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE 26 AVRIL 1992 Francine Grimaldi collaboration spéciale « Vaut mieux avoir trop de travail.» enisc Filiatrault a toujours été une bûcheuse, une femme bien vaillante, comme disait ma grand-mère.Depuis qu'elle fait de la mise en scène, en plus d'être comédienne, elle est submergée de demandes! Faut dire qu'elle est une sacrée bonne directrice de comédiens.L'été dernier, elle avait fait des merveilles avec Les palmes de M.Schutz, dans le cadre du Festival luste pour Rire.Gilbert Rozon, le grand manitou du festival, lui a donc demandé de réaliser, en juillet prochain au théâtre Saint-Denis 11, la mise en scène de Les fourberies de Sapiii.dc Molière, qui mettra en vedette Jean Besre.l'ai rejoint Denise, question d'en savoir davantage.«Ma pauvre fille, je ne peux pas te donner de noms; le directeur veut annoncer sa programmation lui-même.Tout ce que je peux te dire, c'est que je vais monter une comédie américaine.Corn Flakes, dans un théâtre d'été, et puis reprendre Les palmes de M.Schutz en juin à Québec, dans la salle Oc-tave-Crémazie du Grand Théâtre.Cette fois, les rôles principaux seront tenus par Cilles Pelletier et Micheline Bernard.«À part ça, je vais peut-être aller travailler à Paris.L'actrice française Anemone est venue voir Les palmes., au théâtre Saint-Denis, lorsqu'elle était en tournage à Montréal, et elle a adoré mon approche.Elle m'a dit: 'Je veux vous importer en France! Des metteurs en scène comme vous, nous n'en avons pas!' Elle était sérieuse! Elle m'a offert la direction de la pièce à deux personnages.Napoléon et Joséphine, qu'elle va jouer en janvier 93 au théâtre à Paris; c'est la cinéaste Véra Bel-mont qui sera la productrice, l'aimerais bien y aller, mais je serai sûrement en répétition chez Duceppe ( Les Belles-Soeurs) au même moment.C'est fou! Enfin, vaut mieux avoir trop de travail que pas assez et, si ce n'est qu'une question d'organisation, rien n'est impossible.» : Denise Filiatrault INVITEE PAR UN INCONNU - - ¦ Il y aura fête aujourd'hui à la « cabane à sucre La Gaudrellc : dû mont Saint-Grégoire.L'or-gatiisateur, un dénommé Joe ' Cohen, m'a invitée.Il a aussi invité Doris Lussier, qui ne connaissait pas ce monsieur Cohen et qui, étant retenu â Québec aujourd'hui, a poliment décliné l'invitation.Invité, Paul Berval n'avait également jamais entendu parler de Joe Cohen auparavant: «Il m'a parlé de lui et de ses convictions socio-politiques pendant plus de 10 minutes! 11 a le sens de l'humour et visiblement l'esprit de fête; il a piqué ma curiosité, je vais y aller.» Ce monsieur Cohen, du groupe loe Cash, a invité 1000 personnes gratuitement à sa partie de sucre ! Moi, je n'ai pas encore réussi à trouver quelqu'un qui le connaisse! le me suis même demandé si le groupe Cash avait quelque chose à voir avec Surprise sur prise.Marcel Bellveau est peut-être parent par alliance?loe Cohen est un homme d'affaires juif-marocain, âgé de 53 ans et fier, dit-il, d'être québécois depuis 28 ans.Il parle d'abondance et s'enflamme quand il parle de sa terre promise, le Québec, surtout quand certains juifs anglophones dénigrent publiquement le peuple québécois: «Ils sont racistes et arrogants envers nous, les Québécois.C'est inacceptable.Ne nous laissons pas faire par deux spécimens ( Raymond Aaron et Mordecal Richler, vous l'aurez compris) et c'est pourquoi j'organise cette fête de solidarité.11 n'y aura pas de discours, mais de la musique traditionnelle québécoise et orientale.)* Il m'a paru si sincère.LE 350 e Montréal nous donnera droit à un énorme défilé de la Saint-|ean, à des expositions et spectacles historiques et â un Grand Banquet de l'Histoire» banquet organisé par la Société historique de Montréal, sous la présidence de madame Lise Cadotte et en présence de notre maire Jean Dore, le soir du 20 juin sous le chapiteau dans les jardins de l'île Notre-Dame.Costumes, musique et menu gastronomique d'époque! Mais le prix par personne pour être de la fête est tout à fait contemporain: 100 $.UN VOYAGE APPÉTISSANT ¦ Dans le cadre du jumelage de la ville de Montréal avec la ville de Lyon, l'Association Québec-France régionale de Montréal organise un voyage gastronomique et culturel dans la région de Lyon du 17 juin au 3 juillet.Le programme est des plus appétissants: dîner de gala chez Bocuse, dîner typique à l'hôtel de Chamonix, autre dîner gala cette fois chez Pic, le dessert chez Bernachon le chocolatier, puis des dégustations de chartreuse, de maçon, de brouilly et de morgon, dégustation à la Cour des Loges de Lyon et au Musée du fromage Saint-Marcellin, une croisière avec déjeuner sur le lac d'Annecy et plus encore.Ça fait rêver.DE BONNE SOUCHE! ¦ Le 8e Congrès de la Fédération des familles-souches québécoises regroupera plus de 200 représentants d'associations de familles du Canada au Sheraton Laval du 1 er au 3 mai.Les représentants de la Fédération seront reçus â l'hôtel de ville pour un vin d'honneur et pour la signature du livre d'or le 1 er mai.Je tiens cette information de bonne souche! UN CYCLOTHON OUI PROMET ¦ Le chanteur Daniel Lavoie ne met pas la pédale douce quand 11 parle du 17e Cyclothon annuel au profit de la Fondation du diabète juvénile: «Le dimanche 24 mai, plus de 4 000 cyclistes tenteront de parcourir 50km autour du parc La-fontaine, pour amasser des fonds destinés â la recherche sur le diabète.Ce sera une journée de fête, avec des spectacles et des divertissements pour toute la famille, le suis confiant que cette année, nous atteindrons notre objectif d'un demi-million.» Daniel Lavoie ne sera pas la seule vedette de ce Cyclothon, plusieurs personnalités ont déjà accepté de relever le défi ; entre autres: Guillaume Lemay-Thivlerge.Charles Biddle jr, Peppermint Patty, de CHOM, et des patineuses de vitesse comme Christine Boudrias, Nathalie Lambert et Angela Cutro-ne troqueront leurs patins pour deux roues! «QUÉBEC, VILLE DU PATRIMOINE MONDIAL» ¦ On ne parle que de la ville de Montréal, mais c'est d'abord Québec, ville du patrimoine mondial que les éditions de l'Homme lanceront et deux fois plutôt qu'une : à Québec, à tout seigneur tout honneur, au musée du Québec le 29 avril, puis à Montréal le 12 mai, en présence de l'auteur, l'historien Michel Lessard, et du maire de Québec M.Jean-Paul L'Allier.C'est un très beau livre d'images: 256 pages illustrées de 200 photos, datant de 1858 à 1914, qui traduisent bien le caractère et l'âme de la Vieille capitale, d'autant plus que, pour la première fois, l'imagerie au laser a été utilisée pour produire cet album et nous permettre de voir toutes les nuances et chaque détail des photos originales de photographes comme Jules-Ernest Lîvernols, William Notman ou Louis-Prudent Vallée.Du beau travail! Les éditions de l'Homme prévoient publier un ouvrage consacré aux images oubliées de la vie quotidienne â Montréal de 1858 à 1914 en novembre prochain.Ça promet.UN PAYS DE LA SAC0UINE ¦ La Sagouinc rides again ! Elle dit d'ailleurs: «C'est pas d'avouêrc queuqu'chousc qui rend une parsounc ben aise.C'est d'savouèrc qu'à va l'avouère».Et savez-vous ce qu'elle va avoir La Sagouinc?Rien de moins qu'un vaste projet culturel et touristique: un Pays de la Sagouinc à Bouctou-che, au Nouveau-Brunswick.Ouverture prévue pour juillet prochain.Madame Antonine Maillet assistera au lancement de cet événement et de la saison touristique de son Acadie natale mardi midi, X Montréal.I Les uns elles autres Les pendules à l'heure.arbra Streisand qui avec le Prince des marées a réalisé son deuxième film, s'est confiée au magazine Elle, réglant, entre autres choses, ses comptes avec sa mère.«Mon dernier film, le Prince des marées, traite des traumatismes de l'enfance et de la psychanalyse, l'ai eu des rapports difficiles avec ma mère.Elle n'a jamais cru en moi.j'ai travaillé d'autant plus âprement que je voulais lui montrer qu'elle avait tort.«l'étais en conflit permanent avec elle.Ma mère m'interdisait de me laisser pousser les ongles, parce qu'elle était persuadée que je ne pouvais que devenir secrétaire et que je devrais tapera la machine! Elle n'arrêtait pas de me dire que je n'étais pas assez belle, que j'avais un grand nez et qu'à cause de mon physique je ne réussirais jamais.«Mais lorsque j'ai quitté la maison à 16 ans pour réinstaller à Manhattan avec une amie, en bonne mère juive, elle faisait tout le chemin de Brooklyn pour venir m'apporter de la tarte une une cuisse de poulet.En coulisses 's «us \u2022 - r -1 -^_^.Pedro Almodovar mm M e n'ai pas tant l'envie d'être «dP reconnaissable que de tenterde me reconnaître, moi, dans ce que je touche.Même si toutes ces choses sont artificielles, je les fais de façon spontanée.Plus je mets de couleurs, plus je suis sincère.)e reconnais qu'il y a là un certain narcissisme.La gamme de couleurs, c'est celle qui d'abord me plaît, après je construis le personnage pour qu'il ne se heurte pas avec les couleurs.J'aime ce qui est artificiel au cinéma, et j'essaie de fuir le naturel.\" Premiere LES MOTS ^^^^^ LA PLUS BELLE PILLE DU MONDE.\u2014 Première moitié d'une sentence proverbiale dont, souvent, on ne prend pas la peine de donner la seconde; elle se trouve dans les Maximes et pensées de Chamfort.En voici le texte exact : «On dit communément La plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu'elle a, ce qui est faux; elle donne précisément ce qu'on croit recevoir, puisqu'on ce genre, c'est l'imagination qui fait le prix de ce qu'on reçoit.» pop-corn \u2022 Avant d'être les vedettes que Ton sait, Lauren Bacall était ouvreuse a Manhattan ; Humphrey Bogart, marin; Charles Bronson, mineur (à un dollar la tonne); James Caan, cowboy de rodéo; Maurice Chevalier, électricien ; Fernandel, épicier; Clark Gable, réparateur de telephone ; Rock Hudson, facteur; Arletty, ouvrière en usine; Jack Pu lance, boxeur; Raimu, croupier.\u2022 le voudrais être romantique pour l'éternité.Je voudrais être cryogéné avec des fleurs et une boîte de chocolat sous le bras pour pouvoir encore, dans deux cents ans, demander une femme en mariage.Sylvester Stollono A* * ¦ v ' 4* si m m «C'est évident que mes problèmes relationnels avec ma mère ont modifié mon comportement avec mon fils Jason.Je suis le contraire d'elle.Je le soutiens totalement dans tout ce qu'il fait.Nous nous comprenons parfaitement.«Maintenant, je voudrais souligner que j'ai commencé une analyse, il y a une trentaine d'années parce que j avais du mal à assumer ma célébrité.Je me croyais seule au monde et j'étais persuadée que tout le monde m'épiait pour me critiquer.La chose la plus importante pour moi, est de protéger ma vie privée.Paradoxalement, je suis très gênée lorsqu'on me détaille, c'est pour cela que je fais du cinéma et pas de théâtre, des disques et pas de concerts.«On me demande souvent : Vous avez 50 ans, et vous en paraissez quinze de moins.Quel est votre secret ?Ma mère a une très belle peau, j'en ai hérité et je suis végétarienne.À part cela, je n'ai subi aucune intervention.Je voudrais bien me faire refaire les yeux, mais j'ai peur.Je n'ai même jamais osé me faire percer les oreilles.» Barbra Streisand Madonna sous scellé \" ¦ Madonna a fait les manchettes des journaux après avoir posé topless à Miami, dans le cadre d'un nouveau recueil de photos qui promet d'être fort intéressant.Mais elle a fait encore mieux: elle s'est fait photographier faisant du pouce au bord d'une route, vêtue, en tout et pour tout, d'une paire de souliers à talons hauts! Non loin de là, dans une voiture, se cachait son avocat, muni d'une valise bondée de billets de banque, prêt à verser sur le champ la caution de la chanteuse si la police venait à passer par là.Ce recueil est parait-il si torride qu'il se vendra verrouillé et que seul l'acheteur en recevra la clé.¦ C'est Robin Williams qui incarnera Harpo Marx dans le film qui doit être tourné prochainement sur la vie des Marx Brothers.¦ Julio Iglesias s'est prêté de bonne grâce à une séance de photo en compagnie d'autres personnalités telles Bob Hope, Frank Sinatra et Dean Martin, à l'occasion d'un tournoi de golf û Palm Springs.«Je veux que vous ne me photographiez que sur mon bon côté, mon côté droit», a toutefois insisté le crooner.Si bien que lorsque les photos furent développées, on put constater que tout le monde contemplait directement la caméra, sauf Julio, qui regardait obstinément vers sa gauche.¦ Bruce Willis a déboursé 187 000 dollars pour se procurer un cuisinier robot qui, au toucher d'un bouton, vous prépare les mets les plus savoureux.On peut semble-t-il le programmer pour cuisiner jusqu'à 150 plats différents, et il est même capable d'écailler les homards et d'ôter les arêtes des poissons.L'acteur admet que certaines améliorations sont encore nécessaires pour faire de son robot un cuisinier parfait, mais il s'empresse de souligner qu'en comparaison de la cuisine de sa femme.Demi Moorc, c'est le jour et la nuit.¦ Michael Keaton, qui a énergiquement refusé de paraître nu dans une scène de Batman II, n'a pu s'empêcher de demander à Michael Douglas comment celui-ci avait pu se convaincre de le faire lui-même dans Basic Instinct.Douglas lui répondit que tous les matins, pendant plusieurs semaines avant le tournage de la scène en question, il avait passé une demi-heure nu devant son miroir, afin de se familiariser avec l'idée de ne porter aucun vêtement.Mais l'amie de la vedette de Batman, Courtenay Cox, craignant sans doute que cette explication ne con- Madonna vainque Keaton d'essayer la chose, a averti celui-ci que s'il paraissait nu à l'écran, elle le quitterait séance tenante.«Ton corps est seulement pour moi, lui a-t-elle dit, et les cinéphiles devront en faire leur deuil.» ¦ Audrey Hepburn a vécu une scène embarrassante, au moment où elle se levait pour prendre la parole, lors d'une conférence de l'UNICEF à Genève, sa robe s'accrocha à une aspérité de son siège et se déchira, exposant ses jambes, ses cuisses et ses sous-vêtements.Quelqu'un eut la présence d'esprit d'apporter immédiatement un imperméable à l'ambassadrice, qui, après s'être excusée de ce contretemps, prononça son allocution comme si rien ne s'était produit.¦ Ses collègues ont joué à Candicc Bcgen un tour que celle-ci ne leur pardonnera jamais.Us ont placé un coussin «bruyant» sur son siège, et ont connecte celui-ci aux haut-parleurs du plateau.Lorque l'actrice s'assit, un re t e n t i ssan t «PFFFFTTT» se fit entendre.Ses collègues éclatèrent de rire, mais Candicc, rouge de confusion, s'écria: «C'est la plaisanterie la plus stupide et la plus humiliante dont j'aie jamais été l'objet, et je vous revaudrai cela!».¦ Michelle Pfcif- fer est peut-être l'une des stars les plus recherchées de Hollywood, mais elle ii'a pas ce qu'il faut pour habiter l'un des immeubles les plus huppés de New York.L'actrice avait versé 33 000 dollars pour louer un appartement au Dakota, lorsque l'administrateur de l'immeuble lui fit savoir qu'elle ne répondait pas aux critères exigés et que, de ce fait, l'autorisation d'emménager lui était refusée.Et pour comble d'insulte, l'individu refusa de lui rendre son argent.Michelle a mis l'affaire entre les mains de ses avocats, en les avisant qu'elle comptait sur un dédommagement «exemplaire».¦ Les membres de la distribution de Dark Horse n'en crurent pas leurs yeux en observant le réalisateur du film, Tab Hunter, occupé à diriger une scène dans laquelle jouait Natasha Cregson Wa» gner, fille de Natalie Wood.11 y a plus de 35 ans, Hunter avait tourné aux côtés de Natalie Wood dans The Burning Hills, qui avait connu un grand succès à l'époque.Hunter est aujourd'hui âgé de 60 ans, mais en le voyant travailler avec la jeune Natasha, 21 ans, tout le monde aurait juré qu'il avait à peine dix ans de plus qu'elle.Sources: AP.AFP.Star.Examiner.Ctobo Les Mythes: le premier mouchoir jetable Le 350e anniversaire de Sur ce.bon dimanche.ans sa série sur les Mythes, le magazine Max rappelle que lorsqu'il est apparu sur le marché en 1924 le Kleenex n'était pas un mouchoir mais une serviette démaquillante.«Douce comme le duvet et blanche comme la neige», affirme la publicité d'alors, et sa ouate a des propriétés d'absorption «vingt-sept fois supérieures aux fibres des tissus traditionnels».Célébré par l'ingénuité de la réclame des débuts du siècle, le produit libère la peau des bactéries livrant un combat sans merci à l'acné comme aux dépôts cosmétiques.Présenté comme «une découverte scientifique, résultat de plusieurs années de recherches», le Kleenex est né chez Kimberly-Clark.Confiante, sur la lancée de sa grande réussite de l'après-guerre \u2014 Kotex, la premiere serviette hygiénique jetable \u2014, la société adopte une communication conquérante, À l'instar du savon Lux qui, dès 1929, fait appel à Louise lirooks, Kleenex s'essaye, {in moment, à dispenser tlu réve en utilisant la beauté de jeunes actrices.En pure perte! LITTLE MJU7- (*fl*.**9e 861-7437 \"Une o acteurs fortnidiblesï\" PASSED AWAY (G) 12 45-3 00-5 05-7 159 25 CUTTING EDGE (G) 12 30-2 50-5 10-7 20-930 mere 12:30-2 50-5 00-9 30 KAFKA (13 + ) 12:15-2:30-4 45-7:009 15 STRAIGHT TALK (G) 1:15-3 15-5 15-7 15 9 15 JFK (13+) 12:40-4 15-800 PALACE 698 o Sic Cofttonne 866-6991 WAYNE'S WORLD (G) 1 00-3 05-5.10-7 25-940 WHITE SANDS (13 + ) 12 15-2 25-4 40-7 00-9 20 MISSISSIPPI MASALA (G) 1 30-4 006 30-900 MAMBO KINGS (13 + ) 12 20-2:40-5 00-7:10-9 30 MEDITERRANEO (G) 1 35-4 05-6 35-9 05 (Version ongma«e italienne sous-Mres »r*giais> EXPOSURE (13 + ) 12 20-2 35-4 50-7 05 9 25 aNEMA DU PLATEAU 1584 ¦ mom.(toyo» 521 -7870 J.F.K.V.F.(13 + ) V0CM3O800 LE COBAYE (13 + ) 1 20-3 20-5 20-7 20-9 20 J.F.K.V.F.(13+) Tous les so.rs 8 00 dtm 1 00-430-8 00 LA BELLE ET LA BETE (G) dim 1 00-2 45-4 306 15 BUGSY V.F.(13 + ) Tous les soirs 8 00 CAPITAINE CROCHET (G) Tous les soirs 7 00-9 30 dtm 1 00-3:30-7:00-9 30 FLAMME SUR GLACE (G) Tous les sors 7 15-9 30 dim 1 00-3 05-510-7:159X CHÀTEAUGUAY 240 lo«l.$l Jean loplnle 691-2463 BEETHOVEN V.F.(G) Tous les soirs 7.159 15 dirrvmar 1 00-3 00-5 00-7 159:15 ARRETE OU MA MERE VA TIRER (G) Tous les SOtrs 7.00-9:15 dim-mar 1:15-3:10-7.00-9:15 WHITE SANDS (13 + ) Tous «es soirs 7:10-930 dim-mar 2:45-5:00-7; 10-9 30 THE BABE (G) Tout les so*s 7 00 dim-mar 1 10-3 30-7 00 BEAUTY AND THE BEAST (Q) dtm-mar 1 00-5 00 SLEEPWALKERS (16 + ) Tous »es soirs 7 30-930 BASIC INSTINCT (18 + ) Tous les son #00 FERNGULLY (G) d-m-mar 1.00-300-5 00 Nord Ouest LAVAL .Cenit«Lo«ol 688-7776 CINEMA V 5560o She'txoohc 48°-5SS9 \u2022US PCTTf US CAHI fttDO-CNfMA PASSED AWAY (G) Tous les soirs 7:00-9 00 dim 12 35-2:35-4:35-7:009 00 J F K (13 + ) Tous les soirs 8:15 BEAUTY AMD THE BEAST (G) Tous les sows 6 30 dim 12:30-2:20-4:156 30 DORVAL 260 a.c Oo 14 h 15.16 h 30.19 h 05 EXPOSURE Palace 12 h 20.14 h3 5.16 h 50.19 h 05.21 h 25 FERNGULLY Chateauguay Sam .dim .mar : 13 h.15 h.17 h.VERSION ORIGINALE ANGLAISE MU «Jl »tli m COTE-DES-NEIGES \u2022 ttOCGU Cl A'.?rr» i> LANGELIER è> CHATEAUGUAY H t WHITE SANDS' ANS ?EST EBLOUISSANT.\" - Richard Schickel, TIME MAGAZINE u s n n s «hum OAfll mary (MMBIfH MASlRMÏOmO micmy'rourii \u2014 .m CAftAHOUM.ANOtl.fft rtVttlt «i»m «I dim 1 20 - 3 20 - V70 -/ 70 9 2S S*m 7 20 - V 2% ' .i.i.hm T.,| van \u2022.!»¦.EN VERSION FRANÇAISE S TERREBONNE \u2022 071 CM OUCOTIAU 4M4M4 \u2022.un 'Iimi mar 1 20 - 3.20 \u2022 V20 \u2022 / 20 .f:2S Sam :.¦>¦ \u2022 Xérographies de Viiy Juster.Du lun.au sam.de 10 h a 18 h.Jusqu'au 2 mai.CENTRE DE DESIGN DE L'UOAM (200.Sherbrooke o.) \u2022 Auj.exposition d'affiches des fintssants-es en design graphique.CENTRE DES ARTS CONTEMPORAINS DU QUÉBEC (4247.St-Dominique) \u2022 Exposition \u2022Corps mutant», de Stephanie Betiveau.Serge Colin.Anne-Mane Êmond Louis Fortter.Cart Trahan.Bernard Tremblay.Dominique Valade et Noces de Carta.Du lun.au jeu., de 10 h a 18 h; ven.de 10 h a 12 h.Jusqu'au 30 avril.COMPLEXE DU CANAL LACHINE (4710.St-Ambroise) \u2022 Oeuvres de Mike Flisak, Richard Bings.Heather Ballantvne et sculptures.Jusqu au 1er mal._ GALERIE ART ET ARTE (3886.St-Hubert) \u2022 Auj.exposition «A corps ouvert*, photographies de Francine Gagnon.GALERIE SIMON BLAIS (4S21.Ctark) - Peintures et gravures de Jacinthe Tétrautt.Du mar.au sam.de 9 h 30 a 17 h 30.Jusqu'au 2 mai.GALERIE CHANTAL BOULANGER (372.Ste-Catherine o.Suite 502) \u2022 Oeuvres de Guy PeUerm.Jusqu'au 23 mai.GALERIE CHRISTIANS CHASSAY (20.Marie-Anne o.) - Oeuvres de Jacek Jamuszkiewicz et Marie-Josée Lafortune.Ou mere, au ven.de 12 h a 18 h; sam.de 12 h a 17 h.Jusqu'au 5 mai.GALERIE CLARK (1S91.Clark.2iéme étage) \u2022 Auj.de 12 h a 18 h.oeuvres de Judith Berry et Jean Dufresne.A compter de jeu., oeuvres de Jacques Marchand et Fiona Smith.GALERIE COL* BERT (5196.Paré) - Oeuvres de Paul Soulikias.P.Gilles Dubois.Colette Hébert.C.Etee Barrette, Gilles Desmarais.Luigi Tiengo.Catherine Lorain et Sharon Cheney.Du lun.au ven.de 10 h a 18 h; sam.de 10 h a 17 h; dim., de 13 h a 17 h.GALERIE D'ART CONCORDIA (14SS.de Mai-sormeuve o.) \u2022 Oeuvres de Claude-Philippe Benoit.Du lun.au ven.de 10 h a 20 h; sam., de 10 h a 17 h.Jusqu'au 30 mai.GALERIE DARE-DARE (279.Sherbrooke o j -Peintures et photographies de Josée PelJerin.Jusqu'au 2 mai.GALERIE D'ART DE BOUGAINVILLE (4511.St-Oenfc) \u2022 Auj.de 11 h 30 a 19 h 30.denv.de 11 h 30 a 17 h.oeuvres de Virginia P.Bordereau.GALERIE D'ARTS CONTEMPORAINS DE MONTRÉAL (2122.Crescent) » A compter de mar., oeuvres de Paul Soulikias.Du Km.au sam., de 10 h a 18 h: dim., de 13 h a 17 h.GALERIE DAZIBAO (279.Sherbrooke o.espace 311 C) \u2022 Auj.de 12 h a 17 h.exposition «De la curiosité», de Lvnne Cohen.Paul den Hollander et Joe-Peter Wrtkm.GRAFF (963.Rachel e.) \u2022 Exposition «Transferts et transfusions» et oeuvres de Pierre Ayot.Du mere, au ven.de 11 h a 18 h; sam.dim., de 12 h a 17 h.Jusqu'au 10 mai.GALERIE D'ART JOHN F.KENNEDY (3030.Villeray e > \u2022 Dessins * l'encre.Jusqu'au 20 mai.GALERIE SAMUEL LALL0UZ (372.Ste Catherine o.) \u2022 Installation de Joan Jonas et oeuvres de Naomi London.Du mar.au ven., de 11 h a 18 h; sam.de 12 h a 17 h.Jusqu'au 29 avril.GALERIE L'EMPREINTE (272.St Pau! e ) \u2022 Auj et dem.de 10 h a 17 h.peintures de Louise Julien et sculptures de Jean-Dents Bisson.GALERIE LIEU OUEST (372.Ste-Catherine o.Suite S23) \u2022 Oeuvres d'Alain Surprenant.Ou mar.au sam.dellh30ai7h30.Jusqu'au 9 mai.GALERIE MICHEL-ANGE (430.Bonsecours) -Oeuvres de Louise Carvé et Monique Bedard.Du mar.au dim., de 11 h a 18 h.Jusqu'au S mai.GALERIE OPTICA (3981.StLaurent.Suite 501) \u2022 Oeuvres de Pierre Antoine.Francois Élte et Alain Paiement.Du mere, au dim., de 12 h a 17 h.Jusqu'au 10 mai.GALERIE FRÉDÉRIC PALAROY (307.Ste-Catherine) \u2022 Oeuvres de Caroline Bussieres et Gilles Morissette.Du mar.au ven.de 11 h a 18 h; sam.de 11 ha 17 h Jusqu au 6 mai.GALERIE PINK (1456.Notre-Dame o.) \u2022 Auj.de 13 ha 17 h.sculptures de Sara Day.A compter de mere., exposition «La peinture de paysages», acryliques de Peter Raymond.GALERIE PORT-MAURICE (8400.bout.Lacor-datr e ) \u2022 A compter de jeu* exposition «La sculpture en relief.GALERIE: RELAIS DES EPOQUES (1516.Sherbrooke o ) - Auj.oeuvres de Georges Dedoyard.Gerard Castonguay.Liliane Foumier Marcel Déforme.Jeannine Eve Red.Abd Hanaf i.Lise laioie, Anne Van Mterfo.Monique Bedard.Marcel Ravary et Maurice Oomingue.GALERIE SHAYNE (5471.Ave.Royalmount) \u2022 Oeuvres de Nicole Lanctot.David McKay et David Wright.GALERIE SKOL (279.Sherbrooke o.) » Auj.oeuvres de François Myre.GALERIE S (4710.St-Ambcotsr-, Suite 101) \u2022 Oeuvres de Faye Fayerman.Jusqu'au 20 mai.GALERIE TROIS POINTS (307.Ste-Catherine o.Suite 555) \u2022 A compter de mere., oeuvres de Michelle Héon.Ou mar.au ven.de 11 h a 18 h; sam.de 11 hai7h.GALERIE UOAM (pavillon Judith-Jasmin.1400.Berri) \u2022 Exposition «Palindrome et palimpseste».Tous les jours de 12 h a 18 h.Jusqu'au 3 mai.GUILDE CANADIENNE DES MÉTIERS D'ART DU OUÉBEC (2025.Peel) - Verre d art de Laura Wetsbord.Jusqu'au 30 mai.Sinon, compost/.u Montiçcil I» /SI-8688 ou.snns In».s l< I 8fl0 Sfti 8638.CLUB ftfu/ù, poùtù f\"X GUILDE CRAPHIOUE (9.St-Paul o ) - Oeuvres de Richard Lacroix et M:relia Apranamian.Du lun.au sam.de 10 h a 18 h; dim., de 13 h a 18 h.Jusqu au is mai.L'IMAGE (1224.Ave Van Home) \u2022 Auj.de 12 h a 18 h.oeuvres de George S Zimbel MAISON DART STLAURENT (7fl2.boul Decane) - Oeuvres de Katenna Mertikas.René Le-may et Bons Yefman.OCCURRENCE 1911.Jean-Talon e .bureau 039) \u2022 Exposition «Suite cvnegetiquef igures pour mes amis oui boivent, mentent et me volent», de Ka-mila Wozntaxowska Du mar.au dim., de 12 h a 17 h.Jusqu au 31 mai.HORS MONTREAL hommKtmmi.Olftlli ARTS VISUELS DE LANAUDIERE (1074.boul Base de Roc.Joiiette) \u2022 Expositio «Passage», de Celine Michaud Jusqu au 3 mai.AU BOUT DE LA 20 (126A.Urfontalne.Rh/ie-re-du-Loup) \u2022 Auj.de 13 h 30 a 16 h 30.exposition «Batisseries».d Andre Brassard.AXE NEO-7 (205 Montcalm.Hull) \u2022 Auj.de 12 h a 17 h.oeuvres de Randy Saharuni.LE BALCON D'ARTS (650.Notre-Dame.Saint-Lambert) \u2022 Oeuvres de Gaston Rebry.Jusqu au 5 mai.BIBLIOTHÈQUE DE CHAMBLY (1691.Bourgogne) \u2022 Auj.de 13 h a 16 h.oeuvres de Francine Migner.CENTRE ADMINISTRATIF CLOVIS-LAN- GLOIS (500.Riviereaux-Pins.Boucherville) -Ven.de 20 h 30 a 22 h.oeuvres des artisans de l'Association des Métiers d'art de Boucherville.CENTRE D'EXPOSITION EXPRESSION DE ST-HYACINTHE (405.St-Simon) - Auj.de 13 h a 17 h.exposition «Paysages reconstruits», de Kevin Kelly.COLLEGE BISHOP (lennoxville) \u2022 Auj.de 11 h a 16 h.festival du printemps.GALERIE D'ART DES AMIS DE LA CULTURE DE RIGAUD (Edifice de l Hôtel de Ville de Rigault) \u2022 Poteries de Domimaue Custeau.Jeu., ven.de 12 h a 21 h; sam.dim., de 12 h a 17 h.Jusqu'au 7 juin.GALERIE ART 8 (863.des Ursulines.Trois-Ri-vieres) - Dessins, aquarelles et encres de Fernan-durand.Du mere, au dim., de 14 h a 17 h.Jusqu'au 2 mai.GALERIE PIERRE BERNARD (141.Cham-plain.Hull) \u2022 Oeuvres de Leon Bellefleur R C.A.Roger Cantin et Antoine Prévost.Jusqu'au 30 avril.GALERIE D'ART DU COLLEGE MONTMORENCY (475A.boul.de l'Avenir, Laval) \u2022 Auj.de 13 h a 17 h.exposition «Au-deia de la realite».GALERIE DU COLLEGE ÉDOUARD-MONT-PETIT (100.de Gentilly e.Longueuil) \u2022 Exposi- tion «Figure Works VII», de Frank Mulvey Du mar au sam .de 12 h a 17 h; mere soir de 18 h 30 a 21 h, dim .de 14 h a 17 h Jusqu au 9 mai.GALERIE DU CENTRE (250.St Laurent.St-Lambert) \u2022 Peintures de Monique Lalancette.Mar.mere .ven.d e 12 h a 17 h; jeu .de 12 h a 21 h; dim., de 13 h a 17 h.Jusqu'au 10 mai.GALERIE D'ART MARIELLE GAGNÉ (34 Ar« gyle.St-Lambert) \u2022 Oeuvres de Vincent Dusek.Florent Comtois.Monique Bedard.Denise la tonde.Zero Zoo.Hélène Du be et Denise David GALERIE HORACE 174.Albert.Sherbrooke) \u2022 Auj.de 13 h a 17 h.imtallationperforrnance de Pierre Pépin et exposition «Métamorphose 1 a 2000«.GALERIE MONTCALM (25.Laurier.Hufl) \u2022 installations holographiques de Philippe Boissonnet.Du mar au ven .de 10 h a 17 h: jeu.de 10 h a 20 h.sam .dim., de 10 h a 17 h.Jusqu au 10 mai.GALERIE D'ART PARALLÈLE LINDA THI- BODEAU (297.rue Principale.Saint-Sauveur-des-Monts) \u2022 Oeuvres de Vittorio.Danieie Rochon.Michel Pellus.Renée Durocher et Mimie Langlois Ven.sam.de 13 h a 22 h.dim., lun.de 10 h a 17 h.GALERIE JOSETTE TÎLMANT (400.rue Prm cipaie.St-5auveurdes-Monts) \u2022 Oeuvres de Marcel Fecteau.Missakian.Albert Rousseau.Joseph Giunta Gerard Castonguay et Georges Dedoyard.GALERIE VERTICALE (1897.boul.Dagenais o.Laval) \u2022 Photographies de Raymonde April et sculptures de Marie-Chrystine Landry.Du mere, au dim., de 12 h a 18 h.Jusqu'au 24 mai.HAUT 3e IMPERIAL (164.Cowie.Granby) \u2022 Peintures de Denise Côté Du mere, au dim., de 13 h a 17 h Jusqu'au 17 mai.LA GALERIE (75.St-Antoine.Trois-Rrvieres ouest) \u2022 Auj.de 14 h a 17 h.exposition «Fleur de peau», de Raymonde Beliveau.LA PETITE GALERIE D'ART DE ST-CALIX- TE (6160 route 335) \u2022 Oeuvres des artistes de la galerie Du jeu.au dim., de 12 h a 17 h.MAISON DES ARTS DE LAVAL (1395.boul de la Concorde o.Laval) - Peintures du Frère Jerome.Du mar.au sam., de 14 h a 20 h: dim., de 14 h a 18 h.Jusqu au 10 mai.MAISON DES ARTS DE PIEDMONT (136.Chemin de la gare.Piedmont) \u2022 Oeuvres de J.-P.Rtopeiie.P.Surrey.M.Barbeau.P.-V.BEaulieu.R.Derouin.H Mas son.J.Hurtubise.A.Neeh.P.-H.Faiardeau.J.Lamoureux.N.Hudon.A.M.Bost.C.Emond.A.Villeneuve.0.Lanteigne.et 8.R.Deit-cher.MAISON SOUS LES ARBRES (2024.route 133 sud Iberville) \u2022 Oeuvres de Diane Landriaurt et Annick Nemquin.Jeu., ven.de 9 h 30 a 21 h: sam .de 9 h 30 a 17 h; dim., de 12 h 30 a 17 h.Jusqu au 1er mai.MUSEE PIERRE BOUCHER (858.Lavioiette.TroisRivieres) - Installations de P»erre-Leon Te-treault et lithographies de Gaston Petit.Du mar.au dim., de 13 h 30 ai 16 h 30 et de 19 h a 21 h.Jusqu'au 3 mai.QUATRE MILLIONS POUR QUATRE VOLUMES DE DESSINS D'AUDUBON ¦ Une série de quatre volumes de dessins du naturaliste américain John James Audubon a été adjugée vendredi à New York pour 4,070 millions, établissant ainsi trois records mondiaux d'enchères, a indiqué le marchand d'art Christie's.L'identité du collectionneur privé ayant acquis les quatre volumes de The Birds of America : from Original Drawings n'a pas été révélée.Ces volumes, publiés entre 1827 et 1858, étaient vendus par l'université d'Edimbourg (Ecosse).L'enchère de plus de quatre millions de dollars \u2014 frais de 10 p.cent inclus) a établi trois records mondiaux d'enchères: prix records pQur cet ouvrage, pour un livre illustré et pour un livre ancien américain.TROIS BRONZES DE RODIN VOLÉS EN QUATRE MINUTES ¦ Des cambrioleurs n'ont mis que quatre minutes pour pénétrer, la semaine dernière, dans une galerie londonienne et emporter trois petites statues de Rodin, d'une valeur d'environ 170 000$.Les trois bronzes, dont le plus grande mesure 52 cm de haut, sont La Jeunesse triomphante, représentant une vieille femme embrassée par une jeune fille, Le Secret, représentant deux nus, et La Femme agenouillée., également un nu.Sonia: L'argent.sécurité.Sonia: Peux-tu Roch: Si j'aime Les enfants ?.cela a pris du temps.sonia:.l'avenir.Roch : J'arrêterai i tout si.- 4 \u2022 4 ¦ «ri * Sonia : \u2022 Roch: \u2022 ta vie.solitude Invite Roch Voisine \u2022 v.¦¦¦¦ ' \u2022.;:\u2022';'>;\u2022,-WX^syi:.;v La plus tele des teles \u2022 30 minutes avec Roch dans une entrevue-vérité réalisée par Sonia Benezra. 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