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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Le Monde
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1992-05-03, Collections de BAnQ.

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[" Le Monde LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE S MA11992 Les combats font rage à Sarajevo L'armée yougoslave détient le président bosniaque d'aprù* AFP et Renier SARAH VO .Les bombardements et échanges de tirs faisaient toujours rage hier soir à Sarajevo malgré un cessez-le-feu conclu par les forces bosniaques et l'armée fédérale au terme de dix heures d'affrontements violents dans la capitale de la Bosnie Herzégovine.Un observateur belge de la CEE a en outre été tué dans la périphérie de Mostar, où des combats se poursuivent depuis plusieurs jours.Les ministres des Affaires étrangères des Douze réunis à Guimaraes (Portugal) ont d'ailleurs exigé le retrait des troupes fédérales de Bosnie-Herzégovine, sans toutefois prendre aucune décision quant à d'éventuelles sanctions contre la Serbie.À Sarajevo, d'après un représentant de la CEE ayant exercé une médiation, l'armée fédérale n'a pas accepté de libérer le président bosniaque Alija Izetbegovic, qu'elle détient à la caserne Luka-vica, après l'avoir enlevé à l'aéroport de Sarajevo.Le président bosniaque revenait de Lisbonne, après l'échec des négociations de paix sous l'égide de la Communauté européenne.L'armée avait fait savoir qu'elle ne lui rendrait la liberté qu'après conclusion d'un cessez-le-feu, et que si on la laissait récupérer ses morts et ses blessés dans les rues de Sarajevo.Pour la première fois depuis le début des hostilités à Sarajevo, le 6 avril, les forces fédérales basées dans le centre même de la ville ont été directement impliquées dans les combats.Selon des responsables de l'armée, plusieurs soldats fédéraux ont été tués et plusieurs autres blessés au cours des affrontements avec les forces croato-musulmanes, qui ont également attaqué la Maison de l'armée.La radio de Sarajevo a cependant rapporté que plusieurs bâtiments du centre-ville étaient la cible de tirs provenant des positions tenues par les milices serbes, notamment l'état-major de la Défense territoriale bosniaque, la Poste, les facultés de Droit et de Sciences politiques ainsi que la cathédrale catholique.Intervenant à la radio, M.Colm Doyle, représentant de l'émissaire des Nations unies Cyrus Van-ce, a appelé toutes les parties à arrêter immédiatement les hostilités.Il a dit avoir signifié au ministre fédérai de la Défense, le général Blagoje Adzic, qu'il tenait l'armée pour responsable du conflit.Dans l'après-midi, des avions La CEE et l'AELE créent le plus grand marché du monde Aiienev I runee-Presse PORIO Les douze États de la Communauté économique (CEE) et les sept membres de l'Association européenne de libre échange (AELE) ont signé hier à Porto l'accord créant le plus grand marché unique du monde, fort d'environ 380 millions d'habitants et représentant près de 40 p.cent du commerce mondial.Le président de la Commission européenne lacques Delors a émis hier le voeu que cet Espace économique européen (EEE) «soit une étape vers l'architecture de la grande Europe».«Cet espace est destiné à représenter un élément de stabilité dans la nouvelle Europe que nous voulons construire», a pour sa part affirmé le ministre portugais des Affaires étrangères Joao de Deus Pinheiro, président en exercice du conseil des ministres de la CEE.«Il reste toutefois encore beaucoup à faire avant que cet accord n'entre en vigueur», a-t-il souligné.L'accord doit encore être ratifié par les parlements nationaux, le Parlement européen et par un référendum en Suisse.Les États de l'AELE doivent en outre harmoniser leurs législation avec les règles communautaires.Le chef de la diplomatic islandaise qui assure la présidence tournante de l'AELE Ion Baldwin Hannibalson a quant à lui estimé qu'il s'agissait «d'un accord ambitieux qui concilie deux logiques différentes» de l'intégration européenne.La CEE et l'AELE ont en effet longtemps représenté des blocs économiques concurrents en Europe.L'AELE regroupe aujourd'hui sept pays: l'Autriche, la Suède, la Suisse, la Finlande, la Norvège, l'Islande et le Liechtenstein.Trois d'entre-eux \u2014 la Suède, la Finlande et l'Autriche \u2014 ont officiellement déposé leur demande d'adhésion à la CEE.Les gouvernements suisse et norvégien ont l'intention de faire de même prochainement.Un petit «couac» a troublé la solemnité du jour.Une fois l'épais document de 1000 pages signé par les ministres des Douze, l'appariteur a failli oublier d'inviter leurs homologues de l'AELE à venir apposer leur signature.Aux termes de l'accord, les pays de l'AELE acceptent tout l'acquis communautaire, à savoir la libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux.L'agriculture et les affaires politiques restent toutefois exclues de son champ d'application.La CEE et l'AELE assurent aujourd'hui 45 p.cent des échanges mondiaux.La création de l'EEE leur permet de resserrer les rangs face à la concurrence (États-Unis et lapon) et de faciliter leurs échanges alors que leurs économies sont fortement dépendantes.En 1990, la CEE a absorbé près de 60 p.cent du total des exportations des pays de l'AELE et a fourni plus de 60 p.cent de leurs importations.Attentats meurtriers au Rwanda tl'nprvs AFP et Rcuter KIGALI u moins six personnes ont été tuées et dix autres blessées, dont huit grièvement, par l'explosion d'une bombe dans un taxi collectif hier à Kigali.Le bilan pourrait être plus lourd, car d'autres cadavres carbonisés ont été aperçus dans le taxi.La capacité normale d'un taxi minibus est de 18 personnes, mais ce chiffre est souvent dépassé.Le taxi, qui venait du centre ville, se rendait à Nyamirambo, un quartier islamique situé à 10 km du centre.Trente-quatre personnes ont été tuées depuis le 12 mars dernier au Rwanda (dont 24 pendant la semaine dernière) par des bombes placées dans des véhicules de transport ou par des mines qui Un milicien musulman tente de reprendre son souffle durant les combats au centre de Sarajevo.de combat de l'armée yougoslave avaient survolé à plusieurs reprises à basse altitude Sarajevo, lançant ainsi un «dernier avertissement» aux forces musulmanes et croates, a annoncé le commandement de l'aviation militaire.L'aviation fédérale a également annoncé avoir bombardé hier le pont sur la Save reliant Slavonski Brod (Croatie) et Bosanski Brod (Bosnie) afin, selon elle, d'empêcher l'arrivée de renforts de l'armée croate en Bosnie-Herzégovine.PHOTO AP (T JJiWM DUû'uET 11 LA DO U BLI vu D'UNI VI «>T ?¦CihJ VlVIANL li (mono kong Food Fi *.t iv al t \u2022 .» \u2022\u2022 \u2022 v \\ ftRTiçi i »i :\\l .Fpancoisf KAYLLF?Hekmatyar affame Kaboul Agence t rnnev-Presse KAHOUI.0 *# 0 «.9 * 0 \u2022 \u2022 \u2022 Le Hezb-e-Islami du leader fondamentaliste Gulbud-din Hekmatyar a averti hier qu'il entreprendrait ce qu'il m appelé «des opérations finales» si les milices alliées au commandant Ahmed Shah Mas-soud ne quittaient pas Kaboul.Le communiqué du Hezb-e-Islami a été publié au Pakistan alors qu'un important convoi de 130 camions transportant 12 tonnes de blé est bloqué depuis mercredi à 40 km à l'est de Kaboul, et que des troupes loyales à Hekmatyar semblent renforcer leurs positions à Jalalabad et dans la province de Nangarhar, selon des sources afghanes et occidentales.* Le commandant Abdul de la tendance Younous Khalès du Hezb-e-lslaini, un des principaux dirigeants moudjahidine modérés pour la région de Kaboul, a précisé qu U essayait d'obtenir par la négociation le libre passage pour ces camions mais qu'il refusait de se battre pour cela.Le pouvoir à Kaboul a dépêché sur place, à Sarowbi, des oulémas (chefs religieux musulmans) pour essayer de convaincre les moudjahidine d'Hekmatyar de laisser passer le convoi.Le commandant Abdul Hak a par ailleurs confirmé que d'importants mouvements de miliciens avaient eu lieu hier en direction de positions du Hezb-e-Isiami dans le sud-est.Il a indiqué qu'il avait demandé au général Nurul Haq Oloumi \u2014 qui assure la liaison entre l'armée et le nouveau pouvoir \u2014 de venir s'expliquer à ce sujet au cours d'une deuxième réunion hier du conseil des six commandants responsables de la sécurité de Kaboul, présidé par Ahmad Shah Massoud.« (e ne prendrai part à aucune guerre», a affirmé le commandant Abdul Haq» se montrant très critique à l'égard de ce pouvoir moujdahidinc basé sur les partis.«Les partis ont toujours échoué», a-t-il estimé.Sollicité par Massoud et le conseil des commandants de Kaboul pour prendre la tète d'une unité paramilitaire de 1600 hommes chargée de prendre la place des groupes moudjahidine rivaux actuellement dans la capitale, le commandant Abdul Hak a déclaré qu'il n'avait «pas encore décidé s'il accepterait une fonction officielle avec ce gouvernement».« Mais je suis prêt et je veux aider à rétablir la sécurité et l'approvisionnement de Kaboul», a-t-il poursuivi.Haïti : la police empêche une messe Agence f ranee-Presse PORI AUPRINCF Les forces de l'ordre ont empêché hier à Port-au-Prince, la célébration d'une messe de solidarité avec une religieuse vénézuélienne, soeur Clemen-cia Ascano, emprisonnée depuis lundi dernier dans la capitale haïtienne, a-t-on annoncé de sources concordantes.La messe devait avoir lieu à l'église Notre-Dame du perpétuel secours du Bel air, un quartier populaire au centre de la capitale haïtienne.Les quelque 200 religieux et laïcs se rendant à l'église ont été dispersés par les policiers qui ont tiré des gaz lacrymogènes.La religieuse avait été arrêtée alors qu'elle revenait de République Dominicaine par la route à la Croix des Bouquets, banlieue nord-est de la capitale, après la découverte dans son véhicule, lors d'un contrôle de routine, de calendriers portant la photo du président renversé Jean-Bertrand Aristide.Dl sign our rn cois- l N -r\\3t ft B M SAOUDITE jUjIjij I EOna Bernatchez B2 LM fKfcddc, MONI KfcAL, UlfttMftirtfc d MMI 1*92 Éditorial Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Mtsson Marcel Des jar dins éditeur adiomt directeur de I information Alaèn Dubuc éditorialiste en chef Une médecine trop douce pour offrir une réelle alternative I I faut souvent se méfier des mots.Surtout lorsqu'ils ne signifient pas vraiment ce qu'on veut leur faire dire.Ou qu'ils trahissent la réalité qu'ils prétendent décrire.Ainsi qui oserait affirmer, sans se couvrir de ridicule, que les médecines «douces» sont toujours une riposte à la médecine traditionnelle qui serait, elle, systématique* ment «brutale»?Ou encore que la disponibilité de soins de santé dits alternatifs indique que les Québécois sont vraiment placés devant une alternative au moment de décider à qui ils vont faire confiance.Cette ambiguïté des termes traduit bien, cependant, la confusion régnant actuellement au Québec dans ce domaine.Un fouillis indescriptible où les plus dangereux charlatans côtoient d'inoffensifs marginaux.Mais aussi où des spécialistes compétents et rigoureux de thérapies non conventionnelles sont en butte aux attaques incessantes de professionnels «patentés » surtout préoccupés de protéger leur chasse gardée.Après deux ans de consultations, l'Office des professions a tenté de démêler tout cet écheveau dans un rapport devant théoriquement permettre de séparer le bon grain de l'ivraie.Et déboucher sur l'adoption de mesures visant à protéger le public.Le moins que l'on puisse dire c'est que l'Office a eu recours à la moins efficace des médecines douces pour s'attaquer au mal qui, autant du point de vue du Collège des médecins que des spécialistes des médecines douces, ronge la pratique des soins de santé au Québec.Son diagnostic global : pas vraiment de problème.Donc, en bonne logique, pas de solution à proposer.Ou si peu.Pas étonnant que ce rapport ait déjà provoqué un concert de protestations dans les deux camps.Souvent pour des raisons exactement inverses.Sauf, bien sûr, de la part de ceux qui n'ont pas intérêt à ce que les choses changent.Comme tous ces fumistes qui, se basant sur des théories abracadabrantes, abusent de la crédulité des gens les plus vulnérables pour leur vendre, généralement fort cher, des soi-disant thérapies révolutionnaires qui ne feront bien souvent qu'aggraver leurs difficultés.On a, en fait, l'impression que l'Office a surtout voulu plaire à tout le monde, ce qui demeure encore la meilleure façon de faire l'unanimité contre soi.Ainsi, par exemple, à son avis, la pratique des médecines douces ne représente généralement pas de danger pour le public.Ceux qui s'y adonnent devraient donc être à l'abri des poursuites pour exercice illégal de la médecine.De quoi faire bondir le président du Collège des médecins, le Dr Augustin Roy, qui, à juste titre, reproche au rapport de ne pas avoir considéré chaque thérapie séparément pour démêler les bonnes des mauvaises.De façon à permettre des recours judiciaires contre ceux qui constituent indiscutablement une menace à la santé publique.À l'inverse, l'Office recommande que certaines des spécialités les plus connues et les plus crédibles des médecines douces \u2014 comme l'homéopathie et l'ostéopathie \u2014 passent sous le contrôle exclusif de corporations professionnelles existantes.Une suggestion vertement dénoncée par le Réseau alternatif de santé qui s'oppose à ce que, seuls, les médecins traditionnels soient autorisés à exercer ces professions.Même chose pour les thérapeutes conjugaux et familiaux, sexologues et psycho-éducateurs face à d'autres organismes déjà reconnus.Entre le laisser-aller absolu et la soumission totale de certains secteurs des médecines douces aux corporations existantes, on aurait souhaité que l'Office fasse preuve d'un minimum d'imagination et de courage.L'imagination dans la recherche d'une formule originale assurant au public une protection adéquate contre les abus.Et le courage de résister aux appétits corporatistes de certaines organisations traditionnelles.On n'a malheureusement eu droit ni à l'un ni à l'autre.Il ne reste plus à l'Office qu'à refaire ses devoirs.Pierre CUMUL Opinions Le logicisme: rétrograde ?L'auteur est professeur de philosophie au Collège Montmorency.¦ orsque les premiers astro-Bs nautes sortirent de leur capsule pour aller faire un petit tour dans l'espace, ils prirent grand soin de bien s'attacher afin d'éviter de partir à la dérive; ce faisant, ils avaient sans doute en tète la loi d'inertie de Newton, cette loi découverte 300 ans auparavant, qui leur signalait qu'un corps livré à lui-même dans l'espace se meut sans fin et sans arrêt d'un mouvement rectiligne uniforme.Ce caractère «prophétique» des lois scientifiques est ce que l'on appelle leur coté «mathématique».L'aspect «mathématique» que l'humain réussit à donner à certaines lois de la nature n'est pas nouveau; les Grecs dont nous vient d'ailleurs le mot, interprétaient déjà eux-mêmes à l'origine ce qu'ils appelaient le «Ta mathemata» comme cet art de prédire le déroulement des phénomènes à partir de ce que l'on sait déjà d'eux; lorsque, par exemple, je dis que je vois 3 pommes sur une table, le nombre ««trois» m'annonce la triplicate du « phénomène pomme».La logique mathématique par exemple, issue directement du «logos» grec, sera cette possibilité de dire quelque chose de quelque chose, de sorte que l'usage suivi de cette raison «raisonnante» donne la possibilité de prédire l'événement.C'est ce qui explique que, pour les Grecs, raison et langage (discours) étaient désignés par ce même mot de «logos» duquel nous vient le mot «logique».C'est cette puissance de la raison, découverte par les Grecs et historiquement restée longtemps sans lendemain, qui fut reprise par la suite par nos scientifiques modernes.Car déjà au 17e siècle avec Newton, le but de la science ne sera plus tellement de connaître la vérité des choses, mais de tenter d'en prévoir le déroulement pour ainsi être apte à les contrôler, ce qui, plus tard, se transformera en une utilisation et une exploitation abusives par «l'homme moderne».Disons cependant qu'aujourd'hui, avec le désastre écologique terrible où nous a menés qne telle façon de penser, cette « puissance mathématique*» est mise en veilleuse par plusieurs.L'idée apocalyptique de-devoir vivre à l'avenir sur une sorte de dépotoir volant dans l'espace et cela, avant d'y crever définitivement, a amené, avec raison je crois, l'humanité à se distancer de cet engouement aveugle pour ce que l'on appelait hier encore le «progrès» en science.Il existe toutefois présentement chez nos penseurs-philosophes, principalement dans les pays d'origine anglo-saxonne comme le nôtre, une sorte de contre-courant qui se situe, je dirais, entre d'une part ces préoccupations écologistes de l'heure, et d'autre part, ce qui reste d'une certaine soif de progrès, ou, & tout le moins «d impression » de progréa ; car déchirés entre la vue du désastre écologique et la volonté encore vtvante malgré tout chez eux d'une humanité «évoluante», ces «progressistes» nouvelle-vague n'hésiteront pas, assez curieusement, à répudier tout simplement le monde des choses terrestres ordinaires pour se réfugier dorénavant et exclusivement dans le monde des choses spirituelles.Nous observons actuellement en effet dans la classe intellectuelle, autrefois critique, une tendance vers le retour au monde de «l'esprit pur», et cela, que ce soit, pour les plus «rationalistes», à travers l'appropriation d'un système de pensée strictement logique, ou encore pour d'autres, à travers un renouveau mystique ou religieux.Ce qu'il faut dire d'abord au sujet de ce sentiment de désaffection vis-à-vis les choses terrestres, effectivement présent chez beaucoup de nos penseurs-philosophes d'aujourd'hui, est que celui-ci origine principalement de l'effondrement des grands idéaux humanistes provoqué par la faillite des régimes communistes ou socialistes à travers le monde.Plusieurs de ces «logicistes» se réclameront de Lùdwig Wittgenstein, philosophe autrichien du début du siècle, qui prônait l'idée que les seules vérités que la raison «raisonnante» peut obtenir du monde sont celles du discours de la logique.(.) Selon ce philosophe, si l'humain veut trouver le vrai sens du monde, il doit le chercher en dehors du monde et non pas dans le monde lui-même; il existe donc pour lui une signification du monde que l'on ne pourra découvrir que par le mysticisme ou le recours au dieu créateur.Mais attention, Wittgenstein ne répudiera pas pour autant la philosophie comme certains le pensent; au contraire, il saluera cet effort particulier de pensée et ajoutera même ce conseil fort évocateur quant au sens mystique à donner à son oeuvre: «La philosophie, on devrait, pour bien faire, ne l'écrire qu'en poèmes», (in: Remarques mêlées).Or aujourd'hui d'aucuns, d'ici ou d'ailleurs, imbus des principes de la logique, que ce soit de la logique formelle ou plus simplement de la logique argumentative, s'illusionnent en croyant arriver à des vérités absolues en niant la pensée philosophique en ce qu'elle a d'essentiel, c'est-à-dire dans son aspect d'abord réHexif.Réfléchissons maintenant au fait suivant: lorsque par exemple, en calcul mathématique, je formule l'égalité de 1 + 1 «2, je ne dis absolument rien de 1 mais tout de 2; «deux» équivaut, dans la représentation que j'en fais, à la somme d'unités pourtant bien indépendantes l'une de l'autre.Mais que sais-je alors de chacune de ces unités?Absolument rien, sinon qu'ensemble elles forment une autre chose, un chiffre, pure représentation mentale, inexistante dans le monde.En logique, tout fonctionne sur le même principe: de deux choses j'en déduirai une autre et ainsi de suite.pour arriver au bout du compte à une proposition finale que j'appellerai «conclusion».La chose peut toujours aller en science où le but visé est une utilisation pratique des phénomènes naturels, mais, lorsqu'il s'agit de pensée et de réflexion, ne doit-on pas procéder tout autrement?Car que sais-je des prémisses initiales?D'où viennent-elles?Qui les a formulées, à partir de quoi et à quel moment et pourquoi.?De tout cela, donc de l'essentiel, on ne me dira rien, afin de pouvoir arriver le plus rapidement possible à une conclusion.Dans son livre Critical thinking and education, le pédagogue américain |ohn McPeck ne se gène pas pour dénoncer l'utilisation abusive faite de la logique par certains professeurs des «humanities» à l'intérieur de leur cours; selon ce spécialiste, l'école, plutôt que de se limiter à enseigner bêtement le fonctionnement de l'argumentation logique aux élèves, devrait concentrer ses efforts plutôt à éveiller leur esprit critique.Malheureusement, il faut faire le constat suivant: comme toute autre chose, le savoir est aujourd'hui devenu une marchandise.Plus spécifiquement, avec l'introduction des ordinateurs dans les écoles et les universités, le «grand savoir» s'est vu progressivement réduit à un simple «savoir-faire».Étant de l'ordre du langage-machine, ce «savoir-faire» logico-mathéma-tique fait montre alors de « bon savoir», en opposition au « mauvais savoir » de la pensée et de la théorie critique.Le philosophe d'origine allemande Herbert Marcuse dira justement qu'avec cette pensée militariste nous sommes passés du principe de réalité au principe de rendement; car ce qui compte avant tout de nos jours c'est la production, l'efficacité, la rapidité.Mais à ce moment, il serait, à mon avis, aussi presque aberrant de constater qu'alors qu'autrefois, au Moyen-âge.les philosophes faisaient de la logique pour rejoindre Dieu, ils en feraient maintenant pour pouvoir s'ajuster au savoir-marchandise de l'industrie.Rappelons en terminant qu'au Québec, ce n'est qu'après une lente et longue évolution sociale que nos étudiants eurent enfin accès à la plupart des textes de réflexion philosophique et littéraire du 20e siècle, l'Église ayant eu longtemps la main haute sur ces textes jugés trop critiques.N'apparalt-il pas un peu expéditif de la part de certains de ces «progressistes» de déjà crucifier la philosophie humaniste, sous prétexte qu'elle ne répond pas tout à fait au style logico-scientifique en vogue actuellement?Ne s'agit-il pas là finalement d'un mépris pour toute la philosophie, discipline qui est certes prise dans toutes sortes de contradictions aujourd'hui, mais qui tente malgré tout encore, elle au moins, de sauvegarder une place pour l'humain confronté à tant de déboires en cette fin de millénaire?le pense que pas plus qu'un retour à une religiosité qui serait «béate», le marasme moral dans lequel nous nous retrouvons actuellement ne peut justifier le rejet de tant d'années de pensée et de réflexion philosophiques pour s'en tenir qu'au simple logicisme.Car si les philosophes eux-mêmes ne croient plus à la philosophie et à sa spécificité qui donc y croira.?Et, selon moi, enseignant en cette matière, la question devient particulièrement pertinente actuellement, au moment même où le ministère de l'Éducation supérieure s'apprête à reviser les programmes d'enseignement au niveau collégial et où, la philosophie doit se montrer, hors de tout doute, comme une exigence essentielle à la formation fondamentale.Guv Cormier Sérieux démenti aux dénigreurs Monique Gagnon-Tremblay n septembre 1991, pour la seule région de Toronto, on estimait entre 15 000 et 25 000 le nombre de juifs ayant quitté la Communauté des États indépendants, ex-URSS, pour s'établir au Canada.|e ne sais pas si c'est la réputation de «paradis terrestre» faite généreusement au Canada par TONU (on ne demande pas l'avis de nos chômeurs!) qui nous vaut l'hommage des peuples ébahis, mais notre pays agit comme un véritable aspirateur vis-à-vis des juifs de rex-URSS.Pas seulement vis-à-vis d'eux, d'ailleurs.En principe, les migrants juifs prennent le chemin d'Israël.Ils y sont encouragés par diverses instances.Beaucoup s'y sont établis.Mais beaucoup aussi en reviennent, dans tous les sens du mot.Il arrive qu'ils ne se sentent pas à l'aise dans leur nouveau milieu; ou ils ne trouvent pas d'emploi.Enfin, pour un certain nombre de ces immigrants, Israel n'est qu'un relais, la vraie terre promise étant l'Amérique.Dans le cas des juifs soviétiques, à l'attrait qu'exercent les terres étrangères, comme motif de déplacement, vient s'ajouter un sentiment de crainte: la crainte d'une montée de l'antisémitisme au pays de Gorbatchev et de Eltsine.Voilà qui surprend un peu, quand on sait q»ie les relations entre Moscou et Israël se sont réchauffées.Écoutons notre ministre des Communautés culturelles et de l'Immigration, Mme Monique Gagnon-Tremblay: «Lors de mon passage à Moscou, j'ai eu l'occasion de rencontrer à deux reprises des membres de la communauté juive.Les gens que j'ai rencontrés m'ont fait part de leur crainte face à la montée de l'antisémitisme, crainte qui les pousse à quitter le pays.» En foi de quoi le ministre annonce la signature d'une convention oui «est pour moi une grande source de joie».Rendu public le 10 avril dernier, le plan était en préparation depuis de nombreux mois.Cette convention va accélérer le processus de sélection des juifs en provenance du territoire de la CEI (ex-URSS), des pays baltes et de la Géorgie.«Notre objectif est de sélectionner cette année une centaine de requérants principaux, ce qui veut dire que la communauté juive de Montréal accueillera, si l'on compte les conjoints et les enfants, de 500 à 400 personnes.» On doit supposer que ces migrants ne quittent pas une terre inhospitalière (rendue inhospitalière par «la montée de l'antisémitisme», selon le ministre) pour un autre territoire inhospitalier.Ce serait vraiment trop bête.Quoi qu'il en soit, la convention qui vaut une si «grande joie» au ministre inflige un démenti aux adeptes du dénigrement (à la Richler), toujours prompts à dépeindre les francophones comme les plus grands ennemis de l'humanité.Selon le communiqué officiel, le ministère va prendre contact avec «l'Alliance française, afin de faciliter l'apprentissage du français dans les différents pays de la C.É.I., dans les pays baltes et en Géorgie».Le même ministère ne parvient pas à attirer des immigrants de France et à les retenir.Rfl^CTie le KKK f I on veut une idée de l'indignation que soulève aux États-Unis l'acquittement dont ont bénéficié à Los Angeles des policiers accusés d'avoir injustement maltraité un automobiliste noir (en mars 1991), on n'a qu'à lire un éditorial.je vais dire tout de suite d'où provient cet éditorial.|e ménage mes effets.Parce que ce que j'ai découvert m'a d'abord rempli d'incrédulité.Il y a 15 jours, on a beaucoup parlé chez nous du Kïansman, organe du Ku Klux Klan outrageusement distribué dans quelques villes par des apôtres de cette organisation américaine.Le numéro distribué au Canada porte la date de juillet 1991.Or, savez-vous ce qu'on y trouve?Un éditorial tonitruant, condamnant la police de Los Angeles, coupable de s'être jetée sur un Noir «comme des hyènes attaquant un animal blessé».On est en train de propager une mentalité d'État policier, ajoute l'éditorialiste.Et c'est le Klansman, dont la sympathie pour les Noirs est au point zéro, qui fulmine de la sorte! Dans ces conditions, on imagine facilement la réaction des milieux foncièrement libéraux, démocrates et épris de justice pour tous.L'État policier n'a pas toujours besoin d'un grand éclat pour s'établir.Dans une société qui paie et honore indûment la police; qui lui accorde des privilèges refusés aux citoyens sans uniforme; qui lui pardonne ce qui n'est pas toléré chez le citoyen ordinaire, vous avez le germe de l'État policier.À Los Angeles, les forces de l'ordre, ces dernières années, ont eu à se défendre d'accusations de conduite abusive dans neuf dossiers! Leur défense a coûté 1,7 million.Les policiers s'en sont tirés, dans tous les cas, sans réprimande! Le plus terrifiant dans les événements de Los Angeles tient à une circonstance fortuite: si un amateur n'avait pas filmé la sauvage attaque d'un homme à terre par des policiers, le monde n'aurait rien su de ces abus.Les préposé(e)s au sexe n journal les appelle «les travailleurs du sexe».Ce sont les prostituées, les danseuses, les masseuses et les masseurs, tout cela pêle-mêle.À «travailleurs du sexe», je propose qu'on substitue: les préposés au sexe.Il y a déjà des préposés à tout et à rien, pourquoi pas des préposés au sexe?(Il y a aussi ceux qui sont travaillés par le sexe, mais c'est déjà une autre catégorie.) Travailleurs ou préposés se rebiffent et cherchent à former un front commun face à une société qui est moins injuste à leur égard que foncièrement hypocrite.Ce petit peuple est l'objet de brimades incessantes.À une époque où il n'est pas une déviation, un vice, une perversion, une infirmité morale qui ne soit traitée avec indulgence sinon avec complaisance, le fait de livrer son corps aux plaisirs sexuels d'autrui pour de l'argent est puni par l'enfer.Quand le bordel n'est nulle part, le bordel est partout (Platon, 400 ans avant J.-C.).On a fermé les maisons.On a jeté les filles à la rue.Quand elles ont été dans (a rue, on a tout fait pour les chasser de la rue.À Montréal, la circulation est constamment chamboulée, pour brouiller les pistes et empêcher le client à l'affût de trouver la «travailleuse».Les administrations publiques ne sont pas responsables de la morale sexuelle des populations.Occupez-vous de l'hygiène, combattez la maladie et laissez le reste. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 3 MA11992 » t-J SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 3 MAI 1992 La personnalité de la semaine Il n'est pas de succès qui se mérite s'il n'est construit sur l'excellence Des succès ici et en Europe qui en ont fait un véritable phénomène du shotvbizz I fait battre les coeurs au rythme de son rock et ramène la rêverie tendre et douce avec une ballade bien sentie.Dans cette grande effusion d'émotions, Roch Voisine est un magicien gagnant, rassemblanc en musique et chansons la foule des assoiffés de rêves.«Faire plaisir aux gens, c'est la finalité,» dit Roch Voisine qui assume cette responsabilité.Son succès en Europe, son succès ici, son retour triomphal, en font en soi un phénomène que La Presse confirme en le proclamant Personnnalité de la semaine.«Apporter sa fleur, sa contribution.La plus grande joie c'est que le public accepte.Qu'est-ce qu'un artiste peut demander de mieux que de se retrouver devant 50 000 personnes, réunies pour le voir et l'entendre?» Depuis sa petite enfance au Nouveau-Bruns-wick et le temps des chorales de son village, Roch Voisine a fait du chemin et connu d'autres gloires.«C'est un merveilleux métier chanter! Parce que c'est basé sur la communication avec les autres.Comme toutes les formes d'art c'est au moment où on est écouté que c'est égocentrique.Et on espère être écouté».Avec le succès vient la notion de responsabilité.«On ne peut pas dire ou faire n'importe quoi».Roch Voisine est né le 26 mars 1963 à Saint-Basile, au Nouveau-Brusnwick.Il y a vécu jusqu'à l'âge de 12 ans, après quoi il a suivi sa famille, son père professeur d'anglais, sa mère, un frère et une soeur à Notre-Dame-du-Lac.Dans sa famille il y a, semble-t-il, des cens aux talents cachés.Une grâce musicale qui s'improvise au fil des fêtes, sur un air de violon ou de piano.Mais pas de véritables musiciens.Car la musique est un luxe parfois.«À Pointe-Sapin, chez ma grand-mère acadien ne, les cens étaient pauvres, je me souviens que je pompais l'eau, alors s'il n'y a pas d'argent pour l'eau il n'y en a pas pour la musique!».Bien sûr qu'ils sont fiers là-bas du succès de leur petit Roch.Même s'ils ont «la chance de ne pas vivre dans un grand centre, d'être plus protégés.» C'est dire que tout est plus relatif.Tout est à sa place.C'est du reste là que Roch Voisine prend son équilibre qui lui permet de rester les pieds bien sur terre malgré son immense succès.«Ça ne s'apprivoise pas nécessairement la gloire.On l'accepte.Il faut en parler, rester ouvert là-dessus, profiter de l'expérience des autres».Car c'est là que le bât blesse.Les autres.«C'est la principale difficulté, leur réaction face à ça.Moi je ne change pas parce que je vends des millions de disques.Mais j'ai soudain autour de moi des gens que je connais à peine qui sont des «amis».Ce n'est pas le travail dans ce métier qui est difficile, c'est ça».Alors la star devient plus circonspecte, prudente.«On restreint ses relations pour ne pas être trop à nu, à découvert.Il faut garder les oreilles et les yeux ouverts.C'est pas facile.Heureusement A ROCH VOISINE *C'est un merveilleux métier chanter! Comme toutes les formes d'art c'est au moment où on est écouté que c'est égocentrique.Et on espère être écouté.» qu'il y a quelques bonnes personnes, Paul Vincent est de celles-là.Il m'aide.L'amitié prend de la valeur avec le temps, c'est si important d'accorder sa confiance.Mais en vieillissant on se rend compte qu'on a trop de doigts à une seule main pour compter ses amis».L'enfant prodigue Chaque fois qu'il repousse les frontières, que ses voyages l'amènent à découvrir d'autres horizons, chaque fois que le monde ailleurs lui tend les bras, il sent au fond de lui la présence de racines profondes, celles de sa famille, de son pays.«Les vieux pays sont merveilleux par la culture, la géographie, l'histoire, mais il n'y a rien de tel que de revenir à la maison, l'aime mon coin.On ne se rend pas compte ici à quel point on est privilégiés».« Revenir de l'étranger, c'est ça la beauté du geste» Revenir à la maison, c'est aussi faire surgir l'enfance pas si lointaine.Ses lectures: les 157 livres de Bob Morane.Le petit garçon rêveur a voulu «dépasser le vulgaire terre-à-terre» et a aussi plongé dans la science-fiction avec « Mythes et légendes» et a adoré ia force de « Papillon ».Prendre le temps de réfléchir, de faire le point.De reprendre contact avec soi-même et ses valeurs.Roch Voisine est sollicité de partout, toutes les grandes causes de ce monde aiemeraient bien un porte-étendard comme lui.Mais le chanteur garde une certaine distance.« |e dois réfléchir avant de porter un drapeau, de décider de donner un coup d'épaule à cette roue-là plutôt qu'à une autre.On vit dans une société difficile, sorte de serpent sans tête, de cercle vicieux.Les enfants par exemple c'est bien, mais s'ils ne savent plus ce que c'est qu'un arbre, s'il ne reste plus d'animaux, si l'eau est en bouteille, si l'environnement est pourri, ça donne quoi?Tout me touche.Les problèmes personnels des gens, ceux de la société.Si tout le monde se disait on va le faire en même temps, juste pour le fun d'essayer pour voir, de toucher pour croire, je crois que ça marcherait.?! je ne choisis pas de cause maintenant, la cause va me choisir plus tard.Et c'est bien ».De Nana Mouskouri à Elton John en passant par tous les autres artistes, Roch Voisine affirme que ce milieu-là, où chacun enrichit l'autre, où chaque personnalité contribue à faire avancer les choses, est extraordinairement riche.«C'est une race à part ».Dans ce firmament constellé d'étoiles, Roch Voisine est un autre point d'éclat.«Travail, travail.Etre prêt quand le succès passe.Il y a le look, la musique, la chanson, le marketing.Tous les ingrédients d'une sauce réussie.» Pour le reste, pour l'éclat, le succès fulgurant c'est l'intuition, la magie.Même Roch confirme: «Ça ne s'explique pas».Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, Vexcellence naît de l effort.a Hydro-Québec Le meilleur de nous-mêmes des gens de parole \u2022» i » i » i i i i i » i \u2022 i i i i i i \u2022 i i , i i .» 1 \u2022 \u2022 a i \u2022 i » i i i i \u2022 \u2022 i i A i i \u2022\u2022 I ' \u2022 i \u2022 I I I i i i i t I i \u2022 » i I \u2022 t t i i » » * « ?\u2022 t l i \u2022 i t » i i I l ¦ I \u2022 i i \u2022 t \u2022 I .1 .\u2022 .* l \u2022 .« » II I I ALCAN » vous AVEC LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE Tir Demain matin dès a emission EN DIRECT avec Christiane Charette mon : Louise Carrière V CBF690 s B4 MONTRÉAL, Ê Denis Lalvoie i F est ce midi, que le ministre de l'Industrie, du Commerce et de la Technologie, Gérald Tremblay, prononcera l'allocution de clôture des États généraux de la coopération, qui se tiennent à Saint-Hyacinthe depuis hier.Le mot de la fin de cette rencontre convoquée par le Conseil de la coopération du Québec reviendra cependant au président de cet organisme, Claude Behind.Les représentants des principales associations de transporteurs routiers en Amérique du Nord, dont Gilles Bélanger, président de l'Association canadienne du camionnage; Francisco Davila, président de Camara Nacional de Autotransporte de Carga (Mexique); Thomas/.Donohue, président et chef de la direction de I'American Trucking Association ; et A rend Ian West ri nk, secrétaire générale de l'Union internationale des transports routiers, se rencontreront à Québec le mercredi 6 mai, pour exposer leurs points de vue sur les impacts que risque d'avoir un éventuel traité de libre-échange entre le Canada, le Mexique et les États-Unis, sur l'industrie du transport routier.Cette rencontre coïncidera avec le 41e congrès de l'Association du camionnage du Québec, qui se tiendra sous la présidence d'honneur du président du Groupe transport Cabano, /.Arthur Servant; et la 3e conférence nord-américaine sur le transport routier à laquelle s'adressera le président de l'Association du camionnage du Québec, Serge Leclerc.Baie, qu'on pourra entendre l'orchestre symphonique.Les trois quotidiens francophones de Montréal collaborent à cette opération de sensibilisation du grand public à la grande musique.Au programme, la directrice artistique de l'orchestre, Agnès Grossmann a inscrit des oeuvres de: Tchalkovski, Massenet, Berlioz, Mozart, Bach.Beethoven, /.Strauss et Webcr.Si la semaine qui vient de s'écouler visait à souligner le travail de milliers de bénévoles, il est bon de rappeler encore que l'action bénévole a des effets multiplicateurs.Ainsi voit-on des organismes sans but lucratif s'entraider, à l'exemple du Bon pilote inc., qui a contribué financièrement au succès d'une activité sportive du Club CCA des aveugles de Longueuil.Instauré en 1982 suite à l'initiative d'un employé syndiqué de Vancouver, Gordon Taylor, le Pro-gramme d'aide aux employés de la Société Radio-Canada a servi au mieux-être de près de 4000 personnes (employés ou membres de leur famille) depuis 1985, tant et si bien que l'Employée Assistance Society of North America, représentée par son président Ray lohnston, a décidé d'accorder un certificat d'excellence à ce service.C'est le président de la Société Radio-Canada, Gérard Vcilieux, qui a ac- Cerard Veilleux cepté le certificat d'excellence lors d'un diner marquant les dix ans d'existence de ce programme géré par des bénévoles.O Une Jeune femme figure parmi les finalistes aux compétitions régionales (Laval-Laurentides-Lanaudière) des premières olympiades de la formation professionnelle, soit Ginette Fournies qui a décroché une médaille de bronze en électromécanique des systèmes automatisés, ses camarades masculins Sylvain Lahaie et Mario Poulin ayant remporté respectivement les médailles d'or et d'argent, les autres finalistes qui ont remporté des médailles d'or et pourront donc participer aux olympiades provinciales à Québec sont: Pascal Hilarguy, en briquetage-maçon-nerie, 21 ans et moins; et Guy Boudreault, pour les 22 ans et plus.Le président de la Corporation professionnelle des comptables généraux licenciés du Québec, Richard Soublière, a remis une bourse de 2000$ à Alain Brouillard, pour compléter dans la seule université québécoise à offrir la maîtrise en sciences comptables, l'UQAM, un projet de recherche dont le titre est: «Relations entre la présence et la nature des clauses restrictives contenues dans les contrats de dettes et l'information qu'on peut tirer des états financiers des sociétés».Alain Brouillard L'éthique professionnelle est par trop dominée par la moralité individualiste, estime le professeur de philosophie de l'université de Harvard Dennis F.Thompson, qui donnera une conférence, en anglais, portant sur la politique et l'éthique professionnelle, demain à 18 h, dans la salle Moot Court de la faculté de droit de l'Université McGill.3644, rue Peel.Entrée libre.O Une erreur s'est glissée dans la mention d'un prix obtenu par le cordonnier Vartan Arslanian, qui exerce son métier de cordonnier au 4939 du Chemin de la Côte-des-Neiges.Vartan Arslanian, s'est vu attribuer la coupe d'argent 1992 du Shoe Service magazine Silver Cup Contest et souffre quand même de voir son succès profiter à un concurrent qui loge dans la même rue, mais à une autre adresse.Le recteur de l'Université de MontréaL Offres C donner a profité de la visite éclair à Montréal du président de la Commisssion des Communautés européennes, Jacques Delors, pour lui dôcer-Jacques ner en com.Delors pagnie du doyen de la Faculté des études supérieures, Robert Cléroux, un doctorat honoris causa.Robert Attar Le métro sera envahi par les musiciens de l'Orchestre métropolitain le mercredi 6 mai à midi et le lendemain à 19 h.C'est à la station de métro McGill, sur le quai faisant face au magasin La photo pie m McCANN Là Prisse TroËM coqs pour «La Preste» La Presse a mérité trois grands prix lors du 33e Cala du Publicité-Club de Montréal, vendre-di, au Centre des congrès de Montréal.Le quotidien a remporté deux prix, l'un pour une campagne publicitaire axée sur sa couverture de la crise du Golfe, l'autre pour sa campagne de lectorat, toutes deux conçues par BCP.\"Un jour, tout le monde voudra savoir, un jour, tout le monde lira La Presse», réalisé aussi par BCP, s'est adjugé le premier prix dans la catégorie des imprimés.Hélène Lussier, directrice artistique chez BCP, en compagnie du vice-président au marketing de La Presse, Mario Savard, reçoit le Coq d'argent ¦ D'origine égyptienne et à l'emploi de la Commission des écoles catholiques de Montréal depuis 1963, Robert Attar a été chaleureusement félicité par le Conseil des commissaires de la CÉCM, pour s'être vu attribuer l'un des prix du rapprochement interculturel.Ce prix lui a été décerné pour l'esprit d'initiative dont il a fait preuve, en 1970, en instaurant dans le milieu scolaire, des structures d'accueil et d'information destinées aux immigrants.O Tous ceux et celles qui ont subi une opération à coeur ouvert (pontage, angioplas-tie ou transplantation) sont conviés par Paul Dumas, à participer au tournoi de golf « à coeur ouvert », au bénéfice de la Fondation des maladies du coeur.Ce tournoi aura lieu le 22 juin, au club de golf de Lachute.Coût: 100$.Renseignements: 871-1551 ou 1-800-361-7650.O Colloque sur les origines de Montréal, organisé par la Société historique de Montréal dans le cadre du 350e anniversaire de fondation de Montréal, les 28,29 et 30 mai, à la salle Saint-Sulpice de la Bibliothèque nationale du Québec, 1700 rue Saint-Denis.Prix: 45$, 20$ pour les étudiants.Renseigne ments: Colloque «Les origines de Montréal», 1642-1702, Société historique de Montréal, 329, rue de la Commune Ouest, Montréal, H2Y 2EI.Tél.844-0309.O Troisième souper sur scène, dans un décor de La belle Hélène de lacques Offenbach, activité bénéfice de la Guilde de l'Opéra de Montréal, qui aura lieu le 30 mai, à 20h, à la salle Wilfrid-Pel-letier de la Place des Arts, sous la présidence d'honneur du couple André Desmarais.Billets: 200$ et 250$.Renseignements: 985-2259.O Soirée bénéfice sous le thème: «Il était un petit navire.», organisée par le Ballet international du Québec.Il y aura de la danse, de la musique et un aperçu de la nouvelle production de cette compagnie de danse seront au programme.Le tout aura lieu le jeudi 18 juin, sur le bateau Ville-Marie II, stationné dans le Vieux-Port de Montréal au quai Victoria.Coût: 75 $.Renseignements: 982-2550.O Un des rares intellectuels anglophones à prendre fait et cause pour l'affirmation du Québec, Stanley-Bréhaut Rycrson, professeur au département d'histoire de l'Université du Québec à Montréal, vient de se voir décerner le titre exceptionnel de professeur émérite.if ne meute de cfiex fes coqs Le concours de la relève publicitaire, qui avait lieu pour une deuxième année, a été gagné par les étudiants en marketing de l'Université du Québec à Montréal, qui avaient formé l'équipe Z.U.P.Publicité \u2014Zone à urbaniser en priorité.La campagne publicitaire gagnante \u2014 qui sera lancée à l'automne\u2014 vise à inciter les gens à devenir propriétaires à Montréal.Cinq autres universités ont participé au concours: McGill, HÊC, Laval, Sherbrooke et Concordia.Dans l'ordre habituel: Pierre-François Tassé, François Du fort, de l'agence Cossette, Caroline Barrette, Karen Sainte-Marie, Philippe Masson, Marc Therrien, Claude Beauséjour, Karl Arav, Jean Mimault et le maire Jean Doré.PM0T0 PiEffPf McCANN U Prtnt B>lk Québec est à l'honneur du dernier numéro de la revue française Céo, le chef des grands sujets du magazine, Gérard Bonal, ayant privilégié le majestueux Saint-Laurent comme itinéraire de découverte de la « Belle Gerard Bonal province», sans négliger de signaler au passage les célébrations du 350e anniversaire de fondation de Montréal.L'Alliance des professeurs de Montréal a profit* de son récent colloque pédagogique annuel pour honorer le directeur du jardin botanique de Montréal, Pierre Bourque en reconnaissance des services communautaires et éducatifs qu'il a instaurés, et Colette Noél, professeure retraitée de la faculté des sciences de l'éducation de l'Université de Montréal.Le prix Léo-Guindon a été créé pour rappeler la mémoire du président de l'Alliance Îui avait tenu tète à Maurice hiplcssis en 1949.Trois enseignants se sont également vus attribuer ce prix: Pierrette Bou-lay, de l'école Garneau; Pierre Denis, de l'école secondaire Louis-Riel; et Paul-André Des-chénes, de l'école Saint-Donat.O Ont reçu les prix Méritas pour s'être illustrés sur la «cène sportive universitaire, les athlètes membres des Carabins: Guy laine Cloutier, athlète féminine par excellence et recrue de l'année en natation; Martin Blançhet, athlète masculin par excellence en natation; Eric Lamy, recrue de l'année en natation; Simon Berleur, athlète masculin par excellence en volleyball; Carmen Plante, athlète féminine par excellence en volleyball ; Christian Chartier, recrue de l'année en volleyball; et Yanick Laramée, recrue de l'année en volleyball.Une vingtaine de Québécois sont en lice pour remporter l'une des bourses offertes par la Manning Awards aux Canadiens oui ont fait leur marque dans I innovation.L'an dernier, trois Québécois avaient remporté ces bourses.L'Association canadienne des pilotes et propriétaires d'aéronefs (COPA), oui compte 20 000 membres au Canada, a choisi d'épouser la cause de Leucan en donnant plus de la moitié des profits du tirage d'un avion Cessna, 7 t Carry Carcin à l'occasion de son congrès annuel, qui se tiendra à Bromont du 14 au 17 mai.Le président d'honneur de Leucan est Garry T.Garcin, vice-président principal, chez Ultramar, lean M.La-Berge.Prix du billet : 100 $.Renseignements: COPA 40+ ,inc.7, rue Bavard, Candiac (Québec) |SR 2L5.Pionnier de la sensibilisation aux problèmes des dialyses et des greffés du rein, le prési-dent-fondateur de la Fondation québécoise du rein, Félix Landry, est décédé récemment à l'âge de 44 ans.Souffrant lui-même d'une maladie rénale depuis son jeune âge, il a longtemps oeuvré à la Fondation canadienne du rein.Il a par la suite parcouru le Québec pour amasser des fonds et défendre la cause des dialyses et Félix Landry particulièrement ceux du Québec, ce pourquoi il fonda un organisme proprement québécois.Natif de Natashquan, il était le cousin du poète Gilles Vi-gneault.On peut faire des dons en hommage à sa mémoire en les adressant à: Fondation québécoise du rein, CP.308, succursale B, Montréal (Québec), H3B 3|7.O Dans le cadre de la campagne de financement de l'hôpital |ean-Talon, le directeur de la succursale Laurier du Trust général, Yves Méchaka a remis un chè- ?ue de 1000 $ au président de la ondation de l'hôpital |ean-Ta-lon, Raymond Proulx et au directeur général de l'hôpital lean-Talon, Pierre Ledoux.I A JEUDI I Informations générales LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 3 MA11992 B5 i r En bref EXXON: TOUJOURS SANS NOUVELLE DU PRÉSIDENT ¦ On était toujours sans nouvelles, hier, du président de la compagnie pétrolière américaine Exxon International, disparu depuis mercredi.Les spécialistes de la lutte antiterroriste estimaient qu'il at été enlevé.Les recherches se sont poursuivies sans répit pour retrouver Sidney Reso.Il a disparu après avoir quitté son domicile de Morris Township, dans le New Jersey, pour se rendre à son bureau, à Florham Park, à dix minutes de là.La compagnie Exxon a déjà dû faire face par le passé à l'enlèvement crapuleux de l'un de ses dirigeants.Le directeur d'une raffinerie de la compagnie en Argentine avait été enlevé au début des années 70 et remis en liberté après le paiement d'une rançon de 14,2 millions de dollars.MASSACRE DE LA CAMORRA ¦ Cinq personnes, dont quatre membres d'une même famille, ont été abattues par balles et trois autres blessées, vendredi soir près de Naples, par un commando d'un clan de la Camorra, la mafia napolitaine.Selon les premiers éléments de l'enquête, Vincenzo Crimaldi, le père de famille assassiné à son domicile d'Acerra était le frère de Cuono Crimaldi, chef du clan camorriste Cuniello-Ca-passo, actuellement en fuite.Vincenzo Crimaldi, un cultivateur, n'avait pas de casier judiciaire.Les tueurs, gui étaient deux ou trois, ont fait irruption dans la cuisine de la modeste maison à l'heure du dîner, tirant pas moins de 36 balles à la mitraillette et au pistolet, tuant Vincenzo Crimaldi, sa femme, sa fille, un de ses fils et un ami âgé de 15 ans, tandis qu'un autre fils et un jeune invité étaient seulement blessés et réussissaient à se cacher.Une voisine a été également blessée d'une balle alors que le commando prenait la fuite.ÉGLISE PROFANÉE ¦ L'église du Saint-Sépulcre» principal lieu saint de la chrétienté à Jérusalem, a été profanée hier par un homme décrit comme «excentrique».Selon des témoins, il a fait irruption dans l'église, construite sur le site du tombeau du Christ, en criant «Sauvez les enfants du monde, ne priez pas dans les églises!» Il a brisé des lampes et lancé une pierre qui a endommagé une vitrine, avant d'essayer de s'emparer d'une croix suspendue au mur.La police a rapporté que l'inconnu, qu'elle a présenté comme un touriste parlant anglais âgé d'une trentaine d'années, serait envoyé à l'hôpital pour subir un examen psychiatrique.COLLISION AÉRIENNE ¦ Trois personnes ont été tuées hier lors d'une collision entre deux avions de tourisme, survenue au-dessus de la ville de Plaisir, près de Paris.Les deux appareils, un monoplace et un quadri-place, se sont heurtés en vol avant de s'écraser dans une zone pavillonnaire de la ville, l'un dans un jardin et l'autre dans une rue.«Rien ne laissait prévoir un tel drame.La visibilité était supérieure à 10 kilomètres et il y avait peu d'activité aérienne», a déclaré le chef de l'aérodrome.«Par miracle, aucune habitation n'a été touchée», a expliqué un responsable des pompiers.«En dehors du pilote du monoplace et des deux occupants de l'autre appareil \u2014 un homme et une femme \u2014 il n'y a pas d'autre victime.» IMPOSER LES FESSES ?¦ Madame Goldie Ford, propriétaire de maison close, a montré ses fesses vendredi à un juge de Londres pour faire valoir son droit à ne pas payer d'impôts.Refusant de verser au royaume les profits de ses activités, illégales en Grande-Bretagne, Goldie Ford s'est retournée devant le juge avec les mots « No Tax » (pas d'impôts) inscrits sur son derrière.Le visage rouge pivoine, le juge n'en a pas moins décidé que l'impôt était dû pour prestation de services personnels.RECORD DE DOMINOS ¦ Des étudiants talwanais ont fait tomber 1 640801 dominos à la suite et en une seule poussée, battant le précédent record du monde de la spécialité, établi à Tokyo en mars 1991 (1 467 125 dominos), rapporte l'agence talwanai-se CN A.La chaîne, construite par 55 étudiants talwanais, japonais, sud-coréens et thaïlandais, a mis 46 minutes pour s'effondrer.VOLEUR FLASHÉ ¦ Un voleur de voitures, Philippe Pcyras, a été interpellé à Bordeaux, en France, grâce à la présence d'esprit d'un commerçant qui l'avait pris en photo en flagrant délit.Depuis plusieurs semaines le malfaiteur guettait, près d'un bureau de la poste, les automobilistes imprudents qui laissaient leurs clés sur leur voiture le temps de poster une lettre.Selon la police, Philippe Pcyras a été interpellé et est passé aux aveux après s'être reconnu sur les photos prises par ireommerçant.Le cours de préparation à la retraita (Ici au cégep Marie-Victor in) peut éviter des surprises désagréables.Vieillir en santé sans trop se compliquer la vie n dit homéopathe, mais on peut dire aussi chiropraticien, ostéopathe ou ki-nésiologiste.François S.pratique l'une ou l'autre de ces disciplines, en plus de diriger le client vers la médecine officielle, quand il croit que c'est ce qu'exige sa condition.Dans sa famille, la médecine douce cohabite sans animosité avec la médecine officielle, pratiquée dans le même immeuble par le père S., et par un frère et une soeur de François.Pour choisir son thérapeuthe, qu'il appartienne ou non à la médecine officielle, rien de mieux selon François, que de faire une enquête parmi ses connaissances, et essayer de trouver quelqu'un qui est ouvert aux autres disciplines.Si le thérapeuthe ne nous inspire pas confiance, rien ne nous empêche d'aller voir ailleurs.La chiropathie et l'ostéopathie se complètent bien, puisqu'ils ont comme but de soigner la biomécanique, et particulièrement les problèmes du dos.L'homéopathie, par ailleurs, cherche à rétablir l'équilibre de l'organisme, avec des substances diluées et dynamisées, qui côtoient maintenant les médicaments conventionnels dans les pharmacies.C'est un peu le principe du vaccin : ce qui nous rend malade peut aussi nous soigner.La kinesiologie La kinesiologie, beaucoup moins connue, a été développée par un chiropraticien de Détroit, il y a une trentaine d'années.Une cinquantaine de personnes, surtout des chi-ros, la pratiquent au Québec.11 s'agit d'obtenir un réflexe musculaire immédiat indiquant une intolérance à certains aliments.L'application de ces tests exige une grande rigueur; le thérapeuthe qui ne s'oblige pas à la plus grande neutralité trouvera ce qu'il veut trouver.Le client collabore au diagnostic en faisant par la suite ses propres essais.S'il a vraiment une intolérance au fromage.ou au sel, il verra bien si ses malaises disparaissent quand il élimine ces substances de son régime.Rien ne nous empêche, puisque les klné-siologlstes sont si rares, de tenter d'éliminer les aliments qui nous causent des malaises, soit avec l'aide d'un naturopathe, soit en suivant les conseils d'une dlététiste.Ou par nous-mêmes, en prenant note pendant quelques jours de ce que nous mangeons, et de ce que nous ressentons.Un seul petit café?On vieillira mieux si on élimine les petits et grands malaises qui viennent de ce qu'on mange mal, de ce qu'on mange trop vite, de ce qu'on boit trop de café, etc.Mais il y a d'autres facteurs.Les gens qui vieillissent mieux, selon François, sont ceux qui réussissent à accepter l'adversité, qui font leur deuil sans trainer.On peut avoir des attentes, mais quand ça devient des exigences, on court vers la déception.On pourrait se rappeler cette vérité chaque matin, se donner des consignes.Et penser à respirer à fond, plutôt que laisser les émotions, les contrariétés, bloquer sa respiration.Respirer, aérer la maison, prendre l'air, favoriser la lumière.Il est bon de s'occuper de sa santé, mais sans paranoïa, de préparer sa retraite plutôt qu'attendre la dépression qui suit souvent ce grand bouleversement.Un bouleversement qui peut frapper tout aussi fort la femme à la maison, qui a soudainement dans son chemin, parfois dans ses chaudrons, un homme devenu oisif, porté à manger par désoeuvrement.Meubler sa retraite La retraite, pour François, ne se meuble pas avec des vacances et des livres.11 faut un programme, un rythme, des choses stimulantes.Il craint l'ennui pour les personnes qui vivent seules, qui mangent seules, et en per- dent parfois l'appétit.Peut-il conseiller à une patiente de 82 ans, qui a de la difficulté à marcher, de sortir, de voir du monde.Il lui a plutôt parlé des chats, et elle s'est montrée intéressée.Les femmes qui craignent l'ostéoporose et se préoccupent de calcium doivent se méfier, dit François, de ce qui fait éliminer le calcium avant même qu'on en ait tiré parti, comme le thé, le café, l'alcool.A son avis, il faut viser l'élimination complète du thé et du café, sauf peut-être le petit café du matin, et ne consommer d'alcool que raisonnablement.Auprès de ses clients, il ne pousse pas trop fort.Un pas à la fois.Le premier pas c'est habituellement le café, parce qu'il produit des broiements d'estomac, des insomnies.Quand on se sent mieux, on peut faire un pas de plus.La constipation est un grand souci pour les gens qui vieillissent.Moins qu'autrefois, parce qu'ils sont plus actifs et mangent mieux.François recommande un test maison, pour vérifier le travail des intestins: manger du mais en épi, et voir si on le retrouve dans les selles en moins de 24 heures.Et les vitamines?Pour bien vieillir, faut-il se bourrer de vitamines?Les vitamines qui ont la réputation de ralentir le veillissement sont la beta-carotène, la vitamine E, la vitamine C.Notre thérapeuthe préfère les trouver dans les aliments frais, et il prône comme concentré vi-taminique la crème Budwig (comme la dlététiste que nous avons consultée, et qui nous en donnera la recette).11 préfère consommer ce petit déjeuner sous forme de milkshake, en le passant au mélanger avec de l'eau et des petits fruits (il alterne bleuets, fraises et framboises).Quant aux exercices, les moins brusques sont la marche, le ski de fond, la natation, le tai-chi, la technique Nadeau.Il faut te rap-peller que le fameux skieur de fond lack Rabbitt marchait un mille par jour à 100 ans! Il y a des avantages à faire le cobaye JEANNE epuis plusieurs mois .je suis, avec des cen- -taines d'autres, sur la liste des volontaires qui se sou- ! mettent à une série d'exa- -mens annuels, pour l'avan- i cernent de la science.Des machines ont examiné mon coeur et mon cerveau.Un médecin a pris mon pouls et ma tension, \u2022 vérifié mes réflexes avec son petit marteau.Une infirmière m'a pesée, l'ai -rempli un questionnaire serré.Une psychologue m'a fait faire des dessins de maternelle.Héroïquement, une équipe infirmière a retiré, toutes les heures, pendant 24 heures, -une éprouvette de sang de mes veines fuyantes qui ne consentaient à cette géné- \u2022 rosîté que goutte à goutte.Rien de tout cela n'est ' bien pénible.Sauf de passer 24 heures à l'hôpital, une fois par an, avec une éprouvette installée à demeure dans les veines, et de se faire réveiller toute la nuit pour une procédure auquelle la majorité peut se soumettre sans à peu près se réveiller.Les avantages sont intéressants.En plus d'être remerciés et félicités publiquement une fois par an, nous accumulons à notre nom un dossier de deux ou trois pouces d'épais, qui * permettra aux chercheurs, d'une année à l'autre, de comparer l'absence ou l'évolution de toute anomalie.11 va sans dire que toute anomalie sérieuse sera communiquée à notre médecin.Et nous pouvons toujours demander, dès que nous avons passé plus d'une série d'examens annuels, si les comparaisons révèlent quelque changement dans notre état de santé.Ce que surveille le centre McGill sur le vieillissement, c'est l'évolution normale comparée au veillissement menant à une maladie degenerative comme le Parkinson ou l'AI-zheimer.Les chercheurs savent qu'un changement dans le taux d'hormones \u2014 révélé par les 24 heures de prises de sang \u2014 permet de déceler une perte de mémoire avant même que le cobaye n'en soit affecté.On peut alors proposer à ce dernier d'expérimenter certains médicaments susceptibles de l'aider.Pour offrir sa collaboration, il faut téléphoner à l'hôpital Douglas,au 761-6131.et demander Mercedes au Centre de recherches.Quelques conseils aux personnes âgées pour éviter les angoisses JEANNE DESROCHERS JW ai la chance de ne pas avoir souvent besoin des médecins, mais j'ai fini par m'en choisir une, pas achalante, ouverte aux réalités des autres techniques thérapeuthiques.le veux faire une belle petite vieille, lui ai-je dit, mais je ne suis pas pressée.|e veux bien parler prévention avec mon médecin, mais je ne veux pas me créer d'angoisses inutiles à attendre le résultat de tests médicaux.Le Dr Agathe est consciente, comme beaucoup de ses collègues, de ce que coûtent les examens gratuits.Elle n'aime pas commander des batteries de tests à tout hasard.Elle préfère la bonne vieille méthode de bien interroger et bien examiner son client.Elle trouve un outil précieux dans les publications de la « Canadian task force on the periodic health examination ».À l'aide de statistiques épidé-miologiques, ce groupe de chercheurs établit les risques les plus courants pour chaque tranche d'âge.Il recommande aux femmes l'auto-examen régulier des seins (on suggère une fois par mois), plus un examen gynécologique annuel, plus, pour ma catégorie d'âge, une mammographie aux deux ans, jusqu'à 70 ans.Pour les femmes de 45 â 55 ans, les plus frappées par le cancer du sein, on recommande une mammographie annuelle.lusqu'â 65 ans, il est bon de subir ^'examen gynécologique *JËF A 4 % « 1 % i » » t \u2022 \u2022 \u2022 « % % ; r % % % % \\ % \\ \\ \u2022 ¦ z t * ê > \\ ¦ ¦ » \u2022 t t \u2022 \u2022 % \u2022 t t ¦ « » 4 Si la méthode Nadeau permet de garder una certaine souplesse, le groupe peut aider * garder l'enthousiasme.photothcouc u ***** qu'on appelle communément le test de Pap.Las risquas Pour vérifier si je n'ai pas couru de trop grands risques en refusant le traitement hormonal au moment de la ménopause, on me recommande un examen sur la densité des os.Mais il ne faut pas être pressée, les rendez-vous se prennent longtemps â l'avance.Selon le Dr Agathe, le plus important est encore de tenir compte de ses symptômes, et de consulter dès que quelque chose nous inquiète.S'il y a du diabète dans la famille, on fera surveil- ler sa glycémie.SI l'hérédité nous prédispose â l'hypertension, dès l'âge de 35 ans on se soumettra à un examen annuel.Les hommes, pour leur part, se plieront au dépistage du cancer de la prostate.Les fumeurs se méfieront d'une bronchite; un test de la fonction respiratoire pourrait bien démontrer que leurs poumons ne fonctionnent qu'à 70 p.cent de leur capacité, at même beaucoup moins.La choc suffit parfois pour faire changer des habitudes tenaces.Mais pourquoi, é mon âge, se manifeste-t-il tout à coup une petite irritation de la peau qui ressemble à .de l'eczéma?Il n'y a rien d'étonnant, dit le docteur, à ce que la peau devienne plus fragile avec les années.Il existe des pommades pour soigner ce petit problème, mais il faudra continuer à protéger la peau qui a tendance à sécher.Quant aux doigts qui croc hissent, la coupable est bien l'arthrite, même s'il n'y a pas de douleurs.Il faut continuer à masser les doigts et les faire bouger; il y a de bonnes chances que ça n'empire pas.Une autre bonne nouvelle, c'est au'on a cassé de prétendre qu'il faut, en vieillissant, garder son poids de jeunesse.On pourrait même, a^rès trente ans, en- graisser d'une livre par an et s'en porter mieux.C'est ce que rapportait le magazine Connu* ' mer Reports de janvier, en pèr-lant de longévité,.en même temps que de sec he uses et de mélanges à crêpes.Évidemment, ceux et celles qui gardent leur taille de trente ans ont l'air plus jeune.Mais ça, c'est une autre histoire.Tqus les médecins nous diront d'adapter notre alimentation aux besoins d'une vie moins active.Tout en noua recommandant de rester le plus actifs possible.Il sera toujours temps de faire une belle petite vieille, ou un beau petit vieux.¥, - i i i i i a I I \u2022 I I I f Sciences et techniques B6 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 3 MA11992 médecin: le rôle des gènes dans la résistance aux maladies reçu le prix Killam pour son travail THII ?¦ Depuis des décennies, les médecins font la guerre ^ aux microbes en ™ développant des vaccins et des antibiotiques.Pourtant, dès l'époque du premier vaccin ( Louis Pasteur, 1880 environ), il se trouve des biologistes pour professer que «les microbes ne sont rien, le terrain est tout».Autrement dit, si l'organisme d'un individu ne se présente pas comme un terrain favorable, l'agent infectieux n'a sur lui aucune prise.Mais alors que ses collègues traquent à qui mieux mieux les microbes, depuis plus de 20 ans le docteur Emil Skamene, fondateur du Centre d'étude de résistance de l'hôte, à l'Hôpital général de Montréal, consacre ses efforts à la compréhension de la plus ou moins grande aptitude d'un sujet à résister à une maladie.Toute l'originalité de son approche réside dans la recherche du facteur génétique responsable de la résistance ou de la susceptibilité d'un individu face à une maladie, qu'il s'agisse de tuberculose, d'athérosclérose, de malaria ou de cancer.«Dans un ghetto des Indes ou de Colombie, où la tuberculose existe de façon endémique et où on vit à 20 dans un petit local, on peut dire que tout le monde est exposé au bacille, affirme le chercheur.De même au nord de l'Alberta ou dans certains quartiers de New-York.Je me suis demandé pourquoi certaines personnes ne la contractent jamais.Il semblait y avoir une prédisposition génétique à succomber à un microbe ou à y résister.» Bien avant que cela soit à la mode, le docteur Skamene avait donc choisi le système immunitaire et la génétique.Ses découvertes révolutionnent la notion de l'immunité contre les maladies infectieuses.Elles lui ont valu de nombreuses décorations, notamment, cette année, le prestigieux prix canadien Killam 1992, d'une valeur de 50 000$.Depuis dix ans environ, les ou* tils pour étudier les gènes se sont développés à une allure hallucinante: il est maintenant possible d'ajouter un gène à une bactérie ou à un anima' \u2014et même à l'homme \u2014 ; il est possible de créer des générations de souris qui sont, de naissance, diabétiques, propres à développer un cancer, très sensibles aux virus, etc.Il est aussi possible, grâce à ces nouvelles techniques, de chercher et de trouver un gène parmi les millions de gènes qui composent notre bagage génétique.«Cette explosion magnifique du génie génétique est certainement une des meilleures choses qui pouvaient m'arriver», convient le chercheur.Au début des années 80, le docteur Skamene identifie chez la souris le gène de résistance au bacille de la tuberculose.Par la suite, il constatera que ce gène, qui se trouve sur le chromosome 1 chez la souris, se retrouve sur le chromosome 2 chez l'homme et sur le chromosome 8 chez les bovins.Il confère à ceux qui le possèdent une résistance aux mycobac-téries (bactéries apparentées aux champignons).En présence d'une mycobactérie, comme en présence de Salmonelles (ces microorganismes responsables des gastro-entérites) ou de Leish-mania ( parasite commun à l'animal et à l'homme, dans les régions tropicales), l'organisme réagit sans tarder en activant des globules blancs qui bouffent aussitôt l'indésirable.\u2022 Par la suite, le docteur Skamene a découvert un gène sur le chromosome 5, responsable en partie de la résistance à un autre parasite des cellules de l'homme, la Listeria monocytogenes (dont les animaux de ferme peuvent contaminer les légumes, lesquels causent ensuite un empoisonnement du sang à l'homme qui les consomme).Un examen minutieux de ce phénomène a mené à la découverte d'un autre gène impliqué dans cette maladie, localisé celui-là sur le chromosome 2.La résistance ou la susceptibilité à telle ou telle maladie peut donc résulter de la combinaison de plus d'un gène.En 1988, le docteur Skamene fonde le Centre d'étude de la résistance de l'hôte, lequel emploie maintenant quelque 55 scientifi- ques, dont 16 chercheurs seniors de l'Université McGill.Le Centre, situé sur le terrain de l'Hôpital Général de Montréal, est le noyeau d'un des 12 réseaux d'excellence du gouvernement fédéral, celui sur l'étude des bases génétiques des maladies humaines.Souris, homme, vaches, poulets.les mêmes gènes Le code génétique des souris ne ressemble pas seulement à celui de l'homme mais aussi à celui des bestiaux, ce qui permet d'envisager des répercussions importantes de ces recherches sur l'industrie agro-alimentaire.Par exemple, le gène, chez la souris et chez l'homme, qui réagit à la tuberculose, correspond chez les bovins à celui qui réagit à la brucellose, une maladie bactérienne qui menace les troupeaux de bestiaux.Comme pour la tuberculose, le gène active chez le bovin les globules blancs qui boufferont l'intrus.De plus, il y a tout lieu de croire que ce fameux gène qui protège la souris ou l'homme contre la tuberculose et le bovin contre la brucellose existe chez le poulet, encore en relation avec l'action des globules blancs.Il protégerait alors les poulets contre la salmo-nelle.Un des projets actuels du docteur Skamene consiste justement à vérifier cette hypothèse, c'est-à-dire à mettre en évidence ce fameux gène chez le poulet.6000 souris Jumelles Pour trouver le cène responsable d'une susceptibilité à la tuberculose, les souris de laboratoire sont d'une grande utilité.La moitié des gènes de la souris se retrouvent identiques chez l'homme.À force de croiser entre elles des souris qui ont les mêmes ca- ractéristiques, le docteur Skamene en est venu à créer des familles de souris aux caractérisques bien précises: tous les membres d'une famille vont être résistants à l'alcoolisme et tous les autres non.Pour d'autres familles, le gène fixé est celui du diabète, de la propension au cancer, à l'infection, etc.luste au moyen des croisements appropriés, il a fallu cinq ans au docteur Skamene pour élever quelque 6000 souris, soient environ 200 familles de 30 membres chacune, ces membres étant considérés quasiment comme des jumeaux ou des jumelles identiques.«Dans le domaine des maladies infectieuses et du cancer, j'ai été un des premiers à adopter cette façon de travailler», relate le docteur Skamene.Le docteur Skamene estime que son approche est complémentaire 1 fil r i Le docteur Emil Skamene indique, sur la carte du génome humain, le chromosome 2, sur lequel se trouve le gène de résistance ou de susceptibilité à la tuberculose.photo robot naoon.u presse à celle du projet international HUGO, qui consiste à connaître la séquence complète des bases qui composent les 23 chromosomes humains.«Le projet HUGO consiste à apprendre en quelque sorte l'alphabet du génome humain.Mon travail consiste à donner un sens aux mots, c'est-à-dire aux chromosomes composés de ces bases.» Tuberculose et sida L'équipe du docteur Skamene est maintenant en mesure de prédire, par un examen génétique fait en laboratoire, qui sera vulnérable à la tuberculose et qui ne le sera pas.Cette information pourrait être d'un grand secours pour soigner les victimes du sida, pour qui la tuberculose est le tueur numéro 1.C'est pourquoi le docteur Skamene a soumis au Conseil de recherche médicale un projet de recherche qui consiste à vérifier le pouvoir prédictif du test génétique.«Nous voudrions faire le teste chez 300 à 400 sidéens, afin de vérifier notre hypothèse», explique le docteur Skamene.Si on testait la susceptibilité à la tuberculose chez tous les sidéens, ou pourrait soigner préventivement les sidéens qui sont susceptibles et ne pas soigner inutilement les autres.D'après le docteur Skamene, environ 50 p.cent des personnes sont vulnérables à la tuberculose, alors que les autres sont résistants.Voulons-nous vraiment savoir.?Le gène spécifique à une maladie ou la région de chromosome a maintenant été identifié pour plusieurs maladies: tuberculose, cancer, athérosclérose, diabète, épilepsie, schyzophrénie, alcoolisme, et même l'obésité.«Que faire maintenant avec ces informations: voulons-nous vraiment savoir si nous sommes vulnérables à telle ou telle maladie, si nous sommes du type à contracter un cancer, etc.?Certaines personnes y trouveraient davantage matière à se gâcher la vie.Cependant, une personne qui apprend qu'elle est sujette au cancer du poumon trouvera peut-être dans cette information une motivation suffisante pour cesser de fumer.» La mouche du sommeil aurait attaqué les premiers êtres humains JEAN-PAUL PICAPER Le Figaro BONN ¦ Pourquoi Adam et tve ont-ils quitté si précipitamment le paradis ?L'anthropologue allemande |osef Reinhold s'est livré à une exégèse minutieuse de la «chute de l'homme».Et ses conclusions scientifiques recoupent non seulement le symbolisme, mais aussi les termes mêmes de la Bible.Exposés, dans leur dangereuse nudité, aux morsures des serpents, mais surtout des insectes, nos premiers parents ont tourné le dos, dans une ambiance de malédiction, à une région où coulait le miel, où les plantes comestibles et les protéines étaient à profusion.Rendons justice à Reinholf : sa démonstration magistrale n'a rien d'allégorique.Biologiste, chimiste, géographe et bon connaisseur de l'Afrique et de l'Amérique du Sud tropicale, ce professeur de Munich qui s'est tourné vers l'observation du comportement animal et la paléontologie humaine, pense avoir la clé de l'énigme des trois départs successifs de l'espèce humaine de son berceau Est africain.Avec son cerveau de 1250 cm3, VHomo erectus fut le premier à partir, il y a environ un million d'années.L'homme de Néander-talt plus robuste et doté d'un cerveau au moins égal au nôtre, pas-loi, en Europe vers 2f Mil.1.1 ans avant notre ère.Par la même voie, la vallée du Nil sans doute et le Moyen-Orient, notre ancêtre direct VHomo sapiens sapiens vint à son tour s'installer dans les régions tempérées il y a 70 000 à 60 000 ans.Reinholf conteste qu'il y ait pu avoir « mélange » entre Néandertal et Sapiens sapiens.11 s'intéresse surtout au dernier arrivé.L'origine unique de l'homme et ces migrations anciennes ont acquis depuis peu d'années un statut de quasi-certitude scientifique.L'Américain Allan Wilson et son équipe ont pu démontrer en 1987, en fichant les m i tochon-dries transmises par lignée maternelle, que la variabilité humaine était beaucoup plus étroite qu'on ne l'avait cru jusqu'alors, qu'il y avait vraiment un(e) ancêtre commun(e).Un puzzle d'indices Nuancée depuis lors, cette découverte a fait référence entre-temps.Son intérêt supplémentaire est de donner à penser que des groupes humains ont dû quitter l'Afrique dans une sorte de sauve-qui-peut.Comme pour fuir une catastrophe.Mais laquelle?Le professeur Reinholf donne une réponse simple et convaincante : pour fuir la maladie du sommeil.Nous dirions aujourd'hui : pour fuir la mouche tsé-tsé porteuse du trypanosome qui donne cette maladie mortelle pour l'homme et l'animal.Le livre de Reinholf, L'Émergence de l'homme 1 ' paru en 1990 en Allemagne, en 1991 en France, véhiculait cette explication, mais, visiblement, ses lecteurs et critiques ne l'avaient pas lu jusqu'au bout.Car c'est à présent seulement, à la veille de la parution outre-Rhin d'oui nouvel ouvrage de Reinholf*2', que le monde savant germanique semble découvrir sa thèse.Elle obtient enfin le retentissement médiatique qu'elle méritait.11 est vrai qu'elle n'apparaissait qu'à la fin du livre, comme déduction logique d'un puzzle d'indices, de cheminements complexes mais simplifiés pourtant dans les méandres de la géologie et des climats, de la nutrition et des raéta-bolismes, de comparaisons de l'homme avec les aptitudes et comportements d'autres espèces, et de longs et passionnants passages sur l'évolution des équidés qui visiblement a des points communs avec l'homme.de zèbres Le cheval, comme l'homme, semble être venu d'un point unique de notre globe, dans son cas 1 Amérique du Nord, dans le nôtre l'Afrique orientale, où des conditions climatiques et nutri-tionnelles particulières ont facilité son émergence.Comme l'homme, c'est un migrant, un être endurant et indépendant, qui a pu répandre son espèce, relativement homogène interféconde, sur toute la planète.Seule différence, le cheval est venu en Afrique, l'homme est parvenu partiellement à fuir ce continent.Pourtant, comme nous, les chevaux sont hypersensibles aux piqûres d'insectes.Seulement, leurs descendants africains, les zèbres, ont mis au point une stratégie visuelle qui déroute l'insecte prédateur.Contrairement aux moustiques, qui ont besoin de l'humidité des forêts et «chassent» à l'odorat et à la détection de chaleur, la mouche tsé-tsé peut s'aventurer en milieu relativement sec et elle chasse essentiellement à vue.Son oeil à facettes ne peut distinguer les rayures verticales du zèbre du décor environnant.Reinholf se réfère aux travaux de l'entomologiste britannique leffry Waage qui a constaté que le sang d'un seul des grands animaux herbivores africains était exempt de try-panosomes, celui du zèbre.Ainsi le cheval africain ne succombe-t-il pas à la Nagana, équivalent chez l'animal de la maladie du sommeil chez l'homme.L'homme noir d'Afrique est aisé à détecter pour l'oeil de la tsé-tsé, de même d'ailleurs que pour celui de l'abeille tueuse africaine.L'aire d'action de ce muci-dé coriace couvre dix millions de km2, une surface équivalente à celle du Canada, devenu presque inhabitable pour l'homme.On ne rencontre la tsé-tsé qu'en Afrique où la lutte que lui livrent méde- cins et scientifiques coûte 300 millionsS par an.Coût de l'hécatombe humaine et animale qu'elle cause: sept milliardsS annuels.Le tiers des 147 millions de bestiaux d'Afrique sont menacés par la Nagana.La tsé-tsé réagit avec nervosité aux insecticides, mais ils ne peuvent avoir raison d'elle.Cette année, deux Britanniques, Robert Dransfeld et Robert Brightwell, auraient toutefois mis au point à Nguruman au Kenya, en relation avec les pasteurs du peuple massai, un leurre visuel doublé d'un piège olfactif à base d'acétone qui permettrait à peu de frais de détruire massivement cet insecte.Darwin à contre-pied Avant 1895, avant que le médecin militaire britannique David Bruce ait prouvé que la tsé-tsé véhiculait le trypanosome, on ignorait la relation entre la maladie et la mouche.À fortiori, dans la préhistoire.Mais les symptômes, un état d'hébétude et des troubles hallucinatoires, devaient fortement inquiéter nos ancêtres, adeptes d'une prémédecine magique.Des régions où les humains étaient possédés de la sorte avant d'être emportés par les esprits n'étaient-elles pas maudites ?Certes non, malgré leur richesse.Avec sa démonstration, Reinholf se démarque de la génétique, tenue pour importante, mais moins porteuse d'évolution que «l'organisme qui est beaucoup plus que le gène».Des différences superficielles entre représentants d'une même espèce peuvent être selon lui d'une importance primordiale par rapport au substrat génétique commun.On l'a vu à propos du zèbre.C'est peut-être une capacité nouvelle psychique ou physique qui a poussé l'homme à s'expatrier du paradis.On s'était polarisé, ces dernières années, sur les décomptes génétiques, ce qui a peut-être contribué au silence entourant les idées de Reinholf, des vues qu'il développe dans son deuxième livre beaucoup plus ambitieux et dense que le premier.Le progrès, pense-t-il, a résulté davantage de modifications des performances des organismes que de mutations génétiques.Prenant Darwin à contre-pied, il estime que l'évolution résulte essentiellement de ruptures avec le milieu plutôt que d'adaptations à ce milieu.L'homme est l'animal le plus en rupture.Il a fui, en particulier, nous explique Reinholf, devant ses maladies qui pas la suite l'ont rattrapé.m -.t \u2022 I \u2022J * ( 1 ) JOSEPH H.RÉIHNhOlF Des Ràtsel der Menscnwerdung Ed.OVA, Stuttgart, 1990 Trad, en français: fcroeryrnc© oe i nornrne, Êd.Flammarion, 1991 (2) JOSEPH H.REIHNHOLF Der schôpfertache Impuis ( L impulsion créatrice ) Ëd DVA.Stuttgart, paru le 18 mars 1992 À paraître en français l'an prochain chez Flammarion.Médecine dangers de l'alcool pendant la grossesse sont collaboration spéciale ¦ Le 5 avril 1976, le Journal de l'Association médicale américaine publiait une étude effectuée sur 41 bébés souffrant de ce qu'il est convenu d'appeler le syndrome d'alcoolisme foetal.Leurs mères, non contentes de prendre occasionnellement un verre d'alcool durant leur grossesse, avaient bu plus que de raison pendant cette période, donnant naissance à des enfants présentant des défaillances tant physiques que mentales.Aujourd'hui encore, des centaines d'enfants naissent anormaux par suite de l'irresponsabilité de leurs mères.La question qui se pose ainsi est de savoir combien d'alcool une femme peut consommer sans danger durant sa grossesse.À l'heure actuelle, le syndrome d'alcoolisme foetal constitue la cause principale de l'arriération mentale et des malformations congénitales en Amérique du Nord.Les enfants qui en souffrent présentent des difformités faciales, un arrêt de croissance prématuré et des déficiences mentales.On a constaté que le syndrome affecte entre le tiers et la moitié des bébés dont la mère avait consommé six verres d'alcool ou plus par jour durant sa grossesse.La tragédie est que cette maladie facilement évitable est irréversible.Le syndrome risque-t-il d'ap-paraitre lorsque la mère consomme moins d alcool?Une étude effectuée à Harvard indique que le risque tombe à dix p.cent environ avec la consommation de trois verres d'alcool par jour.Mais en réalité, pour les femmes enceintes, la question qui se pose est de savoir si l'alcool, quelle qu'en soit la dose, est dangereux durant la grossesse.Selon _i_ les experts, aucun niveau «sûr» n'a jamais encore été établi.Il semble ainsi impossible de prétendre qu'un verre de vin ou de bière une fois de temps en temps soit sans danger.La modération dans la consommation d'alcool est sans doute à conseiller dans la vie, mais elle ne parait pas s'appliquer durant la grossesse.Dans le but de prévenir les femmes contre ce danger, des avis sont affichés depuis plus de trois ans dans les bars et les restaurants de San Francisco.Et cette approche a été conseillée non seulement pour les autres grandes villes des États-Unis, mais aussi pour celles du Canada.Cela réussirait-il?Il est permis d'en douter.Le monde est rempli de gens irresponsables qui se préoccupent fort peu de vivre sainement, même si le bien-être d'un enfant en dépend.Les femmes continuent de fumer, même si les dangers de cette pratique ont été maintes fois prouvés.Et beaucoup de femmes continueront de boire, quand bien même des avertissements seraient affichés un peu partout.Devant cette situation, je conseille à mes patientes d'éviter au moins de boire durant les trois premiers mois de leur grossesse, période initiale de croissance du foetus, pendant laquelle l'alcool ou le« drogues constituent un danger extrêmement sérieux.|e ne possède aucune preuve médicale à ce sujet, mais il me semble que le corps humain ne peut être si fragile qu'un verre occasionnel pendant les derniers mois de la grossesse puisse faire grand mal.l'ose même croire qu'à l'occasion, une bière fraîche ou un bon verre de vin pourront parfois même être bénéfiques, pourvu que l'on agisse toujours avec médération.Comme le disait déjà Euripide il y a plus de quinze cents ans : « Pour le sage, assez est déjà beaucoup.» Il reste que pour les femmes qui tiennent à mettre toutes les chances de leur côté, l'abstinence demeure l'unique solution. 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H HOM.W Atfftiont iapro*to 26 MONT REA L i; n i F: 11: Trois jours plus tard, il convoqua le jésuite Pijart, l'entretint longuement de ses aspirations à l'ascétisme, et l'amena avec la plus grande perfidie du monde a suggérer une voie beaucoup plus édifiante et noble: le gouverneur de Montréal prononcerait publiquement un voeu solennel de chasteté.Le jésuite Pijart fut chargé d'en informer et convaincre Marguerite Bourgeoys, aui ne pouvait qu'approuver.Elle prit le bateau e 1657 pour la France, mais revint en 1659, quitta enfin la résidence du gouverneur pour fonder son école.Deux jours plus tard, le chevalier paraissait déjà rétabli.Le froid diminuait d'intensité.Gaston Durrieux et monsieur de Maisonneuve reprirent le récit là où ils l'avaient abandonné.C'était un dimanche matin de mars.La dernière séance de travail avait eu lieu le jeudi après-midi, et ils étaient convenus de se revoir le lundi suivant.Il devait être peu avant midi.On frappa à la porte de sa chambre à l'auberge.U ouvrit.Devant lui, toujours aussi maigre, jaune sale et muet, se tenait Louis Fin.Gaston Durrieux le salua d'un mouvement de la tête: le mutisme devait être contagieux.L'autre ne bougeait toujours pas.Le jeune abbé le regarda d'un air interrogateur.Posément, le domestique plongea sa main au fond de la poche de son habit et en sortit une lettre simplement pliée en deux.Il l'ouvrit.Au-dessus des initiales du chevalier, le message ne contenait qu'un mot : \u2022 \u2022 \u2022 Venez.«C'est grave?» demanda-t-il en regardant Louis Fin.Celui-ci eut un simple battement de \" 1 » paupières.C'était la première fois que Gaston Durrieux constatait chez lui un signe d'huma-nite.La voiture du Grec était à la porte de l'auberge.Avec une violence aussi surprenante que superflue, et qui ne pouvait sans doute s'expliquer que par un trouble profond et caché, le domestique donna un grand coup de fouet, et le cheval se cabra avant de partir au grand galop, au risque de provoquer, la panique dans la rue des Mauvais Garçons.À cette heure-là, le dimanche, les rues étaient fort dégagées et ils traversèrent Paris en dix minutes.Monsieur de Maisonneuve avait réintégré la chambre du fond.Durrieux le trouva couché sur le dos, les mains simplement croisées devant lui, d'une immobilité qui lui fit un moment envisager le pire.Puis il perçut un faible mais régulier mouvement de la poitrine.11 approcha une chaise et s'assit à son chevet sans parler.Une sorte de frémissement du corps sembla indiquer que le chevalier avait perçu son arrivée.11 se passa encore un certain temps, qui parut long.« L'abbé, écoutez-moi.» La voix était très grave et le débit laborieux.Gaston Durrieux se rapprocha pour économiser ses efforts.«Louis Fin.» dit-il encore.Celui-ci semblait savoir de quoi il était question.U ouvrit la porte d'une armoire, en sortit un coffret de bois muni d'un lourd fermoir et le posa devant le visiteur.Monsieur de Maisonneuve parut rassembler ses énergies, et son débit, toujours lent, se fit plus aisé.Son jeune ami lui dit de ne pas se fatiguer inutilement.U hocha la tête comme pour le rassurer.«Ce ne sera pas pour cette fois encore.Mais peut-être pour la prochaine.Ce n'est plus très éloigné.|e vous avais dit que le redoux serait dangereux.\u2014 Avez-vous reçu la visite d'un médecin?\u2014 Ce sont des incapables.Us n'y peuvent rien.C'est ici, très profondément.C'est l'armature qui craque.Le problème, ce sont les os, qui n'en finissent pas de se rappeler tous les mauvais coups qu'ils ont reçus.» Le malaise avait eu lieu la veille.Une attaque au beau milieu de la poitrine, une douleur extrême qui semblait annoncer l'éclatement.Quand il avait repris connaissance, il était étendu sur le lit grâce aux soins de son valet, et se trouvait dépourvu de l'usage de ses membres, comme de la parole.Cela dura des heures, et la circulation du sang, qui avait paru s'arrêter pour de bon, reprit progressivement.Si un de ces jours, dit encore Maisonneuve, l'abbé le trouvait par inadvertance atteint d'une paralysie se prolongeant au-delà de quarante-huit heures sans toutefois provoquer le décès, il devrait impérativement ouvrir ce coffret et lui administrer une dizaine de gouttes du flacon qu'il y trouverait.Durrieux le regarda sans répondre.«Vous m'avez bien entendu?Une dizaine de gouttes, diluées dans de l'eau chaude.La potion est foudroyante: elle tranche entre la vie et la mort.Ouvrez.» Il ouvrit le coffret, qui contenait peu de chose.Des enveloppes jaunies, un médaillon ovale avec une chaîne ternie.Un collier constitué de petites boules noires mises bout à bout.Ses doigts trou- m vèrent le flacon, de petite dimension, fermé par un bouchon grossièrement scellé, et qui contenait un liquide d'apparence trouble.«Faut-il vraiment parler de cela?N \u2014 Ça ne change rien.Ce sera peut-être dans une semaine ou dans deux ans.Si vous êtes encore là, voici ce que je souhaite.Vous recevrez peut-être ce coffret, par un moyen ou par un autre.Vous le garderez.À ma mort, on viendra ici, on fouillera dans mes affaires, on videra mes tiroirs, je ne veux pas qu'ils le trouvent, ça ne les regarde pas.\u2014 Votre famille?\u2014 U ne reste que ma soeur aînée, Louise de Sainte-Marie, qui doit être toujours à Troyes.Elle viendra sans doute.Elle ne manquera pas de vous interroger.Ne lui donnez rien.Ne lui dites rien.Quand tout sera fini, et si cela est possible, enterrez le coffret avec moi.Ou dispersez les cendres de ce qui peut être brûlé sur ma tombe.» U fut saisi de frissons violents et prolongés.L'abbé se leva, alarmé.Maisonneuve eut un geste de la main pour signifier: cela va passer.Plus tard, l'abbé Durrieux l'entendit murmurer: « il y a des moments où tout s'obscurcit.» L'attente parut de nouveau interminable.À Îuelques reprises, le visiteur se tourna vers Louis in, debout à l'écart, et qui resta sans réaction.Peut-être n'y avait-il rien d'autre à faire qu'attendre.Enfin le chevalier entrouvrit les yeux, à peine: «Dans le coffret.Lisez-moi la lettre qui se trouve dans l'enveloppe.» Sur l'enveloppe, une écriture élancée et couchée: Pour Monsieur le Gouverneur de Maisonneuve Lui remettre ce pli sans le moindre délai, et par les tous moyens rapides, avant son embarquement à La R oc f telle ou à Nantes prévu pour le début de l'été de 1657.Deux cachets en partie effacés donnaient à penser que la missive avait transité par Amsterdam au mois de mai de cette même année.Montréal, 22 février 1657.Ami plus que cher, le confie cette lettre \u2014 la plus funeste que j'eusse jamais à écrire \u2014 à la volonté divine, aux caprices de la mer et au dévouement d'un homme de confiance, lequel, en route pour les postes hollandais d'Orange et de la Nouvelle-Amsterdam, espère y trouver dans les meilleurs délais un bateau de pèche ou de commerce en partance pour l'Europe.En priant le Ciel que le porteur de ce message de mort vous atteigne, où que vous soyez, avant votre embarquement pour la Nouvelle-France, le ne pouvais, je ne peux envisager sans frémir l'éventualité où.navigant serein et plein d'espoir, vous mettriez pied à terre à Québec et seriez atteint, au détour de quelque conversation banale, par cette nouvelle dont votre interlocuteur non moins banal ignorerait qu'elle vous détruit le coeur.Monsieur, rentrez en vous-même pour y puiser le courage tranquille et déraisonnable que je vous connais face aux dernières extrémités.Vous savez ce que nous avons vécitaepuis quinze ans, le bonheur et les souffrances, tant d'âmes nobles emportées par la faux, et les amis chers disparus.Vous savez aussi, comme moi.que tout cela ne peut pas ne pas avoir un sens, et que les créatures un jour se retrouvent.La petite princesse n'est plus.Notre Catherine-Marie Chestienne est morte il y a cinq jours, fe l'ai veillée trois jours et trois nuits.Quand on m'a arrachée à elle, sa main était froide.Elle n'a pas souffert.Elle a appelé son chevalier.Après, seuls ses yeux noirs appelaient.Vous savez comment elle regarde.Où qu'elle soit, elle nous regarde.Elle pense à vous.Monsieur, vous pourriez avoir la tentation du remords et imputer à votre absence, qui pour elle fut une souffrance, l'état de faiblesse qui la mit à la merci du mal./e me tiens aussi coupable de ne l'avoir pas assez protégée, de n'avoir pas su entretenir l'espoir, le lui avais dit que les bateaux de 1656 ne vous ramèneraient sans doute pas encore, mais qu'elle vous retrouverait dès que l'été suivant arrive-^ rait.Elle alla tout de même à Québec au mois d'août, et attendit le dernier bateau, puis l'autre, £e% lui qui ne vint jamais.De retour à Montréal, elle fùh plus taciturne, le lui demandai si elle était triste, elle' me regarda encore, le lui répétai que l'Europe était un autre Monde, si éloigné que, pendant un nombre incalculé de générations, les hotnmes de là-bas.et ceux d'ici n'avaient même pas réussi à se rejoindre.Mais que.dans quelques mois à peine, vous lui reviendriez.Des innombrables dessins qu'elle avait, faits, elle n'en garda qu'un, coloré, qu'elle fixa au-dessus de son lit.D'une certaine façon, étonnant de ressemblaiKe.bien qu'elle vous donnât vingt ans de.moins.Elle me demanda d'écrire au bas ces mots, vous vous souvenez, tirés de ce récit de chevalerie que je lui avais conté, et qu'elle répétait avec émer-veillement: le beau chevalier, sur son destrier monté le lui demandai pourquoi elle avait détruit les.ait* très dessins.« Parce que c'est lui», me dit-elle à sq manière, sur le ton de l'évidence profonde.le lui promis que le chevalier reviendrait à elle iii'cc l'arrivée du prochain été.et qu'il l'emmènercnl de nouveau sur son cheval, comme dans le passé.Toute l'année écoulée, elle fut admirable, se leva avec moi.ne partit jamais dormir avant que j'eusse tout fermé, et malgré mes remontrances.Elle m'accompagnait dans toutes mes visites aux malades.Elle passa beaucoup de temps à iHôtel-Dieu.Vous savez que dans ma précipitation et nioti zèle je deviens parfois une brute.Comment n'ai-je pas vu que Catherine-Marie était à bout de forces?Dieu seul peut en être juge, et pourtant je ne me pardonne pas de n'avoir pas tout fait pour protéger notre enfant quand il était encore temps.Pendant tes mois de janvier et février, les maladies sont plus redoutables que jamais.Les morts sont partout, divers et inexpliqués.On ne peut que les pleurer et les enterrer au plus vite.à suivre * 1991.Les Editions La Presse B14 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 3 MA11992 LE CERCLE DES CARAQUINS SCÉNARISTE PIERRE DUBOIS DESSINATEUR ROBERT RIVARD (C) ÉDITIONS OLÊNAT.1991 hum!- ftWA TOUJOURS E7E'PERSUADE QOE MÊME 6TAÏTIA \"6ARD/eAJAJ£\" DEIACAU£~ QUELLE POSSEDAIT DES POUVOIRS SUR CES CARAQUihJS QUi LE TERRORJSA/E/JT,* EùùE EST MORTE £k) OUVRAUTLA PORTE» EfEAJLESifJUOOUAAfT.,.ET.era doit s*imagingR que du coup \"fis \" se sont e'cnappe's // cesTQue quoi ?V ATTe/jDS ! DiS-hJOuS C£ QUi TE TRACASSE ALLOAJS, TL FAUT TOUT confier aux pr/res, tu sais oue nous SUM Mes LA f&UR T'Ai OCR i vous.» mis Auez penser 00'JéFANTASME'! QMJE.r.B£U.C'EST P TëTRC RiEKI QU6 \"PU5SY\" maïs.eu»,.CuréRieuR oe la forte De la CAVE EST COMPLETEMENT LABOURE**.COMME PAR UNE ÉNORME GRIFFE!! \" M 1 - par Jerry Scott BELLE SOIREE, N'EST-CE PAS?L PNiLOMÉBNB PEANUTS MA FAMIUE S'EN VA POUR QUELQUES JOURS.GARFIEID.É10IGNE-T0I j JDE MA NOUWITUW^' m i PERWNAMO M -i 4 A ¦à &JÊ DEVEINE UNE TENDANCE SURPRENANTE EN 1991 A ETE L INTERET GRaNWSSANT OES TÉLÉSPECTATEURS POUR LES EMISSIONS 0 INFORMATION OE PRÉFÉRENCE AUX ÉMISSIONS 0£ VARIETES- LES COTES 0 ÉCOUTE DÉMONTRENT QUE DES MILLIONS DE TÉLÉSPECTATEURS ONT SUIVI LES AUDIENCES SUR LE JUGE THOMAS.REDIFFUSER AU COURS OES PROCHAINES _ SEMAINES DE SONDAGE.FRANK et ERNEST RÉINCARNATION BUREAU DES AFFECTATIONS ÇA VA D\u20ac SOI.DANS MA VIE ANTÉRIEURE, J'ÉTAIS f SPfcCIAUSTE DU I NEZ ET DES £ OREIUES.! PSTETPAT SELON CETTE ÉTUDE.NOUS VIVONS PLUS LONGTEMPS EN CE MOMENT QUE JAMAIS AUPARAVANT -M î TO CANDIDE MA RM A DU KB MARMADUKE «VA JOUER PLUS LOIN! LA QUEUE DE MARMADUKE EST DANS L ARBRE DE NOËL!» «AVE2VOUS ENTENDU DIRE OU ILS AVAIENT UNE RÉCEPTION DE NOEi.?» J COMPARÉ À QUOI?COMPARÉ À RIEN! CE N'ÉTAIT PAS UNE QUESTION.C'ÉTAIT UNE OBSERVATION _ ROMANTIQUEI /ON AURAIT DIT UNE QUESTION JE LE SAIS.MAIS QUAND QlJELQU'UN DIT \"BELLE SOIRÉE, N'EST-CE PAS?\".CE QU'ELLE VEUT DIRE EN RÉALITÉ, C'EST QU'ELLE SE SENT ROMANTIQUE ET QU'ELLE VEUT SAVOIR CE QUE L'AUTRE RESSENTI c 1 ë cJE NE TROUVE NI MA PIPE NI MES LUNETTES.! f IL VOULAIT UN MOMENT PWVHÉGIÊt» « J'ADMETS QUE C'ÉTAIT MALADROIT DE MARCHER DANS SON ASSIETTE, MAIS TOI.TU AS REGARDE ÇA ET TU N'AS PAS BOUGÉ I » « VOICI.C'EST POUR TOI.Jf MAU04S LE JOUR OU CE NOUVEAU CANICHE EST VENU S'INSTALLER AU BOUT DC LA RUE.» "]
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