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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations générales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1992-05-24, Collections de BAnQ.

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[" ¦ Informations générales LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 24 MA11992 N9MM6 * \u2022 Ij : .\u2022:r Mme Lilian Rodrigtfnfcs-Tél.: 281-8556 Fax:845-3365 - ?\u2022 * - «\u2022 «\u2022 » Mme Lilian Rodriguez, présidente de l'Institut Canada-Argentine, se laisse tenter par les rabas ou rondelles de calmar pané, une spécialité argentine que lui propose M.Ricardo Saens à son restaurant le Tajos i le toit ) au Faubourg Sainte-Catherine.photo tue simon mtAuu.u - fcîNDJ DES GUIDES POUR S'EVADER François Trépanier _Jv1artial Da Sylva____ MICHELIN PRIVILÉGIE LES PNEUS QUATRE FAISONS U'.AKIK.I T S!M Denis Duquette le look KATHERINE H H POU RN MVRDI^J KATHERINE HEPC ^^^^1 UN ARTICLE blùf.L MKlbJ Viviane IpilIkM Roy-\u2014\u2022_\u2014 DE ST-HILAIRE À ELLESMERE, GASTRONOMIE SUR GLACE U'i ARJJCUÇ SIGNÉ Françoise KaylefP ¦jeu:i DE L'AIR VICTORIEN À L'AIR MARIN UN ARTICLE SIÔM Monique Prince * 4 A' 8 2-.Éditorial LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 24 MA11992 La Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de I information Alain Dubuc éditorialiste en chef am .i Mariages gais: au-delà des symboles U n récent sondage Gallup montre qu'à peine 24 p.cent de Canadiens favorisent le mariage entre personnes de même sexe, alors que 31 p.cent croient que les couples homosexuels devraient être autorisés à fonder une famille.Curieux, non?L'opinion publique accepte moins facilement l'idée que deux adultes consentants puissent conclure un contrat qui ne concerne qu'eux, que celle d'une union engageant des tiers, en l'occurrence des enfants, qui n'auront eu aucun mot à dire sur le type de famille dans lequel ils seront élevés.Cette apparente incohérence est assez révélatrice.Elle montre que malgré les bouleversements sociaux des dernières décennies, alors que la société est devenue ouverte à des modèles familiaux extrêmement variés et que l'homosexualité est socialement de plus en plus acceptée, la vaste majorité perçoit toujours le mariage comme le lieu d'une union traditionnelle liant, par définition, un homme et une femme.Et les couples hétérosexuels qui ne se retrouvent pas dans les valeurs véhiculées par les liens maritaux ont simplement choisi de s'en : détourner.i : Plusieurs couples homosexuels voudraient, au contraire, pouvoir se marier en bonne et due forme.Ils ne le peuvent pas.Même si certaines Eglises leur permettent aujourd'hui de conclure un mariage religieux, il s'agit d'un rituel purement symbolique qui ne sera reconnu ni par les gouvernements, ni par leurs lois, ni par leurs institutions.Le Danemark est le seul pays occidental à reconnaître officiellement les conjoints de même sexe.La semaine dernière, à Ottawa, un couple gai a entrepris une bataille judiciaire devant les tribunaux ontariens afin de faire reconnaître son droit de «convoler.» C'est la première fois que les lois canadiennes régissant le mariage sont contestées en vertu de la Charte des droits et libertés.Pourquoi Pierre Beaulne et Todd Layland tiennent tant à se marier, alors que le mariage atteint des sommets d'impopularité chez les «hétéros»?Il y a, dans leur démarche, un aspect symbolique, une manière d'afficher son droit à la différence, et de forcer la société à le reconnaître.Mais il y a plus: car la non reconnaissance de la conjugalité entre personnes de même sexe prive les conjoints gais de toutes les protections garanties aux couples hétérosexuels, qu'ils soient mariés ou non.C'est ainsi que deux hommes, ou deux femmes, vivant ouvertement ensemble depuis des années, ne peuvent pas désigner leur conjoint comme bénéficiaire de quelque plan d'assurance ou régime de pension.Qu'ils ne constituent pas des héritiers légaux au même titre que les conjoints de sexe opposé.Que les lois du travail ne leur assurent pas le droit de prendre une journée de congé pour assister aux funérailles de leur compagnon décédé.Etc.Cette situation témoigne d'une certaine hypocrisie de la part de la société qui \u2014 c'est arrivé en 1990 en Ontario \u2014 permet à un détenu de recevoir son amant dans une roulotte aménagée pour des rencontres intimes.Et qui reconnaît et approuve l'existence des pratiques homosexuelles au point de distribuer des condoms dans les pénitenciers.Mais qui refuse toujours de reconnaître une union fondée sur l'amour de son ou de sa «semblable.» L'évolution des mentalités est lente, elle s'effectue par paliers, et met beaucoup de temps avant d'atteindre des institutions qui ont longtemps été considérées comme sacrées.C'est ce qui explique les résistances sociales aux noces gaies.Mais en même temps, une grande majorité des Canadiens \u2014 huit sur dix \u2014 estiment que les homosexuels devraient jouir des mêmes droits que tous les citoyens, comme le démontre l'étude récente d'un professeur de l'université de Lethbridge.Ayant même obtenu le droit d'être recrutés au sein de l'Armée canadienne, les homosexuels ne font plus aujourd'hui l'objet de discrimination flagrante.L'une des principales inégalités qu'ils subissent encore est le fait qu'ils soient privés du droit à la vie conjugale.Une façon de corriger cette iniquité serait de leur reconnaître le statut de conjoint de fait, dont bénéficient déjà les hétérosexuels qui, pour des raisons qui les regardent, choisissent de ne pas se marier.La Cour suprême devra juger le mois prochain d'une cause intentée par l'employé d'un bureau fédéral qui n'a pu assister aux funérailles de son «beau-père», parce que son conjoint est de sexe masculin.Parce que ce jugement risque de faire jurisprudence et qu'il y a plusieurs causes de ce type en attente, on doit souhaiter que les juges du plus haut tribunal sauront laisser leurs préjugés au vestiaire._ , .\u201e\u201e\u201e Agnes GRUDA 1* L avenir des cégeps et I irresponsabilité ministérielle L'auteur est professeur de philosophie au Collège Montmorency PIERRE COHEN-BACRIE n cette fin d'année scolaire, la surprise a été totale en ce qui concerne la convocation d'une commission parlementaire à l'automne sur l'avenir des cégeps, où, pour parler le langage élégant rapporté par la presse, «tout est sur la table».L'échéance est prochaine, le temps nous est compté, et la tâche est d'envergure puisqu'il s'agit, une fois de plus, de faire valoir la pertinence d'une institution originale et démocratique qui considère comme un droit une formation générale pour tous, qu'ils soient inscrits au cégep (College d'enseignement général et professionnel) à la poursuite d'un DEC (Diplôme d'études collégiales) général débouchant sur l'université (deux ans d'études) ou d'un DEC technique débouchant sur le marché du travail qualifié (trois ans d'études).Un acquis précieux \u2022 C'est en effet cette formation générale commu-ne qui justifie principalement l'existence des cégeps.Le maintien de la visée démocratique qui refuse de réserver la culture, le bien parler, le bien écrire, le bien penser, à une «élite» (pré)uni-versîtaire, l'adaptation de la société à la complexité du monde moderne qui passe par l'éducation pour le plus grand nombre, l'ouverture au changement d'orientation du technique vers le ! général et du général vers le technique, le forum unique que constituent ces cours de formation générale où futurs techniciens et futurs universitaires dialoguent et effectuent des apprentissages qui interpellent en eux l'être humain et le citoyen plus que l'individu spécialisé, tout cela représente un acquis précieux de la Révolution tranquille et milite contre une remise en question majeure des cégeps.S'il est vrai que les cégeps ont vingt cinq ans, l'école primaire, elle, ne date-t-elle pas de Charlemagne.?Au delà du fétichisme arithmétique du vingt-cinquième anniversaire, qu'est-ce donc qui justifie la tenue d'une telle commission parlementaire sur les cégeps en 1992?Il y a lieu de s'étonner, en effet.D'une part, le succès des cégeps est faramineux.Cette réalisation, unique au Québec, a vu sa fréquentation augmenter de quelque 120000 vers 1980 à quelque 153000 en 1991, et, cela, malgré l'impact de la dénatalité qui fermait une école après l'autre.Une telle augmentation, nette et absolue, dans l'enseignement supérieur est sans commune mesure avec celle enregistrée au niveau universitaire qui attire moins, comme cela est normal, avec ses frais de scolarité et la perspective d'études plus longues et plus spécialisées.Or le succès, en éducation, a un prix.Urgence au secondaire D'autre part, on l'a dit, il faut pourtant le souligner encore, l'urgence en éducation se situe plutôt au secondaire.Le taux d'abandon au secondaire se situe, selon le mode de calcul, entre 25% et 361; et il augmente.Autant de jeunes Québécois qui se retrouveront sur le marché du travail sans le DES (diplôme d'études secondaire) qui est pourtant le pré-requis minimum pour bien des emplois.Quant à la formation professionnelle au secondaire, la persévérance jusqu'au diplôme régresse, passant de 15% en 1981 à 5% en 1989.Par ailleurs la qualité du français ne s'améliore pas de manière sensible et les méthodes axées sur la créativité continuent de former des générations d'ignares.Or la réforme du secondaire, puisque personne, n'accepterait que l'on baisse encore le niveau en normalisant les notes, risque de coûter cher.Faut-il, alors, voir dans cette commission parlementaire sur les cégeps une opération visant à présenter des hypothèses de réduction des coûts?Que penser, en effet, des indications alarmistes sur l'état de la formation professionnelle ou technique au Cégep?On nous dit que l'objectif du rapport Parent n'est pas atteint, qu'il n'y a pas assez d'étudiants inscrits à un DEC technique au Cégep.Mais 40% d'étudiants au technique, c'est 60000 étudiants, c'est-à-dire autant qu'en 1980, avec un marché du travail en régression et un contingentement (numerus clausus) appliqué dans la plupart des programmes techniques qui refusent les inscriptions; tout dépend donc comment on lit les chiffres.On nous dit que la tâche des étudiants du technique est trop lourde, et on S'il est vrai que les cégeps ont vingt cinq ans, l'école primaire, elle, ne date pas de Charlemagne.laisse entendre que la formation générale, dispensée par français, philosophie et éducation physique et par les cours complémentaires de sciences humaines, en est responsable.Alors que beaucoup travaillent, qui dans un dépanneur, qui dans la restauration rapide, et que, dans les cours de formation générale, le taux d'échec et d'abandon des étudiants du secteur technique, habituellement disciplinés, méthodiques et motivés, est inférieur au taux d'échec et d'abandon de plusieurs étudiants du secteur général.(.) Un DEC à rabais Sans avoir le courage politique de proposer lui-même l'introduction d'un tel DEC à rabais pour le secteur professionnel ou technique, le Ministère escompte-t-il qu'il pourra le faire sortir, tel un lapin de son chapeau, en tant que synthèse, après l'exercice rhétorique d'une commission parlementaire sans livre blanc, sans projet gouvernemental, sans programme précis et sans justification véritable?On aurait alors inventé une nouvelle notion (anti)démocratique : l'irresponsabilité ministérielle.Irresponsabilité, d'abord, dans la mesure où, en présentant comme résultat des débats un projet qui, selon toute vraisemblance, était déjà là, mais tenu secret, le Ministère chercherait à diffuser sa responsabilité.Irresponsabilité, aussi, dans le désaveu immérité que le Ministère se trouve indirectement à infliger aux enseignants engagés dans la mission de formation générale.U faudrait, au contraire, lever son chapeau à ceux-ci qui remplissent une tâche passionnante mais parfois ingrate.«Faut-tu être épais pour enseigner ça ! », cette exclamation d'élèves à une enseignante qui leur enseignait la morale, l'environnement et les droits de la personne a été récemment rapportée dans les journaux.Lorsque les responsables de l'enseignement collégial s'interrogent à haute et intelligible voix sur les mérites de la formation générale dispensée au secteur technique, et sur le respect des choix de la «clientèle» à qui il faudrait plaire, dans quel sens vont-ils ?Celui d'encourager la formation fondamentale ou celui de la paresse intellectuelle et de la courte vue de quelques étudiants qui n'apprécient pas toujours avec justesse la valeur d'une formation que justement le législateur a pris soin de rendre obligatoire?Irresponsabilité enfin en évitant de soulever le véritable problème en éducation s le secondaire, qui sous sa forme actuelle a aussi vingt cinq ans ou à peu près; prenant ainsi le problème à l'envers.Par exemple, à l'instar des universités qui critiquent la formation en français au cégep puisqu'elles instaurent leur examen de français, le Ministère instaure son examen de français de fin de cégep le 13 mai 1992.Très bien.Mais si les étudiants universitaires eux-mêmes sortent de l'université avec des déficiences en français, faut-il transformer les cours universitaires en cours de rattrapage de français, les cours collégiaux en cours de rattrapage de français ou bien aller à la source et revoir la formation dispensée au cours de l'enseignement obligatoire jusqu'à seize ans?(.) Guy Cormier m Maastricht n'est pas une marque de cigare aastricht, c'est le nom d'une ville des Pays-Bas appliqué à un traité entre les membres de la Communauté européenne.Cette entente, qui n'est pas encore ratifiée par les intéressés, vise à une mise en commun des ressources de toute nature.Pour les uns, Maastricht, c'est la promesse d'un avenir radieux pour l'Europe; les adversaires du traité y voient, au contraire, un dangereux abandon de souveraineté nationale.Maastricht n'est donc pas une marque de cigare.Mais ce nom n'excite pas plus l'opinion publique au Canada que s'il s'agissait de dix lettres de l'alphabet sur une bouteille ou une boite.l'entends des voix qui disent: vous pouvez remballer votre Maastricht! Fatigués du bégaiement sur la constitution canadienne, nous n'allons pas, en plus, examiner à la loupe les articles du traité européen ! Soyons de bon compte.Une partie de l'opinion, dans les pays d'Europe, ne s'intéresse pas elle-même à Maastricht.le persiste néanmoins à penser qu'une étude comparative du «fédéralisme» européen et du nôtre offre un grand intérêt.Mais le jeu des comparaisons a été faussé par la polémique.Des fédéralistes canadiens tirent de la configuration de l'Europe nouvelle des arguments en faveur de leurs thèses et les assènent sur la tête des adeptes du « repli sur soi » (les méchants séparatistes).Ils omettent simplement de rappeler qu'une collectivité ne participe pleinement à la vie d'un ensemble que si elle s'appartient.Les Douze jouissent de la plénitude de la souveraineté.Pour le meilleur ou pour le pire, ce n'est assurément pas le cas du Québec.l'ignore si Madame Thatcher est une adepte du « repli sur soi », mais elle ferraille avec énergie contre le traité de Maastricht et va jusqu'à s'en prendre personnellement au président de la Commission européenne, M.Jacques Delors.Miguel Angel Bastevia, vice-directeur du journal espagnol El Pais, écrit (dans Libération) que le traité divise les Douze en trois groupes: les froids (comme l'Angleterre), les tièdes ou méfiants (France, Allemagne), les fervents, comme l'Espagne.Barbarie osnie-Herzégovine.Ce nom, qui désignait jusqu'ici l'une des six républiques de la Républiques fédérale de Yougoslavie, restera peut-être comme le repère évocateur de l'impuissance de l'ONU.Soumises à des tirs d'artillerie, comme le reste de la population, les forces de l'Organisation battent en retraite.Les convulsions qui affectent diverses parties de la Yougoslavie ont jeté à la rue un million et demi de réfugiés.Comment ne pas se sentir personnellement atteint quand on voit, parmi les errants, les visages d'enfants très beaux et très jeunes?Et cela dans un pays qui n'est tout de même pas un territoire sous-developpé du tiers monde, où la guerre civile exercerait ses ravages aussi naturellement que la famine et la sécheresse.Sur les obstacles auxquels se heurtent les Casques bleus en Bosnie-Herzégovine le témoignage du général canadien McKenzie est pé-remptoire.Vétéran des opérations d'interposition de l'ONU à Gaza, à Chypre, au Sinaï, en Amérique centrale, ce militaire canadien confit qu'il n'avait pas connu de situation où «on limitait aussi délibérément la liberté de mouvement et de manoeuvre des Casques bleus» (déclaration rapportée par le Figaro).Malgré l'accroissement indéniable de son prestige, l'ONU n'est certainement pas ce gou-vernement mondial dont rêvent certains, capable de se faire obéir des États délinquants.L'action des envoyés onusiens sur le terrain reste d'autant plus timide que les états-majors hésiteront toujours à sacrifier des effectifs qui sont dans un pays étranger pour une seule raison: retaurer la paix.«Que faudra-t-il pour que George BUSH et François MITTERAND, |ohn MAJOR et Helmut KOHL appliquent n la Yougoslavie lés cri- tères qui avaient justifié le sauvetage international du Koweït envahi par Saddam HUSSEIN?», demande un éditorialiste que la timidité des démocraties exaspère.Marlene Dietrich ff| W éternel féminin, c'était elle».Ce joli mot, un admirateur anonyme l'a prononcé sur la tombe de Marlene Dietricht, cette grande actrice décédée le 6 mai, à la veille de l'ouverture du Festival annuel du Cinéma de Cannes, qui allait lui rendre hommage.Née à Berlin, Marlene Dietricht a été enterrée dans sa ville natale.L'hommage à la disparue a été bien loin d'être unanime de la part de ses compatriotes, qui n'ont pas oublie qu'elle a quitté l'Allemagne avant la Guerre, a pris la nationalité américaine, a élu domicile à Paris, a pris fait et cause pour les Alliés.Marlene Dietrich dans la danse Ouand on parle de la presence anglaise à Montréal, il faut souvent souligner l'apport des Ecossais, si on veut être très précis.C'est notamment aux Ecossais que le Canada doit ses solides traditions bancaires.A l'occasion des fêtes de Montréal, le Haut Commissariat de Grande-Bretagne distribue une élégante brochure rappelant «le vaste apport des Montréalais d'origine britannique à la croissance de cette ville».Il paraît que nombreuses sont les «affinités culturelles frappantes entre le Québec et l'Ecosse».N'y a-t-il pas aussi quelques affinités politiques, dans la mesure où il existe en Ecosse un mouvement nationaliste comparable à ce qu'on trouve ici ?Sachez aussi que les réalisateurs écossais (de cinéma) se préoccupent comme ceux du Québec du monde ordinaire, ce qui se traduit d'abord par leur choix de langage.«Leurs personnages parlent la langue du milieu où se situe l'action, langue qui se distingue de l'anglais d'Angleterre comme la langue parlée au Québec se distingue du français communément appelé français universel» (p.10).D'avoir notre propre langue à nous au cinéma nous vaut de grandes satisfactions d'amour-propre.Mais nous ferme aussi hélas! quelques portes.Mais où sont donc les Français dans la photo de famille du 350e anniversaire de Montréal?Ils ont inventé Montréal.Puis, ils se sont fait «piquer» Montréal.Ce n'est pas la seule découverte (géographique, médicale, etc.) qu'ils se sont fait barboter.Électrochoc oger Coleman, exécuté mercredi en Virginie pour un crime commis en 1981, n'avait pas réussi le test dit du «détecteur de mensonges».Ce test n'est pas fiable.Ce que la peine de mort comporte de terrible, c'est son aspect irrévocable.La justice américaine serait moins exposée à la critique si la loi prévoyait qu'en cas d'erreur judiciaire, les personnes responsables de l'exécution paieraient à leur tour de leur vie leur erreur.De la sorte on verrait peut-être moins d'exécutions capitales. LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 24 MA11992 B3 La Presse SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 24 MA11992 personnalité de la semaine ¦ Il n'est pas de succès qui se mérite s'il West construit sur l'excellence ANNE RICHER Ils nous ont offert une fête pour les yeux et pour le coeur.Une nuit de folie et de couleurs pour sortir, l'espace d'un instant, d'une certaine morosité, pour rêver, pour «s'éclater» comme les bourgeons du printemps.Richard Blackburn et Michel Le-mieux ont conçu le défilé: La nuit de Montréal, qui donnait le coup d'envoi des célébrations des fêtes du 350e anniversaire de Montréal.Leur talent a fait l'unanimité.Pour cette joie offerte aux Montréalais, La Presse les consacre tous les deux Personnalité de la semaine.Des idées, de l'énergie, une synergie.Les deux hommes ont eu carte blanche pour mener à bien leur imaginaire en liberté et insuffler à une vaste équipe tout ce qu'il faut de passion et de leadership pour se surpasser.Richard Blackburn Directeur de théâtre d'avant-garde et d'invention : Le Théâtre de la Dame de Coeur, Richard Blackburn a en quelque sorte réinventé la réalité.Il a mis au monde à travers son flot d'idées, des personnages très grands, «pas juste gros pour être gros», mais des êtres fantastiques qui entraînent le spectateur bouclé à Leur défilé pour les fêtes de Montréal a ramené la joie dans une ville plutôt morose son siège par des bretelles chauffantes, pivotant pour suivre l'action de toutes parts, dans un autre monde.C'est à Upton, un village soi-disant calme.Le soir il s'y passe de drôles de choses! Deuxième d'une famille de quatre enfants, Richard Blackburn est né le 13 avril 1951 à Chicoutimi, un vendredi 13.Cela ne lui a pas porté malheur.11 est resté là jusqu'à l'âge de 19 ans, non pas à ne rien rêver, au contraire ! C'est à 13 ans qu'il découvre le théâtre, à travers une pièce insignifiante, mais déterminante car ce fut l'éblouisse-ment.Depuis ce jour il voue son existence à faire reculer les frontières du réve théâtral.Petit, il s'intéresse aux sciences, à l'architecture, la science-fiction, découvre dans un dictionnaire la photo d'une pyramide et s'étonne «de cette curieuse maison sans fenêtre, ni porte».«La démesure intérieure que tout le monde porte en soi», il va s'employer à lui donner une forme.Si son père est un «paten-teux», inventif, mais petit ouvrier dans une petite boutique sans prétention, où rien de ce qui est détraqué ne lui est étranger, s'il fait de la musique et s'il dessine, la mère, elle est sage, réservée, mystique.On a peut-être là une explication.Le fils a hérité du meilleur des deux, et le mélange a donné ce que l'on connaît.École de théâtre au cégep de Sainte-Thérèse.Ensuite à l*UQAM où il magasine ses cours selon les professeurs qui R.BLACKBURN et M.LEMIEUX «Grâce à ceux qui ont soutenu le projet, qui y ont cru, on réalise maintenant qu'il ne fallait pas avoir peur des risques.» les donnent.Théorie, technique.Une formation de tous les instants.Finalement la mise en commun des idées même les plus osées, le remue-méninges avec son co-équipier Michel a permis «de tresser ensemble», le défilé.Conscient aussi «d'une bonne équipe solide, articulée, vite sur ses patins, performante».«Rêve incroyable, moment important, euphorique et magique», Richard pense que le défilé devrait désormais être un lieu d'explorations pour les concepteurs d'ici, afin d'exploiter «tout ce talent qu'on a chez nous».Michel Lemieux Voilà que le travail a donné ses fruits.Voilà que le rêve s'est frayé un chemin «jusqu'au monde».Michel Lemieux à 33 ans, se souvient du départ: un mandat de féte.A l'arrivée: un party convivial pour des Montréalais boulimiques de plaisir, décidés à sortir une fois pour toutes de leur hiver trop long, trop triste.«Grâce à ceux qui ont soutenu le projet, qui y ont cru, on réalise maintenant qu'il ne fallait pas avoir peur des risques.» Surtout celui de l'originalité.Du hors de l'ordinaire.De la marginalité créatrice.L'artiste est né le 13 février 1959 à Indianapolis, par inadvertance: ses parents y étudiaient la chiropraxie.11 a vécu simplement à Longueuil comme tout le monde.Une seule soeur.«Une vie pleine d'amour».Encouragé par sa famille, soutenu, ses premiers fans sont ses parents.«Mes amis, mes complices».Il incarne peut-être pour sa mère l'envie secrète de ce qu'elle aurait aimé faire: danser, chanter.Il a peut-être hérité d'un grand-père artiste dans l'âme.Quoi qu'il en soit, ces êtres chers ont favorisé l'éclosion de sa créativité «en acceptant d'être à l'écoute».Pour ne pas devenir adulte, Michel Lemieux a apprivoisé le rêve.S'il connait la désillusion, il tente «de reconstruire ses illusions».Mais encore?Concrètement cela se traduit par des spectacles d'une autre nature, donnés sur des scènes connues, mais où le spectateur découvre le « performer ».Spectacle, danse, mouvements, images.Des idées, des fantasmes qui prennent corps.C'est son travail.«On peut changer ses malheurs en joie», dit le grand enfant.On crée notre vie, car on est tous créateurs.» Et lui quand il ne crée pas.H dort.Car c'est là, dans ses rêves qu'il trouve son inspiration.Il lit beaucoup aussi.Ce qui lui reste de l'expérience exaltante du défilé?«C'est un climat de plaisir.La relation avec les gens de l'équipe, l'accord avec Richard».Les deux créateurs clament bien haut que le défilé est un art' majeur.On les croit.\u2022 .Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, l'excellence naît de Veffort.\u2022 » a Hydro-Québec Le meilleur de nous-mêmes des gens de parole li I ALCAN VOUS Demain matin à l'émission EN DIRECT avec Christiane Charette réalisation : Louise Carrière B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 24 MA11992 £0| Denis Lavoie lusicurs per-sonnalités politiques, dont William Cosgro-ve et Bernard Landry, tous deux \u2022vieç^président, pour Tun du Par-;t i 1 iberal, et pour le deuxième du Parti québécois, sont attendues au gala marquant le 20e anniversaire de la Société de recherche en orientation humaine inc.C'est le ministre de l'Éducation, Michel Page, qui présidera le gala anniversaire, qui aura lieu le 28 mai, à 18h, à l'hôtel Qua-tre-Saisons.Pour l'occasion, on donnera lecture d'un message du premier ministre Robert Bouras-sa, le ministre des Affaires internationales lohn Ciaccia et la ministre des Affaires culturelles Liza Frulla-Hcbcrt devant livrer leur témoignage d'appréciation à l'endroit du président-fonda-\u2022 teur de cette Société, le professeur Moncef Guitouni, sur écran.Nana Mouskouri offrira un spectacle-bénéfice le vendredi 5 juin, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, au profit des |eux olympiques spéciaux du Québec et de la Grèce, pour célébrer les millénaires d'excellence grecque.Les profits permettront à des centaines de jeunes athlètes \u2014 tant québécois que grecs\u2014 ayant une déficience intellectuelle de vivre une expérience de valorisation par le biais de programmes d'entraînement et de compétitions sportives.Le président de ces Jeux i\u2014 olympiques spéciaux, joie, vice-président et administrateur chez Burns Fry ltée, est surtout heureux de la collaboration acquise de l'Office national du tourisme grec et sa directrice régionale, Elcni Eliadis, pour la réalisation de cette activité.Prix: 150$.Renseignements: 874-3722 ou 871-1537.À l'occasion du salon famille-santé-loisirs (salon international des aînés), qui se déroulera du 25 au 30 mai au Palais des congrès de Montréal, l'organisme Paci-jou, qui oeuvre pour la Simone Monet- ^^f\"^\" ciera de la pre- , Chart ran d sence de plusieurs personnalités, dont: le juge Andrée Ruffo; le docteur Michel Guay, président de PAs-; social ion des pédiatres du Qué-bec; Camille Bouchard, auteur du rapport Un Québec fou de ses enfants; Simone Monet-Char-.trand, auteur et militante paci-\\ .fiste; l'écologiste Pierre Danse-.rc;iu; le president de la Corporation des psychologues du \u2022 Québec, Mario Poirier; la chan-.teuse ludy Richards et le comé-.dien Normand Chouinard; le : .sculpteur Armand Vaillancourt, .le président des artistes pour la paix, Pierre lasmin, etc.Prix: 8 $, 5 $ les lundis et mardis.Xes Cloutier d'Amérique, dont > l'ancêtre Zacharic est arrivé en Nouvelle-France il y a 358 ans, s'installant à Québec en 1634, .saluent Montréal à l'occasion de son 350e anniversaire de fondation.Zacharic Cloutier a bâti de ses mains, avec d'autres ouvriers dé la première heure, une partie des habitations de la Vieille Capitale.Son fils fut, par alliance, copropriétaire des plaines (i'Abraham.Plusieurs descen-dânts de Zacharic Cloutier oeuvrent aujourd'hui à La Presse.Encan d'oeuvres d'art d'artistes canadiens, dont certains reconnus internationalement, au profit 'de La Traversée, centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel.L'organisme qui oeuvre sur la Rive-Sud a répondu à plus de 2000 demandes d'aide et offre l'occasion de visiter ses locaux et admirer les oeuvres mises en vente, à l'occasion d'une activité «portes ouvertes» qui se déroulera du 25 au 29 mai, au -24, rue Prince-Arthur, #2, Saint-Lambert, de 12h à 16h.Quant à l'encan, il aura lieu au même endroit, le 31 mai.Parmi lés oeuvres offertes, certaines sont signées par: Cadoret, Cloutier et Louise Ru cl land.Renseignements: 465-5263.¦ Nos jeunes scientifiques Québécois se sont particulièrement bien illustrés lors de l'Expo-sciences pan-canadienne qui s'est tenue à Sudbury.Ainsi, Rochan Sankar, 16 ans, de Bros- ___ sard, a empo- p0rhan ché une bour- *ocnan se de 1000$ et Sankar est revenu avec le premier prix toutes catégories, pour son projet «The Cardiogauge: Intelligence Cardiac Status Monitor».Il avait décroché un premier prix l'an dernier également Les autres jeunes Québécois qui ont remportés des prix sont, médailles d'argent: Isabelle Duretteet Mélanie Rioux (Est du Québec); Talkena Wasungu (Estrie); Hélène Pcllerin et Marie-Hélène Plante (Québec); et Pascal Dio-nc (Québec).Médailles de bronze: Eric lie Ilot d (Montréal); Eric Bernier (Côte Nord).Mentions: Cheryl Contant (Mont- réal); Dominic Belley et Steve Gauthier (Saguenay Lac Saint-lean); Roxanne Labelle et Marie-France Laflcur (Ou-taouais); Magali Baille et Pascal Guillemet te (Mauricie); Pierre-Luc Bisaillon (Montréal) ; et Dominie Tremblay (Saguenay Lac Saint-Jean).Jusqu'au 1er juin, la maison pour femmes Le Chaînon, située au 4373, rue de L'Esplanade, met en vente une centaine d'oeuvres d'art de peintres bien connus, dont Le Sauteur, Tanobé, et Cosgrove.On peut se rendre sur place entre 9h et 17h du lundi au vendredi.Renseignements: 845-0151.O Deux altesses impériales seront en visite à Montréal du 26 au 28 mai, sur invitation du maire lean Doré, dans le cadre des célébrations du 350 anniversaire de Montréal.Il s'agit de la princesse et du prince Takamado, troisième fils du frère cadet de feu l'empereur japonais Showa, le prince Mikasa.Omnium de golf au profit de la Société des timbres de Pâques du Québec, organisé par «Nous aidons les enfants handicapés» de la Société des timbres de Pâques du Québec, devant avoir lieu le 25 mai, au centre de golf Le Versant, 2575, chemin Terrebonne, à Terrebonne.Une offre spéciale est faite, pour l'achat de deux billets pour le prix d'un, soit: 175$ (brunch, clinique de golf, golf et soirée); ou 150 $ (souper et soirée).Différents prix seront offerts, dont la possibilité d'assister à l'émission radiophoni-que de Michel Bergeron, président d'honneur de cette activité.Renseignements: Nous aidons, 8585 boulevard Saint-Laurent, suite 210, Montréal (Québec), H2P 2M9.Tél.385-5312.Une cinquantaine des meilleures oeuvres des photographes de La Presse ont été présentées lors de la deuxième Rencontre photographique de Normandie, en France, au cours de laquelle furent présentés 2000 travaux des plus grands professionnels mondiaux de la photo d'actualité.La Presse était, avec le Detroit Free Press, l'un des deux seuls quotidiens nord-américains participant à cette rencontre à laquelle étaient conviés le Yomiuri Shimbum du lapon, et dix des plus importants journaux européens.Entouré des Martine Saint-Clair, Marie-Denise Pelletier, Martine Chcvrier, les soeurs Kate et Anna McGarrigle, lean-Pierrc Ferland et bien d'autres artistes participeront au spectacle-bénéfice du collège Rachel, présenté le mardi 26 mai, à l'église Saint-Jean-Baptiste de Montréal (309, rue Rachel Est, angle Henri-Julien).Ce spectacle servira de coup d'envoi à la campagne de financement de cette institution d'enseignement se- condaire dont la moitié de la clintèle est composée de jeunes de 25 ethnies différentes.Billets: 25$, à la librairie Champigny, 4380, rue Saint-Denis, chez Ar-chambault Musique, 500, rue Sainte-Catherine est, et au collège Rachel, 310, rue Rachel est.Renseignements: 287-1944.La députe de Taillon, Pauline Marois, sera la conférencière d'une rencontre de l'Association des femmes diplômées des universités (Montréal).On lui a demande ^d'aborder le thème des femmes et la politique.Le tout aura lieu le jeudi 28 mai, à 20 h 30, au salon Vivaldi de l'hôtel Delta, 475, avenue du Président- Kennedy, Montréal, Prix: 15 $.Renseignements: 495-9450.Parmi les bénévoles qui donnent annuellement 100 000 heures aux personnes physiquement handicapées fréquentant le Centre de réadaptation Lucie-Bru-neau, c'est lacqueline Parent, qui donne de son temps depuis Hfcfe es ia prévention de Ma doËËnquaneo iuuéniio La campagne du \u2022pain partagé», organisée dans le cadre des activités de pastorale à la Commission scolaire régionale de Chambly, a permis damasser 8300 $, somme qui fut remise à l'organisme Des cliques et des gangs, un organisme comunautaire de Longueuil qui travaille à la prévention de la délinquance juvénile.Entourant Robert Poirier, conseiller en éducation chrétienne: Denis Missud, président du conseil d'administration de Des cliques et des gangs; Céline Béland, conseillère en éducation chrétienne, et les élèves de l'école Cérard-Filion : Sonia Lavigne, Serge Bergeron, Martin Bélanger, Mélanie Bernier, Martin Leblanc, Mélanie Meese et Mélanie Sansoucy.Ils sont accompagnés de deux travailleurs de rue, Stéphane Drouin et Alain Martel ainsi que d'un étudiant membre du conseil d'administration de Des cliques et des gangs, Martin Sanders.pwr7~\u2014 dix ans, qui fut élue «bénévole de l'année» par les personnes handicapées, le personnel et les bénévoles du Centre de réadaptation Lucie-Bruneau.Concert-bénéfice du choeur JFP et de l'orchestre sy m phonique JFP, sous la eo-présidence d'honneur de William Cusano, député de Viau et whip en chef du gouvernement; lean Doré, maire de Montréal ; et François Oui-met, président de la CECM.Les profits serviront a défrayer une tournée musicale en France des étudiants en musique de l'école secondaire foseph-François-Per-rault.Le tout aura lieu le mardi 26 mai, à 20h, à la salle Jean-Deslauriers de l'auditorium Le Plateau, 3710, Calixa-Lavallée, à Montréal.Prix: 15 $.Renseignements: 596-4620.Le président du Fonds de bienfaisance des compagnies Molson, Al ban Asselin remettait récemment un chèque de 35 000$ à la Fondation de l'hôpital Saint-Luc, représenté par son président, Roland Rohi-chaud, accom- 09 eweaiif cou pie Heureux couple que celui que forment Yves Lanouette et Jeanne Bernier, qui célébraient hier leur cinquantenaire de vie commune.Fidèles lecteurs de La Presse, le couple célèbre doublement son anniversaire de mariage et celui de la naissance de Jeanne Bernier, native du village de la Côte- des-Neiges.Le couple s'est connu sur une ferme, et s'est marie a l'église Saint-Enfant-Jésus du Mile End, paroisse natale de Yves Lanouette, dont le père, pharmacien, a tenu commerce pendant 50 ans sur le boulevard Saint-Joseph, à l'angle du boulevard Saint-Laurent.Après une carrière d'enseignant, Yves Lanouette a choisi d'oeuvrer, depuis 15 ans, dans différents comités du réseau des Affaires sociales (CSSMM, Forum des citoyens âgés, Tel-Aide, etc.) Jeanne Bernier a vu au soin de ses quatre enfants, et est heureuse d'être aujourd'hui entourée de six petits-enfants.norm iutaUatros Jeannette Laurlault et Alphonse Pelletier, célébraient récemment à Longueuil leur 50e anniversaire de mariage.Ils se sont en effet mariés le 20 avril 1942, en l'église Saint-Stanislas, à Montréal.Alphonse Pelletier a travaillé pendant plus de 45 ans pour la compagnie H.Portier ltée, une division de la Baie d'Hudson, dirigeant une importante succursale dans la ville de Québec.La fille unique du couple, Huguette, leur a donné trois petits-fils: Eric, Christian et François Ménard.Alban Asselin pagné du directeur général du centre hospitalier, lean Leblanc.Ce don servira à financer un important projet de recherche en-docrinologique.O Assemblée générale annuelle de l'Association de la fibromyosite du Québec, demain à 15 h, au pavillon lean-Brillant de l'Université de Montréal, 3200, rue lean-Brillant, 2e étage.Par la même occasion, on tiendra un colloque sous le thème de la connaissance à la reconnaissance.Cette activité sera sous la présidence du comédien Denis Bernard.Coût: 15$.Renseignements: Association de la fibromyose du Québ-wee, 11, rue Dorius, Repentigny (Québec), )6A 4X9.Tél.582-3075.Le marcheur Richard Loranger nous invite à le commanditer et de contribuer ainsi à la cause de la Maison du Parc, qui héberge des hommes et femmes atteints du sida.C'est dans le cadre de Marchons Montréal, que Ricard Loranger compte parcourir ses 50km, partant de Pierrefonds à 5 h 15, aujourd'hui, pour arriver dans le Vieux-Port de Montréal vers 16h30.Renseignements: La Maison du Parc, 1287, rue Rachel Est, Montréal (Québec), H2) 219.O Le Mitoyen, qui offre des services aux familles organise pour le samedi 30 mai une opération autographe, en collaboration avec le service de police du poste 42 et G.Lebeau.Le tout aura lieu, beau temps mauvais temps, de 9 h à 17 h, au stationnement du poste de police 42, à l'angle des rues Saint-Hubert et Crémazie.L'argent recueilli servira à offrir des services aux enfants vivant des problèmes psycho-sociaux importants.O Arrière grand-père à 58 ans, cheveux noirs et drus parsemés de quelques rares fils gris, Gérard Poulin, fier retraité du service de l'équipement de l'Éco-I e polytechnique, nous est présenté com- t*ïrnmfa me l'un des Çerard plus jeunes ar- Poulin rières-grands-pères au monde.\u2022 o C'est sous la présidence d'honneur du président-directeur général de la Capitale compagnie d'assurance générale.Real Circe, que se déroulera cette année l'omnium de golf Claude-Bru-net, au profit de la fondation du même nom.Le tout aura lieu le 4 août, au club de golf Triangle d'or de Saint-Rémi-de-Napiervil-le.Coût : 110 $, 60 $ pour le souper seulement.Renseignements: Omnium Claude-Brunet, 6211, boulevard Monk, Montréal (Québec), H4E 3H8.Tél.\u2014768-8266.Le dimanche 31 mai, dans le cadre des célébrations du 350e anniversaire de Montréal, la chorale Saint-Alphonse d'Youville présentera un concert célébrant son 20c anniversaire.Ce concert de chants religieux, sous la présidence d'honneur de Mgr Germain Lecavalicr, vicaire episcopal, sera sous la direction de soeur Rayjnondc Bertrand, qui dirige la chorale depuis une quinzaine d'années.Les dons du public serviront à la réfection de l'église.C'est à 20h, au 580, boulevard Crémazie Est. Le Monde LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 24 MA11992 35 Mulroney discute du conflit bosniaque avec Boutros-Ghali Agence France-Presse tjSHONNL La CEE et les États-Unis ont marqué hier à Lisbonne leur préoccupation sur l'évolution de la situation en Bosnie-Herzégovine, à l'occasion de la Conférence sur l'aide à la CEI réunie dans la capitale portugaise.La situation dans l'ex-Yougoslavie et surtout dn Bosnie-Herzégovine a été au Centre des discussions au cours du déjeuner entre les Douze précédant l'ouverture de la Conférence d'aide à la CEI.; Pour sa part, le Canada envisage d'imposer de nouvelles sanctions à la Serbie dans le cadre des efforts de la communauté internationale pour mettre fin aux combats en Bosnie-Herzégovine, 4 annoncé hier le ministre canadien des Affaires étrangères Barbara McDougall.La suspension des liaisons aériennes et la fermeture des bureaux ou des consulats yougoslaves au Canada figurent parmi les sanctions envisageables.\u2022 Le premier ministre canadien Ôrian Mulroney discutera du conflit bosniaque avec le secrétaire général des Nations unies, Bou-tros Boutros-Ghali, qu'il doit rencontrer aujourd'hui à Montréal, a annoncé Barbara McDougall, lors d'une conférence de presse organisée dans le cadre de la rencontre internationale sur l'aide à t'ex-Union soviétique.; Selon Mme Elisabeth Guigou, ministre français délégué aux Affaires européennes, il n'y a eu aucune décision de sanctions contre la Serbie.Mme Guigou a indiqué devant la presse que les Directeurs politiques des Douze se réuniraient mardi à Bruxelles en vue de déterminer des «propositions de sanctions» qui devront ensuite être soumises à un Conseil des ministres de la Communauté.Mais selon des diplomates allemands, cette réunion ne se tiendrait qu'au niveau d'experts économiques».\\ De son côté, le secrétaire d'État américain, lames Baker a lancé un appel pressant aux participants a la Conférence les invitant a se joindre à «un effort collectif en vue de mobiliser» toute leur «influence politique, diplomatique et économique afin de démontrer qu'il y a un prix à payer pour ceux qui font obstacle à la paix et qui terrorisent les populations innocentes».«La communauté internationale ne peut pas plus longtemps tolérer cette barbarie, cet affront à notre conscience collective», a-t-il dit en invitant les participants à tout mettre en oeuvre pour assurer la sécurité des convois d'assistance humanitaire et la réouverture de l'aéroport de Sarajevo.D'ailleurs l'étau de la communauté internationale s'est resserré autour de Belgrade, après une déclaration, vendredi soir, du secrétaire d'État américain lames Baker, affirmant qu'une intervention militaire internationale pourrait être envisagée contre les Serbes au cas où échoueraient les actions politiques, diplomatiques et militaires.Alors que les affrontements in-ter-communautaires en Bosnie-Herzégovine se poursuivaient hier avec la même violence, aucun signe d'assouplissement politique n'était perceptible à Belgrade qui continue de rejeter en bloc les accusations d'agression contre cette république, portées contre elle par la CEE, les États-Unis et de nombreux autres pays.La Serbie semble même avoir durci sa position en annonçant, hier, la suspension du retrait de l'armée de la République fédérale de Yougoslavie (RFY, Serbie et Monténégro) de Slavonie, Bara-nya et Srem occidental (Est de la Croatie), proclamés «territoires serbes» et placés sous contrôle de la Force de protection des Nations unies (FORPRONU).Le vice-ministre de la Défense de la «République de Krajina serbe», Milan Milanovic, cité par l'agence Tanjug, a expliqué que cette suspension intervient à la suite d'Infractions» de la partie croate au plan de paix de Cyrus Vance.Il a affirmé que d'importantes formations para-militaires croates se sont concentrées sur la ligne de front «aussitôt qu'a commencé le retrait de l'armée yougoslave des régions serbes de Slavonie, Baranya et Srem occidental.» Le plan de l'envoyé spécial de l'ONU en Yougoslavie, adopté en janvier par toutes les parties yougoslaves, prévoit notamment le retrait de toutes les forces armées des lignes de front en Croatie.Accalmie au Liban d'après Reuier lARIOUH.Liban $ t Les duels d'artillerie qui ont opposé l'armée israélienne et |es combattants du Hezbollah pro-iranien pour le cinquième jour consécutif hier dans le sud du Liban ont perdu en intensité après la fuite de plus de 14 000 Gr sonnes de leurs villages bom-rdés.! Les canons de gros calibre se sont tus hier soir dans la zone contrôlée par le Hezbollah et dans la zone de sécurité tenue par Tsahnl au sud-Liban, a-t-on appris auprès des forces de sécurité.« Les bombardements se sont progressivement apaisés dans la soirée mais les gens hésitent toujours à regagner leur domicile.Nous pouvons toujours entendre (les explosions sporadiques, mais c'est beaucoup plus calme que pendant la journée», a déclaré un habitant du sud-Liban.; L'artillerie israélienne a pilonné les bastions du Hezbollah tandis que le mouvement islamiste bombardait les positions israéliennes dans la «zone de sécurité» créée par l'Etat hébreu au Liban.Les bombardements avaient repris après une accalmie qui avait permis, dans la matinée, à des milliers de civils, de quitter les villages des montagnes de l'iklim al-Toufah, à 40 km au sud de Beyrouth.Selon les services de sécurité et des témoins, 6000 personnes ont quitté ces dernières 24 heures leurs foyers de l'iklim al-Toufah et 8000 ont fui quatre villages de la plaine de la Bekaa, dans l'est du pays.Les combats ont débuté mardi après un raid des hommes du Hezbollah, qui ont envahi un poste de l'ALS et capturé quatre miliciens.Le gouvernement libanais a saisi le conseil de sécurité des Nations Unies et condamné ce qu'il a qualifié d'actions criminelles d'Israël».Les États-Unis ont exhorté les parties en présence à mettre un terme à la violence et ont déclaré que les miliciens du Hezbollah devaient être désarmés.DEPECHES LITUANIE Référendum ¦ Quelque 2,5 millions delec-teurs lituaniens étaient appelés à !>e rendre aux urnes hier pour se prononcer par référendum sur le renforcement des pouvoirs de Jeur président instituant un système constitutionnel sur le modèle de celui des Etats-Unis.Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes à 8h avant de fermer à 20h.A 16h9 48 p.cent au moins (les électeurs inscrits avaient déjà plissé leur bulletin dans l'urne.KATYN-WALESA Hommage aux victimes ¦ Le président polonais Lech Walesa a rendu hommage hier aux milliers d'officiers polonais abattus par la police secrète de Staline à Katyn en 1940.Lech Walesa a déposé une gerbe sur la croix qui marque le lieu du massacre de 4000 soldats par le NKVD, l'ancêtre du KGB, dans la forêt de Katyn, près de Smolensk.«Les officiers polonais n'ont pas eu la possibilité de mourir comme des Soldats.Ils ont été tués les mains attachées dans le dos et un manteau jeté sur la tête», a déclaré Lech Walesa.«Mai?, a-t-il ajouté, le fait que (les Russes) soient aujourd'hui venus se recueillir, aux côtés des Polonais, devant les victimes, prouve qu'une entente entre nos nations est possible.» MOLDAVIE Les séparatistes mobilisent ¦ Les séparatistes slaves de Moldavie ont lancé hier un appel à la mobilisation des réservistes, rap- Krte l'agence Itar-Tass.La radio ;ale a diffusé des appels à la mobilisation des réservistes ayant servi dans lex-Armée rouge.RUSSIE-CHINE Pont sur l'amour ¦ Des responsables russes ont signé avec la Chine un accord sur la construction de ports de marchandises sur les rives du fleuve Amour, qui forme leur frontière commune, a annoncé hier la radio russe.Les administrateurs locaux se sont mis d'accord sur l'emplacement des ports mais ils n'ont pas précisé quel serait leur nombre.Des plans sont également à l'étude pour la construction d'un pont entre les deux rives du fleuve, qui permettrait l'acheminement de marchandi- La candidate à la présidence des Philippines, Miriam Defensor Santiago a subi un examen médical hier dans un hôpital de Manille avant d'entreprendre un jeûne pour protester contre la fraude électorale.photo ap Suchinda s'exile en Europe Agence France-Presse II « i uiiiw^ iici 1,1 wilaïc: Agence France-Presse MANILLE idel Ramos paraissait hier assuré d'une victoire à l'élection présidentielle avec un million de voix d'avance sur son plus proche rival et a appelé à l'unité nationale pour préserver la «dernière chance» des Philippines.Mais la candidate populiste Miriam Defensor Santiago, s'es-timant privée de la présidence par la fraude, a rejeté toute réconciliation et commencé un jeûne de protestation auquel elle a invité les Philippins à se joindre.Près de deux semaines après le scrutin du 11 mai, l'ancien secrétaire à la Défense confirmait son avance avec 971 000 voix (24,8 p.cent) sur son plus proche rival, l'opposant de droite Eduardo Co-juangeo (17,7 p.cent), alors que Mme Santiago arrivait à la troisième place (17,5 p.cent), selon des résultats officieux portant sur la moitié des bulletins.M.Ramos, dont la candidature était soutenue par la présidente Corazon Aquino, a refusé de se proclamer vainqueur avant le verdict de la Commission électorale officielle attendu en début de semaine prochaine.Mais il s'est dit «confiant dans la victoire finale».«Une nouvelle administration, une administration Ramos, doit faire le premier pas vers une plus grande unité nationale car «le pays est en crise», a dit M.Ramos lors d'une conférence de presse.«Nous devons maintenir la stabilité et le fonctionnement du pays, de la démocratie» pour parvenir à un développement comparable aux autres pays de l'Asie du Sud-Est.«Nous sommes un même pays, un même peuple, dans le même bateau», a-t-il dit en appelant les nouveaux élus à travailler ensemble et à oublier les divisions du passé.Le prochain président, choisi entre sept candidats, devrait être élu avec au plus 30 p.cent des voix et, dans le cas de M.Ramos, gouverner avec un congres dominé par un autre parti que le sien.Outre leur président, les Philippins ont élu le 11 mai l'ensemble de leurs responsables politiques, dont leurs 200 députés et 24 sénateurs.M.Ramos a rejeté les accusations de fraude de Mme Santiago mais s'est dit «très préoccupé» qu'elles discré Fidel Ramos ditent le processus électoral et ternissent sa probable victoire.Mme Santiago, une ancienne juge qui a mené une campagne en forme de croisade anti-corruption, a accusé l'administration de «fraude généralisée».Mais elle n'a apporté aucune preuve et s'est heurtée à un large scepticisme des autorités électorales, qui ont relevé des tricheries isolées, et de l'opinion.Après avoir échoué à lancer une campagne d'agitation dans la rue sur le modèle de la révolte qui renversa le dictateur Ferdinand Marcos en 1986, elle a cessé de s'alimenter depuis hier.Mais les médecins de l'hôpital où elle est entrée ont déclaré qu'elle avait été placée sous intraveineuse et recevait l'essentiel d'une alimentation.Elle a cité Socrate au moment de boire la ciguë et qualifié son mouvement de «pénitence en vertu de la loi divine».Elle a déclaré vouloir continuer jusqu'à ce que cessent les pressions présumées de l'administration sur le dépouillement de l'élection.Par ailleurs, ses communiqués de presse ont des accents de culte de la personnalité dignes du «grand timonier» chinois ou du «grand leader» nord-coréen.Certains commentateurs avaient prédit que l'ancienne juge finirait par s'auto-détruire par ses outrances de langage et son apparente mégalomanie.Son dernier communiqué semble leur donner rai- son.«Santiago, 46 ans, est baptisée par les media philippins 'l'idole des jeunes' car elle rassemble des foules d'étudiants proches de l'hystérie qui l'assaillent après ses discours passionnés contre la corruption», dit son dernier texte publié hier.«Elle a pris la dimension d'une figure de culte parce qu'elle est sortie diplômée avec mention de l'Université des Philippines, a dominé une série de tests pour devenir rédactrice en chef du journal de l'Université, a gagné la première place dans des concours d'élocution et débats, et a même obtenu un titre dans un concours de beauté sur un campus, en plus d'un championnat de natation au lycée».Notons toutefois que son dernier appel à manifester a rassemblé moins d'une centaine de personnes vendredi à Manille.Il A S Ci KO K uchinda Kraprayoon, le premier ministre thaïlandais, a quitté Bangkok hier soir pour Copenhague, ont indiqué des sources dignes de foi dans la capitale.-Aucune confirmation officielle, n'était immédiatement disponible.Suchinda, un ancien comman-, dant en chef des forces armées, a« accepté de démissionner après la répression sanglante des manifestations anti-gouvernementales à Bankok, selon des sources dignes de foi.Cette démission n'a toute-, fois pas été annoncée officiellement.'.L'intervention de l'armée contre les manifestations de Bangkok avait fait 40 morts selon le gouvernement, au moins une centaine selon des sources indépendantes.Le roi de Thaïlande était: intervenu lui même pour mettre fin à la répression et aux émeutes, obtenant une amnistie, la libération des prisonniers, la levée de l'état d'urgence et l'engagement-d'une révision de la constitution réclamée par l'oposition.Mais restent à régler, selon ces sources, le sort d'une haute personnalité militaire particulière*, ment proche chef du gouverne-, ment, le commandant-en-chef de l'armée de terre, le général Issara-pong Noonpakdi, et la mise en place de sa succession du chef du * gouvernement déchu.Cette succession, rapportent certaines sources bien placées, est-revendiquée par un chef de file, de l'opposition qui vient, du res-! te, de se voir officiellement décer-' ner le titre de leader de l'ensemble des mouvements de l'opposition, l'ancien commandant-en-chef Chaowalit Yongchaiyuth.Or, une telle solution est loin de faire l'unanimité de la classe politique, qu'il s'agisse de la majorité pro-gouverne-mentale actuelle ou de ses adversaires.Alors que l'opposition réclame,: quant à elle, un châtiment pour les généraux Suchinda et Issara-pong, de même que pour le corn*: mandant-en-chel Kaset Rojana-nil, le général Issarapong est en train de tenter d'éviter non seule-: ment de partir en exil dans le sillage de son beau-frère mais de conserver ses fonctions, rapportent des sources dignes de foi.Quant à la partie qui se joue sur l'échiquier politique, elle a donné lieu hier dans la matinée à un rebondissement avec la désignation, assez inhabituelle parle roi, du général Chaowalit comme leaf, der de l'ensemble de l'opposition; parlementaire.Le général Chaowalit, bête noire du tandem Su-chinda-lssarapong qui, pour des raisons obscures, lui font le grief largement considéré comme abusif de sympathies pour les com?munistes, a quitté son poste à la tête des armées il y a trois.ans pour s'engager dans une carrière politique.Depuis un certain temps déjà il ne cache pas son ambition de devenir premier Ministre.Mais le$ observateurs thaïlandais interpret tent généralement sa nomination officielle à la tète de l'opposition' comme une mesure destinée à lé: faire patienter.; Moscou et Washington parafent le traité START Agence France-Presse IBM** Le ministre russe des Affaires étrangères, Andrei Kosyrev (à g.), s'entretient avec son homologue arménien, Raffl Hohanesslan, à la conférence START à Lisbonne.photo ar» LISBONNE Les États Unis et les républiques de Russie, de l'Ukraine, de Belarus et du Kazakhstan ont signé hier soir à Lisbonne le protocole d'application du traité START conclu en juillet 1991 entre Washington et Moscou et qui n'avait pu être ratifié en raison de l'éclatement de l'Union soviétique.Au cours d'une brève cérémonie tenue dans un hôtel du centre de la capitale portugaise, le secrétaire d'État américain lames Baker a apposé sa signature sur ce texte avec ses homologues russe Andrei Kozyrev, ukrainien Anatoli Zlenko, belarus Petr Kravchenka et le conseiller d'État kazakh Tulegen Zhu-keyev.Les participants se sont refusés à toute déclaration en dépit des tentatives du chef de la diplomatie russe pour détendre l'atmosphère, lames Baker a déclenché un rire général quant pour répondre à la question du nombre de langues du protocole, il a compté du doigt les signataires et à montré un cinq avec sa main à l'assistance.«Pas de questions» avait été le leitmotiv à l'intention des journalistes des fonctionnaires du département d'État qui ont préparé à la dernière minute le texte à signer, fournissant même les stylos pour tous les signataires.Dans une déclaration écrite remise ensuite à la presse le.secrétaire d'État souligne qu'aux termes de ce protocole, «toutes les armes nucléaires et toutes les armes stratégiques offensives sur le territoire du Belarus, du Kazhakstan et de l'Ukraine seront éliminées d'ici les sept ans prévus par le traité START ».11 est en effet prévu que soit ces armes seront rapatriées en Russie soit détruites dans le cadre de la réduction du tiers des arsenaux stratégiques des États-Unis et de lex-URSS.La signature de ce protocole «reflète les changements intervenus dans la situation politique».«Le Protocole reconnaît le statut souverain des États de l'ex Union-Soviétique nouvellement indépendants d'une manière cohérente avec nos buts communs de non prolifération (nucléaire) et d'application effective du traité (START) », estime M.Baker.«Cet accord fait du Belarus, du Kazakhstan, de la Russie et de l'Ukraine des parties au traité et confirme et consolide le statut non nucléaire du Belarus du Kazakhstan et de l'Ukraine», ajoute le secrétaire d'État américain.«Nous considérons l'obligation pour le Belarus, l'Ukraine et le Kazakhstan d'adhérer au traité de non prolifération le plus tôt possible comme partie intégrante au protocole», souligne-t-il. Sciences et techniques B6 \u2022 t LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 24 MA11992 Les femmes enceintes sont aussi au régime de la ceinture Le risque de traumatisme est nettement diminué, révèle une étude Le Figaro PARIS 9 .-¦¦n petit clic vaut mieux \u20acCQJP qu'un grand choc», le fameux slogan lancé par la Prévention routière en France pour le port de la ceinture de sécurité, vaut pour tout le monde, femmes enceintes comprises.À condition d'avoir une ceinture «trois points» et de placer la sangle de bassin nettement en dessous du ventre, à la racine des cuisses.Un article publié récemment dans le British Medical Journal et qui passe en revue différentes études parues à ce sujet vient nous le rappeler à l'heure des grands week-ends de printemps.En examinant le dossier de 441 femmes enceintes ayant eu un accident de la route, Crosby et Cos-tiloe avaient montré dans les années 1970 qu'une femme sur sept seulement était alors convenablement protégée.Ce qui se traduisait dans les chiffres par une mortalité de 33 p.cent chez les femmes éjectées de leur véhicule contre 5 p.cent seulement chez celles qui étaient attachées.Même constatation pour les foetus, avec une très nette augmentation des accidents mortels chez ceux dont les mères n'avaient pas de ceinture (47 p.cent contre 11 p.cent).En dépit de cette évidence criante, il semble que beaucoup de femmes enceintes hésitent encore à s'attacher, craignant d'écraser leur bébé en cas d'accident.Il est vrai que dans certains cas la décélération suivie d'une flexion forcée du corps maternel par-dessus la ceinture à enrouleur a provoqué une compression utérine, indique l'auteur de l'article du BMJ, Malcolm Pearce, obstétricien à Londres.Mais les ceintures modernes évitent désormais cette flexion forcée.Le seul risque est celui de la décélération qui peut être à l'origine dans de très rares cas d'un décollement placentaire, «fatal pour le bébé», ajoute-t-il.Une vaste enquête publiée en 1985 (1 ) en France et réalisée dans l'Ouest parisien par l'institut de recherches orthopédiques de l'hôpital de Garches et le laboratoire de physiologie et de biomécanique de l'association Peugeot SA/Renault avait dénombré 62 femmes enceintes sur 11 308 accidentés de la route.Aucun cas de lésion grave ou fatale n'a été observé chez celles qui portaient la ceinture ou celles qui étaient à l'arrière du véhicule, tous les'cas de traumatismes graves (trois) ou fatals (trois dont deux avec éjection ) sont survenus chez celles qui n'étaient pas ceinturées.Les constructeurs automobiles ont conçu dans leurs laboratoires de recherches des mannequins bourrés d'électronique qu'ils mettent à la torture, simulant tous les accidents possibles et imaginables.PHOTO Le Figaro Dans 24 cas sur 62, le déroulement ultérieur de la grossesse et l'état de l'enfant à la naissance ont pu être évalués.\u2022 La complication post-traumati-que la plus fréquente semble être la contraction utérine, apparue chez deux femmes ceinturées sur sept et sept femmes non ceinturées sur dix-sept.«Nous n'avons pas retrouvé au cours de ce travail, comme dans certains articles partisans, le rôle néfaste de la ceinture de sécurité sur la femme enceinte et son foetus», tiennent à souligner les auteurs de l'article, les Dr Thomas, Tarrière et Deveau.«Les conclusions parfois suspicieuses de certains, fondées sur des types de ceintures n'ayant plus cours au- jourd'hui, doivent être considérées comme dépassées.» En effet, les ceintures «deux points» (baudrier ou sous-abdominale) ont été abandonnées au profit des modèles «trois points» à enrouleur, ce qui élimine le jeu souvent excessif qu'autorisaient les ceintures statiques.Des progrès ont été également réalisés au niveau de l'ancrage et de la fixation des pédoncules sur les glissières des sièges.Toutes ces améliorations ont divisé par plus de deux le risque de «sous-mari-nage», c'est-à-dire le glissement du bassin sous la ceinture, qui, il y a dix ou quinze ans, pouvait entraîner, dans 20 p.cent des cas, une rupture de la rate ou du foie, rappelle le Dr Claude Tarrière, directeur du département des sciences de l'environnement de Renault.11 est donc essentiel que les femmes enceintes portent leur ceinture de sécurité en respectant une unique condition: celle de placer la sangle de bassin sous l'abdomen au niveau des cuisses.Une condition qui d'ailleurs s'impose à tous les adultes, car les os du bassin sont la structure la plus résistante de l'organisme.Chez les enfants en dessous de dix ans, en revanche, étant donné le manque de maturité de cette structure osseuse, il faudra s'aider d'un siège rehausseur qui, en association avec la ceinture trois points, permettra de positionner la ceinture correctement.(1 ) Le Concours médical, 27 juillet 1985.L'astrologie pour les vaches.Assiciûtcd Press MONTHEY, Suisse ¦ Tout éleveur de vaches d'Hé-rens, en Suisse, note la date et l'heure exacte de la naissance de ses veaux: à l'aide de ces paramètres et d'autres données, une astrologue de Monthey, Christiane Badoux, établit le thème astral des animaux, détermine ainsi leur « caractère » et leurs points faibles et, surtout, recommande des dates de saillie propices à la naissance d'un veau femelle.« Ça marche à tous les coups, affirme Christiane Badoux.Coïncidences ou concordances, c'est rigolo.» L'astrologue de Monthey, connue dans toute la région pour son émission quotidienne sur la radio locale, s'intéresse aux planètes et à leur influence depuis son adolescence.Selon l'astrologue, les planètes influencent, mais ne déterminent pas.« Un thème, c'est en quelque sorte un guide sur l'état des routes avec des perturbations possibles dues a l'environnement social.» Une banque d'espèces végétales est menacée Associated Press WASHINGTON Voici 50 ans, Dimitri Ivanov, gardien des stocks de riz de l'une des plus grandes banques de conservation d'espèces végétales du monde, est mort de faim à son poste pendant le siège de Leningrad, durant la Seconde Guerre mondiale.Après sa mort, des ouvriers ont découvert plusieurs milliers de sacs de riz qu'il avait préféré conserver plutôt que manger.A.G.Stchoukine, responsable du stock de cacahuètes, est également mort à son poste tout comme Lilia Rodina, chargée du stock d'avoine: au total, près d'une dizaine de personnes ont préféré mourir de faim plutôt que de toucher aux réserves de riz, maïs ou blé dont elles avaient la charge.Aujourd'hui, l'Institut Valivov de l'Industrie des plantes, fondé en 1890 et qui reste l'une des principales banque de gènes utilisés par les chercheurs du monde pour l'amélioration des espèces, fait face à un nouveau danger: le manque de fonds.Paul Fiztgerald, du département américain de l'Agriculture, explique que le président russe Boris Eltsine prévoit réduire de moitié le budget de l'Institut de St-Pétersbourg.L'avenir du formidable stock de l'Institut est menacé.«Une partie des réserves est irremplaçable», ajoute-t-il.Les événements d'il y a un demi-siècle sont racontés par Serguei Alexanyan, directeur des relations étrangères de l'Institut dans le dernier numéro de Diversity, la revue trimestrielle de la Genetic Resources Communications Systems Inc.Au moment de l'attaque de Stalingrad, à l'été 1941, l'Institut avait amassé plus de i 187 000 variétés de plantes et nombre de ses chercheurs étaient mobilisés.Les scientifiques restés sur place se sont employés sous le feu ennemi à reproduire des spécimens de 40 000 espèces de céréales et autres denrées alimentaires.Les 6000 spécimens de pommes de terre furent replantés à 30 km de Leningrad.Lorsque le site devint la proie des combats, les pommes de terres durent être déterrées et replantées dans le sous-sol de l'Institut, où les employés ont brûlé tout ce qui leur tombait sous la main pour maintenir une température idéale.Au printemps 1942, beaucoup de graines furent replantées dans des champs avoisi-nants, sous les bombardements.La reconstruction des stocks débuta alors que Leningrad était encore assiégé.Enfin, après la guerre, les semences furent replantées dans les stations expérimentales de l'Institut.À qui appartient la souris transgénique ?Renter LONDRES ne minuscule souris est au centre d'un débat profondément vif qui secoue la communauté scientifique européenne.À qui appartient-elle?Elle, c'est l'«Oncosouris».Cette souris est en effet le premier animal européen créé par la biotechnologie, science qui permet aux chercheurs de créer des espèces totalement nouvelles en modifiant les gènes d'un animal ou en les mélangeant à ceux d'un autre.L'Université de Harvard a obtenu aux États-Unis la première «patente» animale sur l'oncosouris, une souris transformée génétiquement afin de la rendre très vulnérable aux cancers humains, devenant ainsi un outil précieux de la recherche en laboratoire.- Les créateurs de ces formes de vie dites transgéniques sont généralement les chercheurs de certaines des sociétés chimiques et pharmaceutiques les plus importantes du monde.Elles considèrent ces créatures au même titre que tout autre produit ayant un intérêt commercial et veulent les protéger en obtenant un «droit d'auteur» sur leur reproduction.Or, des spécialistes affirment que personne ne peut «polder» une forme de vie supérieure par l'obtention d'un brevet.Les adversaires les plus engagés craignent que la cession de tels droits n'ouvre la voie à la création éventuelle de personnes humaines génétiquement modifiées.Absurde «C'est totalement absurde», affirme Philip Leder, le généticien de l'Université de Harvard qui a «inventé» l'oncosouris.«On peut utiliser de tels arguments verbeux dans toutes les causes qu'on défend ou condamne.» Les spécialistes en droit, eux, rappellent que les législations de par le monde interdisent, actuellement, toute obtention d'un droit quelconque sur des êtres humains.Le.Bureau des inventions des États-Unis a déjà décrété que la Constitution américaine interdit la concession de droits sur des êtres humains et, en Europe, la cession de droits est aussi interdite sur tout sujet susceptible d'être contraire à la morale publique ce qui, selon les législateurs, s'applique clairement aux êtres humains.Chez les utilisateurs d'espèces transgéniques, notamment les agriculteurs, l'inquiétude est nnrrcntiblc au niveau commercial de la question.Ils jugent en effet que les droits d'auteur sur une invention qui se reproduit elle-même seraient ridicules du fait que le détenteur de ces droits posséderait toutes les générations consécutives à la forme originale de vie créée.Tim Roberts, de la division semences de la firme Imperial Chemical Industries (ICI), en Grande-Bretagne, reconnaît que la cession de droits d'auteur, en principe, permettrait à sa compagnie d'avoir regard sur toute semence créée en laboratoire et sur celles qui en découleraient.Les tomates ICI a déjà réclamé des droits d'auteur sur une tomate génétiquement modifiée pour demeurer ferme une ou deux semaines de plus que les tomates normales.M.Roberts soutient que ce cas particulier n'a rien de différent des droits légaux de reproduction déjà cédés sur des plantes et des animaux de ferme.« Nous sommes déjà propriétaires d'animaux et de semences particulières.11 n'y a rien de restrictif à posséder des droits sur une forme de vie que vous avez créée.» La Cour suprême des États-Unis, dans une affaire impliquant un micro-organisme inhibant les produits pétroliers, a décidé en 1980 que cette forme de vie pouvait être soumise à des droits d'auteur.Le jugement ajoutait que «tout ce qui existe sous le soleil qui est fabriqué par l'homme» peut être soumis à des droits.En vertu de ce jugement, le Bureau des inventions des États-Unis a cédé des droits d'auteur à Harvard, en 1987, pour son oncosouris.Les descendants de la première oncosouris sont aujourd'hui vendus par Du Pont de Nemours aux laboratoires de recherche sur le cancer des États-Unis.En Europe toutefois, où la biotechnologie semble toujours suspecte aux yeux du public, la demande de Harvard a etc rcjctcc en vertu d'une clause de la Convention européenne sur les inventions qui interdit la cession de droits sur toute variété de plante ou espèce animale.Appel étudié Une commission d'appel a toutefois ordonné aux dirigeants de la Convention de reconsidérer son jugement, sous prétexte que l'oncosouris n'est pas une variété animale mais une invention microbiologique.C'est en 1989 que l'Europe a accordé ses premiers droits d'auteur sur une plante génétiquement modifiée, à la firme américaine Lubrizol, pour une technique permettant de modifier les gènes du tournesol, de l'alfalfa et de la fève soya.Cette manipulation génétique permet à ces plantes d'augmenter leur contenu protéini-que.Une firme hollandaise a réclamé également la révision de ce dernier jugement.Quant à la Commission européenne, elle s'est alignée sur les scientifiques en proposant, en 1989, une convention controversée qui permettrait d'accorder des droits d'auteur sur un vaste assortiment de plantes et d'animaux.La proposition est toutefois loin d'être entérinée.Les députés du Parlement européen ont déjà apporté 71 amendements à la proposition originale.Le comité des affaires juridiques Hn Pnrlompnt n AtA caici Hn problème le mois dernier et doit se prononcer au cours du présent mois.Le vice-président du comité, l'Allemand Will Rothley, a déjà exprimé beaucoup de réserves, à ce chapitre.«Nous ouvrons ainsi toute grande la porte à une intervention massive dans le processus évolutionnaire de la nature, soutient-il.L'Humanité ne parviendra jamais à se débarrasser des inventions biotechnologiques et il est actuellement inimaginable de considérer les monstres qui circuleront dans un millier d'années.» M.Rothley réclame l'interdiction de droits d'auteur sur toutes les inventions transgénétiques et sur plusieurs procédés biotechnologiques et produits susceptibles de causer des souffrances inutiles aux animaux.Médecine La laparoscopie ne doit pas être confiée à des amateurs KENNETH-F.WALKER collaboration spéciale Il est certainement préférable de se faire ôter la vésicule biliaire ou l'utérus par une opération qui ne laissera aucune trace plutôt que par __________ une incision de 20 cm de long qui mettra un temps infini à se résorber; de pouvoir quitter l'hôpital au bout de 24 heures plutôt que de devoir y passer une semaine; et de n'éprouver virtuellement aucune douleur.Aujourd'hui, la laparoscopie est capable d'accomplir ce miracle, à condition toutefois qu'elle soit effectuée par des experts.paroscopie depuis des années pour stériliser les femmes, pour diagnostiquer la grossesse tubaire ou pour trouver la cause de douleurs pelviennes inexpliquées.Mais ce n'est que lorsque les chirurgiens ont entrepris d'appliquer cette technique à l'ablation de la vésicule biliaire (cholécystectomie) que l'on s'est rendu compte de ses énormes possibilités.Aujourd'hui, des milliers de chirurgiens, d'un bout à l'autre du continent, s'inscrivent à des cours spéciaux pour se familiariser avec ce procédé.Dans l'ablation de la vésicule biliaire, on commence par gonfler la cavité abdominale à l'aide de dioxyde de carbone pour obtenir une meilleure visibilité.On introduit ensuite dans l'abdomen le laparoscope, un long tube muni à une extrémité d'une caméra miniature et d'autres instruments.L'opération est alors effectuée en observant l'écran de télévision.Les gynécologues ont recours à la la- Mais les chirurgiens sont maintenant allés plus loin.Un rapport en provenance de l'Université de Washington révèle qu'une équipe de chirurgiens a eu recours à cette technique pour effectuer l'ablation du rein malade d'une femme de 85 ans ( néphrectomie ).C'était la première fois que la laparoscopie était utilisée pour retirer du corps un organe solide.L'opération prit sept heures et ne fut pas exempte de difficultés.Comment, en effet, faire passer un organe solide par une incision pas plus grosse que le bout du doigt?Pour y parvenir, les chirurgiens ont introduit un sac spécial par le tube de métal, et l'ont ensuite ouvert, avant d'y placer le rein sectionné, de le refermer et de le remonter jusque sous l'épider-me.Un morcellateur a ensuite été introduit dans le sac, pour hacher le rein en minuscules parcelles, qui furent alors aspirées hors du sac.11 n'y avait plus qu'à retirer le sac vide.La laparoscopie n'est pas sans risques, et il est essentiel que les patients soient conscients des dangers qu'ils pourraient courir en se prêtant à ce genre d'opération.Les jeunes résidents subissent un entraînement qui les rend familiers avec cette procédure, mais les chirurgiens qui utilisent le scalpel depuis des années risquent d'éprouver des difficultés à s'y adapter, et particulièrement à maîtriser la coordination entre l'oeil et la main qui constitue la clé de la chirurgie par télévision.Des cours sont offerts dans beaucoup de centres médicaux, mais tous ne fournissent pas la formation parfaite indispensable à ce genre de travail.De plus, l'ablation de quelques vésicules de mouton est loin de garantir le succès lorsque viendra le moment d'opérer des êtres humains.Plusieurs patients ont déjà succombé à ce type d'opération; chez certains, l'aorte a été sectionnée par inadvertance, tandis que chez d'autres, le canal cholédoque a subi des dommages irréparables.Les patients désireux de subir une laparoscopie feront donc bien de s'enquérir de l'expérience du chirurgien.A-t-il effectué deux interventions de ce genre ou une centaine?Y a-t-il eu des complications?Et si le chirurgien ne possède qu'une expérience limitée dans ce domaine, sera-t-il assisté par quelqu'un qui sera plus familier avec cette opération, au cas où des difficultés surgiraient?Il ne fait aucun doute que si tout se passe bien, la laparoscopie est beaucoup plus avantageuse pour le patient.Mais elle n'est pas pour les amateurs.«C'est en forgeant qu'on devient forgeron», et rien ne pourra jamais se substituer à l'expérience.« 5 : ; : t i : / / s i » « ; \\ \\ » 4 I i » \u2022 ?» i ¦ » a ?1 r : 4 * i * » t LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 24 MA11992 B7 La maison Armand-Albert-Crothé 313 GUY PINARD 4 II une est connue sous le nom de maison Armand-Albert-G rot hé, et on la retrouve tant en bordure du chemin de la Côte-Sainte-Catherine qu'en bordure de l'avenue Maplewood.L'autre, située tout juste à l'est, chemin de la Côte-Sainte-Catherine est répertoriée sous le nom de maison Joseph-Wil-frid-Jalbert.Les deux maisons se ressemblent étrangement.Mieux encore, vous diront les vieux de la vieille, elles étaient trois à se ressembler quand elles furent construites en 1913 et 1914, mais l'une d'entre elles a depuis été démolie, sacrifiée sur l'autel du dieu de la Modernité.Cette ressemblance n'est pas fortuite.Les trois maisons furent dessinées par le même architecte, Charles Chaussé, et les trois furent construites pour trois des cinq enfants de Louis-Ovide Gro-thé, qui fit fortune en vendant ses cigares réputées aux bourgeois de Montréal, et qui éleva cinq enfants, Raoul-Ovide, Armand-Albert, Hector, Louis-Émile et Célina.Les Grothé Cette histoire commence en 1911, avec la mort de Louis-Ovide Grothé, comme nous le rappelait son petit-fils Louis-Ovide II.Lors du partage de sa fortune, la mère hérita des deux maisons familiales, boulevard Gouin et avenue de l'Esplanade, près de la rue Rnchel.Célina reçut l'édifice à appartements construit en 1905 et 1906 du côté nord de la rue Villeneuve, entre la rue Saint-Urbain et l'avenue de l'Esplanade, et les quatre garçons touchèrent un chèque fort copieux.Raoul-Ovide, Armand-Albert et Célina, épouse du docteur Wilfrid Jalbert, décidèrent la même année de se faire construire une maison chacun sur le lopin de terre acheté d'Elphège Gaspard Dagenais le 1er décembre 1911 à proximité de l'avenue Laurier.À l'ouest de l'avenue Laurier, qui était en pavés rouges, le chemin de la Côte-Sainte-Catherine était «goudronné», mais il était en terre entre l'avenue Laurier et l'avenue du Mont-Royal.C'est avec tristesse que Louis-Ovide II parle de la maison parmi les trois qui a été démolie, parce que c'était celle de son père Raoul-Ovide, et donc de son enfance.La maison fut vendue en 1928 à René Corbeil, fondateur de Corbeil Électrique, et Raoul déménagea rue Redfern, dans une maison du clan Bronfman récemment rénovée.En 1956, l'ancienne maison de Raoul-Ovide Grothé fut complètement démolie et remplacée par une maison moderne, selon Louis-Ovide II.Cette maison moderne se trouve au 15, avenue Maplewood et fut bâtie sur le lot 27-19, séparée des deux autres par l'avenue Maplewood.L'emplacement Les deux maisons précitées se trouvent au sud-est de l'intersection du chemin de la Côte-Sainte-Catherine et de l'avenue Maplewood (elle prend le nom de rue Villeneuve au nord du chemin de la Côte-Sainte-Catherine).À cet endroit-là, l'avenue Maplewood effectue une chicane tout en descendant d'environ une quarantaine de pieds vers le chemin de la Côte-Sainte-Catherine.La grande majorité des Montréalais croyaient sans doute que le toponyme «Maplewood» était disparu de la région de Montréal le 27 novembre 1967 quand l'administration Drapeau-Saul-nier changea le nom de l'avenue Maplewood en boulevard Édouard-Montpetit.Or, ce qui est vrai pour le tronçon montréalais de cette artère majeure ne l'est pas pour le tronçon outremontais toujours connu sous le nom d'avenue Maplewood, sans que cela ne soulève un tollé dans les milieux nationalistes comme quand Westmount a décidé de conserver le nom de Dorchester pour le boulevard rebaptisé René-Lévesque dans sa partie montréalaise.Pourtant, les francophones sont largement majoritaires, avenue Maplewood, à commencer par le premier ministre Robert Bourassa.L'histoire des lots Les deux anciennes maisons de la famille Grothé occupent les lots 27-17-1, 27-17-2 et 27-17-3 de la municipalité de la Paroisse de Montréal.Ces lots proviennent du lotissement du terrain 27 que l'entrepreneur James H.Maher et le journaliste Joseph Cyrillus Walsh avaient acheté le 5 juillet 1910 de Ti-mothy John Gorman, Theresa Gor-man et Catherine Gorman, héritiers de James Gorman, au prix de 85 000$.Le terrain comprenait alors une maison, une serre, et d'autres dépendances.Soulignons au passage que l'acte de vente signée dans le bureau du notaire Ronzo Heathcote Clerck prévoyait l'ouverture à travers la propriété «d'une rue de 66 pieds de largeur, mesure anglaise, laquelle rue partira du chemin de la Côte-Sainte-Catherine, dans l'axe de la rue Villeneuve, et se poursuivra dans une direction irrégulière» (traduction libre).Le même acte de vente imposait la construction d'une maison en brique ou en pierre d'une valeur d'au moins 80 000$ et interdisait spécifiquement la construction d'un saloon, d'un restaurant, d'un magasin, d'une écurie publique, d'un abattoir, d'une tannerie, d'une école, d'une manufacture, d'un hôpital, d'une école médicale, d'une manufacture de savon ou d'huile, en somme de tout édifice utilisé pour le commerce ou la fabrication de produits.Le propriétaire suivant fut le docteur Elphègc Gaspard Dagenais, qui acheta les lots 27-15, 27-16 et 27-17 en versant 26 964,60$ à Maher et Walsh le 21 jan- PHOTOS JEAN-YVES LET0URNEAU.La Presse Les deux maisons forment un ensemble remarquable, le long du chemin de la Côte-Sainte-Catherine.1&& X y ¦- ' 1 mïmkù V r Le couronnement en pierre de la maison Jalbert L'ornement en bois de la maison Grothé Ces deux garages appartiennent aux résidants de la maison Grothé.vier 1911 pour ces trois lots d'une superficie totale de 41 484 pieds carrés.C'est de Dagenais que Armand-Albert et Célina Grothé acquirent les deux terrains requis pour la construction de leur maison respective, en versant 20 000$ le 1er décembre 1910 pour le lot 27-17 mesurant 22 604 pieds carrés de superficie.Les Grothé subdivisèrent alors le lot 27-17, la partie sud-est de 9170 pieds carrés, ou lot 27-17-1 allant à Célina Grothé-Jalbert, le reste du terrain d'une superficie de 13 434 pieds carrés allant à Armand-Albert.Armand-Albert Grothé vendit les lots 27-17-2 et 27-17-3 le 10 janvier 1940 à la société Terrace Construction Co.au prix de 24 600$, un prix relativement bas puisqu'il avait entretemps fait construire la maison du 98, chemin de la Côte-Sainte-Catherine.Les propriétaires subséquents de la maison furent le comptable Arthur J.C.Davidson ( par achat au prix de 17 000$ le 23 janvier 1941); Rose alias Rosianna Pouliot, veuve d'Arthur Davidson, et Jean Davidson (par testament devenu exécutoire à la mort de Davidson le 28 février 1946); Fernand Labrosse, ingénieur et constructeur (par achat au prix de 24 000$ le 6 avril 1955), et enfin Seyed-Ziadine Shadman-Valavi, docteur en Droit, et son épouse Sima Abhari (par achat au prix de 340 000$ le 21 juillet 1986).Le terrain a une superficie exacte de 13 331,8 pieds carrés.C'est sous Labrosse, plus précisément en 1955, que la maison fut divisée en deux logements.Mme Célina Grothé-Jalbert demeura propriétaire de sa maison jusqu'à sa mort survenue le 29 janvier 1939.Selon son testament signé le 17 juin 1936, le lot 27-17-1 de 9700 pieds carrés et la maison du 96, chemin de la Côte-Sainte-Catherine passa aux mains de ses six enfants vivants, Simonne, Marcel, Madeleine (épouse de (ean A.Côté), Hélène (épouse de Jacques Bélisle, de Sud-bury ), Roland, clerc de Sainte-Croix, et Claude.Mais comme ces derniers étaient dans l'impossibilité de rembourser la somme de 20 713,78$ due au prêteur hypothécaire, ils durent céder la propriété à la compagnie d'assurance Alliance Nationale par acte notarié daté du 28 octobre 1942.Les propriétaires suivants furent G.Laurin (par achat le 1er août 1945), Abraham dit François Gcbrubin (par achat le 5 juin 1957), l'architecte Jean-Pierre Joli-coeur (par jugement le 30 décembre 1964, Jolicoeur ayant acheté l'hypothèque de 14 500$ due par Gebrubin à l'Oeuvre et Fabrique de la Paroisse Notre-Dame de Montréal ), George Da-nilov (par achat le 11 avril 1974), Olga Lazarovitch, veuve de Danilov ( par testament déposé le 7 avril 1976), Louis Rousseau ( par achat au prix de 115 000$ le 13 février 1978), Pierre Campeau et Astrid Coulombe (par achat le 22 juin 1979 au prix de 165 000$), et le pharmacien Ernest Marchand et Andrée Lafond, sa fem- La maison Joseph-Wllfrid-Jalbert RENDEZ VOLS 92 1992.350- ANNIVERSAIRE DE LA l BANAL < jt.v.vrôn 3 ro r r & 2.14 \u2022 9l_ ^ JE DÉPENSE DES FQRTUNESEN DÉSODORISANTS.EN SAVON.EN PÂTE DENTIFRICE.EN RINCE-BOUCHE.EN SHAMPOOINGS ANTI-PEIIICUIES, EN RÉDUCTEURS DE VERRUES, EN LAMES DE RASOIR SUPER-FINES.EN LOTIONS APRES-RASAGE.K=EZJRNS\u20ac ^6- flJii a a a d J#| iàQ 0 d U a ^ g é £1 C'EST UN DES ÉDIFICES DE SCIENCE ÉCONOMIQUE LE PLUS AVANCÉ.ON L'APPELLE AUSSI LA «TOUR DE BABEL»./ en isffti PirETPAr TOUT LE M SOUFFRE FROMENT QUE TU TRAVAILLES OU LES TEMPS SONT DURS.LE GOUVERNEMENT DEVRAIT VERSER DES PRESTATIONS De MALAISE SOCIAL (CANDIDE «s MARMADUKE MARMADUKE .il 1 », il» 1»ww \u2022
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