La presse, 30 mai 1992, B. La Presse Plus
[" d D LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 30 MA11992 LES BAVURES DU TRANSPORT D'ÉCOLIERS coroner Boulianne met poing sur table 153 personnes, dont trois ministres, défileront devant le coroner à Aylmer BRUNO ¦ISSON bilité dans une industrie où sont ver- canique, du code de la route et, bien ses, chaque année au Québec, 325 mil- sûr, des parents, lions $ en subventions directes.^ __m * rmi.vp srhftr- vL.\u2014commission-scolaire a qeja avise les .pat «j e trouve aber rant qu'on, voit, encore mourir des enfants sous un autobus d'écoliers quand on connaît déjà les solutions pour que ça n'arri-v , ve plus.» La phrase est aussi lapidaire que le caractère de l'homme qui la laisse tomber sans retenue, même si sa position de coroner en fait un homme public, identifié à une professional! la réserve tient généralement lieu de signe dis-tinetîf.; .De mémoire; il cité des chiffres: Siuatre morts en 1988, trois durant 'année suivante, quatre, déjà, en 1992.Puis viennent des prénoms d'enfants, l'histoire détaillée des derniers moments de leur vie, le técjt des rencontres avec des parents démolis.Le coroner Boulianne n'aime pas se ità répéter, ce qu'il a prouvé avec éclat, le 8 mai, en refusant de conclure Une enquête, sur la mort d'un bam bin de six ans de Aylmer, en Outaouais, Jean-Michel Bisson, mort écrasé sous un autobus parce qu'il se penchait pour ramasser ses cartes de hockey.En tenant son enquête, le coroner a ! eu l'impression qu'il ne servait à rien de rédiger un rapport pour recommander, une fois e n core, les mêmes c on si - » gnes de sécurité qu'il avait soumises en 1987 après''èrêtte penché sur la mort de six autres enfants tués dans des circonstances semblables.-Plutôt que de conclure, il a donc décidé d'élargir son enquête en convoquant 15î témoins, dont trois tomisr très, qui défileront à Aylmer, devant v lui, à partir du '6^uiUet, au rythmé infernal de 30 persphne^par jour.Le coroner Boulianne souhaite ainsi trouver des solutions aux problèmes de sécurité que peuvent poser les autobus pcolieri elles voîr^pîiqûéfe%W renirée.Pas l'an prochain.En septem-pre 1992! ; Mais au-delà du caractère spectaculaire de son geste, c'est lè choix des témoins du coroner qui retient ici l'attention.Car en convoquant les directeurs généraux et responsables du transport de nombreuses commissions scolaires, Mc Boulianne a déjà posé les balises de sa recherche sur l'organisation du transport écolier, dont la responsabilité incombe en grande partie aux commissions.: « Les transporteurs n'ont pas un mot à dire sur les parcours et le plan du réseau.Les parcours sont dessinés par les commissions scolaires, en fonction de leur clientèle et du budget disponible, dit M.Boulianne.C'est pour ça que les directeurs généraux vont venir avec leur budget de 1992-93, afin de comparer les montants consacrés au transport écolier et les montants qui sont versés par le ministère des Transports.» «J'ai des sources qui me disent que des commissions scolaires consacrent une partie des enveloppes à d'autres fins», déclare-t-il lors d'une entrevue accordée à La Presse, cette semaine, l'ai bien l'intention d'user des pouvoirs que m'accorde la loi sur les coroners.Et ils sont étendus.» !', - .- * \u2022.; 9000 autobus, 650 000 élèves L'allégation du coroner agace sérieusement la présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec, Mmc Diane Drouin, qui affirme que toutes les commissions scolaires ont l'obligation de retourner leur surplus budgétaire à Québec.«Je pense aussi que quelque chose doit être fait», affirme Mmc Drouin, qui partage 1*4objectif zéro» du coroner.«Mais convoquer 150 personnes en plein mois de juillet.» «|e me demande si le coroner ne fait pas fausse route en ne pointant que les commissions scolaires.Elles ne sont pas seules responsables dans ce dossier.» Les ministères de la Sécurité publique, des Transports et de l'Éducation, mais aussi la SAAQ et les transporteurs, ont aussi leur part de responsa- cuits ou du.choix;'
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