La presse, 5 juillet 1992, Cahier A
[" . Extérieur de la ville de Quebec (Region est) 65 cents A domicile par porteurs 60 cents Routes motorisées 70 cents\tTaxes en sus \t.*1 BMmM^BMBBBBHBMBWi ¦^w.t.ffc^; R| *^r-*£\t\u2022\t*A v KteWJ-iaKSW'*,\u2022 \u2022 'J.Wï'i iT^-T.i,\t.V ' \u2022 » ' '.\u2022 .\" ' ¦ .' 'j.i'u Sri7 V'TIi Bonjour! France La personnalité de la semaine 3 Richard Raymond \u2022 I.'^1 *\u2022 mm Sports Sommaire Addition croisées.C10\t Annonces classées\t *» ImrDotollier.\tB8 à B11 \tB11, C9 \tC9 lut o mob i I es.\tC9àC11 propositions d'affaires.\tC11 Bandes dessinées.\t.B12 Décès.\tC11 Ètes-vous observateur?.B8\t Feuilleton.\t.B9 \tB10 \t.C10 \t.B5 Livres.\tCahier C \tC5àC8 \t.C8 télé-horaires.\tC7 \t.A4 \t.B11 \t.B6 Cahier sports\t \tSB et S9 \t.S5 SB A UNE 0EtA7fCN BNT/2e\\ le temps oeAGEtpcer tes j>é&AM&n0v$ % m le conflit s'enlise LOUIS-BERNARD ROB1TAI LLE collaboration spéciale PARIS ontre le nouveau permis à points, il y a deux semaines, on attendait la paralysie de Paris par les redoutables 14000 taxis de la Ville lumière.Il ne s'est rien passé.Quelques jours plus tard, la «coordination rurale» avait juré d'encercler la capitale pour protester conte la réforme de la politique agricole commune de la CEE: le blocus tourna à bien peu de chose.On a eu finalement ceux que personne n'attendait particulièrement : une bonne partie des 170 000 chauffeurs de poids lourds, les fameux «routiers», dont le nombre a double en dix ans sur le réseau français et qui assurent maintenant plus de 75 p.cent du transport des marchandises dans le pays.Avec une croissance exponentielle à chaque année.On savait déjà \u2014au moins depuis les barrages de 1986 \u2014 qu'ils avaient les moyens de paralyser le pays avec leurs «gros-culs» \u2014 mais que c'était un jeu risqué.C'est ce qu'ils font depuis cinq jours, bloquant les départs des millions de vacanciers de juillet, isolant de grandes villes comme Lyon, Toulouse, ou Lille.C'est un mai-68, mais provoqué par une seule corporation : le mai-68 des «bcaufs», des gros-bras.Combien y a-t-il de ces «monstres de la route» engagés dans ces manifestations-barrages qui durent maintenant depuis mardi dernier?La situation évolue continuellement, mais la tendance, loin d'être à la démobilisation, est au durcissement, depuis l'échec des négociations de vendredi.Hier soir, on estimait à 150 les barrages principaux.Chacun d'entre eux peut compter 50 ou 200 poids lourds.Ce qui nous ferait dix ou 15 000 engins mobilisés.Le résultat est spectaculaire, même si Paris fait partie des grandes villes où on ne le sent pas directement.Quant aux pays voisins de la France \u2014 les disciplinés Britanniques, Néerlandais et Allemands\u2014, ils n'en reviennent pas, même s'ils sont quelque peu habitués au « bordellisme» de ces Français.Et en tout cas des avis pressants sont donnés aux vacanciers de ces pays limitrophes d'éviter le réseau français que des millions de touristes empruntent chaque année pour aller vers le Sud.Autoroutes paralysées En gros, tout l'axe autoroutier central de la France est paralysé, depuis les ports de Calais jusqu'à Marseille.Le tronçon Lille-Paris (200 km) est pratiquement inutilisable.La ville de Lille elle-même est paralysée, les voies de contournement également.Jeudi, les taxis et les agriculteurs s'étaient mis de la partie.On y fait la queue pendant des heures pour avoir de l'essence.À partir de Paris, les barrages commencent à une cinquantaine de kilomètres.Après, on passe son temps à sortir de l'autoroute pour tenter d'y revenir?'Les stations-service sont le plus souvent à sec.Avec beaucoup de chance, on fait en huit heures le trajet qui se fait normalement en quatre.(Cependant, les embouteillages sont moins monstrueux que prévu : au lieu des quatre millions de départs, on n'en a eus que deux hier).Pénurie à Lyon Lyon, deuxième ville du pays: encerclée totalement, et donc in-travcrsablc par les autos.Pratiquement plus d'essence, pénurie VOIR FRANCE EN A 2 SfiSSR.- Faisant fi des averses et jouant avec une grande maîtrise, Steffi Graf a réglé le compte de la jeune Yougoslave Monica Seles, numéro un mondiale, en deux manches 6-2 et 6-1 pour remporter la finale des Internationaux de Grande-Bretagne de tennis à Wimbledon, ce qui a permis à l'Allemande d'enlever son 11e titre en Grand chelem et d'empocher un chèque de 457 000$ US.Nos informations dans le cahier Sports, page 3 photo ap Le bijoutier abattu aurait eu le temps de blesser son agresseur MARIE-FRANCE LEGER n bijoutier de 63 ans, d'origine marocaine, a été abattu hier matin dans son commerce du 2087 de la rue Guy, le Sol-Or.Le meurtrier a déguerpi bredouille, en automobile, avant l'arrivée des policiers.Le propriétaire du commerce voisin a vu M.Salomon Benmergui se trainer, ensanglanté, jusque dans son magasin de chaussures pour lui demander de l'aide.«Il m'est tombé dans les bras.Et puis je l'ai allongé par terre.J'avais du sang sur mon pantalon.Il m'a dit d'appeler la police», a confié, encore tremblant, M.Frank Ciccia.M.Salomon Benmergui a-t-il fait feu en direction du voleur avant d'être abattu?C'est que croient les enquêteurs de la section des homicides.«On pense qu'il a probablement tiré un coup de feu.M.Benmergui possédait un pistolet», a indiqué le lieutenant-détective Claude Lachapcllc.Une arme, présumément celle de la victime, a été retrouvée sur les lieux.Cette triste affaire se serait déroulée aux alentours de 11 h 30.M.Benmergui venait de prendre un café en compagnie de M.Ciccia moins d'une demi-heure avant.Celui-ci travaillait dans son magasin lorsqu'il a entendu une'détonation.«C'était une espèce de pow.Mais pas très fort.Je ne m'en suis pas préoccupé.Ça faisait le même bruit que quand on fait éclater un sac», a-t-il expliqué.Quelques minutes plus tard M.Benmergui était conduit à l'Hôpital général de Montréal où il est mort en après-midi.Hier, de$ clients et des voisins se pressaient devant la boutique de la victime.Un de ses fils (M.Benmergui était père de six enfants) inspectait les lieux du drame.Entre deux portes, le neveu de la victime, Stéphane Eljarrat, a indiqué qu'un impact de balle était bien visible à l'intérieur de la bijouterie.«Salomon avait été volé dans son ancienne bijouterie VOIR BIJOUTIER EN A 2 Mulroney oppose un refus à la Russie Non à la suggestion de Bush de l'admettre dans le club des Sept PC, R eu ter et AFP LONDRES Le premier ministre Brian Mulroney et son homologue britannique John Major ont estimé, hier, qu'il est prématuré de laisser la Russie se joindre au Groupe des sept pays les plus industrialisés pour constituer un «G 8».« Ma réponse est non », a déclaré le chef du gouvernement canadien, à l'issue d'un entretien avec John Major au 10, Downing Street, résidence du premier ministre britannique.«Non pes par hostilité, mais simplement parce que la Russie ne répond pas (.) aux normes économiques et aux normes institutionnelles requises pour les nations participantes», a-t-il dit à des journalistes.«je partage entièrement ce point de vue et exactement pour les mêmes raisons», a confirmé John Major.Ce dernier a ajouté qu'il peut être souhaitable de temps à autre de rencontrer le numéro un russe dans le cadre de discussions «G7 plus un», comme ce sera le cas à Munich, mercredi, à l'issue du sommet proprement dit du G 7.« Mais je ne vois pas le G 7 se transformer en G 8», a-t-il dit.Le président George Bush a déclaré, jeudi, qu'il était prêt à appuyer une adhésion russe de nature à transformer le G 7 en G 8.Le japon est hostile, lui aussi, à l'entrée de la Russie dans le club des Sept, en tout cas tant que les deux pays n'auront pas réglé leur différend territorial sur les îles Kouriles, occupées par l'URSS à la fin de la Deuxième Guerre mondiale.Rappelant que le groupe des Sept compte dans ses rangs les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, le japon, l'Italie et le Canada, qui représentent 63 p.cent de l'économie mondiale, M.Mulroney a dit: «Ce sont les économies les plus puissantes de tout le monde industriel et moderne».Arrivé à Londres, vendredi, M.Mulroney représentera le Canada au Sommet du G 7 qui s'ouvre demain à Munich.Aujourd'hui, il doit également avoir une rencontre avec le premier ministre japonais Kiichi Miyazawa.11 a appelé les autres leaders du G 7 à accélérer leur programme d'aide à la Russie.À ce sujet, le président Boris Eltsine a affirmé son intention de demander aux autres chefs présents au sommet de reporter d'au moins deux ans la dette extérieure de l'ex-URSS qui s'élève à 68 milliards US; à elle seule, la Rus- sie doit environ 43 milliards US.Un moratoire de neuf mois sur le paiement de certaines dettes de l'ex-URSS arrive à échéance en septembre.Quant au Sommet, l'optimisme de façade qui sera de rigueur lors de la réunion de trois jours des chefs d'États et de gouvernement, cachera mal leur inquiétude.Leur panorama économique s'articule autour d'une reprise amorphe aux États-Unis, d'une croissante déclinante au Japon et VOIR MULRONEY EN A 2 Les plaques US objets de convoitise MARIE-FRANCE LÉGER es policiers de Valleyfield ont fort à faire ces jours-ci en marge de la 54e édition des Régates.Samedi matin, plus d'une trentaine de plaques d'immatriculation américaines ont été volées sur des véhicules stationnés à quelques centaines de mètres de la baie Saint-François.Et dans la même nuit, les policiers ont arrêté une vingtaine de fêtards pour voies de fait et conduite en état d'ébriété.Tout ça sans compter les grévistes de la Ville, qui ont manifesté vendredi devant le site des Régates pour protester contre la décision de leur employeur de diminuer le nombre de journées de maladie.«Les plaques ont toutes été volées sur des véhicules stationnés à l'hôtel Del ta, situé en face de la baie.Les voitures appartiennent soit à des coureurs, des mécaniciens ou des propriétaires de bateaux.On va leur donner un formulaire spécial pour que tout le monde puisse repasser les douanes», a indiqué l'agent Réjean La berge, de la police de Valleyfield.Personne n'a été arrêté relativement à «l'affaire» des plaques volées.Des témoins ont été interrogés hier mais, dans l'après-midi, les policiers étaient surtout occupés à assurer la sécurité autour de la baie Sairit-François où se déroulent les Régates.Les cols bleus de la Ville ont mis leur grain de sel dans toute cette activité.Leur contrat de travail étant échu depuis 18 mois, ils ont décrété une grève de trois jours.Et vendredi, une vingtaine d'entre eux ont manifesté dans le calme.Mais hier, des actes de vandalisme ont été commis sur des véhicules de la municipalité.« Plusieurs véhicules ont été vandalises avec de la peinture noire», a confirmé l'agent Labcrge.La police municipale de Valleyfield devait doubler ses effectifs cette nuit pour que la finale des Régates puisse se dérouler sans nouveaux incidents.?a 1 I A 2 la presse.montreal, dimanche 5 juillet 1992 «Mad Jap» savoure la victoire Presse ( annUienne ¦ L'acquittement de 34 Mohawks accuses a la suite de la crise d'Oka de l'été 1990 a peut-être rétabli la confiance de certains autochtones dans le système judiciaire canadien, mais la décision ;i également soulevé la colère de certains Blancs.« |e pense a quitter le Canada», .i declare lacques Imbeau, un Blanc d'Oka dont la maison a été saccagée par des vandales au cours du siège de 78 jours.« |c ne sais trop si cela va les encourager â recommencer, mais cette decision démontre en tout cas que notre système judiciaire cm vraiment très malade», a ajouté M.Imbeau.Mais pour les Mohawks, la décision rendue vendredi confirme la légitimité de vieux griefs.« Cet acquittement constitue une reconnaissance, la reconnaissance de notre peuple», a déclaré Robert Skidd ers.un leader mo-hawk qui a adopte le nom de Mad |ap au cours du conflit.«Les litiges ont été portés devant les tribunaux et nous avons gagné», a-t-il ajouté.Les Amérindiens faisaient face a plusieurs accusations dont, notamment, entrave à la justice, participation â une émeute et possession d'une arme à feu dans un but pouvant compromettre la paix publique.SUITE DE LA UNE PRANCE Le conflit s'enlise de nombreux produits dans les supermarchés.Après quoi les barrages recommencent, â intervalles irréguliers, vers Valence, Avignon, etc.Pas question, bien entendu, de se rabattre, entre Pari* et Marseille, sur la grande nationale 7: barrée elle aussi.Pour avancer il faut au moins une carte ultra-detaillée de toutes ces régions et beaucoup de chance et de patience.Vers l'Ouest, en tout cas au-delà d'Orléans et de Poitier.c'était calme.Des automobilistes en ont profite pour utiliser l'autoroute de Clermont-Ferrand, l'eu après les barrages se sont mis en place.Fit si Bordeaux est peu touchée, par contre, pour des raisons locales.la ville de Toulouse est en train de subir un véritable siege, auquel se sont joints, non seulement les agriculteurs, mais aussi les motards ( permis à points).et les forains! Il est possible que les routiers aient voulu faire comprendre à quel point ils étaient indispensables au pays.La démonstration risque d'avoir dépassé de beaucoup les objectifs et de se retourner contre eux.Car.justement, tout le pays est en train de constater qu'il est â la merci d'un blocus des poids lourds, même a court Mercredi et non dimanche! ¦ Veuillez noter que le Su-perConcert Canada 125 a bel et bien lieu le mercredi 8 juillet à 21 h.à Radio-Can-da, et non dimanche comme nous l'avons écrit par erreur dans le Télé-Plus.Nos excuses.Le sénateur Kennedy convole en justes noces Agence France-Presse ¦ Le sénateur démocrate du Massachusetts Edward Kennedy a épouse vendredi soir en secondes noces l'avocate Victoria Reggie à son domicile de McLean (Virginie), dans la banlieue de.Washington.L'information, révélée par une chaîne de télévision locale, a été confirmée par le sénateur dans un communiqué.«Cela a été un jour merveilleux pour Vicki et pour moi», a déclaré M.Kennedy.«C'était une très belle cérémonie partagée par nos enfants et nos familles», a-t-il ajouté.Les nouveaux époux étaient entoures d'une trentaine d'invités, tous membres de leurs familles.Le sénateur Kennedy, 60 ans, avait annonce ses fian-cialles avec Mme Reggie, 38 ans, en mars.Sénateur depuis 1962, et rééligible en 1994, il est père de trois enfants de son premier mariage.11 avait divorcé d'avec sa femme Joan en 1982.Vicki Reggie, une amie de longue date de la famille Kennedy, est mère de deux enfants d'un premier mariage.Le sénateur et sa fiancée avaient refusé à plusieurs reprises de révéler la date de leur mariage.Le porte-parole de M.Kennedy a indiqué que le couple allait partir en voyages de noces dans un endroit non précisé.Edward Kennedy, frère du président assassiné, doit s'adresser à la convention démocrate de New York, du 13 au 16 juillet.Un festival pour mettre « un frein au racisme » ¦ «Un festival comme le nôtre, voilà un excellent moyen de mettre un frein au racisme; nous voulons montrer aux gens les bons côtés des différentes communautés culturelles avec lesquelles nous vivons quotidiennement», a déclaré hier Jean-Claude Ménard, directeur général du deuxième Festival folklorique international de Lachinc, qui se termine ce soir.Depuis le début de l'événement mercredi, un défilé et de nombreux spectacles ont été présentés.Parmi les ensembles folkloriques participants, notons des groupes venus de la Bulgarie, des Caraïbes, de la Pologne, des Philippines, du Royaume-Uni, de la France, du Mexique, de la Grèce, de l'Ontario et du Québec.Au total, ils sont des centaines de chanteurs et de musiciens à envahir les rues de Lachine.Aux dires de M.Ménard, la population a très bien répondu jusqu'à maintenant: «La participation est excellente.Tout va au-delà de nos espérances.Et d'après les commentaires que j'ai recueillis, les gens apprécient beaucoup.Ce week-end, le festival est marqué par la grande fête communautaire des cultures, intitulée «Expressions», présentée au parc Stoney Point.Des troupes de danses, des chorales, et des groupes de musiciens offrent plus de 50 spectacles folkloriques différents, présentés sous le chapiteau.Et pour la première fois de sa courte histoire, une exposition d'artisanat et une grande dégustation de mets exotiques sont organisées.Le public, peu nombreux hier en raison de la pluie, peut ainsi apprécier l'art et la cuisine mexicaine, chilienne, iranienne, chinoise, argentine, pakistanaise, antillaise, etc.Robert Dumas, un policier de la CUM, dégustait des mets orien-taux lorsqu'apostrophé hier après-midi par le représentant de La Presse: «l'adore ce genre de festival, avec toutes ces danses folkloriques.J'y retourne d'ailleurs ce soir avec ma femme».Guy Landry, organisateur de la fête du week-end.constate que la participation des communautés est assez bonne, mais que le grand publie se fait toujours attendre.Enfin, M.Landry parlait avec enthousiasme hier de son projet de créer un grand festival des communautés culturelles à Montréal, afin de mieux représenter les minorités ethniques, qui prennent une place grandissante dans le paysage montréalais.Une peine de prison commuée en travaux terme.Le développement monstrueux du trafic routier dans les dernières années permet en effet aux grandes surfaces \u2014et aux industries\u2014 de tourner avec des stockages très réduits.Les livraisons massives par camions se font à la demi-journée, à l'heure près.Fort commode pour les hypermarchés, qui peuvent ainsi économiser sur le stockage.Mais beaucoup d'activités se trouvent à la merci du moindre retard.Deux jours après le début des barrages, les usines Peugeot commençaient à mettre des ouvriers en chômage technique, suivies par Renault deux jours plus tard.Quant aux stations-service, elles ont commencé à être à sec dans les 48 heures.Résultat: non seulement les poids lourds sont maintenant deux fois plus nombreux sur les autoroutes que les voitures, mais encore on découvre que près de 80 p.cent des approvisionnements dépendent à court terme de leur bon vouloir.Du coup, les mesures radicales en faveur du retour au transport ferroviaire \u2014 réclamées par les écologistes, mais aussi une partie de la gauche\u2014 reviennent au premier plan.Des réformes sans cesse reportées par les gouvernements français, qui ont tout simplement la trouille.d'avoir des barrages routiers dans le pays.Mais, à utiliser aussi massivement celte arme absolue, les poids lourds ont peut-être commencé à scier la branche sur laquelle ils étaient installés.L'étincelle qui a mis le feu au pays est le fameux permis à (6) points.Il est possible qu'il soit perfectible \u2014et de ce point de vue, les Français n'auraient qu'à prendre exemple sur les précédents britannique et allemand, qui semblent bien fonctionner.Mais, sur le fond de la question, la profession de transporteur routier en France a tout simplement tendance à lutter contre la réglementation et à demander.les pleins pouvoirs sur la La Quotidienne tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 673 9698 {\"\"abonnement ¦ Lt service des abonnements ] est ouvert du lundi au 1 vendredi de 7h a 17hS0 I rédaction 1 promotion I comptabilité ' Grandes annonces Annonces classées 285-6911 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 annonces classées Commandes ou corrections c lundi au vendredi de 8 h S0 à 17 h S0 285-7111 grandes annonces 285-7202 I Détaillants National, Télé* Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations 285-7306 285-7265 I M P^CSS6 est oubliée par LA PRESSE.UEE.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9.Seule la I I P^sse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des | i -jervtces de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des informations ¦ | particulières a LA PRESSE sont également reserves ¦ Courrier de la deuxième classe \u2014 | ¦ Enregistrement: numéro 1400 \u2022Port de retour garanti., I (USPS00S692) Champlaln N.Y.12919-1518.I RENSEIGNEMENTS 285-7272 1 i-1 i i i i DIMANCHE |_5 JUILLET 1992 27-7-01 route.C'est une profession où règne plutôt la loi de la jungle: concurrence effrénée entre petits propriétaires de cinq ou dix camions; salaires très bas des chauffeurs.mais qui peuvent doubler ou davantage leur salaire avec des primes au rendement, aux heures supplémentaires.Ce qui fait que tout le système pousse tout le monde à tricher sur les heures de travail (parfois plus de 60 heures dans la semaine), sur les vitesses (trafic des «boîtes noires», information par CB, etc.).Avec les dangers que cela représente sur la route.Derrière l'insurrection «spontanée» des chauffeurs cla semaine dernière \u2014en tout cas vraiment contrôlée par personne\u2014, il y a aussi, indéniablement, la volonté des patrons de lutter contre toute limitation de leur marge de manoeuvre.Car si tous les propriétaires avaient donné Tordre à leurs chauffeurs de quitter les barrages \u2014ou avaient été forcés de le faire\u2014, on ne serait pas aujourd'hui dans cette situation de crise aiguë.Une crise dont le gouvernement Bérégovoy a les plus grandes difficultés de se sortir.On avait vu une situation comparable en décembre 1986, et pendant trois semaines, sous le gouvernement Chirac.Mais à l'époque, il y avait encore vaguement des syndicats de cheminots avec qui discuter, des repères.Avec les poids lourds cette fois, personne ne sait vraiment avec qui négocier, ou même quoi négocier exactement, ni la tournure que prendront les événements dans les tout prochains jours.Hier, pour ajouter au charme de la situation, la «coordination rurale» est revenue à la charge.Et c'était désormais la ligne de chemin de fer Paris-Marseille qui était bloque (en pleins départs de vacances) au sud de Lyon.Seulement 15 trains et 10 000 voyageurs bloqués en rase campagne.Pour l'instant.À noter: les contrôleurs aériens des aéroports parisiens ne sont pas en grève! ?BIJOUTIER Le bijoutier abattu aurait eu le temps de blesser son agresseur à remplacement du Faubourg.Mais pas dans son nouveau commerce.11 avait pourtant un bon système de sécurité avec un interphone», a-t-il souligné.On pouvait lire la consternation sur les visages des amis et des clients, dont certains apprenaient en arrivant la pénible nouvelle.Mme Marriettc Hébert, l'ancienne concierge de l'immeuble à logements du 2085, rue Guy, était profondément affectée.«Il m'a appelée hier pour me dire que ma bague était prête.C'était un homme honnête et tranquille.C'est très dur.» Un locataire de l'immeuble, M.Samir Malouf, n'y croyait tout simplement pas.«Je l'ai vu ce matin.Il a changé la pile de ma montre.|e le connaissais assez bien.Comme un bon ami du quartier.C'était un gentil monsieur.Il était inquiet dans son métier», a-t-il souligné.Un autre ami de M.Benmcrgui, > j .- g Wayne Carroll, un ami de la victime, était effondré: «Il ne méritait pas ça ! » Wayne Carroll, a travaillé avec lui vendredi soir, au magasin.«11 ne méritait pas ça.11 ne méritait pas d'être tué», a-t-il dit, lui aussi, fortement ébranlé.Les enquêteurs ont interrogé au poste 25 «plus d'un témoin» hier après-midi pour tenter d'obtenir une description détaillée du meurtrier.Ceux-ci auraient pu* apercevoir le suspect à sa sortie du magasin au moment où il s'engouffrait dans une automobile.En fin de journée, les policiers ont intercepté un véhicule louche, comportant des tâches de sang sur le tableau de bord.Le meurtrier, en effet, aurait pu être blessé pendant la bagarre.Mais après vérification au poste 25, l'automobiliste a pu repartir.M.Benmcrgui exploitait cette bijouterie depuis trois ans et demi.11 est la 29c victime d'homicide sur le territoire de la CUM cette année.L'an dernier, à pareille date, on dénombrait 32 victimes de meurtre, n MULRONEY__ Mulroney oppose un refus a la Russie d'une inflation vivace en Allemagne qui contribue à maintenir élevés â la fois le chômage et les PHOTO LUC-SIMON PERRAULT.La Presse taux d'intérêt à travers l'Europe entière.Ces trois pays n'ont, conformément à la tradition du Sommet, pas fait mystère de leurs doléances et de leurs positions.Le président Georges Bush appelle à une réduction des taux d'intérêt à l'échelle mondiale.11 a déjà été entendu par la Réserve fédérale qui, jeudi, a ramené de 3,5 à trois p.cent son taux d'escompte et de 3,75 à 3,25 p.cent son objectif de taux pour les fonds fédéraux.En revanche, l'Allemagne écarte toute détente des taux tant que son inflation restera élevée.D'autre part, quelque 15 000 personnes ont participé hier au centre de Munich, ville hôte du Sommet, à une manifestation contre les sept pays les plus riches.Escortée par 6000 policiers, la manifestation s'est déroulée dans un climat tendu, mais aucun incident n'a été signalé.Une quarantaine de personnes ont été arrêtées.Les représentants des sept pays les plus industrialisés ont l'habitude de tenir ensemble une réunion annuelle depuis 1975.?NOUS AVEZ-VOUS OUBLIÉS?Veuillez renouveler votre carte de membre aujourd'hui.SPCA, 5215 Jean-Talon ouest, Montréal (Québec) H4P 1X4 s\tp c\tA MARIE-FRANCE LÉGER ¦ Bernard Cruaud, qui purgeait une peine d'emprisonnement de 298 jours relativement à des contraventions émises pour des places de parcomètres impayées, a été remis en liberté, vendredi.La condamnation a été révoquée en Cour supérieure et M.Cruaud devra plutôt payer sa dette de 7000$ à la Ville d'Outre-mont par 531 heures de travaux compensatoires.Le procureur général, M.Robert Monette, et le procureur d'Outremont, M.Martin Long-pré, ont accepté, à cette condition, de remettre le détenu en liberté.La cause a été entendue devant le juge Claire Barrette-joncas qui a immédiatement prononcé la remise en liberté de Bernard Cruaud, incarcéré au Centre de détention de Laval.L'avocat de M.Cruaud, Me Cle ment Monterosso, s'est montré très satisfait de ce dénouement.«Cette peine était extravagante et grossièrement disproportionnée», a-l-il indiqué.Joint à son domicile, M.Cruaud savourait ses premières heures de liberté depuis le 4 juin.11 accepte de bonne grâce d'effectuer des travaux compensatoires chez Ci né Ressources, un organisme à but non lucratif oeuvrant dans le domaine culturel depuis 1986.*!'ai déjà fait des travaux compensatoires chez eux en 1991 pour des contraventions impayées », a-t-il expliqué.M.Cruaud «travaillera» dans la vente de séminaires de théâtre et de gestion d'acteurs.Un grizzly sur le green : un véritable handicap.AFP__ KAN AN ASK IS ¦ Un ours grizzly de 90 kg sème depuis plusieurs jours la panique parmi les joueurs du terrain de golf de Kananaskis dans les montagnes rocheuses en Alberta.Deux experts dans le piegeage des ours, dépêchés sur place; ne sont pas parvenus à capturer l'animal ni à le faire fuir à l'aide de pétards et de balles en caoutchouc.L'ours n'a attaqué personne mais il a fait peur à plusieurs golfeurs en les suivant sur les fairways et les greens.Mercredi dernier, un campeur solitaire s'est retrouvé nez à nez avec le l'ours non loin du golf.« Il semble que tous les deux soient partis en courant aussi vite que possible mais heureusement dans des directions opposées», selon un responsable régional de l'environnement, Dick Mann.Les personnes qui ont une maladie mentale, les accepter, c'est fondamental.Gouvernement du Québec Ministère de la Santé et des Services sociaux AMATEURS DE MOTS CROISES DICOROBERT vous présentent Iff Le dimanche 12 Juillet 1992 LE PREMIER PRIX, UN «GRAND ROBERT DE LA LANGUE FRANÇAISE» 99 autres gagnants mériteront un dictionnaire ROBERT MÉTHODIQUE dp la langue française.Ces 100 chanceux fçcevront également le fameux t-shirt « Jmi réussi». LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 5 JUILLET 1992 \u2022 A3 Bouliane réclame des appuis pour faire fléchir Québec RAYMOND CERVAIS ¦ «Les problèmes de sécurité dans le transport d'écoliers au Québec devront être réglés d'ici le début de la prochaine rentrée», a déclaré hier le coroner Marc-André Bouliane.Le coroner Bouliane, qui présidera cet-* te semaine à Montréal une enquête publique sur la sécurité dans le transport d'écoliers, à laquelle 150 personnes, dont trois ministres seront appelées à témoigner, prenait la parole hier lors du 29e Congrès de l'Association du transport écolier du Québec qui se tenait au cours du week-end à Montréal.M.Bouliane a demandé aux transporteurs d'écoliers de faire pression sur le gouvernement et sur les commissions scolaires pour trouver des solutions rapides afin d'éviter que d'autres enfants ne soient tués par des autobus lors de la prochaine année académique.Si d'ici septembre rien n'est fait par les transporteurs pour sécuriser le transport des enfants, le coroner ira jusqu'à recommander aux parents de ne pas laisser leurs jeunes enfants traverser seuls la rue en quittant l'autobus.«Si en septembre 1992, ou si l'an prochain lors de votre congrès, nous devons déplorer encore la mort de six enfants écrasés par des autobus ou heurtés en traversant la rue en sortant de l'autobus, je ne sais pas comment vous allez vous sentir, mais moi je vais me sentir très malheureux, surtout vis-à-vis des parents», a déclaré le coroner.M.Bouliane a donc demandé aux transporteurs d'écoliers et aux commissions scolaires de faire des pressions sur le gouvernement pour que des solutions soient mises de l'avant d'ici l'automne.«l'ai besoin de l'appui de toutes les personnes impliquées dans ce dossier pour faire avancer les choses.Je suis seul sur la sellette», a ajouté le coroner.Lors du congrès, différentes hypothèses afin d'améliorer la sécurité dans le transport des écoliers ont été mises de l'avant tant par les parents que par les transporteurs eux-mêmes.L'Association des transporteurs d'écoliers suggère notamment de réduire le nombre d'élèves dans les autobus et d'y faire monter un brigadier dont la tâche consisterait à veiller à la montée et à la descente des enfants des véhicules comme cela se fait dans certaines régions en Ontario.Le coroner Bouliane s'est montré réceptif à l'idée et pourrait retenir ces deux recommandations lors de la rédaction de son rapport.Les comités de parents ont quant a eux avancé l'idée de faire comme en Californie où les chauffeurs doivent couper le contact du véhicule à chaque fois qu'un enfant monte ou en descend.Changement rapide Un chose est certaine, le coroner Bouliane désire que la situation change et vite.«En moyenne, il y a de trois à quatre enfants qui meurent au Québec chaque année en rapport avec le transport d'écoliers.Si on ne fait rien, il y aura trois et quatre autres innocents qui seront tués l'an prochain », a ajouté le coroner.Lors de l'enquête qui débutera cette semaine, M.Bouliane a convoqué les trois ministres impliqués dans le dossier du transport des écoliers, soit les ministres de l'Éducation, Michel Page, de la Sécurité publique.Claude Ryan, ainsi que le ministre des Transports, Sam Elkas.«Il faut arrêter de se parler, il faut maintenant agir», a déclaré en conclusion le coroner aux transporteurs.Depuis 1986, 22 enfants âgés de cinq à huit ans sont morts au Québec à la suite d'accidents survenus autour des autobus d'écoliers.PHOTO LUC SIMON PERRAULT.La Presse Mickey Mouse et un oncle Sam rajeuni y sont allés d'un petit numéro, hier, pour égayer les touristes américains venus célébrer leur fête nationale au Square Dorchester, à Montréal.Peu de touristes mais beaucoup d'atmosphère à la fête des États-Unis MATHIAS BRUNET a Un Dixieland band, de grosses voitures américaines des années 50 et 60.une multitude de drapeaux des Etats-Unis, des hot-dogs à prix modique, la présence de Mickey Mouse et d'oncle Sam, bref, tout était en place pour célébrer la fétc nationale des États-Unis, hier devant le Centre Info-touriste, au Square Dorchester.«Il ne nous manque que des feux d'artifice!» s'est exclamée Ellen Yaffc, une Américaine qui vit actuellement à Montréal.Malheureusement, la pluie était également de la partie, ce qui a sans doute découragé les touristes américains, peu nombreux à s'être rendus à cette petite réjouissance.Lors de la visite de La Presse, à peine une quarantaine de personnes participaient aux célébra- tions.Malgré tout, une ambiance fébrile régnait sur place.L'organisatrice de l'événement.Claudette Dumas-Bergen, entre deux pas de danse, débordait d'enthousiasme: «Ça marche pas pire malgré la température; il y a beaucoup d'atmosphère ! » Cette fête, une première, a été mise sur pied par l'Office des Congrès du Tourisme du Grand Montréal.Selon Mme Dumas-Bergen, ce genre de projet ne peut qu'aider à relancer le tourisme à Montréal.«Les Américains forment notre clientèle la plus importante», a-t-elle mentionné.« Mais ils sont de moins en moins nombreux depuis quelques années.Grâce à cette féte, ceux qui sont présents aujourd'hui vont pouvoir parler positivement de l'accueil qu'ils ont reçu ici à leur retour chez eux.En plus, voilà l'occasion de faire connaître le Centre Infotouriste aux visiteurs étrangers.» Pièce à conviction recherchée ¦ La Sûreté du Ouébec demande la collaboration du public afin de retrouver l'arme qui aurait servi à abattre l'homme d'affaires Réal Hébert, le 23 juin, à Wic-kham près de Drummondville.L'arme de calibre .22 semi-automatique serait de marque «Lakefield» ou «Mossberg» et aurait été fabriquée en quantité limitée.Cette carabine a la particularité d'avoir un fût rétractable en plastique servant de point d'appui sous le canon.Les Australiens se croisent les doigts en prévision de ce soir GEORGES LAÏYION ¦ On ne peut pas dire que dame Nature sourit aux Australiens.Pour la troisième année consécutive nos patients océaniens ont dû encore composer avec la pluie.Hier après-midi sur les rampes de lancement, on pa-tcaugeait dans la bouc et sous la pluie.De quoi décourager les plus optimistes.Vêtus de leurs pantalons et imperméables, les artificiers s'affairaient, dépités par la tournure du temps.Un temps maussade parsemé d'éclaircies et qui ralentissait considérablement le rythme de travail, causant un retard qu'on évaluait à quatre heures par jour.«Ça aurait pû être mieux, mais que voulez-vous on ne peut rien y faire», notait Robert Me Dermott, le concepteur du feu australien, un pâle sourire aux lèvres.Un peu plus loin, sous un abri improvisé, Syd Howard et sa fille Nichola préparaient des chandelles multicolores.Pour ce soir, ils espèrent toujours un miracle.«On se croise les doigts», ajoutait la petite blonde au visage pâle.Pourtant, la météo n'augure rien de trop bon.Mais les Australiens conservent malgré tout l'espoir et le sourire.Même s'ils ont l'impression de retrouver un peu de leur hiver à Montréal.Cette moue du temps ne devrait cependant pas nuire à la qualité du spectacle pyromusical qu'ils offriront au public montréalais.Eux qui, malgré tout, ont chaque fois offert une démonstration intéressante.Au programme, bombes de gros et moyen calibre ( 150,205, 250 et 300 mm ) \u2014 dont une volée de quelques 200 pour le bouquet final \u2014 , mines et volcans et grosses fontaines, une spécialité australienne.Très employées dans « Merry Xmas Mr Laurence», elles déploieront un lever de soleil sur l'eau.Quant à la trame sonore de cette «Nuit d'Hollywood», elle s'articulera principalement autour d'un «court métrage» du plus pur style hollywoodien.Quinze extraits musicaux de films regroupés en quatre genres: l'espace (Star Wars), policier et lames Bond, la guerre (Chevauchée des Walkyries-Apocalypsc Now) et hintastique (Back to the Future).Une première Pourquoi ce choix de musique?«C'est une musique plus familière aux oreilles des gens.Syd Howard, président de la firme Syd Howard Fireworks en compagnie de sa fille Nichola (Nicky), agencent les chandelles qui entreront dans le morceau -What a Wonderful World-, interprété par Louis Amstrong.explique Robert McDermott.Ils la reconnaissent bien.C'est aussi un spectacle que nous étren-nonsâ Montréal, ajoutait-il.On verra.Il faut bien commencer quelque part.» Il reconnaît que c'est la première fois qu'il choisit ce genre de musique: vraiment différente des autres années.Surtout avec ce morceau de Louis Amstrong, «What a Wonderful World», du film «Good Morning Vietnam».« En écoutant les mots accompagnés des couleurs de l'arc-en-ciel, dit-il, les spectateurs vont se sentir vraiment emportés dans le spectacle.» Du rouge et du rose avec la «Pink Panther », les paillettes d'or pour «Godfinger».Rappelons qu'à leur première participation à ('«International Benson & Hedges », en 1990, les Australiens avaient opté pour du rock'n roll- plus difficile pour PHOTO LUC SIMON PERRAULT U Presse la synchronisation - pour venir au grand classique, l'an dernier.Les grands effets Pour leur troisième participation, nos Australiens ont encore misé sur la.puissance et les grands effets.À voir tout le déploiement de gros matériel sur les rampes, on ne peut en douter.Syd Howard le grand patron, lui.humble, admet que chaque année il apprend.Même s'il se dit très satisfait de son spectacle de l'an dernier.L'un des chefs artificiers canadiens, Raymond Labrie n'hésitait d'ailleurs pas à parler d'un feu qui sera «beaucoup mieux que l'an dernier».Il ajoutait : « le suis surpris de voir l'importance des pièces qu'ils ont installées.Ils sont bien équipés cette année.» Sera-ce l'année pour l'équipe australienne?Robert Me Dermott et Syd Howard espèrent, cette fois, récolter un lupiter.Un Cessna manque à l'appel d'après PC ¦ Les Forces canadiennes et la Sûreté du Québec tentaient hier de retrouver un hydravion Cessna 180 ayant deux personnes à son bord et qui manquait à l'appel depuis jeudi soir de la base du Lac-à-la-Tortue, près de Shawini-gan.L'avion qui est parti du Lac-à-la-Tortue, vers 17 heures jeudi au cours de la journée, devait se rendre au Lac des trois Caribous, situé au nord-ouest de la réserve faunique des Laurentides pour une partie de pêche.Mais l'appareil rouge et blanc n'est jamais arrivé à destination, a indiqué un porte-parole de la Sûreté du Québec.Deux personnes prenaient place à bord du monomoteur, soit un homme âgé de 40 ans de Shawini-gan-sud et un autre âgé de 41 ans domicilié à Mont-Carmel.Tard en soirée, des recherches aériennes se poursuivaient, alors que les responsables militaires espéraient apercevoir un feu de camp ou une fusée de détresse à la faveur de l'obscurité.Plus tôt au cours de la journée, un quadrimoteur C-130 Hercules avait effectué un ratissage électronique à haute altitude du corridor censément emprunté par l'hydravion, dans l'espoir d'intercepter un signal de détresse provenant de la radio-balise ELT de l'avion.Info Crime 393-1133 ¦ Les enquêteurs du service de police de la Communauté urbaine de Montréal sont à la recherche d'un individu qui a commis un hold-up le 11 mai dernier dans un dépanneur Perrette situé au 12918, rue Notre-Dame est, à l'intersection de la 25e avenue, à Montréal, dans le quartier de Pointe-aux-Trembles.Le malfaiteur a menacé la caissière à l'aide d'un couteau qu'il avait dissimulé sous son gilet et s'est fait remettre le contenu du tiroir-caisse pour ensuite prendre la fuite.L'agresseur est dans la vingtaine avancée.Il mesure environ 1,65 m et pèse quelque 60 kg.Il a les cheveux bruns et s'exprimait en français.Toute personne qui serait en mesure de fournir des renseignements pouvant mener à l'arrestation du malfaiteur est priée de communiquer avec le service Info-Crime au numéro 393-1133.Lendemains patriotiques ( 2 ) ROBERT DUCUAV Une fois les drapeaux plies et rangés dans le fond du garde-robe jusqu'à la prochaine, une fois les tatouages patrioti-co-végétaux passés au Old Dutch, on croyait bien pouvoir s'aérer la rampe tympanique à un souffle plus pur, genre saxo ou trombone, bien à l'abri des rafales politico-aratoires.Mais une fois que les paliers supérieurs curent parké leurs chars allégoriques et mis leurs pompons au compost, ne voilà-t-il pas que deux événements municipaux viennent troubler le beau temps pressenti et espéré.À quelques heures d'intervalle, Montréal a perdu l'une et failli perdre l'un de ses défenseurs les mieux engagés: Louise Roy et Pierre Bourque.Mme Roy a quitté, de son plein gré, dit-on, la présidence de la STCUM; partie, dit-on, copain-copine avec l'administration.Mais sait-on jamais?Se pourrait- il qu'elle ait succombé à des pressions?Certains le chuchotent, et le « record » de la Ville en matière de relations de travail ne contribuera pas à les faire taire.Mme Roy a tout fait pour s'attirer des légions d'ennemis dans les plus hautes sphères de l'administration municipale.C'est-à-dire qu'elle a accompli un travail admirable: assaini les relations avec ses turbulents employés syndiqués, triplé le nombre de femmes à l'emploi de sa société, doublé celui des minorités, presque réussi à convaincre une majorité de la population du fait que le transport en commun représente la façon la plus efficace et la plus intelligente de se déplacer.C'est avec une joyeuse et rare unanimité que turbulents syndiqués et utilisateurs satisfaits ont salué l'excellence de son ouvrage.Le 9 avril dernier, elle recevait d'ailleurs la Médaille Édouard-Montpetit de l'UdeM pour sa contribution au développement économique et social de Montréal.Une distinction.attention, danger! La distinction n'est pas très bien vue sur le buton municipal.À Montréal, ceux qui réussissent semblent représenter une menace plus qu'un acquis.O La nouvelle attaque contre Pierre Bourque nous en fournit une autre preuve.Nous n'allons pas vous refaire la liste des réalisations de M.Bourque; un individu têtu et haut placé nous en avait déjà fourni l'occasion en janvier dernier.Contentons-nous de souligner qu'une cinquantaine de ses employés ont accompagné M.Bourque, jeudi après-midi, lors de la conférence de presse qu'il avait convoquée pour expliquer son point de vue face à la décision de la Ville de lui enlever la direction du Biodôme.l'y étais, comme dirait l'autre, et même si je n'ai jamais suivi de cours de relations industrielles, j'ai vu l'admiration et la confiance que ces gens-là lui témoignent.Contentons-nous aussi de rappeler que M.Bourque a été cité comme modèle d'excellence le 17 juin dernier lors du colloque sur les dirigeants d'entreprises.Alain Chanlat, professeur à l'école des H.E.C.: «Pierre Bourque correspond point par point au schéma que nous essayons de mettre de l'avant pour nos dirigeants.» (Distinction.danger!) Contentons-nous enfin de méditer sur le fait que les laponais ont offert au père du Biodôme des millions de yens pour qu'il aille leur organiser leur végétation urbaine, et que s'il a choisi de rester avec nous, c'est parce qu'il nous aime.Nous aimera-t-il encore longtemps et à n'importe quel prix?O Un dernier point: un comité composé de quelques uns de nos concitoyens les plus sages s'est rangé derrière M.Bourque et contre la décision de la Ville de le placer à l'ombre d'une société paramuni-cipale.« Nous craignons que sans Pierre Bourque.le Biodôme s'éloigne de sa mission et devienne un vulgaire Dysneyland», a expliqué l'écologiste Pierre Dansereau.M.Frédéric Back, le bon monsieur qui a secoué la conscience verte de l'humanité entière avec «L'homme qui plantait des arbres», était également assis derrière M.Bourque.M.Back parle tout bas, tout doucement, «le suis un homme plutôt pacifiste, m'a-t-il dit, mais là, vraiment, ils exagèrent.» En janvier dernier, lors de la première menace.M.Back s'était permis, humblement, d'envoyer une lettre au maire Doré pour le mettre en garde contre «les incompétents qui trop souvent envahissent les administrations et trop souvent les empêchent de fonctionner.les solutions du futur ne peuvent être élaborées et réalisées que par des êtres généreux pourvus d'imagination et d'une vision globale.»; «avec le souhait, avait-il conclu, que 1992 soit une année de consolidation dans la reconnaissance de ceux qui ont bien servi Montréal.» M.Back avait reçu un accusé de réception de Mme Léa Cousineau qui l'assurait que le dossier allait suivre son cours.VAGUE DE RABAIS AU NOUVEAU VIEUX-PORT.Découpez ces coupons et présentez-les au guichet de l'activité.Non monnayages.1 2 pour 1 Valide du 6 au 10 juillet 92 Ne peut être jumelée à aucune autre promotion Transit 92 4.5-07 ï 2 pour 1 Un pédalo pour 2 personnes, au prix d'une personne.Durée 30 minutes.Valide, du lundi au vendredi, du 6 au 31 juillet.Pédalocation r LE VIEUX-PORT DE MONTRÉAL 5-07 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 5 JUILLET 1992 Le plus grand édifice de Sarajevo n'a pas échappé à la fureur de la Les Casques bleus canadiens sont souvent confrontés à des scènes horribles comme la découverte de corps en décomposition.Ici, les guerre.Il a été atteint de plein fouet au début de juin par les tirs corps de 29 musulmans bosniaques ont été découverts sur la route à l'entrée d'un village, photo afp de l'artillerie.photo aft Les Casques bleus canadiens sont confrontés à des scènes d'horreur MARIE-JOSÉE GODBOUT ¦ Les jeunes Casques bleus canadiens, en poste en Yougoslavie depuis quelques mois, assistent à des spectacles horribles régulièrement: «Hier, nous avons trouve trois corps nus en decomposition près de notre bâtisse.Nous ne savons pas de quel camp.Ce sont probablement des villageois qui mènent parallèlement leur guerre.La rumeur court que ce sont des gens qui auraient été faits prisonniers», raconte le caporal Serge Hervey, 35 ans, de Charlevoix.Les Canadiens ont ete accueillis en héros sur la route les menant a l'aéroport de Sarajevo.Le voyage a etc long mais l'accueil chaleureux des villageois a compensé les difficultés rencontrées.Rejoints hier, par Lu Presse, les soldats et les officiers ont avoue avoir été touchés par l'accueil qui leur a ete reserve* \"les Bosniaques nous ont accueilli en sauveurs! Le long de la route, les habitants des villages nous sa- r t tuaient, nous applaudissaient et nous donnaient des fleurs», relate le caporal Hervey.Ceci n'est pas sans rappeler la libération de Paris par les Alliés à la Seconde guerre mondiale: «C'était comme si on venait d'arrêter la guerre», ajoute-t-il.Le bataillon canadien d'environ 800 hommes a établi son quartier général dans les bâtiments des postes de douanes de l'aéroport de Sarajevo.«Nous travaillons de 7 h 30 à minuit, sept jours sur sept.À la longue, on ne sait plus quel jour on est», affirme le caporal Hervey.lis ont a peine eu le temps de fêter la St-Iean-Baptistc: «Nousé-tions à Daruvar, dans l'attente d'un ordre de nous diriger vers l'aéroport.Toutes les festivités ont donc dû être annulées et elles ont été remplacées par des tournois de sports», a révélé le capitaine Doug Martin.«Nous avons roulé jour et nuit.Le 1er juillet, nous étions à la frontière bosnio-croate.Nous avons fêté en distribuant des épinglettes et des petits drapeaux canadiens aux enfants des villages», poursuit-il.Les Casques bleus canadiens sont très jeunes: «la moyenne est d'environ 27 ans», évalue le capitaine Rouleau, 24 ans, originaire de Québec: «Le plus jeune a 18 ans et le plus vieux 47 ans», préci-se-t-il.Le moral des troupes est bon.Les militaires mangent un «repas frais» par jour, au déjeûner (bacon et oeufs).L'autre repas est une ration emballée sous vide dans un sac de plastique, et qui peut dater de plusieurs années.Évidemment, ce n'est pas les repas de maman.Cependant, il n'y a pas lieu de s'inquiéter.Madame Hervey, mère du caporal Hervey a avoué ne pas trop se faire de soucis de ce côté: «le l'ai vu a la télé hier, il a l'air bien gras!», a-t-elle admis.Cette guerre ne se vit pas de la même façon que la Guerre du Golfe.Bradlui Spiers, un opérateur de radio basé dans la capitale, trouve cette guerre plus diffici- le a vivre: «J'ai fait la guerre du Golfe.Ici, ce n'est pas pareil; on voit tout, on entend tout».Le capitaine Guy Bélisle, 25 ans, de Sherbrooke, a rencontré plusieurs habitants du pays: «Je me suis promené au centre-ville, où la situation est la plus désespérée.La famine sévit et il y a une pénurie de médicaments.On voit des mères et des enfants pleurer.C'est bouleversant», confie-t-il.«Nous sommes entraînés pour des conflits de haute intensité.Nous somme préparés pour faire face à des stratégies militaires élaborées.Cette guerre est une guerre de gorille, une guerre sale», estime le capitaine Rouleau.« Les Serbes et les Croates se détestent, c'est incroyable!», remarque le caporal Hervey.Us nous racontent des événements et il faut faire la part entre la vérité et la propagande.On m'a raconte que les femmes enceintes d'un camp sont faites prisonnières par l'autre camp.On joue a parier sur le sexe du bébé.Pour vérifier qui gagne, on lui ouvre le ventre, l'espère que c'est de la propagande», avoue-t-il.Les gens vivent dans des conditions atroces.«Certains villages sont entourés par les X*.Les habitants n'ont pas d'électricité, pas d'eau.Les maisons ont été bombardées; il manque donc un toit, un mur, les fenêtres sont cassées.Le soir, les X tirent dans le grenier car ils savent que les gens s'y cachent», relate-t-il.Les interventions sont parfois pénibles: «Nous avons essayé de sortir les gens d'un village.Avec des porte-voix, nous leur avons enjoint de sortir pour entrer dans l'autobus qui les attendaient, ils avaient peur, ils étaient méfiants.Trois d'entre eux sont quand même sortis et sont entrés dans l'autobus.Les X ont tiré sur l'autobus maigre notre interposition.Les trois villageois sont morts avec le chauffeur», poursuit-il.La situation est a la limite de l'intervention militaire dans l'ex-Yougoslavie: «Il y a une échelle de un a sept établie pour évaluer où se situe une intervention: maintien de la paix (1) ou établissement de la paix (7).Nous sommes présentement à 6,5», explique le caporal Hervey.Le général Lewis Mackenzie, chef d'état-major de la Force de protection des Nations-Unies parlemente continuellement avec les belligérants.«À la fin de la journée, ils se disent d'accord pour un cessez-le-feu.Us donnent une bonne claque dans le dos du général.Le lendemain, ils recom-meneent.Il faut beaucoup de patience et de diplomatie pour faire ce travail!», remarque le caporal.«Moi, ce qui me motive à continuer, ce sont les enfants de ce pays.|e n'ai pas vu mes bambins depuis trois mois.Ils s'ennuient de moi, ils ont hâte de me revoir.C'est difficile pour eux.Mais, quand je leur explique que je suis là pour aider des enfants malheureux, ils comprennent ».a-t-il conclu.\u2022 X peut vouloir dire les comn«ittant!.d un cimo ou I autre e R ES ULTATS loto GAGNANTS q u e b e c LOTS Tirage du 92-07-04 7 8 24 39 40 46 Numéro complémentaire: 20 0/6+ RÉSULTATS COMPLETS 5/6 PUBLIÉS 4/6 DÉS DEMAIN 3/6 Ventes totales.Prochain gros lot (approx.) Prochain tirage.E|tra Tirage du 92-07-04 NUMEROS 323760 23760 3760 760 60 0 LOTS 100 000 S l 000 S ?b0 $ 50 S 10 $ 2 S Tirage du 92-07-04 _2 16 42 JZ 27 44 64 65 \u201e8 33 52 66 10 34 56 14 38 60 67 69 Prochain tirage 92-07-06 SELECT Tirage du 92-07-04 1 10 28 33 37 39 GAGNANTS LOTS Numéro complémentaire: 34 MISE-TÔT 1 13 19 27 GAGNANTS LOTS 5/6+ RÉSULTATS COMPLETS 5/6 PUBLIES 4/6 DÉS DEMAIN 3/6 Ventes totales Gros lot a chaque tirage 1 000 000,00$ Le Canada sur la ligne de front à Sarajevo Un membre des Casques bleus canadiens surveillent dun tranport de troupe les allées et venues autour de l'aéroport de Sarajevo.photo ap TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.« i ri B R E S U LTATS I o t o u NUMÉRO'.232650 32650 2650 650 50 Tirage du 92-07-03 LOTS 'J0 000 $ S 000 $ S'>0 $ 25 $ 5 $ I 000 $ 100 s I0S NUMÉROS 227722 27722 7722 722 22 Tirage du 92-07-03 LOTS 250 000 S ?[>00 $ 7r>0 $ 75 S 10$ NUMEROS MOBILES 67669 7890 783 î 000 $ 100 $ 25 $ « Tirage du 92*07*03 20- _32_ _34_ _3Z_ _3fi_ _43__41 49__§2_ _55_ _§â_ _55_ _Sâ Prochain tirage: 92-07*04 Tirages du 92-06*29 au 92-07-04 LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI 896 228 029 184 783 673 6983 7809 9834 8879 4430 9698 PROMMCiAL Tirage du 92-07*03 NUMÉRO DECOMPOSABLE NUMÉROS 3807878 807878 07878 7878 878 78 LOTS 1 000 000 $ 5 000 $ 500 $ 100$ 25$ 5 $ TVA, le réseau des tirages Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière .t priorité EMMANUEL ANCLEYS de l'Agence France-Presse OTTAWA ¦ Le Canada, champion toutes catégories du maintien de la paix dans le monde, se retrouve en première ligne à travers la force de rONU dans le conflit en Yougoslavie avec un bataillon d'environ 800 hommes à Sarajevo.Les Casques bleus canadiens menés par le général Lewis MacKenzie, chef d'état-major de la Force de Protection des Nations-Unies (FORPRONU).ont pour mission d'assurer la sécurité de l'aéroport de Sarajevo et de la route d'environ huit kilomètres qui conduit de l'aérogare au centre de la ville assiégée depuis trois mois.«le suis très fière de dire et de redire que nous avons été les premiers, 1 an dernier à insister pour une intervention des Nations-Unies dans la crise yougoslave», a déclaré récemment le secrétaire d'état fédéral aux Affaires extérieures, Mme Barbara McDou-gall, rendant hommage aux efforts de la FORPRONU qui s'est déployée entre la Serbie et la Croatie.«L'Europe puis les États-Unis ont été lents à réagir et à s'impli- quer», a ajouté Mme McDougall dans un entretien avec le quotidien Le Devoir à Montréal, soulignant que le Canada avait encore un rôle à jouer en Europe malgré les vives critiques qu'Ottawa a reçues après avoir annoncé le retrait d'Allemagne de ses troupes de l'OTAN fin 1994.En septembre dernier, le Canada avait été le premier pays à demander officiellement une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU sur la situation en Yougoslavie.La Reine Elizabeth II d'Angleterre lors de sa récente visite officielle à Ottawa a, de son côté, salué 'le travail des braves soldats canadiens qui tentent aujourd'hui, sous les auspices des Nations-Unies, de ramener la paix en Bosnie-Herzégovine*.«Le maintien de la paix représente un secteur à forte croissance où le Canada se classe au premier rang mondial», souligne le directeur de l'Institut canadien pour la paix et la sécurité internationales, Bernard Wood, dans son dernier rapport annuel.Fondateur du concept des Casques bleus, le Canada accumule en effet les records pour le maintien de la paix dans le monde, à la fois pour sa participation aux missions et pour le nombre de soldats envoyés.Depuis 1947, les Nations-Unies ont organisé 25 missions de paix à travers le monde composées de quelque 600 000 Casques bleus de 110 pays.Le Canada a participé à la quasi totalité de ces missions et envoyé près de 100 000 soldats, La véritable naissance des Casques bleus remonte à 1956 avec la proposition du secrétaire d'État canadien aux Affaires extérieures Lester Pearson concernant la création d'une force d'interposi* tion entre l'Egypte d'une part, la France, Israel et la Grande-Bretagne d'autre part dans la crise de Suez.Lester Pearson avait reçu le prix Nobel de la paix pour le rôle qu'il avait joué dans cette affaire.L'opération de Sarajevo, qui implique un rôle très actif des soldats pour dégager l'aéroport, «va un peu au-delà d'une opération traditionnelle de maintien de la paix», souligne-t-on au secrétariat d'État des Affaires extérieures à Ottawa.Une évolution du rôle des Casques bleus, de «gardiens de la paix» à «artisans de la paix», pourrait susciter des inquiétudes au Canada où certains soulignent le danger de se laisser entraîner dans le conflit.RYTHMES Ultramar en colloboraîlon avec ckoi 4> LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 5 JUILLET 1992 At* Les racines des juifs Oncle Aaron était déjà au Québec depuis 1761 CÉRALD LEBLANC ¦ Wil-> liam Joseph avait bien averti sa femme, Anne, qu'il ne voulait ni cadeau ni party pour son 70e anniversaire.«|r veux donner et non recevoir celte fois-ci», disait-il.Anne trouva alors le moyen d'fbranler son mari, en lui promettant un cadeau qu'il pourrait partager avec ses cinq enfants et sa}» six petits-enfants.Ils vinrent tous à NDG (Notre-Dame-de-Grâce ) pour la fête, dnix du Québec ( Lachine et Hudson ) et les autres de Washington, Ifoston et de la vieille Angleterre.V/illiam fut enchanté de son cadeau, fabriqué en six exemplairs, un pour papa et cinq pour les infants.| Anne avait dû travailler jour et huit pour terminer à temps le fa-Ineux cadeau: l'arbre généalogique de William, depuis l'arrivée de son premier ancêtre québécois, Henry Joseph, en 1790, deux siècles avant le 70 aniversaire de William.Les racines de l'arbre nous ramènent en fait en 1760, date d'arrivée aux Trois-Rivières de Aaron Hart, l'oncle maternel de Henry loseph, qui l'avait invité à venir le retrouver dans le nouveau monde.Juif d'Angleterre, Aaron Hart était effectivement arrivé en Amérique en 1745, comme lieutenant dans l'armée anglaise.11 se joignit, en 1760, au général Amherst qui allait, de la Nouvelle-Angleterre, rejoindre les troupes qui remontaient le Saint-Laurent après la capture de Québec.Les célébrités Elles sont donc vieilles de 232 ans les racines québécoises de la famille Joseph, dont l'aïeul s'établit d'abord à Berthier avant d'essaimer à Québec et Montréal.En ligne continue, depuis Henry jusqu'à Peter (petit-fils de Wiliam, qui habite à Lachine) on compte sept générations de Joseph au Québec.11 est solidement implanté l'arbre séculaire des Joseph, dont Anne a recensé plus de 1 000 feuilles, dispersées un peu partout dans le monde, surtout en Améri- Abraham Joseph (ci-haut) et Jesse Joseph sont tous deux nés à Berthier.que, en Angleterre et en Israel.Lors d'un récent voyage au pays hébreu, elle y a retrouvé deux familles Pinto, les descendants d'anciens Juifs québécois mariés à des Joseph et émigrés en Israel.Anne est en train de compléter sa recherche généalogique pour en faire un volume qui marquera, en 1996, le centième anniversaire du journal «The Moon» \u2014 il y avait alors le Star de Montréal et le Sun de Toronto \u2014 le journal de la famille publié, annuellement, sans interruption depuis 1896.Cet arbre géant des Joseph compte plusieurs bourgeons qui se sont illustrés au Québec.Henry eut treize enfants et c'est dans celte deuxième génération qu'on Il est bien chargé l'arbre généalogique qu'Anne Joseph a offert à son mari William pour son 70e anniversaire, photo pierre mccann.l* presse retrouve le plus d'étoiles.Jesse, un célibataire endurci, fut propriétaire de la maison Dilcoosha où commença le Musée McCord et où loge maintenant la bibliothèque de l'université McGill.Jacob Henry, homme d'affaire influent, avait sa propriété sur le terrain où se trouve aujourd'hui l'hôtel Reine Elizabeth.Gershon, avocat de son état, fut le premier Juif à décrocher le titre de conseiller de la reine (c.r.) Deux filles de cette deuxième génération, Katherine et Esther, épousèrent de célèbres montréalais, le docteur Aaron H.David et le rabbin Abraham de Sola, qui a donné son nom à une rue de la métropole.Il fut invité par le président des États-Unis à prononcer la prière d'ouverture du Congrès américain en 1869.De Berthier, la famille essaima à Montréal et à Québec, où se si- gnala Abraham, arrière grand-père de William.Le commerce des Joseph, grossiste pour tout l'Est du Québec, perdura dans la Vieille Capitale jusqu'en 1955.La branche de Québec Abraham, qui connut Lord Durham et fréquenta Louis-Jo seph Papineau.présidait la Chambre de commerce lors de l'historique «Conférence de Québec», en 1864, qui allait donner naissance à la confédération canadienne, trois ans plus tard.Les marchands de Québec offrirent alors un grand banquet aux pères de la confédération et c'est Abraham Joseph qui y prononça le discours de circonstance.Un discours qu'on croirait sorti de la bouche des ténors actuels de grande entreprise canadienne.«Les marchands de Qué- 1^1' m Abraham de Sola fut invité par le président des États-Unis à prononcer la prière d'ouverture du Congrès américain en 1869.bec ont raison de ressentir un légitime orgueil d'avoir ici comme invités des hommes qui occupent des situations élevées dans les provinces-soeurs et qui sont assemblés en cette ville pour discuter d'un projet de haute importance.Les marchands de Québec ne s'attendaient pas à être consultés sur la question de la confédération, ils désiraient de tout coeur quelque changement dans la situation actuelle.Ils voulaient une entente commerciale complète.Ils voulaient que les tarifs douaniers, injustes et hostiles fussent abolis.Ils voulaient un tarif au lieu de cinq.Ils voulaient une entente commerciale qui resserrerait les liens et voulaient cette union sous un seul drapeau, celui de la vieille Angleterre, lis voulaient encore que cette union fut rendue plus solide au moyen des liens de fer du Intercolonial Railway.Nous avons l'habitude de dire depuis toujours «provinces-soeurs» en parlant des Provinces Maritimes mais, malgré ce titre, elles sont demeurées étrangères si l'on en peut juger par les différents tarifs.Ayons l'espoir qu'une ère nouvelle se lève pour nous maintenant que les grands chefs des provin- ces de l'Amérique du Nord anglais se sont assemblés en cette ville en ce mois.Espérons que si nous n'en arrivons pas à une union politique que nous ayons, du moins, une entente commerciale.» Le seul fait que ce fut un Juif qui prononça ce discours démontre la profondeur de leurs racines juives québécoises.On pourrait même remonter jusqu'à la bataille des Plaines d'Abraham puisque Wolfe et Montcalm comptaient chacun un armateur juif, Moses Frank chez les Anglais et Abraham Gradis chez les Français.La minorité anglophone Grâce au cadeau de sa femme, William a pu contempler à loisir l'arbre planté par ses ancêtres, avec une importante branche à Québec, où est né et a grandi notre agent d'assurance.À Québec, où il a vécu jusqu'en 1955, William a appris le français, qu'il parle toujours couramment, mais sa famille se considérait comme faisant partie de la minorité anglophone, à l'école et dans la vie de quartier.«Nous n'étions que 80 familles juives et on était plus assimilés aux anglophones qu'à Montréal, où la communauté possède son propre réseau d'institutions.» Quant à Anne, deuxième femme de William et auteure de l'arbre généalogique, elle est venue de la Vieille Angleterre, tout comme les ancêtres de son mari.Née catholique, elle dit avoir été attirée par le judaisme dès son adolescence.C'est à Montréal qu'elle se convertira et épousera ensuite William, en 1974.C'est finalement elle qui pratique avec le plus de ferveur la religion de William et c'est elle qui est allée en Israel à quelques reprises.Elle revenait d'un dernier voyage à Jérusalem lors de notre rencontre, le mois dernier.Quant à William, il ne ne sent pas encore prêt au voyage en Israel, que sa femme aimerait faire avec lui.DEMAIN: le onzième commandement Rémillard déclare que Québec combattra toute réforme du Sénat qui diminuerait ses pouvoirs Presse Canadienne CALGARY ¦ Le ministre québécois des Affaires intergouvemementales, Gil Rémillard, a déclaré que la province examinerait les nouvelles propositions de réforme du Sénat.Il a toutefois averti que toute tentative de réduction des pouvoirs dont le Québec dispose actuellement serait rejetéc.«Nous étudierons soigneusement cette nouvelle proposition pour en évaluer les conséquences tant pour le Québec que pour le Canada», a déclaré samedi le ministre Gil Rémillard après une rencontre d'environ une heure, en matinée, avec son homologue albertain Jim Horseman.«Un grand nombre de questions demeurent encore sans réponse.Le Québec ne peut accepter aucune diminution des pouvoirs dont il jouit en vertu de l'actuelle constitution.Je ne peux dire que nous allons accepter, mais je ne peux affirmer le contraire non plus.» Réunis à Toronto vendredi, les premiers ministres anglophones sont parvenus à s'entendre pour étudier plus avant une proposition relative à la réforme du Sénat.Le Québec n'assistait pas à la rencontre \u2014 conformément à la position adoptée par la province depuis l'échec de l'Accord du lac Meech.La proposition est une version modifiée de la formule du «Sénat triple-E», à l'intérieur duquel chaque province aurait un nombre égal de sénateurs élus, ce que réclament l'Albcrta et Terre-Neuve.La formule prévoit que huit sénateurs seront élus par province et deux par territoire.Un nombre de représentants amérindiens qui reste encore à déterminer y siégeront également.Le pouvoir réel de ce Sénat triple-E «modifié» constitue l'aspect le plus complexe de cette proposition.Les premiers ministres doivent d'ailleurs examiner de plus près cette question avant de se rencontrer à nouveau mardi à Ottawa.Afin de répondre aux préoccupations de l'Ontario et du gouvernement fédéral, le vote d'une grande majorité de membres de ce Sénat réformé serait nécessaire pour bloquer une loi adoptée aux Communes.Cette clause aurait ftour effet de diluer le pouvoir des us petites provides.M.Horseman a déclaré qu'il ne voyait pas comment sa province pourrait faire plus de concessions par rapport à ses demandes initiales.M.Rémillard a pour sa part affirmé que la formulation de la proposition devrait être analysée par les fonctionnaires québécois, tout en soulignant à plusieurs reprises que le Québec ne pouvait accepter aucune diminution des pouvoirs dont il dispose.à Cil Rémillard, déguisé en cowboy de l'Ouest.photo cp i A! 1 Tout les prix sont affichés plus bas que jamais Meilleure allocation d'échange pour votre véhicule Financement sur place JOURS SEULEMENT Bicentenaire des Institutions parlementaires du Québec SEMAINE DU 5 JUILLET 5 juillet 1960 Formation du cabinet Lesage.6 juillet 1942 Début du procès du député René Chaloult, accusé de s'être opposé publiquement à la conscription obligatoire.Il sera acquitté le 3 août.6 juillet 1952 Décès de Louis-Alexandre Tas-chereau, député de Montmorency de I900à 1936 (le plus long mandat comme député) et premier ministre du Québec de 1920 à 1936.7 juillet 1875 Élections générales.Les électeurs reportent les conservateurs au pouvoir avec 43 députés contre 19 députés libéraux.7 juillet 1938 Maurice Duplessis présente la de-mission de son cabinet et le fait assermenter de nouveau à l'exception du ministe Leduc, qui refusait de démissionner.8 juillet 1920 Démission du premier ministre Gouin.9 juillet 1920 Alexandre Taschereau est assermenté comme premier ministre de la province.10 juillet 1792 Retour des premiers «brefs d'élection».10 juillet 1929 Camillien Houde est élu chef du Parti conservateur provincial à l'issue d'un congrès de leadership, le premier au Québec pour un parti provincial.10 juillet 1963 Sanction de la loi électorale qui permet le vote à dix-huit ans.11 juillet 1963 Une loi oblige les conseillers législatifs à prendre leur retraite à 75 ans.XXvXyX-X yx^v:;:;:::i>:;:;>::.;v:: \"^^>£:;::: » w:-x-x|:>: \u2022 y.vCyX-.v.X- \" mm* ;.;.; .y ¦ B\u2014 Iîî|o|m|d|a| TOYOTA COMPLEXE DE LAUTO RIVE SUD nissan I Audi >^Park Avenue Chevrolet 1 BROSSARD HONDA BROSSARD TOYOTA BROSSARD NISSAN PARK AVENUF.Bf.U.PARK AVENUE VOI 'SWAGEN \\ AUDI - ,.v- A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 5 JUILLET 1992 Montréal en ville I: \u2022 \u2022 r Me promenant sur la rue Saint-Laurent.JOHANNE collaboration spéciale La rue Saint-Laurent ne m'avait pas vue depuis des lunes.Le temps de briller de nouveaux soleils.Les voici.VÊTEMENTS EN CHAÎNE ¦ Entre qui veut chez Nevik ( une autre boutique marginale de la rue Saint-Laurent, qui vient d'ailleurs d'emménager à une nouvelle adresse, le 5145).Mais seuls les audacieux en ressortent avec quelque empiète.La chaine a la vedette chez Nevik.Oui, oui, la chaine de métal, comme chez votre quincaillier qui conseille.Bustiers, jupes et chandails en sont tricotés.Ça pèse lourd, sur le dos comme sur le budget: 300$ pour une minijupe (signée Kevin Allwood).Je n'ai pas poussé plus loin l'investigation.Mais ça plaît à mon petit côté délinquant, comme une éléphante doit parfois avoir envie de dentelles, j'imagine.ODEURS ESTIVALES ¦ Premier signe d'originalité à la nouvelle boutique Vignettes de la vie: le nom.Puis l'odeur, exquis mélange de pot-pourri aux pommes, pèches, citron et chèvrefeuille.Et quelques produits introuvables ailleurs, tel cet ensemble à pique-nique (assiettes, napperon et petit plat) entièrement fait de feuilles de vigne sé-chées, 100% biodégradable et compostable.Si par cet achat on épargne l'environnement, on brûle des dollars: dix assiettes pour 22,95$, parce que l'inédit, bien que de nature écologique, se paye.Parmi d'autres produits: paniers aromatisés aux sorbets d'été avec tranches de citrons et d'oranges séchés, chandelles en forme de fruits et légumes \u2014 épi de mais, asperge, citron, pomme, piment \u2014, oursons semblant porter dans leur joli minois la promesse de retrouver son sommeil d'enfant (32,50$) et délicates petites pantouffles de dentelles de coton importées de Chine, pour petits pieds mignons.(Vignettes de la vie: 5157, rue St-Laurent ).CINÉMA, CINÉMA! ¦ Il y a des propriétaires de res- io-cafes qui ont le pouce vert; ils savent cultiver des atmosphères.Celui du café Ciné-lumière (5163, St-Laurent) possède cette qualité.À peine ouvert, son café était déjà bien fréquenté.Pour qui l'ignore, ce café se fait l'ardent promoteur du cinéma classique.Pendant que vous y mangez ou y buvez, on projette un film sur grand écran.Pour avoir accès à la piste sonore, louez des écouteurs.À l'affiche jusqu'au 10 juillet: Quai Largo (1948) avec Humphrey Bogart et Laureen Baccall.CHOCOLAT, CHOCOLAT! ¦ Raymond Descartes (5171, St-Laurent) vend des cartes de souhait originales, des parapluies pas banals, des papiers raffinés, des boîtes imprimées, des fleurs séchées, de petits objets signés.Vous intéresse-t-il de savoir qu'il vient d'ajouter à cette panoplie des chocolats fins?COW-BOY BIEN CHAUSSÉ ¦ |e marchais sur le trottoir.Il était assis sur le seuil de porte de son commerce.11 m'a regardée, le n'ai pas détourné le regard.11 y a lu la permission d'entamer la conversation.Il est cordonnier.Comme son père avant lui.Au mur de sa cordonnerie, telle une relique, un outil que le patefnel a utilisé durant 50 ans.Usé et inutilisable, mais combien précieux.La cinquantaine sympathique, le cordonnier.Sa spécialité: la réparation des bottes western et la fabrication de souliers de danse.Cet antagonisme me rappelle les restaurants spécialisés en cuisines chinoise et canadienne.Les bottes western le passionnent au point qu'il en porte fièrement une réplique miniature comme bijou.Vieilles, souillées, abîmées voire boueuses, jamais elles ne lui répugnent.On devine qu'il a le don de les imaginer autrement.Le cordonnier a aussi un autre dada: transformer des souliers de ville en souliers de danse.Les rendre confortables pour que les pieds chaussés puissent supporter des heures de cha cha cha, de tango, de valse.Après avoir été employé durant des années, le cordonnier (Pierre Lacombe) vient d'ouvrir sa propre boutique rue Rachel; il y exerce avec plaisir et passion son métier en voie de disparition.(Cordonnerie du Ranch: 950, rue Rachel est ) BRUNCH D'EPOQUE ¦ Cet hôtel a changé de nom tellement souvent au cours des dernières années qu'on va finir par l'appeler définitivement 'l'hôtel au restaurant tournant'.Première information: il s'apelle ces jours-ci le Radisson Gouverneurs Montréal.Deuxième information: on a-joute des plats d'époque au brunch du dimanche, intéressante contribution au 350e.C'est Hervé Thorens, directeur de la restauration, en collaboration avec le chef Pierre Pédè- ches, qui a élaboré ces quelques plats d'époque en fouillant dans les livres anciens, histoire de savoir de quoi se sustentaient nos aïeux.Us ont appris entre autres que le poisson était préférable-ment fumé, notamment pour faciliter sa conservation.(Hôtel Radisson Gouverneurs Montréal: 777, rue University, deux services, 10 heures et 13 heures, 22$ pour les adultes, 9,50$ pour les enfants).1 (A: m Il faut avoir une certaine audace pour faire des emplettes chez Nevik qui se spécialise dans la chaîne de métal mais en vêtement.Par contre si vous tenez encore à vos vieilles bottes de cow-boy trouées, le cordonnier Pierre Lacombe, rue Rachel, vous les prolongera plusieurs années.PHOTOS ROBERT NADON, Li Presse m m in m IP ta FLASH EN VILLE ! ¦ Des jardinières, en voulez-vous, en v'ià.Pas eu le temps d'aller moi-même y faire un tour mais on me fait savoir qu'elles sont nombreuses au 1428, rue Sherbrooke ouest.En exposition et en vente jusqu'au 14 juillet.Les maires de Montréal tara Cochrane affronte les premières grèves des services publics MONTRÉAL EN FETE LUC DESROCHERS collaboration spéciale James Cochrane, en s'empa-rant de la mairie en 1902, ne s'attendait certainement pas à devoir affronter la première grève dans l'histoire des services d'utilité publique de Montréal: celle des employés de tramways qui devait durer deux jours et qui fut résolu à la satisfaction des travailleurs.Mais cette victoire devait précipiter d'autres grèves, tant chez les débardeurs que chez les employés du gaz et de l'électricité.Nous y reviendrons.L'élection de Cochrane était en soi un événement puisqu'elle était redevable en très grande partie à l'appui manifesté par la classe ouvrière.Raymond Préfontaine, comme on le sait, avait obtenu deux mandats consécutifs à la mairie.Compte tenu de cette marque de confiance répétée de la part des électeurs, ce semblerait donc un peu gourmand d'en demander la reconfirmation pour une troisième fois.Mais Préfontaine a des amitiés solides, tellement que ses partisans ou collaborateurs posent sa candidature pendant son absence (il est en Europe) même s'il assume maintenant les fonctions de ministre de la Marine dans le gouvernement Laurier.Il affronte le Dr E.Persillier-La-chapelle, issu d'une vieille et noble famille montréalaise, directeur du bureau de santé de la ville et candidat des libéraux.Les anglophones ne désirent pourtant pas demeurer en marge de la course, une seconde fois d'affilée.Les milieux de la haute finance, du grand commerce et de l'industrie proposent Wilson-Smith qui avait été maire de 1896 à 1898 et qui avait laissé un bon souvenir, juste avant que Préfontaine ne prenne la relève.Smith, il faut lui concéder, a cet atout d'avoir été apprécié de tout le monde, des réformistes municipaux comme de Préfontaine lui-même.Même le gouvernement Laurier lui donne son appui pour satisfaire la communauté anglophone.Mais James Cochrane arrive en scène sur le tard, à la limite de la période des mises en candidature.À la différence de Wil-son-Smith, il parle assez bien le français et a des contacts très serrés avec le milieu ouvrier organisé.Or, en ce début du XXe siècle, l'opinion popuUire prend de r mi \\-J- James Cochrane, maire de 1902 à 1904.plus en plus d'importance dans le jeu électoral municipal.Il existe dans la ville de nombreux syndicats (surtout d'affiliation internationale, c'est-à-dire américaine) pour la plupart regroupés dans le Conseil des métiers et du travail de Montréal (CMTM).On y trouve aussi des clubs politiques ouvriers, issus peut-être des anciennes loges des Chevaliers du Travail à tendance socialisante, et même un Parti ouvrier fondé en 1899.Cochrane, quant à lui, fut ou sera impliqué dans l'un et l'autre courant à titre de 'maître ouvrier' de l'Assemblée Warren des Chevaliers du Travail, de vice-président du CMTM et de directeur du journal Canadian Workman.Ses partisans le disent grand ami de ces fils de labeur qui peinent chaque jour pour gagner leur vie.Notre prétendant à la mairie n'est pas pour autant lui-même ouvrier, on s'en doute.Écossais de naissance (1852), il a fait ses débuts comme employé puis gérant de nuit et chef-opérateur à la Montreal Telegraph Company.Il occupe ensuite divers postes dans l'Ouest canadien où il participe à la construction de ('Intercolonial Railway et établit la première ligne télégraphique de la rive nord du Lac Supérieur pour le compte du Canadien Pacifique.Cochrane s'est édifié une immense (ortune, comme entrepreneur, principalement en décrochant de nombreux contrats d'asphaltage des rues de Montréal et d'ailleurs.11 a donc ses entrées à l'Hôtel de ville et rares sont ceux qui croient au seul 'mérite de ses soumissions', comme dit l'historien Robert Rumil-ly.Des contemporains affirment toutefois la supériorité des méthodes et des matériaux employés par Cochrane dans la réalisation de ses travaux.N'est-ce pas lui, du reste, qui s'est chargé du difficile aménagement des canalisations du quartier Saint-|ean-Baptiste, dans un sol de roc massif?Ce fut une tâche sans doute très lucrative mais qui n'en exigeait pas moins de l'expertise.Cochrane possède donc deux avantages d'importance: il n'en est pas à ses premières armes dans le monde municipal, une partie de ses réussites d'entrepreneur en sont l'indice; il est par ailleurs un self made man, et en cela peut prétendre à l'exemple devant les travailleurs, d'autant plus qu'à l'époque on voit assez fréquemment des patrons appartenir aux mêmes organisations que leurs salariés, des relents sans doute du côtoiement des maîtres et compagnons dans les corporations de méfier d'un temps maintenant révolu.Quoiqu'il en soit, la drôle d'élection suit son cours.Après jeux de coulisse et tractations, Lachapelle et Préfontaine se retirent de la course, d'un commun accord.Wilson-Smith et Cochrane se font face.Smith a cependant un handicap de taille, dans le contexte de l'époque: il est candidat des grands bourgeois ( tous anglophones à de rares except ions), candidat des propriétaires des services d'utilité publique comme les tramways, le gaz et l'électricité que plusieurs parmi les porte-parole des travailleurs voudraient 'municipaliser*.Le Parti ouvrier en a fait un élément important de son programme, rejoignant sur ce point les promoteurs d'une réforme des institutions et des moeurs municipales.Cochrane, dernier sur la liste de départ mais fort de ses relations dans lesdeux milieux, finit premier et devient 26e maire de la métropole.Une agitation sociale débridée Le maire Cochrane passe une première année de mandat relativement calme.La seconde, par contre, manque nettement de quiétude.En février 1903, les employés des tramways déclenchent la première grève dans l'histoire des services d'utilité publique de Montréal.Us désirent des augmentations de salaire et la reconnaissance de leur syndicat.Les tramways, les p'tits chars ou les écrasoirs à Forget comme on les appelle familièrement, sont avec le chemin de fer et le port l'épine dorsale de l'activité économique montréalaise de l'époque.Un service essentiel, dirions-nous aujourd'hui, mais plus essentiel encore que de nos jours parce que l'automobile est encore très rare, et celle qui circule (quand sa mécanique le permet) ne brille ni par sa fiabilité ni par sa performance.Le tramway, au contraire, c'est le transport urbain par excellence.En conséquence, un règlement rapide s'impose.En deux jours seulement, les 1 500 grévistes croient avoir gagné sur toute la ligne.Us ont, en tout cas, une majoration de 10 p.cent du montant de leur paie.Succès rapide, pour un tout premier conflit dans un secteur où, de surcroit, l'employeur détient un statut de monopole.Les grévistes, il faut dire, ont bénéficié de l'appui de La Presse et du conseil de ville, lequel octroie le privilège d'opération à la compagnie intéressée.Heureux dénouement, donc.Seulement voilà, en avril les 2200 débardeurs usent du même moyen pour l'atteinte d'objectifs semblables.Mais ils veulent en plus qu'on reconnaisse l'affilia- tion de leur union à la Fédération américaine du travail dirigée par Samuel Gompers.De ça, évidemment, les patrons ne veulent pas entendre parler, habitués qu'ils sont à régner en maîtres sur le port.La violence éclate entre grévistes, scabs, policiers et même l'armée.Gompers lui-même vient à Montréal, sa première visite.Malgré l'interdit des élites de tout acabit, 25000 Montréalais l'escortent jusqu'au parc Sohmer où il y va d'un discours d'allure modérée.La ville est paralysée.D'autant plus lque les camionneurs ont déclenché une grère de solidarité, encouragés par Gompers si l'on en croit les rumeurs.Encore une fois, un règlement survient grâce aux pressions du conseil municipal sur les autorités concernées, à l'entière satisfaction des débardeurs.La roue repart cependant dans l'autre sens.À nouveau, les employés de tramways arrêtent le travail pour forcer leur employeur à admettre leur droit d'adhérer à l'organisation syndicale de leur choix.On parle de grèves de solidarité chez les débardeurs, ailleurs aussi.Il y en déjà une à la Montreal, Light, Heat & Power, l'autre monopole des services publics.À nouveau, il y a violence et échauffourées.On se croirait revenu au temps où les partis politiques s'affrontaient durant les élections muni- \u2022 cipales à grands renforts de fiers-à-bras et de coups de bâtons.Cette fois, cependant, les ouvriers agissent pour leur propre compte.Spectacle horrifiant pout tout membre de la bonne société, quelles que soient ses o-pinions politiques! 'D'ailleurs ce ne sont plus des grèves professionnelles, mais une agitation socialiste, quasi révolutionnaire4, avance Rumilly.L'élite se mobilise, de la Chambre de commerce aux curés, des ministres' aux conseillers municipaux, en passant bien sûr par les proprié-* taires des entreprises de tramways, de gaz et d'électricité.For-get,le plus intéressé d'entre eux, obtient de La Presse qu'elle retire son appui aux grévistes.Cette fois, il y a match nul.La grève prend fin sans qu'il y ait victoire décisive d'un côté ou de l'autre.Le maire Cochrane, peut-être éprouvé par cette agitation, ne postule pas d'autre mandat.SOURCES: AVM.B44-D026.26; R.Rumilly.Histoire de Montréal.Tome III.Fides.1972:-229-340.C Lamothe.Histoire de la Corporation de la Cite de Montreal.1903: 327-329;.L'Album universel.2 août 1902; Repertoire des parlementaires québécois.1867-1978.p.131; En collaboration, Histoire du mouvement ouvrier au Quebec.CSN-CEQ, 1984:91-.92.C'est sous I administration du maire Cochrane que Ion commença à construire de nouveaux silos à grain dans le port de Montréal._ _mnorHÈoueufmm LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 5 JUILLET 1992 Religion fà JULES BËL1VEAU La collecte du diocèse de Montréal: 1 400 000 $ La collecte 1992 du diocèse de Montréal a rapporté 1 400 000$.Selon le coordonnâtes de la collecte, Jean-Philippe Desjeunes, l'archevêque de Montréal et les personnes ayant collaboré à cette opération sont «tout à fait satisfaits» du résultat obtenu.M.Desjeunes a reconnu que l'objectif de 1,5 million n'a pas etc atteint mais, a-t-iï souligné, «nous avons recueilli plus que l'an dernier».Et il a ajouté que cela est d'autant plus appréciable que la récession est toujours une réalité.L'an dernier, rappelons-le, la collecte du diocèse de Montréal, dont l'objectif était le même que celui de cette année, avait rapporté 1 286 000 $.On sait que la collecte 1992 du diocèse de Montréal avait pour thème «Donnez, pour une foi».Lors de son lancement à la fin d'avril, Mgr Jean-Claude Turcotte avait signalé qu'elle visait principalement à aider les paroisses pauvres.L'archevêque a déclaré récemment en commentant les résultats de la collecte: «Nous sommes des croyants, et il serait scandaleux que des paroisses soient fermées parce qu'elles n'auraient plus d'argent.Le gage de notre crédibilité, c'est que nous les aidions.» SANTO DOMINGO: DES INQUIETUDES ¦ «Notre inquiétude est grande face aux orientations qui ressor-tent des Documents préparatoires à la réunion de Santo Domingo.L'absence de la tradition de Me-dellin et de Puebla \u2014 absence de sa méthode et de son contenu \u2014 nous laisse entrevoir que l'option préférentielle pour les pauvres ne sera plus l'orientation principale de l'Eglise d'Amérique latine.» C'est presque un cri d'alarme que les membres du Conseil d'administration de l'Entraide missionnaire ont lancé dans une lettre adressée au président de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC), Mgr Marcel Gervais, quelques mois avant la prochaine grande rencontre des évêques de l'Amérique latine.Les dirigeants de l'organisme missionnaire canadien résument dans ce message l'essentiel de leurs inquiétudes devant la perspective de l'abandon par l'Église-institution de son option préférentielle pour les pauvres.On sait que la rencontre de la Conférence épiscopale latino-américaine (CELAM) aura lieu en octobre prochain à Santo Domingo.Depuis un bon moment déjà, elle est au centre d'un vif débat au sein même de l'Église catholique entre d'une part les personnes plutôt sympathiques à une certaine théologie de la libération et, d'autre part, les tenants d'un courant de restauration.Dans leur lettre adressée au président de la CECC, les membres du Conseil d'administration de l'Entraide missionnaire pressent ni plus ni moins les évêques canadiens \u2014 qui doivent envoyer une délégation à Santo Domingo \u2014 de plaider en faveur d'une Eglise dont la base serait davantage entendue.«Dans un souci de coresponsabilité ecclésiale, demandent-ils, la conférence épiscopale canadienne ne peut-elle pas poser un geste, faire une démarche auprès de Rome pour que s'établisse un climat démocratique au niveau de l'Eglise universelle?» 500 FRERES MENN0NITES ATTENDUS A SAINTE-THERESE ¦ Plus de 500 délégués et invités des Églises des Frères mennonites du Canada participeront au cours des prochains jours à Sainte-Thérèse à la première assemblée annuelle de leur dénomination religieuse à avoir lieu au Québec.Cette assemblée aura lieu précisément du 9 au 12 juillet au cégep Lionel-Groulx.Elle sera l'hôte des associations des Frères mennonites du Québec et de l'Ontario.Au Québec, les Églises des Frères mennonites comptent quel- Le Castel St-Lambef Logements neufs de 2 1/2 et 3 1/2 pièces .2 repas par jour à la salle à manger (optionnel) .Entretien hebdomadaire du logement (optionnel) .Accès contrôlé Service de sécurité 24 heures Surveillance médicale Piscine Nombreuses activités et services divers Dimensions minimum 625 pJ car.Grand balcon Stationnement intérieur (optionnel) Laveuse et sécheuse sans frais d'utilisation Emplacement exceptionnel à proximité des commodités AUSSI DISPONIBLE CHAMBRE ET PENSION POUR 1 SEMAINE ET PLUS Pour iflsltG: G71-82G1 Angle rue Horsfall et av.Victoria Si vous êtes membre du CLUB, entrez le code suivant: 3 oFFE*L*S ¦ 33688268 CETTE EM*\\£E Sinon, composez, à Montréal, le 251-8688 ou, sans frais, le 1 800 563-8688 CLUB Milite pOiftÛ que 650 membres répartis dans de petites communautés présentes surtout à Saint-Jérôme, Saint-Donat, Sainte-Thérèse, Sainte-Anne-des-Plaines, Saint-Eusta-che, Sainte-Rose et Saint-Laurent.L'OCS APPUIE VIRGINIE LARIVIERE ¦ L'Office des communications sociales (OCS) appuie la démarche de la jeune Virginie Lariviè-rc, 13 ans, qui a réagi à l'assassinat sauvage de sa petite soeur de 11 ans, Marie-Ève, en formant le projet de recueillir un million de signatures afin d'obtenir des autorités gouvernementales qu'elles prennent des mesures en vue de contrer la présentation de la violence à la télévision.Dans sa dernière lettre adressée aux membres de l'OCS au titre de directeur général de l'organisme, Mgr Lucien Labelle souligne sa satisfaction de faire un tel geste.«Ce n'est pas simple coïncidence que ce soit pour vous inviter à poser un geste contre la violence, mère et fille de la haine, geste qui, par voie de conséquence en sera un de promotion de l'amitié, génératrice de paix», dit-il.Mgr Labelle a joint à sa lettre le texte de la pétition de Virginie Larivière et demande aux membres de l'OCS de la faire signer dans leur entourage.On sait que, après 35 ans à la direction de l'OCS, Mgr Labelle vient tout juste de quitter l'organisme.Nouveau retraité, il se propose, comme il l'a indiqué, de continuer à «oeuvrer en pastorale des communications sociales à temps partiel, au rythme d'un septuagénaire, au service de la Commission épiscopale et d'instances internationales impliquées dans cette pastorale».Le successeur de Mgr Labelle au poste de directeur général de TOCS est un prêtre originaire de Trois-Rivières, l'abbé Jacques Pa-quette.Celui-ci est à l'emploi de TOCS depuis 1971 et y a assumé plusieurs fonctions.Lortat-Jacob meurt à 83 ans AFP_ PARIS ¦ Le Pr Jean-Louis Lortat-Jacob, ancien président du Conseil français de l'ordre des médecins qui mena un long combat contre la libéralisation de l'avortement, est mort le 1er juillet à l'âge de 83 ans, a-t-on appris dans son entourage.Ce grand chirurgien, spécialiste du système digestif, était né le 30 août 1908 à Paris où il fait ses études de médecine.Agrégé en 1953, il enseigne à la faculté de médecine de Paris.Il s'était particulièrement intéressé au cancer de l'estomac et à la chirurgie des voies biliaires.En 1951, il pratiquait, pour la première fois au monde, une «exérèse réglée du foie droit», technique qui devait ouvrir la voie à des tentatives expérimentales de traitements d'affections hépatiques jusqu'alors inaccessibles à la chirurgie.Président du Conseil de l'ordre des médecins de 1970 à 1981, il s'était fait connaître par des positions tranchées contre la libéralisation de l'avortement.«On ne peut, disait-il, demander au corps médical tout à la fois de sauver la vie par tous les moyens et de donner la mort», disait-il.Membre de l'Académie de médecine, il était commandeur de la légion d'honneur et de l'ordre national du mérite.GRAND BALAYAGE GOLF 1992 du 6 au 11 juillet incl.N'oubliez Ma gratuit 9995$ OU 199\"! ?Location V.C.I.par mois \u2022Prix basé sur Golf 2 portes, 5 vitesses, taxes, options, transport et préparation en sus.Versement mensuel calculé sur un bail de 48 mois V.C.I.Conditions applicables, sujet à l'acceptation du crédit.Popular, _ IMDNTREAL I I 5441,ST-HUBERT m MONTRÉAL ® 274-5471 MÉTRO LAURIER Columbia Les sept astronautes de la navette 'Columbia* ont célébré en musique hier matin la fête nationale américaine après presque neuf jours d'une mission scientifique prévue pour une durée record de 13 jours.Flottants dans le laboratoire Spacelab sur fond de drapeau américain, les cinq hommes et les deux femmes ont chanté en coeur ^Happy Birthday America» avant d'écouter une autre chanson, 'Cod Bless the USA ».Avec le drapeau américain en toile de fond, l'équipage de la navette, constitué de Ken Bowersox (en haut), de g.à dr.au centre, Larry DeLucas, Dick Richards, Bonnie Dunbar, et de g.à dr.en bas, Carl Meade, Ellen Baker et Cene Trinh, prend une photo-souvenir à l'occasion de la fête de l'Indépendance américaine.PHOTO REUTER V * i * de la première tentative d'amarrage du AFP PARIS ¦ Le vaisseau de transport automatique Progress, lancé le 30 juin dernier avec notamment du matériel pour la prochaine mission spatiale franco-russe Anta-rès, n'a pu s'amarrer au terme de la première manoeuvre de jonction à la station orbitale M/r, a-ton appris à Paris auprès du CNES (Centre national d'études spatiales).Une nouvelle tentative, préci-se-t-on de même source, est pré-v uc en début de semaine.Cet incident.technique ne constitue pas une menace en soi pour le vol conjoint franco-russe, qui doit débuter dans trois semaines.Dans le passé, rappelle-t-on, les manoeuvres d'amarrage, qui interviennent normalement en régime automatique 48 heures après le lancement, ont déjà dû être répétées à plusieurs reprises.Le «cargo» de l'espace parti le 30 juin devait normalement rejoindre M/r dans la nuit du 2 au 3 juillet.Il transporte 350 kg de matériel destiné aux différentes expériences biomédicales de la mission Antarès, ainsi que du matériel «traditionnel» (combustible, vivres, pièces détachées, courrier, etc).Le lancement de la mission franco-russe est prévu le 26 juillet prochain depuis la base de Baiko-nour, au Kazakhstan.Le cosmonaute français \u2014 Michel Tognini ou sa «doublure», Jean-Pierre Haigneré \u2014 regagnera la Terre le 9 août, au bout de deux semaines dans l'espace.1 INTERNATI «s> RADIO ET TELEVISION Diffuseur officiel Hugo dm Pot DIMANCHE 5 JUILLET 20H30 « J'THÈME EN MUSIQUE » 1 500 enfants de Lanaudière et leurs professeurs présentent chant, musique, poésie, danse, théâtre, chorégraphie de groupe, dans une mise en scène spectaculaire d'Hugo de Pot.9$ 16,50$ AMPHITHÉÂTRE Une présentation de Info*Festival L'interurbain Bell (514)759-6974 LE FESTIVAL DE LANAUDIÈRE ACCEPTE LES FRAIS D'APPELS Billetterie centrale de l'Amphithéâtre (Aucun frais de service à ce point de vente) Tel (514} 759-4343 ou sans frais 1 \"800-561 «4343 *2\\ billetterie Montréal 1942-1992 L'anarchie resplendissante de la peinture Galerie de l'UQAM, Pav.Judith Jasmin (JR-120) (514) 987-8421 Jusqu'au 2 août Montréal, carrefour d'échange et de commerce 1 Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal Enfants moins de 12 ans : entrée gratuite (514)872-9150 Jusqu'au 12 oct Montréal, ville de cinéma Cinémathèque québécoise Musée du cinéma - dès 12h00 (514)842-9763 Musée des Hospitalières de l'Hôtel-Dieu de Montréal 201, avenue des PinsO.(514)849-2919 Nouveau parcours de l'art canadien (1790-1960) Musée des Beaux-Arts, Pav.Benaïah Gibb (514)285-1600 Jusqu'au 27 sept Place aux Montréalais ! Centre d'histoire de Montréal (514)872-3207 Jusqu'au 1\" nov Points de vue Centre de la montagne Parc du Mont-Royal (514)844-4928 Jusqu'au V nov.Rome, 1000 ans de civilisation Palais de la civilisation (514)872-4560 Jusqu'au27sept Transit 92 Vieux-Port navire Fort St-touis (514)527-9221 Jusqu'au 12 oct ' Histoire du jouet Un monde de poupée - Joujouthèque Les aventures de Ludo - Vieux-Port (514)523-2643 Jusqu'au 7 sept Marché Bonsecours 350, rue St-Paul Est Montréal une histoire à suivre : une exposition exceptionnelle; l'histoire comme vous ne l'avez jamais vue.Racines du futur, l'aventure des communications à Montréal : une présentation de Bell Canada, Northern Telecom, Recherches Bell Northern et Bell Cellulaire.A mille lieux: des installations-vidéo.Kahswenhtha : une introduction à la culture amérindienne.1 Omnicite: video interactif Exposition temporaire : \u2022 Les marchés publics à travers les âges de Montréal -1642-1992 (514)872-7292 Tous les jours, de 10h à 20h à ne pas manquer Visite à pied du Vieux-Montréal Circuit pédestre qui vous fera découvrir le Vieux-Montréal.La visite est toute simple.Procurez-vous gratuitement la brochure au Marché Bonsecours et suivez les traces de pas, de couleur verte, tracées au sol.Le métro Champs-de-Mars vous conduira au départ du circuit (514) 872-7292 \u2022 Activité gratuite ?Activité vedette Pour de plus amples renseignements, consultez le calendrier officiel.Sujet à changements sans préavis.Ils GRANDS l'Ait I I NAIKI s £sso in COLLABORATION AV i ( MOLSON O'KEEFE Ville de Montr é^t Tourisme Québec y Canadcy LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 5 JUILLET 1992 A9 LE MONTREAL DES I0-I2 ANS Pour les Expos et le Canadien.m::: é Montréal accueille, jusqu'au Il juillet, le «Sommet des 10-12», qui réunira 17 jeunes âgés de 10 ù 12 ans venus des quatre coins du pays et choisis parmi quelque 2000 participants à un concours organisé par la Société Radio-Canada dans le cadre des festivités du 350P anniversaire de Montréal.La Presse publie quotidiennement un message rédigé par un de ces jeunes avant qu'ils ne quittent leur patelin en route pour Montréal.Je n'ai pas vraiment de souvenirs de la ville de Montréal.La dernière fois que j'y ai passé, c'est lorsque je suis allé en vacances chez mes grand-parents a Québec.Mais je sais que c'est une très grande ville et que c'est merveilleux avec toutes les autoroutes superposées.Montréal, à mon avis, c'est une ville importante dans le monde des sports.11 y a les Expos au baseball et les glorieux Canadiens au hockey.Les Montréalais sont vraiment chanceux d'avoir ces deux bonnes équipes professionnelles.Chez nous a Winnipeg on a les Jets au hockey, les Blue Bombers au football et aussi les Thunders au basketball.Mais malheureusement pas d'équipe de baseball ! Ça.c'est décevant.le sais qu'à Montréal il y a une très grande population.Ce sera donc une ville très mouvementée a découvrir.Par exemple, il y a le métro toujours très occupe.I imagine que je vais découvrir beaucoup de différence entre la ville de Québec, que je connais un peu déjà, et la grande ville de Montreal, si je les compare toutes les deux.Je crois que je vais rencontrer plus d'anglophones à Montréal que j'en ai rencontrés dans la ville de Québec, l'ai aussi bien hâte de découvrir l'architecture de la ville pour voir si les styles sont très différents de ceux de Winnipeg.Ce sera aussi intéressant de voir le stade Olympique qui a justement certains problè- nies d'architecture!!! le pourrai aussi voir si Montréal est une ville où il fait bon vivre, justement, c'est le 350e anniversaire de la ville.Il y aura donc beaucoup de gens de partout.Ce sera sans doute une grande fete a voir, le suppose qu'il va y avoir des activités, des rassemblements, des spectacles au sujet de l'histoire de Montréal.Cette aventure ressemble déjà à un miracle total.Rencontrer de nouveaux amis, apprendre a les connaître.ce sera fantastique! Au plaisir de vous rencontrer a Montréal.Noël AUCLAIR-CORRIVEAU 12 ans, de Saint-Boniface, Manitoba représentant de Winnipeg 8 I S 5 I à U » , Feu Be terminus Les usagers du transport collectif à l'époque où le tramway dominait la scène montréalaise se souviendront sans doute du terminus Craig, qui servait de lieu privilégié de transfert entre les circuits qui desservaient l'Est montréalais et ceux qui desservaient l'Ouest Construit le long de là rue Craig (d'où son nom), depuis renommée rue Saint-Antoine, le terminus jouxtait l'édifice qui abrite aujourd'hui le siège social de la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal.De- A \u2022 m 7t .M.LE MONTREAL D'HIER venu désuet après le retrait des tramways des rues de Montréal, même s'il fut utilise pendant un certain temps par les circuits d'autobus, il est devenu carrément inutile à l'avènement du métro, qui a entraîné une redistribution en profondeur des circuits d'autobus, qu'on a abouchés aux stations de métro.Le terminus fut donc démoli, et on conserva un temps les pierres de la façade avec l'intention de reconstruire la façade afin de masquer l'entrée arrière du palais des congrès qui l'a remplacé.Mais ce projet n'a malheureusement jamais vu le jour.PHOTOS STCUM er JEAN GOUPIL.La Prnse RENSEIGNEMENTS: GUY PINARD, 285-7070 La rumeur, abondamment nourrie d'ignorance, a raconté diversement l'horrible meurtre survenu à Montréal, peu après 21 h le samedi soir 13 mai 1752.Selon les uns, lean Favre dit Saint-Jean, ayant fumé une bonne pipée, rentre dans sa maison où la table est dressée pour deux.Tirant de.sa poche une clé, il ouvre une armoire, en tire une bourse dans laquelle il dépose le produit des ventes conclues le jour même.Dans 1 ombre, épiant le moindre des gestes de sa victime, un assassin nommé Bel isle se prépare à l'attaque.Armé d'un pistolet et d'un couteau, il se précipite soudain dans la pièce, tuant Favre d'un coup de feu pour bientôt s'en prendre à l'épouse de Favre, qu'il expédie à son dernier repos à coups de couteau.Une autre version du drame accrédite elle aussi le crime longuement prémédité par l'assassin qui aurait claironne son intention d'être à Québec le jour où il prévoyait commettre son crime.Son plan aurait été mis à exécution sans éveiller le moindre soupçon, mais l'homme aurait par la suite, tellement parlé du double meurtre qu'à la fin l'attention se serait tournée vers lui.Arrêté quelques semaines après le drame, il aurait été jugé, condamné et exécuté.Une deuxième version La vérité, contenue dans les témoignages recueillis lors du procès de Jean-Baptiste Goyer dit Bé-1 isle, est différente.Ces documents, découverts et étudiés il y a de nombreuses années par Aegi-dius Fauteux, nous guident sur la voie de la vérité.lean Favre dit Saint-|can et sa femme, Marie-Anne Bastien, respectivement âgés de 54 et de 61 ans, habitent une maison située sur le grand chemin du Roy, non loin de l'intersection des voies ; maintenant connues sous les noms de rue Guy et de boulevard ! René-Lévesquc.Les deux filles nées d'un précédent mariage de Marie-Anne Bastien, vivent avec le couple et partagent, semble-t-il.La légende de la croix rouge LE MONTRÉAL DES LÉGENDES le même lit de plumes.Llles témoigneront des événements.La famille est au lit et ne dort que d'un oeil quand Goyer dit Bé-lisle s'amène, annonçant qu'il se rendra le lendemain à la Longue-Pointe pour y acheter du blé.Les Favre n'en voudraient-ils pas?Ils en veulent, en effet.Douze mi-nots, pas moins! Goyer dit Bel isle tend la main pour qu'on y dépose l'argent de la transaction et demande des poches vides.Ayant sorti ses sous, Favre ajuste une échelle sur rentrée du grenier d'où il retire six poches.U est encore tout en haut quand un coup de feu le fait dégringoler.Sa femme s'inquiète: «Mais qu'est-ce donc cela?» demanda-t-elle à Bélisle.Celui-ci répondit calmement, annonçant ni plus ni moins à Marie-Anne Bastien qu'elle était veuve: «C'est le fusil de votre mari qui est parti à son repos .» Pour éviter d'être dénoncé, l'assassin se précipite vers le lit où Marie-Anne se trouve encore et la frappe à coups de bêche, sans atteindre les jeunes filles que ce remue-ménage tient éveillées.Dans l'action, la chandelle s'éteint.On n'y voit plus rien.À moitié morte, la pauvre femme fuit hors du lit, mais l'assassin attaché à ses pas l'achève de plusieurs coups de couteau.«Ah! monsieur Bélisle, vous me tuez.», dit-elle.Et celui-ci de répondre, niant la plus criante évidence: «Non, je ne vous tue pas!» Quoique sérieusement blessé, Favre a tenté de sauver sa femme, mais de nombreux coups de couteau ont raison de ses dernières énergies.Il s'affaisse, mais sans rendre son dernier souffle.Dans les mains de la morte: un morceau de tissu arraché à l'habit du félon.Sur place, le couteau qui, sous les chocs multipliés, s'est brisé en deux.Pendant la boucherie, l'une des filles du couple a filé par une fenêtre avant de courir chez les voisins les plus proches.L'autre s'est tapie sous la paillasse.Après s'être emparé de l'argent, Goyer dit Bélisle cherche vainement les filles, rentre chez lui et réintègre le lit où l'attend Marie Décary, sa femme.Dans les heures qui suivent, les deux filles ont alerté des voisins qui, à leur tour ont demandé le secours des autorités.Vingt soldats amorcent alors la longue marche qui les conduira de la rue Notre-Dame jusqu'à la maison des victimes.Pauvre Jean Favre dit Saint-Jean! Il n'a pas voulu mourir avant d'identifier le criminel.Devant une vingtaine de témoins qu'enragent ce récit, il raconte comment et pourquoi il se meurt.Il sera vengé.Peu après, nous sommes toujours dans la nuit du 13 mai.la HÉLÈNE-ANDRÉE BIZIKR JACQUES LACOURSIÊRE collaboration spéciale petite troupe de soldats pénètre dans la maison de l'assassin présumé dont elle s'empare manu militari et qu'elle oblige a marcher, à demi nu vers la prison de Montréal, suivi par sa femme qui porte le pantalon qu'il voudrait bien enfiler.Avant de partir et en chemin, il reçoit quelques coups de crosse sur la tète et au visage et une décharge de fusil l'atteint à la cuisse.Néanmoins, il marchera d'un bon pas! «11 n'est pas étonnant, dira-t-il au juge, que je sois comme un fece Homo après les coups que la garde m'a donnés tant sur la tête et sur le visage que sur le corps.On a même déchargé un fusil sur moi sous prétexte que je ne voulais pas marcher.» Au matin, Goyer dit Bélisle est interrogé.II crie son innocence: «Je ne suis pas allé chez Favre.D'ailleurs, je ne suis pas d'une famille à commettre un pareil crime.Le bien d'autrui ne m'a jamais tenté, et si c'est pour ce fait que vous me tenez prisonnier, je suis bien tranquille, assuré de ma justification.Toute la peine que j'ai, c'est que les mauvais traitements qu'on m'a fait cette nuit sans nul sujet en m'arrètant peuvent avoir alarmé et chagriné ma femme et mes enfants.D'ailleurs, je n'ai jamais eu de pistolet, ni en temps de paix, ni en temps de guerre.Je n'ai jamais eu de querelle avec personne, ainsi que l'on peut s'informer des voisins.» On ne trouve rien chez lui, mais on découvre chez son beau-frère «un capot de Cadix brun ayant sa patte sur chacune des manches déchirée sur le côté droit à la lisière à deux endroits (.)».Malheureusement pour Bélisle, la déchirure correspond au bout de tissu déposé en preuve, et le couteau cassé au manche est réputé être le sien.La sentence Le 6 juin 1752, le procureur du roi rend sa sentence: «le requiers pour le Roi que Jean-Baptiste Goyer dit Bélisle soit déclaré dûment atteint et convaincu d'avoir de dessein Prémédité assassiné ledit lean evre d'un coup de pistolet et de plusieurs coups de couteau et d'avoir pareillement assassiné ladite Marie-Anne Bastien, épouse dudit Favre, à coups de bêche et de couteau, et de leur avoir volé l'argent qui était dans leur maison ; pour réparation de quoi il soit condamné a avoir les bras, jambes, cuisses et reinb rompus vifs sur un échafaud qui, à cet effet, sera dressé en la place du marche de cette ville à midi; ensuite sur une roue, la face tournée vers le ciel pour y finir ses jours.Ledit Jean-Baptiste Goyer dit Bélisle, préalablement appliqué à la question ordinaire et extraordinaire; ce fait son corps mort sera porte par l'exécuteur de la haute justice sur le grand chemin qui est entre la maison ou demeurait ledit accusé et celle qu'occupaient ledit défunt Favre et sa femme.Les biens dudit Jean-Baptiste Goyer dit Bélisle acquis et confisqués au Roi, ou à qui il appartiendra.» \u2022 Ainsi fut-il fait.À une date indéterminée, et certainement un vendredi puisque la loi préconisait alors l'expiation des crimes le jour où lésus-Christ était lui-même monté sur la croix, Goyer dit Bélisle fut exécuté.Il mourut vraisemblablement devant une foule de Montréalais rassemblés pour la circonstance sur la place du Marché, c'est-à-dire sur Tac tuelle place Royale.La légende de la croix rouge.La légende de la croix rouge est née de la sentence qui prévoyait l'inhumation du «corps mort»'.à la croisée des chemins.On éleva une haute croix de bois peinte de couleur rouge sang.Ce terrain public ayant été acquis par les Soeurs Grises, la croix se trouva enclavée sur la propriété.Elle aurait été déplacée, si bien qu'il est douteux qu'elle recouvre encore la dépouille du meurtrier.Restaurée, sinon entièrement reconstruite, la croix est toujours en place et semble avoir été élevée a cet endroit pour marquer l'appartenance religieuse des propriétaires du terrain.Four le Montréalais qui sait, elle revêt un intérêt bien différent.Helene-Andree Bizler et Jacques UcoqrsieK sont deux des principaux spécialistes de l'h* foire du Canada 10 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 5 JUILLET 1992 Mourir là-bas.L'une chantait, l'autre pas, mais elle savait inspirer le sentiment de la beauté.Elles étaient toutes deux Québécoises et talentueuses et ont connu un destin similaire.Parties en quelque sorte à l'aventure, elles sont mortes à des lieues d'ici, loin des leurs, dans des circonstances tragiques.L'une n'avait pas quarante ans, l'autre avait un peu plus de vingt ans.Colette Bonheur avait mis le cap au sud, Marie-Josée Saint-Antoine faisait carrière à New York.À lire ce que Ion a dit d'elles, on conclut qu'au fond, le monde eut été meilleur si elles avaient vécu un peu plus longtemps.Elle s'appelait pourtant Bonheur DANIEL PROULX collaboration spéciale Ile est née Colette Wmm Chaillicr dans une L famille où Ton avait gf&'l l'amour des planches.Sa m mère, sous le nom de ÊÊ theatre de Lise Bonheur.jÊM avait vécu les beaux EsIS jours de la scène montréalaise de l'entre-deux-guerres.Quand, toute jeune, elle commence à pousser la chansonnette, elle change son patronyme.Elle s'appellera Bonheur, comme sa mère en ses temps de gloire.Elle n'est pas la seule du bercail à chanter, il y a aussi ses soeurs, Guylai-ne Guy et Monique Chailler.Philippe, le fils, parle : il est annonceur à la radio.La petite Colette a du talent, du chien, un joli minois, de charmantes rondeurs et un extraordinaire sourire.On a toutes les audaces à 20 ans.la voilà sur la scene du légendaire cabaret Saint-Germain-des-Prés.C'est le fief de lacques Normand avec qui le Québec se découvre du talent.Aznavour et Roche, et bien d'autres encore, y feront aussi trois petits tours.Et puis le miracle survient, la télévision fait son apparition, elle va changer beaucoup de choses.Un peu comme sur l'air de Moi, j'aime le music-hall, elle fait la part belle à la chanson.La petite Bonheur est bientôt une star.Elle anime sa propre émission, Porte ouverte, qui, instantanément, a la cote.\u2022 La vie sourit à notre Mimi Pinson et plus d'une façon.Au tournant des années 50, elle fait la connaissance d'un anglophone, un beau grand gaillard de plus d'un mètre 80, Gerald Robinson, musicien de son état, qui se tire fort bien d'affaire avec un saxophone.C'est le coup de foudre, il les conduit au pied de l'autel.Le couple ne roule pas sur l'or: on ne s'arrache pas les saxos à Montréal, les cachets de la jeune mariée ne sont pas mirobolants.Pour les ponts d'or, il faudra attendre les chanteurs yé-yés.On s'installe, en attendant des jours meilleurs, chez la mère de la mariée.La vie d'artiste a ses charmes, un premier enfant vient, c'est un garçon.Son père se résigne, tant pis pour la musique, il se tourne vers la chiropraxie, une invention américaine récente.11 fait ses études à Chicago, Colette reste derrière et apporte l'eau au moulin du couple.Au début des années 60, leur prend le goût du soleil et de la grande aventure.Monsieur et madame Robinson plient bagages pour Freeport, sur l'ile Grande Bahama qui connaît alors un véritable boom.Ils achètent une jolie villa en bord de mer, Gerald ouvre une clinique et arrondit ses fins de mois en jouant du saxophone dans un night-club où il est aussi maître de cérémonie.Un an après leur arrivée, ou presque, naissent des jumeaux.En 1966.ils seront suivis d'un petit garçon.Et.cinq mois plus tard, du drame.La nouvelle parvient aux Québécois par une dépèche de l'Associated Press, le 17 octobre 1966.On la retrouve dans les colonnes de La Presse: «Une des vedettes montréalaises les plus admirées lors des premières années de la télévision québécoise.Colette Bonheur, a succombé à une crise cardiaque, ù 1 age de 37 ans.» Notre presse rose pleure sur le sort de l'expatriée, sonde ses amis d'antan puis passe à autre chose.Le coup de théâtre survient quelques semaines plus tard quand on apprend que l'autopsie pratiquée sur le cadavre de madame Robin-son avait révélé qu'elle était morte d'une trop forte absorption de somnifères.Colette Bonheur, l'incarnation même de la joie de vivre, se serait donc suicidée?C'est en tout cas la conclusion à laquelle est arrivé le jury à l'enquête du coroner qui a suivi son décès.La police n'apprécie pas le verdict, elle fait parvenir le dossier au procureur général, à Nassau, capitale de l'ile, qui le révise puis ordonne que l'on poursuive quand même les procédures.Le 24 février 1967, Gerald Robinson est accusé d'homicide involontaire par négligence.Que s'est-il donc passé pour que l'on semble s'acharner sur lui?S'il faut en croire les comptes rendus des journaux de l'époque, la lune de miel du couple Robinson était terminée depuis quelques mois.Le mari s'était amouraché d'une jeune Américaine au vu et au su de toute l'ile, sa femme n'avait pas tarde à se rendre à l'évidence.File en fut profondément troublée.Colette Bonheur n'avait jamais chanté le mal d'aimer, ce n'était pas dans son registre.Quelques jours avant sa mort, elle aurait consulté un médecin, en cachette de son mari qui, dit-on.n'avait pas les toubibs en odeur de sainteté, et aurait parlé de ses malheurs conjuguaux.Elle serait repartie munie d'une precription pour des tranquilisants et des somnifères.Le matin du mercredi 12 octobre, son mari s'est levé, elle, contrairement a son habitude, est restée au lit.Dans l'après-midi, il a tenté sans succès de la réveiller.Il devait s'absenter, il ne voulait pas la laisser seule, il y avait les enfants, aussi a-t-il appelé sa maîtresse au chevet de sa femme.Il est rentré tard en soirée, à la fermeture de la boîte de nuit où il se produit.11 a passé la nuit auprès de son épouse puis a dû repartir le lendemain matin.Sa maîtresse est donc revenue dans la journée.Dans l'après-midi, Colette a semblé prendre du mieux.Puis, le soir, à sa boite, vers minuit, il a reçu un appel lui annonçant que sa femme était mourante.Il accourt, elle rend l'âme dans les minutes qui suivent.Son procès s'ouvre à la mi-avril 1967.Des membres de la famille de la disparue y sont, accompagnés du célèbre cri-minaliste montréalais Raymond Daoust, mandate par eux pour suivre les développements de l'affaire.La Presse rapporte que «la Couronne accuse le mari d'avoir laissé mourir sa femme en raison d'une 'relation spéciale' qui aurait existé entre sa secrétaire et lui-même et dans le but de s'emparer de certaines propriétés de sa femme.» Huit des douze membres du jury saisi de la cause ne sont pas d'accord et acquittent l'accusé.Ils ont cru la défense qui a soutenu qu'il avait fait tout ce qu'il pouvait, compte tenu de son ignorance de la gravité de l'état de la disparue.Les proches et leur procureur repartent troublés par l'allure qu'a prise le procès.Plus encore, rapporte la presse de l'époque, le lieu de sépulture de Colette Bonheur les a choqués: elle repose dans un cimetière de misère, à l'autre bout de l'ile.Quelques couronnes de fleurs séchées jonchent sa tombe que ne marque aucune pierre tombale.La famille entreprendra des procédures pour ramener chez elle, au Québec, les restes de Colette Bonheur.Pour Colette Bonheur, l'arrivée de la télévision lui aura rapidement donné la cote avec son émission Porte ouverte.PHOTO gracieuse te TV HEBDO Une cover-girl dans la jungle new-yorkaise n se demande ce que Marie-|oséc, à 23 ans, pouvait demander d'autre a la vie.Cette grande fille lucide, intelligente et éduquée a un physique de star et un coeur de jeune fille sage, rangée, qui a fait de solides études à Brébeuf et se débrouille au tennis comme en ski.Elle a du cran aussi, de l'ambition, du coeur à l'ouvrage et la conscience très nette de ce qu'elle est, de ce qu'elle peut représenter pour les autres, avec l'aide d'un coiffeur et d'une maquilleuse.Alors, tout en tâtant du théâtre et en fréquentant le Conservatoire d'art dramatique, elle «fait des photos».Ça ne tarde pas.Elle est vite mannequin, elle fait la une de Clin d'oeil ou de Miss Chatelaine.Ça l'amuse et puis poser, bouger devant l'appareil, se faire telle mine, telle moue, Garbo un moment, Lolita l'autre, c'est un défi à chaque fois.Un art.On n'est pas loin du théâtre, le ciel lui a donné ce don, elle va le mettre à profit.Quand on a ce talent-là et que le monde vous tend les bras, on plonge.Après Montréal, à nous deux Paris.L'agence s'appelle Glamour, c'est du sérieux.Les photographes-stars, les cracks de la pub, les magazines à grand tirage, les studios de Saint-Germain-des-Prés.Et puis Milan.Pourquoi pas Milan?On y fait des choses formidables, la beauté y est un culte.Mais tout ça, à 20 ans, c'est bien loin de la maison, des parents et des amis.Surtout quand on a les deux pieds bien sur terre.On en a vite fait le tour et puis la capitale de ce business, c'est New York.Les plus grands photographes, les gros cachets, la reconnaissance de son talent, ça se passe à Manhattan.Et c'est à une heure d'avion de Montréal.C'est à côté.Un an de ce régime, en Europe, cela suffit.Va pour New York.Montréal, le 18 juin 1982.Ses parents sont inquiets.Marie-Josée doit venir passer le week-end à la maison.Dimanche, c'est la Fête des pères.Ils l'appellent au téléphone pour savoir à quelle heure arrive son vol, la ligne est toujours occupée.Elle est maintenant top model à la célèbre agence Elite, elle vit seule dans un appartement du East Side de Manhattan.Cette ville cinglée lui fait peur, elle a fait poser trois serrures à sa porte, clic ne descend jamais de taxi devant chez elle, de peur qu'un chauffeur, mal intentionné, apprenne ainsi où elle habite.Elle a fini par communiquer sa paranoïa à ses parents.Au moindre petit pépin, ils s'inquiètent.Ils appellent son petit ami qui n'habite pas loin.À tout le moins l'était-il jusqu'à tout récemment.Il a téléphoné lui aussi, puis l'opératrice lui a dit que la ligne était en dérangement.Il s'est rendu chez elle, il a sonné, pas de réponse.Alors il a laissé sa carte, avec un message de le rappeler dès qu'elle met le pied dans la maison.Tard ce soir-là, une voisine rentre chez elle.Katie O'Reilly connaît bien Marie-Josée, elles sont les deux seules filles à habiter cette maison de rapport de quatre appartements.Elle aperçoit à l'entrée de l'édifice deux chaussures blanches, elles doivent appartenir à Marie-Josée.Bizarre! Elle n'est pas du genre à laisser traîner une paire de chaussures ou à les oublier là.Elle monte donc les porter à l'appartement de sa copine.La porte n'est pas verrouillée.Elle ouvre, elle pousse un cri d'horreur.Marie-josée gît dans l'entrée, les pieds nus, ses jeans et sa blouse blanche couverts de sang.Elle a la poitrine transpercée de coups de couteau et le visage tuméfié.Son récepteur téléphonique est décroché.Les policiers du 13th Precinct sont bientôt là.Tout est en ordre dans l'appartement, sa bourse, son porte-monnaie sont là, on n'a rien volé d'autre.Le vol n'y était donc pour rien.Non plus qu'il ne s'agisse d'un crime d'ordre sexuel.Bien plus, Marie-Josée n'aurait jamais ouvert à un inconnu.La conclusion s'impose.Elle connaissait son assassin.Un crime passionnel?Ce n'est pas du tout évident.Elle mène une vie exemplaire, on ne lui connaît qu'une seule flamme, le photographe Dominic, avec qui, ce n'est pas très clair, elle aurait rompu quelques semaines auparavant bien qu'ils soient demeurés très copains-copains.La police est dans le brouillard.Une piste, peut-être?Le soir précédent, elle était d'une fastueuse soirée donnée par son agence dans une discothèque très courue, le Xenon, tout près de Broadway.Tout le jet-set new-yokais y était, dont John Kennedy Jr, le boxeur Gcrry Cooney, Tony Curtis et Valerie Perrine.Y aurait-elle fait une mauvaise rencontre?Comment le savoir?On a retrouvé les gens qui l'on laissée chez elle ce soir-là.On a reconstitué ses allées et venues, jusqu'en milieu d'après-midi.Séances de photo, quelques rendez-vous d'affaires.La dernière personne à l'avoir vue vivante, c'était vers I5h30.Puis plus rien, à 18h, ses parents tentaient de la joindre, le téléphone avait été décroché.Elle, probablement déjà morte.Son milieu est atterré.La presse glane quelques commentaires.Alain Montpc-tit, jeune star de la radio puis de la télé, qui connaîtra lui aussi une fin tragique, était à New York ce jour-là.Il a vu la une du Daily Express, le tabloïd à gros tirage de la Big Apple, il a reconnu sa copine et a tout de suite communiqué avec la police.C'est lui qui passe à la morgue identifier le corps: «C'était une fille absolument irréprochable sur le plan moral.Une fille sensationnelle, merveilleuse, pleine de vie, qui adorait l'existence.Elle était non seulement extrêmement belle, mais aussi extrêmement talentueuse.Et respectée.» Douglas «Coco» Leopold, chroniqueur fébrile de la vie mondaine montréalaise, l'avait croisée quelque temps auparavant, lors d'une soirée à Montréal.C'était une amie, bien sûr: «Son agence.Elite, est la plus grosse et la plus prestigieuse aux États-Unis.Elle a travaillé pour les plus grands magazines.Quand on est rendu là, à son âge, on est au plus haut de cette carrière.Elle m'avait dit qu'elle n'avait plus de plaisir à vivre à New York.Elle avait l'air triste, ou sans intérêt ou tiède à l'idée de retourner ce soir-là à New York, bizarrement.» Puis son ex-flamme, Dominic: «Pour elle, ce métier n'était pas trop dur mais elle n'aimait plus cela.C'était une fille très saine.Elle n'aimait pas sortir.Pas d'alcool, pas de drogue, pas de choses comme ça.Puis elle n'aimait pas vivre à New York.Elle avait peur d'y vivre.Elle appréhendait la folie et le rythme fou de la ville.» Son coiffeur et copain.Gad: «Elle n'était pas à l'aise dans cette ville.Pas confortable.Elle se surveillait constamment, elle prenait un tas de précautions.Elle ne s'y sentait pas en sécurité.Elle sortait rarement seule.On ne lui connaissait pas d'ennemis.C'était la douceur et la gentillesse même.Il s'agit sûrement d'un meurtre stupide comme il s'en produit fréquemment à New York.» New York?Qu; a chanté qu'il voulait voir New York?Marie-Josée Saint-Antoine, mystérieusement assassinée dans son appartement new-yorkais.DIMANCHE PROCHAIN: Changer de peau et de décor t LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 5 JUILLET 1992 A 11 Génies en herbe fi En collaboration avec Génies en herbe Pantologie inc 3535.boul Rosemont.Montreal mx 1K7 A MUSIQUE 1 x m F RÉVOLUTION FRANÇAISE 1.Selon le calendrier républicain, quels trois mois formaient le printemps?2.Ou la fuite de Louis XVI fut-elle arrêtée?3.Quel manifeste prussien menaça les Parisiens «dune vengeance exemplaire et à jamais mémorable- si un quelconque outrage était commis a l'endroit de la famille royale?.4.Quel révolutionnaire reclama la mort du roi?5.Quel personnage Peter Ustinov incarnait-il dans le film La Révolution française?G CINÉMA y '¦ 1-'$?'' .¦' Jean-Sebastien Bach 1.Comment s'appelait leleve de Mozart qui a termine le Requiem?2.Quel compositeur allemand eut deux femmes prénommées Maria Barbara et Anna Magdalena qui lui donnèrent vingt enfants?3 Qui a écrit La Symphonie des mille?4.Comment s'appelle la tétralogie de Wagner qui comprend L'Or du Rhin, La Walkyrie, Siegfried et Le Crépuscule des dieux?5.Quel est le prénom de Gluck?ES ALLEMAGNE 1.Quelle est la capitale du land de Bade-Wurtemberg?2.Qui fut chef de la R.D.A.de 1960 a 1973?3.Quel livre de Goethe raconte l'histoire d'un jeune homme qui se suicide suite .à une peine d'amour?4.Quelle ville américaine du Dakota du Nord porte le nom de l'unificateur de l'Allemagne?5.Sous quel nom était désignée l'armée allemande lors de la deuxième grande guerre?C ASTERIX 1 Comment s'appelle le cousin breton d'Astérix?2.Dans de nombreux livres d'Asterix on entend parler de la ville de Conda-te.Quelle est cette ville aujourd'hui7 3.Comment s'appelle le vieux chef des Goths?4.Quel peuple est dirige par Gueuselambix et Va-nendfaillevesix?5 Dans Le Cadeau de César, quel aubergiste veut remplacer Abraracoursix comme chef du village?O SCIENCES 1.Quel alliage est fait de fer et de carbone?2.Combien de degrés a un angle plat?3.Comment appelle-t-on les particules chargées positivement dans un atome?4.Comment appelle-t-on le composé de deuterium et d'oxygène?5.Quel est le produit radioactif de la désintégration de l'uranium?E MARITIMES 1.Quel détroit sépare la Nouvelle-Éccsse et l'île du Cap Breton?2.De quelle province est originaire Lucy Maud Montgomery?3.Quelle ville fait face à Halifax?4.Ou à Terre-Neuve y a-t-il un site archéologique viking?5.Quel Etat américain touche au Nouveau-Bruns-wick?Sean Connery 1.Qui joue le rôle du père d'Indiana Jones dans La Dernière Croisade?2.Qui sont les deux principaux acteurs de Cabaret?3.Quelle équipe de hockey est en vedette dans le film Slap Shot?4.Qui est l'élève de Sean Connery dans Le Nom de la rose?5.Quel personnage Harrison Ford interprète-t-il dans La Guerre des étoiles?H MUSIQUE 1.Qui est le batteur de Rush?2.Quel groupe de Winnipeg avait Burton Cum-mings comme membre?3.Quelle chanson Peter Gabriel interprète-t-il à la fin de chacun de ses spectacles?4.Le groupe Emerson, Lake and Palmer s'est reformé il y a quelques années mais sous un autre nom.Lequel?5.Quel guitariste chante Purple Haze?SOLUTION À LA DERNIÈRE PAGE DES ANNONCES CLASSEES Mots croisés f.fi LA GRILLE THÉMATIQUE DE MICHEL HANNEOUART (BOUCHERIE ET CHARCUTERIE) 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 8 10 11 1.2 13 14 15 HORIZONTALEMENT 1.Saucisson cuit \u2014 Pièce de boeuf destinée à être rôtie.2.Se fume \u2014 Plat de viande et de légumes \u2014 Spectacle.3.Durillon \u2014 Parties non consommables des animaux \u2014 En les.4.Crie \u2014 D'apparence crayeuse.5.S'entend en Espagne \u2014 Article arabe \u2014 Préfixe \u2014 La noisette en est un.6 Pas confus \u2014 Ruban étroit \u2014 Negation.7.Direction \u2014 Interjection.8 Impératrice d'Orient \u2014 On en fait des escalopes \u2014 Il n'est pas rapide.9.Figure géométrique \u2014 Ap-A- 425 prêt de viande moulé et consommé froid.10.Dévoré \u2014 Vedettes \u2014 Il travaille avec des chevaux \u2014 Idem.11.Architecte espagnol \u2014 Terme de photo \u2014 Mesure chinoise.12.Propagée \u2014 Passe à Chartres \u2014 Thymus du veau.13.Ensemble des côtelettes d'agneau \u2014 Cachai.14.On mange ses côtelettes \u2014 Point décisif au karaté \u2014 Avant J.-C.15.Epingle \u2014 Morceau de boeuf.VERTICALEMENT 1.Charcuteries \u2014 A moi.2.Morceau de veau \u2014 Qualifie de la viande \u2014 Con- jonction.3.Se font avec du porc \u2014 Cu-pidon.4.Consulte \u2014 Mollusque \u2014 Equerre.5.Prénom \u2014 Hume \u2014 Rameau imparfaitement élague.6.Morceau de viande \u2014 Joyeux \u2014 On ne mange pas sa viande.7.Partie d'un cheval \u2014 Changer le sens d'un courant électrique.8.Produit de charcuterie \u2014 Partie d'un gigot de mouton.9.Microbe \u2014 Astate \u2014 Rassasié.10.Vin \u2014 Tranche épaisse tirée du cuisseau de veau \u2014 Praséodyme.11.Indique une alternative \u2014 Ancienne monnaie chinoise \u2014 Rayon \u2014 Partie de l'utérus.12.Peut se manger saignant \u2014 C'est du gras \u2014 Ville du Nevada.13.Querelle \u2014 Coule en Egypte.14.À la mode \u2014 Division du compas \u2014 Ancienne ville d'Arménie \u2014- Le boucher en a sur les mains.15.Desaccord \u2014 Se vendent a la boucherie \u2014 Baie du Japon.SOLUTION DIMANCHE PROCHAIN ?10 il 13 1) 14 15 i.i SOLUTIONNE DIMANCHE DERNIER Ourigrammes Nicole Hannequart fi EXPLICATION DU JEU Tout d'abord, vous devez trouver les mots correspondant aux définitions, en commençant par le mot codé (dont les lettres sont écrites entre parentheses).Ce dernier vous est d'une grande aide puisque, une fois trouvé, vous reportez, en suivant le code, chacune de ses lettres dans la grille (Par ex.12 signifie la case d intersection des mots 1 et 2.2-3.celle des mots 2 et 3, etc.).Enfin, il s'agit de compléter la grille en formant une anagramme pour chacun des mots trouvés.MOT CODÉ 1-2 7-8 5-6 3-4 2-3 4-5 8-9 6-7 DÉFINITION Petits couvercles pour boucher les bouteilles.(ACELPSSU) MOTS 1.T 2.C 3.S_ 4.L_.5.P_ 6.P- 7.D.DÉFINITIONS Assassinés.(8 lettres) Canalisations guidant l'écoulement d'un fluide (8 lettres) Obtint par ruse (7 lettres) Bouquinaient (8 lettres) Donnerait un aspect uni et luisant a.(8 lettres) Urinerai.(8 lettres) Arnaquerais.(8 lettres) MOTS 8.S- 9.P.DEFINITIONS Flairera.(7 lettres) Oui supporte quelque chose.(7 lettres) D SOLUTION DU NO 224:\t\t 1.\tVERTÈBRE\t\u2014 BREVETER 2.\tLIBÉRÉE\t\u2014 BÉLIÉRE 3.\tGALERIE\t\u2014 ÉLARGIE 4.\tINÉGALE\t\u2014 GÉNIALE 5.\tÉOLIENS\t\u2014 NOLISÉE 6.\tRUSERONT\t\u2014TONSURER 7.\tMUTERONS\t\u2014 SURMONTÉ 8.\tRUDOIE\t\u2014 IODURE 9.\tCOUSSIN\t\u2014 CUISSON 8 N R 225 * \u2022 Anacroisés Philippe Guéfin Les anacroisés sont des mots croisés dont les définitions sont remplacées par les lettres de mots a découvrir.Les nombres oui suivent certains tirages correspondent au nombre de solutions possibles dopt une seule peut se placer sur la grille.Comme au scrabble, on peut conjuguer.Tous les mots à trouver figurent dans l'Officiel du Scrabble (Ed.Larousse).Il n'est donné Que les tirages de mots de six lettres et plus.HORIZONTALEMENT 1 : A B B D 0 R (2) 6: BEG R RU 9 : E P R S T U 13: AAEIINPS 14: E I I NO RS (3) 16: E I L N PS S U (2) 17: I N N 0 S S U (4) 18: A E C L N 0 S (3) 20:BEEENRST 23: AC EE EST U 25: A I M N 0 0 S T (2) 27: ACE ESS (S) 28: A I M N R T U (2) 31 : E F F IN R S 33: All MM N 37: EEO RU V (2) 39 : C E E I 0 R V 43 : A D E E L R S S (3) 44 : E I L 0 S T (3) 46: E E I L L R T U (5) 47: A A I N R T (5) 48: A E E L R R T U (3) 49: E I I M N T 50: A ELM NU 51: A E E I LN NT 52: E 0 RST V (3) 53: AACELSTY 54: E E E M S S 55: A A D E 0 TU VERTICALEMENT 1: ABCEILPS 2: ABEESSSS 3: AAPPST 4 : A E E I N R S (8) 5:DECINNTU(2) 7:EEIRSTT(2) 8: E E I M N N (3) (2) 10:EI!MORST(2) 11: A MORT 12: E EN NU Y 15: I I M R S U 19: A AC IN OR 21:1 N 0 0 R R S 22: ABE IM RU 24: E E E F I L L N 26: A I M N 0 R S U (5) 29: A AC FLO -30: AEENTT V (21 32: E E I LR R (4) 34:EIMNNNOT 35.DEI0RTTU 36: E E I TU V 38 : A E E I R R S (3) 40: E E I L L 0 S (2) 41:1 K M 0 S U 42 : E M N 0 P R 43: ADELSU(4) 45: A E N 5 S U (3) SOLUTION A LA DERNIERE PAGE DES ANNONCES CLASSÉES JOUEZ GAGNANT! UNE PERSONNE SUR TROIS RISQUE D'ÊTRE ATTEINTE D'UN CANCER AU COURS DE SA VIE! CANADIAN CANADIENNE I CANCER DU CANCER I SOCIETY Y DIVISION DU QUEBEC DONNEZ GENEREUSEMENT * La vie animale A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 5 JUILLET 1992 À tire-d'aile.Les petits compagnons La buse pattue: avec des plumes aux pattes Cl NCR AS qu aux serres, hiboux.¦ Elle porte bien son nom, la buse pattue.Elle est la seule de sa famille au Québec dont les pattes sont recouvertes de plumes jus-un peu comme les Si sa coloration peut être très variable, elle se distingue habituellement par ce plastron foncé que Ton retrouve sur sa poitrine et par la grande tache blanche sur la queue.Au Québec, on peut l'observer durant la période de migration ou encore durant l'hiver lorsque certains individus passent la saison froide chez nous, quand la neige n'est pas trop abondante et qu'il y a profusion de rongeurs.Un automne, un observateur en a déjà compté 120.le long de l'autoroute 40 entre Québec et Ottawa.La buse pattue est un gros ra-pace qui peut atteindre 60 centimètres de longueur.Elle est habituellement peu farouche et se laisse souvent observer d'assez près.Cette attitude familière lui a valu d'ailleurs de se faire abattre en grand nombre aux États-Unis, au cours de l'hiver, à une époque où les rapaces jouissaient d'une bien mauvaise réputation.Répandue presque partout dans l'hémisphère boréal (Canada.Alaska, Sibérie, nord de la Sacndinavie), la buse pattue niche dans la toundra ou encore dans les forêts nordiques clairsemées.Au Québec, on peut aussi la rencontrer en période de nidification sur la basse Côte-Nord.Elle se reproduit vers l'âge de trois ans, et les couples sont déjà formés lorsqu'ils arrivent sur les lieux de nidification, en mai.L'oiseau niche habituellement sur un surplomb rocheux d'une falaise, d'un ravin ou d'une rive abrupte et parfois directement sur le sol.Un peu plus au sud, le couple construira son nid sur un arbre de petite taille.L'oiseau qui peut d'ailleurs nicher durant plusieurs années au même endroit' pond de deux à sept oeufs selon l'abondance de nourriture disponible dans la région.L'incubation d'une durée de 31 jours est assurée par la femelle et les petits peuvent quitter le nid une quarantaine de jours plus tard.Des cycles d'abondance très prononcés Le buse à queue rousse se nourrit surtout de petits rongeurs comme les lemmings, les campagnols et les mulots.Des études menées en Scandinavie indiquent que son régime alimentaire peut être composé jusqu'à 95 p.cent de rongeurs.Les oiseaux occupent qu'une petite partie du menu, une situation qui s'explique en partie parce que le rapace capture ses proies au sol.Sur les territoire d'hivernage, elle mange aussi des lièvres.Comme c'est le cas pour la plupart des rapaces nordiques, les populations de buses peuvent fluctuer considérablement d'une année à l'autre.On croit même que lorsqu'il y a une grande pénurie de nourriture, elles ne se reproduisent pas.D'ailleurs, si elle consomme des proies vivantes, elle n'hésitera pas non plus à se mettre dans le bec une bonne charogne découverte sur le bord d'une route.Dans l'État de l'Utah, il a été démontré qu'une foule de buses pattucs étaient tuées à chaque année, durant l'hiver, à la suite de collision avec des automobi- i les parce qu'elles mangeaient des carcasse de lièvres trouvées sur la chaussée.La buse pattue n'est pas une adepte du vol à grande altitude comme le sont les aigles ou les urubus.Elle préfère survoler le sol à une hauteur d'une quizai-ne de mètres, donnant quelques coups d'ailes de temps en temps pour se déplacer d'un endroit à l'autre.Elle chasse aussi à l'affût, en se perchant sur un arbre mort ou sur un piquet de clôture, à attendre qu'une souris ou une grosse sauterelle se fasse imprudente.La buse pattue est un migrateur qui hiverne à partir du sud de la Colombie-Britannique, de l'Ontario et du Québec, jus- qu'en Virginie.Ailleurs sur le continent, certains oiseaux peuvent se rendre jusqu'au sud de la Californie.Selon des études réalisées sur des oiseaux bagués, cet oiseau de proie peut vivre jusqu'à six ans.REFERENCES: \u2022 Les Oiseaux du Canada (edition revisée), par W.Earl Godfrey; éd.Musée national des sciences naturelles.\u2022 Les Oiseaux de lest de l'Amérique du Nord.par Roger T.Peterson; éd.Les editions Broquet.\u2022 Guide des rapaces diurnes.par Benny Gensbol; ed.Del a chaux et Niest-le.\u2022 The Audubon Society Encyclopedia of North American Birds.par John K.Terres; éd.Afred A, Knopf.\u2022 Communications personnelles.9» \u2022 PB /F ¦'f'ïi%.m m \u2022 \u2022 :.v- .Cette buse pattue a été photographiée sur le bord dune route dans la région de Mont-Laurier, à la mi-mai.En compagnie d'une autre buse ainsi qu'un urubu à tête rouge, l'oiseau dégustait une marmotte franchement écrasée.photo armand trottier.u presse Le carnet d'observation PATIENCE AVEC LES HIRONDELLES NOIRES ¦ Les hirondelles noires abusent-elles de notre patience?Plusieurs amateurs estiment que l'attente est bien longue avant que ces oiseaux viennent s'installer dans nos nichoirs.«Y a-t-il des lecteurs qui pourraient nous donner des tuyaux afin d'attirer les hirondelles noires?écrit Jean-Louis Gouin, de Montréal, l'ai pourtant une cabane de 18 logements propres, bien située, dégagée à cinq mètres de terre; mais hélas nous at- tendons depuis sept ans.» Eh bien ! Vous n'êtes pas le seul à espérer.Voilà déjà plusieurs années que mon « con do» est vide.Pourtant, cette saison, j'ai essayé le truc d'un lecteur en attachant un plat de plastique qui contenait des coquilles d'oeufs sèches, un produit dont raffole cette espèce.Surprise! Les grosses hirondelles sont venues à plusieurs reprises inspecter les lieux en prenant leur ration.Mais elles n'ont pas occupé la cabane.Les avantages de « la grande opération » DR FRANÇOIS LU BRI N A collaboration spéciale ¦ La «grande opération» tant pour la femelle que le mâle, et qu'on soit chat ou chien, présente au point de vue social et sanitaire certains bienfaits tant préventifs que curat ifs.Chez les femelles cette opération consistera généralement à enlever chirurgicale-ment à la fois les ovaires et l'utérus.Un des premiers effets bénéfiques sera bien sûr d'endiguer radicalement la surpopulation canine et surtout féline des ruelles.On ne réalise jamais vraiment qu'une chatte peut accoucher de quatre à huit petits (ou plus) et ce deux ou trois fois bon an, mal an.Si bien qu'on arrive, quelques années plus tard et en laissant faire, à des chiffres qui dépassent l'imagination.Mais comme la capacité d'adoption humaine est par contre très limitée elle, en raison primordialement de la stagnation de notre démographie (1,4 enfant par couple dans toute une vie humaine), on imagine facilement le nombre d'animaux laissés pour compte, et donc voués à l'abandon ou à l'euthanasie, sans un contrôle rigoureux des naissances félines.Effectuée avant les toutes premières chaleurs l'hystéro-ovariectomie (ablation des ovaires et de l'utérus) aura l'immense avantage d'aider à prévenir les cancers mammaires fréquents chez les chiennes de six ans ou plus ( et occasionnels chez les chattes).Dans ce cas, il est malheureusement nécessaire d'enlever parfois plusieurs glandes mammaires à la fois (deux, trois voire cinq ) et le ganglion qui s'y rattache.Et ce, de préférence avant que le cancer ait pu se répandre fâcheusement à d'autres organes, le foie et les poumons principalement.Inutile de dire qu'une telle chirurgie peut laisser Belle ou Minette avec une cicatrice de plusieurs pouces de long.L'ablation des ovaires et de l'utérus, à titre préventif, évitera bien sûr chez les femelles par trop émotives et qui ne seront jamais accouplées ce curieux phénomène qu'est la grossesse nerveuse.Cela consiste pour une chatte ou une chienne qui a du tempérament, à vouloir tomber enceinte à tout prix malgré une rigoureuse vie monacale.Et à se faire tout un cinéma intérieur (avec montée de lait et usage symbolique de vos pantoufles en guise de chiots à allaiter).Les grossesses nerveuses à répétition semblent favoriser à la longue le développement des cancers mammaires.Autres bénéfices marginaux de la stérilisation: c'est une bonne façon de prévenir aussi les infections de l'utérus (encore appelé pyomètre).Dans ce dernier cas, l'utérus s'emplit d'une masse importante de pus.Son col étant alors fermé, cet organe va se dilater comme un sac et prendre un volume important.Mais les symptômes généraux de cette maladie ne sont guère apparents au tout début, la pauvre patiente ne parlant pas; il n'y a pas de fièvre (c'est en effet une infection très localisée).On peut noter cependant de la perte d'appétit chez la chienne, de la douleur abdominale, une certaine faiblesse.et parfois une montée de lait.Stériliser c'est aussi une belle façon de limiter les risques multiples et fréquents d'accidents de nos animaux qui cou-raillent à l'extérieur.Les chiennes en effet \u2014et surtout les chattes lorsqu'elles sont en chaleur\u2014 peuvent difficilement garder raison.À sortir parfois très loin de la maison et à courir la galipote les risques d'accidents de voiture ou de bagarres ne sont pas rares.Enfin les voisins de tendance insomniaque peuvent avoir parfois des réactions surprenantes et perverses envers une chatte qui n'en finit plus d'appeler un matou opérationnel (jets d'eau ou d'objets hétéroclites).Chez les mâles, la castration est sûrement une priorité pour les matous.Cela permettra en effet outre de réduire le marquage territorial malodorant, de tempérer leur ardeur sexuelle.Et par conséquent tout ce qui en découle, genre bagarres homériques où l'on se fait griffer, mordre la queue ou les pattes, arracher un bout d'oreille, éborgner.C'est lors de ces luttes violentes que beaucoup de matous, outre de douloureux abcès, attrapent en prime des maladies virales graves, comme le lcntivirus (ou «sida») du chat.Quand ce n'est pas la rage, s'ils n'ont pas été vaccinés.Un chat entier, fier de l'être, et qui n'hésite pas à se battre à la moindre ingérence sur son fief vit intensément certes, mais dangereusement.Et cela risque aussi d'être très douloureux à long terme pour votre compte en banque.Chez le chien, la castration, que l'on ne recommande pas nécessairement de routine, peut être cependant bénéfique pour les sujets trop agressifs.Ceux qui ont aussi de fâcheuses tendances à s'exciter sans vergogne sur les jambes des invités.Elle est nécessaire enfin chez cette catégorie de chiens qui ont l'infortune d'avoir un testicule en dedans et l'autre en dehors, pour prévenir dans ce cas spécifique certaines formes de cancer (genre tumeur testiculaire des cellules de Sar-toli).Médecine Ils ne sont pas tous aussi amicaux que « Bruce de Montréal » KENNETH-F.WALKER collaboration spéciale ¦ J'ai une confession à vous faire! Un été, alors que je travaillais comme médecin dans un hôtel, je suis tombé en amour avec un de mes patients.C'était au Manoir Richelieu, sur les rives du golfe Saint-Laurent.Ce fut le coup de foudre dès le moment où ce magnifique Labrador me permit de jeter les yeux sur une patte infectée.Il n'avait d'ailleurs pas le choix: il n'y avait aucun autre vétérinaire à une centaine de milles à la ronde.Heureusement, «Bruce de Montréal» comme on l'appelait, ne m'a jamais menacé, même des yeux, et sa patte infectée répondit bien au traitement.Malheureusement, à chaque année, plus d'un million de Nord-Américains n'ont pas cette chance.Us sont mordus par des animaux, souvent des chiens.Pour certains, cette morsure est la dernière.a 4 4 .Un facteur m'a déjà confié croire qu'il serait plus en sécurité dans les forces armées.À une époque, il riait des histoires de facteurs mordus par des chiens.Puis, durant sa première année de travail, il fut mordu à six reprises.Un de ses confrères m'affir- ma : « |e ne crois jamais ceux qui prétendent que leur chien ne mord jamais.Un Chihuahua m'a déjà arraché un morceau de cheville.Le mois suivant, un Berger allemand inscrivit profondément ses canines dans mon avant-bras.» Un autre facteur fit une erreur grave.11 poussait des lettres dans la rainure idoine d'une porte d'entrée lorsqu'il poussa sa main trop loin: il perdit un bout de doigt.Les morsures de chiens représentent environ 90 p.cent des blessures infligées par les animaux.Le reste est l'oeuvre, en très grande partie, des chats.Les registres d'hôpitaux permettent de déterminer que les blessures infligées par des animaux représentent un p.cent de toutes les visites aux urgences.Deux p.cent des morsures nécessitent l'hospitalisation et 10 p.cent sont assez graves pour nécessiter des points de suture, l'application d'antibiotiques et un suivi médical.Contrairement à ce que l'on pense généralement, seulement un p.cent des morsures sont faites par des animaux sauvages ou inconnus.Beaucoup de ces blessures sont de peu de gravité, très légères.N'en conservez pas moins un grand respect pour la puissance des mâchoires d'un chien.Le Dr Terrance C.Carden signale, dans le Journal of the American Medical Association, que les dents d'un chien exercent une pression de 200 livres au pouce carré, une force qui peut péné- h trer une feuille de métal ou provoquer des blessures mortelles à un homme.Les «Annales de la médecine d'urgence» signalent une attaque presque mortelle.Une enfant de 13 mois rampait en direction du Bulldog de la famille lorsque le chien s'est soudainement rué sur elle, a refermé ses mâchoires autour de la tête du bébé et l'a secouée comme une poupée de chiffon.La mère hystérique a dû frapper le chien à maintes reprises avant qu'il ne lâche prise.L'enfant fut transportée d'urgence dans un hôpital universitaire où les chirurgiens durent soulager le cerveau en relevant plusieurs parties du crâne fracturé et en retirant plusieurs fragments d'os.L'enfant a heureusement survécu.Quant au Dr David J.McNee-ly, il signale de nouveaux risques dans la publication «Grand Rounds in Infectious Diseases ».Il y note qu'en de rares occasions, une morsure animale qui semble sans importance peut se révéler très infectieuse et même mortelle, lorsqu'elle perce une épiderme tendre.Le risque est plus grand chez les personnes souffrant de problèmes immuno-déficitaires et chez les personnes âgées.Un nouveau facteur élevé de risque vient par ailleurs d'être reconnu chez les personnes en état de post-splénectomie (ablation totale ou partielle de la rate).Au cours des 15 dernières années, 30 patients dont on avait enlevé \t \t M t\t \t \t \t \t \t \tIMBfete #!wJES9 mai ^ n \t au pouce carré.la rate ont été mordus par des chiens ou des chats et ont développé des infections graves, .des chutes de pression soudaine et ont succombé.Le Dr McNeely signale le cas d'un homme de 45 ans qui avait subi une splénectomie dans le cadre d'un traitement contre la maladie de Hodgkin.Dix ans plus tard, alors qu'il nageait dans la piscine d'un ami, un chien l'a légèrement serré à un bras, provoquant une petite écorchurc.Vingt-quatre heures plus tard, il fut examiné dans la salle d'urgence d'un hôpital et on l'avisa PHOTO LUC SIMON PERRAULT, Lm PntSê qu'aucune infection ne se manifestait.Quatre jours plus tard, il fut réadmis au même hôpital, souffrant de septicémie grave et, malgré les traitements intensifs, il décédait 12 heures plus tard.Quelle est la morale à tirer de ces récits?Ne croyez jamais ceux qui prétendent qu'«il n'y a rien de plus propres que les crocs d'un chien».La personne qui a lancé cet adage n'a jamais été mordue par un chien.N'oubliez pas qu'environ 30 p.cent des morsures à une main s'infectent.Par contre, ce n'est le cas que pour seulement 17 p.cent des morsures aux jambes et pour 11 p.cent des blessures au visage.Plus vite la blessure est lavée d'un jet d'eau, par ailleurs, plus le risque d'infection est faible.Lorsque vos êtes mordu, laissez au médecin le soin de soupeser les risques que présente la rage et vérifiez dans vos dossiers la date à laquelle vous avez été vacciné contre le tétanos.Des antibiotiques sont généralement administrés à ceux qui ont tardé avant de consulter un médecin, ainsi qu'à ceux qui ont subi une morsure profonde ou des blessures graves.Les personnes ayant subi l'ablation de la rate doivent se soumettre pour leur part à un traitement vigoureux aux antibiotiques.Le Dr McNeely sou-, tient que certains patients en état de post-splénectomie sont décédés après n'avoir été qu'effleurés par un chien.Le problème des morsures ne disparaîtra jamais.La population de chats et chiens croît plus rapidement que celle des hommes.On estime par ailleurs qu'un chien sur 20 mordra éventuellement une personne au cours de son existence.Seule la prévention permet de réduire ce problème.Lors d'une enquête réalisée auprès de 245 victimes, la moitié d'entre elles ont admis avoir provogué le chien.Enseignez à vos entants à ne pas agacer ou tourmenter les animaux.Ayez du respect pour vos amis à quatre pattes et n'oubliez pas qu'ils ne sont pas tous aussi gentils que «Bruce de Montréal».I "]
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