La presse, 7 juillet 1992, Cahier A
[" QUÉRIN £ magna § La météo Aujourd'hui: Partiellement ensoleillé Minimum 12° Maximum 24 Demain: Ensoleillé, se couvrant par la suite DÉTAILS CAHIER SPORTS Aujourd'hui \t| FO\tGLIA \tI AU TOUR\t 9 TOUR DE FRANCE Le Français Richard Virenque, l'invité de dernière heure du Tour de France, s'empare du maillot jaune du leader à l'issue de la 2e étape.3 DODGERS 8 EXPOS 3 Dennis Martinez connaît sa pire sortie depuis des lunes, et les Expos s'inclinent dans le premier match d'un programme double.FESTIVAL INTERNATIONAL \u2022\u2022\u2022.;,>:\u2022 i ; DE MONTREAL A12 UZEB Ouatre écrans géants, 32000 watts de son: les festivaliers seront bien servis ce soir pour le spectacle que donnera Uzeb sur la scène Alcan.310 C-7 Le C-7 menace de recourir à la force pour assurer le succès de l'aide humanitaire à Sarajevo si l'ONU venait à échouer dans ses efforts.ci LA MODE À mi-chemin entre les mondes de l'enfance et de l'adolescence, les jeunes d'aujourd'hui prônent une mode décontractée, sans artifices.Sommaire \u2022 Annonces classées Immobilier.C4 à C7 marchandises.C7-C8 emploi.C8 automobtto.C8 à C10 propositions d'affaires.B9 Arts et spectacles .informations.A12 à A15 ctné-borair©.\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022.A15 ; Télé-horaire.A14 Bandes dessinées.C5 Bridge.cio Décès.C11 Économie.B1,B4àB9 Éditorial___________________________B2 Étes-vous observateur?.C4 .Feuilleton.C7 Horoscope.C6 Le monde.B3 Loteries \u2014 résultats:.A4 Mode.C1 à C3 Montréal en fête.A11 Mots croisés.C8 Mot mystère.C9 SPORTS Pierre Foglia.S9 Ronald King.S5 * «* _ MONTRÉAL, MARDI 7 JUILLET 1992 108e ANNÉE N° 251 54 PAGES, 4 CAHIERS lies de La Madeleine: 1.00 50* Taxes en sua Hypothèque un an 6,95 p.cent M.Jean-Paul Allard, directeur de la sécurité au Vieux-Port, donne un coup de main à Marc-André Fortin, consultant en faune urbaine, pour s'assurer que la «prise» de s'échappera pas.Le castor du Vieux-Port est capturé MARIE-CLAUDE HARVEY n «Daniel Boonc» des temps modernes a réussi à attraper hier après-midi le castor qui «semait la terreur» depuis deux semaines au Vieux-Pori de Montréal, en abattant 25 arbres d'une valeur de plus de 300$ chacun.La petite bête s'était aventurée bien au-delà de sa Rivière-des-Prairies natale pour examiner le terrain nouvellement aménagé autour du canal La-chine.Appréciant l'endroit à sa juste valeur, elle avait décidé d'y élire domicile, au grand dam des responsables du site, qui constataient chaque jour qu'une partie de leur arrangement paysager servait de petit déjeuner à l'animal.«Nous avions surtout peur pour nos peupliers faux-trembles, a expliqué Marc Grégoire, directeur des communications de la Société du Vieux-Port, avant le début des opérations.Parce que c'est une espèce de bois mou et que, pour les castors, c'est comme du filet mignon!» Par ailleurs, comme les castors ont besoin d'une énorme quantité d'arbres pour construire leur abri et se nourrir, les autorités craignaient le pire.«On ne sait jamais, s'ils ont une grosse faim ils pour- LISA BINSSE evançant la Banque de Montréal, la CIBC a abaissé ses taux d'intérêt sur les prêts hypothécaires de courte et de longue durée; elle offre, dès ce matin, les taux les plus bas pour les hypothèques fermées d'un an, ainsi que de quatre et cinq ans.Le nouveau taux en vigueur à la CIBC pour un prêt hypothécaire fermé d'une durée d'un an est de 6,95 p.cent, une baisse d'un peu plus d'un demi-point.André Dupras, directeur des affaires publiques de la banque, a souligné qu'il s'agit du plus bas taux offert depuis 1980, année durant laquelle les banques offraient pour la première fois un terme d'un an à leurs clients.Pour la première fois depuis 1973, la CIBC offre aussi des taux d'intérêt de 9 p.cent et de 9,25 p.cent pour les prêts hypothécaires d'une durée respective de quatre et cinq ans, un resserrement de 0,375 p.cent.Les autres taux sont de 8 p.cent pour un terme de deux ans et de 8,75 p.cent pour trois ans, tous deux réduits d'un quart de point.Pourquoi cette baisse des taux hypothécaires?La banque a décidé, a expliqué M.Dupras, de faire bénéficier les consommateurs des récentes diminutions du taux d'escompte de la Banque du Canada, qui se situe maintenant à 5,73 p.cent, son plus bas niveau depuis 1973.Les économistes de la CIBC, a-joute M.Dupras, pensent qu'il y a de la place pour d'autres baisses dans les taux à court et à long terme.Pour sa part, à compter d'aujourd'hui, la Banque de Montréal abaisse aussi les taux d'intérêt sur tous les prêts hypothécaires.La banque offre maintenant un taux d'intérêt de 6,75 p.cent pour les hypothèques d'une durée de trois ans à taux variable.Ce taux, en baisse d'un quart de point, est identique au taux préférentiel de la banque.C'est son plus bas niveau depuis 1966.La CIBC, dont le taux préférentiel est de 7 p.VOIR UN AN EN A 2 ¦ Notre grille hebdomadaire des taux d'intérêt est en page B 9.Rien pour améliorer le transport écolier d'ici la rentrée La «terreur» sera transportée dans un environnement mieux adapté à ses besoins.photos pierre côte, m presse BRUNO BISSON raient même s'attaquer aux chênes et aux érables!» s'est exclamé M.Grégoire.Les responsables, qui ne voyaient pas particulièrement d'un bon oeil qu'un symbole national en digère un autre, ont donc fait appel aux services d'un «trappeur» professionnel.Avec ses gros gants de travail, sa salopette et ses bottes de caoutchouc, le consultant en faune urbaine Marc-André Fortin ne ressemblait guère, hier, au héros du feuilleton télévisé américain, mais son efficacité nous l'a vite rappelé.«D'après mes observations, racontait-il avant même d'avoir vu l'animal en question, c'est un mâle de trois à quatre ans, qui pèse 45 livres.qui n'a pas de famille et qui est doté d'une curiosité qui l'a poussé un peu trop loin.On peut donc dire qu'il s'agit d'un célibataire à la recherche de sensations fortes!» Armé d'une seule cage en métal, d'allumettes et d'une vielle édition de La Presse, le biologiste-trappeur est donc passé à l'action.À ce moment-là, l'animal était coincé dans un tuyau de béton et il ne s'agissait plus que d'installer sa cage à un bout, et de faire brûler un peu de papier à l'autre extrémité.Trente secondes plus tard, la petite bête est effectivement sortie en courant du tuyau bétonné pour se cogner le nez sur VOIR CASTOR EN A 2 Les ministres québécois des Transports, de l'Éducation et de la Sécurité publique, MM.Sam Elkas, Michel Page et Claude Ryan, ont considérablement réduit les attentes des groupes concernés par le transport écolier, hier, à l'ouverture de l'enquête du coroner Marc-André Boulia-nc.Tour à tour, les ministres ont refusé de s'engager à quoi que ce soit pour la rentrée de septembre, s'en remettant aux travaux d'un comité inter-ministériel qui n'a pas encore rédigé son rapport et ses recommandations finales.Réuni depuis novembre, le comité n'a produit jusqu'à maintenant qu'un rapport provisoire, qui a été remis au ministre de la Sécurité publique.Le ministre Ryan a refusé de ré- véler le contenu de ce rapport parce qu'il n'est que provisoire, mais il a laissé entendre que lui-même ne favorisait pas des mesures de renforcement de la sécurité devant s'appliquer à toutes les commissions scolaires de la province.M.Ryan a dit favoriser davantage les initiatives élaborées au sein de chaque commission scolaire, en collaboration avec les firmes de transport, les écoles et les comités de parents.Il a toutefois promis que le rapport de ce groupe inter-ministériel serait promptement rendu public, dès que le conseil des ministres en aurait été saisi, et qu'il contiendrait des mesures concrètes pour améliorer la sécurité du transport écolier.Mais pour le reste, le témoignage attendu des trois ministres n'a pas vraiment permis d'y voir VOIR TRANSPORT EN A 2 Constitution: échec ou miracle aujourd'hui MARIE-CLAUDE LORTIE du bureau de La Presse OTTAWA Après une journée de négociations visiblement pénibles avec ses homologues du Canada anglais, le ministre des Affaires constitutionnelles Joe Clark a annoncé que c'est aujourd'hui, avec la rencontre des premiers ministres provinciaux, que se terminent pour de bon les pourparlers constitutionnels multilatéraux.Des discussions qui, hier soir, semblaient se diriger directement vers un échec.D'abord, les douze heures de discussions d'hier, où on n'a pas eu le temps de parler d'autre chose que des questions autochtones, n'ont pas permis de forger une entente incluant l'Assemblée des premières nations, l'un des plus importants regroupements autochtones.Ces pourparlers se poursuivront d'ailleurs ce matin, car certains volets autoch- tones n'ont pas encore été abordés.Ensuite, il faudrait presque un miracle pour que les premiers ministres provinciaux, qui se retrouvent à 10 h, réussissent à régler tous les sujets à l'ordre du jour laissés en plan par leurs négociateurs ministériels.Même M.Clark avait des doutes: «Je crois qu'on peut avoir un succès ici, mais un échec est toujours possible».En effet, il doivent d'abord régler la question du Sénat, sujet hautement litigieux qui traîne depuis le début de ces pourparlers, amorcés il y aura bientôt quatre mois.Le modèle forgé à Toronto la semaine dernière, qui est très près du Sénat triple-E, ne plaît toujours pas à l'Ontario et à Terre-Neuve.L'un le trouve trop égal et trop efficace, l'autre pas assez efficace.Puis, pour en arriver à une entente globale sur des offres acceptables au Québec, comme ils s'étaient promis de le faire, VOIR ÉCHEC EN A 2 Sanctions de plus en plus sévères pour les écarts sexuels des professionnels MARTHA GAGNON n optométriste pédophile accusé d'avoir commis des attouchements sur des enfants à son cabinet, trois médecins radiés temporairement pour avoir eu des relations sexuelles avec leurs patientes, deux infirmières et un infirmier blâmés pour leur inconduite professionnelle à la suite de problèmes sérieux de toxicomanie.\u2022 Telles sont quelques-unes des décisions disciplinaires des corporations professionnelles colli-gées dans un document que produit annuellement la Société québécoise d'information juridique (SOQUII), à la demande de l'Office des professions.Parmi les fautes professionnelles graves, on note aussi celle d'une femme médecin radiée pour une période de deux ans pour avoir, entre autres, prescrit à un patient héroïnomane un analgésique puissant pouvant créer une accoutumance, ainsi qu'un anxiolytique sans justification.Elle a aussi fourni des médicaments à un autre patient en émettant une ordonnance à son propre nom.En 1981, elle avait été radiée temporairement pour avoir prescrit des médicaments de façon intempestive.Écarts sexuels On constate de plus que les sanctions imposées aux professionnels en matière d'écarts à caractère sexuel sont de plus en plus sévères.Par exemple, le comité de discipline de la Corporation des médecins a condamné à un mois de radiation un médecin qui avait eu une aventure sentimentale avec une patiente, qui était pourtant consentante.Le médecin avait développé une attirance pour cette patiente qu'il traitait depuis un an.Il lui a proposé de la voir à l'extérieur du bureau et elle a accepté.Une relation intime s'est développée entre les deux.Le médecin sortait alors d'un divorce éprouvant et vivait une période d'instabilité.Au moment de déterminer la sanction, le comité de discipline a rappelé que «la relation de confiance qui doit exister entre le médecin et son patient constitue une valeur fondamentale, qui imprègne toute la science médicale et toute la législation que notre société s'est donnée pour encadrer le rôle des professionnels.» Le comité de discipline a aussi condamné un autre médecin à une radiation de cinq ans et une amende de 5000$ pour avoir fait des propositions et commis des attouchements sur trois patientes qui ont dénoncé son attitude.Les trois femmes ne se connaissaient pas.La première a raconté qu'elle s'était rendue à la clinique pour un problème de migraine.Après un examen de routine, le médecin l'a interrogée sur la fréquence de ses relations sexuelles pour conclure qu'elle «manquait de sexe».Il a offert de l'aider gratuitement.La seconde patiente est une infirmière qui souffrait d'une infection vaginale.Au cours de l'examen gynécologique, le médecin l'a caresssée.Quant à la troisième qui avait des problèmes de ménopause, il lui a fait une pression indue sur les seins, lui a proposé des cours de relaxation chez lui et lui a posé des questions indiscrètes.Selon le comité de discipline, «le médecin ne manifeste aucun regret, aucun aveu de faiblesse et VOIR SANCTIONS EN A 2 ETE 92 ^OFFRE LIMITÉE Achetez un (1) billet au prix régulier* et obtenez le deuxième au prix annoncé Taxes et services $80.00 inclus l Départs: Samedi, Dimanche: ORLANDO Jeudi, Samedi, Dimanche: FORT LAUDERDALE \u2022 Vous devez réserver et payer avant le 25 juillet 92 \u2022 Maximum 2 personnes par dossier \u2022 3 ième personne enlevez $30 de prix réguliers* \u2022 Les places sont limitées \u2022Base tarifaire \u2022 voir prix brochure été 92 Consultez votre agent de voyage A A2# LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 7 JUILLET 1992 France : accord avec les routiers Rcutcr PARIS ¦ Le gouvernement, les syndicats et le patronat sont parvenus mardi à un accord sur les conditions de travail des chauffeurs routiers, dont les barrages paralysent en partie la France.Cet accord prévoit notamment que la mise en oeuvre du permis à points, contre lequel protestent les routiers, fera, en ce qui les concerne, «l'objet d'adaptations spécifiques».Il a été conclu après neuf heures de négociations sous la présidence du ministre de l'Équipement lean-Louis Bianco, du ministre du Travail Martine Aubry, et du secrétaire d'ttat aux Transports Georges Sarre.Cette réunion de la commission paritaire syndicat-patronat, commencée lundi à I6h30 locale, s'est achevée mardi à l h 30.lean-Louts Bianco a qualifie le texte signé par les trois ministres ci les organisations syndicales et patronales d'accord sans précédent, et a espéré que cela permettrait un retour à la normale sur les routes et les autoroutes de France.Le gouvernement suspend l'utilisation du disque, sorte de «boite noire» des transports routiers, pour les contrôles rétroactifs de vitesse, «dans l'attente des conclusions de la commission» de suivi de l'application du permis à points, lit-on dans le texte de l'accord.Le président de cette commission, Jacques Roche, «peut, au fur et à mesure de ses consultations, proposer des ajustements dans l'application du permis à points aux chauffeurs routiers».L'accord prévoit également des dispositions en cas de suspension du permis.Il rappelle d'autre part que « les contrats de travail ne pourront contenir de clause de rémunération principale ou accessoire de nature à compromettre la sécurité», comme l'octroi de primes ou de majorations de salaires en fonction des distances parcourues et/ou du volume des marchandises transportées.Sur le plan social, l'accord prévoit l'ouverture de négociations entre les organisations professionnelles et syndicales sur la durée du temps de travail des la fin de la semaine, avec la volonté d'aboutir dans les trois mois.« Une première étape de réduction (du temps de travail) interviendra à compter du 1er août prochain.Un décret sera publié à cet effet dans les prochains jours, lit-on dans le texte de l'accord.Si la négociation (.) n'aboutit pas dans les trois mois, le gouvernement procédera à une nouvelle étape par décret.» Par ailleurs, un groupe de travail réunissant toutes les organisations professionnelles et syndicales concernées examinera la situation économique et sociale du transport routier.Il se réunira dès la semaine prochaine et devra avoir terminé ses travaux en septembre.«Une nouvelle réunion de la commission paritaire, présidée par les trois ministres, se tiendra avant la fin du mois de septembre pour faire le bilan de l'application du présent relevé de conclusions», précise encore le texte.Une porte-parole du ministère de l'Equipement, du Logement et des Transports a estimé que cet accord correspondait à des attentes précises des chauffeurs-routiers.«Nous espérons que ceia sera diffusé le plus vite possible par les syndicats.Nous-mêmes, nous allons nous appliquer à faire diffuser cette information le plus vite possible, et nous espérons que cela permettra la levée des barrages», a-t-clle déclaré.Procès du sang : les inculpés connaissaient-ils les dangers?Associated Press PARIS ¦ Entré dans sa troisième semaine, le procès des quatre médecins impliqués dans l'affaire du sang contaminé a été consacré hier à l'examen de la période du second semestre 1984.Un fois encore, les débats ont tourné autour de la question de savoir si les inculpés avaient pris conscience à l'époque du danger des produits sanguins délivrés par le Centre national de transfusion sanguine (CNTS).Aux accusations des parties civiles qui répondent par l'affirmative, le docteur Michel Garretta répond: «Personne ne mesurait alors la gravité de ce que voulait dire être séropositif.» Un argument qui n'explique toutefois pas l'incroyable lenteur avec laquelle le CNTS a adopté la technique du chauffage qui permet d'inactiver le virus HIV.La généralisation de ce nouveau procédé avait pourtant été vivement recommandée en octobre 1984 par le Center of Disease Control (CDC) d'Atlanta et la revue L'Hémophile qui écrivait en décembre de la même année: «Les produits chauffés ont désormais fait la preuve de leur efficacité.» Sur ce point, l'ancien directeur général du CNTS a une nouvelle fois tenté de s'abriter derrière le calendrier.«On ne savait pas encore si cette technique avait ou non des impacts sur la qualité de nos produits», a-t-il expliqué en rappelant que son rôle était avant tout celui d'un gestionnaire et qu'il n'avait «jamais été médecin traitant».Médecin traitant, le docteur lean-Pierre Allain \u2014collaborateur de Michel Garretta\u2014 l'était.Coordinateur d'une étude sur la séropositivité des hémophiles transfusés, il suivait régulièrement une vingtaine de patients.Au cours de l'instruction, l'un d'entre eux, jean-Louis T., 33 ans, a donné un témoignage embarrassant pour le docteur Allain, qui l'avait hébergé pendant plusieurs mois à son domicile.« Lorsque je suis arrivé chez lui, il m'ordonna de jeter les produits que j'avais et qui venaient du CNTS.Il m'a remis d'autres produits chauffés en me demandant de faire attention car il n'en avait pas beaucoup.» Malgré cette injonction, le jeune hémophile, aujourd'hui contaminé, a quand même utilisé des produits non chauffés.«Le soir, pendant le diner, je l'ai dit à lean-Pierre (.) Hélène, son épouse, qui travaillait au CNTS, a eu une réaction assez vive.Elle est devenue blême et m'a dit: 'Quel con d'avoir employé ça.* (.) l'ai commencé à poser des questions à |ean-Picrre.'Quels sont les produits que j'utilise actuellement?' 11 m'a répondu qu'ils étaient plus purs et chauffés.'Pourquoi?', lui ai-je demandé.Et il m'a répondu: 'Parce qu'ils protègent du virus du sida.'» À l'audience, le docteur Allain n'a pas réfuté ce témoignage mais en conteste la date.Situé en décembre 1984 selon lean-Louis T., cet épisode se serait produit «en février ou mars 1985».La Quotidienne tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 073 5808 ABONNEMENT le MTVtCf d#t MQMMfMHCf tst ouvtrt du lundi au vendredi de 7h à 17h50 RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Cftndet annonces Annonçai dettées 285-6911 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSÉES Commandas ou corrections lundi au vendredi de 8 h 50 a 17 h 50 GRANDES ANNONCES Détaillants National, Teto* Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations \u2014i 285-7111 | 285-7202 I 285-7306 285-7265 | 285-7320 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE.LTÊE.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont également réservés.«Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement: numéro 1400.Port de retour garanti.(USPS005692) Champlain N.Y.12919-1518.RENSEIGNEMENTS 285-7272 .t_-1 i i i MARDI 7 JUILLET 1992 28-2-01 I I I J SUITE DE LA UNE _\u2014-,\u2014 ,.,v ,v m^, Èfimsgm Le castor ravageur sera transporté du Vieux-port de Montréal dans un environnement plus conforme à Ses besoins.p^TO pierre côté.U Presse CASTOR Le castor du Vieux-Port est capturé les barreaux de métal, saine et sauve, malgré son air hagard et son museau écorché.Tout de même chanceux dans sa mésaventure, le castor sera transporté dans un environnement plus adapté à ses besoins, où il a une très bonne chance de s'adapter puisqu'il aura amplement le temps de s'aménager un nouveau chez-soi avant l'hiver.M.Fortin n'est pas certain d'avoir capturé tous les coupables du «massacre des peupliers».Des personnes qui travaillent au Vieux-Port croient en effet avoir vu deux castors différents errer sur le terrain.Le feuilleton n'est peut-être pas encore terminé.?Hypothèque d'un an â 6,95 p.cent cent, n'offre pas ce genre d'hypothèque.Les différents taux offerts par la Banque de Montréal sont les suivants: un an 7,25 p.cent; deux ans 8 p.cent; trois ans 8,75 p.cent; quatre ans 9,25 p.cent; cinq ans 9,50 p.cent; et sept ans 10 p.cent.Les taux des hypothèques de quatre et cinq ans ont baissé d'un huitième de point de pourcentage; tous les autres taux ont diminué d'un quart de point.«Comparativement à l'été dernier, ces nouveaux taux représentent une économie de près de 20 p.cent sur la facture hypothécaire mensuelle», a dit Tom Alton, président de la Société hypothécaire Banque de Montréal, «et une économie de 40 p.cent, si on les compare aux sommets atteints il y a deux ans».À titre d'exemple, sur une hypothèque de 100000$, la baisse représente une économie de presque 6000$ par année.«De nos jours, il est possible de devenir propriétaire à un coût beaucoup plus abordable», conclut M.Alton.?TRANSPORT Rien pour améliorer le transport écolier d'ici la rentrée plus clair dans les solutions à recommander pour empêcher que d'autres enfants soient tués dans des accidents impliquant des autobus d'écoliers.Le ministre Elkas, dont le ministère subventionne le transport écolier à raison de 325 millions par année, a pour sa part laissé entendre qu'il était peu probable qu'une recommandation du comité en question puisse être appliquée dès l'automne prochain.Pour sa part, le ministre Page, dont le témoignage a refroidi l'atmosphère générale de la grande salle du Palais de justice, a mentionné qu'il exigerait que les cours de sécurité soient donnés aux enfants dès les premières semaines d'école.M.Page a également insisté sur la nécessité de rapprocher les directions d'école des chauffeurs et des compagnies de transport, afin que la coordination de l'ensemble des décisions prises par les commissions scolaires correspondent mieux à la réalité de tous les jours, notamment en ce qui concerne la discipline des enfants.En terminant son témoignage, le ministre Page s'est adressé au coroner en le priant de ne pas encourager la population à la «désobéissance civile», une allusion très directe aux propos tenus par Me Bouliane qui avait affirmé qu'il recommanderait aux parents de ne pas envoyer leurs enfants à l'école si des mesures immédiates n'étaient pas mises en place pour améliorer la sécurité des autobus jaunes.L'enquête publique du coroner Bouliane, qui doit durer toute la semaine, vise à ouvrir le débat sur la question de la sécurité dans le transport écolier afin de permettre au coroner de rédiger des recommandations dans son rapport sur la mort tragique de Jean-Michel Bisson et Karine Bolduc.Ces deux enfants ont perdu la vie, l'hiver dernier, écrasés en descendant de l'autobus qui les ramenait chez eux, lors de deux accidents distincts survenus à Aylmer, en Outaouais, et Wee-don, en Estrie.Après avoir mené son enquête à Aylmer, en mai.Me Bouliane a jugé qu'il ne pouvait conclure son enquête parce qu'il manquait de données sur l'ensemble des problèmes posés par le transport des enfants.Il a donc élargi son enquête en convoquant les trois ministres et plus de 120 directeurs généraux et responsables du transport écolier, provenant d'autant de commissions scolaires du Québec.Depuis 1987, a-t-il rappelé dans son allocution d'ouverture, 22 enfants sont morts écrasés par un autobus ou par un véhicule croisant un autobus.Le coroner a également invité les parents à plus de vigilance et de compréhension en réagissant aux explications du porte-parole de la commission scolaire de Cha-pais, qui a raconté que des parents s'étaient opposés à une mesure de sécurité parce que cette dernière prolongeait les trajets d'autobus de 15 à 20 minutes.Les questions de Me Andrée Kronstrom, qui assiste Me Bouliane dans cette enquête, convergeaient d'ailleurs immanquablement vers l'élaboration de circuits d'autobus «sans traverse».Ces trajets, un peu plus longs que les circuits conventionnels, font en sorte que les enfants montent et descendent toujours de l'autobus devant la porte de leur demeure, ou du même côté de la rue.Cela réduit es chances qu'un enfant passe devant son autobus avant qu'il redémarre.Le petit Jean-Michel Bisson, 6 ans, a ainsi été écrasé parce qu'il avait échappé des cartes de hockey juste devant la roue d'un de ces véhicules au moment où le chauffeur, incapable de l'apercevoir, redémarrait.Ces accidents comptent, depuis 1987, pour les deux tiers des décès d'enfants survenus au Québec.?SANCTIONS Sanctions de plus en plus sévères pour les écarts sexuels des professionnels aucune promesse quant à l'avenir.» Dans une autre cas, un optomé-triste qui pratique depuis 25 ans a reconnu avoir commis des attouchements sur quatre enfants à sa clinique.Condamné devant les tribunaux à une peine de prison de six mois, sa corporation l'a radié pour une période de six mois, suivie d'une probation de trois ans assortie de conditions telles l'obligation de suivre une thérapie et de ne pas faire d'examens de la vue à des enfants sans la présence d'un parent ou d'un tuteur.Toxicomanie D'autre part, plusieurs cas de toxicomanie ont été soumis à l'attention de la Corporation des infirmières et infirmiers.Une employée alcoolique a même été radiée de façon permanente.Dans le document de 300 pages sur les décisions disciplinaires, on apprend aussi que le Tribunal des professions a adouci la sanction imposée à un médecin réputé qui avait commis un acte dérogatoire en négligeant de faire une biopsie à une patiente qui présentait une grosseur au sein.Peu de temps après, la patiente apprenait qu'elle avait un cancer et subissait une chirurgie.Elle a intenté une poursuite civile en responsabilité professionnelle contre le médecin.Le Tribunal des professions a cependant modifié la décision du comité de discipline en réduisant la durée de radiation d'un an à trois mois.« Le rôle de la sanction n'est pas d'être punitif.L'exemplarité doit plutôt être une dissuasion qui vise non seulement le professionnel, mais tous les autres.Cette période de trois mois de radiation, croyons-nous, ne compromet pas indûment les droits du professionnel à pratiquer la médecine, mais indique que la plus grande attention doit toujours accompagner le diagnostic médical.» Le médecin a admis avoir commis une «erreur de jugement» en croyant qu'il n'était pas nécessaire de procéder à une investigation plus poussée même si la mammographie révélait des signes de malignité.?vernement fédéral, reste aussi à résoudre, sans parler des détails qui n'ont pas été réglés sur la clause Canada, la société distincte et d'autres sujets plus techniques.' Le tout, au lendemain d'une journée de discussions tendues, dont tous les participants sont sortis visiblement épuisés.«Il y a eu quelques moments très difficiles», a en effet déclaré M.Clark en sortant, à 20h 30, de ces pourparlers amorcés à 7 h 30 hier matin.« 11 y a eu des discussions très vives, parfois difficiles», a ai.-commenté le premier minir.ro d'Ontario Bob Rac.Selon M.Clark, ces négociations ont quand même permis à un nombre suffisant de provinces de s'entendre sur une série de volets, tel le mode de financement des gouvernements autochtones autonomes, qui recevraient des paiements de transfert des provinces et d'Ottawa et auraient la possibilité de prélever leurs propres impôts.Selon le ministre fédéral, on s'est aussi entendu pour effacer la clause dite «de contexte», où on aurait défini très globablement dans quel contexte allait être mis en place le troisième ordre de gouvernement autochtone.Les éléments de cette clause, speci-.fiant que les gouvernements autochtones permettront aux aborigènes de vivre avec leur langue, leur culture et leur mode de vie, seraient déplacés dans la clause Canada.Ensuite, toujours selon M.Clark, un nombre suffisant de provinces se sont entendues pour porter à cinq ans le délai durant lequel les autochtones ne pourront aller réclamer leur droit inhérent à l'autonomie gouvernementale devant les tribunaux.Il y a un mois, à Toronto, ces mêmes négociateurs s'étaient entendus pour que le délai ne soit que de trois ans.Plusieurs provinces \u2014 Terre-Neuve, le Manitoba, l'Al-berta, la Colombie-Britannique et la Nouvelle-Ecosse \u2014 ont cependant exprimé tellement de réticences par la suite, sans parler des craintes du Québec qui n'est pas à la table, qu'on a demandé de rouvrir l'accord.Mais, d'après plusieurs participants qui sont venus parler après M.Clark, on ne peut pas vraiment parler d'entente.L'Assemblée des premières nations, par exemple, n'a pas encore donné son consentement à ce qui a été discuté hier.Son grand chef.Ovide Mercredi, n'a même pas voulu parler aux journalistes en sortant de la rencontre.Seul le chef québécois de l'APN, Ghis-lain Picard, s'est adressé aux journalistes et a parlé de « net recul ».«On a sauté de compromis en compromis, là c'est assez», a-t-il indiqué.M.Picard a ensuite précisé que l'APN attendrait la fin des discussions aujourd'hui avant de parler formellement de rejet.Ce matin, avant l'arrivée des premiers ministres provinciaux, les négociateurs doivent encore discuter d'une importante revendication autochtone, celle de leur!: consentement à tout amendement constitutionnel.Ron George, président du\\ Conseil national autochtone, le.regroupement qui représente les-indiens hors réserve et sans sta-** tut, s'est montré pour sa part beaucoup plus positif.Selon lui,, ce n'est pas une catastrophe si on prolonge le délai avant d'aller en cour parce que de toutes façons, les autochtones ont des droits protégés par la loi constitutionnelle de 1982 qu'ils n'ont jamais réclamés devant les tribunaux.Mais il n'y a pas que les autochtones qui rouspétaient au sortir de la rencontre.« Parler d'une entente entre sept provinces représentant 50 p.cent de la population, c'est presque inutile», a indiqué le ministre représentant le Manitoba, Jim McRae.\u2014 On a l'impression que tout ça est très fragile, est-ce vrai?a-ton demandé à Robert Mitchell, ministre représentant la Saskatchewan.\u2014 Tout a toujours été comme cela, a-t-il répondu.?ÉCHEC Constitution: échec ou miracle aujourd'hui il faudrait aussi que les premiers ministres s'entendent sur le droit de veto du Québec, une question qui n'a pas été abordée du tout encore et qui nécessite l'unanimité.M.Clark compte en parler aujourd'hui, mais il est hautement improbable qu'on arrive à s'entendre sur cet élément essentiel de toute offre constitutionnelle faite au Québec.L'union économique, élément piloté par le gou- Où donner de son sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants : \u2022 à Montréal : Centre des donneurs de sang, 2991 est, Sherbrooke, Centre commercial Maison neuve (métro Préfontaine ), de 9 h à 20 h; \u2022 à Montréal : hôpital du Sacré-Coeur, salle polyvalente (aile J), 5400 ouest, boul.Gouin, de 10 h à 16 h ; \u2022 à Saint-Calixte : la chapelle de Saint-Calixte, 6292, rue Principale, de 15 h à 20 h 30; \u2022 à Amos : parrainée par les Chevaliers de Colomb, conseil 2218, école Sainte-Thérèse, 2e avenue est, de 13 h 30 à 20 h.DES EXPOSITIONS PASSIONNANTES AU NOUVEAU VIEUX-PORT.EXPOTEC/IMAX Deux événements majeur., un seul prix! - La musique comme \\ous ne l'ave; ïamais vue! - et le him - Antarctica - LE MONDE DE T1NTIH hunv dans l'uni\\ers de la famille Tinun.I ne première nord américaine1 IMAGES DU FUTUR Voyez des hologrammes, du cinéma par ordinal eu r, des sculptures Interactives.Iin utlette: la Californie TRANSIT 92 Une exposition unique et nouveau genre sur l'his-Wire des transports il des communications.JOUJOUTHÉQUE* l ne charmante exposition sur l'histoire du jouet.PRÉTEXTE Àî.I.xposition de peintures du groupe ViRiebnce.QUÉBEC - TERRE D'ÉNERCIE* Des sculptures monumentales et fantastiques de Marie-José Beaudoin.S.I.S.E.M.AUX QUATRE VENTS Une exposition de sculptures monumentales de calibre international.Et plusieurs autres activités! \u2022(iraluil MOI SO*.LE VI EUX-PORT DE MONTRÉAL 496-PORT 8867939 Les patrouilleurs routiers tolèrent les infractions des camionneurs américains Cette pratique enrage les camionneurs d'ici, qui doivent respecter toutes les exigences de la loi IÇOIS CAZAILLE ¦ Les patrouilleurs routiers du Québec, soumis à des pressions du Département d'État des États-Unis, ferment les yeux sur pratiquement toutes les infractions commises par les camionneurs américains sur nos routes.Dans une directive émise le 31 janvier 1992, et dont La Presse a obtenu copie, Denis L'Homme, vice-président aux Opérations régionales de la Société d'assurance automobile du Québec (SAAQ), responsable du contôle routier, recommande à ses patrouilleurs de mettre la pédale douce envers les Américains dans l'application des règlements qui régissent le transport routier.Le haut fonctionnaire explique que «suite à des contestations de très haut niveau, tant au Canada qu'aux États-Unis», les autorités québécoises s'interrogent sur l'à-propos d'appliquer de façon stricte la Loi concernant la taxe sur les carburants et la réglementation touchant plus particulièrement l'octroi des permis aux sous-traitants étrangers.Il invite plutôt ses hommes à informer les contrevenants de leurs obligations tout en leur remettant les documents qui leur permettent de se conformer aux normes du ministère du Revenu.Peu de temps auparavant, dans une lettre que La Presse a également en main, le Département d'État américain avait demandé à l'ambassade des États-Unis à Ottawa de faire pression auprès du gouvernement canadien pour que les inspecteurs québécois cessent de harceler les camionneurs américains, du moins jusqu'au 1er mai 1992.Depuis la directive de leur supérieur, il y a six mois, a appris La Presse, les surveillants routiers ont, à toutes fins utiles, cessé de percevoir la taxe sur les carburants auprès des camionneurs américains alors qu'ils continuent de le faire auprès des routiers québécois.«D'un côté, on laisse passer les Américains sans rien leur demander, affirme un inspecteur routier.De l'autre, on donne des contraventions aux camionneurs sous-traitants du Québec.» Actuellement, se plaignent les inspecteurs routiers, il est impossible de contrôler efficacement les camions américains sur le territoire québécois, puisque les chauffeurs ne respectent pas l'obligation de s'enregistrer indi- viducllcBienl «tuprvs du ministère du Revenu cl du ministère des Transports.Cette situation ne fait évidemment pas l'affaire des camionneurs québécois, qui, eux, doivent se soumettre à toutes les exigences de la loi.On se souviendra qu'au printemps 1991 ils s'étaient rassemblés à plusieurs reprises à la frontière des Etats-Unis pour manifester leur opposition à la tolérance des patrouilleurs à l'endroit des camionneurs américains.La controverse vient de ce qu'aux États-Unis, ce sont les compagnies de transport elles-mêmes qui assument la taxe sur les carburants tandis qu'au Québec, la SAAQ va la chercher directement dans les poches des ca-mionneurs.Celte taxe sert à payer une partie de l'entretien des routes.Joint par La Presse, le président de l'Association du camionnage, Pierre Charette, ne comprend pas l'attitude de la SAAQ qui se prive de millions de dollars de revenus.«Quand on va aux États-Unis, leurs inspecteurs ne se gênent pas pour nous faire payer leurs taxes, fulmine-t-il.Ils ont suffisamment de 'couilles* pour faire respecter leurs propres lois.» «Ici, les Américains se moquent de nos lois, l'en ai même vus faire des grimaces à un inspecteur en train de donner une contravention à un Québécois», raconte-t-il, découragé.À la SAAQ, personne n'a voulu commenter les informations obtenues par La Presse.Selon Pierre Brodeur, attaché politique du ministre des Transports, Sam Elkas, la situation n'est pas aussi grave qu'on le prétend.Il soutient que les quelque 160 surveillants de la SAAQ continuent de faire appliquer les règlements sauf celui concernant la taxe sur le carburant.«On est en train de négocier de nouvelles ententes avec les États-Unis, explique M.Brodeur.C'est pour prouver notre bonnne foi qu'on a demandé aux surveillants de ne pas donner de contraventions aux camionneurs américains.» D'après lui, le problème devrait être réglé le 1er août.À partir de cette date, a-t-il précisé, chaque camion américain devra porter un autocollant attestant que le conducteur et la compagnie qui l'embauche respectent les normes québécoises et paient la taxe sur les carburants.Un incendie causé par une friteuse provoque la mort d'une femme ¦ Un incendie causé par une friteuse a entraîné la mort d'une femme de 32 ans, hier, au 21 rue Médoc, à Kirkland.La victime, dont l'identité n'a pas été révélée par la police, s'apprêtait à servir des aliments qu'elle venait de cuire dans une friteuse, lorsque les flammes ont éclaté.De l'huile aurait éclaboussé ses vêtements et le feu se serait alors propagé rapidement sur elle.Plus de 90 p.cent de son corps a été brûlé.C'est son mari qui a fait la macabre découverte, vers midi, lorsqu'il est entré chez lui pour dîner.Les ambulanciers se sont rendus sur les lieux et ont tenté durant plus d'une heure de la ranimer, sans succès.\"\u2022si V / Si .¦ m 942 m .m v.1 2& -^*> Vttt, éd.m - - -, .SOS V;- V*- *.« 9m V., ¦ 1 Les camions déversent de la terre pour former un talus autour d'un étang sur les lieux du futur dépotoir.PHOTO PIERRE McCANN.La Presse Gestion Desourdy aménage un dépotoir à sec à Brossard JEAN-PIERRE BONHOMME ¦ La compagnie Gestion Desourdy, une entreprise de Saint-Hubert, a engagé le processus d'implantation, à la limite sud de Brossard, (à l'intersection de l'autoroute des Cantons de l'est et de l'autoroute 30), d'un double système de récupération et de dépôt des rebuts secs (un dépotoir réglementé).Les travaux préliminaires d'aménagement sont déjà engagés.Il s'agira de vider l'ancienne carrière de neuf acres, située juste devant les entrepôts 1KLA pour y aménager un dépotoir de matières non putrescibles.Sur le reste du terrain, on aménagera une usine où les matières récupérables du même type seront triées en vue de leur recyclage.Le directeur de cette entreprise, M.Yves Ménard, a dit qu'une demande formelle en ce sens avait été présentée il y a quelques semaines'au bureau régional de Longueuil du ministère de l'Environnement du Québec en vue de l'obtention d'un permis.M.Ménard a précisé que, pour se conformer aux procédures, il a fallu que son entreprise obtienne, de diverses instances, dont la municipalité de Brossard et la municipalité régionale de comté, des attestations de conformité et de zonage, ce qui, selon lui, a été fait.Il a fallu aussi, pour se conformer aux exigences de la Commission de protection du territoire agricole et du ministère, effectuer des études hydro-géologiques qui assurent, malgré l'imputres-cibilité des matières à déposer, l'étanchéité du lieu.Il n'a pas été possible, hier, d'obtenir, à cet égard, de communication avec le service d'urbanisme de Brossard.Par ailleurs, M.Ménard a nié, ainsi que certains l'ont prétendu ou craint, que le projet ait un lien avec cet autre projet d'implantation, un peu plus au sud, à Carignan, d'un dépotoir.On se souviendra qu'en ce dernier cas, la municipalité de Carignan a invoqué avec succès ses règles de zonage pour empêcher qu'un projet de dépotoir soit implanté chez elle par la même compagnie.«Le projet de Brossard est une toute autre question, a-t-il affirmé.Il a pour objet de disposer de matières sèches et de les recycler.La compagnie a renoncé à réaliser son projet de Carignan.» lia catégoriquement nié, aussi, que la compagnie projette de construire un incinérateur dans ce complexe.Des citoyens des alentours ont craint que des cheminées ne viennent polluer, du côté de Saint-Hubert, notamment, l'air du territoire où des promoteurs veulent construire des demeures unifami-liales.Le directeur du bureau régional de la Montérégie du ministère de l'Environnement, M.Mario Fontaine, a reconnu que les demandes avaient été acheminée au service municipa! du ministère.Il a dit que, du strict point de vue légal, «rien ne s'oppose, en principe», à l'octroi d'une pareille requête.Il revient aux municipalités de s'assurer de la conformité du point de vue de l'aménagement.II a expliqué que le ministère prend deux mois pour étudier une demande formelle et émettre un permis; il appert, a-t-on indiqué, que la demande actuelle est «préliminaire».M.Ménard, enfin, a dit que les matériaux devant être déposés et recyclés sont du métal, de l'asphalte, du ciment et le reste, des matières qui risquent moins que d'autres de contaminer les nappes d'eau souterraines.11 a signalé qu'il existe une bonne demande pour le vieux ciment recyclé en poudre.La CECM congédie un directeur d'école pour abus de confiance MICHELE OUIMET ¦ Le directeur de l'école primaire l'Atelier, Pierre Lalongé, a été congédié par le Conseil des commissaires de la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM) le 17 juin pour abus de confiance et fautes professionnelles.Une plainte a d'ailleurs été déposée a la police de la Communauté urbaine de Montréal.Selon le lieutenant-détective Emile Bi-saillon, responsable des fraudes commerciales, l'enquête débutera au mois d'août.Ce sont les services internes de vérification de la CECM qui ont mené l'enquête à la suite de certains faits rapportés.Quels faits?Qui les a rapportés?Le directeur général de la Commission scolaire, Henri Tardif, refuse de commenter.Selon des informations parues dans le Journal de Montréal, M.Lalongé (qui a 50 ans, et qui compte 30 ans de service) aurait profité de son poste de directeur pour se procurer des biens personnels tels deux bicyclettes, un équipement de golf, un ivresso-mètre, un agenda électronique, des figurines de crèche de Noël, des insecticides, un système de son et des disques laser.Tout s'est déroulé à huis clos sauf la décision du Conseil des commissaires concernant le congédiement et la plainte aux autorités policières.Trois commissaires, dont Louise Laurin, ont voté contre la proposition.«Nous étions tous en faveur du congédiement, a expliqué Mme Laurin.On ne peut pas permettre qu'un directeur d'école fraude mais de là à le poursuivre, je ne suis pas d'accord.On sait comment ça tourne les procès d'intention.Regardez le cas de Denise Soucy-Brousseau ! On s'engage dans une guerre de procédures et on va se retrouver avec un procès qui va coûter plus cher que ce qu'on pourrait récupérer.» Selon Mme Laurin, le montant des sommes détournées oscillerait entre 5000$ et 10000$.Pour M.Lalongé, c'est un peu comme si le ciel lui était tombé sur la téte.« Je suis face à un cul-de-sac », a-t-il dit a Lu Presse.Il était très ému.Au téléphone, sa voix tremblait.Tous lui avaient conseillé de ne pas parler aux journalistes.Mais c'était plus fort que lui.Il voulait que les gens sachent qu'il a vécu pour cette école, qu'il était là six jours par semaine, qu'il n'a jamais compté ses heures.11 a d'ailleurs obtenu l'appui des parents de l'école.«De façon générale, il était aimé et apprécié, a affirmé I ex-président du comité de parents de l'Atelier, François Beaudry.Nous avons manifesté notre support envers M.Lalongé mais ça s'arrête là.» «|e me considère comme un homme malade, a confié M.Lalongé.|e vis une dépression très forte, je ressens un sentiment profond de dégoût et d'injustice, je.sers de marchandise pour la CÉCM qui ne vise qu'à redorer son blason dans un climat de tutelle.» M.Lalongé a refusé de commenter les faits reprochés.ROBERT DUGUAV La bête idéale pour retarder I infarctus.¦ 1 y a des tas de sujets plus urgents que le sort d'une chienne prénommée lava.Comme: est-ce que les gens vont envahir le stade' par dizaines de milliers si jamais les Expos reviennent de voyage auréolés de gloire et pas trop loin des Pirates?Ou comme l'environnement, le nouveau sénat; ou le coût de restâtue équestre de la reine et pourquoi ils ne l'ont pas construite à Montréal, le museau tourné vers le Saint-Laurent, pour marquer les fêtes du 350e?Une ville n'a jamais trop de monuments, jamais trop de touristes pour les admirer, on ne le rappelle jamais trop souvent.Il y a des sujets encore plus tristes: les enfants battus, le décrochage, la télévision, la solitude, les maladies, les familles éclatées, les adolescents dépressifs, les taxes, le stress, la violence, la drogue.Est-ce que Gordon Atkinson porte quelque chose sous son kilt?Ou la place du lama dans la société moderne.Justement.Dans deux semaines pile, Montréal va accueillir la sixième «conférence inter- nationale sur les relations entre les hommes et les animaux».Des spécialistes venus de partout dans le monde vont y aborder des tas de sujets qui pourraient avoir une influence déterminante sur votre vie.Vous ne me croyez pas?Quelques titres de conférences vont vous convaincre.La liste vous paraîtra peut-être exhaustive, mais c'est la quantité et la variété des thèmes, justement, qui font l'événement: «Cruauté à l'égard des animaux et mauvais traitements aux enfants: relations et stratégies communautaires créatives»; «Les animaux domestiques et la dépression chez les adolescents en milieu urbain»; «Un programme de cours pour la prévention du décrochage urbain utilisant des animaux»; «Comment les chiens contribuent à éviter et à dominer les facteurs du stress quotidien»; «L'influence des chiens sur le développement des enfants»; «Comment les animaux de compagnie affectent-ils la qualité de la vie et l'amélioration de l'état des malades chroniques?»; «Influence des animaux de compagnie sur le comportement des handicapés mentaux dans des établissements spécialisés»; «La thérapie facilitée par l'animal dans un centre de cure des alcooliques»; «Prisons - l'apport thérapeutique des oiseaux»; «La thérapie facilitée par les chiens pour les enfants autictiques»; «Le sida et les animaux de compagnie»; «Les chiens et l'épilepsic humaine»; «Atténuer la dépression chez le vieillard à travers la présence d'un animal»; «L'utilisation des chiens de thérapie avec les enfants frappés par un deuil»; et enfin «Statut psychosocial, possession d'animaux de compagnie et attachement chez les malades à la suite d'un infarctus du myocarde».Je n'invente rien.Tout cela est bel et bien annoncé dans l'avant-programme de la sixième conférence.De même que quelques thèmes qui nous touchent de plus loin, disons, mais qui n'en demeurent pas moins: «Les combats de coqs et la relation homme-animal sacrifiable», «Le retour de la luciole dans la culture japonaise».Ou «La place du lama dans la société moderne», par Ki m minent professeur américain Peter Isaac, à 10h30, vendredi le 24 juillet.(Note: le 26, au parc Jarry, dès 11 h, grande fête urbaine chiens-maitres-amis, animation, jeux, prix de présence.) ?* * Une chienne prénommée Java, donc-Si la jeune dame de la SPCA n'avait pas insisté, je me serais sans doute abstenu.«C'est une urgence.vous allez voir, elle est adorable.c'est la préférée des employés d'ici.» et autres qualités inestimables.l'ai eu beau objecter qu'il y a bien d'autres choses que les chiens dans la vie, mademoiselle.«C'est le début des vacances, les gens abandonnent leurs chiens.venez donc.» Bon-Java.Adorable?C'est-à-dire que.bon.En fait, pour être honnête, ça ne saute pas aux yeux du premier coup.Quatre pattes, deux yeux, deux oreilles.pas spectaculaire, mettons.Maigre! Presque squelettique, pauvre petite.On dirait la star d'une publicité contre l'abandon des chiens.Elle a pourtant bon appétit, se rend au bout de son écuelle de moulée, boit régulièrement, paraît qu'elle digère bien et qu'elle est en forme.On a fait un bout de promenade dans les corridors, elle trottinait à mes côtés, un peu surprise mais n'en branlant pas moins le fouet.Je l'ai caressée sous le menton, entre les oreilles, elle était contente.Quand je lui ai dit qu'elle était une belle fille, elle m'a regardé, incrédule, l'air de dire «niaise-moi pas».On a jasé.Fine comme ça ne se peut pas.Toute prête à déborder d'affection et de loyauté pour un maître.«Son problème, c'est le stress», m'a expliqué Mlle Turner, la relationniste de la SPCA.« Depuis sa naissance qu'elle est entourée de chiens qui aboient.Elle reprendrait rapidement ses forces si elle pouvait vivre dans un environnement plus calme.Si je n'en avais pas déjà deux, ça ferait longtemps qu'elle serait à la maison.Elle est tellement douce.» Mlle Turner m'a raconté l'histoire de Java.Un cas de violence épaisse comme il s'en produit malheureusement des mîh liers chaque année, et pas seulement contre les animaux à quatre pattes.Elle faisait partie du lot de 125 bêtes gardées dans des conditions d'extrême négligence et récupérés par la SPCA lors de la célèbre rafle de l'été dernier à Va.1 rennes.La plupart des autres chiens ont été placés dans des foyers temporaires ou dans des «refuges pour animaux de saisies».Java se morfond encore dans le fond de sa cage, rue Jean-Talon ouest-, entre un superbe bearded collie et un autre sympathique cabot, «genre» berger.; Si personne ne va la chercher, il va falloir «procéder» et les gens de la SPCAi qui doivent pourtant procéder chaquç jour, seraient particulièrement tristes.\u2022 La bête idéale pour retarder l'infarctus.; Contre le décrochage urbain, la de-pression, l'alcoolisme, etc.4382 Boul.S t-Laurent 1310 de Mai son neuve Est 1430 rue Stanley, metro Peel 160 Notre-Dame Est 5400 Côte-des-Neiges 61 de la Gare, St-Sauveur 6150 Boul.Taschcreau.Bra;sand 981 St-Jean, Pom le-Cl aire 2133 Boul.Le Carrefour, Laval ' Salade Toulouse A25$ \u2022~ I une de hosJ0 salades fraîcheur \u2022 \u2022 « LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 7 JUILLET 1992 L'acquittement des Mohawks, une preuve d'équité, selon Ryan PIERRE BELLE M ARE ¦ «Les Mohawks, après leur campagne de dénigrement contre le système judiciaire des Blancs, viennent de recevoir un verdict qui contredit carrément leur apprehend-.1 ».soutient le ministre de la Sécurité publique du Que-bec.M Claude Ryan.«Au lendemain de la crise autochtone de l'été lc)90.ils clamaient que notre système était pourri.La démonstration vient d'être faite que ce système traite tout le monde sur un même pied d'égalité», a ajoute hier le minisire Ryan, lors d'un entretien avec / :i Presse.I voquanl toujours le verdict d'ucquittcmcnt, rendu vendredi dernier au Palais de justice de Montréal et libérant M Mohawks île 90 chefs d'accusation d'entrave à la justice, de possession d'arme^ et de participation à une émeute (le 2b septembre 1990 à Oka).M.Ryan signale toutefois que «cela ne veut pas dire qu'ils vont tous innocents».Deux semaines avant ce verdict, cinq autres Mohawks, dont l'ex-reine de beauté Kahn Tineta Horn, ont aussi été libérés, parce que ia Couronne, représentée par Me lean-Pierrc Boyer, ne disposait pas de preuves suffisantes.On avait pourtant enregistré sur bandes magnétiques des scènes de violence, témoignant des événements survenus dans la journée du 26 septembre 1990, au moment où les Forces canadiennes ont encerclé le centre de désintoxication, a Oka.Les soldats obligaient ainsi les Warriors à sortir de leur dernier retranchement, au terme d'une longue crise ayant pris naissance le 11 juillet précédent et causant la mort du caporal Marcel Lemay, un agent Je la Sûreté du Québec qui a pris part à l'assaut initial, dans la pinède d'Oka, que les Mohawks assiégeaient depuis plusieurs semaines, pour bloquer l'agrandissement d'un terrain de golf municipal.Un résultat décevant La Couronne compte sur un dé- » .* v »¦ \u2022 Claude Ryan lai de 30 jours pour interjeter appel du verdict de vendredi dernier, prononcé par sept hommes et quatre femmes, maîtrisant l'anglais comme langue première et issus, dans quelques cas, de la communauté allophone du Québec.C'est d'ailleurs parce que les accusés autochtones ont réclamé un procès en anglais, procès entamé le 2 mars, que les audiences présidées par le juge Louis Tanncn-baum se sont tenues à Montréal plutôt que dans le district judiciaire de Saint-jérôme, où on rencontrait des difficultés à réunir un jury de langue anglaise.«Il est évident que le verdict d'acquittement est décevant sur le plan politique, observe M.Ryan, mais il a été rendu par onze personnes représentant l'ensemble du public.Il s'agit là de la base de notre système».Le ministre Ryan enchaine: «Le verdict n'a pas été prononcé par le gouvernement, ni par un magistrat, mais par un jury qui, selon toute vraisemblance, a été incapable de reconnaître coupables l'ensemble des accusés, hors de tout doute raisonnable».Reconnaissant que notre système judiciaire «n'est pas infaillible», le ministre Ryan souhaite maintenant au plus haut point un «règlement global civilisé» avec la communauté autochtone, lui qui insiste pour réaffirmer son désaccord, sa réprobation totale à l'endroit de la violence.Enquête du coroner M.Ryan note cependant que la crise de l'été 1990, à partir de la mort du caporal Lemay jusqu'à l'affrontement final du 2b septembre, en passant par le blocus sur le pont Mercier et le saccage de domiciles à Oka, «ne constituait pas une situation comme une autre».Du reste, M.Ryan a toujours prôné la solution négociée tout au long de l'interminable crise, lui qui s'est même rendu aux barricades, avec sa veste pare-balles, aux côtés de son collègue Yvon Picotte, pour constater de visu l'ampleur du siège des Warriors.Le ministre indique ensuite que le bureau du coroner du Québec se penchera bientôt sur les causes de la mort du caporal Lemay, dans la matinée du 11 juillet 1990.L'enquête avait été mise sur la glace en attendant la fin du À Châteauguay, Ricardo Lopez s'avoue déçu et Yvon Poitras demande l'amnistie pour les Blancs GILLES ST JEAN S Tandis que le député fédéral de Châteauguay Ricardo Lopez qualifiait de «mascarade» le jugement acquittant 54 Mohawks impliqués dans la crise d'Oka, l'exporte- parole de Solidarité-Châ-teauguay, Yvon Poitras, a souhaité que Québec accorde l'amnistie et efface les casiers judiciaires de Blancs condamnés à la suite de cette crise.De son côté, le maire de Châteauguay.M.lean-Bosco Bour-cier.n'a voulu faire aucun autre commentaire que cette phrase: « Que les juges vivent avec leur jugement et les jures avec leur conscience.» MM.Lopez et Poitras, joints au téléphone, ont été beaucoup plus volubiles.«je suis déçu mais pas surpris; on a vu dés l'autre procès (celui à Saint-|érômc du célèbre warrior Lasagne et d'autres Mohawks) que les tribunaux sanctionnent les Indiens quand ils s'en prennent à d'autres Indiens mais pas à des Blancs.Pourtant, la loi est là et rien ne dit qu'elle ne s'applique pas aux uns ou aux autres», a noté le député fédéral.Dans cet ordre d'idées, M.Lopez souhaite le rejet des revendications constitutionnelles des Amérindiens, qui pourraient obtenir l'autonomie gouvernementale et l'exemption des chartes des droits.Ricardo Lopez «Si tel est le cas, ce serait la tour de Babel.On passerait dans une réserve sans même savoir de quel code ou de quelle charte on relèverait», croit le député.De son côté, M.Poitras, ex-sergent de la Sûreté du Québec devenu agent d'immeubles, dit ne plus croire en la lusticc.«Depuis la crise, j'ai vu à quel point ça peut être politique», dit-il.L'ex-policier, lui-même arrêté par la SQ lors d'une protestation de Blancs exaspérés sur le pont de Saint-Louis-de- Gonzague, en Yvon Poitras août 1990, se demande si le ministre de la Sécurité publique, Claude Ryan, «aura la décence d'accorder l'amnistie et d'effacer les dossiers des honnêtes pères de famille condamnés parce qu'ils ont montré qu'ils en avaient assez et qui n'étaient pas armés, eux».«C'est ainsi qu'on verrait si la lusticc des Blancs traite vraiment tout le monde également», a noté M.Poitras.reprenant le commentaire fait par M.Ryan hier au sujet de l'acquittement des Mohawks.Jean-Bosco Bourcier Par ailleurs, M.Poitras est déçu aussi du silence des partis d'opposition ( le Bloc québécois et le Parti québécois) devant cet acquittement.Enfin, il a dit craindre que si une nouvelle crise amérindienne survenait, les Blancs pourraient prendre les armes.Mais il a aussi déclaré: «Comme poules mouillées, il n'y a pas pire que les Canadiens français; les Indiens se sont tenus debout, et maintenant ils ont le gros bout du bâton.» Le fils du directeur de l'Hôpital général de Lachine décroche un emploi d'été dans cet établissement MICHÊle OUIMET ¦ Le fils de Roland Saint-Arnaud, le directeur de l'Hôpital général de Lachine qui a fait l'objet d'une enquête du ministère de la Santé et des Services sociaux et qui a commis de nombreuses fau-tesadministratives, a décroché un emploi d'été à l'hôpital.Ce n'est pas la premiere fois que des étudiants ayant des liens de parenté avec le personnel du centre hospitalier sont embauchés.Le rapport de vérification ministérielle, rédigé en avril 1991, en fait d'ailleurs état.«La direction générale a refusé île confirmer ou d'infirmer que des cadres ou médecins avaient des membres de leur famille à l'emploi de l'hôpital, à titre d'étudiants, au cours de l'été 1990, peut-on lire dans le rapport.On nous a tout simplement confirmé que sept étudiants avaient des liens de parenté avec d'autres personnes travaillant à l'hôpital.» «Il n'y a pas de loi qui interdit d'agir de la sorte, a expliqué l'attachée de presse du ministre de la Santé, Marie-Claire Ouellet.Disons que c'est malhabile de la part de M.Saint-Arnaud.» M.Saint-Arnaud a été très laconique dans ses commentaires.Il a tout simplement dit: «Puis.Je n'ai rien à dire.Pas de commentaire, ni à vous ni à personne.» Roland Saint-Arnaud doit rembourser 74 000 $ de bonis qu'il a perçus illégalement depuis 1986.Ce remboursement, qui est ac- Une autre histoire de plaques à Valleyfield.GILLES ST-JEAN ¦ Le mystère des plaques d'immatriculation volées à Valleyf ield durant le week-end sur les voitures de participants américains aux Régates internationales n'était toujours pas élucidé, hier.La police se demandait si les plaques ne pourraient pas avoir été subtilisées par des jeunes avides de décorations exotiques pour leurs chambres ou encore par une personne intéressée à attirer l'attention sur un conflit de travail.Par ailleurs, quelque 17 plaques de puisard de la ville ont été retrouvées au fond des trous qu'elles étaient censées fermer, a signalé une source policière qui cn-quète dans ces histoires de plaques.Au cours du week-end, Valley-field était privée des services de ses cols bleus, en grève jusqu'à hier midi.La même source policière a signalé que deux bouches d'incendie avaient aussi été ouvertes par de mauvais plaisants, et que des intrus avaient été empêchés par des gardiens, dimanche soir, de pénétrer par effraction dans l'entrepôt des Travaux publics de la Ville.Tant la police de Vallcyfield que Douanes Canada doutent que les vols de plaques d'immatriculation américaines soient l'oeuvre de voleurs de voitures ou de contrebandiers désireux de s'en servir pour franchir la frontière ca-nado-américaine: la supercherie serait détectable assez facilement parce que les douaniers des deux pays peuvent vérifier par ordinateur qu'elles ont été volées et à qui, par surcroît, a noté M.Roger Bannon, de Douanes et Accise Canada.tuellement en cours, avait pris l'allure d'une guerre à finir entre le ministère de la Santé et l'hôpital.Le conseil d'administration du Centre hospitalier, qui avait embauché des avocats et des comptables afin de contester les conclusions du rapport de vérification, avait finalement cédé devant la détermination du ministre qui voulait à tout prix récupérer ces sommes quitte, avait-il même dé* claré à La Presse, à imposer une tutelle.D'ailleurs cette histoire n'est pas terminée.Le ministère de la Santé a envoyé un de ses hommes, Ted Poulin, vérifier si les 33 recommandations du rapport de vérification ont été appliquées.Le rapport recommandait entre autres que l'hôpital cesse de Les personnes qui ont une maladie mentale, les accepter, c'est fondamental.Gouvernement du Québec Ministère de la Santé \u2022t des Services sociaux payer l'allocation d'automobile du directeur général, 6000$ en 1989-1990, et que M.Saint-Arnaud produise des comptes de dépenses à tous les mois.M.Poulin connaît bien le centre hospitalier de Lachine car il y a travaillé pendant six ans comme directeur des finances, soit de 1972 à 1978.À cette époque-là, M.Saint-Arnaud n'était pas à Lachine mais plutôt à l'Hôpital régional de la Mauricie à Shawini-gan.Là aussi, il avait fait l'objet d'une vérification du ministère des Affaires sociales où il avait été entre autres blâmé d'avoir embauché son père, sa femme et son frère.M.Poulin remettra son rapport au sous-ministre Reynald Gagnon dans une semaine.procès des 39 Mohawks qui, vendredi, devait se solder par un verdict d'acquittement.À Saint-)érôme, le substitut du Procureur général, Me François Brière, a fait savoir qu'il ne reste plus que trois procès en suspens, dont celui de deux jeunes gens d'âge mineur, arrêtés le 26 septembre 1990, aux abords du centre de désintoxication.L'autre procès concerne Daniel Nicolas, âgé d'une vingtaine d'années, accusé notamment d'avoir abîmé, le 1er août 1990, la résidence de l'ancien chef du conseil de bande de Kanesatake, George Martin.À ce jour, seul Ronald Cross ( le fameux Lasagne) a été reconnu coupable du saccage de la maison de Ronald Bonspille, un autochtone de Kanesatake dirigeant un service d'urgence d'ambulanciers.Alors, une fois réglés les procès de Nicolas et des deux mineurs, on en aura fini avec l'appareil judiciaire pour tous les incidents plus ou moins violents suscités par la crise de l'été 1990.Les juristes de St-Jérôme scrutent le procès, la SQ ravale son dépit JEAN-PAUL CHARBONNEAU ¦ L'acquittement des 34 Moh-waks a été l'un des principaux sujets de conversation au bureau du substitut du procureur général à Saint-|érôme, hier.«C'est aberrant», a-t-on entendu dire à plusieurs reprises.Très prudent dans ses commentaires, le substitut en chef du procureur général pour le district de Terrebonne, Joliette et Laval, Me Pierre Teasdale, a déclaré pour sa part qu'il était en compagnie de ses proches collaborateurs, pour scruter attentivement l'adresse aux jurés du juge Louis Tannenbaum, de la Cour supérieure.Cet examen portera aussi sur les objections à la preuve présentées durant tout le procès, tout comme les questions de droit qui ont été soulevées lors de ces longues audiences, qui se sont déroulées au palais de justice de Montréal devant un jury anglophone.«Nous allons prendre le temps nécessaire avant de faire connaître notre décision», a dit Me Teasdale.La poursuite a 30 jours pour interjeter appel.Du côté de la Sûreté du Québec, c'est la mine basse que les enquêteurs au dossier se sont présentés en matinée dans la salle d'audience afin de prendre possession de leurs derniers dossiers.«Nous allons nous rencontrer bientôt pour faire le post-mortem », a spécifié l'un d'eux.Pour le président sortant de l'Association des directeurs de police et de pompiers du Québec, Jean Marc-Aurèle, cet acquittement va être difficile à comprendre pour le public.« |e ne veux pas contester cette décision, mais je me demande ce que les citoyens vont penser après avoir vu au petit écran les scènes qui ont marqué ces événements», a souligné M.Marc-Aurèle.À Oka, les deux maires \u2014 village (Jean Ouellette) et paroisse (Yvan Patry)\u2014 n'ont pas répondu aux appels de La Presse.Ils veulent, selon des proches, tourner la page.Les Mohawks de Kahnawake organisent un pow-wow ¦ Les Mohawks de Kahnawake organisent à nouveau, cette année, un pow-wow auquel ils invitent toute la population.L'événement aura lieu à l'île Tekakwitha, à compter de 9h samedi et dimanche (les 11 et 12 juillet \u2014 rappelons que la crise d'Oka a commencé le 11 juillet 1990).Une membre du comité organisateur jointe au téléphone hier, Mme Tonnie Miller, a assuré que les responsables voulaient faire du pow-wow un événement apolitique.«Le comité organisateur est composé de gens de la communauté, sans affiliation politique.C'est un événement communautaire auquel tout le monde est bienvenu», a-t-elle souligné.Et même si les politiciens y seront les bienvenus comme tout le monde, a ajouté Mme Miller, aucune invitation spéciale ne leur a été faite.Le pow-wow est surtout un festival à saveur culturelle: il y aura des compétitions de chants, d
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