Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Le Monde
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

La presse, 1992-07-19, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Le Monde LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 19 JUILLET 1992 Les armes se taisent à Sarajevo Xgcnce Fnnce-Ptrsse IELGRADF ne accalmie est intervenue hier dans les combats en tosnie-Herzégovine, semblant )ien augurer du nouveau cessez-c-feu entre Musulmans, Serbes et Croates qui doit entrer en vigueur et après-midi pour deux semai-les.Les armes se sont tues progressivement dans la nuit de vendredi i samedi à Sarajevo et sont res-ées silencieuses, hier toute la ou m ce, hormis quelques mor-iers, fusils automatiques et carabines de tireurs isolés, à 24 heures l'un cessez-le-feu de 14 jours qui loit débuter aujourd'hui à 18h00 îeure locale (lohOO GMT).Les Casques |)1 eus de la Force le protection des ations unies FORPRONU) et es journalistes, ui ont circulé lans des secteurs rès différents, 'ont relevé au-un incident autre [u'un tir de mor-:ier ici, une rafale li'arme légère là, Line explosion ailleurs, qui semblaient accidentels et n'attiraient jiucune riposte.* Les habitants de la capitale bosniaque en ont profité pour sortir en ;rand nombre, et [certains \u2014 qui n'ont peut-être pas eu à déplorer ropéenne.Lord Carrington.La fin de l'après-midi de vendredi et le début de la nuit ont vu se dérouler des échanges d'artillerie et de tirs de mitrailleuses lourdes dans différents secteurs de la capitale bosniaque, notamment la vieille ville et les faubourgs proches de l'aéroport, situé à quelque 8 km du centre.Un Casque bleu canadien a été légèrement blessé à la main lorsque 40 balles de mitrailleuses lourdes ont été tirées, en courtes rafales, près du quartier général du bataillon canadien de la FORPRONU à l'aéroport.Le porte-parole de cette force de I ONU pour Sarajevo, l'Islandais Mik Magnusson, a confirmé l'incident, mais n'a pas pu ou voulu dire s'il s'agissait d'un échange entre milices serbe et bosniaque ou de tirs dirigés contre le QG du bataillon canadien.Le pont aérien d'aide humanitaire s'est poursuivi hier avec l'arrivée de 20 avions, contre 17 qui avaient apporté 185 tonnes vendredi, a indiqué le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR).En attendant l'entrée en vigueur effective du cessez-le-feu conclu vendredi à Londres, le secrétaire britannique au Foreign Office, Radenka Odzakovich, 22 ans, une tireuse embusquée, pleure dans la cellule de la prison militaire près de de victimes de la Sarajevo où elle est détenue.Douglas Hurd, a Les autorités bosniaques f?}\\»V} à Kfe .7 -j °e de son optimis- I ont trouvée coupable de me trèS tempéré.meurtre.« |e su\\s réaliste, PHOTO AP ;uerre parmi leurs roches\u2014 ont icme flâné avec ine apparente insouciance.Il est 'rai que le soleil est revenu dans in ciel pur, vidé des lourds nua-;es d'orage qui ne toléraient, demis deux semaines, que de brèves :laircics.Dans les mes étroites des vieux luartiers ottoman et autrichien, tommes et femmes, vieux et jeu-tes déambulaient sans raser les lurs et sans traverser chaque car-efour en courant, la téte rentrée lans les épaules, comme ils le fai-iient depuis trois mois pour éviter les tirs.Toutefois, seules les personnes mtraintes de le faire se risquaient là où les tireurs isolés, ou inipers, ont été le plus meurtriers lurent les trois mois écoulés, et totamment ces trois dernières se-laines.Certains de ces tireurs »ont d'ailleurs demeurés actifs lier, et nul n'a cru devoir retirer les pancartes annonçant Pazi Inujpcr(Attention sniper).L'activité militaire avait été jporadique vendredi, mais le cal-ne ne s est établi que lentement iprès que se fut répandue la nouvelle de l'accord de cessez-le-feu, :onclu à Londres sous l'égide du lédiateur de la Communauté eu mais pas désespéré», a-t-il lancé après ses rencontres avec les dirigeants de la Serbie et de la nouvelle Yougoslavie (Serbie et Montenegro).Lord Carrington, le président de la Conférence de la CEE, avait fait preuve d'une égale prudence en déclarant qu'il se refusait à «être pessimiste» après la conclusion de cet accord.Il n'a pas caché que les autres volets de l'accord arraché par Lord Carrigton aux protagonistes musulmans, serbes et croates seraient délicats à mettre en oeuvre, en particulier le regroupement de toutes les armes lourdes, leur mise sous surveillance par l'ONU et le retour des réfugiés.Par ailleurs, M.Milan Panic, le nouveau premier ministre yougoslave, qui avait indiqué qu'il se faisait fort de remettre lui-même le premier char serbe aux Casques bleus, a renoncé à se rendre dans l'immédiat à Sarajevo.Il gagnera ce matin New-York par un vol spécial pour avoir «des dizaines d'entretiens» au siège des Nations-Unies, selon un de ses conseillers.Un membre de l'orchestre symphontque de Sarajevo interprète l'Adagio d Albinoni dans le centre de Sarajevo, la capitale de la Bosnie.Des musiciens Jouent la même oeuvre chaque jour à midi a proximité de l'endroit où 16 personnes ont été tuées dans un attaque au mortier.Au même moment, des combattants serbes, le visage masqué, patrouillent dans la banlieue de la ville bosniaque de Coradze, à 75 km au sud-est de Sarajevo.La population musulmane de la ville est assiégée depuis un mois.PHOTOS REUTEff et AP a Croatie submergée par les réfugiés Feuler 'icnne ubmergée par plus de 700 000 réfugiés, la Croatie a décidé cette semaine de ransférer les nouveaux arrivants directement la frontière bosniaque à ses frontières avec la Hongrie, l'Italie, l'Autriche ou la Slovénie, lais ces.pays, qui abritent déjà un grand >mbre de réfugiés, dénoncent ce procédé et m t imposé des restrictions à l'immigration.La Hongrie a ainsi refoulé hier 202 réfugiés Bosnie arrivés en autocar durant la nuit lia la Croatie.Elle en a admis 206 autres pour tisons humanitaires.' Le ministre autrichien des Affaires étrangè- res Alois Mock a déclaré que son pays prendrait en charge un train de réfugies bloqué à la frontière croate et que l'Italie se chargerait d'un autre convoi.Il a estimé que les réfugiés de Bosnie devraient normalement rester dans les pays immédiatement voisins.Le ministre croate, ancien médecin, a déploré qu'on ne propose que des solutions provisoires.« Nous prescrivons de l'aspirine alors qu'il faut des antibiotiques.Nous soignons les symptômes au lieu d'attaquer la tumeur, et la tumeur est à Belgrade», a-t-il dit.L'installation de camps de toile en Croatie n'offrirait pas de solution à long terme au problème des réfugiés fuyant la guerre civile en Bosnie, a déclaré le ministre croate des Af- faires étrangères.«Cela ne peut être qu'une solution provisoire car l'automne et l'hiver approchent», a déclaré Zdenko Skrabalo à Vienne, où il assiste à une réunion de pays de la région consacrée notamment à ce problème.Il répondait ainsi au ministre autrichien de l'Intérieur Franz Loeschnak, qui avait proposé de donner plusieurs milliers de tentes si la Croatie installait des camps de grande capacité.L'Autriche est l'un des cinq membres de l'Initiative d'Europe centrale, créée en 1989 avec l'Italie, la Hongrie, la Tchécoslovaquie et la Pologne pour améliorer la coopération sur les questions d'intérêt régional.La Slovénie et la Croatie doivent devenir membres du groupe lors de cette réunion de deux jours.Une réfugiée bosniaque avec son bébé dans les bras attend sur un quai d'une gare de Vienne [d être dirigée vers un camp de transit dans la banlieue de la capitale autrichienne.L'Autriche a reçu I Jusqu'à maintenant $0000 réfugiés, la Slovénie 63000 et la Hongrie 50000.PHOTO AFP Un cycliste dépasse les automobilistes qui font la queue pour obtenir de l'essence à une station-service de Belgrade, les sanctions de l'ONU ayant contraint la Yougoslavie i Imposer le rationnement du carburant.* photo «*utt* B2 Éditorial LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 19 JUILLET 1992 Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adjoint directeur de Information Alain Dubuc éditorialiste en chef.utopie essentielle du combat contre Il est des utopies essentielles.Qui sont le dernier rempart contre la désespérance.Des actes de foi, apparemment insensés, en des lendemains meilleurs qui sont la seule façon de ne pas abdiquer devant un aujourd'hui insupportable.C'est un pari de ce genre qu'ont entrepris de relever, la semaine dernière à Montréal, les 1500 participants au deuxième Congrès mondial sur la violence et la coexistence humaine.Il fallait en effet, à première vue, une solide propension au rêve et une bonne dose d'idéalisme ^ pour estimer utile de s'engager dans un tel exercice sur un sujet aussi vaste.n» car si les manifestations concrètes de la violence sont nombreuses et aisément perceptibles, le malaise fondamental qu'elles trahissent est, lui, beaucoup plus difficile à cerner.Et plus ardus encore les remèdes à identifier pour tenter de guérir le mal à sa source.On en a eu une bonne démonstration dans la diversité des diagnostics prononcés et dans la variétés des solutions étudiées par les congressistes.Comme il fallait s'y attendre, on a eu droit à de pénétrantes analyses sur de multiples cas de violence individuelle ou collective.Dans tous les domaines, chez tous les groupes d'âge et sous toutes les latitudes.En fait, bien peu de facettes du problème ont échappé à l'attention des experts réunis.Depuis l'agressivité croissante et souvent incontrôlable de gangs d'adolescents jusqu'à la sourde et subtile violence subie par les personnes âgées.En passant par le suicide chez les jeunes, le traitement inhumain réservé à certains malades, les abus sexuels ou la violence conjugale.Sans oublier les injustices sociales ou économiques, les violations de droits de la Personne, le racisme, la torture et les conflits armés dont les nouvelles de Sarajevo ont opportunément fourni, durant toute la semaine, une démonstration saisissante.Quelques spécialistes ont même apporté un éclairage fort utile sur la dimension strictement scientifique du phénomène en démontrant que son origine est psychologique ou sociologique et nullement reliée à la génétique.En d'autres mots, on ne naît pas violent; on le devient en réaction à quelque chose.On a également fort justement souligné que la perception même que l'on se fait de la violence a considérablement évolué au cours des siècles et continue de varier selon les milieux où elle se manifeste.Ainsi, des comportements qui paraissaient tout à fait normaux à certaines époques sont graduellement devenus absolument inadmissibles aujourd'hui.De même, des traditions allant encore de soi dans certaines sociétés peuvent aujourd'hui faire frémir d'indignation ceux qui, ailleurs, ont développé une conscience beaucoup plus raffinée des droits de la Personne.On est porté à succomber à la tentation du cynisme devant l'ampleur et la complexité de ce problème.En concluant à la vanité de tous ces efforts pour l'identifier clairement afin de s'y attaquer.Surtout que plusieurs conférenciers ont été forcés de conclure en se rabattant sur le plus élémentaire sens commun.En soulignant que la violence, avant d'être un phénomène de société, est d'abord un défi» individuel.Et que seul le refus personnel de toute forme de violence est porteur dune amélioration collective des rapports interpersonnels.C'est pourtant l'erreur mejeure à ne pas commettre.Car ce n'est parce qu'elles sont les plus simples et à la portée de : tous que les solutions sont les plus évidentes.Et c'est précisément le mérite d'une rencontre comme celle qui se termine de rappeler à chacun sa responsabilité personnelle et quotidienne devant ce mal de vivre collectif.On pourra ergoter longtemps \u2014 et en pure perte \u2014 sur les limites d'un tel exercice.Mais tant que, quelque part, il se trouvera des personnes de bonne volonté pour rappeler que le respect, la fraternité et l'amour sont la vocation naturelle de l'Homme, il y aura lieu d'espérer.Malgré tout.Pierre GRAVEL /a ii Opinions La majorité des professionnels de l'Hôtel-Dieu appuient le déménagement de l'hôpital Batman et autres films violents les parents en ont ras-le-bol ! L'auteur (cardiologue à l'Hôtel-Dieu de Montréal et professeur adjoint de clinique à la Faculté de médecine de l'Université de Montréal), tient à préciser que malgré qu'il occupe actuellement le poste de secrétaire du comité exécutif du conseil des médecins, dentistes et pharmaciens de F Hôtel-Dieu de Montréal, la présente opinion est émise à titre personnel.MICHEL JARRY Le 17 juin dernier ont débuté les séances dites de consultation publique sur l'avenir de l'Hôtel-Dieu de Montréal, avec comme principale toile de fond la question de sa relocalisation.Pour un observateur non averti ces séances tendent à confirmer l'impression véhiculée jusqu'à présent dans les médias et le grand public sur ce débat.Cette impression serait que l'immense majorité des intervenants dans ce dossier s'oppose à la relocalisation et au développement de l'Hôtel-Dieu sur un nouvel emplacement.11 s'agirait d'une décision universellement impopulaire qui aurait été prise unilatéralement par un ministre arrogant et autoritaire du fond de son bureau à Québec, sans aucune considération pour la réalité montréalaise.Qu'une telle conclusion semble s'imposer jusqu'ici n'a cependant rien de surprenant si l'on s'arrête un tant soit peu à la dynamique qui a sous-tendu la création de ce prétendu comité de consultation.D'une part, cette consultation fait suite à une commande qui a été faite par un groupe désigné sous le nom «Coalition sur l'avenir de l'Hôtel-Dieu».Ce regroupement, qui ne comprend aucun représentant officiel de l'hôpital (plutôt étonnant lorsque l'on prétend vouloir planifier l'avenir d'une telle institution) devrait plutôt se désigner comme la «Coalition contre la relocalisation de l'Hôtel-Dieu» pour être vraiment honnête.D'autre part, le processus de consultation lui-même est encadré par le Bureau de consultation de Montréal.L'opposition de la Ville de Montréal au projet de relocalisation de l'Hôtel-Dieu est connue de tous.C'est cette même Ville de Montréal qui pendant ce temps fournit le support logistique soutenant toute l'opération.Par ailleurs, qui paie pour les nombreuses annonces dans les journaux invitant la population à comparaître devant le comité?Qui paie la location des locaux à l'hôtel Holiday Inn, où se tiennent les audiences?Qui défraie le temps d'antenne de retransmission des débats sur Câble TV et Vidéotron?Qui défraie les coûts de secrétariat de la firme d'avocats Lavery et De Billy, dont fait partie le président du comité.Me Yergeau, pour la correspondance reliée aux activités du comité?Une telle analyse peut permettre de dégager certaines impressions par rapport à cette consultation.D'abord, celle-ci ne possède aucune légitimité dans le processus décisionnel du gouvernement du Québec.Ce processus est actuellement complété après plus de quatre ans de travaux menés d'abord sous la direction de madame Thérèse Lavoie-Roux et par la suite de monsieur Marc-Yvan Côté.Le principe de la relocalisation n'est donc pas issu d'une subite inspiration du ministre actuel, comme certains voudraient bien le laisser croire.La consultation sur l'avenir de l'Hôtel-Dieu n'est pas une commission parlementaire, loin de là.En fait, toute cette mise en scène donne plutôt une impression de parodie de processus démocratique, de kermesse médiatique.L'exercice n'a vraisemblablement en fait pour but que de légitimer l'éventuel «rapport» du comité, promis pour septembre, et dont les conclusions ne sont guère difficiles à prévoir.Si lors d'un procès il doit y avoir justice et apparence de justice, dans une consultation publique comme celle-ci on devrait s'attendre à avoir impartialité et apparence d'impartialité.On en est malheureusement très loin.Si l'on veut tenter une analogie, la situation ici est semblable à celle d'un individu qui aurait perdu une cause devant les tribunaux.Cet individu décide alors de créer son propre tribunal en y nommant un de ses amis comme juge.11 lui prête sa maison pour y tenir ses audiences et lui fournit tous ses repas.En échange, il espère que le nouveau jugement «objectif» qui sera rendu lui permettra d'influencer l'opinion publique et le premier juge en sa faveur.C'est pour ces raisons que les groupes et individus les plus étroitement associés à la vie quotidienne et au fonctionnement de l'Hôtel-Dieu, et qui connaissent le plus intimement ce qui se passe à l'intérieur de ses murs, ont tous décliné l'invitation faite à «comparaître» devant le comité.Ceci comprend le conseil d'administration de l'hôpital, la direction générale, le comité exécutif du conseil des médecins, dentistes et pharmaciens et les religieuses hospitalières de St-Joseph.Tous ces groupes sans exception sont en faveur du projet de développement présenté par le gouvernement du Québec.N'y a-t-il pas lieu alors de s'interroger sur la crédibilité relative des divers intervenants dans ce débat?La coalition contre la relocalisation prétend être appuyée par une majorité dès médecins de l'Hôtel-Dieu, ce qui est absolument faux.Il y a un peu plus d'une semaine les médecins, dentistes et pharmaciens de l'Hôtel-Dieu élisaient un comité exécutif clairement identifié comme étant en faveur du projet gouvernemental.Lors de cette élection essentiellement référendaire pour le corps médical sur cette controverse tous les candidats opposés au projet de relocalisation ont été défaits, sauf un.Il faut également savoir, ce que les opposants au projet se gardent bien de mentionner, que tous les chefs de départements hospitaliers, à une seule exception près, sont en faveur du projet de développement de l'Hôtel-Dieu.Les coordonna-teurs de l'enseignement et de la recherche, deux domaines qui sont à la base même de l'activité scientifique de notre hôpital, sont également en faveur du projet, appuyés par une majorité de chercheurs qui oeuvrent à l'intérieur de nos murs.Quand d'autre part on consulte la liste des membres de la Coalition contre la relocalisation on retrouve beaucoup d'organismes dont l'implication dans le fonctionnement d'un hôpital universitaire d'enseignement n'est pas évidente.On dénombre ainsi le Conseil des monuments et sites du Québec, l'Union des artistes, l'École nationale de théâtre, la Société Saint-Jean-Baptiste, Héritage Montréal, l'Association des commerçants de la rue Saint-Laurent et l'Association du Barreau canadien entre autres.Malgré tout le respect qu'on peut avoir pour chacun de ces organismes dans son champ de compétence particu-lier, on peut sérieusement s'interroger sur leur capacité de saisir les complexités du fonctionnement quotidien d'un hôpital universitaire moderne.Je mets au défi leurs représentants de venir travailler une seule journée dans la salle d'urgence vétusté et non fonctionnelle de notre institution, ou de tenter de donner des cours aux étudiants de médecine, externes et résidents' dans des locaux trop peu nombreux et mal adaptés.Nul ne met e.n doute la valeur historique des bâtiments que nous occupons, et loin de nous la pensée de les détruire, mais il est de plus en plus difficile de pratiquer une médecine scientifique moderne et de prodiguer un enseignement universitaire de pointe dans cet environnement.Une nouvelle vocation pour cet ensemble immobilier n'a rien de déshonorant.En conclusion, si de très nombreux intervenants étrangers à l'Hôtel-Dieu sont opposés au projet de développement pour des considérations historiques, architecturales, économiques ou autres, les professionnels qui exercent à l'intérieur de l'institution, mus par des considérations scientifiques et académiques, sont majoritairement en faveur du redéploiement de l'Hôtel-Dieu sur un autre emplacement.Toute la question est de savoir quels sont les arguments les plus importants.Et ce n'est sûrement pas le comité de consultation publique sur l'avenir de l'Hôtel-Dieu qui résoudra cette question.Le texte qui suit se veut une réponse à l'opinion de Louis CornelIicr et de Claude Belleville, intitulée «Le retour de Batman: entre la violence et la «dictature» des bons sentiments» et publiée le 16 juin dernier.DOLORÈS BRICK ans la «bataille» d'arguments pour ou contre la violence dans les films du type de « Batman », nous tenons à exprimer notre point de vue comme parents d'enfants, âgés respectivement de 11 et 15 ans.Nous sommes outrés de voir des professionnels et des intellectuels comme Louis Cornellier, prof de littérature et Claude Belleville, infirmière, faire l'apologie de ce film (La Presse, 16 juin 1992) sans que l'on tienne compte du contexte dans lequel on assiste â une prolifération de la violence au petit comme au grand écran.Le ton méprisant et pédant de ces «bien-pensants» à l'endroit de Virginie Larivière et du groupe Pacijou nous révolte.Pourquoi s'en prendre ainsi à ceux qui s'opposent à la représentation de la violence dans les médias et non a ce que l'industrie du cinéma impose, à grands coups de millions, à l'imaginaire de nos enfants?Notre souci, vous le comprendrez, ne vient pas tant de «l'homme chauve-souris» en particulier que de ramener le débat de fond auquel son «retour» devrait plutôt nous inviter: y a-t-il oui ou non une montée de la violence dans les films présentés aux enfants?assistons-nous à une désensibilisation accrue face à ce phénomène?jusqu'à quel point les enfants sont-ils bien équipés dans la vie pour discerner la réalité de la fiction?Prolifération de la violence On peut toujours nier l'influence néfaste de la violence présentée au petit comme au grand écran en lui conférant un pouvoir de «catharsis», cette espèce de libération de la violence refoulée au fond de chacun de nous.Même contesté après 35 ans de recherche sur les effets de la télévision, cet argument sécurise sans doute beaucoup de parents et.surtout les producteurs hollywoodiens (ou autres) avides de recettes faciles.Alors que les enfants d'aujourd'hui passent bien plus de temps à regarder la télé, à visionner des films et des vidéos, à jouer au Nintendo Qu'à vaquer à d'autres activités, l'industrie du cinéma, de la télévision et des jeux électroniques offre en quantité phénoménale des productions violentes.Pensons seulement aux cassettes disponibles sur les rayons des clubs vidéo.Vous y trouverez aisément dix cassettes d'un « Freddy », d'un « Robocop » et d'un « Terminator » pour deux exemplaires d'un des «Contes pour tous» de Roc h De m ers, par exemple.Rappelons également que l'Office des communications sociales qui publie le recueil «Films â l'écran» et produit les fiches-résumés des films dans les télé-horaires, constatait en décembre 1990, que plus d'un film sur quatre faisait l'objet d'indications sur la présence de scènes de violence.Dix ans auparavant, seul un film sur dix faisait l'objet d'une telle mention! Le plus troublant dans tout cela c'est qu'il est de plus en plus difficile d'éviter et de résister à tout ce battage publicitaire qui entoure la sortie de tels films, en partant des produits dérivés (figurines, chandails, masques, verres offerts dans la chaîne des McDonald's) en passant par les annonces télévisées et les pages culturelles des grands journaux.Les héros jouent sans doute un rôle important dans l'imaginaire des enfants.Mais quand c'est d'Hollywood ou d'ailleurs que l'on nous bombarde sans cesse de tels héros stéréotypés, simples et brutes, on peut bien se demander ce qu'il leur reste à imaginer.Qui est plus intrusif ou dictateur?Qui fait le plus insulte à l'intelligence des enfants?Cette industrie ou les parents inquiets d'une certaine désensibilisation face à cette violence?Réalité ou fiction 11 y a plusieurs années déjà, l'un de nos fils (alors âgé de 6 ans) et sa mère assistaient à un vol à main armée en faisant le marché au Steinberg du coin.Trois individus, carabines au poing, ordonnèrent à tous les clients présents de se coucher par terre.Le fils refusa d'obtempérer aux menaces, croyant par là qu'on le forçait à participer à un tournage de film! Quand la réalité et la fiction s'entremêlent.Les trois cadavres qui jonchaient le trottoir l'ont vite ramené à la réalité! Entendons-nous bien.Il ne s'agit pas d'hyper-protéger les enfants dans de la « ouate » en escamotant de l'écran la violence réelle qui fait partie intégrante du quotidien (guerres, inceste, violence conjugale, effets dévastateurs de la drogue, oppression des peuples et racisme).Il faut plutôt, à notre humble avis, se demander: pourquoi n'y a-t-il pas plus d'autres ingrédients au menu télévisuel et cinématographique?comment être certains, dans un tel contexte, que les enfants sont en mesure de dissocier la réalité de la fiction?Désensibilisation Que voulez-vous?Ce n'est pas en visionnant depuis leur tendre enfance des milliers d'heures d'explosions, de meurtres et de bains de sang, de têtes et de bras arrachés, de corps et de cerveaux perforés sous les tirs nourris d'armes de plus en plus lourdes et sophistiquées, mettant aux prises des truands dégoûtants et pervers, que nos jeunes cinéphiles vont s émouvoir avec les contes de Perrault ou de Grimm.À force de voir et de banaliser de tels actes d'une rare violence, cela ne nous en prend-il pas de.\u2022 plus en plus pour nous émouvoir , et nous indigner?Face à de telles scènes, les enfants ne se pipi* » sent-ils pas à clamer couram-.ment : « Voyons, y a rien là !» de-, i vant des yeux d'adultes ; effarouchés qui n'en avaient paa -autant vu dans leur enfance télé?k-visuelle?Cette désensibilisatior*,, est d'autant plus inquiétante* quand nous observons une cdr*« taine passivité et notre totale indifférence face aux famines dan-.le monde qui nous sont préserK, tées régulièrement au téléjour-.nal.Durant la guerre du Golfe a «Nintendo ou chirurgicale» sK % mutée au petit écran, n'étions-;-nous pas devenus des téléspecta-teurs anesthésiés, au point de.* croire que la guerre est un jeu de \" boutons qui ne fait plus de victim ^ mes?.*\u2022> \u2022 «Ai «* * T Laissez-nous | éduquer en paix! , Les enfants ont certes besoin de jouer librement.Mais, on ne.doit pas oublier qu'ils ont sur-* tout besoin de balises et de guides, même s'ils sauront bien discerner la réalité de la fiction en* grandissant en âge et en expév.rience tout en étant entourés d'amour.Ils sauront juger et agir devant la violence si on leur démontre d'autres façons d'y faire face et s'ils ne sont pas seulement inondés de produits industriels de masse, de plus en plus de mauvais goût par leur étalage de violence gratuite.7\\ v Il sera toujours possible de nous répondre: «Éteignez la télé et envoyez vos enfants jouer dehors».Et voilà, tout le monde est content.La solution est bien simple, fallait y songer! Ce que nous désirions démontrer ici c'est que la pression sociale est déjà assez grande pour tous les parents (entre le travail J| ou les études, le sommeil, les responsabilités sociales et les loisirs), pour accompagner les enfants, discuter avec eux, les inviter à faire des choix et à faire preuve de discernement, sans que des professionnels et des intellectuels viennent pointer du doigt ceux qui s'inquiètent, à juste titre, de cette banalisation et de cette montée de la violence dans les films.i Nous lançons ce cri du coeur pour nous sentir davantage soutenus dans l'éducation de nos enfants.Nous ne pouvions passer sous silence la contradiction profonde qui prévaut entre les valeurs que nous prônons dans notre famille et celles vénérées et valorisées par l'industrie du cinéma et de la télé.Nous invitons plutôt les «défenseurs» de Batman à se faire les promoteurs d'une industrie culturelle qui nous soit propre et ne succombe pas à de telles recettes faciles.De surcroit, notre imaginaire collectif s'épanouira sans doute davantage avec d'autres valeurs de paix, d'entraide, de justice et de plus grande solidarité.VA ù c ii LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 19 JUILLET 1992 B3 SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 19 JUILLET 1992 La personnalité de la semaine Il n'est pas de succès qui se mérite s'il n'est construit sur l'excellence II conserve, à 57 ans, un formidable enthousiasme en dépit du regard impitoyable qu'il jette sur certaines choses ANNE RICHER Une musique.Une présence.Un personnage.Vic Vogel.son Big Band, le piano, la baguette mais surtout la création et la passion.Vie Vogel a son franc-parler et il conserve, à 57 ans.un formidable enthousiasme en dépit du regard impitoyable qu'il jette sur certaines choses.Il est le récipiendaire du trophée Oscar Peterson, accordé dans le cadre du Festival du Jazz de Montréal ; un honneur qui le remplit de joie, même s'il dit que ses prix et décorations se «retrouvent dans le garage».Il est toutefois très heureux d'être consacré personnalité de la semaine par La Presse.Indépendant, il a toujours fait tout ce qu'il a voulu.Armé d'une solide volonté, d'un appétit de relever sans arrêt des défis, d'un besoin d'exprimer sa part d'humanité, le musicien de jazz précise: «|c ne suis pas un fonctionnaire musical.» Voulant dire par là qu'il est.qu'il reste libre.Une enfance son et lumière Angle De Bullion et Prince-Arthur, le 3 août 1935.naît le deuxième fils de cette famille d'immigrants hongrois, les Vogel.L'air du quartier résonne du vibrato du violon tzigane dont joue le père, mais aussi des discussions enflammées qu'il a avec le voisin : un certain Sam Steinberg, de l'activité des cham- breurs qui vont et viennent, du commerce des 400 gallons de vin par année! La mère Vogel qui a une jolie voix, fait des ménages dans les maisons chics d'Outremont.Les enfants Vogel ont tout ce qu'il faut pour s'amuser: les mécanos et les briques rouges en plastique sont leurs jeux préférés.En 1947, Vic a 12 ans lorsque la famille s'installe à la campagne.Longueuil (!) parce que le père malade a besoin d'air pur et de repos.«Une sirène au-dessus de l'hôtel de ville sonnait le couvre-feu chaque soir à huit heures, l'avais un gros lapin qui faisait l'cnyie du chef de police, le lui ai laissé à la condition qu'il me donne la permission de rentrer à l'heure que je voulais.» Vie Vogel a une seule envie, faire de la musique.À quatre ans, quand son père a acheté un piano à l'aîné «dans cette culture, l'aîné reçoit tout», explique Vie, c'est lui qui en joue, malgré tout, en cachette.«|e jouais la musique classique par oreille.» Et son idole c'est ce rebelle Beethoven qui a osé dire: «Si je suis assez bon pour jouer chez vous, monsieur le roi, je mérite d'entrer par la porte d'en avant.» Il y a eu l'école Saint-Louis-de-France, et sur la route du retour vers la maison «je me faisais battre par les francophones».Un souvenir comme un autre, sans amertume.Il a survolé bien des régions Il a piloté, a survolé bien des régions du pays.«l'ai toujours aimé le vol.Le planeur surtout.\t\t \tVIC VOCEL\t « Chacun de nous est né pour finir sa tâche ici-bas, sinon il est condamné à revenir.J'ai beaucoup à faire encore.Je ne suis pas pressé, mais j'ai hâte.» Pas de bruit, dans une autre dimension.Comme la montgolfière qui va à la même vitesse que le vent, c'est merveilleux.Et tellement calme.» Les chaudrons d'où un jazzman peut toujours tirer des sons, lui inspirent par ailleurs de bonnes recettes hongroises, allemandes ou chinoises et c'est de son propre aveu: «Le seul moment où j'oublie la musique.» Autodidacte brillant.Il a tellement à dire, à faire entendre aux autres, que son imagination ne tarit pas.Et paradoxalement lui qui aime le calme, connait ses périodes les plus créatrices au coeur de l'action.« Pas besoin de calme, d'un lac, je ne suis pas un écureuil ou un pic-bois! je suis stimulé par l'activité de la vie.» Chasser les vendeurs du Temple Le musicien dénonce la musique peu profonde, celle qui cherche à se vendre.L'industrie parasite, celle des pochettes notamment.«Un prix pour la plus belle pochette?C'est niaiseux», dit-il avec son fort accent anglophone.«Elle n'a pas à se montrer, la musique s'entend les yeux fermés.» Alors que certains musiciens «ne révent qu'à leur retraite, à s'acheter leur condo en Floride», Vie Vogel suit son inspiration, «l'espère vieillir bien et conserver cette petite étincelle dans mes yeux; rester le petit garçon un peu naïf, pur.Cette sensibilité nous coûte cher parfois et on se protège avec une carapace qui semble brusque.Mais même après avoir composé une ballade un peu triste, l'espoir surgit toujours à la fin.» «lamais agressif en musique», il affirme qu'il faut être en paix.Mais pour y arriver l'artiste aurait besoin de sortir de l'ornière des soucis financiers quotidiens.«À Montréal, c'est triste car c'est là où il y a le plus de talents au pied carré dans le monde, mais c'est mal géré par les décideurs.Laissé entre les mauvaises mains, en éducation surtout.» Mais au fond la musique c'est quoi?«On est un peu missionnaire nous les musiciens, on ne peut jamais enlever ce manteau de nos épaules.C'est un cadeau mais aussi une responsabilité morale.Cette forme d'art universel est une manière de rencontrer des gens, de leur demander comment ça va?» Sa mère qui a 93 ans lui répète souvent qu'après 50 ans, c'est le temps d'être sérieux, «on a déjà vécu le tiers de sa vie ! » Alors il pense qu'il va mourir vieux.«Chacun de nous est ne pour finir sa tâche ici-bas.sinon il est condamné à revenir, l'ai beaucoup à faire encore, le ne suis pas pressé, mais j'ai hâte.» Il croit à quelque chose de plus fort, de plus grand, d'ailleurs.« L'humain a découvert la mer et les étoiles.Il reste peu de choses à découvrir sinon la mort.» Pour démystifier la mort musicalement il a un projet dans la tête et le coeur.Un spectacle.Une musique.Un événement qui serait compris aussi bien d'un petit enfant que d'un vieillard et qui parlerait de la mort.«Ils sortiraient et ils diraient: Ah! C'est ça!» Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, l'excellence naît de l'effort a Hydro-Québec Le meilleur de nous-mêmes des gens de parole II ALCAN \u2022 I ' \u2022 e succès n'est pas un but le moyen de viser plus haut » Pierre de Coubertin La Presse sera doublement présente aux Jeux de Barcelone : Pierre Foglia et Philippe Cantin y seront Je pense donc je lis La Presse I B4 LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 19 JUILLET 1992 Denis IxiVoiè i ! ourse folle à tricycle, en plein centre-ville de Montréal, au Square Dominion, le lundi 3 août, avec des équipes de personnalités artistiques dont: Estelle Esse, Diane Saint-lacques, Marthe Choquette, Sophie Stanké, Anne Bisson de Coup de foudre, Danielle Leduc et Marcia Pilote de Chambre en ville, ainsi que Sylvie Daviau et le porte-parole de Randonnée Foresterie Noran-da, Sylvain Giguère.Le tout aura lieu sur le coup de midi, en face de l'édifice Sun Life et est au profit de la Société canadienne de la sclérose en plaques.11 s'agit de la troisième édition de la Randonnée à bicyclette Foresterie Noranda de 150 km.Renseignements: (514) 847-VÊLO- Le président de la compagnie pharmaceutique Merck Frosst Canada ltée, Michael Ta mow a remis récemment aux co-présidents de la campagne de souscription de l'Hôpital de Montréal pour enfants, A.Jean de Grandpré et Rowland C.Fra-zee, la première tranche d'un don de 100 000$.La somme recueillie lors du super concert de Canada 125, qui a eu lieu au Stade olympique le 8 juillet dernier, soit une somme de 30 000 $, sera remise à l'organisme Génération, par le co-président de Canada 125, Claude Dupras, juste avant qu'il procède au lancer de la première balle du match des Expos de Montréal, demain.Le président des Entreprises Bell Canada inc., /.V.Raymond Cyr, a accepté d'être le président d'honneur des fêtes du 60c anniversaire de fondation de l'Amicale des anciens de l'orphelinat _ Saint-Arsène Raymond et accueillera Cyr donc les «anciens», lors du pique-nique annuel qui aura lieu le dimanche 2 août, au camp Marcel, situé à Sainte-Béatrix.Renseignements: Amicale des anciens de l'orphelinat Saint-Arsène inc., 5757 rue Bordeaux, Montréal (Québec), H2G 2R2.Tél.276-4749.C'est Guy Lessard, qui a été finalement élu président de la Fédérât i o n québécoise des directeurs et directrices d'établissement d'enseignement.En prenant la succession de Jean-Marc Mathieu, Guy Lessard s'est Guy engagé à créer Lessard des liens entre les associations de directeurs et directrices d'établissements d'enseignement et également avec les associations de cadres, dont l'Association québécoise du personnel de direction des écoles et l'Association des direction d'école de Montréal.Alain Harvey, le propriétaire du restaurant Pacini à Trois-Rivières, a remporté la palme du concours le «médaillon d'or» de l'Association québécoise de la «franchise», qui vise ainsi a honorer le franchisé par \"'a'n excellence de Harvey tous les réseaux de franchises du Québec.Alain Harvey s'est particulièrement distingué par un très faible taux de roulement de son personnel ; le respect de normes du franchiseur; et la qualité des produits et services offerts.¦m.Ceci oes ieunes en affaires L Association des courtiers d'assurances de la province de Québec commanditait le récent petit déjeuner d'affaires de la Société d'investissement jeunesse, qui a permis à plusieurs générations d'entrepreneurs d'établir des relations d'affaires.Il en fut ainsi, dans l'ordre habituel, pour Sergio Perez, président des Cuirs Posaro international inc.; Bruno Fortler, directeur général de la Société d'investissement jeunesse; André Bisson, président du conseil de la Société; et Pierre Pelland, président de l'Association des courtiers d'assurances.Voulant rendre hommage au lauréat du Prix du Fondateur 1992 de la Fondation canadienne du rein, Cecil Vi-neberg, qui sera honoré lors d'un dîner-gala le 21 octobre prochain, le vice-président aux finances de Pratt & Whit- Vineberg ney, Reginald Steers, a rerqis une contribution de 10 000$ à la campagne du Prix du Fondateur, de la Fondation canadienne du rein.La comédienne Angèle Coutu, entourée de Marie-Eve Saulnier, atteinte de leucémie, et de toute.une équipe de massothérapeutes, \u2022 ainsi que du président de la Fé-.dération québécoise des masseurs et massothérapeutes, Daniel Bouffard était fort heureuse d'apprendre que l'on a récolté 21 000$ au profit de l'Association pour les enfants atteints de * leucémie et autres formes de cancer (Leucan), lors d'une «journée détente» offerte par les_ masseurs et massothérapeutes._ l Suite au décès du docteur Léo Morneau, bonsaiste de renom, le président de la Société de bonsaï et de penjing de Mon treal-qui s'est portée acquéreur de ses bonsaïs-, Claude Gagné, a pu re- c|aude mettre une ^ douzaine de Gagne bonzals au directeur du Jardin ; -| botanique, Pierre Bourque.La Société de bonsaï et de penjing a ' également offert une collection de livres spécialisés à la bibliothèque du jardin botanique.Pendant quelques années chef du Service de gynécologie de l'hôpital Notre-Dame, et ayant joué un rôle important dans la mise sur pied du Département d'obstétrique-gynécologie, le docteur Roland Simard, vient de prendre sa retraite après avoir oeuvré à l'hôpital Notre-Dame pendant 50 ans, y ayant été admis comme ««interne médecin junior»» le 1er juin 1942 après ses études de médecine à l'Université de Montréal.Ëalslrs d'été Sur la route des festivals du Québec, La Ronde accueille, du 8 au 27 juillet et du 19 au 30 août, la * tournée du Bonhomme Kool-Aid*.Les enfants peuvent assister à un spectacle Interactif et on en profite pour amasser des fonds au bénéfice de l'Opération enfant Soleil qui contribue au mieux êtres des enfants hospitalisés.Pour les jeunes vacanciers, c'est une occasion de montrer un nouveau minois.lusieurs artistes populaires québécois se prêtent généreusement à réconforter les personnes hospitalisées.Ainsi en fut-il pour Michèle Richard, qui a visité l'hôpital Notre-Dame à l'occasion de la Fête des mères.De même, les bénévoles de cet hôpital ont profité de la présence d'André Lejeune qui a accepté de participer à une «cabane à sucre», organisée par le Service diététique à l'intention de malades des soins prolongés.Parmi les 73 des 183 bénévoles oeuvrant à l'hôpital Maisonneuve-Rose-mont qui se sont vus décerner un diplôme de mérite ou une médaille de mérite, attestant des services rendus à la clientèle, le chef du service de bénévolat, Michel Naud, a tenu à souligner les mérites de Roméo Ferland, quia donné 5541 heurej de bénévolat, et lean Marie Jasmin, qui y a consacré 3563 heures.Dans le cadre de la présente campagne de souscription de l'Hôtel-Dieu de Montréal, le président de la Brasserie Molson O'Keefe, André Tranchemon tagne, a remis un chèque de 25 000 $ à la Fondation Hôtel-Dieu, représentée par Paul-Emile Légère, président d'Alfred Dallaire.Le tournoi annuel de Bureau-spec inc., distributeur de mobilier de bureau, a permis de remettre un chèque de 7000 $ à l'Association québécoise de la fibrose kystique.C'est le président de cette asociation, Richard Arel qui a reçu le chèque des mains des organisateurs du tournoi : Mariette Davignon, André Carpentier, Sylvie Chabot, et Sylvia Séguin.C'est avec un flamboyant sourire que le président directeur général du Réseau des sports, Gérald Janneteau serrait la main de Michel Jasmin, en acceptant de devenir président d'honneur de l'omnium Michel Jasmin qui aura lieu le mercredi 5 août, au club de golf Granby-Saint-Paul.Le président d'honneur s'est dit fier d'épouser la cause des moins choyés dans leurs démarches pour retrouver la dignité, le respect d'eux-mêmes et la confiance en soi.L'objectif est en effet d'aider l'intégration des personnes physiquement handicapées.Les participants de «Communicateurs.au rendez-vous» ont jeté les bases d'un nouvel organisme, l'Association des communicateurs de la Montérégie, qui vise à la promotion de l'éthique et de la qualité de la profession de communicatee.Le conseil d'administration est formé de: Jocclyne Alarie, présidente, agente d'information à la Commission scolaire Taillon; Daniel Guertin, vice-président, coordonnateur des communications à la vice-présidence d'Hydro-Québec; Gilles Ferlatte, secrétaire, adjoint parlementaire auprès de Nie Leblanc, député de Longueuil ; Claude Choinière, trésorier, président de Stratège Idées communication; Claudette Dion, conseillère aux programmes à la Direction générale du ministère de la Main-d'oeuvre et de la Formation professionnelle du Québec; /o Anne Simard, agente d'information au CLSC Samuel-de-Champlain ; et Ginette Oc-teau, directrice de Communications Clé.Renseignements: 289-6490.O Triathlon de relais au profit d'organismes sans but lucratif, auquel sont conviés les entreprises montréalaises et les médias.On peut s'inscrire dans douze catégories différentes.L'épreuve comporte un 750 mètres à la nage dans le Bassin olympique, 20km à vélo sur le circuit Gilles-Villeneuve, et 5km à la course sur l'Ile Notre-Dame.Le relais Montréal Trust mettra aux prises médias et entreprises montréalaises qui auront relevé ce premier défi.Les organismes qui tireront profit de cette activité sont: la Fondation de l'hôpital Maison-neuve-Rosemont, la Fondation de l'hôpital Saint-Mary, et le programme Info-crime du Bureau de commerce de Montréal.Renseignements: 878-465 LJ ; Architecte et ingénieur, Claude !K Beaubien vient d'être élu président oi) conseil d'administration du Musée du Château Ramsay, ouvert en 1895 et relatant l'histoire de Montréal.A JEUDI Sciences et techniques LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 19 JUILLET 1992 B5 LE MONDE FABULEUX DE LA GÉNÉTIQUE On fait des plantes dont les racines sont des patates et les fruits des tomates.On «fait» aussi des souris leucémiques de mère en fille.Des scientifiques dressent l'inventaire des gènes humains.et courent après les brevets.Gérer son patrimoine génétique ou bien le subir, telle est maintenant l'alternative.Le troisième d'une série de cinq articles sur la génétique, point de passage obligé de cette fin de siècle.CAROLE THIBAUDEAU » « L'effort américain pour monopoliser la connaissance Des chercheurs des USA ont automatisé les découvertes et les brevètent pour se payer en retour es Américains qui envisagent de breveter les bouts de gènes qu'ils viennent de déchiffrer, les Britanniques piqués qui finissent par les imiter, les Européens qui mettent dignement sur pied des programmes indépendants et, bien sûr, les japonais, qui travaillent à automatiser les méthodes, tout le monde, autour du vaste projet «génome humain», tire la couverte de son côté.Chaque pays voudrait bien être le premier, mais l'ampleur herculéenne du travail à accomplir incite à la coopération plus qu'à la compétition.Quel boulot en effet: identifier la structure moléculaire, la fonction et le mécanisme des 100 000 gènes humains, les situer parmi les trois milliards de paires de bases qui composent notre patrimoine génétique.(Une base, ou urf nucleotide, c'est l'unité élémentaire de la grande molécule d'ADN.Un gène peut être constitué de milliers de paires de bases.) Cette prodigieuse aventure collective ne va pas sans luttes ni compétition, comme avant elle d'autres aventures humaines, par exemple la découverte et le partage du Nouveau-Monde, ou encore, plus près de nous, la conquête de l'espace.Le Canada participe à cette aventure.Bon joueur, petit joueur, il adopte la philosophie non compétitive de celui pour qui l'important n'est pas de gagner mais de participer.«Il faut apporter notre contribution si nous voulons plus tard bénéficier des retombées», fait valoir simplement le docteur Henry Friesen, nouveau président du Conseil de recherche médicale du Canada, lequel injectera au cours des cijiq prochaines années 5 millionsS dans le projet Génome humain.Et quelles retombées n'attend-on pas de la connaissance de nos gènes! Par elle, une porte s'ouvre sur tous les espoirs: guérir beaucoup de maladies héréditaires, le cancer, le sida, la grippe, de nom- breuses autres maladies virales, faire produire nos médicaments par les animaux, prévenir l'excès de cholestérol, le cancer, le diabète et même la tuberculose.Mais voyons à quels débats nous mènent ces petits bouts de molécules qui, outre le potentiel de guérison qu'on leur attribue, possèdent celui de causer des chicanes à n'en plus finir.La saga des brevets Il y a un an, le docteur Craig Venter, chercheur au National Institute of Health (NIH), des États-Unis, posait un geste capable de faire se retourner Watson et Crick dans leur tombe.Grâce à des machines qui sé-quencent des bouts d'ADN de façon automatisée, il connaissait la nature chimique de 337 segments de gènes, des segments de 300 à 500 paires de bases.Le dix juin 1991, appuyé par M.Reid Adler, directeur du Bureau du transfert de technologie du NIH, il dépose une demande au Bureau des brevets américains, soulevant un tollé de protestations parmi ses collègues.Plus tard dans l'année, il a «récidivé» et environ 3000 de ses segments d'ADN font maintenant l'objet d'une demande de brevet.Le projet de recherche de M.Venter prévoit qu'il se rendra à 30 000 segments.11 les séquence au rythme de 168 par jour.À noter que s'il connaît les arrangements moléculaires des segments de gènes, le docteur Venter ignore tout de la fonction de ces segments d'ADN: servent-ils à faire des protéines, à moduler la production d'hormones, sont-ils des oncogenes?11 est de pratique courante de breveter des gènes une fois qu'ils sont isolés et caractérisés, bref une fois qu'on en comprend l'utilité, les mécanismes, et les retombées possibles pour la santé.Mais ce qui scandalise la plupart des chercheurs, c'est que le docteur Venter demande des droits sur ses gènes pour les 17 années à venir, laissant à d'autres, qui devront lui payer des redevances, la tâche beau- Le docteur Henry Friesen: il faut participer au projet génome, si on veut bénéficier des retombées.coup plus ardue d'élucider leur rôle.(À partir de l'information apportée par les séquences de Venter, un chercheur peut construire des sondes pour aller à la recherche des gènes en question, s'il le désire.) Sitôt le geste de Craig Venter connu, le sang de la communauté scientifique n'a fait qu'un tour.L'attitude des aspirants-breve-teurs a quelque chose de colonialiste, et il s'en est trouvé pour la comparer à la guerre des Maloui-nes.Piquée, l'Angleterre a restreint l'accès à ses banques de données génomiques, en demandant des frais d'utilisation.Un peu plus tard, elle déposait elle aussi des demandes de brevets aux États-Unis, histoire de ne pas se faire damer le pion.Le prestigieux institut qui emploie le docteur Venter n'est pas monolithique sur cette question des brevets.James Watson, prix Nobel et instigateur du projet génome au NIH, envoie au diable les breveteurs, et leur reproche de porter préjudice aux fragiles et essentielles communications inter- Mme Margaret Sommerville, de McGill: «Je doute qu'on arrive rapidement à un consensus sur le brevetage de l'ADN.Il y a trop de différences culturelles.» nationales entre les chercheurs, ce qui pourrait bien couper les ailes à l'industrie de la biotechnologie.Dans le domaine de la génétique moléculaire, la circulation libre et rapide des informations est primordiale: il faut des banques de données internationales constamment mises à jour et consultables par tous les laboratoires du monde.Une idée neuve se trouve souvent désuète six mois plus tard.Paul Berg, un autre prix Nobel, membre du comité consultatif du NIH, considère aussi le brevetage «à la Venter» comme très choquant.L'industrie, profondément divisée, se borne à attendre la suite des événements.Certains hommes d'affaires prennent cependant position, comme l'avocat responsable des brevets chez Ge-nentech ( une firme leader dans le domaine des biotechnologies), Thomas Kiley, qui qualifie de «malsaine» la stratégie de brevetage de Craig Venter.De son côté, Craig Venter et Reid Adler soutiennent que leurs séquences apportent une information importante et que les brevets permettraient de rentabiliser l'investissement du gouvernement américain dans le projet «génome humain.» Quoi qu'il en soit, en l'absence d'intervention politique, la suite repose maintenant sur la décision du Bureau des brevets.D'après la revue Science, le Bureau des brevets pourrait en arriver à une décision en un an ou deux, comparativement à quatre ou cinq ans en situation normale.Trois critères de brevetabilité En toute logique, si on regarde les trois critères de brevetabilité en vigueur aux États-Unis comme ailleurs, il semble que les séquences de Craig Venter ne passent pas la rampe.Pour être breveta-ble.on produit ou un procédé doit présenter une nouveauté, être le fruit d'une invention et avoir un potentiel de commercialisation.Or, les séquences n'ont pas été inventées: elles sont là depuis la nuit des temps.C'est l'avis de la plupart des chercheurs, de même que celui du ministre français Hubert Cu-rien, de la Recherche et de la Technologie en France: «La description d'une courte séquence d'ADN n'est pas une invention.C'est simplement la connaissance d'une partie du monde naturel qui existe indépendemment du scientifique, comme la découverte d'une étoile ou d'une nouvelle loi de la physique.» Le ministre Curien essaie de faire amender la Déclaration des droits de l'homme, afin d'y inclure la protection du génome humain.Le docteur Norton Zinder, professeur à l'Université Rockefeller, une autorité dans les questions de génome humain, récemment de passage à Montréal, estime que «les séquences sans utilité n'ont pas à être brevetées, alors que les séquences dont on a démontré l'utilité devraient l'être, en toute logique».Se range aussi à cet avis le docteur Ronald Worton, généticien en chef au Sick children hospital de Toronto et leader du projet génome au Canada.L'organisation HUGO elle-même ne s'oppose pas au brevetage pour des raisons utiles, mais elle condamne le geste de Craig Venter.Les pays qui travaillent sur le génome humain sont tous en train de clarifier leur politique à ce propos.Dans son communiqué du 6 décembre 1991, le Comité national d'éthique, en France, affirme: «L'information contenue dans le génome humain appartient au patrimoine commun de l'humanité.C'est un domaine de connaissance qui ne peut faire l'objet d'un monopole.» En France toujours, l'Institut national de la propriété industrielle s'est rallié a l'avis du comité d'éthique.Beaucoup de scientifiques, en particulier un mouvement de scientifiques allemands, souhaitent que les dirigeants politiques des pays concernés de même que.; l'Organisation des Nations unies (ONU) adoptent une position, claire permettant de clore le débat.Ils estiment qu'on ne doit pas breveter des séquences génétiques sans signification, d'autant plus qu'elles ont été découvertes à partir de recherches financées par les fonds publics.Toujours est-il que le docteur Venter a ouvert la boite de Pan-; dore.«Si ça n'était pas venu du NIH, ce serait venu d'ailleurs, commente le docteur Worton.Ler NIH a été le premier à être pointé du doigt, mais nous sommes tous dans le même dilemme: breveter pour rentabiliser nos efforts, ou ne pas breveter afin de faciliter au maximum l'accès à ce patrimoine humain.» ! Margaret Sommerville, pharmacienne, avocate et professeur a l'Université McGill, doute qu'on; arrive vite à un consensus, étant donné les différences culturelles^ «Par exemple, si on va dans un; hôpital français parce qu'on est malade, il ne faut pas dire \"j'ai 1er droit d'être soigné\", mais plutôt-\"je souffre, soignez-moi!\" Si on va dans un hôpital américain, il; faut faire exactement le contraU re!» : Eh France comme ailleurs, les recours en justice contre les médecins augmentent Dr MARTINE Le Figaro PARIS Le nombre de procédures intentées aux membres du corps médical par des patients mécontents ou par leur famille augmente en France depuis plusieurs années.Plus particulièrement visés par ce$ procès: les anesthésistes, les chirurgiens, les obstétriciens, mais aucun spécialiste n'est épargné'.Un colloque organisé conjointement par la faculté de médecine de Marseille, le Laboratoire «d'épistémologie juridique et le conseil départemental des Bou-cheî*du-Rhône, le mois dernier, à Marseille, vient de permettre une confrontation entre médecins et juristes sur la responsabilité civile da médecin.Selon Le Sou Médical, l'une des compagnies d'assurances spéciali- sées pour le corps médical, le nombre de mises en cause des médecins par des patients a augmenté de 18 p.cent en neuf ans.Sur un total de 4189 dossiers de déclarations d'accidents ouverts par des médecins auprès d'assurances entre 1977 et 1989, 1625 déclarations sont restées sans suite et 1041 accidents ont été indemnisés sur le fondement d'une faute médicale (dont 6% à l'amiable).«Le nombre élevé d'accidents sans mise en cause est sans doute le signe d'une progression des accidents médicaux non fautifs, liés à l'aléa thérapeutique et au progrès de la médecine», expliquait l'an dernier le docteur Pouletty, président du Sou Médical, au congrès d'éthique médicale.Un projet de loi est actuellement en cours de rédaction pour prévoir l'indemnisation des victimes de ce type d'accident.Quand un médecin comparait, sur plainte d'un malade, devant la justice, celle-ci doit déterminer si l'accident en cause fait suite à une faute ou s'il est dû aux aléas connus de toute prise en charge médicale.Une tâche souvent délicate pour la justice, les faits n'étant pas toujours évidents à établir.Les médecins sont assujettis \u2014 comme tout le monde \u2014 aux principes du Code civil, et notamment à l'article 1382 qui stipule que «c tout fait quelconque de l'homme qui cause à autrui dommage oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer».Un principe qui guide le jugement de l'infinité de conflits qui peuvent survenir entre malades et praticiens.Un jugement sur lequel interfère aussi une foule de paramètres: la gravité de l'affection en cause, l'importance du préjudice, le comportement du médecin.La preuve complète Par ailleurs, la preuve d'une faute ne suffit pas à engager la responsabilité du médecin : la victime doit prouver le lien de causalité entre la faute et le dommage.Le conflit peut porter sur l'erreur de diagnostic.En juillet 1991, un médecin est condamné pour avoir oublié de faire une recherche \u2014 normalement systématique\u2014 de rubéole chez une femme enceinte, l'enfant est né avec une rubéole congénitale.Un autre, en 1988, est reconnu coupable pour avoir diagnostiqué une rougeole alors qu'en fait l'enfant souffrait d'une méningite.Le litige peut aussi porter sur un accident secondaire à la prise d'un médicament.Certains médecins ont pu être envoyés en justice pour ne pas avoir informé des effets secondaires des médicaments; d'autres parce qu'ils ne s'étaient pas renseignés sur les antécédents allergiques des patients; d'autres encore parce que l'ordonnance était mal rédigée et qu'il y a eu erreur.Un grand nombre de plaintes ont pour objet des interventions chirurgicales, soit que l'intervention se soit soldée par une complication, voire le décès de l'opéré, soit qu'elle n'ait pas donné les résultats espérés.Les tribunaux sont plus sévères à l'égard de la chirurgie esthétique dans la mesure où ils estiment souvent que les interventions en la matière ne sont pas forcément justifiées.« Dans quelques cas.la faute est certaine, explique le professeur Devin (chirurgien, expert auprès des tribunaux).Le chirurgien a oublié une pince ou des compresses dans l'abdomen.Ou bien il se trompe de côté et opère, l'oeil droit plutôt que le gauche.À l'opposé, la faute est très difficile à affirmer pour des patients qui sont en réalité des déçus de la chirurgie.Il y a aussi des procès pour des récidives de hernies ou d'ulcè- ¦ res digestifs après traitement chi-; rurgical alors que toutes les statistiques font état d'un pourcentage' non négligeable d'échecs.Dans: d'autres cas.entre la faute certain ne et l'absence de faute, il y a une', multitude de situations.» Hantises américaines Rien de comparable en France avec ce qui se passe aux États-Unis.Les médecins, maintenant bardés de contrats d'assurance en tout genre, y exercent dans la hantise de la sommation judiciaire.La majorité des actes thérapeutiques font désormais l'objet de contrats entre médecins et malades.Le premier spécifie tous les risques encourus au cours du traitement, le second stipule qu'il accepte de les prendre.Il est courant de lire, dans ces contrats: «risque de mort» écrit en toutes lettres et de voir la signature d'un malade estampiller le document! Médecine r± t r Les pièges de la lutte contre le cholestérol KENNETH F.WALKER collaboration spéciale ¦ Il y a quelque temps, des chercheurs américains ont effectué \u2022 une vaste étude sur les effets du cholestérol sur les maladies corona-jennes.ils ont administré à un groupe de patients un médicament appelé cholestyramine, destiné à abaisser le taux de cholestérol dans le sang.Les résultats furent sensationnels: le nombre des crises cardiaques et des décès dus aux affections coronariennes tomba de 50 p.cent.Une étude analogue effectuée un peu plus tard en Finlande à l'aide d'un autre médicament donna des résultats similaires.Mais les bonnes nouvelles s'arrêtent là.Les deux études révélèrent en effet que les médicaments en question ne réduisaient pas le nombre des décès, mais en modifiaient plutôt la cause.Certains des patients succombèrent à un cancer gastro-intestinal, contractèrent une maladie du foie ou se retrouvèrent avec une vésicule biliaire truffée de calculs.En d'autres termes, ils n'avaient fait que troquer un mal pour un autre.Et maintenant, d'autres chercheurs finlandais signalent qu'une nouvelle étude, dont le but était de prouver les bienfaits d'un changement de régime accompagné de l'usage d'un médicament visant à réduire le taux de cholestérol, a donné des résultats catastrophiques.L'étude a porté sur deux groupes d'environ 600 hommes d'affaires, dont tous couraient des risques d'affections cardiovascu-laires.Un médicament destiné à réduire le taux de cholestérol sanguin et la tension artérielle a été administré au premier groupe, qui a de plus été l'objet d'un counselling intensif quant au régime à suivre, tandis que le second groupe ne subissait aucun traitement.Le résultat?Le premier groupe a enregistré plus de deux fois le nombre de défaillances cardiaques que le second ! Le professeur Desmond Julian, directeur de la Fondation britannique du coeur, souligne que, bien que personne ne nie le rapport existant entre le cholestérol sanguin et les maladies du coeur, le conseil si répandu de s'éloi- gner des aliments riches en cholestérol ne se base sur aucun fait précis.Les conclusions de ces recherches parviendront-elles à enrayer l'épidémie de cholestéro-phobie actuelle?11 y a lieu d'en douter.11 est trop difficile d'oublier d'un seul coup les myriades de rapports reliant le cholestérol aux maladies coronariennes, ou de passer outre aux budgets publicitaires d'énormes entreprises, qui soutiennent que les vaches et les poules sont responsables de l'épidémie de maladies coronariennes qui afflige présentement l'humanité, et que la T \" 1 seule solution est de modifier son régime alimentaire au profit de la margarine et des graisses poly insaturées.Encore une fois, personne ne nie qu'il existe un lien entre le cholestérol et les maladies du coeur.Mais il demeure que d'abaisser le taux de cholestérol du sang n'augmente en rien la durée de vie.Le drame est que des millions de personnes se sont laissé persuader que l'abaissement du cholesterol sanguin est le moyen le plus sûr d'éviter les crises cardiaques.Malheureusement, ce n'est pas aussi simple.-1- B 6 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 19 JUILLET 1992 -V3 La maison John Clermont 321 .- .* CUV PINARD RENDEZ-VOUS 92 1992.350\" ANNIVERSAIRE DE LA mmmum m: montht'm uand Serge Des-%f champs a fait l'acquisition de la petite Nv \\^ % maison du 110.rue WHJfcfr Saint-August in, le 18 %, -563i , Insononsés, LÔMUjËUÉ., 1 moK 4*A, meublés ou non, gron^beaux^cojmes,prés commodités, prix modérés, tout com-prb, 651-9957, 468-29I1, 677-6776 tL, m LQSQlle, 4^ bord mer, tennb, 450 sem.mer,_polf, 131-7739.LAUbtUÀlX buna, i Pbclne, propre, Itore.2S6-7S54 'a, prés de la mer.Solr OAL^ môFsbn oirn4-31C.MALUM>ÀLt i mois, bas du-plex, soteiilte et télé.800Vmols * éled.Mkhel Hardy: 1419-569-4378 ou Loddte Jomes: 1-M5-457-3760 MrOlliÔOC dominicaine, Vtlias.bordmer 163 chambres.497-4603 fK Floride, lumea, i diombres, prés ploge.638-1853.ST-PETERSftURG.condo de luxe sur lo ploge, pbclnes, tennb, etc 1 heure de Dbney Word, 696-5596.Condo neuf, irolimimspersorv-nés, pbclne, tennb, près de mer et terrotn doR.150$ us sem.Jour (407) SB8-3n7, foir (407) 191-730I.149 A PARTAGBt __A-mR^ lur «em., pour non fumeurfeuee), Oufremonf, dtambrt, (ITCI mob).2;>-1614.150 A^Loy» condommmms AHUNTSIC mob oroMt.6e>H étecfrosTsipt.89».72S^ \"ton; BEAoMiAtLb, condo ie, , i diombres, foyer, parage^ eiecfros.Itore.694-374j;(416>71749a bolm, por1( Ing krt.marina 6444113 _____¦R0SSAROjgg\\ ., bétofv oiceneeur, cMnwMie, pbcf-ne, Gcrâe.3 mm.boftf Champloln $695, Sm, 921-1^.4'A, vue utr chouffé.feiL, i,PMnofn duSUArenf, sdi 461 a^ôMttlV, 41 ntob gratutt.635-9812.1 tùkbà de luxe ité-Ànne-de-Beaupré, 4 à 6 personnel, four, sem, mob, 622-6165 répondeur.DUVERNAY, luxueux, foce rivté- G0UR4 6900 E., 5'a, gorooe dôûbîë^ pbclne, tennb, vue rivière, 15e, 1050 $.)29.4030, cellulolre 3iki381 GRAND condo luxueux, pour louer pu vendre, 6e ctooe, 3 chambres a couct)er, 2 s^tafri, gorooe, pbcifte, prés de Ploce Vertu.Obponible 1er ooÙt.Soir 745-1637 R£ DES SOEURS, condo-nnôlsônr 2 chambres, fover, directement sur porc Locourslère, oubolne -fronsfert, meublé ou non, 761-3539 R^ PATOfi condo 3'a rénove, seml-nr>euWe.pbclne Irrt^Txt., goroge Int, 650i tout Indus.952->«7 MTL-MORD, grand 4V7, cuisine équipée, lovv5ec goroge Int^ prix robonnoWe.745-7297, 745-7483.OUTREMONT, près de la monto-one, 6' i, condo de qualité, 3 chombres, l s.t>oln, iove-vab-selle Inclus.875 $, 495-9378 PJLT, condo propre.4'/i, Itore.3e ploncner, stationnement privé, eled., verlfcoux, 475 $, 587-75W ROSEMONT, l'A super môdërnë.fr)yer, puits de lumière, 597-0457 ST-ARUNO.luxe, foyer, alr.pl».dne, grond l'A 750$, 672-0131.ST-HEN» condo ensoteinSr?chombre% poNOg méfro, 1er ooût, 660 $.93IM6; 9M-W4.ERRASSE Polon, frès luxueux.6e, 2 chonibrti.3 «teins, electro, pbdne etc 1 iios^nob.681-1981.VRXE ST-LAURENT, Les COSCO-dcs, condo à louer 5'a.pbclne, souno.boln tourbllloa 8564666 150 condommmms VIVRE ovec les arbres, condo t 390 Dl cor.n>eïJonlne, gronde twrosse Offvéè sur tort,'dVecte-jr le porc Ane 944-1M1, 366- ment sur le porc Angrk)rx)n, 875$ 4tV 151 chambrb.Pe«sk)ns a méfro CodMIoc frlge, kTvpbo, poéle, t.v., 1801^nob, 899-5945.\u201e ^MaÀOK 6 iouer, cublne é solon, références, 448-6531 À UàkMÉik^ meublés, Po4W.réfrlgéroteur Indus, de U$ 082$ po- semolrte.47 de GenttRy est, coin Chemin Chombty.674-5306 ÀH TôuMmi iii et 4 (petttes et grandes chombres, soloril, arrangement pour groim, possibWté pcm déleûner.767-ml LLO t dame porlogerab mobon ovec femme non fumeuse.Lon-gueuN prés méfro.938-1864.ÀtédMUôR pr^ Ceoep, meuMTchauffe.Cakne.76^ V?; 3394.bEUipreskjIuKbeWcWre, poéle et frigo, 390$.6544905.propre, but, fronquWi 718-57 !8 OU lOMment, 1640' -laS, 596-1314 Ponet, 300S, 140-1 -UMÔUtmiM\u2014 a LONGMEUH.Pension complete o porttr de 445S par mob ou cttombres seulement de 55$ et ?por semaine.677-5301 A8ETR0 Oufremont, kivAéç, uso-ge Qibine, 67Swa 251-8708 METRO Souvé, motel, chambre refxwée, 125 Viem., 382-9710.MEfftÔ it-Mlchel.meuëSë; chauffée, lout compris.12h à 20h.S91-S098 -4dTffL4IMUi- Mtl-ouest chambres ?tél.cOUe poéle refrtgèrotour hr.1008 setn.OUTREMONT, propre et tronouB-le.771-6949 ou 493-0967.hiM LAMkTAMMberbrooke.chambres.185 S \u2022 300 S.S264S43 Pl^frô-terre.Homme^emme rfof \u2022 fdres'de rext, immense chambre, meubles neufs style victonen, T.v 5 n\\ln.des outoroutevtnétre La-soHe.après 16h, 362-1596.PRENDRAIS pensionnaire propre sobre.frovoMont q lo semolne, o Verdun.761-4438 RACHEL prés Trontenoc, chauffé, édoiré, meublé, cuislnctte, propre, frwQuIne, sécuritaire, âo S.Références.Sofr S314963, 577-7141.Oé 16h ^ 18h 597-1919 it-ÀN6M près mUro fterri, poélefrlgo.évfér dons ctrambre, meublée, MM, 597-1716.4c9mais0ns DE UEPO% 134œiTRES D'^ accubl L0f4GUEU&« grande chambre privée, tout indus, 575 Vmob, cour, ferdln, 938-0613, 442-9414 MONTREAL-NORD, chombre pri vée, lovabo, médecin, 338-1991.RÉiteM^ DU tONFÔRf 328^2/324-1814 Prix à porRr de 450$ 3311 boul.Goum est.rbord de reou Monfréot-nord l'a, i\\ 4'a, Ibres, ménoge folt, avec service de méle, foyer, totfbMon double.Sent fins de sem, 819-3364207.XlTfTOŒE\"c5ndô\"5ïïri chambres, pbdne, loc.689-1149 A SUTTON, cha«eb équ^ pb-dne kit.sauna et spo, 1-538-3736.A VAL-DAVÇf équipé, télé, foyer, pbdne ctKiuffée, sem- mois, solson, prix réduit, 819-333-3205 155 CHALHS A VAL-DAVK), 3-3- chombres, PbclnttennH.9674020,1-614-6363 AU DOMAIt« CHANTECLERC, Ste-Agothe, luxueux subse.privé, vue ponoromique, sem., 3864486 ÀVAWTbgL6Uttvk»ei6uN- TECLAW ET COMPAPEZ! 60 chcMH de luxe de 10 3 Chombres.Sounos et tourbMon pdves.Ploge privée.»ennb,_pbdne.Jour, sem.43CkÔO0, 819-336-5933.BORD LAC, SMons SPA doubles privés ou suites de luxe.Foyers.Week-end .3-1-5 kMX 1419-336-5836.ENTRELACIocPauzé.chaloises, Çdnqb, mob, semaines, poblble.1-338-Mi7.OASfCSC, bord de mer, près du |ardhideMMs,goR.1-41^7754639 LE D'ÇRLEAlét chotei près fiëû^ ve, ooutM.Yvon 418439- LiAbJX sHe bord eau, terrain de|«u,spèdal après 3 ooût, 2S0$ ou 300$ sem.1419-774-38iS iM tAMC occis ou loc Ta, tocotlon 1-519^8, 1-341^915 LiCUMlUverM^bordde reou, 527^7997; 7254940.LAC Memptx eiiiuyut, condo pour 6, plooe.pbdne int.3744645 LAC SIMON, mobon tout' 4 chombrn, 2 iMn%, !¦ ploge privée, dhpontoie ooût^ei dkn.ou vend.4Û0$.613-837-^ MOIfT rr-ANNE, ooff, v^iÔri chambres.400 V%em., 6534107.MOITT SUTTON, supertw, foyer, pbdne oeusée cttouffée, senu mob.671-5763, fin sem l-5i8-2773 MOITT TREMRLANt.ptrc, rivière Diable, équipé, toirbMon.foyer, août, 9434609 J7' irt' luxueiCL pgnorornlque!\"5ecJme et retiré._tton prix 819-425-7000 HB)M SOOSmob.sobon 1600$.14824751 ST-OONAT, chalet 3 chombrev Sem ou mob oout.63l-70«a.ift.A6ÀtHE: éMMenv.U6 i fins sem^doubiel, 1419-B6-1K iff-MAUuÉMÊ, bord loc dls-pcnfcle 8 ou 14 ooùt: 3651 334-0963 tTt-MÀMilERffC spodeux, pobJble.en inomuixie.I 3mob:fS00S,3f7-9#78,1- Libre.tf-AilMcmeuba.bcLsenC fin de sem., 581-9334, M35-4672 iT-Mmtrrl, ioc ^onneMv, bord de reou, lP-1385.st-j6vfTt.choix i^cMsnëî^ foyer, ploge, 1419-68S-3t09.if-i6vni!« très beau chotëTsûr bord de reou, foyer, poir mob ooût.400 $ semolne.(119) 68»-3347 SUTTON chotets^xndos, senu^ son, 3 Chombres, pbdne 20x40, 466-9376.S3»409a 154 CARACB A LOUa BOUL ST-JOSEPH E.13x 19 chouffé, 18SS et 135 tmots, 5334497.156 sous location AHUHTSIC, 1 an, 5'/ï r.de ch.rénové, cour prtvee.Sofr 333-9561 CENTRE-VRJ^ 1>A Irès crônd; ensoleillé.1er ooût ou 1er crvrlL 933-5341.de lOh o 19h.PATOM, 4 'i 0 sous-ieuer, à partfr 1er od.93, c'est exlraordl-nolre.688-1374.LA CITE, grand Va cKoûff^ cMmotbéTV ooût ou 10 od-9SH lobse àTOO S, 2*64617 soir UMtUi&RL, Immédiat ou IS sept.4'a meublé, 42S S, 656-1105 MITftCl ixmwdorv grand~4~^ Cubine.s^Mfctt rénovées.Planchers Dob franc.Pour sous-tocotton, 1er sept.93 ou 31 luin 93.OwuHé.620 S négociable.342-4306 Snowdon, grand l'a chauffé, 199 Sftnob.robon déport, stage 0 Ottawa 110-1820.156 sous location veux MIL, tort, mtubie * evfro.Idéal \"wok-M\".850 V 676-3651.157 appavtbwents meublés AMJOU, boi duplex 3 A tout founl + cable, 355-37a ou 351-0504 APf.CÛNDÛS MAttONS Divers secteurs! 3 mob Exécutif T.V.RIC 9394SSS 4TVLÉ EkKuT#\u2014 Cewt et tong terme.Tout fownl.L« Sunset 1414991, 387-3040 IH.ITVLi rxËdut#\u2014 Tout toumL Courts et longs termes._762-1255 ATWaTCR méfro, 2'a,l'a,côqûër dofr, calme, 400S-2Sbl 441-é3li r?; nïeubïî^ tout poyé, ttres, !t» i 772403^ KLiMBt pr^ toervKe.\\ meubié.Mu choude foimie 174-13», 591-7498 , 3C0S OMI iT-l0Uli,irèsUli ombres, 3 vMns, foyer, 3 bolcom, édofre, chouflé, dWnahsé, stottonnenrtent, 1350 $, 380-7161 tour.938-3098 sofr.b& »AAL£i /Sherbrooke, i.3*5 $, mob gratuH, 577-41Î1.METRO fieoufrond, 2'/i très pro-pre, tout Indus, Rbrc, 353-4910 -wÊjrsoo»- LAVAL LONGUEUR, Condo-hétei touTéquIpé 3 nv>b et pko, 9Sa4il7 160 PROPRETÉS A REVBAIS A tOUL Me IX, cubaine 18 tooements.Revenu 1016001 Prix -dc7X.Agenb s'ab^er*-.6624379 A fcWaUWt, à.)i 4'a, Uté.tocotafre, tous loués, bon rendement, 2S34491 lobser-meesage IOa industrielles 160 PROPRtfTtS ARCVBfttt AVEC PETIT COMPTAIiï Triplex et sJxpttx.r*iotoOtf ft ViWerov.tmm Guido crfr.57743ft CbM.44 logis.rev: $l09iST $595,000.fteoucoi» pole Lotoncette, R.Sl-Germoln i MONTREAL TRmT, bCUx MpWx.1 cWex.AC revenus: 56 510$ annMLl^ 2S?Sîsi^'4UL LAVAL, restaurant bar tcrrdm, venta^chonge.52S-7107; 671-7oU.SUITE des annonces classées à la page C9 Robert Prévost MON lA FOLLE ENTREPRISE Chronique d'une ville Le Rojco, premier grand hôtel de Montréal, ouvert rue Saint-Paul en 1837.Locaux de Taqueduc de Montréal en 1839.51 MONTREAL En évoquant la construction du Montreal General Hospital, nous avons signalé la fondation de la première école de médecine au Canada, mais celle-ci n'était pas de niveau universitaire, et quiconque souhaitait exercer cette pro-feteion devait étudier à l'étranger.En 1831, les professeurs soumettent une requête à Lord Ayl-mer, gouverneur général des deux Canadas, pour que le collège McGill soit autorisé à décerner des diplômes à des candidats qui en sollicitent après avoir suivi régulièrement un cours et réussi les examens de la faculté.Les étudiants, soulignaient-ils, doivent étudier en Europe, ce 8ui coûte souvent trop cher, ou encore aux États-Tnis, mais «(ils y courent le danger de s'imprégner de principes hostiles à notre gouvernement et à nos institutions)».Ils pinçaient ainsi une corde sensible.En 1832 arrivait de Londres l'approbation royale des statuts, règles et ordonnances de la faculté de médecine de l'université McGill.Le premier diplôme fut décerné à l'étudiant W.Logic le 24 mai 1833.En cette même année 1833, les chantiers navals de Québec et de Montréal pavoisaient, et il y avait de quoi ! En 1830, à l'anse aux Foulons, à l'ombre du cap aux Diamants, on posait la quille d'un vaisseau qui allait être le premier au monde à franchir l'Atlantique en ayant recours uniquement à la vapeur, le Royal William, et qui devait d'ailleurs retenir l'attention à d'autres titres.C'était un trois-màts gréé en goélette carrée, ou à huniers, mais qui était équipé de moteurs d'une puissance de 200 chevaux-vapeur fabriqués aux ateliers de la firme Bennett & Henderson, de Montréal ! La coque, mesurant 58 mètres de longueur hors tout et 14,5 de largeur, jaugeait I 370 tonnes.C'est le 5 août 1833 que le Royal William entreprit la traversée qui devait graver son nom en lettres indélébiles dans l'histoire de la marine.Une terrible tempête le prit d'assaut, mais son capitaine, |ohn McDougall, sut l'en tirer et manoeuvrer de façon à garder les moteurs en marche.En 1891, alors qu'on rassembla des téraoi- tnages au sujet du comportement de ce vapeur, 8 ans plus tard, James Goudie, qui en avait posé la quille, et un certain Henry, qui avait fabriqué les moulages du moteur, ont signé des déclarations sous serment à son sujet.Le Royal William en chantier, au pied du cap aux Diaroanti, à Québec.Tableau de J.D.Kelly.: (Collection Con/ederalson Life) Le Royal William eut d'autres titres à son palmarès: premier vaisseau à entrer dans un port des États-Unis sous pavillon britannique, premier cargo à vapeur qu'ait possédé le Portugal; premier vaisseau de ligne à vapeur de l'Espagne et premier navire à tirer du canon sous vapeur: le 5 mai 1836, dans la baie de San Sebastian, sous son nouveau nom d*Isabella Seconda, arborant la flamme du commodore Henry, il fit feu de ses pièces tout en poursuivant sa route.Nous avons eu l'occasion de mentionner Lud-ger Duvernay.sous la conduite de qui La Miner' ve devint l'un des journaux les plus influents du Bas-Canada.C'était d'abord et avant tout un imprimeur, dont les ateliers, situés à l'angle des rues Saint-Paul et Saint-Gabriel, avaient pour clients les hommes d'affaires et les personnalités qui pratiquaient les professions libérales.Le journal devint en quelque sorte le porte-parole des députés qui dénonçaient l'oligarchie gouvernementale et constituaient ce que l'on désignait comme le parti des patriotes.Nous avons vu que lui et Daniel Tracey avaient été emprisonnés en 1832 à cause de ce qu'ils avaient écrit au sujet du Conseil législatif.Duvernay se vit remettre, à sa sortie de geôle, une médaille portant la devise: la Liberté de la presse est le palladium du peuple.On ne s'étonnera pas de ce que Ludger Duvernay ait souhaité instituer une fête nationale annuelle à l'intention des Canadiens de culture française, qui pourrait non seulement raviver leur patriotisme, mais aussi appuyer leurs revendications.Il organise à cette nn un grand banquet qui a lieu le 24 juin 1834 dans les jardins de ravocat MacDonell, l'un de ses amis, qui habitait là où se dresse de nos jours la gare Windsor.Ainsi voit le jour la Société Saint-|ean-Baptis-te.lacques Viger, maire de Montréal, préside aux agapes, entouré d'une soixantaine de convives au nombre desquels figurent des patriotes dont certains deviendront des chefs de file, dont George-Etienne Cartier.L'énumération des personnalités à la santé desquelles on porte un toast ne saurait laisser planer de doute sur la pensée politique qui animait ces hommes: Louis-|oseph.Papineau, le champion des revendicateurs, Daniel O'Connell, le réformiste irlandais, EIzéar Bédarti qui, au mois de février précédent, avait présenté les fameuses Quatre-vingt-douze Résolu-ilons.Sont hçnorés de la même façon le gouvernement des Etats-Unis, les membres libéraux du clergé, les contestataires du Haut-Canada.Ces patriotes se réunirent de nouveau autour de Duvernay au cours des trois années suivantes, mais la rébellion de 1837-1838 suspendit l'annualité des assemblées.La société nationale des Canadiens de langue française était née.Le 17 mars précédent, les Irlandais avaient fondé leur propre groupement, la St.Patrich's* Society.*- Nous avons vu que les premiers pasteurs anglicans étaient arrivés à Québec et à Montréal avec l'armée anglaise, lors de la conquête.En 1836;''' les citoyens de cette dénomination étaient dev'é-'] nus suffisamment nombreux à Montréal pouÔTn qu'on leur donnât un évéque.Avant la fin ^^u.XVIll^ siècle, Québec possédait le sien, |ace63 Mountain, à qui l'on doit la vénérable cathédfa^ le de la haute-ville.Il décéda en 1825, laissant^dn^ fils prénommé George lehoshaphat.Son sucdesr.seur, l'évèque Charles lames Stewart, devait fâi-c re du fils son coadjuteur, avec le titre de premier évêque de Montréal.C'était le 14 février 1836.* Peu après, lehoshaphat Motmtain succédait à l'évèque Stewart sur le siège de Québec.En 1850, le diocèse de Montréal éuit détaché de q»^ lui de Québec, avec la nomination de l'évèqu^ Francis Fulford comme titulaire.La ChrUC Chrurch fut élevée au rang de cathédrale, maïr un incendie la rasa en 1856.On décida de cons-, truire la nouvelle cathédrale là où elle se trouve^ toujours, rue Sainte-Catherine.Nous y reviens drons.À cette époque, le plus populaire administrateur d'hôtel à Montréal s'appelait François Ra»-' CO.Originaire de Lombardie, il ouvrit toXi^* d'abord un commerce d'épicerie et de confiserfe puis géra une auberge.On le retrouve ensuité.a^ Masonic Hall, un petit hôtel qui, agrandi, doté> d'une salle de danse, aura fort bonne réputatiçipk sous un nouveau nom, le British American Hoirty^ que possède |ohn Molson, et que nous avons mentionné précédemment.wnAv> Lorsqu'un incendie détruit cet établissement^^ Rasco se retouve sans emploi.11 décide alors de faire constrtiire son propre hôtel, qui portera son nom.C'est le f mai 1836 qu'on Vinaugur^.L'établissement, situé rue Saint-Paul, pouvait le» ger 80 personnes et abritait divers salons, une salle de concert, ime salle de musique et un tes^' taurant.Si nous le mentionnons, c'est que même si un incendie a ravagé l'immeuble en 1977, onà pu en restaurer les murs extérieurs, et ces vieilles pierres font maintenant partie du patrimoine du Vieux-Montréal.\u2022 \u2022 Nous avons déjà souligné aue l'im des facteurs qui avaient fait de Montréal la ville par excelleti-.ce du commerce et de l'industrie était sa situation géographique qui, notamment, la plaçait à-la verticale de New York.à suivre \u2022 Les éditions internationales Alain Stanké.1991 t. B12 LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 19 JUILLET 1992 RMF LE CERCLE DES CARAQUINS SCÉNARISTE PIERRE DUBOIS DESSINATEUR ROBERT RIVARO (C) ÉDITIONS GLENAT.1991 COMME fL AjE DESSEZZE TOUJOURS PAS LES DEKjTS, LE De TAUPikJ LOi A D6MAKJD6 DE S'EXPR/MEa?EAJ DESSiSjAKjT.iL DiTOOE C'EST UJJE BOSJKJE IJjAU.EUH TVE./.'SkJiP* THAURéPi£.^^^^^^^^^^^^^^^^^ wle docteur, n a eypl/qocta MAMAfJ QUE CETTE 7VMEUROUJS6E JROtJC REPRESENTAIT COMME OOf Di&UT la MAlADfâ D£\u201e.v jb» :*vyf'f f * \u2022 1 .MAiS.CETAR8R£ ME RAPPELLE LE.Bfl y» & I QUE PAU VEUT MOOS 1 MONTRER AUTRE CHOSE.umtmm if.Vi a^ J * ' '' ' > A VITE, ÇA Y ESI LE PÈRE BÔRLO VA DÉRACINER.LE CHENE ! ÎL A PRIS PES CHAÎNES ET SA TRONÇONNEUSE'.! 0g ¦ ¦ - .- ¦ ¦ I et ce «bon vieux Charlie par schulz S kn L'HEURE DU SOUPER?ON EST A LA NEUVIÈME MANCHE ET TU PENSES AU SOUPER?TOUT CE À QUOI JE PENSE EN CE MOMENT, C'EST COMMENT RETIRER CE JOUEUR ¦ m ET VOILÀ! C'EST PARTI! 0 DOIT.IL TRÈS NOIR DEHORS! PHILOMEWE par Jerry Scott ® m f * u i JE CROIS QU'IL EST GRAND TEMPS DE RÉDUIRE MA COLLECTION DE MOUCHES À FEU .» - PCRDfMA WD f.C ' (M »»U»5 »* I m I VOU-HOU.mGlADYS, ME I PASSE RAIS-?TU MON BONNET D\u20ac BAIN?i TU AS ÉTÉ LÀ-OEDANS ?0 MINUTES.À QUOI ÇA TE SERVIRAIT MAINTENANT9 mrrTl UN GLACIER?LE BUDGET PROVINCIAL DOIT BALANCER! PUIS-JE AVOIR PARTIE DE TON V^^JOURNAl?CERTAIN MENT.QUEUE PARTIE VEUX-TU AVOIR.IE S GRANDES NOUVEUES.IES ANALYSES INTERNATIONALES.LES PRONOSTICS COMMERCIAUX.LES CRITIQUES?US ANNONCES CLASSEES ma rmaduke ma rm a duke «Jt sm tfèii comment MârmadiAe a fan cachet * pnnopal sous son pupitre.Tout le monde en pertait chez le coiffeur4» «Non* Non! Non! Tu ne trempes pas ton os dans le beurre 0e pinotte?1» «Quand il entre A la maraon avec un souf rro comme cetui-tà.ça veut dire qu'il a rendu la vte des votais mJ&eraWes.» tCOMBIEN DE BISCUITS A CHIENS VAIS-JE AVOIR A APPORTER POUR RECUPERER MON CHAPEAU?» «C'e«t un« puce cm ¦ C* Il a Mé pns d un txison ZèSilS STse ormtier c^noVt que la oAteeu cu.ae.1.«J'ai tréa hâte que aa onppe aort fime J'a* mal au dos à force de dormir eur le plancher.» * rte ¦ > j V \u2022 *V e ¦ "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.