La presse, 23 août 1992, Cahier A
[" » - - La météo Aujourd'hui: généralement ensoleille Minimum 17\" Maximum 28° Demain: partiellement ensoleillé et chaud DÉTAILS CAHIER SPORTS iifi Page Cl 61423294448 61822 29 41 42 38 SELECT M 10115, av.FiPINEili, MONTREAL 381-3987 Bonjour ! La personnalité de la semaine 3 felipe alou Sports Sommaire .; I Addition croisées.B8 Annonces classées Immobilier.B7 à B10 marchandises.b10 emplois.B11 automobiles.M.b11, c10 propositions d'affaires.___A8 Arts et spectacles.C5 à C9 ciné-horalrts.C8 télé-horaires .C8 Bandes dessinées.B12 Décès.C11 ! Étes-vous observateur?.B7 Feuilleton.B9 I Horoscope.B8 Le bridge.C10 Le monde.as, A7 et A8 Livres.Cahier C Loteries.a4 Montréal en fête.A9 «Mot mystère*.B10 Quoi faire.C12 Sciences.A12 y* Veto// monWUu») BThifk eOèUe à Uohzol, (a ÇHfhvs MONTRÉAL, DIMANCHE 23 AOÛT 1992 108e ANNÉE N° 298 en fîArcc a rAuitDc Abitibi-Temiscammgue: 55 cents iles de La Maacleme i 00 52 PAGES, 4 CAHIERS Extérieur de la ville de Quebec (Region est) 65 cents A domicile par porteurs : 60 cents Routes motorisées 70 cents m 50e ' - HSHHHBHHIHHIIH^DHBBiBBHHMH Taxot on tut SB ¦BHH PHOTO CP «Ceux qui croient à la paix et à la stabilité seront heureux ce soir», a dit le premier ministre Robert Bourassa.Mr i.\\ : Une entente que le premier ministre Brian Mulroney qualifie «d'équitable et honorable ».photo cp MARIE-CLAUDE LORTIE et DENIS LESSARD OTTAWA Les onze premiers ministres canadiens ont conclu hier une entente constitutionnelle unanime qui rend un droit de veto au Québec tout en renforçant les droits des minorités linguistiques, un accord encore très provisoire que tous espèrent faire ratifier rapidement pour éviter une répétition de l'échec du Lac Meech.Ce projet, le plus ambitieux cadre global de réforme de la Constitution depuis la Confédération en 1867 et dont le processus de ratification sera déterminé la semaine prochaine, fera l'objet de la réunion des premiers ministres, à compter de jeudi à Char-lottetown, Ile-du-Prince-Édouard.D'une façon claire, les premiers ministres Brian Mulroney et Robert Bourassa se sont engagés à tout mettre en oeuvre pour vendre la nouvelle entente à leurs électeurs.Cependant, ils n'ont pas voulu préciser ni l'un ni l'autre leur opinion à l'égard d'un référendum canadien, qui aurait pour but de faire approuver cette entente que M.Mulroney a qualifiée «d'équitable et honorable».«Ceux qui croient à la paix et à la stabilité seront heureux ce soir», a dit M.Bourassa, insistant sur le fait que les premiers ministres avaient finalement décide de repousser un projet d'union économique qui aurait pu menacer des institutions québécoises comme la Caisse de dépôt.Pour M.Bourassa, les négociations marathon ont produit «des offres très crédibles», mais il ne s'est pas engagé à faire en sorte que ses militants aient à voter sur leur contenu en fin de semaine prochaine.D'ailleurs, ces militants n'auront pas de textes détaillés d'ailleurs à se mettre sous la dent.Selon lui, le Québec a récupéré les dispositions de Meech avec l'entente d'hier.Le droit de veto sur les institutions est retrouvé et, dit-il, le Québec conserve un droit de voir accord en a2 ¦ D'autres mots pour distinct Page A 2 m De l'action au congrès du PLQ ?Page B1 ¦ «Trahison» clame le Parti québécois Page B1 a Pilaire et le nouvel accord Page B1 b une entente trop imprécise Page 64 b Mulroney triomphe au caucus Page B4 a Les dates à surveiller Page 84 Le fédéral abandonne ses projets libre-échangistes MARIE-CLAUDE LORTIE du bureau de La Presse OTTA WA Incapables de s'entendre sur une façon d'inclure dans la Constitution un modèle de libre-échange interprovincial pour le Canada, les premiers ministres ont décidé de mettre cet élément de côté.«Personne n'arrivait à s'entendre, il n'y avait absolument pas l'unanimité, probablement même pas 7 provinces représentant 50 p.cent de la population», a expliqué Gary Fil-mon du Manitoba, à la sortie de la rencontre hier en début de soirée.Le premier ministre Brian Mulroney a expliqué qu'on s'était entendu sur des principes, une version épurée de ce qu'il y avait dans l'entente du 7 juillet, sauf qu'il ne s'agit que d'un accord politique.Selon M.Mulroney, dans l'entente politique, il y a «beaucoup moins» d'exemptions que dans l'accord du 7 juillet et ses ministres.Don Mazankowski, aux Finances, et Michael Wilson, au Commerce extérieur, «devraient être contents».Les deux ministres avaient en effet critiqué cet élément du 7 juillet, qui prévoyait un marché commun mais protégeait les provinces de onze façons différentes.On a donc décidé de référer la question à une éventuelle conférence des premiers ministres, mais en prenant «l'engagement» de discuter de cette question, qui ne pourra faire l'objet d'un amendement constitutionnel cette fois-ci.Comme aucun texte n'a été distribué, il est très difficile de décrire précisément ce qui fait partie de l'entente conclue hier.On sait cependant que des compromis de principe ont été faits sur cinq grands sujets, le Sénat, l'autonomie gouvernementale autochtone, le partage des compétences et la Clause Canada.Le Sénat On s'est entendu pour créer un Sénat égal, qui serait composé de six sénateurs par provinces.L'entente ne dit pas s'ils auront le droit de se servir de gazous, ou de faire les clowns, mais ces sénateurs n'auront pas grand pouvoir.En effet, cette nouvelle Chambre haute aura seulement le droit de défaire tous les projets de loi touchant les impôts liées aux ressources naturelles.Le reste de son pouvoir sera limité à renvoyer les projets en session conjointe avec la Chambre des communes.Pour reprendre les termes du politologue Peter Russel, le principal pouvoir qu'aura ce Sénat sera celui de «chialer» (« bitch », a-t-il dit en anglais).En «chialant» les sénateurs attireront l'attention sur l'opposition provinciale à tel ou tel projet de loi et amèneront peut-être des amendements.Les autochtones Cette semaine on s'est entendu pour consacrer le droit «inhérent» des autochtones à l'autonomie gouvernementale.À la demande du Quebec et de Terre-Neuve et à la satisfac- voir economie en a2 sur modèle tf«B fin°nCemd expert- M » n1 QAftOsansUa.sl ^çel A 2# LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 23 AOUT 1992 Référendum sur Maastricht: et si le NON t'emportait?LOUIS B collaboration spéciale Le dernier sondage sur le référendum du 20 septembre, publié cette semaine par «L'Événement du jeudi», a provoqué un petit vent de panique dans le monde politique français.En faveur du «oui» : 53 p.c.; pour le «non» : 47 p.c.Pour toute autre consultation politique, l'avance des partisans du traité de Maastricht serait considérée comme confortable sinon triomphale.Dans le cas présent, c'est le contraire: hier encore, on ne se demandait pas si le « oui » allait l'emporter, mais si sa victoire serait suffisamment écrasante.Désormais, non seulement on s'attend à un résultat serré, mais encore un «accident» à la danoise devient, sinon probable, du moins envisageable.Sur un fond anti-européen solide mais minoritaire (35 p.c.environ), l'opposition à Maastricht est en croissance continue depuis trois mois.Début juin, il n'y avait que 31 p.c.de «non» pour 69 p.c.de «oui».Ce qui ressemblait davantage aux lignes de force de l'opinion française: mais comme dans tout référendum il se mêle beaucoup d'irrationnel et de considérations de politique intérieure, on s'attendait à un net resserrement des positions dans les semaines à venir.Pas à un duel serré.Ln un mot, et même si les partisans du «non» s'annonçaient proportion- nellement plus nombreux en France qu'ailleurs en Europe, le «oui» semblait imbattable.11 ne l'est plus tout à fait.Et le référendum, qui devait être un exercice de politique intérieure sans suspense, peut maintenant tourner à un véritable affrontement autour d'un enjeu vital.Toute la question est de savoir si chez les Français dominera le vieux réalisme qui leur a toujours fait accepter l'Europe \u2014 sans enthousiasme, ou bien cette pulsion profonde qui les pousse périodiquement à tout envoyer en l'air (mai 68, renvoi de De Gaulle en 69, etc.) La très courte défaite du «oui» en juin au Danemark avait déjà provoqué une crise larvée en Europe.En signant le traité de Maastricht, les Douze étaient tellement convaincus de l'irréversibilité de la construction européenne qu'ils n'avaient même pas prévu de mécanisme de déblocage pour le cas où un pays refuserait de ratifier le traité.Ceci suffit à provoquer à tout le moins un imbroglio juridique et politique: faut-il donner un statut spécial du Danemark, 1 inciter à voter de nouveau?Cependant les Danois ne sont que six millions, le pays est à la périphérie de la CEE, et son adhésion ne date que de 1973.De la même manière, la Communauté pourrait à la limite s'accommoder d'un retrait de la Grande-Bretagne.Un « non » français, en revanche, provoquerait un véritable cataclysme à travers le continent.La France est avec l'Allemagne l'une des deux composantes vitales de la Communauté européenne.On ne peut imaginer la construc- tion européenne sans une participation active et motrice des deux anciens ennemis héréditaires.Une (incroyable) victoire du «non» le 20 septembre, bien sûr ne signifierait pas que les Français ont décidé de sortir de la CEE (d'ailleurs, le traité de Rome, curieusement, ne prévoit pas non plus de mécanisme de sortie pour les pays-membres).Elle n'annulerait pas non plus les référendums précédents, où de larges majorités avaient approuvé l'Europe.Il resterait encore et surtout l'Acte unique approuvé en 86 par la quasi-totalité du Parlement français, et qui contient déjà largement les dispositions de Maastricht.À la limite, on pourrait dire, comme le soutiennent les partisans du «non», qu'il ne s'agirait que d'un incident technique et juridique: il suffirait aux Douze de se remettre autour d'une table et de renégocier le texte du Traité.«Une victoire des non ne signifierait nullement une catastrophe ou un cataclysme», répète le gaulliste dissident Philippe Séguin, l'un des opposants les plus en vue à Maastricht.En fait, les conséquences politiques seraient gigantesques.Dans la meilleure des hypothèses, tous les pays européens retourneraient sagement à la table de négociation.Mais pour renégocier quoi?On imagine mal que ce soit pour changer trois virgules.11 faudrait, en toute logique, éliminer le projet (même lointain) de monnaie commune, et sans doute celui de politique étrangère commune.Même s'il s'agit de perspectives à long terme, leur mise au rancart constituerait un tournant stratégique majeur pour l'Europe, et la renonciation définitive du confédéralismc.11 resterait des organismes de consultation politique, il resterait la zone de libre-échange.Mais toute la dynamique de la (lente) construction européenne partirait dans l'autre sens.Il y aurait surtout un risque majeur, et peut-être mortel: celui de voir l'Allemagne réunifiée saisir ce prétexte pour prendre ses distances.Avec ses 80 millions d'habitants, son deutschmark, sa position centrale sur le continent, la nouvelle Allemagne, où les souvenirs de la Guerre et la culpabilité se sont estompés, a de moins en moins un besoin vital de la CEE.Ses intérêts nationaux profonds pourraient au contraire la pousser à s'éloiger de la CEE et de ses contraintes pour faire cavalier seul.et exercer une véritable domination de l'Europe, mais à son propre compte.Pour 1 instant \u2014 et toujours à cause de 39-45 \u2014, les Allemands acceptent de se fondre dans la CEE, de payer plus que ce qu'ils reçoivent, de réfréner leurs ambitions vers l'Est, de renoncer à toute politique étrangère autonome.Une crise majeure provoquée par un «non» français pourrait les délier de tous leurs engagements antérieurs.11 n'y aurait alors vraiment plus d'Europe.Ces risques majeurs expliquent qu'on ne parvient pas à croire vraiment à une victoire du «non» en France.Et pourtant il continue à monter ce «non», atteignant un niveau déjà extravagant.On en arrive a un point où les Français, mêmes favorables à l'Europe, pourraient voter non par mauvaise humeur, sans même croire à la victoire des antiMaastricht.Il s'est en effet produit ce qu'on pouvait prévoir à coup sûr, surtout dans un pays comme la France: les gens ne se disposent plus à répondre à la question posée, mais ù celui qui pose la question.Cet homme est François Mitterrand et, à l'heure actuelle, il est extraordinaire-ment atteint par l'usure du pouvoir (onze ans cela fait beaucoup).Le Parti Socialiste est promis à une déroute aux législatives de mars 93.Le taux de chômage atteint les 10 p.c.\u2014 plus de deux fois le taux allemand.Après un bref état de grâce, le gouvernement Bérégovoy a rapidement plonge dans l'impopularité.Ce qui fait qu'on peut se demander si, le 20 septembre prochain, l'électorat ne sera pas tenté de tout envoyer promener, et d'exprimer tout bêtement son ras-le-bol.Même si, dans l'opposition, le parti de Giscard d'Estaing fait campagne pour le oui.Même si le gaulliste Jacques Chirac s'est prononcé (à titre personnel) en ce sens.Même si la quasi-totalité de la classe politique est européenne.Dans le sondage de cette semaine, on constate que le camp des «non» est bien structure autour des forces politiques hostiles à Maastricht (Parti communiste, extrême-droite, les Verts, la moitié du RPR de Chirac).En temps normal, cela ne suffirait jamais à faire une majorité.Mais il suffirait que les Français, le 20 septembre prochain, se décident.pour un grand coup de folie, et cela ferait la différence.Handicapée retrouvée ¦ lacqueline Shirmer.la jeune fille handicapée qui était portée disparue depuis vendredi dernier, a clé retrouvée saine et sauve hier soir, vers 19h45.L'adolescente de 15 ans semblait tout simplement se promener sur le boulevard Laurcnticn à Ville St-Laurent, là où un de ses anciens professeurs l'a reconnue et l'a ramenée chez elle.Elle ne semblait pas avoir subi de sévices, a déclaré l'agent Claude Forget, des relations publiques de la police de la CUM, qui rap- pelle que la jeune tille n'en était pas à sa première «disparition».«Vous savez, elle a un âge mental de cinq ans, a-t-il expliqué.Alors, elle peut décider d'aller se promener et tout simplement se perdre».Le professeur qui a retrouvé la jeune fille avait vu l'un des nombreux pamphlets distribués par les bénévoles de Jeunesse au soleil.Une quinzaine de membres de cet organisme de bienfaisance, aidés de quatre chiens, avaient patrouillé le quartier pendant 24 heures.Mangeurs de «peanuts» recherchés H Un camion contenant 3000$ de noix et d'arachides, qui avait été volé vendredi midi, a été retrouvé hier vers 10h30, complètement vidé de sa marchandise.Il était stationné devant le 5614 La-fond, ù Montréal, depuis près de 24 heures quand une voisine a décidé d'appeler la police.«Nous n'avons relevé aucune empreinte, et comme le propriétaire n'a jamais vu les voleurs, il est peu probable que l'«affaire» soit résolue», a expliqué l'agent Sylvain Desjardins, du poste 51.Seul indice, plutôt cocasse: on a retrouvé plusieurs boites de pop corn à la place des peanuts.Précision ¦ Dans notre édition de vendredi, une phrase de l'article intitulé « Détroussé par son gendre» pouvait laissait penser que Maitre Sylvain Frechette, de Rawdon, était l'avocat de l'accusé.M.Luc Rouleau, alors qu'en fait, il est celui de M.Delbccque, la victime.D'autre part.Me Frechette tient à préciser que si son client a peu de chances de recouvrer son argent au criminel, ce n'est pas le cas si des poursuites sont faites au civil.LE SOLEIL Indice ultraviolet 8 du 23 août a Montréal o î Coup de soleil (en minutes) 4 î T 60 7 1 10 Modéré Élevé T 30 L'indice UVB s'applique par temps ensoleillé ou sous une couche de nuages minces ou partiels.Avec un indice UV3 inférieur à 4, le soleil a peu rfetfet sur la peau exposée.Avec un indice modéré de 4 à 7, il est recommandé d'utiliser une crème solaire ou de porter un chapeau et des manches longues.Avec un indice élevé de plus de 7, il est possible rfavoir un coup de soleil après un temps relativement court.T 20 Ville Max UVB HuR /Ottawa 7,1 Montréal 7,1 Sta-Agathe 7,0 Sherbrooke 7,2 Dnjmmondtflle 7,0 Québec 6,8 T 15 à UVB plus de 4 13h03 10hà16h 12h55 11hà15h 12h57 11hà15h 12h47 11hà15h 12h50 11hà15h 12h46 11hà15h A II IS ¦ Le dollar a atteint sou cours le plus bas depuis la lin Je la deuxième guerre mondiale, vendredi a la fermeture des marchés des changes, malgré l'action concertée de 18 banques centrales pour tenter de stopper une chute dont rien, pour le moment, n'annonce la fin.Le discours du candidat républicain Georges Bush lors de la convention de Houston n'a apparemment pas rassure les inanl.es des changes.Vendredi à New York, la devise américaine passait la barre dos 1,4285 DM et 4,8510 FF, enfonçant son record historique (1,4430 DM) de la guerre du (iolfeen février 1991.Les grandes banques centrales (Réserve Fédérale américaine, Bundesbank, Banque de France, Banque d'Angleterre, notamment) ont alors, pour la quatrième fois depuis la fin juillet, acheté du billet vert et vendu du deut-schemark pour tenter de stabiliser le dollar sur la ligne de defense de 1,45 DM.En vain: après cette premiere vague d'interventions estimée par les cambistes à quelque deux mil- liards de dollars, la monnaie américaine retrouvait ses niveaux d'origine.Dans son sillage, les monnaies fragiles du SME ont suivi a la baisse.Si le franc a relativement bien résiste (3,3950 IT pour un mark), la livre sterling es! brièvement passée au dessous du seuil des 2,80 DM, mettant dans l'embarras le gouvernement britannique.458732974? LA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE 23 AOUT 1992 \u2022A3 Des guérites à Kanesatake?MARTIN PELCHAT ¦ Le Conseil de bande de Kanesatake consultera sa communauté par le biais d'un referendum ou d'une enquête porte-à-porte afin de connaître son opinion sur l'érection éventuelle de points de ; contrôle pour tenir la Sûreté du Quebec à distance du territoire mohawk.Le Grand chef du Conseil, Jcrry Peltier, en a fait l'annonce au terme d'une assemblée publique tenue hier après-midi, au lendemain de sa rencontre avec le ministre de la Sécurité publique, Claude Ryan.Une centaine de membres de la communauté de Kanesatake ont participé à cette \u2022 assemblée.Le Conseil de bande se réunira donc mardi afin de déterminer quel moyen sera le plus souhaitable pour mener cette consultation, qui devrait également porter sur les patrouilles mohawks de surveillance du territoire, les PHCTO LUC-SIMON PERRAULT.Lê Presse Le Grand chef du Conseil, Jerry Peltier Security Watch, qui sont présentement reconnues par le Conseil de bande.«Une majorité de personnes doit endosser ce genre de recommandation afin qu'il n'y ait aucun doute, tant du côté du gouvernement fédéral que de celui du provincial, à l'effet qu'il s'agit du voeu de la communauté», de dire M.Peltier.«Le message que le conseil a lancé, et beaucoup de gens l'ont compris, c'est qu'aussi longtemps que la Sûreté du Québec ne viendrait pas sur le chemin du Milieu, les points de contrôle ne sont pas nécessaires», a ajouté le chef.Vendredi, le ministre Ryan avait déclaré que la SQ était tenue par la loi d'assurer la surveillance du chemin du Milieu.Le ministre a cependant invité la SQ à réévaluer les modalités de ses patrouilles dans ce secteur.M.Peltier affirmait hier que si des points de contrôle sont érigés, la SQ pourra néanmoins pénétrer le secteur mohawk à la demande de membres de la communauté.Les policiers, suggère M.Peltier, seraient alors stoppés aux points de contrôle, puis escortés par les Mohawks chargés de la sécurité.«S'ils ne sont pas demandés, ils ne sont pas bienvenus», a lancé lerry Peltier.Selon lui, les Mohawks de faction aux points de contrôle n'auraient «pas nécessairement» besoin d'être armés.Ils pourraient cependant avoir besoin d'une «sorte de protection», a-t-il soumis.Terry Tewisha, un des Mohawks qui participent à ces patrouilles de surveillance du territoire, affirme de son côté que les siens n'envisagent pas des points de contrôle du genre de ceux qui ont été érigés à Kahnawake.«Ce n'est pas notre intention d'arrêter notre propre monde aux deux minutes, dit-il.Il y a juste la Sûreté du Quebec qui ne passerait pas.» M.Peltier a également confié que son conseil pourrait décider de poursuivre devant les tribunaux le ministre des Affaires indiennes, Tom Siddon, à qui il reproche de ne pas avoir rempli son devoir constitutionnel de faire respecter les droits des Mohawks.Vol Montréal-Paris: arrêt d'urgence à St-John's ¦ Un avion d'Air Canada a destination de Paris, le vol AC 890 a du se poser d'urgence a St-John's, Terre-Neuve, dans la nuit de vendredi a samedi, après que son pilote eut détecté un problème mécanique.L'appareil est demeure cloué au *>oI durant pies de 15 heures, le temps de permettre à d< » équipes d'entretien d'effectuer les reparations nécessaires cl aussi afin qu'un équipage de relève puisse rejoindre St-lohn's.L'avion avait quitté Toronto à 21 h 40 et s'était posé à Mirabel à l'heure prévue.Il a ensuite décollé en direction de Paris à 23h 35.À 4h 15 (heure des maritimes), l'avion s'est posé à St-lohn's et n'est reparti qu'à I6h 14 hier.Les passagers de l'appareil ont eu droit à un petit déjeuner au frais de la compagnie et à quelques heures de repos dans un hôtel de St-|ohn's.Les Cèdres: reprise du service ferroviaire PC ¦ Le service régulier de Via Rail entre Montréal et Ottawa a été rétabli hier, après une interruption de trois jours provoquée par le déraillement mercredi dernier d'un train de marchandises à Les Cèdres, à l'ouest tie Montréal.Les travaux de nettoyage, à la suite du déraillement, ont en effet été complétés hier.Une dizaine de maisons avaient du être évacuées temporairement après qu'un wagon contenant du propane se fut renversé.Des émanations de propane avaient été décelées.fâm fi *- - rrï-.< ' UËctâffiGS cSu sucsës eSes B3gs Des milliers d'automobilistes se sont faits prendre au piège hier après-midi sur le pont Jacques-Cartier a la suite de la fermeture des terrains de stationnement de Vile Sainte-Helene qui ne pouvaient plus accueillir une seule autre voiture.Depuis le debut de l'ete, cette scene s'est répétée à plusieurs reprises lors des beaux week-ends.PHOTO LUC-SIMON PERRAULT.La Presse Les orphelins de Duplessis préfèrent la justice civile La démarche des communautés religieuses bien accueillie MARTIN PELCHAT Les orphelins de Duplessis accueillent de façon positive la constitution d'un groupe de recherche par sept des communautés religieuses visées par leurs dénonciations.Mais ils n'en continuent pas moins de réclamer la tenue d'une enquête publique et impartiale sur le sort qui leur aurait été fait.«Il est clair pour nous que c'est un pas en avant», déclarait hier Lucien G.Landry, au nom du Comité des orphelins, au lendemain de la première réunion du Groupe des Sept, formé de représentants d'autant de communautés qui administraient des institutions où les orphelins affirment avoir été victimes de mauvais traitements.« Mais nous continuons notre démarche pour une requête en recours collectif, de poursuivre M.Landry, et nous continuerons avec acharne- ment nos pressions auprès du gouvernement pour l'instauration d'une commission d'enquête publique.» Les orphelins de Duplessis.pupilles de l'État entre 1950 et 1970.font d'ailleurs circuler présentement une pétition pour appuyer leur demande d'une enquête publique.Vendredi, sept institutions religieuses ont annonce la création d'un groupe de travail et de recherche afin de faire la lumière sur les pratiques qui prévalaient au cours de ces années.Des psychiatres, historiens, sociologues et d'anciens bénéficiaires seront appelés à participer à ces recherches.«S'il y a eu des sévices, des mauvais traitements, que la lumière soit faite, lance Lucien Landry.Mais pas par les personnes concernées.Nous croyons â une justice civile et non ecclésiastique.» Le Comité des orphelins de Duplessis consacre pour l'instant la plupart de ses energies à amasser les dossiers médi- caux des ex-pensionnaires de ces institutions.Ces dossiers constitueront la pièce maîtresse du recours collectif de plus d'un milliard de dollars qu'entend entreprendre le Comité.Les orphelins se plaignent d'ailleurs du peu de collaboration de plusieurs institutions.Bien que la loi les oblige à remettre les dossiers, les archivistes se montrent tatillons, dénoncent Lucien Landry et Hervé Bertrand, le président du Comité.«Quand on présente une demande de dossier, ils usent de toutes les raisons pour retarder», disent-ils.Le Comité a jusqu'à maintenant réuni quelque 300 orphelins.Mais il continue ses recherches afin de regrouper les autres.On estime qu'il y en a eu 25 000.Certains sont encore pensionnaires d'institutions psychiatriques, d'autres préfèrent ne pas être associés publiquement à ces efforts, bien qu'ils fassent parfois connaître discrètement leur soutien, d'expliquer M.Landry.Elkas se dit favorable aux brigadiers scolaires, mais.Québec dépose son plan mercredi MARTIN PELCHAT ¦ Le plan d'action que Québec rendra public mercredi en matière de transport écolier sera de «grande envergure» et mettra l'accent sur la formation, a confié hier le ministre des Transports, Sam Elkas.«Il y a de la formation qui se donne aujourd'hui, mais elle n'est pas uniforme, a indiqué le ministre.Il n'y a rien de normalise comme tel.On va s'assurer que les choses soient mises en place pour qu'il y ait non seulement de la formation, mais des comités pour faire un suivi sur la formation, et afin qu'on aille rejoindre les politiques des regions comme des ensembles urbains.Parce qu'on ne peut pas penser qu'a Megantic, on peut implanter les mêmes choses qu'ici à Montréal.» Le ministre Elkas était de passage à Laval, hier, a l'invitation de la Commission scolaire Laurenval.Des chauffeurs de cette commission scolaire offraient des cours sur la sécurité a des étudiants des niveaux primaires et secondaires.Un autre des invités a cet événement était le coroner Marc-André Boulianc.qui se rejouissait cette semaine de la décision de la Commission des écoles catholiques de Montréal de faire monter des brigadiers adultes à bord de ses autobus afin d'accompagner les enfants.L'enquête du coroner Boulianc sur le transport écolier reprend le 5 octobre.Le ministre Elkas.lui, a été plutôt surpris par l'annonce de la CECM.La commission ne l'a jamais consulté et sollicitait pourtant l'aide financière de Québec.Une affaire de 100 millions de dollars si toutes les commissions scolaires imitaient la CECM, disait de son coté le ministre.«C'est ça la solution, elle est la depuis 1977, elle a été reprise par tous les coroners, par plusieurs organismes, puis on en est encore aujourd'hui a discuter, répétait cependant hier le coroner Boulianc.le pense qu'il faudrait qu'on arrête.Puis qu'on dise: on règle le problème une fois pour toutes.Puis ça ne coûtera pas 100 millions de dollars, ce n'est pas vrai.» Mais Sam Elkas affirme que le plan d'action interministériel qui sera présenté cette semaine par Québec ira plus loin.«Pas mal plus loin que simplement nommer des moniteurs pour accompagner les gens dans l'autobus», de dire M.Elkas.Même s'il precise que cette méthode «a son mérite», le ministre estime que «si on peut avoir de la bonne formation, non seulement pour les jeunes, mais aussi pour les adultes, on va régler une grande partie des problèmes».«Les gens ne peuvent pas penser que des équipements et de dépendre d'un autre est la réponse a tout», de poursuivre M.Elkas.Ce qui n'empêche pas la Société d'assurance-automobile de faire présentement sa part «au niveau de l'amélioration de l'autobus», precise-t-il.Le ministre laisse aux commissions scolaires le soin de juger si elles ont besoin de brigadiers scolaires.«On ne leur rendra pas la vie miserable, dit-il.le ne voudrais jamais que les gens pensent qu'on est contre les brigadiers.C'est complètement le contraire.» Ce dernier affirme d'ailleurs qu'il n'a pas dit non a une aide financière a la CECM dans le cadre de son projet de brigadiers.«Ma reaction, c'était: pourquoi ne pas déposer au comité de travail votre intention, pour qu'on puisse au moins savoir, comprendre ce que vous allez faire?A ce jour, leur plan, personne de mon ministère ne l'a vu.» «Quel est le rapport brigadier-chauffeur?Est-ce que le chauffeur change son mandat?Est-ce qu'il va se fier simplement sur le brigadier?Ce sont des questions que j'ai le droit de me poser.» ROBERT DUGUAY a s'est passé, parait-il.le 8 octobre 1978, la fin de l'après-midi.Luigi s'en souvient comme si c'était hier, il faisait froid et il avait remonté le toit de sa Camaro.Gilles Villeneuve venait de gagner le Grand Prix de Montréal, la Petite Italie avait explosé, ils avaient défile dans les rues avec autant de ferveur et d'exubérance, assure Luigi, que le M*ir de la conquête du Mundial de 82: klaxons, drapeaux, bannières de la Se m le ri a.Luigi affirme que c'est à ce moment exact qu'il a découvert son identité: Québécois d'origine italienne.Saint Paul sur le chemin de Damas, irouve/.-vousça beau?OK d'abord, je vais vous en raconter une autre.Mais il va falloir que vous vous installiez vous-mêmes dans le décor.Mettons que vous êtes assis dans un bar très sombre.mettons que deux Dante, Foglia, la minestrone.mandolines jouent le thème du Parrain.il fait noir, j'insiste.à quelques tables de la vôtre, Enrico, immigré du début du siècle, relit la lettre qu'il vient d'écrire â sa Rosa : « Cara m/a, j'espère que toi et les petits allez bien.Moi, je travaille depuis deux mois à installer des rails de chemin de fer.|vai déjà gagné 130$.J'espère amasser assez d'argent pour tous vous faire venir l'an prochain.Ton Enrico ».le vous jure, j'ai vu des spectateurs s'essuyer les yeux en sortant.Parce qu'il s'agissait bien sûr de théâtre.Luigi n'existe pas, Enrico non plus.Ils ont été inventés pour illustrer le tour de la Piccola Italia auquel vous convient les Italiens de Montréal, et que vous ne devriez pas rater.Ça dure une heure et demie, des mises en scène intelligentes nous permettent de faire d'agréables découvertes, des bras ouverts partout, on ne s'ennuie pas une minute.Luigi (le comédien Pierre Pinchiaroli) arrive en vélo juste en face de chez Bag-gio, justement, pressé d'aller acheter le dernier T-shirt de son idole Villeneuve; Enrico et les mandolines surgissent sous un projecteur, au café Cine-citta, où nous assistons aussi â quelques moments particulièrement forts du film «Caffe Italia » de Paul Tana.À quelques pas de la, a la Librairie Italienne, un comédien-flâneur nous fera faire un petit tour de l'héritage culturel des Italiens, de Dante jusqu'à Pirandello, Micone et Foglia (devinez lequel a écrit «la vie est pleine d'une infinité d'absurdités, qui, impudemment, n'ont même pas besoin de paraître vraisemblables; car elles sont vraies».) En passant par la casa di moda Tavor-mina.spécialisée dans les robes de mariée, vous en apprendre/ un peu plus sur l'importance de la famille dans la société italienne, le ne vous donne pas le punch, mais je vous jure, j'ai ri aux larmes.Au cafe Taenia, specialise dans la vente de machines à cafe, la patronne vous offrira l'cxpresso et les petits chocolats, un prétexte pour parler de bouffe, vous ne pensez quand même pas qu'ils seraient passés à côté de ce sujet-là ; il en VAGUE DE RABAIS AU NOUVEAU VIEUX-PORT.MOt!>ON t Les matinees en semaine Entre 9 h et 11 h Valide jusqu\"au C octobre 92 Sur réservation: 386-1298 Amphibus Kamada i I sera d'ailleurs abondamment question en passant par le marche lean-Talon et par les jardins qui débordent sur la rue Henri-Julien; on vous laissera une recette de minestrone a la Genovesa.des fois que vous auriez le courage de trancher tous ces legumes-là.Le giro nous amené aussi à l'église Notre-Dame-de-la-Defense où l'on peut admirer (?) la fameuse fresque au Duce a cheval, entoure de saints et d'évéques.lin de la visite au parc Dante, sous la statue du poète.Dernières considerations.merci a nos guides, Dario et Stephanie.Vous pourrez terminer votre visite au caffe Italia lui-même et y tremper votre Colomba dans votre cafe, comme un vrai.Informations: 279-6357.?* Une autre manifestation de «l'âme italienne» que vous ne devriez pas rater: la finale du grand tournoi de bocce du Conseil Regional des Personnes Agées halo-Canadiennes au parc larry, \\crs 13 h cet après-midi.Le responsable de l'événement m'a charge de remercier les personnes suivantes, en son nom personnel et au nom des 35 000 membres du CRAIC: les conseillers municipaux Taillefer et Biello.la directrice générale Marisa Barth.les présidents de clubs Mario Lutrario, Pio Rus-ci to, Vincenzo Vaccaro.Carmelo I lorio.Camillo Mancinî.limmy Giuliano.l'as-quale Di Piciro.Lorenzo Lagatta, Matteo Abate.Domenico \\uciello, Pietro Rinol?do.Nicola Comitogianni, Antonio Pitcl-li.Antonietta Cardillo, Isabella Sauro et l rancesco Scialdonc : les arbitres loe M.i-randola.Giovanni Pietracupa.SalvatOre Bancheri, Gino Mucci, Raffaele 1 rcola-no et Nadir I edele: sans oublier les bénévoles, on les oublie bien trop souvent.Merci Pasqualina de Bellis.Francesco Papa, Caria Colombo et Nicola Patti.l'espère n'avoir oublie personne.15 minutes gratuites sur une location de 1 h heure Valide |usqu au 4 septembre 9?Entre 10 h et midi Un depot de 20$ et une piece ci Wen-tite beront demander en garant Quadricycles i LE VIEUX-PORT DE MONTREAL | Découpez ce coupon cl ptéscntez-lc nu guichet do Toctivité.Non monnoyoblc.t | Découpez ce coupon et présentez-le ou guichet de l'activité.Non monncyoble i A4* LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 23 AOÛT 1992 \\ Religion 7: Une relique de saint Joseph chez les coptes orthodoxes jules ueliveau ne paroisse copte orthodoxe de l'île de Montreal a célèbre hier soir, au cours d'une cérémonie solennelle dite d'aromatisation, l'acquisition de ce qu'elle considère être une relique veritable de saint loseph.Le curé de la paroisse Saint-Georges et Saint-loseph de Picrrefonds.le pere Arsanios Serry.ne doute pas de l'authenticité de la relique qu'il a obtenue d'une communauté de religieuses catholiques de Rome.«H s'agit d'un fragment d'os de saint loseph enfermé dans une petite boite métallique recouverte d'une plaque de verre et scellée de cire pourpre portant le sceau du pape de Rome (lean-Paul II), a-t-il dit.Lorsque j'ai reçu cette sainte relique, j'ai éprouvé une joie indescriptible, une joie comme je n'en avais jamais connu auparavant.Pour moi.c'était déjà la preuve de son authenticité.» Outre un bon nombre de fidèles coptes orthodoxes et des membres de leur cierge, des représentants de l'Hglise catholique participaient a la cérémonie d'aromatisation de la relique : l'archevêque lean-Claude Turcotte y avait délègue, a titre de représentant personnel.Mgr Andre-Marie Cimichella : et trois prêtres de l'Oratoire Saint-loseph.le recteur Marcel Taillefer et les pères |ean-Pier-re Aumont et Roland Gauthier, étaient également présents.Interroge par U\\ Presse, un autre membre de l'équipe pastorale du grand sanctuaire du mont Royal, le pere Bernard Lafreniere.a souligné qu'il n'existe pas à sa connaissance de reliques authentiques de saint loseph consistant en des morceaux de son corps ou en des objets lui ayant appartenu.Mais il a indique que.même de nos jours, un grand nombre de chrétiens considèrent comme des reliques véritables des objets qui, ayant été mis en contact par exemple avec une statue particulièrement vénérée, excitent leur confiance en tel ou tel saint.C'est ainsi que l'on peut trouver à l'Oratoire Saint-loseph.dans le Hall de la reconnaissance, une «relique» de saint loseph au sujet de laquelle le frère André lui-même disait qu'elle « faisait penser au pere adopt if de lesus».La paroisse copte orthodoxe Saint-Georges et Saint-Joseph de Pierrcfonds a reçu Pan dernier, également de Rome, une relique de saint Georges.A la fin du mois de septembre, une autre communauté copte orthodoxe du Québec, la paroisse Saint-Marc de Montréal, vivra un grand moment : à l'occasion du 25ç anniversaire de sa fondation, elle recevra, venu d'Lgypte.le pape Shenouda III.UN PRESBYTÉRIEN ERRANT.¦ «Nous nous serions crus en pays étranger ou du moins en terres d'exilés, l/omni-absence de l'autre langue au pays, le français, nous empreignait d'une profonde tristesse.Soudain nous comprenions ce que voulait dire les «deux solitudes» au pays.» Pas facile d'être presbytérien francophone au Canada.Le pasteur québécois Daniel II.I orgel en a fait l'expérience lorsqu'il a participe, au debut de l'été, a la 118' Assemblée générale de son Église, qui a eu lieu a Hamilton, en Ontario.Dans un texte publié dans le dernier numéro du journal de l'Église presbytérienne au Canada.La Vie chrétienne, le pasteur Forget se plaint amèrement du peu de cas que sa communauté ecclésiale semble faire de sa minorité francophone.Il se demande, par exemple, comment on a pu concevoir un culte d'ouverture de l'Assemblée générale de l'Église sans y incorporer au moins quelques prières en français.Il s'étonne que le cortège des dignitaires invités au banquet du Hamilton Convention Centre ait été précédé d'un joueur de cornemuse, qu'un «Toast to her Majesty the Queen » ait été levé et qu'on y ait chanté « uniquement dans l'une des deux langues officielles» l'hymne national du Canada.«Notre Église, demande le pasteur Forget, ne doit-elle pas être une communauté inclusive sans discrimination raciale ou linguistique, un vrai peuple de Dieu?De plus, si elle est presbytérienne, ne se souvient-elle pas qu'avant de naître d'une mère écossaise, |ohn Knox.elle fut engendrée d'un père français, Jean Calvin?» Et il suggère que cette Eglise, puisqu'elle vit au Canada, pourrait jouer un rôle de premier plan en pleine crise constitutionnelle canadienne et «ainsi participer à la guérison de notre pays».Mais l'indignation du pasteur Forcet semble avoir été si forte qu'il a reproduit dans son texte les cinq couplets de la chanson « Un Canadien errant» composée en 1842 par Antoine Gerin-Lajoie.S'est-il retenu pour ne pas avoir intitulé son article.«Un presbytérien errant»?OUI À DES STATIONS DE RADIO RELIGIEUSES ¦ Dans un mémoire qu'il a remis au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), l'Office des communications sociales (OCS) se dit favorable à l'attribution d'«un certain nombre de licences» à des stations radiophoniques religieuses à la condition que cela soit fait dans une perspective inter-religieusc ou oecuménique.L'organisme catholique se montre toutefois beaucoup moins chaud devant l'idée de la création de stations de télévision religieuses.C'est en octobre prochain qu'aura lieu l'audience publique du CRTC sur la radiodiffusion religieuse.L'OCS y défendra une position (celle que l'on retrouve dans son mémoire) semblable à celle qu'il a déjà presentee en 1981.Ce qui était vrai pour l'OCS il y a un peu plus de 10 ans est toujours vrai aujourd'hui : des stations radiophoniques religieuses peuvent être créées au Canada notamment si toutes les garanties sont prises afin d'empêcher que la radiodiffusion a caractère religieux «ne glisse vers une propagande au service d'intérêts particuliers» et si elles sont suffisamment représentatives des grandes É-glise«> canadiennes.Mais des stations de télévision religieuses \u2014 à moins qu'il ne s'agisse d'un réseau satellite-câble interreligicux français semblable au reseau anglais Vision TV \u2014 sont difficilement envisageables en raison de divers facteurs tels les coûts prohibitifs de ce média.Dans son mémoire, l'OCS ne cache pas certaines inquiétudes au sujet des «répercussions négatives» que pourrait avoir l'attribution de licences a des entreprises de radiodiffusion à caractère religieux.Il craint par exemple que l'existence de stations de radio ou de télévision religieuses ait pour effet d'évacuer le religieux de la programmation des autres stations, enfermant ainsi le religieux dans un ghetto médiatique.Une quarantaine d'enfants handicapés passent une journée de rêve en prison PHOTO BStNARD ORAIAT.u PraSM C'était journée de fête hier pour une quarantaine de jeunes deficients mentaux qui participaient à la troisième Olympiade spéciale organisée par les détenus de l'Établissement Leclerc à lavai.raymond gervais ¦ Gabriel, 9 ans, un jeune garçon handicape mentalement, a passe près de six heures en prison hier et il a .adoré! Bien sûr, Gabriel n'était pas incarcéré; il participait avec une quarantaine d'autres jeunes à la 3e Olympiade spéciale pour les enfants handicapés qui se déroulait dans la grande cour de l'Établissement Leclerc, un pénitencier à sécurité moyenne situé à Laval.Lorsque l'heure du départ a sonné et que le temps de remonter à bord de l'autobus de la STCUM est arrivée, plusieurs jeunes avaient le coeur gros et leur parrain d'un jour auraient bien aimé que la journée se prolonge.Sébastien Motta.qui purge une sentence à Leclerc depuis cinq ans pour vol, a précisé hier que lui et ses camarades de detention donnaient aux enfants ce qu'ils n'avaient jamais reçu.«Ces jeunes handicapés apportent la joie à l'intérieur de nos murs et nous font réaliser que même détenus, on peut faire quelque chose de positif pour les autres.Nous avons tous notre part de problèmes, mais ces jeunes sont encore plus mal pris que nous », a déclare M.Motta.Le responsable du groupe S.O.S.(Service d'orientation sociale) qui a organisé l'événement, Frank Lennas, a précise pour sa part que l'organisation des olympiades était l'occasion pour les détenus de démontrer à la population «que nous ne sommes pas si méchants que ça».L'idée d'organiser un tel événement, les détenus la doive à un ex-pensionnaire de l'Établissement Leclerc.Claude Dubois, membre de la célèbre famille des Dubois qui s'est fait connaître lors de la Commission d'enquête sur le crime organisé (CECO).«Dubois avait etc incarcère dans une autre province et avait vu ce que les détenus organisaient pour les jeunes handicapés.Il en a parle à des gars et on a embarque dans le projet.C'est valorisant pour nous et on fait des heureux», a ajouté le detenu.Hier, le jeune Gabriel voulait se baigner dans la piscine extérieure de l'institution, mais ne voulait pas y aller sans son parrain Sébastien.Ce dernier ne semblait pas disposé à se «saucer», mais devant l'insistance de Gabriel, Sébastien a enfilé son maillot et s'est sacrifié pour le plus grand plaisir de son jeune ami.Une fois séché, Gabriel est ses amis sont littéralement «tombés» dans les hot dogs et les hamburgers préparés dans la cour de l'institution.Un repas bien apprécié, tant par les jeunes que par les détenus.Plusieurs médailles et trophées ont été remis hier aux participants qui provenaient de deux associations regroupant des personnes handicapées mentalement, soit l'Ami du déficient mental et La joie des enfants.Les détenus ont d'ailleurs remis il chacun des organismes de bienfaisances un cheque de 1 685 $.Ces sommes ont été recueillies auprès des détenus.L'Olympiade spéciale n'est pas la seule activité du groupe S.O.S.A l'occasion des fêtes de Noèl et de Pâques, les détenus invitent à chaque année d'autres groupes de handicapés et organisent pour eux des fêtes ou les incarcérés oublient qu'ils sont en prison et où les jeunes handicapés oublient ne serait-ce que quelques heures leur déficience.Comme l'a expliqué le directeur de Leclerc, M.Pierre Viau.une journée comme hier favorise à la fois les detenus et le Service correctionnel canadien en faisant mieux connaître ce qui se passe à l'intérieur d'un pénitencier.L'Ontario et l'Alberta s'apprêtent à légiférer pour obliger les cyclistes à porter le casque suzanne dansereau de la Presse Canadienne lOROSIO ¦ L'Ontario et l'Alberta s'aprrê-tent a légiférer pour obliger les cyclistes à porter un casque protecteur.En Ontario, un projet de loi privé sera étudié en commission parlementaire cet automne.Le projet de loi prévoit de rendre obligatoire le port du casque, a défaut de quoi une amende \u2014 probalement de 75$ ou 80 5 \u2014 sera imposée après un premier avertissement.La députée qui pilote le projet de loi, Mme Diane Cunningham, de London, espère que la loi entrera en vigueur dès l'automne 1993, après une campagne de sensibilisation.La députée, d'allégeance conservatrice, a l'appui du gouvernement néo-démocrate dans sa démarche.Le projet fait désormais partie des priorités du gouvernement en matière de cyclisme.Dix centimètres de neige dans le sud de l'Alberta /Yt**v Canadienne MEDICINE II AT.Alberta ¦ «C'est plutôt anormal», affirme laconiquement M.Yves Gen-dron, d'Lnvironnement Canada à Edmonton, en commentant la chute de 10 centimetres de neige tôt samedi dans le sud de l'Alberta.Un avertissement de précipitation abondante avait été émis samedi matin pour certaines régions de la province.On a par ailleurs rapporté de 20 à 30 centimetres de neige au sol près de la frontière américaine, a Milk River Ridge.La neige mouillée a recouvert le sud de la province avec un thermomètre frisant le point de congelation, soit de 22 à 25 degrés en dessous de la normale saisonnière.Le nord de la province était par ailleurs touché vendredi par des chutes similaires après avoir connu une chaleur record.Les fermiers, qui espéraient un temps humide, n'ont pas vu leurs souhaits exauces lorsqu'ils ont aperçu leurs champs de blé ployer sous le gel et la neige.I loyd Haas, un agriculteur, a affirme qu'il était encore trop tôt pour évaluer l'ampleur des dégâts sur les récoltes.«Quand Mère Nature décide de nous jouer un mauvais tour, il n'y a rien d'autre à faire que de l'accepter», a-t-il ajouté.À Médecine Hat des équipes d'électriciens de la ville étaient occupés à réparer les pannes de courant causées par des branches chargées de neige ayant touché des fils électriques.Le policier Garry Chinook a déclaré qu'il n'y avait pas de problèmes de circulation, mis à part quelques surfaces glacées.«C'est vraiment bizarre tout ça», a-t-il affirmé.Les chutes de neige ont reporté à l'intérieur des murs la cérémonie de fermeture des Jeux olympiques pour personnes âgées.Les précipitations ont aussi provoqué la fermeture des piscines de la municipalité.Joe Dalla Longa était pour sa part préoccupé par les dommages causés à son potager.M.Dalla Longa reçoit son beau-frère, Gino Ragni, originaire d'une région de l'Italie où il neige rarement, même en hiver.L'invité prenait des photos de l'événement.En Alberta, l'on suit le même calendrier: le projet de loi, déposé le 29 juin dernier, pourrait être adopté cet hiver et être suivi d'une campagne d'information publique.Pour l'instant, aucune province au Canada n'oblige par la loi un cycliste à porter un casque protecteur.Mais les pressions croissantes venant d'organismes de loisirs et des milieux médicaux pourraient pourraient forcer les provinces à bouger.L'initiative de l'Ontario et de l'Alberta suscite un grand intérêt au Québec, au Nouveau-Bruns-wick et en Colombie-Britannique.Au Québec, le ministre des Transports, M.Sam F.lkas, a l'intention de consulter les groupes intéressés à ce sujet, indique la porte-parole Andréa Paine.Tous les ans, au Canada, 130 personnes perdent la vie tandis que 15000 se blessent dans des accidents de bicyclettes.Les médecins sont particulièrement sensibilises au fait que le port d'un casque peut éviter de graves blessures à la tête.Cette semaine, lors de son assemblée annuelle, l'Association médicale canadienne a invité les gouvernements et les territoires du pays ;i légiférer pour rendre le port du casque obligatoire.Aux États-Unis, dans les États du Maryland, de l'Ohio et du New Hampshire, certaines villes ont vote des lois a ce sujet.Dans plusieurs cas.les lois ne s'appliquent qu'aux jeunes de moins de 1b ou de 14 ans.Mais en Ontario et en Alberta, l'intention est de rendre la loi obligatoire pour tous: «Il n'y a rien qui me prouve que j'ai la tète plus dure passé l'âge de 16 ans», explique Ross Hog, un fonctionnaire du ministère albertain des Transports.Adolescente disparue ¦ Une adolescente de 15 ans, Chantale Parent, est portée disparue depuis le 12 août.La dernière fois qu'elle a été vue, elle portait un jeans vert, une blouse noire et des souliers bruns de type « armée».La jeune fille mesure l,*37 metre ( V2 ' ).pèse 51) kilogrammes ( 1 10 lbs), b les cheveux bruns et les yeux bleus.Il le esl de race blan- chc cl parle français Toute personne pouvant aider les enquêteurs a la retrouver est priée de communiquer avec la section Police-ieunesse du poste 54, au 280 2034.où toute information sera traitée avec discrétion JuT Chantale Parent e btn-cjucbec NUMEROS 200740 00740 0740 740 40 R É S ULTAT S I o t Tirage du 92-08-21 t.OTS r»0 000 s 5 000 S 2'jO $ ?f> S S S l 000 s I00 s !0S NUMiROs\" 510872 10872 0872 872 72 Tirage du 92-08-21 LOIS ;'3o ooo $ 2 !>00 S 250 S 25 S ios NUMÉROS WOBII.I I 72773 9972 797 000 $ I00 S 25 $ Tirage du 92-08-21 8 10 14 21 22 27 32 15 ta 2g 37 41 47 49 52 56 58 66 69_ Prochain tirage: 92-08-22 U é b l Tirages du 92*08-17 au 92-08-72 LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI 799 716 272 987 799 644 2274 2667 4877 1131 0093 8395 PROiWiN.ClAL Tirage du 9208-21 NUMÉRO DECOMPOSABLE NUMÉROS 4168211 168211 68211 821* 211 11 LOTS l 000 000 000 500 too 25 5 $ $ S s s s TVA, le réseau des tirages u-, modalités r« ncauscmrnt des r*m-ts gagnants p.«Missent .»U Vf io des btfJeii.tn cas de disparité entre rt-fi.Miteet t» Nsti ofWcteWc oettu *b -truite .i pnofiti B tcjttKjjObec R É S U LTAT S loto GAGNANTS qui bec LOTS $49 Tirage du 92-08-22 6 14 23 29 44 48 6/6 V6+ V6 B ¦1/6 3/6 T vers une destination inconnue, les lignes tenues par les forces bosniaques, croit-on savoir.Les Musulmans chasses des villages encore debout de la région reçoivent un avis dos autorités militaires qui leur donnent quelques heures pour faire leurs bagages.Les personnes expulsées doivent en outre signer une décharge selon laquelle ils laissent tous leurs biens aux «municipalités», aux autorités serbes en réalité.Leurs habitations sont ensuite généralement détruites à la grenade ou incendiées, a-t-on constaté récemment sur place.Destitution imminente du président brésilien Fernando Collor de Mello Associated Press Pendant 3 |ours seulement, lundi 24 août, mardi 25 août et mercredi 26 août, les BMW comme neuves prendront la place des modèles neufs dans la salle d'exposition de Canbec.Toutes les voitures de démonstration 1992 seront ainsi offertes à des prix bien inférieurs à ceux dune BMW neuve comparable.Mais, ne vous y trompez pas.Cet événement ne dure que 2 jours.Et les prix affichés sont les plus bas jamais enregistres pour ces modèles.Les BMW toutes catégories seront représentées, y compris les 318 et même la luxueuse Série 7.Le kilométrage est peu élevé et Canbec offre, en option, une garantie étendue du manufacturier sur les modèles sélectionnés pour vous procurer une tranquillité d'esprit des années durant.Ne manquez pas cette occasion exceptionnelle de vous offrir une BMW.Dépèchez-vous, les candidats sont nombreux.M : CANBEC Canbec 4O90 OUEST, JEAN TALON 73I-787I BRASILIA ¦ De nouvelles accusations pour corruption et détournement de fonds contre les proches du président brésilien Fernando Collor de Mello ont été rendues publiques vendredi soir, alors que le Congrès doit produire demain les résultats d'une enquête menée depuis deux mois.D'ores et déjà, les principaux responsables des partis politiques et des généraux de l'armée ont commencé à établir des contacts pour conclure «un accord de transition après l'ère Collor», a déclaré Luiz Antonio Fleury, gouverneur de Sao Paulo.Selon les nouvelles accusations, Paulo Cesar Farias, trésorier de la campagne électorale de 1989 du président, mais aussi la secrétaire personnelle de M.Collor, Ana Acioli, avaient tous deux retiré de fortes sommes sur leurs comptes en banque le 13 mars 1990, soit un jour avant que le gouvernement ne décide de geler les comptes bancaires au Brésil pour lutter contre l'inflation.Une procédure de destitution du président semble désormais inévitable.Si la Chambre des députés décide d'ouvrir une enquête sur M.Collor, celui-ci sera automatiquement suspendu pour une période de 180 jours et sera remplacé par le vice-president Itamar Franco.Le Sénat se prononcera ensuite sur l'éventuelle destitution du président.Dans les coulisses, l'opposition discute déjà des mesures économiques urgentes à adopter, dont une reforme des impôts et la modernisation des ports.«Le gouvernement actuel est fini.Notre défi, c'est le jour d'après», a estimé M.Fleury.Il semblait acquis que la coalition souhaite un gouvernement dirige par M.Franco cl qui comporterait l'actuel ministre de l'économie Marcilio Marques le Brésil et ses créditeurs etran Moreira, auteur des accords entre gers et internationaux.AVIS PUBLIC ENCAN À L'AÉROPORT INTERNATIONAL DE MIRABEL DOUANES CANADIENNES COMPLEXE D'ENTREPOSAGE DU FRET AÉRIEN EN CAUTION EX-FRET AÉRIEN Re: Cargaisons d'articles non payes, non réclamés, marchandise dédouanée et authentique, faite à la main TAPIS PERSANS ET AUTRES TAPIS D'ORIENT DE QUALITE.EN LAINE ET SOIE.DE PLUSIEURS DIMENSIONS ET CATEGORIES.TELS TABRIZ, KASHAN.BOKHARA.SAROOK.D'IRAN.DINDE.DE PERSE: \u2022 tout doit être paye et emporte à rachat.\u2022 supplement 10°o pour frais de transport, commission et entreposage.\u2022 chaque lot sera déballe et chaque piece sera étiquetée pour inspection publique.\u2022 une piece d identité valide est nécessaire pour I inscription et un certificat d exemption pour commerce est requis pour avoir droit a lexemption de taxes.\u2022 modalités de paiement cheques, comptant, cartes de credit ENCANTEUR AUTORISÉ ET MANDATÉ LE DIMANCHE 23 AOUT 1992 14 H PRÉCISES EXPOSITION: à partir de 13 h DIRECTION AEROPORT INTERNATIONAL DE MIRABEL.SUIVEZ LES INDICATIONS JUSQU'A RTE A6.ENSUITE TOURNEZ À GAUCHE.DIRECTION ENTREPÔTS AERIENS D JUSQU'AU BOUT.ENSUITE À GAUCHE JUSQU'À ENTREPÔT KIRSH. A6 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 23 AOÛT 1992 Frères jusqu'à la potence On ne compte plus ces histoires où des frères, après avoir fait les quatre cents coups ensemble, se retrouvent côte à côte devant les tribunaux.Les sagas des frères Renaud, Provençal ou Dubois, parmi d'autres, ont fait couler beaucoup d'encre.Mais aucune ne s'est terminée aussi mal que celles des frères Ménard et Gervais, dont la conduite et le destin se ressemblent étrangement.Ils ont tous quatre abouti, à un quart de siècle de distance, au pied de l'échafaud de la prison de Bordeaux, a cause de lamentables coups de tète.Ils ont eu la malchance de vivre à une époque où l'on vous pendait haut et court pour certaines offenses.Les frères Ménard de Detroit.DANIEL PROULX collaboration spéciale Au debut de mars 1929.les journaux de l'Amérique entière, dont ceux de Montréal, n'en ont que pour le Massacre de la Saint-Valentin survenu le 14 février précédent.Sept membres d'un gang rival de celui d'AI Copone ont été exécutés à la mitraillette dans un entrepôt de Chicago par des gangsters dont certains étaient déguisés en policiers.Le 5 mars 1929.La Presse rapporte que l'adjoint au procureur de l'État de rillinois.David Stansbury.a fait savoir la veille que les noms de trois des assassins sont connus.Il s'agirait de |oe Lo-lardo.I red Burke el lames Ray qui auraient reçu 10000$ chacun pour leur sale besogne.Une jolie somme pour l'époque! Une autre affaire, d'intérêt local cette fois, fait aussi beaucoup jaser.Une semaine plus tôt.des apaches ont fait un beau dégât à la Charcoal Supply Limited, une entreprise de distribution de charbon dont les bureaux sont situés rue Saint-Ferdinand, dans le quartier Saint-Henri.Deux jeunes hommes ont fait irruption dans les bureaux de la comptabilité et l'arme au poing, ont ordonné aux employes presents de lever les mains on l'air.Au même moment, un fournisseur de l'entreprise, un certain Charles Costar, imprimeur de son état, qui ne se doute de rien, arrive inopinément sur les lieux.Un des deux bandits se retourne et.sans autre forme de procès, lui tire dessus presque à bout portant.Le visiteur tombe à la renverse, inanime.L'incident n'impressionne pas le comptable de l'entreprise.Earl Durham, qui refuse d'ouvrir la caisse dont le contenu n'excède pourtant pas 25 maigres dollars.Bien plus, en compagnie d'un autre employé, il bondit sur le paletot des deux intrus.Un coup de feu puis un deuxième éclatent, le pauvre Durham s'écroule, touché à la poitrine.«Vite! Vite!» crie en français un bandit à l'autre.Sans demander leur reste, ils prennent leurs jambes à leur cou.Costar aura eu plus de chance que Durham, qui rendra lame dans les heures qui suivent.En effet, il revient bientôt à lui, miraculeusement indemne.La balle a traverse son veston puis son gilet et a terminé sa trajectoire sur sa grosse montre de poche qu'elle a fracassée.Sous l'impact, il est tombe et s'est seulement assomme sur le plancher de chêne.Dans les heures qui suivent, on retrouve à la gare de Saint-Henri la Ford volée dans laquelle des témoins ont vu les assassins prendre la fuite.On perd ensuite leur trace, on en déduit qu'ils ont sauté à bord d'un train en partance pour l'Ouest du pays ou pour les Etats-Unis.On ratisse quand même les quartiers mal famés de la ville, on cuisine quelques informateurs, on fait voir des photos de pillards notoires aux témoins, tout ça pour des clous.Le compagnon de travail du défunt Durham, un certain Charron, qui a participé à la rixe, a donné une bonne description des fugitifs aux policiers qui disposent de bien peu d'indices.Leur signalement est en tout cas envoyé aux chefs de police des principales villes du pays et des États-Unis.Les jours passent, on désespère de leur mettre la main au collet.Mais une semaine à peine a passé quand le chef de la Sûreté montréalaise reçoit un appel des autorites de la ville on ta rien ne de Peterborough qui ont arrêté deux jeunes gens dont le signalement correspond à celui qui leur est parvenu quelques jours plus tôt.La paire, à les en croire, ne manque pas d'audace.La veille, un dénommé Evans, agent de la police privée du Canadien Pacifi- que, les a surpris alors qu'ils tentaient de monter dans un wagon de fret immobilisé sur une voie d'évitement.Ils s'enfuient à toutes jambes, celui-ci les a vus assez, pour pouvoir les reconnaître.Il monte aussitôt dans une voiture, le voilà bientôt dans la ville voisine de Havcrlock où il les aperçoit déambulant sur le trottoir de la rue principale.Il descend, part à leur poursuite et parvient à se saisir de l'un d'eux.Il s'apprête à le faire monter à bord quand il sent qu'on lui met le canon d'un revolver dans les reins.Le complice de son prisonnier est revenu, voilà Evans et son chauffeur aux mains des bandits qui montent aussi dans la voiture et les forcent à les mener hors de la ville.Rendus en rase campagne, ils détroussent leurs otages et les font descendre avant de continuer leur route seuls.Deux heures plus tard, toute la police ontarienne est sur les dents, on les arrête puis les amène enfin à Peterborough.Les photos qu'on a prises d'eux sont envoyées à Montréal.Le témoin Charron est formel, il s'agit bien des auteurs du hold-up de Saint-Henri.Mais ce n'est pas tout, les reconnaissent aussi des employés d'une pharmacie et de deux épiceries qu'ils auraient pillées la veille du drame.On apprendra dans les jours qui suivent qu'ils s'appellent Norman et Lawrence Ménard et qu'ils sont frères.On ne dit mot sur l'âge de ces jeunes Franco-américains en rupture de ban.Le premier s'est évadé d'un pénitencier de Detroit un an plus tôt, il devait y séjourner sept ans; le deuxième s'est enfui d'une maison de redressement de la même ville.Ils sont ramenés à Montréal, leur procès s'instruit le 17 septembre 1929.Dès l'ouverture de la séance, leurs défenseurs demandent qu'on leur fasse subir un examen mental.La Couronne s'y oppose vivement, le président du tribunal renvoie la motion après avoir entendu les arguments des deux parties.On passe ensuite aux choses sérieuses.Le témoin Charron les reconnaît bien, et puis un autre aussi.Bien plus, le médecin-légiste affirme que les balles extraites des blessures de Durham ont etc tirées par les deux revolvers trouvés en possession des accuses.Le 19 septembre au matin, l'immense salle des assises est pleine a craquer, on pense a un vol de vautours au-dessus de leurs proies.La veille, en fin de journée, les procureurs des deux parties ont fait entendre leurs plaidoieries.Le juge va maintenant s'adresser au jury avant qu'il ne se retire pour délibérer.Les accuses ont jusque la garde la même contenance, seuls leurs traits tirés et leur pâleur trahissent leur inquietude.Le reporter de La Presse trouve leur placidité curieuse.Les jures expedient leur corvee en 18 minutes, les accusés sont coupables de meurtre.Un silence glacial plane sur la salle d'audience, le juge les condamne à monter sur l'échafaud deux mois plus tard.Un sourire moqueur aux lèvres, Norman et Lawrence Ménard ne bronchent pas.Ils iront à la potence avec le même détachement.En ce 20 décembre 1929, une tempête de neige fait rage.Les corps pendent au bout de la cravate de chanvre, des témoins entendent le bourreau Ellis murmurer: «Deux existences orageuses qui finissent dans la tempête.» .les Gervais de Trois-Rivières Le matin du 19 octobre 1952.un chasseur découvre dans une clairière des bois de Saint-Paulin, en Mauri-cie.le cadavre de Maxime Gélinas.un chauffeur de taxi de près de 70 ans, disparu de son village de Saint-Ëtienne-des-Grés depuis une dizaine de jours.La nouvelle se répand comme une trainee de poudre dans toute la contrée, des centaincsdevillageoisdesenvirons.qui curieux, qui solidaires, qui outrés, se ruent sur les lieux.Car le vieillard a été assassiné.11 porte une profonde blessure au front et quelques ecchymoses sur le corps.Les indices manquent: l'après-midi de sa disparition, deux inconnus sont apparus au village, ont bu une boisson gazeuse au restaurant du coin puis sont montes à bord de son taxi.On ne l'a plus revu de son vivant, son auto a été retrouvée trois jours plus tard, dans un fossé, près de I rois-Rivières.Les enquêteurs retrouvent des témoins qui ont vu le taxi et ses deux passagers s'engager sur la route de Saint-Paulin, puis d'autres qui ont vu en ressortir l'auto avec les deux jeunes gens seuls a bord.Ce coin de pays est reculé, les limiers ont aussitôt la conviction que les auteurs du coup le connaissent bien.Ils vont de porte en porte, de rang en rang, tentant de savoir de l'habitant s'il ne connaît pas des gens qui visitent régulièrement le coin.L'un d'eux leur mentionne que son beau-pere, Marcel Gervais.vient parfois chez lui rendre visite à sa fille, agee d'une vingtaine d'année^.Au service de l'identité judicaire de la Police provinciale, a Montreal, on tombe sur la fiche d'un récidiviste de Trois-Riviéres.Marcel Gervais, 37 ans, dont les empreintes digitales correspondent à celles retrouvées dans la voiture de la victime.On joint sa photo a une centaine d'autres qu'on exhibe a la serveuse du restaurant île Saint-1 tienne.Elle le reconnaît aussitôt.Les policiers tiennent leur homme, ils arrêtent d'abord son frère Gaston.27 ans.w son travail, a Trois-Rivieres.puis Marcel, dans un camp de bûcherons, au nord de La I u que Aux policiers, ils ne cacheront rien de leur minable équipée.Tout a commence la veille du crime quand, sur un coup de tête, ils ont décidé d'aller commettre un hold-up dans une banque de Saint-Boniface.Le lendemain matin, ils sautent dans l'autobus qui.a leur eton-nement.ne va pas plus loin que Saint-Etienne.Ils débarquent et choisissent de finir le trajet en taxi quand ils voient Maxime Gélinas.sur la petite place, en train de laver sa voiture.Ils se ravisent en route.Pourquoi ne pas se débarrasser du vieillard et garder la voiture qu'on pourra revendre et éviter ainsi les aléas d'un hold-up?Aussitôt dit.aussitôt fait.On lui fait prendre la direction de Saint-Paulin, que Marcel connaît bien: il y a là un bois qui fera bien l'affaire.Rendus à destination, Gaston fait descendre leur chauffeur, l'entraîne dans le bois et lui signifie qu'ils vont continuer la route seuls.L'autre ne l'entend pas ainsi, il résiste.Gaston est force de l'assommer.Il remonte en voiture, on démarre sur les chapeaux de roues.Son frère s'enquiert de ce qui s'est passe, s'inquiète a la reflexion que leur victime ne soit qu'inconsciente et fait demi-tour.Marcel declare à ses interrogateurs: «On est de-barques tous les deux.On s'est rendus où était le pere.Il était à quatre pattes, il criait au secours.Gaston lui a donne un coup de pied dans l'estomac.Il est tombe sur le dos.A mon tour, je lui ai donne un coup de pied dans le bas du ventre.Puis j'ai fouillé ses poches pour trouver son portefeuille.» De la.en quelque trois jours, les deux têtes brûlées font plus de 1 500 kilometres.Ils se rendent d'abord a Chicouti-mi.mais le prix qu'on leur offre pour la voiture leur parait ridiculement bas.Les voila donc en route pour Montréal ou la même déception les attend.Dépités, ils rentrent épuisés dans leur patelin et y abandonnent l'auto.A l'annonce de leur capture, des villageois de Saint-Etienne et des alentours songent a les lyncher.Ils sont plus de 2000 dans la grande salle du college de Louiseville, a assister à l'enquête du coroner.Un nombre imposant de policiers, munis de )\\\\\\/ lacrymogènes, est sur les lieux.On a intérêt a ce que l'enquête soil menée rondement, on ne lambine pas.Dans un climat pour le moins orageux, le jury les reconnaît criminellement responsables de la mort de Maxime Gervais.A son tour, un jury des Assises, quelques semaines plus tard, les déclarera coupables de meurtre.Ils sont condamnes a mourir par pendaison, le 15 mars 1952.Ensemble.Les circonstances de leur execution ne calmeront en rien les ardeurs des quelques adversaires de la peine de mort du temps.Au jour prévu, un peu passé minuit, après avoir assisté à une messe puis communie, ils sont amenés a l'échafaud.Marcel, résigné, monte lentement les marches qui mènent à son supplice.Son jeune frère, glace de terreur, rte peut accepter son sort, si l'on en croit le policier Roger Duguay, qui a la charge des condamnés à mort de la prison de Bordeaux et qui assista à la scène.Dans son livre, partiaux Editions Ouebecor sous le titre /'a/ vu les dernières pendaisons :i In prison de liordenux.il raconte que le jeune homme, pris de défaillance a la vue de la Veuve, s'écria: «Maman, je ne veux pas mourir! Maman, aide-moi ! |e ne veux pas mourir!» Son frère, qui l'attend sur la potence, le console a sa façon: «Laisse faire, on va la retrouver au paradis, notre mere!» Là-dessus, Gaston s'évanouit.Les gardes qui l'entourent doivent le porter jusque sur l'échafaud où les deux frères seront pendus dos à dos.Il ne tient pas sur ses jambes, on le soutient pendant que le bourreau lui passe la corde au cou.Son frère lui parle à voix basse et l'encourage, l'autre ne l'entend pas.On le lâche quand la tension de la corde est assez prononcée pour le garder dans la position verticale.Puis la trappe s'ouvre, «les frères Ménard ont payé leur dette a la société».Le corps de Marcel est inhumé nuitamment et simplement dans le cimetière de la ville de Grand-Mère.Ouant à celui de Gaston, conformément à ses dernières volontés que sa veuve a tenu à respecter, il est exposé a Trois-Rivieres, afin que sa femme, ses enfants, ses parents et ses amis puissent lui rendre les derniers devoirs.Il a aussi exprime le désir d'etre enterre auprès d'un fils qui l'a précédé dans la tombe.Les frères Gervais ont vécu.DIMANCHE PROCHAIN: Les risques du metier / / 4 > Saint-Paulin, dans les années 50, un paisible petit village de la Mauricie que viendra perturber le meurtre dun chauffeur de taxi de 70 ans.photo is Presse LA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE 23 AOUT 1992 Le Monde Grecs et Turcs déplorent le départ de «ces Canadiens qui parlent franc MARTINE CAZA coUiilmnfiion spéciale CHYPRE ¦ En mission à Chypre depuis six longs mois.la totalité des 575 Casques bleus canadiens du 3e bataillon du Royal 22c Régiment (R22cR) rentre au pays aujourd'hui.Responsable de maintenir le statu quo du cessez-le-feu militaire du 16 août 1974 le long des lignes grecques et turques \u2014de façon à créer des conditions favorables à la négociation d'une solution politique et d'une paix durable\u2014 le contingent canadien du R22cR reviendra de Chypre avec rien de moins à son actif qu'un bulletin rempli de «A».Envoyé en mission le 22 février dernier, le 3e bataillon était en fait 1c 57c contingent canadien à se présenter à Chypre depuis mars 1964.Ce sera maintenant au tour du «3 RCHA» de Shilo, en Alberta, de veiller à ce que la tâche des Casques bleus canadiens se poursuive sans bavure et dans une relative quiétude.Le Canada se retire de Chypre Une quiétude qui passera toutefois sûrement à l'histoire, puisque ce contingent sera le dernier.Le ministre des Affaires extérieures, Barbara MacDougall, a en effet annoncé récemment, lors d'un voyage a Chypre, que le Canada allait se retirer de cette île en Méditerranée au plus tard le 31 décembre 1992.Ce retrait mettra fin ii la plus longue mission de maintien de la paix que le Canada ait jamais connu.Ottawa, qui doit débourser jusqu'à 14 millions par année pour maintenir un contingent canadien à Chypre, se dit quelque peu frustré qu'on ne soit toujours pas parvenu à instaurer une paix durable dans l'île.«C'est vrai que rien ne semble vouloir se régler», confirme le lieutenant-colonel Robin Ga-gnon, «mais nous on ne peut rien y faire.Ce n'est pas de notre ressort.C'est l'affaire des hommes politiques ça.Même si on ne peut pas s'cmpéchcr de penser que l'ONU est peut-être victime de sa trop bonne mission », ajoute celui qui aura été pendant six mois le commandant de ce contingent francophone.Victime ou pas de sa trop bonne mission, l'ONU perdra en décembre prochain la participation du Canada a Chypre.Mais il ne faut pas se leurrer.Ce retrait est pour beaucoup relié à des raisons économiques.À ce jour, les membres de l'ONU, qui devraient en principe rembourser une par-tic du coût de maintien des forces canadiennes à Chypre, doivent encore actuellement au Canada entre 10 et 15 millions $ US.Une facture plutôt lourde à porter pour un pays aux prises avec une récession qui n'en finit plus et d'importantes coupures budgétaires prévues au sein de sa Défense nationale.Le fait français a Chypre L'expertise et la bonne reputation internationale du Canada Liban : scrutin boycotté par les chrétiens Agence trance-Presse BEYROUTH ¦ Le parti Kataéb s'est aligné hier sur la position des autres formations du camp chrétien en appelant au boycottage des élections législatives qui débutent aujourd'hui, tout en annonçant l'échec de toutes les tentatives de médiation pour reporter leur échéance.Dans un communiqué, ce parti, présidé par le ministre des Postes cl Télécommunications Georges Saadé, « regrette d'annoncer l'échec» des «efforts intenses qu'il a déployés pour faire aboutir des initiatives modérées prenant en considération les craintes et les appréhensions» du gouvernement et de l'opposition, essentiellement chrétienne, au déroulement du scrutin.La décision du parti Kataeb, qui s'était jusque là limité à réclamer le report du scrutin, unifie les rangs du camp chrétien.Le patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfcir, chef de l'Église la plus influente parmi les chrétiens du Liban, parraine le camp chrétien hostile aux élections.Les partisans du général déchu Michel Aoun, l'ex-milice des Forces libanaises de Samir Gcagca, le Bloc national du député Raymond Eddé et le Parti national libéral de Dory Chamoun.qui forment les quatre autres composantes du camp chrétien, avaient dés le b août appelé au boycottage du scrutin.La majorité des candidats chrétiens aux elections législatives, les premières depuis 20 ans dans le pays, sont désormais des personnalités chrétiennes pro-syriennes, notamment des ministres et des députés.dans les missions de maintien de la paix vont sans contredit manquer aux Chypriotes.Mais pour l'instant, à Nicosie, la Capitale de Chypre, là où sont installés les Casques bleus canadiens, ce n'est pas â ce départ que l'on songe.C'est plutôt à celui du 3e bataillon du R22cR.Un départ perçu, autant par les Grecs que par les Turcs, comme l'adieu d'un véritable ami que l'on ne reverra plus jamais.«On aime beaucoup ces Canadiens qui parlent français», lance très émotif Anis Poupolos, tranquillement assis sur une chaise branlante d'un bistrot fréquenté \u2014 â l'image de la Grèce profonde\u2014 uniquement par des hommes.À l'ombre d'un arbre qui le protège quelque peu des 45° C qu'il fait à Nicosie, le voisin de chaise de M.Poupolos ne peut s'empêcher d'ajouter que les «militaires qui parlent français sont plus chaleureux».«Plus chaleureux et en même temps plus durs», surenchère un vieux grec chauve et bedonnant d'environ 70 ans.Un point au moins sur lequel arrive â s'entendre Grecs et Turcs, puisque du côté nord de Pile, là où vivent les Turcs, on pense le même bien de ces «Canadiens qui parlent français».Un bijoutier de Nicosie-nord affirme même que son chiffre d'affaires \\a baisser avec le départ du 3c bataillon.«Ces soldats parlent français et ils ont des origines latines», observe ce dernier, «ce sont en réalité de véritables latins.Ils aiment bien manger, bien boire et acheter de belles choses.Exactement comme nous les Méditerranéens! Les Canadiens qui parlent anglais sont moins ouverts.Leur sourire vient plus difficilement.Tout comme leur argent!», rajoute-t-il, sympathique, en pouffant de rire.Au mess des officiers, même son de cloche.John, le barman chypriote grec qui veille à ce que les officiers ne souffrent pas de «déshydratation», ne cache pas sa peine de voir partir le 3e bataillon.« You see, they are friendly and easy.No problem.Never.I never saw it ! ».Modestes, mais quand même contents de l'image qu'ils vont laisser derrière eux, les militaires de Valcarticr n'osent pas trop s'aventurer à commenter la comparaison que les Chypriotes grecs et turcs ont établie d'eux-mêmes.II n'est pas ici question de parler de «société distincte» a Chypre.Le Canada en a déjà assez, plein les mains.«C'est sûr que ça nous fait un petit velours», ose le major Yvan Bouchard, originaire du Sague-nay, «et c'est sur que nous sommes fiers de notre reputation.Faut dire par contre, pour être honnête, qu'on a tenu, dès le début, a ce que les gens d'ici sachent que nous, nous sommes du «Trench Canada».Au début, ils ne comprenaient pas.Pour eux, Canada c'était Canada.Et puis au fil des mois, faut croire qu'ils ont fini par comprendre! Remarquez qu'ils n'ont pas tellement eu le choix, puisque nous avons francisé tous les camps qui étaient occupés par nos troupes».Chaleureux, bons vivants mais fermes et disciplinés, les militaires canadiens du 3e bataillon ont fait leurs classes et passé l'examen.Avec mention d'honneur, s'il faut en croire les habitants de Chypre.Et comme si le tableau n'était déjà pas assez rose et garni, les hommes du lieutenant-colonel Gagnon reviendront au pays tous en pleine santé.Et bien sûr bronzés.Sur les quelques dizaines de soldats blessés, on ne remarque \u2014 pour la plupart \u2014 que des éclopés du sport, belles victimes des moments de loisir.Majoritairement, on ne retrouve que des chevilles foulées en jouant au baseball ou des doigts brisés lors d'une mauvaise chute.Mieux encore.Grecs et Turcs n'ont pas trop donné de fil à retordre aux militaires.Un peu plus de 300 incidents ou non-respect des règles établies par l'ONU ont été notés par les Casques bleus.Ce qui est très peu, la moyenne habituelle étant de près de 500.On peut attribuer la performance au fait que de serrées et sérieuses négociations entre Chypriotes grecs et turcs se déroulent présentement a New York, aux Nations-.Unies \u2014négociations loin d'être étrangères au souhait international d'une paix durable pour le Moyen-Orient tout entier\u2014 toutefois, laissons un peu de crédit aux militaires canadiens.Les héros se font tellement rares ces temps-ci.CATALOGUE 64 PAGES DE SPÉCIAUX DISPONIBLE À NOTRE MAGASIN! 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Notre vente se termine le 29 août 1992.\\S92 ENSEMBLES 2 MORCEAUX Toilette WINSTON 12221 siège non Inclus - App.ACNOR Blanc, os.gris Correspondant American standard.Lavabo Pedestal VICTORIA Jr.250 191/4\" x 171/2\" - 4\" - App.ACNOR - robinet non Inclus Blanc, os.gris Correspondant American standard Couleurs PSM: 507.83$ SPÉCIAL RÉSERVOIR ANTI SUINTACE luche fibre de verre FRANCE blanche Avec barre d'appui 30\" X 32\" X 74 1/2\" Créplne en sus PSM- 382.18$ SPÉCIAL 17095$ Douche RIVIERA blanche Livré avec rodnet en laiton, tête te oouenc.nocau.drain et porte-serviettes avec savonnier encastré.APB 30* X 30\" PSM: 211.00$ SPÉCIAL _ 9900$ Chauffe-eau électriques Paroi de verre 40 galions imp.Dim.43\" x 22' Éléments 2/3000/240 Garantie réservoir 5 ans PSM: 230.80$ SPÉCIAL 60 gallons Imp.Dim.58 1/2' x 24' Éléments 2/4500/240 Garantie réservoir 5 ans PSM: 305.72$ SPÉCIAL 150a3$ 17651$ 1 Cuve à lavage simple Plastique avec support Robinet non Inclus 22 1/2- X 24\" X 15\" PSM: 52.00$ PRIX IMBATTABLE 2025$ Baignoires et lavabos en acier émaillé Couleurs: Blanc, os.gris argent, poche BOOTZ Gauche ou droit 60\" x 30\" x 16- Blanc Couleurs PSM: 257.42$ PSM: 281.23$ SPÉCIAL SPÉCIAL 12395$ 14395$ LAUREL 19\" rond 2435 4\" \u2022 Robinet non Inclus Couleurs PSM: 63.55$ Blanc PSM: 62.60$ SPÉCIAL SPÉCIAL 55*o$ 3695$ \t\t\t \t\tli ( ï\t > 1\t\tK r\tliii I J\t\ti\t \tI-\t1\t Tour de bain M0N0PR0 59\" 6 tablettes Blanc PSM: 90.00$ SPÉCIAL 45C0$ Tuyau ABS Approuvé ACNOR 11/T X12\" 2m X12' PSM: 19.35$ PSM: 29.95$ SPÉCIAL SPECIAL J8a$ ^09$ y X 12' 4\" X 12* PSM: 49.93$ PSM: 75.75$ SPÉCIAL SPÉCIAL 2f 0$ 5258$ Spéciaux en vigueur Jusqu'au 20 août 1992.8755 Langelier st-Lôonard.Montréal.Québec (AU NORD DE MÉTROPOLITAIN.SORTIE 78.A L'OUEST DU BOUL LOUIS-H LAFONTAINE) 326-2060 RAYMOND LEPWEinc HEURES D'AFFAIRES FERMÉ TOUS LES LUNDIS Mardi, Mercredi 9h00 à I7h00 Jeudi, vendredi 9h00 à 2lh00 Samedi 9h00 à 17h00 n»r jhHjt non » ci lui \u2022«m pr m* > « « .i nriwi LÉGER SUPPLÉMENT POUR LIVRAISON avec toute commande de 300.00$ et plus dans un rayon de 50 kilomètres COMPTANT OU CHÈQUE VISÉ SEULEMENT Si votre nom apparaît sur cette liste: Mme Corthesy Je Longueuil.n 222693C05 Mme Larouche de Montréal.n 228750L00 M.Boutin de Sainte-Rose.n 239266B01 M.Dubreuil de Montréal.n 241085D02 M.St-Jean de Bedford.n6268027S00 M.Himbeault de Beauharnois.n 270120H04 M.Jobin de Beloeil.n 286259J00 M.Chartier de Saint-Bruno.n°286499C02 M.Drouin de Saint-Bruno.n°286620D00 M.Buysse de Saint-Hyacinthe.n° 288310B05 QUELLE CHANCE! 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Une soirée magnifique dans le cadre du Festival international de nouvelle danse, À LA SALLE WILFRID-PELLETIER DE LA PLACE DES ARTS: ïï- 3 Ld Ld Ld Human Steps Infante \u2014 Destroy Tous les jours jusqu'au 27 août 1992.nous publierons les noms de 10 abonnés, ceux-ci gagneront automatiquement deux billets pour le spectacle wlnfante-Destroy» de la troupe La La La Human Steps.Les gagnants d'aujourd hui assisteront à la representation du vendredi 2 octobre 1992.La valeur totale des prix offerts est de 3360$.Les règlements du concours sont disponibles à La Presse.Veuillez accorder un délai de livraison de trois semaines.ont des avantages i Abonnez-vous dès maintenant au 285-6911 A8 LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 23 AOUT 1992 Le Monde Les combats entre factions rivales ont fait 1500 victimes au Libéria d'après A Pet AFP MONROVIA ¦ Au moins 1500 personnes ont été tuées la semaine dernière dans les combats qui ont repris à 60 km au nord de Monrovia entre les rebelles du Front national patriotique (NPFL) de Charles Taylor et les miliciens du Mouvement de libération uni pour la démocratie (ULIMO), a annoncé hier le leader du NPFL.Selon Charles Taylor, s'expriment à la radio depuis son quartier général à Gbargna, la plupart des victimes sont des civils pris dans les combats entre les deux factions rivales.Taylor a également accusé la force de maintien de la paix dans l'Ouest africain (ECO-MOG) de soutenir l'ULIMO dans ces combats.Selon lui, les combattants de l'ULIMO portent des uniformes et utilisent des camions de l'ECOMOG.L'ULIMO est principalement composé de soldats fidèles à l'ancien président assassiné Samuel Doe.Ils sont basés en Sierra Leone.Les combats entre les deux factions ont repris lundi dans l'ouest du Libéria alors que les organisations humanitaires faisaient état de nouveaux cas de famine.Selon l'ONU plus de 60 000 personnes sont mortes depuis le début des combats dans le pays le 24 décembre 1989.Si les chiffres fournis par Charles Taylor sont véridiques, ces combats seraient les plus violents depuis le cessez-le-feu imposé en novembre 1990 par la force de maintien de la paix.Les affrontements les plus violents se déroulent à Tubmanburg, place forte du NPFL assiégé par l'ULIMO, ont rapporté des témoins fuyant la région.Les combats se sont étendus en plusieurs points de la région de Grand Cape Mount, selon le NPFL.Les accrochages ont été marqués par des «mutilations et des carnages» de civils d'ethnies Via et Gola par les combattants des deux factions, qui les accusent de soutenir le camp opposé, selon des témoins.D'impitoyables massacres interethniques avaient marqué la guerre civile au Libéria au cours de l'année 1990.Au moins 15 000 personnes \u2014 dans leur grande majorité des civils\u2014 avaient été tués en marge des combats entre le NPFL et les Forces armées du Libéria (AFL), qui défendaient le régime de l'cx-prési-dent Samuel Doc.De nombreux anciens soldats (d'ethnie Krahn) des AFL ont depuis rejoint les rangs de l'ULIMO qui a lancé ses premières attaques au Liberia en septembre 1991 pour «chasser Taylor » du pays.La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a décidé pour la première fois lors de son 15c sommet, à Dakar, fin juillet d'associer l'ULIMO aux négociations pour la recherche d'un règlement politique de la crise libérienne.Une réunion de prise de contact est prévu mardi à Freetown, où l'ULIMO a installé son siège.Stepanakert bombardée d'après Reutcr et AFP MOSCOU ¦ Les forces azéries ont bombardé hier Stepanakert, la capitale de l'enclave arménienne du Haut-Karabakh, faisant des dizaines de morts, rapporte l'agence de presse Interfax.Elena Bonner, la veuve d'An-dreï Sakharov, a déclaré que les Azéris avaient lancé deux bombes de forte puissance sur Stepanakert et que 30 cadavres avaient été retirés des ruines de l'hôtel qui abritait des centaines de réfugiés.«Plus de 100 personnes sont encore sous les décombres», a-t-elle dit.Depuis quatre ans.au moins 2000 personnes ont été tuées dans les combats au Haut-Karabakh, enclave montagneuse majoritairement peuplée d'Arméniens mais située en plein territoire azerbaïdjanais et administrée par Bakou.Le conflit s'est intensifié ces derniers mois, les Azéris tentant de récupérer les territoires cédés aux Arméniens.Le ministère azéri de la Défense a annoncé que ses troupes avaient repris quatre villages de la région de Mardakert, au nord du Nagorny-Karabakh et fait reculer les combattants arméniens dans la région du barrage de Sar-sang (ouest de l'enclave).Les forces azéries ont pu ouvrir la route qui mène du Nagorny-Karabakh à Kelbajar, au nord du corridor de Latchine, où elles ont renforcé leurs positions, selon la même source.De violents combats ont éclaté vendredi soir entre Azéris et Arméniens pour le contrôle du corridor de Latchine \u2014zone azérie qui sépare l'Arménie du Nagorny-Karabakh\u2014, qui ont fait au moins trois morts et sept blessés côté arménien, selon l'agence ITAR-TASS.Le Hezb offre une trêve Agenee Franee-Presse h m 1 1 \u2022r 'S I Un garçonnet afghan, soutenu par son père, grimace de douleur sur son lit d'hôpital à Kaboul.Il a été blessé par des éclats de roquette.ISLAMABAD ¦ Gulbuddin Hekmatyar, le chef islamiste dont les forces menacent Kaboul depuis deux semaines, est prêt à accorder une trêve pour l'évacuation des diplomates, mais il exige toujours le départ des miliciens ouzbèkes de la capitale comme condition préalable à tout cessez-le-feu durable.Le Hezb-i-!slami, le parti islamique de M.Hekmatyar, a indiqué hier qu'il était prêt à accepter la trêve, demandée par l'ONU, pour l'évacuation des diplomates par la route et qu'il était également prêt à étudier la possibilité de leur évacuation par voie aérienne.Des instructions seront données aux moudjahidin du Hezb, dès que la date de l'évacuation sera connue, pour qu'ils assurent la sécurité des diplomates sur la route.Les Nations unies ont lancé vendredi un appel au cessez-le-feu pour permettre l'évacuation de la communauté diplomatique, qui comprend plus de 250 personnes, dont 215 veulent quitter Kaboul, selon un responsable de l'ONU.Les perspectives d'un cessez-le-feu durable semblent toujours éloignées alors que des roquettes se sont de nouveau abattues samedi sur le quartier de l'aéroport, sur le quartier diplomatique et sur la localité de Bibi Mchra, à l'est de Kaboul, selon des sources afghanes informées.Gulbuddin Hekmatyar a réaffirmé qu'il n'y aurait pas de cessez-le-feu tant que les milices ouzbèkes, fer de lance de la coalition gouvernementale, n'auraient pas photoreuter quitté Kaboul.Taïwan n'accepte pas que la Corée du Sud établisse des liens diplomatiques avec la Chine Reutcr SEOUL WÈ La Chine et la Corée du Sud ont confirmé hier qu'elles allaient officiellement établir des relations diplomatiques, provoquant la colère de Taiwan, qui a répondu en annonçant la rupture de ses relations avec Séoul.Taiwan rompra celles-ci dès que la Corée du Sud aura officiellement établi des liens diplomatiques avec la Chine, ce qui devrait intervenir demain, a déclaré le ministre des Affaires étrangères, AGORAPHOBIE S'en libérer sereinement et avec succès Pierre Dubuc, T.S., M.S.S.Techniques de visualisation Tél.: (514) 525-3709 \\^ (514)227-7757 Frederick Chien, lors d'une conférence de presse.Il a également annoncé l'annulation de tous les privilèges commerciaux accordés à Séoul.«Nous exprimons notre colère envers la Corée du Sud.Le gouvernement du président Roh Tae-woo a bafoué notre confiance et violé la justice internationale», a-t-il dit, tout en invitant la population à respecter les Sud-Coréens qui vivent à Taiwan.Des dizaines de Taïwanais se sont rassemblés devant l'ambassade de Corée du Sud à Taipei, aux cris de «Trahison *.Le ministre des Affaires étrangères de la Chine nationaliste a même précisé que la Corée du Sud avait accepté de remettre à Pékin le site de l'ambassade de Taïwan à Séoul, dont la valeur est estimée à 250 millions $.Lors de la Guerre de Corée, entre 1950 et 1953, Taiwan s'était rangé aux côtés de Séoul et Pékin aux côtés de Pyongyang.Pour Séoul, l'établissement de liens diplomatiques avec la Chine est un pas en avant vers la réuni- Si vous êtes membre du CLUB, entrer le code suivant: 14866715 fîcation des deux Corées, toujours officiellement en guerre depuis 1949.La Corée du Nord n'a pas directement réagi à cette nouvelle mais a lancé hier un appel à ses concitoyens et leur a demandé de faire preuve d'esprit d'indépendance pour défendre le socialisme du pays.Pour Pyongyang, ce n'est pas vraiment une surprise puisque Pékin avait déjà donné quelques signaux en ce sens.Ainsi, en 1988, la Chine avait refusé de boycotter les Jeux olympiques de Séoul, comme le demandait la Corée du Nord.Les analystes politiques estiment que si dans un premier temps Pyongyang a tendance à se maintenir en retrait et tenter de tjsser des nouveaux liens avec les États-Unis et le lapon, à plus long terme elle devrait se rapprocher de la Corée du Sud.« Le Nord va très probablement mettre en place des contrôles plus stricts et essayer de minimiser autant que possible (l'annonce des relations diplomatiques Pékin-Séoul) (.) Mais après quelque temps, le Nord prendra conscience qu'il a intérêt à se rapprocher du Sud», explique un analyste d'un institut privé de recherches.Au moment où la Chine se lance dans une politique de libéralisation, elle ne peut se permettre, magré ses relations amicales avec le dirigeant nord-coréen Kim II-sung, de soutenir à bout de bras un pays dont la pauvreté ne fait que croître, ajoutent les analystes.À Tokyo, le ministre des Affaires étrangères, Michio Watanabc, s'est félicité hier de l'initiative des deux pays.« |e pense que l'établissement de relations diplomatiques entre la Chine et la Corée du Sud contribuera à la stabilité du nord-est asiatique», a-t-il dit.O O f*| PROPOSITIONS D AFFAIRES,.70f HYPOTHEQUES A Al 1ERE .7e.boloncc vente notoire Loterpe lour, soir 77V-433?PREMIERE et 2e hypotneqoe, résidentiel, commer c»ol, industriel.Deocol Mortpooe 34?-1356.PRETEURS privés.1ère.?le me hyp., service rapide, 259-4191.710 OCCASIONS D'AFFAIRES DES $ $ POUR VOTRE STOCK Achetons toutes marchandises ou presque pour la revente ou detail, o ptl» de liquidation.#3-8597 AUBAINE! Eoulpement de pâtisserie et cuisine chcwKle disponibles.Chambres froides et conoei\u2022 \u2022 » ;\u2022»- \u2022 \u2022 \u2022 j Fêtes gourmandes internationales Montréal 92 île Notre Dame (514)861-8241 > Rallye historique Ford du 350e de Montréal Rallye automobile dans les rues de Montréal (514)6978220 Festival mondial écossais Montréal 1992 Vieux-Port.Université McGill.ileSte-Hélène 1-800-668-SCOT Jusqu'au 23 août Internationaux Matinée liée Championnats de tennis Stade de tennis Jarry (514)273-1515 haï-Montréal Visites guidées (514)2796357 Jusqu'au30août L'histoire du Sault-au-Récollet Circuit patrimonial Paroisse de l'Ancienne Seigneurie de l'île de Montreal -14h00 (514)322-2328 > Les 350 heures du YMCA de Montréal Entrée libre aux activités en cours YMCAWestmount (514)931-8046 Jusqu'au 28 août Montréal et ses origines : Saint-Henri Rue Notre-Dame (entre Atwater et Place St-Henn) Panorama historique Été 92 Circuit découverte (Saint-Henri) (514)931-1992 Jusqu'au 13 sept ; Parcours historique ; Pointe-aux-Trembles ; Depart Vieux-Moulin PA I (514)645-8035 Jusqu'au 12 ocL ; Patrimoine en marche ! Circuits historiques dans les quartiers Brochures nisponibles au Marché Bonsecours (514)842-8678 Jusqu'au 12 oct.Rassemblement des associations de familles du Québec Les Chalifoux - College Maisonncuve Les Loignon - Hôtel des Gouverneurs (514)938-2475 expositions Dentelles anciennes < et contemporaines L'art dentellier en Belgique Musée des Arts décoratifs de Montréal (514)259-2575 Jusqu'au 30 août Fortin, le peintre de Montréal Musée Marc-Aurèle Fortin (514)6456108 Jusqu'au 12oct.Histoire de jouets Les aventures de Ludo - Vieux-Port (5 141523-2643 Jusqu'au 4 sept.Ile était une fois Cégep Hosemont (514)5230188 Jusqu'au 7 sept.Images du futur Cinéma par ordinateur, holographie, multi-médias Vieux-Port (514)849-1612 Jusqu'au 20 sept Le génie du sculpteur dans l'oeuvre de Michel-Ange Musée des Beaux-Arts.Pav Sud (514)285-1600 Jusqu'au 13 sept > Les 200 ans de l'église protestante à Montréal Lglises St-Jean / Firskine and American United (514)819-3286 Jusqu'au 12 oct Les Cent jours d'art contemporain de Montréal 1992 Le CIAC aux Galeries du Parc (514)2880811 Jusqu'au 12 oct > Les enfants de Montréal L'histoire de l'enfance de 1642 à 1992 Maison du pressoir (514)2806783 Jusqu'au 6 sept Mission Montréal Musée David M Stewart, île SamteHelene (514)861-6701 Jusqu'au 12 oct Montréal, carrefour d'échange et de commerce Pointe-à-Calliere.musée d'archéologie et d'histoire de Montréal Enfants moins de 12 ans : entrée gratuite (514)872-9150 \u2022 Montréal, terre d'asile L'accueil des réfugiés à Montréal Galeries Place du Parc (514)528-1959 Jusqu'au 29 août .ET BIEN D'AUTRES ENCORE ! RENSEIGNEMENTS : (514) 872-7292 Montréarts Centre Stratheam (514)872-9808 Musée des Hospitalières de l'Hôtel-Dieu de Montréal 201.av des Pins 0.(514)849-2919 Place aux Montréalais ! Centre d'histoire de Montreal 014)872-3207 Jusqu'au 12 oct Pointe-aux-Trembles en évolution Maison Wilson-Beaudry -4)872-2643 Jusqu'au 7 sept Premier salon international de la sculpture extérieure de Montréal Promenade du Vieux-Port et hangar 7.2' étage (514)842-4300 Jusqu'au 7 sept Regards sur un paysage industriel : Le Canal de Lachine Centre Canadien d'Architecture (514)939-7026 Jusqu'au 12 oct Reliefs Palais de la civilisation (514)872-4560 Jusqu'au 27 sept.Transit 92 Vieux-Pcrt.Navire Fort Saint-Louis (514)849-3500 Jusqu'au 12 oct > Tur Malka : deux siècles d'histoire juive à Montréal Maison Samuel Bronlman (514)931-7531 Jusqu'au 4 sept Marché Bonsecours Le marché public de la culture 350.rue St-Pnul Est 6 expositions exceptionnelles sur Montreal.une aire de repos avec café-terrasse ; une animation continue; un comptoir d'information ; une boutique-souvenirs Venez faire tourner la « Houe de la culture » ! Qui sait ce que vous pourrie/ y gagner : un voyage à Pans, des billets de speciacles.des surprises du 350'.! Tous les jours de lOh à 20h.Hens.(514) 872-7292 à ne pas manquer Dimanche matin, Montréal m'attend Aujourd'hui, l'arrondissement Rivière-des-Praines / Potnte-aux-Trcmbles célèbre ses retrouvailles avec la région de la Côte-Nord et Nord du Québec.Circuit découvertes, dîner champêtre à prix populaire, animation, et spectacles avec, entre autres.Marie-Claire Séguin, Alain Lamontagne et Michel Donato.Une belle journée en perspective ! Pour faciliter le transport et ce, à compter de 7h30, une navette partira aux demi-heures du métro Honoré-Beaugrand, tandis qu'un autobus reliera le Centre Roussin et le Centre de la Roussclière au site du Parc, à toutes les heures.Parc régional de la Pointeaux-Prairies - lOh à 17h (514)872-7292 \u2022 Activité gratuito ?Activité vcrlctte Pour de plus amples renseignements, consulte/ le calendrier officiel.Sujet à changements sans préavis.Ils GRANDS PARTENAIRES £sstf 4 8&d MOLSON OKEEFF.IN COI I A HO K A I ION AV I « Ville (Je; Montréal Tourisme Québec Canada LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 23 AOÛT 1992 A9 .¦ .0.\u2022 V- BP 1 .;¦ J, ES?»\u2022 V wv v.vM T- C'est arrivé un 23 août 1850 \u2014 Un incendie détruit en moins d'une demi-heure 130 maisons situées au nord de la rue Saint-Antoine, dans le faubourg Saint-Laurent.1904 \u2014 loliette est enfin reliée à Montreal par la télégraphie sans fil.1920 \u2014 Un incendie détruit complètement l'incinérateur situe à l'angle des rues Atwa-ter et Saint Patrick, ainsi qu'une remise a wagons située derrière l'incinérateur.1932 \u2014 Une violente explosion défonce la chaussée du boulevard Saint-Laurent sur une distance d'un mille, entre les rues |arry et Kelly, propulsant les couvercles d'egout à EPHEMERIDE MONTRÉALAISE une hauteur de 50 pieds.1948 \u2014 Quelque 150 wagons de fret du Canadien National sont détruits dans un incendie déclenché dans la cour de triage de la gare Bonaventure.et localisé entre les rues Windsor et de la Montagne.Les Veillet et les Vcillette, qui se sont installés en Amérique dans le sillage de leur ancêtre lean Veillet.ont décidé de participer ou 350e anniversaire «le fondation de Montreal.lean Veillet, qui était militaire quitta en 1687 la rue du Vieux-Marché, â Saint-André-de-Niort pour s'embarquer a La Rochelle a destination de la Nouvelle-France avec les troupes de La marine, sous le commande-FAMILLES-SOUCHES ment de Vau- il ! cuil.I.cs descendants de lean Veillet se chiffrent par 12000.Ils sont représentes, depuis 1980.par l'Association îles Veillet et îles Vcillette d'Amérique inc.Krf 1988, le tricentenaire de l'arrivée tie notre ancêtre fut célébré Sainte-Gcneviève-dc-Ba-tiscan au Québec, où Veillet élut LES domicile lorsqu'il quitta les troupes et se maria à Catherine La-riou.Lors de ce grand rassemblement qui a regroupé près de 2000 personnes de même patronyme, nos visiteurs provenaient en majorité du Québec mais aussi des autres provinces, des États-Unis et de France.Du 18 septembre au 6 octobre 1992, des descendants de notre patronyme (une quarantaine) réaliseront un retour aux sources par un voyage en France.Au cours de ce périple de 19 jours, notre groupe visitera plusieurs regions de France, mais les festivités atteindront leur sommet à Niort, lieu de naissance de l'ancêtre.Dans sa ville natale, on procédera au dévoilement d'une plaque commemorative et un dîner sera organise par les Veillet de France.Le rassemblement aura lieu les 29 et 30 août au college de Mai-sonneuve, 3800 est.rue Sherbrooke.R< nseionements Association ries veillet et m Les maisons de la douane L# histoire de la douane maritime de Montréal débute à.Québec et illustre Tun des nombreux aspects de la rivalité entre les deux villes.En 1762, soit deux ans après la conquête de la Nouvelle-France par l'Angleterre, la ville de Québec reçoit officiellement le titre de port d'entrée du territoire nouvellement conquis.La même année, Montréal devient «outport» ou sous-port, ce qui, à l'époque n'irrite nullement sa susceptibilité, étant entendu que son havre est, à toutes fins utiles, inaccessible aux navires marchands.Ainsi, pendant plus d'un demi-siècle, Québec tire des revenus de l'activité portuaire et de l'obligation m» ¦y PHOTO JEAN COUPU La Presse un praict retaw&é cfe st f ans Quand le lieutenant-gouverneur du Québec Henry George Carroll procéda au dévoilement de la statue honorant Sir Louis-Hippolyte LaFontaine, le 28 septembre 1930, il s'était écoulé pas moins de 21 ans depuis qu'on avait posé la pierre angulaire du monument, le 25 juin 1909.Retarde par manque d'argent, puis a cause de la guerre, le projet vit finalement le jour grâce à la ténacité du president du comité, le docteur Eu dore Dubeau\\ doyen de la Faculté d'art dentaire de l'Université de Montreal, fonda-teur du Club Universitaire et chevalier de la Legion d'honneur.Le dévoilement eut lieu en presence de nombreuses personnalités, y ^5 MONUMENTS compris Louis-Alexandre Taschereau, pre- mautdcai mier ministre du Québec, le maire Camillien DE MONTREAL Houde et Mgr Georges Gauthier, archevêque coadjuteur de Montréal.La statue de bronze, que certains jugent trop trapue, fut réalisée par le sculpteur Henri Hébert, gagnant du concours lancé a cet effet et qu'il remporta devant Alfred Laliberté.Le socle, qui fait deux fois la hauteur de la statue, porte trois bas-reliefs qui représentent la Legislation, la Liberté et le Courage.Le monument est situé dans le parc LaFontaine, face à la bibliothèque municipale.Les Veillet et les Veillette i»'tti' il Amenqine inc 15141488*6364 «p»t«>i T7S-04Q3 01» LE MONTRÉAL DES INSTITUTIONS qu'auront les capitaines de vaisseaux d'y décharger leurs marchandises et de régler leurs comptes avec la douane britannique.Un trente ans, le portrait de Montréal évolue considérablement.Sa population augmente.Dans la ville coupée des liens coloniaux qui limitaient l'essor de son commerce, un esprit de liberté et d'audace règne enfin.On voit grand pour cette ville, pour cette ile qui, même si aucune route terrestre ne la relie aux grands postes commerciaux de l'ouest et du sud, est mieux armée que Québec pour le commerce intérieur.Le rôle d'axe commercial, elle le joue depuis des temps immémoriaux, et les Français, ayant reconnu le potentiel de sa situation géographique, n'ont fait qu'imiter l'Amérindien pour qui les abords de l'île étaient un lieu d'échange.La ville qui prend son essor sous le regime anglais veut s'étendre.Hors les murs.Elle veut des ponts et des routes, un fleuve navigable et des canaux.Elle veut la douane.Elle aura tout ça.! Le «canal royal du Canada\u2022 Après 1790, les marchands montréalais réclament un édifice des douanes dont la construction allégerait les pertes occasionnées par le déchargement des marchandises, à Québec.On invoque les pertes financières attribua-bles au gaspillage de temps, au vol, â la disparition de certaines marchandises, dont l'alcool et les produits alimentaires.À titre de sous-port, ou de port maritime, où s'arrêtent barques et barges â fond plat, Montréal entretient, depuis 1762, deux inspecteurs qui exécutent leur mandat sans autre adresse officielle que celle de leur place d'affaires personnelle.Depuis 1804, un petit canal, construit le long du fleuve, permet aux barges d'éviter les rapides de Lachine.Une dizaine d'années plus tard, les députés ont voté en faveur de la construction du «Canal Royal du Canada» dont les travaux n'ont débuté qu'en juillet 1821.L'ouverture des écluses, trois ans plus tard, permet à Montréal d'ébaucher les rêves les plus audacieux, y compris celui de voir accoster les transatlantiques dans le port.Dans la foulée de cette idée ambitieuse qui consiste u transformer la nature pour contourner ou abattre tous les obstacles glisses entre leurs objectifs et la réalisation de ceux-ci, les marchands montréalais obtiennent que le lit du fleuve, entre le lac Saint-Pierre et Montréal, soit creuse.En 1830, le canal sous-marin est en voie d'être élargi.Pendant ce temps, les représentants de Montréal ont beaucoup fait pour démontrer la suprématie du commerce montréalais, de sorte qu'en 1830, Montréal est autorisée à nommer trois commissaires chargés de pourvoir aux aménagements du port et que, moins d'un an plus tard, le titre convoité depuis la fin du siècle précédent, celui de «port d'entrée au Canada», lui est enfin attribué.Dans les faits, ce titre ne change rien a la coutume puisque, en 1835.au moment de la ratification de cette décision gouvernementale, le déchargement des marchandises à Que-bec est toujours obligatoire! La maison de la douane, place Royale (ci-haut).À une certaine époque, les douaniers exercèrent leur métier dans l'édifice de la Royal Insurance (ci-contre), là où se trouve le Musée d'archéologie et d'histoire.KO LISE KOTRE DAME \u2022 \u2014 - \u2022 4 \u2014 HÉLÈNE-ANDRÉE BIZIER JACQUES LACOURSIÉWE collaboration spéciale j 1 i \u2022 1 j La première maison de la douane Les reclamations réitérées des marchands qui exigent l'application de la décision de 1831 ont enfin raison du laxisme des autorités.La construction de la première maison de la douane, aujourd'hui surnommée «vieille douane», a lieu de 1832 à 1838.sur l'un des plus précieux terrains de la ville.Enclos dans les fortifications de bois élevées a la fin du XVIIe siècle, baigné par les eaux de la petite rivière Saint-Pierre, il a servi de place d'Armes, de place du Marché et de place publique.Situé au coeur de l'activité commerciale, c'est autour de lui que se sont greffés les entrepôts, les magasins, les échoppes et les auberges.Autour de la douane s'élèveront des maisons destinées à l'accueil des marins et le commerce des rues Saint-Paul, Saint-Iacqucs, McCill et de l'actuelle rue de la Commune se diversifie et s'intensifie.Trente ans après son inauguration, la maison de la douane est trop petite, mais convenable pour le logement de certains ministères fédéraux dont l'expansion est moins brutale.Un janvier 1869.le gouvernement achète un terrain pour doter les douanes de locaux plus vastes.Malgré cet investissement, ce n'est pas dans un immeuble neuf que les fonctionnaires déménagent, mais plutôt dans l'édifice de la Royal Insurance Company, acheté le 12 août 1870, pour un montant de 200000 $.De forme triangulaire, adapté a la configuration de la pointe à Calliere, le «berceau de Montréal» où les pionniers se sont établis en Ib4^.l'édifice est surmonté d'une tour elle-même coiffée d'une remarquable horlo- ge sur laquelle tout le monde s'ajuste.L'un des plus visibles de la ville, c'est sur lui que s'alignent les capitaines de navires et, à ses pieds, aux quais flottants, qu'ils accostent.Nul lieu n'est plus symbolique que celui-ci.Le déménagement À ce sujet, l'Opinion publique du 25 juin 1874 exprimait son admiration pour «l'une des plus heureuses accommodations du style antique aux edifices modernes.Elle se compose d'une façade carrée de 50 pieds de largeur sur 60 de hauteur, avec une tour carrée qui sert d'avant-corps perce de quatre ouvertures superposées.En haut se trouve une horloge admirablement placée pour être vue d'une grande distance, bien encadrée et surmontée d'un dôme et d'une lanterne d'une admirable élégance, et dont la Heche est à 130 pieds du sol.L'aspect de ce monument est d'une grande majesté et d'une admirable proportion».La démolition de l'immeuble, en 1949 et 1950.débuta par le démontage de la tour dont l'espace fut aussitôt transformé en parking.En 1992, il est occupé, ainsi que la «vieille douane», par l'immeuble principal du Musée d'archéologie et d'histoire de Montreal.La Royal Insurance devait, plus ou moins convenablement, remplir sa mission jusqu'au de-but de la Première Grande Guerre, époque où le gouvernement fédéral est contraint à déplacer une partie de ses activités dans un immeuble situe a l'angle des rues Youville et McGill.lusqu'en 1936, cet édifice vera considère comme la troisième maison de la douane.En réalité, les plans pre voyaient la construction d'un .'SX* nouvel édifice sur un terrain de 67800 pieds carres, borne par la rue McGill, la rue Normant et le square d'Youville, vendu le 7 janvier 1908, par les Soeurs Grises.À cette époque, on se propose de construire un ensemble de bâtiments qui auraient occupé tout cet espace, mais le contrat de construction accorde le 15 octobre 1912.concerne un seul immeuble de huit étages: «l'entrepôt d'examen» qui sera inauguré en 1917.On sait deja qu'il sera trop étroit.Pour cette raison, le projet de construction d'un immeuble pouvant abriter l'ensemble des services douaniers continue d'avancer.Le 1er mai 1919, un premier contrat de construction de l'immeuble du 400, place d'Youville est attribue.Le sol est creuse; les fondations sont coulees, mais pour cause de «dépression d'après-guerre», on inter-romp les travaux qui ne repren dront qu'en décembre 1954.daits le cadre des mesures mises de l'avant pour enrayer le chômage.L'immeuble sera officiellement inaugure le 21 novembre 19>6.Parmi les conditions de construe tion de l'immeuble, stipulation^ courantes â l'époque, l'une prévoyait que les matériaux utilises soient canadiens et qu'ils «proviennent surtout de la province de Quebec » Selon l'historien William Henry Atherton, «le granit a été équarri et prepare a Stanstead, Quebec.La pierre taillée est une pierre de sable qui vient des carrières de Wallace.N.-fc.et cuit a été préparée a Phillipsburg, Qué-hcc.d'où vient aussi le marbre.» Hetene-Anduv Bizief et Jacques lacoursiere sont deux des principaux soeciairstes ôe A 10 LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 23 AOUT 1992 Montréal en ville i __ £ Rue Mont-Royal.JOHANNE MERCIER collaboration spéciale picentre du Plateau, la rue Mont-Royal a plusieurs amours.De la Bincric a la Fournée Bio, il y a du monde.et un monde ! Ces antipodes se manifestent jusque clans sa topographie: vous aurez remarque quelle relie deux attractions montréalaises.Tune inébranlable, l'autre qu'on espérait telle, mais qui commence à montrer des signes de faiblesse: a son extrémité est.le Stade olympique, à son extrémité ouest, le mont Royal.Royaume du vêtement recyclé, elle abrite aussi un concessionnaire automobile, un cinema, un metro, un marche aux fruits en plein air.des brasseries, une foule de petits magasins d'une autre époque, un immense parc (|ean-ne-Mancc) et plein d'autres possibilités, pour peu qu'elle croise Saint-Denis.Saint-Laurent ou du Parc.FINE VOLAILLE o L'epiccrie s'appelle Chair Na- ture, avec un nom comme ça.tous les espoirs sont permis.Ici, on a le souci de la fraîcheur; d'ailleurs, côte decor, tout est blanc immacule et propre.Ça inspire! lusqu'a il y a quelques jours.Chair Nature vendait presque exclusivement de la volaille et quelques viandes rosées, rien de rouge: poulet de grain, escalope de veau de grain, faisan, pintade.Particularité: les arrivages se font toujours au lendemain de l'abattage.Pas d'abattage, pas d'arrivage.Ce jour-la.la pintade était absente des comptoirs pour cette raison.Fraîcheur sans compromis.Par ailleurs, aucune viande n'a ete préalablement gelée, sauf si elle est identifiée comme tel.(Confidence: le poulet arrive les mardis et vendredis, la pintade et le faisan font leur entrée le mercredi.) Depuis quelques semaines.Chair Nature diversifie.On agrandit et on propose maintenant un comptoir de poissons et fruits de mer, qui prendra l'importance que la clientèle lui donnera.Ombre au tableau: avec l'arrivée des produits de la mer.Chair nature change son nom pour Délices nature.Quel dommage, on dirait le nom du vendeur de cornets du coin! Pour- tant, le mot «chair» s'applique fort bien au homard et au poisson.Partir de l'originalité pour tomber dans la facilité.Comprends pas.Chair Nature: 1371 rue Mont-Royal est.OEUVRE DE CHAIR ¦ Marie-losée Boileau sculpte des ventres fécondes comme d'autres construisent des églises.Religieusement.Respectueusement.Parce qu'elle a voulu conserver Timage de son propre corps qui en portait un autre en gestation, cette artiste- peintre-sculpteur a eu l'idée (géniale?) d'offrir aussi ce privilège à d'autres mères: sculpter en plâtre leur ventre et leurs seins pour les immortaliser, le plâtre étant un matériau inaltérable sauf lors des séismes.^ Le ventre est la première demeure de l'être humain et selon nos crovanecs sur la vie intrauterine, il pourrait bien s'y tisser des liens indéfectibles dont nous ne soupçonnons pas encore toute la portée sur notre vie.«le pense aussi à l'enfant qui un jour, pourra partager avec sa mere ce souvenir tangible des premiers mois de son existence.» Concrètement.Marie-losée execute un moule de plâtre sur le corps préalablement enduit de gélatine.Sans douleur.Avec douceur.Puis il lui faut trois semaines de travail pour parachever cet «oeuvre de chair».qui va de l'épaule au cou et jusqu'au bas ventre.Marie-Josée Boileau.rue Mont-Royal est, 25b-bbO).DU BEAU ¦ Aussi beau qu'ailleurs, inoins cher qu'ailleurs.Voila de quoi il en retourne chez.Du Beau oii on vend tissus et accessoires pour la s;dle de bain mais où j'ai surtout remarqué les housses de couette.Toutes belles.Voilà qui est rare.Certaines s'inspirent de Gauguin, d'autres de Monel.d'autres sont vendues en exclusivité à Montréal et toujours à très bons prix, politique maison.Il y a quelques années, cette boutique est née d'un voeu: se glisser entre Linen Chest et Au bon marche.Mission accomplie.En passant, si vous cherchez des bouquets de tulipes rouges en tissu (ils sont à peu près introuvables sauf au printemps), il en reste quelques-uns chez Du Beau, en solde par surcroît.Du Beau: 1373.rue Mont-Roayal est.LA MULTIPLICATION DES PAINS ¦ A quelques pieds de l'entrée de La Fournée bio, je capte un bout de phrase.Une bonne dame dit à une autre, avec qui elle déambule d'un pas alerte rue Mont-Royal non sans avoir remarque La Fournée bio: «Est-ce que c'est bon.ça, des pâtisseries naturelles.?» Quelques secondes plus tard, à la Fournée, je me retrouve aux côtés d'un homme qui comman- La Fournée bio attire du monde de partout pour goûter au pain sans ble, au levain naturel ou a la levure.En tout, une quarantaine de variétés! PHOTO ROBERT PrfA'ILOUX.Ut Presse - \u2022i PHOTO P H TALBOT u Presse Pour immortaliser votre ventre et vos seins, il faut voir Marie-Josée Boileau, artiste spécialisée dans la sculpture en plâtre de le plus naturellement du monde une demi-douzaine de chaussons au tofu.«Ils sont tellement bons».Deux univers, je vous dis! On vient de partout pour goûter leur pain sans ble.au levain naturel ou à la levure, en tout une quarantaine de sortes dont il est évidemment impossible de faire des fournées quotidiennes.Les pâtisseries maison sont fort appétissantes, et délicieuses aussi : torsade à la canelle cl roulé aux noisettes me l'ont confirme.Les tartes m'ont flirte mais j'ai remis ce rendez-vous doux à un autre jour.Coup de foudre prévu pour cet automne! Fournée Bio: 1281, rue Mont-Royal est.ABRA KAD ABRA ¦ Une distraction, en remontant la rue St-Mubert vers le nord a la hauteur de Mont-Royal, vous conduirait tout droit dans sa vitrine.Entrez-y plutôt a pied! Abra Kad Abra (703.Mont-Royal est) a le genre de vitrine qui m'attire.Toute petite.Pour moi c'est psychologique: je crois toujours que j'y découvrirai le petit objet rare, le bijou inusité, le vêtement exclusif.|e suis souvent déçue.Sentiments mitigés chez Abra Kad Abra.Le plus original: boucles d'oreilles joliment animales: en forme de poisson, chnt, dinosaure, grenouille, éléphant perroquet._J Les maires de Montréal Montréal croule sous les dettes : Québec impose sa tutelle MONTRÉAL EN FÊTE CLAUDE-V.MARSOLAIS ¦ Malgré la popularité » personnelle de Médé-ric Martin, il avait été réélu en 1916.son administration faisait l'objet de critiques acerbes parce qu'on assistait â un glissement du pouvoir des commissaires du Bureau de contrôle à celui des echevins de quartier.Or, la priorité de ces derniers était de poursuivre un coûteux programme de travaux publics mais sans pour autant augmenter les taxes.Ces travaux gonflèrent le déficit de la ville et la dette a long terme.Les restrictions du temps de guerre sur le marche des emprunts combinées avec les déficits annuels de la ville amenèrent les autorités provinciales à placer sous tutelle l'administration montréalaise.À la fin de l'année 1915, Montréal annexe Sault-au-Récol-let et Cartierville qui intègre le quartier Ahuntsie-Bordcaux.Voila deux dettes de plus à combler pour les Montréalais, Cartierville devant 553 000$ et Sault-au-Récollet.1 803 000$.La situation financière de Montréal a la fin de 1917 ne sera guère reluisante, la ville ayant accumulé un déficit de 2 millions en 1916 et un autre de 1,7 million Tannée suivante.Mais la ville de Maisonneuvc qui s'est lourdement endettée n'a plus un sou pour rencontrer un versement d'intérêts se chiffrant â 407 000$ le 1er novembre 1917.Banquiers, spéculateurs et hommes politiques concoctent en secret une solution finale que le premier ministre Lomer Gouin annonce: il oblige Montréal a annexer Maisonneuvc qui a une dette de 19 millions et met Montréal en tutelle en lui imposant une Commission administrative, composée de trois fonctionnaires municipaux et de deux autres membres nommés par le gouvernement.Bref, le maire et les échevins dont le nombre est réduit de 31 â 21 se voient enlever leur patronage montréalais et en sont réduits a jouer un rôle honorifique.la Commission administrative gérera la ville de Montreal de 1918 â 1921.Ses membres nommes décidèrent de s'attaquer aux problèmes financiers de la ville en augmentant le taux de la taxe foncière et celle de l'eau et en créant une nouvelle taxe de vente.Ils imposent à l'administration une politique d'austérité et entreprennent une réforme en Médéric Martin, maire de 1914 à 1924 et de 1926 à 1928.profondeur à l'Hôtel de ville en congédiant de nombreux fonctionnaires, en réorganisant les services municipaux et en procédant à une nouvelle classification du personnel.Ils créent aussi une Commission municipale du service civil.Mais la Commission administrative a le malheur de geler les salaires des employés dans une période de haute inflation.II en résulte toute une série de grèves, a compter de l'automne I9I8, dans les services de l'aqueduc, de la police et des incendies.Médéric Martin, qui n'a plus de pouvoir, peut se permettre de jouer au conciliateur.Il s'érige contre le saccage des magasins par les grévistes mais il approuve leurs revendications ce qui embarrasse la Commission qui doit se résoudre à l'arbitrage.Lui qui n'a jamais digéré l'annexion imposée de Maisonneuvc dont il soupçonne Lomer Gouin d'avoir voulu protéger ses intérêts personnels dans des terrains, il ne se taira qu'au moment où le premier ministre le nommera au Conseil législatif à la fin de cette année.Cette Commission administrative est vite honnie de tous.On lui reproche tout ou presque, notamment son refus d'utiliser le fond de 25 millions mis par le gouvernement fédéral a la disposition des municipalités pour la construction domiciliaire.Son mandat de quatre ans sera écour-tée et c'est le successeur de Lomer Gouin, le premier ministre Alexandre Taschereau qui solutionnera le problème.Une nouvelle Charte Un référendum tenu en I92l approuve la nouvelle Charte qui prévoit l'élection de 35 échevins, dans autant de quartiers, qui se choisiront un executif de cinq membres dès la première séance du conseil.Ce comité exécutif aura la haute main sur l'administration, le budget, les contrats ainsi que la nomination et le salaire des fonctionnaires.Le Conseil perd à peu près toute initiative et ne peut se prononcer que sur les propositions soumises par le Comité exécutif.Quant au maire, il n'a plus qu'un rôle de représentation et n'a pas de pouvoir direct sur l'administration municipale.Mais comme les membres du Comité exécutif sont choisis par leurs pairs, ils doivent en retour récompenser ceux qui les ont portés à ce poste en les faisant profiter de la manne municipale, de sorte que le patronage et les manoeuvres politiques subsisteront.Un nouveau sobriquet sera inventé pour surnommer ces nouveaux puissants à l'Hôtel de ville: 'la clique'.Le premier ministre du Québec Alexandre Taschereau, et son prédécesseur Lomer Gouin, auraient bien voulu se débarrasser de l'encombrant Martin mais sa popularité est telle qu'ils n'y peuvent rien.Il sera réélu le 18 octobre 192I contre Luc Roche-fort, un inconnu.L'avocat |.A.Brodeur devient le premier président du comité exécutif de la ville de Montréal.Il sera assisté de quatre autres conseillers, Alphonse-Avila Desroches, Napoléon Turcot, Joseph-Hercule Bédard et Thomas O'Conncll, tous élus par le conseil.Le port de Montréal avait connu une année exceptionnelle en 1921 puisque le mouvement des marchandises avait totalisé 6 millions de tonnes.Mais sa prospérité est menacée par un projet venu des États-Unis: la canalisation du Saint-Laurent en amont de Montréal jusqu'aux ports américains des Grands Lacs.Montréal y risque son rôle de tète de ligne: la canalisation produira pour Montreal ce que le creusage du chenal a produit pour Québec, en permettant aux océaniques d'aller plus loin sans s'arrêter.Montreal proteste et Québec se range aux côtés de sa rivale.Mais les Américains, appuyés par l'Ontario, n'en resteront pas là.Le projet refera surface en I927 par l'intermédiaire de la Commission des Eaux limitrophes.L'ingénieur du port, Paul Lcclaire.estimera que la canalisation du Saint-Laurent va ruiner la prospérité de Montreal en supprimant l'obligation d'un arrêt, d'un transbordement, â l'endroit fixe par la nature, les rapides de Lachine.Dans l'ensemble, les Montréalais, tant francophones qu'anglophones, appuient cette thèse.Les seules exceptions notables sont celle de William Laurier McDougald, president de la Commission du port, et Beaudry Léman, gérant général de la Banque Canadienne nationale.McDougald s'intéresse surtout aux projets hydro-electriqucs que la canalisation mettrait inévitablement en branle tandis que Léman se dit d'avis que les océaniques ne pourront remonter le chenal.Mais ces arguments laissent sceptiques les Montréalais de sorte que le premier ministre Taschereau s'y objectera.Il faudra attendre la fin des années 1950 avant que le projet ne devienne réalité, ce qui amènera le déclin de Montréal.L'incendie de l'Hôtel de ville C'est dans la nuit du 3 au 4 mars 1922 qu'un incendie détruit l'Hôtel de ville.Alerté des le début par la police, Médéric Martin accourt sur les lieux et tente de pénétrer dans l'édifice afin de sauver le fameux collier d'office du maire et des papiers personnels.Mais les flammes le repoussent.Toutefois, le constable Laflcur décide de tenter le coup.Se frayant un chemin à travers la fumée, il revient, à moitié brûlé et écorché, en ramenant le symbole de l'autorité municipale et une poignée de documents appartenant au maire.À 8 heures, il ne reste plus que les murs de pierre.Le lendemain, il faut penser à reconstruire mais la Ville n'a plus un rond.11 lui faut quêter à Québec.Devant la réticence du gouvernement à verser un octroi, Martin demande le droit d'emprunter trois millions de dollars.Il n'obtiendra qu'un million et demi remboursable par une surtaxe foncière.Le nouvel immeuble sera construit en recourant aux mêmes murs de pierre et en y ajoutant un étage additionnel.Mais lors de son inauguration en février 1926, Médéric ne sera plus le premier magistrat de la ville.Aux élections provinciales du 5 février 1923, les conservateurs avaient raflé toutes les circonscriptions de Montréal, à l'exception de deux.Ce succès devait les inciter â se débarrasser du libéral Martin, aux élections â la mairie en 1924, qui a eu l'imprudence de prendre position pour les unions internationales contre les syndicats catholiques, appuyés, il va sans dire, par tout le clergé.De plus, mauvais présage, aux élections fédérales.Martin a ete hue lors d'une assemblée contradictoire a Saint-Laurent et sur d'autres tribunes.On lui oppose Charles Duquette, un homme sans panache mais qui administre la mutuelle L'Alliance Nationale avec conscience et succès.Ce dernier profitant d'une large coalition d'adversaires au maire 'dictateur' l'emporte par 43 221 contre 40 125.Mais la défaite des conservateurs à Ottawa le 29 octobre 1925 réjouit Médéric qui songe â un retour â la mairie l'année suivante.Il ferra mordre la poussière à Joseph-Victor Désaul-niers par 53 744 voix contre 29086 en s'appuyant d'une part sur les ouvriers et en approuvant le projet de la compagnie des Tramways de construire un funiculaire sur le mont Royal.Mais il s'agira de son dernier terme.En 1928, il a 67 ans, et il songe a un sixième et dernier mandat.Mais celte fois, il affronte un candidat plus jeune, Camilicn Houde aussi populiste que lui, et par surcroît du même quartier Sainte-Marie, qui s'est construit toute une notoriété dans l'Opposition a la Legislature de Québec.L'affaire de l'achat en 1927 de la Montreal Water and Power au prix exhorbitant de 14 millions alors qu'un groupe l'avait payé 10 millions quelques mois auparavant, achevé de détruire sa réputation.Il est finalement detail par 62 349 voix contre 40 550 et le rideau tombe sur la carrière politique du ciga-rier, qui aura tout de même enregistré le plus long règne depuis 1833 â titre de maire.SOURCES AVM.Medenc Martin.Anick Germain.Les mouvements de reforme urbaine a Montreal au tournant du siècle\".Les cahiers du CIDAR.no.6.Université de Montreal.Montreal.1982; Robert Rumilly.Histoire de Montreal, tome III et IV.Fidey 1972; Esdras Miviile.dir.Montreal économique.Fides.1943 365-368.Paul-Andre Linteau.Histoire de Montreal depuis la Confederation.Doreal.1992; Montreal soin Mederic Martin .Le Devoir.6 et 7 août 197r) .- .«v: - .^ - M\\ y ï /1 PHOTOTMf.OUC Lj Preste L'achat de la Montreal Water and Power, dont voyons ici l'usine de pompage, au prix exorbitant de 14 millions acheva de détruire la réputation de Médéric Martin.mmm R l ; N SI ; IG N E M ENTS: 872-6093 23 Dans le cadre dis Fêtes gourmandes, venez vous promener dans un decor féerique! Baladez-vous en canot ou en pédalo dans les Lagunes illuminées, au coeur des jardins Floraux.Ville de Montreal Parc
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