La presse, 27 août 1992, B. Économie - Le Monde
[" Économie f à Le Monde LA PRESSE.MONTRÉAL, JEUDI 27 AOÛT 1992 MONTRÉAL 1773,34 (+3.64) (+0.20%) TORONTO 3383,00 (+7.18) (+0.21%) NEW YORK 3246,81 (+14.59) (+0.45°o) DOLLAR CANADIEN 83,95e (-0.04 e) OR (N.-Y.) 338,30$ (-2.30*) ÀLIR Le lait Grand Pré reste banni de Porto Rico \u2014 page B-4 Donohue rejette une offre de Tembec \u2014 page B-4 Canadien a eu ce qu'on avait refusé à Lavalin \u2014 page B-5 L'Accord de libre-échange nord-américain pourrait s'étendre au Chili d'ici un an PHILIPPE DUBUISSON du bureau de La Presse OTTAWA LW Accord de libre-échange nord-américain pourrait s'étendre rapidement aux pays d'Amérique latine.Le Chili, premier candidat en lice, pourrait même être signataire de l'entente au moment où celle-ci entrera en vigueur le 1er janvier 1994.C'est ce qu'a clairement exprimé la secrétaire au Commerce des États-Unis, Mme Caria Hills, dans une conférence de presse transmise via satellite depuis Washington.«L'admission du Chili pourrait être une question résolue d'ici un an environ », a-t-ellc dit.Le Canada, les États-Unis et le Mexique sont convenus d'un accord de libre-échange qui prévoit une clause d'adhésion pour d'autres pays ou groupes de pays, sous reserve de conditions prescrites et de l'aval des pays signataires de l'accord.Le Chili, ayant procédé à des réformes économiques substantielles au cours des dernières années, a un grand pas d'avance sur les autres pays d'Amérique latine pour accéder a l'Accord de libre-échange nord-américain.Le président chilien Patricio Aylwin a rencontré le président américain George Bush, il y a quelques semaines à Washington, pour discuter des modalités d'admission à l'entente trilatérale.«Le cabinet examinera la demande du Chili au cours des semaines ou des mois à venir», a ajouté Mme Hills.Les liens commerciaux entre le Canada et le Chili sont relativement faibles.Le Canada y a exporté des biens pour une valeur de 149 millions en 1991 et importé des produits d'une valeur de 189 millions.Le commerce entre les deux pays est surtout concentré dans le secteur agricole.D'autres pays pourraient également se joindre à l'Accord de libre-échange d'ici quelques années, prévoit Mme Hills.L'accord conclu plus tôt ce mois-ci devra être traduit en textes législatifs et ratifié par les trois pays, ce qui pourrait se faire au cours des premiers mois de l'an prochain.A compter du 1er janvier 1994, l'entente prévoit l'élimination graduelle des barrières tarifaires et non tarifaires dans pratiquement tous les secteurs économiques.Il prévoit également des mécanismes de règlement des différends commerciaux.Mme Hills, qui était responsable des négociations pour l'administration américaine, a rejeté hier les critiques selon les- quelles l'accord se traduira par la création d'une forteresse nord-américaine.Le lapon et certains pays des Caraïbes ont critiqué l'accord, affirmant que les règles d'origine restrictives retenues pour déterminer les produits qui pourront être échangés a l'intérieur de la zone en franchise de douane réduiront leur accès au marché nord-americain.«Nous n'avons relevé aucune barrière tarifaire ou non tarifaire pour les pays non signataires», a simplement indiqué Mme Hills.L'expert Jeffrey Schott, ex-haut fonctionnaire au Département du Trésor américain qui a fait partie de l'équipe de négociation des États-Unis au GATT, approuve l'accord trilatéral, soutenant qu'il permet une libéralisation du commerce dans certains secteurs hautement protégés comme l'agriculture.Toutefois, dans une entrevue téléphonique accordée à La Presse hier, M.Schott affirme que le chapitre sur les règles d'origine représente l'aspect le plus décevant de l'accord nord- américain.«Il y aura certainement détournement du commerce en faveur des entreprises des pays membres et au détriment de celles des pays non-membres», affirme-t-il.Dans les secteurs des vêtements et des textiles, les produits devront être confec- tionnés a partir de fils et de tissus nord-américains pour être exportés à l'intérieur de la zone de libre-échange en franchise de douanes.Les firmes canadiennes pourront toutefois continuer à s'approvisionner a l'extérieur de l'Amérique du Nord pour certains fils et tissus jusqu'à concurrence de quotas préétablis.Les règles d'origine ont aussi été resserrées dans le cas des automobiles, des ordinateurs, de l'équipement électronique et de nombreux autres produits manufactures.Cela devrait avantager les industries nord-américaines de manière générale, notamment les fournisseurs de pièces, au détriment des consommateurs.Dans une récente étude publiée par Nnstitute for international economics, de Washington, M.Schott et son collègue Gary Hufbauer ont estimé que l'accord aurait pour effet net de créer 130000 emplois supplémentaires aux États-Unis.Ce chiffre a depuis été revisé à 175000.Pour le Canada, les économistes avaient prévu une perte marginale de 4000 emplois au total.«Nous prévoyons maintenant un léger gain en termes d'emplois au Canada en raison de la croissance importante des exportations vers le Mexique depuis le début de l'année, un mouvement qui devrait s'accélérer», croit M.Schott.Les Québécois de Floride sont assurés contre les ouragans LISA omme n importe quel assuré américain, les Québécois dont la propriété en Floride a été endommagée lors du passage de l'ouragan Andrew pourront presenter leur réclamation auprès des compagnies d'assurances, en autant bien sur qu'ils soient assurés.Pour pouvoir présenter une réclamation, la propriété des Québécois doit être assurée avec une compagnie américaine ou une société financière canadienne licenciée pour faire affaires aux États-Unis.Contrairement aux inondations, les tempêtes de vent (comme les ouragans) ou de grêle sont comprises dans les cas fortuits couverts dans la majorité des contrats d'assurance.leanne Salvatorc, porte-parole de Insurance Information Institute (l'Institut d'information des assurances), a expliqué hier que les assurés doivent rapidement contacter leur courtier.Elle affirme que c'est la première chose à faire et de loin la plus importante.«Et le plus vite, le mieux c'est.» Par la suite, les Québécois qui ne sont pas sur place doivent appeler un voisin pour avoir une évaluation sommaire des dommages encourus.S'ils jugent que des réparations doivent être effectuées immédiatement pour éviter notamment le pillage, ils peuvent le faire.Evaluation des coûts Toutefois, ajoute-t-elle.il est important d'évaluer les coûts de ces réparations préliminaires et de conserver tous les reçus.Mme Salvatorc note qu'il peut être utile d'obtenir de l'entrepreneur qui fait les travaux une premiere évaluation du coût total des dommages.Les assures pourront alors en informer l'évaluateur de la compagnic d'assurances.Selon Mme Salvatore, quelque 1500 évaluateurs ont été envoyés dans le sud de la Floride où l'ouragan Andrew a fait au moins 14 victimes.D'autres sont en réserve pour la Louisiane.Certaines compagnies, dont Allstate, ont des accès téléphoniques sans frais à un bureau central d'information.11 est encore trop tôt pour chiffrer avec exactitude l'étendue des dommages, mais on parle déjà de quelque 20 milliards dans le sud de la Floride.Si cette somme s'avère juste, il s'agira du sinistre le plus dévastateur au chapitre des dommages matériels dans l'histoire des États-Unis.Mais Mme Salvatore remet en question ces premières évaluations des dégâts causés par Andrew.Elle précise que l'expérience démontre que les premières évaluations sont souvent bien supérieures à la réalité.Dans le cas du cyclone Hugo qui a frappe la Caroline du Sud en 1989, les dommages matériels (pour biens assurés) ont atteint 4,2 milliards de dollars US.Ce sinistre a le douteux SUITE A LA PACE B6 * i.» > ._ - »\"» -» \u2022»» - - \u2022 « * ¦ -.\u2022\u2022\u2022 .2 *\u2022 \"-¦ \u2014 £ - é+ * « -»* «fc »\u2022» \u2022 * \u2022 \u2022 - : ¦ : * » '\u2022S Ce voilier est à vendre pour la moitié de son prix par suite du passage de l'ouragan Andrew a Miami.wto**** Claude Picher Le billet vert dans la tourmente n petite tornade dévaste depuis quelques jours les marches des changes.À la fermeture des marchés, vendredi, le dollar américain s'échangeait à son plus bas niveau historique contre le mark allemand.Oh, certes, le recul de vendredi, en soi, n'avait rien de catastrophique: à peine I p.cent.Le dollar billet vert a connu de biens pires journées dans son histoire.Pourtant, cette nouvelle a secoue tous les marches, qui continuent de vivre dans la frénésie.Les capitales européennes tremblent, le Financial Times de Londres consacre des pages entières à ces événements, comme si l'avenir du monde en dépendait, et le dossier sera abordé en priorité par les représentants de haut niveau des G-7.les sept grands pays industrialisés, qui se réunissent actuellement à Paris.Mais que se passe-t-il donc?Pourquoi ce vent de panique?Quelle est l'importance réelle de cette crise?Comment touchcra-t-ellc le Canada?Certains analystes croient que c'est la Federal Reserve, In banque centrale américaine, qui a involontairement mis le feu aux poudres.Ceux qui s'intercs-sent a la politique américaine ont sûrement remarque le discours enflammé de George Bush au congres républicain, jeudi, veritable pep talk a l'américaine ou le president proclame sa foi dans la force ¦ -\u2014\u2014\u2014\u2014 de l'économie des Etats-Unis.Or, cette vigueur n'est pas très évidente sur les marchés des changes, oû le dollar livre depuis plusieurs mois une bataille épuisante contre les monnaies européennes.Après un tel discours, les Etats-Unis auraient eu l'air un peu fous si le dollar avait continué à piquer du nez.La Fed.toujours selon la même analyse, serait donc intervenue, c'est-à-dire qu'elle a puisé dans ses réserves étrangères pour acheter des dollars américains, créant ainsi une «demande» qui, en principe, aurait du faire grimper le billet vert.Sauf que cette intervention est apparue suspecte aux yeux des agents de change expérimentés.Elle n'aura servi, en bout de ligne, qu'à attirer l'attention sur les faiblesses du dollar et de l'économie américaine.D'où inquietude des cambistes qui, s'attendant à de nouvelles baisses des taux aux États-Unis, ont vendu des dollars pour acheter des marks.Cette explication, reprise par plusieurs publications financières, en vaut d'autres.Ce qui est bien reel, par contre, c'est le phenomenal écart entre les taux d'intérêts américains et allemands.Sur certains produits financiers, l'investisseur peut obtenir un rendement qui dépasse les six points de pourcentage en achetant des obligations allemandes plutôt qu'américaines.Le gestionnaire japonais d'un portefeuille multi-milliardaire n'hésite pas longtemps lorsque qu'un Allemand lui offre du 10 p.cent alors que l'Américain ne lui propose que du 4 p.cent! Et cet écart n'est pas près de diminuer.Les Américains, aux prises avec une morosité économique généralisée, ne sont pas intéressés à faire grimper leur» taux d'intérêt.Leur priorité consiste à stimuler une reprise anémique en encourageant les consommateurs à dépenser et les entreprises à investir.Pour cela, il faut maintenir les taux à leurs plus bas niveaux.Les Allemands, eux, ont peur de l'inflation.Le mois dernier, l'inflation sur une base annuelle atteignait 3,3 p.cent en Allemagne et 3,2 p.cent aux États-Unis.C'est à peu prés la même chose, et cela permet de mieux comprendre pourquoi l'investisseur japonais préfère les titres allemands.Mais si on isole le dernier trimestre (mai, juin, juillet), on voit que la hausse des prix atteint 3,5 p.cent en Allemagne contre 2,9 p.cent aux Etats-Unis.La banque centrale allemande tient donc a maintenir ses taux élevés pour étouffer l'inflation dans l'oeuf (au Canada, nous connaissons bien cette thérapie de cheval, qui a effectivement marche, même si le cancer est disparu au prix d'une longue et pénible récession).Donc, les Allemands continueront de pratiquer une politique de taux élevés, et continueront ainsi d'attirer les capitaux, ce qui maintiendra la force du mark.C'est le Royaume-Uni qui risque de soufrir le plus de ces tumultumeux événements.Comme les autres pays du Marché commun, le Royaume-Uni adhère à un mécanisme de stabilisation des taux de change, héritier du fameux «serpent» européen.En vertu du système, aucune monnaie membre du groupe ne doit s'écarter de plus de 2.25 p.cent de la monnaie la plus faible du panier.Lorsqu'une monnaie crève cette mince marge de manoeuvre, le pays responsable doit ou bien intervenir sur le marche des changes, ou bien augmenter ses taux d'intérêt.Des dix monnaies incluses dans le panier, c'est la livre britannique qui s'écarte le plus des autres; en fait, elle a atteint le seuil qui nécessiterait une intervention de la Banque d'Angleterre maintenant.Les Britanniques, dont l'économie est bien mal en point, font l'objet de pressions énormes de leurs partenaires pour qu'ils haussent leurs taux d'intérêt.De quelle façon ces événements nous touchent-ils, au Canada?Même si nous serons beaucoup inoins touchés que les Britanniques, les Allemands ou les Américains, nous devons quand même nous y intéresser.Le dollar canadien fluctue \\is a-vis le dollar américain.Comme les États-Unis sont, de loin, le principal partenaire du Canada, nous sommes en quelque sorte largement protégés contre les fluctuations du dollar américain par rapport aux monnaies européennes.Cependant, le huard épouse le comportement du dollar américain vis-à-vis les autres monnaies.Ainsi, lorsque le dollar américain baisse par rapport au mark et au franc, le dollar canadien baisse aussi par rapport a ces monnaies.Ce qui ne l'empêche pas, dans la même journée, de gagner du terrain par rapport au dollar américain.Ainsi, depuis quatre mois, le dollar canadien a dégringolé de 14 p.cent par rapport au mark allemand et de 13 p.cent par rapport au franc français, mais il a gaçné près de 1 p.cent sur le dollar américain.Les touristes canadiens qui planifient un voyage en Europe seront donc touches, ainsi que les importateurs de produits européens et leurs clients.Vous aile/ bientôt voir la SAQ annoncer des augmentations de prix des vins français et îles whiskies écossais.En revanche, les biens produits au Canada pourront plus facilement être écoules en Europe, un marche ou nous sommes jusqu'à present largement déficitaires.Cela fait depuis la fin de la Deuxième Guerre que les taux de change n'ont pas aussi etc favorables pour les exportateurs canadiens qui vi-sent le marche européen.A nous d'en profiler pendant que ça passe 8 2» LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 27 AOÛT 1992 Éditorial Paul Desmarais president du conseil M administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adioint directeur de i information Alain Dubuc éditorialiste en chef Seins, Sénat et socialisme Il peut sembler inconvenant de placer sur un même pied les deux batailles associées au féminisme qui ont ponctue notre ete, les manifestations pour le droit de dénuder ses seins en public et la bataille pour un Sénat où la moitié des sièges seraient reserves a des femmes.Ce sont deux exemples de perversion du féminisme.Leur impact n'est certainement pas de même portée, mais les deux faux débats quelles déclenchent sont des symtômes d'un malaise profond qui ronge surtout le Canada anglais.On peut en effet y voir la signature d'une gauche anglo-canadienne bien pensante, dont la principale source d'inspiration est la Charte des droits et un culte de l'égalité qui défie les lois du bon sens.En soi, cela ne devrait être qu'un phénomène sociologique intéressant.Mais cette gauche a plus que jamais trouvé son expression politique dans un parti national, le NPD de Audrey McLaughlin.Et ça peut nous affecter.On voit en effet où peut mener une application mécanique des notions d'égalité.Dans le cas de la bataille des seins nus, des femmes reclament le droit de se promener torse nu, parce que les hommes peuvent le faire.On utilise une notion de droit, en faisant abstraction du reste.Et on oublie l'essentiel, l'existence d'un très vaste consensus dans notre société pour convenir qu'il y a de réelles différences entre un mamelon féminin et, par exemple, un coude.Même si les organismes qui prônent un Sénat égal aux sexes sont plus sophistiques, la demarche intellectuelle est la même.On pose abstraitement le principe de l'égalité en oubliant l'essentiel, c'est-à-dire que la première fonction du parlement, c'est d'être un des fondements de la démocratie.Et parmi les règles les plus essentielles de la démocratie, on trouve le droit, fondamental pour les électeurs, de choisir qui les représentera.En forçant de façon constitutionnelle l'égalité des sexes, on nie ce droit de choisir.Il faut trouver d'autres façons d'atteindre l'objectif qui, lui, est souhaitable.Comment des organismes sérieux comme le Conseil du Statut de la femme ou surtout le Comité canadien d'action sur le statut de la femme ont pu oublier ces principes?En plaquant à la vie parlementaire leur vision de l'action politique.Parce que ce sont des lobbies, ces organismes trouvent normal que ce ne soient que des femmes qui puissent représenter les femmes au Sénat.Et parce que ce sont des bureaucrates, nommées ou cooptées, elles ne sont pas troublées par le fait que des parlementaires puissent être parachutées plutôt qu'élues.Au Quebec, on ne prend pas ces choses au sérieux.La gauche québécoise, qui s'alimente aux courants européens, est assez imperméable à ces courants bien-pensants.Et c'est ainsi que presque personne ne connaît, par exemple, Mme Judy Rebick, présidente du Comité canadien d'action.Mme Rebick et son organisme sont pourtant des poids lourds dans la vie politique canadienne.On ignore ici le rôle important qu'elle a joué pour compromettre l'entente du lac Meech en affirmant que la clause de la société distincte pourrait être utilisée à rencontre des Québécoises.Mais ce qui est grave, c'est que si le NPD était traditionnellement sympathique à ces causes, il en est devenu le serviteur sous la direction de Audrey McLaughlin.Le seul commentaire structure qu'elle a fait sur l'entente constitutionnelle, a été sur son appui a l'égalité des sexes au Sénat.On reste estomaqués de découvrir que Mme McLaughlin, qui dirige l'un des trois partis nationaux, oublie que son mandat dépasse la question des femmes au Sénat.C'est en fait inacceptable.À moins que cela marque le fait que le NPD canadien a choisi de se mettre lui-même au rancart.Les sondages mettaient les neo-democrates au premier rang, avec plus de 40 p.cent des intentions de vote, il y a un an et demi.Ils n'en recueillent plus que 16 p.cent.Le NPD n'est plus un parti national.À côté du Bloc et du Reform, partis régionaux, on pourra dire que le NPD est un parti thématique.C'est la l'aboutissement d'une evolution qui guette la gauche canadienne.Les néo-démocrates, inspirés du travaillisme, ont échappé à toutes les réflexions et à toutes les adaptations qui ont secoué les différents socialismes à travers le monde.On a vu a quel point le NPD de Bob Rae était mal adapté aux réalités de cette fin de siècle et à quels virages douloureux il a été force.Face aux mêmes pressions, le NPD fédéral a choisi de ne pas changer.Et le résultat, typique du paradis politically correct anglo-canadien, c'est de croire qu'une addition de bonnes causes puisse tenir lieu de projet politique.La seule bonne nouvelle dans tout cela, c'est que cette gauche anglo-canadienne bien-pensante restera sans doute assez silencieuse dans le débat sur l'entente constitutionnelle, pour ne pas compromettre une autre bonne cause, celle des autochtones.Alain DUBUC À quand le hockey à la Lady Byng?La Ligue nationale de hockey vient de revoir certaines règles du jeu dans le but de décourager la violence.Elle n'a toutefois pas réussi à bannir les bagarres parce que seulement sept des 24 équipes étaient en faveur de mesures disciplinaires sévères à l'endroit des pugilistes.La bagarre n'est ni un des aspects les plus dangereux ni un des plus violents du hockey.Deux gars suréquipés qui boxent maladroitement font nettement moins de dégâts qu'un _ coup de bâton \u2014 même accidentel \u2014 dans le CB visage.Quant à une solide mise en échec, on ne retrouve la violence de son choc que dans \\kJL le football parmi les sports d'équipe.D'autres *Wfjfijfa, sports, comme le baseball, connaissent aussi i QIHB des bagarres occasionnelles.Mais aucun sport, â l'exception du roller-derby féminin, n'a fait de la bagarre un rite Au hockey, ce rite défigure complètement certains matches et ravale un des sports les plus rapides et les plus gracieux qui existe au niveau de la lutte professionnelle.Le public américain en particulier refuse ce système où presque chaque équipe a son goon \u2014 ce frappeur désigné \u2014 qu'on lâche, comme un molosse hors de sa niche, pour intimider l'adversaire.Ce sont les bagarres qui empêchent la LNH de percer à la télévision américaine.Pour une fois, les impératifs commerciaux coïncident parfaitement avec l'esprit sportif.En effet, la bagarre est contraire tant â l'éthique qu'a l'esthétique du sport.Celui qui y a recours est aussi anti-sportif que le tricheur qui prend des stêroïdes pour gagner.Et quand on invoque le tempérament des sportifs dans un sport de contact, on oublie le tempérament et la force de caractère qu'exige le plus beau hockey - celui que pratiquent deux équipes disciplinées qui savent qu'une infraction ou un geste de colère peut leur faire perdre la partie.C'est le hockey des Wayne Gretzky et des Mike Bossy - deux \u2022 joueurs gentilhommes», pour utiliser le langage du trophée Lady Byng.Frédéric WACNIERE DROITS RÉSERVES La boîte aux lettres^ L'accord devra être soumis aux règles de la démocratie pour être légitime r » i i I MARCEL ADAM L9 accord constitutionnel du 22 août ne sera durable que s'il reçoit un large appui des Ouébécois.Si la population ne l'endosse que faiblement, le PQ et les fédéralistes nationalistes ne désarmeront pas.Très tôt la guérilla constitutionnelle reprendra de plus belle pour replonger le pays dans une autre saga constitutionnelle qui débouchera sur une crise fatale cette fois-là.Si cet accord ne satisfaisait pas les Québécois au point d'assurer la paix constitutionnelle pendant plusieurs lustres, il faudrait être insensé pour ne pas souhaiter en finir une fois pour toutes avec une situation ani conduit inexorablement le luébec comme le reste du Canada à la ruine.On ne peut vouloir sincèrement le bien de l'un et de l'autre et s'accommoder d'un pis-aller qui serait en fait une bombe à retardement.Moi qui ai toujours pense que l'avenir du Quebec est lie a celui de la fédération canadienne, qui a ete et demeure un viatique pour sa langue et sa culture, je crois que la separation serait préférable a un expedient politique capable seulement d'engourdir temporairement le mal en attendant la crise finale.Vaudrait mieux se résoudre tout de suite â l'inévitable.Un premier sondage et les reactions entendues sur les tribunes radiophoniques ne témoignent pas d'un appui délirant à cette réforme, au contraire.Il est vrai que les gens ont surtout entendu les dénonciations tonitruantes des séparatistes et les reserves désenchantées des chefs de file nationalistes et souverainistes du Parti libéral du Québec.Il n'est pas trop tard pour rallier l'ensemble du peuple québécois à cette entente mais les délais sont courts et les leaders politiques auront fort à faire pour y arriver.Mais encore faudrait-il ne pas escamoter le processus démocratique.Il serait inacceptable de procéder à la hâte, sans véritable examen de cet accord par les institutions parlementaires, sous prétexte que le temps joue contre ce genre d'arrangement et qu'il ne faut pas donner prise à ses adversaires.La légitimité de cet accord sera à la mesure du respect des règles usuelles de la démocratie qui entoureront sa sanction.Si les constituants ont cru devoir procéder à une révision constitutionnelle fondamentale dans le strict respect de la légalité constitutionnelle, ils ne doivent pas être moins exigeants au plan démocratique.Car le meilleur garant de la légitimité de cette reforme c'est moins la légalité du processus que sa conformité aux usages démocratiques qui règlent le fonctionne- ment de nos institutions politiques.Si l'entente n'est pas capable de subir avec succès ce genre d'épreuve, c'est qu'elle est artificielle et non viable.Cet accord est-il perfectible ou figé comme les tables de la loi?De la manière que les choses se présentent je crains qu'il en sera de cette réforme comme de l'accord Meech qui était si précaire que l'ouvrir pour le corriger c'était en quelque sorte le détruire, prétendaient Québec et Ottawa.L'accord sur la réforme de I981 n'était pas moins problématique et pourtant il fut l'objet d'un examen de quatre mois par un comité parlementaire qui donna lieu à plusieurs modifications pour faire droit aux représentations du public.C'est ce précédent qui a contribué le plus a rendre suspect et finalement à perdre l'accord Meech.Déclaré intangible après avoir été concocté en catimini par les seuls premiers ministres, ies législatures fédérale et québécoise renièrent leur raison d'être en le soumettant a un examen bidon, étant entendu qu'il n'y serait apporté aucun amendement.Outre un examen de l'entente par les élus pour l'améliorer au besoin, la population canadienne s'attend sans doute a être consultée par référendum.Apres avoir été consultée comme jamais auparavant, elle acceptera difficilement de lais- ser les politiciens décider seuls en bout de ligne du sort de cette réforme.C'est parce qu'ils sont conscients de cette attente qu'il est de plus en plus question dans les capitales de soumettre l'accord â l'approbation du peuple au moyen d'un référendum national.Mais il s'agit d'une entreprise très risquée.Les citoyens pourraient choisir de répondre non au premier ministre impopulaire qui orchestre la consultation plutôt que oui à la réforme proposée.C'est pour éviter cela que Brian Mulroney ne s'y résoudra, dit-on, qu'à la demande expresse de tous ses homologues provinciaux.Il suffirait au surplus qu'une seule province vote contre une proportion appelant l'unanimité pour faire écrouler un pan de la réforme considéré par une autre province comme une condition sine qua non de son consentement à tout le reste.Si les premiers ministres décidaient à la conférence d'aujourd'hui de tenir un référendum pancanadien, sera-ce avant ou après la sanction législative de l'accord par les onze gouvernements?le préférerais que ce soit après plutôt qu'avant.De crainte qu'en procédant avant on cherche de la sorte à rendre futile l'examen parlementaire que je souhaite mais que redoutent plusieurs premiers ministres, au premier chef ceux du Québec et du Canada.Les individus doivent toujours avoir priorité ¦ Quand les individus, les personnes, auront-elles priorité face au système, face aux «grosses boites»?le n'ai pu demeurer indifférente en lisant l'article de Michèle Lamquin-Éthier paru dans Lu Presse du 2 août 1992.Dans cet article.Mme Lamquin-Éthier rapportait les propos tenus par le docteur Mackay, directeur général de l'Hôpital Rivière-des-Prairies lors d'une entrevue à CKAC.Lorsque je lis que: «c'est uniquement dans la mesure où c'est possible que les bénéficiaires sont en sécurité puisqu'on ne peut pas empêcher de tels incidents; de temps en temps, de tels gestes échappent à tout contrôle; compte tenu de la grosseur de la boite, c'est inévitable», je ne peux m'empêche r de ressentir une immense révolte, un puissant dégoût face au système actuel.Si c'est là la façon de penser d'un directeur d'un grand établissement, qu'en est-il des principes, des valeurs véritablement véhiculées à l'intérieur de cette bâtisse aux employés et aux bénéficiaires?Si de tels incidents se produisent (le viol de deux bénéficiaires) et que c'est dû à la «grosseur de la boite», c'est cela qu'il faut changer.|e ne peux admettre qu'une «boite» passe avant une personne humaine.Ce que cet exemple me démontre, c'est à quel point dans notre société actuelle on tente de protéger la facade, la répu- tation des systèmes, des «grosses boites», et que l'on met les énergies sur la parure, sur l'image.Alors qu'en pratique, rien ne change et rien n'est tente pour essayer de résoudre les lacunes, les principes inadéquats.On s'attaque à l'extérieur au lieu d'aller voir à l'intérieur.Et c'est comme ça dans bien des domaines.|e crois que des remises en question seraient les bienvenues pour remédier à ce manque à la dignité et au respect de l'individu, de l'être humain.Le nombre de personnes qui souffrent de ces systèmes ou à cause de ces systèmes inadéquats est innombrable.Tant que des personnes pensent que rien ne peut être fait, que rien ne peut être changé, rien ne changera en effet.Tant que les personnes qui dirigent ces «grosses boites» porteront leurs actions sur le maintien de la «bonne réputation» au détriment du bien-être réel des bénéficiaires, des faits comme ceux survenus â l'Hôpital Rivière-des-Prairies surviendront à nouveau, indéfiniment et inévitablement, le ne peux tolérer cette morale, ces valeurs vides de sens.Le système n'a pas besoin d'etre protégé.S'il est inadéquat, c'est qu'il faut le changer.Ce sont ceux qui en souffrent, ici les bénéficiaires de l'Hôpital Riviere-dés-Prairiés.qui ont besoin de protection, qui doivent être protégés.Annyck MARTIN Repentigny Le Monde LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 27 AOUT 1992 B3 La Commission d'enquête parlementaire juge Collor coupable et réclame sa destitution d'aprts AFP BRASILIA our In première fois en Amérique latine, une Commission d'enquête parlementaire a ouvert la voie, hier au Brésil, à une procédure de destitution d'un président de la République.Par 16 votes contre cinq, une commission composée de sénateurs et de députés brésiliens a en effet reconnu officiellement le président Fernando Collor de Mcllo coupable de corruption passive et de forfaiture.Le rapport élaboré sur cette affaire par la Commission, qui a adopté hier les recommandations de son rapporteur, ouvre ainsi automatiquement la voie à l'éventuelle destitution du président.Les partisans de Fernando Collor ont subi une large défaite au cours de cette première étape car plusieurs sénateurs et députés classés progouvernementaux ont fait bloc avec l'opposition et accepté les conclusions du rapport accablant le chef de l'État.La prochaine étape de la procédure est prévue le 2 septembre avec le dépôt auprès du bureau de la Chambre des députés d'une demande officielle de destitution présentée par l'Ordre des avocats du Brésil.La destitution du président doit être votée par deux tiers des députés avant d'être examinée par le Sénat.Toute la journée, des groupes de manifestants ont sillonné les rues de Brasilia pour réclamer de la commission la destitution du président.Klaxonnant et agitant des drapeaux ou des tissus noirs en signe de deuil, les milliers de manifestants se sont rassembles près du bâtiment du Sénat où ont eu lieu les explications de vote puis le m* % ¦ ¦ TA*.¦ .¦ ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ y : - ïf>k Des milliers de Brésiliens manifestent devant la pelouse du Congrès à Brasilia où une grande affiche réclame la destitution du président Collor de Mello.photo reute* vote des membres de la commission.Celle-ci a reproché au président d'avoir failli aux devoirs et à l'honneur de sa fonction en acceptant que des proches se lancent dans le trafic d'influence et lui reversent environ 6,5 millions de dollars de pots-de-vin depuis son arrivée au pouvoir en mars I990.Selon son rapporteur, la commission, faute de temps, «n'a pu vraisemblablement enquêter que sur 10 p.cent de la fraude» engendrée par les activités de l'ancien trésorier de la campagne électorale et confident du président, Paulo Cesar Farias.Le frère du président, Pedro Collor, avait chiffré lui-même le total des malversations de Farias à un milliard en trois ans.Le président Collor n'a pas réagi au vote de la commission et a maintenu ses activités inchangées.Son porte-parole, Etevaldo Dias, a déclaré aux journalistes qu'il ne croyait pas, pour sa part, à une victoire des partisans de la destitution.Le vote de la commission reflète pourtant la débandade accélérée des appuis parlementaires du chef de l'Etat, qui se trouve dans un isolement grandissant.Depuis mardi soir, les dissidences au sein des cinq partis de droite et centre-droite qui appuient la gestion de Collor ont augmenté tout comme les adhésions à la demande de destitution du président, selon des parlementaires.L'Occident interdit tout le sud de l'Irak aux avions du régime de Saddam Hussein d'aprùs Hca(ci ci Ml* WASHINGTON Les États-Unis et leurs alliés ont décidé de créer à partir de ce jour dans le sud de l'Irak une zone interdite aux avions irakiens dans le but explicite de protéger les opposants chiites du régime baassiste du président Saddam Hussein réfugiés dans les marais.Le président américain George Bush a annoncé que l'aviation US et alliée entamerait des missions de surveillance au sud du 32c parallèle et que cette zone serait interdite à tout appareil irakien \u2014 avion ou hélicoptère.Ces mesures resteront en vigueur jusqu'à ce qu'elles ne soient plus jugées nécessaires.Les ambassadeurs américain, français, britannique et russe a l'ONU ont informé leur homologue irakien, Abdoul Amir al-Anbari, de la création de cette zone d'exclusion aérienne.Les appareils irakiens s'aventurant dans ce secteur seront abattus, a précisé l'ambassadeur britannique, sir David Hannay.L'ambassadeur d'Irak a remis à ses quatre interlocuteurs un message dont la teneur n'a pas été divulguée.Évoquant plus tard une proposition de Bagdad visant à la formation d'un «Comité de sages» pour tenter de désamorcer cette nouvelle crise, Al-Anbari a dit qu'il ne s'agissait «pas d'une contre-proposition mais d'une initiative de paix».L'Irak, a-t-il dit, appelle à la formation de ce comité, composé de membres du Conseil de sécurité de l'ONU et de représentants de pays de la région, qui serait chargé d'enquêter sur la situation en Irak et de faire rapport a leurs gouvernements respectifs.À Bagdad, les autorités disaient s'attendre à une «confrontation militaire» et à une «effusion de sang» si Washington, Londres et Paris «mettent à exécution leur projet dans le sud de l'Irak», et renouvelait leur proposition d'une commission internationale afin d'éviter cela.Dans une lettre au secretaire général de l'ONU, l'Irak accusait par ailleurs les États-Unis de «continuer à violer» son espace aérien dans le nord.Selon Bagdad, l'aviation américaine y a mené 91 sorties entre les 13 et 21 août «à des fins d'observation et de provocation».Il y a une semaine.Bagdad avait fait état de 313 sorties aériennes par des appareils américains entre le 30 juillet et le 13 août, essentiellement au dessus du Kurdistan.Une zone interdite aux avions irakiens existe déjà au Kurdistan irakien, au nord du 36e parallèle, depuis l'année dernière.Elle aussi avait été créée officiellement pour dissuader Bagdad de poursuivre sa répression contre les opposants kurdes.Un employé de l'ONU à Bagdad indiquait entre-temps que l'Irak a averti les Nations unies qu'il ne tolérerait plus ses gardes sur son territoire «en cas d'attaque occidentale contre l'Irak ».Gualtiero Fulcheri, coordinateur des activi- tés humanitaires de l'ONU en Irak, a fait cette mise au point après la publication d'une lettre à New-York selon laquelle le vice-premier ministre irakien.Tarek Aziz, a averti que la présence des gardes de l'ONU en Irak « ne sera pas tolérée» si Washington, Londres et Paris excluent l'aviation irakienne du sud du pays.Selon la lettre, datée de lundi, les propos d'Aziz ont été tenus au coordinateur des activités humanitaires de l'ONU |an Eliasson.lors de sa visite la semaine dernière à Bagdad.Fulcheri.présent à cette rencontre, a déclaré aux journalistes qu'Aziz avait dit à Eliasson que «s'il y avait une attaque, alors tous les gardes devraient quitter le pays».Les gardes de l'ONU en Irak, actuellement au nombre de 120.ont pour mission principale de protéger le personnel humanitaire dans le pays.Celui-ci est sans statut depuis le 30 juin.Bagdad refusant de renouveler l'accord régissant sa présence.Boutros-Ghali.qui se trouve à Londres pour la conférence sur l'ex-Yougoslavie, espère que le programme humanitaire de l'ONU se poursuivra «sans entrave» en Irak en dépit du nouveau conflit entre Bagdad et les Occidentaux à propos des populations chiites, déclarait son porte-parole à New York.Mme Nadia Younès.Selon Mme Younes, l'ONU a retiré tous son personnel du sud de l'Irak, et il reste environ 120 Bérets bleus et 75 employés à Bagdad et dans le nord du pays.Les Arabes restent prudents face à Israël dnprvsAII9 GENÈVE Yasser Arafat, le président de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), a affiché hier un optimisme mesuré sur l'issue du processus de paix au Proche-Orient, tout en attaquant sans concessions le nouveau gouvernement israélien et les États-Unis.«|c suis optimiste, sinon je ne serais pas entré dans le processus de négociations de paix», a-t-il déclaré après un discours à une réunion internationale sur «Les droits inaliénables du peuple palestinien », organisée à Geneve sous les auspices de l'ONU.« Mais je dois rester prudent», car même si «au moins 45 députés de la Knesset sont favorables aux droits du peuple palestinien», il existe au Parlement israélien des «groupes fanatiques, comme nous en avons aussi», a-t-il dit.Cependant, tout au long de son discours, Arafat a dénoncé le nouveau gouvernement Yitzhak Rabin.«Les récentes élections israéliennes, a-t-il dit, ont été un vote en faveur de la paix.Malheureusement, nous avons vu combien les déclarations faites par Rabin depuis qu'il est entré en fonction sont contredites par ses actes.Il tient au monde des propos doucereux alors que sur le terrain, il pratique la politique musclée qui a été celle du gouvernement Shamir».Au Caire, le chef de la diplomatie égyptienne Amr Moussa faisait part hier de son optimisme « prudent » à l'égard des négociations de paix au Proche-Orient et relevait «le nouvel état d'esprit» qui se dégage des positions des délégations reunies a Washington.Mais, lors d'une conférence de presse.Moussa mettait en garde lui aussi contre tout optimisme «excessif », soulignant que pour l'Egypte, il est nécessaire d'instaurer une «autonomie complète» dans les terri- toires occupés pendant la transition de cinq ans.\u2022-' A Washington, la délégation syrienne aux négociations demandait hier à ses interlocuteurs israéliens des «propositions concrètes» propre à mettre en application la résolution 242 du Conseil de sécurité de l'ONU prévoyant le retrait israélien des territoires occupés en juin 1967.«Nous avons dit clairement que nous ne voulons pas travailler sur un nouveau document, mais sur des propositions concretes en vue de parvenir a la paix», a déclaré le chef de la délégation syrienne, Moufaq Alaaf, à la sortie de la séance d'hier.«La discussion ne doit plus porter sur l'interprétation de cette résolution, déjà adoptée par les deux parties, mais sur sa mise en application ».a ajouté Alaaf, en affirmant que la résolution «demande un retrait et non un retrait partiel».Le chef de la délégation isré-lienne Itamar Rabinovitch a pour sa part qualifié la réunion d'hier de «pragmatique et agréable», se disant prêt à écouter «la première proposition» de ses interlocuteurs pour faire avancer la paix.Sur le terrain, Israel poursuit toutefois sans retenue la traque des Palestiniens militants: à lenine, au nord de la Cisjordanie occupée, trois Palestiniens et un capitaine israélien ont été tués hier.On affirme de source militaire israélienne que les Palestiniens, armés de fusils d'assaut et d'un lance-grenade ont tué le chef de l'unité israélienne.Après six heures de siège, une unité spéciale tuait les Palestiniens.Une femme trouvait la mort et ses deux enfants étaient blessés durant les échanges de tirs.De source palestinienne, on affirme qu'après avoir tué les deux activistes, les soldats ont ouvert le feu dans un appartement où ils croyaient à tort que s'était caché un troisième Palestinien, atteignant mortellement la femme et blessant ses deux enfants.Elyakim Rubinstein, chef négociateur d'Israël avec les Palestiniens.PHOTO APP.?REPÈRES La Paix cambodgienne détournée CILLES TOUPIN ¦ Les Accords de paix de Paris signés le 23 octobre 1991 sous l'égide de l'ONU donnaient au Cambodge pour la première fois, après deux dé cennies de guerre, un es-poir véritable de pacification.L'arrivée massive des Casques bleus de l'APRONUC (Autorité provisoire des Nations unies au Cambodge) en avril dernier sur les rives du Mékong semblait devoir concrétiser le vaste plan d'apaisement entériné par le Conseil de sécurité et toutes les factions cambodgiennes, y compris les K h mers rouges et le régime installé par Hanoi à Phnom Penh.Or.ces heures de liesse ont fait place ces derniers mois pour les trois factions de la résistance ci la plupart des Cambodgiens militants exiles au Canada, aux États-Unis et en Europe à de nouvelles incertitudes et a des inquiétudes fc de plus en plut, grandes.Tout se passe comme si l'instance même chargé de rendre opérationnelle cette paix, c'est-à-dire l'APRONUC dirige par le laponais Yasushi Akashi, multipliait les embûches et les manoeuvres pour priver les intéressés de leur souveraineté nationale et de l'intégrité territoriale de leur pays.La résistance cambodgienne dans sa totalité (qu'il s'agisse, entre autres groupes, des trois factions membres du Conseil national suprême, du Comité pour la promotion de la démocratie et du développement du Cambodge ou du Comité pour la surveillance des Accords de Paris fondé récemment à Montréal) n'a pas mis longtemps à conclure que ce «détournement» des Accords de Paris profitait avant tout au Vietnam et à son «régime collaborationnistc» qui contrôle encore à Phnom Penh les principaux leviers du pouvoir.Deux éléments clés de l'Accord de Paris, selon la resistance, n'ont pas encore été respectés alors qu'ils sont primordiaux pour taire avancer le processus de paix: d'abord la verification du retrait des forces vietnamiennes du Cambodge (troupes d'occupation, troupes cachées, déguisées ou démobilisées, avec les Le chef de l'Etat cambodgien, le prince Norodom Sihanouk et l'adjoint au responsable des forces de paix de l'ONU, Bahrooz Sandry au palais de Sihanouk, à Phnom Penh.photo «im* conseillers, experts et colons estimes a plus d'un million) et ensuite la restauration de Pln-tégralité territoriale du Cambodge (retour aux frontières d'avant 1979, arrêt du flot de colons vietnamiens, etc.).Comme l'écrivait il y a trois jours a M.Akashi M.Son Sann, president du Front national pour la libération du peuple khmer (FNLPK) et membre ilti CNS.«si ces deux points des île l'accord ne sont pas règles le plus tot possible, les élections (de mai 1993) ne seront n» justes ni libres Ce sera la fin d'un Cambodge non-communiste et indépendant».Seuls l'ONU et son Conseil de sécurité peuvent demander au Vietnam de retirer ses forces et ses colons des t e r r i t o i res ca m bod g i e n s occ u -pes depuis 12 ans.«Si cela n'est pas fait, écrit encore M.Son Sann.la question ne sera jamais réglée.» Elle demeurera une entrave permanente à la paix.Autre pierre d'achoppement majeure de la mise en application des Accords de Paris, l'adoption «de force», selon le terme utilise par le groupe resistant des K h mers d'Europe, d'une loi électorale qui ouvre la porte au droit de vote aux Vietnamiens du Cambodge alors que les Cambodgiens contraints a l'exil ne pourront le faire a moins de retourner s'inscrire a Phnom Penh.Le grand problème a la source de toutes ces deviations du processus de paix reside dans l'absence réelle de pouvoir du Conseil national supreme (CNS).dirige par le prince Sihanouk.Selon r Accord de paix, «la seule source d'autorité legitime au Cambodge» doit être le CNS.A l'heure actuelle, les grandes décisions sont encore prises par M.Akashi et le régime «de facto» de Phnom Penh.Et pour encore renforcer un pouvoir qui échappe de plus en plus aux Cambodgiens.M.Behrooz Sadry, l'adjoint de M.Akashi, vient de proposer un projet de loi dont l'article no 5b prévoit l'emprisonnement et des amendes pour toute personne qui aura «provoque à la discrimination, à l'hostilité ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes en raison de leur origine nationale ou sociale».Cela aura pour «conséquence, a declare lundi le président du Parti du Kampuchea démocratique.M.Khieu Samphan.d'accélérer l'afflux des colons vietnamiens et le processus de 'vietnamisation' du Cambodge ».Ces dispositions, dit-il, «visent manifestement à bâillonner la resistance nationale et le peuple cambodgien qui s'y opposent ».«L'ONU, rappelait encore M.Son Sann lundi, est le grand espoir des petits pays comme le Cambodge.» Saura- t-elle ici retrouver sa neutralité?En attendant, outre, le Comité île surveillance îles Accords de Paris (COSAP) vicnl de lancer dans le monde entier une petition exigeant la demission de M.Akashi. B4 LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 27 AOUT 1992 Le lait Grand Pré reste banni de Porto Rico tes Américains acceptent toutefois la création d'un comité bilatéral LISA BINSSE ¦ Les États-Unis sont prêts ;i former un comité bilateral pour établir les equivalences entre les normes américaines cl canadiennes en ce qui a trait à la fabrication de lait à ultra baute tempéra- COMPAGNIE CANADIENNE DE REASSURANCE mi i i turc.Ils ne sont cependant pas prêts a rouvrir immédiatement le marche de Porto Rico au lait Grand Pre du Groupe Lac tel.C'est la réponse apportée cette semaine par les États-Unis aux demandes du Canada de former un comité bilatéral pour statuer sur cette question et de rouvrir le marche sans tarder.Le ministre Michael Wilson en avait informé son homologue Caria Hills par lettre.Le comité propose siégerait jusqu'à la fin janvier I993.Andre Roy.directeur développement de marche et de produits pour le Groupe Lactel.juge inacceptable ce délai additionnel de plus de I50 jours.L'embargo du lait UHT du Groupe Lactel a été declare en janvier après l'imposition de normes américaines sur le lait de consommation a Porto Rico.Dans une lettre a Benoit Tru-del, attache politique au cabinet du ministre du Commerce extérieur, M.Roy demande au gouvernement de refuser cette proposition et d'entreprendre immédiatement les procédures de règlements des différends prévus à l'article sept du chapitre 18 de l'Accord du libre-échange cana-do-américain.M.Trudel avait déclaré à La Presse qu'à défaut d'un engagement des Américains de rouvrir le marche, Ottawa convoquerait le comité spécial de règlements des conflits commerciaux.|us-qu'â présent Ottawa a privilégie l'entente à l'amiable.Le Groupe Lactel se bat depuis l'automne 1991 pour que le Canada fasse le nécessaire pour faire respecter ces droits, bafoues, dit-elie, par ce cas «évident d'imposition d'une barrière commerciale discriminatoire».A plusieurs reprises le Groupe Lactel a dénoncé l'inertie du gou-vernement fédéral et plus particulièrement celle du ministre Wilson, dans ce dossier.Les licences d'importation du Groupe Lactel, qui exportait son lait stérilise à ultra haute température au Porto Rico depuis t5 ans, sont échues depuis le 31 décembre 1991.Ce marché représentait 50 p.cent du volume total de lait Grand Pré.Ce plus important exportateur de produits laitiers au Canada, vendait annuellement 8 millions de litres de lait Grand Pré au Porto Rico pour une somme d'environ 8 millions de dollars CAN.Donohue et Rexfor rejettent l'offre d'achat de Tembec pour la papeterie de Matane NATHALIE GUILBERT Monsieur Alphonse Lepage, F.S.A., P.I.C.A.President et Chef de la direction de la Compagnie Canadienne de Réassurance, est heureux d'annoncer la nomination de madame Nathalie liuilhert.c.a., au poste de vice-présidente adjointe, comptabilité.La Compagnie Canadienne de Réassurance est au service des compagnies d'assurance-vie canadiennes et se spécialise dans la couverture des grands risques et des risques aggravés.FRÉDÉRIC TREMBLAY de la Presse Canadienne ¦ Les sociétés Donohue et Rexfor rejettent du revers de la main la proposition d'achat de leur usine de Matane presentee par la compagnie Tembec, mais elles étudient toujours sérieusement l'offre de participation déposée par la compagnie sud-coréenne Chili o Paper.1 PHOTOCOPIES URGENTES?I Vite faites?En noir?*.En couleurs?De qualité?A bas prix?Vite Toutes grandeurs?Alors, adressez-vous à : | SCRIBEC 385-9400* 4S* RUE JARRY EST [ En entrevue à La Presse Canadienne, le président de Donohue, Charles-Albert Poissant, a indique que l'offre de Tembec était «inacceptable» pour son entreprise ainsi que pour la société gouvernementale Rexfor, qui détiennent chacune 50 pour cent de l'usine de Matane.«S'il y a de l'intérêt de la part de Tembec.il faudrait que l'offre reflète la valeur économique de notre usine de Matane.Elle peut être vendue, mais elle n'est pas à donner», a tranche M.Poissant, NOMINATION TRANSCANADA PIPELINES LIMITED AVIS DE RACHAT DE DEBENTURES Aux détenteurs de debentures à fonds d'amortissement à 9,6% de série G échéant le 20 septembre 1997, de TransCanada PipeLines Limited.Conformément aux dispositions de l'article 3.01 du sixième acte bilateral complémentaire conclu le 15 septembre 1977 entre TransCanada PipeLines Limited (la «Société») et Compagnie Crown Trus: (à présent Compagnie Montréal Trust du Canada), fiduciaire, cet acte bilateral s'ajoutant à l'acte de fiducie daté du 15 juin 1970.modifié et complété (l'«Acte de fiducie») et conclu entre les mêmes parties, la Société a l'intention de racheter, le 21 septembre 1992.toutes les debentures à fonds d'amortissement à 9.6°o de série G en circulation, échéant le 20 septembre 1997 (les '^debentures de série G»), à un prix équivalant à 102.10°o du montant en capital de toutes les debentures de série G.Les intérêts courus du 20 septembre 1992 au 21 septembre 1992 seront également payés à la date de rachat à un taux de 9.6% par an pour 1 jour.Par conséquent, le montant en capital de chacune des debentures de série G deviendra exigible le 21 septembre 1992 et après cette date les debentures cesseront de rapporter de l'intérêt.Le capital nominal ne sera versé en totalité que si les coupons d'intérêt datés des 20 mars 1993.20 septembre 1993, 20 mars 1994.20 septembre 1994.20 mars 1995, 20 septembre 1995, 20 mars 1996.20 septembre 1996, 20 mars 1997 et 20 septembre 1997 sont joints aux certificats portant les lettres «GM».Si l'un de ces coupons manque, le détenteur recevra le montant \u2022 nominal diminué du montant du coupon d'intérêt manquant.Sur présentation et remise des debentures accompagnées du présent avis, le prix de rachat des debentures de série G susmentionnées sera versé au porteur, en monnaie légale du Canada, dans le cas des debentures de série G non immatriculées, a toute succursale au Canada de la Banque Royale au Canada ou de la CIBC, au gré du détenteur.Vous pouvez également présenter vos debentures de série G, accompagnées du present avis, à l'établissement financier au Canada avec lequel vous faites normalement affaires; ce dernier se chargera d encaisser le montant pour votre compte.Fait le 20 août 1992 TRANSCANADA PIPELINES LIMITED PAR COMPAGNIE MONTREAL TRUST DU CANADA, FIDUCIAIRE A.BARRY JOSLIN Monsieur Marshall Cohen, le président v\\ directeur général de Les Compagnies Molson Limitée, est heureux d'annoncer l.i nomination de Monsieur A.Harry .Jos-lin au post*- de vice-président principal.Services généraux et Affaires publiques.Monsieur Joslin s'est i«»int h Molson en lî»Ko.il a occupé divers postes dans les secteurs c\\v> relations de l'entreprise avec les gouvernements el \u2022/* mm B PIlifl D \u2022 B Ë no m \u2022 ram l .i i oodation québécoise du cancer accueille dans ses deux hôtelleries les personnes en traitement contre le cancer.Écono Le Quebec consomme moins d'énergie ¦ Pour la deuxième année consecutive, les Québécois ont diminue, en 1991, leur consommation globale d'énergie.Mais ils ont augmente leur consommation d'électricité au point où la part qu'occupe cette forme d'énergie dans le bilan énergétique s'élève à 41.2 p.cent, presque à égalité avec le pétrole, ce qui représente une majoration d'un point de pourcentage par rapport n 1990.C'est ce qui ressort de la première estimation du bilan énergétique du Québec pour 1991 publiée dans le dernier numéro du bulletin En primeur du ministère de l'Énergie et des Ressources.La diminution de la consommation d'énergie totale est essentiellement attribuée au ralentissement de l'activité économique.Dans ce bilan, les autres formes d'énergie occupent les parts suivantes: 41,9 p.cent pour le pétrole, 15,7 p.cent pour le gaz naturel et 1,2 p.cent pour le charbon.En dépit du ralentissement économique, il faut signaler que la consommation d'électricité a augmente de un pour cent par rapport à 1990.atteignant 149,1 milliards de kWh.Baisse prévue du taux d'escompte ¦ Le taux d'escompte de la Banque du Canada ne devrait connaître qu'une légère baisse aujourd'hui en raison de la nervosité des marchés financiers.Selon les analystes, une baisse de deux à trois centièmes de point est à prévoir.Le taux d'escompte est présentement à 5,11 p.cent.Il a diminué de dix centièmes de point, en moyenne, au cours des cinq dernières semaines.Selon M.John Osborne, vice-président des marchés monétaires chez Richardson Grcenshields du Canada Ltd, aussitôt que les marchés financiers se seront ajustés à la chute du dollar américain face au Deutsche Mark, les investisseurs se tourneront vers les récents développements économiques et politiques au Canada, dont l'accord constitutionnel de samedi.Ceci devrait favoriser le dollar canadien et, par ricochet, un rétrécissement de l'écart entre les taux pratiqués au Canada et ceux offerts au sud de la frontière.Moins de prestataires d'assurance-chômage ¦ Le nombre des bénéficiaires de l'assurance-chômage a fléchi de 1,1 p.cent, en juin, comparativement au mois précédent, et s'établissait à 1,134 million.Seule la province de l'Ontario a enregistré une hausse à ce chapitre, soit une augmentation de 2,3 p.cent de bénéficiaires en juin.La plus forte chute a été enregistrée à rîle-du-l'rince-Edouard, avec 10.1 p.cent; suivie de la Nouvel-le-Écossc (4.9 p.cent); le Yukon (4.5 p.cent); Terre-Neuve (4,3 p.cent); les Territoires du Nord-Ouest (3.6 p.cent); le Nouveau-Brunswick (3,2 p.cent); le Québec (2,1 p.cent); et la Saskatchewan (1,2 p.cent).Les baisses dans les autres provinces ont été moindres que un pour cent.Les sommes versées aux bénéficiaires de l'assurance-chômage, en juin, ont totalisé 1.3 milliard, soit un montant virtuellement égal à mai dernier.Ces données ont été ajustées en tenant compte des variations saisonnières dans l'emploi et du nombre de jours ouvrables durant le même mois.TÈLÉBEC rachète des actions privilégiées, série 3 ¦ Les détenteurs de ses actions privilégiées de premier rang, série 3, de iclébec pourront exiger, le 1er octobre 1992, le rachat de la totalité ou une partie de ces actions au prix de 25$ l'action, plus la somme de 53,125 cents l'action représentant les dividendes courus pour la période du 1er juillet 1992 au 1er octobre 1992.Pour ce faire, les détenteurs doivent déposer, au plus tard le 16 septembre 1992, les certificats des actions qu'ils désirent faire acheter auprès de l'agent des transferts, la Compagnie Montréal Trust.La BANQUE HONGKONG DU CANADA progresse ¦ La Banque Hongkong du Canada a rapporte hier, pour le trimestre terminé le 31 juillet, un revenu de 13.5 millions de dollars CAN.comparativement à un revenu de 11.9 millions CAN durant la période correspondante de l'exercice précédent.Il s'agit d'une augmentation de 13,8 p.cent.«Nous nous réjouissons particulièrement de l'augmentation de nos dépôts de base dans la région centrale et de l'Est du Canada et ce.malgré une économie qui montre à peine quelques signes de reprise», a noté dans un communiqué le président et chef de la direction de l'institution financière., M.William R.P.Dalton.La Banque Hongkong du Canada est membre du Groupe HSBC, dont l'actif consolidé s'élève à 323 milliards CAN.SILCORP présentera son plan le 30 septembre ¦ Silcorp, la société torontoise qui exploite notamment la chaine de dépanneurs Mac's, vient d'obtenir une nouvelle prolongation de la cour.Son plan d'arrangement ne sera présenté aux créanciers que le 30 septembre au lieu de 31 août.De plus, la période pendant laquelle toutes les procédures contre la société sont suspendues est prolongée du 15 octobre au 15 novembre.Les principaux prêteurs de Silcorp ont approuvé la prolongation.Baisse du bénéfice de Heroux ¦ Le bénéfice du premier trimestre de Heroux a fortement baisse, s'établissant à 376 000$.ou trois cents par action, contre 761 000 S, ou sept cents par action pour la période correspondante de 1991.Les ventes ont augmenté de 21.5 millions à 25,8 millions, suite à la consolidation pour un peu moins de deux mois des résultats de la nouvelle filiale FRE Composites, qui se spécialise dans les produits en matériaux composites pour les secteurs industriels et spatial.La société attribue la baisse de sa rentabilité à des contrats moins lucra- TELEBEC tifs dans l'entretien des trains d'atterrissage des avions civils.Les Japonais investissent davantage au Canada ¦ L'enquête annuelle de l'ambassade canadienne à Tokyo a fait voir que les investisseurs japonais détenaient au Canada, à la fin de mars dernier, des obligations, des bons du Trésor et des actions pour une valeur de 49 milliards de dollars CAN.soit trois millards de plus qu'il y a un an.L'enquête a été faite auprès de 85 compagnies d'assurances, banques, sociétés fiduciaires, institutions financières du gouvernement et firmes d'investissements du lapon.Le directeur de l'enquête.Brian Smith, a fait remarquer que les laponais ont réduit certains investissements aux Etats-Unis, mais sont demeurés fidèles au Canada, à cause des taux d'intérêt plus élevés et la possibilité de gains dans le secteur des obligations.«Dans l'ensemble, a fait remarquer M.Smith, les laponais sont demeurés vigoureux sur le marché canadien et ils semblent vouloir le demeurer à l'avenir».Noveder achète Com-I-Ex-Tog ¦ La société de holding abitibienne Novéder a conclu une entente visant l'acquisition de la totalité des actions de Com-l-Ex-Tog, une société montréalaise spécialisée dans l'import-export de produits alimentaires.Le chiffre d'affaires de Com-l-Ex-Tog a at-tient 1,1 million l'an dernier.Novéder réalise l'acquisition en émettant un million d'actions ordinaires en faveur des vendeurs.Ceux-ci toucheront 500000 actions lors de la clôture de la transaction, le solde étant payable en quatre tranches égales de 125000 actions au cours des quatre années subséquentes.La transaction est sujette à l'approbation des autorités réglementaires compétentes.Le siège social de Novéder est situé à Rouyn-Noranda.SODARCAN réduit ses pertes ¦ La société financière Sodarcan.de Montréal, a annoncé hier, pour le deuxième trimestre, un bénéfice de 661 000$.soit sept cents par action, comparativement à une perte de 293 000$, soit quatre cents par action, au cours de la période correspondante de l'exercice precedent.Les revenus ont atteint, au cours du deuxième trimestre, pros de 23,5 millions, au regard de 23,1 millions durant la même période de l'an passé.Pour le semestre, termine le 30 juin 1992.la perte a été de 836 0(H) $, ou 11 cents par action, comparativement ù une perte de près de 2 millions, ou 24 cents par action, a la fin du premier semestre de 1991.Sodarcan a confirme qu'elle avait complete son retrait des activités de souscription de réassurance.Avec une base de capital propre de plus de 23.5 millions, elle se consacrera dorénavant a des activités fondamentales d'intermedialion d'assurance. LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 27 AOÛT 1992 B5 Canadien obtient aujourd'hui ce qu'on avait refusé à Lavalin il y a deux ans VALÉRIE BEAUREGARD ¦ Apres avoir donné à Canadien International ce qu'elle avait refusé a Lavalin il y a bientôt deux ans.Ottawa se défend bien aujourd'hui de faire preuve de favoritisme.En décembre I990, alors que la crise financière de Lavalin se faisait de plus en plus inquiétante, Bernard Lamarre, le grand patron de la société d'ingénierie, s'était lui-même rendu à Ottawa négocier la vente de deux Airbus A-3I0.C'est le même type d'appareils que le ministère de la Défense achète aujourd'hui de Canadien, une société dont le siege social est à Calgary, pour plus de I50 millions.«L'offre de Canadien arrive à un moment propice à ce type d'acquisition.De plus, les prix pour ce type d'appareils sont plus bas qu'en I990.On fait aujourd'hui une meilleure affaire», explique le capitaine de corvette lean Marcotte, chef des opérations avec les médias au ministère de la Défense.M.Marcotte rappelle que le ministre Marcel Masse n'a révisé sa politique de défense qu'en septembre I99I, soit près d'un an après l'offre de Lavalin.À noter, M.Masse est entré en [fonction en avril 1991, remplaçant Bill McKnight devenu ministre de l'Agriculture.Le porte-parole de la Défense souligne également que les A-310 remplaceront la flotte dé- .suète de Boeing 707 qui devaient être révises au cours des ! prochains mois à un coût de 57 millions.«Le gouvernement sauve 57 millions en acceptant cette offre», nole-t-il.I:sl-cc que la décision du gouvernement n'aurait pas aussi une saveur politique?«Au point de vue timing, c'est parfait pour le ministère de la Défense.Pour le reste, je vous laisse tirer vos propres conclusions», répond lean Marcotte.Certains observateurs de l'industrie aéronautique font remarquer que le ministre des Finances, Don Ma/ankowski, qui est un député de l'Ouest canadien, est le maître incontesté de cette transaction.Au cabinet de M.Mazan-kowski, on précise que ce programme d'acquisition a reçu l'approbation de plusieurs ministres dont celle du premier ministre.«On a besoin de ces avions», dit l'attaché de presse, Tom VanDjusen.Serge Saucier, le président du En décembre 1990, au moment ou la crise financière de Lavalin se faisait de plus en plus inquiétante, Bernard Lamarre, le grand patron de la société d'ingénierie, s'était lui-même rendu a Ottawa négocier la vente de deux Airbus A-310.PHOTO DENIS COURVILLE 1.1 Prone cabinet d'experts-comptables Raymond, Chabot, Martin, Pare, qui a été le conseiller financier de Lavalin au cours des six derniers mois de la société, ne peut affirmer que la transaction avec Ottawa aurait sauvé Lavalin de la faillite.«Il n'y a pas de doute que ça aurait pu aider, dit-il cependant.Les millions du gouvernement nous auraient donné plus de temps pour trouver une solution à Kem tec », la société pétrochimique qui a réellement coulé Lavalin.Lavalin et les avions Lavalin s'était lancée dans l'aviation a la fin des années 80.Quand PWA, propriétaire de Canadien, décide de se départir des Airbus a la suite de l'acquisition de Wardair, Lavalin propose d'en acheter 10 qu'elle prévoit vendre a son tour à des sociétés aériennes russes et cubaines.Quand la transaction avec la Russie tombe a l'eau, Lavalin a déjà pris possession de deux appareils.Ce sont ces deux Airbus que Bernard Lamarre a offerts à Ottawa a la fin de 1990.Au cours de l'hiver, ne trouvant pas d'acheteurs pour ces appareils qui ont dormi plusieurs mois sur le tarmac de l'aéroport de Toronto, Lavalin a dù payer à Canadien une pénalité de 52 millions pour avoir refusé de prendre possession d'un troisième appareil.Au mois de mai, les deux Airbus quittent Toronto pour Bordeaux après avoir été saisis par la Caisse nationale de crédit agricole (CNCA) qui avait garanti la filiale de Lavalin qui faisait dans l'aviation.Les trois appareils qu'accepte aujourd'hui d'acheter le ministère de la Défense font partie des huit autres A-310 que Lavalin avait promis d'acheter.Depuis la faillite de Lavalin, Canadien a vendu cinq appareils à une société de crédit-bail qui les a placés auprès d'un transporteur du Koweït.Les pourparlers entre Canadien et le ministère de la Défense ont commencé le printemps dernier.Les produits de cette transaction devaient initialement faciliter la transaction entre Canadien et American Airlines, une transaction qui ne s'est jamais matérialisée.Les appareils de 180 sièges seront utilises par les Forces armées canadiennes.Outre le déplacement du personnel, les A-310 pourront servir au soutien lors de missions de maintien de la paix.École des Hautes Études Commerciales Affiliée a l'Université de Montreal fnKKH Analyse, consultation, recherche.Trois cheminements de carrière rendus possibles grâce à ce programme d'études de deuxième cycle combinant une formation spécialisée dans un domaine spécifique et l'acquisition des techniques d'analyse scientifique propres à la gestion.Maîtrise ès sciences de la gestion 48 crédits/Temps complet ou demi-temps/Classes du jour seulement Options offertes: Contrôle de gestion Économie appliquée Finance Gestion des ressources humaines Gestion internationale Management Marketing Systèmes d'information Conditions d'admission B.A.A.avec une moyenne d'au moins 70% ou léquivalent.Les bacheliers d'autres disciplines dont le diplôme est jugé équivalent par le directeur du programme sont admissibles à certaines options, sous conditions.Trimestre d'hiver 1993 Date limite d admission Renseignements et formulaires: Bureau du registraire Ecole des Hautes Études Commerciales 5255.av.Decelles.Montréal (Québec) H3T 1V6 (514)340-6151 L'esprit d'entreprise La semaine dernière, notre société mère, Wang Laboratories, Inc., a invoqué les mesures de protection prévues au chapitre 11 de la loi américaine sur la faillite.Durant la période où s'exercera cette protection, le bureau américaine de Wang entend poursuivre la restructuration de ses activités pour renforcer sa position.Chez Wang Canada, les affaires continuent.Nous avons concentré nos activités dans les secteurs qui ont fait notre marque : ¦ fournir, soutenir et améliorer nos systèmes VS partout au Canada.¦ assurer un service et un soutien hors pair pour les réseaux locaux et pour les produits d'autres fournisseurs.¦ renforcer notre alliance avec IBM afin d'offrir des plates-formes et des systèmes ouverts.¦ mettre en oeuvre nos produits d'imagerie réputés sur les plates-formes dites «ouvertes».¦ aider nos clients à accroître leur productivité grâce à notre Gestion des processus de l'entreprise.Nous avons travaillé fort, et aujourd'hui nos efforts portent fruit.Pour nous.Et pour vous aussi.Les pilotes de Canadien appuient massivement le plan de sauvetage VALÉRIE BEAUREGARD ¦ Les pilotes de Canadien International appuient à 94,5 p.cent le plan de sauvetage du transporteur aérien mis sur pied par les employés.Le résultat du vote des 1250 pilotes tenu cette fin de semaine a été annoncé hier après-midi par la Canadian Airline Pilots Association (CALPA).La CALPA compte 4200 membres, la majorité de ceux-ci travaillant chez Air Canada.Quatre-vingt pour cent des pilotes de Canadien se sont prévalus de leur droit de vote.La CALPA est le premier syndicat à rendre public le résultat de son vote.Les autres syndicats représentant les employés de Canadien feront connaître la volonté de leurs membres au cours des prochains jours.Ouatre des cinq syndicats des employes de Canadien ont accep- té de participer au plan de sauvetage.Seul le syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile qui regroupe les agents-passagers, les agents au comptoir et les agents a la billetterie, a refusé de participer au plan de sauvetage.Ce syndicat représente 3200 employés de Canadien.Le plan des employés consiste en une injection de 150 millions a 200 millions de dollars dans le capital-actions de PWA, la société-mere de Canadien.En contrepartie, les employés exigent que Canadien reprenne ses pourparlers avec le transporteur American Airlines.Pour fournir cette somme de plus de 150 millions, les employés acceptent qu'un montant représentant 10 p.cent de leur salaire soit retenu sur leurs chèques de paie pendant trois ans.Les membres de CALPA verseront à eux seuls près de 50 millions à la cagnotte.Le Conseil du patronat s'oppose à la divulgation du salaire des dirigeants Presse ( .h î.i the mi: ¦ Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) s'oppose à ce que les salaires des dirigeants des entreprises inscrites à la Bourse soient divulguées sur une base individuelle, comme cela se fait déjà aux États-Unis.Dans un avis transmis à la Commission des valeurs mobilières du Québec (CVMQ), le CPQ dit «douter fort que les actionnaires soient très intéressés» à cette information, même si cela peut «certes piquer la curiosité».De l'avis de l'organisation patronale, les actionnaires veulent surtout connaître les détails relatifs a la performance et au potentiel de développement de l'entreprise.Le CPQ estime aussi que la divulgation des informations au sujet de la rémunération individuelle des cadres favoriserait «le maraudage des dirigeants d'entreprise par des sociétés concurrentes et elle provoquerait par ailleurs des tensions à l'intérieur de l'entreprise et avec les syndicats».Le CPQ craint également que la publication des salaires individuels des cadres pourrait projeter «une fausse image des dirigeants d'entreprise», puisque la popula- tion ne dispose pas «d'une formation économique qui lui permette d'apprécier de manière rationnelle le quantum de la rémunération des dirigeants».L'organisation patronale juge enfin que procéder a une telle divulgation individuelle des salaires de cadres représenterait une entrave pour les PME désireuses de se transformer en société à capital-actions.Le CPQ suggère plutôt que Ton se limite a dévoiler la rémunération globale des cinq dirigeants les mieux payés de l'entreprise.C'est aussi l'option privilégiée par la CVMQ dans son projet de nouvelle réglementation, qui a été soumise ces dernières semaines à une période de consultation.Fondation québécoise du cancer Hôtelière de Montréal Hôtellerie ae i'Estne ne : .- VU 'Winn1,; La Fondation québécoise du cancer accueille dans >es deux hôtelleries les personnes en traitement contre le cancer.Fine cuisine italienne depuis 1962 30e anniversaire TABLE D'HOTE en soirée 19.92* Dîners d'affaires a partir de 9,50$ Rés.: 874-2001 Téléc.: 874-9499 DA VINCI Salon privé accueillant de 50 à 100 personnes 1180, rue Bishop (entre boul.Rene-Levesque et rue Ste-Catherine) O K A Wang Canada Limitée, 66 Leek Crescent, Richmond Hill, Ont., L4B U7 LA BUREAUTIQUE POFQRMAMTE Une approche condensée qui couvre tous les aspects de la gestion: Le programme d'administration de l'entreprise pour des managers qui veulent saisir et gérer la complexité du 14 septembre au 5 décembre 1992 7 lundis soirs, 9 vendredis soirs et 10 samedis Remise des attestations: lundi 7 décembre L'APPROCHE M.B.A.Nos professeurs sont considérés comme des spécialistes émérites dans leur matière.Comme au M.B.A., où ils enseignent ou ont enseigné, ils utiliseront la méthode de cas pour aider le gestionnaire à la prise de décision.Structure du programme: \u2022 Contrôle de gestion \u2022 Économie \u2022 Finance \u2022 Habiletés de direction \u2022 Management \u2022 Marketing \u2022 Production \u2022 Relations de travail \u2022 Ressources humaines \u2022 Stratégie et politiques générales \u2022 Systèmes d'information Jean-Pierre Lefebvre, CA Maurice N.Marchon, PhD.Pierre Langcvin, M.Se.Iauront Lapicrrc, Ph.D.Won Dufour, Ph.D.Robert Desormeaux, Ph.P.Eisenhower C.Etienne, Ph.I) Jean Gérin-Lajoie, Ph.P.Claude Bourdon, M.BA.M.Sc.Taïeb Hafsi, P.B.A.el Francinc Séguin, PhD Michel Chokron, D.EA Participants: les cadres intermédiaires et supérieurs de la grande et de la moyenne entreprise.Aucun préalable académique n'est requis.Frais: 1995$ i TPS ?TVQ - 2220.04$ Le Centre de perfectionnement de l'École des Hautes Études Commerciales (514) 340-6001 Uesprit d'entreprise B6 LA PRESSE, MONTRÉAL.JEUDI 27 AOÛT 1992 est temps de faire le ménage dans l'assurance-vie», selon l'AlAPQ LAURIER CLOUTIER ¦ «Il est temps de faire le ménage dans l'assurance-vie», déclare Giovanni Gaudelli, president de l'Association des intermédiaires en assurance de personnes du Québec (AIAPQ).Il répliquait ainsi vertement au cas de la famille Lecours, rapporté dans La Presse de samedi dernier, qui vient de perdre 0050 dollars après avoir acheté de l'agent Lise Brodeur une police dassurance-vie-épargne de la VVestbury Canadienne-Vie.Celle compagnie allèche les vendeurs d'as-sur ran ce avec son Option placement en leur donnant jusqu'à 95 p.cent de commission, plus un boni.Grâce à la nouvelle loi de 89, l'assurance-vie «s'en va dans la bonne direction», ajoute M.Gaudelli dont l'organisme a pour mandat la formation des agents et l'application du code de déontologie dans les 170compagnies.«La loi garantit qu'on procédera au nettoyage qu'on aurait dû faire depuis longtemps dans certains secteurs.La majorité des agents nous appuient.» Giovanni Gaudelli «n'est pas content mais pas surpris» du plan financier de la Wcstbury dans lequel les Lecours ont englouti leurs economies, vu ses frais de fermeture considérables.Des compagnies offrent 120 p.cent de commission ou plus aux vendeurs de certains produits d'assurance, un voyage à Budapest ou Las Vegas, sans parler du prix du Club du millionnaire de l'industrie.Le president n'a rien en soi contre de telles commissions ou bonis.«Vendre une Mercedes rapporte plus qu'une Lada, en chiffres bruts.Les agents ne se lancent pas tous dans les produits à forte commission.Mais généralement la rémunération affecte tout le monde.«Ces polices ne sont pas suspectes en soi.Ce qui me dérange par contre, c'est qu'on mette l'accent sur le boni plutôt que sur le produit et le besoin du client.Ça me déplaît que lors du lancement d'une police, la compagnie consacre 90 p.cent de sa mise en marché à ses avantages pour le vendeur.» M.Gaudelli n'écarte pas que la récession puisse augmenter l'intérêt pour les produits payants, mais «aucun ne devrait être Les frais d'annulation étaient si élevés que M.Lecours a perdu les 9000$ qu'il avait investis dans une police d'assuran-ce-vie-epargne.vendu à cause de la rémunération.Si c'est payant aussi pour le client, parfait.«L'agent commet aussi une erreur lorsqu'il n'explique pas le police au client.Mais nous sommes en régime de libre-entreprise.» L'AIAPQ groupe 12800 agents et près de 800 courtiers.«La majorité sont des professionnels.Comme ailleurs, le groupe compte cinq p.cent de moutons noirs mais on travaille fort à les éliminer.Le consommateur doit toutefois prendre ses responsabilités.» Le président ne nie pas que «des moutons noirs puissent s'attaquer aux marchés des analphabètes et des moins instruits, puisqu'ils prennent toujours le plus court chemin pour arriver à leurs fins».Mais il tient à souligner que «la plupart des produits sont lancés sans boni et que la plupart des compagnies offrent des polices sans boni.«Ce n'est pas courant mais exceptionnel qu'une rente différée soit affublée de 8000 dollars de frais de fermeture après deux ans.Les grandes compagnies d'assurance n'ont plus de ces produits dans leur gamme depuis des années.» L'AIAPQ a pour mission la formation des agents et l'application du code de déontologie.À compter de l'an prochain, le nouvel agent devra détenir un DEC du cégep, se soumettre à un stage d'un an et subir un examen spécifique sur le code.Depuis 89, tout agent doit être membre de l'Association, détenir une assurance responsabilités de 500000 dollars et contribuer au fond d'indemnisations.Des «milliers» sont actuellement en formation continue.^ De plus, en vertu de l'article 28 de la loi, l'AlAPQ prétend pouvoir inciter les compagnies à prendre leurs responsabilités.Giovanni Gaudelli apprécierait beaucoup s'en faire des alliées.Lors d'un problème, le consommateur devrait se plaindre à son agent, à l'assureur et à l'AlAPQ.Cette dernière peut aussi l'informer de l'existence de plaintes contre un agent.Notons que l'agent Lise Brodeur n'oeuvre plus dans l'assurance-vie depuis février dernier, mais elle a quitté d'elle même, sans qu'on porte plainte contre elle ou qu'on lui retire son permis.Rapport sur Les Coopérants dans deux semaines LAURIER CLOUTIER ¦ L'Association des intermédiaires en assurance de personnes du Québec (AIAPQ) publiera dans deux semaines un rapport fort attendu sur Les Coopérants, compagnie d'assurance-vie qui a dû cesser ses activités a la suite de ses problèmes financiers.Le président de l'Association, Giovanni Gaudelli, déclare que ce document prouvera que les nouvelles structures de l'industrie protègent bien le public depuis la loi de 89.«L'AlAPQ s'est donné comme mandat chez Les Coopérants de lutter contre les remplacements automatiques de polices» par les agents qui avaient changé d'assureur ou qui cherchaient de nouvelles commissions.Ce maraudage sur la clientèle existante provoque 80 p.cent des plaintes et enquêtes dans l'assurance-vie, car l'agent y gagne souvent plus que le consommateur.Les Coopérants présentait un cas particulier car les agents de la compagnie, ayant changé d'employeur, n'étaient plus là pour défendre le bien-fondé de leur police face aux assauts du vendeur, comme c'est la règle.«On a ralenti le roulement des polices et départagé clairement les procédures correctes des incorrectes.La plupart des compagnies s'en lavent les mains car les remplacements proviennent parfois de l'interne» et augmentent l'activité.Les assureurs devraient bloquer cette pratique.» Des compagnies comme la Great West et la Mutuelle ont ex- périmente la commission nivelée, qui étale sur 10 ans, au lieu de deux ou trois, la rémunération de l'agent.Mais M.Gaudelli révèle que des assureurs ont fini par remoduler autrement leurs systèmes de rémunération et que la commission nivelée n'a pas donné les résultats escomptes.Les agents n'allaient plus notamment décrocher suffisamment de nouvelles clientèles.L'AlAPQ aborde la «phase finale» de son étude sur la rémunération.Les Québécois de Floride sont assurés contre les ouragans SUITE A LA PAGE B1 record, pour le moment, d'être le plus important de l'histoire des États-Unis.Selon Mme Salvatore, les compagnies d'assurances feront d'abord parvenir un premier cheque aux assurés les plus démunis et ensuite aux autres.Elle ne peut dire combien de temps les assurés devront attendre avant d'obtenir le paiement total de leur réclamation.Tout dépendra de la réclamation et de l'étendue des dégâts.Mme Salvatore conseille aussi aux propriétaires de maisons endommagées de prendre des photos et de préparer un inventaire très détaillé des dommages à la structure de la maison et aux biens personnels, ainsi que du coût de remplacement de ces objets.Reçus a conserver Le propriétaire doit également s'assurer de conserver tout document pertinent, dont les reçus, et de dire à la compagnie comment et où le joindre.Elle met en garde tout assuré que se verrait offrir dès le début une somme globale pour couvrir les dommages.«Méfiez-vous, dit-elle, et n'acceptez rien avant d'avoir effectué l'inventaire des dégâts.» Vacanciers Par ailleurs, les vacanciers québécois qui ont subi la colère de l'ouragan sont pour la plupart couverts pour les biens perdus ou endommagés par le biais de leur assurance-habitation.Cette assurance prévoit 10 p.cent du montant de la couverture totale pour les biens à l'extérieur du pays.L'automobile est couverte par le biais de l'assurance-automobile.De plus, ceux qui planifaient un voyage en Floride cette semaine par Air Canada ont deux options.Ils peuvent modifier leurs dates de voyage d'ici le 31 août, en autant que le voyage soit effectué d'ici le 15 septembre.La compagnie aérienne offre aussi d'annuler tout simplement les billets, si les voyageurs le désirent.Tous les billets, même les non remboursables, seront remboursés complètement par le biais d'un coupon utilisable pour tout autre voyage à l'intérieur de l'année.AVIS LEGAUX APPELS D'OFFRES SOUMISSIONS \u2014 ENCANS fi» ^ I We de Pierrefonds \"h.-330 m* - 20m - 950 m2 - 2«hi unites AVIS LEGAUX - APPELS D'OFFRES -SOUMISSIONS - ENCANS l+l Travaux public» Carvkda PuUlc Worti APPEL D'OFFRES LES SOUMISSIONS CACHETÉES, visant les entreprises ou services énumôres ci* après, adressées au gestionnaire régional, Politique et administration des marchés, région du Québec, Travaux puDl.cs Canada, Complexe Guy-Favreau, 200 ouest, boul.Roné-Lévesque.tour est.6e étage (si par courrier, pôce 702-14).Montréal (Québec) M2Z 1X4 seront reçues jusqu'à 15h, à la date limite déterminée.On peut se procurer les documents de soumission par l'entremise du bureau de distribution à l'adrosse précitéo.Téléphone: (514) 283-1199.SERVICE Appel d'offres no 3921-025-1 Projet no 600299 Pour; Office National du Film 3155, chemin Cote-do-Ltesso et 125.rue Houde Nettoyage intérieur et entretien des entrées SAINT-LAURENT (Québec) Date limite: 24 septomtxo 1992 Info générales: (514) 496-3409 Info techniques: (514) 496-3602 \"Les soumissionnaires sont priés do noter qu'il est possible que les dispositions du Programme de contrats fédéraux visant l'équité en matière d'empka s'appliquont.\" INSTRUCTIONS NI la plus basa* ni aucune des soumissions ns sers néctssalramsnt rstsnus.Société d'énergie de la Baie James PROJET LG1 (1986) ^ APPEL D'OFFRES N° 1UA-430-2-01 INSTALLATION DES ÉQUIPEMENTS DE COMMANDE ET D'APPAREILLAGE TÉLÉPHONIQUE Date cl heure limites de I c mardi 20 octobre 1992 réception des soumissions: a 15 h 30, heure de Montreal Garantie de soumission: 400000$ l'rix du document: 250$ toutes taxes incluses I es documents d'appel d'ollres peuvent être achetés ou consultes sur place, du lundi au vendredi inclusivement, de 8 h 30a 12 h et de I )> h a 16 h 30 à rendn.it suivant: Société d'énergie do la Baie James SERVICE CONTRATS 19e étage 500, boul.Ronc-Lnvmquo ouest Montréal (Québec) H2Z 1Z9 I e paiement des documents s'effectue par chèque %isé ou mandat lait a Tordre de la Société d'énergie de la Baie James et n'est pas remboursable.Une garantie tic soumission au montant mentionne ci-haut est requise conformément aux exigences du document d'appel d'offres.Seules les personnes, sociétés, compagnies ou sociétés en coparticipalion avunl leur Siège social et leur principale place d'affaires au Québec, qui possèdent l'expérience pertinente a l'objet du contrat et qui ont acheté le document d'appel d'olfres de la S«»i nie d'énergie de la Haie James peuvent soumissionner.Cette dernière n'est pas tenue d'acceptei la plus basse ni aucune des autres soumissions.Poui obtenir le document d'appel d'offres OU pour tout renseignement supplemen-taire concernant le document d'appel d'ollres.veuille/ communiquer avci Susie I éveille au(314) 879«
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