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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1992-09-06, Collections de BAnQ.

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[" IMOUVEAU CAHIER Les Québécois sont en santé Sondage page C1 ftèm\\ 111416172941 81820 25 28 40 37 Si vous êtes amateur de bière, vous apprécierez H rasal i 1011b, AV.PAPINEAU, MONTRÉAL 381-3987 *1ZZX^£^?r nU39eS \u2022 MONTRÉAL.DIMANCHE 6 SEPTEMBRE 1992 Demain: généralement nuageux avec quelques averses, details cahier sports ¦¦nnraBBBBnnm 108° ANNÉE N° 312 i r IPf ~ A Cù lippe ADiiiDi-luniibcamingue : dd cenis îlec de La Madeleine: 1 00 r mu t d, VHnith Extérieur de la ville de Quebec (Region est): 65 cents Routes motorisées: 70 cents Abitibi-Temiscammgue : 55 cents Extérieur de la ville i A domicile par porteurs: 60 cents 50e Taxes en sus Bonjour ! La Ronde fait ses frais, mais l'Aqua-Parc perd 400000 $ La personnalité de la semaine JU 3 ROGER FRAPPER Lundi, jour de la fête du Travail, La Presse ne sera pas publiée Sommaire Addition croisées.C10 Annonces classées Immobilier.C9 a C12 marchandises.C12 emplois.____.C12 et C13 automobiles.C13 et C14 propositions d'affaires.A10 Arts et spectacles informations.B8 3 B15 ciné-horaires.B15 télé-horaires.B10, B12 Bandes dessinées.B16 Décès.C15 Étes-vous observateur?.C9 Feuilleton.C11 Horoscope.C10 Le brldoe.C13 U monde.C7, C14 Livres.B1,B4àB7 Loteries.A4 Montréal en fête.A11 «Mot mystère».C12 Quoi faire.C8 Santé.v.Cl à C5 m pu non.ru \u20ac=s ce MARTIN PELCHAT éme si, après deux années très difficiles, la Ronde fera ses frais en eelte saison 92 qui s'achève demain soir, l'A M ARC, la société paramunici-pale qui l'administre, héritera du déficit de 400000$ enregistre a l'Aqua-Parc Les visiteurs ont eu beau défier le temps froid et pluvieux pour se rendre à la Ronde, ils n'ont pas pour autant poussé l'audace jusqu'à emporter leur maillot de bain en plus d'un impermeable.Résultat: 60000 entrées payantes à l'Aqua-Parc au lieu des 105000 prévues.La moitié des employés avaient d'ailleurs été mis à pied à la fin juillet.Le déficit de 400000$ devra être absorbe par l'Association montréalaise d'activités récréatives et culturelles (AMARC), gestionnaire de l'Aqua-Parc, a indique hier sa porte-parole, Manon Lord.Selon l'entente en vertu de laquelle la Ville de Montréal a confié la gestion de l'Aqua-Parc à l'AMARC, la société paramunici-pale empoche les premiers 200000$ de profits cl la Ville touche le reste, explique Mme Lord.Mais en cas de deficit, c'est l'AMARC qui écope.Chute de popularité Depuis son acquisition par la Ville en 1988, au coût de 3,7 millions, l'Aqua-Parc est en constante chute de popularité, comme la plupart des installations semblables au Québec.«Il y a des décisions qui vont devoir se prendre du côte de la Ville en ce qui con- cerne l'Aqua-Parc», note Mme Lord.N'eut été de ce nuage, le bilan estival aurait ele plus joyeux à l'AMARC.Ses administrateurs avaient prévu accueillir I 100000 visiteurs payants, le seuil de rentabilité, pour la 25\" saison de la Ronde.Notamment grâce à llydroid 94.la nouvelle attraction dans laquelle ils avaient investi 5 millions de dollars.On a compte à la Ronde I 150000 entrees payantes, soit une augmentation de 25 p.cent par rapport à l'an dernier.Le temps maussade n'a donc pas complètement découragé les amateurs.«11 y a quand même eu relativement peu de journées où il a fait mauvais du debut à la fin.explique Manon Lord.C'était toujours du temps incertain.Les gens ont finalement decide qu'ils feraient quand même des activités a l'extérieur, quitte a mettre un impermeable.» Economie et mauvais temps La porte-parole explique d'autre part que le contexte économique, de même que le mauvais temps, ont probablement dissuade beaucoup de Montréalais de sortir de la métropole.Pas d'exode, donc plus de clients potentiels pour la Ronde.L'ajout d'Ilydroid 94 au parc d'amusement a certes contribué à l'achalandage, d'ajouter Manon Lord.On y a recense 052000 visiteurs.«Ça nous conforte dans la décision qu'on a prise», de dire Mme Lord.On sait que l'AMARC a décidé VOIR AÔÛA^PARC EN A 2 photo LUCSiMON perrault.u Presse Le dernier week-end de la Ronde a commence en beauté hier.Les visiteurs ont jusqu'à minuit demain pour se divertir une dernière fois dans les manèges et jeux d'adresse.Au moins 50 enfants meurent tous les jours à Gelib SUZANNE COLPRON envoyée spéciale La Presse À GELIB.Somalie a minuscule main se glisse au creux de la mienne.Il referme doucement ses doigts sur mon index et me regarde avec ses grands yeux noirs: \u2014 «Tu m'emmènes avec toi?» Nous sommes à Gelib et nous marchons dans la rue principale au milieu de centaines d'enfants tous plus mal en point les uns que les autres.Tous maigres, malades et couverts de pustules.Pour plusieurs, il est déjà trop tard.La mort arrivera aujourd'hui, peut-être demain.Au moins 50 enfants meurent tous les jours dans ce village de la Somalie, perdu au milieu du désert, sur une route reliant Kisi-maïo, au sud, et Mogadiscio, au nord.«Hé! tu m'emmènes avec toi?» répète l'enfant en souriant, sa main dans la mienne.Une bande de plastique enserre son poignet si petit et si fragile qu'on dirait celui d'un bébé.11 marche pourtant et d'un bon pas.Le bracelet qu'il porte est celui qu'on remet aux enfants de moins de cinq ans gravement sous-alimentés.Il donne droit à deux portions de bouillie par jour.Environ 750 enfants de Gelib ont accès à ce programme offert par l'organisme d'aide World Concern.Mf X m r/.pnnssF.F.N Mais c'est nettement insuffisant.Pour leur redonner des forces, il faudrait distribuer quatre, cinq portions de nourriture à des milliers de personnes.De 70 à 80 p.cent des enfants de Gelib souffrent de malnutrition.Ils errent dans le village, vendant des cigarettes aux rares passants.Certains offrent aussi du pain et des beignets.Avant la guerre, la population de Gelib ne dépassait pas 4000 personnes et se composait principalement de fermiers, les «ban-tous».Aujourd'hui, la quasi-totalité des maisons des villages environnants sont abandonnées, détruites, pillées; les gens vont d'un endroit à l'autre.Certains jours, ils sont 40000 à Gelib.D'autres jours, leur nombre atteint 50000.Ils s'arrêtent quelques jours, quelques semaines, s'installent dans le village.Le long de la rue principale, en terre battue, on peut les voir, assis par terre, où derrière des tables, sous des toits de feuilles et de tôle.Ils cherchent à vendre tout ce qu'ils peuvent pour se faire un peu d'ar- VOIR GELIB EN A 2 Pour mieux comprendre l'enjeu du référendum Le texte officiel de l'entente constitutionnelle de Chariot-tetown a été rendu public jeudi dernier et publié intégralement dans La Presse de vendredi.Il s'agit d'un texte long et complexe.Pour aider ses lecteurs à mieux comprendre l'enjeu du référendum du 26 octobre prochain, La Presse publie aujourd'hui un tableau qui resume l'accord en langage clair et simple.Page A 5.Les emp&s glissent a a parties die ta photo luc simon PEMtAULT.UflrVSM Les Expos n'ont jamais pu se mettre en branle hier en attaque et se sont inclines 52 devant les Astros de Houston.Sean Berry, sur ce jeu, a ete retire sur trois prises.Les Pirates, eux, ont gagne .et porte leur avance sur les Expos a quatre parties.À lire en page S 2a S 5.Un médicament prescrit aux femmes enceintes est remis en question Presse Canadienne QUEBEC LW efficacité de la ritodrinc, un médicament prescrit depuis plus de 20 ans à travers le monde aux femmes enceintes qui risquent d'accoucher prématurément, est mise en doute au terme d'une recherche pan-canadienne dirigée par le Dr lean-Ma rie Moutquin, du département d'obstétrique-gynécologie de l'hôpital Saint-François-d'Assisc à Québec.Ce médicament n'a aucun effet positif sur le taux de mortalité périnatale, sur la fréquence des grossesses menées à terme ni sur le poids du bébé à la naissance.Tout au plus, permet-il de retarder les accouchements prématurés de 24 a 48 heures, conclut le Dr Moutquin.Le délai permet cependant d'administrer un autre médicament qui accélère le développe- ment des poumons de l'enfant, réduisant ainsi les cas de détresse respiratoire, très fréquents chez les prématurés.Les résultats de cette étude viennent de paraître dans le New England Journal of Médecine.Environ 100000 Américaines et 10000 Canadiennes prennent de la ritodrinc chaque année.La Food and Drug Administration ( FDA ) des États-Unis, a convoqué le Dr Moutquin à Washington, afin de vider la question avec lui.Aucune différence Commencée en 1982, l'étude du groupe de recherche sur le traitement de la prématurité porte sur 708 femmes qui se sont présentées dans six hôpitaux canadiens en raison de contractions précoces (avant la 37e semaine).La moitié d'entre elles ont revu VOIR MEDICAMENT ENi> 2 1 A2 la presse.montreal.dimanche 6 septembre 1992 Le dollar descend, monte, descend.et s 77 restait en bas cette m r 4 LOUIS B.RODIT AILLE collaboration spéciale TÂKÎS ¦ Si à Montréal quelqu'un vous dit: «Le dollar baisse ces jours-ci», vous comprenez qu'il s'ugit du dollar canadien vis-à-vis de l'américain \u2014 ci les variations du taux de change restent somme toute lentes et modérées.Il était a 0,87; il tombe à 0,85, et cela fait déjà un sujet de conversation pour ne pas dire de préoccupation.Mais si l'on fait les comptes des dix dernières années, les variations ne dépassent pas les 20 p.cent et s'étalent sur de longs mois sinon des années; le dollar canadien est lié et indexé à l'américain.L'Amérique du Nord est donc une zone monétaire à peine moins stable que l'Europe de la CEE elle-même, avec son Système monétaire européen, ses évolutions et ses tensions, mais jamais de décrochage vertigineux.Quand le dollar US commence à dégringoler vis-à-vis du mark ou du yen, cela ne change pratiquement rien à la vie quotidienne au Québec, pour l'immense majorité des gens.D'abord, dans un premier temps, c'est-à-dire pendant des mois, il peut ne rien se passer, car les importateurs de produits français ( européens ) écoulent des stocks achetés au taux de change antérieur, ou retardent le moment de répercuter la hausse \u2014 sur les livres, sur les vins (.), sur les voitures, les parfums, les vêtements.Cette hausse finit par intervenir \u2014et singulièrement cet automne à Montréal sur les livres français, dont les prix seront impressionnants\u2014 mais elle ne touche qu'une petite minorité de la population, qui a le choix, soit de payer plus cher car elle en a les moyens, soit d'acheter non-européen.Les prix du pétrole, eux, restent les mêmes, comme ceux de toutes les matières premières: quel que soit son taux de change, même du simple au double, le dollar a tous les privilèges de la monnaie de référence mondiale.À tel point que le même billet d'avion «vacances» entre Paris et Montréal continue de se négocier dans les 600$ à Montréal, mais coûte près de 1000$ à Paris au taux de change de ces derniers jours ( 3800 F alors que le dollar CAN vaut 3,90 F).On aura compris que les transports aériens se calculaient en dollars, et surtout que les transporteurs n'osent pas répercuter le plongeon du dollar sur le marché de l'Atlantique nord pour éviter de perdre la moitié de leur clientèle.Vu d'Europe, le dollar (US) apparaît en revanche comme une machine infernale, capable de provoquer des cataclysmes dans les deux semaines.Et les variations peuvent être gigantesques dans l'année.Le dollar US était tombé à quatre francs à la fin du régime de |immy Carter.Environ deux ans après l'arrivée \tPARIS WÊÊÊÈ \tFRANCE HHB de Reagan, début des années 80, il atteignait 10 francs 50! Le dollar canadien, qui le suivait à la trace, était tombé en dessous de 3 F 50, et il monta par la suite jusqu'à 7 F 30!!! Du simple au double en moins de deux ans.Résultat immédiat et fulgurant: avec le dollar à plus de dix francs, les importations de pétrole ( payées en dollars, en plein deuxième choc pétrolier) provoquaient instantanément un trou de dizaines de milliards de francs dans la balance commerciale française, pendant que les prix, dans les stations-services atteignaient des sommets.Idem pour d'autres matières premières stratégiques.Par contre, peu de conséquences immédiates pour le consommateur: l'Européen n'achète guère de produits de consommation courante en provenance d'Amérique.À cette exception près que le voyage en Amérique du Nord (ou dans la zone dollar) devenait inaccessible (au commun des mortels).Ces jours-ci, le feuilleton du dollar a recommencé à ressembler aux plus abruptes montagnes russes d'Eurodys-neyland.Tel qu'on le prévoyait, le billet vert avait remonté en flèche pendant la guerre du Golfe à 6F25.Peu après, il était retombé à un plancher de 5,50.Depuis quatre mois, il descend de jour en jour.La semaine dernière, il a perdu dix centimes en une seule journée.Sans que personne sache s'il ne tombera pas à quatre, ou même en-dessous de quatre francs.Et pourquoi pas encore plus bas?«Étant donné que les placements sont rémunérés trois fois plus chers en Allemagne qu'aux USA, dit un expert, on se demande comment il se fait que le dollar résiste encore autant.» Bénéfice (non-souhaité) pour les Européens: les matières premières s'achètent très bon marché.A commencer par le pétrole \u2014 mais, pour de mauvaises raisons que tout le monde connaît, la baisse n'est jamais répercutée à la pompe, seulement les hausses.Par contre, les conséquences peuvent être désastreuses sur les grands contrats à l'exportation : si l'on considère qu'un très gros Airbus se vendait 80 millionsS, quand le dollar était à six francs, il devrait normalement aujourd'hui se vendre 120 millionsS (ce qui le disqualifie totalement vis-à-vis de Boeing, dont les prix sont invariables).Idem pour les lancements de la fusé Ariane, dont les prix sont fixés en dollars: comme la concurrence se joue à un ou deux p.cent, l'cffrondremcnt du dollar est pain bénit pour les lanceurs américains.Un privilège pour l'industrie américaine qui durera tant que le dollar restera la monnaie de référence mondiale \u2014 c'est-à-dire longtemps, mais pas nécessairement éternellement.Rappelons que l'ECU, monnaie «théorique» européenne, avait le cours exact du dollar à sa naissance.11 vaut aujourd'hui 7 F 20 (contre 4,70 pour le dollar), et repose sur le mark.Il est candidat à long terme pour remplacer M.George Washington.En attendant, ces convulsions dans le système monétaire mondial font des heureux (marginaux): les touristes français et européens.Cela leur permet d'aller se taper des palaces à New York au prix d'un petit hôtel de Paris.Les malheureux, qui finissent par être les absents, ce sont les touristes nord-américains.S'ils bénéficient encore de billets d'avion à prix amicaux, la consommation en Europe atteint des prix astronomiques.Sans aller jusqu'à acheter un champagne Krug chez Lucas-Carton ( 1500$ la bouteille), il suffit de pousser la porte d'une brasserie parisienne ouverte un peu tard pour dépenser 100$ par personne.Quant au petit hôtel de quartier, jadis très bon marché, il ira entre 100 et 150$; dès que c'est un peu recherché ou moderne, vous voilà au-delà de 200$, après quoi vous pouvez monter à l'infini.11 y a deux façons, semble-t-il, de voir les choses: ou bien ces fluctuations du dollar ne sont que spéculatives et folâtres, et tout reviendra un de ces jours dans l'ordre.Ou bien il y a une VRAIE baisse du dollar, ce qui voudrait dire qu'il y a une VRAIE baisse des revenus et du niveau de vie nord-américains vis-à-vis de l'Europe.Ce que des historiens américains décrivent comme l'irrésistible «déclin» historique de l'Amérique en cette fin de XXe siècle.; SUITE DE LA UNE AQUA-PARC L'AqunParc affiche un deficit de 400000 S, mais la Ronde fait ses frais tic miser sur les attractions dites de «haute technologie».Elle compte en ajouter une nouvelle l'an prochain dans les locaux de l'ancien aquarium.À long terme, on pourrait créer avec ces attractions un parc distinct, opéré à l'année.D'autre part, l'étalement de la période de presentation des feux d'artifice, à la faveur des Fêtes du 350e, semble avoir eu la faveur de la clientèle.L'an dernier, la Ronde avait compté 190000 entrées payantes pendant le mois au cours duquel huit feux avaient été présentés.Cette année, les dix feux ont fait 331000 entrées.Mme Lord indiquait hier que le budget de la Ronde serait bouclé sans déficit.En décembre dernier, l'AMARC avait prévu un profit de 98200$.«Mais nous avons un peu été victimes de notre popularité», explique la porte-parole.C'est que la nouvelle passe de saison, dont on pré- voyait quelle serait achetée par environ 15000 personnes, a connu un succès inespéré.On en a vendu 65000.«Nous sortons de là quand même assez satisfaits, conclut Manon Lord.On est quand même passé de 902 000 visiteurs à 1 150000.C'est du monde à aller chercher.» En 1991, année marquée par quatre jours de grève des cols bleus, la Ronde avait perdu 2,08 millions.L'année précédente, la Ronde avait connu une baisse de sa clientèle d'environ 180000 amateurs.?Le résultat du vote autochtone doit être exécutoire, dit Mercredi O'ITAWA d'après Canadian Press OTTAWA M La decision qu'exprimeront les autochtones au référendum sur la constitution du 26 octobre doit être exécutoire pour l'Assemblée des premières nations, a déclaré le chef national Ovide Mercredi.Dans une entrevue accordée en fin de semaine, Ovide Mercredi a annoncé qu'il aura bientôt une rencontre avec les quelque 600 chefs qu'il représente pour voter sur l'accord constitutionnel intervenu le mois dernier entre les premiers ministres fédéral et provinciaux, ainsi que les représentants des Territoires et des au- Le neuvième Congrès international d'endocrinologie prend fin à Nice Agence Francc'Hressc sici: B La presentation des derniers résultats tics recherches sur le dia-bete et la presence, pour la première fois, de 173 médecins et chercheurs représentant 12 pays de i'Im ainsi que la volonté de développer l'espace européen de la recherche ont marqué le neuvième Congres international d'endocrinologie qui s'est achevé hier à Nice Le diabète, maladie a transmission génétique, touche 2 millions de personnes en France, dont 90 p.cent sont non insulino-dépcn-dants.Pour ces derniers, une équipe de diabétologues de l'hôpital St-Louis de Paris a découvert une anomalie d'une enzyme, la glucokinase, chargée de phos-phoriser le glucose pour qu'il puisse être correctement metabolise.«Cette nouveauté, a expliqué le professeur Pierre Freychet, de Nice, est le pojnt de départ d'une grande évolution dans notre recherche génétique.» Le diabète insulino-dépendant, qui concerne 10 p.cent des diabétiques, aboutit à la destruction sélective des cellules B pancréatiques, qui produisent l'insuline.Une enquête a mis en évidence que ce type de diabète est plus fréquent en Europe du nord, la Finlande arrivant en tête.Paradoxalement, et sans qu'on en explique encore l'origine, la Sardai-gne a une fréquence de diabète insulino-dépendant aussi élevée que la Finlande.Le dixième Congres international d'endocrinologie se déroulera en juin 1996 à San Francisco.La Quotidienne tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 857 3863 [\"\"abonnement Ile service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7ha17hS0 I redaction ¦ promotion | comptabilite ¦ Grandes annonces Annonces classées 285-6911 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 annonces classees Commandes ou corrections lundi au vendredi de eh30 a 17h30 285-7111 grandes annonces MtaMants National.Tefe+ Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations ~i 235-7202 285-7306 285-7265 285-7320 i i Y- l A PRESSE est publiée onr LA PRESSE.LTEE.7.rue Samt-jacques.Montreal H2Y1K9 Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de LA PRESSE et celles des servie» , \\, ia Presse Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des informations - ticuiieres a LA PRESSE sont également réservés.«Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement : numéro 1400 \u2022 Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.RENSEIGNEMENTS 285-7272 DIMANCHE 6 SEPTEMBRE 1992 36-7-01 I I l -I I I I LES ANNONCES CLASSÉES 285-7111 tochtones.Le chef Mercredi escompte que l'accord, qui contient des dispositions assurant l'autonomie gouvernementale des autochtones, sera accepté a l'unanimité.«|e pense que l'avis exprime par le peuple doit être exécutoire», a-t-il souligne, «mais je ne suis que le représentant des chefs».L'Assemblée estime qu'elle représente environ 250 000 autochtones ayant droit de vote au référendum.Le chef Mercredi a precise également que les chefs doivent approuver un processus de ratification pour leurs communautés si l'ensemble des Canadiens approuvent le mois prochain la réforme constitutionnelle.«Il est très rare que les gens se prononcent contre la decision des chefs.Notre structure politique est quelque peu différente en ce sens.que nous sommes plus prés du peuple.Nos leaders sont issus des communautés.» Il a explique que les quelques communautés qui pourraient voter contre l'accord pourront toujours se contenter du statu quo.«Les dispositions constitutionnelles octroyant l'autonomie gouvernementale ne seront imposées à personne», a-t-il indiqué.Pour les plus de I00 000 autochtones vivant à l'extérieur des réserves, le chef Mercredi a révélé que l'Assemblée avait demandé à Elections Canada de trouver un moyen de les identifier dans le vote.Ron George, président du Conseil des autochtones du Canada, a déclaré au début de la se* maine qu'il y a peu de chances qu'Elections Canada puisse identifier les autochtones habitant hors des réserves car ils sont disséminés à travers le pays.Le chef Mercredi a précisé, de son côté, que des assemblées spéciales qui se tiendront en septembre sont en cours d'organisation pour les chefs du Québec, et que les chefs issus des traites doivent se reunir le M) septembre en Alberta.SELBB Au moins 50 enfants meurent tous les jours a Celib gent.On trouve des cigarettes, des mangues, du pain, des gâteaux.Il y a aussi du bois sec pour faire du feu ; des céréales, des médicaments volés, des légumes frais et de la viande.Oui, de la viande.Dans ce pays qui souffre de la faim, on trouve du mouton, du chameau et de la vache en quantité.Le drame, c'est qu'elle pourrit sur les tables, en plein air, par des températures de 35° Celsius.Quiconque en mange tombe malade.Pour 1000 shillings, (un dollar = 6300 shillings), on achète dans la rue quatre cigarettes, une mangue, deux morceaux de pain ou 100 grammes de sucre.Actuellement, le prix de la viande baisse, tandis que celui des céréales, plus rares, est à la hausse.Il faut compter environ 4000 shillings pour un kilo de vache ou de chameau.«On ne tue pas de chameaux en temps normal.Ces bêtes constituent le capital des Somaliens nomades», explique Gilles Sandre, un expatrié québécois à l'emploi du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).Des six millions de chameaux qui vivaient en Somalie avant la guerre, au moins un million sont morts.Des sacs de riz La nourriture se rend difficilement à Gelib.À vrai dire, tous les MÉDICAMENT Un medicament prescrit aux femmes enceintes est remis en question une infusion intraveineuse, ainsi que des comprimés de ritodrine, alors que l'autre moitié recevaient un médicament placebo.Parmi les 771 naissances, 23 enfants du groupe ritodrine sont morts contre 25 dans le groupe placebo.Les chercheurs n'ont trouvé aucune différence significative entre les deux groupes en ce qui a trait au délai d'accouchement et au poids de l'enfant à la naissance.Par contre, les problèmes pulmonaires et d'arythmie cardiaque ont été plus fréquents chez les mères ayant consommé le médicament.Aux États-Unis, 14 décès seraient imputables à la ritodrine.Le Dr Moutquin continue toutefois à prescrire la ritodrine à ses patientes.C'est, selon lui, le moins pire des médicaments actuellement disponibles.Ce que l'étude révèle, c'est qu'une fois le travail amorcé, le médicament ne peut prévenir les accouchements prématurés.Pour cela, il faudrait modifier les conditions de vie ou de travail responsables du déclenchement prématurés des contractions.?LE SOLEIL O Indice ultraviolet B du 6 septembre à Montréal Coup do soleil (on minutes) 4 l I GO 7 ¦ 10 I Modéré Élevé T L'indice UVB s'applique par temps ensoleillé ou sous une» couche do nuages minces ou partiels.Avec un indico UVB inférieur à 4.te soleil a peu d'effet sur la peau exposée.Avec un mdioo modéré de 4 à 7, il es! recommandé d'utiliser une crème solaire ou de porter un chapeau et des manches longues.Avec un indice élevé de plus de 7, il est possible d'avoir un coup de soleil après un temps relativement court T\tT\t 30\t20\t1 Ville Max UVB\t\tà Hull/Ottawa\t5.9\t13h03 Montréal\t5,9\t12hS5 Ste-Agathe\t5,8\t12h57 Sherbrooke\t6,0\t12h47 Drumrnondville\t5,8\t12hG0 Québec\t5.6\t!2h4G UVB plus do 4 I2hà14h 12hà14h 12hà14h 12hà14h 12hà14h 12hà14h \" \u2022 mm lue villages de la Somalie qui se trouvent à l'intérieur du pays, à plus de 30 kilomètres du bord de la mer, éprouvent de graves problèmes d'approvisionnement.Les sacs de riz, de fèves, et l'huile, transportés par bateau, sont volés avant de parvenir à destination.À la fin août, Gelib n'avait pratiquement rien reçu depuis un mois.La nourriture était entièrement écoulée à Kisimaïo, plus au sud.Seules 150 tonnes de céréales destinées aux plus affamés et aux femmes enceintes avaient pu y être acheminées par camion.Et encore.Pour régler le problème, le CICR prévoyait transporter la nourriture par avion, deux fois par jour, dans des Hercules de l'armée américaine.«Si on arrive avec un camion plein de nourriture, on va tout se faire voler.Par contre, en distribuant les denrées en petites quantités à tous les deux ou trois jours, on réduit les risques», indique Adrien Marti, chef de la délégation du CICR à Kisimaïo.Les avions utilisés pour le transport de la nourriture sèche peuvent en contenir 20 tonnes.Une quantité tout juste bonne à cuisiner un repas pour 50000 personnes.À l'heure actuelle, la famine menace de deux à trois millions de Somaliens.La moitié de la population du pays.G Des enfants somaliens qui n'ont pu pénétrer dans un centre de secours à Baidao jettent un coup d'oel à travers l'entrebâillement de la porte espérant quand même qu'on leur donne de la nourriture.>MOTOAI» Nouveau médicament pouvant ralentir la progression d'une forme de leucémie il'apres Canadian Press TORONTO ¦ Le gouvernement fédéral a approuvé un nouveau médicament qui peut ralentir la progression d'une forme de leucémie qui atteint principalement les adultes, a fait savoir hier le Toronto Star.Le médicament est le Rofcron A, une forme de I'interferon, qui renforce l'immunité, découvert au cours d'essais cliniques visant a prolonger d'un an ou plus l'espérance de vie des personnes atteintes de leucémie myelogenc chronique, précise le quotidien torontois.Précédemment, l'es pe ran ce de vie suivant le diagnostic de la ma- ladite ctait de trois à quatre ans bien qu'un malade sur cinq atteint de la maladie vive 10 ans ou plus après rétablissement du diagnostic.Le médicament élimine le chromosome de Philadelphie, une anomalie des globules blancs, ou leucocytes, dans laquelle une partie d'un chromosome est fixée a un autre, a déclaré le Dr Erhan Berber d'Hoffman-La Roche Ltéc Canada, qui commercialisera le médicament.L'éliminatiion de l'anormalite permet aux globules blancs de se reproduire normalement au lieu de proliférer sauvagement, a explique le Dr Berber, directeur du marketing pour Hoffman Laroche Ltéc LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 6 SEPTEMBRE 1992 \u2022A3 Montréal remporte le concours de Grande ville fleurie du Québec RAYMOND GERVAIS ¦ C'est la Ville de Montréal qui a remporté hier les honneurs du concours Grande ville fleurie du Québec, catégorie de I00 000 habitants et plus, organise par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation.Montreal s'est aussi mérite deux autres mentions soit dans les catégories Parc et espaces verts et Municipalité verte.Montréal l'a ainsi remporté sur les villes de Laval, de Longueuil et de Québec.Selon M.(acques Gervais, du ministère de l'Agriculture, pas moins de 484 municipalités de la province sur une possibilité de 1456 se sont inscrites cette année au concours «Villes, villages et campagnes fleuris».La remise des prix a eu lieu à Sherbrooke en Estrie en présence de quelque 1400 invités des secteurs municipal et horticole.Saint-Laurent et Saint-Bruno La Ville de Québec s'est par ailleurs mérité une mention dans la catégorie «Design urbain» tandis que Saint-Laurent a remporté deux mentions Parc et espaces verts et Municipalité verte dans la catégorie des municipalités de 40 000 a 100 000 habitants.Dans la catégorie des municipalités de 20 000 à 40 000 habitants, Saint-Bruno-dc-Montarvil-Ic en remporté la mention muni-cipalité verte.Tandis que Wcstmount Ta remporté avec la mention Design urbain.Dans la catégorie Ville fleurie du Québec de 10 000 à 20 000 habitants, le prix a été accordé à Kirkland dans la mention Municipalité verte.Le concours «Villes, villages et campagnes fleuris» vise à promouvoir le développement de l'horticulture ornementale du Québec.Il favorise également les projets privés et publics des municipalités destinés à aménager et embellir les régions du Québec.Cette année, les municipalités de Kingsey Falls et Saint-Lambert ont représenté le Québec au Concours de l'Entente florale internationale à laquelle participe huit pays, dont le Canada, la France, l'Autriche, la Hongrie, la Belgique, les Pays-Bas, l'Angleterre et l'Irlande.Le non des gagnants de ce concours international sera dévoilé le 12 septembre à Masselt en Belgique.David Cliche va en Alaska dénoncer des environnementalistes MARTIN PELCHAT ¦ Le president du Forum Grande-Baleine.David Cliche, profitera mercredi prochain, en Alaska, de la tribune qui lui est offerte par l'Association américaine pour l'avancement des sciences pour vilipender les associations écologistes des États-Unis qui ont véhiculé des faussetés sur les impacts des projets hydro-électriques québécois.Qualifiant l'attitude de certains de ces groupes d'« impérialisme environnemental».M.Cliche a indiqué qu'il entendait inviter les scientifiques américains à «respecter notre souveraineté et reconnaître que nous avons les processus nécessaires pour prendre nos propres décisions».«Comment ces groupes réagiraient-ils si nous intervenions avec une telle exagération dans le dossier actuel de l'enfouissement de déchets radioactifs sur des réserves indiennes aux États-Unis?», demande David Cliche.Quelque 300 scientifiques sont attendus à Valdez, en Alaska, du 8 au 12 septembre, à l'occasion de la Conference des sciences de l'Arctique de l'Association américaine pour l'avancement des sciences.Parmi les congressistes, plusieurs sont membres d'associations environnementalistes comme le National Resources Defense Council, accusé il y a peu par des associations écologistes québécoises d'avoir outrageusement dénaturé les faits entourant Grande-Baleine.«Il y a un malaise très profond chez les scientifiques de ces groupes face aux prises de position politiques», affirme M.Cliche, qui est régulièrement en contact avec des scientifiques américains, notamment parmi les membres des associations environnementalistes.«|e pense qu'il y a une amorce de «scientifisation» de leur discours», ajoute-t-il.en souhaitant que cette tendance se maintienne et purge le débat autour de Grande-Baleine d'un certain «charriage».David Cliche sera conférencier d'ouverture à la conférence.Les organisateurs l'ont sollicité à titre d'expert-conseil sur les affaires du Grand nord québécois et de président du Forum Grande-Baleine.Le Forum a toujours prôné un examen public et sans parti pris du projet d'Hydro-Québec.M.Cliche veut inviter les scientifiques américains à participer de façon constructive à cet exercice.Il entend par ailleurs démontrer aux Américains que malgré ses problèmes d'application, la Convention de la Baie lames est un succès.Il soumettra enfin aux Américains son analyse des motifs qui à son avis guident les Cris dans leur bataille contre Grande-Baleine.« Les Cris se sentent dépossédés des terres qu'ils étaient seuls à occuper il y a à peine 20 ans et ils ne peuvent s'adapter aux changements sociaux trop rapides auxquels ils sont confrontés, soumet M.Cliche.Ce sentiment d'aliénation peut expliquer en partie leur opposition au projet Grande-Baleine.» L'archiviste des États-Unis, Don Wilson, ne croit pas à la these dun complot de l'establishment dans l'assassinat du président Kennedy, évoquée dans le film d'Oliver Stone.photo remi lemee.u pr*:* La mort de John F.Kennedy est l'oeuvre d'un seul meurtrier, plaide un archiviste américain MARIE-FRANCE LÉGER ¦ L'archiviste des États-Unis.Don Wilson, n'a pas peur d'aller à contre-courant de l'opinion publique américaine qui accrédite de plus en plus la thèse d'une tentative officielle destinée à cacher la vérité sur l'assassinat du président Kennedy.M.Wilson, qui dirige le National Archives and Records Administration de Washington, croit toujours aux conclusions de la Commission Warren voulant que la mort de lohn F.Kennedy, en 1963, à Dallas, soit l'oeuvre d'un seul meurtrier, en l'occurence Lee Harvey Oswald.«Peut-être que je me trompe mais d'après tout ce que j'ai lu, et j'en ai lu des documents, rien ne me permet d'affirmer le contraire», a expliqué M.Wilson en entrevue hier soir.Il est de passage à Montréal toute la semaine pour participer au 12e Congrès international des archives.L'archiviste sourit à l'évocation du film très controversé du réalisateur Oliver Stone qui conclut que l'assassinat a été téléguidé par la CIA, avec la participation de la mafia et de hauts-militaires américains.«Je ne suis pas en colère contre Stone mais contre l'impact que peut avoir ce film sur la nouvelle génération qui doit faire une distinction entre la réalité et la fiction.Ce n'est pas de l'Histoire mais un bon film dramatique.D'ailleurs, à ma connaissance.Stone n'est jamais venu aux Archives nationales.Il a écrit son film a partir de quelques livres.» Le film de Stone aura peut-être eu le mérite d'accélérer le processus de divulgation de certains documents émanant d'autres commissions d'enquête ou conservés par la CIA et le FBI.Le Sénat et la Chambre des représentants viennent de présenter deux résolutions en ce sens et le directeur de la CIA.Robert Gates, s'est dit prêt à ouvrir les dossiers secrets s'il a le feu vert du Congrès et du président Bush.D'ici trois mois, a indiqué M.Wilson, on connaîtra les membres du comité spécial qui devront décider quels sont les documents qui ne risquent plus de nuire à la sécurité de l'État ou à la vie privée de certaines personnes toujours vivantes.Si tout se passe bien, dans deux ans.la majeure partie de ces archives sera disponible.«Il faudra protéger des informateurs ou la vie privée des gens qui ne voudront pas qu'on sorte au grand jour leurs papiers personnels.Et comme on ne pourra pas publier 100 p.cent des documents, il y aura toujours les théoriciens du complot pour crier qu'on cache des choses aux Américains», a souligne l'archiviste, en précisant qu'on n'a jamais su non plus le mot de la fin sur l'assassinat d'un autre président, Abraham Lincoln.M.Wilson s'est dit toutefois très favorable a cette volonté de transparence mais il espère aussi que les membres du comité spécial auront toute l'indépendance voulue pour faire leur travail.«Nous sommes ouverts à tout, tant que les principes de conservation des archives sont respectés: pour des raisons de sécurité, il ne faut pas conserver tous les documents au même endroit et il nous faut aussi protéger la vie privée des gens.» Un membre du National Archives, M.Mike McReynolds, prononcera mardi, à 15 h.au Palais des congrès, une conférence sur le dossier |.F.Kennedy.Le Perroquet des mers s'échoue sur un récif d'après PC et La Presse IIAVfU.SAINT PILRRI ¦ Le Perroquet des mers, avec 23 personnes a son bord, a échoué vendredi soir sur un récif de la mer de Minganie.entre Baie-|o-han-Beetz et Havre-Saint-Pierre.L'incident a fait un seul blessé léger.Placide Boudreau, un membre de l'équipage de la péniche de Parcs Canada «Le Cartier», venu à la rescousse des naufragés.M.Boudreau s'est heurté la tête en sortant d'une cabine de façon précipitée.De retour de Baie-|ohan-Beetz où s'était déroulée en après-midi une manifestation en faveur du prolongement de la route 138, le Perroquet des mers s'est échoué à 21 h 15.Entre minuit et lh30 samedi, les passagers avaient été ramenés à Havre-Saint-Pierre.Le capitaine lean Cassivy, 50 ans.traçait la route de son bateau en direction de Havre-Saint-Pierre quand il est entré sur la caye dite de la «Pointe du rapide».Situé au nord de l'île Betchouan, ce passage est perçu par les marins minganéens comme étant particulièrement délicat.La Sûreté du Québec a confirmé hier avoir ouvert une enquête concernant le capitaine du navire de croisière.Selon des passagers, il aurait été en état d'ébriété au moment de l'incident.Un reporter de Radio-Canada qui se trouvait sur le navire en même temps que d'autres journalistes a rapporté hier, dans son reportage sur l'affaire, que plusieurs passagers, avant le départ de Baie-|ohan-Beetz.craignaient que le capitaine ne soit en état d'ébriété.Le capitaine Cassivy assure que ce n'était pas le cas.«On va mon- ter un escalier toute une vie et une fois, on va se casser une jambe dedans», a-t-il lancé, en parlant de l'échouage.Son épouse Yvonette.copropriétaire du navire, pense pour sa part que des passagers ont cru le capitaine en état d'ébriété alors qu'il était plutôt fatigué.«Quand il a vu que les gens étaient paniques, il a été obligé de crier pour leur dire que le bateau était monté sur le récif et qu'il n'y avait pas de danger», dit Mme Cassivy.ROBERT DUGUAV la salle 2,07 du Palais de justice de Montréal, a été débattue vendredi la demande d'injonction interlocutoire d'un groupe de citoyens contre l'établissement sur l'avenue du Parc d'une voie réservée aux autobus.La juge Nicole Bénard de la Cour supérieure, a rejeté une à une les objections des contestataires et donné gain de cause à la STCUM et a la Ville de Montréal.Me Choquette a d'abord attiré l'attention de l'honorable juge sur le problème intellectuel que représente une nouvelle signalisation pour les citoyens: confusion, risques d'accidents, «danger créé par la nature même des choses».Il a soumis respectueusement qu'une automobile lancée à 30 kilomètres heure représentait un danger public considérable, s'est emu devant le sort des «honnêtes citoyens sans défense qui devront subir ces assauts métalliques».Et que dire, a-t-il ajouté en se tournant le buste vers l'assistance, pas trop, pour ne pas manquer de courtoisie à la Cour, mais juste assez pour créer un élégant effet, que dire de ces piétons qui risquent de se faire éclabousser, votre seigneurie?Au coin de Laurier et du Parc.Me Choquette a sorti toutes les armes de son vaste arsenal, l'humour, le brouillage de pistes, il a servi du «mon savant ami» à son adversaire pour mieux oublier son nom quelques instants plus tard; il a utilisé quelques figures de rhétorique, dont l'euphémisme et la gradation: «Le meilleur argument, le plus fort, le critère le plus convaincant, l'élément le plus déterminant, c'est la sécurité», a-t-il lâché.Et que dire, votre seigneurie, des caravanes de chameaux qui pourraient se présenter à l'intersection de Laurier un de ces soirs de février?Me Choquette n'a évidemment pas parlé des chameaux.C'est moi qui les ai inventés.Le sort des animaux m'a toujours tenu à coeur.Et puis les chameaux, soyons honnêtes, ça repose des hommes.Il y en avait un justement dans le film que je suis allé voir au FFM jeudi soir.Soyons précis, c'était un dromadaire et il était attaché à un pieu au milieu d'une steppe en Ouzbékistan.Le héros, Bara-badzé.était en train d'acheter une icône à un vieux sous les yeux d'un cul-de-jatte débile lorsqu'on a vu le dromadaire au loin, malheureux au bout de sa corde.Ça peut sembler une scène banale pour qui n'a pas vu les deux premières heures du film de Lévan Zakareichvili, Issini.Mais à la fin, pendant que la caméra fait un astucieux travelling du cadavre encore froid de Barabadzé jusqu'au ciel pur de Tachkent, elle s'arrêtera un instant sur l'icône.En surimpression, les premières phrases de la parabole de la brebis égarée.Cent quarante minutes de pur émerveillement.Mais revenons à notre requête en injonction provisoire amendée.Me Choquette n'a pas lésiné avec la jurisprudence, vous pensez bien.Il a cité le jugement du juge Gold sur les privilèges de la magistrature, celui du juge Tessicr sur la sécurité des juges, il a évoque la constitution et l'application de la charte des droits et libertés, il a pris une couple d'autres poses particulièrement efficaces lorsqu'accompagnées d'un retentissant « nonobstant », et il a cède la parole à son confrère.Beaucoup moins aguerri que son célèbre équipier.Me jazouli a humblement tenté de prouver que la décision de la Ville était hâtive et improvisée, « un acte arbitraire et déraisonnable qui pourrait VAGUE DE RABAIS AU NOUVEAU VIEUX-PORT.MOI SO*.2 pour 1 \u2022 Un pédalo pour deux, pour le prix d'un passager \u2022 Valide toutes les fins de semaine \u2022 Du 12 au 27 septembre 1992 Pédalocation | Découpez ce coupon et présentez-le ou guichet do l'octivité.Non monnoyoM I causer de graves prejudices a la population».Il était presque 15 h et on n'avait pas encore abordé le noeud du sujet : les pertes économiques causées aux marchands, réduction de clientèle, problèmes de réception et d'expédition, détérioration du matériel.Les paragraphes 15 à 18 de l'affidavit de M.Bélanger, propriétaire d'un marché Métro, signalent les difficultés qu'éprouveront ses clients à transporter leurs sacs sur des distances considérables; Mme Paradis, propriétaire de la boutique Elfe, location de robes du soir, declare sous serment que ses clientes ris-queront de se faire éclabousser par les autobus.«lit ce ne sont la que quelques échantillons, votre honneur.» « le tomberais dans une erreur intellectuelle si je ne faisais pas de distinction.», a poursuivi Me Choquette au retour d'un ajournement.Et les journalistes ont commence à se demander s'ils feraient venir du poulet ou du chinois pour souper.A 17 h 25, Me Sirois, le représentant de la Ville, a démoli une à une les pretentions que son confrère de la STCUM n'avait pas encore mises en miettes.A 18 h 06, Me Choquette est revenu porter une dernière estocade.Il a demande a la juge de ne pas se laisser impressionner par la science infuse et l'incapacité des gens au pouvoir de commettre des erreurs.«Je serais malheureux qu'à la fin, la puissance l'emporte sur ceux qui ont des problèmes quotidiens.Ce n'est pas facile pour de simples citoyens de mettre en branle les rouages de la justice».La juge Benard a été obligee de le remettre a sa place une première fois lorsqu'il a voulu «rétablir la réputation» des commerçants qu'il représentait, une autre fois lorsqu'il l'a exhortée à «tenir compte de la faiblesse humaine» et elle a souri lorsqu'il a dit que «le mieux est parfois l'ennemi du bien ».A 18 h 48.cinq avocats et un juge ont range leurs dossiers, six-sept journalistes, dont certains à temps supplémentaire, ont ferme leur calepin de notes après neuf heures de deliberations.Lt la semaine prochaine, ou l'autre après, les citoyens apprendront peut-être, votre seigneurie, qu'un homme a etc libère de 14 accusations d'agression sexuelle contre quatre enfants pour cause de «délais déraisonnables» dans l'exercice de la justice.Un passager gratuit à la location d'un quadricycle au prix régulier Valide toutes les fins de semaine î LE VIEUX-PORT DE MONTREAL o-9 \u2022 Ou 12 septembre au 4 octobre 1992 | Quadricycles | Découpez ce coupon et présentez-le ou guichcHe l'octivité.Non monnoyable.6-9 1 A 4 \u2022 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 6 SEPTEMBRE 1992 i Info # Crime \\§IÛ¥ 393-1133 La CSN convoque des États généraux en vue du prochain référendum cér ¦ Dans l'après-midi du samedi 29 août 1992, vers 12 h 10, un individu se rend au 900 de la rue Beau-bien Est, soit à la succursale 23066 de la Société des alcools du Québec, sise à l'intersection de la rue Saint-André, à Montréal, dans le quartier Saint-Edouard.L'intrus se présente à un caissier prétextant y effectuer un -achat.Prétendant dissimuler une arme, il contraint l'employé à lui remettre la recette qu'il fait enfouir dans un sac de la maison.La victime s'exécute et l'agresseur monte à bord d'un taxi beige pour s'enfuir vers le sud par la rue Saint-André.L'agresseur est âgé d'environ 30 ans.Il mesure approximativement 1,77 m (5* 10») et pèse quelque 79 kilos ( 175 lb).11 avait de courts cheveux bruns resserrés en queue de cheval.Bilingue, il s'exprimait surtout en français.Il était vêtu d'un t-shirt blanc, d'un veston foncé, de pantalons noirs et portait des lunettes de soleil à surface réfléchissante.La police soupçonne cet indivi-,du_dlmie demi-douzaine de vols kJÔaOfl£s>imilaires perpétrés sur-ftuùi' Jaiis le nord et l'ouest de l'île ^tie^Montréal depuis la fin juillet vdpirt un autre à cette même suc- ^Toute personne qui détient des ^formations sur le scénario 224 ¦pouvant mener à l'arrestation du -suspect peut communiquer au bureau spécial d'info-crime au 393- ¦ La Confédération des syndicat» nationaux n'avait pas tenu d'États généraux depuis la fin des années 70.Avec la campagne référendaire qui s'amorce, la CSN a décidé de convoquer pour le 19 septembre ses syndicats, ses conseils régionaux et ses fédérations affiliées afin de combattre les offres constitutionnelles et réaffirmer son engagement souverainiste.* Les États généraux ne se réunissent qu'au moment des en- jeux majeurs.La CSN est en campugne référendaire depuis 1990.Il s'agit maintenant de finir la job.Nous sommes dans le dernier sprint », a déclaré hier le président de la CSN, Gérald La-rose.Pour M.Larose, «finir la job», signifie analyser en détail les offres de l'entente constitutionnelle et «structurer l'action» pour les combattre jusqu'au référendum du 26 octobre.«On ne veut pas que ça se fasse sur la gueule.On veut que les gens voient les offres.On veut analyser le document au peigne fin.Il faut savoir de quel côté vient la démagogie et savoir qui profère des faussetés», a-t-il repris.Ces États généraux, qui revêtent «un caractère exceptionnel», réuniront des délégués provenant des 2100 syndicats, 22 conseils centraux régionaux et neuf fédérations affiliées de la CSN.La démarche n'a rien d'un processus décisionnel mais servira de tremplin à la centrale syndicale pour réaffirmer ses positions souverainistes prises aux congrès de mai 90 et de mai dernier.Le 19 septembre, au centre Pierre-Charbonneau, la CSN entend démontrer «que le premier ministre Robert Bourassa et son gouvernement ont abdiqué sur la capacité du Québec de rapatrier les compétences nécessaires au soutien d'un développement durable et d'un projet social qui soit rassembleur».Quant à la question qui sera posée au référendum pancana-dien, M.Larose juge qu'il sera «facile de la découdre car on peut très bien faire la démonstration que la base des demandes traditionnelles du Québec n'est pas respectée.» McLaughlin préfère parler d'économie d'après CP BRA \\ WORD.Ontario ¦ Les Canadiens ne doivent pas laisser le débat constitutionnel détourner leur attention de la mauvaise situation économique du pays, a déclaré hier le leader du Parti néo-démocrate, Audrey McLaughlin.«L'entente constitutionnelle est une étape importante pour le Canada», a-t-elle dit.«Mais si vous allez au café du coin, vous constaterez sans doute que beaucoup de gens se demandent surtout avec inquiétude ce qu'ils pourront mettre sur leur table et s'ils auront un emploi.» Mmc McLaughlin, qui se trouvait à Brantford, dans le sud-ouest de l'Ontario, pour lancer la campagne de souscription de l'organisation Centraide locale, a promis son appui à l'accord constitutionnel conclu le mois dernier entre le gouvernement fédéral et les dix premiers ministres des provinces, ainsi que les leaders des Territoires et des communautés autochtones.Le chef néo-démocrate a imputé au gouvernement conservateur la responsabilité d'avoir aggravé les conséquences de la récession en maintenant une politique de taux d'intérêt élevés au cours de la fin des années 80.Mmc McLaughlin a également pointé du doigt l'Accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis pour les pertes d'emplois au Canada et s'est engagée à se battre contre l'accord de libre-échange récemment conclu.Audrey McLaughlin Le syndicat met fin à la grève chez CM-Ohio Assoeiatetl Press Dave Fascia, (à droite) chef syndical des employés de CM à l'usine de Youngstown, en Ohio, reçoit des félicitations de ses collègues YOUNCSTOWN.Ohio ¦ Les ouvriers syndiqués d'une usine de General Motors à Lords-town (Ohio) se sont largement prononcés samedi en faveur d'un accord qui met fin à la grève qui avait paralysé l'activité de près de 43 000 employes du constructeur automobile dans l'ensemble des États-Unis.Environ 98 p.cent des 800 syndiques ont approuvé cet accord, selon un responsable de l'organisation.Cette grève portait surtout sur l'embauche d'ouvriers non-syndiqués et la fermeture d'un atelier employant 240 personnes.Selon le responsable, l'accord assure le maintien de ces 240 personnes, que 160 emplois vacants seront pourvus par des travailleurs de General Motors licenciés ailleurs et que 140 nouveaux emplois seront créés pour la production des voitures Saturn et I.On ne dispo-sait dans l'immédiat d'aucun commentaire de la part de la direction.La grève dans cette usine de pieces détachées, lancée 1e 27 août, avait provoqué la fermeture de neuf usines d'assemblage de General Motors dans le pays, affectant ainsi 42 900 personnes.Les employés de l'usine de Lords-town pourraient reprendre le travail dès samedi soir, selon un responsable syndical.On ignorait par contre quand les neuf autres usines pourraient rouvrir.m Hfcxjuebec RÉ S U LTAT S loto-québec loto GAGNANTS q u d b e c LOTS Tirage du 92-09-05 ÊStl 14 16 17 29 41 35 ïgtra 5/6^ é- r atS COMri\" 3/6 dbs or Ventes totales: Prochain gros tot (approx.): Prochain tirage: 92*09-09 «MAIN Tirage du $ 92*09-05 4 *¦ NUMÉROS 053733 53733 3733 733 33 3 LOTS 100 000 $ I 000 $ 250 $ 50$ 10$ 2 $ Tirage du 92-09-05 8 12 16 21\t29\t30\t31\t33 36\t38\t40\t50\t53 56\t61\t65\t67\t69 Prochain orage: 92-09-07 l nue Tirage du 92-09-05 :-S 18 20 25 28 40 37 GAGNANTS 6/6 0 5/6^ 2 5/6 4J 4/6 1988 3/6 29499 LOTS 1000 000 00S 14938.00$ 465.20$ 46.70$ 5.00$ \u2014 SE-TÔT 2 6 GAGNANTS 111 \u2014.25 27 LOTS 450,40$ Ventes totales: 1103022,00$ Gros Jot à chaque tirage: I 000 000,00$ TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec e lotoquêbec R É S U LTATS loto Tirage du Uni] 92-0904 NUMEROS 301565 01565 1565 565 65 LOTS 50 000 $ 5 000 $ 250 $ 25 $ 5 $ 1 000 $ 100 $ 10$ I TEKS RLUS: NUMÉROS 774156 74156 4156 156 56 Tirage du > 92-09-04 LOTS 250 000 $ 2 500 $ 250$ 25$ 10$ NUMÉROS .MOBILES 04276 2833 400 1 000$ 100$ 25$ J Tirage du 92-09-04 8 10 17 22 26 27 30 34 37 40 50 53 57 60 65 67 69 51 Prochain tirage: 92-09-05 U e.D Tirages du 92-08-31 au 92-09-05 LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI 3\t4 855\t0955 420\t5742 767\t2885 552\t1117 456\t8614 857\t3865 PROAM.CIAL Tirage du 92-09-04 NUMÉRO DECOMPOSABLE NUMÉROS 2924746 924746 24746 4746 746 46 LOTS 1 000 000 $ 5 000$ 500$ 100 $ 25$ 5$ TVA, le réseau des tirages Les modalités d*encaissement des billets gagrvnts paraissent au verso des billets En cas de disparité entre cette liste et la liste otfic»eJ*e.cette dernière a priorité.%Cx^-ét disparité des btffets gagnants paraissent au verso des billets, cette Hste et la Mste offklefle.cette dernière a priorité.Triste fête du Travail pour les leaders syndicaux Presse Canadienne OTTAWA ¦ A l'occasion de la Fètc du travail, |udy Darcy est une exception parmi les leaders syndicaux.Elle est optimiste.«Nous avons tenu bon et avons raison d'en être fiers», a déclaré la présidente du syndicat des employes de la Fonction publique canadienne, en citant pour exemple des gains en ce qui concerne l'équité salariale.Mais alors qu'ils se préparaient pour les parades et les divers rassemblements de lundi, la plupart des autres dirigeants syndicaux ont laisse entendre que la thérapie de groupe s'impose presque pour leurs membres.L'adversité a longtemps été le leitmotiv des relations de travail.Toutefois, la situation est cette année particulièrement morose en raison de la récession qui perdure et des premières craintes provoquées par traité de libre-échange nord-américain, affirment les chefs syndicaux.Scion Statistique Canada, plus de 1 .b million de Canadiens étaient a la recherche d'un emploi, en août, portant à 11,6 p.cent le taux de chômage, comparativement au sommet de 11,5 pour cent de chômeurs lors de la récession du début des années 80.La réforme éventuelle du droit du travail en Ontario, qui apporterait des mesures visant à interdire l'usage de briseurs de grève pendant tin conflit de travail, est l'un des rares points encourageants pour les travailleurs touches par la stagnation économique.Mais même cette perspective est assombrie par le traité de libre-échange a trois.Les syndicalistes y voient la prolongation de l'accord entre le Canada et les États-Unis, en 1988.Ceux-ci affirment que l'entente commerciale ne fera que précipiter le déclin de la base manufacturière et le transfert d'emplois de firmes canadiennes vers le Mexique, où les coûts de la main-d'ocuvre sont moins élevés et les lois sur le respect de l'environnement, moins strictes.En mars dernier, le Conference Board du Canada avait prédit que 1992 serait une année difficile dans le domaine des relations de travail, en raison des pertes persistantes d'emplois, du gel des salaires gouvernementaux et du ralentissement de l'économie.«Nous devons changer ce gouvernement.La Féte du travail est une occasion pour les travailleurs de se rappeler que nos efforts ont contribué à la construction de ce pays», a affirmé à Ba-thurst, au Nouvcau-Brunswick, lean-Claude Parrot, vice-président du Congrès du travail du Canada.Certains leaders syndicaux accueillent comme un tonique l'union du NPD et du Congrès du travail \u2014 qui compte 2,2 millions de membres-\u2014 pour déloger le gouvernement conservateur lors des prochaines élections fédérales.Des milliers de Canadiens attendent le don d'un organe qui pourrait leur sauver la vie.La Fondation canadienne de rein vous incite fortement à signer une carte de don d'organes.4> \u2022* a.¦ .tm i 2J \u2022 \u2022 * \u2022 * \u2022 \u2022.r*i.\u2022r ¦ * m Toute la lumière sur les grands dossiers de l'heure ! Animateur : Pierre Nadeau Dimanche, 18h mÊÊÊ C'est la téléviesion ¦ LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 6 SEPTEMBRE 1992 AS L'ENTENTE DE CHARLOTTETOWN Le lexte officiel de l'entente constitutionnelle de Charlottetown a été rendu public jeudi dernier et publié intégralement dans La Presse de vendredi.Il s'agit d'un texte long et complexe.Pour aider ses lecteurs à mieux comprendre l'enjeu du référendum du 26 octobre prochain, La Presse publie aujourd'hui un tableau qui résume l'accord en langage clairet simple.Texte : Philippe Dubuisson \u2022 À la demande d'une province.Ottawa négociera son retrait des six secteurs suivants qui sont déjà, selon la Constitution, de compétence exclusive provinciale: forêts, mines, tourisme, logement, loisirs, affaires minicipales et urbaines.Les ententes à être négociées fixeront les conditions de retrait, y compris le transfert de ressources financières, du gouvernement fédéral.Ces ententes bilatérales seront protégées par la Constitution pour des périodes d'au plus cinq ans, avec possibilité de reconduction avec le consentement des deux gouvernements.\u2022 Une province pourra choisir de ne pas participer à tout nouveau programme cofinancé mis sur pied par le gouvernement fédéral dans un domaine de compétence exclusive des provinces (i.e.un programme national de garderies).Une juste compensation financière sera versée à la province qui a recours à ce droit de retrait si elle met en oeuvre un programme ou une initiative compatible avec les objectifs nationaux.\u2022 C'est en vertu de son pouvoir de dépenser que le gouvernement fédéral intervient dans les domaines de compétence exclusive des provinces.Ottawa et les provinces s'engagent à élaborer un cadre devant guider l'exercice du pouvoir fédéral de dépenser.Une fois arrêté, ce cadre pourrait devenir une entente protégée dans la Constitution pour une période d'au plus cinq ans.avec possibilité de reconduction.\u2022 La culture sera reconnue de compétence exclusive des provinces.La Constitution reconnaîtra aussi les responsabilités du gouvernement fédéral en regard des questions culturelles canadiennes.Le gouvernement fédéral maintient ses responsabilités envers les institutions nationales (Radio-Canada.Office national du film, etc.), y compris les subventions et contributions versées par celles-ci.Ottawa s'engage à négocier avec les provinces des ententes qui visent à leur assurer la maitrise-d'oeuvre de la culture sur leur territoire.\u2022 La formation et le perfectionnement de la main-d'ocu-vre seront reconnus de compétence exclusive des provinces.La compétence fédérale exclusive i\\ i'égard de l'assurance-ebomage est reconnue.À la demande d'une province, et suite à la négociation d'ententes bilatérales, le gouvernement fédéral devrait se retirer partiellement ou totalement du champ des activités de la formation de la main-d'oeuvre, à l'exception de l'assurance-chô-mage.Une disposition constitutionnelle doit prévoir lé rôle du gouvernement fédéral dans l'établissement d'objectifs nationaux en matière de main-d'oeuvre.\u2022 Le gouvernement fédéral s'engage, au moyen d'une disposition constitutionnelle, à négocier avec les provinces dans un délai raisonnable des ententes en matière d'immigration.La protection constitutionnelle de ces ententes bilatérales, qui nécessite l'unanimité, n'est pas mentionnée dans le texte définitif de l'accord de Charlottetown.\u2022 Le développement régional ne sera pas reconnu comme une sphère de compétence distincte dans la Constitution.Le gouvernement fédéral s'engage à négocier, dans une disposition constitutionnelle, des ententes avec les provinces qui le désirent dans ce domaine.Ces ententes seraient protégées dans la Constitution pour une période d'au plus cinq ans, avec possibilité de reconduction.\u2022 Dans le secteur des télécommunications, le gouvernement s'engage dans un accord politique à harmoniser sa réglementation avec celle des provinces.Ces ententes pourraient aussi être protégées dans la Constitution pour une période d'au plus cinq ans, avec possibilité de reconduction.\u2022 Le pouvoir déclaratoire permet au gouvernement fédéral de déclarer qu'un ouvrage est à l'avantage général du Canada et de l'assujettir à la compétence législative du Parlement.La Constitution sera amendée de manière à que le pouvoir déclaratoire puisse seulement s'appliquer aux nouveaux ouvrages.REFORME DU SÉNAT \u2022 Le Sénat réformé sera égal, chaque province étant représentée par six sénateurs et chaque territoire par un sénateur, pour un total de 62 sièges.Le nombre de sièges du Québec passe ainsi de 24 à 6.\u2022 Un certain nombre de sièges seront réservés aux Autochtones; ces sièges s'ajouteront aux sièges des provinces et des territoires, \u2022 Les sénateurs seront élus, selon des modalités à être déterminées, lors d'élections qui auront lieu en même temps que les élections pour la Chambre des communes.Une province pourra toutefois faire élire ses représentants par son assemblée législative.\u2022 Le Sénat disposera d'un \\eto absolu, par un vote de 50 p.cent plus un, sur tout projet de loi concernant des changements fondamentaux de la taxation des richesses naturelles.Pour les projets de loi traitant des dépenses et recettes du gouvernement fédéral, le Sénat sera doté d'un droit de veto suspensif de 30 jours.\u2022 Les projets de loi touchant la culture ou la langue française seront soumis à une double majorité.Ils devront être adoptés par l'ensemble des sénateurs et par les sénateurs francophones (de l'ensemble des provinces) qui disposeront ainsi d'un droit de veto absolu sur les projets de loi de cette nature.\u2022 Pour tout autre projet de loi de la Chambre des communes, le Sénat pourra forcer un vote en séance conjointe des deux chambres du Parlement en le rejetant à la majorité simple.Un vote à majorité simple des 62 sénateurs et 337 députés lors de cette séance conjointe décidera du sort du projet de loi.CHAMBRE DES COMMUNES \u2022 L'Ontario et le Québec obtiennent 18 députés de plus, la Colombie-Britannique 4 et l'Alberta 2.Le nombre de députés à la Chambre des communes passe ainsi de 295 à 337.\u2022 On procédera à un autre remaniement après le recensement de 1996 de manière qu'aux prochaines élections, aucune province n'ait moins que 95 p.cent des sièges qu'elle recevrait en vertu d'une stricte représentation proportionnelle.Ainsi, l'Ontario et la Colombie-Britannique recevront trois sièges supplémentaires et l'Alberta deux, ce qui portera le nombre total des députés à 345.\u2022 Le nombre de députés du Québec a la Chambre des communes passera de 75 à 93 et son poids relatif de 25,4 p.cent à 27,6 p.cent, puis à 26,9 p.cent après le remaniement suivant le recensement de 1996.\u2022 Le Québec obtient la garantie constitutionnelle de conserver à un minimum de 25 p.cent son poids relatif à la Chambre des communes, peu importe son poids démographique dans l'avenir.Un changement à cette condition nécessitera l'accord unanime des provinces.COUR SUPRÊME \u2022 Il sera inscrit dans la Constitution que la Cour suprême se compose de neuf juges, dont trois doivent avoir été reçus au barreau de droit civil du Québec.\u2022 Le gouvernement fédéral choisira les juges de la Cour suprême à partir de listes de noms soumises par les provinces et les territoires.SOCIETE DISTINCTE 4T \u2022 Le Quebec sera reconnu dans une «clause Canada» comme une société distincte, comprenant notamment une majorité d'expression française, une culture qui est unique et une tradition de droit civil.Dans les accords de Meech.la société distincte n'était pas définie.\u2022 La clause Canada reconnaît aussi l'attachement des Canadiens et de leurs gouvernements à l'épanouissement et au développement des communautés minoritaires de langue officielle dans tous le pays.\u2022 La clause Canada confirme aussi le principe de l'égalité des provinces dans le respect de leur diversité.\u2022 Dans un article séparé, il est indiqué que la législature et le gouvernement du Ouébec ont le role de protéger et de promouvoir la société distincte.\u2022 Les modifications des dispositions de la Constitution touchant le Sénat devraient nécessiter l'accord unanime du Parlement et des assemblées législatives des provinces, une fois que la série actuelle de modifications sera entrée en vigueur.\u2022 Toute modification touchant la Chambre des communes, y compris la garantie au Ouébec d'avoir au moins 25 p.cent des sièges, devra aussi obtenir l'appui unanime du fédéral et des provinces.\u2022 Le processus de nomination des juges a la Cour suprême demeure assujetti à la formule générale de modification nécessitant l'approbation de sept provinces représentant 50 p.cent de la population.Les changements aux autres dispositions relatives à la Cour suprême, y compris sa composition, exigeront l'unanimité.\u2022 Sur la création de nouvelles provinces, le Québec n'obtient pas le veto recherché, qui lui avait été accordé dans les défunts accords du lac Meech.Toutefois, l'unanimité est requise pour modifier la composition du Sénat et la formule d'amendement de la Constitution pour y faire participer les nouvelles provinces.AUTOCHTONES \u2022 Le droit inhérent à l'autonomie gouvernementale des peuples autochtones sera reconnu dans la Constitution.Les gouvernements autochtones seront reconnus comme l'un des trois ordres de gouvernement du pays.Les parties ne pourront avoir recours aux tribunaux pour faire interpréter ce droit avant cinq ans.\u2022 Les nouveaux gouvernements autochtones ne pourront adopter des lois incompatibles avec les lois jugées essentielles à la paix.Tordre et au bon gouvernement au Canada.\u2022 Le droit inhérent à l'autonomie gouvernementale des peuples autochtones ne crée pas de nouveaux droits fonciers.UNION SOCIALE ET ÉCONOMIQUE \u2022 Une nouvelle disposition intitulée union sociale et économique sera ajoutée à la Constitution afin d'énoncer une série d'objectifs, notamment sur les soins de santé, les services sociaux, l'éducation les droits de négociation collective et l'environnement, le plein emploi et la libre circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes.On ne pourra cependant pas emmener les gouvernements canadiens devant les tribunaux pour manquement à ces objectifs.ce s it* Accord de principe entre Paris et Ouébec sur le développement de certaines industries de pointe Presse Canadienne PARIS ¦ La France et le Ouébec harmoniseront leurs politiques industrielles pour développer ensemble certains secteurs d'excellence, comme l'aéronautique, les métaux légers ou les technologies de l'information.Le ministre québécois de l'industrie, du Commerce et de la Technologie, M.ucraia irern blay.et le ministre français délégué au Commerce extérieur, M.Bruno Durieux, se sont entendus sur le principe de cette nouvelle collaboration au cours d'une rencontre à Paris.«M.Durieux a pris connaissance de notre politique industrielle, a déclaré M.Tremblay, et nous avons convenu d'avoir une entente de collaboration pour développer ensemble des créneaux d'excellence où nous pourrons réellement jouer un rôle complémentaire».Entre un bref séjour en Norvège et en Suède et une visite en Angleterre, le ministre Tremblay a passé près de trois jours à Paris pour faire la promotion de sa propre politique de développement et expliquer les implications du Traité de libre-échange nord-américain.Pendant son séjour, il a visité les bureaux de l'Aérospatiale et recontré des dirigeants d'entreprises qui ont manifesté «beaucoup d'intérêt» pour les 13 grappes industrielles mises sur pieds au Québec.«J'ai expliqué qu'on ne peut pas développer nos grappes sans partenariat avec les investisseurs étrangers.On a intérêt à conclure des ententes stratégiques et à développer une meilleure complicité», a dit M.Tremblay, en citant m fierai A Tr*»m- l'exemplede Bombardier, présent dans l'Aérospatiale et dans Airbus.Mais le gouvernement québécois, qui offre les avantages «le> plus compétitifs au monde» dan* la recherche et le développement, ne mise pas que sur sa politique industrielle pour attirer les investisseurs.Après la conclusion du Traité de libre-échange nord-américain, le Québec se présente plus que Jamais comme la porte d'entrée d'un immense marché de 360 millions de consommateurs.U «Les Européens et les Français réalisent que l'Amérique du Nord a développé le plus grand bloc économique au monde, lis sont évidemment attirés par le contexte américain.Nous leur disons que leur pied-à-terre, l'endroit où ils doivent s'établir, c'est le Québec.» Plusieurs entreprises auraient d'ailleurs manifesté leur intention d'investir au Québec.«Il s'agit de partenaires importants implantés au Québec et qui ont des projets d'expansion et de modernisation, a déclaré M.Tremblay sans donner plus de précisions.On négocie sur une base d'affaires de nouveaux projets d'investissements.» M.Tremblay a quitté Paris hier pour l'Angleterre où il assistera au Salon de l'aéronautique de Farnborough.11 rentrera à Québec le neuf septembre (comme doivent le faire tous les ministres et députés) pour assister au dépôt de la question référendaire à l'Assemblée nationale.Le ministre a précisé qu'aucun des investisseurs qu'il a rencontrés en Norvège, en Suède ou à Paris ne l'a interrogé sur la situation constitutionnelle québécoise.AVIS PUBLIC ENCAN À L'AÉROPORT INTERNATIONAL DE MONTRÉAL DORVAL DOUANES CANADIENNES COMPLEXE D'ENTREPOSAGE FRET AÉRIEN EN CAUTION FRET AÉRIEN Re: Cargaisons d'articles non réclamés, marchand non use payes, dédouanée et authentique, faite à la main TAPIS PERSANS ET AUTRES TAPIS D ORIENT DE QUALITÉ, EN LAINE ET SOIE.DE PLUSIEURS DIMENSIONS ET CATÉGORIES, TELS TABRIZ.KASHAN, BOKHARA.SAROOK.D'IRAN, DINDE.DE PERSE: \u2022 tout do«î être paye et emporté à rachat.\u2022 supplément 10\": pour trais de transport, commission et entreposage.\u2022 chaque lot sera déballe et chaque piece sera étiquetée pour inspection publique, \u2022 une pièce a identité valide est nécessaire pour l'inscription et un certificat d'exemption pour commerce est requis pour avoir droit a l'exemption de taxes.\u2022 modalités de paiement: chèques, comptant, cartes de crédit.ENCANTEUR AUTORISÉ ET MANDATÉ LE LUNDI 7 SEPTEMBRE 1992 14 H PRÉCISES EXPOSITION: à partir de 13 h 0IRECTION AEROPORT INT.DE MONTRÉAL 00RVAL.EN SUIVANT CÔTE-DE-LIESSE JUSQU'À L'AV.CARDINAL JUSQU'A STEWART GRAHAM NORD (1 RUE À L'OUEST 0E L'ENTREE PRINCIPALE DE L'AEROGARE).DOUANES CANADIENNES, COMPLEXE D'ENTREPOSAGE OU FRET AERIEN EN CAUTION.PORTE VOISINE OU BUREAU DES DOUANES CANADIENNES AU 765.B0UL.STEWART GRAHAM NORD.I Un ciel de talent, et vos étoiles ! Un coffre-fort.et des gagnants ! Animateur : Pierre Lalonde Dimanche, 19h C'est la téléviesion Montréal en ville i A LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 6 SEPTEMBRE 1992 Le club des 1500 watts JOHANNE MERCIER collaboration spéciale icn de très spectaculaire chez Fassi électrique, seulement Tarn-poule européenne introuvable ailleurs, ou l'ampoule halogène la plus rare qui soit ou encore l'ampoule miniature que vous n'espériez plus! lugez par vous-même: on y venu des ampoules de I a I500 watts.Faut être une I00 waits juste pour savoir que ça existe sur le marché! I assi.c'est le propriétaire.Pour peu que vous démontriez un certain intérêt à sa boutique, il vous la fait visiter avec la fierté du conservateur dans son musée, l'ai ainsi découvert vies ampoule^ avant une touche de vert, de bleu, de rose, de pêche ou de jaune, d'autres reproduisant la couleur du jour même en pleine nuit, d'autres spécialement conçues pour la lecture et réduisant la fatigue des yeux, d'autres favorisant I'eclosion des graines de semence et assurant la vivacité des jeunes pousses pour la culture a l'intérieur, et enfin des ampoules toutes romantiques, au fort accent de rose, qui éclairent ma chambre comme le feraient des chandelles.Vvec son fils.M.Fassi confectionne aussi des abats-jours disons.traditionnels.Les Fassi offrent aussi un service de reparation à domicile pour qui ne peut se rendre en magasin.{Fassi électrique: 1515.rue Flcury est ).AU PAIN DORE: ENCORE ET ENCORE B Drôle de parcours que celui vie la boulangerie Pain Doré.Cinq ans passés en ermite dans une petite rue où on n'aboutit pas par hasard (b850 rue Marquette).Paradoxalement, son pain est alors connu dans tous les coins de la ville puisqu'il est servi par un grand nombre de restaurateurs.Puis il va un an environ.Au Pain dore attaque de front la rue Saint-Denis, en s'installant au 3893.au coeur de l'action, à deux portes de L'Express, un de ses plus fidèles promoteurs.Enfin, depuis quelques semaines, la boulangerie a fran- chi la rue Saint-Laurent ( 1415 rue Peel ) et conquiert une autre clientèle, d'affaires celle-là.Parait même que quelques 'maniaques' s'y procurent croissants le matin, sandwich le midi et baguette le soir pour le retour à la maison.Ce qui retient particulièrement l'attention rue Peel, ce sont les pains en forme d'animaux: souris, tortue, cochon, crocodile.L'AUTRE CHAMPIGNON ¦ le vous préviens à l'avance, question que vous n'arriviez pas les mains vides au lardin botanique les dimanches après-midi de septembre, alors que des mycologues se chargent d'identifier les champignons que vous aurez trouvés dans votre pelouse ou dénichés dans un sous-bois de votre campagne.Les champignons, c'est un monde.Un monde qui n'habite pas la même planète que ce petit légume rond et blanc, prisonnier du cellophane au supermarché.'L'autre champignon', ce sont les coprins, les cortinaires, les bolets, les marasmes d'oréades, les chanterelles.Il faut savoir bien les identifier car tous, comme on le sait, ne sont pas comestibles.Les mycologues du lardin botanique vous aideront à distinguer l'ivraie du bon grain.Lgalement.au lardin botanique, exposition de champignons les 19 et 20 septembre.COMPOSTER EN VILLE ¦ À vos agendas, recycleurs invétérés! Le 30 septembre à !9h, à l'auditorium du lardin botanique, dernière chance d'assister à une soirée d'information sur le compostage.Qu'est-ce que ça mange, ça, en hiver (et au demeurant, quatre saisons par année.)?Eh bien tout ce qui est organique: de l'enveloppe des épis de mais aux pelures de pommes de terre, en passant par les restes de la table.Le compost qui en résulte peut servir pour le jardinage.En plus, 'composter' réduit la quantité de déchets à éliminer.Aux résidents de Montreal, la ville offre pour 25S un composteur (vous aurez le choix entre quatre modèles).Si vous brûlez d'envie de posséder votre composteur avant même d'assister à la scéance d'information du 30, présentez-vous au 2525 rue larry est.du lundi au vendredi entre lOh et I7h.Informations: 872-7232.PROPRIETAIRE CHERCHE LOCATAIRE ¦ Non, je ne suis pas allée jus* qu'à me déguiser en locataire à la recherche d'un appartement pour témoigner de l'efficacité de ce nouveau service à Montréal.Al Location résidentielle (décidément, on n'est pas tous doué pour trouver des noms inspirants.).Mais comme ce service est nouveau et.parait-il, unique, j'ai mordu à l'hameçon de la préposée qui m'a fait connaître son existence, il s'agit donc d'une agence dont le but est de 'matcher' propriétaires et locataires, de la même façon que l'agent immobilier 'matche* acheteurs et vendeurs.Ça fonctionne ainsi: les propriétaires sont invités, moyennant 50$ par mois le premier mois et 20$ pour les suivants, à inscrire leur logement à louer dans une banque de données qui est par la suite gratuitement mise à la disposition d'éventuels locataires.Si vous êtes à la recherche d'un logement, vous avez accès à cette banque via un préposé qui s'enquérera de la grandeur du logement recherché, s'il serait meublé ou non, chauffé ou non et dans quel quartier.Téléphone: 847-1525.FRITE ALORS ¦ Si votre mémoire vous sert bien, c'est en termes fort explicites que j'avais l'an dernier porte ombrage aux frites soi-, disant belges de Frite Alors, dont l'ouverture récente pâmait l'opinion publique.Friterie belge mon oeil: voilà en substance ce que j'avais écrit au sujet du petite resto de l'avenue du Parc (5235).Cette semaine, en me rendant au Club Soda auquel il fait face, je donne une deuxième chance au coureur.Qui court le mille en un temps record, cette fois-là! Étais-je dans de meilleures dispositions ou y a-t-il eu changement réel?Qu'importe.Les frites sont cette fois meilleures, bien meilleures.Avec une mayonnaise qui les rehausse plutôt que de les assommer.Il ne faut pas voir dans ce revirement un ralliement à la faune branchée qui fait de Frites Alors la version sophistiquée des anciens 'rois de la patate', mais plutôt une opinion revue et corrigée.Voilà.Les soi-disant frites belges de Frite Alors, face au Club Soda, avenue du Parc, sont devenues de vraies frites belges, avec mayonnaise à l'avenant.™otosmchelcravel hprew La boulangerie AU PAIN DORE a débuté dans la quasi clandestinité, pour finalement prendre pignon sur rue l'an dernier, à deux portes de l'Express, rue Saint-Denis, et ensuite s'implanter rue Peel, il y a quelques semaines.Les maires de Montréal M ONT REAL 350' Cam il lien Houde : théâtralité, pragmatisme et passion politique ( 1 ) LUC DESROCHERS i olhihonttion spvcinlc Traiter des mandats de Camillien Houde à la mairie montréalaise, c'est aborder une légende faite de rebondissements, des avancées et des reculs, des coups d'éclat d'un homme politique incomparable et d'une époque bouleversée.Lune comme l'autre demeurent encore de nos jours largement méconnus, insaisissables dans leur complexité et leur originalité.Sur fond de catastrophe économique et sociale, adule par le uns, honni par les autres.Houde évolue, déploie son talent, exploite toutes les possibilités de son rôle, occupe a lui seul une large partie de la scène et capte l'attention des spectateurs, «car nous sommes au théâtre, le public est au théâtre, sans payer», comme dit Robert Ru-milly.Cam illien Houde, maire de Montreal en I928-I932, I934-I95b et I938-1940.a eu droit a tous les qualificatifs, de la part de ses contemporains comme de ses biographes et des historiens.Il est tour à tour le p'tit gars de Sainte-Marie, l'imprévisible monsieur Houde, le tribun, le Mussolini canadien, Houde le magnifique, le bouffon.Monsieur Montréal, le chum a tout le monde, le populiste, etc.Communiste en puissance pour les tenants du corporatisme social, il est au contraire fascisanl pour la gauche et les milieux bourgeois, anglophones et libéraux surtout.Les conservateurs et le Parti libéral se l'attachent selon leurs intérêts du moment.Les gens bien lui trouvent une allure de rustre ; les gens d'instruction et de profession le croient inculte.Pour ceux qui souhaiteraient l'identifier, voire l'enfermer, dans une logique de parti, Houde est politiquement inclassable.Les gens du peuple, les gagne-petit reconnaissent en lui l'un des leurs, qui réussit il force d'acharnement, qui narguent les grands et les puissants sur leur propre terrain.Camillien Houde fait ses premières armes en politique au debut des années I920.Issu d'un milieu ouvrier très pauvre du quartier Saint-Henri, Houde est le seul enfant survivant d'une famille de dix: ses frères et soeurs étani tous décèdes avant l'âge de deux ans.Camillien Houde, maire de 1928 a 1932, de 1934 à 1936 et de 1938 â 1940.Né en 1889 dans une petite rue sans nom, son origine plus que modeste n'indique en rien un grand destin.Camillien, comme ses électeurs l'appelleront familièrement, suit néanmoins son cours commercial, auprès du frère Marie-Victorin entre autres, et parvient à décrocher un poste de commis à la banque d'Hochelaga ( 1912).Il en devient gérant en 1916 puis délaisse cette situation bien vue a l'époque pour se lancer dans les affaires ( marchand de biscuits, de charbon, de whisky et courtier d'assurances) où il ne rencontre que déboires.Mais Georgette la lard eau.sa deuxième femme qu'il a épousée en I919, l'avait mis en contact avec loseph Dufresnc, cet important biscuitier de Juliette, pour qui elle a travaille comme secretaire.Or, Dufresnc est un pilier du Parti conservateur et devient bientôt le protege politique de Houde.Pousse par Georgette, Houde se porte candidat conservateur dans le comté Sainte-Marie aux elections provinciales de février I923 et, a la surprise générale, il est élu à l'Assemblée législative.Pour un inconnu, la victoire est notable puisque le candidat défait loseph Gauthier était le protégé du maire Médéric Martin et des libéraux, alors maîtres de la scène politique depuis des décennies.Ce qui fit la différence, c'est les style de Camillien, campagne à l'emporte-pièce, ascendant irresistible sur les foules, et un 'léger' coup de pouce de Lord Atholstan, le richisissime propriétaire du Star.Et l'ascension, plutôt que de s'arrêter là, continue.Défait aux élections de 1927 mais réélu l'année suivante par suite de la mise au jour de fraudes électorales.Camillien devient en 1929 chef du Parti^ conservateur et de l'Opposition conservatrice jusqu'aux élections générales du 24 août 1931 où il est battu dans son comté.Après avoir vainement tenté de contester judiciairement les elections, il cède alors la place a Maurice Duplcssis.Dans l'intervalle, Camilien a pris pied à l'Hôtel de ville, défaisant Médéric Martin lui-même en 1928, dans un Montréal encore animé de l'euphorie des années folles.C'est l'époque de la fièvre boursière, des fortunes faites en un jour, des Dominion Stores et des premiers Steinberg, magasins a succursales en concurrence directe avec le petit commerce canadien-français, l'époque du parachèvement du pont |ac-ques-Carticr, un projet, vieux d'un demi-siècle, des débuts de l'aviation canadienne, de la venue du R-100 ( le dirigeable) a Saint-Hubert.La frénésie, cependant, se change bientôt en panique.Aux fortunes en un jour, succèdent les faillites en une heure.La fameuse et éprouvante crise économique frappe de plein fouet a compter de 1930.Camillien, qui s'était fait un point d'honneur de rendre ses bureaux de l'Hôtel de ville accessibles aux simples citoyens comme aux mieux nantis, voit s'allonger la file de ses commettants venus demander aide et secours contre le chômage.Camilien entreprend sa tâche la plus ardue: soulager la misère de sa ville et assurer tant bien que mal un équilibre budgétaire que ses prédécesseurs, dans des circonstances moins difficiles, avaient été incapables d'instaurer.Le défi est de taille, et Camillien y consacre ses énergies en exclusivité.Malgré l'avis de créanciers au sens social plutôt douteux, le mairs fait distribuer 100 000$ aux gens dans le besoin par l'intermédiaire des conférences de la Société Saint-Vincent-de-Paul.Alors à son second mandat mais toujours handicapé par les pouvoirs quasi inexistants de la mairie, ses initiatives prennent effet grâce à l'équipe d'éche-vins élus en même temps que lui au Conseil de ville.Le nouveau comité exécutif mettra en branle de multiples travaux publics: le lardin botanique, les chalets du Mont-Royal et du parc Lafontaine, des viaducs, des bains publics, etc.On s'assure, par une commission cchevinale, de la rotation des bénéficiaires de cette forme de secours.Mais on doit bientôt cesser les travaux, faute d'argent pour l'achat des matériaux.Tous ceux affectés par le manque de travail, ils seront 62 000 en 1934 (soutiens de famille de 242 000 personnes), le tiers de la main-d'oeuvre, sont ravalés au rang de nécessiteux, de mendiants.Houde y va de ses propres deniers, distribuant son allocation de maire aux plus démunis; son logement de la rue Saint-Hubert devient presque un centre d'entraide où l'on va chercher qui un habit, qui une paire de souliers, qui un manteau d'hiver.Houde, d'ailleurs, n'accumulera aucune fortune, ne tirera aucun avantage pécu-nicr de sa position.À chaque fois qu'il quitte son poste, dans les années trente comme en quarante, il se retrouvera sans le sou! S'il y a patronage et favoritisme de la part de l'administration municipale, ce n'est certes pas en faveur du maire qu'ils s'exercent.Quoi qu'il en soit, ses mesu- res demeurent aussi populaires qu'impuissantes.D'autant plus que le maire se bute périodiquement aux menaces des Banques de Montréal, Royale et Canadienne nationale, les principaux créanciers de la ville, et que les gouvernements des paliers supérieurs maintiennent une attitude attentis-te, déplorable et coûteuse.Camillien voudrait imposer les banques, les brasseries, les agents de change, les compagnies d'assurances, idéalement.Il doit plutôt se contenter d'une taxe générale de vente de 2 p.cent ( les aliments y sont soustraits).Le remède est impopulaire, on s'en doute, mais efficace.Il coûtera cependant deux ans de mandat au maire, lequel revient en force en 1938.La situation demeure critique, financièrement et socialement.La dette municipale et scolaire atteint maintenant MO millions de dollars, vingt fois plus qu'à Toronto! La dette a augmenté quatre fois plus vite que l'évaluation municipale.Pour comble, les tensions politiques ne cessent de s'accentuer, alimentées aux clivages idéologiques nouveaux du fascisme et du communisme, aux préjugés ethniques et racistes, aux nationalismes étroits et aux rumeurs de guerre mondiale imminente.C'est l'occasion pour Camillien de faire des sorties comme seul lui peut les faire, éblouissantes pour les uns, scandaleuses pour les autres.lin 1939, alors que la venue du roi George VI et de la reine Elizabeth est dans l'air et que le bataillon McKen/.ie-Papi-neau des brigades internationales est de retour d'Lspagne où il a combattu les troupes de Franco, le maire déchire que la menace fasciste est bien plus à craindre que le communisme car, dit-il, les Canadiens français ont le fascisme dans le sang! Hauts cris parmi les fidèles de Sa Majesté, condamnations de la part des milieux clé-rico-nationalistes pro-fran-quistes.La réaction, le tollé est général.Et Houde de s'expliquer: par ses propos, il entend que la culture latine et la religion catholique, le respect de l'autorité et de l'ordre sont, qu'on le veuille ou non, des points d'ancrage d'une sympathie réelle des Canadiens catholiques et français à l'égard de l'Italie, et c'est vers elle qu'ils iraient sans doute en cas de guerre.C'est pourquoi la menace fasciste est plus insidieuse ici.et plus dangereuse.En outre, dit-il.il faut se méfier d'un certain courant qui.sous prétexte d'unité nationale et d'ordre social, tend à l'extrémisme et à la secession du Quebec! Houde avait déjà dit en 1934 que les années à venir exigeraient des mesures radicales et catégoriques.Il réaffirmait maintenant l'importance de cette nuance.D'ailleurs, les 100 000 manifestants pro-fran-quislesde 193b.rassembles par l'École sociale populaire, catholique, corporatiste et nationaliste, pouvaient inquiéter bien plus que les 15 000 sympathisants communistes réunis l'année suivante.Camillien Houde s'est toujours tenu à l'écart des courants menant à la xénophobie, par conviction sans doute, par intérêt politique probablement aussi.Ce qui ne l'empêchera pas de dénoncer le rearmement du Canada dès le début, ni même de lancer un appel à la désobéissance civile au moment de la campagne d'enregistrement décidée par le gouvernement fédéral en 1940.Houde y perdra sa liberté, pendant quatre années.Etait-ce un mauvais calcul politique de sa part ou une décision indissociable de ses convictions profondes?Bien peu de gens, parmi les anti-cons-criptionnistes.se sont hâtes de réclamer sa libération.Etait-ce un autre de ses coups de theatre dont il croyait sortir tel Cyrano de Bergerac de ses duels?Toujours est-il que le rideau s'est abaisse, qu'il n'y eut pas de nippel.Camillien cependant n'abandonnait pas pour toujours son rôle de maire, il y reviendra en 1944.mais dans une pièce et un décor tout autre que celui qu'il avait connu.SOURCES: R.Rumllly.Histoire de Montreal, tome IV.Fides.1974.P.A.Linteau, Histoire de Montreal depuis la Confederation.Boreal.1992: 283-426.R.Levesque et R Migner.Camilien et les années vingt.Editions des Brutes.1978; C Renaud.L imprévisible monsieur Houde, Editions de IHomme.1964; H La Roqiu*.Camilien Houde.le p tit gars de StcMane, Editions de I Homme.1961.L Roberts.Montrc.il, From Mission Colony to World City.Mac-m HI.h i 1969; J.Hamelin et N Ga rible conclusion.Certains observateurs ^\"supposeront que l'affaire était bel et bien classée lorsque le juge McNicoll, - fori de ses doutes, usera de son influcn-_ ce pour faire rouvrir l'enquête.Aussi attend-on avec impatience le ^moment du contre-interrogatoire.Il ^n'en ressort rien d'extraordinaire, le té-* moin repond cependant aux questions de l'impétueux Michel Dunn, qui n'est pas sans savoir qu'il y est pour beau-\\ coup dans le sort qui lui est fait, avec un ; soupçon d'impatience mal contenue.Le mobile, larme du crime, les experts Le ministère public fait ensuite com-; paraître les directeurs de succursales f bancaires où l'accusé a des comptes.et -î'qualrc prêts personnels qui s'elevent à quelque 30000$! La detle est impressionnante mais l'accuse fera cependant préciser a chacun qu'il en assume fidèlement les échéances.I nsuile, on tente de prouver qu'il a Piège pour un homme seul - - ».' -M L avocat Michel Dunn, au banc des accuses, en mars 1979, pour le meurtre de son associé et ami, Serge McNicoll.En septembre 1982, Michel Dunn est vice-president du comité des détenus d'Archambault.Le 31 mai 1982, Michel Dunn épouse, au Palais de justice de Saint-Jerome, Doris Tommassin.Immédiatement après la cérémonie, Dunn reprenait le chemin de la prison.des intérêts dans des affaires qui ne marchent pas très bien.Enfin, la Couronne fait témoigner un agent d'assurances qui a fait souscrire aux accusés, en janvier I977, une police où la vie des deux associés était assurée, au bénéfice de l'autre, pour la somme de 100000$.L'accusé fera cependant reconnaitre au témoin qu'il s'agissait là d'une initiative de la victime.Voila pour le mobile, on passe ensuite a l'arme présumée du crime.Trois témoins défilent à la barre et apprennent au jury qu'au moins un mois avant le drame, l'accusé avait en sa possession un pistolet de 9 mm de calibre avec lequel il s'est exerce au tir à quelques reprises.Viennent ensuite les experts en médecine legale.Auteur du premier rapport d'autopsie, le docteur Authier reconnaît avoir fait «une erreur d'interprétation»: «|e me suis basé sur l'histoire qu'on m'avait racontée.» Il a donc émis le permis d'inhumer.Six semaines plus tard, l'enquête est rouverte: on exhume le corps et on recherche en vain les viscères inhumés ailleurs.Le médecin légiste procède à une seconde autopsie, en compagnie cette fois de deux confreres.Le trio d'experts est formel : la victime a été tuée par la décharge d'une arme à feu, autre qu'un fusil de chasse, «a bout portant».La balle a pénétré par la nuque et est ressortie par la bouche, les enquêteurs ne l'ont jamais retrouvée.Avec les témoignages des experts en balistique, la théorie du «bout portant» chancelle sous les coups de boutoir de l'accuse.La distance de tir aurait pu être d'une dizaine de pieds et la blessure aurait pu résulter de l'action d'un projectile dévié et tiré de loin par une arme de chasse puissante.Mais en au- cun cas aurait-elle pu être causée par le projectile d'un fusil de calibre 12.La parole est a la defense La Couronne a fait entendre plus d'une vingtaine de témoins, l'exposé de sa preuve est terminé.Le tour de la défense est venu.Pour l'essentiel, sa démonstration tient dans le témoignage de l'accusé dont la déposition tant attendue ne consiste finalement qu'en un très court exposé, précis et bien préparé, souvent empreint d'émotion.Dunn réussit le tour de force d'être à la fois procureur et témoin.Le jury est tout ouïe, comme l'auditoire qui est aussi nombreux qu'au premier jour.Quand le témoin raconte la scene de la plage de Saint-Gédéon, il a des sanglots dans sa voix qui s'étrangle.Il répète simplement ce qu'il dit depuis le drame: «Je ne comprends absolument rien à ce qui a pu se passer.C'est un mystère pour moi.» Sur les déclarations contradictoires qu'il a pu faire aux policiers: «|'ai émis des hypothèses pour tenter de comprendre, l'en ai émis plusieurs pour tenter d'approfondir ce qui s'est passé.|e n'y arrive toujours pas.» Il n'apporte aucun élément nouveau.Il prétend avoir remis à son propriétaire, deux semaines avant le drame, le fameux revolver 9 mm qui aurait pu être l'arme du crime.De toute façon, ajoute-t-il, le jour du drame, sa tenue ne lui permettait pas de cacher une arme.La seule hypothèse qui lui semble pausi-ble, c'est celle d'une balle égarée, venant du lac ou du bois.Quant à sa situa-lion financière, c'est vrai qu'il avait des dettes, mais il avait des parts dans de nombreuses entreprises, ce qui lui permettait de faire face à ses obligations.Pas un mot, cependant, sur la police d'assurance de 100000$.Suit le contre-interrogatoire, que l'on un Il en vient finalement à la distance de tir.Pour lui, jamais on n'a pu vérifier scientifiquement la présence de poudre dans le cerveau de la victime, poudre qui n'aurait pu être laissée que par une arme tenue de très près.Il termine sur cette réflexion : «Comment un gars normal et intelligent aurait-il pu organiser une affaire aussi idiote?Et surtout ne pas s'arranger pour ne pas être lavé de tout soupçon?» Le procureur de la Couronne, lui, va parler plus de deux heures durant.Le point culminant de son long monologue: une démonstration qu'il effectue avec l'aide d'un policier afin d'éliminer l'hypothèse d'une balle égarée : «Compte tenu des angles, il aurait fallu se trouver au haut d'un sapin et même là, ce n'est pas assuré.De plus, une balle provenant d'aussi loin n'aurait pas produit un choc suffisamment violent pour sortir par la bouche de la victime et briser la crosse de son fusil.» ! Il trace un portrait peu flatteur ^le l'accusé, «engagé dans la course à «la fortune, doté d'un appétit effréné d'argent».Il fait aussi allusion à un scénario de mauvais goût à propos des larmes de l'accusé lorsqu'il a pris place à la barre des témoins et conclut: «Si voiis croyez les experts, Michel Dunn est coupable.Si vous ne les croyez pas.il est innocent.» » Le juge, dans son adresse aux jur£s, insiste lui aussi: «Le noeud jJe toute cette affaire, c'est bel et bien la distance de tir.McNicoll a-t-il, oui ou non, été tue à bout portant?» La question n'est pas facile à trancher, les jurés, profondément divisés, fatigués et nerveux, doivent délibérer quatre jours durant, revenant souvent en cour demander des précisions au président du tribunal.Enfin, Michel Dunn entend, impassible, les jurés le déclarer coupable de meurtre sans préméditation.Il reste de glace quand le juge le condamne à une peine d'emprisonnement à perpétuité, avec une ordonnance interdisant sa libération 'Conditionnelle avant treize 1 ans.ne voudrait rater pour rien au monde.Au debut, l'échange est anodin.Le procureur Domingue procède lentement, puis viennent les vraies questions: «Pourquoi n'avez-vous pas commencé, le jour même du drame, à chercher avec les policiers des hypothèses pouvant expliquer la mort de votre associé?, Vous ne sembliez pas préoccuppé du tout par l'affaire.Pourquoi avoir attendu votre arrestation pour vous interroger sur ce qui a pu se passer ce jour-là?Et aussi, n'avez-vous pas perçu une différence dans le son produit par le coup de feu mortel qui n'était pas celui d'un fusil de calibre 12?» Enfin, une dernière question: «Les lunettes de votre associé, selon vos dires, ont volé devant vous au moment du choc.Le coup de feu ne pouvait donc venir du bois, situe derrière lui, comme vous le prétendez.» La salle retient son souffle, l'accusé explique que la ligne du bois se poursuit en courbe à l'extrémité de la plage, le coup de feu a pu provenir de la.A bout portant, ou pas?Le dernier acte va se jouer, c'est le moment des plaidoieries.L'accusé parle le premier, pendant près d'une heure.Il a les traits tirés, son ton est d'abord hésitant, mais il ne laisse transparaître aucune émotion.La seule explication valable, selon lui, est qu'une balle égarée, tirée par un inconnu et venant du bois, a tue son associé.«L'accuse n'a pu préméditer un semblable meurtre, ajoute-t-il.puisque, comme il a ele démontré, il croyait que l'on serait trois à cet exercice de tir, le frère de la victime, qui devait les accompagner, s'étant désisté à la dernière minute.Il n'a pu apporter d'arme sur les lieux du crime pas plus qu'il n'aurait pu la rapporler.» Le verdict foudroie ses proches daps la salle d'audience.Sa mère, la tête entre les mains, sanglote en silence.Quelques minutes plus tard.Dunn déclare,a sa compagne qui l'a assisté tout au long du procès: «|e suis plus fort que jamais.» Et en effet, il ne démordra pas de sitôt.Il porte sa cause en appel, a gain de cause et subit un deuxième procès en septembre 1981.Il a entre-temps publie un livre et n'a de cesse de clamer son innocence.Ê Pire que la peine de mort Il est cependant reconnu coupable une seconde fois, bien qu'il ait pris soin de se faire représenter par un eminent criminalistc de la région, Louis-Charles Eournier.Il aura fallu cette fois cinq jours de délibérations au jury.«Ce verdict-là, c'est la mort.C'est fini.» déclare-t-il aux journalistes.Et il y perd au change : le juge Ducros le condamne à purger un minimum de vingt ans d'emprisonnement avant de pouvoir espérer une libération conditionnelle.Sept ans de plus qu'à son premier procès! Le magistrat ne ménage pas l'accusé: «Il s'agit du crime le plus crapuleux qu'il m'ait été donné de voir en vingt ans de carrière.» Michel Dunn n'a pas fini de faire parler de lui.Les portes du pénitencier !sc sont à peine fermées derrière lui qu'il entame une grève de la faim à laquelle il ne mettra fin qu'un mois plus tard; Il écrit un deuxième livre et se marie en juin 1982 devant une grappe de journalistes et de photographes au Palais de justice de Saint-|érôme.Il s'engage aussi dans la défense de ses compagnons d'infortune.À l'été 1982, suite à la fameuse émeute sanglante du pénitencier Archambault, il rencontre les journalistes, à titre de vice-président du comité des détenus, pour leur expliquer la situation à l'intérieur des murs: «Les condamnations lourdes de 20 et 25 ans, sans espoir de libération conditionnelle, détruisent l'être humain.Elles sont pires que la peine de mort.» déclare-t-il en connaissance de cause.Puis, sept ans après son crime, tkm Les jeunes parrain et marraine du telethon de ce week-end.Mylene Mantha, 9 ans, atteinte de l'amiotrophie spinale, et Bogoreh AU Idleh, 9 ans, atteint de la dystrophie polyneuropathique, encadrent n l animateur-vedette Michel Louvain, et les autres animateurs de ce télé thon de 24 heures, qui sont, en haut, dans l'ordre habituel Jean Gravel, du Journal de Montréal ; Lise Lebel, de 'Questions d'argent» à Radio-Québec; Marc Denis et Louise-Josée Mondoux.U I r \u2022 m.»» '«'»\u2022 I r.\u2022 f \u2022 \u2022 I ( oie i \u2022» ¦ \u2022 | \u2022 \u2022 v Une vente spéciale d'automobiles organisée par le president de Gravel Automobile, Jean-Claude Gravel (à droite), qui s'était engagé à donner 100 S par véhicule vendu, a permis de récolter 7000 $, qui ont été remis au | -nouveau président de la Fondation Charles LeMoyne, Claude Lemay.Ce don a permis à l'hôpital Charles-LeMoyne de Greenfield Park de se porter acquéreur d'un défibrillateur cardiaque.mi.ii in \\\\ km garderie pour enfants handicapés.Designers locaux, dont les récipiendaires des prix de l'investissement au gala Royal de la Chambre de commerce et femme d'affaires de l'année, Ginette l.alomle.et quelques uns des meilleurs espoirs de l'Atelier de haute couture (éromiens, dont /osée Robitaille, premier prix de cette école, ont présenté leurs collections, de même que des boutiques de Valleyfield.Deux autres activités mode auront lieu au Centre Valleyfield les samedi 19 septembre et mercredi 7 octobre, au profit de Centraide Sud-Ouest du Québec.Renseignements: 371-6800.Une soirée de reconnaissance en l'honneur de celui que Gilbert Hecaud a fait connaître sous le nom de «Monsieur Pointu», soit Paul Cormier, aura lieu le jeudi 1er octobre, a 19 h, à la salle de réception Palace, 1717, boulevard le Corbusier, à Laval.On prévoit compter sur la présence de Gilbert Bécaud pour marquer l'événement.Personnalités et artistes seront de la soirée qui sera sous la présidence d'honneur du maire de Blainville Paul Mercier, conjointement avec Robert L 'Nervier et Mireille Forget, présidente de l'Association des artistes-peintres du Québec.Rappelons que Paul Cormier est l'un des derniers d'une longue lignée de réputés «violoneux» québécois.En plus d'être violoniste, il a comme «violon d'Ingres» de s'adonner à la peinture.Coût: 60$.Renseignements: 322-8783.o C'est le directeur des affaires corporatives pour la firme Marion Merrell Dow, lean-PauI Marsan, qui est venu remettre l'engagement de sa firme de contribuer pour 50 000$ à la campagne de Jean.Pau, souscription ZT de 8,5 millions Marsan de la Fondation Hôtel-Dieu de Montréal.O Mercredi le 16 septembre, les Montréalais sont conviés à une soirée organisée pour rendre hommage à cinq des communautés religieuses qui ont contribué à façonner Montréal.On a choisi cinq des communautés qui se sont établies dans le premier quart de siècle de la ville et qui sont encore à l'oeuvre à Montréal, soit: les religieuses hospitalières de Saint-loseph ; les soeurs de la Congrégation de Notre-Dame; les membres de la Compagnie de les us: les prêtres de Saint-Sulpice; les pères Franciscains (les Récollets).La soirée, comprenant conférence et concert de musique ancienne, sera sous là présidence de Mgr /can-Claude Turcotte.Il s'agit d'une initiative collective de: la Ligue d'action nationale; la Société historique de Montréal; la Société des professeurs d'histoire du Québec; la Société Saint-|ean-Baptiste de Montréal; et la Fondation Lionel-Grouix.Le tout aura lieu le mercredi 16 septembre, a compter de 19h 30, au grand amphitheatre de l'Université de Montreal.Participation aux frais suggérée: 15 $.Renseignements: 271-4759.Saluons la parution d'un nouveau média au goût du jour et à la fine pointe de la technologie du télécopieur, le Grenier aux nouvelles, qui pourrait contribuer à mettre en relation _ agences de pu- Norman blicité et mar- ™orman keting et orga- Grenier nismes sans but lucratif pour certaines campagnes, nous signale le créateur de ce «bulletin-fax des professionnels en publicité et en marketing du Québec », Normand R.Grenier.L'ex-rédacteur en chef du bulletin du Publicité Club de Montreal semble avoir bien misé, car sa page hebdomadaire de nouvelles, expédiée par télécopieur, a suscité une foule d'abonnements.Dimplôméeen 199I du programme de maîtrise ès sciences de la gestion de l'Ecole des hautes études commerciales, Chantai Tel-liera reçu une médaille d'or académique du gouverneur général.Cette distinction est Chantai remise aux Tellier étudiants des cycles supérieurs ayant obtenu les meilleurs résultats scolaires durant la dernière année universitaire.Le mémoire de Chantai Tellier.portant sur la télématique et les services d'achat à distance, a été rédigé sous la direction de /acques Nantel.A JEUDI Après 55 ans de vie commune, Jean-Paul et Pauline Malo se donnent encore des p'tits becs, ce qu'ils se sont plus à faire en présence de cinq de leurs six enfants, Gérard, Jean-Luc, Serge, Céline et Thérèse et leurs conjoints, lors d'une récente célébration de cet anniversaire.u P Ô T MID f ^^^^^^^^^ .m H» ce l Ci a»90o:= -TALON Choques acceptes 4900, JEAN TALON 0.735-7533 OUVERT LE DIMANCHE \u2022 Lun., mar.: 9 h 30 -18 ht Mer., jeu.: 9 h 30 - 21 h \u2022 Ven., 9 h 30 ¦ 18 h ¦ Fermé samedis SUPER ENTREPÔT CHAUSSURES | Charles David CERTIFICAT CADEAU I I I No peut être combiné à aucune autro promotion I S $ it ratttt aMrHtat») Mr prt»\u2022 ¦Utit* d« aa aartificat qn l'aiaati I iiiipn^i gfM.\u2022¦ \u2022trtHfett par c Ika t.»«¦ r ataaf m\\nmm d« 41 S VALAIU JlSiriO 27 SEPTEMBRE 1112.J CEST -4 \u2022v; « f \u2022 1 ft \u2022 m CES I IA?9999 A 10 LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 6 SEPTEMBRE 1992 Des milliers de Philippins terrorisés fuient les boues brûlantes du Pinatubo 3 5 0 A N S Rcutcr MANILLE ¦ Des milliers de Philippins terrorisés ont fui hier devant la progression de boues brûlantes et de cendres qui descendent inexorablement des pentes du volcan Pinatubo.Selon des responsables des secours, la coulée a coupé des riviè- res et submergé des centaines de maisons au pied du volcan qui avait fait plus de 800 morts lors d'une spectaculaire éruption I an passé.«Nous obligeons les populations à fuir.Les gens doivent évacuer leurs fermes sous peine de perdre leurs vies», a déclaré un responsable de la province de Pampanga, au nord de Manille.«La situation s'aggrave.De nouvelles pluies tombent sur le Pinatubo, les gens sont en proie à la panique», a-t-il ajouté.Trente et une personnes au moins ont été tuées et plus d'un million d'autres sinistrées par des inondations et des coulées de boue depuis que des pluies torrentielles ont commencé de ravager Luzon, la plus grande île des Philippines, à la mi-août.Des centaines de personnes se sont accrochées à leurs maisons en dépit des avertissements répétés des autorités.Vendredi, plusieurs ont dû être évacuées par hélicoptère ou par bateau après avoir trouvé refuge sur leurs toits.Dans la ville de Bamban.au nord de Manille, une coulée de boue descendue des pentes du Pinatubo a submergé un cimetière, entraînant sur son passage cadavres et squelettes dont on a retrouvé les restes flottant dans les rues, rapporte un journal local.La France victorieuse des olympiades du bridge AFP SA LSOMAGGIORE ( Italie ) > \u2022 \u2022» ¦ » f i ¦ La France a gagné les 9e olympiades du bridge disputées à Sal-somaggiore (Italie) entre cinquante-sept pays.Son équipe : Paul Chemla, Michel Perron, Alain Levy, Hervé Moulel, Pierre Adad, Maurice Augalev (capitaine José Damjani ) a battu en finale celle des États-Unis tenante du titjrc .\u2014 Jeff Meckstrotch, Eric Rodwell, Robert Hamman, Robert Wollff, Seymon Deutsch, Eric Rosenberg (capitaine Dan Morse).L'écart est important pour les Français: 80 points (251 à 171 ) à l'issue des 96 donnes de la finale.Le départ tournait nettement à l'avantage des Français qui menaient de 61 points à mi-parcours, mais après un impressionnant retour américain limitant l'écart à 21 points, la France reprenait nettement le dessus au deuxième jour de la finale pour l'emporter aisément.C'est la deuxième fois que la France rencontre et bat les États-Unis en finale d'une olympiade du bridge.Elle l'avait emporté sur ceux-ci en 1980 à Valkenburg (Pays-Bas).Deux joueurs français Paul Chemla et Michel Perron et deux joueurs américains Robert Hamman et Robert Wollff étaient déjà membres de leurs équipes nationales en Hollande.Pour Chemla et Perron, il s'agissait de leur troisième participation à une olympiade et leur palmarès y est remarquable puisque à ces deux médailles d'or il convient d'ajouter une médaille d'argent gagnée à Seattle (États-Unis) en 1984 où la Pologne l'avait emportée.États-Unis et France sont les deux pays où l'on compte le plus grand nombre de bridgeurs licenciés : 180000 pour les premiers et 75000 pour la seconde.La France aura été de surcroît à Salsomaggiore le pays qui aura obtenu le meilleur résultat d'ensemble avec encore une médaille prise dans l'épreuve féminine.Rappel des classements des deux épreuves: Catégorie Open: 1.France 2.États-Unis 3.Pays-Bas Catégorie Dame: 1.Autriche 2.Grande-Bretagne 3.France En bref ARRESTATION D'UN GRAND-PÈRE ¦ Un homme de 71 ans, un résidant de Trois-Rivières-Ouest, a été accusé d'agression sexuelle à l'endroit de sept de ses enfants et petits-enfants, actes qui auraient été commis de 1966 à nos jours.Le grand-père devra répondre d'une dizaine de chefs d'accusation à caractère sexuel.Le septuagénaire, dénoncé par ses présumées victimes, demeurera incarcéré au moins jusqu'à mardi matin/ jour fixé pour son enquête préliminaire.Le suspect se serait livré à des attentats à la pudeur et à des agressions sexuelles sur ses propres enfants et petits-enfants, garçons et filles, pendant 26 ans.Les- victimes présumées étaient âgées entre cinq et 13 ans.L'en-qiièteur Réjean Paillé, de la Sûreté municipale de Trois-Rivières Ouest, a réuni les éléments du dossier qui a été soumis au procureur de la Couronne, Jacques Biais.Ce dernier s'est objecté à la rertvise en liberté du prévenu.L'accusé est défendu par Me Richard Dion.à AGORAPHOBIE S'en libérer sereinement et avec succès Pierre Dubuc,T.S., M.S.S.Techniques de visualisation Tél.: (514) 525-3709 (514)227-7757 ACCIDENTS DE LA ROUTE ¦ Une collision frontale a fait une victime vendredi soir, vers 20 h 30, à Notre-Dame-du-Bonse-cours, sur la route 323 dans la localité de Papineauville.M.Alain Jacquart, 63 ans, est décédé lorsque sa voiture est entrée en collision avec un autre véhicule qui venait en sens inverse.Les deux occupants du deuxième véhicule ont été blessés.M.lacquart demeurait à Notre-Dame-de-la-Paix.Par ailleurs, vers 1 h 55, samedi matin, un homme de 44 ans est décédé à Saint-Adrien-d'Irlande, en face du 464 route 265, lorsque sa camionnette a heurté un poteau d'Hydro-Québec.Sous l'impact, M.Michel Fortier, un résidant de l'endroit, a été éjecté de son véhicule.Le corps a été retrouvé dans un ravin, au bord de la route.D'autre part, un piéton, possiblement en état d'ébriété avancée, a été mortellement frappé dans la nuit de vendredi à samedi par un camion-remorque sur le.territoire de Moisie, près de Sept-ÎIes.Immobile sur la chaussée, l'homme a été frappé une seconde fois par une voiture qui circulait en sens inverse du camion.La victime de cet horrible accident n'a pas pu être identifée hier par les policiers.RÉUNION DES TREMBLAY ¦ Quelque 250 Tremblay, dont 130 sont venus de France, se sont réunis hier dans un hôtel de Montréal.Tous ces Tremblay sont issus de la même souche familiale, un couple qui s'est marié en 1657.Us n'étaient cependant qu'une infime partie du nombre Centre d'accueil Do m ré my-Mont real Séance publique d'information La présidente du conseil d'administration du Centred'accueilDomrémy-Montréal, M*1' Louise Nadeau, et le directeur général, M.Pierre Lamarche, ont le plaisir d'irriter la population de la région de Montréal et de Laval à une séance publique d'information.Date : Heure : Lieu: Le lundi 21 septembre 1992 De 17 h 30 è 19 h 10140, rue Lajeunesse Montréal (Québec) Si vous êtes membre du CLUB, entrez le code suivant: 124724495 Sinon, composez, à Montréal, le 251-8688 ou, sans frais, le 1 800 563-8688 CLUB Afcdtc poviû H Ml tf'rftrrxrrt rrtfC! di raprodur» Çp*r toUi moyen) tot co rts«vésa o o f f PROPOSITIONS DAFEAIRES.705 HYPOTHEQUES A AJ 1ERE , 2e, botance vwrtv.ootoke Loberot four, wM 729-413?PREMIERE et 2e hypothèque, reiioenttel, commercial, industriel.Dencol Mortgage 042-1354.710 OCCASIONS D'AFFAIRES ASSOCIE pour crolssonterle oe lu*e don* k quartier Lourler/Ou-.27*4103 Â~tsbCIE(E}CERANT(E) pour un bor-billard o Brassard.Pour Int.Leo 94?-9197 entre 19n et 22n.CONCESSION AEROPORT Toronto: oisocte 1S0.0O0S.Aucun emptov* nece*voire.Financement dhponiple, 442-V414, jgjÇ 398-9877 DIS T KIBU T EUR(TR ICE IS/vende u« rleuveh centrai Informatique, ter* 'itoirei et produft exclusif, laeui pour débuter commerce en elec* rarïfqye ou en olout.Rive-Sud 5U44S-7227 710 OCCASIONS D'AFFAIRES DOMAINE 11 enoien 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pour produire des objets d'art utilitaires qui se- ront vendus au profit des enfants de pays en situation économique difficile.Une formation en céramique et une démarche transculturelle est offerte.Cette «usine» est entièrement vouée à la solidarité internationale.On peut s'inscrire jusqu'au 12 septembre au Centre culturel de l'Est, 4375 est, rue Ontario ou en composant le 279-1366.CEE: les banques centrales combattront la spéculation Reuwr BATH, Angleterre ¦ Les ministres des Finances des Douze ont affirmé hier leur volonté d'empêcher un bouleversement du Système monétaire européen (SME), en rappelant aux marchés que leurs banques centrales disposaient de moyens immenses pour lutter contre la spéculation.Réunis en pleine tempête monétaire, due à la fois à la hausse du mark, à la chute du dollar et à l'éventualité d'un «non» français au traité de Maastricht, les «grands argentiers» de la CEE se sont engagés, dans une déclaration, à intervenir «autant que nécessai- re» sur les marchés pour éviter un réalignement des parités des devises.Dans cette déclaration \u2014 fait inédit dans les annales de la Communauté \u2014 ils annoncent en outre que la banque centrale allemande «n'a pas l'intention dans les circonstances présentes d'augmenter ses taux» d'intérêt, dont le niveau élevé est en grande partie à l'origine de la ruée sur le mark.Les Douze ont surtout voulu donner à Bath, cité thermale de l'ouest de l'Angleterre, un coup d'arrêt à l'incertitude qui fait vivre au SME ses pires heures de tension depuis le dernier réalignement de 1987.f Park Avenue BMW 8755, boul.Taschereau Brossard (Québec) BMW 325i 1989, BLANCHE, 70346 KM, 2 PORTES, 5 VITESSES NO DE STOCK P0093 18900* BMW 52Si BRONZIT 1989,65843 KM NO DE STOCK 92513A 26900* BMW 318ÎS 1991, NOIR.CLIMATISEUR.TOIT OUVRANT, SIÈGE CHAUFFANT.SUPER SOUND.58800 KM NO DE STOCK P0101 17000s BMW 750ÎL 1989, BLEU AZURE, TOUT EQUIPE.NAW DÉCEMBRE 94 OU 117700 KM NO DE STOCK P0109 42 700$ BMW 325i /2 1989, PEINTURE METALLIQUE, BLEU CIRRUS.PR.SOUND.«MAGS».CRUISE.63848 KM NO DE STOCK P0119 16900* BMW 325ÎS 1989, ROUGE, TISSU NOIR.59997 KM NO DE STOCK 9241OA 18900* 735ÎL 1990, EIFJ BUU FONCE.TOUTE ECUftE AÏÏC TELEPHONE.BALANCE DE GARANTIE 94 OU 80000 KM (28050 KM) NO DE STOCK 92702A 36700* BMW 325Î/E BRONZIT 1990, TISSU TAN, 68000 KM NO DE STOCK 92153A 17400* BLACK DIAMOND 1991, M3 NO DE STOCK P0131 33 500* 8755 BOUL TASCHEREAU, BROSSARD 445-4555 Parie Avenue LIQUIDATION PROTÉGÉ Nous sommes ouverts sur les prix et les échanges Aucun prix au téléphone Venez voir l'Équipe qui fait la différence G3RE3U 10175, av.Papineau 381-3987 6e.7SEPT.AU CALENDRIER EN COLLABORATION AVEC MONTRÉAL fête Renseignements : (514) 872-7292 u u \u2022 \u2022 \u2022 I M I arts et spectacles ?Les Atrides du Théâtre du Soleil Choèphores, d'Eschyle -16h Euménides, d'Eschyle - 20h Arena Maurice-Richard (514)842-7750 6 sept.Les voiliers de l'espace Terre ! Terre ! Planétarium Dow (français) 13h15.15h45et20h3Û (anglais) 14h30et19h15 (514)872-4530 Festival des films du monde Plusieurs lieux : Impérial.Parisien.Théâtre Maisonneuve Flm de clôture - 7 sept : Strictly Ballroom (Australie) - 19h (514)848-3883 Place du 350 Semaine Air Canada DERNIÈRE FIN DE SEMAINE D'ACTIVITÉS 75 jours qui se terminent en beauté ! CIRCUIT DÉCOUVERTE: visites guidées du « centre-ville » en autobus (transport adapté : places limitées).Inscription sur place à partir de 8h30.Départ de la Place à partir de lûh jusqu'à 16h.Jusqu'au 7 sept animation Le quatuor LA FLÛTE ENCHANTÉE - 12h00 Le jongleur GULKO et un atelier de maquillage \u2014 14h30 Atelier de trapèze avec YOLANDE HUD0N - 15h00 Venez participer à l'établissement du RECORD GUINESS DE GONFLAGE DE BALLONS, de la ville de Montréal - 16h00 Musiques et traditions du monde présente STARLIGHT CHINESE CLASSICAL MUSIC GR0UP-2 lull Métro Bem-UQAM Ligne d'autobus *26 reliant le Vieux-Montréal et la Race du 350/ (514)872-7292 Radio-Canada a 40 ans Visite libre des studios, des décors, des costumes Venez rencontrer vos artistes préférés ! - 12h30à17h Maison Radio-Canada -1400 boul.René-Lévesque E.(métro Beaudry) 6 sept ?Coupe de Karting du Québec « Marché Central » Marché Central.805 rue du Marché Central (514)252-3052 6 sept 4 | l»H*.Hôtels particuliers de McGill Visite auto-gui dee et exposition Université McGill : cartes-guides disponibles au Marche Bonsecours (514)3984743 Jusqu'au 12 oct La Ronde a 25 ans Hommage à Expo 67 Spectacles de ski nautique 14h00.16h00et18h30 La Ronde (514)872-6222 Jusqu'au 7 sept.Les 350 heures du YMCA de Montréal Entrée libre aux activités en cours YMCA West-Island (514)630-9622 Jusqu'au 11 sept Patrimoine en marche Circuits historiques dans les quartiers Brochures disponibles au Marché Bonsecours (514)842-8678 Jusqu'au 12 oct Rassemblement des associations do familles du Québec Les Corrrveau - Collège Maisonneuve (514)938-2475 6 sept Visite à pied du Vieux-Montréal Brochuies disponibles au Marché Bonsecours (514)872-7292 Jusqu'au 12 oct W>* expositions ?Premier salon international de la sculpture extérieure de Montréal Promenade du Vieux-Port et hangar 7.2' étage (514)842-4300 ?Reliefs Palais de la civilisation (514) 872-4560 Jusqu'au 27 sept Expotec / Imax Vieux-Port, jetée King Edward (5W496-IMAX Jusqu'au 10 oct Fortin, le peintre de Montréal Musée Marc-Aurèle Fortin (514)8454108 Histoire de jouets Les aventures de Ludo Vieux-Port (514)523-2643 Images du futur Cinéma par ordinateur, holographie, mulu-médias Vieux-Port (514)849-1612 Jusqu'au 20 sept Le génie du sculpteur dans l'oeuvre de Michel-Ange Musée des Beaux-Arts.Pav Sud (514)285-1600 Jusqu'au 13 sept Les Cent jours d'art contemporain de Montréal 1992 Le CIAC.3576 Ave.du Parc (514)288-0811 Mission Montréal Musée David M Stewart, île Sainte-Hélène (514)861-6701 Jusqu'au 12oct Montréal, carrefour d'échange et de commerce Pointe-à-Callière.musée d'archéologie et d'histoire de Montréal Enfants moins de 12 ans : entrée gratuite (514)872-9150 > Montréal, terre d'asile L'accueil des réfugiés à Montréal Atelier d'éducation populaire de Mercier (514)528-1959 Jusqu'au 11 sept Montréal, ville de cinéma Cinémathèque québécoise Musée du cinéma - 12h à 22h (514)812-9763 6 sept Musée des Hospitalières de l'Hôtel-Dieu de Montréal 201.av des Pins 0 (514)849-2919 6 sept Place aux Montréalais ! Centre d'histoire de Montréal (514)872-3207 Jusqu'au 12oct Transit 92 Vieux-Port.Navire Fort Saint-Louis (514)8493500 Jusqu'au 12oct V Marché Bonsecours Le marché public de la culture 350.rue St-Paul Est .ET LA FÊTE CONTINUE! ON EXPOSE.» ! « Montréal une histoire à suivre », m Les écrivains dans la ville », -.-.>\u2022.\u2022\u2022\u2022>\u2022\u2022:\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 LES MONTRÉALAIS D'AILLEURS s'est désagrégée.L'historien Moses Tyler rapporte, dans son A I littery of American Littérature.1007-168, que durant les premiers soixante ans.la Nouvelle-Angleterre était une théocratie où la seule distraction commune était le sermon le dimanche qui avait une portée profonde sur la pensée et Il'agir des citoyens, et il n'y a pas de doute qu'il en a été de même pour le Québec II suffit de lire attentivement L'histoire do Cumula français, de I rancois-Xavier Garneau.Comme Vhomo habilis est devenu homo sapiens et Vhomo sapiens est devenu homo sapiens sapiens, le colonisateur du XVIIe siècle, est devenu l'homme de la cybernétique de l'an 2000.Nous sommes ù la fois un produit historique et biologique.Vhomo cyberneticus, sins détruire le passé, se modèlera une éthique bien à lui: il devra s'adapter sinon il périra.Montréal évolue, comme le langage évolue (sanscrit, grec, latin, gaulois, français, franco-canadien).Tout passe, disait Voltaire, seule la vertu reste.La lecture est un acte individuel et l'usage du mass-media est un acte plus collectif.pour employer l'expression du sociologue canadien Marshall McLuhan, on assiste à un retour de l'homme antique avec l'usage du mass-media.De la galaxie Guttenberg on passe à une société planétaire.Ray Bradbury, dans son ro-niu,Qb»dc science fiction traite également de sociologie du futur Ses écrans géants de télévision enterreront-ils la culture veritable, ou celle-ci sera-t-elle reléguée à une élite, non plus celle des sociétés, religieuses comme chez les Égyptiens et les Babyloniens, ou dans l'Europe médiévale, ou du début de la fondation des colonies nord-américaines, mais d'une classe nouvelle?Espérons que nous pourrons conserver la liberté d'expression dans une orientation mobile.Suzanne BARBEAU-DAMIANI, Docteur en pédagogie, Roiate ( Rome) LE MONTRÉAL DES INSTITUTIONS Jusqu'au milieu du XIXe siècle, le grand «chemin qui marche» a été la seule voie de communication importante entre l'Europe et l'intérieur du continent nord-américain.Témoin de l'évolution commerciale de l'Amérique du Nord, le fleuve Saint-Laurent a servi de route aux barques chargées de fourrures, il a fait glisser les trains de bois et il a facilité la circulation des céréales et des grains.Avec l'apparition de la navigation à vapeur, le port de Montréal sortait de l'enfance entraînant la ville dans une ere de prospérité que ses fondateurs avaient prédite.Lorsque les premiers Européens découvrent le fleuve Saint-Laurent, ils le confondent avec la mer et ils éprouvent certaines difficultés à localiser son embouchure.Lorsqu'enfin ils naviguent dans le golfe, ils constatent qu'il ne s'agit pas d'une rivière ordinaire.Ce grand cours d'eau, long de 2532 kilomètres, s'étire, sans déviation, de la mer jusqu'au lac Supérieur.Pour Cartier, le fleuve va «si loin que jamais homme n'avait été jusqu'au bout».Lui-même, en 1535, s'arrêtera aux rapides de Lachine qui précèdent ceux des Cascades et des Cèdres.Le lit du fleuve est si inégal, si changeant, que ses guides conseillent à Cartier de laisser l'Lmerillon au lac Saint-Pierre et de poursuivre son voyage en barque.Il accoste sur la berge, comme le font les habitants de l'île.Il ignore, bien sûr, que quatre siècles après lui, les navigateurs seront en mesure de se rendre jusqu'à la source de Saint-Laurent grâce aux canaux et à une trentaine de ports qui se sont accrochés à son rivage.Le port Parallèle au fleuve, longeant le port, on trouve la rue de la Commune, qui doit son nom a une terre offerte par les seigneurs de Montreal aux premiers habitants.Ces derniers, qui vivaient alors aux environs de la place Royale, avaient besoin d'un espace réservé a des usages collectifs: faire paître leurs animaux, organiser les fêtes saisonnières, les foires de fourrures, etc.En concédant cet espace au nom des Sulpiciens, seigneurs et propriétaires de Ville-Marie, Paul dcChomedey de Mai-sonneuve savait que la colonie risquait de se départir de l'un de ses meilleurs terrains.L'acte du 2 octobre 1651 prévoit donc que la commune pourra être déplacée s'il est jugé utile d'aménager dans son voisinage «des places à marcher» ou d'y «faire un port pour mettre les barques et chaloupes».Effectivement, la commune, qui était d'abord située entre la place Royale et l'actuelle rue McGill, a été déplacée vers l'ouest.Sur son emplacement, les Sulpiciens font construire un moulin à vent et une chapelle dédiée à Sainte-Anne.En 1831, voulant contribuer au développement du port de Montréal, les Mm ,-k ¦ Le port de Montréal Sulpiciens vont donnent le terrain de la commune aux administrateurs de la ville.Plus tard, une partie de celui-ci sera vendue aux commissaires du Havre qui, en aménageant le port, transformeront le sentier de la commune en une véritable rue qui portera leur nom, des Commissaires, avant de reprendre son toponyme historique, celui de rue de la Commune.Les premiers quais Sous le régime français, on n'a connu que deux quais d'importance: le «quay des barques», aménagé a l'embouchure de la riviere Saint-Pierre, dans le bassin de la pointe a Callieres, vis-à-vis la place Royale, et le «quay des canots et bateaux du roy».aménage à l'est de la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours.Ici et la des quais qui flottent a la surface de l'eau, conviennent tout à fait aux embarcations à fond plat, aux barques et aux canots qui accostent devant le bassin de la pointe à Callieres.La plage, basse et unie, voit vivre les lavandières, jouer les enfants ou travailler les scieurs de glace.Au debut du XIXe siècle, Montreal est en mutation.Les gens d'affaires, en particulier, cherchent le moyen d'arracher à Que-bec le monopole du commerce.Il faut un port, il faut des quais.L'un des premiers a investir personnellement est John Molson.Ce brasseur de bière avait lancé VAccomodation au mois de novembre 1809.Premier navire à vapeur construit au Canada, Y Accomodation sera aussi le premier i\\ circuler entre Montréal et Québec.Le quai Molson, construit après 1809, était situe un peu à HÉLÈNE-ANDRÉE BIZIER JACOUES LACOURSIERE collaboration spéciale l'ouest de la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours.Molson sera imite par d'autres commerçants, industriels et armateurs qui aménagent des quais privés, qui modifient l'aspect du rivage et brisent la courbe de la plage.Poussière, bruit, pollution refoulent les Montréalais vers l'intérieur de l'île où ils oublieront peu à peu le souvenir du fleuve.On élargi, en la prolongeant vers le fleuve, la rue de la Commune.Pour y parvenir, on rehausse le niveau de la plage d'hier.La pente douce qui s'inclinait vers le havre disparait progressivement.Elle va.bientôt, céder la place a une sorte de boulevard de poussière ou de boue soutenu par un mur de planches, bordé d'un garde-fou où les Montréalais viendront s'appuyer pour contempler le spectacle que constituera toujours l'arrivée des navires étrangers.Des escaliers, nombreux, permettent de passer de la rue au fleuve où les quais sont encore, mais pour peu de temps, à fleur d'eau.La realisation du canal de Lachine, inauguré au mois d'août 1824.a ouvert des perspectives commerciales inespérées.Autour du port, l'activité s'intensifie.En 1830, la première «Commission du Havre», ou «Commission du Port de Montréal», est créée.L'objectif de l'organisme: réaliser les promesses d'un véritable port d'entrée sur le continent, un titre assorti de privilège qu'elle décroche en 1831.Jusque-là reconnue comme «sous-port», la ville de Montréal n'avait aucune autonomie par rapport a la perception des droits de douane et a l'inspection des marchandises qui s'effectuaient a Québec.Devenant port d'entrée sur l'intérieur du continent, incorporée en 1832 et jouissant des prérogatives d'une municipalité à part entière, elle peut revendiquer son droit a disposer d'une maison de la Douane construite à la tète du bassin, sur une partie de l'ancienne place Royale.C'est à ses pieds que sont jetés les premiers quais dignes de ce nom construits à Montreal.Les premiers dragages Les premières tentatives de dragage du fleuve sont exécutées a la herse, vers 1840.L'instrument n'est efficace que dans les sols sablonneux et argileux et encore ne sert-il qu'a niveler les fonds.Ln 1850, après avoir été autorisés à creuser un chenal continue entre le lac Saint-Pierre et Montreal, les commissaires du port recourent à des méthodes de dragage qui s'apparentent à celles que l'on connait aujourd'hui.La profondeur du chenal passe d'une dizaine de pieds à une vingtaine puis a une trentaine de pieds.Deux ans après le début de ces travaux, Montréal célèbre dans la liesse l'un des événements les plus significatifs du XIXe siècle: l'entrée du Genova dans le port de Montréal.L'événement marque le début du service naval régulier entre Montréal, Liverpool et les ports européens.En peu de temps, le port de Montréal devient l'un des plus importants et des plus fréquentés d'Amérique.Pourtant, il n'a pas encore atteint son apogée.John Young; «le père du port» va, non seulement «penser» le port, mais également les axes de communication qui vont permettre à Montréal de jouer le rôle de plaque tournante.Il voudra, avant d'autres, construire le pont Vfcfo-ria, lien ferroviaire terrestre entre Montréal et l'intérieur du continent, un atout qui contriw buera a faire du port un vaste centre de réception et de distribution des marchandises en provenance du Canada et de l'étranger.En 1878, le port accède au rang de «port national du Canada ».«Le Saint-Laurent, se plaît-on à dire désormais, est destiné à devenir l'épine dorsale de l'économie du Canada».Depuis le début du XXe sièc.lç» on rêvait d'aménager une voie de navigation qui puisse remplacer la chaîné de canaux à la tète desquels le canal de Lachine était place.L'ampleur du projet, l'opposition du gouvernement québécois et l'absence d'objectifs communs entre le Canada et les États-Unis en reportaient régulièrement la realisation.En 1949t.le gouvernement canadien annonce qu'il est disposé à construire, seul s'il le faut, la future voie maritime.En 1954, à la suite d'un accord intervenu entre les deux pays bénéficiaires, les États-Unis et le Canada, les travaux débutent.Le projet comporte un double \\olct: permettre la navigation continue jusqu'aux Grands Lacs, et la mise en valeur des ressources hydro-électriques du fleuve* Sà realisation, considérée comme une des plus grandes réussites de l'ingénierie, entraine des débourses supérieurs a un milliard de dollars.On salua comme un immense progrès l'entrée, le 1er avril 1959.du premier océanique dans la nouvelle Voie maritime du Saint-Laurent vers les Grands Lacs, vers le coeur du continent.Une nouvelle page de l'histoire de la navigation en Amérique du Nord venait d'être écrite.Une grande partie du commerce maritime échappait à Montreal, comme il avait échappé à Québec, aprè> 1830.quand les navires cessèrent d'être soumis à l'obligation de s'y arrêter.Montréal allait perdre son titre de métropole du Canada ; le canal de Lachine.remplace par la Voie maritime du Saint-Laurent, allafr être fermé à la navigation commerciale et son lit, partiellement comble: les élévateurs à grains, symboles du prestige et de la puissance commerciale de Montréal, allaient être détruits.-v -v HeieneAndree Bizier et Jacaues Lacoo sont deux des principaux spécialistes dè toire du Canada La Ronde a toujours fascine les photographes a cause des compositions photographiques qu'elle suscite.Lors de sa visite dans le parc d'amusement, notre stagiaire Robert Skinner s'est laissé prendre au jeu devant le manège \u2022 Troïka », et il vous propose cette photo.MONTREAL AU QUOTIDIEN 1 *7 \u2022 » animale ¦ kri Presse LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 6 SEPTEMBRE 1992 Vous adonneriez-vous, par hasard, à la pêche aux.huards?PIERRE GINGRAS ¦ Grand pêcheur lui-même, notre huard à collier serait-il à son tour victime des amateurs de pêche?On savait qu'à chaque année les Cris de la baie lames en abattent au fusil quelques milliers pour les cuisiner, mais on ignorait que l'oiseau pouvait aussi se prendre à la ligne.Comme il se nourrit exclusivement de poissons, il arrive qu'il ne peut résister, scmble-t-il, a un beau gros mené qui se débat au bout d'une ligne.Bien sûr, la pêche au huard est une activité plutôt inusitée et interdite, cela va de soi.Il n'en demeure pas moins que les vétérinaires qui soignent des oiseaux sauvages doivent aussi sauver régulièrement des huards blessés par des hameçons.Pourtant l'oiseau est farouche.Selon Yves Dubord, de Chicouti-mi, un vétérinaire connu pour son dévouement auprès des oiseaux blessés (il en traite environ 150 par année), ce sont les pécheurs négligents qui sont en cause, ceux qui laissent sans surveillance leur ligne appâtée avec un mené vivant, et cela même si la pêche avec des poissons-appâts est interdite depuis plusieurs années dans ce coin de pays.L'oiseau qui peut plonger à une profondeur de plus de douze mètres découvre alors une proie facile à capturer.Et hop un hameçon dans le gosier.On devine que le volatile a tôt fait de briser le fil qui le retient prisonnier.Mais il est trop tard.Le huard va habituellement se cacher pour mourir des suites de ses blessures.Le Dr Dubord croit que des dizaines, voire des centaine de huards meurent ainsi à chaque année dans sa region, victimes des pêcheurs inconscients.«La découverte d'un oiseau blessé reste plutôt exceptio-nelle.C'est dire que pour chaque huard récupéré vivant, une foule d'autres sont morts sans que personne ne puisse intervenir», dit-il.M.Dubord rappelle qu'une étude menée dans trois États am-ricains indiquait que 70 p.cent des huards traités par des vétérinaires avaient avale un ou des hameçons manifestement appâtés avec des menés.Mais certains huards sont plus chanceux que d'autres, si on peut dire.Notre vedette du jour, par exemple, a été relâchée bien portante le 22 juillet, à Lachine, non sans avoir vécu des tribulations qui lui resteront peut-être un certain temps dans la mémoire.Découvert un hameçon accroche au bec par des membres de l'Association des pécheurs et chasseurs sportifs du lac Saint-Louis, notre huard fut traité tour à tour par le Centre de réhabilitation des oiseaux blessés de la Le Dr Guy Fitzgerald remet en liberté ce magnifique huard à collier qui a été soigné à la clinique de la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal, à Saint-Hyacinthe.L'oiseau avait été retrouvé avec un hameçon accroché au bec.Monteregie, â la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal, â Saint-Hyacinthe et même au zoo de Granby.D'autres victimes Lors des examens de routine, une radiographie a permis de dé- Les huards ne sont pas les seuls interesses par les appâts que les amateurs de pèche accrochent a leur ligne.Plusieurs espèces de canards ainsi que des herons, comme le démontre cette radiographie de l'estomac d'un heron, avalent, à l'occasion, des hameçons.couvrir que le palmipède n'en était pas â ses premiers démêlés avec les amateurs de pêche.Il avait un deuxième hameçon dans l'estomac.Il fut donc prestement opéré sous anasthésic générale.Le patient passa ensuite sa brève convalescence dans un bassin spécialement aménagé du jardin zoologiquc, histoire de lui permettre de prendre de l'exercice et aussi pour rassurer l'animal, les huards étant des animaux très difficlcs à soigner en captivité car ils refusent habituellement toute nourriture.Mais il n'y a pas que les huards qui mordent â la ligne.Le Dr Stéphane Lair de la clinique vétérinaire de l'Université .de Montréal raconte qu'aux États-Unis, ce sont les pélicans qui sont le plus souvent victimes des hameçons.Plus près de nous, M.Dubord raconte qu'il a aussi soigné cette année huit canards qui avaient été blessés, des colverts, des canards noirs et un bec-scie.Dans ce cas, les oiseaux avaient avalé le ver de terre qui servait d'appât.Ses «patients» ont ensuite été confiés au nouveau Centre d'interprétation et de réhabilitation des oiseaux de Saint-Fulgcn-ce qui a ouvert ses portes en juin.Sous la direction du vétérinaire Dubord, ce centre est ouvert au public.II est situé en face des battures, sur la rive ouest du Sa-guenay, â quelques kilommètres de Chicoutimi.Le carnet d'observation TOURTERELLES CRAINTIVES ¦ «Est-il normal que des tourterelles tristes aient peur d'un geai bleu malgré leur taille?», demande lean Provost, de Saint-Gérard-de-Magella.Ce lecteur raconte qu'au debut de juillet, un geai bleu s'est présenté à sa mangeoire pour se gaver de tournesol noir.Or, non seulement les chardonnerets jaunes ont pris panique à la vue du petit corvide mais les tourterelles ont aussi cédé le pas.Si le geai bleu n'hésite pas â inscrire quelques oisillons à son menu quand l'occasion se présente, les oiseaux adultes, eux n'ont rien â craindre.Mais le geai bleu est reconnu pour son agressivité aux mangeoires et les volatiles qui s'y nourrissent préfèrent quitter les lieux temporairement pour éviter une altercation.Mais ce comportement n'a rien a voir avec cette peur que l'on observe dans les relations proie-prédateur.lin réponse à un autre question au sujet du geai, il est normal en effet que cet oiseau visite nos mangeoires en tout temps de l'année, notamment si le poste d'alimentation est situé en milieu forestier.Comme les autres volatiles, les geais sont opportunistes et vont profiter de la manne qui leur est offerte s'ils ont localisé une mangeoire lors de leur passage.DES PARULINES SUR LA MONTAGNE ¦ On me signale que les parulines ont commencé a se regrouper sur le mont Royal en vue de la migration.En fin de semaine dernière, Pierre Bannon de la Société québécoise de protection des oiseaux a pu observer une dizaine d'espèces de ces oiseaux a cet endroit.La plupart étaient toutefois des jeunes de l'année souvent très difficiles â différencier pour le neophyte.Dailleurs le contraste entre ces jeunes et leurs parents maies est tel que l'on peut croire être en face de deux espèces distinctes.Un petit coup d'oeil aux pages 249 et 251 du guide Peterson vous en convaincra, notamment dans le cas de la paruline bleue â gorge noire.Les petits compagnons fi Le «Jack Russell », un vrai clown sur quatre pattes FRANÇOIS LUBRINA collaboration spéciale ¦ Certaines races de chiens portent, avec une dignité certaine, des noms en odeur de sainteté (Saint-Bernard, Saint-Hubert.).Il en existe une cependant, vrai petit diable, mais née littéralement dans.la sacristie.Son illustre inventeur étant nul autre que le révérend Parson |ohn Russell, pasteur protestant du sud de l'Angleterre de son état, mais digne homme d'église ayant comme (unique?) péché mignon la chasse à courre au renard ! Conçu au début du XIXe siècle, ce petit terrier dynamique, intelligent, bon chasseur, joyeux luron et drôle comme un clown, n'était pas, jusqu'à tout! récemment, reconnu comme appartenant à une race officielle.Même en Angleterre, où il est le plus populaire 4ps terriers, ses adeptes ne s'entendaient toujours pas, deux siècles après saWréation, sur des standards précis pou^ cette fascinante créature oeuvre inspirée, pourtant, d'un serviteur de Dieu.C'est seulement en 1990 que la race sera agréée par le Kennel Club.Et ceci le 2 juillet 1991 enfin que la Fédé-nlUQn canine internationale publiera scs*3Han dards.écuries Cette race, â coup sur, originale et très attachante, doit vraisemblablement son tempérament primesauticr à son singulier inventeur qui chassait activement le gibier à poil dans le Devon.Lt ce, malgré sa soutane et le qu'en-dira-t-on de ses ouailles.Avant d'arriver au résultat final, il procéda bien sûr, par tâtonnements, à de multiples et habiles croisements de petits terriers.Pour obtenir, avec bonheur, ce minuscule pitou qui a toujours hanté les écuries.Èn effet, qui dit chevaux, dit aussi avoine dont se régalent les.rats, et autres indésirables rongeurs.Les «Jack Russell » étaient donc les compagnons incontournables des garçons d'écurie, lads, fermiers, valets de chiens.pour combattre activement la vermine.Mais, très tôt, le lack Russell sera sélectionné physiquement en fonction de la chasse au renard.Aussi, pour pénétrer facilement dans les terriers, ce chien très compact doit donc avoir une poitrine «que l'on peut enserrer dans deux mains de taille normale sur la partie la plus large derrière les épaules».Diablotin Hon compagnon, ce gentil cabot a au- tant besoin d'exercice que de l'affection de son maitre.Petit diablotin à la chasse ( où il se faufile agilement et avec enthousiasme dans les terriers) c'est un joyeux drille plein d'humour à la maison.Un vrai amour de chien assis sagement et comme un ange sur vos genoux.Mesurant 30e\"1 au garot, il s'adonnera avec un égal plaisir dans le jardin à jouer à la balle, creuser un terrier par atavisme ancestral dans la pelouse ou traquer un agile écureuil.Physiquement, c'est un chien aux mâchoires puissantes, aux yeux très expressifs dominés par des oreilles en forme de V tombant vers l'avant.Soutenu par des membres bien droits, son corps s'achève par une queue que l'on doit écourter.Elle gardera une longueur suffisante pour pouvoir saisir d'une main son appendice caudal lorsqu'on veut le sortir du terrier.Question poil il existe deux variétés: dur ou lisse.Mais, dans les deux cas, il sera toujours dense, rê-che et bien serré.Question couleurs, le blanc domine avec des marques feu, citron, ou noire.Celles-ci doivent être limitées cependant à la tête ou â la naissance de la queue.Ce sont elles qui donnent a ce charmant cabot son petit air de clown peinturluré.Sanglier À la chasse au renard, le lack Russell conserve, en Angleterre, un rôle bien particulier.Au lieu de lui faire suivre poussivement et bêtement la meute sur ses petites pattes, on l'accrochera plutôt dans une sacoche au pommeau de la selle.Lorsque la meute de chien est «en défaut », son rôle est alors d'expulser du terrier le renard traqué afin de relancer la chasse.En France, on s'en servira aussi pour le sanglier ou le ragondin.Question entretien c'est un animal très simple et rustique.Il se contentera donc d'un bon coup de brosse de temps en temps.Au Québec le lack Russell est un compagnon encore rare et peu connu.Mesurant 2cm de moins que le mâle, la femelle met bas de trois â cinq chiots.Spécialisé dans les chevaux et les chiens a Saint-Hubert, le docteur |ean-Louis lïipot et son épouse Isabelle ont eu la joie d'une belle portée, il y a cinq semaines, de quatre bébés lack Russell nés de leur chienne « Piesek » ( ce qui signifie «petit chien» en polonais).Cette race, enfin, particulièrement robuste, ne souffre pas de maladies notoirement connues.Bon chien pour la famille et les enfants, le lack Russell est un toutou qui, comme tous les terriers, a cependant du caractère et de la personnalité.Enfin, et gros avantage, sa petite taille permet de le trimbaler â peu près partout.Agée de cinq ans, - Piesek », première chienne Jack Russell immigrée au Québec en est a sa quatrième portée.Elle a fort a faire pour imposer un peu de discipline a ses quatre rejetons vrais bout-en-train.comme leur mere! 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