La presse, 8 septembre 1992, B. Informations générales - Le Monde
[" A Le Monde LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 8 SEPTEMBRE 1992 rue S 57e nv# PS Ville Mont-Royal tu© rue rue Jean-Talon chemin de la Côte-Saint-Luc \t\tB - -\t \\1\t\tH ° A e i **\t\\^ te \t\tU o\tî ^ \\x 1 0 /S II\t\t\tol \t\t\t5 1 O- l \t\t\tS 1 i \tS Westmount \\\t\t m m rue Saint-Antoine USaUe Croûte Booa^, m Verdun SAMED112 SEPTEMBRE Arrondissement Ahuntsic-Cartierville : Centre Sophie-Barat 1239 est, boulevard Gouin Arrondissement Rosemont-Petite-Patrie : Église Saint-Arsène 1025 est, rue Bélanger Arrondissement Plateau Mont-Royal/Centre-Sud : Fraternité des policiers de la CUM 480, rue Gilford Arrondissement Côtelés-Neiges Notre-Dame-de-Grâce : Centre Monkland 4410, avenue West Hill DIMANCHE 13 SEPTEMBRE Arrondissement Villeray/Saint-Michel/ Parc Extension : Centre Lajeunesse 7378, rue Lajeunesse Arrondissement Mercier/Hochelaga-Maisonneuve : Maison de la culture Mercier 8105, rue Hochelaga Arrondissement Sud-Ouest : École Ludger-Duvemay 770, rue du Couvent Arrondissement Rivière-des-Prairies/ Pointe-aux-Trembles : Centre Roussin.Salon des aines 12 045 est, rue Notre-Dame Arrondissement Ville-Marie : Le plan directeur de cet arrondissement a été adopté par le conseil municipal en octobre 1990.Les audiences publiques sur les plans directeurs des arrondissements auront lieu à 9 heures aux dates et endroits indiqués sur cette carte.in,fograph>9 La Presse Un plan d'urbanisme pour mettre fin au fouillis à Montréal gauthber critères relatifs aux limites de hauteur et de densité des bâtiments, vise à créer des conditions optimales d'ensoleillement dans les rues et les lieux publics, veut régulariser les conditions de vent es audiences p u b I i q u e s sur les plans directeurs de huit arrondissements de la Ville de Montréal auront lieu aux quatre coins de la municipalité au cours du week end qui vient.Ces rencontres s'inscrivent dans la préparation du premier plan d'urbanisme dont se dote la Ville depuis sa fondation il y a 350 ans, souligne le responsable de l'aménagement et du développement urbain au comité exécutif, André Lavallec.L'élaboration et la présentation de ce plan ont coûté 2,5 millions au cours des cinq dernières années, sans compter les salaires des fonctionnaires municipaux qui y ont été affectés.Des milliers de pages de textes, accompagnés de cartes, plans, dessins et photos, ont été rédigées.Le travail ne sera pas terminé, prévoit-on, avant le milieu de 1994.Pour ce qui est du neuvième arrondissement, celui de Ville-Marie, qui s'étend du mont Royal à l'île Notre-Dame et de la rue At-water à Amherst et qui comprend notamment le centre-ville, le travail est pratiquement terminé.Le conseil municipal a adopté le plan directeur d'aménagement et de développement de ce secteur en octobre 1990 et la réglementation de zonage sera entérinée avant la fin de 1992.Un autre document portant sur les orientations et les stratégies du plan d'urbanisme de Montréal, a fait l'objet d'une étude publique au cours des deux dernières semaines.La version finale devrait être adoptée d'ici à la fin de Tannée.Certains ont déploré le fait que ce schéma général n'ait pas été adopté avant les plans directeurs des arrondissements.M.Lavalléc donne toutefois l'assurance que les différents éléments ont été mis en concordance.Le document sur les orientations et les stratégies de même que les neuf plans directeurs constitueront le plan d'urbanisme de Montréal.À partir de ces énoncés, la Ville rédigera une réglementation de zonage pour chacun des arrondissements.Dans le cas de l'arrondissement Ville-Marie, cette dernière étape a été précédée par la publication, en avril dernier, d'un document appelé «cadre réglementaire», qui compte à lui seul 279 pages.Le plan et ses réglementations uniques pour chaque quartier permettront de mettre fin au fouillis: à l'heure actuelle par exemple, l'arrondissement Ville-Marie est régi par 22 règlements, soit 9 règlements de zonage et 13 règlements particuliers qui gèrent soit des rues, soit des objets spécifiques.Le Vieux-Montréal n'est régi par aucun règlement territorial alors que les rues Sherbrooke et Sainte-Catherine ainsi que le boulevard Rcné-Lévesque sont soumis à des règlements particuliers.PHOTO ARMAND TROTTIER U Prtœ Le plan établit entre autres des Selon André Lavallée, on aura enfin une «vision globale» de la ville.provoquées au niveau du sol par les bâtiments élevés, etc.U détermine quelle partie d'un territoire donné sera occupée par le* logement, le commerce, l'industrie et ainsi de suite.11 fixe aussi des objectifs et des stratégies, tant pour l'ensemble du territoire que pour chacun des arrondissements.Ce qui fait dire au conseiller municipal indépendant Pierre Goyer qu'il s'agit d'un «véritable catalogue de distribution aux électeurs».Le plan d'urbanisme, explique M.Lavallée, constitue «une planification en profondeur de tout le territoire».Il souligne qu'il n'y avait pas aupara\\ant de «vision globale de la ville», qui était aménagée «selon les poussées du marché et les ambitions des promoteurs».Ce qui a donne notamment la construction des habitations Les Dauphins en bordure du parc Lafontaine, du gratte-ciel noir de la place d'Armes, du palais de justice dans le Vieux-Montréal, de l'autoroute Ville-Marie, etc.À qui accorder le droit de se prononcer par voie de référendum?tout oour tous d'un arrondissement omme l'entente constitutionnelle, le plan d'urbanisme de la Ville de Montréal contient de tout pour tous.Chacun y trouvera son compte, que ce soit à l'échelle du territoire montréalais ou a celle de chacun des arrondissements.Il fixe, pour l'ensemble de la ville, 41 objectifs très généraux tels «assurer une circulation efficace des camions et faciliter la livraison des marchandises», «augmenter le nombre d'arbres et protéger les bois de qualité» ou «développer les attraits touristiques de Montréal».Une stratégie de mise en oeuvre accompagne chacun de ces objectifs, mais on n'y trouve bien souvent que des evidences.A l'objectif de «consolider la structure commerciale de Montréal» correspond, comme première stratégie, de «confirmer dans leur vocation actuelle les artères et tronçons d'artères commerciales caractérises par une forte continuité commerciale».-\" Une lecture plus attentive permet toutefois de dégager des buts plus précis et même certaines priorités dans ce schéma qui se caractérise avant tout par un déluge de mots.Au chapitre du logement, on développera prioritairement les faubourgs Québec, des Récollcts et Saint-Laurent dans l'arrondissement Ville-Marie afin d'accroi-tre la population du centre de Montréal.Les besoins en équipements et services de loisirs seront avant tout comblés dans les quartiers Côte-des-Neigcs, Mile-End, Parc Extension, Petite-Patrie, Centre-Sud, Rivière-des-Prairies, Pointeaux-Trembles et les faubourgs Québec et Saint-Laurent.La Ville veut favoriser le développement d'édifices à bureaux entre autres sur la rue Sherbrooke, entre Viau et l'autoroute 25.Les hauteurs permises seront évidemment moindres que dans le centre: hors du quartier des affaires, elles ne pourront dépasser 44 metres.som l'équivalent de 12 étages, pour toutes les nouvelles constructions.La Ville souhaite par ailleurs que le prolongement de l'autoroute 25, qui relie le tunnel Lafontaine à l'autoroute Métropolitaine, prenne la forme d'un boulevard urbain, et ce jusqu'au boulevard Pcrras seulement.Nulle mention d'un pont vers Laval.La revitalisation de la rue Sainte-Catherine est une priorité au chapitre de l'activité commerciale et on envisage d'y installer une forme de transport collectif particulière, peut-être un tramway.L'aménagement du réseau vert dans le tronçon rivière des Prairies/Vieux-Port, dans l'axe de la voie du Canadien Pacifique, débutera par le segment allant de la rue Masson à la rue Saint-Urbain.Montreal veut réduire à 30 knvtî la limite de vitesse permise dans les rues résidentielles locales.Par contre, pas moins de 43 secteurs de la ville dont l'aménagement est problématique ou controversé feront l'obiet d'une pla- nification «subséquente à l'adoption du plan».On note en particulier le marché lean-Talon, le Vieux-Montréal, la rue Sainte-Catherine, le secteur du marché Atwater, le secteur Bishop/Crescent ou les abords de l'autoroute Métropolitaine.Les points les plus «chauds» sont ainsi passés sous silence, constate le conseiller d'opposition Pierre Goyer.Au sujet de l'emplacement du Centre de tri et d'enfouissement des déchets, l'ancienne carrière Miron, l'administration redit son intention d'aménager un grand parc d'arrondissement de 94 acres, de faire construire 4000 logements sur les périmètres nord, est et ouest et de créer un parc industriel aux abords de l'autoroute Métropolitaine.Certains se demandent toutefois comment la Ville pourra réaliser ces projets, même sur un horizon de plusieurs années, à une époque où sa marge de manoeuvre financière est de plus en plus restreinte., Après l'adoption de son plan d'urbanisme et sa transcription dans une réglementation de zonage, la Ville de Montréal pourrait permettre à la population des secteurs résidentiels homogènes de se prononcer par voie de référendum sur une demande de dérogation aux normes qui auront été établies.L'administration prévoit que la rédaction de règlements pour chacun des neuf arrondissements ne sera toutefois pas complétée avant le milieu de 1994.«Nous envisagerons alors la possibilité d'accorder à des populations données, qui auront des intérêts particuliers, le droit de se prononcer par référendum», a déclaré le responsable de l'aménagement et du développement urbain au comité executf, André Lavallée, qui ne veut pas prendre d'engagement ferme et dont les propos à ce sujet sont teintés de la plus grande prudence.Qui aurait droit de vote?Fau-dra-t-il ne l'accorder qu'à ceux qui sont directement touchés par une demande de dérogation au zonage susceptible, par exemple, d'affecter leur qualité de vie?M.Lavallée se pose ces questions et se contente d'y repondre que l'exercice du droit au referendum «devra être adapté à la nature des demandes qui feront l'objet des discussions».Ce mode de consultation, poursuit-il, sera «peu ou pas applicable au centre-ville».Il s'empresse d'ajouter que.depuis le mois passé, la population est mieux informée et a plus de possibilités de se prononcer au sujet des derogations.Ainsi, ex-plique-t-il notamment, les demandes doivent être annoncées sur les lieux mêmes, un avis doit être publié et les requêtes doivent être entendues a une et parfois deux reprises par le comité-conseil d'arrondissement (CCA ).Par ailleurs, la Ville entreprendra des l'an prochain l'informatisation des règlements de zonage sur la base du cadastre.Le propriétaire d'un lot donne pourra s informations (hauteur, densité, alignements, occupations, exigences patrimoniales particulières, etc.) relatives au zonage touchant sa propriété.Ces données pourront être consultées sur les terminaux de la Ville et ceux des professionnels et organismes oeuvrant dans le domaine de l'urbanisme.L'administration prévoit en outre qu'un bilan de la mise en oeuvre du plan d'urbanisme sera déposé à chaque année au conseil municipal.Ce plan, dont la réalisation a été entamée en 1987.sera révisé à tous les cinq ans.Entre ces remises à jour qinquennales.le conseil pourra l'amender au besoin pour y inclure un projet de développement urbain spécifique ou faire place à des plans particuliers touchant des secteurs donnés qui sont pour le moment passés sous silence tels le marché Jean-Talon.Dans les deux cas, l'étude des modifications fera l'objet d'une étude publique.La Ville «entend que le cadre de gestion du développement urbain soit clairement établi et ne soit modifié que de façon explicite et transparente».De plus, cette obligation morale pourra se traduire éventuellement en une obligation juridique suite aux modifications de la Charte de la Ville qui seront pertinentes».Toutes tes étapes d'élaboration du plan ont fait l'objet de consultations publiques.Les audiences qui ont etc tenues au cours des deux dernières semaines sur les orientations et strategies globales n'ont toutefois attire que bien peu de citoyens.M.Lavallée fait toutefois remarquer que des centaines d'or-ganismes se sont prononces au cours des étapes préparatoires.Il n'en reste pas moins, avouait cette semaine dans son mémoire l'Ordre des architectes du Que-bec, que «la Ville sollicite l'opinion des groupes et des citoyens à un rythme tel que nous ressen- 1 I B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 8 SEPTEMBRE 1992 \u2022\u2014 \u2022 .«.i .\u2022 i Editorial Paul Desmarais president du conseil ri .idnunistr.ition Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adioint directeur de I information Alain Dubuc éditorialiste en chef La ruée vers l'école a scène était digne du Stade olympique à la veille d'un show rock: des dizaines d'adolescents, dont plusieurs munis d'un sac de couchage, prêts à passer la nuit dans la rue pour s'assurer de ne pas arriver trop tard.Sauf qu'ici, leur objet de convoitise n'était ni un billet pour U2, ni une place au concert de Guns'n Roses.Mais plutôt un ticket de retour vers l'éducation.À la veille d'une rentrée scolaire qui doit s'effectuer sous le signe de la lutte au décrochage, cette ruée vers l'école avait quelque chose de rassurant: les jeunes qui ont quitté prématurément l'école ont massivement envie de «raccrocher».L'ennui, c'est que le système scolaire est incapable de répondre à la demande.Plus de 300 élèves ont été refusés dans les deux écoles pour décrocheurs de le CECM.Les centres d éducation pour adultes, qui traditionnellement accueillent une partie de cette clientèle - les jeunes de 16 ans et plus - sont tout aussi débordés.À une semaine de l'ouverture des classes, quelque 2 000 élèves potentiels ont été simplement refoulés.Et la CECM fait actuellement des efforts surhu-I mains pour tenter de caser tout ce beau monde.\u2022 La crise économique a certainement contribué à cette sou- \u2022 te,à! daine popularité de l'école.Mais peut-être aussi la campagne anti-décrochage lancée en juin dernier par le ministre de l'Éducation, Michel Page.Celui-ci compte consacrer dès cette année 42 millions, dont 24 au niveau secondaire, à la lutte contre la désertion scolaire.Le message a porté.L'argent est là.Mais il n'y a pas assez de places dans les écoles.Paradoxalement, cette pénurie s'explique en partie par la politique ministérielle elle-même.Car pour dégager ses 42 millions, le ministre a sabré substantiellement les budgets d'éducation des adultes.Résultat: les centres d'éducation permanente ont dû faire un tri dans leur clientèle.Premières victimes: les 16-18 ans, repoussés vers le réseau traditionnel, qui n'a pas été en mesure de tous les absorber.Autrement dit, une partie de l'argent «neuf» promis par le ministre ne constitue dans les faits qu'un déplacement budgétaire, qui provoque dans sa foulée un déplacement de clientèle.Avec les résultats que Ion a vus.Devant les pressions énormes qu'elles subissent, les commissions scolaires, qui recevront leur part du gâteau Page en fonction de projets qu'elles auront mis en oeuvre, risquent maintenant d'être placées devant un autre choix douloureux.Pour accueillir tous les repentis du décrochage qui cognent à leurs portes, elles seront naturellement portées à concentrer leurs efforts sur les «soins de première ligne»: classes spéciales, écoles de raccrochage, etc.Au risque de reporter la prévention à plus tard.Et de perpétuer l'hémorragie: actuellement, quatre jeunes Québécois sur dix ne terminent pas leur école secondaire.Qu'ils y reviennent deux ou trois ans plus tard via des écoles particulières, c'est très bien.Mais cela ne règle pas le problème de fond d'un réseau d'éducation qui ne parvient pas à garder près de la moitié de ses élèves.Voilà pourquoi il faut soutenir la Fédération des commissions scolaires qui, à une semaine de la rentrée, appelait ses membres à rétablir le titulariat dans les polyvalentes.Cette mesure, préconisée également par le ministre mais laissée à la discrétion des administrations scolaires, a le double mérite de vouloir corriger l'une des grandes plaies du système d'éducation actuel - des écoles sans âme, anonymes, inhumaines \u2022 sans exiger d'investissements majeurs.Tout ce qu'elle exige, c'est énormément de bonne volonté de la part des enseignants qui, après avoir fait le virage de la spécialisation, devront réapprendre à enseigner plusieurs matières à la fois.Ce n'est évidemment pas simple.Mais l'effort en vaut la peine.Le titulariat, ce n'est certes pas une recette magique.Mais à l'heure où un ministre peut faire figure de Père Noël en réinjectant dans l'Éducation un montant deux fois et demi inférieur aux coupures de l'année précédente, voilà un moyen peu coûteux de rendre l'école plus accueillante.Est-ce si bête de penser que ses élèves seront un petit peu moins tentés de la quitter?Agnès cruda : i Le chaperon rouge La combat politique de Jean Allaire contre l'establishment du Parti liberal a ete perçu comme une bataille entre la générosité et le cynisme.Les libéraux de M.Bourassa ont en effet fait preuve d un opportunisme consomme en cautionnant un projet auquel ils ne croyaient pas.le rapport Allaire, pour lâcher le rapport et son auteur quand c'est devenu politiquement rentable.Mais on découvre avec fascination qu'a côte des manipulateurs professionnels, il y a aussi des victimes professionnelles.Non content d'avoir été manipule par Robert Bourassa, M.Allaire accepte maintenant avec complaisance que Jacques Pari-zeau se serve de lui.M.Allaire militera contre l'entente, parce qu'il est satisfait des promesses de M.Parizeau, qu'un non aux offres ne voudrait pas dire un oui à la souveraineté.Après avoir servi de porte-étendard a un mythe, celui du virage souverainiste du PLQ, il incarne maintenant une autre fiction, celle que les péquistes, dans '.eur bataille contre l'entente, se battent pour autre chose que la souveraineté.: A force d'etre sympathique a ses déboires, on a fini par oublier les idées de M.Allaire.L'avocat liberal a donne son nom au rapport qui est sans doute le document constitutionnel le plus absurde des vingt dernières années.Un projet hybride ou le Québec se séparait tout en recevant les milliards d'Ottawa, à la fois un souveraineté de peureux \u2022et un fédéralisme d'adolescent revendicateur.Son choix actuel, milliter avec M.Parizeau.mais pas pour la souveraineté, est un prolongement de son rapport, dont l'essence même est de rester assis entre deux chaises.» ; A cela s'ajoute une certaine myopie.Il fallait plus que de la naïveté pour tomber des nues en découvrant que le parti liberal abandonnait \u2022son rapport.Tout le monde le savait depuis un an.Et l'histoire semble se repeter.Jean Allaire, en bon chaperon rouge, sera sans doute le dernier a s apercevoir que c'est le loup qui se cache sous le bonnet de mere-grand.\u2022 Bien sûr, i! est parfaitement comprehensible que M.Allaire, s'il reste fidèle a ses idées, rejoigne le camp du «non».Ce qui ne l'est pas.c'est qu'il reste membre du PLO.La dissidence fait partie de la vie démocratique.Mais quand on s'allie avec le principal adversaire de son propre parti, qu'on s'oppose à la thèse centrale de son parti et qu'on se lance dans une lutte qui menace son propre parti et risque de lui faire perdre le pouvoir, on quitte le terrain de la dissidence.La décence exigerait que M.Allaire aille jusqu'au bout de ses idées et démissionne.\u2022 En politique, la générosité et la naivete ne suffisent pas.La coherence et le jugement ne font pas de tort.Alain dubuc M!M/h S tfoM f/h* A/fcW / Tour UN \"Oui \" À LA |\\ SdOVè&fïiJ OROITS RESERVES La boîte aux lettres Médaille d'or du ridicule ¦ Un beau dimanche d'août.Quoi de plus agréable qu'une promenade en vélo, dans les rues du Vieux-Port, avec mes parents et mon Yorkshire de 2 kl- ! los que j'ai sur moi dans un « Porte-Tou- !tou»! Eh bien ! non ! Un blanc-bec de ; la «sécurité» 'm'avertit d'une façon cavalière que les chiens ne sont pas acceptés.Nous devons re- ! brousser chemin.Quelle bel- ! le réception pour les touristes! Jean-Paul Belmondo avec \u2022 ses deux Yorkshire aurait-il été traité de la même falcon?J'en doute fortement.On veut garder le site propre?D'accord.Qu'on eduque les gens (et ce sera la minorité) à ramasser les déchets de ! leurs fidèles amis.Au retour prématuré à la maison, je vois au parc Jeanne-Mance de nombreux chiens courir partout sans que ; personne ne soit dérangé.J'attribue donc aux reponsables de ce règlement la médaille d'or du RIDICULE.Christine LANTHIER - - ¦ m Christine Lanthier Pleurs de rage et de dégoût ; a Parfois je crois en l'être humain, par-: fois il me répugne.Comme ce chauffeur d'autobus de la STCUM qui, le 24 août, a 17h, en tournant le coin nord-est de la rue Sherbrooke et de l'Avenue du Parc, écrasa le vélo sur lequel était assis un vieux monsieur qui attendait le feu vert et qui a juste eu le temps de se réfugier sur le trottoir.À la réaction de quelques personnes témoins de l'accident, dont moi-même qui étais assise dans l'autobus et avais le vieil homme sous les yeux, le chauffeur recula puis remit tout bonnement son véhicule en marche et continua son chemin.Laissant le vieillard triste et décontenancé devant l'allure de sa bicyclette inutilisable et l'étonnement des piétons.Était-ce parce que le cycliste était âgé que le chauffeur ne se donna même pas la peine de descendre de son véhicule pour s'excuser ou voir si l'homme allait bien?l'eus envie de me lever, de protester! Mais comment toucher un être qui a perdu toute sensibilité! Impuissante, j'ai pleuré de rage et de dégoût! Julie VILLENEUVE Outremont Dédommagement des « orphelins » de Duplessis ¦ Quand arrêterons-nous de dépenser notre temps et nos énergies à investi-guer et juger dans le contexte d'aujourd'hui des gestes posés il y a plus de quarante ans?Il est à mon point de vue tout à fait inacceptable qu'on se base sur des critères et sur notre façon de faire d'aujourd'hui pour condamner les méthodes utilisées dans les années cinquante pour former les jeunes et pour maintenir la discipline autant dans la famille qu'à l'école ou dans nos collèges et maisons de corrections.Et demander compensation pour de soi-disants abus.Devrions-nous, dans tous les domaines, investiguer tout ce qui a été fait dans le passé et qui n'est pas conforme à nos valeurs et aux normes actuelles?Remonterons-nous à la déportation des Acadiens et demanderons-nous des dédommagements pour ceux qui en ont été victimes?Quand et où nous arrêterons-nous?Il vaudrait mieux essayer de bâtir l'avenir (et ce n'est pas le travail qui manque) que de perdre notre temps à ressasser le passé pour y trouver des failles au bénéfice de certains individus en quête de publicité, d'intérêts pécuniaires ou pour d'autres fins.Ce serait beaucoup plus constructif et nous y gagnerions tous.Jean-Paul DUCAS Laval Serpents venimeux au Québec ?03 Récemment, La Presse publiait un article intitulé «Supposons que vous venez d'être mordu par un serpent venimeux », rédigé par le docteur Kenncth-F.Walker.La rubrique, qui véhiculait de très intéressantes informations, a retenu notre attention car à tous les ans, le Jardin zoologique de Granby reçoit plusieurs appels téléphoniques de citoyens et de médecins inquiets des conséquences des morsures infligées par des serpents de nos régions ou parce qu'un serpent rôde dans leur environnement.Le docteur Walker précisait dans son article que chaque année en Amérique du Nord, quelque 5000 personnes sont mordues par des serpents, dont beaucoup sont venimeux.Pas trop rassurant, me direz-vous! Mais l'Amérique du Nord, c'est très grand ! g m Les Québécois peuvent dormir sur leurs deux oreilles où qu'ils soient dans la province, car le Québec est exempt de serpents venimeux à l'état naturel.Aucune morsure de serpent indigène au Ouébec ne peut entraîner un danger pour votre santé ou votre vie.Pour rencontrer un serpent venimeux au Québec, il vous faut frequenter une personne qui s'en est procuré un dans une animalerie! Ce type de rencontre fortuite sera de plus en plus improbable parce qu'une nouvelle réglementation provinciale interdit la garde de tout serpent ou lézard venimeux par un particulier.Les gens qui en possèdent déjà un ont un droit acquis qui leur permet de conserver l'animal jusqu'à sa mort.Toutefois, en aucun cas, ils ne peuvent le donner à une autre personne ou en acquérir un nouveau si l'animal décède.Alors soyez rassuré, vos chances de rencontrer un redoutable serpent venimeux ici au Québec sont à peu près nulles et elles seront de moins en moins probables! Danielle DELISLE Biologiste-éducatrice, Jardin zoologique de Granby Nouvelles serres du Vieux-Montréal ¦ Vous n'êtes pas sans savoir que trois articles de journaux sont parus récemment concernant le restaurant LES SERRES DE MARGUERITE.Malheureusement, parce que les articles ne sont pas précis, la situation nous cause un préjudice considérable.Le système judiciaire étant particulièrement lent, le restaurant Les Serres de Marguerite n'est passé en cour qu'au début d'août 1992.Voilà pourquoi les journaux ont rapporté les faits 9 mois après les dites inspections! Et ce, même si ce restaurant n'existe plus.Je tiens à préciser que les visites des inspecteurs ont eu lieu en novembre 1991 et début décembre 1991.Le restaurant n'était pas notre propriété à ce moment et il ne portait pas le même nom.Le commerce de madame Biais a fermé ses portes le 11 janvier 1992 et n'a jamais réouvert.Le 31 janvier 1992, le restaurant LES SERRES DU VIEUX-MONTRÉAL ouvrait ses portes sous l'adminstration de LES P.D.G.DU VIEUX-MONTRÉAL INC.Depuis le 31 janvier, nous avons eu la visite des inspecteurs qui ont toujours été très satisfaits de leurs inspections.Nous vous prions de prendre en considération la situation et de comprendre que nous ne voulons pas de la réputation de l'ancienne administration qui n'était pas très norissante.Gaston JACQUES Montréal La médiocrité érigée en système ¦ Je suis renversé: les journaux du mardi 25 août rapportent que madame Lorraine Page, présidente de la Centrale de l'enseignement du Québec, s'insurge contre l'exclusion des candidats les plus faibles aspirant à l'enseignement collégial.À l'en croire, il faudrait même y admettre ceux qui n'ont pas obtenu leur diplôme d'enseignement secondaire, même si ce dernier n'exige que la réussite de 130 crédits sur les 170 offerts.Lorraine Page On croit rêver: la solution de madame Page consiste simplement à nier l'existence du problème.Plusieurs étudiants sont trop faibles pour accéder aux études post-secondaires?Qu'à cela ne tienne: on les y intégrera quand même, on redéfinira à la baisse le niveau des études collégiales, et vogue la galère! Peu importe que cela contribue à dévaloriser un peu plus l'enseigne* ment collégial, et indirectement l'enseignement secondaire; tout ce qui compte, c'est d'avoir le maximum d'étudiants dans le système d'éducation, et donc le maximum d'emplois de professeurs.Si j'était à la place de madame Page, je réfléchirais plutôt à la véritable démocratisation de l'éducation : celle qui ne produirait pas 40 p.cent de décrocheurs au secondaire, celle qui intéresserait vraiment les jeunes à l'école, celle qui leur communiquerait de véritables connaissances et leur y ferait prendre goût, celle qui les préparerait à faire face aux véritables défis de la formation à tous les niveaux scolaires.Du bidon, c'est du bidon, et ça ne sert à rien dans la vie! Les jeunes semblent s'en apercevoir plus rapidement que certains adultes.Paul BERNARD Montréal LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 8 SEPTEMBRE 1992 niions Robert Bourassa, « l'homme qui vendait son peuple » { PIERRE GRAVE LINE S\" \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014___________ I L'auteur est un syndicaliste et un ancien dirigeant du NPD-Québec.¦l fallait s'y attendre.S'il y a une chose qui était, si l'on peut dire, écrite * dans les astres c'est bien le fait que Ro-| bert Bourassa finirait par céder devant les pressions des autres provinces et du î gouvernement fédéral, par reculer de-î vant la perspective de l'indépendance, par abandonner lâchement les revendi- * cations historiques du peuple québéy cois.On n'en reste pas moins surpris devant l'ampleur de la dérobade et la cy- : nique facilité avec laquelle il l'a accomplie.L'homme qui vendait son peuple I avait le sourire aux lèvres! On a beau se dire que c'était inévitable et prévisible, le sentiment d'humi- * liation n'en est pas moins fort.On a beau se rappeler l'adage qui prétend qu'on a le gouvernement qu'on mérite, m jon n'arrive pas à se convaincre que le $| peuple québécois soit à ce point petit, médiocre et poltron.Nul besoin d'attendre la publication des textes définitifs de l'entente constitutionnelle pour mesurer l'énormité et la gravité des compromis consentis.Il suffit d'avoir vu les regards triomphants des Clyde Wells et autres ennemis acharnés du Québec.L'homme qui vendait son peuple festoyait en compagnie de ces gens-la! Des plumes et du goudron I On comprend fort bien les premiers ministres des provinces anglophones, le premier ministre fédéral et les chefs autochtones de se réjouir.On les comprend de ne pas tarir d'éloges sur Robert Bourassa.Ils obtiennent en effet grosso modo le genre d'entente constitutionnelle qu'ils recherchaient et qui correspond largement à leur vision du Canada de demain : un Canada centralisé, fondé sur une nouvelle alliance des anglophones et des autochtones, débarrassé du mythe encombrant des deux peuples fondateurs, où le Québec sera enfin une province comme les autres et le peuple québécois une minorité comme les autres.Et surtout, le prix qu'ils ont payé au Québec pour obtenir son adhésion à ce pacte suicidaire est ridiculement inférieur à celui qu'ils craignaient de devoir payer.À leur grand plaisir, l'homme qui vendait son peuple, intimidé par le chantage économique et les menaces territoriales, était disposé à le solder! Alors qu'ils auraient dû le couvrir de plumes et de goudron, l'asseoir sur un rail et le reconduire aux portes du Que- .» \u2022 wm Pierre Graveline bec en le conspuant, ses ministres et ses députés eurent l'indécence de l'ovationner.L'homme aurait, veut-on nous faire accroire, réalisé des gains historiques supérieurs à ceux de tous les pre-miers ministres québécois depuis l'origine des temps confédératifs.«Meech plus, plus, plus!», s'est extasié Gil Rémillard, le fou du roi maudit, dans un délire d'auto-hypnotisme.L'homme qui vendait son peuple, lui-même passé maître depuis longtemps dans l'art de se dédire, se contredire et mentir, en croyait à peine ses oreilles devant tant de politiciennes flagorneries! Merci, nos bons maîtres ! Dressons donc rapidement le compte de ces gains faramineux du Québec.Nous avons obtenu, ou plutôt l'homme a obtenu pour son peuple, que soit reconnu dans la constitution le fait qu'il forme une société distincte.En échange de cette reconnaissance qui, soit dit en passant, permet au Canada d'éviter de reconnaître qu'il existe un peuple québécois qui a le droit de s'autodéterminer, l'homme qui vendait son peuple a accepté que la définition de la société distincte soit réduite à la langue, la culture et le code civil; que cette reconnaissance se situe à l'intérieur d'une clause dite «Canada» et qu'elle soit noyée dans un fatras d'autres considérations dont plusieurs Robert Bourassa viennent la contredire; que cette reconnaissance ne se concrétise dans aucun pouvoir spécifique pour le Québec; que le Québec s'engage à promouvoir, et non plus seulement à protéger, les droits de sa minorité anglophone, ce qui, à moyen terme, va permettre aux tribunaux d'achever la destruction de la loi 101, notamment en matière de langue d'enseignement pour les personnes immigrantes.L'homme a obtenu un droit de veto pour le Québec sur les modifications aux institutions fédérales.En échange, il a accepté que les institutions fédérales soient modifiées avant que le Québec ait ce droit de veto et il a accepté que ce droit de veto ne s'applique pas à la création de nouvelles provinces, ce qui rend ce droit de veto inutile pour au moins les quelques décennies à venir.L'homme a obtenu 18 députés d'arrière-ban de plus pour le Québec à la Chambre des communes (je n'avais pas remarqué que nous en manquions) et une garantie que la deputation québécoise y occupera 25% des sièges (notre poids démographique nous donnait déjà cette garantie, «à moins que nous ne cessions nos activités sexuelles», comme l'a souligné le Premier ministre Harcourt de la Colombie britannique).Il a également obtenu que le nouveau Sénat n'ait, pour l'instant, pas beaucoup de pouvoir (le vieux Sénat en avait-il?).En échange, il a consenti à la consécration du statut minoritaire du Québec dans un Sénat où Plle-du-Prince-Édouard avec ses quelques dizaines de milliers d'habitants aura désormais autant de poids que le Québec avec ses sept millions d'habitants.Il a aussi accepté de courir le risque insensé de voir un jour des sénateurs francophones hors Québec, bénéficiant des dispositions sur la double majorité, disposer du pouvoir de définir en cette chambre les intérêts linguistiques et culturelles du Québec.L'homme a obtenu que le gouvernement fédéral se retire de six champs de compétence provinciale qu'il occupait fiar le biais de son pouvoir de dépenser.I a obtenu des demi-pouvoirs nouveaux en matière de culture et de formation de la main-d'oeuvre.Il a obtenu que soient constitutionnalisés les arrangements entre Québec et Ottawa en matière d'immigration.Il a enfin obtenu des promesses., notamment quant à un éventuel rapatriement des pouvoirs dans le dossier du développement régional.En échange, il a renoncé à toutes les revendications historiques du Québec quant à un nouveau partage des compétences; il a reconnu le pouvoir de dépenser du gouvernement fédéral dans tous les domaines de compétence provinciale (y compris en santé et en éducation); il a accepté une charte sociale de nature fédérale qui fixe des objectifs communs aux activités provinciales; il a accepté la mainmise fédérale sur les grands programmes culturels et sur le programme d'assurance-chômage, rendant du même coup passablement théoriques les gains réalisés dans les domaines de la culture et de la formation de la main-d'oeuvre.L'homme qui vendait son peuple a prétendu que c'était le maximum que le Canada était prêt à donner.Un coup de bâton avec ça, Monsieur Bourassa?Tendant sa sébile de mendiant apeuré, il a accepté et il a dit: merci, nos bons maîtres! Cet homme doit partir Après avoir violé allègrement le sens même de la légitimité démocratique, après avoir jeté aux poubelles le programme de son gouvernement et celui de son parti, après avoir trahi sans vergogne les revendications et les espoirs historiques du Québec, l'homme qui vendait son peuple croit pouvoir s'en tirer impunément.11 compte sur l'efficacité du rouleau compresseur de Vestablishment libéral pour briser les reins de ses opposants au sein du Parti libéral.Il compte sur la puissance de la machine à intimidation fédérale pour briser les reins de son peuple.Pour tous ceux et celles qui en doutaient encore, il devrait être clair désormais que cet homme représente le principal obstacle à la réalisation des aspirations nationales du peuple québécois.Il ne devrait plus subsister aucune incertitude aujourd'hui sur le fait que sa présence à la tête de l'État québécois constitue un danger majeur et permanent pour les intérêts les plus fondamentaux du Québec.Cet homme doit partir.Et il doit partir maintenant.Nous n'avons pas les moyens comme peuple d'attendre les prochaines élections et de laisser cet homme, pendant douze à dix-huit mois encore, poursuivre et compléter son oeuvre de trahison et de destruction.Il y va de notre avenir et de celui de nos enfants.Comme il n'existe aucun espoir qu'il démissionne de lui-même, tous les moyens démocratiques doivent être mis en oeuvre pour le chasser du pouvoir.À compter de maintenant, tous les souverainistes québécois doivent refuser d'avoir le moindre contact, de quelque nature et pour quelque raison que ce soit, avec cet homme.Les députés du Parti québécois doivent immobiliser l'Assemblée nationale en refusant de siéger en la présence de cet homme.La jeunesse québécoise, particulièrement la jeunesse étudiante, doit se lever et déclencher grèves et occupations dès la rentrée scolaire, les travailleuses et les travailleurs québécois doivent, dans un réveil et un élan commun du mouvement syndical, lancer une grève générale, la population entière doit se mobiliser et descendre dans la rue comme elle ne l'a encore jamais fait pour exiger la démission de cet homme et le forcer à partir.Voilà ce que nous devons faire si nous sommes un peuple qui se tient debout.Voilà ce que nous devons accomplir si nous voulons vraiment progresser sur le chemin de notre indépendance.Se trouvera-t-il, aujourd'hui au Québec, des leaders qui auront la dignité de cesser de prendre prétexte de la fatigue constitutionnelle de la population pour justifier leur indécision et leur inaction?S'en trouvera-t-il qui auront la lucidité de comprendre que le temps n'est plus aux palabres et à l'attentisme?S'en trouvera-t-il qui auront le courage d'appeler à la mobilisation populaire et d'engager enfin la vraie bataille pour l'indépendance?L'homme qui vendait son peuple est convaincu que non.E~mt d'armes à feu : il faut oser les vraies questions PIERRE LEEVIIEUX t h \\ : 4\\ « \u2022 ¦ Économiste, écrivain et directeur de la collection «Iconoclaste», l'auteur prépare un ouvrage sur la question des armes, ù paraître à Paris au début de Van prochain.Les drames sont hélas inséparables de la condition humaine, y compris le drame ultime de la mort.Il est naturel de vouloir repousser ce dernier le plus longtemps possible, et on comprend la sourde douleur et l'écrasant sentiment d'impuissance et de gaspillage qui frappent ceux qui ont perdu un être cher à Concordia, il y a deux semaines, à Polytechnique en 1989, à l'Assemblée Nationale en 1984, ou chez Du Pont, rue Dorchester, en 1971.On imagine aussi l'insondable détresse qui doit engloutir la famille du meurtrier.Ce qui se comprend moins, ce sont les autres qui, de leur salon, réclament de nouveaux contrôles autoritaires à chaque nouveau drame que les contrôles antérieurs n'ont pas su prévenir.C'est l'histoire du contrôle des armes à feu qui, depuis le début du siècle, a peu à peu aboli en Occident le droit d'un homme libre de posséder et de porter des armes, droit consacré notamment par le BUI of Rights anglais de 1689.Au Canada, la législation des années trente et surtout la loi fédérale de 1977 avaient sérieusement entamé ce droit; la toute récente législation marque un autre'pas dans la voie irrationnelle de la prohibition.Pourquoi ne pas prohiber aussi l'alcool et l'automobile, qui causent bien plus de drames et, dans le cas de l'alcool, bien plus d'agressions?Du reste les arguments des partisans actuels du contrôle des armes à feu ressemblent étrangement à ceux des avocats américains de la Prohibition au début du siècle.Même dans un climat de douleur et d'hystérie \u2014 surtout dans un tel climat \u2014, il faut poser les vraies questions.La légitime défense Une des questions que devraient inspirer des drames comme Polytechnique ou Concordia est la suivante: comment se fait-il qu'aucun des témoins ne se soit porté à la défense des innocentes victimes?Je ne parle pas de la police, qui ne peut pas, et ne doit pas, être partout.Mais pourquoi le seul à avoir une arme était-il le déséquilibré venu commettre son forfait?Comment se fait-il qu'il n'y ait pas eu, pour exercer ce droit de légitime défense brillamment défendu par John Locke il y a 300 ans, un gardien discrètement armé ou un professeur normal possédant une arme?Parce que, pour le simple citoyen, le port d'armes est maintenant interdit; et que la possession des armes est de plus en plus réglementée.Pourtant, la liberté et la capacité des individus de se défendre ont souvent démontré leur efficacité.En octobre 1977.à Las Vegas, un déséquilibré qui vient de tuer deux personnes à coup de couteau tente d'enfoncer la porte des deux voisines d'un honnête citoyen ; celui-ci prend son arme, se porte à la défense des agressées et abat le meurtrier.Le 17 décembre 1991, à Anniston en Alabama, deux bandits prennent en otage les clients d'un restaurant et les enferment dans la chambre froide; mais ils sont abattus par un autre client armé d'un pistolet qui s'était caché sous une table.Ces exemples sont légion là où les honnêtes citoyens peuvent encore porter des armes.Car s'il est vrai que la disponibilité des armes à feu peut faciliter les forfaits des criminels et des déséquilibrés, elle permet aussi aux honnêtes citoyens de se défendre.La possibilité d'une légitime défense efficace exerce un effet dis-suasif.L'irrationalité des contrôles Aux Canada comme en Angleterre et aux États-Unis, la réglementation des armes à feu a été marquée par l'irrationalité qui caractérise les processus politiques et bureaucratiques.Aux États-Unis, la deuxième vague de contrôles fédéraux a déferlé après l'assassinat du président Kennedy en 1963.L'assassin avait utilisé une puissante carabine; on voulut que les contrôles s'appliquent aussi aux armes de chasse et aux armes de poing.On prétextait d'empêcher les mineurs d'acheter une arme par la poste; on finit par considérer tout le monde comme des mineurs.Le 1er août 1966, un ex-soldat déséquilibré, Charles Whitman, tirait sur plusieurs passants du haut d'une tour de l'Université du Texas à Austin.Même si un autre tueur avait, deux semaines auparavant à Chicago, massacré huit étudiantes infirmières à l'arme blanche, on rendit les armes à feu responsables de toute la violence du monde.Quelques gouvernements locaux avaient du reste précédé le gouvernement central, comme l'État de New York avec les fameuses Sullivan Laws de 1911, qui ont pratiquement rendu illégales les armes de poing, dans la métropole américaine.Des États du sud avaient aussi réglementé les armes pour empêcher les noirs d'y avoir accès.A l'inverse, à l'intérieur du territoire de certains États, la possession et le port des armes demeurent à peu près libres.La relation de causalité entre la disponibilité des armes et la criminalité est loin d'être prouvée.Comparez, justement, New York ou Washington, où les armes sont au moins aussi contrôlées qu'au Canada, et le Vermont, un des États les plus libres de ce point de vue et aussi des plus paisibles.Le principal effet des mesures de contrôle est de laisser les armes aux mains des seuls criminels.Ce sont les hommes qui tuent, les armes à feu ne sont qu'un instrument parmi d'autres.On se rappelle Fé-néon, accusé de port d'armes illégal, à qui le juge dit: «Vous aviez sur vous tout ce qu'il fallait pour commettre un meurtre.» Et l'anarchiste de répondre: «l'avais aussi sur moi tout ce qu'il fallait pour commettre un viol.» Pourquoi toute l'intelligentsia et l'establishment s'opposent-ils au droit des simples citoyens de posséder et de porter des armes?Parce que c'est policalty correct?(.) Une autre question est celle de Juvenal : Quis custodiet ipsos custodes ?Quand seuls les agents de l'État (et les criminels alimentés sur le marché noir) auront des armes, qui nous protégera contre nos protecteurs?Le droit moderne de l'individu de posséder et de porter des armes se justifiait autant par la nécessité de résister à la tyrannie le cas échant que par le droit de légitime défense contre les criminels de droit commun.Les régimes tyranniques (celui de Vichy en 1942, par exemple) commencent toujours par confisquer les armes aux mains de la population, ce qui est facile quand une loi antérieure a imposé leur enregistrement.L'histoire aurait pu être différente pour les milliers de Juifs embarqués par la police nationale française au matin du 16 juillet 1942, et parqués au Vel d'Hiv pour être ensuite expédiés vers les camps nazis de la mort, si seulement ils avaient eu des armes pour se défendre.11 faut lire les suppliques des résistants dans les ghettos de Varsovie et d'ailleurs, implorant des armes auprès de leurs appuis extérieurs.Et on peut voir, au National Firearms Museum de Washington, un spécimen des pistolets rudimentaires, fabriqués à un dollar pièce, que les alliés, plus tard, parachutèrent aux résistants européens, désarmés par leurs propres gouvernements avant l'invasion.A gentler and kinder nation?Au fait, qu'cst-elle devenue, la « kinder et gentler nation /», la douce société canadienne avec ses programmes sociaux qui devaient acheter la paix en soudoyant les exclus?En réalité, la société douce ressemble plutôt à une garderie d'irresponsables qui, dépouillés du sentiment de la liberté et de la dignité individuelles, s'en remettent corps et biens à la protection du seigneur local, c'est-à-dire de l'État où les hasards de la naissance et les drames des guerres historiques les ont fait naître.A- Pourquoi ne pas prohiber aussi l'alcool et l'automobile, qui causent bien plus de drames et, dans le cas de l'alcool, bien plus d'agressions?Comment un homme peut-il entretenir le sentiment de sa souveraineté individuelle quand il est transformé en criminel, passible de cinq ans de prison en vertu du Code criminel canadien, s'il apporte son revolver en excursion de camping sauvage avec sa famille?Quand il doit demander à quelque bureaucrate une autorisation pour acquérir des armes à feu?Quand, en vertu des lois existantes (qui tressent une sorte de loi des mesures de guerre permanente), il peut être perquisitionné ou fouillé sans mandat sous prétexte que la police cherche des armes?Quel genre de société allons-nous promouvoir quand le citoyen-enfant sera obligé, en vertu de la nouvelle législation fédérale sur les armes à feu, de verrouiller l'arme qu'il garde chez lui, et de faire signer son Autorisation d'acquisition d'armes à feu par deux répondants?(Mais rassurez-vous, parmi la liste des répondants agréés, figurent votre dentiste, votre travailleur social et.votre professeur d'université.) Un homme libre ne traite pas ainsi ses propres enfants.Thomas Jefferson écrivait à son neveu : « La force du corps engendre la force de l'esprit.Quant à la forme d'exercice nécessaire, je te conseille les armes à feu.S'il est vrai qu'elles ne constituent qu'un exercice physique plutôt médiocre, elles rendent I esprit audacieux, entreprenant et indépendant.» La société infantilisante n'est pas douce pour tous.De même que les grou- pes d'intérêts organisés et protégés prennent légalement les plus faibles en otage, ainsi Lepine s'est attaque à ceux qui étaient le moins susceptible de se défendre, le suggérerais que la société infantilisante n'est pas étrangère à la prolifération des tueries aveugles comme le Québec, la France et tous les pays du monde en connaissent aujourd'hui.L'enfant casse son jouet pour exprimer sa frustration ; le citoyen-enfant se venge sur tout ce qui bouge.Encore qu'il ne faut pas exagérer la portée de l'argument: lack l'Éventreur n'avait pas attendu l'État-Providence britannique pour donner libre cours à ses fantasmes.De fausses représentations politiques en irrationalités bureaucratiques, le Code criminel canadien en est venu à interdire même la possession des bonbonnes lacrymogènes \u2014 pourtant en vente libre en France, pays qui n'est pas un modèle dans ce domaine.Le cri devient la seule arme de défense légitime.Plusieurs ont dû crier, à Concordia le 24 août 1992 ou à Polytechnique le 6 décembre 1989, mais aucun témoin n'était en mesure de repondre.Le risque d'être agresse est moins dangereux que l'interdiction de se défendre, d'autant plus que celle-ci accroît celui-là.Benjamin Franklin ajouterait ici son aphorisme fameux: «Ceux qui abandonneraient une liberté essentielle pour acheter une maigre sécurité temporaire ne méritent ni liberté ni sécurité.» Le Monde II Bl Lt B4 LA PRESSE.MONTREAL, MARDI 8 SEPTEMBRE 1992 d( ui fa dj 11 gi te d U cl V c« 1 L ti b t.h h n q ! t c P s 1 fi ci c F t Les troupes du Ciskei tirent sur des manifestants de l'ANC La fusillade fait au moins 25 morts et 200 blessés d'après AFP cl Rcuicr IOHA NNESBURG es soldats du bantoustan du Ciskei ont tiré hier sans sommation sur des milliers de manifestants de l'ANC, faisant au moins vingt-cinq morts et près de 200 blesses.Cet incident a amené le gouvernement sud-africain à déployer ses propres troupes dans ce territoire formellement indépendant pour, officiellement, «prévenir tout pillage».Selon un bilan des autorités sud-âfricaines, au moins 25 personnes ont été tuées à la frontière entre le Ciskei et l'Afrique du Sud, lors d'une manifestation contre le régime du général Oupa Gqozo.le chef militaire du bantoustan, organisée par le Congrès national africain (ANC).Le mouvement de Nelson Mandela a chiffré à 28 le nombre des morts.Selon l'ambassade sud-africaine au Ciskei, 147 personnes ont été blessées par balles et 49 autres clans la bousculade qui a suivi le mitraillage à l'arme automatique de la foule, estimée à 80000 militants.Dans la panique, certains manifestants se sont blessés sur la barrière de fils de fer barbelés qui bloquait la frontière.Le gouvernement sud-africain a annoncé dans la soirée qu'il avait décidé de déployer une compagnie \u2014 entre 120 et 200 hommes \u2014 à l'intérieur du ban- toustan.afin de « protéger les propriétés industrielles et de prévenir les pillages».Selon l'agence sud-africaine SAPA, des pillages ont été commis en après-midi à Mdantsane, au Ciskei, à une heure de route environ des lieux du massacre.Samedi, la zone frontière avait été déclarée «zone de troubles» par les autorités sud-africaines qui avaient déjà déployé d'importants contingents de forces de l'ordre.La qualification de «zone de troubles» donne à l'armée et à la police sud-africaines des pouvoirs exceptionnels.La fusillade a provoqué l'indignation du mouvement de Nelson Mandela.L'ANC a accusé le gouvernement de Frederik De Klerk de porter avec les autorités du Ciskei une part égale de responsabilités, pour avoir encouragé l'homme fort du Ciskei, Oupa Gqozo, à persévérer dans «son intransigeance».Ce massacre de manifestants désarmés «marque un tournant dans la lutte pour la démocratie», a ajouté le mouvement dans un communiqué.Selon l'armée du Ciskei, un soldat de ce territoire a été tué lors de la fusillade.L'armée a ajouté que les soldats du Ciskei avaient ouvert le feu en réponse à une attaque de manifestants.Rejetant ces accusations, Cyril Ramaphosa.secrétaire général de l'ANC, a affirmé que «pas un seul raient être sérieusement cées».mena Des membres de la police sud-africaine examinent les cadavres de membres de l'ANC tués lors dune manifestation.\"«no coup de feu n'avait été tire par ceux qui défilaient».11 a ajouté que les tirs des soldats du Ciskei n'étaient pas «spontanés».«On pouvait entendre qu'il s'agissait de gens à qui on avait donné l'ordre de tirer pour tuer, même quand les gens étaient à terre».Il a affirmé qu'a moins que le président De Klerk n'agisse pour arrêter la répression dans les ban-to us tan s, «les négociations pour- Le président sud-africain a rejeté comme «un mensonge» et une «propagande» les accusations de l'ANC, lors d'une conférence sur le fédéralisme, avec la participation de plusieurs représentants des bantoustans, dont le Ciskei.Mais il a dû clore cette réunion en soirée sans résultats réels.M.De Klerk a rejeté sur la campagne «d'actions de masse» lancée par l'ANC la responsabilité du massacre.Cette campagne, lancée en juin, et dont l'ANC a annoncé la semaine dernière l'intensification, vise à faire céder le gouvernement de Pretoria sur la mise en place rapide d'un système démocratique en Afrique du Sud.Le gouvernement sud-africain «doit exercer un contrôle sur les forces du Ciskei et sur celles des autres bantoustans».a estimé le secrétaire au Foreign Office Douglas Hurd, en craignant que «la violence ne s'étende vers ces secteurs».«Il est aussi absolument nécessaire» que les négociations constitutionnelles reprennent, a-t-il ajouté.Situé au sud du pays, le Ciskei \u2014 dont seul Pretoria reconnaît l'indépendance \u2014 compte 850000 habitants, dans leur quasi-totalité des Xhosas, une des ethnies sud-africaines.Le territoire est «indépendant» depuis 1981.?REPÈRES De graves épidémies menacent Sarajevo L'Asie du réalisme économique donne le ton au Mouvement des non-alignés d'après Reuter et AFP Pascal de l'AFP WALLET DIAKARTA M Les non-alignés ont appelé à un ordre mondial plus favorable au tiers inonde lors de leur 10c sommet, à Djakarta, mais le ton et la méthode sont nouveaux: l'Asie du réalisme économique est aux commandes.Le premier résultat du sommet qui s'est achevé dimanche après six jours de tra-vaux est clair: l'Indonésie, à la présidence du Mouvement des non-alignés pour les trois prochaines années, a su lui donner l'impulsion nécessaire pour qu'il ne s'effondre pas.Trente et un ans après sa création, il ne manquait pas d'augure pour annoncer qu'il mourrait de la fin de la Guerre froide et de la disparition des Blocs militaires.Les non-alignés ont adhéré a l'analyse que l'on retrouve dans le document final du sommet et dans son « message de Djakarta » : sur le plan poli-tique et militaire, le monde unipolaire dominé par les .États-Unis qui a succédé à la eonfrontation Est-Ouest n'est -pas beaucoup moins dange-! reux que le précédent pour les pays du Sud; sur le plan économique et technologique, leur retard sur les pays développes a tendance à s'aggraver.Affirmant qu'il ne peut y avoir de stabilité, et de démocratie, que si les richesses et le pouvoir de décision sont équitable ment partagés, les pays du tiers monde revendiquent une réforme des Nations unies, un effacement de la dette des pays les plus pauvres et un allégement pour les autres, une réforme du système économique et une libéralisation du commerce internationaux.Pour réaliser ce vaste projet, la centaine de pays participants, venus de quatre continents (Europe, Amérique latine, Afrique et Asie), ont avalisé une vision non conflictuelle des rapports avec le Nord: «le dialogue et la coopération» sont décrits comme fondamentaux dans le «message de Djakarta».Les non-alignés sont aussi convenus de renforcer leur cohésion au sein de l'ONU, décrite comme l'élément central d'un système de sécurité et de prospérité collectives.Ils se disent prêts à coordonner leur action avec celle du «Groupe des 77», rassemblement de pays du tiers monde centré sur les questions économiques internationales.Ils ambitionnent de coopérer pour la sécurité alimentaire et le contrôle des naissances, éléments vitaux pour les pays les moins avancés.L'accent mis sur la dimension économique de la lutte contre le sous-développement reflète, pour tous les observateurs, l'arrivée à la présidence du mouvement d'un pays pétrolier du Sud-Est asiatique connaissant un boum indus- triel sans précèdent au coeur de la région la plus dynamique du monde.«Le message de Djakarta» se veut «un appel à l'action collective et à la démocratisation des relations internationales», et il est imprégné de l'esprit pragmatique de ses auteurs indonésiens, fondé sur leur propre expérience.L'Indonésie, qui était l'un des pays les plus pauvres de la planète il y a 25 ans, avec 50 $ de PNB par habitant, en est à 700 $ et a enregistré ces dernières années des taux de croissance de six à huit p.cent.Les six jours de débats n'ont certes pas été exempts de ré-thorique, le Nord étant stigmatisé pour son «interventionnisme» et ses «ambitions hégémoniques» par des pays comme la Corée du Nord et l'Irak, ou pour sa prétention à vouloir imposer ses «valeurs matérialistes», par l'Iran.Le sommet a parfois donné le spectacle de la division.La longue bataille des pays musulmans pour que les Serbes soient condamnés pour le «nettoyage ethnique» en Bosnie-Herzégovine risque de laisser des traces.Les divergences sur les droits de l'Homme entre pays asiatiques d'une part et latino-américains de l'autre sont sympto-matiquesd'un hiatus culturel.« Rien de tout cela ne compte cependant au regard du bilan, qui est très flatteur.Reste à savoir si les projets de Sommet économique et de Groupe de travail sur la réforme de l'ONU, entre autres, auront un lendemain», note un diplomate asiatique.SARAJEVO Le sort de la population de Sarajevo, assiégée par les irré-guliers serbes, privée d'eau et de secours et menacée de graves épidémies, est suspendu à des négociations sur la sécurité des opérations humanitaires.Mais aucune décision n'a été prise hier à Genève, lors d'une réunion convoquée par les médiateurs de l'ONU et de la Communauté européenne, sur la reprise du pont aérien à Sarajevo.Les négociateurs attendent les conclusions de Rome sur la destruction de l'avion italien en Bosnie-Herzégovine et demandent de nouvelles «assurances de sécurité» aux belligérants avant de reprendre, mais pas avant plusieurs jours, le pont aérien sur Sarajevo, a déclaré un porte-parole.Cyrus Vance et Lord Owen, les deux coprésidents de la conférence internationale sur l'cx-Yougoslavie, se rendront sur place cette semaine pour discuter avec les parties en conflit de l'application des accords de Londres et de la reprise urgente de l'aide humanitaire.Les vols humanitaires ont été suspendus jeudi après qu'un avion de transport italien, probablement touché par un missile, se fut écrasé non loin de la capitale bosniaque.À Moscou, le secrétaire général de l'ONU, Boutros Boutros-Gha-li, a estimé hier que les Nations unies devraient être en mesure de reprendre les vols humanitaires vers Sarajevo.Mais pour l'heure, l'acheminement de l'aide humanitaire n'est plus assuré que par-la route, et cette voie est aussi menacée: un entrepôt de Sarajevo utilisé par le HCR a essuyé dimanche des tirs de mortier qui ont détruit un camion.Le ravitaillement en eau de Sarajevo a été rétabli pendant trois heures, hier, et de nouveau coupé lorsque des forces musulmanes ont attaqué des positions serbes dans le quartier d'Uidza, a-t-on appris auprès de responsables de l'ONU.« Environ 70 pour cent de la ville est toujours privée d'eau», a déclaré un représentant du Haut-commissariat pour les réfugiés.Le ravitaillement en eau est coupé depuis samedi, semble-t-il à cause d'une panne dans une station de pompage.Lundi, les habitants en étaient réduits à chercher de l'eau de pluie ou à faire la queue près de camions-citernes.Des médecins ont lancé une mise en garde contre les risques d'épidémies.L'eau contaminée, la malnutrition et le froid sont à l'origine d'une épidémie de troubles gastro-intestinaux chez les enfants et d'autres maladies selon les res* Çonsables médicaux de Sarajevo, rente cas d'hépatite-A, et au moins un cas de typhoïde et un cas de tuberculose ont été signalés depuis le début du mois de septembre.< I î I Tadjikistan : Nabiev est chassé du pouvoir d'après AFP DOUCHANBE Le président Rakhmon Nabiev, vétéran de l'époque brejnévienne, a été contraint de démissionner hier, au terme d'une année de compromis successifs qui n'ont finalement servi qu'à retarder sa chute et à conduire le Tadjikistan au bord de la guerre civile.M.Nabiev, oui a été arrêté à l'aéroport de Douchanbé alors qu'il tentait de fuir vers Khajdad (nord), son fief natal, a signé lundi soir sa lettre officielle de démission «à condition que sa sécurité et celle de sa famille soient assurées», selon le service de presse du Parlement.Rakhmon Nabiev a affirmé avoir abandonné ses fonctions de président pour «stabiliser la situation » et «arrêter la guerre fra- tricide», dans une déclaration diffusée en soirée par la télévision centrale.Il s'est engagé à « ne pas participer à des provocations ou des intrigues» au Tadjikistan ou hors du territoire.Le Parlement doit se rassembler aujourd'hui pour entériner la transmission provisoire des pouvoirs au président du Parlement, Heider Shah Eskandarov, selon la télévision.En mai, le président Nabiev avait réussi à garder le pouvoir malgré des manifestations massives contre lui en acceptant de former un gouvernement de coalition avec l'opposition.U avait dû dans la foulée accepter de modifier la Constitution dans un sens jugé «discriminatoire» par la communauté russophone, d'organiser des élections législatives prévues pour décembre 1992 et d'assurer la liberté de la presse.Critiqué pour sa passivité face à ces opérations de déstabilisation, le président Nabiev a finalement proposé que des forces neutres de la CEI interviennent pour restaurer l'ordre, initiative qui a suscité une levée de boucliers dans, l'opposition hostile à toute « ingérence d'un pays étranger dans les' affaires intérieures du Tadjikistan».9 k Obligé de fuir le palais présidentiel, occupé par un groupé d'opposants en début de semaine dernière, le président Nabiev a tenté, comme au printemps dernier, de laisser le temps jouer en sa faveur.Terré dans une caserne de la CEI de Douchanbé, il a refusé toute négociation, affirmant «rester le président» et «garder le contrôle de la situation ».Face à la détermination de l'opposition, M.Nabiev a finalement tenté hier de quitter Douchanbé pour retrouver ses partisans au nord.Il a été bloqué à l'aéroport par des opposants qui l'ont contraint à signer une premiere déclaration de démission.U a ensuite été conduit au palaif ; présidentiel sous l'escorte de blin*\"r dés de la CEI et du ministère de l'Intérieur.T ni - m > \u2022 » H Bush et Clinton se disputent Truman et courtisent la classe moyenne m/m Agence France-Presse Le president George Bush apparaît à travers une foret de posters du Parti républicain, a Waukasha.photo Reuter WASHINGTON Le président George Bush s'est une nouvelle fois comparé hier à Harry Truman, démocrate réélu à la Maison-Blanche en 1948 après un retour in extremis sur son rival, mais il a avoué que c'est pour ce dernier, le républicain Thomas Dcwey, qu'il avait alors voté.Le démocrate Bill Clinton, sur lequel M.Bush tente de revenir à deux mois des présidentielles du 3 novembre, est allé de son côté en campagne à Independence (Missouri), la ville natale d'Harry Truman, pour ridiculiser la prétention de l'actuel président à accaparer l'héritage du vainqueur démocrate de 1948.En campagne électorale à Waukesha (Wisconsin) M.Bush a violemment attaqué son rival en affirmant, par exemple, qu'il avait été fier de son service militaire, rappelant ainsi que le candidat démocrate a la Maison-Blanche avait réussi a éviter d'aller combattre au Vietnam.«|c l'admets Harry Truman cl moi n'avons pas tout en commun», a déclare M.Bush a l'occasion d'une étape électorale où 44 |hs plus tôt Truman était venu lui aussi faire campagne.«Pal voté contre Truman cette année-là», a-t-il admis, une confession que son épouse Barbara a aussi faite.Mais « il y a des similarités entre nous», a-t-il ajouté, tentant de comparer défavorablement Bill Clinton à l'ex-pré- sident américain.« Du blocus de Berlin à l'invasion de la Corée».Harry Truman n'a jamais évité une décision difficile, a-t-il notamment déclaré, affirmant que Bill Clinton avait au contraire fait preuve d'«indécision» quand il avait fallu soutenir la décision d'aller en guerre contre l'Irak.M.Bush a également souligné que Truman avait travaillé comme lui-même dans le secteur privé et s'était engagé dans les forces armées f moi aussi je l'ai fait'), avait fait campagne comme non-favori (*il aimait ça et moi aussi') et comme lui.contre le Congrès «bon à rien».Le candidat démocrate Bill Clinton s'est empressé pour sa part de rappeler que le premier vote jamais exprimé par M.Bush avait été contre ce même Harry Truman.Devait la statue de l'ancien président à Independence, M.Clinton a déclaré qu'il «est risible qu'avec ses résultats M.Bush puisse sans broncher se comparer à Harry Truman ».« Harry Truman, a poursuivi le gouverneur de l'Arkansas, «ne se réveillait pas chaque matin en se demandant comment il allait de nouveau abaisser les impôts pour les millionnaires».L'héritage d*« Harry Truman, le président des travailleurs», a encore dit M.Clinton, «est la grande classe moyenne américaine» tandis que celui de M.Bush est «la destruction» de cette dernière».M.Clinton a encore saisi l'occasion pour défendre les trois grands axes de son programme intérieur: création d'emplois, éducation et santé.«Redonner la priorité aux personnes, telle est la philosophie économique qui prévaudra au 21e siècle», a-t-il ajouté.« Nous faisons une campagne basée sur une vision de l'avenir et sur l'espoir», a encore dit le candidat démocrate, qui s'est engagé à «en faire baver» aux républicains, faisant ainsi sienne la célèbre formule d'Harry Truman (give them Hell), durant les 58 derniers jours de |a caiî\\>agnc.I - \u2022 I ri \u2022m 4 Le candidat démocrate Bill Clinton sa lue ses partisans à Indépendance, villi natale de Truman.photo LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 8 SEPTEMBRE 1992 DÉPÊCHES BRÉSIL Les jardins de Collor ¦ Le president brésilien Fernando Collor de Mello, qui fait face à une menace de destitution, s'est fait aménager depuis trois ans dans sa résidence privée de Brasilia de jardins extraordinaires «dignes de Baby lone », révèle, photos à l'appui, le grand magazine d'information du Brésil Veja.Citant le chef de l'entreprise en charge de la réfection des jardins, Véjà révèle que les travaux ont coûté 2,5 millions $.Sur les 13000 mètres carrés de la Casa da Din du, la résidence privée, l'entreprise a planté 200 grands arbres et 40 arbres fruitiers, certains importés d'Afrique; 250 lampadaires ont été installés; huit cascades, la plus haute de 10 mètres, ont été construites ainsi qu'une piscine d'eau chaude de 100 m2, un mur d'enceinte de trois mètres de haut, une vaste et confortable maison de jardin, un ponton privé pour trois bateaux sur le lac de Brasilia et enfin un lac artificiel à eaux filtrées et oxygénées où s'ébattent 100 carpes du lapon.Collor était par ailleurs copieusement hué hier alors qu'il présidait à Brasilia au défilé militaire commémorant l'indépendance du Brésil.MOSCOU Grenade antichar ¦ Une grenade antichar a été tirée hier par un inconnu contre un centre médical de Moscou, sans faire de victime, a annoncé la police.Il ne s'agit pas de la première attaque contre cet immeuble, a précisé le porte-parole de la police, ajoutant que la raison en est.selon lui, une rivalité entre le centre médical et une «organisation», non nommée, qui avait occupé auparavant le bâtiment.Ce bâtiment est situé sur une des avenues les plus passantes de Moscou, le Koutouzovsky Prospect.KABOUL Trois pendaisons ¦ Trois Afghans condamnés pour meurtres, viols et vols à main armée au terme de la loi islamique en vigueur dans le pays, ont été pendus dans un parc central de Kaboul hier, en présence d'une foule de plus de 5000 personnes.il s'agit des premières exécutions publiques à Kaboul depuis l'instauration du gouvernement islamique.Huit autres condamnés à mort devraient être exécutés au cours des prochains jours.NICARAGUA-USA Chamorro résiste ¦ La présidente du Nicaragua, Violeta Chamorro, a annoncé hier que les États-Unis lui avaient «suggéré» de s'entourer d'une «junte de notables» pour l'aider à gouverner et qu'elle avait rejeté cette «suggestion ».Elle a a déclaré vouloir «être amie» des États-Unis, mais «sans ingérences».Elle a indiqué à nouveau qu'elle mettrait fin aux fonctions du chef sandiniste de l'armée, le général Humbcrto Ortega, et effectuerait davantage de changements dans la police, mais pas «sous les pressions».Un rapport élaboré à la demande du sénateur (esse Helms et diffusé il y a quelques jours à Washington, affirme que le Nicaragua est contrôlé par «des communistes, des terroristes, des voleurs et des assassins».Il suggère de conditionner strictement un nouveau versement de l'aide américaine au gouvernement de Managua à la destitution des san-dinistes de l'armée et de la police et à la restitution de propriétés confisquées par le gouvernement antérieur.SAHARA Le Polisario réplique ¦ Le secrétaire général du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz, a déclaré hier que le peuple sahraoui « mènera la guerre si elle lui est imposée».«Le peuple sahraoui n'a jamais cessé de coopérer avec les Nations unies, mais il se prépare à toutes les éventualités».Un cessez-le-feu entre le Polisario et le Maroc est en vigueur depuis le 6 septembre 1991.CAMBODGE Khmers rouges conciliants ¦ Les Khmers Rouges ont déclaré hier qu'ils renonçaient à faire du démantèlement du régime de Phnom Penh une condition à leur participation au processus de paix au Cambodge.«Nous ne demandons pas le démantèlement de la structure administrative de quelque parti que ce soit», a déclaré le responsable khmer rouge Tep Khunnal.EUROPE Vers le tribalisme ¦ Les pays d'Europe occidentale doivent renforcer la Communauté européenne et ouvrir leurs marchés aux pays de l'Est pour empêcher le continent de dériver vers la désintégration et le tribalisme, a déclaré hier le président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).Jacques Attali.Décrivant l'effondrement de la Yougoslavie comme «un aperçu effrayant de ce qui pourrait se passer au 21e siècle», M.Attali a affirmé que l'Ouest devait s'inquiéter d'une «nouvelle variante de la théorie des dominos», «dans laquelle les dominos ne tomberaient pas en direction du communisme, ou même du nationalisme, mais plutôt en direction du tribalisme».\u2022 t.\u2022 \u2022 \u2022 * - ,7 \u2022 * \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 » \u2022.\u2022 \u2022 \u2022 r V,.-.Pf .\u2022 » .\u2022.\u2022 »\u2022 .¦ - \u2022» _ ' ' ' ¦B Hi i .» raison ! L.\u2022 î$vTtWv£*> \u2022 .\u2022 y'^K-y.^:- \u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 ¦ \u2022 m \u2022 v \u2022 * ¦ s* s.>y- : v.,- \u2022 %, ; / v \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 .* ?.\u2022\u2022\u2022 ¦ Mon lapin, c est pas le temps de jeter notre argent ¦ par les fenêtres! La Geo Metro Berline 4 portes 1992 Seulement ¦ À ce prix, vous êtes loin de jeter votre argent par les fenêtres.Les caractéristiques de la Geo Metro Berline 4 portes vous convaincront: \u2022 Moteur 4 cylindres de 1,3 litre \u2022 Boîte manuelle 5 vitesses \u2022 Suspension indépendante aux 4 roues \u2022 Économie d'essence impressionnante: 5,4 litres/100 km (52 mi/gal.)**sur la grande route 7,2 litres/100 km (39 mi/gal.) en ville \u2022 Garantie GM TOTAL1*0 de 3 ans ou 60 000 km.sans franchise \u2022 raws et transport on sus.Tou* les i.hmi*.gm »nc»us Cette offre ett d'une ituroc Nmiteo et ne l'applique qu\\»u» mtHk>»o* oc buso 1992 ex le Geo Metre Berline en invent* \u2022 \u2022D\\«pfès k» rukJ«' 6v conw>mmJtior» do cjtlxjr.wit 194.».\"' o« Ir.tnspon.v jnadfl METRO f r » VOS CONCESSIONNAIRES CHEVROLET Oldsmobile 4 v K \\ i i 4 PARTICIPANTS B6 LA PRESSE.MONTRÉAL, MARDI 8 SEPTEMBRE 1992 AVIS LÉGAUX - APPELS D'OFFRES - SOUMISSIONS - ENCANS AVIS est par les présentes donné, conformément à l'article 1571d) du Code civil du Bas-Canada qu'un acte de cession et do transport général de toutes les dettes, créances et droits, actuels et futurs, provenant de quelque source que ce soit de GROUPE FREMETH INC./ FREMETH GROUP INC.ayant sa principale place d'affaires au 435, boul.Ste-Sophie.New Glasgow, Québec, en faveur de BANQUE NATIONALE DU CANADA, a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division de Terrebonne le 30 septembre 1987 sous le numéro 803310.Ce 8ième jour de septembre 1992.BANQUE NATIONALE DU CANADA AVIS est par les présentes donné, conformément à l'articlo 1571d) du Code civil du Bas-Canada qu'un acte de cession et do transport général de toutes les dettes, créances ot droits, actuels et futurs, provenant do quoique source que ce soit do LA FERME FREMETH INC./ FREMETH FARM INC.ayant sa principale place d'affaires au 453.boul.Ste-Sophie.New Glasgow, Québec, en faveur de BANQUE NATIONALE DU CANADA, a été enregistre au bureau d'enregistrement do la division de Terrebonne le 30 septembre 1987 sous le numéro 803312.Co 8ième jour de septembre 1992.BANQUE NATIONALE DU CANADA AVIS est par les présentes donné, conformément à l'article 1571d) du Code civil du Bas-Canada qu'un acte do cession ot do transport général de toutes les dettes, créances ot droits, actuels et futurs, provenant do quelque source que ce soit de LA FERME GLASGOW INC.ayant sa principale place d'affaires au 471, boul.Ste-Sophie, New Glasgow, Québec, en faveur de BANQUE NATIONALE DU CANADA, a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division de Terrebonne le 30 septembre 1987 sous le numéro 803313.Ce 8iômo jour de septembre 1992.BANQUE NATIONALE DE CANADA AVIS est par les présentes donné, conformément à l'article 1571d) du Code civil du Bas-Canada qu'un acte de cession et de transport général de toutes les dettes, créances et droits, actuels et futurs, provenant de quelque source que ce soit de CORPORATION DAFREM/DAFREM CORPORATION ayant sa principale place d'affaires 340.boul.Ste-Sophie, New Glasgow.Québec, en faveur de BANQUE NATIONALE DU CANADA, a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division de Terrebonne le 30 septembre 1987 sous le numéro 803311.Ce 8iôme jour de septembre 1992.BANQUE NATIONALE DU CANADA AVIS est par les présentes donné, conformément à l'article 1571d) du Code civil du Bas-Canada qu'un acte de cession et de transport général de toutes les dettes, créances et droits, actuels et futurs, provenant de quelque source que ce soit de MEUNERIE FREMETH INC./FREMETH MILLING INC.ayant sa pn na pale place d'affaires au 435.boul.Ste-Sophie.New Glasgow.Québec, en faveur de BANQUE NATIONALE DU CANADA, a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division de Terrebonne le 30 septembre 1987 sous le numéro 803316.Ce 8iômo jour de septembre 1992.BANQUE NATIONALE DU CANADA AVIS est par les présentes donné, conformément à l'article 1571d) du Code civil du Bas-Canada qu'un acte de cession et do transport général de toutes les dettes, créances et droits, actuels et futurs, provenant de quelque source que ce soit de CORPORATION DE LA FERME MIRABEL/MIRABEL FARM CORPORATION ayant sa principale place d'affaires au 1956, Rivière du Nord, St-Lin.Québec, en faveur de BANQUE NATIONALE DU CANADA, a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division de L'Assomption le 30 septembre 1987 sous le numéro 350674.Ce 8ième jour de septembre 1992.BANQUE NATIONALE DE CANADA A A avis public Gouvernement du Québec Ministère des Transports DÉPÔT PUBUC DE L'ÉTUDE'D'IMPACT SUR L'ENVIRONNEMENT CONCERNANT LE PROJET DE PROLONGEMENT DE L'AUTOROUTE 55 DE SAINT-CELESTIN A L'AUTOROUTE 20 Le ministère des Transports du Québec avise la population qu'il lui est loisible de consulter l'étude d'impact sur l'environnement concernant le projet de prolongement de l'autoroute 55 de Saint-Célestin à l'autoroute 20.Le projet consiste à prolonger l'autoroute 55, entre la route 226, à Saint-Célestin, sur la rive sud du Saint-Laurent près de Trois-Rivières, et l'autoroute 20.Le ministère des Transports construirait d'abord la chaussée est de l'autoroute sur une distance de près de 20 kilomètres, incluant deux ponts enjambant la rivière Blanche, un viaduc au-dessus de la voie du chemin de fer du Canadien National ainsi que les bretelles et voies d'accès et de sortie.La chaussée ouest serait construite lorsque les besoins l'exigeront.L'étude d'impact concernant ce projet a été présentée au ministre de l'Environnement, qui l'a rendue publique le 14 août 1992 et mise à la disposition du public pour fins de consultation.Ainsi, l'étude d'impact et les autres documents relatifs à ce projet peuvent être consultés aux endroits suivants ainsi qu'aux bureaux du BAPE (Bureau d'audiences publiques sur l'environnement) à Québec et à Montréal, ainsi que: \u2014 à l'hôtel de ville de Saint-Léonard-d'Aston, 370, rue Principale, du lundi au jeudi, de 8 h 30 à 12 h et do 13 h à 17 h 30, et le vendredi, de 9 h à 12 h; \u2014 à l'hôtel de ville de Bécancour, 1295, rue Nicolas-Perrot, du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 12 h et de 13 h 30 à 16 h 30.Pour toute information supplémentaire, le public peut s'adresser à M.René Beaudet, analyste au BAPE.en lui téléphonant sans frais au 1-800-463-4732, ou en lui écrivant au 625.avenue Saint-Amable, 2e étage, Québec (Québec) G1R 2G5.Il sera d'ailleurs possible de rencontrer M.Beaudet, qui répondra aux questions de la population le mardi 15 septembre aux heures et aux endroits suivants: \u2014 dei4hài6h,à l'hôtel de ville de Saint-Léonard-d'Aston, 370, rue Principale; \u2014 de 19 h à 21 h, à l'école Marquis-de-Saint-Célestin, 440.rue Marquis.Toute personne, groupe ou municipalité peut faire une demande d'audiences publiques relativement à ce projet jusqu'au 1er octobre 1992.Il s'agit d'adresser sa requête au ministre de l'Environnement, M.Pierre Paradis, 390, rue de Marly, 6° étage.Sainte-Foy (Québec) G1X 4E4.Québec ou V COMMUNAUTE URBAINE DE MONTRÉAL APPEL UMgf D'OFFRES
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