La presse, 13 septembre 1992, C. Santé
[" LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 13 SEPTEMBRE 1992 Depuis un an, 44 000 personnes ont tenté de se suicider santé mentale des Québécois RAYMOND BERNATCHEZ Au cours des 12 derniers mois, 164 000 personnes ont pensé sérieusement à s'enlever la vie au Québec et 44 000 ont fait au moins une tentative de suicide.Ces données, contenues dans le sondage CROP-La Presse réalisé entre le 21 et le 26 août et portant sur l'état de santé des Québécois, permettent également d'établir que ce sont les jeunes qui y songent le plus et qui tentent le plus de concrétiser leur projet.La tendance s'exprime comme suit : Chez ceux qui ont songé à se suicider, 50 p.cent sont âgés de 18 à 34 ans; 31 p.cent de 35 à 54 ans et 19 p.cent ont 55 ans et plus.Les tentatives de suicide ont par contre été enregistrées dans neuf cas sur 10 (88 p.cent) chez les jeunes de 18 à 34 ans; alors que 12 p.cent sont attribuables aux gestes des gens de 35 à 54 ans.Pour ce qui est des personnes âgées de 55 ans et plus, aucune n'a rapporté une tentative de suicide.Pour ce qui est de ceux qui ont songé au suicide, il n'y a aucune différence de comportement entre riches et pauves, actifs et inactifs.On constate tout simplement que l'on songe davantage au suicide dans la région de Montréal ( 19 p.cent), qu'à Québec (11p.cent) ou dans le reste du Québec (4 p.cent).Sauf chez les gens qui ont un revenu par ménage de 20 000 $ à 30 000 $ et qui n'ont tenté que dans.une proportion de 17 p.cent de mettre un terme à leurs jours, la proportion double (elle se situe aux environs de 35 p.cent) chez ceux et celles qui ont un revenu par ménage de 30 000$à40000$etde40 000$ et plus et s'établit à 30 p.cent chez ceux qui ont un revenu par ménage de moins de 20 000 $.C'est la région de Montréal qui est la plus affectée avec des tentatives de l'ordre de 33 p.cent, comparativement à 0 p.cent à Québec et 25 p.cent dans le reste du Québec.Une démarcation se précise entre non francophones, 34 p.cent d'entre eux ayant fait au moins une tentative de suicide dans le cours des 12 derniers mois, comparativement à 24 p.cent chez les francophones.Autopsies psychologiques Rien de tout cela n'étonne le Dr Frédéric Grunberg, professeur au département de psychiatrie à l'Université de Montréal et psychiatre à l'Hôpital Louis-H.Lafontaine, déjà fort préoccupé par le fort taux de suicides chez les jeunes de 18 à 34 ans.Le Dr Grunberg déposera jeudi prochain, lors d'un congrès de psychiatrie réunissant à Montréal des collègues de diverses provenances, une étude réalisée récemment par une équipe de chercheurs de Louis-H.Lafontaine.L'équipe a sélectionné 75 cas de suicide, survenus chez des jeunes gens de 18 à 34 ans, de sexe masculin, dans le bassin métropolitain et dans la région de Quebec.Des «autopsies psychologiques» ont été réalisées (entrevues avec les proches parents, les amis, etc.) qui ont permis d'établir que le taux de suicide, s'il est lié aux conditions économiques, le serait davantage «par le haut que par le bas».Parmi ceux qui se sont suicidés, 16 p.cent vivaient dans des familles qui ont un revenu familial de moins de 20 000 $; alors que 38 p.cent bénéficiaient d'un revenu par ménage de 30 000 $ à 40 000 $ ; et.45 p.cent d'un revenu par ménage de 40 000 $ et plus.Pourquoi des jeunes gens de foyers bien nantis se suicident-ils davantage?Les causes seraient directement attribuables à des problèmes de santé mentale: dépression nerveuse (causée par des facteurs biologiques, psychologiques ou sociaux), surconsommation de drogues, d'alcool, et comportements «border line» (que nous pouvons associer à des problèmes de relations interpersonnelles, ces jeunes gens ayant tendance à trop exiger des autres et à estimer ne jamais recevoir assez).Le taux de suicide chez les jeunes est également relié, selon l'étude de l'équipe de Louis-H.Lafontaine, au décrochage scolaire au secondaire.Il y a à l'heure actuelle et depuis cinq ans au Québec un \u2022ni taux de 40 suicides par 100 jeunes de sexe masculin de 18 à 34 ans alors que le pourcentage total pour le Québec et pour l'ensemble de la population est de 18 sur 100 000 personnes.Le fait que l'on a enregistré dans le sondage CROP - La Presse, un taux de tentative de suicide de 0 p.cent chez les 55 ans et plus ne signifie pas qu'aucune personne de cet âge ne se soit suicidée depuis un an.Nous pourrions dire qu'une personne de cet âge qui décide de mettre un terme à ses jours parvient à ses fins.Qu'en est-il des jeunes?Dans l'échantillonnage de Louis-H.Lafontaine on a établi que 24 p.cent seulement des jeunes ont fait une tentative avant de «réussir» leur suicide alors que deux-tiers ont «réussi» la première fois.À partir des données recueillies dans le sondage, le Dr Grunberg a établi grosso modo que 1 p.cent des jeunes de 18 à 34 ans qui ont fait état de leur tentative de suicide vont récidiver et mener leur projet à terme au cours de la prochaine année.Une défense de première ligne Peut-on empêcher cela?Le Dr Grunberg estime qu'on le pourrait.Depuis une dizaine d'années, le taux de suicide est relativement stable au Québec, comme dans le reste du Canada, comme aux USA aussi, et comme dans la plupart des pays industrialisés.On semble avoir atteint un plateau.Or on pourrait, selon le Dr Grunberg, abaisser ce taux si on adoptait une mesure expérimentée en Suède l'an SUITE A LA PACE C 2 GARDERIES La rentrée des virus page C3 ALLERGIES Mourir pour des noix 1 page C4 ORDINATEUR Le danger croît avec l'usage page C5 Hydro-Québec ffi FRMMIB DE MONTREAL f^du Maurier Lfée Une soirée avec Jacques Higelin (France) 4 DIMANCHE OCTOBRE 19hOO Les événements du Maurier Ltée THÉÂTRE ST-DENIS 1 BILLETS : 26.50$ \u2022 23,50s -19,50S (+ taxes et frais de service ) en vente au théâtre StDenis, au Spectrum et aux comptoirs Tlckermaster.Commandes téléphoniques au 790 1 1 1 1_ ^ m CKAC73AM INFO FESTIVAL 871-1881 1.«b Presse fillet gri.nl.\" \"n LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 13 SEPTEMBRE 1992 .WBËÊHM 4 Une surprise .en être une Ouclques heures à peine après la parution de notre premier cahier consacré à la santé, nombre de lecteurs, ét même des spécialistes, nous ont appelé ou écrit pour féliciter La Presse de cette initiative.Certains experts nous ont même proposé des sujets de reportages et des articles que nous publierons éventuellement sous une rubrique Témoignages.Nos sondages préliminaires à la parution de ce cahier indiquaient le grand intérêt de nos lecteurs pour tous les sujets reliés à la santé.Vos réactions dépassent aujourd'hui nos espérances.La santé, c'est plus important que tout, écrivions-nous la semaine dernière, et cela est d'autant plus vrai cette semaine où nous dévoilons les résultats de la deuxième tranche du sondage Crop-La Presse sur la santé mentale des Québécois.Dans son dossier principal, Raymond Bernatchez lève en effet le voile sur l'impuissance de notre société à déceler et conjurer le fléau du suicide, particulièrement chez les jeunes.Nous invitons d'ailleurs à lire en page C-6 les résultats du questionnaire publié hier sur le pourcentage de Québécois aux prises avec des problèmes de stress, de burn-out, de dépression, et surtout de suicide.La semaine prochaine, nous présenterons les résultats du sondage sur les soins médicaux et le degré de satisfaction du public race à chacun des spécialistes.Enfin, nous accueillons dans ces pages la présidente de la Corporation professionnelle des diététistes du Québec, Madame Nicole St-fean-Demers, qui nous présente sa première chronique sur l'importance de la nutrition à l'école, sujet d'actualité en ce début d'année scolaire.Les lecteurs sont priés de nous faire part de leurs questions, de leurs suggestions et de leurs commentaires en écrivant à Raymond Bernatchez, La Presse, 7 rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y-1K9.Bonne lecture et bonne santé.Michcl-G.Tremblay Adjoint au directeur de l'Information Bren manger f Pour mieux se concentrer de la maternelle.à l'université Les élèves ont repris le chemin de l'école.Pour les petits comme pour les grands, la rentrée représente de nombreux défis: nouveaux professeurs et camarades, matières différentes, horaire à planifier et surtout.plusieurs heures de travail et de concentration.Même si avant toute autre chose, les jeunes doivent compter sur leurs aptitudes et leur persévérance pour fournir un rendement optimal, il ne faut pas oublier qu'une alimentation complète et équilibrée est un facteur important de leur réussite.Bien manger pour bien fonctionner est une règle d'or.Des recherches ont prouvé que l'étudiant qui se nourrit adéquatement a plus de chance d'être en bonne santé et jouit d'un meilleur pouvoir de concentration.Conscientes de cette réalité et spécialisées dans le domaine de la nutrition, les diététistes du Québec mettent entre autres leurs connaissances à la disposition des écoles et des commissions scolaires où elles agissent à titre de conseillères.Voici donc brièvement les principes de base établis selon leur expérience.Le déjeuner.essentiel! Avant de partir le matin, chacun doit faire le plein d'énergie.Entre l'heure du réveil et le dernier repas de la veille, de huit à douze heures se sont écoulées.Malgré les horaires serrés et les départs précipités, nul ne devrait sauter cet important repas.Un jus, un bol de céréales dans du lait ne prennent que quelques minutes à préparer et à avaler.Ils sent amplement suffisants pour commencer la journée du bon pied.Si le déjeuner a été pris à la sauvette, il peut être complété par un fruit, un muffin ou un morceau de fromage à l'heure de la récréation ou même en route vers l'école.Finis les petits creux qui empêchent d'écouter attentivement le professeur! À l'heure du diner L'avant-midi s'est bien passé.Les étudiants se précipitent à la cafétéria ou sur leur boite à lunch.L'heure du dîner, c'est aussi l'heure des discussions entre copains, des jeux à l'extérieur, des activités parascolaires.en somme, il reste bien peu de temps pour manger.Aussi, le repas doit être appétissant et toujours frais, qu'on l'apporte ou qu'on l'achète, selon les goûts ou l'argent de poche disponible.Quel que soit le choix, le repas doit comporter des aliments des quatre groupes du guide alimentaire canadien: lait et produits laitiers, fruits et légumes, pain ou produits céréaliers, viande ou substitut (poisson, volaille, oeufs et légumineuses).Tous les groupes, contenant chacun des éléments nutritifs essentiels à la santé, se complètent pour assurer un régime équilibré.Pour rendre les aliments de la boite à lunch plus attrayants, on mise sur la variété.On s'efforce d'éviter la répétition et de respecter les goûts et l'appétit de l'enfant ou de l'adolescent.La planification des repas de la semaine commence donc au marché.Dans le panier à provisions, on retrouve un vaste éventail de pains, de viandes, de fromages, de fruits et de légumes.Par exemple, on pensera aux pains Le contenu d'une boîte à lunch doit s'inspirer du guide alimentaire canadien, et comporter des aliments des quatre groupes identifiés.croûtes, aux noix, aux crudités et aux fromages fermes qui ont l'avantage de favoriser la mastication, première étape de la digestion.Par contre, pour compléter les menus des plus capricieux qui refusent les fruits et les légumes, les jus s'avèrent une solution satisfaisante.Quant au lait, parfois difficile à apporter, on peut le remplacer par du fromage, du yogourt ou de la boisson au yogourt.Cependant, outre la variété, la fraîcheur est aussi un critère indispensable.Pour ce faire, on doit porter une attention spéciale aux emballages.Sacs, boîtes à goûter et contenants isolants ou thermiques de bonne qualité garantissent la fraîcheur.Au besoin, un glaçon artificiel genre «Ice Pack» ou un jus congelé sont fort utiles.La nutrition scolaire D'autre part, les parents peuvent généralement confier en toute quiétude l'alimentation de leurs enfants aux responsables scolaires.Faisant partie des politiques alimentaires développées par plusieurs commissions scolaires, les menus des repas offerts à l'école sont souvent élaborés par des diététistes.Elles voient aussi parfois à la gestion des services alimentaires et au contrôle de la qualité des aliments servis.En outre, comme le soulignait, Danielle Sabourin diététiste et coordonnatrice au Conseil scolaire de l'île de Montréal, les diététistes de chaque commission scolaire dispensent des ateliers de sensibilisation et de formation au corps enseignant.Au niveau provincial, il existe aussi une volonté de doter le réseau de l'éducation de politiques et de programmes en matière de nutrition scolaire.À cet égard, Céline Morrow, diététiste à Québec, de concert avec des représentants de divers ministères, travaille à la diffusion de moyens concrets.L'importance de saines habitudes alimentaires est chose reconnue et les ressources existent.À chacun d'en profiter et ce, de la garderie à l'université.Nicole St-Jenn-Dcmers, Dt.P.Présidente Corporation professionnelle des diététistes du Québec 1 *.* -, v ».* » »!V ' ¦,¦.*.* Angoisse et stress au quotidien.Le sondage CROP-la Presse montre que les Québécois son t préoccupés par la situation économique et politique, le travail, la santé et la famille CHEZ ¦ En 1987, une vaste étude sur l'état de santé des Québécois réalisée par Santé Québec établissait que les troubles mentaux occupaient le deuxième rang au palmarès des maladies et affectaient 11,2 p.cent de la population.Telle était la situation il y a de cela cinq ans, après la récession de 1982, en période de relative prospérité.Qu'en est-il maintenant alors que notre horizon éco-nomique est assombri depuis trois ans?Dans le sondage CROP-La Presse sur l'état de santé des Québécois mené du 21 au 26 août, on a pu établir que 36 p.cent des gens, soit 1 800 000 personnes, se sentent déprimés, angoissés, ou stressés en pensant aux problèmes économiques.Les moins bien nantis s'en font plus avec ces problèmes (dans une proportion de 40 p.cent chez ceux qui ont un revenu annuel par ménage de moins de 20 000 $) que les bien nantis (dans une proportion de 34 p.cent chez ceux oui ont un revenu familial de 40 000 S et plus).Par contre, ceux qui ont une plus faible scolarité s'en font moins que les plus scolarisés, soit 23 p.cent chez ceux qui ont de 0 à 7 ans de scolarité comparativement à 35 p.cent chez ceux qui ont 16 ans et plus de scolarité.Les non francophones avec un taux de préoccupation de 52 p.cent manifestent une plus grande inquiétude que les francophones qui ont répondu positivement à la question dans une proportion de 34 p.cent.Ce sont les 18 à 54 ans qui sont les plus touchés par ces difficultés, soit 40 p.cent d'entre eux, contre 23 p.cent des gens chez les 55 ans et plus.La situation économique donne davantage de cheveux blancs aux Montréalais (dans une proportion de 10 p.cent de plus) qu'aux Québécois.Par ailleurs, les hommes et les femmes réagissent somme toute d'une manière équivalente.La situation politique La situation politique, croyez-le ou non, a pour effet de déprimer, d'angoisser ou de stresser 23 p.cent des Québécois.Le facteur le plus étonnant: les non francophones réagissent de cette manière dans une proportion de 49 p.cent et les francophones dans une proportion de.19 p.cent, un écart de 30 p.cent.Les plus affectés par la situation politique, comme le démontre nos deux tableaux, ce sont, paradoxalement, les mieux nantis et les plus scolarisés de notre société.Et on s'en fait davantage à Montréal qu'à Québec avec ces questions: dans une proportion de 15 p.cent à Québec comparativement à 27 p.cent à Montréal.Le travail Au cours des 12 derniers mois, les Québécois se sont sentis déprimés, angoissés ou stressés dans une proportion de 26 p.cent (1 400 000personnes)en pensant Les Québécois, dans une proportion de 63 p.cent, se sentent, pour diverses raisons, stressés, angoissés, ou déprimés.Il faut croire cependant qu'ils ont appris à composer avec la situation puisque seulement 1,7 p.cent d'entre eux ont subi une dépression nerveuse au cours de la dernière année.photo michel gravel.u presse aux problèmes de travail (la proportion passe à 37 p.cent lorsque l'on pose cette question à ceux qui font partie de la population active).On précise une fois encore que la proportion augmente chez les mieux nantis et les plus scolarisés (voir tableaux).La perspective d'une perte d'emploi n'affecte toutefois que 16 p.cent des gens dans la population active, ce qui signifie que pour 20 p.cent des gens, la déprime, l'angoisse ou le stress relié au travail n'est pas imputable à une préoccupation ayant directement un lien avec la perte éventuelle de son boulot.La santé Seize p.cent, cela correspond également au pourcentage de ceux qui se disent déprimés, angoissés ou stressés en pensant à leurs problèmes de santé.Cette fois, ce sont les moins scolarisés de la société, ceux qui ne font pas partie de la population active, et ceux qui ont le plus faible revenu par ménage qui s'en font le plus avec les problèmes de santé.Les plus âgés également.Chez les 18 à 34 ans, le niveau de souci est de 12 p.cent ; chez les 35 à 54 ans, il passe à 18 p.cent; chez les 55 ans et plus, il domine avec 21 p.cent.Les problèmes familiaux Ving-quatre p.cent des Québécois sont déprimés, angoissés ou stressés en pensant à leurs problèmes familiaux.Cela représente environ 1 300 000 personnes.11 y a un écart de sept p.cent dans le niveau d'«inquiétude» selon que l'on soit ou non francophones.Chez les francophones, 23 p.cent des gens ont déclaré être affectés de l'une ou l'autre manière par les problèmes familiaux contre 30 p.cent chez les non francophones.Un écart substantiel est enregistré cette fois lorsque l'on pose cette question à une femme ou à un homme.Les problèmes familiaux asssaillent 29 p.cent des femmes et touchent seulement 18 p.cent des hommes.Le sondage CROP-La Presse a également permis d'établir que 63 p.cent des Québécois, soit 3 311 000 d'entre eux, ont souffert de l'un ou plusieurs des grands problèmes qui ont été évoqués.Dix p.cent, soit 524 000, ont, à cause de l'un ou plusieurs de ces problèmes, constaté une détérioration de leur état de santé.Deux p.cent, soit 108 000, ont subi un « burn-out » qui a eu des effets dans 56 p.cent des cas sur leur assiduité au travail, dans 42 p.cent des cas sur leurs relations avec leur conjoint, et qui a, dans 35 p.cent des cas, détérioré leurs relations avec leurs enfants et, dans 41 p.cent des cas, leurs relations avec leurs amis.Parmi les 3 311 000 personnes, ou 63 p.cent de la population, qui ont souffert de l'un ou plusieurs des problèmes que nous avons évoqués, 1,7 p.cent, soit 87 000, ont subi à cause de cela une dépression nerveuse.Pour 40 p.cent d'entre eux, cette dépression a eu des effets sur l'assiduité au travail, alors que 31 p.cent ont noté des problèmes de relation avec le conjoint, 18 p.cent des problèmes relationnels avec les enfants et 40 p.cent des problèmes de relation avec les amis.Parmi les 87 000 personnes qui ont subi une dépression nerveuse, on trouve deux fois plus de femmes que d'hommes; 26 p.cent ont une scolarité de 0 à 7 ans alors que le taux est de 11 p.cent chez les 16 ans et plus de scolarité; 27 p.cent ont un revenu annuel familial de moins de 20 000 $ et 10 p.cent un revenu familial de 40 000 $ et plus.Pour ceux et celles qui ont vécu à cause de cela un « burn-out » ou une dépression nerveuse en 1991-1992, on ne peut pas réellement parler d'un bon état de santé.Se sont sentis déprimés, angoissés ou stressés en pensant à la situation politique.Revenu annuel par ménage.20 000$ 20 000$ à 30 000$ à et moins 30 000 $ 40 000 $ 16 p.cent 22 p.cent 25 p.cent Les plus affectés compte tenu du niveau de scolarité.40 000$ et plus 27 p.cent 0 à 7 ans 15 p.cent 8 à 12 ans 20 p.cent 13 à 15 ans 25 p.cent 16 ans et plus 30 p.cent Le suicide des jeunes : un fléau à enrayer Se sont sentis déprimés, angoissés ou stressés en pensant aux problèmes de travail.Revenu annuel par ménage.20 000$ 20 000$ à 30 000$ à et moins 30 000 $ 40 000 $ 17 p.cent 25 p.cent 31 p.cent Les plus affectés compte tenu du niveau de scolarité.40 000$ et plus 35 p.cent 0 à 7 ans 10 p.cent 8 à 12 ans 21 p.cent 13 à 15 ans 32 p.cent 16 ans et plus 41 p.cent SUITE DE LA PACE C1 dernier et qui a été adoptée aux États-Unis depuis peu.Les deux-tiers des jeunes gens qui se sont suicidés auraient tout bonnement consulté un spécialiste de la santé, omnipraticien, travailleur social, etc., dans les mois ayant précédé «l'acte».Or la tendance suicidaire n'aurait pas, dans l'ensemble, été détectée par les professionnels de la santé.Seulement 25 p.cent des cas ont été dirigés vers des psychiatres.Mieux sensibilisés à cette réalité (c'est l'essence même de l'expérience suédoise), les omniprati-ciens ont appris à détecter la tendance.Puisqu'ils disposent des moyens pharmacologiques et autres pour détourner le cours des choses dans un certain nombre de cas, on a enregistré une chute du taux de suicide pendant la durée de l'expérience dans la localité testée.Un taux qui est reparti à la hausse lorsqu'on a abandonné les mesures de sensibilisation.C'est le médecin omnipraticien ou le professionnel de la santé qui serait donc le mieux placé pour enrayer le fléau, le Dr Grunbcrg estimant que les lignes téléphoniques d'entraide et d'écoute animées par des bénévoles ne sont pas inutiles mais insuffisantes pour obtenir des résultats tangibles.Le Dr Grunbcrg propose donc que le Québec adopte un programme ayant pour effet de maintenir en état d'alerte constant les professionnels de première ligne.Le mal de « bien vivre » «On parle beaucoup du sida, a dit le Dr Grunbcrg, mais les problèmes de santé mentale constituent le deuxième facteur de maladie au Québec comme partout dans le monde occidental.Et il y a plus de jeunes gens qui meurent chaque année sur les routes du Québec et de problèmes de santé mentale que du sida.Les problèmes de santé mentale touchent le cinquième de la population au Québec, comme dans tous les pays industrialises.Us sont reliés au niveau de vie que l'on trouve en Occident.Au Québec, la progression des suicides a été marquante avec l'avènement de la Révolution tranquille, l'entrée du Québec dans le groupe des entités dites industrialisées.Les conditions de vie se sont améliorées mais ja famille s'est déstabilisée, la société traditionnelle a éclaté.L'un des prix à payer, c'est celui de notre taux de suicide qui a augmenté et cela c'est certain.» Se sont sentis déprimés, angoissés ou stressés en pensant aux problèmes de santé.Revenu annuel par ménage.20 000$ 20 000$ à 30 000$ à et moins 30 000 S 40 000 $ 24 p.cent 15 p.cent 12 p.cent Les plus affectés compte tenu du niveau de scolarité.40 000$ et plus 11 p.cent 0 à 7 ans 19 p.cent 8 à 12 ans 19 p.cent 13 à 15 ans 14 p.cent 16 ans et plus 10 p.cent Méthodologie du sondage w G À suivre la semaine prochaine : les données du sondage CROP-la Presse sur les Québécois et les soins médicaux ¦ Les résultats du sondage reposent sur 961 entrevues téléphoniques effectuées du 21 au 26 août 1992.Le questionnaire comprenait en tout 54 questions, plus de 150 informations et la durée moyenne des entrevues complétées a été évaluée à 15 minutes.Cette enquête CROP sur la santé des Québécois a été réalisée en exclusivité pour le quotidien La Presse.Les répondants ont été choisis à l'aide d'une grille de sélection aléatoire parmi les personnes de 18 ans et plus résidant dans les ménages sélectionnés et aptes à répondre aux questions en français ou en anglais.Aucune substitution de ménage ou de personne n'était permise.L'échantillon de ménages a été tiré selon la méthode prohalistc des listes publiées des abonnés du téléphone de l'ensemble du Québec.Pour les fins du sondage, le Québec a été subdivisé en trois régions: Montréal métro, Québec métro et la province.Les entrevues ont réalisées à partir du central téléphonique de CROP à Montréal.Sur les 1398 numéros de téléphones jugés valides, 961 entrevues ont pu être complétées pendant la période allouée au sondage, soit un taux de réponse de 69 p.cent.La provenance des répondants se distribue comme suit: Montréal métro 468; Québec métro 249; province 244.Parmi les personnes interviewées, 557 étaient des femmes et 404 des hommes; 844 ont mentionné que le français était la langue le plus souvent parlée à la maison et 117 ont mentionné l'anglais ou une autre langue.Lors de leur compilation, les résultats furent pondérés sur la base des statistiques du recensement de 1991, afin de refléter la distribution de la population adulte du Québec selon le sexe, l'âge et la région de résidence des répondants.D'un point de vue statistique, un échantillon de cette taille (n = 961 ) est précis à 3 points prés, 19 fois sur 20.Rappelons que la marge d'erreur tend à augmenter lorsque les résultats portent sur des sous-groupes de l'échantillon.Claude Gauthier, Vice-président et directeur de la recherche if y-I .Santé LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 13 SEPTEMBRE 1992 C3 La concentration d'enfants dans les garderies et les contacts physiques fréquents qu'ils ont entre eux accentuent les risques de propagation des virus et bactéries.Parmi les enfants de moins de six ans, ce sont les bébés de 13 à 30 mois qui sont les plus vulnérables.PHOTO PAUL-HENRI TALBOT.La Presse Les garderies : un beau réservoir de petits et.gros microbes! RAYMOND BERNATCHEZ Les enfants qui fréquentent la garderie sont plus susceptibles de contracter une infection bénigne ou potentiellement mortelle que les enfants élevés à la maison.Parmi les virus et bactéries potentiellement mortels ou susceptibles de créer des complications graves, il faut noter le cytomegalovirus transmis par l'enfant et qui peut-être fatal pour le foetus d'une jardinière ou d'une mère enceinte, et l'Haemophilus influenzae type b, une bactérie virulente responsable d'un type de méningite, dont on a dénombré 47 cas au Québec cette année et qui peut être mortelle dans cinq pour cent des cas.C'est le constat qui a été effectué par le Dr Tulio-C.Soto, épidémiologiste et médecin conseil en santé publique à l'hôpital Saint-Luc et professeur adjoint au département de médecine sociale et préventive de l'Université de Montréal.Les choses se présentent de la manière suivante: étant donné la vulnérabilité des jeunes enfants aux virus, et bactéries, plusieurs sont contaminés.À la période de la rentrée scolaire, qui est aussi celle des garderies, la concentration d'enfants et les contacts physiques plus fréquents accentuent les risques de propagation.Au Québec, 44 000 enfants fréquentent les 850 garderies détenant un.permis de l'Office des services de garde.Nous y retrouvons des poupons, des bébés et des enfants d'âge préscolaire de moins de six ans, répartis par groupes de sept enfants et plus, qui sont en-contact chaque jour pour une durée de plus de quatre heures.Sans parler des 8000 places pour enfants dans les maisons supervisées par l'Office et les places dans les pré-maternelles et maternelles à l'école.Le nombre de places par garderie est aujourd'hui limité à 60 enfants mais on cnHénombre jusqu'à 200 dans certaines garderies bénéficiant d'un droit acquis.Les poupons, qui représentent 30 p.cent des enfants en garderies, ont besoin de soins particuliers mais, pour ce qui est des infections, ils ne constituent pas les vecteurs de transmission les plus importants.La période critique: de 13 à 30 mois Le problème des infections se pose surtout chez les bébés de 13 à 30 mois, à partir du moment où l'enfant commence à trottiner.C'est à ces âges-là qu'il est le plus vulnérable, parce qu'il porte des choses à la bouche, parce que les contacts affectueux sont plus fréquents et parce qu'il méconnaît les règles d'hygiène.Les infections les plus répandues à ce moment-là: infections des voies respiratoires, laryngites, pharyngites, les otites.Puis les problèmes de diarrhées infectieuses, les maladies de la peau ou des muqueuses, les conjonctivites.Puis les maladies plus compliquées, les hépatites virales.Les jeunes enfants ne sont pas toujours trop malades, souligne le Dr Soto, mais ils transportent les virus d'une façon silencieuse.Malheureusement, il n'y a pas que cela.Ce qui inquiète plus particulièrement le Dr Soto et ses collègues depuis quelques années, c'est un virus, le cytomegalovirus, et une bactérie, l'Haemophilus influenzae type b.«Nous avançons petit à petit, mais nous sommes encore loin d'offrir une garde sécuritaire du point de vue de la santé » PHOTO ROBERT NADON.La Presse Le docteur Julio-C.Soto, épidémiologiste et médecin conseil en santé publique à l'hôpital Saint-Luc et professeur adjoint au département de médecine sociale et préventive de l'Université de Montréal.Les enfants les plus jeunes, souligne le Dr Soto, sont des réservoirs très importants de ces microbes.La transmission du cytomegalovirus s'effectue par la salive et l'urine, deux éléments très présents dans le milieu des garderies.La salive parce que les enfants portent les jouets des autres à la bouche.L'urine parce que le personnel de la garderie doit changer les couches.Cytomegalovirus Le cytomegalovirus ne menace pas les enfants mais plutôt les jardinières (98 p.cent du personnel des garderies est composé de femmes) lorsqu'elles sont enceintes, les mères enceintes des enfants atteints, et les femmes enceintes de l'extérieur qui viennent en contact avec l'enfant.Nous l'avons compris, le cytomegalovirus peut affecter les femmes enceintes (le risque est six à 10 fois plus élevé en garderie) ou plus précisément le foetus des femmes enceintes.Le virus peut détruire le foetus ou lui causer des torts irrémédiables de sorte que l'enfant qui naitra développera ultérieurement des problèmes de santé.Les mains jouant un rôle important dans la transmission du virus, il faut donc enseigner aux jardinières et aux enfants la manière adéquate de se laver les mains en ne négligeant aucune partie, les ongles y compris.La mise en place du programme de lavage de mains en garderie a notamment permis d'abaisser de 72 p.cent l'incidence de diarrhée dans ce milieu.Haemophilus influenzae type b Pour ce qui est de l'Haemophilus influenzae type b, nous avons affaire à une bactérie qui fait courir un risque mortel à l'enfant de 0 à six ans.Après il bénéficie d'une immunité naturelle.Lorsqu'il y a deux cas en garderie, c'est une épidémie.Lorsqu'il y a un cas, c'est une alerte épidémique.11 faut intervenir immédiatement car les possibilités qu'il se présente un deuxième cas dans les 60 jours est énorme.Ce virus est très contagieux, très virulent.Or dans le seul DSC de l'hôpital Saint-Luc, on a dénombré trois cas dans une même garderie en 1989.On attribue à l'Haemophilus influenzae une forme de méningite qui n'est pas apparentée à la souche qui a fait des ravages aux Québec l'an dernier.Par ailleurs, la méningite causée par l'Haemophilus influenzae a touché 57 enfants au Québec en 1990, puis 61 enfants en 1991 et 47 autres en 1992.Le Dr Soto estime que l'issue a été mortelle dans 5 p.cent des cas.Ajoutons que l'Haemophilus influenzae est également responsable d'une forme de laryngite accompagnée de problèmes respiratoires graves potentiellement mortels, de pneumonies graves également.Médicaments et vaccination Voilà donc un ennemi important à vaincre.Même s'il est mortel, l'Haemophilus peut être stoppé une fois identifié.11 existe des médicaments pour le contrer, des antibiotiques pour protéger l'enfant et les autres.Les frais médicaux pour les cas moyens sont de l'ordre de 72 000 $.Mais on peut faire mieux en optant pour un programme de vaccination déjà disponible depuis plusieurs années.De plus, le mal serait enrayé à la source car un vaccin très efficace à partir de l'âge de deux mois sera disponible dans les CLSC cet automne.Ce qui nous amène à parler de vaccination.Pour tous les cas que nous avons soulevés, et nous pourrions ajouter la polio, la dypthéric, le tétanos, la rougeole, la rubéole, la coqueluche, la méningite, il y a des vaccins qui devraient être donnés aux enfants pour contrer efficacement ces maladies.Or selon le Dr Soto, les parents ne sont pas assez sensibilisés à l'importance de la vaccination.Les garderies le sont parce qu'elles ont eu à faire face à ces difficultés auparavant.Mais on n'a encore obligé aucune garderie à adopter systématiquement une politique d'admission exigeant la présentation par les parents d'un carnet de vaccination.Les parents n'ont pas encore appris de leur côté à exiger de leur garderie l'adoption d'une telle politique.il y a bien sûr des enfants qui réagissent mal aux vaccins ou à certains d'entre eux.Mais ces enfants seraient adéquatement protégés si 95 p.cent de leurs petits camarades étaient vaccinés.Le hic, le malheur, c'est le fait qu'un tel programme de vaccination ne toucherait pas actuellement tout le monde.En 1979, une commission avait estimé les besoins en garderie à 150 000 places, or il n'y en a qu'environ 50 000 aujourd'hui.On ne toucherait que 30 p.cent des besoins réels.Il y a donc profusion de garderies en « maisons privées» qui échappent à la politique de l'Office des services de garde et, selon le Dr Soto, un fort nombre de garderies clandestines sur lesquelles on ne peut exercer aucun contrôle.«Nous avançons petit à petit, a-l-il dit, mais nous sommes encore loin d'offrir une garde sécuritaire du point de vue de la santé.» Ln mouvement \u2022 ' .\u2022 .'\u2022'\u2022'.'f.V.-V; ; .Une solution santé ¦ Pour vous initier à adopter un mode de vie physiquement actif les routines présentées par Kino-Québec, en collaboration avec La Pressa seront idéales pour vous.Elles vous procureront un bien-être général et entraîneront chez vous un regain d'énergie.Pour les plus actifs, ces routines permettront à vos muscles de s'éveiller avant d'entreprendre une activité plus intense.N'oubliez pas qu'un bon programme d'échauffement pourra vous éviter certaines blessures.Klno-Québec vous conseille de répéter ces séances de deux à trois fois par semaine séparément et de les accompagner d'au moins une activité plus intense, telle la marche, la bicyclette, la natation, le ski de fond ou autres.Deuxième routine \u2022 Pour cette deuxième routine, Klno-Québec vous rappelle que ces exercices doivent être exécutés lentement tout en respectant votre rythme.Les mouvements doivent être effectués en douceur et selon vos capacités.\u2022 Respirez toujours normalement.\u2022 Evitez de faire les exercices immédiatement après les repas.\u2022 Effectuez les exercices au son de votre musique favorite.Vous donnerez ainsi du rythme à vos mouvements.\u2022 \u2022 - *, « 0- ; * 0 1- Debout, les bras de chaque coté du corps, avancez légèrement le menton vers l'avant, puis ramenez-le lentement vers la poitrine.Faites cet exercice à une dizaine de reprises.Recherchez toujours une sensation d'étirement dans la région du COU.2- Debout, jambes écartées à la largeur des épaules, effectuez 10 grands cercles vers l'avant avec votre bras droit.Toujours avec votre bras droit, refaites cet exercice vers l'arrière à 10 reprises.Répétez l'exercice avec votre bras gauche.Après l'exécution de ce mouvement, vous sentirez un travail dans la région des ÉPAULES.Si vous êtes deux, effectuez les cercles en tenant la main de votre partenaire.3- Pour cet exercice, ouvrez et fermez rapidement la MAIN droite jusqu'à ce que vous sentiez une légère fatigue dans cette région.Refaites l'exercice avec la main gauche.Vous pouvez également faire cet exercice avec les deux mains, de façon simultanée.4- Debout, jambes écartées à la largeur des épaules, posez les mains sur les épaules, puis inclinez lentement le TRONC vers la droite.Revenez en position de départ et faites le même mouvement vers la gauche.Refaites cet exercice à 10 reprises de chaque côté.5- Debout, mains sur les hanches, faites des cercles avec votre BASSIN à dix reprises dans le sens des aiguilles d'une montre.Refaites cet exercice dans l'autre sens.N'oubliez pas de fléchir légèrement les genoux pour faciliter l'exécution de ce mouvement.6- Debout, en appui sur le dossier d'une chaise, pliez la JAMBE droite vers l'arrière en allant porter votre talon vers les fesses.Ramenez la jambe au sol, puis refaites cet exercice à dix reprises avant de changer de jambe.Faites le même exercice avec la jambe gauche.7- Debout, balancez les BRAS de droite à gauche jusqu'à la hauteur des ÉPAULES en fléchissant légèrement les GENOUX à chaque balancement.Poursuivez cet exercice pendant environ une minute.Kino- Quebec 8- Debout, amenez votre genou droit vers le haut et touchez-le avec votre main gauche avant de remettre votre pied au sol.Refaites cet exercice en alternant d'une JAMBE à l'autre pendant environ une minute.Vous avez maintenant complété la deuxième routine du programme de pauses exercices proposé par Kino-Quèbec.Les deux derniers exercices étant plus énergiques, vous êtes maintenant prêt à poursuivre votre séance d'activité physique par une marche rapide de 20 minutes ou une randonnée à vélo avec des amis ou la famille.La semaine prochaine, Kino-Québec vous propose une série d'exercices en position assise. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 13 SEPTEMBRE 1992 Dialogue collaboration spéciale Le drame des adolescents Lorsque nous parlons des causes du sommeil excessif chez certains adolescents, particulièrement durant les heures de classe, la plupart des professionnels questionnes font référence à la paresse, aux problèmes psychologiques ou aux maladies médicales associées aux troubles du sommeil.Ce fut le cas du jeune Frédéric que j'ai rencontré à la clinique du sommeil de l'hôpital du Sacré-Coeur, par l'entremise de son médecin traitant, le docteur Odile Lapierre.Frédéric est un adolescent de 15 ans en secondaire 11.11 y a deux ans, il avait noté qu'il s'endormait carrément pendant les cours de l'après-midi.« |e pensais que je m'assoupissais pour quelques minutes, pour me réveiller ensuite et réaliser que le cours était terminé», me dit-il.Au début, la famille de Frédéric ainsi que ses professeurs l'ont traité de paresseux.Quant à ses camarades, ils riaient tout bonnement de ses excès imprévisibles de sommeil.Face à son désarroi et son impuissance à rester éveillé malgré ses fforts, ses parents ont essaye, en un premier temps, de minimiser le problème: «C'est probablement ton adolescence.Tu grandis vite et ça prend toute ton énergie.».Cependant, avec le temps et les symptômes qui persistaient, Frédéric commençait à perdre confiance en lui, en la vie, et à douter de lui-même et des autres.Il perdait de plus en plus intérêt pour toutes les activités extérieures, devenait solitaire et se confinait à écouter la télévision, à manger et à dormir.Il prit donc de l'embonpoint et se laissa aller à cette grande monotonie quotidienne.Il fut examiné par plusieurs médecins qui ne décelèrent aucune maladie et conclurent que son état était plutôt psychologique.o Les parents de Frédéric décidèrent alors de le faire passer de l'école publique à l'école privée, mais en vain.Il dut même doubler son secondaire I.C'est uniquement lors de l'été dernier que ses parents fu-rent réellement ébranlés, quand au cours des vacances, il développa un épisode de faiblesse musculaire intense sous l'effet d'une émotion, symptôme typique connue sous le nom de cataplexie.Il fut alors admis à l'hôpital Ste-|ustine.Après avoir été vu par plusieurs consultants, il fut référé au docteur Odile Lapierre qui, après avoir effectué les tests appropriés, diagnostiqua chez Frédéric la maladie de la nar-colepsie.Ce fut pour lui un grand soulagement d'apprendre de quelle maladie il est affligé et d'obtenir tout le support nécessaire pour qu'il reprenne sa vie normale.Frédéric est ravi de voir qu'à l'école, l'attitude d'incompréhension initiale de ses professeurs s'est transformée en une attitude d'encouragement.Après avoir été catégorisé comme un lunatique et un « tough » parce qu'il est «bien bâti», c'est tout à coup une bouffée de chaleur humaine qu'il respire enfin.Il a les larmes aux yeux en se rappelant tous les sarcasmes auxquels il a été soumis; mais il ne garde rancune à personne.Frédéric comprend et pardonne.Môme si les médicaments qu'il reçoit n'agissent pas toujours, il entrevoit l'avenir avec beaucoup de confiance.Il a pleinement repris sa vie scolaire et rêve de devenir un sportif professionnel.O Le drame interne qu'a vécu Frédéric est similaire à celui que vit une grande partie de nos adolescents.Nous autres, les adultes, nous ne prenons pas au sérieux les jeunes.Nous ne sommes pas souvent à leur écoute; nous préférons les catégoriser plutôt que de prendre le temps de comprendre les raisons de leurs comportements.Face à cette incompréhension et à l'absence de points de repères, les adolescents ne croient en rien, sauf peut-être en eux-mêmes.Cette confiance en soi est en fait leur bouée de sauvetage.Ne nous en offusquons pas.Au contraire, faisons preuve de solidarité à leur égard pour les aider à atteindre leurs aspirations.Pourquoi, par exemple, ne pas susciter autour et avec les jeunes, des lieux et des mouvements communautaires qui les libéreraient du mur de leur solitude et où ils démontreraient au monde leur sens de la responsabilité et de la créativité?, O Et ceci n'est pas une utopie.En effet, les communautés Foi et Lumière, réparties à travers le monde, ont permis à des jeunes valides et handicapés, à des parents et à leurs amis, de vivre ensemble une expérience communautaire lors d'excursions ou de pèlerinages.Au cours de ces rencontres, les jeunes prennent conscience de leurs dons et cessent d'avoir peur d'eux-méme.Alors ils deviennent en mesure de «bâtir sans exclure»*1K Chez nous, le drame des adolescents devient de plus en plus alarmant.Dans une recherche menée auprès des jeunes, sous la direction de Jacques Grand'Maison, les adolescents ont dit comment «il était difficile de croire aux autres, en l'avenir, en la société».Cette recherche révèle « leur situation dramatique jusque dans ses profondeurs humaines, morales et spirituelles»*2'.Sommes-nous prêts à faire jaillir de nos coeurs l'amour nécessaire pour sauver nos jeunes?1.Lenoir.Frederic: Les communautés nouvelles, p 106-115.Editions Fayard.1988 2.Grand Maison.Jacques: Le drame spirituel des adolescents.Editions Fides.1992 Vivre* en action y Plaidoyer pour la bicyclette Le cyclisme n'est peut-être pas la solution à tous les problèmes du monde moderne, mais il peut améliorer la qualité de vie des gens et des communautés.La bicyclette est un excellent moyen de transport.Elle n'est pas polluante, elle est propulsée par l'énergie humaine et elle prend peu de place.Activité physique merveilleuse \u2014 et agréable en plus! \u2014 , le cyclisme s'est classé à la quatrième place des activités les plus populaires dans l'Enquête Campbell sur le mieux-être au Canada, effectuée par l'Institut canadien de la recherche sur la condition physique et le mode de vie.(Seuls la marche, le jardinage et la natation étaient cités avant lui.) À notre époque où l'on se préoccupe beaucoup de tout ce qui touche à l'environnement, le WorldWatch Institute fait les.louanges de la bicyclette et l'appelle le «véhicule pour une petite planète».D'après l'Institut, nous devons réduire notre dépendance de l'automobile, car les sous-produits de l'utilisation de l'essence sont les principales causes de la pollution de l'air urbain, des pluies acides et des modifications climatiques de la Terre.Le transport régulier à bicyclette présente de nombreux avantages: il améliore la condition physique de ceux qui l'utilisent, il contribue à nous donner un environnement plus sain et il nous fait réaliser des économies! Si vous envisagez la bicyclette comme moyen de transport, voici quelques conseils: \u2022 Préparation.Assurez-vous que la selle de votre bicyclette est bien horizontale (afin de réduire au minimum la tension qui s'exerce sur le bas de votre dos) et qu'elle est à une hauteur telle que votre jambe est légèrement pliéc lorsque la pédale est en bas.\u2022 Style.Asseyez-vous confortablement, de manière que votre poids soit réparti également entre la selle, le guidon et le pédalier.Pédalez à une vitesse constante que vous pouvez facilement maintenir, et servez-vous du changement de vitesse dans les côtes ou selon la direction du vent.\u2022 Début.Si vous débutez en cyclisme, commencez par des trajets assez courts et faciles.Par exemple, allez au magasin du coin ou partez faire le tour du pâté de maison avec les enfants.Ne vous aventurez pas à aller au travail ou à l'école tant que vous n'êtes pas prêts à le faire.\u2022 Sécurité.Donald Pruden, dans son livre Around Town Cycling, aborde les facteurs-clés de la sécurité en vous donnant des conseils simples : soyez vigilants, soyez prévisibles, soyez sur vos gardes, soyez visibles, et surtout, portez un casque! Cet article vous est présente par l'Institut canadien de la recherche sur la condition physique et le mode de vie en collaboration avec PartidpACTION.u \\ : x .¦ HMMI L'étude du New England Journal of Medicine a porté sur 13 cas d'enfants et d'adolescents ayant présenté de sévères réactions allergiques, dont six furent fatales, à la suite de l'ingestion de certains aliments.Plusieurs cas impliquaient des cacahuètes, mais toutes les sortes de noix et de noisettes étaient également en cause.Ces mortelles allergies aux noix Les enfants asthmatiques doivent se méfier des cacahuètes DOCTEUR MONIQUE VICY collaboration spéciale ans la liste d'aliments qui suit, sachant que certains ont été responsables d'accidents anaphylactiques mortels chez des enfants et des adolescents, cherchez le ou les intrus: «fraises, poisson, chocolat, cacahuètes, noisettes, noix, melon d'eau, lait».Si vous avez répondu juste, en éliminant les seuls trois premiers aliments de la liste, vous êtes très savant.ou vous avez lu le dernier numéro de la revue de médecine américaine The New England Journal of Medicine (t août 1992).Une équipe de médecins américains de Baltimore (Maryland) vient, en effet, de publier les observations effectuées chez 13 enfants ou adolescents (2 à 16 ans) qui, dans les quelques minutes suivant l'ingestion d'aliments auxquels ils étaient allergiques, ont présenté des sensations de brûlures et de gonflement dans la bouche, de rétrécissement de la gorge, des nausées, des vomissements, de l'urticaire.L'aggravation fut rapide, avec apparition de troubles très sévères, détresse respiratoire, cyanose, voire perte de connaissance, au bout d'une demi-heure à deux heures.Chez 6 des enfants l'accident fut fatal en quelques heures.Chez les 7 autres, pour lesquels les pédiatres américains parlent de réactions «presque fatales», une admission en unité de réanimation fut nécessaire pour intubation, assistance respiratoire, traitement d'un état de choc ( médicaments remontant la tension artérielle).En majorité des filles Les filles sont largement majoritaires, aussi bien pour les accidents mortels ( 5 sur 6) que pour les 7 autres ( 5 sur 7 ).Tous ces enfants sauf un étaient des asthmatiques connus et traités, et presque tous avaient déjà eu des réactions allergiques après avoir mangé de l'aliment incriminé, mais sans que ces réactions aient été «presque fatales».De plus, les enfants \u2014ou les parents pour celui de 2 ans\u2014 ne savaient pas que l'aliment qu'ils ingéraient contenait l'allergène responsable de la réaction anaphylactique.Ce qui frappe, c'est la fréquence avec laquelle les cacahuètes sont impliquées (4 fois, dont 3 parmi les 6 réactions mortelles), qu'elles soient dans des gâteaux, des sandwiches ou des bonbons.Par ailleurs, toutes sortes de noix (du Brésil, de pécan, de cajou), des noisettes et des avelines, sont en cause dans d'autres cas.Et aussi le lait ( 2 cas : une fois dans une pâtisserie, une autre fois avec des céréales) et les oeufs (dans le petit pain d'un hamburger).Les patients qui ont survécu ont tous reçu, sauf un, une injection d'adrénaline dans les 30 minutes suivant l'apparition des symptômes, cette injection étant plus tardive chez ceux qui sont morts: ils ne sont que deux à avoir reçu ce traitement du choc anaphylactique moins d'une heure après le début des symptômes et avant l'apparition des signes de détresse respiratoire sévère.Une meilleure prévention Bien qu'aucune étude épidémiologique n'ait été faite,* le médecin qui signe un éditorial publié dans le même numéro n
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