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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1992-09-20, Collections de BAnQ.

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[" A Le palmarès des Sondage page Cl \t\t\t \t412 31 414349\t\t 3141517 21 22 27 ~.-\u2014_ Si vous êtes amateur de bière, xous apimccicrcz Brasal 10175, AV.PAPINEAU, MONTREAL 381-3987 Aujourd'hui: généralement ensoleille et frais.Minimum 8° Maximum 16° Demain: nébulosité croissante.details cahier sports MONTREAL, DIMANCHE 20 SPETEMBRE 1992 108e ANNEE N° 325 60 PAGES, 4 CAHIERS îles de La Madeleine 1 00 E AC Cxtenour de la ville de Quebec (Région est): 65 cents ^iï%0 Abitibi-Temiscammgue: 55 cents A domicile par porteurs : 60 cents Routes motorisées : 70 cents Taxes en sus tm Bonjour! La France scelle le sort de l'Europe La personnalité de la semaine 3 MARIE-HÉLÈNE FALCON ports Bit élimine les Expos.Voir page S 1 COMMISSION DES COURSES Claude Ryan demande a la SO d'enquêter sur les agissements du president de la Commission des courses de chevaux du Quebec 4 LAROSE ACCUSE Le president de la CSN estime que Robert Bourassa est un mauvais négociateur et qu'il devra démissionner advenant une victoire du non.MO CROWE APPUIE CLINTON L'amiral William Crowe, ancien chef d'etat-major des Etats-Unis, apporte son soutien au candidat démocrate Bill Clinton.Sommaire Addition croisées.C10 Annonces classées .Immobilier.C8 a C11 marchandises.C11 emplois.C11etC12 automobiles.C12 et C13 I - propositions d'affaires.A8 Arts et spectacles % Informations.B9 à B13 ¦ cme-horaires B13 tele-horaires B12 Bandes dessinées.B14 Décès.C14 Etes-vous observateur?.C8 Feuilleton.C9 Horoscope.C11 Le bridge.C10 Le monde.A10 Livres.Cahier B Loteries.A4 Montréal en fête.A9 «Mot mystère*.C12 Ouoi faire.B8 Santé.Cahier C 38 millions de Français décident aujourd'hui pour 350 millions d'Européens d'après AFP l'A RIS uelquc 38 500 (KX) électeurs français sunl invites aujourd'hui à répondre par OUI ou par NON à une simple question mettant un terme à trois mois de débat passionne: «Approuvez vous le projet de loi soumis au peuple français par le président de la République autorisant la ratification du traité sur l'Union européenne?» i Les plaidoyers des pro et anti-Maastricht se sont achevés en pleine tempête monétaire, une crise sans précédent depuis la création du système monétaire européen (SME).Chacun des protagonistes y a puisé d'ultimes arguments pour réclamer plus ou au contraire moins d'Europe.i L'annonce en milieu de semaine de la maladie dont souffre le président François Mitterrand (cancer de la prostate) a ajouté au climat d'incertitude né de la publica- tion de sondages la semaine dernière donnant pratiquement le NON et le OUI ;i égalité.Les avertissements aux Français sur leurs responsabilités n'auront pas manqué tout au long d'une campagne passionnée de cinq mois, qu'ils viennent de M.Mitterrand, du Premier ministre britannique iohn Major, du chancelier allemand Helmut Kohi ou du président de la commission européenne, (acques Delors.Ce der- nier estimait vendredi qu'en cas de NON français « un ressort sera cassé pour un bon moment» dans la construction européenne.M.Mitterrand soulignait le 14 juillet qu'un NON reviendrait à «casser l'Europe».VOIR FRANCE EN A 2 ¦ On s'attend a une victoire du OUI, mais avec quelle marge.La chronique de Louis-Bernard Robitaille en page A 2 le camp du NON mobilise 200 avocats pour rallier les indécis HAUT COMME.TROIS POMMES m YVES BOISVERT REFERENDUM Tandis que le camp du OUI n'a pas encore ouvert son quartier général, environ 150 personnes s'agitent sur les trois étages que le camp du NON a loue, rue Berri, près de la rue Sainte-Catherine, en plein coeur de Montréal.Les stratèges du NON ne sont pas mécontents du déroulement des événements depuis deux semaines.Le ralliement de Jean Allaire et Mario Dumont a fait grand bruit, le mécontentement de certains conseillers du premier ministre au sujet de l'entente de Charlottetown a etc éventé, et les derniers sondages font voir une avance de plus de 15 points pour le camp du NON.«On ne prend rien pour acquis, on ne pavoise pas», affirme cependant le grand chef d'orchestre du NON, Pierre Boileau, directeur général de l'organisation.De fait, l'analyse des sondages montre que si l'écart se creuse, c'est parce que le OUI perd des plumes au profit des indécis, qui atteignent plus de 30 p.cent.Le NON reste remarquablement stable depuis le début de la campagne: autour de 40 p.cent.« La base est forte, mais la campagne va se mener auprès des indécis», dit Charles La roc nul le, porte-parole de l'organisation.Comment?On a pu en avoir une petite idée hier.Les organisateurs tenaient en effet une «journée de formation» pour 200 avocats de partout au Québec ( 125 à Montréal, 75 à Québec).Ces juristes seront au centre de la campagne de charme menée auprès des indécis.La première chronique de Nathalie Petrowski # est aujourd'hui que débute notre «nouvelle» columnist, Nathalie Petrowski, exjournaliste au journal de Montréal, au Devoir et collaboratrice à l'émission culturelle Lu bande des six, à la télévision de Radio-Canada.Notre collègue signe en page cinq son premier texte dans Lu Presse.Elle nous raconte les émotions qui l'ont assaillie quand elle a décidé de faire le grand saut et de se joindre à l'équipe de La Presse.! 1 Ces avocats, accompagnés de porte-parole plus clairement identifiés politiquement, iront visiter quelque 3000 groupes cibles dans des «rencontres privées» durant la campagne.Munis de vidéos, les juristes auront pour mission de déconstruire en tant que spécialistes l'entente de Charlottetown.Leur plaidoyer sera suivi d'un «témoignage» d'un porte-parole du NON et d'une discussion.Pierre Boileau explique que l'on a identifié des indécis par un «pointage» téléphonique.Certains indécis sondés par le NON seront approchés.On compte aussi visiter des groupes sociaux: communautaires, clubs Optimis-te.etc' Ainsi, un travail de ratissage sera fait auprès d'une clientèle qu'on n'espère pas rejoindre par les activités ordinaires de la campagne.Des spectacles pour le NON La campagne du NON se divisera en trois phases.Première étape, cette semaine: blitz auprès des étudiants dans une trentaine de cégeps et universités.Deuxième étape, du 25 septembre au 9 octobre: tournée des régions de l'«autobus du NON».Dans le dernier droit, du 10 au 26 octobre, on se concentrera dans le Montréal métro et la région de Québec.Des grands ralliements et des événements «originaux et spectaculaires» sont prévus pour le sprint final.Une des grandes difficultés de la campagne du NON sera de trouver une place au soleil pour toutes les «tètes d'affiches».Des négociations serrées ont eu lieu entre le Bloc québécois et le PQ au sujet de la distribution des rôles-titres.L'organisation a vu en Louise Beaudoin, ex-déléguée générale VOIR AVOCATS EN A 2 & .1* : ^ / ft .ri - i m \"'¦'.\"«yvafci W \u2022 I J^-w-.Le petit Ivan Langevin, un an et demi, de Lachenaie, était en admiration hier devant cette belle grosse Mcintosh bien rouge qu'il venait de cueillir dans le verger du pomiculteur Richard Legault a Saint-Joseph-du-Lac.'Les pommes n'auront jamais été aussi belles, aussi bonnes et aussi nombreuses que cette année.Une année de rêve quoi, pour la pomme du Québec, a déclaré hier Gérard Robitaille, organisateur de Pommes en Féte des régions de Saint-Eustache, Saint* Joseph-du-Lac et Oka.Selon lui, la récolte de 1992 s'inscrira comme une des meilleures saisons depuis plusieurs décennies.-S/ le temps n'a pas été clément pour les vacanciers, il a été idéal pour les pommiers.Il n'y a pas eu de grêle, ni de gel au sol, pas de froid, suffisamment de pluie, de soleil et d'humidité.Les arbres sont présentement charges de beaux fruits.Les pommes sont plus grosses que d'habitude, plus rouges, plus juteuses et plus sucrées», a ajouté M.Robitaille.à PHOTO PIERW McCANN.la Prwse Nathalie Petrowski.Violents incidents à Yellowknife La mort de neuf mineurs ravive la tension entre scabs et grévistes DIDIER RE VOL collaboration spéciale YLLLOWKNUl:.T.N.O.Vendredi soir, alors que toute la ville de Yellowknife se trouvait en état de choc après la divulgation des noms des neuf victimes de l'explosion survenue à la mine d'or Giant, des bagarres ont éclaté un peu partout dans les bars.Grévistes et « scabs » cohabitaient jusque-là sans trop de problèmes, mais depuis la tragédie, le ton est monté rapidement, provoquant l'intervention répétée de la Gendarmerie royale et la fermeture anticipée des principaux établissements de la ville.Sur l'artère principale, les inju- res et les pierres ont fusé lors d'affrontements aussi soudains que violents.Plusieurs personnes ont été agressées pour le simple motif qu'ils appartenaient à une famille de grévistes ou de scabs.Bien qu'aucun élément concluant n'ait été avancé par les policiers de la GRC, les plus folles rumeurs se sont répandues.Pour certains, des grévistes auraient placé une bombe sur les lieux de l'explosion, avec l'intention avouée de tuer.Pour d'autres, le drame aurait pour cause une erreur technique lors du comptage des explosions de forage ayant eu lieu très tôt vendredi matin.Dès le début de l'enquête, la Gendarmerie royale n'a pas caché que l'explosion pouvait avoir un lien direct avec la grève la plus tendue que l'industrie minière des Territoires ait connue depuis son existence.L'arrivée dans la journée de samedi à Yellowknife d'une équipe de la GRC spécialisée dans les explosions criminelles n'a fait que confirmer l'hypothèse d'un acte intentionnel.Bien que les autorités policières soient encore très prudentes, l'inspecteur Dennis Clark déclarait à la presse vendredi que «plus l'enquête progresse, plus il apparaissait évident que l'explosion a une origine criminelle».La quasi-absence de méthane VOIR INCIDENTS EN A 2 ORTES À L'UQAM POUR ÏÏLMEILLEUR ENVIRONNEMENT fit Université du Québec à Montréal -H- Institut des Sciences de l'Environnement -1- 3 5 0 A N S MONTRÉAL feti -*- LES 25 ET 26 SEPTEM 1992 Entrée libre^ ( a2 \u2022 la presse, montréal, dimanche 20 septembre 1992 On s'attend à une victoire du OUI, mais avec quelle marge ?LOUIS B.ROBITAILLE collaboration spéciale o PARIS if saura à 20 heures précises ce soir si les 38 millions d'électeurs français ont voté OUI ou NON au traité de Maastricht.Les enquêtes menées à la sortie des urnes par les instituts de sondage permettent en effet, après analyse et pondérations, de donner des résultats globaux et définitifs avec une précision supérieure à 0,5 p.cent.La campagne pour le référendum s'est terminée verndredi soir à minuit sur des révisions nettement favorables au OUI.n signe qui ne trompe pas: la Bourse de Paris, secouée par la folle semaine qui avait vu la baisse des taux d'intérêts allemands, puis la plongée de la lire et de la livre, s'est payée une hausse de 1,6 p.cent au cours de la séance de vendredi.Cela indique de toute évience que toutes les rumeurs donnent le OUI gagnant.Mais également que les sondages \u2014 G commandés par les médias ou les instituts financiers \u2014 donnent tous une avance rassurante sinon confortable au OUI.Parmi les éléments qui ont joué cette semaine plutôt en faveur du OUI à la ratification de Maastricht: \u2014 la tempête monétaire de première catégorie, qui a vu les importantes dévaluations de fait des monnaies italienne et britannique, pourrait être considérée comme un chantage au chaos de la part de la «haute finance», et certains ne se privent pas de le dire.Cet argument pourrait provoquer le raidissement de certains nationalistes français, qui n'aiment pas se faire dicter leur conduite par l'étranger», mais la peur d'une vraie crise monétaire de première grandeur dès demain en cas de victoire du NON devrait l'emporter.\u2014 le cancer déclaré du président Mitterrand, présenté à l'opinion publique mercredi dernier, avec beaucoup de dignité et d'habileté, peut avoir comme effet indéniable de désarmer certains opposants de droite, qui s'apprêtaient surtout à voter contre Mitterrand lui-même.\u2014 sur le front social, le gouvernement Bérégovoy affrontait cette semaine un conflit explosif et imprévisible dans les prisons: les deux tiers des maisons d'arrêt à peu près paralysées par la grève des gardiens, l'intervention obligée et massive des forces de l'ordre et même de l'armée pour assurer tant bien que mal un «service minimum».On pouvait redouter des incidents plus ou moins graves, et même des mutineries des détenus, victimes du conflit.Le conflit est aujourd'hui dans l'impasse complète, mais au moins il ne s'est rien passé de grave.Toute la question est de savoir de combien serait la marge de la victoire du OUI.Bien entendu, comme le dit le directeur de Libération Serge )uly, «l'important, c'est le fait que le OUI l'emporte, le fait que ce soit seulement avec 50, 01 est secondaire: on l'aura oublié dans quelques jours».Ce n'est pas l'avis d'un autre éditorialiste, Philippe Alexandre: «Si le OUI ne l'emporte qu'avec 51 p.cent, ce sera un désaveu cinglant pour le pouvoir mais aussi pour toute la classe politique: imaginez que absolument tous les partis sérieusement candidats au gouvernement sont pour le OUI, de même que les grandes organisations patronales et syndicales.À 55 p.cent, l'establishment peut considérer le résultat comme satisfaisant.Mais c'est un seuil minimum.» Vis à vis des partenaires européens, et d'abord et avant tout de la puissante Allemagne, un vote très puissant en faveur du NON \u2014 à 48 ou 49 p.cent \u2014 serait certainement reçu avec une certaine amertume, mais on s'empresserait d'oublier pour se réjouir de ce que l'Europe de Maastricht aurait été solennellement légitimée par un scrutin référendaire particulièrement passionné et risqué.En France par contre, l'empoignade monstre à laquelle on a assisté pendant un mois, et qui a fait éclater tous les clivages politiques connus, laissera des traces profondes.On constatera peut-être, à l'analyse des résultats, et conformément a ce que disaient des sondages détaillés, que des tranches d'âge entières ont voté majoritairement pour le NON, par exemple les 25-34 ans ( peur du chômage sans doute), mais aussi pratiquement toutes les catégories sociales les plus mo-_ destes: d'abord les agriculteurs (à 75 p.cent), mais aussi les ouvriers et les employés.Tandis que le OUI est dominant chez les professions libérales, les cadres, etc.De même les nombreuses régions en difficulté, éloignées du centre du développement industriel, risquent d'être fortement partisans du NON, contre les quelques régions florissantes, en voie de modernisation.Enfin, on risque d'avoir une coupure très nette entre, disons, les.campagnes et les petites villes d'un côté, les grands centres urbains de l'autre.Comme le disait L'Express, le vote d'aujourd'hui se présente de façon radicale comme l'opposition entre «les petits et les révoltés», et les «performants et les modernes» de l'autre.Le moins qu'on puisse dire, c'est que cette France du NON n'a pas de vraie traduction politique aujourd'hui, à l'exception du Parti communiste (8 p.cent ) et.du Front national de Le Pen (15p.cent ).Sur ce plan, il est beaucoup moins certain qu'une fracture aussi brutale dans le corps social puisse être oubliée dans les jours suivant le référendum.La Fédération des femmes consultera ses membres E2 La Fédération des femmes du Québec entend consulter ses membres avant de prendre position dans le débat référendaire.La fédération, qui vient de recevoir une subvention fédérale de 105000$.devra toutefois trouver d'autres sources de financement pour participer au débat.Le secretaire d'État Robert René de Cotret a en effet affirmé jeudi que la fédération ne pourra utiliser cette somme à des fins partisanes, afin de respecter la loi québécoise.La présidente de la fédération, Céline Signori, a été impliquée cette semaine dans un incident qui l'a opposée au chef de cabinet du ministre de Cotret, Jean-Serge Beauregard.Lors d'une conversation téléphonique, M.Beauregard aurait lie l'octroi de la subvention à l'engagement par les femmes de la fédération de ne pas s'impliquer dans le débat référendaire.La Fédération des femmes du Québec dit représenter 100' membres.SUITE DE LA UNE FRANCE La' France scelle le sort de l'Europe 7: Des gens de tous les milieux nommés juges en Ontario?d'après Canadian Press OIT A WA B Le gouvernement néo-démocrate de l'Ontario étudie l'idée de permettre à des personnes venant de tous les milieux de siéger à titre de juges dans les cours des petites créances.Le printemps prochain, les dommages-intérêts maximum pouvant être accordés par une cour de cette instance passera de 3000$ à 6000$.On prévoit donc que cela fera augmenter d'un tiers le nombre des réclamations le portant à environ 160000 dans l'ensemble de la province.Il en résulte que le ministre on-tarien de la justice doit trouver des juges supplémentaires.Le ministère envisage donc, comme solution possible, de recruter des personnes n'ayant aucune formation juridique pour occuper le poste de juge.Ces personnes non-profession- nelles de la justice travailleraient à titre de juges adjoints, et les causes portant sur des montants élevés seraient déférés à des magistrats véritables.Elles recevraient également une formation juridique.11 y a actuellement 260 juges adjoints à temps partiel qui siègent dans les cours des petites créances en Ontario, mais il s'agit d'avocats en exercice.Le gouvernement de l'Ontario songe à les remplacer par 49 non-professionnels à temps plein, a déclaré Michael Kilpatrick, conseiller supérieur du ministre de la justice.Des gens possédant des connaissances particulières dans un domaine, comme des mécaniciens, pourraient entendre des causes qui portent sur des questions connexes, a déclaré Kilpatrick.Des fonctionnaires provinciaux sillonnent actuellement la province pour recueillir les avis de la population sur ces propositions.LE SOLEIL Indice ultraviolet B du 20 septembre à Montréal 7 I 10 _1 Bas Modéré T 60 Coup de soleil (en minutes) L'indice U VB s'applique par temps ensoleillé ou sous une couche de nuages minces ou partiels.Avec un irrâœUVB inférieur à 4, le soleil a peu d'effet sur la peau exposée.Avec un indice modéré de 4 à 7, il est recommandé d'utiliser une crème solaire ou de porter un chapeau et des manches longues.Avec un indice élevé de plus de 7, il est possible d'avoir un coup de soleil après un temps relativement court.T 30 Élevé r t 20 15 Ville MaxUVB à UVB plus de 4 Montréal\t4,4\t12h55\t12hà14h Ste-Agathe\t4,3\t12h57\tÎ2hà14h Sherbrooke\t4,4\t12h47\t12hà14h Orummond/iik\t\\ 4.2\t12h50\t12hà14h Québec\t4,0\t12h46\t12hà14h \t\to 1902 MTI Inc.\t La Quotidienne tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 610 3889 [\"abonnement I Lt service d« abonnements | est ouvert du lundi au 1 vendredi de 7h a 17h30 I rédaction I promotion I comptabilité ¦ Grandes annonces Annonces classées 285-6911 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 n ANNONCES CLASSEES Commandes ou corrections lundi au vendredi de 8h30 à 17H50 285-7111 GRANDES ANNONCES Détaillants National.Tele ?Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations 285-7202 285-7306 285-7265 i 285-7320 I LA PRESSE est publiée par LA PRESSE.LTEE.7.aie Saint-Jacques.Montreal H2Y1K9.Seule la l Presse Canadienne est autonsée a diffuser les informations de LA PRESSE et celles des Iservices de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PflfSSC sont également reserves.«Courrier de la dauxieme classe \u2014 Enregistrement: numéro 1400»PortetoretourçjarantL I (USPS003692) Cliamplain N.Y.12919-1518.i i I DIMANCHE | 20 SEPTEMBRE 1992 38-7-01 I I I J Le sort du traité de Maastricht dépend directement du vote des Français: un deuxième non, après celui des Danois le 2 juin, enterrerait définitivement les accords, d'autant que M.Major, président en exercice de la CEE, a prévenu qu'en ce cas, il ne poursuivrait pas la ratification du traité devant les Communes.C'est ainsi qu'au jour J-l, le Premier ministre Pierre Bérégovoy a souligné une dernière fois vendredi soir la portée du vote, pour affirmer que «38 millions de Français décideront pour 350 millions d'Européens».Une vision des choses que les adversaires du Traité dénoncent en faisant valoir que la course d'obstacles ne s'arrêtera pas dimanche, un éventuel OUI français pouvant bien être suivi d'un «NO» britannique nourri par les tensions anglo-allemandes autour des monnaies.Les Français ont pu se familiariser avec «le principe de subsidiaries et autre «majorité qualifiée» grâce au débat et à la lecture des 45,5 millions de versions intégrales du Traité et des 47 millions de notices explicatives diffusés par l'Imprimerie nationale.Dûment informés, ils pourront ainsi se rendre dans les bureaux de vote.Hier, dans la presse, partisans et adversaires du traité ont une dernière fois résumé, expliqué le traité avant d'aboutir aux conclusions opposées: pour les uns, c'est «l'avenir de la France», et pour les autres «un abandon de souveraineté».Dans le camp du OUI se retrouvent le parti socialiste, les libéraux de l'UDF, un gros tiers du parti néo-gaulliste RPR, la moitié des Verts, et Génération écologie.Le NON regroupe le parti communiste, le parti d'extrême droite Front national, les deux tiers du parti néo-gaulliste RPR derrière Charles Pasqua et Philippe Séguin, le restant des verts, le libéral Philippe de Villiers et le socialiste Jean-Pierre Chevènement.Le traité de Maastricht constitue «le fruit de renoncements», a ainsi dénoncé Philippe Séguin à la faveur de sa 42afsupe et dernière réunion publique, à Strasbourg.Philippe Séguin notamment, n'a pas manqué de souligner la coïncidence qui veut que le référendum se tienne le jour du 200e anniversaire de la bataille de Valmy, où les révolutionnaires français avaient battu les Prussiens, fondant ainsi la République française.«Avec Maastricht, ii s'agit, qu'on le veuille ou non de construire l'Europe en défaisant la France», a souligné M.Séguin défendant «l'exception française», et dénonçant la «dictature douce de la technocratie qui tient les nations pour une sorte de maladie infantile des sociétés humaines».Maastricht est «un système monstrueusement anti-démocratique», a proclamé une dernière fois Philippe de Villiers.C'est «un danger mortel», a averti le président du Front national, jean-Marie Le Pen.Elisabeth Guigou, ministre délégué aux Affaires européennes, a dénoncé les «mensonges, procès d'intention et erreurs de jugement» des opposants à Maastricht qui «démolissent mais n'ont rien à proposer a la place».«Je suis tout ce qu'il y a de plus zen», a confié le président du RPR Jacques Chirac, favorable au OUI.Le libéral Valéry Giscard d'Estaing, avait achevé sa campagne mercredi à Strasbourg, symbole à ses yeux d'une Europe en construction, en rappelant son OUI à Maastricht en septembre avant de dire «NON au pouvoir socialiste en mars».Le président Mitterrand, qui a récusé tout «plébiscite personnel» pour mieux préconiser «un plébiscite de l'Europe», a fait savoir qu'il s'exprimerait «dans les 24 heures» suivant le scrutin.Le Premier ministre socialiste, Pierre Bérégovoy, a assuré que même en cas de victoire du NON il ne partirait pas du jour au lendemain.M.Mitterrand, qui a toujours dit que son sort n'était pas lié au référendum, a déclaré n'avoir pas songé à démissionner après la découverte de sa maladie.Pourtant, il ne fait guère de doute qu'en cas de rejet par la France du traité, le président serait soumis à une intense pression, tant en France que de la part de ses partenaires européens.Il a en effet décidé seul d'avoir recours au référendum, quand une ratification par voie parlementaire était assurée en juin.?AVOCATS Le camp du NON mobilise 200 avocats pour rallier les indécis sonnalités qui ne sont pas nécessairement identifiées au PQ.Seule exception: les libéraux pour le NON, qui, pour des raisons de «confort idéologique», seront un «groupe affilié», dont les dépenses seront néanmoins comptabilisées dans le comité du NON, mais qui aura une parfaite autonomie, et qui fera sa campagne à part, (can Allaire aura tout de même son représentant au comité exécutif du NON, l'instance qui prendra les décisions au jour le jour.Les libéraux pour le NON inauguraient d'ailleurs leurs locaux hier, à Outremont.( Par-dessus le comité exécutif, le conseil du NON regroupera au moins 60 personnes, représentants des partis, députes, délégués syndicaux qui en principe dessineront les grandes orientations, mais qui en pratique ne se réuniront qu'au début: ce n'est pas là que les choses se décideront.) On prévoit que les autres partis qui se rallieront \u2014 les Verts, le NPD-Québcc \u2014 pourront vivre dans le grand comité, n du Québec à Paris, militante pé-quiste de longue date et bonne amie de Lucien Bouchard, la diplomate qu'il fallait pour faire en sorte «que tout le monde autour de la table se sente intégré, que tout le monde participe», comme elle dit.On a déjà prévu que Jacques Pa-rizeau, le président du comité, et Lucien Bouchard, le vice-président, seront presque sur le même pied.Le chef de l'Opposition aura tout de même une prééminence, se réservant les déclarations officielles et la place centrale lors des gros événements.Dans le blitz auprès des étudiants cette semaine, M.Parizeau sera aux universités de Montréal et de Sherbrooke, M.Bouchard a celles de Laval et Trois-Rivières.lean Campeau, Bernard Landry et de nombreux députés seront également de la partie cette semaine.Les chefs syndicaux embarqueront dans la campagne à partir de la semaine prochaine, comme les autres leaders souverainistes.D'ici là, jeudi, les deux camps doivent être formés officiellement chez le Directeur général des élections, quand tous les députés de l'Assemblée nationale auront choisi leur camp.La deuxième phase sera particulièrement difficile à coordoner, concède Charles Larochelle.L'«autobus», comprenant de « 15 à 20 porte-parole», se rendra dans toutes les régions, à raison de deux jours par région.Chaque porte-parole devra faire «cinq ou six visites» par jour: chambres de commerce, usines, centres d'accueil, cuisines.chacun selon ses affinités.Un gros événement par jour rassemblera tous les porte-parole.Les stratèges gardent le secret sur la dernière phase \u2014 où le NON se concentrera sur Montréal et Québec.«On veut essayer, d'être originaux», dit M.Larochelle.On peut prévoir des spectacles pour le NON, avec des chanteurs et des comédiens gui viendront en renfort des politiques.On a engagé pour veiller à ces «événements spéciaux» Marcelle Gendron et Kiki Nesbitt, deux femmes rompues à l'organisation de grands spectacles.Elles ont notamment travaillé à l'Adisq, au Gala Métro-star, au festival juste pour rire et au concours des feux d'artifice.À !a différence du référendum de 1980, le camp du NON ne favorisera pas 1# création d'une floppée de petits comités.On veut centraliser l'organisation et l'unifier, mais lui donner une image non partisane.Ainsi, les comités locaux, dans les 125 comtés, seront présidés par des per- INCIDENTS Violents incidents à Yellowknife dans le sous-sol élimine à coup sûr la possibilité d'une déflagration naturelle.Le syndicat des grévistes nie pour sa part toute participation de ses membres à ce drame.Dans la journée même de l'explosion, le gouvernement territorial décidait de mettre fin aux opérations de la mine Giant jusqu'à nouvel ordre.U aura fallu la mort de neuf mineurs pour stopper un conflit de travail qui dure depuis quatre mois.Le 23 mai dernier, 240 membres de la Canadian Association of Smelters and Allied Workers (CASAW) votaient la grève pour protester contre les conditions de travail et le plan de redressement économique proposé par la direction de la mine.L'embauche de scabs, recrutés dans l'ensemble du Canada, souvent sans qu'ils soient avertis de la nature réelle du conflit, a provoqué la colère des grévistes.Des piquets de grève ont été érigés et ont transformé la mine en Fort Alamo, forçant les nouveaux employés à vivre jour et nuit dans des baraquements autour du puits.Les incidents n'ont fait par la suite qu'aggraver le climat de violence et d'amertume qui s'est emparé de Yellowknife.Le 24 mai, plusieurs piqueteurs ont affirmé avoir été renversés devant l'entrée principale par le directeur de la Chambre territoriale des mines, lequel tentait de forcer le passage au volant de sa voiture.Le 25 mai intervenait la première de nombreuses interruptions de courant ralentissant l'exploitation de la mine et privant la capitale des Territoires d'électricité pendant plusieurs heures.Les poteaux d'électricité étaient abattus à la hache et les installations de la mine fréquemment endommagés à la dynamite.On ne compte plus ici les incidents violents dans lesquels même la GRC a été critiquée pour ses interventions que le syndicat qualifie de «partisanes».La nomination d'un conciliateur fédéral, comme les interventions du CASAW auprès du ministre du Travail Marcci Danis pour imposer un retour au travail, n'ont pas résolu la crise.Peggy Witte, directrice américaine de Giant, a refusé toutes les offres, prétextant que la situation financière attribuable au faible prix de l'or impose la continuation du travail coûte que coûte.- ; Début juin, une équipe de l'anti-émeute de la GRC, venue d'Edmonton, utilisait des gaz la-crimogènes lors d'une émeute et un inspecteur fut obligé de tirer des coups de semonce.Le 24 du même mois, le journal autochtone Press Indépendant était l'objet d'une perquisition.La police recherchait à l'époque des négatifs permettant d'identifier des grévistes poursuivis pour différents actes criminels.Petit à petit, les grévistes, faute d'argent, furent contraints de reprendre le travail malgré les menaces de mort que certains disent avoir reçues.Les portraits des briseurs de grève sont visibles dans les rues de Yellowknife.Les maisons et les véhicules des scabs sont parfois «taggées» ou endommagées.Il n'est pas rare de voir inscrit sur les portes de garage ou des voitures un énorme SCAB à la peinture noire.La direction de la mine a fait connaître hier son intention de rouvrir la mine «dans les prochains jours», avec l'aide de briseurs de grève si cela était nécessaire.Vendredi dernier, neuf hommes sont morts dans des circonstances encore floues.Hier, un temps couvert et une pluie fine plongeaient Yellowknife dans une journée lugubre de deuil.?Hydro-Québec DE MONTREAL 3 \\ Maurier Ltéa En première montréalaise Marie Carmen 5 A M E D 1 mo B R E 1 lltiOO POUR TOUS! h ROCK ffiffl SPECTRUM BILLETS : 19,50$ (+ toxes et frais do set vice ) en vente au Spectrum, à L'Olympia, dans les comptoirs Admission et au 790-1245 INFO-FESTIVAL 871-1881 Statut spécial \\ aux locataires : de Blue Bonnets ¦ Le chef de l'opposition au conseil municipal de Montréal.M.Nick Auf der Maur, a dénonce hier l'implication de la Ville dans l'hippodrome Blue Bonnets, acquis de la corporation Campeau l'an dernier, au prix de 4b millions $, par la Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM ).«Nous nous demandons pourquoi cette société para-municipale a acheté Bleue Bonnets», a dit M.Auf der Maur après avoir appris que le locataire de l'hippodrome, un groupe dirigé par M.André Marier, a bénéficié, d'une réduction de taxes foncières de 400000 $ cette année.Cette réduction de taxes, équivalente à 30 p.cent de la facture normale, a été rendue possible grâce à une clause de l'entente de location conclue entre M.Marier et la SHDM.La Ville a décidé de ne taxer que 46 p.cent de la propriété de 146 acres, parce que les promoteurs de l'hippodrome exploitent cette portion seulement.Pourtant, Campeau payait la totalité de la facture quand il était propriétaire des lieux.Selon M.Auf der Maur, représentant du Parti civique au conseil municipal, «tout est louche à Blue Bonnets».Il reproche aussi à l'administration d'avoir fait de la SHDM un «monstre».«Cette société, devenue le plus gros propriétaire foncier de Montréal, a grandi trop vite», dit-il.En permettant à la SHDM de faire l'acquisition de nombreuses tours résidentielles et de nombreux terrains, la Ville a fait de cette société un «concurrent du secteur privé», soutient le conseiller.^BILLETS gui CKOI LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 20 SEPTEMBRE 1992 A 3 Ryan ordonne une enquête sur le président de la Commission des MARIE-FRANCE LÉGER ¦ Le ministre de In Sécurité publique, M.Claude Ryan, a demandé au directeur général de la Sûreté du Québec, M.Robert Lavi-gne, d'ouvrir une enquête sur les gestes qu'auraient poses le président de la Commission des courses de chevaux du Québec, M.Yves Bcaudoin, et par un inspecteur de l'organisme, M.Pierre-Paul Therrault.M.Ryan a réagi des vendredi soir à la demande d'enquête formulée dans la journée par le ministre de l'Agriculture, Yvon Picot-te, qui exigeait «que toute la lumière soit faite» dans cette affaire.Les enque- Claude Ryan teurs.de la Sûreté du Québec devront déterminer si Yves Beau-doin a déjà utilisé les services d'un preneur aux livres et si l'inspecteur Therrault a participé à-une tentative d'enlèvement contre la sénatrice Rcnaude Lapointe en I972.C'est à la suite de questions soulevées en privé par un journaliste de La Presse, vendredi, à la fin d'une conférence de presse, que le ministre Picotte a demandé au gouvernement de relever photo luc-simon perrault.U PTKS* La fête des champignons La jeune Hélène Després s'est bien amusée hier au Jardin botanique de Montréal où le Cercle des mycologues organisait son exposition annuelle de champignons.Trois cents espèces de champignons fraîchement cueillis dans la nature sont exposés jusqu'à aujourd'hui dans la grande serre du Jardin botanique.Les visiteurs peuvent s'y renseigner sur tous les aspects de la mycologie, y compris sur les risques d'empoisonnement.Hélène porte un panier d'un champignon appelé Polypore souffre.provisoirement de ses fonctions M.Bcaudoin.Le ministre a averti le secrétaire général du Conseil exécutif, M.Benoit Morin, des faits nouveaux portés à son attention.Il lui a demandé de suspendre M.Bcaudoin «aussi longtemps que les faits allégués n'auront pas été vérifiés à la satisfaction du ministre.» Hier, l'attaché de presse du ministre Ryan, M.François Grenon, a fait savoir que son ministre avait immédiatement avisé M.Robert Lavignc de la situation.«La demande d'enquête a été faite par M.Picotte hier (vendredi).Hier soir (vendredi soir), M.Ryan a aussitôt transmis cette demande au directeur général de la Sûreté du Québec», a-t-il indiqué hier.L'enquête devrait débuter dès demain.Le porte-parole des relations publiques de la SQ, M.Pierre Lemarbrc, a confirmé hier que l'enquête était bel et bien sur les rails.«On va examiner certains documents en début de semaine.Les facettes exactes de l'enquête seront déterminées à ce moment-là», a-t-il souligné.La section du crime organisé, a-t-il dit, pourrait peut-être être chargée du dossier.M.Lemarbrc n'a pas été en mesure de préciser si les enquêteurs examineront les rouages de la Commission des courses en général ou s'ils se borneront à étudier le cas de MM.Beaudoin et Therrault.Le cadavre de l'étudiante de 22 ans a été découvert dans un buisson derrière l'église Saint-Germain d'Outremont vers 17 h 30 hier soir.photo ma*co wekr.combontion «h*** Étudiante de 22 ans agressée sexuellement avant d'être tuée RAYMOND GERVAIS ¦ Le cadavre au trois quart dévêtu d'une étudiante de 22 ans de l'École des hautes études commerciales de l'Université de Montréal, a été découvert hier en fin d'après-midi derrière l'église Saint-Germain à l'intersection du chemin de la Côte-Sainte-Calhe-rine et de l'avenue Vincent-d'Indy à Outremont.Selon la police de la Communauté urbaine de Montréal, la victime, qui aurait fêté ses 23 ans dans quelques jours, aurait été agressée sexuellement puis étranglée par son ou ses agresseurs quelques heures seulement avant la découverte du cadavre.C'est un appel anonyme logé au 9-1-1 qui a alerté les policiers.L'interlocuteur anonyme a indiqué aux policiers que le corps d'une femme se trouvait dans un petit sentier longeant un sous-bois situé derrière l'église Saint-Germain.Suivant les indications de l'informateur, des patrouilleurs se sont rendus dans le bois en question où ils ont fait la macabre découverte.Le corps de l'étudiante a été trouvée vers les 17 h 30 dans le petit sentier habituellement peu fréquenté, lequel relie l'arrière de l'église Saint-Germain à l'École de musique Vincent d'Indy.En début de soirée hier, le petit bois a été passé au peigne fin durant plusieurs heures par des équipes spécialisées de la police de la Communauté urbaine de Montréal, ainsi que par les enquêteurs de la section de l'unité des crimes contre la personne, dans l'espoir de découvrir un indice pouvant mettre les limiers sur la piste du ou des assassins de l'étudiante.Le cadavre de la jeune femme a été transportée à l'Institut de médecine légale où une autopsie sera pratiquée demain afin de déterminer les circonstances exactes de la mort.L'enquête dans cette affaire a été confiée aux sergents-détectives Pierre Grigou et |ean-Claude Bergeron de la section des crimes contre la personne de la police de la CUM.Arrivée de 12 clandestins par conteneur MARIE-FRANCE LÉGER ¦ Les agents d'Immigration-Canada étaient au rendez-vous hier pour accueillir les 12 Roumains embarqués clandestinement à Zeebrugge, en Belgique, dans un conteneur du navire Cast-Beaver.Un gardien filtrait l'entrée de la section 78 du Port de Montréal, interdisant l'accès aux médias sous prétexte que le «port est un territoire fédéral et que personne ne peut entrer sans autorisation.» Les Roumains, neuf hommes et trois femmes, se sont cachés dans un gros conteneur pendant trois jours avant d'être découverts par les autorités du bord.Le navire a quitté la Belgique le 8 septembre.Les voyageurs ont ensuite passé le reste de la traversée avec l'équipage.«Ils demandent tous le statut de réfugié politique.Certains ont des passeports roumains.Il y a des couples parmi eux.Ils semblent en bonne santé.À ce stade-ci de l'enquête, on ne peut pas dire qu'elle était leur situation en Roumanie», a indiqué l'agent d'immigration Jacques Bourque.Les interrogatoires, menés pendant plusieurs heures, tendent à démontrer que les demandeurs d'asile auraient quitté la Rouma- nie depuis moins de trois semaines.M.Bourque ne s'étonne pas que tout ce beau monde ait passé trois jours dans le même conteneur: «À Hambourg, dernièrement, ils ont trouvé 40 personnes dans le même conteneur! » Avec les voyageurs d'hier, pas moins de 52 réfugiés Roumains ont débarqué à Montréal (cinq d'entre eux ont débarqué à Baie-Comeau) depuis les trois dernières semaines.Les autorités portuaires canadiennes ont déjà avisé les ports européens, et les compagnies maritimes, de resserrer leurs contrôles pour freiner l'entrée des illégaux au Canada.ROBERT DUCUAY La quoi?La chirologie! es petits pains fourrés, des gâteaux, une forte odeur de tisane à la camomille, tout plein d'invités sur leur trente-six, CIME qui enveloppe les lieux dans la ouate: on aurait pu se croire à l'ouverture du bureau d'un dentiste Nouvel Age.On parle bas, inspirés par les regards austères que posent sur nos misérables carcasses de mortels pétants et rotants les vieux pros de l'ascétisme dont les photos ornent les murs, cheveux aux épaules, longue barbe blanche.Serait-ce Ménick qui lance une succursale underground à Wcstmount?Non.Le maitre des lieux se nomme Ghanshyam Singh Birla et s'il a déjà été le barbier des sportifs, ce fut dans une autre vie.Bon.Assez fait languir le lecteur: j'ai assiste mercredi soir au lancement de la Galerie d'Empreintes du Centre de Chirologie, visite assortie d'une consultation privée gratuite.Je n'allais pas rater ça.* * * Wow! Tout ce chakra sur le bout des doigts de Gaston L'Heureux! Des myriades de chakra, du chakra qui déborde même du pouce, indice d'une très, très grande distinction.Et cette ligne d'amour de la Vérité qui grimpe tout droit au sommet du mont de Saturne.Double wow pour ce signe de profondeur d'esprit peu commune.Le doigt du Soleil de Ginette Reno, fort et spatule, indique une nature aventureuse; et ces lignes horizontales sur Vénus dénotent une nature passionnée.Dans la main gauche de Pauline lu-lien, remarquez les angles de doigts différents, propres aux artistes aux multiples facettes; ou encore ce solide doigt de Mercure.cette femme-là doit être une nature passionnée.11 y a bien d'autres choses passionnantes à découvrir dans cette Galerie des Stars: les empreintes de Gino Vanelli et de Terry Mosher, celles de Gabriel Ar-cand à la ligne de chance (poorya pu-nya) interminable.Mais passons à la section «Une tranche de vie» qui permet, par l'étude de cas spécifiques, de mieux comprendre les bienfaits que pourrait avoir la chirologie sur votre misérable existence.« 11 avril 1986.M.V., directeur angoissé d'une chaîne de magasins au détail.» ; remarquez le réseau complexe de lignes qui dénote son mode de vie.Pas de temps pour la famille, ni pour le bowling entre amis.Six mois plus tard, après un peu de repos et de yoga, voyez comme M.V.porte un regard neuf sur la vie; regardez-moi cette main toute propre, les lignes comme des rangées de cannes de petits pois.«D.K.a vu dans la retraite une formidable occasion d'explorer son côté créa- tif et inventif.Il a suivi des cours et a choisi des passe-temps artistiques.Remarquez comme sa ligne de tète a grandi».Mains de victime d'inceste au Mars négatif hypertrophié, mains de mère de 26 enfants au solide mont de Vénus, mains de millionnaires, de saints, mains de Don |uan et de casse-cou, mains de meurtriers: l'histoire de l'humanité par la chirologie.«Une brillante jeune médecin a choisi la mort plutôt que la domination de ses parents.» Voyez cette île qui trahit la période de confusion «qu'elle a attirée kar-miquement».* * * Les deux psychologues à qui j'ai demandé de me parler de chirologie ont entrepris leur commentaire par la même remarque: «Quand on souffre, on est prêt à faire n'importe quoi pour arrêter de souffrir».Hypnose, lecture des feuilles de thé, horoscope, tout est bon.Hélène Routhier, chroniqueure à Radio-Canada : « Il n'y a certainement aucune base scientifique dans ces méthodes, mais là n'est pas la question.Ce qu'il faut craindre, ce sont les impacts sur le comportement.Certains clients sortent de ces consultations découragés, démobilisés par rapport aux actions qu'ils devraient entreprendre pour modifier leurs vies».Micheline Dubé : « Les années d'études qu'ont faites les scientifiques ne leur pro- curent pas nécessairement plus d'intelligence mais elles représentent une garantie pour leurs clients.On n'arrache plus les dents avec des bouts de corde fixés à une poignée de porte.» Ni l'une ni l'autre n'a prononcé le mot «charlatan» dans le cas qui nous passionne en ce dimanche matin de nébulosité croissante.Mais elles tiennent à faire remarquer que bien des gens ne savent même pas que la Corporation des psychologues existe et qu'elle brûle de faire connaître aux citoyens tous les moyens qui se trouvent à leur disposition en cas de «questionnement».* * * Il faut d'abord enlever son veston et retrousser ses manches, rapport à l'application d'une généreuse couche d'encre.La jeune préposée à l'étampage vous étampe ensuite les mains sur de grands bouts de carton, en trois exemplaires et en appuyant fortement.Après un lavage méticuleux, vous attendez qu'un chirologue-astrologue à plein temps vous accueille dans son office, tout semblable à un bureau de dentiste à part les chaises à dossier rigide.Le mien s'appelait Guylaine et avait de beaux yeux doux et une voix toute douce; elle m'a pris la main droite, m'a palpé les paumes, tout doucement, j'ai senti comme un appaisement sur mon mont de Mercure.Elle m'a dit «vous ne buvez certaine- ment pas beaucoup d'alcool» et ça m'a stupéfié car en effet.une petite bouteille de bière le vendredi soir après le hockey.« Great », a dit Guylaine en voyant qu'elle avait déjà marqué un point.«Vous avez l'esprit aventureux.» a-t-elle poursuivi.Encore dans le mille.|e ne suis en effet pleinement heureux qu'au milieu des tribus de Papouasie ou à la vente à 1,44 S chez Woolco.«Vous vous sentez à l'aise à la campagne», m'a encore dit cette jeune diablesse; comment elle a fait?Ça fait au moins deux semaines que je n'ai pas brassé mon compost.Bon.|e ne vous en dirai pas plus, on a sa vie privée.Guylaine m'a recommandé de continuer à boire beaucoup d'eau et m'a suggéré d'entreprendre des cours de relaxation.Le Centre de chirologie offre aussi un service de cartes astrologiques, des ateliers sur le magnétisme, la réflexologie.la meditation, des therapies par l'application de pierres précieuses.«Des chefs d'entreprises nous envoient leur personnel, des professeurs viennent faire analyser les mains de leurs élèves, Vidéotron entreprend en octobre une série de 20 cours portant sur les activités du centre.Nous sommes très sérieux», assure Guylaine.Le prix des consultations: 50$ pour 50 minutes avec un des sept employes à plein temps, 95$ pour passer une heure avec le maitre.Un cahier spécial à ne pas manquer mercredi dans Dans la série «Chez Soi», le cahier Les Grands Constructeurs présente des entreprises de construction d'habitations \u2014 de la maison unifamiliale à l'immeuble d'appartements en copropriété \u2014 auxquelles nous devons de belles réalisations dans la région de Montreal.Un toit pour tous les goûts et tous les besoins._j_PUBL1EEPORTACE A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 20 SEPTEMBRE 1992 Si le NON l'emporte, Bourassa devra i I démissionner, soutient Gérald Larose I ^ Presse! Si votre nom apparaît sur cette liste: M.Renaud de Pointe-Calumet.no210545R09 Mme Coulombe de Sherbrooke.no2l0557C29 M.Foley de St-Janvier.no210701F10 M.Thibault de Montréal.no210778T01 Mme Harboe de Montréal.no219750H00 Mme La joie de Montréal.no223330L11 Mme Pelletier de Longueuil.no 224420P00 M.Ouellette de Longueuil.no224460D00 Mme Barrette de St-Laurent.no230940B03 Mme Brouillette de Montréal.no232085B11 VOUS GAGNEZ deux billets pour AU FORUM le 19 novembre Tous les jours jusqu'au 23 septembre 1992, nous publierons les noms de 10 abonnés, ceux-ci gagneront automatiquement deux billets pour assister au spectacle.La valeur totale des prix offerts est do 3 250 $ Les règlements du concours sont disponibles a La Presse Veuillez accorder un délai de livraison de trois semâmes : x FRANÇOIS BERCER ¦ Le premier ministre Robert Bourassa «est un mauvais négociateur et il devra démissionner après la victoire du NON» au référendum du 26 octobre sur Tavenir constitutionnel, a déclaré hier le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN ).M.Gérald Larose.Si le NON l'emporte au référendum, comme le souhaite la centrale syndicale de 245 000 membres, « Bourassa va comprendre et n'aura plus qu'à remettre sa démission », a dit M.Larose qui présidait à Montréal une réunion spéciale de la CSN sur la question référendaire.Un millier de délégués ont été invités par leur direction syndicale à voter NON au référendum et à militer activement, mais bénévolement, dans la campagne référendaire qui s'amorcera après le 27 septembre.Selon M.Larose, une personne comme M.Bourassa «ne serait ja- mais embauchée comme négociateur à la CSN».«Ce que le premier ministre présente comme des gains constitue en réalité des reculs», a-t-il précisé.L'entente constitutionnelle de Charlottetown «entrave le développement du Québec et ne répond pas à ses revendications historiques des trente dernières années», a affirmé M.Larose en précisant que la bataille référendaire est «aussi une bataille syndicale».Structure spéciale La CSN a mis sur pied une structure spéciale pour défendre le NON, mobilisant ses reponsa-bles syndicaux partout au Québec et particulièrement au niveau des comtés.M.Larose siégera au comité national du NON, tandis que les militants de la centrale agiront «sur le terrain » à titres de bénévoles.«Nous allons mobiliser nos membres, leurs familles et leurs voisins», a dit le syndicaliste.Les problèmes économiques du Québec ne pourront être réglés sans que la question constitutionnelle le soit d'abord, croit M.Larose qui voit dans l'entente de Charlottetown «un risque plus grand pour le développement économique que l'accession éventuelle du Quebec à la souveraineté».«Les offres du Canada anglais n'accordent aucun nouveau pouvoir au Québec et ne le reconnaissent même pas comme une nation», deplore le chef syndical qui parle de «paralysie constitu-tionnalisée» au moment où le pays doit se mettre à l'heure de la mondialisation de l'économie.Dans l'entente du 28 août, « il y a 52 items, dont la formation de la main-d'ocuvre, qui devront faire l'objet de négociations ultérieures; rien n'est réglé», a encore dit M.Larose.«Petit gadget» Dénonçant le projet de Sénat où le Québec sera ravalé au rang de «simple province comme les autres», M.Larose qualifie de «relent d'apartheid» la garantie que le Québec conservera 25 p.cent des sièges à la Chambre des communes.Cette garantie est un «petit gadget à Bourassa, une formule ad hoc pour une race particulière», a-t-il dit.Il y a tout de même un chapitre de l'entente de Charlottetown qui plait à M.Larose, celui sur les autochtones.Pour les autochtones, il y a des «avancées intéressantes», de dire le président de la CSN, au plan de leur reconnaissance, des mécanismes de négociation et des droits au gouvernement autonome.M.Larose a d'autre part dénoncé la «répression de l'informa* tion» au Québec, par les tribunaux qui ont accordé une injonction interdisant la publication de propos tenus en privé par Mme Diane Wilhelmy, négociatrice constitutionnelle de M.Bourassa.La presse du Canada anglais a largement diffusé ces propos sur l'attitude de M.Bourassa lors des pourparlers constitutionnels, mais leur publication est interdite aux médias québécois.« Il s'agit d'une ironie si c'est cela la société distincte», a lancé le chef syndical.it \u2022 Les grèves et lock-out n 'ont plus d LAURIER CLOUTIER envoyé special de La Presse CHICOUTIMI ¦ Les grèves et les lock-out n'ont plus d'avenir au Québec.Il faut trouver d'autres moyens pour gérer les relations de travail.C'est ce qu'a déclaré hier le président du conseil de Cascades, Bernard Lemairc, après un exposé au congrès de la Chambre de commerce du Québec, qui réunit 300 participants sous le thème de la compétitivité de l'entreprise.Il va sans dire que Pierre Paquette, vice-président de la CSN, lui a répliqué.« Il y a moyen de régler des conflits sans grève.En Europe, la grève n'existe pratiquement pas», a-joute Bernard Lemaire.«Il faut que les patrons et les syndicats arrivent à collaborer.On n'obtiendra pas ces changements du jour au lendemain mais ça s'en vient.C'est une question de survie et de sauvegarde de notre train de vie».Pierre Paquette réplique que le Québec «connaîtra encore beaucoup de Manoir Richelieu et d'usine de papiers PFCP de Trois-Rivières avant qu'on réalise des modifications de culture dans l'entreprise».Mais il rejoint Bernard Lemaire a plus d'un chapitre.Les deux sont très proches sur la gestion participative et la décentralisation des décisions.À condition que le patron ne profi- te pas de «la gestion participative pour manipuler les employés», précise l'économiste et syndicaliste.Le Québec peut encore être compétitif dans le cadre de la mondialisation, selon le président du conseil de Cascades.«Avec une gestion participative, décentralisée, souple, non pyramidale.Les recettes du succès comprennent d'abord le capital humain.L'employé doit avoir le sens de l'appartenance et le patron doit déléguer les responsabilités», ajoute le diigeant du groupe de 60 compagnies.«Cascades n'a pas fait assez de formation et de recherche mais on se rattrape et les gars aiment ça».Serge Saucier, président des comptables RCMP, souligne que le Québec représente moins d'un p.cent des cerveaux et de l'économie du monde.Il lui faut donc s'adapter davantage à la mondialisation.Par ailleurs, «le Québec a le plus haut taux de syndicalisation au Canada et en Amérique, avec 40 p.cent de sa main-d'oeuvre.Nos syndicats doivent se montrer plus ouverts au monde, à la qualité et à la solidarité, chercher continuellement des gains de productivité.Une grève n'est pas une perte pour le patron mais pour toute l'entreprise, y compris les employés».L'Occident est en train de «vivre sa 3e révolution industrielle, celle de la technologie et de l'in- formation», déclare Yvon Gasse, professeur d'administration et directeur du programme de MBA à l'Université Laval.« Les gens d'affaires doivent partager la propriété et les profits avec les travailleurs.Le dirigeant doit déléguer ses pouvoirs et se concentrer sur les dossiers les plus stratégiques».Pour Gabriel Savard, président de la Société de développement industriel du Québec, «on a intérêt à se grouiller.Il faut un bon plan de match pour gagner.Comme 90 p.cent des PME du Québec embauchent moins de 50 employés, elles doivent réaliser des ententes stratégiques et conclure des mai liages».Par la gestion participative, déclare Pierre Paquette, l'entreprise devrait regrouper les tâches, favoriser les compétences multiples et l'autogestion de la qualité.La prolongation des conventions collectives n'est pas une panacée.Quant à la formation, on en est encore à l'ABC au Québec.Le Canada et le Québec doivent cesser de se regarder le nombril, enchaine Robert Normand, PDG et éditeur du Soleil.Le gouvernement doit mettre de l'ordre dans les finances publiques, de toute urgence.«Le gouvernement aussi doit devenir efficace et productif», -renchérit Bernard Lemaire.\u2022 Il ne veut pas se prononcer sur.1 l'accord de Charlottetown, comme sur celui de Mcech.Mais il prêche la décentralisation des pouvoirs et estime que l'accord ne contient rien d'intéressant sur le plan économique.«La décentralisation n'implique pas la sépa- ; ration.J'ai hâte que le climat po- ; litique se stabilise.Gérer d'Otto- *\" wa pour Vancouver et Terre-Neuve est inefficace.Per- -sonne n'est satisfait», conclut-il.Premier autochtone à devenir sous-ministre d'après Canadian Press R ÉSULTATS loto gagnants q u é b c c lots Tirage du 92-09-19 S*» ^.TATS COMPLETS 5/6 RESULTA^ DÈS DEMAIN 4 12 31 41 43 49 5/6 4/6 3/6 Numéro complémentaire: 24 Ventes totales: Prochain gros lot (approx.): Prochain tirage: Tirage du 92-09-19 numéros 479565 79565 9565 565 65 5 lots 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ Tirage du 92-09-19 1\t3\t4\t10\t12 13\t15\t18\t21\t25 27\t30\t38\t41\t44 51\t52\t56\t58\t67 ¦ Dan Goodleaf, qui remplacera Harry Swain comme plus haut fonctionnaire au ministère des Affaires indiennes, est devenu vendredi le premier autochtone à être nommé à un poste de sous-ministre à Ottawa.M.Goodleaf, un ancien travailleur de l'acier âgé de 44 ans, est un Mohawk originaire de la réserve de Kahnawake à l'emploi du ministère depuis 19 ans.Dans une entrevue accordée hier après l'annonce de sa nomination \u2014 qui fait partie d'un vaste chambardement de la haute fonction publique fédérale \u2014 M.Goodleaf a confié que sa mère, qui a élevé cinq enfants dans des conditions très modestes, l'avait averti qu'elle ne tolérerait pas que ses enfants vivent de l'aide sociale.Il fut désigné en bas âge comme celui de la famille qui irait à l'université, afin de briser cette tradition selon laquelle les Mo- \\ hawks de Kahnawake s'en allaient gagner leur vie dans Pin- » dustric de l'acier dans l'État de l New York.Il a complété un baccalauréat en science politique de l'université Loyola (maintenant Concordia).Mais il a tout de même travaillé un certain temps dans une aciérie américaine pour être certain de ne rien regretter.Il est entré au service du ministère des Affaires indiennes en 1973, malgré un premier contact fort déplaisant \u2014 on lui avait signalé que ses chances de promotion étaient nulles.Après avoir mis sur pied un programme d'aide pour les jeunes autochtones, il a gravi les échelons de la hiérarchie bureaucratique un à un.Son precédesscur, Harry Swain, devient sous-ministre de l'Industrie, de la Science et de la Technologie.Swain remplace Harry Rogers, qui lui devient conseiller du Conseil privé.Prochain tirage: 92*09-21 StlECI Tirage du 92-09-19 3 14 15 17 21 22 Numéro complémentaire: 27 gagnants 6/6 0 5/6+ 1 5/6 42 4/6 1998 3/6 31440 lots 1000000.00$ 28 817,50$ 457,40$ 44.80s 5.00$ mise-tôt 8 22 24 30 gagnants lots 135 370,30$ Ventes totales: 1098 735,00$ Gros lot a chaque tirage: 1 000 000,00$ TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.1 PRIX.QUALITE.ET SERVICE DEPUIS 1988 LES ORDINATEURS COMPATIBLES POUR LA PUISSANCE EN AFFAIRES SUPER SPÉCIAUX FIN D'ETE unitech 80386 dx-40 mhz 2 meg ram.64k cache.lecteurs 1.2 ou 1.44.disque rigide 105 mo.mon.svga 1024 x768 video 512k0.clavier 101 -J 195$ unitech 80486 dx33-mhz 4 meg ram.128k cache, lecteurs 1.2 et 1.44.disque rigide 130 mb, mon.svga 1024x768.vidéo 512ko.clavier bil.-| Q£Q $ UNITECH 80386 DX-33 MHZ.LECTEUR 1.2.DISQUE DUR A ac AS 80MB.ECRAN SUPER VGA COULEUR.CLAVIER SEULEMENT î UOlT ORDINATEURS UNITESH COMPUTERS IMPRIMANTES LASER PANASONIC 875 $ HP DESK JET 500 499$ SAMSUNG 9 PIN 175$ DOS ?WINDOW 110 $ ACCESSOIRES écran svga 295$ faxmodem 109$ cd rom sony 425$ 15, rue du Centre Commercial Roxboro (Québec) 683-0292 e fotrxjuCixx: R É S U LTATS loto numéros 956979 56979 6979 979 79 Tirage du 92-09-18 > lots 50 000 $ 5 000 S 250$ 25$ 5$ 1 000$ 100$ 10$ 'INIpLUS numéros 596582 96582 6582 582 82 Tirage du 92-09-18 lots 250 000 $ 2 500 $ 250 $ 25$ 10$ numéros mobiles 58669 7111 161 1 000 $ 100 $ 25$ Tirage du 92-09-18 12_ _17_ _li 26 45 34 36 38 42 43__ 51__52 55 58 64 _g7_ 31 4fi.Prochain tirage: 92-09-19 u v h c c Tirages du 92-09-14 au 92-09-19 LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI 3\t4 566\t8771 424\t4010 199\t9351 869\t3533 607\t9734 610\t3889 PROMI«N.(L'-I-AI.Tirage du 92-09-18 NUMÉRO DECOMPOSABLE numéros 3496129 496129 96129 6129 129 29 lots 1 000 000 $ 5 000 $ 500 $ 100 $ 25$ 5 $ TVA, le réseau des tirages les mod.ilttés (fencaissemeni des iMllrts 4» Marché Bonsecours i.¦ Le marché public de la culture 350, rue St-Paul Est Entrez-y voir des expctiticfls:
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