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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1992-09-21, Collections de BAnQ.

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[" Informations nationales LA PRESSE, MONTRÉAL.LUNDI 21 SEPTEMBRE 1992 f / REFEREIUDUM 92 Québécoises pour le NON rien pour les femmes là-dedans te principe même de l'égalité entre les sexes serait menacé Presse Canadienne n groupe de femmes issues de différents milieux de travail au Québec ont uni leurs voix pour exprimer leur insatisfaction à l'égard de l'entente constitutionnelle.Le Regroupement des Québécoises pour le NON s'est en effet plaint, hier en conférence de presse, que l'accord ait été négocié sans tenir compte de l'opinion des femmes et qu'il ne contienne rien pour améliorer leurs conditions dans la société canadienne.«Négocié sans nous, loin de nous, sans notre mandat, ce projet d'entente contient des clauses et des conditions qui n'améliorent pas la nôtre!», pouvait-on lire dans le communiqué émis hier par le Regroupement, qui représente des femmes des milieux religieux, universitaire, syndical, communautaire, artistique, social et des affaires.Parmi elles, on retouve les comédiennes Marie Tifo, Louisette Dussault et Elizabeth Chouvalid-zé, les cinéastes Paule Baillargeon et Micheline Lanctôt, les syndicalistes Diane Lavallée et Lorraine Page, la constitutionnaliste Andrée Lajoie, la présidente de la SS)B, Nicole Boudreau, l'écrivai-ne Simone Monet-Chartrand, l'auteure et journaliste Hélène Pednault, la chanteuse Marie-Claire Séguin.L'égalité entre les sexes Si ce projet d'entente devait être signé, la nouvelle constitution canadienne «ferait perdre du terrain au principe de l'égalité entre les sexes», affirment les membres du Regroupement.«Actuellement, la Charte canadienne des droits et libertés reconnaît, à l'article 15, le principe de l'égalité entre les sexes comme fondamental dans l'interprétation de celle-ci.Dans le projet d'entente, on ne parle que de «l'attachement» des Canadiens au principe de l'égalité des personnes des deux sexes.» «De plus, s'inquiètent-elles, ce principe se retrouve au septième rang des caractéristiques fondamentales sur lesquelles toute interprétation de la constitution devra se faire.Le risque qu'il y ait des contradictions entre ces différents principes lorsque viendra le moment de les interpréter est grand.» Les chevauchements de compétences «Déjà, plusieurs d'entre nous sont allées dire devant la Commission Bélanger-Campeau tout l'imbroglio des chevauchements des compétences fédérales et provinciales dans les questions qui concernent les femmes: les congés de maternité et parentaux, le retrait préventif de la travailleuse enceinte, la législation sur le mariage et le divorce, les services de garde, le droit à l'interruption volontaire de grossesse, les pensions de vieillesse, les crédits d'impôt-enfant, les nouvelles technologies de reproduction», souligne-t-on également dans le communiqué.Aucun pouvoir accru Selon les représentantes du Regroupement, «depuis Meech, depuis la proposition du Canada anglais du 7 juillet et depuis les concessions du premier ministre du Québec, Robert Bourassa, dans le projet d'entente du 28 août, rien ne nous garantit de pouvoirs accrus dans les domaines dont nous parlons».Au contraire, poursuivent-elles, «l'engagement des parlements et des assemblées législatives de fournir des services sociaux, de santé, d'alimentation, de logement et d'éducation présent à l'article 4 n'est qu'un engagement de principe».«Cet aspect du projet d'entente, loin de nous donner plus de prise sur l'évolution des services publics essentiels à notre développement, laisse présager que les femmes perdront ces acquis et ces droits», affirment-elles.«Les points abordés ici nous suffisent pour dire NON à ce projet d'entente, conclut-on.Les femmes, responsables de leur budget personnel et souvent responsables du budget familial, savent à quel point il est important de ne pas acheter sans voir! C'est à cet exercice que nous convient nos gouvernements.A nos yeux, il faut dire NON!» WT i y\u2014 » \u2022 Mulroney moins alarmiste que deux de ses ministres sur les effets d'un NON MAURICE GIRARD de la Presse Canadienne PHOTOTHEQUE La Pr«S\u20ac Le choix de Trudeau Après Meech, c'était à prévoir \u2022 Robert Bourassa Je l'admire beaucoup, mais je suis le chef.MARIO FONTAINE LW Robert Bourassa convient que les attaques de l'ancien premier ministre canadien, Pierre Elliott Trudeau, ne sont pas exactement de nature à favoriser le camp du OUI.Mais il n'y voit pas non plus une tuile susceptible de saboter l'accord de Charlottetown.«On est attaqués sur plusieurs fronts et de façon sournoise.Mais c'est la vie d'avoir à se battre sur plusieurs fronts.Après avoir tant combattu Meech, M.Trudeau ne pouvait pas appuyer un accord comme celui-là», a déclaré M.Bourassa hier soir à La Presse depuis sa résidence.Selon M.Bourassa, Pierre Elliott Trudeau n'a jamais accepté que le Québec rejette sa réforme constitutionnelle de 1982.Il ne comprend pas que le Québec a été victime d'une injustice en se retrouvant ainsi exclu.Aussi s'attendait-il à ce que son ancien vis-à-vis récidive à l'occasion de l'actuel débat, ce que M.Trudeau n'a pas manqué de faire en dénonçant vigoureusement le concept de société distincte, le nationalisme québécois et la vision «mercantile» du fédéralisme canadien qu'il attribue entre autres à M.Bourassa.Curieux retour de l'histoire, c'est le même Robert Bourassa qui, en 1971 à Victoria, faisait échouer une entente constitutionnelle concoctée, celle-là, par M.Trudeau.«En 1971, on était allés chercher pas mal de choses, mais la réaction était unanimement contre.Cette fois j'aurais pu dire non (au Canada anglais) et revenir en héros national pour un mois, deux mois.Puis après les gens se seraient mis à dire: comment, le Québec a refusé tout ça», plaide M.Bourassa.À son arrivée à Vancouver hier, le premier ministre Mulroney a lui aussi déploré les attaques de M.Trudeau.M.Trudeau n'a jamais réussi à faire consensus, et c'est pour réparer ses pots cassés que l'unanimité des premiers ministres a été obtenue deux fois, à Meech d'abord puis à Charlottetown, de faire valoir le chef tory.Et d'ajouter qu'après avoir joué dans le dos de son successeur John Turner lors du débat de Meech, Pierre Trudeau sert la même médecine à Jean Chrétien.Un Jean Chrétien qu'il ne voit pas toutefois changer d'idée à la suite de cette charge.Trudeau sera toujours Trudeau.Ancien bras droit de M.Trudeau, M.Chrétien s'est justement employé hier à parer les coups en faisant ressortir le côté polémique de l'ancien - Jean Chrétien premier ministre.«M.Trudeau c'est un pamphlétaire.Toute sa vie.11 est et il demeurera toujours M.Trudeau.Il n'est pas comme les autres.Je l'admire beaucoup, je le respecte, mais c'est moi qui suis chef du Parti libéral canadien maintenant », a commenté le député de Beauséjour sur les ondes de Radio-Canada.En tant que ministre, il n'a pas toujours été d'accord avec M.Trudeau.«Seulement il était le patron et il décidait», explique M.Chrétien.Si les deux hommes s'entendaient pour s'opposer à l'entente du lac Meech, ils ne partagent donc plus les mêmes vues quant à la suite du dossier constitutionnel.M.Chrétien rappelle que sa formation approuve les accords.11 a parlé à M.Trudeau à quelques reprises au sujet de cette entente qui, convient-H, comporte des volets que lui-même n'apprécie pas.Mais, dit-il, l'ensemble est acceptable.Quand on prend la décision d'acheter une maison, il y a souvent des pièces qu'on aime moins que d'autres; mais on prend quand même la déci-son de l'acquérir, illustre cet ancien ministre responsable du dossier constitutionnel à Ottawa.Quelle maison?Le chef du Parti québécois, Jacques Parizeau, se gausse de cette comparaison.Comment, deman-de-t-il, acheter une maison qui n'est construite qu'à moitié et dont on n'a pas la moindre idée à quoi elle va ressembler en bout de ligne?Dénonçant à nouveau le caractère incomplet de l'entente, le leader souverainiste estime que les Québécois n'ont d'autre choix que de voter NON à cet accord insatisfaisant aux yeux des propres conseillers constitutionnels du premier ministre.Bien que le NON soit en avance dans les sondages, M.Parizeau s'abstient de pavoiser.«Ça commence trop fort.Il faut durer 40 jours», avertit-il.Sa stratégie: expliquer en quoi l'entente de Charlottetown n'est pas bonne pour le Québec.«Il faut se tenir debout les Québécois, et voter contre cette entente qui va boucher notre avenir», renchérit Jean Allaire.Libéral et fédéraliste, celui-ci estime qu'on peut croire au Canada tout en votant NON à un accord insatisfaisant et «plein de trous».Ex-président de la Commission politique du Parti libéral du Québec, M.Allaire n'arrive toujours pas à comprendre comment les militants de sa formation ont pu effectuer un virage à 180 degrés et dire OUI à cette entente sans avoir en main le moindre document pour en analyser les conséquences.OTTAWA Le premier ministre Brian Mulroney a pris ses distances hier avec les déclarations de deux de ses ministres sur les conséquences d'un NON au référendum sur l'accord constitutionnel de Charlottetown.La semaine dernière, le ministre des Affaires constitutionnelles |oe Clark a évoqué la situation au Liban en parlant de l'avenir après un NON le 26 octobre, et le leader du gouvernement en Chambre.Harvey Andre, a fait allusion à la guerre civile en Yougoslavie.«Nos traditions au Québec et au Canada, depuis 150 ans, sont essentiellement démocratiques et pacifiques et je ne vois rien dans ie débat actuel qui ferait changer cela.Ça fait partie de nos moeurs», a dit le premier ministre dans une interview au Téléjournal de Radio-Canada.L'entretien s'est déroulé avant que ne paraisse le texte de Pierre Trudeau, publié aujourd'hui dans L'Actualité et le magazine Maclean 's.Dans l'interview, M.Mulroney a fait deux allusions directes à l'affaire Wilhelmy au Québec, cet enregistrement d'une conversation téléphonique «interceptée probablement illégalement» entre deux hauts fonctionnaires québécois, qu'il a ramenée au rang de «barvardages de taverne et les rumeurs que l'on voit dans les journaux».Tout cela «est faux», dit-il.La conversation, sur un ton presque intimiste avec Bernard Derome, s'est déroulée dans les jardins du 24 Sussex, résidence officielle du premier ministre.Elle a été diffusée à la chaîne française d'État alors que l'avion de M.Mulroney s'apprêtait à atterrir à Vancouver, où il entreprend aujourd'hui une tournée d'ouest en est du pays pour vendre l'accord de Charlottetow.À l'aise et volubile, M.Mulroney a sorti une série de feuilles qu'il a offertes par la suite à son invité sur lesquelles étaient énu-mérés « les 31 gains importants de M.Bourassa à la négociation de Charlottetown».«Les gains faits par M.Bourassa sont absolument historiques», a-t-il insisté.Toutes les demandes traditionnelles du Québec ont été acceptées à l'exception bien sûr de celles «incompatibles avec le fédéralisme».Le premier ministre a profité des circonstances pour accuser les partisans du NON de vouloir faire porter le débat «sur autre chose que le fond, mais nous voulons que ça porte sur le fond et j'ai l'intention de parler davantage ».Il n'a cependant pas voulu opiner sur le droit du public à l'information, que certains prétendent brimé au Québec parce qu'une injonction empêche la diffusion de la transcription de la conversation entre les deux hauts fonctionnaire, texte qui circule depuis quelques jours dans toutes les capitales provinciales.«La responsabilité du comité du OUI sera d'informer la population, pas d'intimider la population, pas de faire peur à personne, mais d'offrir.la réalité, une enumeration des gains ou des pertes», promet-il en s'engageant à défendre au Canada anglais les gains du Québec et vice-versa.Pour parler des conséquences d'un NON, il a évoqué la situation difficile du marché monétaire européen la semaine dernière à l'approche du référendum fran- « Nos traditions au Quebec et au Canada, depuis 150 ans, sont essentiellement démocratiques et pacifiques et je ne vois rien dans le débat actuel qui ferait changer cela.» çais sur Maastricht (gagné par une faible majorité de OUI hier).«Regardez ce qui se passe aujourd'hui même en Europe.Regardez ce qui s'est passé la semaine dernière avec l'économie de l'Angleterre sur les marchés internationaux où la monnaie est transigée.Regardez les conséquences de l'incertitude», fait-il.Un NON du Québec au référendum signifie à ses yeux «le début d'un processus inquiétant pour l'avenir du Québec et du Canada et qui aura des conséquences.néfastes sur l'avenir de nos enfants, la création d'emplois, sur la sécurité économique des Québécois.Il n'y a aucun doute que cette incertitude provoquera des questions majeures pour l'avenir des Québécois.» Le camp fédéral du OUI se met en branle aujourd'hui Deux thèmes principaux: ce choix est « politically correct» et la reprise économique en dépend PHILIPPE DUBUISSON envoyé spécial La Presse À VANCOUVER branlé par les événements des deux dernières semaines qui ont favorisé le camp du NON, aussi bien au Québec qu'ailleurs au Canada, le camp fédéral du OUI, demeuré discret jusqu'ici, lance aujourd'hui sa première offensive de la campagne référendaire.Le tout débute par une première sortie du premier ministre Brian Mulroney qui sera aujourd'hui à Vancouver, puis à Saskatoon et London.Jeudi, M.Mulroney se rendra à Sept-îles, en compagnie du premier ministre Robert Bourassa, pour l'annonce d'un investissement dans le secteur de l'aluminium.Le Comité Canada, qui regroupe des organisateurs des trois principaux partis fédéraux, se mettra aussi officiellement en branle cette semaine.Le nom des sept co-présidents du comité, des personnalités bien connues et respectées comme I ex-ambassadeur à l'ONU, Yves Fortier, seront dévoilés demain.Sortie déterminante pour le OUI, car après les événements des dernières semaines, les forces fédérales ne peuvent se permettre de trébucher à la ligne de départ.Les prochains jours permettront de constater à quel point la machine du OUI est bien rodée après des semaines de préparation dans l'ombre.Le campagne fédérale du OUI s'articulera autour de deux principaux thèmes: montrer qu'il est « politically correct» d'être du côté du OUI et que la reprise économique tant attendue est tributaire de la ratification de l'entente constitutionnelle.Les activités entourant la première sortie de Brian Mulroney donnent un avant-goût de cette stratégie fédérale.À Vancouver et Saskatoon, le premier ministre participera à une cérémonie d'assermen-tation de nouveaux citoyens canadiens ainsi qu'à la signature d'ententes sur les droits fonciers de bandes autochtones.Pour le camp du OUI, il s'agit de démontrer que ceux qui sont en faveur de l'entente constitutionnelle sont aussi ceux qui défendent les «valeurs canadiennes», notamment la tolérance et la générosité envers les immigrants et les peuples autochtones.Sur ce terrain, le camp fédéral du OUI estime qu'il pourra facilement discréditer son principal adversaire à l'extérieur du Québec, soit le Reform Party, à qui ont étiquettera l'image d'une formation politique de droite opposée aux droits des minorités et étroite d'esprit sur la question de l'immigration.Le chaos L'économie doit aussi dominer la campagne du camp fédéral pour le OUI.On affirmera qu'un rejet de l'entente constitutionnelle au référendum du 26 octobre conduira le pays vers la rupture et le chaos.Des ministres comme joe Clark et Harvie Andre ont déjà prévenu que la victoire du NON pourrait entraîner les mêmes conflits qui ont déchiré Beyrouth et l'Europe de l'Est.Mais la campagne du OUI sur le plan économique ne sera pas uniquement marquée sous le thème de la peur.Plusieurs annonces de projets de relance sont aussi prévues au cours de la campagne, tel un programme d'investissement fédéral-provincial de quelque 2,5 milliards sur 10 ans dans le secteur routier.Ces projets de relance ont pour but de démontrer que l'esprit de coopération entre Ottawa et les provinces qui s'est dégagé de l'entente constitutionnelle aura des répercussions concrètes sur l'économie et sur les emplois, sujets qui préoccupent davantage la population.On veut aussi éviter que la morosité de la population sur le plan économique se traduise par un vote de protestation au référendum du 26 octobre.Par ailleurs, rien n'a été ménagé par le camp du OUI avant de lancer sa campagne référendaire.Selon nos informations, le bureau des relations fédérales-provinciales du gouvernement fédéral a contacté systématiquement tous les groupes d'intérêt à caractère social au pays pour connaîirc leurs intentions au référendum.«On nous a contacté pour connaître notre position.On nous a aussi proposé une rencontre avec un fonctionnaire pour nous informer du contenu de l'en- tente constitutionnelle», note Lyne Tou-pin, de l'Organisation nationale antipauvreté.Au bureau des relations fédéra-les-provinciales, une porte-parole confirme que l'objectif du gouvernement est d'identifier le plus de groupes possibles.Inquiétudes Malgré tous ses préparatifs, le camp fédéral du OUI ne cache pas ses inquiétudes, surtout à la suite des événements des dernières semaines, notamment ce qu'il est maintenant convenu d'appeler «l'affaire VVilhclmy» et la bourde du Secrétariat d'État qui a voulu «acheter» la neutralité d'un groupe de femmes avec une subvention.Un attaché politique du gouvernement de l'Alberta contactait La Presse, vendredi dernier, pour s'enquérir de l'évolution de «l'affaire Wilhelmy» au Québec, très inquiet devant la tournure des événements.La bataille sera aussi très serrée dans l'Ouest, notamment en Colombie-Britannique, où le momentum est nettement du cote du NON.On accuse le premier ministre neo-democrate Mike Harcourt de ne pas avoir protege le poids de la Colombie- Britannique à la Chambre des communes et d'avoir accepté un Sénat sans reels pouvoirs.Les leaders des partis d'opposition, le libéral Gordon Wilson et le ereditiste lack Weisgerber, se sont déclares contre l'entente constitutionnelle. B2 LA PRESSE, MONTRÉAL.LUNDI 21 SEPTEMBRE 1992 Editorial Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desiardlns directeur de I information Alain Dubuc éditorialiste en chef Pour qu'au moins «l'Affaire Wilhelmy» serve à quelque chose On n'a pas fini d'évaluer les dégâts causés par ce qui est devenu «l'Affaire Wilhelmy».Un séisme de moyenne importance à l'échelle des péripéties dun affrontement majeur mais dont l'onde de choc laissera des séquelles bien au delà de son epicentre.On a le choix entre s'y résigner ou au moins essayer d'en tirer les leçons qui s'en dégagent.Au départ, il ne s'agit en effet que de l'enregistrement non autorisé d'une conversation privée et de la tentative de sa diffusion par une station de radio en mal de cotes d'écoute en période de sondage.L'identité des interlocuteurs et la nature des propos échangés ne font qu'aggraver un geste de toute façon inadmissible dans une société soucieuse du droit à la vie privée.Qu'on soit confronté à une affaire politique plutôt qu'aux secrets d'alcôve d'une vedette ne change rien au caractère répugnant de cette intrusion dans l'intimité d'honnêtes citoyens.Et on ne peut que déplorer la timidité des dénonciations de ce type de manoeuvre même de la part de ceux qui, depuis quelques jours, font leurs choux gras de cette triste histoire.En soi, et sans égard à son contenu politique, l'incident soulève de sérieuses questions d'ordre éthique et judiciaire ou législatif.En d'autres mots, la disponibilité de ressources technologiques justifie-t-elle que tous les moyens soient désormais bons pour atteindre ses fins?Sans parler de la responsabilité morale de ceux qui peuvent tirer profit d'une manoeuvre illégitime, sinon illégale, effectuée par quelqu'un d'autre?D'autre part, comment réconcilier les responsabilités de la police et de la justice avec des lois inadéquates qui n'ont pas prévu le recours à des techniques nouvelles comme la téléphonie cellulaire?Autant de problèmes fondamentaux débordant largement la dimension strictement référendaire de cette affaire.Cela dit, et malgré l'interdiction de diffusion, l'existence de cette conversation et l'essentiel de son contenu sont désormais du domaine public.Avec, comme premières victimes, le camp du Oui et, surtout, le premier ministre Bourassa ainsi que quelques haut-fonctionnaires.Mais on aurait tort d'en minimiser l'impact à plus long terme sur la vie démocratique en général et sur le droit à l'information en particulier.On mesure mal, à l'heure actuelle, les conséquences de cette nouvelle et constante menace à la confidentialité de toutes les conversations privées.Mais on peut déjà imaginer le climat de méfiance et de suspicion qui risque de s'installer d'abord dans la classe politique.Et ensuite dans l'esprit du grand public qui sera persuadé que ses dirigeants rivalisent maintenant d'astuce pour mieux lui cacher certaines vérités gênantes.Ce sont là les conditions idéales pour lancer les machines à rumeurs et le colportage de demi-vérités souvent infiniment plus dommageables que la brutale réalité.Rien là pour favoriser une plus grande transparence toujours garante d'une meilleure démocratie.Quand, en plus, les victimes de ces indiscrétions ne trouvent rien de mieux à faire que de réclamer une injonction pour empêcher les médias de simplement faire leur travail, on ne fait qu'ajouter à la confusion.On accrédite l'impression qu'on a quelque chose de grave à cacher en plus de provoquer une situation absurde où l'information circule librement partout ailleurs sauf chez ceux qu'elle concerne au premier chef.Et l'on s'étonnera ensuite qu'une telle démarche alimente le cynisme des citoyens devant la justice et la politique l Selon son option, on peut se réjouir ou se désoler des conséquences immédiates de «l'Affaire Wilhelmy».Mais, au fond, personne n'en sort grandi.Ni ses auteurs ni ses victimes.Pas plus que la Justice ou le droit du public à l'information.Reste à souhaiter qu'elle soit au moins l'occasion d'une réflexion qui s'impose pour sauvegarder une démocratie toujours à réinventer.Pierre gravel Courses: quelle sorte d'enquête?En moins de 24 heures, à la suite de questions posées par le journaliste de La Presse André Noël, le ministre de l'Agriculture Yvon Picotte a demandé et obtenu du ministre de la Sécurité publique Claude Ryan une enquête sur le président et l'inspecteur de la Commission des courses du Québec, MM.Yves Beaudoin et Pierre-Paul Therrault.Belle efficacité sans doute.Belle transparence également.Mais quelle est la nature véritable de l'enquête qui a été confiée à la Sûreté du Québec?S'agit-il dune enquête de nature criminelle?Limitée aux interrogations ou aux allégations reliées aux antécédents ou aux présumés agissements du président Beaudoin et de l'inspecteur Therrault?Si oui, qui examinera alors toute l'administration de la Commission des courses du Québec?Et, plus largement, ce qui se passe au sein du mystérieux monde des courses?Pour faire la lumière complète sur l'industrie des courses, les propriétaires, les entraîneurs, les conducteurs, les vétérinaires et tous ceux qui fraient autour de cette industrie; pour assainir vraiment la situation ; pour sécuriser les innocents parieurs, il ne faut pas limiter l'examen à une soi-disant enquête-maison de la SQ, comme elle en mène par centaines sinon par milliers.Il faut aller plus loin.Pour nettoyer l'écurie, pourquoi ne pas déclencher une enquête publique en vertu de la Loi des commissions d'enquête?Si personne n'a rien à cacher ou à protéger au niveau gouvernemental, l'enquête doit porter sur les courses truquées, le dopage des chevaux, la vente clandestine de médicaments non prescrits, les paris illégaux, le prêt usuraire et tout le phénomène du blanchiment d'argent qui se ferait sur une haute échelle.Une enquête, oui, mais une véritable enquête.Du sérieux et de la transparence de cette enquête dépendent la crédibilité et l'avenir de l'industrie des courses au Québec.Claude masson 2* ou e?rt* on Se// : &Ïï40 h Mil DROITS RÉSERVÉS s* - sots j \\ La boîte aux lettres I 1 I i f it Mort de « Continuum » Le 25 août dernier, l'équipe de direction de Continuum, le journal des étudiants et étudiantes de l'Université de Montréal a mis la clef sous la porte à la suite de tiraillements avec la fédération étudiante de cette même université.En bons journalistes.ils se sont empressés de mettre sur pied un nouvel hebdo : /'Affranchi.¦ Lettre ouverte à.tous ceux et celles qui comme moi ont cru, un jour, en ce journal qui s'appelait Continuum.Depuis 1977, cet hebdomadaire publié par et pour les étudiants de l'Université de Montréal a vu défiler des centaines d'apprentis journalistes, futurs photographes, potentiels maquettistes.Certains d'entre eux ont utilisé ce moyen pour pallier à l'ennui et à la léthargie de la formation universitaire, certains venaient pour se faire des copains, la majorité venaient pour apprendre.Le résultat pouvait parfois faire pâlir bien des médias professionnels.En véritable école de la vie \u2014 n'ayons pas peur des mots ! \u2014 Continuum nous a fourni à tous une raison de passer des dizaines d'heures par semaine dans son local en plus des cours, en plus des jobs, en plus du quotidien.La structure interne faisait que chacun des collaborateurs pouvait trouver son rythme dans le système global et postuler, si l'envie lui en venait, des postes de responsables.De la rédaction en chef à la direction en passant par tous les responsables des différentes rubriques, tous les étudiants et étudiantes qui ont participé à l'élaboration de ce journal i'ont fait avec leurs tripes.Le bénévolat n'a jamais eu plus de sens ! Notre seule récompense étant la reconnaissance bien réelle du milieu des journalistes, des attachés de presse et autres intervenants.Bien sûr, l'expérience acquise n'était pas à négliger sur un C.V.Les Marcel Jean, Guy Ferland, Jocelyn Coulon, Sylvain Cormier se sont aiguisés la plume sur les maquettes de Continuum avant d'être lus dans les pages du Devoir.Idem pour Michel Marois et Yves Bois-vert à La Presse.Robert Thériault se fit la main à Continuum avant de devenir rédacteur en chef du journal d'Outre-mont.Isabelle Ferland et Daniel Girard appartiennent maintenant à la grande maison de Radio-Canada.En ne nommant que ceux qui sont parvenus à entrer dans les médias les plus connus, je ne renie aucunement tous ceux et celles qui ont intégré des médias plus marginaux.Puisqu'il n'y a pas d'école formelle de journalisme au Québec, Continuum nous a offert l'opportunité d'entrer dans la famille des journalistes par la petite porte.La porte dérobée qui laisse à la formation sur le terrain \u2014 la meilleure dans ce métier \u2014 sa place privilégiée.Dans ce contexte, l'attitude nuisible de l'Association étudiante de l'Université de Montréal me paraît tout à fait inconvenante.D'une part, au lieu de s'intéresser essentiellement aux affaires étudiantes selon le mandat qui leur incombe, les membres de la Faecum préfèrent loucher du côté de Continuum et relever tous vices de forme \u2014 quelle entreprise peut-elle se vanter d'être parfaite ?\u2014 et ce depuis plus de quatre ans.D'autre part, avant de vouloir nettoyer le jardin du voisin, on ramasse les feuilles de sa propre cour ! Pascale PONTOREAU directrice de Continuum 1989-1990 CCA ou CA ?¦ Dans un récent article de La Presse, on cite un extrait d'une allocution de Monsieur Saucier: «Ouvrir les portes de la vérification aux comptables généraux agréés (CGA) c'est un risque que la société ne peut assumer.» Allocution que l'on devrait plutôt lire ainsi: Ouvrir les portes de la vérification aux CGA, c'est un risque commercial que les CA ne peuvent assumer.La concurrence étant toujours un risque très élevé pour un compétiteur, ne vous inquiétez pas Monsieur Saucier, les clients sauront bien différencier un comptable compétent ou incompétent qu'il soit CGA ou CA.Petite anecdote en passant: l'Alberta serait une société à risque puisque les CGA ont pleins droits de vérification depuis 1987; or, je ne crois pas que l'Alberta soit en péril économique depuis ce temps.La polyvalence est une qualité professionnelle que tout comptable devrait améliorer dans les prochaines années.On a besoin maintenant des comptables ayant une forte capacité d'analyse, capables de prendre des décisions et de travailler avec une équipe multidiscipli-naire.Ce sont ces comptables qui prendront la relève de l'économie québécoise.Plusieurs personnalités de marque font partie de la haute direction des entreprises québécoises et ont le titre de CGA., et de ce fait, ils ne sont pas et ne seront jamais un risque pour la société québécoise.Jean DES ROCHERS Laval Convention collective et rapport Allaire ¦ Toute l'importance qu'on donne au rapport Allaire dans l'évuluation de l'entente constitutionnelle récemment conclue, me rappelle un peu mes années de vie active comme chef syndical.A l'approche du renouvellement d'une convention collective, le syndicat préparait le projet de contrat collectif qu'il allait présenter à l'employeur.Les membres, invités à exprimer leurs désirs, faisaient des revendications, di- -_ Jean Allaire sons, pas toujours réalistes, telles: 20% de hausse salariale, la semaine de 36 heures, des vacances annuelles de 6 semaines, et bien d'autres touchant la direction, qu'ils savaient irréalisables dans l'immédiat, mais qu'ils voulaient établir comme objectifs à long terme.À la fin des négociations, le syndicat n'obtenait pas toutes ses demandes, mais s'en tirait généralement avec une convention collective fort améliorée et très satisfaisante qui était adoptée presque unanimement.Seuls les quelques irréductibles qui croient qu'on peut tout obtenir d'un seul coup votaient contre.Le rapport Allaire, c'est notre projet de convention, contenant le maximum de nos aspirations.Compte tenu que le Canada est composé de 10 provinces, des territoires du N.-O.et des autochtones, il fallait que toutes les composantes fassent des concessions.Tous les éditorialistes ont écrit «qu'il était illusoire de penser qu'une entente puisse nous accorder les 22 pouvoirs réclamés dans ce rapport, car ce serait la fin du Canada».Pour ceux qui veulent la séparation, sans même songer aux conséquences possibles, aucune entente ne sera jamais acceptable.Pour ceux qui tiennent à demeurer Québécois et Canadiens, l'entente du 22 août 92 est un progrès qui ne peut être rejeté.André PLANTE Laval Immense fraude démocratique ¦ Un référendum sur l'acceptation ou le rejet d'une entente va se tenir alors que le texte juridique de l'entente n'existe pas.Sommes-nous d'accord ou non avec une loi constitutionnelle non écrite?Tel sera le sens de la question.Le fait n'est pas mince d'implications et ne sera pas corrigible d'ici le 26 octobre.L'écriture des textes sur les «accords» de Meech, entre l'entente politique, comme actuellement, et sa mise en textes avait pris 6 mois.Un expert onta-rien parlait la semaine dernière d'un délai, cette fois-ci, d'un an.Tout le monde triche.M.Mulroney, mercredi le 26 août, parlait encore de la nécessité de textes juridiques que la population et les législatures devraient pouvoir examiner et évaluer, en réaction à la demande de M.Chrétien de tenir le référendum sans délai.Le jeudi 27 août la position de l'exécutif du PLQ pour le congrès libéral, mettait comme première condition à la ratification de l'entente constitutionnelle, avant même le référendum, qu'il y ait «entente sur les textes juridiques.» Le jour même et le lendemain vendredi, les «constituants» travaillèrent jour et nuit à la clarification de six aspects fondamentaux de l'entente et l'on s'est fait dire, au sortir, que l'entente politique, dont le texte était d'ailleurs confidentiel, était restée intacte.Il n'est pas même prévu à quel moment le nouveau texte de l'entente politique pourra être disponible vu le temps nécessaire pour écrire les modifications au texte confidentiel de l'Entente pourtant «restée intacte»,et il n'est toujours pas question de textes juridiques comme tels, rappelons-le.Pourquoi toutes ces cachotteries?Pourquoi cette précipitation à nous faire entériner une entente «confidentielle» non traduite en textes juridiques?Il ne peut y avoir qu'une réponse.Parce que l'entente politique n'est pas montrable et que, comprise, elle serait invendable aux Québécois.Rémi B0URC0IN Saint-Antoine-de-Tilly i Yves Fortier LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 21 SEPTEMBRE 1992 unions La communauté maghrébine musulmane du Québec face aux défis de l'intégration FATIMA HOUDA-PEPIN L'auteurc est politicologuc et elle enseigne à l'UQAM.Le texte qui suit s'inscrit dans le cadre de l'ouverture officielle, aujourd'hui, de la semaine interculturelle maghrébine, dont les activités se tiennent au Centre de la Peltrie.hacun des groupes ethniques qui composent la communauté maghrébine a sa propre histoire d'immigration.Leur expérience d'intégration varie selon la période de leur arrivée au Canada, leur profil professionnel et les structures d'accueil mises à leur disposition.Ils ont en commun l'usage du français, ce qui constitue un élément facilitant leur insertion dans la société.Avant 1961, l'immigration en provenance des pays du Maghreb était limitée, moins de l 000 personnes, essentiellement d'origine européenne.C'est à partir de 1964 que s'amorce réellement l'immigration maghrébine vers le Canada, composée au départ et en très grande majorité par les Juifs sé-pharades.Entre I962et 1970, près de 6 000 Magrébins sont arrivés au Canada.Ils venaient à 90% du Maroc, 80% d'entre eux ont choisi le Québec comme province de destination et Montréal comme lieu de résidence.L'Expo 67, et l'ouverture des bureaux de l'ambassade canadienne à Tunis, à rabat et à Alger ont largement contribué à faire connaître le Canada comme pays d'immigration.La période de la fin des années 60 \u2014 début 70 coïncide avec l'amorce des relations de coopération bilatérale et d'échanges commerciaux.L'ACDI identifie le Maghreb comme zone prioritaire et finance des projets dans les domaines de l'agriculture, du génie, des travaux publics, des transports, des communications, de la santé, de la formation des cadres, etc.Ce dernier volet va permettre à des centaines d'étudiants maghrébins de découvrir le Canada.D'un autre côté, des dizaines d'enseignants québécois transportent leurs «sacres» et leur «accent» dans une contrée habituée plutôt à l'accent parisien.De ce choc culturel vécu de part et d'autre de l'Atlantique naîtra un intérêt pour ces curieux «Américains qui parlent français».(.) Le flux migratoire en provenance des pays du Maghreb va se poursuivre avec l'arrivée de près de 5 000 nouveaux immigrants entre 1971 et 1980, un chiffre qui s'est sensiblement accru dans la décennie 1981-1990.Des trois pays du Maghreb, c'est le Maroc qui constitue le principal fournisseur de l'immigration.En effet, de 1965 à 1985, sur une période de 20 ans, 81% des immigrants en provenance du Maghreb étaient d'origine marocaine, 10% d'origine tunisienne et 9% d'origine algérienne.(.) Profil de la communauté maghrébine du Quebec Durant les années 60 et 70, l'immigration maghrébine était surtout composée d'immigrants indépendants, de gens de métiers et de professionnels recherchés par le marché du travail.À cette catégorie d'immigrants sélectionnés s'ajoutaient les membres de la catégorie de la famille (les parrainés) et un certain nombre d'étudiants qui décidaient à la fin de leurs études universitaires de s'installer au Québec ou ailleurs au Canada.C'est une communauté où la famille est au centre de la structure sociale.65% des Maghrébins étaient mariés en 1981 contre 26% de célibataires et 9% de séparés, veufs ou divorcés.Le très fort taux de mariage contribue à fixer l'immigration ce qui représente pour le Québec un apport démographique, vu que l'immigration maghrébine est une immigration de peuplement et non de transit.Une main-d'oeuvre prête à aller sur le marché du travail La communauté Maghrébine représente un profil très intéressant.La plupart des Maghrébins apportent avec eux une formation technique et des habiletés professionnelles facilement transférables au marché du travail québécois.On rencontre très peu d'analphabètes parmi les immigrants maghrébins: jusqu'en 1981, le taux des non-sco- larisés ne dépassait guère 3%, alors que 9% avaient entre 4 et 8 ans de scolarité, 15% de 9 à 12 ans de scolarité, 43% avaient déjà un métier ou un certificat d'aptitude professionnelle, 15% détenaient un certificat d'études secondaires et 15% un diplôme universitaire (Baccalauréat, Maîtrise ou doctorat).De plus, il s'agit d'une immigration jeune qui représente un bon bassin de force de travail.En 1981, 70% des Magrébins avaient entre 20 et 49 ans avec une forte proportion de la catégorie d'âge des 20-35 ans.Quand on sait qu'il en coûte en moyenne 200000 $ pour élever et éduquer un enfant jusqu'à l'âge de 18 ans, on peut facilement évaluer l'apport de cette immigration.De plus, étant donné que leur formation est acquise généralement en français, les Maghrébins \u2014 sauf exception \u2014 n'ont pas besoin de passer par les COF1 pour l'apprentissage de la langue.Ce qui représente une économie réelle pour les structures d'accueil.Le travail : la vraie clef de l'intégration Depuis le milieu des années 80, à la faveur de la crise économique et de l'instabilité politique qui secoue les pays du Maghreb, on assiste à l'arrivée de maghrébins hautement qualifiés dans des disciplines de pointe, telles que le génie, l'informatique, la télématique, les sciences comptables, les finances et la gestion des affaires, et plusieurs ont une expérience de 10 à 15 ans dans des postes de respciv sabilités (cadres supérieurs).Malheureusement, ils ne réussissent pas tous à trouver du travail à la hauteur de leurs compétences.Au delà de l'argument de la crise économique qui affecte tout le monde, beaucoup de Maghrébins pointent la discrimination institutionnelle et se demandent pourquoi le gouvernement du Québec tient-il tellement à favoriser les immigrants francophones, si la seule porte de sortie qui les attend est le recours au bien-être social?Ils vivent très mal la dévaluation de leurs compétences par le système des équivalence gouvernemental et par les employeurs potentiels qui refusent de leur donner la chance d'acquérir «la fameuse expérience de travail canadienne» qui les rendrait compétitifs sur le marché du travail.Tendances politico-religieuses La communauté maghrébine du Québec n'est pas à l'abri des turbulences politico-religieuses qui secouent les pays du Maghreb depuis les dix dernières années.Les islamistes du FIS en Algérie et du parti Annahda en Tunisie ont pour stratégie avouée la prise du pouvoir.Les tensions et les inquiétudes engendrées par la montée de l'intégrisme musulman se font sentir jusqu'ici, où les membres et sympathisants de la mouvance islamiste s'activent au sein de la communauté.Cette tendance intégriste est loin d'être représentative de la communauté maghrébine dont, la très grande majorité est plutôt laïque et démocratique.Comme toutes les majorités, les Maghrébins laies sont silencieux, ils ne font pas beaucoup de bruit et ne sentent pas le besoin de s'afficher sous une étiquette particulière.Ils représentent l'Islam tranquille, celui qui se vit dans la vie privée.Certains sont pratiquants, d'autres entretiennent avec leur religion des liens plutôt culturels.Ainsi, ils sentent le besoin de célébrer une ou deux fois par année certaines fêtes religieuses.Certains vont faire apprendre l'arabe à leurs enfants ainsi que les fondements de la religion musulmane.Les images de «l'islamisme radical» violent et intolérant les choquent et leur font peur.C'est pourquoi ils n'entretiennent aucun rapport avec les mosquées, et préfèrent vivre leur identité sereine-ment.La troisième tendance est composée de musulmans croyants et pratiquants.Ce sont des gens pour qui la religion est au centre de leur vie.Ils sont généralement conservateurs en ce qui concerne les valeurs traditionnelles, mais on y rencontre des éléments très ouverts sur la «modernité».Enfin, une quatrième tendance, ce sont les assimilationnistes, une sorte de «décrocheurs de la religion» qui ont souffert de la rigidité de l'éducation dite «islamique» imposée par leurs parents et qui se lancent dans l'excès contraire.(.) Hôtel-Dieu : la décision pourrait être retardée JACQUES CENEST L'auteur est cardiologue, chercheur et fondateur de l'Institut de recherches cliniques de Montréal.Il s'écrit encore des choses profondément inexactes sur la question du déménagement de l'Hôtel-Dieu.C'est une chose d'affirmer que tous les chefs de départements hospitaliers «se sont prononcés en faveur du projet de développement de l'Hôtel-Dieu» mais il faudrait ajouter qu'ils l'ont fait sous la menace de ne rien obtenir pour leur département s'ils ne signaient pas \u2014 donc, sous contrainte.Il faudrait mentionner que les coordonnateurs de l'enseignement et de la recherche ont pu être déclarés en faveur du projet mais que cet assentiment allait à rencontre direct du témoignage du doyen de la Faculté de médecine et de l'opinion de tous les experts, tant de l'Association des facultés de médecine du Canada que d'ailleurs.11 est parfaitement juste, en décrivant l'Hôtel-Dieu actuel, de mettre au défi qui que ce soit de «venir travailler une seule journée dans la salle d'urgence vétusté et non fonctionnelle.ou de tenter de donner des cours aux étudiants de médecine, externes et résidents, dans des locaux trop peu nombreux et mal adaptes».Il faut aussi en dire la raison majeure: c'est qu'en aucun temps, durant la période de 1962 à 1987, l'administration de l'Hôtel-Dieu, qui a été fortement condamnée par le directeur général actuel, ne s'est préoccupée de convaincre les hauts fonctionnaires du ministère qu'ils devaient corriger les lacunes graves qui ont fait tant de tort à l'Hôtel-Dieu.L'inertie et l'incompétence administrative ont été les causes directes de cette situation et aussi de la démotivation des médecins, tel qu'en témoignait le directeur actuel du Département de médecine dans une réunion (procès-verbal du 5 décembre 1990).Tous ceux qui ont suivi les audiences publiques à l'hôtel Holiday Inn Crown Plaza par un comité de personnes éminentes et intègres dont Me Michel Yergeau, président, M.Jacques Girard et M.Saulmier ne peuvent que témoigner de l'objectivité, de l'esprit de démocratie et de justice qui ont présidé à ces audiences publiques.De prétendre publiquement qu'il s'agissait d'une «commission-bidon», «de parodie de processus démocratique, de kermesse médiatique» déborde les cadres de la civilité et de l'objectivité pour tom- Jacques Genest ber à un niveau inférieur où les propos malheureux peuvent vite remplacer la logique et la raison.Quiconque a lu les lettres d'invitation aux personnes «les plus étroitement associées à la vie quotidienne et au fonctionnement de l'Hôtel-Dieu» ne peuvent que témoigner du ton serein et sincère avec lequel ces personnes ont été invitées non à «comparaître devant le comité» mais à témoigner de leur façon de voir la vérité.Le témoignage superbe du Dr Michel Bergeron, représentant de l'Université au Conseil d'administration de l'Hôtel-Dieu de Montréal ainsi que celui de M.Pierre Deniers, représentant du syndicat des employés de l'Hôtel-Dieu, ont mis en relief le manque total de transparence et d'objectivité d'une majorité de ce Conseil qui, sous les directives de son président et de son directeur général, ont accepté la relocalisation de l'hôpital et cela sans aucune discussion, sans soumission d'aucune étude.On se moque des Religieuses hospitalières de Saint-Joseph quand on prétend qu'elles ont été les principales conseillères et associées du ministre dans le dossier de la relocalisation de l'Hôtel-Dieu.Comme pour le Comité exécutif de l'Hôtel-Dieu, leur assentiment a été extorqué littéralement par le diktat que l'Hôtel-Dieu ne recevrait aucun argent pour sa rénovation et son expansion sur le site actuel s'il n'accepte pas de se plier aux exigences démographiques promulguées par les hauts fonctionnaires du ministère et d'ailleurs directement contestées par les chercheurs du Groupe de recherche interdisciplinaire en santé de l'Université de Montréal.Les chiffres du CRSSSMM et du MSSS provenant des experts mêmes du ministère, selon lesquels il en coûterait 17 $ millions pour la rénovation de l'Hôtel-Dieu actuel \u2014 et cette étude date seulement de 1987 \u2014 ont été gonflés en 2 ans à 40 $ millions, puis à 70 $ millions, puis à 90 $ millions, puis à 130 $ millions et maintenant à 170 $ millions pour «travaux de sécurité-incendie et sécurité-vétusté»! Encore là, aucune étude sérieuse n'est fournie, mais quelle inflation verbale pour faire taire l'opposition \u2014 et cela malgré le fait que 75 p.cent des édifices actuels de l'hôpital Hôtel-Dieu soient totalement à l'épreuve du feu.Voilà encore une fois qu'on répète qu'«en attirant de nombreuses industries de la santé et de la recherche, fortement intéressées par un équipement ultra-moderne que l'on construira d'ici 6 ans, en redonnant au centre hospitalier francophone voisin de l'Hôtel-Dieu de Montréal, le Centre hospitalier Sainte-|eanne-d'Arc sa vocation d'hôpital de quartier, et en aménageant sur un site historique et dans un quartier actuellement défavorisé un complexe multi-fonctionnel, cela contribuera à atteindre cet objectif».Une telle phrase est textuelle dans une lettre écrite par le ministre, M.Marc-Yvan Côté, et adressée à diverses personnes qui avaient protesté contre la relocalisation de l'Hôtel-Dieu de Montréal.Quelles preuves a le ministre que la relocalisation de l'Hôtel-Dieu «attirera de nombreuses industries de la santé et de la recherche» et qu'elles seront «fortement intéressées par un équipement ultra-moderne que l'on construira» (sic!).Comment le ministre peut-il dire que le Centre hospitalier Sainte-)eanne-d'Arc dont la vocation de soins spécialement pour le groupe ethnique portugais a été maintenue en dépit des pressions forcenées des hauts fonctionnaires du ministère pour le supprimer, il y a de cela à peine quelques années, deviendrait un «hôpital de quartier».Et qu'en plus le Groupe de travail pour la réutilisation des bâtiments actuels de l'Hôtel-Dieu n'ayant pas encore tenu de réunions, il puisse parler de la création d'un «centre de vie adaptée aux personnes âgées» et ailleurs d'un «complexe multifonction ncl ».Tout ceci rejoint un projet enveloppé de brouillard, de manque de transparence, de déclarations en l'air et intempestives, et dont les objectifs sont loin d'être clairs pour la population montréalaise qui soupçonne qu'en-dessous il pourrait bien y avoir des combines et des spéculations.Si la dégradation de l'Hôtel-Dieu s'est faite progressivement depuis plus d'une vingtaine d'an- nées à la suite d'une administration déficiente, aux dires de son directeur actuel lui-même, il n'est pas si urgent comme le ministre le prétend, de «procéder dans les meilleurs délais».Et il serait sûrement souhaitable d'attendre une autre année pendant laquelle une étude sérieuse et couverte par de nombreux experts serait faite de tous les aspects du maintien avec rénovation et expansion de l'Hôtel-Dieu actuel versus sa relocalisation et la transformation des locaux actuels pour une nouvelle vocation.Tout le monde y gagnerait et, en premier, le ministre lui-même dont la crédibilité et la sagesse ont pris «un dur coup» depuis deux ans.Il en est de même pour le Conseil d'administration de l'hôpital, pour son président et son directeur général qui ont perdu la confiance de si nombreux intervenants.Il est étonnant qu'un peu plus de la moitié des médecins de l'hôpital semblent mettre leur confiance dans des promesses politiques dont la fragilité a été démontrée à de si nombreuses occasions dans le passé.Il est aussi étonnant que ces mêmes médecins acceptent sans aucune question, ni discussion, ni études, le diktat des fonctionnaires qui disent que l'Hôtel-Dieu actuel n'est pas «ré-novable» et qu'il doit être relocalité si l'on veut qu'il demeure «hôpital universitaire» et que son équipement désuet soit renouvelé! 11 faut être démotivé pour accepter un tel ordre de la part de fonctionnaires.Mais les politiciens passent, les fonctionnaires demeurent, Montréal et sa population hériteront des pots cassés! En attendant que le projet de relocalisation de l'Hôtel-Dieu soit finalement rejeté après les multiples interventions de nombreux experts, il faut souhaiter que, dès maintenant, le ministre Côté montre autant de détermination, voire d'obstination que d'indépendance vis-à-vis ses technocrates, pour accélérer les travaux urgents de rénovation des vieilles bâtisses (25 p.cent des bâtiments existants) de l'Hôtel-Dieu.Il doit également mettre en chantier le plus rapidement possible la construction d'un garage multi-étagé et d'une nouvelle aile essentielle pour une meilleure intégration et une meilleure infrastructure des services tels que l'urgence, la médecine nucléaire, les salles d'opération, la radiologie, les laboratoires, les soins coronariens, les soins intensifs.C'est alors que le ministre méritera la reconnaissance des Montréalais et du Québec pour des décennies à venir! Non-alignés : les choses ont bien changé Le deuxième sommet du Mouvement des pays non alignés (MNA) s'est tenu plus tôt ce mois-ci à Djakarta en Indonésie.Les chefs d'État et de gouvernement des cent huit pays membres de ce groupe hétéroclite se réunissaient pour la première fois depuis l'écroulement du mur de Berlin et la désintégration de leur «allié naturel », comme disait Fidel Castro, l'Union Soviétique.Ce mouvement a été institué en 1961 par cinq fortes personnalités politiques dont les noms évoquent encore aujourd'hui une certaine fascination dans le Tiers-Monde: Nehru, de l'Inde, Tito, de la Yougoslavie, Nasser, de l'Egypte, Sukarno, de l'Indonésie, et Nkrumah, du Ghana.Le Mouvement vit le jour au faite de la guerre froide et à l'aube de la décolonisation.Ses mots d'ordre étaient l'anticolonialisme et le neutralisme.En 1992, le Mouvement n'a plus aucune figure de proue susceptible de rallier les États membres par son magnétisme.L'ère de la colonisation n'est plus et des deux blocs super-puissants qui s'affrontaient, il ne reste plus que les États-Unis d'Amérique, devenus maintenant à leur tour l'«allié naturel » de plusieurs pays.Enfin, si au début des années 60, le quasi-totalité des États membres du MNA étaient démunis et sous-développés, que font aujourd'hui dans la même galère que l'Afghanistan, le Bangladesh et la Somalie, des pays richissimes comme l'Arabie Saoudite et Brunei?Quels intérêts des pays dogmatiquement communistes comme Cuba et la Corée du Nord ont-ils aujourd'hui en commun avec Singapour où le capitalisme et une économie de marché ont influencé un essor économique remarquable?En septembre 1989, j'ai accompagné le Ministre |oe Clark à Belgrade où se déroulait le neuvième sommet des pays membres du MNA.La Yougoslavie tenait alors les rênes du Mouvement pour un mandat de trois ans et avait invité le Canada à assister à la réunion.Même si les deux blocs s'affrontaient toujours, on sentait dans la salle de la plénière que le discours de Rajiv Gandhi suscitait plus d'intérêt que celui de Kadhafi.Déjà, il était manifeste que le Mouvement cherchait sa raison d'être.Lors d'un dîner dans un restaurant de la capitale yougoslave, mon ami l'Ambassadeur d'Argentine prédisait que le Mouvement était moribond et qu'il allait disparaître.Deux ans plus tard, effectivement, l'Argentine abandonnait le Mouvement qui se refusait à réformer ses objectifs et sa philosophie et la Présidence yougoslave commençait sa désintégration dans un bain de sang qui perdure encore.Effritement ou renaissance?À Djakarta, lorsque le moment est venu de passer le flambeau de la présidence à l'Indonésie, la Yougoslavie n'existait plus.Durant le sommet, plusieurs pays islamiques ont déblatéré contre la Serbie et cherché à obtenir qu'elle soit censurée par l'assemblée pour ses agissements barbares, d'abord en Croatie et ensuite en Bosnie-Herzégovine.Même si le schisme fut évité, plusieurs diplomates, refusant d'être cités, prévoient que ce n'est qu'une question de temps avant que le Mouvement suive les traces de la présidence yougoslave et s'effrite de façon définitive.Le sommet s'est quand même terminé sur une note optimiste, les Indonésiens ayant apparemment réussi à insuffler au Mouvement une dose de réalisme.Il faut savoir que l'Indonésie vit ces dernières années un véritable boom économique, et que le président Suharto a toujours été profondément anti-communiste.Ainsi, si certains participants ont continué de dénoncer à tort et à travers l'Occident, le consensus qui s'est dégagé du sommet indique que les pays membres vont chercher un «dialogue constructif» avec les pays industrialisés.«Dialogue constructif» ne veut pas dire que les non-alignés ne revendiquent pas de changements majeurs à l'ordre mondial.Au-delà des dénonciations attendues par des pays comme l'Irak et la Corée du nord, il est clair que beaucoup de pays du Tiers-Monde sont inquiets de la domination qu'exerceront désormais sans contrepoids les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux.Le secrétaire général de l'ONU, Boutros Ghali.soulignait d'ailleurs dans son discours au sommet que «ni la décolonisation ni la dislocation des blocs n'ont effacé le phénomène du pouvoir».Les non-alignés se sont donc engagés à oeuvrer pour l'allégement de la dette des pays pauvres et pour une restructuration de l'ONU qui donnerait plus de poids aux pays du Sud.Les non-alignés vont faire pression pour un élargissement du Conseil de sécurité (actuellement 15 membres, dont cinq permanents- les USA, la Russie, la France, la Grande-Bretagne et la Chine) et pour un renforcement des pouvoirs de l'Assemblée générale, cette dernière largement dominée par le Tiers-Monde.Une force notable À cet égard cependant, il faut souligner que dans tous les organes des Nations Unies, les pays membres du Mouvement des non-aljgnés ont toujours représenté une force notable.À l'Assemblée générale, à l'apogée de la guerre froide, ce bloc majoritaire qui se disait neutre, votait presque toujours son anti-américanisme de façon prévisible.Souvent d'ailleurs.l'Union Soviétique l'a utilisé dans cette enceinte pour contrarier l'Occident en général, les États-Unis en particulier.C'est à cette époque que plusieurs Américains ont perdu confiance en l'ONU.Au Conseil de sécurité, les pays membres du Mouvement, lorsqu'il était monolithique, pouvaient effectivement représenter une majorité équivalente à un veto et bloquer toute résolution par ailleurs appuyée par les cinq grands.On dira que c'était utopique à ce moment-là mais, néanmoins, je sais que plusieurs projets de résolution sont alors restés sur les tablettes plutôt que de risquer un débat au sort incertain.Dans ce dossier comme dans celui des relations économiques Nord-Sud.le Mouvement des non-alignés ne gagnera en crédibilité que s'il résiste aux velléités de pays tels l'Irak et la Corée du nord et fait preuve de modération et de réalisme.Dans le monde de l'après-Guerre froide, recourir à la démagogie d'autan serait tout simplement suicidaire.Me Yves Fortier a ete ambassadeur du Canada ê IONU d août 1988 a janvier 1992.Il est auiourdhui president et associe principe au cabinet iuridique Ogtlvy Renault de Montreal.Me Fortier participera activement à la campagne référendaire.Il reprendra sa chronique bimensuelle au debut de novembre.- t i LA PRESSE.MONTRÉAL, LUNDI 21 SEPTEMBRE 1992 B5 ft IMMOBILIER ri ZI A LOUER 13 J ILE DE MONTREAL AU metro Jeon-Tolon, 7445 Lofcunesse.VA 37>, meubler ou non, choutfev éclaires, buonderle, libres.Prix spécloux.270-3770 AU METRO H.BOURASSA 3 MOIS GRATUITS ''i,7'n,y , RENOVE A NEUF TOUT INCLUS 389-9938 AU METRO ROSEMONT 5735 bITTûbcri, oronds Th, Vnt chauftés, éclaires, meublés ou non, stores verticaux Inclus, peints, ascenseur.Prix spéciaux.495-3178 AU MOIS Métro Sauvé, tout comprh, 1 Vi, Vh meublés, stationnement.338 $.10 231 St-Lourent, 387-1629.AUBAINE orond 4'/, J357, bien eclolré, poêle et frlgo, trois peint, planchers vernis, prés autobus et centre d'achats, 737-7554.AUBAINE 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