La presse, 27 octobre 1992, Cahier A
[" LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE La mctéo Aujourd'hui: Nuageux a partiellement ensoleille Minimum -1 Maximum 6 Demain: Généralement ensoleille DETAILS CAHIER SPORTS OUI: 44.1% NON: 55.9% YUKON OUI: 32,3% NON: 67.7% COLOMBIE-BRITANNIQUE MONTREAL, MARDI 27 OCTOBRE 1992 109e ANNEE N°8 76 PAGES, 4 CAHIERS LA RÉPONSE DES CANADIENS OUI:\t NON: 39,6%\t TERRITOIRES OU NORD-OUEST OUI:\t39,7% NON:\t ALBERTA OUI: 44,6%\t\t NON:\t\tm OUI: 38,2% NON: 61.8% SASKATCHEWAN MANITOBA Résultats disponibles au moment de mettie sous presse CANADA OUI: 45,2% NON: ONTARIO OUI: 50.1% NON: 49,9% OUI: 43,4% NON 56.6% Iles de La Madeleine: 1.00 s®* Taxes en tut QUÉBEC 61.8% N.-B.OUI:! 63,3% NON: 36,7% 74,0% I.-P.-É.N.-É.Infographie La Presse m l'entente de Charlottetown DENIS LESSARD ¦ # entente constitutionnelle MB de Charlottetown est morte hier, repoussée par six provinces et même par une majorité le Canadiens.Desavoué très clairement au Québec, à 57 p.cent contre 43 p.cent, l'accord du 28 août a été rejeté aussi dans toutes les provinces de l'Ouest, de même qu'en Nouvelle-Ecosse.Les sondeurs ne s'étaient pas trompés en prédisant une remontée du NON en Ontario.Jusqu'en toute fin de soirée, le OUI et le NON étaient nez à nez dans la province de Bob Rae, mais le OUI l'a finalement emporté par moins de lOOOO votes.Même partiels, les résultats venant de l'Alberta et de la Colombie-Britannique ne laissaient pas de doute sur le désaveu très catégorique qu'encaisserait dans l'Ouest un accord pourtant appuyé par l'ensemble des gouvernements au pays, une conséquence de la campagne de Preston Manning du Reform Party et de la prise de position de Pierre Trudeau.En Alberta, le NON l'emportait 60 à 40 p.cent et l'écart était encore plus grand en Colombie-Britannique, à 68 contre 32 p.cent.Même les Maritimes n'auront pas échappé à la vague d'opposition à l'accord.Le NON.devait l'emporter en Nouvelle-Ecosse, surtout à cause des problèmes économiques, une surprise dans cette région du pays, la seule finalement où le OUI a remporté ses victoires, à Terre-Neuve, à l'Ile- REFERENDUM 92 15 pages du-Prince-Édouard et au Nou-veau-Brunswick.Dans l'ensemble du pays, 55 p.cent des Canadiens votaient NON, tandis que 45 p.cent approuvaient l'entente.Le Québec fut la première province hier à se prononcer clairement contre l'accord: le NON l'emportait de façon décisive par 57 p.cent contre 43 p.cent, un résultat très largement répandu dans l'ensemble des régions québécoises, hormis l'île de Montréal et l'Outaouais, un score qui reflète assez fidèlement les sondages d'opinion publiés dans les jours précédant le scrutin.La participation fut très élevée au Québec où 83 p.cent des électeurs inscrits sont sont prévalus de leur droit de vote \u2014 la participation la plus élevée au pays \u2014 contre 75 p.cent en moyenne à une élection.Lors du référendum de 1980, le taux de participation avait atteint le record de 85,6 p.cent.Devant ses troupes, Robert Bourassa, flanqué de ses ministres et de nombreux politiciens fédéraux, a promis hier soir de mettre en veilleuse le dossier constitutionnel et de «refaire de l'économie et des finances publiques la priorité des priorités».Sans laisser de doute sur ses intentions de rester en politique, il a reconnu la clarté du verdict de la population du Québec, qui venait de repousser des offres que son gouvernement jugeait acceptables.«Une bataille est maintenant terminée mais la guerre se poursuit.Le combat pour un Québec plus prospère et plus juste est encore devant nous.Et nous serons là pour gagner la guerre à l'étape cruciale de la prochaine élection», a-t-il lancé, ne laissant pas de doutes sur l'orientation fédéraliste qu'il compte prendre.«On a eu une lutte, la politique de mon gouvernement est de construire le Québec au Canada», a-t-il ajouté en anglais, rendant hommage au premier ministre Mulroney, « le premier capable de faire un consensus à travers les provinces».(acques Parizeau, devant ses troupes, a expliqué ainsi le résultat d'hier: «Des politiciens compliqués et un peu ratoureux ont cherché à concilier l'inconciliable.Concilier le Québec que veulent les Québécois et le Canada que veulent les Canadiens.Ça ne marche pas, c'est ce qu'on dit des deux côtés, il n'y a pas d'avenir dans cette voie», a-t-il lancé.Pour le chef souverainiste, «cette fois-ci on a dit NON à ce qu'on ne voulait pas, la prochaine fois on dira OUI à ce qu'on veut ».D'ici aux prochaines élections, une seule tâche doit mobiliser les i-deux camps, «travailler à la relance d'une économie qui en a besoin», a-t-il soutenu, convaincu que les Québécois sont «désormais inoculés contre la peur».VOIR NON EN A~2 ¦ * *r-y ?J.-ftr;^-,.*^.***** ¦ Wï*' \\ f* * m : :.-ait PHOTO ROBIN LETELUER.la PmiC C'était la fête hier soir au Metropolis, où des centaines de partisans du NON se sont rassemblés.La vague LYSIANE CACNON e Québec pour le NON, c'était prévu.Idem pour les provinces de l'Ouest.Ce qui l'était moins, c'était que le camp du NON soit si fort en Nouvelle-Ecosse et en Ontario \u2014 la province qui, avec ses dix millions d'habitants, est un peu la locomotive du Canada.Même la victoire des Blue lays, ultime espoir du camp du OUI, n'aura pas réussi à contenir la vague du NON ! Mais en fait, les Ontaricns n'avaient guère de raisons de souscrire à l'accord de Charlottetown, eux qui n'y gagnaient rien et qui en plus avaient, comme les autres, furieusement envie d'envoyer promener M.Mulroney et leur premier ministre Bob Rae qui n'est pas tellement plus populaire que le premier ministre fédéral.Leur seule motivation était le maintien de l'«cunité nationale», qui constitue en quelque sorte le fondement de la prospérité de l'Ontario.En voyant les sondages qui annonçaient la phénoménale avance du NON au Québec et dans l'Ouest, les Ontaricns auront réajusté leur vote de manière à éviter les divisions.Ainsi, pour la première fois dans l'histoire du Canada, le Québec se trouve sur la même longueur d'ondes que le reste du pays.Aux référendums de 1898 et de 1942, les Québécois avaient voté diamétralement à l'opposé des autres provinces sur la prohibition et sur la conscription.Finalement, cette fois, ce sont les provinces de l'Atlantique, celle de Clyde Wells au premier chef, qui se trouveront isolées, la vague du NON ayant tout emporté sur son passage sauf trois petites provinces qui, ensemble, représentent à peine plus de 5 p.cent de la population canadienne.Pour les souverainistes, le défi était triple.Il s'agissait, d'abord, de l'emporter à la majorité simple.C'est fait.Il s'agissait, ensuite, de dépasser la barre magique des 59 p.cent, histoire de venger l'amer souvenir du référendum de 1980, où les fédéralistes l'avaient emporté par 59,6 p.cent des voix.Raté.Le train du NON s'est arré- VOIR VAGUE EN A 2 Non, le ciel ne nous tombera pas sur la tête CLAUDE PICHER arce qu'ils ont refusé d'avaliser l'entente de Charlottetown, les Canadiens doivent-ils maintenant s'attendre à ce que le ciel leur tombe sur la tête?Pas du tout! Certes, au cours du dernier mois, les électeurs ont eu droit à toute une collection de sombres prévisions.Entre les dramatiques évocations libanaises et yougoslaves et les scénarios effrayants de la Banque Royale, on peut facilement croire que le rejet de Charlottetown mène directement à l'enfer sur terre.Dans la vraie vie, c'est une autre paire de manches.Ce matin, le Québec fait toujours partie du Canada, et celui-ci reste tel quel, intact, inchangé, exactement comme avant, avec ses qualités et ses défauts, avec les mêmes atouts et les mêmes entraves économiques qu'il y a un mois.La victoire du NON ne fera pas monter le chômage, ne nous entraînera pas dans une autre récession, ne poussera pas les Canadiens à fuir le pays, ne précipitera pas notre niveau de vie dans la géhenne.Les marchés des changes Dans l'immédiat, il faudra avoir un oeil sur les marchés des changes.S'il est un point chaud qui risque de faire des flammèches au cours des prochains jours, c'est celui-là.Il se peut que l'on assiste à une offensive en règle sur le dollar canadien, comme celle que nous avons connue il y a un mois, et que la Banque du Canada a étouffée dans l'oeuf.Si c'est le cas, nous Sommaire VOIR CIEL EN A 2 Annonces classées immobilier.C19 à C21 marchandises.C21 emplois.C21, C22 automobiles.C22 à C24 propositions d'affaires.Cl2 Arts et spectacles Informations.B5 à B8 cine-horalre.B7 Tcle-horalre.B6 Radio-Television.A14, B5 Bandes dessinées.C21 Bridge.C24 Décès.C25 Économie.C1 à C17 Éditorial.B2 Etes-vous observateur?.C19 Feuilleton.C23 Horoscope.C20 Le monde.B3*B4 Loteries \u2014 résultats:.A17 Mots croisés.C22 Mot mystère.C22 ¦4 Permis du Québec OFFRE LIMITÉE «t Achetez un (1) billet au prix régulier* et obtenez le deuxième au prix annoncé Taxes et services $80.00 inclus Départs \u2022 Lun., Mar, Jeudi.Dim.: FORT LAUDERDALE Mer.Sam.,: ORLANDO Sam.: ST.PETERSBURG Dim.: MIAMI Ven.: FORT MYERS / WEST PALM BEACH \u2022 Vous devez réserver et payer avant le 30 oct.92 \u2022 Max.de 2 personnes par aossier - 3ième personne enlevez $30 de prix réguliers* \u2022 La durée du séjour ne doit pas excéder 28 nuits \u2022 Les places sont limitées 'Base tarifaire \u2022 voir prix pre-programme hiver 93 VACANCES H OLID A Y S Consultez votre dgent de voyage i A2 LA PRESSE.MONTREAL.MARDI 27 OCTOBRE 1992 REFERENDUM 92 La réponse « Charlottetown, c 'est de l'histoire » Brian Mulroney 8s- Bourassa s'avoue vaincu, mais réitère sa foi dans un fédéralisme renouvelé MARIE-CLAUDE L ORTIE du bureau de I j\\ Presse OTTAWA ¦ Le premier ministre Brian Mulroney a déclaré hier soir qu'il s'inclinait humblement devant le verdict référendaire et qu'il tournait maintenant cette page de l'histoire constitutionnelle du pays.Mais il a sévèrement averti la population.Les problèmes qui ont été à l'origine de ce colossal exercice démocratique restent entiers.D'une voix grave, le visage abattu, le premier ministre a expliqué qu'il avait vu hier soir un grand exercice de démocratie.«Ce soir, je m'incline sans hésitation devant le verdict populaire qui vient d'être rendu», a-t-il déclaré durant une courte allocution peu après minuit.Aux Québécois, il a dit qu'il acceptait leur décision «sans aucune arrière-pensée».Les résultats désastreux du scrutin d'hier viennent briser pour la seconde fois l'un des objectifs les plus essentiels de sa venue en politique : l'adhésion du Québec à la constitution dans «l'honneur et l'enthousiasme».Apres Meech, M.Mulroney vient de perdre Charlottetown.Le premier ministre a surtout insisté sur la persistance de tous les problèmes à la source du débat constitutionnel et la perte du fruit des efforts et de la générosité qui ont mené à l'entente constitutionnelle.«Charlottetown, c'est de l'histoire», a-t-il laissé tomber solennellement.M.Mulroney n'a rien dit sur son avenir politique.Le premier ministre avait d'abord remercié tous les militants du OUI, dont une centaine, le visage brisé par la déception, s'étaient réunis pour l'applaudir dans la salle du Parlement où il a rencontré la presse.11 a aussi remercié le leader li béral, lean Chrétien, et la leader du Nouveau Parti démocratique, Audrey McLaughlin.Le premier ministre n'a accepté aucune question des journalistes.Son ministre des Finances, Don Mazankowski, est ensuite venu parler de son interprétation des résultats, qui, selon lui, ne minent en rien l'avenir de l'unité canadienne.Commentaires destinés probablement à calmer les marchés financiers.La déception et la résignation ont marqué les réactions des autres ténors du OUI à Ottawa hier soir.La plupart d'entre eux ont lancé un appel au calme, tout en rappelant que les problèmes qui sont à la base du débat constitutionnel demeurent irrésolus.Le ministre de la Santé et lieu-.tenant québécois, Benoît Bouchard, l'air visiblement très déçu, a précédé quelque peu M.Mulroney pour déclarer qu'il n'interprétait pas cette décision comme une remise en question du travail accompli par les conservateurs québécois depuis huit ans.Pour sa part, le chef de cabinet du premier ministre, Hugh Segal, a déclaré qu'à son avis, il n'y a pas de doute que M.Mulroney se représentera aux prochaines élections et que son leadership ne sera pas rerais en question par son propre parti.Le chef du Parti libéral, Jean Chrétien, a déclaré de son côté qu'il aurait «préféré un autre résultat», mais selon lui, les résultats d'hier ne signifient en rien un rejet du Canada.Le chef libéral croit qu'il faut absolument maintenant arrêter de discuter constitution pour parler d'économie.D'après lui, les revendications du Québec, de l'Ouest et des aborigènes devront bien sûr être résolues, mais par d'autres moyens que la réforme constitutionnelle.PHILIPPE DUBUISSON ¦ «Une bataille est maintenant terminée, mais la guerre se poursuit», a déclaré le premier ministre du Québec, Robert Bourassa, qui a donné rendez-vous à ses partisans pour la prochaine étape, les élections.Tout en acceptant le verdict de la population, qui a rejeté l'entente de Charlottetown, M.Bourassa a réitéré sa foi envers le fédéralisme renouvelé.«On ne peut pas concevoir que 'a désintégration de la fédération soit à l'avantage du Québec», a-t-il dit.Car en décidant de rejeter le consensus de Charlottetown, « une entente qui parassait acceptable», la population du Québec n'a pas opté pour la souveraineté.Elle a plutôt dit NON au renouvellement de la fédération qui lui était proposée, a poursuivi M.Bourassa.«Le Québec, situé au centre de l'Amérique du Nord, devra toujours entretenir des relations harmonieuses avec ses voisins.La désintégration de la fédération n'est pas un jeu d'enfant», a ajouté le premier ministre.Dans son discours devant quelque 300 partisans réunis au Spectrum, salle de spectacle du centre-ville de Montréal, M.Bourassa n'a jamais fait mention de lean Allaire ni de Mario Dumont, les libéraux dissidents qui auront grandement contribué à la victoire du NON.Toutefois, M.Bourassa leur a adressé ce message: «C'est une chose d'adopter un programme, mais c'est une autre chose de le faire accepter par ses partenaires.Et les résultats (du référendum) démontrent qu'il n'est pas facile de faire adopter ce que l'on souhaite».Merci à une vaillante équipe ¦ Ont collaboré au cahier spécial sur les résultats du référendum qui vous est présenté aujourd'hui : Directeur de l'Information : Marcel Desjardins.Éditorialiste en chef : Alain Dubuc.Adjoint au directeur de l'information et coordonnateur de la «couverture» de la campagne référendaire : André Pratte.Adjoints au directeur de l'information : Yves Bellefleur, chef de pupitre en fonction; Julien Chung, directeur artistique; Marc Doré, Guy Granger, Pierre Loignon, Robert Guy.Préposés à l'édition : Claude Fortin, Michel Hotte, Denis Dion, Nicole Beauchamp, Ma-riane Favreau, Paui-Émile Lé-vesque, Gilles Pratte, Gilles St-Jean, Madeleine Berthault, Pierre-Paul Gagné.Traducteur-adaptateur : Jo-han Eggers.Chroniqueurs : Lysiane Ga-gnon, Pierre Foglia, Nathalie Petrowski, Claude Picher, Louise Cousineau.Arts graphiques et illustration : Roland Forget, chef de division; locelyne Potelle, Jacques Normandin, Hélène De-Guise.Photographes : Armand Trottier, Robert Mailloux, Denis Courville, lean Goupil.Techniciens de chambre noire : Jean Allen, Rémi Le- may.Techniciens-graphistes : Yves Dontigny, Yves Martin.Journalistes : Denis Lessard, André Pépin, Gilles Normand, Philippe Dubuisson, Marie-Claude Lortie, Louis Falar-deau, Yves Boisvert, Mario Fontaine, Michèle Ouimet, Jules Béliveau, Gérald Leblanc, Pierre Gravel, Philippe Can-tin, Bruno Bisson, Paul Duri-vage, Éric Trottier, Daniel Le-may, Agnès Gruda, Jacques Gagnon, Louis-Bernard Robi-taillc.Documentaliste : Normand Brunet.Secretaires-documentalistes : Sylvie Dal-laire, lohanne Lafleur, Colette Lafrenière.Commis : Raymond Ste-Marie, Bernard Chalifoux, Sylvain Chalifoux.Une vaillante et dynamique équipe qui a travaillé avec beaucoup de professionnalisme.Merci également à tous les autres membres du personnel des services de typographie, de photogravure, d'impression et de distribution qui ont étroitement collaboré à cette réalisation, principalement.Merci aussi à nos milliers de camelots pour leur précieux service auprès des a bon nés.Claude Masson éditeur adjoint IM Quotidienne tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 365 9062 ABONNEMENT Le service d« abonnements est ouvert du lundi mi vendredi de 7h * 17h50 REDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-6911 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSÉES Commandes ou corrections Iundlauvendredlde8h30à17h50 285-7111 GRANDES ANNONCES Détaillants Nattonal.Téfé+ Vacances.Voyages Carrières et professions, nominations 285-7202 285-7306 285-7265 i i LA PRESSE est publiée par la PPESSE.LTEE.7.rue Saint-Jacques.Montréal h2y1k9.Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de LA PRESSE et celles des services de la Presse Associée et de Peuter Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont également reserves \u2022 Coumer de la deuxième classe \u2014 Enregistrement: numéro 1400 \u2022 Port de retour garanti.(USPS005692) ChampUta N.Y.12919-1518.RENSEIGNEMENTS 285-7272 I l |_27 OCTOBRE 1992 44-2-01 I I I -1 I I I _J LES ANNONCES CLASSÉES 285-7111 Robert Bourassa commentant la défaite du OUI devant ses partisans : «On ne peut pas concevoir que la désintégration de la fédération soit à l'avantage du Québec ».photo robert maiuoux.l» presse Le premier ministre a souligné la victoire de ses adversaires et du président du Comité pour le NON, Jacques Pari/eau, sans toutefois avoir des mots tendres pour eux.«ils ont reçu une aide qui a pris des formes inédites, il faut le dire», a-t-il déclare, faisant référence à l'affaire Wilhclmy-Trcm-blay et aux documents secrets obtenus par le magazine L'Actualité .En fin de campagne, M.Bourassa avait traité de tricheurs les partisans du NON, les accu- sant d'avoir floué la population.Tout en rejetant la thèse souverainiste du Parti québécois, M.Bourassa a prévenu le reste du Canada qu'un gouvernement du Québec formé par le Parti libéral ne signera pas l'Acte constitutionnel de 1982.«Le rapatriement de la constitution a été une injustice contre un des peuples fondateurs de la fédération», a-t-il dit.Le premier ministre Bourassa a cependant indiqué que l'objectif de réformer la constitution sera mis en veilleuse par son gouvernement.«Notre priorité redevient l'économie et les finances publiques.)e suis convaincu que nous pouvons continuer à faire avancer le Québec \u2022» Le moral des partisans du OUI était à son plus bas, hier.Il n'y avait aucune ambiance dans la salle qui, jusqu'à 21 h, était principalement occupée par les journalistes.Les organisateurs n'ont même pas pris la peine d'afficher les résultats, comtés par comtés, sur le tableau prévu à cet effet.Il y a aussi eu un silence lourd lorsque les moniteurs ont retransmis les déclarations du dissident Jean Allaire, qui a fêté les résultats du référendum avec le Réseau des libéraux pour le NON dans un hôtel du centre-ville de Montréal.En fait, les quelques drapeaux du Canada sur place sont demeurés en berne toute la soirée.Les militants se sont toutefois manifestés lorsque M.Bourassa leur a donné rendez-vous aux prochaines élections.«Le combat pour un Québec plus prospère se poursuit.Et nous serons là pour gagner l'étape de la prochaine élection», a lancé M.Bourassa sous les applaudissements de ses troupes.SUITE DE LA UNE C'est NONI Au nom du gouvernement fédéral, le premier ministre Mulroney a rappelé avec sérénité que «pour la deuxième fois en cinq ans», les politiciens avaient échoué à faire accepter leur solution au problème constitutionnel canadien.«L'entente de Charlottetown est désomais de l'histoire», a-t-il dit, ne perdant pas espoir qu'un compromis pourra plus tard être trouvé pour rallier toutes les régions du pays.Aux Québécois, M.Mulroney dit «accepter sans aucune arrière-pensée» leur réponse «à une question posée directement».«Il existe toujours entre Québécois des vues divergentes sur nos objectifs communs mais personne ne peut mettre en doute le caractère démocratique du vote», a-t-il souligné.CiEL photo i an barrett, Renter Comme beaucoup de citoyens, l'ex-premier ministre Trudeau a fait la queue, hier, devant un bureau de scrutin montréalais, pour se prononcer sur l'accord constitutionnel de Charlottetown.» Brian Mulroney Visiblement décu du résultat, le chef des Premières nuions, Ovide Mercredi, a vu dans la victoire du NON celle du statu quo, qui consacrait la vision raciste de la Loi sur les indiens.Il y a quelque chose qui n'a pas fonctionné, déplorait-il hier soir, encore surpris des résultats.Largement répandu à travers le Québec, le NON l'a largement emporté dans l'est du Québec, à près de 71 p.cent dans les comtés de Saguenay et Charlevoix, qui chevauchent le comté fédéral représenté aux Communes par Brian Mulroney.Même Benoît Bouchard a vu le NON l'emporter à 65 p.cent dans sa circonscription.De même, dans la région de Québec, les opposants à l'entente étaient largement majoritaires, partout à plus de 60 p.cent, et ce même dans le fief de Marc-Yvan Côté, l'organisateur du OUI pour l'est de la province.Le ministre responsable du dossier constitutionnel, Gil Rémillard, a vu le NON l'emporter dans son comté.Même dans le comté d'Argenteuil représenté par Claude Ryan, les adversaires de l'entente étaient largement majoritaires.Le OUI l'emportait toutefois \u2014 de justesse \u2014 dans l'ensemble de la région de Montréal.Le verdict était plus clair en faveur de l'accord sur l'île de Montréal de même que dans le comté de Cho-medey, représenté par Lise Bacon à Laval.Dans les comtés de l'ouest de l'île de Montréal, on a voté OUI à 70 p.cent environ alors que dans l'est, on votait à 53,5 pour le NON contre 46,5 pour le OUI.Dans certains comté de l'est de l'île, notamment Hochelaga-Mai-sonneuve, l'opposition à l'accord atteignait 70 p.cent.Les anglophones et les allopho-nes de Montréal ont massivement appuyé l'accord, qui a toutefois été rejeté par une majorité de francophones.?VAGUE La vague té au seuil de la barre des 57 p.cent \u2014 moins que ce qu'annonçaient les derniers sondages, comme si un certain nombre d'électeurs avaient glissé, à la dernière minute, dans le camp du OUI.Le NON l'a finalement emporté par de beaucoup plus fortes marges au Manitoba, en Alberta et en Colombie-Britannique.Il s'agissait enfin, pour les souverainistes, de rompre psychologiquement avec le reste du Cana- da, par la disparité des résultats entre le Québec et les provinces anglophones.Sur ce dernier plan, l'échec est total.Dans l'ensemble, la vague aura déferlé, pour des raisons diverses et contradictoires certes, mais avec une même intensité, sur l'ensemble du Canada.Contrairement à ce qu'espéraient le Parti québécois et le Bloc québécois, le Québec ne sort pas isolé de cet exercice référendaire.Il n'aura pas joué les mauvais coucheurs en rejetant une entente que d'autres auraient voulue.Il n'aura pas non plus été humilié comme lors de l'épisode de Meech, en se voyant refuser l'entente qu'il souhaitait.Les perdants?Faciles à identifier: la classe politique canadienne dans son ensemble, de même que l'Establishment des affaires et du monde syndical qui avait, dans toutes les provinces sauf au Québec, unaniment sauté dans le train du OUI.Le gouvernement Mulroney sera, évidemment, le premier à subir les contre-coups de ce retentissant fiasco, et le gouvernement Bourassa n'est pas sorti du bois.Les gagnants?C'est moins clair.Car la victoire du NON est une victoire équivoque, arrachée par divers groupes qui n'ont pas grand'chosc en commun.Au Québec, la victoire du NON pourrait même avoir l'effet ironique de favoriser la réélection des libéraux.?Non, le ciel ne nous tombera pas sur la tête pourrions temporairement être touchés par des hausses de taux d'intérêt.Hier soir (à notre heure), le marché de Tokyo était ouvert, et il a réagi assez mollement lorsque les résultats du référendum ont été connus.Le dollar canadien a commencé la journée en reculant de vingt centièmes de cent, mais a repris du terrain dans les heures qui ont suivi.En aucun moment, il n'est descendu sous la barre des 80 cents.Cela démontre une stabilité qui en a surpris plusieurs.Au moment où vous lirez ces lignes, le marché de Tokyo aura déjà fermé ses portes, et celui de Londres sera en pleine activité depuis quelques heures.On aura donc une bonne idée, ce matin, de la réaction des marchés internationaux.Mais le véritable test aura lieu à compter d'aujourd'hui, avec l'ouverture des marchés nord-américains.Hier après-midi, dans les bureaux des agents de change, on affirmait que les marchés avaient prévu la victoire du NON depuis quelques jours, et que les cours reflètent déjà ces anticipations, du moins en grande partie.Pour l'instant, on ne prévoit donc pas de turbulence majeure sur le front du dollar, et donc des taux d'intérêt.Mais, dans le monde hautement volatil des marchés des changes, rien n'est assuré.À plus long terme, il faudra voir comment les milieux d'affaires se comporteront après cette défaite du OUI.À cet égard, le ton est déjà donné.Massivement, les milieux d'affaires ont appuyé le OUI, mais cela ne veut pas dire que la victoire du NON les plonge dans le désespoir.Les présidents des grarç des entreprises et institutions fi»' nancières sont évidemment déçus, mais leur capacité d'adaptation est phénoménale.Non seu-lement peuvent-ils s'accommoder d'un NON, mais encore seront-ils! les premiers à tout faire pour mini miser les dégâts.C'est d'ailleurs déjà commencé: la semaine der-; nière, on a vu le président de la Banque de Montréal et même celui de la Banque Royale se faire rassurants.Même le premier ministre Bourassa, dans la défaite, a .trouvé le moyen de s'étendre longuement sur les atouts de l'économie québécoise.Il apparaît clair, maintenant que les poussières référendaires sont déjà en train de recouvrir le champ de bataille* que personne ne sera assez irresponsable pour jeter de l'huile sur le feu.Laissons enfin aux spécialistes le soin d'interpréter la signification politique du vote d'hier.Mais s'il est une chose que le gros bon sens nous indique déjà, c'est que les Canadiens ont clairement signifié leur écoeurement à leurs dirigeants politiques.Personne n'osera plus parler de constitution pendant longtemps.Peut-être, au fond, venons-nous de forcer nos élus à s'intéresser sérieusement à des dossiers plus urgents dont, en premier lieu, celui de la pathétique agonie de l'économie canadienne.Il était à peu près temps.? RÉFÉRENDUM 92 LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 27 OCTOBRE 1992 ¦y.;.:y/, : .¦fs.-S.S.-sss.-.-.-.-.-.-.'s.v,v.\\ .\u2022\u2022¦«\u2022.tSs.-.'s.-.-/.v.v.V/v \u2022 A3 Parizeau invite le Québec à s'unir pour relancer l'économie > I ! I: ir GILLES NORMAND ¦ Heureux d'en finir avec l'entente de Charlottetown, le chef du Parti québécois, Jacques Parizeau, a invité les partisans des deux camps à s'unir pour travailler à la relance de l'économie du Québec «qui en a grand besoin».Les résultats sans équivoque du référendum d'hier signifient pour Jacques Parizeau que la voie proposée ne marche pas, ne peut pas marcher.« Les Québécois ont dit NON à ce dont ils ne veulent pas et la prochaine fois, nous dirons ce que nous voulons», a indiqué le chef du Parti québécois, longuement acclamé au club Metropolis, rue Sainte-Catherine, à Montréal, où se tenait la soirée référendaire de son camp.Il faut maintenant «laisser les Canadiens anglais définir leur avenir et nous, Québécois, définissons notre avenir comme nous l'entendons, en souhaitant que les choses s'accélèrent», a déclaré un Jacques Parizeau qui se sentait manifestement porté par un vent favorable vers les prochaines élections générales, qui ne devraient pas être déclenchées plus tard que dans un an ou un an et demi.Le chef du Parti québécois a d'abord tenu à remercier tous ceux qui, de toutes allégeances, de tous les partis politiques, avaient travaillé à la victoire du NON.Evoquant justement l'approche d'élections générales, tant à Ottawa qu'à Québec, le chef péquiste a souligné que «des choix majeurs devront être faits».Parlant d'une voix forte, la mine souriante, le geste large, Jacques Parizeau a invité la classe politique et les milieux d'affaires à s'engager dès ^ maintenant dans la relance de l'économie.«D'ici à ce qu'il y ait des élections, il y a une tâche que nous devons assumer, tous ensemble.Nous devons travailler à la relance de l'économie qui en a grand besoin, et essayer de trouver du travail à des centaines de milliers de gens qui n'en ont pas», a-t-il précisé.À ceux qui se demandent comment il voit l'avenir au lendemain des prochaines élections au Québec, M.Parizeau a dit: «Les Québécois auront à choisir entre deux voies, les seules qui s'offrent: un fédéralisme profondément renouvelé ou la souveiaincté».Au cours de la campagne référendaire, il a déclaré à une couple d'occasions qu'un référendum portant sur la souveraineté aurait lieu dans les huit à dix mois suivant la prise du pouvoir par le PQ, advenant le cas.Rappelant le thème central de la campagne du camp du NON, soit que l'entente n'était pas dans l'intérêt des Québécois, M.Parizeau a rappelé les argu- ments de peur qui sont apparus dans cette campagne, «mais qui n'ont pas marché».À ce propos, il a dit que «la leçon ne sera jamais perdue pour l'avenir».«Nous sommes inoculés pour l'avenir, nous pourrons décider de notre avenir sans qu'on nous fasse peur», in-sistc-t-il, fortement applaudi par ces quelques centaines de partisans, peut-être mille, qui se sont entassés dans la discothèque de la rue Sainte-Catherine.Pour le vice-président du comité du NON, Lucien Bouchard, le vote d'hier soir est l'expression claire des Québécois qui refusent une troisième voie.«C'est un message clair de la part des Québécois qui ne veulent pas de troisième voix, qui ne veulent pas du statu quo ou des limbes», a déclaré M.Bouchard, peu après que le NON eut été donné comme étant largement gagnant à l'étendue du Québec.Robert Bourassa, estimc-t-il, «aura à payer le prix pour avoir voulu inventer une troisième voie».«Les Québécois veulent s'épanouir comme peuple et c'est comme peuple qu'ils ont voté», a renchéri le chef du Bloc québécois qui ne voit désormais que son parti politique pour représenter de façon légitime les Québécois à Ottawa.Outre la répudiation massive de «l'establishment politique» canadien qu'il voit dans les résultats du référendum.Lucien Bouchard fait le sévère constat suivant: la consultation d'hier a posé le problème de la légitimité du parlement fédéral et le gouvernement Mulroney devra rendre des comptes le plus rapidement possible à la population canadienne.«Les Québécois ne pourront plus jamais faire confiance à ces partis fédéralistes pancanadiens.C'est le Bloc québécois qui devra désormais veiller à la promotion des intérêts des Québécois.» A Jacques Parizeau épousera, le 2 décembre, Mme Lisette Lapointe.Il avait notamment été vu en compagnie de Mme Lapointe à une assemblée du NON, à Montréal, au cours de la campagne référendaire.photo pc Parizeau dira oui le 2 décembre Presse Canadienv?¦ Le chef du Parti québécois, lacques Parizeau, épousera Mme Lisette Lapointe, le 2 décembre prochain à Montréal.Agé de 62 ans, le chef de l'opposition à l'Assemblée nationale a annoncé la nouvelle dimanche soir aux journalistes qui suivaient la caravane du NON, en leur demandant bien toutefois d'attendre la fin du vote référendaire, hier soir, pour la publier.Il voulait éviter que cette annonce ne soit interprétée comme une manoeuvre quelconque pour influencer le vote.Mme Lapointe occupe depuis 1981 le poste de directrice générale de l'Association paritaire pour la sécurité au travail.Elle a aussi travaillé au cabinet de l'ancien ministre péquiste Pierre Marois, entre 1976 et 1981.Mme Lapointe a une fille de 26 ans et un garçon de 18 ans.Elle est grand-mère d'un garçon de 7 ans.M.Parizeau a deux enfants: Isabelle, âgée de 35 ans.et Bernard, âgée de 37 ans.Sa première épouse, l'écrivaine Alice Poznanska, est décédée il y a deux ans d'un cancer.La fête au Metropolis PIERRE FOCLIA ¦ « Les Québécois ont refusé l'écrasement et la soumission!» Il était 20 h 40 hier soir au Metropolis.M.Serge Turgeon venait d'annoncer, avec l'enflure et la pompe qu'on lui connaît, la victoire du NON.Quelques 300 partisans ont répondu par des cris et des bravos.Quelques fleurs de lys ont flotté aux balcons.La soirée était lancée.Le Metropolis, la discothèque décrépite de la rue Sainte-Catherine qui avait accueilli les libéraux vainqueurs en 89 avait changé d'allégeance hier soir.Elle accueillait les partisans du NON hier soir.Les péquistes, les chefs syndicaux, quelques artistes, dont Louisettc Dus-sault et Chantale Jolis retenues pour animer la soirée.Le parterre tenait du centre de presse olympien avec des journalistes d'un peu partout, des Français en masse, la dame du Figaro à ma droite.Le Monde droit devant.Ouest France, L'Express, Le Point, La Croix, les Américains du Chicago Tribune, du Globe de Boston et du Time magazine, les Allemands de Die Zeit, les caméras de CNN.Et même des Portugais.Et toutes les agences bien sûr.Aux balcons, le peuple.Grand bien sûr.Toujours grand le peuple les soirées de suffrage: vous avez voté, dansez maintenant.|ean-Claudc Clouticr, 62 ans est arrivé, son petit drapeau à la main, à la porte du Métro-polis vers le milieu de l'après-midi.Il voulait être sûr d'avoir de la place.\u2014 Pourquoi ne pas fêter chez vous avec des amis?\u2014 Pour avoir la chance de serrer la main à M.Parizeau.\u2014 À monsieur Lucien Bouchard aussi je suppose?\u2014 Moins, monsieur Bouchard, moins.Richard Pearson et Patrick Couture.Tous deux étudiants.Et 19 ans les deux.La première fois qu'ils votent.Aux premiers jours de la campagne référendaire, ils étaient dans le camp du OUI.Et puis?\u2014 Et puis M.Bourassa nous a déçus.Évelyn Ri vest étudiante aussi n'a jamais hésité elle: «|e péquiste depuis toujours».M.Renaud non plus qui fut du R1N.Petit note exotique et acidulée (sinon discordante) dans le public: une vingtaine d'étudiants du très huppé Upper Canada College de Toronto plutôt impressionnés par l'atmosphère.La passion, mon vieux, la passion, without Blue lays.Sur scène continuaient de défiler lès artistes, Paul Piché, Dan Bigras, jeans et veston de cuir noir.Plus la victoire s'affirmait, plus la fête gagnait en décibels.Plus les sourires, plus les cris, plus le soulagement: c'est qu'on a redouté une mauvaise surprise jusqu'à la dernière minute: \u2014 Avec 73 p.cent de NON dans mon comté de Pointe-aux-Trembles je respire mieux, plaisantait le député Michel Bourdon.En ajoutant: «l'ai eq beaucoup d'aide des libéraux de M.Allaire dans mon comte».Au troisième étage.David, le barman du Metropolis qui officiait aussi en septembre 89 pour la victoire des libéraux, ne voyait pas grande difference.\u2014 Non les gens ne boivent pas trop.Des sodas plus que de la bière.Ça va se terminer bien calmement vers une heure et demie.Rue Sainte-Catherine tombait une petite pluie fine.La faune habituelle de putes et de skins.Au coin Saint-Laurent quelques policiers motorises.Dans la vitrine du sexshop les pénis étaient ati garde-à-vous.Un clochard tu'a at trappe par la manche: \u2014 T'as du change?\u2014 NON!.Jean Allaire et Mario Dumont chercheront à ramener le PLQ vers le rapport Allaire YVES BOISVERT ¦ Jean Allaire et Mario Dumont espèrent que l'échec référendaire ramènera le Parti libéral vers le rapport Allaire.« Nous avons offert nos services au Parti libéral du Québec et c'est à lui de répondre», a dit Me Allaire.L'avocat Iavallois de 63 ans, qui est l'auteur du programme constitutionnel du PLQ, espère que Robert Bourassa fasse comme René Lévcsque au lendemain de l'échec du référendum de 1980et «ramène son parti dans le consensus», qui est pour lui le rapport qui porte son nom.«C'est un démocrate lui aussi» a-t-il lancé aux journalistes qui lui demandaient s'il croyait que M.Bourassa le ferait.«Le fédéralisme centralisateur a fait la preuve de son incapacité à régler les problèmes et à gérer les fonds publics.Faudra-t-il atteindre le mille milliards de déficit pour le reconnaître?» a-t-il dit aux militants.Au sujet de son avenir personnel.Me Allaire a dit qu'il «demeure un simple citoyen.J'ai dit ce que j'avais à dire, j'ai fait ce que j'avais à faire.» 11 a répété que la politique n'est pas toute sa vie cl qu'il ne veut devenir ni juge, ni député.Me Allaire a été accueilli par une ovation debout de plus d'une minute, hier soir, devant quelque 300 militants du Réseau des libéraux pour le NON, la plupart des jeunes de moins de 30 ans, dans un hôtel de Montréal.Mario Dumont, accueilli en héros lui aussi, s'est exprimé «au nom des jeunes du Québec» et a remercié les Québécois d'avoir dit NON à l'entente de Charlotte-town.Jean Allaire et Mario Dumont Sur son avenir au sein du PLQ, Mario Dumont a dit qu'il attendait de voir ce que ferait le parti.«Ou bien on accepte le verdict et opère une reconstruction avec les gens, ou bien on refuse le verdict et on laisse les gens de côté.» «Accepter le verdict», c'est réaffirmer que le rapport Allaire est la politique constitutionnelle du PLQ.Le président de la Commission jeunesse du PLQ a analysé le résultat du vote comme un refus du «virage à 180 degrés» du congrès libéral du 29 août.«Nous l'avons dit et répété: c'était une erreur de perdre de vue le rapport Allaire, photo denis courville Li Presse a-t-il dit.La population vient de nous donner raison.» «Malheureusement, il n'y a rien d'autre à célébrer que le rejet d'un contrat qui enfermait l'avenir du Québec.Au fond, ce n'est pas une grande fête», a poursuivi le président de la Commission jeunesse du PLQ.il a ajouté qu'il n'est plus temps de «savoir qui a dit OUI et qui a dit NON » et il en a appelé le PLQ à «se tourner vers l'avenir».11 a souhaité que les Québécois «retroussent leurs manches et rebâtissent le consensus», cette «unité des esprits» qui s'est exprimé dans les rapports Bélangcr-Cam-peau et Allaire, a-t-il dit.Les militants sont amers vis-à-vis les dissidents PHILIPPE DUBUISSON ¦ S'il n'en tenait qu'aux militants présents au Comité du OUI, Jean Allaire et Mario Dumont seraient expulsés du Parti libéral du Québec.«Il n'y a aucune place pour eux», a dit sèchement Louis-Martin Richer, membre de l'aile fédéraliste de la Commission jeunesse du PLQ.Une réponse qui résumait celle de plusieurs militants, hier soir.Car pour plusieurs, si le NON l'a emporté au Québec, c'est en bonne partie en raison de la cam- pagne menée par le Réseau des libéraux pour le NON, dirigé par lean Allaire et Mario Dumont, le président de la Commission jeunesse.«Les accueillir au sein du Parti serait une insulte à ceux qui sont demeurés fidèles.Ils ont combattu le gouvernement, avec leur travail de sape.Si Mario Dumont tente de demeurer en poste, il sera dénoncé avec vigueur», lance Louis-Martin Richer.Le président du PLQ, jean-Pier-re Roy, tenait des propos moins tonitruants.«M.Allaire a démissionné de son poste de président de la commission juridique.Quant à Mario Dumont, l'exécu- tif prendra une décision dans les semaines qui suivent.» «Selon notre code d'éthique, nous pouvons réprimander, suspendre ou radier du Parti le président de la Commission jeunesse.Une décision ne tardera pas», a ajouté M.Roy sur un ton qui cachait mal son amertume.Chose certaine, il n'y aura pas de poste de direction pour Jean Allaire et Mario Dumont au sein du PLQ.«Ils pourront demeurer membres», ajoute simplement M.Roy.Mais leur opinion ne sera pas solicitée au cours de l'exercice de réflexion qui s'engagera au sein du PLQ à la suite de cette défaite référendaire.Pas de party pour le OUI NATHALIE PETROWSKI ¦ Avoir eu le choix, disons que je ne serais pas allée au iSpectrum hier soir faire le pied de grue pendant trois heures sur la piste vide en attendant que le Dieu du OUI descende du ciel et mette un peu d'atmosphère dans tant d'ennui.Mais bon.On ne choisit pas toujours sa destination ni son party.Sur le coup je me suis dit qu'il y aurait sans doute plus de matière à chronique chez les tenants du OUI qui ne sauraient contenir leurs larmes et leurs crises de nerfs quand Bernard Derome leur annoncerait que l'avenir ce soir, finit avec un OUI.Manque de chance, les tenants de OUI étaient tellement calmes, tellement réservés que c'est moi qui ai commence à m'énerver, l'avais beau chercher un peu d'atmosphère dans ce Spectrum ébloui par les réflecteurs des médias plus nombreux que les militants, c'était comme chercher une aiguille dans une botte de foin ou un crayon oublie dans un bureau de scrutin.À 20 h 37, quand Bernard De- rome a finalement annoncé que c'était cuit, on aurait pu entendre une mouche voler.Personne n'a crié.Tout le monde a tourné la tète en regardant en l'air comme si on n'avait rien entendu.\u2014 Alors, vous avez compris?fis-je à un militant esseulé.\u2014 Compris quoi?répondit-il avec étonnement.\u2014 Si la tendance se maintient, le NON remportera au Québec.\u2014 Lt si la tendance ne se maintient pas, répondit-il avant de tourner les talons et de me laisser en plan.Au même moment, le dise-jockey, un jeune homme fort sympathique qui avait décidé d'y aller mollo et d'écarter de son répertoire certains classiques comme «La poupée qui fait non», en a profité pour glisser «donne-moi une chance» des Bébés.La chanson tombait pile, dans les circonstances.La salle avait eu le temps de se remplir un peu.Pas de vedettes sauf Lise Bacon que personne ne vit entrer et qui se précipita devant les caméras pour commenter ce qui finalement se passait de commentaires.L'auditoire rivé sur le tableau d'affichage et sur la télé ne se retourna pas pour la saluer.Plus tard, peut-être, mais pour l'instant, les tenants du OUI étaient trop occupes à masti- quer leurs pretzels et à mesurer l'ampleur des dégâts.Il faut dire que les pretzels furent en quelque sorte le clou de la soirée.Elles arrivèrent tôt dans la soirée et ne vinrent jamais à manquer, grâce à la vigilance des préposés.Quand on n'a pas le coeur à fêter, aussi bien manger des pretzels et s'écraser devant la tele.C'est précisément ce que nous finies tous pendant une grande partie de la soiree en surveillant d'un oeil dépite les résultats et de l'autre, les images en direct du Metropolis où les tenants du NON semblaient s'amuser ferme.Plus en tous les cas que la clientèle du Spectrum.\u2014 Alors vous êtes devu?fis-je a un pilier du bar accroche à son Perrier-Citron.la boisson officielle de la soiree.\u2014 Pas du tout, fit-il le plus sérieusement du monde.On ne sait jamais.La soiree est jeune.De fait, la soirée n'était plus très jeune.Et le monde qui avait brave la morosité pour venir au Spectrum, vieillissait à vue d'oeil.Il était temps que je décampe.I:n passant devant le vestiaire, la préposée m'a raconte qu'un militant lui avait tendu son manteau en lui disant en blague qu'il voulait se pendre.\u2014 Peut-être dev-riez-vous attendre la fin de la soiree, lui con seilla-t-elle.8 RÉFÉRENDUM 92 J LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 27 OCTOBRE 1992 La réponse Les régions Dans les régions c'est NON Sauf dans l'Outaouais PIERRE GRAVEL ¦ C'est presque à l'unanimité que toutes les régions du Québec, en dehors du Montréal métropolitain, ont dit NON à l'entente de Charlottctown.Sans égard à la présence de ministres provinciaux ou fédéraux qui ont, sans succès, tenté de rallier leurs électeurs au camp du OUI.Sans souci non plus, dans la plupart des cas.de leur comportement lors du référendum de 1980 sur la souveraineté.Seule la région de l'Outaouais.où on trouve une forte concentration de fonctionnaires fédéraux, a accepté le projet de renouvellement du Canada.Malgré la présence du députe Gilles Rocheleau, du Bloc québécois, on y a été fidèle à la tendance exprimée en 1980 et estimé qu'un OUI au Canada constituait la meilleure façon de bloquer la route aux partisans de la souveraineté.C'est d'ailleurs, lors du référendum de 1980, dans cette région \u2014 à l'exception du West-lsland montréalais \u2014 qu'on avait enregistré la plus forte proportion de NON (71,5 p.cent) au projet péquiste de souveraineté-assiociation.Nord-Ouest\t\t (4 circonscriptions)\t\t Francophone*:\t87,89\t Anglophones:\t\t Allophones: \u2022\t9,1%\t Référendum 1980\tQUI 47,0%\tNON 53,0% Référendum 1992\t34,4%\t63,6% \u2022 Partout ailleurs, en dehors de la grande région de Montréal, les forces du NON l'ont emporté, hier.Y compris dans les quatre circonscriptions du Nord-Ouest québécois qui, après un NON en 1980.n'ont pas tenu compte, hier, de l'avis de leur ministre régional.Raymond Savoie, qui a perdu la bataille partout.Résultats encore plus surprenant dans les neuf comtés de la région de Québec où cinq ministres québécois et un ministre fédéral n'ont pas réussi à «vendre» l'entente à leurs commettants.Les électeurs ont même résisté à la puissante machine du ministre Marc-Yvan Côté en appuyant massivement le camp du NON alors qu'ils avaient majoritairement rejeté la souveraineté en 1980.Même dans son comté de Charlesbourg, l'orga- nisateur en chef du Parti liberal pour tout Test du Québec s'est fait massivement désavouer.Son collègue, Gil Rémillard, ministre responsable de la réforme constitutionnelle, n'a guère été plus entendu puisque, dans Jean-Talon également, le NON l'a clairement emporté.Même chose dans La Peltrie représenté à l'Assemblée nationale par le ministre des Communications, Lawrence Cannon.Dans Beau-ce-Sud.le ministre Robert Dutil n'a pas eu plus de chance que son collègue Michel Page, dans Portneuf, qui ont assisté impuissants à la montée du NON, Pas plus heureux, un des ministres fédéraux les plus impliqués dans la campagne référendaire.Pierre Biais, n'a pas réussi à renverser la tendance.Nulle surprise au Saguenay-Lac-Saint-lean.demeuré fidèle à son OUI de 1980 à la souveraineté.Même le comté de Rober-val du bras droit de Brian Mul-roney, Benoît Bouchard, a donné une majorité écrasante à la thèse défendue par Lucien Bouchard, le chef du Bloc québécois.Comme tous les observateurs s'y attendaient, c'est cette région qui remporte encore une fois la palme comme bastion du nationalisme québécois.En Mauricie-Bois-Francs, les ministres Y von Picotte et Robert de Cotret n'ont pas non plus été entendus même si, en 1980.les électeurs de cette région avaient désavoué majoritairement le projet du Parti québécois.Dans Laurentides-Lanaudière, où le NON l'avait emporté en 1980.les électeurs n'ont pas non plus succombé aux arguments des ministres Claude Ryan et Monique Landry les enjoignant d'appuyer l'entente conclue à Charlottctown.Même revirement spectaculaire en Estrie où, en 1980, on avait enregistré une opposition massive à la souveraineté.Cette fois, les appels répétés des ministres provinciaux, Pierre Paradis, Yvon Vallières, Monique Gagnon-Tremblay, et de leurs homologues fédéraux, Marcel Masse et lean Charest, n'ont pas fait le poids devant les forces du NON regroupées derrière le député François Guérin, du Bloc québécois.Finalement, dans le Bas-Saint-Laurent-Gaspésie, seul le ministre québécois des Finances, Gé-rard-D.Lévesque, a réussi a arracher un OUI à ses électeurs.Son collègue.Albert Côté, et la ministre fédérale Monique Vé-zina ne peuvent en dire autant et n'ont pas empêché cette région de renverser complètement son attitude par rapport au référendum de 1980.Québec-métro\t (9 circonscriptions) Francophones: 96,7% Anglophones: 2,0% Allophones: 1,3%\t OUI\tNOM Référendum 1980 47,9%\t52,1% Référendum 1992 34,6%\t60,3% Québec-régions\t (9 circonscription»)\t Francophones:\t99,0% Anglophones:\t0,7 e:, Allophones:\t0,3% \tOUI NOM Référendum 1980\t42,5% 57,5% Référendum 1992\t37,2% 60,3% Laurentides/Lana \u2022\tiudière\t (11 circonscriptions)\t\t Francophones:\t93,79\t Anglophones:\t4,6'.;\t Allophones:\ti,r;\t \tOUI\tNON Référendum 1980\t44,7%\t55,3% Référendum 1992\t31,5%\t66,1% Estrie (10 circonscriptions) Francophones: 91,3% Anglophones: 7,7% Allophones: 1,0% OUI NON Référendum 1980 38,8% 61,2% Référendum 1992 41,4% 56,2% À Montréal, le OUI l'emporte Le vote massif des électeurs de l'ouest de l'île fait pencher la balance LOUIS DEAU ¦ Contrairement à l'ensemble du Québec, la grande région de Montréal a voté OUI, bien que de justesse, ù l'entente de Charlotte-town.Cela s'explique par le vote massif des non-francophones en faveur de cette option.Le vote s'est en effet partagé entre les deux options selon le clivage linguistique, les francophones votant NON à près de 60 p.cent, alors que les non-francophones optaient pour le OUI dans une proportion plus grande encore.Pour l'ensemble de la grande région, le OUI a obtenu près de 51 p.cent des suffrages, ce qui lui vaut près de 18 000 voix de plus que le NON.Montréal-Est et Montréal-Ouest \u2022 ;^-«v.;;v::::'/ rfUHK \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 ( .Xv.V-X«K'!s«w.v».*ï&y / ¦ Sur la Rive-Sud de Montréal, par exemple, le NON a obtenu plus des deux-tiers des voix dans les circonscriptions très francophones de Bertrand, Marie-Victo-rin, Taillon et Verchères, mais le OUI l'a emporté dans La Pinière et Laporte \u2014 fief du ministre André Bourbeau \u2014 où on trouve plus de 30 p.cent de non-francophones.Dans Vaudreuil, la circonscription du ministre Daniel lohnson, le OUI gagne par moins de 1000 voix.Pour l'ensemble de la région, le NON gagne facilement avec 60,7 p.cent des suffrages.Dans l'ouest de Tile, le OUI l'emporte d'autant plus facilement que la circonscription compte moins de francophones.Dans Outremont, par exemple, le OUI gagne par 2000 voix alors que sa victoire est écrasante dans Westmount, où la présence d'un nouveau député péquiste n'a rien changé! Saint-Henri est la seule exception, le NON l'emportant par plus de 3000 voix.Pour l'ensemble de la région, le OUI obtient 70.2 p.cent des voix.\u2022 Montréal-Est regroupe 17 circonscriptions totalisant un nombre de 898 687 électeurs, f \u2022 Montréal-Ouest regroupe 16 circonscriptions avec un total de 547 871 électeurs.Ces données proviennent du dernier recensement de septembre 92, avant révision.\u2022 \u2022\u2022.\u2022 *\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022> 111 Montréai-Ouest Source: Directeur général des élections Malgré la prise de position de Pierre Elliott Trudeau et du Parti égalité en faveur du NON, les non-francophones ont donc massivement voté OUI.Les députés du Parti égalité, partisans du OUI, pourront sûrement dire qu'ils ont mieux senti l'opinion de leurs commettants que les membres de ce parti qui s'étaient engagés en faveur du NON.L'Est de Montréal a voté NON à 53,5 p.cent.Le OUI l'a emporté dans Laurier, Lafontaine, Jeanne- Mance, Viau et Viger où la proportion de non-francophones dépasse 30 p.cent.Dans Mercier, représenté par le péquiste Gérald Godin depuis 1976, le NON Pa toutefois emporté malgré la présence d'un tiers d'électeurs non-francophones.Dans Bourassa, le NON gagne par une voix! Dans Sauvé, son avance est de moins de 1000 voix.Par contre, le NON remporte des victoires faciles dans Gouin, Pointe-aux-Trembles, Roscmont, Fabienne Sallin - (PC) Sainte-Marie-Saint-Jacques.Ho-chelaga-Maisonneuve et Anjou.Dans Laval, le NON l'emporte avec 53,6 p.cent des voix.11 ga-' gne facilement dans les quatre circonscriptions francophones à près de 90 p.cent de Fabre, Laval-des-Rapides, Mille-Îles et Vimont, mais perd dans Chomedey, le comté de la ministre Lise Bacon, où le OUI amasse plus des deux-tiers des voix.Cette circonscription ne compte que 55 p.cent de francophones.Montréal (Est)\t\t (17 circonscriptions)\t\t Francophones:\t74,8%\t Anglophones:\t4,7%\t Allophones:\t20,5% \u2022A fit\t Référendum 1980\tOUI 42,6%\tMON,: 57,4% Référendum 1992\t46,5%\t53,5% Montréal (Ouest)\t\t ( 16 circonscriptions)\t\t Francophones:\t44,8%\t Anglophones:\t34,7%\t Allophones:\t20,5%\t \u2022\tOUI .\u2022.v.w.V.v.%\tNON Référendum 1980\t22,1%\t77,9% Référendum 1992\t70,2%\t29,8% Laval\t\t (S circonscriptions)\t\t Francophones:\t81,9%\t Anglophones:\t7,3%\t Allophones:\t10,8%\t\u2022 i All : Référendum 1930\tOUI 42,5%\tNON 57,5% Référendum 1992\t46,4%\t53,6% Rive-Sud\tïyyyyyyy>>yy:y\\\t (17 circonscriptions)\t\t# Francophones:\t87,3%\t Anglophones:\t9,0%\t Allophones: m f\t3,7% :: bloc des provinces de l'Atlantique.» «Le seul facteur qui pourrait avoir joué est le peu d'implication des leaders en Nouvelle-Ecosse, autant le premier ministre Cameron que les leaders de l'opposition, tandis que |oc Ghiz, Frank McKenna et Clyde Wells ont mené, une campagne très active à l'île-du-Prince Edouard, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Ecosse.» Au Nouveau-Brunswick, le OUI l'emporte facilement (62 contre 38 p.cent ) mais avec une différence marquée entre les comtés francophones et anglophones.Dans les comtés acadicns, tels Bcauséjour et Rcsti-gouche ainsi que Madawaska le OUI l'emporte haut la main (plus de 70 p.cent) tandis que dans certains comtés anglophones, tels Saint |ohn et Carlcton, c'est 50-50 ou même une légère anvance pour le NON.N'eût été de cet appui massif des Acadicns pour le OUI.le vote aurait pu être aussi serré au Nouveau-Brunswick qu'en Nouvelle-Ecosse, selon Mme Dyer, dont les sondages durant la campagne avait déjà indiqué la polarisation suivant la langue au Nouveau-Brunswick.M.Frank McKenna déclarait déjà hier soir qu'il faudrait s'abstenir de parler consitution pour un certain temps, «jusqu'à l'arrivée de nouvelles figures et d'une nouvelle conjoncture».Et pourtant M.McKenna s'est engagé, devant un regroupement d'une trentaine d'organismes acadicns.à procéder bi-latéralcment (Otta-wa-Frédéricton) à l'enchâssement dans la constitution de l'égalité des communautés anglaise et française de sa province, advenant un NON sur la scène nationale.Une histoire à suivre une fois que sera retombée la poussière référendaire de ce OUI au Nouveau-Brunswick, avec une égalité ou même une mince majorité pour le NON chez les anglophones.Un NON massif de l'Ouest canadien PHILIPPE CANTIN CALGARY ¦ L'Ouest canadien a répondu par un NON massif au projet de refonte constitutionnelle.De la Colombie-Britannique au Manitoba, en passant par l'Alberta et la Saskatchewan, ces citoyens qui s'estiment lésés par le Canada central ont montré leur colère.Plusieurs raisons expliquent ce colossal revers du OUI.En Colombie-Britannique, une provin- ' Ifll .ce dont la population augmente constamment, la garantie accordée au Québec de conserver 25 p.cent des sièges à la Chambre des communes a suscité beaucoup d'amertume.Le droit à l'autonomie gouvernementale consenti P0UR UN TEMPS LIMITÉ À SEULEMENT 11 993 $ S) 11 I » 11 \u2022 t L'As una Sunfire a un prix qui n'impressionne personne d'autre que le conducteur 11 il \u2022 r M it \u20224 I à .Et de l'équipement de série qui en fait tout autant : Moteur 1,8 L de 140 chevaux à injection électronique multipoint Boîte manuelle 5 vitesses avec surmultipliée Sac gonflable côté conducteur Suspension indépendante 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craindre l'émergence de deux catégories de Canadiens, un concept qui suscite ici une désapprobation générale.Au Manitoba et en Saskatchewan, des petites provinces d'environ un million d'habitants, le maintien d'un gouvernement central fort est une priorité.Elles ont besoin des subventions fédérales pour financer de nombreux programmes.Contrairement au Québec, l'attribution de nouveaux pouvoirs aux provinces est considérée avec méfiance.L'accord de Charlottetown représentait donc un danger aux yeux de plusieurs électeurs.Une condamnation de Brian Mulroney Mais au-delà des considérations propres à chaque province, c'est aux élites du pays que l'Ouest a envoyé un message hier.Les politiciens ont manifestement perdu le respect de leurs électeurs.À ce niveau, il est clair que le NON est une condamnation sans appel de Brian Mulroney, dont l'impopularité atteint un niveau sans précédent.Le camp du OUI a commis plusieurs erreurs au cours du dernier mois et en a durement payé le prix.11 a fallu attendre la deuxième moitié de la campagne pour que l'entente soit finalement expliquée aux citoyens.Plusieurs d'entre eux ont eu l'impression qu'on tentait de la leur enfoncer dans la gorge.En affirmant que les signataires de l'accord considéraient les Canadiens «trop stupidest pour comprendre l'accord, Preston Manning a touché une corde sensible.L'establishment de l'Ouest, que ce soit dans le milieu des affaires, des médias ou de la politique, appuyait le OUI.Cette unanimité a rendu de nombreux électeurs mal à l'aise.Malgré des moyens financiers très modestes, le camp du NON a réussi à faire passer son message.Même la tornade publicitaire du OUI au cours du dernier week-end n'a pas réussi à faire changer le vent de direction.De nombreux politiciens ont perdu des plumes durant la bataille référendaire.Michael Har-court, le premier ministre de la Colombie-Britannique, est un de ceux-là.Il a attendu longtemps avant de s'engager dans le combat, s'accordant même dix jours de vacances après la signature de l'entente de Charlottetown.Don Getty, le premier ministre démissionnaire de l'Alberta, n'a pas fait une campagne très énergique.La défaite est aussi très dure pour le ministre Joe Clark.Dans son comté de Ycllowhcad, l'entente a été rejetec massivement.Pas un rejet du Québec Même si les citoyens de l'Ouest assurent qu'un NON ne signifie pas un rejet du Québec, il est évident que le concept de société distincte et la dévolution des pouvoirs les inquiètent.Dans cette région du pays, on rêve d'un Canada unitaire, où la spécificité de chacun ne serait pas constitu-tionnaliséc.En disant NON à l'accord de Charlottetown, l'Ouest a rappelé son existence à Ottawa.Et lui a signifié qu'elle serait désormais beaucoup plus exigeante dans le dossier constitutionnel.societt.Pour Ll> Enfants Handicapés Du Québec I LA PRESSE.MONTREAL.MARDI 27 OCTOBRE 1992 REFERENDUM 92 réponse A9 Les autochtones souhaitent un « dégel » sur la reconnaissance des droits inhérents BRUNO BISSON ¦ Malgré la défaite cuisante des promoteurs de l'entente du 28 août, les leaders autochtones favorables au OUI demeurent confiants de préserver la reconnaissance de leur droit inhérent à l'autonomie gouvernementale, qu'ils considèrent maintenant comme un «minimum acquis».Alors que MM.Ovide Mercredi et Ron George, leaders nationaux de l'Assemblée des Premières nations et du Conseil national des autochtones évoquaient le spectre des barricades, les dirigeants indiens du Québec ont réagi assez stoïquement, hier, au résultat que tous ont qualifié de décevant, mais prévisible.Le chef de l'Assemblée des premières nations pour le Québec et le Labrador, M.Ghislain Picard, s'est dit déçu de la perte d'une reconnaissance d'un troisième ordre de gouvernement, ainsi que de la possibilité de faire appel aux tribunaux pour reconnaître leur juridiction, comme le garantissait l'entente de Charlottetown.«Mais on a tout de même réussi à imposer un minimum en-deça duquel on ne pourra plus nous forcer à reculer», a-t-il estimé.Même si aucun résultat précis n'était encore disponible, hier soir, tout indique que le vote autochtone au Québec a été scindé en deux, entre le OUI et l'abstention.Les Naskapis de la région de Shefferville, les Mohawks et les Algonquins, qui représentent un peu plus de 35 p.cent de la population indienne du Québec, ont massivement boudé le scrutin.En fait, seuls les Attikameks, Montagnais, Murons et Cris, ainsi que les PHOTOTHEQUE La Presse Ghislain Picard Inuit, devaient voter en faveur de l'entente, sans beaucoup d'enthousiasme.«Je trouve ça regrettable mais significatif, que la moitié des autochtones ne soient pas prêts à voter sur cette entente», a dit pour sa part Mme Michèle Rouleau, présidente de l'Association des femmes autochtones, l'une des rares à s'être prononcée pour le NON en raison de l'absence de protection constitutionnelle des droits des femmes autochtones dans ce troisième ordre de gouvernement.Mais Mme Rouleau ne pavoisait pas lors de son court entretien avec La Presse, hier.Selon elle, le débat, mal engagé, dans une population mal informée, «aura coûté cher à tout le monde».Elle estime ainsi que le résultat d'hier n'aura un impact positif que dans la mesure où il forcera les leaders autochtones nationaux à consulter davanta- PHOTOTHEQUE La Presse Michèle Rouleau ge et a se réconcilier avec les associations de femmes autochtones.Pour sa part, le vice-président du Grand conseil des Cris, M.Roméo Saganash, a surtout insisté sur le fait que « la conscience des Québécois et des Canadiens a évolué quant aux revendications autochtones.Je pense que nous pourrons partir de ce point-là et que les gouvernements ne pourront pas nous reléguer facilement à l'oubli.» M.Jean-Yves Assiniwi, porte-parole du Conseil national des autochtones, ne croit toutefois pas que les choses seront aussi «faciles».Selon lui, de nombreuses nations autochtones, confrontées «à un statu quo inacceptable et à l'impossibilité de négocier la mise en place de leur gouvernement, pourraient décider de mettre leurs droits en application sur leur territoire».«S'il y a une réaction des gou- PH0T0THEOUE La Presse Roméo Saganash vernements non-autochtones, cela pourrait mener à d'autres crises comme celle d'Oka», a-t-il estimé tout en précisant que les autochtones ne lèveront des barricades, «que par réflexe dé-fensif, devant la réaction des gouvernements non-autochtones».Le vice-président du Conseil Attikamek-Montagnais, M.Denis Gill, croit pour sa part que le NON du Québec et l'éventualité d'un débat sur la souveraineté risquent de «mettre en attente» les revendications territoriales et la reconnaissance du droit des autochtones a lauto-détermina-tion.«Mais malgré le NON, estime M.Gill, la négociation d'ententes sur l'autonomie gouvernementale reste possible, avec les nations qui seront prêtes à l'assumer.Avec un OUI, cela aurait été plus facile.A cause du NON, cela risque surtout d'être plus long et plus compliqué.» Les maisons de sondage ont vu juste.à quelques points près LOUIS FALARDEAU O Les quatre maisons québécoises qui ont fait des sondages dans les dix jours précédant le référendum ont correctement «prédit» la victoire du NON, mais ils ont quelque peu surestimé le pourcentage obtenu par les tenants de cette option.CROP, SOM, Multi Réso et Léger & Léger, qui ont tous publié des sondages dans les jours précédant le référendum, ont en effet tente ce qui ressemble fort à une prediction en réparttssant les «indécis» entre les deux camps selon des méthodes variant d'une maison a l'autre.Les quatre ont pris pour acqufc que ces « indécis» opteraient pour le OUI dans une proportion supérieure aux électeurs décidés, CC qui explique que le score du NON dans leurs predictions soit toujours un peu plus faible que si la repartition avait été faite au prorata des électeurs décides.Mais le NON, a 5b,b p.cent, a fait encore un peu moins que les 58 a 61 p.cent que lui prédisaient les sondeurs.Deux raisons peuvent expliquer cette différence quand même minime: ou bien les «indécis» ont penché plus que prévu vers le OUI, ou les partisans de cette option se sont rendus voter en plus grand nombre.LES DERNIERS SONDAGES AU QUÉBEC MULTI RESO (15 au 18 octobre) OUI NON IND.\u2014 avec relance.31.0 46.0 23,0 \u2014 au pro rata.40.3 59.7 \u2014 prédiction.42.0 58.0 SOM (16 au 20 octobre) \u2014 avec relance.28,0 46.0 26,0 \u2014 au pro rata.37.8 62.2 \u2014 prédiction.39.0 61,0 CROP (19 au 22 octobre) \u2014 avec relance.31,0 52.0 17.0 \u2014 au pro rata.37.3 62.7 \u2014 prédiction.39.5 60,5 LÉGER & LÉGER (20 au 22 octobre) \u2014 avec relance.37.4 54.5 8.1 \u2014 au pro rata.40.7 59.3 \u2014 prédiction.41,5 58.5 Pour chaque maison de sondage, la première ligne \u2014 avec relance \u2014 donne le résultat obtenu après une question de relance posée aux indécis.La deuxième \u2014 au pro rata \u2014 donne le résultat obtenu en repartissant les \"indécis' dans la même proportion que ceux qui révèlent leur intention de vote.La troisième ligne \u2014 prediction \u2014 donne le résultat que les dirigeants des maisons jugent le plus probable.Ce n'est qu'un rejet de l'entente, soulignent les leaders des provinces anglophones LA VESTE DOUBLÉE DE DUVET CHEZ HOLT RENFREW JULES BELIVEAU ¦ Plusieurs leaders politiques des provinces anglaises du Canada ont semblé tenir hier soir à souligner que le NON exprimé dans plusieurs régions du pays et particulièrement au Québec ne signifie rien de plus qu'un rejet de l'entente constitutionnelle de Charlottetown.Quelques premiers ministres, surtout celui du Manitoba et celui de l'Ontario, ont signalé clairement qu'on ne risque pas de les revoir bientôt à une table de négociations constitutionnelles.«Je n'ai aucune intention de retourner négocier dans un proche avenir», a indiqué d'abord Gary Fil-mon.Bob Rae a déclaré de son côté : « |e n'ai aucune envie de négocier sur la constitution avant les prochaines élections fédérales.» Si une certaine déception se lisait sur le visage des premiers ministres, on n'y décelait cependant aucune trace d'amertume.Alors que les premiers résultats du référendum commençaient à être rendus publics dans les provinces de l'Atlantique, le premier ministre de Terre-Neuve, Clyde Wells, qui anticipait sans difficulté une victoire du OUI dans sa province, se faisait néanmoins discret sur ce qui pouvait se produire dans l'ensemble du Canada.H a ainsi signalé en riant qu'il refusait de vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué.Au Nouveau-Brunswick, le premier ministre Frank McKenna s'est montré des plus satisfaits de la victoire impressionnante du OUI dans sa province, ce qui a-t-il souligné, indique que les Aca-diens ont perçu les gains que pouvait leur procurer l'entente de Charlottetown et que l'acceptation de l'accord par les anglophones néo-brunswîckois était leur «contribution à l'unitié canadienne».Pour le premier ministre du Nouveau-Brunswick, le NON servi à l'entente de Charlottetown par un grand nombre de Canadiens de langue anglaise ne doit pas être interprété comme un rejet du Québec pas plus d'ailleurs que le NON de la majorité des Québécois ne doit être vu comme un rejet du Canada.En Nouvelle-Ecosse, pratiquement depuis la fermeture des bureaux de vote et alors que le NON prenait déjà les devants sur le OUI, le premier ministre Don Cameron semblait retenir son souffle.«Si la Nouvelle-Ecosse vote contre cette entente, a-t-il déclaré, vous verrez que d'autres provinces à travers le Canada vont faire de même.Et cela ne fera finalement aucune différence.» Dans l'Ile-du-Prince-Edouard, où la victoire du OUI n'a jamais fait de doute aussi bien pendant 5s, PHOTO CP Don Cameron, premier ministre de la Nouvelle-Ecosse, seule province des Maritimes à avoir voté NON.toute la campagne référendaire que pendant toute la soirée d'hier, le premier ministre |oe Ghiz a souligné qu'aucune autre province que la sienne ne retirerait autant d'avantage à travailler pour un gouvernement central canadien fort.Et il a déclaré: «Je vais continuer quant à moi à travailler dans un sens.» Le premier ministre de la Saskatchewan, Roy Romanow, a accueilli la victoire du NON dans sa province et dans tout le Canada avec philosophie.«Le peuple veut que nous nous occupions d'économie et de création d'emplois, a-t-il dit, et c'est ce que nous devons faire.» Le premier ministre ontarien Bob Rae a dit sensiblement la même chose: «l'accepte le résultat du référendum, la défaite du OUI au Canada, la victoire du NON au Québec et le vote très partagé que nous connaissons en Ontario.(.) Le peuple a parlé.C'est maintenant pour nous le temps de réfléchir sur ce qui s'est passé.La vie continue.Le pays continue.» Un ancien premier ministre de l'Ontario, David Peterson, a noté que le référendum avait finalement pris fin «d'une façon élégante».«Nous avons unifie le pays, mais contre l'entente», a-t-il fait remarquer.Mme Sheila Copps, une figure importante du Parti libéral du Canada, a exprimé la conviction que le rejet de l'entente de Charlottetown par le Québécois n'est pas un vote antifédéralistc.«Cela, a-t-ellc dit, signifie tout simplement que la majorité des Québécois, parmi lesquels on sait qu'il se trouve un bon nombre de fédéralistes, n'ont pas jugé cette entente constitutionnelle satisfaisante.» SEULEMENT CHEZ HOLT RENFREW Si vous cherchez un manteau qui offre à la fois élégance, qualité et une excellente protection contre les blizzards» de l'hiver, notre veste doublée de duvet est sûre de vous pl.lire.L'extérieur est en coton antiduvet, d'une superbe qualité avec 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l'entente dans une proportion de 78 p.cent.Hier soir, les premiers mots de M.Bourassa ont d'ailleurs été pour remercier ses électeurs.La vicc-prcmière-ministrc Lise Bacon, de l'autre côté de la rivière des Prairies, dans Chomedcy, a elle aussi obtenu l'appui de 65 p.cent de ses électeurs.Les victoires de Robert Bourassa et de Lise Bacon sont les deux seules performances remarquables sur l'ensemble du territoire québécois.La grosse machine libérale, celle de Marc-Yvan Côté dans l'est de la province, a été tout simplement humiliée.Même dans la circonscription de Charlesbourg, re- Comment ont voté.les comtés des ministres québécois du gouvernement Mulroney Brian Mulroney (le territoire du comte fédéral de Charlevoix coïncide en groi à celui des comtes provinciaux de Charlevoix et de Saguenay) Oui.Non .29% .71% Pierre Biais (le territoire du comte fédéral de Bellechasse coïncide en gros à celui des comtés provinciaux de Bellechasse et de Montmagny-VIslet) Oui.45% Non.55% Benoît Bouchard (le territoire du comté fédéral de Roberval coïncide en grot à celui du comté provincial du même nom) Oui.35% Non.65% JeanCorbeil (le territoire du comté fédéral d'Anjou-Rit iére-des-Prairies coïncide en gros à celui des comtés provinciaux d'Anjou et Lafontaine) Oui.Non .52% .48% Marcel Masse (le territoire du comté fédéral de Frontenac coïncide en gros à celui du comté provincial du même nom) Oui.33% Non.67% Marc-Yvan Côté présentée par M.Côté, le NON a recueilli plus de 63 p.cent des votes.«C'est une grosse machine, mais elle est sur des blocs», lançait le député péquiste Jacques Brassard à l'endroit de Marc-Yvan Côté, au cours des derniers jours.Partout, dans Test, sauf dans Bonaventure, le NON a montré d'écrasantes majorités, même dans Jean-Talon représenté par le ministre Gil Rémillard.Amer, hier soir, le ministre Côté a encore une fois écorché au passage les journalistes qui, selon lui, n'ont pas correctement couvert les bons coups du OUI.11 a prévenu les ténors du NON qu'il les «attend dans le détour» s'ils prennent ce vote pour un appui à la souveraineté du Québec.Récemment, M.Côté avait déclaré que si le Québec votait NON, nous serions «dans la merde jusqu'au cou ».Hier, en admettant la défaite, il a mis de côté cette analyse pour dire que le gouvernement allait maintenant s'appliquer à l'administration de la province.Dans la région immédiate de Québec, sur la rive sud du Saint-Laurent, le ténor péquiste Jean Garon a lui aussi raflé les honneurs, avec une performance frôlant les 70 p.cent.Cela contraste avec le piètre résultat du ministre fédéral Pierre Biais qui, malgré une campagne vigoureuse, n'a réussi à faire triompher son option dans aucune circonscription de la région.La seule circonscription de l'est qui a appuyé l'entente a donc été Bonaventure.le royaume de Gérard D.Lévesque, l'un des ministres du cabinet Bourassa qui a fait une campagne discrète.Dans la région de Montréal, le ministre Claude Ryan, l'un des membres les plus crédibles du cabinet Bourassa, n'a pas, lui, réussi à convaincre la population d'Ar-genteuil.Les conservateurs Dans Charlevoix, le premier ministre Brian Mulroney n'a pas eu de chance non plus.La population de Baie-Comeau et de la région n'a donc pas obéi aux exhortations désespérées des derniers jours de leur «petit gars Brian».Le NON montrait un score de 60 p.cent en fin de soirée.Le lieutenant québécois des Claude Ryan conservateurs, M.Benoît Bouchard, dans Roberval, n'a pu faire mieux que de sauver les meubles dans la mer nationaliste du Lac Saint-Jean.Dans Roberval, le NON l'a emporté avec un pourcentage de 65 p.cent, soit environ 15 p.cent de moins que dans l'ensemble de la région.11 faut souligner que Benoît Bouchard a été solidement épaulé durant la campagne par le ministre québécois Gaston Blackburn.Un autre ministre important dans le cabinet Mulroney, le député de Frontenac Marcel Masse, connu pour ses conviction nationalistes, a connu une amère défaite non seulement dans Frontenac, mais dans toute la région des Bois-Francs qui a appuyé le NON dans une proportion de plus de 60 p.cent.Comment ont voté les comtés des ministres du gouvernement Bourassa Bourassa (Si-Laurent) Oui.76% Non.24% (100 bureaux/184) Lise Bacon (Chomedey) Oui.67% Non.33% (90 bureaux ,192) MarC-Yvan Côté (Charlesbourg) Oui.37% Non.63% (140 bureaux /205) Gil Rémillard (Jean-Talon) Oui.46% Non.54% (100 bureau /173) Claude Ryan (ArgenteuW Oui.43% Non.57% (150 bureaux /184) Vous avez tout compris.t Garantie d'une durée limitée de 3 ans ou 60 000 km, selon le premier terme atteint.Certaines conditions s'appliquent.Consultez votre concessionnaire Chevrolet Geo Oldsmobile pour plus de détails.* Basé sur les méthodes d'essai approuvées par Transport Canada, avec un moteur de 2,2 litres et une boîte manuelle à 5 vitesses.La consommation réelle peut différer.* \u2022L'Assistance routière Chevrolet est offerte sur les modèles Chevrolet 1993.Durée : 3 ans ou 60 000 km selon la première éventualité.Détails chez votre 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REFERENDUM 92 ******niflg*jftÉÉMflaatÉf La reoonse LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 27 OCTOBRE 1992 A 11 La vieille garde se montre discrète MICHÈLE OUIMET B La vieille garde trudeauiste s'est faite discrète hier soir.Le sénateur lacques Hébert et l'ex-am-bassadeur du Canada à Paris, Gérard Pelletier, ont refusé de commenter la victoire du NON.Quelques amis s'étaient réunis chez le sénateur Hébert pour écouter la soirée référendaire.Il y avait, entre autres, Gérard Pelletier, Anne-Marie Bourdouxhe, la directrice de la revue Cité libre et fille de Gérard Pelletier, l'homme de théâtre (can-Louis Roux, un ami de toujours de M.Trudeau, et l'ancien caricaturiste Robert La-palme.Au cours de la campagne référendaire, Pierre Trudeau a ébranlé le camp du OUI en démolissant point par point l'accord de Char-lottetown devant un auditoire médusé par le charisme de cet ancien homme d'État.Il a profité de la tribune offerte par la revue Cité libre pour lancer son offensive contre l'entente du 28 août.Mais hier soir, MM.Hébert et Pelletier ont refusé de faire un seul commentaire.Ils se sont d'ailleurs montrés très discrets pendant toute la campagne référendaire.M.Pelletier était d'ailleurs choqué que La Presse téléphone à la résidence de M.Hébert pour sonder les coeurs des invités.«C'est une réunion très très privée», a-t-il précisé.Par contre.Anne-Marie Bourdouxhe a accepté de commenter la victoire du NON.«C'est déprimant, a-t-elle dit.Avec les sondages, il n'y a plus aucune surprise.» Mais Mme Bourdouxhe, une pro-OUI, est une vieille habituée des défaites électorales.«Je vote toujours NPD ( Nouveau parti démocratique), a-t-elle dit à la blague.«Ce qui me hante, a expliqué de son côte |ean-Louis Roux, c'est Gérard Pelletier l'analyse de ce vote.Une partie du NON est souverainiste et une autre partie est fédéraliste.C'est un vote très ambigu.» M.Roux a voté pour le OUI, mais du bout des lèvres, «l'avais beaucoup de réserves sur l'entente mais j'ai vote OUI parce que je voulais qu'on en finisse.Il faut que nous nous occupions d'éco- Marc Lalonde FLORIDE VOUS REVEZ D'UN CONDO AU SOLEIL ET D'UN SUPER INVESTISSEMENT À partir de 66 900 $ U.S.PHASE I À partir de 99 900 $ U.S.PHASE II Phase I disponible immédiatement, phase II livraison hiver 1993 2 chambres, 2 salles de bains, plus de 1 100 pieds carrés incluant terrasse privée et 3 appareils ménagers, etc.Sit.ir .m bord ilu f Ir.ir I akc i setllonwnl un milli- sV.Radio-Canada montre l'arrivée de lacques Parizeau au comité du non.Il est flanque d'une belle blonde qui disparait aussitôt.Bernard Derome se demande s'il s'agit de celle qui a dit oui au chef du non.Neuf heures et vingt.Denise Bombardier lance sa table ronde en demandant a Fernand Lalonde du comité du oui si les victoires sont ameres.M.Lalonde lui fait remarquer en souriant qu'elle veut sans doute dire les défaites.Lapsus, Mme B.Quelle soirée! À la CBC, vers 21 h40.pendant que les analystes interprètent le sens du vote, avec Izzy Asper qui explique que les gens de l'Ouest veulent l'égalité des provinces et rejettent les deux nations fondatrices, on apprend que la Saskatchewan el le Manitoba tombent dans le non.9h 45.Bernard annonce que si la tendance se poursuit en Nouvel le-Lcosse.c'est non.Les feux de Bengale crépitent chez lacques Parizeau.Un choeur de chant y va d'une chanson dissonante.\"M.Parizeau apparaît.Ou est celle qui lui a dit oui?M.Parizeau fait un discours qui commence sur un vide quasi total.Puis: «La prochaine fois, on dira ce qu'on veut».A la prochaine.Encore une fois.Le Oui chicanait : RC invite deux analystes de plus ¦ Vendredi dernier, Radio-Canada publiait sa liste définitive des six invités \u2014 trois oui, trois non\u2014 à sa soirée référendaire d'hier.Pas si définitive que ça puisque hier on annonçait le nom de deux autres invités.C'est qu'entretemps, le comité du Oui s'était plaint à Radio-Canada qu'il n'y ait pas de membre officiel du comité du oui autour de la table à la télé.Les trois représentants du oui invités par Radio-Canada: lean Paré, |ohn Richards et Andrée Boucher ne sont pas des représentants officiels du oui.Radio-Canada a donc invité M.Fernand Lalonde.du Comité québécois pour le oui à la table de Mme Bombardier.Et pour équilibrer.M.Roger Nicolct, du côté du non.DONNEZ- HOt DES /MLES S * un l\\ n H I ES Enfants Handh apés Ui Vjt'LUIi Mont».il i.i \u2022 .H AM }ftr* T«l C»|4t93'*M;i LA PRESSE, MONTRÉAL.MARDI 27 OCTOBRE 1992 A 15 \u2022 i votre entreprise fait plus de 200$ d'appels interurbains par mois, abonnez-vous au plan d'économie AVANTAGE MC de Bell.Vous pourriez ainsi épargner de 20% à 30% sur vos frais d'interurbains.AVANTAGE* vous donne maintenant accès à plus de 200 pays.Et l'abonnement est gratuit.S\" I LE PLAN D'ÉCONOMIE AVANTAGE, une autre solution de Bell pour les gens en affaires.Appelez nos conseillers au 1 800 363-BELL.*Ct plan d'économie peut être sujet a certaines conditions.Une facturation minimale de 200$ d'interurbains est requise.Bell des gens de parole MC A 16 LA PRESSE, MONTREAL.MARDI 27 OCTOBRE 1992 La comète Swift-Tuttle a bien des chances de rater la Terre en 2116 JEAN-PAUL SOULIÉ ¦ Contrairement à l'hypothèse avancée hier dans les journaux à la suite de déclarations attribuées à un «expert incontesté en astéroïdes», la planète Terre risque fort d'échapper, le 14 août de l'an 2116 à une collision avec la comète Swift-Tuttle.et c'est très bien comme ça.Même si un cataclysme prévu dans 124 ans se situe plus au plan philosophique que politique, beaucoup de Montréalais ont tenté de calmer leurs inquiétudes extra-référendaires auprès de spécialistes montréalais vite débordés par les appels téléphoniques.« Il ne s'agit pas là d'un très bon travail de communication», déplorait hier Pierre Chastenet.l'un des conseillers scientifiques du Planetarium Dow.La dépèche publiée, transmise par l'agence Router et datée de Sydney, attribuait à Duncan Steel, de l'observatoire anglo-australien, la prédiction que la comète Swift-Tuttle.une masse de glace et de roches de 5 km de diamètre qui se déplace à la vitesse de 60 knv& pourrait, en frappant la Terre de plein fouet, la ramener à l'âge des ténèbres.La comète Swift-Tuttle a ete repérée pour la première fois en 1862.«En 1992.explique Pierre Chastenet.elle est revenue près du soleil, ce qui a permis de relever sa position à divers moments.Pas assez souvent cependant pour déterminer une orbite précise: la marge d'erreur actuelle de cette orbite est de plus de 50 p.cent.» C'est le professeur Brian Mars-den.du Smithsonian Astro-physical Laboratory, de Cambridge au Massachussett.qui a fait les premiers relevés.L'astronome a souligné qu'«il semble prudent de suivre la comète à la trace le plus longtemps possible».Pour les scientifiques, la marge d'erreur actuelle est énorme.«La comète annoncée pour le 14 août 2116 pourrait être 15 jours en avance ou en retard, et il est plus que possible que la Terre ne soit pas alors à la bonne place.» Car la Terre, explique Pierre Chastenet, se déplace d'un degré par jour, soit une distance correspondant au résultat de l'opération 150000000 km x 2 x 3.1416: 365.Soit, selon Pierre Chastenet, sans calculette et à vue de nez.deux millions et demi de kilomètres par jour que parcourt la terre sur son orbite à elle.Une belle esquive.«Pourtant, dit Pierre Chastenet, même s'il n'y a qu'une faible probabilité de rencontre, il ne faut pas la considérer comme négligeable.D'ici cinq ou six ans, à condition que la comète reste vi- sible, on aura fait d'autres calculs, et on aura précisé sa trajectoire.Ensuite, on aura un siècle pour voir venir.» La comète Swift-Tuttle est une boule de glace et de roches dont on ignore la dureté.«Mais dans un siècle, si elle menace la Terre, on pourrait sans doute la bombarder avec une bombe atomique thermonucléaire, ou avec plusieurs, ça dépend de la dureté de la glace, envisage Pierre Chastenet.En brisant le noyau, on peut aussi briser la trajectoire.Détruire ou dévier, on aura 100 ans pour se préparer.» Pour le moment, la comète Swift-Tuttle n'est qu'un des 150 astéroïdes suceptibles de s'approcher de la Terre, sur les 3000 de plus d'un kilomètre de diamètre qui se baladent dans l'espace.La comète, selon Pierre Chastenet, ne représente qu'un p.cent de la M0KI LE COMPLET DROIT SEDGEWKK BLEU MARINE PURE LAINE A595* nmi LAME VIERGE SI VOUS VOULEZ EN SAVOIR PUIS DEMANDEZ A HARRY Vous avez peut-être remarque d'après les discours passés de Harry, sur des sujets allant des rayures Bengale aux boutonnières, que la plus simple question lui fait lâcher un torrent d'informations il a une fois consacré une pleine page de journal a exposer ses idées sur ce sujet brûlant, l'emmanchure.Mais quand il s'agit de décrire les vertus du vêtement qui nous occupe, Harry est laconique : -C'est un complet pure laine bleu marine à veston droit dont le prix est de 595 S.Et c'est un Sedgewick».A son interlocuteur interloqué et la plume en l'air, il ajouta avec une pointe d'impatience : -Bien sûr.il n'y a pas quo le bleu marine Nou en avons dans toute une gamme de tons dus bleus et desgris moyens Harry Rosen et foncés et un très joli brun-olive.Il y a aussi un carreau glen et tout un choix de motifs classiques pour hommes d'affaires.Et des tailles allant du 36 court au 48 long.Harry s'agite sur sa chaise et soupire .««Pour ceux qui le préfèrent, nous l'avons aussi avec veston croisé.» Le tout, bien sûr, en pure laine.C'est un tissu d'épaisseur moyenne, confortable en tout temps, sauf par grosses chaleurs.Et à 595 $.il offre la qualité de tissu et pour ainsi dire la qualité du travail et tout l'art que l'on peut trouver dans des complets qui coûtent au moins cent piastres de plus.C'est une de nos collections qui se vendent le mieux, une dç-s plus appréciée?pour sa vraie valeur et pour son style.masse de la Terre.«Mais c'est peut-être une collision semblable qui a détruit les dynosaures il y a 65 millions d'années.Un impact pareil soulèverait des cendres volcaniques qui rendraient l'atmosphère opaque.La planète subirait alors une forme de glaciation qui ferait s'effondrer toute la chaîne alimentaire, et seuls de petits organismes vivants pourraient sans doute survivre.» Selon l'astronome Brian Murs den, il se produirait un impact \u2014 mineur \u2014 tous les 100 ans.En 1908, un objet non retrouve \u2014 on n'a même pas repéré de cratère d'impact \u2014 s'est approché de la Terre, en Sibérie.Seule l'onde de choc a couché les arbres sur une vaste superficie.Enfin, en 1991, un astéroïde a circulé entre la Terre et la Lune, à 150000 km de la Terre.Face aux plantes menacées, les botanistes se concertent Agence h'r/incc-Presse RIO DE JANEIRO ¦ Plus de 300 botanistes de 37 nationalités et 400 botanistes brésiliens sont réunis jusqu'à dimanche à Rio de Janeiro dans le cadre du troisième Congrès International de Conservation en Jardins Botaniques pour discuter de la sauvegarde des espèces rares et de l'écosystème et insister sur le rôle éducatif des jardins botaniques.Ce 111e Congrès, qui a débuté lundi, représente un suivi du Sommet de la Terre qui s'est tenu à Rio en juin dernier.Il a fonctionné «comme une énorme banque de données mondiales», et devra «créer des échanges constants entre jardins botaniques des pays développés et en voie de développement», a indiqué vendredi à l'AFP Mme Françoise Jeanneret, qui représente Les Amis de l'Arboretum de Versailles en France.«Avant, les données botaniques étaient plus confidentielles.Il y a eu une prise de conscience générale que la planète est finie et que nous devons trouver des solutions urgentes pour l'entretenir», a-t-elle précisé.Selon les botanistes francophones, 60 000 espèces sont menacées à travers le monde et beau coup de ces plantes sont indispen-dables à la nutrition des populations, à nos améliorations génétiques en agriculture, à la recherche médicale, sachant que 60 p.cent de nos médicaments pies crits sont d'origine végétale.Mme leanneret a fait état de-progrès.Selon elle, au Cameroun par exemple, les botanistes collet tent des informations dans les tribus pour savoir comment replanter et arrêter la désertification.Au cours des débats, une appro che spécifiquement francophone s'est dégagée: «insister sur l'urgence de rétablissement d'une déontologie de la conservation des espèces végétales».II a été unanimement constate qu'il devenait nécessaire d'envisager des actions communes aux 60 jardins botaniques de France et des pays francophones.Choisissez deux paires de lunettes complètes (verres et montures): parmi notre collection mode, pour vous-même ou Quelqu'un d'autre, et ne payez que la plus chère des deux!.Cette offre s'applique également aux verres de contact.* OU Choisissez une seule paire parmi notre collection Sélecte:.A|fred < Sung, Silhouette, Charmant, Charlie Chaplin, etc, et obtenez un pour les 18-40 RABAIS 25$ ans, touches par la désassurance 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spécialistes s'apprêtent à croiser le fer avec Québec JEAN-PIERRE BONHOMME ¦ Le contingentement, le vieillissement et la modification des habitudes de vie des médecins du Québec, particulièrement chez les 7000 spécialistes, risquent de créer à court terme dans les hôpitaux du territoire, à Montréal comme ailleurs, une situation «catastrophique» qui restreindra considérablement les services offerts à la population.Déjà, la pénurie se fait sentir dans les domaines de l'anesthésic, de la cardiologie et de la neurologie.La profession livrera prochainement un combat pour corriger la situation.C'est ce que la Corporation professionnelle des médecins du Québec ( 16600 membres) et la Fédération des médecins spécialistes du Québec, (l'un des deux syndicats professionnels, l'autre étant celui des om ni praticien s) ont dit craindre hier par la voix de leurs présidents, les docteurs Augustin Roy et Robert Marier.Les porte-parole s'exprimaient ainsi dans le cadre des négociations engagées ces jours-ci avec le ministère de la Santé au sujet des conditions générales de travail et, plus particulièrement, de la délicate question de la répartition des effectifs en régions éloignées.La «campagne d'information du public», ont-ils dit, sera «importante», pendant cette période qui s'annonce «difficile».Les médecins ont tenu une réunion «politique» spéciale à Québec le week-end dernier en vue d'établir un consensus sur les mesures à prendre pour faire disparaître le climat «d'extrême morosité» qui prévaut dans les hôpitaux; ils négociaient hier avec le ministère.Crâne d'un enfant opéré il y a 4200 ans Associated Press IF RUSA LE M Les médecins ont annoncé leur décision de faire campagne auprès du public d'ici la fin de leur contrat les liant au régime d'assu-rancc-maladic (en décembre 1993), pour faire valoir leur point de vue et réclamer une amélioration de leurs conditions de travail.Le docteur Augustin Roy a expliqué à La Presse hier que le contingentement des nouveaux étudiants en médecine (488 places par année), dans les facultés, est une «bombe à retardement».Du reste, il manque des spécialistes dans au moins huit disciplines «prioritaires»; il est «injuste» d'aller chercher des candidats hors du pays pour combler les trous.Pour éviter «la catastrophe» il faudrait que les facultés accueillent «au moins cinquante étudiants québécois en médecine de plus par année pendant au moins une décennie», ce à quoi le ministère se refuserait.¦ Des archéologues ont découvert à Jérusalem le crâne vieux de 4 200 ans d'un enfant de huit ans portant les traces d'une tentative primitive d'opération à la tête.L'enfant, qui souffrait d'une maladie infectieuse, est apparemment décédé pendant l'opération, ont déclaré dimanche les archéologues.Les chirurgiens de l'âge de bronze ont utilise des raclettes en métal pour ouvrir un trou oblong de la taille d'une boîte d'allumettes dans le crâne de l'enfant afin de faire diminuer la pression ou de crever l'abcès, selon l'archéo-logue Joe Zias.ta* Mm M» ( \u2022 i m*- Les premières traces d'opérations similaires remontent à 10 000 ans mais on n'avait encore jamais retrouvé les restes d'un patient aussi jeune.ARGENT DISPONIBLE Problèmes de liquidités?Prêt commercial seulement Confidentiel Finance Rapide Cie Ltèe 342-4488 * 9 Réducteur de vitesse fffQHl 1^^ Vittrill * M7.741I 744-2721 Util SwKnmH tM-MM 22*4471 iMfMfil Kl«at 171-2110 2144922 Kl a» ru» wo RÉSULTATS ¦ m I o I o \u2022 q u t b e c Tirage du 92-10-26 7\t8\t9\t12\t15 16\t17\t23\t31\t32 35\t36\t41\t42\t45 48\t51\t59\t62\t67 Prochain tirage: 92-10-27 T v^A.le reseau des tirages Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.Chez la Mère TUCKER Rmbif \u2022 IruIttrirMer \u2022 GrlIUctet CENTRE-VILLE: 866-5525 ST-LAURENT: 737-0092 Lu situation dans les hôpitaux, par ailleurs, est d'autant plus « inquiétante» que les 700O médecins spécialistes travaillent moins parce qu'ils sont plus vieux.La moyenne d'âge atteint 55 ans.La semaine de travail a été réduite à 45 heures.Par ailleurs, les femmes, de plus en plus nombreuses dans la profession, précise le docteur Roy, ont parfois un temps de travail plus réduit encore.Ces derniers temps, regrette le docteur Roy, on constate que huit ( salles de chirurgie, particulièrement dans les hôpitaux anglais, ont été fermées.Il y a actuellement une pénurie de 50 médecins anesthésistes partout au Québec.On manque par ailleurs de médecins spécialistes en chirurgie, en médecine interne, en cardiologie, en psychiatrie, en oncologic, en pédiatrie et en neurologie.La cardiologie de l'hôpital de Rimouski est «pratiquement paralysée».Le président de la fédération, le docteur Robert Marier, négocie avec le gouvernement la délicate question de la réparti lion des spécialistes à travers le territoire.Il a rappelé que, selon les dispositions delà loi I20, les médecins ont jusqu'en avril prochain pour soumettre un plan de répartition des effectifs hors des grands centres.Il faut l() ans pour former un spécialiste.Le docteur Marier dit que la médecine spécialisée a entrepris il y a cinq ans de mieux répartir les experts à travers le territoire.Dans cinq ans, souligne-t-il, \u2014 «des études récentes le révèlent» \u2014 l'objectif de répartition sera presque complètement atteint.Il n'empêche, poursuit-il, que le gouvernement devra, sur une base régionale, «réévaluer de fond en comble» le réseau de services médicaux spécialisés.Il estime que le gouvernement peut réaliser une meilleure répartition des effectifs par des mesures économiques incitatives du type de celles qui ont été mises en vigueur par le passé.Le docteur Marier rappelle que les médecins spécialistes du Québec comptent parmi les plus compétents au monde.Il ont été, en I976, parmi les mieux payés au Canada; aujourd'hui ils sont les moins bien payés: «au dixième rang».La négociation, dit-il, a pour objet «de ramener les spécialistes québécois au premier rang».Malheureusement, déplo-re-t-il, le gouvernement n'accorde pas toujours aux médecins spécialistes les moyens techniques de pratiquer leur profession en région.Importateur de Reproductions Antiques Européennes SFSrl Pour un temps limite, économisez jusqu'à % table jusqu'à 16 pl de long Meubles décores à la main THERMOPOMPE Carrier AVEC FOURNAISE AU MAZOUT OU AU GAZ AUCUN ACOMPTE *0UI seulement 1588$ Installation complète incluse Toutes taxes comprises Calcul basé sur 120 mois, après subvention (si admissible).POUR INFORMATION.APPELEZ-NOUS 733-1414 Mobilart C&R Inc.I/une des plus importantes salles d'exposition de designers au Canada» aussi disponible .sofa en euh* et tables de salle à mange* eu travertin ©Vente au prix de gros.(Stock fc^ Jàpaùblc) 6529, boul.Wcarie (coin Plamondonj (514; 344-1400 Autoroute Décarie, sortie Queen Mary ou Jean-Taloo mm Pourquoi payer le gros prix pour profiter de l'équipement d'une voiture de qualité 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aux insectes Des continents entiers pourront être nourris à moindres frais Le sang contaminé au sida : Garretta se rendra en France d'ici à demain Agence trance-Presse Agence France'Presse WASHINGTON ¦ Une étoile est née, assurent îles scientifiques : la pomme de terre poilue.Contrairement a ses cousines, elle est insensible a la menace des insectes et elle offre ainsi la promesse de nourrir a moindres frais des continents entiers.Le uros problème de la pomme de terre classique est sa vulnérabilité aux insectes.Parmi les légumes les plus cultives dans le monde, la pomme de terre figure en quatrième position et reste en effet le plus grand consommateur d'insecticides.I Ile coule aux pays en voie île développement quelque \"SOO millions de dollars par an, selon le Groupe consultatif de recherche agricole internationale.Désormais, si les tests s'avèrent concluants, puces, miles, blattes, sauterelles et cochenilles fnieront d'elles-mêmes ce prodige de la famille des palates.Il s'agit en fail d'une variété sauvage, la Solanum Berthaul-thi.plante poilue caractérisée par la présence de «cheveux», mais dont le « fruit ».la pomme de terre, est strictement identique à la banale patate, en aspect, en croissance et en goût.Depuis 15 uns.l'université américaine Cornell, développe des hybrides de celle race de pomme de terre sauvage, riche en trichomes glandulaires, et l'an prochain, celte variété sera cultivée dans 30 à 40 pays, ont annonce hier à Washington des scientifiques du Centre international de la pomme de terre, dont le siège est à Lima ( Pérou ) et qui est parrainé par la Banque mondiale et les Nations unies.Le Centre international de la pomme de terre vient d'ailleurs de se voir atlribuer le Prix du Roi Baudouin pour la recherche internaiionale en agriculture.Concrètement, le lubercule est développé à partir d'une pomme de terre sauvage doni les poils situes sur la tiges et les feuilles sécrètent une substance qui piège et tue les petits infectes tentant de se nourrir ou de se reproduire sur la plante.D'autres insectes, plus coriaces, soni tués par cette plante de façon plus raffinée: la blatte du Colorado, qui a coutume de manger les feuilles de cette plan le.s'en sort avec une sérieuse const i pat ion et une de-formation des ovaires provoquant la stérilité.Pour Robert Plaisted.de l'université Cornell, celle piaule peut écarter entre 50 p.cent et °ô p.cent des insectes friands de pomme de terre, et offrir ainsi de sérieuses économies d'insecticides.BOSTON ¦ Le Dr Michel Garretta quittera les Etats-Unis aujourd'hui ou demain pour se constituer prisonnier en France où il a été condamné a une peine de quatre ans de prison pour sa responsabilité dans l'affaire du sang contamine par le sida, a annonce hier son avocat.Me Xavier Charvet.Prenant la parole sur le perron du grand manoir victorien des environs de Boston où le Dr Garretta reste cloîtré depuis le prononce de sa sentence par la justice française, vendredi dernier.Me Charvet a ajoute que son client serait fixé sur la date dans 24 heures.Selon l'homme de loi.le Dr Garretta prendra la parole devant les journalistes à son depart, mettant fin à trois mois de silence dans lequel il s'était cantonné depuis son arrivée début août à Boston, où il était consultant pour un laboratoire de produits sanguins.« le n'ai rien négocié avec l'État», a assure Me Charvet, qui repète depuis son arrivée à Boston samedi qu'il cherche actuellement à assurer la sécurité de son client dont il craint pour la vie en France.Michel Garretta est «extrêmement fatigué.C'est un homme las.qui a le sentiment que personne n'a voulu l'écouter et que personne n'a voulu le croire», a declare l'avocat qui a affirme n'avoir pas encore pris de decision sur un éventuel appel du jugement.«Grâce a France-Soir, on ne PHOTO AFP Le Dr Michel Garretta (à droite) s'adresse à son avocat à travers le moustiquaire de sa residence de Boston.Reconnu coupable dans l'affaire du sang contaminé au sida, le Dr Garretta a décidé de se livrer aux autorités françaises.peut pas dormir dans cette maison et on reçoit à peu près un coup de fil toutes les deux minutes pour proférer des menaces», a lance l'avocat après la publication par le quotidien français hier du numéro de téléphone a Boston de l'ancien responsable du Centre national de transfusion sanguine.Me Charvet s'est déclare convaincu que le téléphone du Dr avant de z\\ r Vi pfpr Passez à un de nos magasins pour voir l'étalage interactif qui vous permet de relever le défi des jeux d'action qui vous attendent.Essayez les jeux avant de les acheter\u2014une exclusivité Radio Shack! ¦ Ciarretta était écoute, indiquant [ qu'il était contraint de sortir de la maison pour passer ses coups de telephone importants.Pour le reste, la demeure de briques rouges où Michel Garretta habile depuis trois mois est restée obstinément fermée à la poignée de journalistes français qui campent devant la propriété.Apres un weekend pluvieux, la vie habituelle de cette banlieue cossue de Boston a tranquillement repris son cours, deja oubliée des médias américains.Le petit panonceau de papier « Shame » ( honte) qu'un militant anonyme avait colle dimanche soir sur un poteau gisait sur la pelouse au milieu des feuilles mortes.Apres ileux jours d'une politique des volets clos, linéiques signes de vie ont été en ira perçus: tôt ce matin, Anne-Marie Ciarretta et son amie Christine, épouse de l'avocat, sont rentrées de la teinturerie un costume d'homme à la main.Un peu plus tard.Xavier Charvet promenait le chien des Garretta sur la pelouse arrière près du court de tennis abandonne.Seul mouvement devant la grande demeure, la relève désormais habituelle des gardes du corps.Celui du matin est arrive avec deux grands sacs de supermarché.À Paris, le ministre français de la lust ice.Michel Van /el le.a declare hier qu'«il n'y a pas eu de tractations au ministère de la lus-lice sur le retour du Dr Garretta».Le Dr Garrctla a jusqu'au 9 novembre pour rentrer en France et faire appel de la condamnation à la prison prononcée contre lui.Dans une declaration a la radio Lurope I.M.Vau/elle a affirme qu'«il n'y a pas eu de tractations au ministère de la lustice sur le retour du Dr Garretia.C'est quelqu'un qui relève de la lustice.il n'y a pas de règle particulière pour les uns et pour les autres», a ajouté M.Vau/elle.COMPAREZ AVEC LES PRIX DES E.-U.^ Après remise du fabricant QUANTITÉS LIMITEES L'action et l'aventure entre les mains \u2022 Le Game Gear offre un écran couleur à LCD \u2022 Un jeu portatif qui s'emporte partout 58-1251.Unité de base seulement, aucun logiciel inclus .105.00 Remise de M o de Sega.Demandez les détails en magasi n 00 Après remise du fabricant QUANTITES LIMITÉES Incroyable son et graphismes 16 bits \u2022 Le Sega Genesis est doté de graphismes incroyables \u2022 Comprend une manette de contrôle à action rapide 58-1250.Unite de base seulement, aucun logiciel inclus .99.00 Remise de M1 de Sega.Demande/ les détails en magasin Une centrale britannique poursuivie pour des radiations Agence France-Presse LONDRES » Plus que 5 jours! Expire le 31 oct.ou jusqu'à épuisement des stocks! hlcs adaptateurs non fournis Radio Sh.n k rejette tout, responsabilité relative aux meurs photographiques ou typographiques.Aucune commande dillerêe ne sera at i ordee sur < r,.ik les Nous indiquons les prix de detail reels sans les raxes apptk .ibles.DIVISION *h INTERlfelNJ CANADA LTTE ® DEMANDEZ LA VOTRE! Magasinez plus facilement ave< une carie Kidio ShaiK iH-manuV/ la dans ta magasins et détaillants participants Radio Shack Le magasin ou détaillant Radio Shack le plus proche est dans les pages blanches \u2022s.Le solde expire le 31 octobre 1992 ¦ Deux familles britanniques ont engagé hier une action en justice, appelée à durer plusieurs mois, contre British Nuclear Fuels (BNF), accusant la centrale nucléaire de Sellaficld (Cumbria, nord de l'Angleterre) de contamination radioactive responsable de la mort d'un bébé et du handicap d'une jeune femme.Selon Tune des familles, les émanations radioactives du complexe de Sellaficld, qui s'appelait alors Windscale, sont à l'origine de la mort en 1962, des suites d'une leucémie, d'un bébé de dix mois dont le pére travaillait à la centrale.L'autre famille estime que les radiations ont rendu stérile et partiellement handicapée une jeune femme de 27 ans, traitée; pour une maladie lymphocitairc, dont le pere était également employe a la centrale.BNF, s'appuyant sur des expertises, nie farouchement tout lien entre la leucémie ou les maladies connexes chez les enfants et le niveau de radioactivité ù Sellaficld.I LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 27 OCTOBRE 1992 A 19 JUSTE AU MOMENT OÙ VOUS PENSIEZ TOUT SAVOIR SUR LA VOLVO.Le 24 octobre marquait le lancement de la Volvo 850 GIT.Une voiture qui changera à tout jamais l'idée que vous vous faites de la Volvo.Cette voiture est si révolutionnaire que sa conception a nécessité pas moins de quatre nouveaux brevets.Si révolutionnaire que, selon la revue Road & Track, ses performances sont supérieures à celle de la Mercedes 190E, 2,6 L, de la Saab 9000S, de Hnfiniti J30, de FAcura Vigor et de la Lexus ES 300* Si révolutionnaire enfin, qu'elle allie tout cela à la réputation de sécurité inégalée de Volvo.Nous vous suggérons den faire l'essai routier.Mais préparez-vous, car elle va révolutionner votre façon de penser.Sécurité avant tout.LA NOUVELLE VOLVO 850 GLT 29100 $ MONTRÉAL Up Town 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la grève des journalistes c ( I l.I s I I ( I I l CRIC TROTTIER -\u2014- ¦l.oLa grevé entamée par les 96 journalistes syndiques du Soleil, levgrand quotidien de Québec, voilà une semaine, ne semble pas affecter la production du journal, publie tous les jours depuis grâce a.l'effort des patrons de la rédaction et a la Presse Canadienne.Pendant combien de temps la situation se inaintiendra-i-elle au Soleil uvani que le quotidien ne perde «.les lecteurs au profit du journal de Québec, son concurrent direct ?« Le moral des troupes est bon ».a expliqué hier a La Presse le porte-parole syndical, Gilles Boivin, tandis que le directeur îles communications «lu Soleil, lean Fcrron, se disait iter de la «bonne qualité» du journal produit ces cinq derniers jours Le litige qui oppose le syndical des journalistes a l'éditeur Uni-niedia porte principalement sur le nombre de collaborations spéciales, que la direction voudrait '«augmenter légèrement», selon lean I erron «C'est \\r.r une nous voudrions avoir davantage de pi- gisu-s.notamment en region, m.lis ça n'affecterait en aucune façon la sécurité d'emploi de nos journalistes de la salle de redaction ».soutient-il.De son côté, le syndicat estime que le Soleil seul tout simplement avoir plus de travailleurs précaires ( et non syndiqués) dans m>n entreprise, une tendance de plus en plus marquee dans les quotidiens au Quebec.La dernière rencontre de conciliation s'est déroulée voilà plus de dix jouis.Depuis, les deux parties ne se sont plus rencontrées à la table des négociations.«Mats nous sommes disponibles pour négocier en tout temps, que ce oit le jour ou la nuit», a indiqué Gilles Boivin.Bien que peu optimiste sur les chances d'un règlement rapide, lean Lerron affirme lui aussi que la direction du quotidien est prête a reprendre les discussions I n attendant, quelques cadres, dont le directeur de l'éditorial.Michel Audct, et le rédacteur en chef, lean-lacques Samson, devaient assurer la couverture du référendum, hier soir.Avec l'aide île la Presse Canadienne, dont le Soleil est l'un des sociétaire.CBF-Bonjour amasse 20000$ pour des paniers de Noël ¦ La premiere collecte fonds menée hier par l'émission CBK-Bon-iour de Radio-Canada pour l'achat de panier de Noël a rapporte plus de 20 6W S, a indique hier un porte-parole de la société d'État.Cette campagne de charité qui se poursuit jusque dans le temps des I êtes devrait permettre a |eu-nesse au soleil d'amasser suffisamment de fonds pour defrayer les coûts d'une partie des milliers de paniers de Noel dont l'organisme a besoin.En et let.pas moins île 7000 personnes ont fait une demande a leunesse au soleil pour obtenir un panier de nourri- ture Hier malin, les auditeurs de l'émission ont repondu avec enthousiasme a l'animateur loel Le Bigot, et plus de 700 personnes ont participe a la premiere collecte.Un donateur aurait même offert un cheque de 1000 S.On compte aussi sur une chaîne de lettres pour obtenir des contributions.Selon Radio-Canada, si les sommes recueillies permettent de preparer plus de paniers que prévu, il est tort possible que Ton lionne aussi aux défavorisés l'occasion de se procurer un panier du |our de l'An.Une grave famine sévit dans le sud du Soudan Renier ¦ A \\% aat.dans lc sud du Soudan, seuls les vautours mangent a leur lai m.Au moins 20 personnes succombent chaque jour dans cette petite ville située a 800 km au sud de Khartoum ou 8000 personnes attendent une mort lente.Waal est l'illustration en miniature d'un drame qui touche tout le sud du Soudan, ou s'affrontent depuis neuf ans forces du gouvernement et rebelles La guerre civile a détruit l'agriculture de la region, menacée par une famine d'une ampleur comparable a celle de la Somalie, selon les organisations humanitaires.La principale difference reside dans l'absence d'intérêt que porte le reste du monde a la catastrophe en cours Waal dispose d'un centre de nutrition mais il est dépourvu de tout.Il depend pour son ravitaillement des vols venant du Kenya I e dernier avion est reparti il \\ a nuis semaines et la seule pompe a eau est hors d'usage depuis un mois.Les premiers a mourir sont les enfants et les femmes Les survivants ont les jambes et le ventre gonflés, signes visibles de malnutrition.Luttes intestines «Beaucoup de gens ont quitte la ville pour chercher des fruits sauvages dans la region.Beaucoup d'autres se nourrissent d herbes sauvages», dit Emma Riek Machar.qui est venue de Grande-Bretagne et a épouse un chef rebelle Son mari.Kick Machar.dirige un groupe dissident de l'Armée populaire de liberation du Sou- dan (APLS), mouvement animiste et chrétien du sud en lutte contre le gouvernement musulman de Khartoum.Les morts ne sont pas enterres a Vvaat.conformément a la tradition des Nuer et des Dinka.« Nous considérons qu'il est honteux de mourir de faim et c'est pourquoi nous n'enterrons pas les \\ ictimes de la famine», explique Thomas Toi, un chef local de l'APLS.L'acheminement de vivres dans la region, deja difficile en raison de la guerre civile entre l'APLS et le gouvernement, est devenu encore plus complexe depuis que le mouvement rebelle est déchire par des luttes intestines.I 'AI'LS a éclate en trois factions rivales, renforçant l'insécurité dans le sud du pays.Trois employes de l'ONU et un journaliste ont été tues au debut du mois par des rebelles, provoquant l'arrêt de l'aide de l'ONU dans la province d'Equatoria.dans lest du Soudan.La guerre a entraîne le déracinement d'au moins 4.5 millions de personnes, soit les trois quarts de la population du sud.Elles se sont réfugiées dans d'autres parties du pays ou en Ethiopie et en Ouganda.Un demi-million de personnes ont deja succombe a la faim et à la maladie, selon les organisations humanitaires VETEMENTS CHAUDS ET CHICS POUR UN AUTOMNE FROID Vous trouverez chez BOVET un très grand choix de paletots, blousons, parkas et vestes 3/4 pour l'automne et l'hiver.A) IMPER DOUBLÉ siyle \"trench\".Gris, marine.Prix courant 190$ Tailles 36-54, courtes; 38-54, moyennes; i()-50, élancées., .139,99$* jtf Tailles 48 et plus 159,99$ I.lilU-N forlo il clanccvs >V'S B) BLOUSON CUIR D'AGNEAU.Doublé.Noir.36-60 moyennes: t42?58 élancées.Prix courant 395$ 294,99$* Tailles 344,99$ .Hirl I) S* 9.ps ¦ I» BLOUSON SHORT 1 tons.Doublé.Col de lainage 56h6 Moyennes et élancées, 165$ 48-60, fortes et élancées 1SSS C * À '¦» L' ¦ '¦L'y Y u C) MANTEAU SPORT 3/4.Doublé duvet /plume.Capuchon amovible.E) VESTE SPORT 31 pouces de long 100% colon fripé, Ton sable Tailles I» à TTC, 295$ il Marine, vein, jade foncé.Tailles 36-46 48-50 195$ 'Tailles 48 et plus, disponibles seulement au 4475 Métropolitain est, Centre Eaton et Fairview Pte-Claire :: Centre Rockland.73v5+»l ::: Galeries d*Anjou.353-6310 \u2022: bd Métropolitain Fairview Pte-Claire.CarrefourAngrignon.694-9050 ,.366-0762 * Carrefour Laval.687-1670 Centre Eaton (niveau métro)849-9281 Promenades St-Bruno.653-5100 \\  2\" Recherché ¦ Un mulâtre d'environ 25 uns, mesurant 1,77 m.pesant 77 kg, au yeux bruns, aux cheveux noirs et s'exprimant en français, esl recherche par la police de la ( UM relativement a un vol qualifié perpétré le 13 octobre dans une institution financière au 245 ouest, rue Sherbrooke.L'Association îles banquiers canadiens of-lie une recompense de 1000$ â la personne pouvant mènera Par restation (lu suspect.Pour information 280-2067 ou 2KO-2777 A LA PRESSE, MONTREAL.MARDI 27 OCTOBRE 1992 C'est dans un an seulement, si la mise en service des câbles de la ligne sous-fluviale donne les La ligne sous-fluviale est constituée de six câbles où l'électricité circule sous une tension de 450 kv, résultats attendus, que l'on procédera au démantèlement de la ligne aérienne Grondines-Nlcolet- une première mondiale.Sur la photo, on voit les canaux où sont actuellement déposés les câbles qui DesCantons.PH0T0S PIERRE CÔTE u Preise ont été recouverts de béton.S MA R p IM E l X % 1 I I « i I I POUR À UN APPAREIL ! FO-6100 Avec Sharp en tête, vous vous tournez vers la meilleure gamme de télécopieurs en Amérique du Nord, dont le nouveau modèle laser FO-6100 Sharp et le tout premier i télécopieur couleur de bureau au monde.V.> X SHARP Avec Sharp en tête, passez à un appareil supérieur de Sharp avant le 30 novembre 1992 et vous pourrez avoir droit à une remise allant jusqu'à 10 000 $ pour certains copieurs et jusqu'à 3 000 $ pour certains télécopieurs.La ligne sous-fluviale d'Hydro-Québec en service dans les prochains jours PIERRE GINCRAS v- Avec Sharp en tète, vous vous tournez vers une gamme imposante de copieurs gagnants, sans oublier les nouveaux modèles SF-2022, SF-2027 et SD-3075, les copieurs perfectionnés à grande vitesse et fort volume de Sharp.SD-3075 Pour connaître le nom de votre marchand Sharp participant, téléphonez au 1-800-56-SHARP DES PRODUITS SHARP INCOMPARABLES\" ¦ Pour les résidants de Grondi-nés, sur la rive nord du Saint-Laurent, il n'était pas question que les immenses pylônes d'Hydro-Québec viennent masquer le paysage en mettant le pied dans le fleuve.Le gouvernement devait leur donner raison.C'était en novembre 1987.Dans les jours qui viennent, le 1er novembre, six ans et 128 millions plus tard, la ligne électrique sous-fluviale Radisson-Nicolet-DesCantons entrera en service.D'un diamètre de 3,76 mètres, le tunnel qui passe sous le fleuve est relativement court, 5,1 kilomètres.Mais le courant continue circule dans des câbles géants sous une tension de 450 kilovolts, un exploit affirme Hydro-Québec.« Il a fallu résoudre des difficultés techniques énormes, fait valoir le responsable du projet, Jacques Guertin.Mais nous avons finalement résolu les problèmes.C'est une première mondiale.» Trois compagnies avaient produit des câbles pour cette ligne spéciale.Deux d'entre-elles se sont désistées en raison des problèmes éprouvés par leur produit.Hitachi a finalement hérité du contrat de 25 millions.Durant un an, on a fait des tests permettant de faire veillir les câbles de 30 ans et les essais ont été concluants.Quatre câbles sous tension et deux de réserves d'un diamètre de 20 cm sont actuellement en* fouis sous du béton dans le tunnel.Cette électricité provient de la Baie lames sous forme de courant continu et la ligne de 1200 kilomètres dessert notamment la région de Boston par le poste Sandy Pond.Mais le poste de transformation DesCantons est spécialement équipé pour transformer le courant continu en courant alternatif pour être acheminé directement sur le réseau québécois en cas de besoin.Même si la ligne doit entrer en service sous peu, on effectuera des tests durant un an avant que l'on procède au démantèlement de la ligne aérienne qui traverse actuellement le fleuve.Les travaux coûteront 16 millions et doivent laisser le Saint-Laurent tel qu'il était avant que l'on dresse les pylônes.En attendant, Hydro-Québec et l'Institut de recherche d'Hydro-Québec (1REQ) se réjouissent du succès de leurs travaux.On croit que l'on pourra vendre cette nouvelle technologie sur le marché international.On pourra aussi-faire des expertises sur les câbles semblables avant de les mettre en service.L'IREQ a d'ailleurs été approchée par certains pays à cet effet.Nouveauté américaine : un musée des services funéraires PC-AP HOUSTON ¦ Un tout nouveau musée qui a ouvert ses portes la semaine dernière à Houston, au Texas, vous permet de tout savoir de ce qui touche à la mort, surtout à la vôtre.Le Musée américain des services funéraires met en montre pour environ un million de dollars d'équipements offerts par les maisons spécialisées: des cercueils, bières et linceuls; la reproduction d'une salle d'embaumement des années 20; une «glacière » dans laquelle repose un cadavre qui est ainsi préservé avant l'inhumation ; etc.«Les gens viennent ici pour plusieurs raisons», admet Glenn McMillen, directeur général du musée.«Pour certains, il s'agit * « » \u2022 * \u2022 ?Le S-10 Blazer: synonyme de fiabilité et de durabilité, il vous en donne vraiment pour votre argent.Pas étonnant qu'il soit si populaire sur la route et hors route.et si rare chez le ferrailleur! Carrosserie d'acier galvanisé des deux cotés, garantie 6 ans/160 000 kilomètres contre les perforations causées par la corrosion Freins antiblocage (ABS) aux 4 roues en équipement de série Instatrac: passage à 4 roues motrices du bout des doigts En option: puissant moteur V6 de 4,3 litres développant 200 chevaux, le plus puissant de sa catégorie Assistance routière * 24 heures par jour, 365 jours par année.Garantie CM TotalMDr sans franchise, de 3 ans/60 000 kilomètres, selon la première éventualité.* L'Assistance routière est offerte sur les camions Chevrolet 1993 pour une période de 3 ans ou 60 000 kilomètres selon la première éventualité.Détails chez votre concessionnaire Chevrolet.Chevrolet S-10 CAMION CHEVROLET Du coeur à l'ouvrage, pour longtemps d'une simple curiosité morbide.D'autres veulent tout simplement apprendre ou sont curieux.Pour quelques-uns, c'est le désir d'admirer les corbillards du passé, que ce soient les magnifiques limousines qui étaient alors utilisées, ou même les carrioles hippotract ces.» Le musée abrite pas moins de 23 de ces corbillards antiques, en plus d'un traîneau funéraire qui servait aux mêmes fins au début du siècle.Le plus vieux corbillard en montre est une carriole hippo-tractée datant de 1870; le plus récent est une ambulance-corbillard Ford de 1941.L'autobus mortuaire Parmi les véhicules en montre on trouve également un autobus, un des cinq construits spécialement par le fabricant Packard à l'intention des familles en deuil désireuses d'être réunies avec le défunt pour son dernier voyage vers le cimetière.Le cercueil était placé dans un compartiment avant, tout juste derrière le chauffeur, les porteurs suivaient au centre et, derrière, l'autobus pouvait accueillir 20 personnes.Le musée trace également l'évolution du cercueil et de la bière.On peut notamment y voir un de ces cercueils de fer dont on se servait durant la guerre de Sécession, aux Etats-Unis, pour ramener les corps des soldats tués au combat.Le couvercle de ces cercueils comportaient une petite fenêtre en verre à travers laquelle on pouvait identifier le défunt.Un autre cercueil, fabriqué en 1924, est entièrement fabriqué en verre de trois pouces d'épaisseur (7,5 centimètres).«Ce musée présente ces instruments et équipements dans une perspective historique et ne se veut pas un antre des horreurs destiné a semer la crainte et la terreur», d'affirmer M.McMilen, qui espère que ce musée contribuera «à lever le voile de mystère entourant les services funéraires».Robert Waltrip, propriétaire de Service Corporation International, le plus important réseau de salons funéraires d'Amérique du Nord, a participé à la conception de ce musée.Pour ce faire, il a demandé à pas moins de 35 000 salons funéraires de nettoyer leurs greniers.L'industrie a aussi versé des dons totalisant un million de dollars pour aménager ce musée à but non lucratif. A 22 LA PRESSE, MONTRÉAL.MARDI 27 OCTOBRE 1992 Le paludisme tue deux personnes à la minute Agence France-Presse ! i PLACE AU VOYAGE PLACE BONAVENTURE DECOUVREZ plus de 70 pays et des centaines de destinations en Europe, Afrique, Asie, Orient et en Amérique du Nord.RENCONTREZ des centaines de spécialistes du voyage venus de leur pays pour vous faire connaître leurs destinations.aux spectacles, conférences et vidéos qui vous feront traverser les cinq continents.ÉCONOMISEZ en profitant des super «spéciaux salon» offerts par les grossistes et des coupons rabais de 50 $ acceptés par les agences de voyages.AMSTERDAM ¦ Une personne meurt toutes les trente secondes du paludisme, a indiqué l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), à l'ouverture, lundi à Amsterdam, d'une conférence internationale sur le paludisme.«La situation est grave et ne cesse de s'aggraver», a averti Hi-roshi Nakajima, directeur général de l'OMS.«Plus de 100 millions de nouveaux cas apparaissent chaque année et 40 p.cent de la population mondiale est mainte* nant exposée.» Selon l'OMS, plus de 80 p.cent des décès sont concentrés en Afrique rurale sub-sahftricnne, où la maladie constitue une des causes majeures de mortalité infantile: un enfant sur 20 en meurt avant l'âge de 5 ans.De plus, environ 90 p.cent des nouveaux cas y sont recensés contre 5 p.cent en Inde, au Brésil, en Afghanistan et dans la péninsule indochinoise.Fièvres, anémies et dysfonctionnements psychiques affaiblissent les habitants, provoquant un fort taux d'absentéisme scolaire et des baisses de productivité alarmantes.Pour le continent africain, le coût total du paludisme dépassera 1,8 milliard de dollars en 1995, selon l'OMS.Mais les famines, les sécheresses et les guerres civiles ont occulté la tragédie aux yeux de la Communauté internationale.Quant aux fonds créés par les pays impa-ludés, ils s'amaigrissent, les gouvernements accordant la priorité à la lutte contre le sida.«Le paludisme est une maladie curable si on procède à un dépistage précoce suivi d'un traitement adéquat», a affirmé M.Nakajima.«Ce principe fondamental doit nous guider vers une stratégie basée sur la maîtrise du fléau plutôt que sur son eradication », a-t-il ajouté.Le message est clair: rayer de la surface du monde les sources du paludisme est illusoire.Les parasites résistent de mieux en mieux aux médicaments de synthèse et les anophèles femelles, mousti- ques responsables de la transmission du paludisme, sont résistants aux insecticides.L'accent doit être mis sur l'identification des régions et des populations à risques pour mieux cibler la prévention «éducation, pose de moustiquaires, pulvérisations au besoin» et mieux détecter les épidémies pour les circonscrire plus rapidement.Mais les difficultés ne manquent pas.Dans les pays moins développés de la planète, les troubles socio-politiques ainsi que les mouvements de populations à grande échelle ont anéanti les efforts de trop rares services de santé.«La clé du succès réside dans une action coordonnée», explique Peter de Kaadt, directeur du département de l'OMS chargé du contrôle des maladies tropicales.«Tout le monde doit se sentir concerné par les programmes et y participer activement: les communautés locales, les travailleurs du secteur de la santé, les enseignants, mais également tous ceux qui s'occupent de projets de développement.» Pour l'OMS, la lutte antipaludi-que doit être désormais étroitement liée à la lutte contre la pauvreté.Mardi, les ministres de la Santé réunis à Amsterdam diront s'ils partagent cette stratégie et acceptent de débloquer les budgets nécessaires (environ 2 milliards de dollars par an ).Une nouvelle qui rassurerait les scientifiques en mal de moyens financiers qui cherchent toujours un vaccin.Ou encore ceux qui explorent les potentialités de l'arté-misinine, un antipaludique prometteur obtenu à partir des feuilles et des inflorescences d'une plante utilisée voici 2000 ans en médecine traditionnelle chinoise pour traiter la fièvre associée au paludisme.Une cinquantaine de ministres de la Santé et 450 autres responsables de programmes antipaludi-ques représentant 102 pays, parmi lesquels les États-Unis, le lapon et la France, participent à cette réunion qui doit donner un élan nouveau à la lutte contre le fléau.DU 30 OCTOBRE AU 1er NOVEMBRE 1992 Un événement Présenté par SALON\tINTERNATIONAL\t\t TOUR\t\tI\tS M E V 0\tY A I\t\tSES Démographie galopante en Inde: 48000 bébés par jour Agence Fronce-Presse HEURES D'OUVERTURE Vendredi.,.10 b s22 h Samedi.10 h à 22 h Dimanche.10 h à 18 h RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX Admission générale.8 $ Etudiants et âge d'or.6 $ Dimanche.10 h à 18 h Enfants de 6 à 12 ans.2,50 $ Les guichets fermeront 1 heure avant la fermeture du Salon.Bonaventure if [Fim CKAC73AM NEW DELHI ¦ Un homme sur six est indien.La population de l'Inde augmente de 48 000 personnes par jour, plus de 17 millions par an, soit autant que la population de l'Australie.Il y aura â ce rythme plus d'un milliard d'Indiens dans huit ans.Les experts indiens ont rivalisé de statistiques ce week-end à New Delhi à l'occasion du Congrès de la Fédération internationale du Planning Familial pour avertir que le problème de la population mondiale ne trouverait de solution que si l'Inde parvient à réduire le nombre de ses naissances.Il y a 168 heures dans une semaine.Et il y en a 103 durant lesquelles nous vous laisserons parler gratuitement jusqu'au nouvel an.4 Il y a tant de gens comme vous qui aiment profiter des plaisirs de la vie en sachant qu'on peut les joindre en tout temps.Voilà pourquoi Cantel a créé le programme «J'ai tout mon temps»wc.Maintenant, le cellulaire est vraiment à la portée de tous.En choisissant l'entente optionnelle de 36 mois selon le programme «J'ai tout mon temps», vous pourrez parler gratuitement et autant que vous le désirez les soirs et fins de semaine* jusqu'au 31 décembre 1992.Après cette date, chaque minute d'antenne durant ces mêmes périodes ne vous coûtera que dix cents au lieu du tarif d'heures de pointe de cinquante-cinq cents de cette promotion.^8 j^^^F^ £ * °e Plu*.en souscrivant au programme B ^P^tI '' vous P0UVGZ ¦ wjr doter votre voiture d'un nouveau téléphone fixe (coût de BDHHBinnBBBa l'antenne et frais d'installation en sus) ou vous offrir un modèle transportable pour seulement 199 $.De plus, vous avez le choix parmi toute une gamme d'appareils portatifs à'des prix sensationnels.Vraiment, vous avez tout votre temps quand vous avez les bonnes connexions.103 heures par semaine, plus précisément.Alors rendez-vous sans tarder chez votre agent agréé Cantel et parlez-lui-en.T4UT TEMPS 7 / Denis Tremblay Un ami de longue date est de passage en ville.Denii a bien des choses à lui raconter.Un appel et un rendez-vous qu'il ne ratera pas.LE POUVOIR DU RÉSEAU \u2022 Le prix indique ne correspond pas nécessairement aux modèles de téléphone présentés \u20220« pci» ipéotui tuf kl téléphone* vont offtftS aui nouveau» clients qui optent pouf une entent* .i période fixe de 36 mou .i 39,95 S p*f mou vclon It pf oqr LUXEMBOURG ¦ La police a arrêté un chimiste luxembourgeois de 6i ans qui fabriquait de la drogue méthaqua-lone) sur un camping-ïaz en pleine nature, sur les bord, de la Moselle, a-t-on annonce hier de source officielle.La drogue était exp«rtee vers l'Afrique du sud et la Grande-Bretagne, selon la polici Produit soporifique et hypnotiqu, la mé-thaqualonc figure depus I982 sur la liste des stupéfiant Le chimiste, qui a loigtemps travaillé dans un laboratoire en Afrique du sud, a été arret le 8 octobre avec un complice, a précisé hier la brigade des tupé-fiants de la police judiciaire.Produisant en grande quantité, le chimiste entreposait la drokuc a son domicile.La police en i saisi 35 kilos et 108 kilos d'un produit qui intervient dans sa fairi- Les ecotes secondaires de Ca CE(PÇ(Af vous invitent à une journée.PORTES OUVERTES École secondaire Dorval 1350, avenue Carson Dorval 636-0115 École secondaire Dunton 5555, rue de Boucherville Montréal 352-8631 École secondaire Outremont 500, boulevard Dollard Outremont 273-3353 École secondaire Van Horne 6755, rue Lavoie Montréal 739-6414 le 2 décembre-19 h 30 te 12 novembre-18 h 30-20 h 30 le 12 novembre-19 h 00-22 h 00 te 5 novembre-19 h 00-21 h 00 Commission des The Protestant écoles protestantes School Board du Grand Montréal of Greater Montreal 1853700*27 Le Montréal Trust lance les CPG encaissables.échéance 1 air Intérêts payés au taux applicable, au remboursement ou a I échéance Dépôt minimal de 500 S et maximal de 100 000 > Tauv pouvant varier >ajb preavi> I e Montréal Trust se réserve le droit de mettre fin à cette offre de CP(i encaissables, en tout temps et sans préavis.J63 jours.MONTRÉAL TRUST MONTREAL CtNTHtVîlLI Wji t vu^ireii JruM Wdjrokprviopjlc 9X»-\"|00 NittjuduiiKtro m*-m oo HjceWIe-Mirfc 59.i-.ur KueSiint-JxqUb 392-1881 I wu » arretsjr Lt.jI *rV>iO ni ÎXLMoM hilMI-UAIKT.Crntn* Fjjnu'4 MlM-KKl M» iTMnfr.ult-.M-brun< >\\0N i.henur.i^urrn VUr.>VlNr-L\\VH;lkT :\"3-\"f*6 vint MMsr-K'ivU.\u2022il>TV|cul i-'s .K*MM.Wt au cVl.vl Elles ann, .\u2022 \u2022 \u2022 rtfltpl lOfflttOUttl .\u2022tu» tomp*n«»es a aucun** autre Los demandas Um Cf«*H pouf un terme ma».mal de 48 mots sont cond-tiC'v \u2022«1 tpprohat'On do Cnv.Oed-t C.m.ioa Mil Les «cneteurs sont 'ospons.ioit»i di tA»os ot mitres trais pouvant r .ippiiquor Cotto c«on rt uo«> dureo limitée est en vigueur du 11 octobre 1092 |usqu .1 c * qu\" Cr>r> - u»' Canada bem»e* ovooe d y menr»» tm Dans MM cas des ven
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