La presse, 16 novembre 1992, Cahier A
[" LE PLUS.GRAND QUOTIDIEN PRANÇAIS D AMERIQUE 622-3434 4\u20ac10, boul.Dagenais, Fabreville S ¦ L f T I | M .4 Aujourd'hui: nuageux et froid.Minimum -9° Maximum -1° Demain: nuageux et froid avec neige légère, détails cahier sports MONTREAL, LUND116 NOVEMBRE 1992 109e ANNÉE N° 28 58 PAGES, 4 CAHIERS Iles de La Madeleine : 1.00 Taxes en sus Aujourd'hui A 4 O SALON AlODU LIVRE Le Salon du livre accueille des personnalités comme Gilles Vigneault et Michel Chartrand, tandis que Paul Ohl reçoit le prix du Grand Public décerne par La Presse.CANADIEN Le president de la FTQ, Fernand Daoust, s'oppose au sauvetage de Canadien International par Ottawa et reclame une enquête parlementaire sur le transport aérien.C4 L'AUTOMOBILE Fourgonnette sous-compacte, l'Ax-xess de Nissan propose maintenant une bonne maniabilité, un agrément de conduite intéressant et un moteur robuste mais bruyant.SPORTS Maigre des statistiques sans éclat, Guy Carbonneau, qui a un doigt casse, est peut-être le rouage le plus important du Canadien à causé de son leadership constant.FRANÇOIS NOURISSIER Jacques Folch-Ribas s'entretient à bâtons rompus avec le romancier français François Nourissier, toujours de bonne humeur, qui est l'invite d'honneur du Salon du livre.Sommaire Annonces classées immobilier.B4 à B6 marchandises.B6 emplois.B6-B7 .automobiles.B7 a B9 propositions d'affaires.\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 C2 .Arts et spectacles informations.A13 à A18 cine-horaire.A14-A15 tGl^*faorilr©.^\\ i Bandes dessinée: .B7 ; Bridge.B9 ibécès.C9, Economie.C1 à C3 Êtes-vous observateur?.B4 Feuilleton.B5 Horoscope.B6 X L'auto.C4 à C10 Le monde.B1, C9 Loteries \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 A 5 Mot mystère Mots croisés.Quoi faire.B10 SPORTS ; Richard Hétu.S5 Les conservateurs ontariens misent encore sur Mulroney Le déloger avant les élections serait trop risqué, croient ils MARIE-CLAUDE LORTIE TORONTO eW est en Ontario que le premier ministre Mulroney est le plus impopulaire.À Toronto seulement, il obtient un désastreux 10 p.cent dans les sondages.Mais, à moins d'un an des elections fédérales, voire quelques mois, les conservateurs ontariens se sont faits à l'idée qu'il vaut mieux garder Brian Mulro- ney parce que le déloger serait trop risqué.«M.Mulroney est impopulaire mais il a toujours été capable de remonter aux elections.II y a du pour et du contre à changer de leader avant une élection, mais l'expérience des Pierre Marc lohnson et |ohn Turner tend à démontrer que changer de chef à la dernière minute, c'est loin d'être la bonne solution», explique |ean Bcdard.un assureur de Toronto qui est membre du «PC Business Association», une organisation de gens d'affaires affiliée au Parti conservateur.|ohn Turner a pris la relève au Parti libéral après la démission de Pierre Trudeau pour ensuite se faire battre aux élections, tout comme Pierre Marc lohnson, élu chef du Parti québécois après la démission de René Lévesque.«Tout est une question de temps.Considérant le temps qu'il nous reste, M.Mulroney demeure de loin la meilleure option.Ce serait une erreur qu'il parte maintenant», explique Harry Gregg, président de l'association conservatrice du comté de Mississauga West.Les conservateurs prennent cependant bien soin de rappeler que M.Mulroney pourrait décider de son propre chef de laisser la barre du navire conservateur.voir mulroney en a 2 ANNE RICHER rencontre., JACQUES CODBOUT « Un jour, j écrirai un livre en ouvrant un tiroir» n entree de scène, on ne sait pas s'il va mordre ou rire.Chaleureux, mais grand seigneur et flegmatique, il croise adroitement le fer avec son interlocuteur.Pour le piéger?Pour mieux le jauger.C'est sa façon de dire bonjour.lucques Godbout, écrivain, cinéaste du Mouton noir, se détend enfin, offre la chance de l'apprivoiser.Devient un homme charmant, en dépit d'un certain air arrogant qui peut en imposer.Il est grand, la démarche est décontractée, fluide, comme une image au ralenti.Les modulations de sa voix, profondes, sont au service d'une pensée quelquefois tranchante: «Avec Le mouton noir et ses personnages, je n'ai pas cherché à planter le monde.|e suis là pour les révéler, leur permettre de vivre, les connaître les rencontrer.Ils sont capables de se planter tout seuls», répond-il à certains détracteurs de son récent film.Conscient d'atteindre ses 59 ans «dans quelques jours» et de son besoin inassouvi de puiser partout ses aliments intellectuels, il s'en va passer quelque temps à Paris.Il prend du recul.«Si on commence à radoter, ce qui m'arrive à l'occasion, il faut vite diminuer les présences, les prestations, être plus modeste, céder sa place aux autres».Et dans un même souffle: «je suis «Quand il n'y a plus eu de curé à manger, j'ai cessé d'en manger», dit l«enfant sage» mais néanmoins «« tete de linotte» qu'a toujours été Jacques Codbout.photorobertnadon.npmse humble, je connais mes limites.» « Depuis deux ans, je côtoie la politique, je ne veux pas passer ma vie la-dedans.La vie est trop courte, j'ai déjà connu quelques univers, je ne vais pas m'arrêter de fouiner.» Réfléchir, «secouer les neurones».Les travaux de lacques Godbout s'inspirent souvent de rencontres fortuites avec des oeuvres, ou avec des personnes.Il attend le déclic, ce coup de coeur qui fera naitre l'idée et, par la suite, la réalisation d'un projet.Pour se distraire ou se rasséréner, il a la vieille habitude de lire la rubrique «Carrières et Professions» de La Presse.«Tiens, directeur de cégep à Chibougamau.Professeur d'éducation physique à La Poca-tière.Chacune de ces annonces raconte ce que j'aurais pu devenir.» Des coups du destin qui n'ont pas eu lieu.«Il y a ceux qui préfèrent approfondir un sujet et s'y consacrer jusqu'à la mort.D'autres, comme moi, sont des tètes de linotte, des touche-à-tout.» Un ramasseux Il conserve dans ses tiroirs des objets hétéroclites dont il oublie l'existence, des embryons de collections, des bouts de papier, de carton, des souvenirs pêle-mêle.«Un jour, j'écrirai un livre en ouvrant un tiroir», dit-il pour expliquer comment l'idée naît chez lui.Mais ce désordre est apparent.Le sens de l'organisation est une qualité familiale.«Ça vient de ma mère.|e ne pourrais pas fonctionner autrement.» Et ça vient aussi d'une expérience: «Quand on habite une île plusieurs semaines par année, qu'on ne peut traverser qu'à marée haute, que pendant douze heures on est coincé, on a intérêt à ne pas oublier les allumettes sur l'autre rive.Cette difficulté naturelle a donné de la discipline même aux enfants!» La famille est pour lui un climat, une nécessité.«|e ne suis pas du genre contemplatif, l'ai besoin de savoir ce qui arrive, à mon fils, à ma fille, besoin de parler, de discuter.» voir livre en a 2 Saisie de listes du comité du NON Perquisition de la SQ chez un ex-fonctionnaire CILLES PAQUIN La Sûreté du Québec a effectué une perquisition et saisi des effets du comité du NON chez un ex-fonctionnaire du gouvernement du Québec soupçonné d'être à l'origine de l'explosive fuite de documents qui a secoué la fin de la campagne référendaire, a appris Lu Presse.Les agents de la SQ agissaient dans le cadre de l'enquête déclenchée lors de la publication d'une série de notes confidentielles du Secrétariat des affaires intergouvernementales canadiennes (SAIC) dans la revue L'Actualité, en octo- * bre.Ces textes, produits par des hauts fonctionnaires du SAIC, faisaient une évaluation extrêmement négative de l'entente de Chariot te-(own et contredisaient les declarations gouvernementales.Irrite de se voir clouer au pilori par ses propres fonctionnaires, le ministre de la justice Gil Rcmillard avail l alors déclaré qu'il était ; temps de faire un menage -dans ce service.Il a aussi or- l donne la tenue d'une en- * quête policière pour tenter d'identifier la source de celle fuite.Des sources gouvernementales avaient alors indiqué a Lu Presse que Me Marc Michaud était l'une des personnes soupçonnées et que son dossier avait été transmis au secrétaire du Conseil exécutif, M.Benoit Morin.Le contrat liant M.Michaud au SAIC avait pris fin le 28 septembre et ce dernier était alors retourné à la pratique du droit, à .Montréal.Embauché par le cabinet Roger Domingucz, Me Michaud a également offert de travailler bénévolement au sein du groupe de 200 avocats recrutés par le comité du NON pour expliquer l'entente de Charlottetown, lors de ses assemblées publiques.Le retour de Me Michaud au secteur privé a cependant tourné court puisqu'il a été renvoyé lorsque les policiers ont entrepris sa filature et rendu visite à son employeur à plusieurs reprises avant d'effectuer leur perquisition, le 2 novembre.Le mandat obtenu par les policiers leur permettait de ~~ vôïrTnon en A 2 L'affaire de l'Hôtel-Dieu: Carole Jacques se dit victime d'une campagne de salissage GILLES PAQUIN La députée conservatrice de Mercier, Mme Carole lacques, a nié hier être intervenue dans le dossier de l'Hôtel-Dieu, comme le laissent entendre certains diffuseurs, et elle affirme même qu'il s'agit d'une campagne de salissage à son endroit.L'avocat de Mme lacques.Me Gabriel Lapointe.a déclaré hier à La Presse que les informations diffusées par le réseau de Télévision Quatre Saisons et la station radiophonique C|MS, reliant sa cliente à des magouilles entourant le choix du terrain du futur hôpital, étaient totalement fausses.«Nous allons faire parvenir une mise en demeure à Quatre Saisons et C|MS dès lundi pour exiger une rétractation complète de ces allégations.Elle ne sait absolument rien de cette affaire», a dit M.Lapointe lors d'une entrevue téléphonique.L'avoci;' faisait allusion au rapport d'enquête de la GRC transmis récemment au procureur de la Couronne Maurice Galarneau concernant les manoeuvres de certains personnages en vue, afin d'influencer le choix de remplacement du nouvel hôpital à Rivière-des-Prairies.voir jacques en a 2 Quatre récidivistes sont arrêtés relativement à la tuerie de Brassard MARCE FRA'ICE LÉGER Les efforts conjugués de la Sûreté du Québec, de la Sûreté municipale de Brossard et de la section antigang de la police de la CUM ont permis l'arrestation de quatre hommes \u2014 des récidivistes \u2014 relativement au quadruple meurtre de Brossard survenu au début de la semaine dernière.Les quatre suspects, âgés entre 32 et 48 ans, ont été appréhendés dans la nuit de samedi à dimanche au cours de 13 perquisitions menées dans des résidences de Montréal et de la Rive-Sud par des membres de l'unité des crimes contre la personne de la Sûreté du Québec.Deux d'entre eux doivent être accusés de meurtre ce matin au Palais de justice de Longueuil.Les deux autres devraient répondre à des accusations de possession d'armes à utilisation restreinte.Ils étaient tous déjà fort connus de la police, ayant déjà été arrêtés auparavant pour vol qualifié, introduction par effraction, méfaits et voies de fait.Mardi soir dernier, les corps de deux hommes et de deux femmes étaient découverts dans deux appartements du luxueux condo «Le hameau des berges» situé au 8I45, Saint-Laurent, à Brossard.Denis Lemieux, un important trafiquant de cocaïne de 49 ans, a été trouvé dans l'appartement 605, ubattu de plusieurs projectiles d'armes a feu à la tète.Les cadavres de François Leblanc, 31 ans, Catherine Morin, 30 ans (elle était enceinte, a-t-on confirme hier) et de Nathalie Beauregard, 23 ans, gisaient dons l'appartement 10b.Les victimes de ce règlement de comptes ont toutes été tuées île la même façon.Au cours de ces perquisitions, la SQ a saisi trois fusils mitrailleurs de 9 mm munis de silen- : cieux impressionnants d'environ 30 centimètres de long et cinq centimètres de diamètre.Les armes ayant servi en début de semaine à Brossard étaient du même calibre.Il faudra toutefois attendre les résultats des analyses balistiques avant d'affirmer s'il s'agit effectivement des mêmes armes.«C'est la premiere fois que je vois des silencieux aussi gros.Et des pistolets mitrailleurs comme ça, on n'en voit pas souvent non plus», a indiqué l'agent Michel voir brossard en a 2 Demain dans Ta Presse LA PRESSE, MONTRÉAL, LUND116 NOVEMBRE 1992 \u2022I il CAHIER ÉCONOMIE 12 milliards d'improvisation ¦ Les 12 milliards de projets que doivent annoncer Ottawa et les provinces ce mois-ci, dans la réfection et la modernisation du ré-seau routier d'ici 10 ans, réjouissent plusieurs spécialistes et automobilistes, qui les attendaient depuis longtemps.Pour d'autres, c'est de l'improvisation.Quoi qu'il en soit, le programme canadien ne semble pas du tout faire le poids face aux.200 milliards d'investissements, pour la construction d'autoroutes, nouvelles, planifiées par Bruxelles pour la Communauté européenne, d'ici l'an 2002.Sans parler des programmes spécifiques de plusieurs des 12 pays membres, souvent de 10 à 20 milliards chacun I Un article signé Laurier Cloutier.L'armée canadienne a contribué au programme militaire irakien Centraîde Presse Canadienne ¦ Des documents obtenus par le journaliste Normand Lester en vertu de la Loi sur l'accès à l'information indiquent que l'armée canadienne a coopéré avec des entreprises étroitement associées au programme militaire irakien et leur a permis d'utiliser ses installations de Nicolet et de Valcartier pour expérimenter de nouveaux obus du type même que ces entreprises fournissaient à l'Irak.Les canons de 155 mm à longue portée de l'artillerie irakienne se sont révélés durant la guerre du Golfe la seule arme vraiment redoutable et efficace de l'arsenal irakien.Conçus par l'ingénieur en balistique Gérard Bull, les obus à longue portée allongée qu'ils tirent, ont été fournis à l'Irak dans les années 80 par plusieurs entreprises européennes, dont la poudrerie PRB de Belgique.Par ailleurs, les documents indiquent que PRB et sa filiale canadienne Technologie Bel-can ont utilisé le polygone du tir de Nicolet et les installations de recherche de Valcartier de la Défense nationale pour mettre au point des obus de 155 mm plus performants.OBJECTIF 23,5 millions S m Merci He donner 17 947 510 493, rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H3A1B6 Tél.: (514) 288-1261 L\tE DONC\t>E CHANGER LES CHOSES\t\t Collectes de sang ¦ Aujourd'hui la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants: \u2022 à Montréal: Centre des donneurs de sang, 2991, Sherbrooke est.Centre commercial Maisonneuve (métro Préfontaine), de 9h à 18 h: \u2022 à Montréal: Impérial Tobacco, cafétéria, 5810, rue Saint-Antoine, de 9h 30 à 16h30; \u2022 à Saint-Laurent: Cégep Saint-Laurent, cafétéria du personnel, 625, boul.Sainte-Croix, de lOh à Ibh; \u2022 a Sherbrooke: organisée par le Club Optimiste avec la collaboration de Télé 7 et CHLT Radio, Centre commercial Place Belvédère, 540, Belvédère sud, de I4hà20h; \u2022 à Bellefeuille: collecte de la municipalité de Bellefeuille avec la collaboration de la Banque Nationale, bibliothèque de Bellefeuille, 450, boul.la Salette, de 14 h 30 à 20h 30.La Quotidienne tirage de samedi à trois chiffres à quatre chiffres 840 0169 ABONNEMENT U *9rvke des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7h a 17h30 RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITE Grandes annonces Annonces classées 285-6911 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSEES Commandes ou corrections lundi au vendredi de 8 h 30 a 17 h 30 285-7111 GRANDES ANNONCES Détaillants National.Téfe* Vacances, Voyages cameres ex professions, nominations SUITE-DE LA UNE Fi MULRONEY Les conservateurs ont ariens misent encore sur Mulroney «Mais actuellement, s'il décide de rester, je crois qu'on se doit de l'appuyer»; ajoute M.Bédard, qui précise qu'il était pourtant de l'équipe de Michael Wilson, ministre du Commerce extérieur durant la campagne au leadership de 1983.Certains ajoutent toutefois que l'échec référendaire a brouillé les cartes, qu'il est difficile de déchiffrer l'opinion publique en ce moment et, donc, tout aussi difficile de prendre des décisions finales, coulées dans le béton, concernant la prochaine campagne électorale.Il faut encore attendre que la poussière post-référendaire soit complètement retombée.«Tout le monde essaie de démêler une situation très compliquée.Il nous est encore difficile de lire précisément ce qui se passe au pays, au Québec surtout, explique M.Gregg.Moi, pour l'instant, je crois qu'il y a encore un sentiment fédéraliste au Québec et que M.Mulroney est le mieux placé pour en tirer profit.» \u2014 Mais certains disent que la ministre de la justice, Kim Campbell, pourrait très bien réussir au Québec.\u2014 Est-ce vrai?Vous voyez, on a encore beaucoup de choses à mesurer, rétorque M.Gregg.S'il y a une chose que l'on sait très bien, en revanche, c'est que le parti et son chef sont très impopulaires, surtout en Ontario.Selon la maison Environnics, les conservateurs fédéraux stagnent à environ 14 p.cent en Ontario depuis 16 mois.Quant à M.Mulroney lui-même, il est plus impopulaire dans cette province que 285-7202 285-7306 285-7265 partout ailleurs au pays, avec 13 p.cent.Il enregistre sa pire performance dans la région métropolitaine de Toronto, avec 10 p.cent.Selon la vice-présidente d'Envi-ronnics.Donna Dasko, le parti pourrait donc courir le risque de changer de leader.«C'est sûr qu'ils ne peuvent pas être pires!» Mais elle ajoute qu'un changement de leader ne serait pas nécessairement une panacée parce qu'il y a une panoplie de facteurs à la source de cette impopularité, comme les problèmes économiques du pays.Les conservateurs, eux, pensent qu'il y a des risques et beaucoup trop de questions sans réponses.« Il y a des choses qui vont devoir se clarifier dans l'Ouest, commente M.Bédard.Moi, je crois que Preston Manning (le chef du Reform party) a perdu pas mal de sa virginité durant la campagne référendaire.S'il a perdu son auréole de nouveauté, ça peut changer les choses.» Alors, on se dit que M.Mulroney doit rester.Et on se fait très bien à cette idée.Après tout, n'est-ce pas lui qui a donné deux victoires au parti, du jamais vu depuis Sir |ohn A.McDonald?N'est-ce pas lui, aussi, qui a reporté le parti au pouvoir en 1988, même si les sondages lui donnaient 16 points de retard au départ?Députés, présidents d'associations de comté et autres organisateurs du «Haut-Canada» n'arrêtent pas de le répéter.On admet du même souffle qu'il y a beaucoup de pain sur la planche si on veut gagner les prochaines élections.«Cette fois-ci, la bataille va se faire sur le terrain.On va gagner les comtés un par un.C'est sûr que ce sera différent de 1984 et 1988, où le parti comme tel a joué un très grand rôle, où souvent on votait pour un candidat simplement parce c^u'il était conservateur.Cette fois-ci, les cartes sont réparties plus également.Les luttes se feront entre les candidats individuels, face à face», précise Chris Climo, président de l'association conservatrice du comté de Etobicoke-Lakeshore, situé dans le Toronto métropolitain.Malgré l'adversité, les organisateurs font tout pour avoir l'air résolument enthousiaste.«Ça va très bien du côté des assemblées d'investiture», lance joyeusement Susan Warren, directrice des opérations pour les conservateurs fédéraux en Ontario, comme si elle allait annoncer qu'une vaste majorité des postes de candidats sont déjà comblés et que les postulants se ruent vers les assemblées d'investiture.«On a déjà choisi sept candidats, tous des gens qui sont déjà des députés.D'ici Noël, on devrait en avoir choisi trois autres.Seuls sept députés ont dit qu'ils ne se représenteraient pas.» Les conservateurs fédéraux de l'Ontario ont ainsi choisi environ 7 p.cent de leurs candidats, car cette province compte 99 comtés.Les libéraux ont déjà nommé un tiers de leurs candidats à travers le pays.En outre, sept des 46 députés conservateurs ontariens ont déjà annoncé qu'ils ne se représenteraient pas, dont Geoff Scott, Bob Hicks, Bruce Halliday, Bill Scott, Gus Mitges et Girve Fretz, tous des députés d'arrière-banc relativement discrets qui ont servi pour au moins deux mandats chez les conservateurs.Certains, comme Geoff Scott, sont aux Communes depuis 18 ans.Selon Mme Warren, s'ils partent, c'est qu'ils considèrent tous qu'ils ont déjà assez passé de temps au Parlement, plusieurs sont d'afl» leurs à la veille de l'âge de \\&2?z traite.Mais Gus Mitges, par exemple! de Bruce-Grcy, un comté rural du sud-est ontarien, sur les rives de la baie Géorgienne, avoue qu'il n'est pas encore convaincu quç les conservateurs vont réussir à gagner de nouveau ce comte aux prochaines élections.«|e ne peux pas dire que je suis confiant parce qu'on ne peut jamais être sûr de rien en politique.C'est tellement imprévisible.Un jour on est en haut dans les sondages, le lendemain on est en bas», explique-t-il.Selon lui; environ cinq personnes sont actuellement pressenties pour prendre sa succession, mais le choix, n'a pas encore été fait et ne le sera pas avant un bon bout de temps.Selon M.Mitges, il n'y a pas lied de se presser.Il ne pense pas-que les élections auront lieu avant l'automne prochain.Bruce Halliday quitte lui aussi; décidé à passer plus de temps à la maison.Est-ce que le conservateur va gagner quand même son comté?«Bien sûr», répond-il d'un ton assuré.«Ça fait 40 ans qu'on a ce comté».# \".\u2014 Et le pays, al lez-vous le gagner aussi?#\u2014 Il est encore trop tôt pour le dire mais si on tient pour acquis que l'économie se sera améliorée d'ici aux élections et que les gens auront commencé à penser à l'alternative, M.Chrétien ou Mme MacLaughlin.\u2022, * * \u2014 Oui, mais l'Ouest où le parti est en mauvaise posture, comment allez-vous faire pour, vous rattraper?\u2014 Ce qui est important dans de pays, c'est de gagner le Québec* et ça, surtout avec M.Mulroney, on en est bien capable.?Saisie de iisies du comité du NON rechercher des documents du SAIC dont la publication était susceptible de nuire au gouvernement du Québec.Ceux-ci ont néanmoins fait main basse sur des textes non classifies du SAIC, des listes de bénévoles au service du comité du NON, ainsi que divers documents personnels de Me Michaud, dont son agenda professionnel.Sans doute insatisfaits de leur récolte, les agents ont par la suite amené Me Michaud au quartier général, rue Parthenais, pour l'interroger et le détenir pendant près de huit heures.L'avocat s'est adressé à la cour, la semaine dernière, pour obtenir la restitution de ses effets, mais sa requête a été rejetée.Selon les informations révélées lors de sa comparution.Me Michaud estime que les policiers se sont emparés de documents n'ayant rien à voir avoir l'enquête, outrepassant ainsi le cadre de leur mandat.L'ancien fonctionnaire est aujourd'hui sans emploi et attend toujours ses affaires même si aucun lien n'a encore été établi entre sa présence au SAIC, en septembre, et la fuite de documents en octobre.?BROSSARP Ouatre récidivistes sont arrêtés en rapport avec la tuerie de Brossard Brunet, porte-parole de la Sûreté du Québec.Des munitions ont également été saisies, de même qu'un revolver .32 et un pistolet 7.65 mm.Les policiers ont aussi découvert 50 grammes de cocaine (d'une valeur de 5000$) et 15000$ en argent.Les armes saisies étaient rangées dans des sacs de sport aux couleurs vives.On sait que les informations fournies par la Sûreté municipale de Brossard, qui a enquêté dans les premiers jours suivant la tuerie, et celles transmises par la section antigang de la CUM ont permis à la SQ de remonter la filière jusqu'aux quatre suspects.Ceux-ci, des trafiquants de drogue, ne sont pas identifiés pour le moment comme étant liés de près à des gangs biens établis.« I.'antigang possédait des informations sur eux.Mais on est sûr maintenant que ça n'a rien à voir avec le meurtre de Tioger Provençal et que ce n'est pas lié non plus aux gangs de motards.Le mobile, c'est les stupéfiants.Mais pour le moment, on ne peut Les armes trouvées chez les suspects ne courent pas les rues.pas les relier à la gang de l'ouest ni à un autre gang connu.Les trafiquants sont de plus en plus nombreux, il y a moins de gros gangs et les conflits éclatent pour avoir le contrôle», a expliqué Michel Brunet.Vendredi, l'unité des crimes contre la personne a pris le relais pour enquêter dans cette affaire parce qu'elle a plus d'effectifs et de moyens techniques à sa disposition.Cinquante agents de la SQ ont participé aux perquisitions de la fin de semaine.«L'enquête n'est pas terminée.C'est un gros dossier.Si on en est rendu à tuer quatre personnes de cette façon, et deux femmes qui étaient simplement au mauvais endroit au mauvais moment, c'est peut-être parce qu'il y a un certain enjeu en arrière de ça», a souligne Michel Brunet.?JACQUES 1 I I I ; la presse est publiée par LA PRESSE, ITÊE.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9.Seule la ! Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de la presse et celles des ¦ services de la Presse Associée et de Reuter.TOUS droits de reproduction des informations j particulières à la presse sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 .Enregistrement: numéro 1400 «Port de retour garanti.(USPSO03692) Champtam N.Y.12919-1518.J RENSEIGNEMENTS 285-7272 L_-1 I I I I I I LUNDI | 16 NOVEMBRE 1992 47-1-01 I I I J l'affaire de IHotel-Dieu: Carole Jacques se dit victime d'une campagne de salissage tort considérable à Mme lacques en l'associant même indirectement à cette affaire.Le fait qu'on utilise le conditionnel pour citer son nom n'enlève rien à la gravité de la démarche, affirme l'avocat.«Normalement, lorsqu'il y a une enquête policière, on inter-rroge les personnes en cause; or, Mme lacques n'a jamais été interrogée par la police.Il semble bien que quelqu'un lui en veut», a affirmé Me Lapointe.Au cabinet du ministre de la Santé et des Affaires sociales, Marc-Y*an Côté, on se dit «estomaqué ?d'apprendre que la GRC a effectué une enquête sur le choix du terrain de l'hôpital.« Nous n'avons jamais demandé d'enquête à ce sujet.À partir du moment ou nous avons désigné un terrain détenu par la Ville de Montréal, la question de la spéculation ne pouvait d'ailleurs pas se poser», soutient l'attachée de presse du ministre, Mme Marie-Claire Ouellct.Même si la Ville a déjà refusé de céder son terrain à Québec pour y installer le nouvel Hôtel-Dieu, M.Côté n'abandonne pas l'espoir de convaincre les autorités municipales de revenir sur cette décision, ajoute-t-elle.La publication des études du ministère démontrant qu'il y a un surplus de lits dans le centre de Montréal pourrait amener la Ville à se rallier au projet de déménagement de l'hôpital, de conclure Mme Ouellet.linfin, le conseiller de Rivières-des-Prairies Giovanni De Michèle a affirmé que contrairement à ce qu'il avait déclaré lors d'une entrevue avec La Presse en avril dernier, il ne croit pas que le déménagement de l'Hôtel-Dieu allait profiter à des entrepreneurs en construction et à des spéculateurs.Dans un communiqué, M.De Michèle ajoute qu'il est un «ardent défenseur de la nécessité d'implanter, à très court terme, un hôpital pour desservir la population croissante de Rivièrcs-des-Prairics».Il nie également avoir déclaré que le gouvernement du Québec avait décidé de déménager l'hôpital pour des raisons politiques.?-Un Jour, l'écrirai un Rvre en ouvrant un tiroir- Le fondement de son activité intellectuelle: discuter.Non pour avoir raison, mais pour «voir plus clair dans ma pensée, le ne refuse aucune discusion, qu'il s'agisse du rôle des fourmis ou de celui des biscuits aux raisins».Et parler: «Parce que converser, c'est additionner des choses, la seule manière d'enrichir son cerveau, d'apprendre l'existence d'une oeuvre, d'un tableau, d'un lieu, d'un ouvrage.Qu'il s'agisse d'une personne, d'un article de journal, tout cela nourrit.» Après plusieurs voyages, des expéditions qui le mènent à l'autre bout de la terre et de lui-même, il a, avec la soixantaine, découvert d'autres plaisirs: celui de ses quatre petits-enfants, notamment.«C'est intéressant de voir des humains apprendre à se trainer, à marcher, à parler, à penser et ensuite être détruits par l'école! C'est parfait! Parce que l'école est malheureusement le lieu où ils sont tous faits semblables, où ils apprennent à se conformer».Il est l'envers du xénophobe, dit-il, il refuse l'étiquette de citoyen du monde.«|e vote ici, je suis citoyen d'ici.Ceux qui se disent citoyens du monde sont des irresponsables.Vous voulez que je me fâche?C'est une façon de se défiler, de ne pas reconnaître les différences de races, de cultures, d'économies et de classes, de diversités qui rendent la terre tellement plus intéressante, tellement plus riche!» Finalement, pour se calmer, il rit de bon coeur: «Le rire est plus sain pour la santé que la colère».Mouton noir et enfant sage «l'ai toujours été un enfant sage et je le suis demeuré.Enfant.Et sage.» Son père dit de lui qu'il est un cheval de course, «le ne suis pas très stable, de cette stabilité qui ressemble à la mort».Alors, il fait un tour de piste.Ou il rue.C'est selon l'actualité ou l'humeur.En tout temps, il s'impose les règles de ne pas accepter, ne pas subir.À cet égard il faut, dit-il, mener quotidiennement la lutte à la bureaucratie, débusquer la bêtise, la négligence, l'égoïsme.C'est un truc pour lutter «avec sa tête» contre un système déshumanisé.Pour ramener un peu de justice.lacques Godbout a toujours rêvé d'écrire, d'être journaliste.Dans sa jeunesse, il lit des oeuvres, voit des films qui le marquent, le façonnent.Prévert, André Gide et Les nourritures ter-restres.l'univers jésuitique où il évolue «ouvre des fenêtres».Certes, la religion aussi laisse des traces, «ça ne nous lâche jamais», mais c'est l'abus de l'autorité religieuse qui contribue à fourbir ses armes pour une belle lutte de 30 ans: «Quand il n'y a plus eu de curé à manger, j'ai cessé d'en manger».Jacques Godbout \u2022 lacques Godbout est né à Montréal, le 27 novembre 1933 \u2022 Études au collège |ean-de-Brébeuf \u2022 1954, faculté de Lettres.* de l'Université de Mon tréfila \u2022 lusqu'en 1957, professeur \u2022' au University College of Addis Abeba \u2022 Marié depuis 1954 à Ghislaine Reiner \u2022 1958, il entre à l'Office^ national du film \u2022 Président du conseil aux éditions Boréal \u2022 Il a été directeur et fonda?; leur de l'hebdomadaire Ci/l bertc \u2022 Fondateur de l'Union desécrivains québécois .-» \u2022 1965, Prix France-Canada \u2022 1967, celui du Gouverneur général 1 .\u2022 1972, Prix Duvernay de la Société Sai nt-Jean-Baptiste ^ - \u2022 De nombreux autres prix,; collaborations actives dans la plupart des médias, con-' férencier, etc.Le petit lacques aime passisott-nément son grand-père maternel, dont le départ causera une vive et durable blessure.«|e me suis rerj-du compte, avec lui, qu'il y avait des fleurs, des fruits, une terré, qu'on avait un corps qu'il ne ferlait pas négliger.» Impressionnable, encore aujourd'hui touché par la reconnaissance, par la tendresse.» Une soeur, un frère, un père agronome, une enfance partagée entre loi iet te.l'est et l'ouest de Montréal.Comme tous les garçons de bonne famille, il arrive à Brébeuf, encouragé par dés parents qui placent l'instruction très haut dans l'échelle des valeurs: «Et puis, c'était meilleur pour la santé, le collège étant sur la montagne».»\u2022 \u2022 \u2022 /?La soixantaine permet un retour sur lui-même, fait éclater au grand jour qu'il est un homme heureux, qu'il a été un homme chanceux.«Toute ma vie, tout le temps j'ai eu du plaisir.Ce qui me fait peur dans l'idée de vieillir, c'est que cela aura une fin.Quand on n'a rien fait pour mériter ce qu'on a eu, et qu'on a tout eu, oh voudrait que ça dure toujours!» ; è \u2022 k Très, très privilégié, admet-il, le clan a été jusqu'ici protégé dés fléaux de toutes sortes.«En,-plus, j'ai des amis dans beaucoup d'univers, intelligents, drôle$, sympathiques».«Mais aussi des ennemis de choix!» , Quelle joie pour un homme dont l'un des premiers plaisirs dans la vie, surtout s'il est vraiment en colère, est de «prendre ma plus belle plume pour écrire.|e m'engage alors dans un .débat public pour soulager mon trop-plein de coîère».Pour ne pas laisser faire.Cahier SPECIAL SAMEDI DANS PUBLIREPORTACE LES DIETETISTES Les diétôtistes sont les véritables spécialistes de la nutrition Le cahier en fait la démonstration par le témoignage de professionnelles en pleine action, que ce soit en service communautaire ou en milieu hospitalier, en cabinet de consultation, dans les CLSC, les écoles et les entreprises, dans les médias et même dans l'industrie alimentaire.De plus, une entrevue avec !a présidente de la Corporation, Nicole Saint-Jea; ?Demers. F LA PRESSE, MONTRÉAL.LUND116 NOVEMBRE 1992 \u2022a3 i La neige déjà retour parmi nous raymond gervai5 ¦ Les Montréalais ont connu hier leur première tempête de neige de la saison.Au centre d'observation météorologique de Dorval, il est tombé 11 cm de neige tandis qu'il en est tombé jusqu'à 15 cm sur certains secteurs de la ville.Il ne s'agit toutefois pas d'un record.Il est même tout à fait normal que des précipitations de cette importance frappent la région montréalaise en cette période de l'année.En 1968,22,6 cm de neige sont tombés un 15 novembre.Si la tempête n'a perturbé que très peu la circulation automobile à Montréal, la situation a été bien différente en régions, ou plusieurs routes de la province se sont retrouvées sous un manteau de neige rendant la circulation automobile très périlleuse.Ce fut notamment le cas dans le parc des Lauren tides et en Estrie, où la chaussée est devenue très glissante et la visibilité presque nulle par endroits.De nombreux accidents ont également été signalés.Environnement Canada prévoit pour aujourd'hui des averses de neige dispersées pour le Québec et la vallée de l'Ou-taouais.Elles seront toutefois plus fréquentes dans l'Est du Québec.Mardi, une faible dépression passera au sud du Québec, ce qui donnera un peu de neige sur les régions du Sud-Ouest.Ailleurs, on s'attend à un ciel variable avec quelques averses de neige isolées.Hier à Montréal, le manteau blanc qui a recouvert soudainement la ville, a créé de nombreuses scènes féeriques en plus de faire la joie des enfants qui ont profité de la journée pour fabriquer leur premier bonhomme de neige de l'année et lancer leurs premières balles de neige.Chargés de neige, les arbres du parc Lafontaine formaient hier matin une véritable arche au-dessus des sentiers.PHOTO LUC SIMON PEWAULT, U PTVSStf Tremblay est un «Ti-Coune», dit Victor-Levy marie-france léger ¦ La décision de Michel Tremblay de vendre ses manuscrits à la Bibliothèque nationale du Canada plutôt qu'à celle du Québec suscite la controverse.Hier, alors que Victor-Levy Beaulieu accusait l'écrivain du Plateau Mont-Royal de se comporter en «Ti-Coune», le président de l'Union des ecrivaines et écrivains du Québec, Bruno Roy, se portait à sa défense.* Dans un communiqué, l'auteur et éditeur Victor-Lévy Beaulieu écrit: «Mon coeur saigne.Si le plus grand écrivain de ce semblant de pays se résoud à la désolation avec autant de suffisance, n'est-ce pas par l'envers donner raison à Pierre Trudeau, pour qui le Québec n'est que chantage.» Pour Bruno Roy, au contraire, le montant de 300 000 $ (au moins) accordé par la Bibliothèque nationale du Canada à Michel Tremblay n'est pas exagéré.Au contraire, il estime que c'est la Bibliothèque nationale du Québec qui n'a pas assumé son rôle en refusant en premier l'offre de l'écrivain du Plateau Mont-Royal.«Il y a même quelque chose d'humiliant là-dedans pour Tremblay.Écoutez, c'est 30 ans de travail, ces manuscrits.Par année, ce n'est pas si énorme que ça.Il y a peu d'écrivains qui vivent de leur plume au Québec.Et même si Tremblay est très connu, ça ne veut pas dire qu'il peut vivre gras jusqu'à la fin de ses jours en vendant des livres», a-t-il indiqué hier soir.Ce qui le désole le plus, c'est surtout de constater que la Bibliothèque nationale du Québec n'a pas les budgets suffisants pour acquérir les archives des auteurs québécois.Il blâme la politique culturelle du gouvernement, qui est, à ses yeux, beaucoup trop généreux quand vient le temps de participer à la mise sur pied d'un Musée de l'humour ( 13 millions en subventions).«C'est probablement vrai qu'il n'y a pas d'argent.Mais ça révèle bien que la littérature n'est pas une priorité pour le gouvernement.Pour lui, quand ce n'est pas rentable, il ne donne pas d'argent.Il faudrait plutôt qu'il donne les moyens à la Bibliothèque nationale du Québec d'assumer sa vocation de protection du patrimoine», a-t-il soutenu.M.Roy s'est dit choqué par les propos tenus par l'ancien président directeur général de la Bibliothèque nationale du Québec, Georges Cartier.Celui-ci expliquait hier dans La Presse qu'il avait refusé l'offre d'acha: de 250 000$, proposé par l'agent de M.Tremblay au milieu des années 80, tout simplement parce que ce montant lui paraissait totalement hors de proportion.Même en France, disait-il, on ne paierait pas une telle somme pour les archives des écrivains les plus célèbres.«Imaginez, si on ne reconnaît pas une valeur réelle aux manuscrits de Michel Tremblay, à qui alors va-t-on en recon-naitre une?C'est désolant.Un manuscrit constitue un patrimoine et ça ne doit pas être écarté sous prétexte de budgets.» Voie réservée sur le boulevard Taschereau pirmjowti boulevard Tat chère nu m»me»ft m Ml (boita &ê H«c1tM) 5 2 V Une nouvelle voie pour les autobus de la STRSM à Brossard ¦ Les usagers du transport en commun sur Sa Rive-Sud de Montréal pourront bénéficier au cours des prochains jours d'une nouvelle voie réservée aux autobus de la Société de transport de la Rive-Sud de Montréal (STRSM) sur le boulevard Taschereau, à Brossard.La voie réservée s'étendra des bretelles d'accès du pont Champlain jusqu'à la nouvelle entrée du terminus Brossard.Selon le président de la Société de transport, M.Hugues Aubertin, la date de mise en service n 'est pas encore connue, mais les travaux d'aménagements vont bon train.Les travaux oui sont effectués conjointement par le ministère des Trans- ports et la ville de Brossard, font partie d'une série de mesures préférentielles adoptées par la STRSM visant à régulariser le service en augmentant la fiabilité du réseau sur le territoire.Contrairement à la voie réservée sur le pont Champlain, sur laquelle les autobus circulent à contresens, celle du boulevard Taschereau se situera en direction ouest dans la voie de gauche à proximité du terre-plein.Les autobus y circuleront durant les heures de pointe seulement, soit du lundi au vendredi, de 5 h 30 a () h 30 et de 15h30à 18h 30.Des feux de circulation ainsi qu'une signalisation appropriée indiquant les heures d'exploitation de cette voie ont été installés sur le nouveau parcours.Immigration : la demande de révision d'Angela Martinez rejetée raymond gervais ¦ Emploi et Immigration Canada ne re-connait pas la validité du mariage contracté entre Roberto Perez, un Canadien d'origine dominicaine, et Angela Martinez, une résidente de la république Dominicaine en visite au Canada.Aussi l'organisme ordonne-t-il l'expulsion du pays de Mme Martinez pour le 23 novembre prochain.Angela Martinez a épousé le 5 juillet 1990 à Montréal, Roberto Perez.Le mariage civil a été célébré au bureau du consulat général de la république Dominicaine par la consule générale, Mme Esmeralda Villanueva, selon les lois dominicaines.Or, le gouvernement canadien soutient que ce mariage n'a eu lieu que pour permettre à Mme Martinez de demeurer au Canada.Dans une lettre datée du 26 octobre 1992 et adressée à l'avocate de Mme Martinez, Me Céline Chamberland, le responsable du dossier au Bureau de la révision des cas, M.|ean-Marc Duhaime, affirme avoir étudié la demande de Mme Angela Martinez.Me Chamberland avait demandé que le cas de sa cliente, qui avait reçu un avis d'éviction du Canada pour le 18 octobre 1991.fasse l'objet d'une révision pour des motifs humanitaires.Dans sa requête, l'avocate faisait état que Mme Martinez était maintenant mariée à un Canadien et qu'elle avait pris racine au pays.Elle ajoutait qu'il serait inhumain de séparer le couple marié même si le mariage avait été célébré selon les lois en vigueur en république Dominicaine.M.Duhaime soutient pour sa part que «rien ne justifie un redressement de la situation ».« Il est évident que le mariage entre Angela Martinez et Roberto Perez a été contracté uniquement peur que la requérante puisse obtenir l'admission au Canada à titre de membre de la catégorie de la famille», conclut le fonctionnaire.À moins d'un revirement de la situation, Mme Martinez devra se soumettre à la décision du gouvernement canadien et se présenter aux bureaux d'Immigration Canada le 23 novembre à 9 h, avec son passeport et de sa carte d'identité.Succès de la campagne de Centraide : 17 947 510$ recueillis jusqu'ici Semaine de prévention de la toxicomanie i ¦ Cette semaine au Québec se déroule la semaine de prévention de la toxicomanie.Au moment où quelque 100 000 jeunes âgés de 12 à 18 ans éprouvent des problèmes de drogue ou d'alcool au Québec, les parents et toutes les personnes en relation avec des jeunes sont invités cette semaine à réfléchir sur le rôle de modèle qu'ils jouent auprès des enfants ou des adolescents dans notre société.Cette réflexion commune est suscitée dans le cadre d'une démarche gouvernementale de prévention en toxicomanie, de lutte à l'usage et à l'abus d'alcool, de médicaments et d'autres drogues, à laquelle participent sept ministères.¦ La campagne de souscription de Centraide remporte jusqu'à maintenant un grand succès.Pas moins de 17947510$ ont été recueillis jusqu'ici, soit environ 100000$ de plus que l'an dernier à la même date.Bien que la période de sollicitation directe auprès du grand public ait pris fin hier, la campagne de financement de Centraide du Grand Montréal se poursuit encore pour quelques semaines.Les résultats finaux seront dévoilés le 15 décembre.Les dons provenant des employés, des corporations et du grand public continuent d'entrer à un rythme encourageant.Ainsi sur les quelque 1800 campagnes auprès des employés menées dans autant d'entreprises sur le territoire de Centraide, plus de 400 sont terminées et près de 1400 sont en voie d'être complétées.Quant aux dons des corporations déjà versés, ils totalisent près de 6,1 millions de dollars.Finalement, Centraide a reçu du grand public et d'autres sources de financement plus de 3,3 millions de dollars et l'argent continue d'entrer.L'EXPRESS chauffeur d'autobus malmené ¦ Un chauffeur d'autobus a été maimené dans la nuit de samedi à dimanche, par un groupe de jeunes à l'intersection du boulevard La-cordaire et des Grandes-Prairies, près d'un établissement où se déroulait une danse.Le chauffeur aurait reçu des coups de pied à la tète et aux jambes.Il a été hospitalisé pour de légères blessures à la téte.Les jeunes ont décampé avant l'arrivée des policiers.chauffeure agressée ¦ Une femme chauffeur d'autobus a été agressée samedi soir, vers 20 h, par un client ivre, à l'intersection de Beaubien et du boulevard Pie IX.Au moment où l'autobus était immobilisé, le client a pris la conductrice au collet et l'a bousculée.La femme de 36 ans n'a pas été blessée mais elle a dù être hospitalisée pour un choc nerveux.L'individu a été arrêté.14 nouveaux roumains ¦ Quatorze Roumains ont été installés au YMCA du centre-ville de Montréal ce week-end après avoir été découverts à bord d'un bateau porte-conteneurs dans le port de Montréal.Les voyageurs clandestins sont arrivés à Montréal à bord du Canmar-Ambassador, qui venait d'Anvers, en Belgique.«Ils étaient dans un conteneur, cachés sous une bâche», a précisé Claure Paré, un agent de Ports Canada.Ils étaient tous en bonne santé.perquisition au bar 67 ¦ Les policiers de la Sûreté du Québec, escouade du crime organisé, assistés de leurs confrères de la Sûreté municipale de Laval, ont effectué une perquisition dans la nuit de vendredi à samedi au Bar 67, sur le boulevard Libelle, à Laval.Sur les lieux, les policiers ont procédé à l'arrestation de six personnes.Cinq d'entre elles devront comparaître par voie de sommation sous des accusations de possession de stupéfiants.La sixième personne, un homme de 33 ans de Fabreville, comparait aujourd'hui au palais de justice de Laval sous des accusations de trafic de cocaïne et possession dans le but de trafic.DîSkARîTîuN d'une adolescente ¦ La police de Montréal est à la recherche d'une adolescente disparue depuis le 5 novembre du 4667, rue Fa-bre.Pascale Brisebois, 15 ans, a les cheveux roux et les yeux bruns.Elle mesure Pascale l,68m
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