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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1992-11-22, Collections de BAnQ.

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[" < CAHIER SANTE LU Vista page Cl f m® 640 5 6 7 12 35 39 29 6 10 14 22 29 33 35 SELECT La météo Aujourd'hui: nuageux, une ou deux averses.Minimum 2' Maximum 8* Demain: couvert avec pluie et bruine.DÉTAILS CAHIER SPORTS 10175, AV.PANNEAU, MONTRÉAL 381-3987 MONTRÉAL, DIMANCHE 22 NOVEMBRE 1992 109e ANNÉE N° 34 Abitibi-Temiscamingue: 55 cents ilt.»s de La Madeleine : 1.00 Extérieur de la ville de Quebec (Region est) : 65 cents 3W 60 PAGES, 4 CAHIERS À domicile par porteurs : 60 cents Routes motorisées : 70 cents Taxes en sus Boniour! Une patrouille de sécurité est constituée à Kanesatake LU REINE VA-T-EU.E PA VER ?La personnalité de la semaine 3 FRANCINE BOIS Sports Sommaire Addition croisées.C11 Annonces classées immobilier.C8 a C10 marchandises.C10 et C11 emplois.C11 automobiles.C11 et C12 propositions d'affaires.A7 Arts et spectacles informations.\u2014 B9 à B15 clne-horaires.B12 et B13 tele-horaires.B11 Bandes dessinées.B14 Oécès.C13 Etes-vous observateur?.C8 Feuilleton.C9 Horoscope.C10 Le bridge.CI 2 Le monde.C14 Livres .«\u2022.\u2022.\u2022«.».Cahier B Loteries.a.A4 -Mot mystère».C11 Santé.Cahier C Cahier sports Philippe Cantin.S10 et S11 j-ï-a- les M&»4& /.,.MARIE-FRANCE LÉGER Le chef du conseil de bande de Kanesatake, lerry Peltier, a encore une fois mis le poing sur la table, hier.Il a annoncé la création officielle d'une patrouille de sécurité autochtone et a averti le maire d'Oks, Jean Oucllette, de ne pas dézoner les terrair.c boisés de la Petite Commune, situés à Test du rang de l'Annonciation.«Notre territoire est encore menacé par M.Oucllette.Toute tentative par M.Oucllette de destruction de cette merveilleuse pinède constituera un acte d'invasion et nous défendrons notre territoire encore une fois», a lancé M.Peltier, au premier jour de la Réunion de solidarité des communautés iroquoises, à Kanesatake.Une assemblée publique est prévue pour demain soir à la mairie, à partir de 19h 30, afin d'informer les citoyens sur le projet de règlement de dezonage, adop- té début novembre.Les terrains en question font partie de la vieille pinède, un territoire revendiqué par les Mohawks et qu'ils considèrent comme un lieu spirituel de recueillement.En attendant, la patrouille de sécurité mohawk mise sur pied hier et composée de 12 citoyens bénévoles, a pour mandat d'ac-W^T^lSBÈSSn comPa&ncr la Jerrv Peltier Sl,rcle du Quc\" jerry peiner ^ Jans scs dé_ placements.Cette patrouille, dirigée par le chef négociateur Crawford Gabriel, est créée dans le but de protéger la communauté du «harcèlement» des agents de la SQ.L'agent de liaison de la patrouille est censé être en commu- VOIR PATROUILLE EN A 2 L'hiver s'annonce difficile dans la construction PHoro AP RAYMOND GERVAIS onfronté à une situation qu'ils n'ont pas connue depuis plus de 30 ans et à un taux de chômage qui pourrait dépasser les 70 p.cent au cours de l'hiver, 14.2 p.cent des travailleurs de la construction au Québec ont décidé au cours des derniers jours de changer d'allégeance syndicale.Des quelque 88 500 salariés, 12 415 comparativement à 7000 lors du dernier scrutin en 1987, ont exercé leur droit de vote, ce qui signifie qu'ils ont changé d'al-iégeance.Ces chiffres fort révélateurs, démontrent bien que l'industrie de la construction traverse actuellement une des pires crises de son histoire, non seulement sur le plan économique, mais aussi au chapitre de la représentativité syndicale.Hier, c'était la dernière journée de vote pour les quelque 88 500 travailleurs représentant les 25 métiers de la construction.Les ouvriers devaient choisir entre les cinq associations syndicales reconnues par la Commission de la construction du Québec, soit la FTQ-Construction, la plus importante centrale qui a recueilli les voix de 40,9 p.cent des membres aux élections de 1987; le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (syndicat international) qui regroupe 31,3 p.cent des membres; la CSN-Construction avec 16,9 p.cent ; la CSD avec 9,6 p.cent et le Syndicat de la construction de la Côte-Nord avec 1,3 p.cent.Afin de modifier son allégeance syndicale tout salarié devait obligatoirement se rendre aux urnes.Ceux qui se sont abstenus de voter sont réputés vouloir conserver leur allégeance actuelle.VOIR HIVER EN A 2 La reine Elizabeth a passé plus d'une heure sur les lieux de l'incendie hier.La souveraine est -absolument anéantie» par cette catastrophe, a dit le prince Andrew, son deuxième fils.Une facture de 110 millions $ d\\i pre s AFP Ct Renier LONDRES LW énorme incendie qui a dévasté le château royal de Windsor est à peine éteint qu'une question divise les milieux politiques britanniques, à savoir qui paiera la note?Le secrétaire au Patrimoine, Peler Brooke, a déclaré que conformément aux dispositions actuelles, c'était au gouvernement de payer les dégâts.Le problème est que la facture s'annonce énorme: la presse britannique estime qu'elle pourrait s'élever à 60 millions de livres sterling ( 110 millions de doillars), soit cinq fois plus que le montant atteint par la restauration de Hampton Court, autre château royal également endommagé par un incendie en I986.Dans l'opposition travailliste, mais aussi chez les conservateurs, certaines personnalités politiques estiment que la reine, déjà critiquée parce qu'elle n'est pas soumise à l'impôt sur le revenu, devrait payer l'essentiel des travaux.Le député travailliste Robert Cryer est encore plus catégorique et déclare que la reine «est l'une des femmes les plus riches du pays et qu'elle pourrait se permettre de payer».L'incendie qui a détruit pendant plus de 24 heures une par- tie du château de Windsor, à l'ouest de Londres, était complètement éteint hier après-midi, ont indiqué les autorités.Une soixantaine de pompiers, équipés de huit pompes sont toujours sur place, mais il ne subsiste plus aucun foyer parmi les gravats.Les enquêteurs ont commencé leurs recherches d'indices sur la cause exacte du sinistre.Le feu ne représente désormais plus aucun danger pour le château, siège des souverains anglais pendant neuf siècles.Les flammes ont complètement dévasté quelques-unes des pièces les plus belles du châ- VOIR REINE EN A 2 Les femmes de Milton-Parc en ont assez de vivre dans la peur I SUZANNE COLPRON Virginia Nixon, du comité de citoyens de Milton-Parc refuse de vivre dans la peur : « On veut savoir ce qui se passe photo paui henri talbot.li pr«* Virginia Nixon vit dangereusement.Professeur d'histoire de l'art à Concordia et étudiante au doctorat, elle fait son jogging en pleine nuit dans les rues du ghetto McGill.«le refuse de vivre dans la peur», lance-t-ellc.«l'aime mieux prendre des risques.» Virginia Nixon est une exception.Depuis quelque temps, la panique s'est emparée des résidentes de ce quartier qui jouxte l'université McGill.Des affiches rédigées en anglais par le Comité de défense des femmes de Montréal ct collées sur les lampadaires ct les murs de certains immeubles ont fait monter d'un cran le sentiment de peur des citoyens.WOMEN BEWARE.Au cours des six derniers mois, plusieurs femmes ont été violées et au moins une femme u été tuée dans le ghetto McGill, peut-on lire sur les affiches encore intactes, la plupart ayant été arrachées.« Il y a plus d'agressions sexuelles, constate Virginia Nixon.Il y a aussi plus de vols dans les inv meubles et dans les voitures; plus de drogues qui viennent frapper à nos portes pour nous demander de l'argent.» Le Comité de défense des femmes soutient qu'au moins six femmes ont été violées dans le GATT: la France mobilise contre le compromis maudit Renter VOIR FEMMES EN A 2 PARIS Le gouvernement français a réaffirmé hier qu'il jugeait inacceptable le projet de compromis sur le volet agricole des négociations du G ATT ct en a appelé à la cohésion nationale pour défendre sa position.lacques Chirac, président du RPR, a parlé de «Munich agricole» et a demandé au gouvernement d'invoquer le compromis de Luxembourg pour refuser l'accord, ajoutant qu'il n'avait «pas besoin pour cela de la caution du Parlement ».«Dans l'état actuel de mes informations, je juge ce projet inacceptable Ct il ne sera pas accepte», a déclaré hier matin le Premier ministre Pierre Bérégovoy depuis la Nièvre.Il visitait un lycée en compagnie du ministre de l'Agriculture { Ican-Pierre Soisson.Celui-ci en a appelé «à l'intérêt national » dans un entretien au lournal du Dimanche.«Par-delà les oppositions politiques, le pays doit affirmer une position commune, |c ne demande pas à l'opposition de se déjuger (.) je lui demande de participer â une action d'intérêt général», a dit lean-Picrre Soisson.Le centriste Pierre Méhaignerie a également déclaré que l'accord n'était «pas acceptable».Il a affirmé sur France-2 ne pas vouloir donner de «quitus au gouvernement compte tenu de la multiplicité des erreurs accumulées».Mais Pierre Méhaignerie s'est dit prêt â participer à un débat parlementaire «pour montrer à l'Europe que cet accord doit être renégocie, rediscuté».«Il faut à mon avis repenser la politique agricole», a-t-il dit.VOIR GATT EN A 2 r».r.M 4 I A2 \u2022 LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 22 NOVEMBRE 1992 Scandales politico-financiers : prenez la queue comme tout le monde ! LOUIS B.collaboration spéciale es deux grands journaux télévisés de 20 heures \u2014 ceux de TFl et de France 2 \u2014 constituent des événements en soi, à cause de leur énorme audience et parce que les principaux acteurs de la vie politique y viennent intervenir en direct, dans des interviews durant dix ou quinze minutes.Avec une audience dépassant les dix millions de téléspectateurs, le «|T»deTFl constitue un enjeu majeur: les passages de tel ou tel leader se négocient dans les détails, la presse écrite annonce et commente à l'avance les interventions, comme on le fait pour un discours du Budget.Prestation fort attendue, donc, vendredi soir, de Michel Noir, sympathique, séduisant et prometteur maire de Lyon, la deuxième ville du pays.Ministre de 1986 à I988, sous le gouvernement Chirac, Michel Noir, à 50 ans fait (ou a fait) partie des éventuels présidentiables en France.Côté droite «éclairée».L'Intérêt de cette affaire, c'est que Michel Noir a un gendre, Pierre Botton, flamboyant homme d'affaires de 38 ans.et actuellement incarcéré à Lyon sous de multiples accusations d'escro- Pucrics, faux, abus de biens sociaux, ils de famille en rupture de ban, sclf-made man, Botton dirigeait une vingtaine de sociétés plus ou moins fictives, et pratiquait des jeux d'écriture et au-> très acrobaties financières à donner le vertige.Entre autres détails, les actionnaires minoritaires d'une de ses sociétés se posaient des questions sur des travaux de plus de 2 millions effectués dans la villa princière de Botton à Cannes, et facturés à la société.Le problème, c'est que ce flambeur \u2014 hôtel particulier à Lyon, appartement au Trocadéro à Paris \u2014 avait un grand nombre d'amis dans l'establishment politico-médiatique, et faisait preuve à leur égard d'une générosité exceptionnelle.Dans le Canard enchaîné», puis dans le Monde, les listes ont commencé à faire leur apparition.Beaucoup de grandes vedettes du journalisme, notamment de la télévision.Un tel avait reçu des sommes importantes pour soutenir.son club de rugby local.Tous, ou presque, avaient plus ou moins fréquemment passé des vacances plus ou moins exotiques aux frais de M.Gendre, s'étaient prélassés au soleil des tropiques au cours de voyages où M.Botton invitait également de futurs gros clients de l'une ou l'autre de ses sociétés.Les stars du petit écran faisaient partie des «arguments de vente».Mats comme il y a aussi le fisc, Botton déclarait parmi ses frais professionnels les sommes et cadeaux versés à tel et tel.Cela chiffrait parfois par dizaines de milliers de dollars.Parmi les bénéficiaires supposés de cette manne se trouvait justement.le maire de Lyon, autre vedette dans son genre.Les faits restent à établir et, comme le disait vendredi, Michel Noir, un beau-père peut se faire inviter en voyage par son riche gendre sans nécessairement pratiquer le trafic d'influence.Vue la situation actuelle de M.Botton, ces invitations deviennent inopportunes.Ajoutons à cela que pour les municipales de 1989 \u2014 où Noir fut triomphalement élu \u2014, le directeur de campagne était Pierre Botton en personne.Quand on connaît l'opacité des financements politiques en France, le dossier semble prometteur.Le mieux dans cette intervention sur TFl, c'est que le nom le plus souvent cité parmi les vedettes «mouillées» par Pierre Botton est celui.du présentateur vedette de TFl, Patrick Poivre d'Arvor.Si l'on avait poussé l'ironie un peu loin, on aurait pu avoir, la veille au soir, le beau-père de Botton interviewé en direct par «PPDA», nommément mis en cause par Botton.Le mercredi soir, d'ailleurs, forcé de mentionner l'affaire, le présentateur avait été obligé de glisser au passage «Pierre 3otton, qui a mis en cause plusieurs journalistes.dont mei-mème ».Un ange est passé.Si la classe française a jusqu'à aujourd'hui ou presque fonctionné sans règles strictes concernant l'argent, l'honnêteté oblige à dire que la presse française ne s'est pas beaucoup préoccupée de déontologie à date.Journalistes spécialisés dans les transports et voyageant à l'année et à l'oeil sur des lignes aériennes, voitures prêtées par des constructeurs, sans parler de multiples voyages de presse bidon vers des destinations ensoleillées.Ce qui fait que, tout naturellement, pratiquement tous les journalistes connus de Paris ont un jour ou l'autre pris place dans un avion ou dormi dans un hôtel sans s'informer de savoir qui payait la note.Le problème, dans ce cas précis, c'est que Botton arrosait très large et ne passait pas inaperçu.À vrai dire, à ce chapitre, il faut signaler au moins une exception spectaculaire: un grand journal quotidien qui a publiquement décrété que plus aucun journaliste n'accepterait un voyage payé, mais que la facture devait être envoyée Impérativement au journal.Politique fort «douloureuse» pour les gens de la maison, mais qui en tirent urte certaine fierté.Il s'agit de Libération.- Mieux encore au chapitre des «affaires».Dix minutes après Michel Noir, voilà une autre personnalité qui apparaît sur le plateau de TFl.Georgina Du-foix en personne, ex-ministre des Affaires sociales, mise en cause dans l'affaire du sang contaminé de 1984-85, menacée de Haute cour de justice et, par-dessus le marché, déjà coulée politiquement comme présidente de la Croix-Rouge française l'année dernière pour avoir couvert l'hospitalisation du «chef terroriste» palestinien Georges Haba-che.Depuis jeudi \u2014 et dans le Monde \u2014 Mme Dufoix est maintenant soupçonnée d' avoir touché un pot-de-vin de quelque 500 000 $ en Suisse à l'occasion de l'achat d'un coûteux scanner.,., et qui plus est pour sa circonscription de Ni mes, où elle se présentait aux élections municipales.À TFl, Mme Dufoix a eu le temps de dire qu'elle poursuivait ses accusateurs pour diffamation et niait tout en bloc.Mais elle ajoutait : « Il faut bien payer les affiches électorales.» À qui le tour dans ces «affaires» qui interviennent à quatre mois des législatives de mars prochain?On a envie de dire: prenez la queue comme tout le monde, le spectacle n'est pas terminé.Demain dans La Presse L'homme derrière le coroner ¦ Derrière It coroner, Il y a l'homme, sa personnalité, ses motivations.Derrière le coroner André boullane, connu du public en raison de son enquête sur le transport scolaire, H y a celui qui a vécu une enfance tout à fait particulière, une enfance qui fait mieux comprendre l'homme qu'il est devenu.Anne Richer l'a rencontré.À lire en page Al.Insolite L Académie de police recrute des volontaires pour se soûler M L'Académie de police du Wyoming recrute quelques volontaires pour une bonne cuite dans le cadre de son programme sur la répression de l'ivresse au volant.Elle recherche six ou sept candidats acceptant de se saouler dans la journée du 1er décembre afin de permettre aux élèves-policiers d'apprendre à reconnaître à quel moment un conducteur doit être considéré comme ivre.«Nous demandons aux étudiants: auriez-vous arrêté cette personne?» explique l'instructeur M.|ohn Rabun.Les volontaires recevront 25 dollars pour leur prestation.Mais ils doivent avoir 21 ans au moins et surtout avoir prévu.de se faire raccompagner.En bref Sauvés de justesse ! ¦ Les 110 passagers et membres d'équipage d'un Boeing 737 d'Acrolineas Argentinas ont échappé de justesse vendredi soir à un incendie sur l'aéroport de San Luis, à 900 km à l'ouest de Buenos Aires, a rapporté hier l'agence argentine Telam.Le feu s'est déclaré alors que l'avion se préparait à décoller.La quotidienne\tà trois chiffres\t569 Tirage d'hier\tà quatre chiffres\t9912 surir.DE LÀ UNE PATROUILLE tint patrouille de sécurité est constituée à Kanesatake nication avec l'agent de liaison de la Sûreté du Québec.«Nous avons décidé de ne pas installer des guérites.Et nous attendons l'argent du fédéral pour avoir nos peacekeepers comme à Kahnawake.La patrouille de sécurité ( Community Watching Team) nous permettra d'éviter les malentendus.Nous voulons être sûrs que nos concitoyens se- i i i ABONNEMENT Le setvtct iboooerofnti tst ouvert du lundi au vendredi dt7h à 17hS0 RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandet annonces Annoncée classées 285-6911 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSÉES Commandât ou correction! lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 50 GRANDES ANNONCES Détaillants National, Té*«* Vacances, Voyages Carrières et professions, nOffWMlK/fM \u2014I ttS-7111 | 285-7202 I 285-7306 285-7265 | 285-7520 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE.LTÊE.7.rue Saint-Jacques.Montreal H2Y1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregtetrtrwrit: nunn»ro *d00» Port de retour garanti.(USPS003692) ChamplaJn N.Y.12919-1518.J RENSEIGNEMENTS 285-7272 i-_-1 ! I I I I I DIMANCHE 22 NOVEMBRE 1992 47-7-01 ront protégés, car la SQ ne veut pas nous protéger», a affirmé le chef Peltier.Du côte de la Sûreté du Québec, on voit plutôt d'un bon oeil l'intervention de la patrouille de citoyens.La Sûreté du Québec n'est pas obligée d'avertir la patrouille à la suite d'un appel, mais admet qu'il est utile de le faire dans les opérations plus délicates ou dans les endroits plus «chauds» de la municipalité, où habitent des Mohawks un peu plus turbulents.«On les avertissait déjà quand on se rendait sur un appel.Ça ne change pas grand chose pour nous.Qu'ils nous escortent, c'est tant mieux pour eux.Ils peuvent dire aux autres de ne pas paniquer quand on arrive», a souligné le porte-parole de la SQ, Luc Ga-doury.Réunis deux jours à l'invitation du conseil de bande de Kanesatake, les chefs de la Confédération iroquoise des six nations et les chefs des conseils élus des communautés iroquoises ont fait bloc derrière jerry Peltier pour lui accorder son appui.Joe Norton, de Kahnawake, a souligné que les nations iroquoises au Canada travaillaient à un plan d'entraide mutuelle afin d'accélérer les négociations territoriales.« Deux ans après la crise d'Oka, il n'y a aucun accord.Nous vouions nous donner un sentiment de sécurité.Nous avons peur en permanence de perdre nos terres», a-t-il Indiqué.Il a soutenu, sans pouvoir donner de précisions, que «des gens avec de l'argent font pression sur les gouvernements pour obtenir ce qu'ils veulent et empêcher la réalisation d'une entente sur les terres.» ?L'hiver s'annonce difficile dans la construction Rappelons qu'il faut qu'un syndicat décroche 50 p.cent des intentions de vote afin de pouvoir négocier avec la Commission de la construction du Québec.En 1987, les centrales admissibles avaient fait une alliance afin de participer aux négociations.Une centrale doit avoir au moins 15 p.cent des votes pour avoir le droit de siéger devant l'Association des entrepreneurs en construction du Québec.Selon les plus récentes statisti- ques de la Commission de la construction du Québec, plus de 40 p.cent des salaries de la construction étaient en chômage l'été dernier.Une note bien sombre au tableau lorsqu'on sait que la très grande majorité des chantiers ferment durant l'hiver.De nombreux travailleurs n'ont même plus droit aux prestations de l'assurance-chômage.C'est notamment le cas de M.André Côté, un manoeuvre spécialisé sans travail depuis plus d'un an.«le me débrouille comme je peux, je travaille comme ébéniste à gauche et à droite en attendant que l'industrie reprenne», a déclaré M.Côté.Un autre travailleur, Patrick Leroux, plombier de métier, avoue qu'il accepte du travail au noir pour survivre.«|e fais de la rénovation depuis un an.Il n'y a pas de travail à plein temps et lorsqu'on a une femme et trois enfants à faire vivre on prend les moyens.Lorsque je travaillais pour un entrepreneur en plomberie, je faisais 23,78$ l'heure.Aujourd'hui, je charge de 13$ à 15$ l'heure et on me paie en dessous de la table.Si je travaillais autant d'heures que lorsque j'étais à l'emploi de l'entrepreneur, je ferais un meilleur salaire net.le n'aime pas faire cela, mais je n'ai pas le choix et aujourd'hui la grande majorité des mes amis dans la construction font comme moi», a déclaré le plombier.Selon Mme Christiane Rioux, de la Commission de la construction du Québec, les salariés de la construction ont travaillé 110 900 000 heures en 1990.En 1991, 90 700 000 heures et au cours des trois premiers trimestres de 1992, les travailleurs ont oeuvré durant 73 000 000 d'heures.Une baisse substantielle par rapport aux années précédentes* Cette chute des activités est évaluée à 20 p.cent pour 1993.De plus, le nombre des salariés a fléchi de 8.6 p.cent en 1991 et la moyenne d'heures travaillées par salarié est passée de 959 en 1990 à 858 en 1991 et pourrait atteindre les 750 cette année.?Une facture de 110 millions $ teau, notamment l'impressionnante salle des banquets, où la reine Elizabeth recevait les grands de ce monde.Le plafond de la salle, sculpté et décoré de moulures, a entièrement brûlé.La galerie n'est plus qu'un décor de voûtes et de char- pentes effondrées.Par chance, l'immense table d'acajou, la plus longue du monde, qui trônait au milieu de la salle des banquets n'a pas été touchée puisqu'elle avait été démantelée et déplacée avant les travaux de rénovation entrepris récemment au château.La galerie, commencée au XIIIe siècle par Edward III pour recevoir ses chevaliers, fut remaniée sous Edward IV et George IV, qui en firent un des plus beaux écrins de l'architecture royale, décoré de statues et d'armures.Elle est aujourd'hui la principale victime de l'incendie.Toutefois, l'essentiel des toiles et dessins de maîtres a pu être sauvé, de même que des tapis, tentures et antiquités rapidement empilé à l'extérieur des murs et évacués ensuite par une flotiIle de camionnettes.La reine Elizabeth, accompagnée du prince Edward, a passé hier plus d'une heure sur lès lieux, évoluant parmi les gravats pour estimer les dégâts.La souveraine réside généralement a Windsor à Noél et à Pâques,' et avait prévu d'y fêter ce week-end son 45e anniversaire de mariage.?FEMMES Les femmes de Mlrton-Parc en ont assez de vivre dans la peur ghetto McGill au cours des dix dernières semaines.Ces chiffres sont toutefois contestes par la police de la CUM qui ne rapporte que trois incidents sans gravité depuis le début de l'année.«Deux étudiantes de McGill ont été agressées sexuellement de même qu'un piéton dans l'échan-geur de l'avenue des Pins.Il s'agissait, dans les trois cas, d'attouchements sexuels», indique le sergent-détective Marchand, du poste 25, dans le centre-ville de Montréal.Qui croire?.Difficile de répondre a cette question.« Il est impossible de savoir si les agressions sexuelles augmentent, souligne Leona Heillig, du Centre de prévention des agressions de Montréal.Mais une chose est certaine, les gens en parlent plus que par le passé.» Les données les plus récentes témoignent d'une augmentation des agressions sexuelles de 10 p.cent en 1991.Il y a eu 1464 agressions sexuelles l'an dernier sur le territoire de la CUM comparât!- I GATT I I GATT: la France mobilise contre It compromis maudit De son côté Jacques Delors, président de la Commission euro- vement à 1322 en 1991.Ce nombre était de 1058 à la fin du mois de septembre de cette année.La police estime, cependant, que la situation n'est pas alarmante.«La majorité des agressions ne surviennent pas dans les rues, ni dans les parcs ou dans les ruelles», assure le directeur du poste 34, dans le quartier du Plateau Mont-Royal, Pierre Binette.«Le principal problème c'est la violence conjugale.» Sept femmes sur dix connaissent leur assaillant, indique-t-il.La plupart du temps, elles se font agresser par un homme rencontré dans un bar quelques heures plus tôt.«Elle prennent un verre ou deux et deviennent moins méfiantes», ajoute le sergent-détective Marchand.Marches exploratoires Mais selon Natalie Siltzer, du Comité de défense des femmes de Montréal, la police ne prend pas suffisamment au sérieux les affaires d'agressions sexuelles.«Cela explique que plusieurs femmes renoncent à porter plainte», dit-elle.Récemment, des groupes ont décidé de passer à l'action.Les initiatives se multiplient.L'organisme Tandem Montréal organi- péenne, a souligné que le compromis conclu vendredi était «une étape inévitable mais pas encore la vraie négociation».Les responsables des organisations agricoles ont unanimement dénoncé le projet d'accord dès se notamment des «marches exploratoires».L'exercice consiste à identifier des lieux considérés dangereux par les femmes pour ensuite adresser des propositions à la ville et à la police en vue de corriger la situation.De six à huit personnes, en majorité des femmes, vont se regrouper pour étudier la signalisation d'un endroit donné, l'éclairage, la conception architecturale, etc.Une personne du groupe prendra des notes alors qu'une autre se chargera de l'animation.Quatre marches exploratoires sont prévues en décembre.« Les gens ne veulent plus rester passifs, ils veulent savoir ce qui se passe dans leur quartier et ils veulent participer à des activités», fait remarquer Virginia Nixon, porte-parole d'un comité qui vient tout juste de voir le jour dans le quartier Milton-Parc.«Personnellement, le n'ai pas peur.Mais je sais qu'il y a de plus en plus d'incidents.Les gens veulent savoir ce qui se passe ; Ils veulent avoir la description des suspects et les circonstances de l'agression.» Le comité du quartier Milton-Parc entend organiser des patrouilles la nuit.Des membres vendredi et ont annoncé des actions de protestation pour mer-crcdl, journée qui doit être consacrée à un débat sur l'agriculture à l'Assemblée.Quelques manifestations ont eu Heu dès la soirée de vendredi et dans la journée d'hier dans le doivent aussi assurer les relations avec la police; d'autres comptent réaliser des affiches dans le but d'informer le public sur les plus récentes affaires d'agressions.Le Centre des agressions sexuelles de l'université McGill publie déjà dans le journal étudiant' les incidents survenus dans le quartier.Et Walk-Safe, formé d'environ 300 bénévoles, de McGill, offre d'accompagner des, étudiantes et d'autres femmes dans le voisinage de l'université, de 16 h 30 à 2 h du matin, les vendredis et les samedis.Le service prend fin à minuit du lundi au jeudi.«On reçoit une moyenne de 50 à 60 appels par jour», révèle Fiona Délier, de Walk-Safe.Cet organisme et le Centre des agressions sexuelles de McGill souhaiteraient travailler en collaboration avec la police.«Nous avons fait une tentative dans ce sens, mais les policiers nous ont répondu qu'ils n'avaient pas besoin de nous», explique Fiona Délier.Que dit la police?«Nous ne pouvons rien faire si les femmes ne déposent pas formellement une plainte.» ?Nord, le Pas-de-Calais, la Manche et en Bourgogne.Pierre Bérégovoy a demandé aux responsables agricoles d'éviter «la violence et les gestes inconsidérés qui ne peuvent que nuire à la cause de l'agriculture».?PUBLI REPORTAGE UN CAHIER SPÉCIAL À NE PAS MANQUER MERCREDI DANS \\ Robert Duguay LA PRESSE, MONTRÉAL DIMANCHE 22 NOVEMBRE 1992 Dépotoir Miron: Rotrand accus e Montréal de cacher la vérité sur les risques d'explosion GILLES PAQUIN ¦ L'administration municipale manque de franchise sur les problèmes que pose l'enfouissement des déchets à l'ancienne carrière Miron et minimise les risques que cela fait courir à la population, a déclaré hier le conseiller du district de Snowdon» Marvin Rotrand.À titre d'exemple, le conseiller de la Coalition démocratique de Montréal soutient que la Ville tente de cacher qu'une explosion de biogaz se soit produite dans ce centre d'enfouissement, dans la nuit du 9 novembre dernier.«Plutôt que de prendre les mesures qui s'imposent en pareilles circonstances pour vérifier l'origine du bruit d'explosion, la Ville se contente de faire des hypothèses farfelues», lance M.Rotrand indigné.Selon le conseiller, des témoins dignes de confiance lui ont rapporté avoir clairement entendu une explosion au Centre de tri et d'élimination des déchets, vers 2 h 50 du matin.La police de la CUM s'est cependant rendue sur place mais n'a rien trouvé pour expliquer la provenance de ce bruit.Un porte-parole du Centre, Pierre d'Amour, a pour sa part indiqué que les employés avaient parcouru les lieux sans succès, le lendemain, dans l'espoir de retracer des signes d'explosion.Il a été incapable d'expliquer la provenance de ce bruit inusité.Un autre fonctionnaire municipal, l'inspecteur Jacques Fafard, a quant à lui attribué le bruit sourd au passage d'un avion franchissant le mur du son.Des experts consultés par M.Rot-land lui ont affirmé qu'une explosion de biogaz était tout à fait possible.L'endroit où s'est produit l'incident est caractérisé par la présence d'une faille géologique qui facilite l'accumulation, hors de l'emplacement, des gaz explosifs, dit-il.Une telle déflagration ne laisse aucune trace si elle se produit dans un terrain vague accidenté, note le conseiller.Mais celle-ci serait survenue précisément à l'endroit où la Ville envisage de construire une usine de transformation du biogaz en électricité.Selon le conseiller de Snowdon, M.Marvin Rotrand, le nombre de puits de captage des biogaz est insuffisant au Centre de tri et d'élimination des déchets de Montréal.photo armano trottibmj presse L'emplacement étant selon lui peu sécuritaire, M.Rotrand s'étonne de la légèreté avec laquelle les autorités du Centre traitent cette explosion nocturne.Scion lui, il fallait fermer les lieux à la circulation ; effectuer des mesures du taux d'explosivité au niveau du sol ; vérifier l'état des pierres fraîchement fracturées et vérifier l'état du camion de Legault et Touchette, évacué discrètement le lundi matin.Si l'explosion est confirmée, la Ville doit prendre les moyens pour aérer le sous-sol.C'est à dire installer des puits de captage du biogaz, là où la situation l'exige, dit M.Rotrand.D'après lui, plusieurs des puits existants sont bloqués et parfaitement incapables d'évacuer les gaz pendant que l'une des pompes Den-tech-Hibon récemment installée est hors d'usage et que la deuxième ne fonctionne qu'à demi-régime.Cet événement marque une étape «importante et grave» dans l'histoire du méga-dépotoir de Montréal, affirme M.Rotrand.C'est la première fois qu'une telle explosion se produit et cela démontre que le système de sécurité ne fait pas adéquatement son travail.Signalons que l'accident s'est produit à proximité de résidences du quartier St-Michel, le long de la 2e Avenue.Audiences publiques pour les hémophiles infectés d'après Canadian Press WINNIPEG ¦ Les hémophiles infectés par des produits sanguins contaminés dans les années 80 pourront faire part de leurs doléances aux audiences publiques qui se tiendront la semaine prochaine à Ottawa, a fait savoir le Dr Rey Pagtakhan, député de Winnipeg North.M.Pagtakhan, président du sous-comité des Communes sur la santé, espère que les audiences mèneront à une enquête publique, même si le ministre fédéral de la Santé, M.Benoît Bouchard, a écarté cette idée mercredi.«Nous voulons restaurer la confiance en notre système d'approvisionnement en sang et nous voulons donc être assurés que notre politique en matière de sang est absolument sans danger», a déclaré M.Pagtakhan.La Société canadienne d'hémophilie a attribué aux atermoiements bureaucratiques des années 80 le fait que des centaines d'hémophiles aient été contaminés par le virus du sida à la suite de transfusion de sang contaminé Le traitement du sang par chauffage n'est devenu obligatoire qu'en 1985, même si des scientifiques du monde entier réclamaient que le sang soit chauffé dès 1983.M.Pagtakhan a déclaré qu'il continuerait sa campagne sur cette question et qu'il ferait pression pour obtenir une plus grande indemnisation des hémophiles atteints du sida jusqu'à ce que les Canadiens aient des réponses satisfaisantes.Environ 80 recours collectifs ont été intentés contre les gouvernemernts provinciaux.La première de quatre audiences aura lieu jeudi prochain et M.Pagtakhan espère avoir des réponses de M.Bouchard, du Comité du sang du Canada et des hémophiles contaminés.Il veut également avoir le point de vue du ministre de la Santé du Manitoba, M.Don Orchard, qui présidait les réunions au cours desquelles le ministres de la santé des provinces se sont prononcés contre l'indemnisation.400 candidats pour 80 postes de correcteur d'examens RAYMOND CERVAIS ¦ La récession frappe tout le monde, même ceux qui détiennent un baccalauréat.Aussi 400 personnes se sont-elles présentées hier matin à Montréal, au concours organisé par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Science, visant à trouver quelque 80 correcteurs d'examens d'admission à l'université.Les responsables s'attendaient à ce que quelque 150 candidats se présentent^ tout au plus.Mais à lOh hier matin, ils étaient près de 400 à faire la queue devant la porte de l'amphithéâtre du pavillon Hubert-Aquin de l'Université du Québec à Montréal, où se tenait le fameux concours.Devant cet achalandage inattendu, Mme Nicole Lirette, coordonna-t rice de l'évaluation du français écrit auprès du ministère, a décidé de tenir une seconde séance à 13 h afin de permettre à tous les candidats de se présenter à l'examen.Ce dernier avait également lieu, au même moment, à Trois-Rivières et à Québec.Les candidats choisis devront corriger des textes rédigés par les étu- diants qui désirent s'inscrire aux différentes universités francophones du Québec.Selon Mme Lirette, ils seront appelés à corriger les textes à partir d'une grille d'évaluation comportant des critères qui évaluent le discours et la langue.Les politiques de connaissance de la langue du ministère de l'Enseignement supérieur prévoient en effet que des tests de français doivent être administrés à tout étudiant qui soumet sa candidature à une université.Tous les candidats qui se sont présentés hier devaient être détenteurs d'un baccalauréat, posséder une excellente maîtrise de l'orthographe, de la grammaire, de la syntaxe et de la ponctuation.Ils devaient aussi être des lecteurs rapides et efficaces.Toujours selon Mme Lirette, il s'agissait hier d'une première sélection.Une deuxième sera faite le 5 décembre parmi les candidats dont les noms auront été retenus.Quant à la sélection finale, elle sera effectuée lors d'entrevues individuelles.Le travail des correcteurs commencera en janvier et se poursuivra durant cinq ou six semaines.Près de 400 personnes se sont présentées hier matin, à Montréal, au concours organisé par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Science, visant à trouver 80 correcteurs d'examens d'admission à l'université.photo bernaro brault.tJ Preste MEURTRE À GRAND-MÈRE ¦ Un homme de 24 ans a été arrêté hier par la Sûreté du Québec de Trois-Riviè-res relativement au meurtre de Dany Carpentier, 31 ans, survenu la veille à Grand-Mere.Le suspect a été appréhendé vers 9 h, hier matin, au Centre hospitalier de Shawinigan-Sud où il séjournait depuis le 20 novembre au matin.Il devrait comparaître demain au palais de justice de Shawinigan.La victime, retrouvée dans son logement du 591, 3e Avenue, à Grand-Mère, aurait été poignardée à trois reprises.Le mobile du meurtre est toujours inconnu.rc, a Kawdon, et procédé à l'arrestation d'un homme de 24 ans.La valeur approximative de ces plants est de 10500$.De plus, les policiers ont saisi l'équipement nécessaire à une telle plantation, évalué à 2500$.Le suspect devrait comparaître demain au palais de justice de Miette pour répondre à des accusations de culture et de possession de stupéfiants dans le but d'en faire le trafic, de bris d'engagement et de bris de probation.Trois hommes heureux.La semaine dernière, j'ai rencontré au moins trois hommes heureux.Ou satisfaits, ce qui revient probablement au même, encore que dans ce domaine-là, on ne peut jamais être certains de rien.Disons pour faire une histoire courte, qu'on était bien contents de se voir.Encore que dans le cas du premier, on s'est seulement parlé au téléphone, je ne sais même pas à quoi il ressemble, gros, maigre, poilu?Je pense qu'il doit s'être fait des petits plis au bord des yeux à force d'être fier de l'ouvrage qu'il a fait.Christian Baillargeon, avocat à l'Aide juridique, vient de gagner un procès, pas n'importe lequel.«|'ai travaillé très fort», m'a-t-il dit en riant.|e vous avais déjà parlé de Nacer Touat, cet artisan qui avait laissé traîner un magnétophone dans la salle où un comité d'évaluation du CIDEQ devait apprécier la qualité de ses oeuvres et lui émettre, ou lui refuser, un permis de vente.Nacer s'y était fait traiter de toutes sortes de noms d'oiseaux, notamment de «twit»; les huit membres du tribunal administratif avaient passé leur temps à se demander de quelle façon ils pourraient s'y prendre pour le caler, ils avaient évoqué son mauvais caractère, son attitude avec les femmes, et ils l'avaient finalement renvoyé chez lui avec une note insuffisante.Or, le bon juge Pierre Tessîer, de la Cour supérieure, vient de statuer que l'enregistrement des conversations des huit grands, même s'il constituait un acte illégal, pouvait être admis en preuve s'il y avait lieu de croire que justice n'avait pas été rendue.« |'ai travaillé fort, je suis très content, a dit Me Baillargeon.Les procureurs de la Ville n'ont pas contesté, un nouveau comité d'évaluation a été forme, le choix de ses membres a été entériné par le Comité exécutif et mon client pourra soumettre une nouvelle demande de permis».Le présumé «twit» aussi est content.Il m'a appelé pour me le confirmer.«Je vivais une époque difficile quand cette affaire-là m'est tombée dessus.|e m'étais juré qu'ils ne s'en sauveraient pas.» * * * Mon deuxième homme heureux a un grand nez.Pas pour en faire une maladie, point de cap ni de péninsule, un bon pif.Comme on n'était pas certains de se rencontrer, il m'avait laissé une lettre avec l'exemplaire du livre-cassette qu'il vient d'écrire, de composer et d'éditer sans subvention.Il m'explique combien c'est difficile pour les «jeunes baveux» de son espèce de se faire une place, fut-elle bien modeste, dans l'industrie du livre.Il parle de Stanké «qui demande au gouvernement d'imposer un moratoire sur les nouvelles maisons d'édition» et à qui il est allé dire ce qu'il pensait, haut et fort; il dit aussi que les gens qui achètent des billets à 90$ pour le Fantôme de l'Opéra n'ont pas le droit de se plaindre du prix des livres.Il a écrit tout ça pour rien parce que finalement, j'ai trouvé Cano au Salon du Livre et j'ai pu l'entendre gueuler de vive voix contre tous les rado-tcux qu'il y a récemment fréquentés.Mais il est heureux quand même.Au Salon, des centaines d'enfants sont arrêtés au stand de «La légende du cerf-volant magique» pour entendre les aventures de Chaporose, Toast-au-miel, Coco de l'Echo et Sol vie.la chatte qui roule ses r.Tant qu'il y a des enfants, Cano est capable d'endurer les grandes personnes.«Ce que j'aime des enfants c'est que s'ils trouvent que tu as un gros nez, ils disent hey, t'as bien un gros nez.» * * * Mon troisième personnage sent bon.Il sent la racine de coriandre, le basilic thaïlandais, le galangal, l'extrait de bergamote.le me suis retrouvé dans sa cuisine de la rue Sanguinet lundi soir, il m'a raconté comment lui-même avait trouvé le chemin.Un après-midi qu'il se promenait dans le quartier chinois de Vancouver, il a eu comme une illumination olfactive si j'ose dire.Au repas du lendemain soir, il annonçait à sa famille qu'il deviendrait cuisinier! Ce n'était pas exactement comme ça que son paternel avait figuré l'avenir de son grand garçon barbu et il a beaucoup rechigné.Thomas n'en a pas moins abandonné l'université et acheté un billet aller simple pour Bangkok.Pendant un an et demi, il a étudié les herbes, les fruits et légumes, épices, racines qui font de la cuisine orientale ce qu'elle est, subtile, toute en nuances et en chatouillements de papilles.«Une fois par semaine, je louais les services d'un interprète peur aller au marché.|e me suis offert de ces orgies d'odeurs.» Après quelques tribulations, Thomas a fini par s'installer dans sa grande cuisine de la rue Sanguinet; immense réfrigérateur, poêle au gaz; à sa fête, il s'est offert la marmite de cuivre qu'il convoitait depuis.toujours.Thomas m'a bien sûr parlé du quartier chinois, de l'endroit où il prenait ses herbes, de sa poissonnerie où les crevettes les plus fraîches en ville étaient aussi les moins chères.«Les gens ne se rendent pas compte de la richesse de ce quartier-là.» L'EXPRESS DU IVI SAISIE DE 210 PLANTS ¦ La Sûreté du Québec a effectué vendredi une saisie de 210 plants de mari-, juana dans un domicile du rang Kilda- SAISIE DE COCAÏNE ¦ Assistés de leurs confrères de la Sûreté municipale de Varennes, les policiers de l'escouade du crime organisé de de la Sûreté du Québec ont saisi 18 grammes de cocaïne d'une valeur de 14000$ et pour 2500 $ de cannabis dans un appartement de la rue L'Aqueduc, à Varen- nes.Les policiers y ont découvert 4700 $ en argent ainsi que trois balances.Un homme de 42 ans a été arrêté sur les lieux et devait comparaître hier au palais de justice de Sorel pour répondre à des accusations de possession de stupéfiants dans le but d'en faire le trafic et de bris de probation.JOCELYN TURCOTTE RÉÉLU k L'APPQ ¦ Le président sortant de l'Association des policiers provinciaux du Quebec, M.locelyn Turcotte, a été réélu hier pour un troisième mandat consécutif.Des 16 postes qu'il y avait à combler au suffrage universel des membres (près de 4300 policiers), 10 ont été comblés sans opposition.Comme c'est la coutume au sein de l'APPQ, c'est à Drummondville qu'avait lieu hier après-midi le dépouillement du scrutin.L'AUTOBUS BIENTÔT ACCESSIBLE AUX PERSONNES HANDICAPEES ¦ À partir de 1995 les autobus de la CTCUM seront plus accessibles aux personnes handicapées, en particulier aux usagers en fauteuil roulant, mais pas la métro.C'est ce qu'ont déclaré hier des représentants de la Société de transport de la Communauté urbaine lors du congrès «Loisir en premier» organisé par l'Association régionale pour le loisir des personnes handicapée^ de l'île de Montréal.La CTCUM mettra alors en service un nouveau modèle d'autobus permettant l'accès en fauteil roulant.Elle juge cependant prohibitif de rendre le métro aussi accessible, évaluant que le coût des transformations s'élèverait à 170 millions.Des mesures seront toutefois adoptées pour faciliter les déplacement des handicapés visuels ou auditifs.FERMETURE DU BOULEVARD DANIEL-JOHNSON ¦ Le ministère des Transports du Que-bec prévient les automobilistes que le boulevard Daniel-lohnson sera fermé toute la journée dimanche, dans les deux directions, à la hauteur de l'autoroute 440.Un accident survenu à cette intersection a rendu les feux de circulation inutilisables.La boulevard devrait être ouvert demain matin.v\\ A4 LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 22 NOVEMBRE 1992 Si i 3 TT v Manuel Foglia: «Le pire des juges, c'est Fournier.J'ai un défi à lui proposer: je lui écris quatre téléromans et il vient faire deux reportages en Inde.Je parie qu'il ne dure pas deux jours à New Delhi.» «J'ai pensé tout laisser tomber » Manuel Foglia a trouvé pénible le début de la Course destination monde MATHIAS BRUNET collaboration spéciale ¦ Lorsqu'on interroge Manuel Foglia, deuxième à ce jour au classement de la Course destination monde, une question surgit inévitablement: le fait d'être le fils de Pierre Foglia, célèbre columnist à La Presse, est-il lourd à porter?« Mon nom m'apporte une certaine forme de pression, répond spontanément Manuel.Mais je m'y suis habitué.Depuis ma jeunesse, les gens font constamment allusion à mon père lorsqu'ils me parlent.Nous possédons des points en commun, comme la timidité et la modestie mais pour le reste, nous sommes différents.» Pendant la course.Manuel tente de ne pas se laisser accabler par cette pression: «Lors de mon départ, j'ai pris soin de laisser mon père au vestiaire.Je garde de lui uniquement le souvenir de l'homme que j'aime et que j'admire.» Manuel Foglia procédait au montage de son plus récent film, dans sa chambre d'hôtel de Pékin, lorsqu'il a relaté ses pérégrinations.Au cours de l'entretien, le jeune homme de 27 ans livrera ses états d'âme à l'état brut.En trois mois de voyage, où il a parcouru l'Inde, l'Afghanistan, le Pakistan et la Chine, les moments mémorables, de peine ou d'extase, abondent ; que de choses à raconter.Début de course difficile Manuel a vécu un début de course pénible: «Lors des premieres semaines, j'ai pensé tout laisser tomber; quelle angoisse! Avec mon baccalauréat en cinéma à Concordia, j'avais quitté le pays avec une bonne dose de prétention.Mais les dures réalités de la course m'ont vite ramené sur terre.C'est difficile de produire un bon film, d'arriver à exposer en quatre minutes nos feelings profonds.)'ai vécu de grands moments en allant simplement acheter une pomme ou attendre l'autobus.Comment l'exprimer dans un film?» Foglia a également constaté combien les sujets de film tombent rapidement à l'eau: «Partir en reportage avec une idée préconçue, c'est comme chercher une personne inconnue lors d'un match de finale de la Coupe Stanley au Forum alors que t'as ni son nom ni son numéro de billet.» Non à la compétition Manuel a horreur de l'aspect compétitif de la course: «Au début, je freakais sur les points.Mais à un moment donné, j'en ai eu assez de cette compétition, l'ai décidé de me concentrer à faire des films pour le public seulement.Il me fallait décrocher car jetais devenu dépressif.Désormais, je ne porte plus attention aux juges et à leurs commentaires parfois déplacés.Le pire, c'est Fournier.|'ai un défi à lui proposer: je lui écris quatre téléromans et il vient faire deux reportages en Inde.|e parie qu'il ne dure pas deux jours à New Delhi.Il va chier dans ses culottes! » Après cette petite envolée oratoire pour le moins bouillante, Foglia se reprend quelque peu: «Vas-tu écrire tout ça?Peut-être ne devrais-tu pas parler de Fournier.Mais il faut me comprendre, ses commentaires sont très durs à accepter.On bûche comme des fous pour arriver à produire un film et nos conditions sont loin d'être idéales.» Outre le fait de devoir produire de bons films rapidement.Manuel a été frappé fA: plein fouet par le choc culturel en Asie: « Quand j'ai mis les pieds en Inde, je ne me suis jamais senti si petit de ma vie, si ignorant.Tout était tellement différent.Le Canada se trouvait très très loin.Pour un gars qui n'a pas beaucoup voyagé, tu arrives en Inde et tu te dis: le monde est pas mal plus grand qu'on pense!» Le contraste entre l'Inde et le Québec l'a marqué.Il a constaté avec désolation à quel point la pauvreté est flagrante en Inde: «C'est hallucinant de voir les gens crever dans la rue! Des enfants sont étendus par terre avec des mouches sur eux.|e suis très sensible à ça.Le pire, c'est que cette misère est rendue banale, intrinsèque.Malgré tout, l'Inde est d'une grande beauté.» Le jeune Foglia était très mal à Taise dans les rues de New Delhi : «Moi, le petit touriste blanc aux habits propres, j'avais l'air d'un beau tata au milieu de tous ces gens en pyjama.» Est-il heureux ?Manuel Foglia est-il heureux en ce moment?« |e connais des hauts et des bas.|e vis des moments de joie et comme des périodes d'angoisse intense.En ce moment, j'ai du travail par-dessus la tète, l'ai seulement hâte d'en sortir.En fait, j'ai pas vraiment le temps de faire autre chose que des films.|e devrais peut-être relaxer un peu.» Manuel ressent par contre une joie immense quand il livre ses films aux douanes, à destination de Radio-Canada: «À ces moments-là, je suis comme un lion.Mais c'est très difficile d'expédier mes documents, car je ne possède pas de carte de presse.Les douaniers sont d'une méfiance.En plus, ils aiment abuser de leur pouvoir et se font un plaisir de mettre les bâtons dans les roues.Mais je m'y fais, j'ai une nouvelle attitude, le travaille tellement d'arrache-pied pour mes films qu'au moment où j'arrive aux douanes, je suis survol té: tassez-vous de mon chemin ou je vous bûche toute la gang que je leur dirais!» À la toute fin de la conversation téléphonique d'une heure.Manuel Foglia, après avoir pris des nouvelles des Blue lays et du Canadien, fait une mise en garde: «Ne beurre pas trop épais dans ton article, l'aime pas le pathétique.Parle surtout pas de maladie.Raconte leur plutôt mes hauts et mes bas, le plaisir que je tire de participer à la Course destination monde et mes impressions sur l'Asie.» 118 900 $ T.P.S.incluse* T.V.Q.incluse* - Terrain inclus* - Infrastructure incluse 100% _i \"Informez-vous des conditions.5garantie 127, rue DudoS-DecelleS(parlebooiMane-Victorin) APCHQ Boucherville ibSLa* Tél.: 641-1190 i?É S U LTAT S loto q u c b e c uebec Tirage du 92-11-21 RÉSULTAT*
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