Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales - Le Monde
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

La presse, 1992-11-23, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" f.fi Le Monde LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 23 NOVEMBRE 1992 Les entreprises japonaises éviteraient le Québec Presse Canadienne Pas de nouvelles négociations, prévient Mulroney LW incertitude politique et la question de la langue tiennent les investisseurs japonais à l'écart du Québec.C'est ce qu'a fait valoir un professeur de science politique du Collège Ramapo, au New Jersey, M.Joseph Le-May, lors de la huitième conférence biennale du Conseil américain des études québécoises, à Montréal.Le Québec n'a pas obtenu sa juste part des investissements japonais, comparativement à l'Ontario et à la Colombie-Britannique, a soutenu M.LeMay.En I989, seulement neuf p.cent des entreprises japonaises installées au Canada étaient situées au Québec, contre 20 p.cent en Colombie-Britannique et 54 p.cent en Ontario.L'universitaire a aussi fait valoir que le type d'investissements japonais au Québec n'était pas nécessairement à l'avantage des Québécois.Vente et distribution M.LeMay a affirmé qu'il s'agissait surtout d'investissements dans des entreprises de vente et de distribution de produits fabriqués ailleurs, surtout au lapon.«Le Québec n'a pas réussi à attirer autant d'investissements de qualité que les autres gouvernements régionaux», a-t-il affirmé.Par comparaison, il a indiqué que les investissements japonais en Colombie-Britannique étaient davantage concentrés dans le domaine des ressources naturelles, de la nourriture, du tourisme et de l'immobilier.Il a ajouté que les Japonais avaient investi dans presque tous les domaines en Ontario, surtout dans le domaine financier et le secteur manufacturier.Coeur M.LeMay a fait remarquer que les japonais considéraient le secteur manufacturier comme le coeur de leurs activités économiques globales.Or, au début des années 1990, ce secteur ne représentait que 12 p.cent des investissements japonais au Québec.Plus de la moitié des 12 entreprises manufacturières japonaises alors installées au Québec fabriquaient des pièces d'auto destinées aux usines d'assemblage onta-riennes.Deux assemblaient des téléviseurs, et les autres fabriquaient des produits aussi variés que des lentilles optiques, des canots et des fermetures éclair.Une entreprise japonaise avait également acquis l'entreprise de pâte et papier Reed, à Québec.M.LeMay a également fait remarquer que le Québec avait attiré peu d'investissements immobiliers et aucun investissement dans le domaine touristique ou financier.Par contre, des firmes japonaises distribuent un nombre impressionnant de produits, comme des réfrigérateurs, des chaussures, des automobiles et des caméras vidéo.Incertitude Selon M.LeMay, les japonais sont en général sensibles à l'incertitude, et la situation politique actuelle au Québec les inquiète.M.LeMay, un Américain dont les grands-parents sont originaires d'Alma, a ajouté que plusieurs entrepreneurs japonais lui avaient fait part de leurs craintes au sujet de la politique linguistique québécoise.Plusieurs ont exprimé du déplaisir a l'idée d'apprendre le français, après avoir travaillé à maîtriser l'anglais.M.LeMay a affirmé que ces entrepreneurs s'inquiétaient également au sujet de la langue de l'éducation; ils ne semblent pas comprendre qu'il leur était possible d'envoyer leurs enfants dans des écoles anglaises en veriu d'exemptions spéciales.PHILIPPE DUBUISSON Lors de son premier discours post-référendaire au Québec, le premier ministre Brian Mulroney s'est dit convaincu de la volonté des Québécois de demeurer citoyens canadiens; il ne croit pas d'autre part qu'ils tiendront son gouvernement responsable de l'échec des négociations constitutionnelles.Dans un même souffle, il a cependant prévenu les Québécois que son gouvernement n'avait aucunement l'intention dans un avenir prévisible de relancer les négociations fédérales-provinciales en vue de renouveler la Constitution et de réparer «les erreurs de 1982».«Nous devons prendre acte de certaines réalités incontournables qui vont déterminer quelle route nous devrons suivre désormais.Dans un avenir prévisible, cette route ne passera pas par la réforme constitutionnelle», a déclaré M.Mulroney lors d'un brunch-bénéfice à Montréal, hier.Devant quelque 1 800 convives qui ont déboursé 500$ chacun pour engraisser la caisse du Parti conservateur en vue des prochaines élections, M.Mulroney a aussi donné peu d'espoirs au gouvernement du Québec qui espère conclure des ententes administratives pour le transfert de tout le domaine de la formation de la main-d'ocuvre.«L'entente de Charlottetown n'existe plus», a-t-il simplement dit.La semaine dernière, le ministre fédéral des Affaires constitutionnelles, |oe Clark, et son collègue de d'Emploi et de l'Immigration, Bernard Valcourt, avaient aussi accueilli avec une certaine froideur les demandes du gouvernement Bourassa sur la main-d'oeuvre et la gestion de l'assu-ranec-chômage.Tous les efforts Malgré l'échec «du parti de la réconciliation nationale» à ramener le Québec dans le giron de la famille canadienne dans «l'honneur et l'enthousiasme», M.Mulroney se dit convaincu que les Québécois ne lui en tiendront pas rigueur.«Le gouvernement a déployé tous les efforts possibles pour permettre le retour du Québec dans la famille constitutionnelle», a dit M.Mulroney.«Les partisans et membres du gouvernement que j'ai l'honneur de diriger pourront dire à leurs compatriotes: '|e me suis engagé à travailler pour un Québec et un Canada plus unis et plus prospères, et j'ai tenu parole'.» Le premier ministre a ajouté qu'une nette majorité de Québécois, qu'ils aient voté OUI ou NON à l'entente de Charlottetown, entend maintenir sa citoyenneté canadienne.Après avoir tourné la page sur la question constitutionnelle, M.Mulroney a livré un discours à saveur économique et électorale, reprenant les principaux thèmes des allocutions qu'il a livrées à Ottawa et Toronto la semaine dernière.Encore une fois, il a indiqué que son gouvernement refusera de laisser augmenter le déficit pour donner un peu de tonus à une reprise économique anémique.Une immigrante chilienne choisie «patriote de l'année» de la SSJB JEAN-PIERRE BONHOMME La réalité nationale des Québécois, malgré ce que certains veulent faire croire, n'a jamais été fondée sur un esprit d'ethnicité exclusif, sur la race «pure laine»; au contraire, elle a toujours été marquée d'une ouverture aux autres \u2014 au point même de produire un certain métissage.Le vice-président du Parti québécois, M.Bernard Landry, commentait ainsi, hier midi, en s'adressant à divers représentants des communautés ethniques de la ville, l'octroi, par la Société Saint-lean-Baptiste de Montréal, à une immigrante d'origine chilienne, Mme Carmen Sabag Olmedo, du titre de «Patriote de l'année».Il invitait les immigrants, à cette occasion, à participer résolument à «l'aventure collective d'un peuple qui a marqué son destin par l'ouverture aux autres».Mme Sabag, ont signalé les présentateurs, est «une sociologue et une militante progressiste» venue du Chili en 1973.Elle effectue du travail de recherche en sociologie québécoise avec des u-niversitaires et elle travaille dans le secteur de la santé et de la sécurité.Elle a été responsable du Comité des communautés culturelles du Parti québécois et porte-parole du Rassemblement des communautés culturelles pour le NON, lors du dernier référendum.Émue Mme Sabag s'est dite hier «profondément émue».Elle a dit épouser la cause québécoise; le Québec est maintenant «sa patrie».Elle a recommandé aux Québécois de faire respecter intégralement les dispositions de la loi 101 relatives à la promotion de la langue française.Elle a aussi dit croire que bientôt, les Québécois «pourront célébrer la victoire d'un peuple qui a toujours su se tenir debout».La proclamation de ce titre de «Patriote de l'année» coïncide avec la «Journée des Patriotes», une célébration officiellement établie sous le gouvernement Lé-vesque.Le titre a été octroyé hier à Montréal par le président de la SSIB, M.lean Dorion, dans le cadre d'un «brunch» organisé au Centre Saint-Pierre par un groupe de membres de l'ex-Rassem-blement des communautés culturelles pour le NON.Elle a été faite aussi dans l'après-midi à Saint-Denis (sur le Richelieu) \u2014- le lieu où, le 22 novembre 1837,250 rebelles avaient mis 500 soldats britanniques à la Le président de la SSJB, M.Jean Dorion, a proclamé hier Mme Carmen Sabag Olmedo, une immigrante chilienne arrivée en 1973, «Patriote de l'année».déroute.Mme Sabag a pris la parole aux deux endroits.Ouverture M.Dorion a signalé, à Montréal et à Saint-Denis, que l'octroi de ce titre à une immigrante est le signe que le Québec est une société «ouverte», un «peuple» qui est capable, d'accueillir et d'intégrer les immigrants.Il a rappelé qu'en se soulevant, en 1837-1838, les Québécois cherchaient à obtenir la reconnaissance de leur égalité et de leur dignité; à obtenir, aussi, le droit de disposer d'eux-mêmes selon les principes républicains français et américains.La cérémonie de Saint-Denis a réuni, au «Parc des patriotes», 200 participants bon enfant qui portaient, sans trop de décorum, les couleurs du Québec et celles des Patriotes (vert, blanc et rouge).Le «Club de motos 1837 de la République du Québec» n'a pas enlevé de couleur ni de bruit à la cérémonie; son dirigeant, M.Tex Lccor, a déposé, comme tant d'autres, une gerbe de fleurs aux pieds du monument.Le député du Bloc québécois au Parlement fédéral, M.Louis Pla-mondon, a dit que le soulèvement de 1837 n'a pas été «une vulgaire PHOTO BERNARD BRAULT.La Presse rébellion » ; grace à lui et au sacrifice des participants, a-t-il dit, le Québec a obtenu une forme de gouvernement responsable.Le député a saisi l'occasion pour dire, aux applaudissements de tous, que son parti est maintenant devenu, pour la continuité des choses, « une alternative», car il ouvre «un deuxième front» dans la marche vers la souveraineté.En deux langues.À Montréal, M.Landry a expliqué avec insistance dans les deux langues ( le français et l'espagnol, qu'il maîtrise) que les Québécois ne comptent pas parmi les peuples racistes.Ce sont eux, par exemple, qui ont ouvert la voie à Disraeli en élisant obstinément, pour la première fois dans un Parlement britannique, un Juif pour les représenter.Le régime autonomiste de René Lévesque, a-t-il dit, n'a jamais fondé son action sur la doctrine de l'cthnicité; son Québec devait être pour tous.Du reste, a-t-il fait valoir, «la moitié des membres du conseil des ministres avaient des conjoints qui n'étaient pas de souche québécoise».Il a rappelé à cet égard que la femme du président de la SS|B est elle-même une laponaise.«La solution à nos difficultés actuelles n'est pas d'ouvrir les écluses et de dilapider des milliards de dollars pour créer une illusion passagère de prospérité, a déclaré le premier ministre.Si nous voulons devenir plus prospères, il nous faut devenir plus compétitifs.» M.Mulroney a toutefois admis que le déficit budgétaire serait de l'ordre de 35 milliards pour l'exercice 1992-1993, comparativement aux 27,5 milliards prévus dans le budget de février dernier.« La lenteur de la reprise a gêné la croissance des revenus fiscaux et contribué au déficit fédéral en dépit des contrôles serrés que nous exerçons sur les dépenses», a-t-il dit.Le ministre des Finances Don Mazankowski présentera le 2 décembre un exposé économique à la Chambre des Communes pour préciser la stratégie du gouvernement conservateur sur le plan économique.Cette stratégie s'articulera autour de cinq grands axes : l'ouverture des marchés extérieurs par la ratification de l'accord de libre- échange nord-américain; des investissements dans la formation de la main-d'oeuvre et les services aux entreprises; une réforme des programmes sociaux; l'allégement de l'appareil gouvernemental ; une gestion responsable des finances publiques.L'effort Le ministre des Finances doit aussi annoncer le 2 décembre des investissements de plusieurs milliards échelonnés sur dix ans pour moderniser l'infrastructure routière, portuaire, aéroportuaire et des télécommunications, dans certains cas en collaboration avec les provinces.Sous le slogan «tout se gagne au prix de l'effort», M.Mulroney a été présenté aux convives sur les airs d'une chanson partisane dont le premier refrain commençait ainsi: «Compte sur moi, je suis décidé, j'ai de l'énergie».À chacun des récents diners-bé-néfice du Parti conservateur.Brian Mulroney a tenté de dissiper tous les doutes quant à son avenir a la tête du parti d'ici les prochaines élections.Le bill C-91 sur les brevets pharmaceutiques au coeur d'une querelle régionale?Presse Canadienne OTTAWA n comité spécial des Communes doit entreprendre cet après-midi l'étude d'un projet de loi portant sur le secteur pharmaceutique, important pour la région de Montréal, et que ses adversaires tentent de tourner en affrontement entre le Québec et certaines régions du pays, en particulier le Manitoba.«Dans une querelle rappelant le contrat d'entretien des avions CF-18, les deux principaux fabricants de produits génériques se préparent à une bataille en règle qui, prédisent-ils, opposera le Québec au Manitoba », avertissait la semaine dernière le Winnipeg Free Press, qui citait le président de la compagnie Apotex, M.Barry Sherman.«C'est pire que les CF-18: c'est une bataille régionale qui fera en sorte que les conservateurs sont assurés de ne pas être réélus», a soutenu l'homme d'affaires en menaçant de fermer trois de ses usines de Winnipeg si la loi est adoptée avant les fêtes, comme le souhaite le gouvernement.Toutefois, si on se fie aux données fournies vendredi par le ministère de la Consommation, le Québec n'est assuré que de 13 p.cent des investissements promis par l'entreprise (27 sur 195 millions) alors que l'Ontario recevra le tiers, avec 63 millions.«Nous aurons 550 millions en investissements en recherche et développement dans tout le pays, dont une partie au Québec où ça rentre directement dans les grappes industrielles», a déclaré vendredi le ministre Pierre Biais à la Presse Canadienne.Protection S'il est adopté, le projet de loi C-91 portera de 17 à 20 ans la protection des compagnies pharmaceutiques sur la découverte de nouveaux médicaments.Pour le Canada, il s'agit de se conformer aux dispositions de l'accord de libre-échange avec le Mexique et les États-Unis mais aussi d'établir une protection intellectuelle pour les nouveaux médicaments conformes à ce qui se fait ailleurs dans les pays occidentaux.L'opposition libérale et néodémocrate soutient que les entreprises phamaceutiques qui fabriquent des copies de médicaments brevetés seront pénalisées puisque la protection additionnelle de trois ans minera leurs activités et réduira leurs profits tandis que les consommateurs devront assumer une hausse de coûts de plusieurs centaines de millions, disent-ils.Pour forcer l'examen rapide de la loi, le gouvernement a dû confier à un comité spécial l'étude du pprojet de loi C-91 parce que le president du comité des Communes sur la consommation, le député conservateur Felix Holtmann.de Winnipeg, s'est allié aux libéraux et néo-démocrates en votant contre en deuxième lecture.Il n'est pas le seul a avoir fait bande à part.Chez les libéraux, le critique en matière de consommation était absent de la Chambre au moment du vote: le Montréalais David Berger ( Westmount ) s'est déjà déclaré favorable à un renforcement des dispositions sur les médicaments brevetés.Son collègue libéral de Dartmouth.M.Ron MacDonald.menace de se rendre aux États-Unis pour tenter d'obtenir l'appui des conseillers du président élu.M.Bill Clintor.qui est opposé à un accroissement des prix des médicaments.Le seul député néo-démocrate du Québec.M.Philip Ed-monston, est contre la loi parce que «différents groupes de l'âge d'or du Québec et ailleurs au Canada ont déjà manifesté leur mécontentement vis-à-vis ce projet de loi ».Dans le reste du pays, toutes les provinces ont exprimé leur désaccord parce que la nouvelle mesure devrait favoriser les multinationales de la pharmacie mais aussi parce que les consommateurs paieront trop.La ministre de la Santé de la Colombie-Britannique.Mme Elizabeth Cull, a écrit la semaine dernière à son homologue fédéral Benoit Bouchard pour reclamer, au nom de tous ses collègues provinciaux, la mise en place «de mesures pour contrôler le prix des médicaments, peu importe la teneur de leur brevet».Seul le Québec a refusé de signer.Le Vérificateur général n'insistera pas sur les horreurs.Presse Canadienne OTTAWA ans le rappport qu'il présentera demain, le Vérificateur général du Canada, M.Denis Desautels, préfère mettre l'accent sur les diverses façons d'épargner l'argent des contribuables que de raconter les habituelles histoires d'horreur sur l'administration du gouvernement.«L'argent des contribuables pourrait être épargné à plusieurs endroits importants», a expliqué le grand gardien des dépenses étatiques, au cours d'une entrevue accordée en fin de semaine.Le rapport du vérificateur survient au moment où le gouvernement de Brian Mulroney semble perdre le contrôle du déficit cana- dien, qui pourrait dépasser les prévisions de 7 milliards cette année.«Ce rapport arrive à un moment opportun, estime M.Desau-tels.|e crois que ses propositions seront très pertinentes.» Ce rapport s'intéresse entre autres à la façon dont Revenu Canada gère la TPS.les droits de douane et les impôts.Le vérificateur a également jeté un coup d'oeil sur la GRC et les services d'emploi du gouvernement.Méga-projets et défense Mais les deux chapitres qui pourraient se révéler les plus controversés portent sur les méga-projets énergétiques (comme Hi-bernia, au large de Terre-Neuve) et certains projets du ministère de la Défense nationale (l'achat d'héliccrptères et de fusils anti- tanks est déjà examiné à la loupe par des experts gouvernementaux ).Le ministre des Finances, Don Mazankowski, se préparc à faire des coupures de dépenses de près de 5 milliards pour les deux prochaines années.Il en fera officiellement l'annonce le 2 décembre.C'est le deuxième rapport de Denis Dcsautcls depuis sa nomination le 1er avril 1991 au poste de critique des dépenses gouvernementales.Il avait alors remplace Kenneth Dye, un vérificateur général controversé qui avait traîné le gouvernement du Canada jusqu'en Cour suprême.Il s'agit du premier rapport entièrement préparé de la main de M.DesauteJs, un ancien comptable agréé qui a adopté un style beaucoup moins agressif que son prédécesseur.«le m'identifie plus à ce rapport», a-t-il précisé, en soulignant que chaque vérificateur général avait imprimé son propre style au travail.Histoires d'horreur Mais M.Desautels a expliqué qu'il conservait l'orientation adoptée par son prédécesseur, qui mettait beaucoup moins l'accent sur les gâchis financiers, embarrassants pour le gouvernement et les fonctionnaires.«Vous ne trouverez pas beaucoup d'histoires d'horreur ou de détails croustillants, n lancé M.Desautels.Il y a des histoires d'horreur, mais nous les utilisons pour démontrer quelque chose.» Selon M.t)esautels, il est da- vantage important de se pencher sur les causes profondes du gaspillage et de la mauvaise gestion, ainsi que de trouver des solutions à ces problèmes.«Nous faisons face à une situation financière difficile, a indique M.Desautels.Mais il y a de l'espoir.La situation peut être améliorée.» Mardi dernier, le ministère des Finances annonçait que le deficit avait grimpe a 34.b milliards, de-passant l'objectif de cette année de 3.2 milliards.Don Mazankowski a admis que le deficit dépassera probabable ment l'objectif de 27,5 milliards que le gouvernement s'était fixe au début de Il'année.Le deficit total pourrait s'élever à 35 milliards si le gouvernaient ne fait pus de coupes ma jeu vos dans ses budgets. B2 LA PRESSE, MONTREAL.LUNDI 23 NOVEMBRE 1992 Editorial Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardlns éditeur adjoint directeur de I information Alain Dubuc éditorialiste en chef Avions, trains et automobiles.Dans les airs, c'est la guerre entre deux transporteurs, dont l'un est aux abois financiers.Sur les rails, il est question de fermer encore des lignes et, sur route, Ottawa songe à lancer un programme de 12 milliards de dollars de réfection des autoroutes.Le Canada a manifestement besoin d'un politique à long terme des transports.La Commission royale sur le transport des voyageurs vient de publier son rapport final qui pourra donner de bonnes idées aux futurs gouvernements mais qui est loin de proposer une politique cohérente et acceptable.En voulant mettre l'accent sur les forces du marché, la Commission semble ignorer l'histoire des transports depuis l'antiquité et l'histoire du peuplement du Canada.En effet, le transport des voyageurs n'a jamais répondu uni-aux seuls critères économiques.La nécessité de respecter les forces du marché est néanmoins solidement étayée dans le rapport.Ainsi, l'adoption des recommandations de la Commission augmenterait les coûts pour les voyageurs de 3,9 milliards et diminuerait les frais pour les contribuables de 5,2 milliards.Il en ressort que le système actuel entraîne un gaspillage de l'ordre de 1,3 milliard de dollars.Quand on songe aux subventions excessivement généreuses accordées à certaines lignes de Via Rail et à la capacité quement excédentaire dans les transports aériens, on conçoit facilement que la rationalisation des transports permettrait des économies de plus d'un milliard de dollars par an.L'État n'a manifestement rien à faire dans une industrie comme celle des transports aériens lorsque deux compagnies s'y livrent une guerre des prix.Cette guerre fait plus que n'importe quelle subvention pour abaisser les prix pour les voyageurs.De plus, l'État n'a pas à intervenir pour qu'un service essentiel soit offert au public si deux entreprises commerciales pensent pouvoir réaliser des bénéfices en le faisant.L'État doit tout au plus exercer une surveillance pour éviter la création de monopoles prédateurs.Ces considérations ne sont pas valables dans d'autres cas.Sans l'aide financière de l'État, beaucoup de traversiez deviendraient inabordables et étoufferaient les communautés qui en dépendent, comme l'île-aux-Coudres et les îles-de-la-Madeleine.Il en va de même avec certaines lignes aériennes dans le grand Nord.Dans ces cas, la politique des transports doit être subordonnée à d'autres responsabilités du gouvernement.Il va de soi qu'il est toujours possible d'améliorer cette politique, notamment en adoptant une plus grande décentralisation dans la gestion \u2014 ce que la Commission recommande \u2014 mais il n'est pas possible de se passer du rôle économique que l'État doit assumer.Enfin, la Commission semble se contredire lorsqu'elle dit que les gouvernements devraient investir dans un train à grande vitesse seulement si les avantages dépassent les coûts et s'ils n'ont pas besoin d'en subventionner l'exploitation.Autrement dit, l'État doit y investir seulement si les conditions sont réunies pour que l'industrie privée puisse se passer de toute aide de l'État! Le corridor Québec-Windsor est un cas unique au Canada où les compagnies aériennes, le rail, le bus et la voiture particulière se disputent un trafic intense de voyageurs.Il y a même une concurrence entre projets rivaux de TGV.Des investissements gouvernementaux sembleraient totalement superflus.Il est toujours difficile de définir le rôle que l'État doit occuper dans l'économie.Tantôt, il est purement économique, voire commercial, comme si l'État était une entreprise comme une autre.Tantôt, il impose une volonté politique qui dépasse la réalité économique.Dans un monde aussi disparate que celui des transports, il faut savoir distinguer entre ces deux extrêmes, ce que le rapport ne fait pas toujours.Il sera toutefois d'une grande utilité pour un gouvernement qui serait plus intéressé à définir une politique des transports qu'à ménager la chèvre et le chou.Frédéric wacnièrc Un retard louche a controversée Commission royale sur les nouvelles techniques de reproduction remettra son rapport en juillet prochain, neuf mois plus tard que prévu.Parmi les raisons invoquées pour justifier ce prolongement, la présidente rappelle les difficultés qu'a connues la Commission au cours des deux premières années, dont le congédiement de commissaires qui refusaient de voir réduit leur rôle à celui de potiche.Pas étonnant alors que les quatre commissaires congédiés, furieux, condamnent ce prolongement de mandat et le fassent savoir publiquement.La présidente a beau préciser que ce délai est essentiel pour mieux intégrer les résultats des 130 recherches effectuées et les avis des 40 000 Canadiens interrogés, les inquiétudes des ex-commissaires méritent réflexion.Ce débat est trop important.C'est l'avenir de l'humanité qui est en jeu.Rappelons-nous qu'il s'agit de proposer un cadre législatif régissant les contrats d'enfantement et de grossesse, la fécondité et l'insémination artificielle, le tri génétique des embryons, l'usage des gamettes et des embryons pour la recherche et l'industrie, les manipulations génétiques et d'éventuels brevets sur les gênes humains.Il est donc permis de s'interroger dans le même sens que les ex-commissaires.En déposant un tel rapport en plein été, veut-on éviter de nouvelles controverses publiques avant les élections?Gagner du temps à cause de dissensions?Préparer la mise en place de dispositifs de légitimisation et amener la population à acquiescer aux recommandations?Mais plus grave encore sont certains doutes qui refont surface à la suite de la condamnation du prolongement des travaux par les ex-commissaires.Veut-on quelque part camoufler des choses.Les enjeux économiques importants du puissant lobby de l'industrie biomédicale sont manifestement omniprésents.Exercent-ils de sourdes pressions?Patricia Baird a beau préciser que la Commission continue de fonctionner à l'intérieur du budget de départ, soit 24,7 millions, elle n'en efface pas pour autant toutes les inquiétudes que la non-transparence de ses travaux legitimise.Claudette tougas La boîte aux lettres Trente militons d'Américains ne mangent pas à leur faim Associated Press BOSTON ¦ Environ 30 millions d'Amer5- rot ne r%(* monnont w*r%c.A \u2022 .Midwest et de prendk^ dans ses bras un enfant mal nourri alors qu'il est d'une famille d'agriculteurs», explique-HI.Le docteur Stephen Berman, ¦ DROITS RESERVES SI m à L'autobus du démagO'business ¦ Un enfant meurt.Rien de plus horrible, désespérant, révoltant.Encore plus quand cette mort déclenche une avan-lanche de démagogie bureaucratique, avocassière, politique, comme dans le cas de la sécurité dans le transport scolaire.Commissions d'enquête, études, rapports, menaces de loi.D'autres enfants risquent de mourir le temps que tout ce beau monde se mette d'accord, alors qu'un seul geste pourrait tout régler: que les chauffeurs d'autobus, qui ne sont ni des conducteurs de taxis ni des chauffeurs de camions payés à la course, descendent tout simplement en même temps que les enfants, à chaque arrêt.Sécurité absolue, garantie, immédiate, sans dépenser un sou.Ce qui ne doit pas enlever l'entière responsabilité qu'ont les parents d'apprendre â leur progéniture à se conduire comme il faut.Et que d'économies réalisées à réinjecter dans la création d'emplois et non dans la bureaucratie! Jean-Paul GARNIER Outremont Que justice soit donc faite ! ¦ l'aimerais donner mon opinion sur le jugement qui a été porté dans (appelons-la ainsi) l'Affaire Louis Beaulieu.Ce dernier aurait présumément agressé sexuellement une femme de 46 ans et celle-ci a demandé que son agresseur subisse un test sanguin permettant de savoir s'il est atteint du sida.Or la Justice a refusé que le test soit administré.Cela brimerait, semble-t-il, les droits de la personne et irait à rencontre de la Charte.On a aussi dit que «la prise de sang constitue une ingérence dans l'intégrité corporelle d'une personne qu'on peut contraindre à s'y soumettre puisqu'elle peut s'y opposer».Alors, un viol c'est quoi?N'est-ce pas une «ingérence corporelle» à laquelle on ne peut obliger quelqu'un?Un viol ne brime-t-il pas les droits d'une personne?|e crois que la Justice devrait se permettre d'utiliser la loi du talion.De mon point de vue, le fait de subir un test du sida est moins traumatisant que de se faire violenter et humilier.Je crois qu'une prise de sang n'a pas la même portée sur un corps humain qu'un viol.Que justice soit donc faite! Adeline LETENDRE Montréal Au peuple de faire la loi M.Alain Dubuc, ¦ S'il n'y a pas un «matin des magiciens», ça risque d'être un crépuscule de ceux-ci.Il faut abandonner une fois pour toutes les vieilles notions keyné-siennes élaborées il y a soixante ans, et que, encore aujourd'hui, des hauts fonctionnaires sussurrent aux oreilles de leurs ministres.Non, la stabilisation de la demande ne réduit pas l'inflation.Ce sont des sornettes.Et le pire, c'est que cela est encore enseigné dans les écoles d'économie des universités.Non, le déficit budgétaire ne réduit pas le chômage; ce fut valable quand il manquait de main-d'oeuvre.Maintenant ce sont les ressources qui manquent.Non, la dévaluation ne rétablit pas la balance des paiements, ça profite à quelques-uns et non à l'ensemble.Ces privilégiés s'empressent d'ailleurs de recourir à des évasions pour ne pas partager le fardeau de la dette publique.Bourassa et Mulroney veulent faire de l'économie: la belle farce à laquelle le peuple croit! S'ils étaient sérieux, ils stopperaient illico les subventions aux papetières.Nous n'avons pas eu les dirigeants compétents pour nous sortir de la crise constitutionnelle, nous ne les aurons pas davantage pour nous sortir de la crise économique.Car c'est un problème de structures que nous avons, de compétences politiques, et non de mécanique keynésienne.Non enfin, la hausse du taux d'intérêt ne ralentit pas la croissance monétaire.Les taux d'intérêt doivent demeurer bas, non seulement pour favoriser la consommation, mais parce que ce faisant on assure la reprise: nous ne sommes pas en butte à un problème d'inflation, mais à une récession.Il manque tellement d'imagination chez les politiciens qu'ils ne se rendent même pas compte qu'//s sont une partie du problème économique actuel et que la société trouvera son salut dans le renouvellement en profondeur de son personnel politique et surtout de ses structures.On croit, on chuchote encore dans les fils d'araignée du pouvoir, au laisser-faire, au laisser-aller et au coup par coup.Comment voulez-vous obtenir autre chose que la situation actuelle?C'est la population ultimement qui décidera de la solution à ses problèmes en portant au pouvoir un nouveau style d'hommes politiques, qui accorderont la priorité, par exemple, au commerce intérieur et n'abandonneront pas tout à la mondialisation des marchés.H y a un tout petit problème au pays, bien illustré durant la campagne référendaire: c'est que la Banque Royale fait la loi au peuple, alors que c'est au peuple à faire la loi à la Banque Royale! Jean-Pierre LeBLANC Degelis Importance des loisirs pour les personnes âgées ¦ Avez-vous remarqué comment les mots «loisir» et «institution» font appel à des concepts différents.Le premier est associé à plein gré, désintéressement, volontariat, capacité créatrice.Le second est plutôt associé à règlement, organisation, contrôle.Et, qui plus est, dans nos secteurs, l'institution reçoit des personnes qui ont des limitations.S'agit-il de deux réalités incompatibles?Non, bien au contraire! C'est parce que l'institution est contraignante, par définition, que les loisirs y sont ira-portants, sinon essentiels à la qualité de vie de ceux qui y demeurent.Le loisir, c'est la permission d'être soi-même malgré ses déficiences personnelles, malgré la maladie, les contraintes imposées par le milieu institutionnel.C'est le loisir qui permet à la personne âgée, par exemple, de raconter à un auditoire un souvenir de jeunesse; de passer quelques heures hors les 150 pj2 de sa chambre où autrement elle serait plus de 20 heures par jour; d'être applaudie par d'autres, pour la première fois, peut-être, depuis 30 ou 40 ans.C'est le loisir qui permet, par exemple, à la dame récemment coiffée d'aller danser, de recueillir des compliments; à un autre de gagner un prix ; à un autre de se voir sur une photo, de sortir, de vivre.Aucun traitement, aucun médicament, aucune intervention professionnelle ne peut remplacer le loisir parce qu'il répond aux besoins de développement de la personne, au maintien de son estime, et à son acceptation par son entourage.C'est mon explication personnelle au large sourire de la personne assise dans un fauteuil roulant qui, malgré son bras fatigué et plein d'arthrite, vient de réussir à lancer dans un casier, à quelques pas d'elle, une petite poche de sable qui lui procure 10 points.Un auteur (Minkowski) disait que bien vieillir c'est le fait de ceux qui veulent, savent et ont la possibilité de cultiver leur jardin, aussi bien au sens propre qu'au sens figuré.On peut ajouter qu'avec l'âge il faille réduire progressivement la dimension du jardin.Cela importe peu, la beauté d'une rose n'a rien à voir avec l'étendue de la roseraie.11 faut que nos institutions permettent l'accès à ce jardin.Gilbert CACNON Directeur général du Manoir Cartierville Injustice envers Jean Lesage ¦ Il a fallu peu de temps pour que monsieur Lévesque connaisse les honneurs posthumes.C'est que sa popularité était très grande.Elle avait commencé bien avant sa venue en politique.Comme le peuple est bon public, et ne comprend pas toujours tous les contours de la politique, sa gloire n'a jamais été entachée par ses erreurs et ses hésitations.Pourtant il en a fait beaucoup.Surtout d'avoir floué ceux qui avaient rais toute leur confiance en lui, hypnotisés par ses paroles.Mais sur le terrain, son action fut autre.Si bien que deux ans après son élection, il avait déjà perdu tous ses militants les plus sincères, ne conservant que des flatteurs, des indécis ou ceux qui ne voyaient rien.Tous ces hommages qu'on lui rend ne me contrarient d'aucune façon.Ce qui me peine, c'est l'injustice que l'on fait depuis sa mort à monsieur (ean Lesage.Car c'est lui qui a été le père de la révolution tranquille.Sans son consentement il n'y aurait pas eu de nationalisation de l'électricité et tous ces chambardements dans l'éducation, l'hospitalisation et la santé.On lui doit également toutes ces institutions financières qui ont vu jour et qui ont tant aidé à notre émancipation.Monsieur Lesage n'a eu droit à aucun boulevard ou place publique.Qu'une autoroute et encore près de vingt ans après sa mort.Il faut dire aussi qu'il n'a jamais su se fabriquer une image polu-laire.Cela allait de son tempérament et du milieu d'où il venait.C'est quand même très injuste et je tenais à le souligner.Raymond LÉVESQUE Jean Lesage LA PRESSE, MONTRÉAL.LUNDI 23 NOVEMBRE 1992 B 3 Opinions «De la grisaille de l'histoire est sortie la rose de l'espoir!» DIOM ROMEO S AC AN ASH L'auteur est Vice-Grand chef du Grand conseil des Cris (du Québec).Le texte qui suit a été lu lors du passage de Mme Rigoberta Menchù Turn, prix Nobel de la Paix, à Québec, le 10 novembre.ous sommes en 1992 dans le contexte d'un anniversaire que nous ne pouvons ignorer, mais que les Autochtones des Amériques n ont pas le goût de fêter.Il s'agit du demi millénaire du contact historique et «officiel» entre la civilisation européenne et les civilisations autochtones d'Amérique.Si je voulais faire de l'humour noir, je dirais qu'il s'agit là du 500e anniversaire de la découverte des Européens par les peuples autochtones de notre continent.Et quelle découverte nous avons fait.Vous savez mieux que moi que les mythes sont coriaces et qu'il est difficile encore aujourd'hui de faire disparaître dans l'imaginaire collectif l'image d'une société européenne civilisée et dominante qui conquiert et domestique des sociétés inférieures de «sauvages» dont on considérait qu'ils n'avaient même pas d'âme.Or, les peuples autochtones des Amériques d'alors étaient de grandes civilisations qui n'étaient pas plus barbares que celles d'Europe de la même époque, au contraire, et dont les structures sociales et la philosophie de vie étaient totalement adaptées à leur Environn-ment.Plusieurs d'entre eux avaient d'ailleurs atteint un haut niveau de savoir scientifique.Depuis cinq siècles, plusieurs de ces civilisations autochtones ont été presque complètement anéanties par la souffrance, les maladies, la cupidité, la dépossession de leur biens, de leurs terres et de leur âme.Certains auteurs, comme Motolinia et Bartholomé de Las Casas ont décrit cette tragédie dont vous connaissez aussi bien que moi les conséquences, particulièrement en Amérique centrale et en Amérique du Sud.L'histoire allait nous démontrer que l'idolâtrie de la conquête et la cupidité ont mené les peuples les plus glorieux à la déchéance morale et à l'effondre- Rigoberta Menchù ment de leur société, comme l'idolâtrie du développement économique mène à deux crises fondamentales de notre temps, la crise écologique et la crise du partage des richesses avec le tiers monde.L'histoire allait nous démontrer que la rencontre de 1492 était un rendez-vous manqué, une invasion et que ce rendez-vous est à reprendre.Il doit avoir lieu maintenant.Mais cette fois, il faudra que ce soit une rencontre basée sur une réparation historique, sur une relation d'égal à égal et sur une perspective de paix, d'équité et de justice.L'année internationale des peuples autochones proclamée par l'ONU, pour 1993, permettra d'ajouter au débat des nations sur l'avenir de la planète la pièce maîtresse que constitue l'apport de la pensée autochtone et la place qui lui revient dans ce concert des peuples.Cet événement servira à augmenter la sensibilité des décideurs et du public à la valeur des cultures autochtones, aux droits des Premières nations, à la lutte que mènent leurs membres, souvent au sacrifice de leur vie, ainsi qu'à la défense de leur juste cause.Cette lutte est dirigée contre le colonialisme et la domination sous toutes leurs formes, qu'il s'agisse des pays riches à rencontre des pays pauvres ou d'une majorité (ou même d'une minorité) dominante par rapport aux Autochtones qui détiennent des droits ances-traux sur les terres et les ressources et le droit de s'autodéterminer.Le droit international évolue rapidement en ce sens et je crois sincèrement que nous assisterons, dans quelques années, à la reconnaissance internationale pleine et entière du droit de nos peuples.Si certains pays européens ont célébré le 500e anniversaire de la «découverte» de l'Amérique par Christophe Colomb \u2014 quel abus de langage \u2014, les Autochtones ont résolu pour leur part de s'unir pour résister à leur oppresseurs.Ainsi, notre invitée présidait, il y a un an, la troisième rencontre continentale «500 ans de résistance indigène, noire et populaire», qui a eu lieu au Nicaragua.«On ne peut pas connaître la réalité des peuples sans connaître leurs revendications et leurs luttes.» Ces paroles sont celles d'une femme courageuse.qui nous fait l'honneur de sa présence aujourd'hui, une femme dont la langue maternelle est le quiche, un peuple qui ne cesse de résister à la domination.Les Autochtones du Guatemala, dont les Quiché, descendants des Mayas, comme elle, sont majoritaires dans ce pays d'Amérique centrale, qui compte quelque millions d'habitants.Pourtant, quarante-six mille personnes y sont portées disparues et sont présumées mortes, sans que leurs familles aient même la consolation de pouvoir les enterrer selon leurs coutumes et leurs croyances.L'an dernier, en 1991, selon le plus récent rapport de la Commission des droits humains du Guatemala, il y a eu plus de mille exécutions sommaires et près de deux cents personnes ont été portées disparues.Le gouvernement du Guatemala lui-même reconnaissait l'an dernier que de 10 à 15 corps mutilés étaient découverts chaque jour.Ce sont des chiffres qui donnent le vertige.Il ne faut pourtant pas se laisser décourager par l'horreur de cette réalité.Il est possible et nécessaire d'agir pour contrer ces actions criminelles; l'exemple de notre invitée d'aujourd'hui en est la preuve éclatante.Son père, avec qui elle a milité au sein du Comité d'unité paysanne dont elle est aujourd'hui la présidente, a lui-même perdu la vie dans sa lutte contre le pouvoir des oppresseurs du peuple guatémaltèque.La mère et plusieurs des frères de cette remarquable femme ont été assassinés également.Tous et toutes donc, de la trempe des libérateurs de peuples, prêts à mourrir mais point à tuer.Depuis bientôt 12 ans, son militantisme la force à vivre en exil et elle consacre sa vie tout entière à faire connaître la situation des Autochtones du Guatemala, dans l'espoir de ramener la paix à son peuple.Depuis dix ans, elle participe, entre autres, à la Commission des droits de l'Homme, aux Nations-Unies, à la préparation d'une Déclaration universelle des droits des peuples indigènes.Dans cette lutte, les Autochtones peuvent aussi compter sur des alliés al-lophones, c'est-à-dire non indigènes.Les jurés du prix Nobel de la paix l'ont démontré hors de tout doute en choisissant de rendre hommage à une militan- te pacifiste autochtone, en cette année qui rappelle à beaucoup d'entre nous cinq cents ans de mauvais souvenirs: l'une des nôtres s'est illustrée depuis plusieurs années à la défense des siens.Elle a beaucoup souffert dans cette lutte pacifique pour la reconnaissance de nos droits.La communauté internationale a enfin reconnu la valeur de cette femme magnifique qui porte en elle les aspirations et les espoirs de tous ceux et celles qui en sont morts.Elle recevra son prix le mois prochain, à l'aube de l'Année internationale des peuples indigènes.Puisse ce geste marquer symboliquement le début d'une nouvelle époque pour les peuples autochtones, qui sont menacés presque partout par la logique démente d'un développement inhumain et d'organisations sociales opprimantes.Souhaitons que les peuples de la terre acquièrent à temps la sagesse d'écouter et d'entendre la parole des militants qui prêchent la paix, la justice sociale, la tolérance et la réconciliation, comme le fait notre illustre invitée, notamment, dans son cas, entre les Indiens paysans et les métis citadins de son pays.Souhaitons que nous, les peuples de la terre, autochtones et autres, apprenions enfin à cohabiter sur cette planète sans nous entre-déchirer.Espérons avec elle, que les États sauront reconnaître à temps la légitimité des revendications de leurs populations, même minoritaires, et qu'elle connaîtra la joie de réaliser un voeu qui lui est cher: celui d'assister à la messe de minuit, le jour de Noel prochain, dans son pays natal ; parce que cela voudrait dire qu'on lui reconnaîtrait finalement le droit d'être elle-même et celui d'exprimer sa pensée librement dans son propre pays.Espérons que les Guatémaltèques pourront enfin chanter à bon droit les paroles de leur hymne national: «Guatemala feliz! que tus aras/No profane jamàs el verdugo/Ni hay esclavos que lamen el yugo/Ni tiranos que escupan en tu faz», C'est-à-dire: Heureux Guatemala, que jamais le bourreau ne profane tes autels, qu'il n'y ait d'esclaves pour appeler le joug, ni de tyran pour cracher à ta face.De la grisaille de notre histoire est sortie enfin la rose de l'espoir.Le débat est tranché : ce sera la « petite rivière Saint-Pierre » ! GUY PBNARD EL a mise en scène était impressionnante.Sylvie Dufresne, directrice de la recherche, de la conservation et de la diffusion au Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal, n'avait rien négligé afin de résoudre «le mystère de la rivière disparue», que j'avais évoqué dans le Plus du 13 juin dernier.Et je me trouvais là parce que j'avais été convoqué (fort révèrentieusement, dois-je préciser) à une table ronde portant sur le potamonyme* 1 ' de la petite rivière passant au nord de la pointe à Callière.La lettre d'invitation officielle comprenait une liste de sommités du milieu historique.Décidément, l'équipe du Musée entretenait le désir sincère d'aller au fond du problème \u2014 pour ne pas dire «de la rivière»\u2014 une fois pour toutes! Même la Compagnie Franche de la Marine dans ses habits d'apparat montait la garde.Mais ce n'était pas pour moi, devait-on m'apprendre; sa présence était requise pour le lancement d'un ouvrage \u2014un autre!\u2014 consacré à l'histoire de Montréal.Un aréopage de compétences Réunir autour de la même table des personnalités comme l'historien jésuite Lucien Campeau, l'historien Marcel Trudel, Jean-Claude Marsan, doyen de la Faculté d'architecture de l'Université de Montréal, l'archéologue Pierre Bi-beau, l'archiviste Raymond Dumais, présent malgré sa grande difficulté à se déplacer, Jean Poirier, président de la Commission de toponymie, le géographe et urbaniste lean Décary, le géographe Ludger Beauregard, ainsi que les historiens Jacques Mathieu, Paul-André Linteau et Jean-Claude Robert, sans oublier l'historienne lacqueline Halle et la géographe et archéologue Marie-Hélène Provençal, les collaboratrices immédiates de Sylvie Dufresne, réunir donc tout ce beau monde autour d'une même table dans le seul but de discuter du nom d'une rivière qui n'existe même plus et qu'on avait transformée en égout collecteur avant qu'on ne le détourne en 1989, il fallait le faire! )e me sentais bien petit et je maudissais le jour où j'avais choisi de reprendre l'argumentation de l'architecte Aristide Bee jgrand-Champagne, 50 ans plus tard! Ivluis je comprends mieux maintenant pourquoi on a eu recours à cet aréopage de compétences.Depuis la parution de cet article en juin dernier, les guides du musée en avaient ras le bol de répondre à ceux qui demandaient s'il fallait dire «Saint-Pierre» ou «Saint-Martin» pour nommer ce segment voûté qu'on peut visiter sous la place d'Youville, et qu'à l'occasion le personnel du musée surnomme dérisoirement «la rivière à Pinard».Une rencontre sympathique À mesure qu'arrivaient les experts, je réalisais que la plupart des invités avaient répondu à l'appel.Les présentations se déroulaient sans agressivité, et il m'était impossible de déceler ce qu'ils pouvaient bien penser de cet incongru qui avait provoqué ce «sommet potarn onymique».Le ton de la rencontre a été particulièrement sympathique.À ma grande surprise d'ailleurs, car isolé comme je l'étais, et ramant évidemment à contre-courant de l'Histoire, j'aurais pu me faire mettre en pièces, malgré tous les efforts que j'avais déployés pour étayer ma thèse, ce qu'on m'aura au moins reconnu.Dirigée par Raymond Montpetit, la «table ronde» a d'abord entendu trois présentations: celle de l'équipe de Sylvie Dufresne, beaucoup plus longue que prévue, celle de l'historien Jean-Claude Robert, écourtée à cause de l'heure avancée, et la mienne, coincée entre les deux, avec de bien faibles moyens techniques comparativement à mes «adversaires».Suivirent des échanges qui se déroulèrent fort civilement, même si, petit à petit, ils minaient ma belle démonstration et ne contribuaient guère à me rasséréner.Les conclusions Ex quelles sont les conclusions?Tout d'abord une belle unanimité: personne ne conteste le fait que la rivière Saint-Pierre se jetait bien dans le Saint-Laurent à proximité de l'endroit où le pont Champlain prend pied dans l'île de Montréal.En deuxième lieu, Jean Décary a mis en doute la possibilité que la rivière Saint-Pierre ait pu se séparer en deux branches, comme le prétendaient les tenants de la thèse de la deuxième branche sous la place d'Youville.Mais alors, direz-vous, Pinard avait raison! Oh que non! S'il est vrai que je n'avais pas totalement tort de croire §ue la rivière Saint-Martin allait se jeter ans le fleuve Saint-Laurent, je n'avais pas totalement raison non plus.Pourquoi?À cause du marais qui, au XVIIIe siècle, couvrait une bonne partie du territoire aujourd'hui connu sous le nom de Pointe-Saint-Charles.Dans ce ma- Préparée par Jean Bruneau, de La Presse, à partir de la carte de Jobin de 1834, cette carte montre une partie des deux rivières litigieuses, soit la rivière Saint-Pierre, qui se Jette dans le fleuve Saint-Laurent à proximité de l'île Saint-Paul (actuelle île des Soeurs), et la rivière Saint-Martin.En pointillé, on remarque le tracé approximatif du «canal» creusé par les Sulpiciens pour assécher la zone marécageuse dont le contour est également approximatif.La zone plus sombre indique la partie développée de Montréal à cette époque.rais se jetaient les eaux de la petite rivière (tout le monde s'entend pour dire qu'on devrait plutôt utiliser dans chaque cas le terme plus approprié de «ruisseau») Saint-Martin, celles du ruisseau Prud'homme qui descendait de la montagne, et une partie des eaux de la rivière Saint-Pierre.C'est en quelque sorte ce marais qui vidait son trop-plein dans le Saint-Laurent, sous la place d'Youville.Ma présentation avait une autre grande faiblesse: sur aucune carte ni dans aucun document, on ne trouve le nom de «rivière Saint-Martin» pour identifier ce bout de cours d'eau qui allait du square Chaooillez à la pointe à Callière, dans l'axe de la place d'Youville.Comme on l'a souligné ce soir-là, les cartes et les documents \u2014et plus particulièrement le terrier de 1702 des sulpiciens\u2014 mentionnent surtout les topo-nymes «petite rivière» et «rivière Saint-Pierre», avec quelques «rivière du Fort» à l'occasion mais sur une courte période de temps.La conclusion se faisait de plus en plus évidente à mesure que les trois heures passaient : même s'il est impossible d'affirmer sans l'ombre d'un doute que les nobles eaux de la rivière Saint-Martin n'ont jamais coulé sous la place d'Youville, la tradition toponymique.depuis près de trois siècles, a donné des lettres de noblesse à la «petite rivière Saint-Pierre», le potamonyme que le Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal utilise et continuera d'utiliser.Comme on dit dans le monde du sport, la balle est de retour dans mon camp.Mais puisque tous ces experts ont collectivement scruté à la loupe, chacun dans leur spécialité, la presque totalité des documents connus, et nonobstant le fait que tout dépend de la manière dont on interprète les cartes, il faudrait une sacrée chance pour que je puisse un jour renverser le courant ! |e ne lance pas la serviette, mais je dois admettre que ma confiance en a pris tout un coup! (1) Potamonyme: terme générique par lequel on de-signe les cours d eau en toponymie. B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 23 NOVEMBRE 1992 ^^^^^^^^^^^^^ ^ LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 23 NOVEMBRE 1992 Cette photographie nous laisse voir un blanchon.Une belle créature confiante.qui grandira pour bientôt devenir un nageur rapide et gracieux.un symbole approprié pour la faune canadienne.L'an prochain, s'il n'en tient qu'à certains, jusqu'à un demi-million de ces charmants animaux pourraient être cruellement mis à mort à coups de fusils ou de matraques.Comment peuvent-ils tenter de justifier cela?La raison est que ces gens accusent le phoque d'être en partie responsable de la crise de la morue qui sévit actuellement dans l'Atlantique Nord.Une bien étrange accusation, si on prend la peine de considérer les faits: les phoques ne consomment que très rarement de la morue de l'Atlantique.Même les recherches gouvernementales révèlent que cette espèce de poissons compte pour moins de 1% de l'alimentation du phoque.De plus, les phoques n'ont aucun effet négatif mesurable sur la proie favorite de la morue: le capelan.Les stocks de capelans dépendent principalement des facteurs environnementaux, tels que les courants et la température de l'eau, plutôt que des prédateurs.En outre, aucune évidence scientifique digne de foi n'a démontré que la population de phoques est en train de s'accroître rapidement.Des années de surpêche, principalement par des chalutiers canadiens et européens, demeurent la seule vraie raison derrière l'effondrement des stocks de morues.Cependant, cette publicité ne cherche pas à jeter le blâme sur nos communautés de pêcheurs.La responsabilité appartient plutôt aux gouvernements qui se sont succédés, et qui ont négligé, pendant de longues années, de bien administrer la pêche à la morue dans l'Atlantique Nord.Faisons donc preuve d'honnêteté et de réflexion lorsque nous envisageons cette question difficile et qui peut être chargée d'émotion.L'expansion de la chasse aux phoques pourrait faire plaisir à quelques têtes brûlées.Mais elle ne ramènera certainement pas la morue.Pas plus qu'elle ne fournira d'emploi à long terme aux pêcheurs; il y a encore des entrepôts pleins de fourrures invendues.La seule conséquence sera que la réputation du Canada en souffrira dans le monde entier.Pour recevoir une trousse d'information, communiquez avec le IFAW au numéro 1-800-668-1503; ou si vous téléphonez de Toronto, composez le 481-2585.IFAW, Boîte postale 1234, Station 'Q], Toronto, Ontario M4T 2P4.INTERNATIONAL FUND FOR ANIMAL WELFARE Le Monde La Presse B6 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 23 NOVEMBRE 1992 La typhoïde fait son apparition en Bosnie La flotte occidentale dans l'Adriatique applique le blocus naval de la Serbie-Monténégro d'après AFP.CP et UPI BELGRADE Aun mois des élections générales en Serbie, la flotte de l'OTAN et de l'Union d'Europe de l'Ouest a commencé hier ses opérations dans l'Adriatique visant au renforcement de l'embargo contre la Serbie et le Monténégro.Des combats opposaient forces serbes à des unités musulmanes et croates pour le contrôle du corridor routier reliant l'ouest de la Bosnie à la Serbie, et l'ONU annonçait qu'une épidémie de typhoïde avait fait son apparition en Bosnie.Conformément aux décisions du Conseil de l'OTAN et de l'UEO, la flotte occidentale déployée dans l'Adriatique commençait à 16h00 GMT hier ses opérations visant au renforcement de l'embargo contre la nouvelle Yougoslavie (Serbie-Monténégro), décidé le 16 nove-mebre par le Conseil de sécurité de l'ONU.Selon ces décisions, cette flotte, qui comprend pour le moment cinq destroyers et deux frégates, pourra arraisonner les navires entrant ou sortant des eaux territoriales yougoslaves.À Belgrade, où débutait la campagne pour les élections générales du 20 décembre, le président yougoslave Dobrica Cosic prenait ses distances ouvertement avec le président serbe Slobodan Milosevic dans une interview au grand quotidien Politika.Cosic a évoqué ses «profonds désaccords» avec l'homme fort de Serbie, qui brigue un second mandat au poste de président serbe, où il a été élu en décembre 1990.Pressé par l'opposition serbe de présenter sa candidature contre Milosevic, Cosic a cependant refusé l'offre, tout comme il n'a pas voulu indiquer quels sont les partis dont il est actuellement le plus proche.C'est l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui annonçait, à Genève, l'apparition de l'épidémie de typhoïde en Bosnie, disant se fonder sur 25 cas recensés dans la région de lajce, une ville tombée aux mains des Serbes le mois dernier.«Ce chiffre est très nettement en-deçà de la réalité», ajoutait l'OMS.De son côté, à Kiseljak, le commandant de la Force de protection de l'ONU (FORPRONU)en Bosnie-Herzégovine, le général Philippe Morillon, a «relevé le défi» d'acheminer une aide humanitaire à deux villes assiégées de l'est du pays, Gorazde et Srebrenica.«Si dans une semaine nos convois n'ont pas atteint ces villes, ce sera la preuve que les dispositions actuelles ne suffisent pas», a déclaré le général français, soulignant qu'« il reviendra alors au HCR d'en demander de nouvelles au Conseil de sécurité».Selon des sources croates, quelque 70.000 personnes, de nombreux réfugiés, sont menacés de famine à Srebrenica, qu'aucun convoi n'a réussi à atteindre à cause de l'hostilité des forces serbes.Selon l'agence serbe bosniaque Srna, les forces croates d'Orasje «appuyées par l'armée régulière de Croatie» ont lancé hier une offensive sur le front allant de Bosanski Samac à Brcko, long d'une quarantaine de kilomètres, afin de couper le corridor reliant l'ouest de la Bosnie à la Serbie et de faire la jonction avec les forces musulmanes de Gradacac et Brcko.Les forces serbes ont averti les voya- geurs d'éviter le tronçon du corridor allant de Brcko a Bosanski Samac en raison des tirs, a indiqué Srna.Selon les médias serbes, des combats sont aussi signalés aux environs de Maglaj et Tuzla.Selon l'agence croate H/na, ce sont au contraire les forces serbes qui continuent depuis samedi leur offensive contre la ville assiégée de Gradacac, où quatre personnes ont été tuées dans des bombardements au cours de la nuit.Selon cette source, des renforts serbes ont été héliportés vers la ville, et une longue colonne de chars est en route de Banja Luka.L'agence croate accuse également les forces serbes d'installer à Doboj, Odzak et Modrica des lance-missiles sol-sol qui, dit-elle, vont remplacer les opérations de l'aviation, clouée au sol par décision de l'ONU.Fujimori a pratiquement gagné son pari au Pérou Agence France-Presse LIMA e président Alberto Fujimori, à la recherche d'une légitimité après son coup d'État d'avril dernier contre la Constitution du Pérou avec l'appui des forces armées, a pratiquement gagné son pari.La liste gouvernementale, menée par l'ancien ministre des Mines et de l'Énergie, laime Yoshiyama, parassait en effet assurée hier soir de frôler au pire la majorité absolue des 80 sièges en jeu dans les élections à l'Assemblée constituante, selon les premières estimations effectuées après la cloture du scrutin.Selon l'Institut Apoyo, la liste Yoshiyama aurait obtenu 42,6 p.cent des voix et serait assuré de 44 sièges dans la Constituante, qui siégera à partir du 31 décembre.Le CPI (Centre péruvien d'investigation) a toutefois effectué une projection sensiblement différente n'attribuant que 36,8 p.cent des voix et 38 sièges à la liste gouvernementale, soient deux de moins que la majorité absolue.Aucun incident notable n'a été signalé pendant les opérations de vote, qui se déroulaient sous la protection de plus de 100 000 soldats et policiers et de presque autant de membres des groupes paysans d'autodéfense, ainsi que sous la supervision de 210 observateurs de l'Organisation des États américains (OEA).Au total 18 listes et 1440 candidats, pour la plupart des nouveaux venus à la politique, se disputaient les suffrages de 11,2 millions d'électeurs.La plupart des partis politiques péruviens, dont ceux des deux anciens présidents Fernando Be-Iaunde(l980à 1985) et Alan Garcia (1985 à 1990), avaient toutefois boudé ces élections et appelé les électeurs à voter blanc ou nul.Leur appel ne semble guère avoir été suivi d'effet et, selon ces mêmes estimations, les votes blancs et nuls représenteraient entre 15 et 19 p.cent des suffrages, soit à peine plus que le pourcentage traditionnel dans un pays où le vote est obligatoire.Après plusieurs missions de bons offices de l'OEA, l'élection d'une Assemblée constituante était le procédé choisi pour mettre fin à la crise institutionnelle péruvienne ouverte par le coup d'État de Fujimori et sa décision de suspendre la Constitution et de fermer le Sénat et la Chambre des députés le 5 avril dernier.C'est pour éviter de légitimer un pouvoir «dictatorial» que l'Action populaire (AP) de Fernando Belaunde, V APR A (Alliance populaire et révolutionnaire américaine, social démocrate) d'Alan Garcia, le Mouvement-Liberté (libéral) de l'écrivain Mario Vargas Llosa, adversaire malheureux de Fujimori aux élections de 1990, et la gauche marxiste avaient décidé de boycotter le scrutin du 22 novembre.Les véritables opposants s'étant mis eux mêmes hors course, les candidats se partageaient, en dehors des inconditionnels de la liste Yoshiyama, entre les partisans du Oui-Mais ou du soutien critique et ceux du Non-Mais ou de l'opposition constructive.Autant dire que Fujimori, qu'il frôle ou qu'il obtienne la majorité absolue, devrait sans trop de mal pouvoir poursuivre son programme de réforme du pays, qu'il a promis de pacifier et de débaras-ser du terrorisme avant la fin de son mandat en 1995.Péte de l'indépendance au Liban C'est sous la pluie et dans un Beyrouth encore ravagé par 15 années de guerre civile que les Libanais ont commémoré hier l'indépendance de leur pays acquise il y a 49 ans.Le gouvernement du président Elias Hraoui a organisé pour l'occasion un défilé militaire sur la * ligne verte» qui séparait les secteurs est et ouest de Beyrouth durant la guerre.Sur la photo, une famille salue les soldats par un immense trou béant pratiqué dans le mur de leur appartement par des tirs d'obus à l'époque de la guerre.1 »s autorités ont juré à cette occasion d'obtenir le retrait total des troupes israéliennes qui occupent le Liban sud.Russie: un pas vers la trêve Agence France-Presse MOSCOU uennadi Bourboulis, le se-cretaire d'etat russe, s'est prononcé hier à Moscou pour la conclusion, lors du prochain Congrès des députés, d'un accord constitutionnel entre les pouvoirs exécutif et législatif.« Le président Boris Eltsine défend l'idée d'un tel accord au septième Congrès, qui doit permettre la stabilisation sociale», a déclaré Bourboulis, considéré comme I eminence grise du président russe, selon l'agence Itar-Tass.Le septièmec Congrès (assemblée suprême de plus de 1000 députés) à majorité conservatrice s'ouvre le 1er décembre à Moscou pour une durée prévue de neuf jours.«Cet accord devra déterminer strictement les attributions et les compétences dulprésident, du gouvernement et du Parlement, et fixer les normes et les limites pour une période de stabilisation de 12 à 18 mois», a ajouté Bourboulis, auteur des principaux décrets politiques d'Eltsine.Selon le secrétaire d'État, «des correctifs sur certains droits, attributions et compétences doivent être apportés dans les hautes institutions, dans l'intérêt de tous les citoyens et dans l'intérêt même de ces institutions».«L'idée défendue par le président Eltsine est de trouver au Congrès la forme la plus harmonieuse et juridiquement convenable qui garantira la stabilisa-lion », a déclaré Bourboulis.Il n'a pas précisé quels seraient les «correctifs» auxquels il a fait allusion, se prononçant toutefois contre « l'élargissement des droits des soviets, l'introduction d'un régime présidentiel direct et la convocation d'une Assemblée constituante».\\< PHOTO REUTER Le salut fascist® pour franco Des milliers d'extrémistes de droite font le salut fasciste et brandissent des drapeaux espagnols portant l'emblème franquiste et des drapeaux à croix gammée lors de la commémoration du 17e anniversaire de la mort du dictateur Francisco Franco devant le palais royal à Madrid.Clinton invité à redéfinir la politique étrangère des USA Agence France-Presse WASHINGTON ne redéfinition de la politique étrangère des États-Unis devrait être l'une des priorités du président élu Bill Clinton dès sa prise de fonction en janvier, selon quatre experts interrogés hier par la chaîne de télévision NBC.L'ancien secrétaire d'État Henry Kissinger a estimé que la fin de la Guerre froide faisait de la définition de la diplomatie US «une question philosophique» car «il n'y a plus d'ennemis clairs» mais seulement «des amis et des rivalités».Pour (canne Kirkpatrick, ancienne ambassadrice des États-Unis à l'ONU, le premier défi du nouveau président sera de prendre une position sur «le commerce», car cette question «constitue le lien entre la politique étrangère et la politique intérieure».Lee Hamilton, représentant démocrate de l'Indiana et prochain président de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre, a de son côté estimé nécessai- re pour Bill Clinton de réaffirmer très tôt un « leadership américain » sur une série de questions telles que la situation en Yougoslavie, l'aide à la Russie et l'Europe de l'Est, et les relations avec la Chine.Hamilton a déclaré que les États-Unis «ont été trop lents à réagir» contre la Serbie.Il a préconisé une pression accrue sur ce pays par le biais de «sanctions économiques et pressions politiques, tout en faisant passer l'aide humanitaire d'urgence».Sur la question yougoslave, Kissinger a de son côté mis en garde la nouvelle administration contre toute attitude de faiblesse.« Nous devons rendre absolument clair le fait que si ce qu'on appelle la purification ethnique s'étend au Kosovo, il y aura une intervention des Nations unies pour l'arrêter et nous devrions nous préparer dès maintenant à cette possibilité parce que, si cela n'est pas fait, nous allons assister à une guerre de religions dans le centre de l'Europe », a poursuivi l'ancien secrétaire d'Etat.En ce qui concerne la Russie, Hamilton a déploré la lenteur du déblocage de l'aide après l'adoption de la Loi de soutien à la liberté par le Congrès.Il a souhaité «un effort plus important pour la mise en route rapide de l'aide technique» et a également appelé la nouvelle administration à «ne pas tourner le dos à l'Europe de l'Est où nous ne devons pas conclure que les jeux sont faits».Robert Strauss, ancien ambassadeur des États-Unis à Moscou, interrogé par CBS hier sur la situation en Russie, est allé dans le même sens en estimant que «les États-Unis devraient s'engager beaucoup plus loin».«L'Ocident peut apporter une assistance énorme, pas seulement de l'argent, mais une assistance, car nous avons un intérêt très personnel au passage de la Russie à une économie de marché», a-t-il dit.Les relations des États-Unis avec la Chine devraient également constituer l'une des priorités de la nouvelle administration, selon ces experts.L'OLP suspendrait les pourparlers d'après AFP et CP Il a insisté sur le fait que l'accord envisagé devait être constitutionnel, et non prendre la forme d'un «compromis verbal entre l'exécutif et le législatif ».«Un nouveau compromis verbal conserverait tous les signes d'un État non gouverné», a-t-il dit.La déclaration de Bourboulis intervient alors qu'un certain apaisement est sensible depuis ces derniers jours entre les pouvoirs exécutif et législatif, après plusieurs semaines de passe d'armes sur les terrains constitutionnel et économique.Commentant les récentes demandes de remaniement ministériel, exprimées notamment par le puissant bloc centriste de l'Union civile, le secrétaire d'État russe a affirmé que «nous sommes toujours prêts à des corrections au sein du gouvernement, pour peu qu'elles s'effectuent sous le signe des compétences et du professionnalisme».If: RUS ALL M Au moins 15 Palestiniens ont été blessés par balles hier soir au cours d'affrontements avec l'armée israélienne dans la bande de Gaza occupée, et, à Tunis, la direction de l'OLP examinait une demande du report de la 8e session des négociations de paix dont le début est prévu pour le 7 décembre à Washington.Le Centre d'information palestinien pour les droi's de l'homme (PI1RIC).dirigé par Faisal Hussei-ni, accusait l'armée israélienne d'avoir tué de sang froid dans la nuit de vendredi deux militants des «Panthères noires», branche armée du Fatah, à Arabah, dans le nord de la Cisjordanic occupée.Dans un communiqué, le PHRIC affirme que, selon des témoins, «des soldats vêtus en civil» ont attaché les mains des deux Palestiniens puis «ont ouvert le feu alors qu'ils n'avaient offert aucune résistance au moment de leur arrestation».Les deux Palestiniens recherchés avaient obtempéré aux ordres des soldats, diffusé par haut-parleur, leur demandant de sortir de la maison où ils se trouvaient, ajoute le PHRIC.Selon lui, «l'armée a emporté les corps vers une destination inconnue».! Selon l'armée israélienne, Ahmad Mustafa Dakka et Amine Kasscm Rahal «ont tenté d'échapper à leurs poursuivants et, à un moment donné, l'un d'eux a braqué un fusil automatique en direction des militaires qui ont ouvert le feu».Les manifestations dans la bande de Ga/a se sont déroulées dans plusieurs camps de réfugiés, au lendemain de la mort d'un jeune Palestinien abattu par des soldats, dont les tirs firent aussi huit blessés parmi la population.Hier soir par ailleurs, quelque 150 colons juifs manifestaient dans le quartier musulman de la vieille ville de lérusalcm à la suite d'un attentat au couteau contre un des leurs dans ce secteur.Les manifestants ont appelé le gouvernement Rabin à «prendre des mesures draconiennes» pour assurer leur sécurité.Un étudiant d'un séminaire tal-mudique installé dans le quartier musulman a été attaqué à coups de couteau par une Palestinienne de 18 ans originaire de )érusalcm-est.Elle a été blessée à la jambe par un autre étudiant qui a tiré sur elle avec son arme.Les Palestiniens envisagent de demander un report de la 8e session des pourparlers de paix avec Israel, mais ils y prendront part si les autres parties arabes décident d'y participer à la date fixée, indiquait le chef de la délégation Ha-dar Abdel Chafi.Lors d'une rencontre avec des journalistes au siège de l'OLP à Tunis, Abdel Chafi a déclaré que «selon les informations dont je dispose, les autres parties arabes sont favorables à la reprise des pourparlers» à la date prévue.Il a ajouté qu'un «ensemble d'options, dont la suspension des négociations de paix avec Israel jusqu'à la prise de fonction de la nouvelle administration américaine» le 20 janvier prochain, étaient examinées par la direction de l'OLP, réunie depuis samedi sous la présidence de Yasser Arafat.Le Monde LA PRESSE, MONTREAL, LUNUI jls NUvemoKt: iwjl B 11 op TRANSPORT ET VEHICULES AUTOMOBILES AUTOBAINES AUTOBAINES AUTOBAINES AUTOBAINES AUTOBAINES HONDA Accord LX 88, olr.ouf., 7 3S0 S, Rooer Auto 581 )371.HONDA Accord LX 88, 5 vit., bouroogne, 120 OOOkm, peinture neuve, 6 000 $ .622-3735.MONDA Accord LX.Iv8v, 4 portes, out., blanche, 8 000 $.96Ï-7822.HONDA Accord S '85, 5 vit.3 portes.Propre.1 9S0 $.593-6977.HONDA Accord 1987.4 portes, out., 103 000 km, couleur bleu, 658-8494 HONDA Accord 1988.EXI, 9?000 km, out., équipée, 7 950S, 951-4073 HONDA Accord 91.EXR, ABS.out, 4 portes, 18 000 km, ooromie, 16 000 S.NJ.Autos, 983-6769 HONDA ACCORD EXi 1988 176 000 km, 7700 $, 273-1415 MONDA ACCORD 86, S.5 vrt., mèconlque A-1, très propre, onti-rouille, 163 000 km.Fout vendre, 3 200 $.979-3495.HONDA Clvlc '85, semi out., 4 portes, 80 000 km, bonne condition, 2 700 S ferme.631-6292.MONDA Clvk familiale 91 blanche, 32 000km.Hat neuf, oorontle complete fronsféroble, oubalne 10 095 $.441-6015 ou 672-5579 HONDA Clvlc hatchbock, 91, 5 vH.Pierre, Honda Terrebonne 477-0555 MONDA Clvlc CX '90, aut., 2 portes, rouoe.Int.oris, 47 000 km, oorontle transférable, 7200 5, 255-5130 MONDA Clvlc DX '87.5 vit., 3660S, Liquidation Lavol: 629-5552 HONDA CMC DX \"89, 96 000 km.8 pneus, brassière.A-1, 5 500 $ ferme.495-2379.687-0148 HONDA Clvlc DX 1984, 5 vit., 3 portes, propre.2 200 $, 964-1547.HONDA Clvlc DX 89, berline, 5 vit., 85,OOOkm, 6900 S, 632-8713 MONDA Clvlc DX 89.5 vit., super propre, 4 pneus d'hiver posés, embrovoqe neuf, 5495S, 661-0406 HONDA Clvlc DX 91, blonc.5 vit., 8,000km certifies, 9,800$.Pas de TPS, N.J.Auto 983-6769 HONDA Clvlc DX 91,4 portes, out., 32 000 km, 10 800 $, 685-2080 HONDA Clvlc GL 86, 4 portes, 5 vit., 116 000km, 3 000$, 697-0885 HONDA Clvlc SI '90, 6 995S.Letourneou ato, 973-1401 MONDA Clvlc SI 90, 5 vit., blonc, Int.noir, 74 000 km, 8 850 $.Auto DD.M.636-1437, ouvert 7 lours.MONDA Clvlc SE 88, out., alorme, 86 000km.6 450 $, 430-5447.HONDA Clvlc SI 90, 96 000km, olr, rock, alarme, meilleure offre de vente ou reprise de bail.765-8591.HONDA Clvlc SI 91.19 000 km, noire, spéciol, CRL Auto, 591-0584 HONDA Civic 1988, rouoe, 3 portes, out., 87 000km, 5995$.Liquidation d'Autos Lovol 629-5552.HONDA Clvlc 84, 2 portes, mon., 4 vif., 1350 S, 3J2-9327.HONDA Clvlc 86, hatchbock.5 vit., bon état, propre, 3 300 $.738-7476.HONDA CMC 87, 3 portes.5 vit.super propre.4 Z^O S, 964 2637.HONDA CMC 89, 4 .->ortes, 5 vrt., 57,000km, oorantie, comme neuve 6900 $.Gestion CD.686-3789 HONDA Civic 90, hatchback 65 000 km portait état.8 roues, 8 000 S o discuter, 728-9223 entre 16-18h.MONDA Clvlc 91.CX.out., char-cool, 40 000 km, 8 500 S.273-6927 HONDA Clvlc 91.4 portes, out., blonc, oorontle, 61 000 km d'au-toroufe, 8995 $, bllou, 645-5696 HONDA CRX SI 87, 79 000km, 5 99SS.Hondo Terrebonne 477-0555 MONDA CRX SI 87.rouoe, 97 000 km, condition A-1, 5200 S, 336 0900.MONDA CRX SI 88, 96 000km, S vit., noire, très propre, radio cassette, 6 750 S, 444-1120 HONDA CRX SI, 1989, équipé, 66 000 km, 589-3743_ HONDA CRX 84, bleu, moo, A-1, 2 150 S.662-3836 HONDA CRX 86, excellent état, prête pour l'hiver, 3 800 S.654-4073 HONDA CRX 87, bllou, 3 995 S.Letourneou Auto 973-1401.MONDA CRX 90 noire, 58 000km, olr, olarme, vitres teintées, Auto Denis 678-4820, 953-2499 MONDA Prelude SI '88, 37 750 km, out., air, très propre.669-4359 HONDA Prelude SI 1988, 66 000km, 5 vrt.tort, vitres elect., 8750V Liquidation d'Autos Lovol 629-555?.HONDA Prelude SI 1988, 5 vrt.8750S, Liquidation Lovol, 679-5552 HONDA Prelude 86, blanche, 5 vit., 155 000km.dame proprlo.condition A-1, 3000$ ferme.493-3976.HORIZON 1984, out.83 000 km, très bon état.964-/187.HYUNDAI A CHAMBLY Liquidation de voitures neuves Wi* 93 ou prix coûtant.Serov Autos.658-4482 HYUNDAI Excel '88, 3 portes.2 500 $.Gorooe Legrls, 666-2214.HYUNDAI Excel GL 87, aut., 63 000\" km, état neuf, 2 650 i.639-4697.HYUNDAI Excel GL 88.4 portes, 5 vrt., 80 000 km, 2750*.Mortel AutOS 973-3200 MONDA Prelude 88.35 nr»0k.-n, 5 vrt., 8 000 S, 368-0588 ap't'S I8h HYUNDAI Excel GLS 1986, 111 000 km, très bonne condition, 1 150 S.444-4891.HYUNDAI Excel GLS 86, A-1, 120 000 km, 1 200 S.762-5935.HYUNDAI Excel 88, 5 vitesses.4 portes très propre 2995S AUTO RIMAR 253-4888 HYUNDAI Excel 89, A-1, 5 000 V Jour: 933-8068 Benoit HYUNDAI Excel 89, 2495 $.5 vit., P.R.Autos 674-4442, 449-7189 soir HYUNDAI Scoop 91, 38 000 km, mon.5 vit., doit vendre, 488-3448.IROC Z-281988.33 000 km.Rouge\" Aut.Pas d'hiver.Bllou! Offre rolsonoble considérée.945-2013.ISUZU l-Mork turbo 1989, modèle sport.Au meilleur offrant.521-0910.ISUZU Stvlus 91, 4 portes, 5 vitesses.26 000km NORDEST VOLKS 325-3422 JAGUAR Executive 1990, marine, 45 000 km.Comme neuve! 953-1445 OUVERT SAMEDI! Liquidation d'Autos Montréal JAGUAR Soverlng \"88, noir, 16 900 S, Auto J.F.S., 592-5475 JAGUAR XJ6 1991, bleu marine, 35,000km, comme neuve.733-6993.MONDIAL JAGUAR 1988'/,, XJS coupe, seulement 26.000km.Faites une offre raisonnable.Talai Soler, Auto Strasse Inc.737-7686.JAGUAR 1990 Soverlng, Impeccc-bie.comme neuve, bleu minuit, toutes options, sacrifice 27 000 $, A.S.L.Auto, 735-4335 JEEP Cherokee 89 aut 4 ptes JEEP Cherokee 89 5 vit 4 ptes JEEP YJ Sahara et Laredo 90 CONCORDIA AUTO 273-2373 JEEP CJ7 Renegade, Conforma Style, 2 500 S.285-4064.JEEP YJ '89,6 cvl.Mogs Sacrifiée 7 950 S.Auto Idéal, 481-5560.JEEP YJ Laredo \"83, 5 vit.Comme neuf.8 450 S.Auto Ideol, 481-5560.JEEP 89 Cherokee LTD tout équipe oorantie CRISTOFARO AUTO 270-1159 JETTA \u2022 GOLF - PASSAT FOX \u2022 EUROVAN 1992 NEUVES ! ! ! PRIX POUR VENDRE SYNNOTT AUTO - 65B «645 JETTA '85, 130 000 km, 2 600 $.Faut vendre.936-5388, 655-0349 JETTA \"91, rouge, 5 vit., toit, portesyVhYes èlect., 35 000km, Impeccable, 10 500 S, 922-9493.JETTA Carat 86,aut., 122 000 km, toit, air.siège chauffant, cruise, vitres elect., 4 500 S, 582-0748.JETTA GL '89, 5 vit., 64 000 km, 7950 S, Auto Rlmek, 592-6874 JETTA GL 1988, 4 portes, air, aut., etc.seulement 5 995 S.LIQUIDATION AUTO EXPRESS 731-7171 JETTA GL 87, aut, toit, servos, 91 000 km, A-1, 3 900 S 278-3956 JETTA GL 88, turbo, diesel, 5 vit., 4 portes, équipée, 4 950 S, 687-1712 JETTA GL 68.4 portes.5 vit., toit, fout voir, 5 250 S.945-5704 JETTA GL, 85, grise, 5 vit., toit ouvrant, bon état.2 500 $, 254-8506 JETTA GLTurbO diesel'86.Très propre.3 900 $.InterSave, 984-1026 JETTA 1991 turbo diesel, 5 vit., 62 000 km, gorantie 200 000 km, équipée, 13 500 $, 819-595-2059 JETTA 1992.turbo diesel, comme neuf, 17 000 km, oorantie 3 ans 100 000 km 11 995$ négociable.Auto Yvon, 984-6273.JETTA 5 usooes en Inventaire Appelez Arbour Volks 343-3422 JETTA 85, 115 000 km.bon état, 5 vrt., 2 950 $, 668-2185.JETTA 86 noire.4 portes, toit, très propre, 4 200 S.337-4586 JETTA 87, grise, out., excel'ente condition, 102 000 km, 4200 S.433-7686, soir: 434-9329.JETTA 87.103 000 km, 4 portes, man., 8 pneus, 4200 S.393-4973, soir: 769-1283.JETTA 89 Turbo diesel 5 vit., toit ouvrant, soc à ski, 148 000 km.4 pneus d'hiver, 6700$, 636-1628 JETTA 90, 7 en Inventaire, bos km NORDEST VOLKS 325-3422 JETTA 92, 4 portes, out.démonstrateur, rouge, prix Imbattable! En Roule Volkswagen, 647-6242 JUSTY 91, 4x4, out, 24 000 km, Subaru Longueull, 522-6045 LADA GL 86, équipée, mon.69 000 km, A-1, 975 S.640-9313.LASER '90, 5 vH., 30 000 km, Plan d'Or, 8 750 S discutable, 255-8143.LE BARON 1982, 2 portes, très propre.126 000 km, prêt hiver, 1 850 i.721-3166 LEXUS LS 400 1991, tout eaulpee, cellulolre, 32,000 km, bourgogne.STLAURENT LEXUS TOYOTA 7479811 LEXUS LS 400, 1992, noir Iode démonstrateur.CD, cuir, 10 00Ô km, 658-4334 Chambly Tovotu.LINCOLN Continental 89, condition Impeccable, 14 700 S, Plourde Auto 331-0040.LINCOLN Continental '92, bas millooe, 27.995$.LE SALON FORD, 332-3850 LINCOLN Town Car '91, vrai bllou.4,695$ LE SALON FORD, 332-3856 LINCOLN Town Car Signature '91 51 000 km, impeccable, 1-773-8358 LINCOLN Town 89, charcoal, toit cobriolet noir.Int.chorcoai cuir, pas d hiver, 18 500 S, 658-8055 LOTUS 1977 Eclat Sprint.2 + 2, 4 cyl., 4 vrt., 11 500 S, 588-5730 LUMINA APV 90, 41 000km, équipe, 14 OOOS, particulier.527-5639 LUMINA APV 91, tout eauipe, garantie 5 ans, comme neuve, 16 5005, particulier 671-9480 LU Nu N A 1990, aut., air climatisé, bleu royal.Faut vendre, 7 995$.338-1476 Auto Nelvin.MAZDA protegee 90.38 000 km, Olr, 5 vit., 8500 S, 667-8619 MAZDA Chronos DX 93, aut., noire, 10 000km, 15 895 S.P.A.L.Auto 592-3801.MAZDA MPV 90, 4X4, LX, ouf., V6, 7 passaoers.Très rare.Tovoto Centre ville 935-6354 MAZDA MX6, LX, '90, olr, 5 vit., 40 000km, 8 150 S, 591-6647.MAZDA PreddlO OS MX-3 1992, V6, 5 vit., 9000 km.noir, bien équipé, 13 900 S, 594-4848.657-6933 MAZDA R/7 5 \u2022 L, 1990.rr jjg^ air climatisé, tout eaulpee, 13 000 km, 487-0644 MAZDA 1968, 323 LX.super condition, out., 3 300 S, J43-9504 MAZDA 323 '86, 5 vit., portait état, 3 150 S négociable, 351-4730 MAZDA 323 \"67, 60 000 km, 3 995S.Letourneou auto, 973-1401 MAZDA 373 LX 1989, 5 vit., toit, 6450 S Liquidation Laval, 629-5552 MAZDA 323 LX 1990, 5 vit, 3 portes, rodio-cossette, régulateur vit., tout équipe, garantie, excellente condition, conduite par dame, 7 650 S.443-6697 MAZDA 323 LX 88.aut., toit ouvrant 4 850 S.Auto D.D.M.636-1437 ouvert 7 jours.MAZDA 323 LX 90, 5 vit, 76 000 km, 6 500 S négociable Apres 18h: 638-6278 MAZDA 676 LX 86, très propre, pneus et suspension neufs, 2950$, 881-0048 MAZDA 676 LX 87.7 portes, aut., eauipr^e sauf air, 4900$, 643-7718 MAZDA 676 LX, 91,5 portes, bleue.33 000 km.3 ans, oorontle, état excellent, 13 500$ 688-6706 privé.MAZDA 85, tout équipe, condition A-1, 2,300$, 421-6746, 661-0628, MAZDA 86 676 LX 2 portes équipe gorontie disponible CRISTOFARO AUTO 270 115?MAZDA 323, 1989.aut., 43 000 km, 5995 S, M.G.B.Inc.942-7361 MAZDA 323, 1992, hatchback, standard, 12 000 km, particulier, balance de gorontie, dort vendre 8250 $, 343-9167.MAZDA 323, 87, out.60 000km, toit, 3 800 S.255-7881, 397-8144.MAZDA 323, 87, familiale, 5 vit., 81 000 km, 3 900 $, 528-5986.MAZDA 323, 88, man., or.91 000 km, pneus hiver, oorontle prolongée, 3 500 $, 745-2207, 338-1597, MAZDA 323DX \"87, out., condif'on Al, 81 000 km, 3 900$.354-8226.MAZDA 626 LX \"87, rouoe.comme neuve, tout équipée, 3 995$ special.Auto Mono, 591-7393.MAZDA 676 LX 1985, 4 portes, 5 vit., tout équipée, sans rouille, très propre, 2900$.342-7040.MAZDA 929 S, 1991, tout équipé.14 900$.Auto A vontoge, 1-431-6571 MAZDA 929 S*r«nlO 1992.Tout équipé.24,000 km.733-6993._ MONDIAL MAZDA 979.1988, out., tout equlr*.845G $, Liquidation Lovai 629-5557 MERCEDES 77, 230 SE, out.6 cyl-, très propre, 3 100 $, 442-0971 MAZDA 626 LX 84, 5 vit, très propre, 1 500 S.332-4368 MERCEDES fomiliole, turbo diesel.81, gris foncé, très bon état, faut voir, 5 750 S, Auto Grech 984-7711 MERCEDES Bern 300E 89, 4 pies, blonchelon cuir, 92,000km, Impec-coble, comme neuve.733-6993.MONDIAL MERCEDES Ben: 300SL 1990, toupe-torun cuir, 52,000 km.Impeccable.733-6993.MONDIAL MERCEDES Beni.300TE, peinture métallique, etc.27 895 $.LIQUIDATION AUTO EXPRESS 731-7171 MERCEDES 190 2.6, 1992, 15 000 km, 34 900 $, 945-3185.Mercedes-Benz 190 E 2.3 1992 DÉMONSTRATEUR Poor feulement 399 S moii* Blanche avec intérieur MBTEX.sieges avant chauffants toit ouvrant électrique, seulement 15 000 km.# stock 1492 Tél.: 879-9253 \u2022Prix basé sur un bail 36 mois.pn> de vente de lauio-mobile 34 272 S Depot exigé de 7 100 S Valeur rô-S'duellede 17 973.18 S STAR 845, boulevard Taschereau 186767?R-550 MERCEDES 1989 560 SL, deCOpO- table, 22 000 km, Impeccable, voiture d'exécutif.Contacter Robert Bisson, Longueull Hondo 679-4710 MERCEDES 260E 1989, blanche/-cuir ton.Aubaine! 23 995 $.953-1465 OUVERT SAMEDI! Liquidation d'Autos Montréal MERCEDES 300 CE 1988, vrol bijou, tout équipée, 62 000 km, bourgogne, int.cuir crème.29 990S ferme.Condition A-1.Gorontie disponible.738-3321.MERCEDES 300 E '86, Chompogne, seulement 69 000 km.four voir, 15 900 S, AM Auto 629-5544.MERCEDES 300 SD Turbo diesel, 1981.A-1, presque refaite o neuf, 20 000 S ou échange.671-1511 MERCEDES 300 SL 1990, noire, 5 vit., 29 000 km.953-1465 OUVERT SAMEDI! Liquidation d'Autos Montréal Mercedes-Benz 190 E 2.6 1992 DEMONSTRATEUR Poor seulement 475 $/mois* Noire avec intérieur MBTEX noir sieges avant enauttants.toit ouvrant électrique (2) disponibles Stock *1442 et 1496 Tel: 879-9253 \u2022Pnx basé sur bail de 36 mois, prix de vente de i automobile 38 516 27S dépôt de 7 100$ valeur résiduelle de 20 162 40$ : c ce : r : STAR 845, boulevard Taschereau MERCEDES 300 SD TURBO *85 i m peccable, un proonetolre, 15 9005.Echanoe accepte.Auto QrlQlnole, 7 lours, 9h-21h.433-7595.MERCEDES 300 SE 1990.Impec- coble! 953-1465 OUVERT SAMEDI! Liquidation d'Autos Montréal MERCEDES 300E Block Pearl 1990.86 000 km.39 000 $.(819) 829-0888, lolssez message.MERCEDES 300E 1986, AMG.tout eauipee, amortisseur et mogs (spéciaux) seulement 81 000 km, porfoite condition.Mark: 485-4525, jour seulement.MERCEDES 300E 1988, 72 000 km, tout équipée.24 900 S.953-1465 OUVERT SAMEDI! Liquidation d'Autos Montréal MERCEDES 420 SEL 1988, tout eauipee! 953-1465 OUVERT SAMEDI! Liquidation d'Autos Montréal MERCEDES 500 SEL 1985, 132 000 km, auto toute originale, comme neuve.18 600 S négociable.AUTO N.D.952-1596; 383 0666 MERCEDES 83' Turbo diesel, 1 proprlo, 149 000 km, 9 900 $ pas de TPS.N.J.outo, 983-6769 MERCEDES 83' Turbo diesel.1 proprlo, 149 000 km, 10 900 S pas de TPS.N.J.outo, 983-6769 MERCURY Coorl GS 86, mon., toit ouvrant, pneus neufs, bon prix.Yves Sauvé Inc.582-8500 MLRCURY Grand Marquis LS '91, tout équipée, 16.995$.LE SALON FORD, 332 3850 MERCURY Lvnx 83, 105 000km, 5 vit., 875 $.Auto Denis 678-4820 MERCURY Sable GS '86, 3500 5 discutoblc, 975-1407 MERCURY Sable GS '92, 2 en stock, bos mlltooe, 15.295$.LE SALON FORD, 332-3850 MERCURY Soble GS 1991 70 000 km, un propriétaire.Jomes aluminium.11 500 $.386-5830.MERCURY Soble 90, V-6, 83 000 km, pneus neufs, tout équipée, excellente condition.622-1344 MERCURY Topor 1988, seulement 9000 km, olr, état exceptionnel, 7500$, couse décès, 668-7271.MERCURY Trocer, LTS, 91, 55 000 km, 4 portes, out., air, tort ouvrant, 492-9252.après 18h.MERKUR XR 4 Tl, 85, 5 vit, tout équipé, bon état, 3 200$.654-9000 MlATA 90 blanche.40 000km.oorantie, A-1, 14 000 $.989-83lû MONTE CARLO 81, 267, A-1.propre, 895$, J.F Auto, 593-667?MUSTANG '91, hatchback, V8, out., air, tort ouvrant, oorantie transferable, 4 pneus d'hiver, impeccable, 10 250$.655-0378.MUSTANG LX '87, bien équipée.75 000 km, très propre, special 2 995$.Auto Mario, 591-2393.MUSTANG LX 1989, 4 cyl., 5 vit.olr, 83 000km, 3995$.325 0982.MUSTANG LX 88, out, 4 cvl, tout équipe.78 000 km, 4 500 $.MARCHAND: 942-3416 MUSTANG 90 LX tout eauipe PORTIER AUTO 353-9821 NISSAN Maxima '87, IOC OOO km, tout équipée, A-1,6 000 $.722-0612 NISSAN Maximo 6 Cvl., 1989 5 vit., toit ouvrant, ABS, entretien impeccable, garantie prolongée 160 000 km.couleur bourgogne, pneus d'hiver et 4 pneus Michelin, mil-loge 108 000 km, Yves Chalifour 935-5444, sem.9h o 17h.NISSAN Maximo 88, out.J.Joc-ques.Ville Marie Suxukl 598-8466.NISSAN Micro '84, 5 vrt., o vendre 800 $, 626-0004 NISSAN Micro 85, 5 vrt., propre, femme proprio, 1500 $.669-1489 NISSAN Multi familiale 86, super A-1, 3 150 $, 975-8464 NISSAN Pathfinder 89.rouoe vin.eauipe, 65 000km, 16 000$.725-8612 NISSAN Pulsar NX 88, 5 vit.5950S.Liauidotion d'Autos Laval 629-5552.NISSAN Pulsar SE '87, 5 vit., 83 000 km.comme neuve, spécial 5 195$.Auto Mario, 591-2393.NISSAN Pulsar 86, 5 vrt., A-1, bas millage, 2 350 $.278-8615.NISSAN Pulsar 89, blanche, 94 000 km, man.5 vrt., 6 500 $ 737-0798 NISSAN Scntra *64, inspection CAA, radiateur, allumage et freins neufs, 483-5292,457-2150 ext.3598.NISSAN Sentra '88, 4 portes, 4 500 $.InterSave 984-1026.NISSAN Sentra 87, 4 portes.out., superbe état, 4 pneus neufs.2900$, 92 000 km, 2900 $, 594-1881 NiSSAN Sentra GXE '8/, equpee.comme neuve, 75 000km, 3 900i négociable.Auto Morlo, 591-2393 NISSAN Sentra 1987, diesel, 4 portes, 5 vit., 117 000 km, tTes propre, 3900 $, 342-7040.NISSAN Sentra 83, 4 cvl.5 vit., 89 000km, très propre, 1200$, 637-8477 NISSAN Sentro 85, 4 portes, hatchback, 5 vrt., 125 000km, 1 095 $.L.C.Auto 945-1349 NISSAN Sentro 90, noire, out., 56 000 km, 5 390 $ discutable, 328-3876, Opres 20h 952-6277.NISSAN Stonxo Xfc 88, out., 86 000 km, 5950 $.662-9917.NISSAN 200 SX XE 1987, 2 portes, out., servos, tort, 57,000km, noire.STLAURENT LEXUS TOYOTA 747-9811 NISSAN 280 ZX 1982, out., A-1, 2300$.Auto A vontoge.1-431-6571 NISSAN 300 ZX Turbo,9?, 6000km, prix 36 950$, NJ.Autos 983-6769 NISSAN 300 ZX Turbo, 86, 56 000 km, exceptionnelle, lomols d'hiver, 100% original, 9350 $.696-1984.NISSAN 300 ZX 85, T-Top, eauipee, 3 900 $.Auto Avontoge 431-6571.NISSAN 300, 1985.noire, condition A-1, oubalne 4995 $, 686-0167.NISSAN 300ZX 1992, Twin Turbo, rouge, 5 vit., 800km.733-6993.\u2022MONDIAL NISSAN 300ZX.turbo 1990, blon-che.sieges cu'r, balance de go-ramie Nissan.LIQUIDATION AUTO EXPRESS 731-7171 NISSAN 300ZX, 1990, 2* 2, out., noire, bos kilometroge.LIQUIDATION AUTO EXPRESS 731-7171 OLDS Calais Supreme.1987, tout équipée, reste un on de gorontie, comme neuve, 6 000 $ negocioble.Maryse 1-753-9926.OLDS Calais 89,60 000 km special.Letourneou outo, 973-1401 OLDS Coiais, Supreme, '85, tout équipée, olr, très propre, 108 000km, 581-5157.OLDS Cierro '92, tout eauipee, 14,995$.LE SALON FORD, 332-385Ô OLDS Cutlass Supreme inter 89, tout équipée, 68 000 km, faut voir, 10 800 $, AM Auto, 629-5544.OLDS Derto LS 1992, Int.culr, blanche, tout équipée, balance de garantie G.M.Luc ou Julien 595-5666.Royal Chevrolet Olds.OLDS Delta Rova» Broughom 1986, équipée, impeccable, bleu fonce, 4 portes.Yves Souvé Inc.582-8500 OLDS Regency, Brougham, toute équipe, immaculée, bos mi., garantie disponible, 8 200 $, A.S.L.Auto, 735-4335.OLCS Royal Brougham, 89, 80 OOOkm.10 500 $.1-347-4115.OLDS Rovol 88, 1990, 4 portes, bleue, tout équipée, balance de gorantie, 66 000 km, 10 700 $ négociable.354-2239 OLDS Supreme, cutlass 86.70 000 km, Letourneou outo, 973-1401 OLDS Toronodo 1981, Brougham, eauipee, pneus michelin, impeccable, sans rouille.3350$ 745-5358 OLDS 88 '90, FE-3 Éauipée complet.Gorantie.Reprise banque.11 250 S BDA 662-3131.OLDS 98, Broughom.88, 54 OOOkm, prix demonde 9 400 $.952-2463.OLDS.Oero broughom, 84, Al, 90 000 km, 4 000 $, St.OLDSMOBILE Cufloss Calais 89, 4 portes, 86 000 km, pneus neufs, air, etc.iamois vu l'hiver, état neuf, 5 900 $ fout vendre, 819-535-2477 OMNI 85, out., 4 portes, 125 000 km, bon état, 1200 $, 965-0697 PASEO demo 92, 5 vrt., groupe sport, noir, 2 sets mogs ete-hlver, 7 000km groupe cruise, cassette.Benoit Rivest, Chomedey Toyota, 337-1151.687-2634 PASSAT 1991, GL, 5 vrt.air climatise, vitres elect., tout équipe.59 000 km, Serov Auto, 658-4482 PASSAT 1991, 5 viL, tout équipée, vente rapide 12 475 $.1-359-4488.PASSAT 91 et 92 GL automatique, tout équipé, bas milloge NORDEST VOLKS 325-3422 PASSEO 92, 5 vit., groupe sport, 13 000 km, noire.P.A.T.TovOtO, 640-1474 HbUOhOI IV89, 405 S.75 000 km, 5 vrt., tout équipée, balance de garantie du monufocturler.Auto Grech 984-7711.PLYMOUTH Relkwt '15, fomlllôTêT 2.6 I.condition A-1.96 000 km, 2 7 50$ Jour 663-7674, soir 744-2608 PLYMOUTH Rel.ont LE 87, A-1, Out., 2 700 $.593-4716, 574-7717.PLYMOUTH Reliant 83 out- 4 portes, 1 175$.Auto Denis 678-4820 PLYMOUTH Peliant 84, 4 cyl., 60 000 km excellente condition, 1500 $.682-8717 PLYMOUTH Rellont 88.air, goron-tte, 4 950 $, G.Poquette 668 8020.PLYMOUTH Tourlsmo 1923, 65 000 km, 700 $.613-0714.PONTIAC Grand Am LE 86, olr, excellent état, 2 700 $, 955-1375 PONTIAC Grand Am SE 92, 7 000 km, tout équipée, 478-3261.PONTIAC Grand Prix 90, blanche, 4 portes, Simplex Autos 983-9629 PONTIAC Grand Prix, SE 91, 35 OOOkm, MGB Auto, 471-2610.PONTIAC Sunblrd '80.109 000 km, pour pieces.374-1588 PONTIAC Sunblrd LE, 90, out, 71 OOOkm, 5 900 $.946-7051.PONTIAC Sunblrd SE '89, 73 000 km, out.Yves Souvé Inc.582-8500 PONTIAC Sunblrd 90, LE, 30 000 km, 2 portes, rodio cosserte, super propre, 6400 $, 598-1277.PONTIAC Tempest 89 out 4 995$, Letourneou outo, 971-1401 PONTIAC Tempest 89, 80 OOOkm, out., 5500$.Autos David 946-2851.PONTIAC Trons Am GTA 1988, 30 000 km bkjnclrrt.gris, femois utiiitee l'hiver, comme neuve, 10 000 $, 819-537-3852, soir 819-587-3695.PONTIAC 6000 '84, 6 CVL 2 tons, propre, 1 400 $.858-0389 PONTIAC 6000 LE 86, 127 OOOkm, 4 pneus neufs, freins neufs, très bonne condition.3 200 $, 632-3335.PONTIAC 6000 LE 91, 23 000 km, V-6, air, roues aluminium et beoucoup plus.Special du gérant.Gohier Pontioc Buick 376-4220 PONTIAC 90 Grand AM LE, 16 valves automatique.64 OOOkm, balance de gorontie 8595$ AUTO RIMAR 253-4888 PONY sport '85, m.5 vrt, 500$ negocioble.854-6999, 622-9425 PONY GLS 85, 1.6, 4 portes, 5 vrt., A-1, 900 $.635-8692.PONY 84 4 vit.115 OOOkm, porta rte pour passer Thiver.600$ 659-9379.PORSCHE 911 89 CARRERA TARGA SPECIAL! 88 CARRERA TARGA AUBAINE1 9SM46S OUVERT SAMEDI! Liquidation d'Autos Montréal PORSCHE 928 1977, V-8, olum., 5 vrt., spécial 7200 $.588-5730.PORSCHE 944S 1988, rouge/culr noir.Tout éauipée.Soecio1117 900$ 953 H6S OUVERT SAMEDI! Liquidation d'Autos Montréal PULSAR NX 1987, out.T top, cossette, 76.000 km.5,795$.YVES, DESMEULES HYUNDAI 668-6393 RABBIT 80, diesel.2 portes, blon-che, 700$.581-5loi.RELIANT LE 89, 4 portes, out, 68 000 km, comme neuve, 4450$, Mortel Autos 973-3200 RENAULT Alliance out.Chaussée à neuf.964-5670.RENAULT Alliance 83, propre, 4 portes, 72 000 km, 800 $.858-7332 RENAULT Alliance 86, oui., très bon état 1500 $, 637-1460 RENAULT Allionce 86, grise, 4 aortes, 5 vrt., 500 $, 526-1996.RENAULT Encore GS, 86, 5 vft, vente rapide, 2 200 $.471-8707.RENAULT Encore 1984 mon rodio, bon etot, foire offre, 676-8142 RENAULT Encore 1984,5 vit., sons rouille, très propre, 850$.737-6548.RENAULT Encore 84, 5 vit., 650$, 4 Pirelli d'hiver, 483-4618 RENAULT Encore 85, mon., 67 000 mi, 1175 $, A.D.N.625-7179 RENAULT Médaillon 88, out, 4 portes.62 200 km, impeccable, un seul propriétaire, 668-0529 RENAULT R5 '86, 77 000 km, propre, 1150 $, 489-1761.RENAULT 11 fomiliole 82, gris metoilise, bon état, Mtl: 849-0324 RENAULT 5 GTL.83, A-1 rodlo-cossette, negocioble, 274-1528.RENAULT S TL 84, 102 000 km, 700 $, soir 389-6095.KbNAULT 5 sport 86, noire, toit, support o ski, om-fm cassettes, 95 000 km, 1 750 $, 844-5732.RENAULT 5.86, mécanique A-1, rodio, 74 000 km, 1700 $, 573-0676 RENAULT 5, 1983.111 OOOkm, moteur bon etot 800$.737-6163.RENAULT 5, 16, convertible, r>> diocossette, A-1, 1 950 $.344-1420.ROAD MASTER 92, 30 000 km, btonc, tout équipe, 2 sieges elect.spe^K* de la semaine.Gohier Pontioc Bukk 376-4220 ROLLS Royce Silver Spur 1981, très belle vorture, comme neuve.LIQUIDATION AUTO EXPRESS 731-7171 ROLLS ROYCE Sliver Spirit 1989, registre de service complet.953-1445 OUVERT SAMEDI! Liquidation d'Autos Montréal SAAB 88.60 000 KM wq 5, 16 volves, fout équipe, o*r, comme neuve.Prix d*oubolne.Ecnonge accepte.Auto Ortojnole, 7 Jours, 9h-21h.433-7595.SAAB 1988, 9000 turbo, vofture d'exécuttf, 147 000 km, 80% autoroute.Int.cuir, tout équipée, particulier, 8500 $, 281-7045 ou 455-9762 M Fontaine SAAB 900.'89, 4 portes, tout éauipée.olr, 57 OOOkm, 12 500 $, Auto Ideol, 481-5560.SAAB 900, 1991, 4 portes.Out.olr, prix 16 000 $, 659-4421 SABLE LS 90, 69 000 km, tout équipée, toit élec.9 500 $, 681-5137.SABRE 900S 1987, 3 portes, 5 vrt., 5650$.Liquidation Lovol 629-5552.SHADOW 1989.4 portes, 94 000 km, 4150 $, Villo-Roso: 493-6656 SIROCCO 84, rouge, manuelle, 5 vrt, tort ouvront, radio-cassette, 2 000 $ 465-4140 SONATA GL 1991, 4 cyL 5 vrt., olr, 62,000 km, 8495$.YVES.DESMEULES HYUNDAI 668-6393 SONATA GL 89, 5 vit, 8 pneus, 78 000 km, oorontle prolongée, très propre, 4 900 $, 649-1471 SONATA GL 91, berline 4 portes, aut, olr, 29 000km, gorontie, 8999$.S.D.Autos 952-9908.SONATA GLS 1991.4 cvl-, oui, tout eauipee avec olr, 31,000 km, 10,495$.YVES, DESMEULES HYUNDAI 668-6393 SPRINT 90, toit, 46 000 km, rodio Pioneer, 4 800$.355-7247; 455-5180.SPRINT 90.4 portes, out., 50 000 km blanche, balance gorontie, 4950 $, 663-4319 STELLAR 86.5 vrt., très bon etot, ouboine 1000 $.661-3130,271.7115 SUBARU fomilia»e 85.5 vit.4x4, 100 000 km, originale, 2 650 $.Gestion CD.983-6077.SUBARU fomiliole 86.5 vit, 93 000 km, gorontie 1 on, pneus d'hiver, 4 000 S, 640-4787.SUBARU fomiliole 87, 72 400km, pneus neufs, 4200$.641-2639 soir SUBARU GL '87, 4 portes^ men., très bonne etot, 2750 $, 687-5919.SUBARU GL familiale 87, 5 vit, équipée, 2950 $, 733-4158 SUBARU GL 1986.4 portes, out, tout équipée, 77 000 km, excel lent», 2900 $, 737-6548.SUBARU GL 87 fomiliole, 5 vrt;.tort ouvront, excellent état, 118 OOOkm, negocioble, 486-5123, 597-6643 SUBARU GL 88, 4 portes, 4 895$.Pierre, Honda Terrebonne 477-0555 SUBAKU Justy, GL, 90, 4 X 4, 5 450 $, Auto G.Poquette 668-8020 SUBARU Legocv LS 90, fomiliole tout équipe, garantie exceptionnelle, 10 950 $, G.Poouette, 668-8020.SUBARU Lepocv 92, 4x4 tout équipe 16 OOOKm NORDEST VOLKS 325-3422 SUBARU 85-86-87 fomiliol et seden GL 5 vitesses, gorontie disponible CRISTOFARO AUTO 270-1159 SUBARU 90 Legocv 4 portes automatique, équipé CRISTOFA*0 AUTO 270-115?SUBARU 92 Legocv turbo 4x4 outomatiaue, tout équipé 19000km CRISTOFARO AUTO 270-1159 SUNBIRD 86, 975 S out., 4 portes, équipé, A-1,695-2870 SUNBJRD GT 88 out.toft cossette NORDEST VOLKS 325-3422 SUNBIRD GT 90.29 000 km, boionce gorontie G M, A-1,699-4583 SUNBIRD SE '89, tout équipée sauf olr, comme neuve, 65 000 km, specid 4 995$.Auto Yvon, 984-6273 SUNBWD 90, 23 000 Km, grise, ' portes, olr, olarme, Impeccable, 950 $, 620-4455; 870-2577 SUNBIRD 91 LE V-6 air cassette FOR TIER AUTO 353-9821 SUNBIRD 92, LE, tout equloé, 2 portes, 8 900 $ 655-6793 B.L.Auto SUNDANCE 89, out., 4 portes, très propre, A-1, 3 695 $, 581-6118.SUNDANCE 89, out., 4 portes, tort, 4350 », Roger auto 581-1371.SUZUKI Forsa turbo 87 rouge, 5 vit., économique, très bonne condition, 2 500 $.856-1428 SUZUKI Somorol, 91, 4 X 4, 7 450 $, G.Poouette, 668 8020.SUZUKI Somourol «6, sport, convertible, 3300 $, 485-7326 $UZUKI Sidekick 92.5000 km, 2 portes, 13 000 S, 948-0787.SUZUKI Swtft GLX 92, 7OOOkm.Hondo Terrebonne 477-0555 SUZUKI 91, 4X4( Wancbe ontl™ oxidation, tort metol, ontt-rouliie Int.ext., ontl-vol buriné, omfm, cossette.38 000 kn 7*C-22S3 TAURUS fomiliole '92, 3e siege, 19 000 km 16 500 $.Taurus GL fomiliole *91, 12 500 S.Taurus fomiliole LX '17, 3e siège, 6 500 $.Reprise de banque.Gestion CL.386-8565 TAURUS GL 1990, out.V-6, olr climatisé, vitres elect., boionce de gorontie lusqu'o 160 000 km, Seroy Auto, 658-4482 TAURUS GL 90, V6, orr.Freins et pneus neufs, 8 250 $.674-5956 TAURUS GL 91, olr, tout équipée, 9395 $.Roger Auto 581-1371.TAURUS L 90.out.6 cyl, olr, mog, pneus 15\", 11 995$.LE SALON FORD, 332-3850 TAURUS L \"91.out., 6 cvl-, oir, 12.995$.LE SALON FORD, 332-3850 TAURUS Climatisé.\"doorlock\", 87 000 km, bonne condition.5850 $.748-0810 John \"L\" 1988, fomiliole, olr vitres électriques, TAURUS L 89, V-6, A-1.94 000 km, olr, crurse, 6 550 $.622-1818 TAURUS S HO 1989 A-1.10 500$.418-387-3721.TAURUS Wogon 1991 bas kilometroge FORTTER AUTO 353-9821 TAURUS 89, familial, équipée, blanc, 6500$, 385-6095, 661-4820 TAURUS 9?.18,000km tout eauipe PORTIER AUTO 353-9821- T-BIRD 92, super sport I2^00km toute équipé F OR TIER AUTO 353*821 TEMPEST LE '91, 4 po*es, Vt, out., olr.Vlît es teintées.Grise.30 000 km.11 000 $.962-6128.TEMPO *89, 4 portes, out., olr climatisé, 59 000 km, gorontie prolongée, 4 900$.342-5128.TEMPO GL 1991-1992, liquidation FORTIER AUTO 353-9821 TEMPO GL 86, 4 portes, out, 89 000 km, 1 propriétaire, 426-9262 TEMPO 89, 77 000 km, oir, très propre, 449-1546 TERCEL DX 88-89-90, 5 vrt.et eut, balance gorontie, P.A.T.ToYOto, 640-1474.TERCEL LE 92, 5 vrt\u201e 4 portes, aubaine.640-1474.P.A.T.TOYOTA TERCEL 3 portes, 5 vrtesses.un seul propriétaire NORDEST VOLKS 325-3422 TERCEL 88, out., 3 portes, rodio.bon état, bien choussé, 334-9752 TERCEL 91, out., 4 portes.45 000 km, 10 000 $ négociable.3Ô5-4485.THUNDEBIRD 1967.2 portes, aucune mécanique, 300 S.588-5730.THUNDER BIRD '91, tout équipée, bas milloge, 12,995$.LE SALON FORD, 332-3850 TOPAZ 86, 97 000 km.2 portes.Peinture originale grise.Très propre.2 350 $, 625-6126.TOPAZ '90, béonerte, 4 portes, out.40 000 km.Garantie Ford.Reprise banque.5 950 $ BOA 662-3131.TOUTE Ut-MCfc KAOONNABLE ACCEPTEE Toyota Tercet 86-90 ?fomiliole 87.Tovoto Corolla LE 90, blonc, comme neuve.Tovoto Corolla 89, 37,000 km.Super oubalne.Coroilo 89 s-wogon, super ouboine.Camrv 92 LE V6, ABS, toit, mog.Tovoto Cressida 90, toute équipe.A voir.4 Runner SR5 92 V6 out.12,000 km, SAUVEZ DES MILLIERS DE $$$ CHASSE TOYOTA 522-6344 527-3411 TOPAZ sport 86, 112 000 km, tout équipée, 2000 $, (514) 963-3214.TOPAZ L 1991, 4 cyl., out, Oir, 21JÔ00 km, 7,695$.YVES, DESMEULES HYUNDAI 648-6373 TOPAZ L 84, 4 portes, très propre.123 000 km, mon., 850 $, 762-171IT TOPAZ L 88, out., oir, go^orrtTeT 3 450$ 967-4442 TOPAZ vo, bioncne, out., 4 portes.35 000 km, olr, 7800 $.642.7442 TOWN CAR\" LTncofn Corner 88.A- 1, bas km, Leck>r Auto 376-2630.TOYOTA Comry 83, fomiliole.bleue, out., 116 000 km, pneu* cfhiver, propre.7 500 V 384-0517 TOYOTA Comr, familiale '87, tout équipe, out.6950 $.Liquidation Lovol, 629-5552 TOYOTA Comry LE 84,84 000km, out.4 900V Autos David, 946-2851.- TOYOTA Comry LE 87.A-1, out, 78 000 km, 7450 $, 522-9939.TOYOTA Comry LE 88, out.olr.cruise, femme proprio, 652-7043 TOYOTA Comry 66, 4 portes, 5 vH, cruise, miroirs elect., 86 000 km, freins neufs.4 Pirelli Winter neufs, oucune rouille, parfaite condition, 4 995 $ négcciobJe.497-0493.TOYOTA Comry 87, très bon étoi 127 000 km, 5300 i.279-0724.TOYOTA Comry 88, LE.V-6: olr.vitres, out., 4 Pirelli neufs, 8300 $.Apres 18rt: 638-0944.TOYOTA Comry 92, équipée, gris perle, 8000 km, comme neuve, reprise finonce, 15 000 $, 449-9176 TOYOTA Comry 93.neuve, out.vrtres et portes électriques, spec loi 18 900 $.Stock 30044, BLA1NY1LLE TOYOTA 435-3685 TOYOTA Celica GTS 90,82000km* noir, 13 400 $, gorontie tronsféro* ble.462-7268; soir: 743-2987.TOYOTACëlico Supro 1985, out, tout équipée, 5300 $, 635-3910 TOYOTA Celica 1982, 115 OOOkm, très propre, 4 mogs, rock) om-fm cassettes, tort et rétroviseur elect., volont Inclinable 1100$.646-9079.TOYOTA Celica, 89.GTS.rouge, 8 900 $, G.Poquette 66Ô-8020.TOYOTA Corolla 86.5 vrt.comme neuve.3 500$.881-O048.it 1-0048 TOYOTA Corolla *86, (Nova), ouLT 1 950 $.Grothe Autos 953-9995.TOYOTA Coroilo 87 (Nova), 79 000 km.5 vrt., antirouille, Impeccoble, 3 700 $.689-0422 TOYOTA coroio 87, out, 4 portes, 3 995$.Letourneou auto, 973-1401 TOYOTA Coroilo familiale 81, pieces seulement, 400 $.340-1150.TOYOTA Coroilo fomlilo*e 1990, servos, out, 82,000 km, bourgogne.STLAURENT LEXUS TOYOTA 7479811 TOYOTA Corolla GTS 87, mon.,.75 000 km, 4950 $, 284-2409.TOYOTA Corolla GTS 88, 107 000 km, 5 vrt., oir, 8000 $, 641-3384.TOYOTA Corolla GTS 86.rouoe, 5 vit., excellent etot, 935-0997.TOYOTA Corolla LE 85 ouT, .160 OOOkm.Al, 2 800$.671-7528 TOYOTA Coroilo LE 89, 4 ptes outomatiaue 66 OOOKm, 7900$ * AUTO RIMAR 253-4888 TOYOTA Coroio LE 89 out balance de gorontie Tovoto 8495$ AUTO RIMAR 253-4888 TOYOTA Coroilo LE, sedon 4 portes, 1988, boionce gorantie Toyoto, milloge Illimité.589-3743.TOYOTA Corolla LSX 92, neuve, out., \"cruise\".9 000km gorontie, 11 250 $.SD.Autos, 952-90fc TOYOTA Corolla SR 5, 89, tort.5 vrt, 94 000 km, 674-1076, 749-9991 TOYOTA Coroilo SR5 88, propre.2 portes, 5 vrt.5 450 $.443-0208 SUITE des annonces à la page 24 «Quelques jours de repos ne vous feront pas de tort.Vous aimez le cinéma?Il y en a de bons au Cap.Vous sortirez le soir seulement.Il est préférable pour vous.et pour nous, que vous laissiez aux Noirs le temps de se retirer dans leur banlieue après leur journée de travail.Vous serez moins tenté.Nous vous avons loué une petite chambre pour touriste et il y a une glacière qui vous y attend.et elle est remplie de canettes.Votre chambre est au 36t University Street.Vous allez vous le rappeler?36, University.Le propriétaire ne vous posera pas de questions.Si je vous disais que votre expédition vous amènera in Florida, U$, ça vous rendrait peut-être votre langue?» \\rVhitelaw ne mordit pas à l'hameçon.Ça ne lui tentait tout simplement pas de parler à cet étranger, même si tout avait Tair en règle.Et s'il pensait lui faire plaisir en lui parlant de la Floride, il se trompait.C'était trop proche de sa Géorgie natale où les mauvais souvenirs de son adolescence pouvaient refaire surface.Mais il pensa aux 200 000$ et c'était une offre très difficile à refuser.\u2014 Voici une avance.Vous en recevrez une autre à Miami.Il y a 10 000$ dans cette enveloppe.L'ours mit vite la patte dessus.«L» l'avait toujours ainsi payé, cash.«M» devait sûrement, avec tout cet argent comptant, travailler pour le même service.Le mercenaire ouvrit la bouche pour la première fois.\u2014 Je veux que vous déposiez 50 000$ dans mon compte.\u2014 .aux Bahamas.C'est déjà fait, monsieur Whitelaw.Vous pourrez vérifier vous-même par téléphone cet après-midi, mais en vous servant de votre code habituel.|c dois partir maintenant.Salut et à la semaine prochaine, au Cap.L'homme remonta dans sa voiture et sortit du stationnement souterrain de Burgcrspark.Le 1er novembre, au sud de l'Ethiopie «Debout, camarade.La jeune République démocratique et populaire d'Ethiopie te veut aujourd'hui.Debout, camarade-travailleur.Le pays a besoin de tes bras.L'État a mis à ta disposition des terres que tu dois cultiver pour nourrir le peuple.» «Debout, camarade.Notre gouvernement t'a amené dans ce village verdoyant et fertile pour assurer ta subsistance.Les sols desséchés des hauts-plateaux sont loin maintenant.C'est une nouvelle vie qui commence pour toi.» «Debout, camarade.Ce matin, tu dois réaliser une partie du plan que nos valeureux dirigeants nous ont assigné.» La voix nasillarde du haut-parleur tonitruant sur le flanc de la colline, son débit saccadé et son ton impératif ne laissaient aucun choix à ceux qui dormaient dans les cabanes de tôle ondulée ou dans les huttes de chaume.Non seulement, la voix de ce prêcheur nouveau style, pimentée à la sauce de la «villagisa-tion» ci de la collectivisation de la nouvelle Ethiopie, ne laissait aucun choix, mais si, dans une demi-heure, les paysans devenus «camarades-travailleurs» depuis leur relocalisation au Sud, ne se levaient pas, on leur donnait la bastonnade sur la place publique.Ils étaient battus à la première désobéissance et emprisonnés s'ils récidivaient dans leur paresse.Myriam Aksoumis imita donc machinalement la vingtaine d'autres femmes dormant avec elle dans une baraque qui, normalement, aurait dû en accueillir une dizaine.C'était quand même une des grandes cases réservée à elles seules, veuves ou séparées de leur famille à cause d'un mari parti à la guerre contre les troupes gouvernementales, refusant de s'établir sur ces nouveaux coins de terre, ou tout simplement mort, comme Moundou, d'épuisement généralisé, au bout de sa souffrance.Ces femmes avaient été ramassées sur les routes du pays par les militaires qui ratissaient les hauts-plateaux à la chasse de ces solitaires pour augmenter les bras-travailleurs du Sud, soit à la culture des champs ou à l'entretien du collectif.Des kibboutziennes obligées de la révolution marxiste-léniniste.Myriam y avait été amenée.Tous les matins, depuis sept jours, elle sursautait en entendant cette voix métallisée des hauts-parleurs qui scandaient les mêmes slogans révolutionnaires sur le même ton impérieux.La paysanne du Nord ne s'habituait tout simplement pas à cet embrigadement qui lui enlevait tout ce qui lui restait, c'est-à-dire, le mince filet de liberté dont elle avait joui dans son village: celui d'aller chercher son eau à l'heure qu'elle voulait, même si elle devait parcourir sa quinzaine de kilomètres, choisir le moment où, avec sa voisine, elles se tressaient mutuellement les nattes sur la tète, ou quand il lui prenait subitement l'envie d'un somme.C'était une toute petite quantité de liberté, c'est vrai, mais on la lui avait arrachée.Par contre, au Sud, on mangeait à sa faim et l'eau était à portée des lèvres.Myriam n'avait jamais vu autant d'arbres, de fleurs, de verdure.Elle aurait pu y être heureuse, oublier ses faims et ses soifs des hauts-plateaux, même que la vie collective en dortoir, ces amitiés nouvelles avec les autres femmes qui partageaient leur sort, auraient pu lui apporter des consolations.Mais Myriam ne s'habituait pas.Le son répété du haut-parleur, les haranguant et réglant à la minute leur nouvelle quotidienneté, la faisait tressaillir à chaque appel de « camarades ».Moundou lui avait déjà parlé du Sud, de cette région où l'eau transforme les grains de sable en brins d'herbe, où les fleurs remplacent les pierres, où la pluie tombe au moment où il le faut, en accord avec le soleil.Peut-être qu'elle avait trop souffert déjà, comme si tout son être ne pouvait plus absorber une quelconque potion de bonheur, trop usé, trop sec qu'il était de s'être battu, 35 ans durant, pour quelques gouttes de joie qui ne réussissaient pas à faire germer l'espérance.Peut-être que le temps jouerait en sa faveur et qu'elle oublierait.Pour l'instant, la voix du haut-parleur n'avait pas réussi à la tirer du lit et, comme deux ou trois compagnes de dortoir, elle paressait quelques minutes sur sa couche en se laissant emporter par le trop plein de souvenirs qui lui collaient à la peau comme le sable après le khamsin.Des premiers jours de son parcours, après la crémation de tout son passé, elle avait peu de souvenirs.Comme si sa mémoire s'était refusée à lui en laisser.La marche sur le chemin, où plutôt la piste, seule d'abord comme un zombi, dans une inconscience des choses qui la faisait avancer, sans s'arrêter, sans voir.Puis, les jours passant, d'autres réfugiées, des femmes, s'étaient jointes à elle, aussi silencieuses, aussi égarées dans leur mouvance de misère.Certaines avaient des enfants avec elles et c'était peut-être grâce à eux que Myriam s'était éveillée à quelques émotions.Un pleur, un cri de joie devant une gazelle sautant au travers du chemin, un regard d'émerveillement devant les grosses marguerites jaunes qu'ils avaient ramassées en bouquets de couleurs et de gaieté.Ces enfants qui, eux, n'avaient pas encore perdu la rage de vivre comme les mères fuyardes des famines.De toute manière, ces femmes, la nuit, n'avaient pas eu le choix de resserrer leurs liens.Il avait fait froid.La pluie avait persisté plus longtemps.Elles s'étaient regroupées, autour des feux de camp, partageant les quelques couvertures de laine, s \"assurant d'abord que les enfants puissent dormir sans crainte des bêtes sauvages et des maraudeurs.Vingt, trente kilomètres par jour, toujours vers le sud, sur des terrains souvent accidentés, parsemés de villages à moitié vides de leurs habitants, craignant les miliciens qui nettoyaient le pays des rebelles et des contre-révolutionnaires.Pour ces marathoniennes de l'eau, faire trente kilomètres par jour avait été normal, même que certaines avaient transporté sur leur dos des kilos de bois de chauffage pour ne pas être prises au dépourvu le soir pour le campement.Mais plus elles avaient avancé vers le sud, plus leur grande marche s'était faite souvent hors-piste ou de nuit pour éviter les convois de militaires de plus en plus nombreux et dont on avait entendu dire qu'ils ne badinaient pas.Un jour, au détour d'un sentier, derrière un rocher, ils étaient survenus, fusil à la main.Dans leur convoi, trois camions et deux autobus déjà à moitié pleins.Il n'y avait pas eu de panique, qui en aurait eu la force ?Les soldats, comme des chasseurs de prime habitués à ces vagabondes, leur avaient tout simplement ordonné de monter à bord.Mais il n'y avait eu ni vexation, ni rudesse excessive, ni violence, comme les rumeurs le voulaient.Myriam s'était demandé si ce n'était pas dû à la présence de ce fonctionnaire, le même qui lui avait parlé chez elle, et qui, en retrait, et toujours habillé en civil, avait semblé surveiller les opérations.Son « vautour » qui était réapparu, avec ses grands yeux noirs et son nez de rapace.De près, il n'avait pas l'air si méchant.C'était de loin qu'elle en avait peur comme si, du haut des airs, avec son regard perçant, il voulait toujours la suivre pour s'emparer de son destin.Lorsque Myriam s'était approchée du marchepied de l'autobus, l'homme s'était avancé vers elle.Instinctivement, elle avait mis la main sur l'étoile de David pendant à son cou depuis sa fuite du village, pour la dissimuler et se protéger.\u2014 Non, ne la cachez pas, Myriam Aksoumis.Ne cachez plus votre bijou.Le Sud est plus hospitalier.Vous verrez, il vous accueillera.Suivez votre destin et lui aussi vous suivra.Puis subitement, il lui avait encore remis quelques dollars dans son baluchon.\u2014 Bonne route, Myriam Aksoumis, Dieu prendra soin de vous.avait-il ajouté en s'éloi-gnant vers un autre camion.« Un vautour aux allures d'ange gardien, pensa Myriam.mais pourquoi ?Pourquoi elle ?De quoi, contre quoi ou.pour qui la protégeait-il ainsi ?» Quant au reste du voyage, Myriam ne se souvenait que de deux ou trois événements.Leur arrivée dans ce village de transit, à Debre Bih-ran, à quelques kilomètres au nord-est de la capitale.Elle n'y avaient séjourné que peu de temps.Dieu merci.La misère, la promiscuité y était presque aussi grandes qu'à Korem ou Mal-duba.D'autres fonctionnaires par la suite étaient venus faire le tri.Elles avaient été contingentées vers les nouveaux villages construits de toutes pièces sur les flancs des collines verdoyantes, encore vers le sud, un peu plus à l'est cette fois, dans la direction du soleil du milieu de matinée.\u2014 Myriam, vite, debout, tu vas être en retard.C'était sa voisine de dortoir qui lui secouait le bras.Elle s'assit dans son lit.Ce seraient d'autres efforts pénibles pour se tenir debout.a suivre © Ottawa, Canada, 1991 \u2014 Éditions Pierre Tisscyre B12 LA PRESSE.MONTRÉAL, LUNDI 23 NOVEMBRE 1992 L'Irak tente d'obtenir la levée des sanctions Agence France-Press BAGDAD ¦ Le vice-premier ministre irakien Ta-rek Aziz va tenter aujourd'hui de convaincre l'ONU qu'il est temps de lever l'embargo imposé à Bagdad depuis près de 28 mois.L'Irak estime s'être conformé à 90 p.cent des résolutions de l'ONU adoptées après la fin de la guerre du Golfe sur son désarmement.L'ONU estime que ses exigences n'ont pas été totalement respectées.Aziz présentera, lors d'une séance du Conseil de sécurité à New York, qui examine tous les 60 jours la « revue des sanctions», une mise à jour détaillée du rapport qu'il avait exposé en mars 1992 sur les mesures adoptées par l'Irak pour appliquer ces résolutions, selon des sources informées.«Le voyage de Tarek Aziz est une perte de temps et d'argent.Il n'est pas question que l'embargo soit levé ou même allégé pour le moment puisque l'Irak n'a pas encore appliqué à la lettre les résolutions de l'ONU », affirme un diplomate à Bagdad qui a requis l'anonymat.Le vice-premier ministre, accompagné du chef de la diplomatie Mohammad Said as-Sahhaf, a indiqué avant son départ qu'il ne misait pas sur «une levée immédiate de l'embargo».Mais, a-t-il dit, «nous espérons une meilleure compréhension de l'attitude irakienne par le Conseil et l'opinion publique internationale, qui renforcera les appels à la levée des sanctions».Aziz s'adressera au Conseil après la dé- faite de George Bush à l'élection présidentielle américaine.Les Irakiens espèrent que le président élu Bill Clinton adoptera une «attitude plus objective».«L'échéance de l'élection américaine passée, l'Irak réussira à mettre en évidence devant le Conseil les réalités» de son application des résolutions de l'ONU, a ajouté Aziz.Dans le nord du pays entre-temps, les dirigeants kurdes irakiens se déclarent désormais inquiets des «ingérences» des pays voisins \u2014Turquie, Iran et Syrie \u2014 qui ont proclamé leur détermination à maintenir l'unité de l'Irak lors d'une conférence ministérielle le 14 novembre dernier à Ankara.« Ils n'ont aucun droit de tenir une tel le conférence qui est une ingérence fia grante, violant la souveraineté nationale», a dit lalal Talabani, chef de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK), l'un des deux principaux mouvements kurdes irakiens.«Sous prétexte de préserver l'unité de l'Irak, ils la mettent en danger», a affirmé Talabani au cours d'un entretien en Irak.L'autre principal dirigeant kurde irakien, Massoud Barzani, du Parti démocratique du Kurdistan (PDK), a également accusé Ankara, Damas et Téhéran de s'ingérer dans les affaires irakiennes.« Ils n'ont aucun droit de dicter leur façon de voir», a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Salahcddine, dans la montagne au dessus d'Erbil.«Si l'intention de la réunion (d'Ankara) était de décider de l'avenir de l'Irak ou de coordonner les politiques le concernant, je dois rappeler que seul le peuple irakien peut décider de son avenir», a ajouté Barzani.Aucun dirigeant kurde irakien, ni d'ailleurs aucun représentant de Bagdad, n'était invité à la réunion ministérielle d'Ankara.L'Arabie Saoudite, invitée, s'était abstenue d'y participer.Les autres voisins de l'Irak sont le Koweït et la Jordanie.Enfin, quatre personnes étaient tuées et 21 blessées hier dans un attentat a la bombe dans un hôtel de Souleimanieh, dans le nord de l'Irak tenu par les formations kurdes.La bombe de 25 kg de TNT a explosé au troisième étage de l'hôtel Bagdad où logent des réfugiés kurdes de retour d'Iran, les Feylis, a dit à Erbil l'UPK de Talabani.La déflagration a fait voler en éclats les vitres de l'hôtel, et causé des dommages aux boutiques et véhicules dans la rue, selon un premier rapport parvenu par radio à Erbil, à trois heures de route de Souleimanieh.CHERS AÎNÉS, OBTENEZ 15 DE LE MARDI 24 NOVEMBRE, À LA BAIE.À L'OCCASION DU JOUR INVITATION EXCLUSIVE RÉSERVÉE À NOS AÎNÉS! SOUPER «RÉJOUISSANCE DES FÊTES» AVEC LE PÈRE NOËL Le mardi 8 décembre 1992 de17hà19h à la Baie rue Sainte-Catherine Ouest et Centre Boulevard Au menu: \u2022 assiette de dinde rôtie # farce 0 pommes de terre et légumes \u2022 plateau de bouchées de pâtisseries variées \u2022 thé ou café à volonté .Beaucoup déplaisir en perspective en compagnie du Père Noël et de ses invités! g99$ iLJp par personne (taxes en sus) Billets en vente à la billetterie de la Baie, rue Sainte-Catherine Ouest et Centre Boulevard.Prenez de l'avance dans vos achats pour éviter les erosses foules de Noël.Le mardi 24 novembre, la Baie fait profiter toutes les personnes âgées de 65 ans et plus d'un rabais de 15% sur presque toute la marchandise à prix ordinaire, en solde ou en liquidation! Ce rabais est également applicable au studio de photo et au rayon d'Optique, à la Baie.Pour avoir droit à votre rabais, vous n'avez qu'à présenter votre carte de l'Âge d'Or, votre permis de conduire, votre certificat de naissance ou toute autre pièce d'identité prouvant votre âge.Achats en magasin seulement.MJne liste complète des exceptions sera affichée a votre magasin la liai.'.ON PEUT PAS DEMANDER MIEUX! LA BAIE ! Compagnie fce taUaie liT^wson < _ -,\u2014t.- DÉPÊCHES AFRIQUE DU SUD ONU et Brink ¦ Un émissaire dépêché ce week-end en Afrique du Sud évaluera «une participation accrue» de l'ONU au processus de paix dans ce pays, a indiqué hier un porte-parole du secrétaire général Bou-tros-Ghali.Tom Vraalsen, secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères de Norvège, doit rencontrer des responsables du régime et des représentants de toutes les parties concernées, a précisé le porte-parole.Le président Frederik de Klerk «reste notre ennemi», estimait entretemps au Cap l'écrivain blanc André Brink, prix Médicis étranger 1980.auteur de Une saison blanche et sèche et Tune des personnalités les plus en vue pour ses activités littéraires et son militantisme anti-apartheid.Brink a accusé de Klerk de se présenter en ami disposé à négocier avec Nelson Mandela, président de l'ANC, mais de rester farouchement attaché au maintien du pouvoir blanc et de ne céder du terrain que par réalisme politique.ALGÉRIE Démocratie et FIS ¦ Redha Malek, membre du Haut Comité d'État (HCE-présidence collégiale), a affirmé samedi à Dakar, devant les chefs d'État et de gouvernement des pays en développement (GI5), que «l'Algérie a dû stopper un processus électoral qui la menait à la dérive» mais que cela ne constituait pas pour autant un «arrêt du processus démocratique».«L'instru-mentalisation de la foi religieuse, patrimoine de tous, par un parti, un groupe ou une secte, ne saurait travailler à la promotion de la démocratie», a indiqué Malek dans son intervention au G15.Alger lançait entre-temps un avertissement à certains pays étrangers exigeant qu'ils cessent de soutenir les fondamentalistes musulmans.«S'il est prouvé que ces États apportent un soutien direct, cela affectera les relations entre l'Algérie et les États impliqués», a déclaré le premier ministre Belaid Abdesselam dans une allocution télévisée.ALLEMAGNE Violence raciste ¦ Des éléments d'extrême-droite et d'extrème-gauche ont provoqué de nombreux incidents à Berlin et à Mrfurt ce week-end.Un homme de 27 ans, militant d'ex-tréme-gauche et squatter à Berlin, est mort après des heurts avec une bande de néo-nazis.Une trentaine de gauchistes masqués ont attaqué un fast-food à Erfurt, s'en sont pris aux clients et ont détruit le mobilier.Ce restaurant était un lieu de rencontre connu des néo-nazis.À Rostock, la police a arrêté 11 personnes qui avaient frappé des piétons et brisé des vitres de boutiques avec des battes de baseball.A Schoenin-gcn.les assaillants ont mis le feu à un foyer mais ies résidents ont réussi à éteindre l'incendie.Selon une radio locale, des jeunes se sont livrés à des exactions devant un autre foyer de réfugiés à Stral-sund.Un accrochage a mis aux prises les forces de l'ordre et des jeunes qui protestaient contre la fermeture de leur club à Bad Freinwlade, près de Berlin.COMORES Élections troublées ¦ Des urnes ont été détruites et des bureaux de vote sont restés fermés pour le premier tour des législatives hier aux Comores, même si ces incidents localisés semblaient en fin d'après-midi ne pas compromettre l'ensemble du déroulement du scrutin dans l'archipel de l'océan Indien.Il s'agit de premières élections législatives des Comores depuis leur indépendance en 1975.Des mercenaires français ont longtemps dominé le pouvoir à Moroni, la capitale, et Mayottc, l'une des quatre iles de l'archipel, est toujours occupée par In France, ancienne puissance coloniale.Le second tour aura lieu dimanche prochain.L'incident le plus sérieux constaté s'est déroulé à Mbeni, localité sur la côte est de la grande Comore et qui est le fief de l'un des principaux chefs de l'opposition, Mohamed Taki: des jeunes se sont emparés des urnes dans les trois bureaux de vote de Mbeni et les ont détruites après avoir dispersé les bulletins de vote sur la place publique."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.