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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Économie
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1992-11-27, Collections de BAnQ.

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[" Économie La Presse LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 27 NOVEMBRE 1992 Transactions chez Bombardier : la loi doit être appliquée avec discernement, selon la CVMQ Paul Fortugno VALÉRIE BEAUREGARD La Commission des valeurs mobilières du Québec (CVMQ) n'a pas encore décidé s'il y aura sanction contre des administrateurs de Bombardier pour ne pas avoir respecté le délai accordé pour rapporter leurs transactions d'initiés.Quant à la possibilité qu'il y ait eu délit d'initié, la CVMQ poursuit son enquête.«De prime a-bord, il me semble que les délais ne sont pas déraisonnables», a indiqué Paul Fortugno, le président de la CVMQ, à la suite de son allocution devant les analystes financiers du Cercle finance et placement du Québec.Bombardier ne se conforme pas aux règlements québécois qui exigent une divulgation des transactions boursières effectuées par les dirigeants d'entreprises, dans les dix jours suivant leur réalisation.Elle suit plutôt la règle fédérale, qui demande que les transactions soient rapportées dans les dix jours suivant la fin du mois où se sont effectuées les transactions.Cette pratique était tolérée depuis plusieurs années par la CVMQ.Discernement M.Fortugno croit que la loi doit être appliquée, mais avec discernement.«Il y a un dosage à faire, dit-il.Des poursuites criminelles sont-elles nécessaires si une personne rapporte ses transactions d'initiés deux ou trois jours après le délai prévu?» demande-t-il.M.fortugno a mentionné qu'un contribuable qui dépose son rapport d'impôt au mois de juin ne sera pas poursuivi tandis que la personne qui, à chaque année, poste sa déclaration avec un an de retard risque, elle, de l'être.«S'il y a abus, là nous poursuivons».s'empressc-t-il d'ajouter, comme ce fut le cas l'an dernier lorsqu'une plainte a été déposée contre lean Deragon, qui avait mis trop de temps à rapporter la modification de son emprise sur Desjardins Deragon Langlois.Le président de la CVMQ reconnaît qu'il y a encore plusieurs patrons d'entreprise au Québec qui divulguent leurs transactions d'initiés en retard.«Sur 20 000 dossiers par an, vous comprendrez.» Un initié qui ne respecte pas les délais de la commission est susceptible de poursuites au criminel.L'amende varie entre I000 $ et 20 000 $ par chef d'accusation.Anomalie Pour ce qui est du délit d'initié possible dans le dossier Bombardier, M.Fortugno a indiqué que les systèmes internes de vérification de la commission ont relevé une anomalie boursière alors que le titre tombait sans raison.On sait que les transactions en cause ont précédé une baisse de 30 p.cent, en quelques semaines, du cours de l'action en Bourse.Les vérifications d'usage n'ont pas encore rapporté des faits qui justifieraient une enquête en bonne et due forme, dit-il.Pour qu'il y ait délit, un initié (c'est-à-dire un dirigeant d'entreprise ou un actionnaire important et leur famille) doit avoir effectué des négociations sur un titre en se basant sur une information importante, et non connue du public, susceptible d'en faire varier le cours.En ce qui concerne la question de la divulgation de la rémunération des cadres, M.Fortugno pressent un dénouement prochain.Il privilégie pour sa part une solution par laquelle les salaires des cinq plus importants dirigeants seraient divulgués en bloc.Il ne recommandera pas la divulgation individuelle des salaires des hauts dirigeants, soit le modèle américain, ne jugeant pas cette donnée essentielle au travail d'analyse des investisseurs.Quant à l'enquête sur les deux sociétés en commandite de Télé-Métropole, M.Fortugno a indiqué qu'elle poursuivait son cours.Bons canadiens libellés en dollars américains : une bonne solution selon un cambiste MIVILLE TREMBLAY i la Banque du Canada procède à l'émission de bons du Trésor libellés en dollars américains, elle aura plus de chance d'attirer l'épargne des investisseurs étrangers, estime M.Stanton Paris, cambiste à Toronto pour la Citibank of New York.Hier, La Presse révélait que la banque centrale caresse le projet d'émettre ces titres, dans le double but de supporter le huard et d'accéder aux capitaux étrangers.Si cette stratégie réussit, la Banque du Canada pourrait peut-être éviter d'autres augmentations des taux d'intérêt.Après la prochaine déclaration du ministre des Finances Don Mazankowski sur l'état de l'économie, mercredi, «ils vont être obligés de le faire», soutient M.André Charbonneau, vice-président trésorerie à la Banque Royale.Celui-ci rappelle que ce n'est pas la Banque du Canada qui fixe délibérément les taux d'intérêt.«C'est le jeu de l'offre et de la demande pour son papier.Si la INDICES MONTRÉAL A 1740,60 (+10.64) (+0.61%) m ¦M* A TORONTO 3272,24 (+11.83) (+0.36%) NEW YORK FERMÉ MEXIQUE 1703.49 (+11,89) (+0.70%) A DOLLAR 78,03 î (+0.2V) OR FERMÉ demande n'est pas là, le prix \u2014 c'est-à-dire le taux d'intérêt \u2014 augmente.» Si la Banque du Canada emprunte en dollars américains pour le compte du gouvernement fédéral, celui-ci ne va pas verser ses chèques de pension en dollars américains, même aux retraités qui passent l'hiver en Floride! Les dollars américains ainsi empruntés seront forcément vendus pour acheter des dollars canadiens, ce qui va soutenir le cours de notre devise.De cette manière, la Banque du Canada veut fait une pierre deux coups: attirer des capitaux étrangers et stabiliser le huard.M.André Sullivan, responsable de la trésorerie montréalaise de la Banque Nationale de Paris, pense lui aussi que des bons du Trésor en dollars US seraient plus faciles à vendre à sa clientèle étrangère, qui craint les pertes de change lorsqu'elle achète des instruments en dollars canadiens.Cependant, il croit que la Banque du Canada va préférer mener des opérations de crédits croisés (swaps) avec d'autres banques centrales avant d'émettre des bons en dollars américains.Dans une telle transaction, explique-t-il, la Banque du Canada peut vendre à la Federal Reserve Board des États-Unis des titres en dollars canadiens contre des dollars américains.Ces dollars américains vont alors gonfler les réserves que la Banque du Canada peut engager dans la défense du dollar canadien.Une fois la crise passée, la Banque du Canada rachète ses instruments et rembourse la Fed.Selon M.Paris, le taux obtenu par le gouvernement canadien sur des bons en dollars US va se rapprocher des taux d'intérêt prévalant sur le marché américain, et donc réduire le coût d'emprunt du gouvernement canadien.Toutefois, la récente décote par San-dard & Poor's des titres en devises étrangères du gouvernement canadien ne permettra pas à ce dernier d'obtenir des taux aussi bas que ceux obtenus par le gouvernement américain.Mercredi, les bons américains de 90 jours commandaient un taux de 3,27 p.cent, comparé à 8,13 p.cent pour ces mêmes titres canadiens.Cependant, le gouvernement accepte un risque de change important en émettant des bons en dollars US car, a l'échéance de ces titres, la Banque du Canada devra acheter des dollars américains pour rembourser les investisseurs étrangers.Si, entre-temps, le dollar canadien perd de sa valeur, ça peut lui coûter très cher.Hier, dans un marché particulièrement plat en raison du congé d'action de grâce aux États-Unis, le dollar canadien a terminé la séance à 78,02 cents US, en hausse de 21 centièmes.Les commerçants acceptent avec philosophie la volte-face de Québec CLÉMENT es commerçants qui s'apprêtaient à ouvrir leurs magasins, dimanche prochain, et qui ne pourront le faire du fait de l'annulation du projet de loi 59, ont pris la nouvelle avec beaucoup de philosophie et respecteront la volte-face législative.I Interrogé par La Presse, hier soir, le gérant du Brico Centre £ti^&^ d'Anjou.M.René Labrecque, a declare que les quincailleries -Brico Centre se ?conformeront au changement subi intervenu hier après-midi à l'Assemblée nationale: «On avait déjà affiché les nouveaux horaires de travail et nous étions prêts à accueillir la clientèle dimanche.Bien sûr, on est déçus car, pour les affaires, l'ouverture présentait beaucoup d'intérêt, mais comme le dimanche suivant sera ouvert à cause de la période des fêtes, cela atténue notre déception.» M.Labrecque, estime que «ce n'est que partie remise» et que l'ouverture des magasins le dimanche sera effective en mars, selon lui: «Il le faut car les marchés aux puces nous font beaucoup de tort.» En ce qui concerne les grands magasins, Eaton et Sears ont fait savoir que leurs établissements seront fermés dimanche, alors que tout était prêt pour un magasinage dominical le 29 novembre.Le vice-président et co-propriétaire de Archambault Musique, sur la rue Stc-Catherine, n'en revenait pas d'apprendre la nouvelle: «l'étais en train de modifier les horaires, a indiqué M.Gaétan Cliche.Dans ce cas, on n'ouvrira pas, c'est certain.Mais c'est une bonne chose, car cela ne faisait pas notre affaire.Il fallait se retourner rapidement et notre personnel est fatigué.Rien n'était planifié.» Mais M.Cliche apprécierait que la Loi 59 entre en vigueur dès le début de 1993, car il est favorable à la mesure, d'autant que «le plus grand disquaire du Canada» possède à Québec un magasin qui est ouvert sept jours sur sept depuis huit ans.0M.Daniel Lamarre, au nom des bijouteries Birks, n'était pas non plus au courant de la recommandation du ministre de l'Industrie, du commerce et de la Pour les salons de coiffures de Montréal, la situation varie selon le nombre d'employés.Avec quatre employés, le salon Donald Proulx Esthétique n'ouvre son commerce le dimanche que parce qu'il a créé une sorte de club privé appelé «Têtes recherchées», auquel les membres de 16 à 25 ans ont accès tous les dimanches.M.Proulx, qui n'est pas pour une ouverture le dimanche, croit que la population est partagée 55-45 sur la question.Mais il estime que la mesure entrera en vigueur un jour ou l'autre.I Enfin, même si les ^^^^ librairies de Montreal fcj^.ont le choix d'ouvrir ou ^ non leurs portes le ^^^Klr dimanche, Flammarion -r avait déjà décidé de ne pas ouvrir ses cinq technologie, M.Gérald Tremblay, adressée aux commerçants leur demandant de s'abstenir d'ouvrir leurs portes dimanche.«Tout était prêt pour une ouverture.Nos vingt bijouteries s'étaient organisées en conséquence mais nous restons en faveur de la libéralisation des heures d'ouverture des commerces.» librairies de centres commerciaux : « La période des fêtes est un sprint, a précisé hier soir le directeur, M.Louis Dubê.Il était un peu tôt pour s'organiser et le fardeau sur le personnel aurait été trop lourd.D'autant que je pense que les gens ne vont pas prendre d'assaut les centres commerciaux avant même le début du mois de décembre.» M.Dubé exprime d'ailleurs des réserves sur le projet de loi 59 non déposé: «|e ne crois pas que la libéralisation des heures d'ouverture augmente la consommation.On prend le problème à l'envers.Les gens n'ont pas plus d'argent qu'hier.C'est le taux de taxation qu'il faudrait baisser», a-t-il conclu.Le premier dimanche ne sera pas facile LAURIER CLOUTIER PUTS PIS P1EÎS Le rodage du premier dimanche A d'affaires, en vertu de la A nouvelle Loi 5e) du 9 ministre Gerald \\ AjÊjA i Tremblay sur la plage fjj horaire du commerce de détail, s'annonce difficile, sinon impossible.Malgré «l'autorisation» verbale du ministre Tremblay, lundi dernier, plusieurs entreprises avaient déjà décidé de ne pas ouvrir.D'autres s'opposent toujours avec acharnement à la nouvelle plage horaire.Plusieurs doutent ouvertement de l'étude gouvernementale prévoyant la création de 8000 emplois et la majoration des ventes de 600 millions.Ailleurs, on savait déjà que la Loi 59 n'allait absolument rien changer.C'est le cas notamment des 6000 salons de coiffure de Longueuil et de la Montérégie, de la Mauricie Bois-Francs et de l'Outaouais toujours régis par décret de la coiffure de 1930.À Montréal et dans le reste du Québec, les salons de coiffure auraient pu ouvrir après avoir expulsé leurs comités paritaires.\u2022 Mais, déclare Jacques Leblanc, président de la Corporation des coiffeurs du Québec, environ 50 p.cent des 6000 autres salons qui n'ont pas à leurs trousses les comités paritaires d'antan, seraient quand même restés fermés.Ce qui n'empêche pas, souligne-t-il, que quelques salons logeant dans des centres commerciaux puissent défier la loi.Le président n'en veut pas au PQ d'avoir bloqué la Loi 59.« Il nous a aidés à nous défaire du comité paritaire de Montréal en 85».À la SAQ.qui relève du ministre Tremblay, il n'était pas question d'ouvrir le réseau à court terme.Seulement les succursales habituelles, des marchés publics et des zones touristiques.«On ouvrira si ce n'est pas illégal», déclare, encore sceptique, Pierre Michaud, président du conseil et chef de la direction du Groupe Val Royal-Brico.« Avec 80 employés dans chacun de nos neuf magasins».Claude Sénéchal, de Sears et coprésident du Regroupement pour l'ouverture le dimanche, avait planifié ses équipes de travail, pour ses 24 magasins, soit 2200 employés, dont 60 p.cent occasionnels.François-|ean Coutu, président et chef des opérations du groupe de 206 pharmacies, dont 188 au Québec, était prêt à affronter le nouvel environnement r SAQ MEUBLES ~\u2014 \u2022\u2022\u2022:\u2022:¦;\u2022:\u2022!\u2022:\u2022:\u2022:\u2022:\u2022>:¦:\u2022:\u2022:\u2022:\\m :-.\u2022*\u2022: y.-.-', x-x-x-x-x-x x ^ CONCAUTO 0 BIJOUTERIES BANQUES ET CAISSES AGENCES DE VOYAGES wXwi x-x-x-.\u2022.'¦ \u2022x:x-x:xvxx\\vxx '\u2022XyXy 'iv.v.v.'.vX'Xv.; \u2022Xvx-x-:-x-Xv x-xx-xxx-X;: X-XX-XXX XX X- .Xvxxx .\u2022.\u2022.\u2022.;.v.v.; \u2022 Inlogriphiê Li Prtsse En fin de journée, hier, de nombreux détaillants trépignaient d'impatience de se lancer dans la course du dimanche.Les grands magasins Eaton, La Baie et Sears, les centres de rénovations Val Royal-Brico, les supermarchés, les pharmacies, les bijouteries Birks, environ 3000 salons de coiffure, les piscines Trevi et les librairies, étaient prêts à l'attaque.d'exceller et de trouver son créneau.» «Québec ne sait pas où il s'en va», lance Yves Varin.directeur général de la Corporation des 500 marchands de meubles du Québec.Le groupe ne veut pas ouvrir le dimanche, «à 98 p.cent.Seulement quatre auraient ouvert, dont Germain Larivièrc, de Ste-Rosalie».?de la plage horaire.«À chacun Le conseil / 1 d'administration de la ^m^^J Corporation des IBB concessionnaires p^Hhjr automobiles du Grand ¦ Montréal, avec 226 \u2014\u2014\u2014 membres de toutes les marques et 40 p.cent des ventes du Québec, avait décidé hier, «à l'unanimité», de ne pas ouvrir le dimanche, ni le samedi, déclare Roxanne Longpré, directrice générale.« Des coûts d'opérations additionnels se traduiraient par des hausses de prix pour le consommateur.Les concessionnaires trouvent aussi très importante la vie familiale et sociale de leurs employes.» Mme Longpre ne doute aucunement de la «solidarité des concessionnaires.Depuis 20 ans.ils respectent la règle des heures d'affaires de la Corporation.On fait l'envie du reste du Canada».Francine Chaloux, adjointe administrative du président lean-Paul Bellon, de Consultour.ne voyait pas l'utilité d'allonger ses heures d'affaires.Car elle doute fort que les agences Club Voyages, En Liberté, Tourbec et autres souhaitent ouvrir davantage.« Mais à chaque agence de décider.» Robert Aumont, président des cinq Club Piscine, a déjà fermé pour l'hiver mais souhaite ouvrir le dimanche, dès le premier février.«Le dimanche, c'est 25 p.cent de nos ventes.Depuis que la Loi 75 de juin 90 nous a bloqué le dimanche, plusieurs ont fermé.» Mais M.Aumont.fondateur en 1965 de Citadelle qu'il avait revendue, tente de la faire revivre.-1 Chez Trevi.le 29 ^\u2014^ novembre allait être A.jSk «le premier et le dernier dimanche de la V / saison, avant la NvAJ fermeture jusqu'au 30 janvier».Lucie Godin souhaite alors ouvrir sept jours sur sept.Les Caisses Desjardins et la Banque Nationale n'ouvriront sans doute pas le dimanche, quoiqu'il arrive.Au guichet automatique, on peut maintenant effectuer toutes ses transactions.Ne manquent que les services conseil, un jour peut-être. \u2022 ¦ B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 27 NOVEMBRE 1992 Editorial Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adjoint directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef 4 4 La guerre des médicaments ne doit pas diviser le Canada L » * > es querelles Est-Ouest au Canada sont souvent les pires, car on a tendance à oublier l'essentiel dans une tourmente de verbiage chauvin.On la vu avec le contrat d'entretien des cf-18 et on le voit à nouveau avec Air Canada et Canadien international.La révision de la loi sur les brevets pharmaceutiques semble aussi prendre ce chemin.En effet, le président du comité des Communes sur la Consommation, le député conservateur Felix Holtman, de Winnipeg, a voté avec l'opposition en deuxième lecture.Son vis-à-vis chez les libéraux, le Montréalais David Berger, s'est prononcé en faveur du projet de loi C-91.Montréal est un centre de recherche pharmaceutique, que le projet veut favoriser, alors que Winnipeg est un centre de l'industrie générique qui pourrait souffrir d'un renforcement de la protection des brevets.\u2022 Contrairement à d'autres débats Est-Ouest, celui du bill C-91 n'a rien à voir avec la concurrence des régions pour l'obtention d'un contrat ou de faveurs gouvernementales.Il concerne deux conceptions différentes de la recherche, de l'industrie pharmaceutique et de la commercialisation des médicaments.Dans ce cas, le rôle du législateur n'est pas de trouver un juste milieu entre deux prétentions régionales mais d'encadrer l'industrie de la façon la plus avantageuse pour l'ensemble du Canada.Un cas semblable s'est présenté au sujet de l'agriculture lors des négociations du GATT.Les agriculteurs de l'Ouest étaient en faveur d'une libéralisation du commerce international et de l'élimination des subventions et d'autres formes de protection.Ceux de l'Est - notamment les agriculteurs québécois -voulaient le maintien des offices de commercialisation qui protègent la production locale de lait, d'oeufs et de volaille.Ottawa a tranché en faveur de l'Ouest pour trois raisons valables.L'agriculture est relativement plus importante dans l'économie de l'Ouest que dans celle l'Est.La possibilité de diminuer les subventions est un pas important vers l'équilibre des finances fédérales.Enfin, la libéralisation du commerce mondial de produits agricoles facilite la libéralisation du commerce de produits industriels et de services qui est si important pour l'économie du Québec et de l'Ontario.Dans le cas des brevets pharmaceutiques, Ottawa a procédé de la même manière.La recherche pharmaceutique est une activité économique et sociale importante pour le pays.Sans elle, les soins de santé au Canada deviennent encore plus tributaires de l'étranger qu'ils ne le sont maintenant parce qu'elle stimule la recherche médicale en général.Du point de vue économique, la recherche pharmaceutique entraîne l'investissement de centaines de millions de dollars et la création de nombreux emplois de haute technologie.Mais il faut que les brevets soient protégés pour que les compagnies pharmaceutiques et les laboratoires puissent rentrer dans leurs frais.La prédominance de multinationales signifie que la recherche peut facilement se déplacer dans un autre pays quand la situation se détériore.C'est ce que Montréal a appris avec effarement il y a plus de 20 ans lorsque l'introduction du régime des licences obligatoires a fermé de nombreux laboratoires.Le moment est venu pour le Canada d'adopter le même degré de protection des brevets que les grands de la recherche pharmaceutique, d'autant plus que le projet d'accord du GATT et l'ALENA prévoient une harmonisation des règles à l'échelle : internationale.Quant aux prix des médicaments, l'expérience de ces quatre dernières années montre qu'Ottawa est capable : d'imposer des normes et l'industrie de les respecter.En 1988, la querelle des brevets opposait Montréal à Toronto \u2014 le centre de l'industrie générique.Toronto est maintenant plus discrète car l'Ontario recevra un tiers des investissements prévus pour les quatre prochaines années contre 13 pour cent seulement pour le Québec.Le reste du pays en aura donc plus de la moitié.On ne saurait montrer de façon plus claire que \u2022 c'est l'ensemble du Canada qui profite d'un renforcement de la -protection des brevets.Frédéric wagnière \u2022 i i i! il »] i I ?I «i *| m x Montréal : un budget encourageant En organisant la «fuite» du budget, une journée avant la date prévue, le Parti civique de Montréal a fait une belle démonstration de son immaturité politique.Les conseillers d'opposition ont mis la main sur les prévisions budgétaires avant tout le monde?Bravo! Que n'ont-ils utilisé ce temps pour étudier le document de 400 pages, et en faire une critique éclairée?Au lieu de cela, l'opposition officielle a improvisé une conférence de presse, dont l'unique utilité aura été de lui valoir une photo dans les journaux, et de montrer.qu'elle existe.En lançant publiquement des données partielles qu'ils ont à peine analysées, les élus du PCM ne pouvaient que semer la confusion.Ce qu'ils ont fait, en toute irresponsabilité et en sautofélicitant candidement pour leur beau «scoop.» Étant donné que la qualité de la vie démocratique doit beaucoup à celle des voix d'opposition, tout ça est plutôt désolant.La manoeuvre aurait été moins puérile si, en parcourant le budget, le PCM y avait découvert quelque monstruosité qui exigeait une réaction immédiate.Or, il n'en est rien.Car le dernier budget de la ville de Montréal va, pour l'essentiel, dans la bonne direction: celle d'un ajustement indispensable a la récession chronique et à la réalité économique des années 90.Ainsi, la Ville a réussi à maintenir la hausse de ses dépenses grosso modo au taux actuel de l'inflation: 1,4 p.cent.En revanche, les taxes foncières augmenteront à un rythme presque deux fois supérieur: 2,9 p.cent.Cet écart est frappant, mais il se justifie par la combinaison de deux facteurs.D'abord, la situation économique qui crée un manque à gagner dans les coffres de la ville (les locaux inoccupés, ça ne rapporte pas des tonnes.) Ensuite, par un autre manque à gagner créé par les politiques provinciales.Les contribuables continuent à goûter aux retombées de la réforme Ryan.Le gros coup a été porté l'an dernier, avec le désengagement de l'État du financement des transports publics.Cette année, ils doivent absorber l'abolition de la taxe sur les divertissements, les effets pervers de la hausse des droits de mutation immobilière (taxe de bienvenue) et les contrecoups des modifications touchant l'imposition des édifices commerciaux, qui ont eu pour effet d'alourdir la facture que Montréal verse chaque année à la CUM.Il s'agit là de montants substantiels sur lesquels la Ville n'a pas grand contrôle.En revanche, avec son budget 93, l'administration Doré-Cousineau intervient là où elle le peut.Et elle fait des efforts considérables de compressions administratives, qui s'ajoutent à ceux qu'elle avait déjà décrétés en cours du précédent exercice budgétaire.Rogner sur les dépenses, c'est bien sûr faire des insatisfaits.Il s'agit là d'un exercice qui relève d'un délicat arbitrage entre le superflu et l'essentiel, et qui est par définition discutable selon les priorités de chacun.Avec son dernier budget, la Ville s'en tire honorablement.Ainsi, en supprimant 900 postes dans sa fonction publique, en rationalisant les structures de l'appareil, et en coupant davantage dans l'administration que dans les services directs à la population, elle entreprend de mettre au pas la bète bureaucratique qu'elle est devenue ces dernières années.C'est le signe d'un virage encourageant.Bien sûr, certains des choix budgétaires laissent songeurs.Est-il vraiment judicieux de fermer les Maisons de la Culture durant la période estivale, privant ainsi les plus démunis, ceux qui n'ont pas les moyens de partir en vacances, d'une source de loisirs accessibles?Les restrictions touchant le temps supplémentaire ne risquent-elles pas de se répercuter sur certains services municipaux de base et qui dépendent par définition de facteurs imprévisibles: l'enlèvement de la neige, par exemple?On peut aussi déplorer qu'une fois de plus, la Ville soit passée à côté d'une réforme de ses sociétés paramunici-pales, qui se spécialisent dans les déficits et dont l'assainissement permettrait à coup sûr des économies substantielles.Mais dans l'ensemble, ce dernier budget annonce un sain dégraissage.Si Montréal peut économiser 200 000 dollars par an, et dix millions dans les cinq prochaines années, au seul chapitre des photocopies, cela montre que du gras administratif, il y en a partout.On peut d'ailleurs se demander pourquoi il faut absolument sombrer au plus creux d'une crise économique avant de songer aux économies de papier que l'on peut réaliser avec le recto-verso.Mais telle est peut être la nature même des bureaucraties que de s'enfler tant qu'elles en ont la possibilité.Montréal, c'est clair, ne l'a plus.Et son dernier budget indique qu'elle l'a enfin compris.AgnèsGRUDA « \u2022 » 'ft- DROITS RÉSERVÉS La boîte aux lettres fi Qu'est-ce qu'une averse?¦ Nous avons pris connaissance d'un article paru dans La Presse dénonçant le terme «averses de neige».En tant que météorologistes d'Environnement Canada, pour la nicme fois en 20 ans, nous nous devons de réagir et de rectifier cette incompréhension de pseudo-experts en français.En effet, Monsieur Jean Ré-millard, auteur de cet article, nous affuble du titre peu enviable d'utilisateur d'anglicismes ou, pire encore, nous accuse de ne pas avoir de vocabulaire.Il donne une définition bien limitée au terme «averse» qui, selon son dictionnaire, ne s'applique qu'à «une pluie subite et abondante».Je ne sais pas à quel dictionnaire il fait allusion, mais nous, d'Environnement Canada, avons plusieurs sources, et non des moindres, dont j'aimerais vous entretenir.La première est le Glossaire de Météorologie et de Climatologie compilé par Oscar Villeneuve et al., édité aux Presses de l'Université Laval en 1974.On y décrit une «averse de neige» comme «une chute légère de neige accompagnée quelquefois de vent».Peut-être n'aimez-vous pas cette source trop de chez nous.Eh bien qu'à cela ne tienne, nous avons également le Dictionnaire Encyclopédique Quillet, édité à Paris en 1968, qui décrit, en second sens, une averse comme étant une «chute souvent violente mais de courte durée, de gouttes, de flocons de neige ou de grêlons».Vous conviendrez avec moi que ces définitions conviennent bien à une «averse de neige», qu'elles ne sont pas d'hier et qu'elles ne proviennent pas de l'imaginaire des météorologistes.(.) Pierre VAILLANCOURT et al.Météorologistes au Centre Météorologique du Québec d'Environnement Canada Accord avantageux ¦ L'entente signée en 1988 sur le libre-échange entre le Canada et les États-Unis est-elle favorable ou non à notre pays?Après recherche et lecture plus approfondie sur le sujet, nous avons conclu que cet accord est très avantageux pour le Canada.On a pu constater une hausse considérable des exportations (soit de 16,2%), ce qui prouve l'efficacité de cette entente.Il ne faut pas oublier que cette augmentation est encore plus importante étant donné que l'économie ne cesse de fluctuer.Ce traité est positif à bien des égards: \u2014 Le consommateur profite de prix plus compétitifs.\u2014 Pour certains secteurs, la productivité est à son maximum.\u2014 Cela favorise donc la création d'emplois dans ces secteurs.\u2014 Cela incite également les entreprises à diversifier leurs produits.\u2014 L'entente motive la recherche et l'innovation de nouvelles technologies afin de rester compétitif.Nous croyons que l'économie de notre pays est encore trop instable pour que l'on puisse se fier entièrement aux statistiques publiées sur le libre-échange.Tant et aussi longtemps qu'il y aura des rebondissements politiques tels que nous les vivons depuis quelques années, notre économie s'en ressentira et par le fait même nos échanges avec les pays étrangers fluctueront encore.Mylène GOULET et Stéphane VACHON Collège de L'Assomption Appel à Bourassa ¦ Rivière-des-Prairies doit avoir son hôpital, personne ne nie ça.Mais déménager l'Hô-tel-Dieu n'est pas une solution.Ma qualification pour tenir de tels propos: le gros bon sens.le suis une citoyenne n'ayant aucun intérêt financier dans ce projet.Et c'est en cette qualité que je suis extrêmement préoccupée par cette décision.La semaine dernière, j'ai communiqué avec le bureau du Premier ministre afin qu'il sache ce qu'une simple citoyenne (libérale de surcroît) pense de ce projet.l'ai demandé à son attachée politique de lui exprimer mon désaccord et de l'exhorter à mettre fin à ce projet insensé.Mon seul coup de téléphone ne changera pas grand-chose à cette situation aberrante (à part peut-être le fait de m'être défoulée un peu, bien sûr), mais je me suis mise à rêver.Avez-vous pensé que si tous ceux et celles oui sont contre ce projet appelaient maintenant le bureau du Premier ministre et celui de leur député respectif.quel impact ça aurait! Monsieur Bourassa est le Premier ministre du Québec et, à ce titre, il est «notre» Premier ministre à tous (que vous soyez péquiste, indépendantiste, vert ou citron, peu importe).Vous avez «le droit», je dirais même «le devoir», de lui faire connaître votre opinion.Faites-le sans tarder, «Ensemble nous réussirons!» Francine BRETON Bien traités par les religieuses ¦ Au milieu des années 40, j'ai travaillé un an à l'hôpital Saint-Jean-de-Dieu, de Montréal, auprès des enfants que l'on dit «de Duplessis».Je voulais consacrer quelque temps à ces enfants orphelins que je dé-.sirais connaître de plus près.Il y en avait parmi eux qui avaient des troubles de comportement, et ce n'était pas de tout repos.Pourtant, ils savaient quand même nous prouver leur affection.Dès le début, les religieuses m'ont souligné que ces enfants avaient un très grand besoin de compréhension et d'amour, et* qu'il ne fallait en aucun moment lever la main sur eux.le n'ai jamais eu connaissance de brutalité envers ces enfants de la part des religieuses.Les enfants étaient gardes bien propres: bain toutes les semaines, tous les jours au besoin.Les dimanches et les jours de fête, ils revêtaient de beaux ensembles et, à certaines périodes de l'année, participaient à des activités sociales: pièces de théâtre dont ils étaient les acteurs, chants, films, sorties; avec des bienfaiteurs et jeux à l'extérieur et à l'intérieur dans, de grandes salles de récréation.Ceux qui pouvaient fréquenter l'école y allaient.De plus, il y avait à leur disposition des appartements meublés modestement comme dans nos foyers, avec cuisine, salon, chambre à coucher, etc., où on leur enseignait les rudiments, de la tenue d'une maison, l'accueil des visiteurs, etc.je n'ai que des éloges à l'égard de ces religieuses.)c me demande qui aurait pu faire mieux dans de telles circonstances.Cécile PRÉVOST Mull LA PRESSE.MONTRÉAL, VENDREDI 27 NOVEMBRE 1992 B3 Opinions L'efficacité de l'approche chiropratique, pour les douleurs aiguës et chroniques, est soutenue par un nombre important de données scientifiques.La chiropratique serait plus scientifique que la médecine traditionnelle Alan R.WALLIS.Denyse ST-PIERRE Denis LEBREUX Les auteurs sont docteurs en chiropratique.ous répondons aux commentaires du Dr Augustin Roy sur Tan-nonce de l'ouverture en 1993 d'une faculté de chiropratique à l'Université du Québec à Trois-Rivières.En ayant le Dr Augustin Roy comme président et porte-parole, la Corporation professionnelle des médecins perd rapidement sa crédibilité.En reprochant à la ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Science, Mme Lucienne Robillard, de faire preuve d'opportunisme politique dans le dossier du programme de doctorat en chiropratique à l'UQTR, le Dr Roy utilise des arguments désuets d'il y a 30 ans et démontre son manque d'information face aux journaux médicaux.L'argument qu'il utilise pour s'opposer à ce projet : «.la chiropratique n'a pas de base scientifique.» est sans fondement.*# On peut en effet affirmer, que l'exercice de la chiropratique aujourd'hui est plus scientifique que la pratique de la médecine.La majorité des interventions chiropratiques incluent le traitement de patients souffrant de douleur lombaire au moyen d'ajustements-' manipulations associés à la reprise des activités et à la réadaptation rapides.L'efficacité et la rentabilité de l'approche chiropratique, tant pour la douleur aigué que pour la douleur chronique, sont soutenues par une masse substantielle de données scientifiques.En comparaison, les traitements médicaux d'affections courantes, comme les maux de tête bénins non spécifiques, possèdent une base scientifique d'une pauvreté évidente.Dans un éditorial publié récemment sous le titre «Qu'en est-il de la sagesse?.L'indigence des données médicales», le British Medical I ou mal cite l'un des experts qui, dans ses recherches, a examiné de près le mythe de la scientificité des soins de santé au cours des 20 dernières années.Comme le re- connaît David Eddy, professeur au département de Thérapeutique et Politiques de Santé, à la Duke University, en Caroline du Nord: a) seulement 15% environ des interventions médicales se fondent sur des données scientifiques valables; b) l'une des raisons de cette indigence est que «seulement 1% des articles publiés dans les revues médicales sont scientifiquement solides»; c) une autre raison est que «de nombreux traitements n'ont jamais été soumis à une forme ou une autre d'évaluation».David Eddy est l'un des conseillers les plus respectés de l'Agence de politiques et de recherches en soins de la santé (AHCPR), cette agence fédérale américaine fondée en décembre 1989 pour contribuer à développer et soutenir des directives nationales pour les soins de santé.Les ateliers qu'il a dirigés avec des groupes d'experts en médecine dans le but d'établir un consensus sur les meilleures méthodes de traitement, l'ont conduit à explorer 21 champs de la pratique médicale.Pour 17 de ces champs de pratique, les groupes d'experts ont conclu que la scientificité de la pratique actuelle était «entre pauvre et nulle.basée, le plus souvent, sur quelque essai sans groupe témoin ni sélection aléatoire».Fait intéressant, les bases scientifiques existantes contredisent souvent la pratique médicale courante, puisque dans 16 de ces 17 études, l'administration prophylactique de lidocaïne à des patients souffrant de douleur thoraci-que n'apportait aucun soulagement, bien que ce traitement demeure pratique commune aux États-Unis.L'éditorial du BM) conclut que «la faiblesse du fondement scientifique soutenant la pratique médicale est l'une des causes de la grande variabilité, d'ailleurs très connue, des pratiques médicales».En 1992 le mythe de la médecine est dépassé.Le dr Roy doit s'ajuster à la réalité et ne plus gêner la profession médicale avec son manque d'informations.Avant de se ridiculiser encore plus, il devrait prendre le temps de faire des recherches approfondies.Ce serait plus «scientifique».Mikhaïl Gorbatchev collaboration spéciale Eltsine doit s'entendre avec le Congrès du peuple Copyright La Stampa, distribué par le New York Times.Le Congrès du peuple, fort de 1 000 membres, se réunit le 1er décembre.À l'instar du Parlement, ses députés ont été choisis avant la tentative de coup d'État de l'an dernier et le démantèlement de l'Union soviétique, et même avant que Boris Eltsine n'ait été élu président de la Russie.Le Congrès est bondé d'ex-membres du Parti communiste, qui se sont joints aux nationalistes pour former le Front de salut national, opposé à Eltsine.L'inflation galopante et la chute de la production ont fourni des munitions de choix aux adversaires des réformes en Russie.Le président Eltsine a tenté d'empêcher le Parlement de réunir le Congrès, mais en vain, et il n 'a pas osé le dissoudre et décréter de nouvelles élections.Il a plutôt choisi d'instituer des réformes par décret, ce que le Part lement a critiqué sans toutefois y mettre un terme.Mais son droit d'émettre de tels décrets prend fin le jour de la réunion du Congrès.) ans quelques jours, le Congrès des députés du peuple se réunira, et la situation est tendue.La rumeur veut même que le président Eltsine songe à dissoudre le Parlement russe.l'ai lu dans Izvestia que, selon un conseiller politique du président Bush qui n'a pas été identifié, Washington choisirait d'ignorer une manoeuvre anticonstitutionnelle du président russe, comme par exemple la dissolution du Parlement et la proclamation de l'autorité présidentielle directe.11 semble que certaines personnes, aux États-Unis et ailleurs à l'Ouest, soient d'avis que le programme de réformes économiques entre en conflit avec la démocratie, et que toutes les décisions que pourrait prendre Eltsine seraient valables, même s'il s'agissait de mesures antidémocratiques.l'ai à ce sujet une opinion extrêmement nette, que j'ai déjà exprimée il y a quelques jours aux sénateurs américains Sam Nunn et Richard Lugar, et que j'ai également formulée par téléphone à James Baker.Avant tout, il est inacceptable qu'un représentant du gouvernement des États-Unis (que ce soit un conseiller «non identifié» ou n'importe qui d'autre) nous donne des conseils.Comment le Congrès des Etats-Unis réagirait-il si quelqu'un, à Moscou, s'ingérait de la même manière dans les affaires politiques internes de Washington?Il s'est agi d'une remarque malvenue qui, si elle a eu pour objet d'aider Eltsine, n'aurait pu, au contraire, lui rendre un plus mauvais service.Tous ceux qui caressent le rêve de faire destituer Eltsine ne pourraient trouver un meilleur argument à utiliser contre lui que l'idée que Washington décide du règlement des problèmes russes, que Moscou est l'otage de la Maison-Blanche.Des accusations de ce genre circulent déjà en Russie.Cela est d'autant plus inquiétant que, ces jours derniers, on avait pu constater une amélioration relative des rapports entre le président et le Parlement.Eltsine, qui avait tout d'abord paru influencé par ceux de ses conseillers qui préconisent l'usage de tactiques brutales contre le Congrès, a maintenant clairement formulé son intention de respecter les limites constitutionnelles établies, ce que j'approuve entièrement.De plus, certains signes font état de son désir de rechercher les conseils et la coopération du Soviet suprême, de l'Union civique et des leaders régionaux.Il existe de nombreuses façons de procéder, mais il faut absolument ex- clure celles qui mèneraient à la confrontation et à la dictature.Dans tous les cas, de telles mesures seraient aussi dangereuses qu'inefficaces, car elles engendreraient des réactions hostiles à travers le pays et mettraient en danger la survie de la Fédération russe elle-même.Le moment est venu pour Eltsine d'assumer le leadership du pays tout entier, afin d'unir toutes les forces qui, quelles que soient leurs divergences politiques, demeurent engagées envers les réformes démocratiques.Tout comme je m'oppose absolument à toute idée de dissoudre le Parlement, je trouve inacceptable que l'on soulève la question de la démission éventuelle du président.Un tel acte serait lui aussi dangereux, puisqu'il ferait obstacle aux efforts accomplis pour en arriver à un compromis et qu'il nous ferait perdre un temps précieux, surtout maintenant que les gens commencent à comprendre qu'il reste peu de temps pour éviter un effondrement et sauvegarder le programme de réformes démocratiques.|e suis convaincu que si Eltsine se présente devant le Congrès avec le désir sincère d'apporter certaines corrections à ses politiques, cela constituera le début du règlement de la crise.Les considérations économiques théoriques qui ont jusqu'à maintenant dominé les réformes doivent être intégrées à la réalité \u2014 la réalité au sein de laquelle les gens vivent leur vie de tous les jours, où se déroule la production des biens et des services.Aujourd'hui, le problème le plus sérieux est l'effondrement de la production.Dans le seul secteur alimentaire, la production de la viande a baissé de 26 pour cent et celle des produits laitiers, de 40 pour cent.Le niveau de vie des Russes a décliné de façon dramatique, et il ne s'agit là que d'un aspect du problème.Je ne parlerai pas de la chute de la production industrielle.Le président ne peut espérer se gagner l'appui du Congrès par des tactiques plus ou moins astucieuses.Mais il n'est pas non plus réaliste de croire qu'on puisse laisser les choses telles qu'elles sont présentement.La situation exige des changements, et l'on ne peut s'attendre à ce qu'un nouveau programme émane du vieil établissement, avec tous ses succès passés, mais aussi tous ses échecs.Ce n'est que grâce à un appui social étendu que l'on pourra réussir.Et pour ce faire, il importe de tenir compte de l'existence d'intérêts légitimes et distincts.Si le Congrès comprend que c'est là l'intention du président, il lui accordera son appui.La majorité des députés sont des individus sérieux, et ce serait une erreur que de la confondre avec la minorité de ceux qui rejettent par principe tout ce qui leur est proposé.Il importe d'éviter le genre d'erreur qui pourrait leur permettre de devenir la majorité.On a beaucoup parlé du «modèle chilien»: marché libre plus autoritarisme.Pour moi, il est essentiel que nous nous en tenions à un modèle qui combine la démocratie au marché libre et à des programmes sociaux efficaces.Mais il y a ceux, même parmi les avocats du marché libre, qui pnsent qu'il vaut mieux utiliser le bâton.|e ne crois pas à cette prescription, que je considère comme néfaste pour l'avenir de la Russie.Je crois que nous avons besoin d'un gouvernement stable et fort, combiné à une division efficace des pouvoirs.Nous n'avons rien de tout cela en ce moment, mais nous devrions avoir pour but de réaliser ces objectifs, au lieu de les éliminer à mesure qu'ils prennent forme.Il y a beaucoup de gens, à l'Ouest, qui pensent, d'une façon quelque peu simpliste, que toute forme de réglementation par l'État signifie une répudiation des réformes économiques, alors que ce n'est aucunement le cas.On m'a demandé à maintes reprises, au lapon, pour quelle raison Moscou avait été envahie par une telle ferveur antigouvernementale.Les laponais m'ont assuré que sans l'État, leur pays ne serait jamais devenu ce qu'il est au-joud'hui.Après nous être à juste titre débarrassés d'un modèle communiste inutilisable, il nous faut nous garder d'embrasser maintenant d'autres modèles tout aussi inflexibles, abstraits et restrictifs.La prescription avancée par le Fonds monétaire international n'est rien d'autre qu'un plan du même genre, et il importe que nous évitions de nous laisser emprisonner ainsi.Le Fonds nous met en garde contre les dangers de l'hyperinflation, et je pense qu'il nous faut écouter ce conseil.Mais il convient aussi de lui répondre, si nous sommes suffisamment avisés pour le faire, qu'à ce stade-ci, l'inflation est inévitable.C'est là la situation réelle à laquelle nous sommes confrontés, et elle est visible de loin, des capitales de l'Ouest notamment, si Ton y prête une attention suffisante.À Moscou, elle est facile à voir.11 nous faut simplement trouver les moyens d'y faire face.Eltsine serre la main du président du Congrès.Khasbulatov.en avril dernier.Sévérité des tribunaux: les sondages déforment-ils la réalité?JEAN-CLAUDE BERN H El IV* L'auteur est criminologuc et président de l'Office des droits des détcnu(c)s.1c( 15 novembre dernier un autre sondage ¦ d'opinion (Gallup) était rendu public allant dans le même sens que ceux effectués au cours des années 1980 et concluant que selon les Canadiens, à plus de 80 p.cent, les tribunaux ne sont pas assez sévères envers les criminels.Ces résultats laissent croire que la majorité des gens sont favorables a plus de répression quand, en fait, la réalité qui émerge de sondages plus raffinés est tout autre.En effet, une analyse de l'opinion publique sur la détermination de la peine, publiée par le ministère de la Justice du Canada en 1983, démontre que la population restreint ses demandes en vue de peines plus sévères lorsqu'on lui donne des renseignements plus complets.Cette étude met en lumière le fait que lorsque le public a accès à plus d'information que celle diffusée par les médias, et en particulier les médias écrits, comme la transcription des plaidoiries et le jugement écrit, il se prononce, souvent majoritairement, dans le sens que les peines sont trop sévères.Et en ce qui concerne la peine de mort, le public ne se contente pas d'une alternative aussi radicale et a un point de vue beaucoup plus nuancé sur les conditions particulières qui justifient l'imposition de cette peine.Au sujet d'une première introduction par effraction dans une résidence privée, seulement un tiers des répondants favorise la prison comme sanction.Les résultats de ces différents sondages s'expliquent en partie par le fait que la majorité des Canadiens surestiment la proportion de crimes avec violence, parce que lorsqu'ils pensent à la criminalité, les répondants évoquent l'image de délinquants violents, de récidivistes, et d'un groupe de personnes bien identifiables qui, après avoir commis une infraction, auront des démêlés répétés avec le système de justice pénale, et par le fait que les journaux projettent l'image d'un système judiciaire trop clément à l'endroit des délinquants.Dans un document préparé pour la Commission canadienne sur la détermination de la peine et intitulé l'opinion publique et la détermination de la peine, il ressort que 62 p.cent des répondants s'opposent à ce que les juges prennent en considération la fréquence de l'infraction lorsqu'ils imposent une sentence et que les mesures autres que l'incarcération se sont avérées plus populaires (70 p.cent) que la construction de prisons comme solution au problème du surpeuplement des prisons.De plus, 70 p.cent des personnes interrogées s'op- Jean-Claude Bernheim posent à ce que les juges prennent en considération les attitudes de la collectivité lorsqu'ils imposent une sentence.Il devient urgent que les maisons de sondage prennent conscience de la nécessité d'éviter de poser des questions au contenu vague sans donner la possibilité aux répondants de nuancer l'expression de leur point de vue.Poursuivre dans les ornières déjà tracées, en matière de justice plus particulièrement, devient de la désinformation.La responsabilité des quotidiens est également mise en cause.L'impact de ces sondages est trop évident pour qu'ils soient menés sans discernement.En effet, les politiciens se servent de cette prétendue opinion publique pour poursuivre une politique répressive qui va à rencontre de l'opinion de la majorité.Mais, ne pouvant s'exprimer convenablement, celle-ci est flouée par la négligence de diffuseurs peu conscients du rôle qu'on leur fait jouer.an Dood et j.v.Roberts (1983).La determination de la peme: analyse de I opinion publique sur la determination de la peine.Ottawa.Ministère de la Justice, novembre 1983.J.Roberts (1988).L opinion publique et la determination de la sentence: les sondages de ta Commission canadienne sur la determination de la peine.Ottawa.Ministère des Approvisionnements et Services du Canada.1988. - - F - \u2014 f \u2014 -* \u2014 \u2014 \u2014 Quatre sociétés au secours de l'entrepreneurship Téléphone ou câble?Au marché 1^0-^ de décider, soutient Ottawa LISA BINSSE ¦ La Fondation sur l'entrepreneurship pourra bénéficier, à moyen terme, d'une aide financière annuelle de 120 000 $ provenant de quatre importantes sociétés, pour mener à terme ses divers projets pour promouvoir l'entrepreneurship au Québec.Paul-A.Fortin, pdg de la fondation, ne cachait pas sa satisfaction, hier en conférence de presse, en rendant public l'engagement pris par ces quatre partenaires, soit la Banque ;Laurentienne, la Caisse de dé-.pòi et placement du Québec, Hydro-Québec et l'Institut national de développement de l'entrepreneurship.Chaque société s'est engagée à fournir une somme de 30 000$ par année, pendant plusieurs années.M.Fortin a précisé qu'il s'agit, grosso modo, d'un engagement échelonne sur cinq ans.Ce sera à chacun des partenaires de modifier le montant de la subvention s'il juge qu'un projet mis de l'avant par la fondation est suffisamment important et requiert plus de fonds.La fondation a été créée en 1980 pour promouvoir le développement de l'entrepreneurship au Québec.Elle a connu des débuts difficiles pour prendre son véritable envol en 1985, avec le lancement du cours-concours Devenez entrepreneur.Sources de financement - Outre ce soutien, la fondation a trois sources de financement: les sommes dégagées du colloque annuel (le 10e aura lieu en février), les droits d'auteur sur les diverses publications et les fonds qui proviennent de ses 250 membres et de trois gouverneurs, soit Imasco, Noranda et Bell.M.Fortin, tout en soulignant la participation du gouvernement, espère .^aller chercher plus de financement du secteur privé.L'organisme veut accroître .le nombre d'entrepreneurs au Québec.Elle s'est donc donné pour mission de déceler et de libérer le potentiel entrepreneurial des personnes, de for-.mer ces nouveaux entrepreneurs et de créer les conditions favorables à l'épanouissement de ce potentiel.M.Fortin est d'avis qu'au \u2022Québec, «on est à la veille de reconnaître que notre avenir passe par l'entrepreneurship».«.«- \u2022 Dominic D, Alessandro, président et chef de la direction de la Banque Laurentienne, est d'avis que le maintien du niveau de vie au Québec passe \u2022 pur le développement de l'entrepreneurship.MAURICE JANNARD ¦ Au moment où les compagnies de téléphone et les câblodistribu-teurs se font concurrence pour offrir les mêmes services, grâce à des technologies différentes, le gouvernement fédéral se demande s'il n'y a pas lieu de modifier sa réglementation.Ottawa a confié à un comité d'experts le soin de lui tracer un plan d'avenir.Le Comité sur la convergence des réseaux locaux, présidé par MM.Robert |.Mé-nard, de Montréal, et Hank Int-ven, de Toronto, a remis son rapport hier au ministre fédéral des Communications, Perrin Beatty.Conclusion générale?Laisser l'industrie se faire concurrence.«Le rapport recommande un cadre de politique et de réglementation souple, qui s'en remet à un marché de plus en plus concurrentiel en vue de développer une infrastructure d'avant-garde du câble et du téléphone.» La compétition prend de nouvelles formes.Par exemple, les câ-blodistributeurs peuvent offrir des services de télécommunications comme les services avertisseurs d'incendie et de cambriolage.De même, les progrès dans le domaine des technologies de transmission par fibres optiques et de commutation numérique permettent aux compagnies de téléphone de distribuer des signaux vidéo de meilleure qualité, leur donnant bientôt la possibilité d'offrir des émissions de télévision.En d'autres mots, Bell Canada et Vidétron se dirigent-ils vers un affrontement majeur?Il y a de la place pour les deux, répond le comité fédéral.Intérêts divers Le comité recommande de permettre aux compagnies de téléphone de détenir des intérêts dans une entreprise de câblodis-tribution et il fixe à 30 p.cent le maximum permis.La compagnie de câble pourrait aussi utiliser les installations des sociétés de téléphone ( exemple, les poteaux ).Dans les régions éloignées, on pourrait s'attendre à ce que la concurrence soit moins un objectif visé et le monopole de l'un ou de l'autre pourrait être acceptable.Toutefois, les réseaux actuels de propriété devraient continuer tels quels.Ainsi, Rogers Communications, le plus important câ-blodistributeur canadien, détient 40 p.cent de la société Unitel, un concurrent de Bell Canada dans l'interurbain.Le comité exprime le voeu que les deux secteurs industriels puissent coopérer de meilleure façon dans l'avenir.«Les exploitants de réseaux de télécommunications concurrentiels devraient pouvoir partager certaines parties des infrastructures sans compromettre un marché concurrentiel, tout comme il est possible pour les lignes aériennes de partager les aéroports ou les systèmes de réservations, et pour les compagnies de chemin de fer, de partager les rails.» Le rapport recommande à Ottawa de laisser au CRTC le soin de surveiller ces industries et de veiller â ce que la Loi sur la radiodiffusion soit respectée.Les bénéfices corporatifs font un bond au troisième trimestre Presse Canadienne OTTAWA ¦ La bonne performance des institutions financières, au troisième trimestre de 1992, a fait gonfler les bénéfices corporatifs de 6,3 p.cent, a rapporté hier Statistique Canada.Les bénéfices d'exploitation totaux ont atteint 10,7 milliards au trimestre de juillet à septembre.Ils étaient de 10,1 milliards le trimestre précédent.Cette augmentation de 6,3 p.cent a plus que compensé la chute de 5,3 p.cent des bénéfices au deuxième trimestre, et a ramené les bénéfices légèrement au-dessus des niveaux du premier trimestre, a signalé l'agence fédérale.Les bénéfices d'exploitation des entreprises du secteur financier ont bondi de 85 p.cent au troisième trimestre, grimpant de 1,5 milliard à 2,8 milliards.Dans le même laps de temps, les bénéfices des entreprises des secteurs autres que financier ont décliné de 7,7 p.cent, passant de 8,6 milliards à 7,9 milliards.Bénéfices corporatifs Entreprises financières et autres Bilan trimestriel des bénéfices d'exploitation et des fluctuation* des revenus d'exploitation (désaisonnalisé).20 15 10 5 0 \u20225 -10 \u202215 Milliards $ ea Fluctuations des revenus d'exploitation ¡m Bénéfices t\u2014* d'exploitation ¦ ¦\u2022\u2022\u2022¦\u2022¦\u2022\u2022¦\u2022¦\u2022¦a fil \u2022¦\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022»\u2022\u2022\u2022\u2022 - ¦¦ - \u2022 \u2022 ! i 1988 1989 1990 1991 1992 35 1 Souttê: Statistique Canada Cette évolution succède à deux trimestres de croissance, où les bénéfices ont augmenté de 20,4 p.cent pour le premier, puis de 14,5 p.cent pour le deuxième.«Les bénéfices du troisième trimestre ont néanmoins été largement supérieurs au faible niveau du quatrième trimestre de 1991, (PC) soit 6,2 milliards», a constaté l'agence.Les plus fortes augmentations de bénéfices ont été enregistrées dans les pâtes et papier et les métaux non ferreux, et les baisses les plus importantes, dans les services de transport, l'alimentation et les pièces, pneus et véhicules automobiles.Femmes et étudiants écopent en Ontario Presse Canadienne TORONTO ¦ Les étudiants et les femmes figurent parmi les «victimes» des En bref WM «UN PEU ENFANTIN » ¦ « Malgré tout le respect que j'ai pour l'Assemblée nationale et l'opposition, c'est un peu enfantin», juge M.Ghislain Du-four, président du Conseil du Patronat du Québec.Il estime important de libéraliser l'ouverture des commerces: «Le consommateur le demande et le marchand doit s'adapter.» Selon M.Dufour, pour les questions d'intérêt général débattues sur la place publique, il n'est pas toujours possible de réserver la primeur des annonces gouvernementales à l'Assemblée nationale.Il y a deux ans, se rapelle-t-il, le Parti Québécois avait utilisé les mê- mes mesures dilatoires pour retarder l'adoption des nouveaux tarifs de la CSST.LE PORC CANADIEN ¦ Dans un avis préliminaire, les autorités commerciales australiennes ont estimé qu'il n'y avait pas de motif suffisant pour imposer des droits compensateurs sur le porc canadien, a annoncé hier le gouvernement canadien.L'industrie australienne du porc, qui combat les importations de porc canadien, a 30 jours pour en appeler de cette décision.Les producteurs australiens soutiennent que la viande canadienne a fait baisser les prix de leur propre porc.O O ff PROPOSITIONS DÄFEAIRES.705 HYPOTHEQUES A AI 1ERE , Je, bofcmce vente, notoire LoberQt kxjr, soir 729-4132 710 OCCASIONS D'AFFAIRES ASSOCiETE) pour ouvrir ville de bitord o Montre^ Nord 377-ttll AUBAINE! 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nouveaux gels de salaire pour certains employés du gouvernement, dont le premier ministre, les ministres, sous-ministres, adjoints parlementaires et peut-être aussi les députés, de même qu'un moratoire sur l'amélioration des régimes de pension du secteur public.\u2014 Le report d'un an de l'équité salariale pour 420 000 femmes employées du gouvernement oui étaient exclues de la présente loi \u2014 les travailleuses en garderies, par exemple.À elle seule, cette mesure fera épargner 340 millions au gouvernement de Bob Rae.Les compressions les plus concrètes sont celles concernant les étudiants.Près de 175 millions qui étaient donnés sous forme de bourse seront épargnés l'an prochain.Dorénavant, seuls les étudiants vraiment dans le besoin obtiendront des bourses.L'enveloppe de ces bourses pour les pauvres sera d'ailleurs doublée, passant de 5,6 à 11 millions.Les autres étudiants devront se contenter de prêts.Toutefois, une portion de ces prêts n'aura pas à être remboursée.De plus, les étudiants qui font du rattrapage scolaire et ceux qui ont besoin de faire garder leurs enfants seront épargnés.D'autre part, les frais de scolarité seront augmentés de 7 p.cent en moyenne \u2014 5 p.cent au collégial et 10 p.cent au niveau universitaire.C'est toutefois dans les transferts de paiement que la plus grande partie des économies sera réalisée.Ces paiements seront limités à des hausses de 2 p.cent Tan prochain.Lorsqu'ils seront gelés en 1994-95, l'économie réalisée représentera 680 millions.Du jamais vu.C'est la première fois dans l'histoire récente qu'on gèle ces transferts, observait hier la porte-parole Ann Evans.718 ARCENT DEMANDÉ Al KSOCNor cernière ?e hyp.sur propriétés notoire 73Mm iSÒÒÓÒisur bâtisse et terrain dans Montreal, valeur 450 000 S (service station moepenoonrei I).95Ì2SJ3, 5*3-4S4t 725 TENUE DE UVRB.IMPÔT COMPTAftXJTE, états financiers, impôts, G.Us gttis d'offofos avisés font confiant* à la rubriquû des PROPOSITIONS D'AFFAMES aaUtmiMl pour oô tenir f#f mmmmmn.2M-7111 INTBUBAJN SANS RAS ANNONCES ENCADftÉB 289-7000 cm Avis public Canada Avis public CRTC 1992-79.Le Conseil a été saisi des demandes suivantes : 1.MONTRÉAL (Qué.).Demande (921028700) présentée par LE RÉSEAU DES SPORTS (RDS) en vue de modifier la condition de licence qui oblige la titulaire à exiger de chaque télédistributcur qui veut offrir le service du RDS au service de base, le tarif de gros suivant, par abonné par mois : lf21 $ du 01 /09/92 au 31 /08/93.Suite à des ententes intervenues entre la requérante RDS, TSN et Câble Télé Plus Régional Inc., il est propose d'éliminer le tarif de gros normalement exigible de Câble Télé Plus Régional Inc.pour le territoire de Sainte-Pétronillc (Que.), afin de le remplacer par le tarif de gros unitaire suivant, pour TSN et RDS, par abonné, par mois : 1,50 $ du 01/09/92 au 31/08/93.Examen de la demande: 1755, boulevard Rcnc-Lévcsque est, suite 300, Montréal (Qué.) H2K 4P6.La demande et les renseignements sur le processus d'intervention sont disponibles en communiquant avec la salle d'examen du CRTC, Édifice central.Les Terrasses de la Chaudière, 1, promenade du Portage, pièce 201, Hull (Qué.) ; et le bureau régional du CRTC : Complexe Guy-Favrcau, Tour de l'Est, 200 ouest, boul.Rcné-Lévesque, pièce 602, Montréal (Qué.) H2Z 1X4.Les interventions écrites doivent parvenir au Secrétaire général, CRTC, Ottawa (Ont.) Kl A 0N2 et preuve qu'une copie conforme a été envoyée à la requérante le ou avant le 21 décembre 1992.Pour de plus amples renseignements vous pouvez contacter la direction des Audiences publiques du CRTC (819) 997-1328, ou les Services d'information du CRTC h Hull au (819) 997- 0313, Fax (819) 994-0218, ou le bureau régional de Montréal (514) 283-6607.fll^B Conseil do la rarJJodtff usk>n et des Canadien Radiotelevisión and ¦~ ¦ téHcx)W!Hin*c«ttona canadkmrroa Tolecommunicattoni Cornmiaakxi - -1- IVACO Emission dïVACO de 10 M ¦ Ivaco a conclu un placement privò d'une somme en capital de dix millions de dóbenturcs subordonnées non garanties et convertibles à 9,5 p.cent échéant en novembre 1997.Le produit net sera ajouté aux fonds généraux de la société.Les débentures sont subordonnées à ' un sul _ , ., , un prix de conversion de 3,25 $ l'action, sous réserve de rajustements.Les débentures sont aussi rachetables au gré du porteur et î de l'émetteur dans certaines circonstances déterminées.Ivaco a autorisé l'émission supplémentaire d'une somme en capital al* lant jusqu'à cinq millions de ces débentures.Le produit net do toute nouvelle émission servira aux mêmes fins.La vente a été effectuée par ScotiaMcLeod qui agit à titre de mandataire d'Iva- ' co.Nomination de Claude Béland ¦ Président du Mouvement des caisses Desjardins depuis 1987, Claude Béland assumera ces deux prochaines années la présidence de la Corporation professionnelle des administrateurs agréés du Québec.Fervent partisan du développement de pratique professionnelles intégrées, M.Béland souhaite intensifier la présence de la corporation sur la place publique en tant que porte-parole des administrateurs québécois.Son plan d'action vise à enrichir les standards de qualité de la profession, à assurer l'accomplissement de la mission de la corporation pour ce qui a trait à la protection du public et à contribuer à la réussite des entreprises et des organismes québécois, par l'amélioration de la qualité de leur gestion.M.Béland se dit particulièrement séduit par le décloisonnement qui règne au sein de* la corporation.Selon lui, la capacité des administrateurs agréés-do tenir compte du plus grand nombre de facteurs possible dans le processus décisionnel en fait la profession de l'avenir.\u2022 : .Réorganisation chez ROLLAND ¦ Le conseil d'administration de Rolland a approuvé un plan de réorganisation, qui sera soumis aux actionnaires lors d'une assemblée extraordinaire, le 22 décembre.Conçu en deux étapes, ce plan propose d'abord l'acquisition de toutes les actions émises et en circulation de Désencrage Cascades (1988) \u2014 actuellement une filiale de Cascades \u2014 pour un prix de 29,5 millions, dont deux tiers payables en actions de classe A du capi- ¦ tal actions de Rolland et un tiers par un billet promissoire.La deuxième étape consiste en la modification des statuts de Rolland, afin de convertir la totalité des actions votantes de classe B et la totalité des actions non votantes de classe A en actions ordinaires nouvellement créées du capital actions de Rolland.Le \u2022 plan de réorganisation devrait permettre à Rolland de solutionner, par l'acquisition de Désencrage Cascades, un problème auquel elle fait face depuis plusieurs années, soit son approvision- .nement en pâte désencréc.SECURIPLEX obtient deux contrats ¦ Technologies Sécuriplex, une filiale du groupe SNC, vient d'obtenir deux contrats d'une valeur totale de plus de huit millions, pour les travaux de conception et de fourni-turc du système de détection des incendies et des systèmes d'extinction à jets multiples et au dioxide de carbone pour la plate-forme pétrolière Hibernia.Les travaux démarreront sous peu et s'étaleront sur les douze prochains mois.Il seront exécutés par Sécuriplex, à ses locaux de Dorval, * avec le support de ses filiales Ginge-Kerr Offshore A.S.de Norve* * ge et Ginge-Kerr A.S.du Danemark.Sécuriplex se spécialise ; dans la conception, la fabrication et l'intégration de systèmes .de -contrôle \u2014 des incendies notamment \u2014 pour les marchés naval \" et industriel à travers le monde.En plus de son bureau canadien et de ses filiales norvégienne et danoise, Sécuriplex a également -d'autres filiales en Belgique et au Royaume-Uni.Hausse du bénéfice de CGI Le groupe \u201e cgi ¦ Le groupe CGI, firme de services-conseils en technologie de l'information, déclare un bénéfice net de 1,24 million pour l'exercice financier se terminant le 30 septembre, en hausse de 31 p.cent sur le bénéfice de 948 000 $ réalisé lors de l'exercice précédent.Le bénéfice .par action s'est accru de 25 p.cent pour passer de seize à vingt cents, donnant effet à la légère dilution résultant de l'exercice d'options.Les revenus de l'entreprise ont augmenté de 6 p.cent, totalisant 70,13 millions.Les fonds autogénerés ont affiché une \u2022 croissance de 48 p.cent pour s'élever à plus de trois millions ou 49 cents l'action.La contribution des mandats d'intégration de systèmes et d'impartition \u2014 la gestion de systèmes pour le compte d'organisations clientes \u2014 a atteint près de 50 p.cent du chiffre d'affaires consolidé en 1991-92 contre environ 30 p.cent, l'année précédente.Louise Beaudoin se joint à RCMP ¦ Louise Beaudoin, ancienne déléguée générale du Québec á Par ; ris et ministre des Affaires internationales, qui a également trà- \u2022 vaille comme chef de cabinet de Claude Morin aux Affaires intergouvernementales, sous le gouvernement Lévesque, se joint à Raymond Chabot International, la semaine prochaine, comme vice-présidente au développement des marchés.« Mme Beaudoin ; apporte à l'entreprise une connaissance des milieux européens francophones, le principal marché de Raymond Chabot International», souligne facques Gilbert, président de cette filiale de RCMP.Mme Beaudoin a aussi acquis une solide expertise du sec- '.teur privé, tant européen que canadien, comme chargée de mission en France de Canadair, filiale de Bombardier, et directrice de la distribution, du marketing et des affaires internationales de .Téléfilm Canada.SODARCAN réduit sa dette ¦ Le bénéfice net consolidé de Sodarcan se chiffre à 403 000$ (quatre cents l'action) au troisième trimestre de 1992, réduisant ainsi la perte nette des neuf premiers mois, perte qui s'élève à 433 000 $ (sept cents l'action).Le 30 septembre 1991, l'entreprise a affiché une perte nette cumulative de presque trois millions (36 cents l'action), dont 917 000 $ au titre des seuls résultats du troisième trimestre.Cette amélioration.4 cette année, est principalement attribuable à la tendance favorable des résultats de ses activités poursuivies.La perte nette des l activités poursuivies a été diminuée à ce troisième trimestres-497 000$ et, après neuf mois, à 1,33 million (17 cents l'action).Par ailleurs, en ce qui concerne l'activité de souscription de réassurance, la direction de l'entreprise a fixé à 900 000 $ (dix ceàts l'action) le bénéfice net inscrit au troisième trimestre 1992, relativement à la vente des éléments d'actif de ce secteur.: L'industrie papetière va bien ¦ «Ce n'est certainement pas parfait, mais c'est dans la bonne voie.L'industrie papetière continue d'améliorer sa performance environnementale», affirme André Duchesne, p.d.g.de l'Asso-.dation des industries forestières du Québec, en commentant le ; bilan de conformité environnementale du secteur des pâtes et.papiers pour 1991.Ce document révèle que la quantité totale de matières en suspension dans les effluents a diminué d'environ 64 p.cent entre 1981 et 1991.Quant aux rejets de demande biochimique en oxygène, la diminution est de 47 p.cent au cours des dix dernières années.Ces réductions ont été obtenues parallèle: ment à une augmentation globale de la production de 17 p.cent durant la même période.CANADA TRUST «gèle» son taux ¦ Malgré l'augmentation des taux d'intérêt décrétée par la Banque du Canada, «augmentation qui n'est pas justifiée», selon Bill Thornhill, vice-président exécutif de Canada Trust, cette maison financière n'a pas l'intention de suivre la tendance à la hausse.«Nous allons permettre à notre clientèle de respirer plus à l'aise, tout en ajustant le taux d'intérêt sur les placements sur celui de la llanque du Canada».I * \u2022 \u2022 I « LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 27 NOVEMBRE 1992 B5 NOMINATION - ,.,\u201e , M.Jean-Guy Lord Le Conseil d'administration d'Aqua-nature Canada Inc.a le plaisir d]an-noncer la nomination de Monsieur Jean-Guy Lord au poste de président-directeur général.Monsieur Lord possède plusieurs années d'expérience passées dans le domaine alimentaire et breuvages alcooliques au Canada et aux Etats-Unis.Monsieur Lord a oeuvré auprès de multinationales canadiennes.Aquanature Canada Inc.est une société entièrement québécoise.Cette nomination reflète leurs objectifs de développement au Canada et à l'exportation pour l'eau de source naturelle Aquanature, afin que cette marque devienne une des plus populaires en Amérique du Nord.viwesœ Accord entre la France et le Québec pour le stockage du gaz naturel Agence France-Presse AVIS BREUVAGES COCA-COLA Légère hausse du salaire moyen Presse Canadienne OTTAWA ¦ La moyenne salariale hebdomadaire dans l'industrie a légèrement augmenté, en septembre, passant à 553,19 $, contre 551,34$ le mois précédent, a indiqué hier Statistique Canada.L'augmentation de 0,3 p.cent était la même que la moyenne mensuelle pour 1992, a précisé l'agence.Toutes les données sont ajustées aux variations saisonnières.La moyenne salariale hebdomadaire dans l'industrie a varié entre 733,02 $ dans l'administration publique et 215,63 $ dans les services en alimentation et chez les travailleurs en hôtellerie et entre 715,95$ pour les draveurs et les travailleurs forestiers et 318,14$ pour les travailleurs du commerce au détail.TOUS LES DÉTAILS D'UN FABULEUX CONCOURS EN PAGE C 6 ET SUR LES ONDES DE CKOI$6,9 FM PARIS ¦ Le Québec va accroître sensiblement sa capacité de stockage souterrain de gaz naturel, grâce à une association entre la Société québécoise d'initiatives pétrolières (Soquip) et la compagnie française Gaz de France (GdF), a indiqué hier GdF dans un communiqué.Ce nouveau stockage se traduira par des investissements de 35 à 40 millions de dollars canadiens et sera opérationnel à l'hiver 1995-1996.Une première opération du même ordre était intervenue en mars 1991, quand deux sociétés avaient inauguré le premier stockage souterrain du Québec, à du Lac, près de Trois-Rivières.Cette fois, le stockage se situera à Saint-Flavien, sur la rive sud du Saint-Laurent, où Soquip exploite depuis 1980 un gisement de gaz naturel.Selon GdF, «il est économiquement et techniquement réalisable de convertir ce gisement \u2014 qui n'est pas encore épuisé \u2014 en stockage souterrain dont la capacité utile serait de 140 millions de métrés cubes, ce qui représente sept fois la capacité de Pointe-du-Lac».Le site de Saint-Flavien, où les travaux de conversion commenceront fin 1992, sera cédé à Opti-gaz \u2014 une filiale commune de Soquip ( 60 % ) et GdF ( 40 % ), créée en 1991 et cjui en deviendra l'exploitant, précise le communiqué.\u2022 La société québécoise de distribution du gaz.Gaz métropolitain, détenue à 100 p.cent par le groupe québécois Noverco, s'est «d'ores et déjà engagée à utiliser pendant quinze ans la totalité du volume utile disponible», indique encore GdF.Neville W.Kirchmann William P.Casey Le Conseil de direction des Breuvages Coca-Cola Ltée a annoncé que Neville W.Kirchmann a résigné son mandat de Président du Conseil et Chef de la direction de la compagnie pour accepter un autre poste international en qualité de Président-Directeur général de National Beverages Services (Ply) Ltd., une compagnie sud-africaine détenant l'Accord type de franchisage pour les produits de «The Coca-Cola Company» vendus dans ce pays.Par la même occasion, le Conseil de direction annonçait la nomination de William P.Casey au poste de Président du Conseil et Chef de la direction des Breuvages Coca-Cola Ltée.M.Casey compte près de 25 années d'expérience dans le domaine des boissons gazeuses.À l'emploi de Coca-Cola depuis 1968, il a occupé divers postes aux responsabilités toujours grandissantes dans des compagnies américaines d'embouteillage.En 1978, il était nommé Président de la Compagnie d'embouteillage Coca-Cola de la Nouvelle-Angleterre et en 1985, Vice-président directeur de Coca-Cola USA, le poste qu'il occupait au moment de sa nomination au Canada.Breuvages Coca-Cola Ltée, dont le siège social est à Toronto en Ontario, est la plus grande compagnie d'embouteillage de boissons gazeuses au Canada.La compagnie est responsable de Ta production, l'emballage, la commercialisation et la distribution des produits de «The Coca-Cola Company» et Coca-Cola Ltée dans les régions représentant environ 95 pour cent de la population du Canada.La compagnie est en outre responsable de la production, l'emballage, la distribution et la commercialisation des produits Canada Dry, Schweppes et A & W dans certains de ses territoires.Puppi DÉJEUNERS D'AFFAIRES Ouvert le midi (du 7 au 23 déc.) 2040, rue St-Donis 844-5083 >ttes imperméables doublées.Fermeture éclair.7-11 12,13 E.Noir et brun; MONTREAL BUSINESS y a Thème: ¦ H Date: Heure: ¦ Endroit: KM Une exposition et événement-rencontres qui ouvre une porte sur les débouchés d'affaires qu'offre Montréal.«Bureautique - Survivre grâce à la technologie» Le lundi 30 novembre 1992 14hà19h Hôtel Le Reine Elizabeth 900, boul.René-Lévesque Ouest gratuit pour membres /autres 10 $ Séminaires: Les logiciels québécois - «De WordPerfect à Microcom» «Tirer profit de son équipement informatique» «L'environnement de bureau» Renseignements: 288-9090 D'AFFAIRES DE MONTREAL Coût: Une réalisation de: Chambre de commerce du Montréal métropolitain Board of Trade of Metropolitan Montreal Si vous êtes membre du CLUB, entrez les codes suivants.Sinon, composez, à Montréal, le 251-8688 ou, sans frais, le 1 800 563-8688 .« Petit » profit à la Nationale LISA BINSSE ¦ Tel que promis, la Banque Nationale du Canada \u2014 durement touchée par l'effrondrement d'Olympia & York et la récession \u2014 a terminé l'exercise 1992 avec un «petit profit» net d'un million de dollars.«On avait dit qu'on finirait l'année avec un petit profit, a rappelé hier Léon Courville, premier vice-président exécutif, affaires générales.La page est donc tournée.» Pour le premier trimestre de 1993, M.Courville espère bien pouvoir dégager un revenu net semblable à celui de 39 millions de dollars enregistré au quatrième trimestre terminé le 31 octobre.Par action, ce revenu s'établit à 23 cents.À pareille date l'an dernier, le revenu net était de 41 millions ou 26 cents l'action.André Bérard, président du conseil d'administration et chef de la direction, a fait remarquer que les résultats positifs du quatrième trimestre sont conformes aux prévisions faites par la banque lorsqu'elle a décidé de tourner la page sur certains dossiers reliés à l'immobilier et à O & Y.Le revenu net est donc d'un million pour 1992.De ce revenu il faut soustraire la somme de 37,4 millions versée en dividendes sur les actions privilégiées.Pour les actionnaires ordinaires, l'exercise se solde donc par une perte nette de 36,4 millions, ou une perte par action de 29 cents.Le revenu net atteignait 186 millions en 1991 ou 1,20$ l'action.En 1992, le revenu net d'intérêt atteint 1,012 millions, soit une progression de 40 millions par rapport à 1991.Taux d'inoccupation sur l'Ile de Montréal OCTOBRE 1992 Source: SCHL r Les maisons à logements se vident ÉRIC CLÉMENT ©US ¦ Il n'y a jamais eu, depuis 30 ans.autant de logements vides dans la région de Montréal qu'actuellement, constate la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) qui en attribue la cause à la récession et à l'accession continue à la propriété.L'enquête semestrielle de la SCHL, présentée hier à la presse, établit que le marché locatif de la région montréalaise a atteint un sommet critique en octobre avec 35 000 logements vacants, soit 7,7 p.cent de tous les logements des immeubles privés qui en comptent au moins trois, au lieu de 7,2 p.cent en octobre 1991.Le taux de vacance, qui est de 7,5 p.cent à Montréal et qui ne cesse de progresser depuis 1986, atteint même 8,4 p.cent pour les immeubles d'au moins six logements, un nouveau record depuis le taux de 8,2 p.cent en 1970.Demande faible Selon la SCHL, il n'y a pas eu d'augmentation de la demande GAZODUC TRANS QUEBEC & MARITIMES INC.AVIS DE RACHAT POUR FONDS D'AMORTISSEMENT AUX DÉTENTEURS D'OBLIGATIONS DE 13.20% DE PREMIER RANG, À FONDS D'AMORTISSEMENT SÉRIE cB» ÉCHÉANT LE 23 OÉCEMBRE 2004.AVIS EST PAR LA PRÉSENTE DONNÉ qu'en vertu d'un ode de fiducie supplémentaire portant la date officielle du 1\" décembre 1984 intervenu entre Gazoduc Trans Québec & Maritimes Inc.et Compagnie Trust Royal, fiduciaire, la compagnie rachètera, le 23 décembre 1992, pour les fins du fonds d'amortissement seulement, des obligations pour un montant en capital de 4 000 000 S, plus l'intérêt couru et impayé sur ledit montant en capital à la date fixée pour ce rachat.À cette fin, les obligations suivantes ont été tirées au sort par le fiduciaire : LES OBLIGATIONS À COUPONS EN COUPURES DE 1000$, 25 000$ ET 100 000$ PORTANT LES PRÉFIXES BM, BX, BC SUIVIS DES NUMÉROS CI-DESSOUS SERONT RACHETÉES JUSQU'À CONCURRENCE DES MONTANTS INDIQUÉS VIS-À-VIS DE CHACUNE: N*de Montait N*de Moetart N*dt Montait N*de Montent l'obBgotlon racheté ftbàgetbn racheté roWgotfot racheté ftttjgjg racheté BC 0064 BC 0066 BC 0067 8X 0082 8X 0087 BM0176 BM0184 BM 0185 BM0209 BM0221 BM0225 BM 0226 BX 0227 BX 0228 BX 0242 BX 0244 BM02S0 BM0272 7000 6000 6000 3000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 4000 1000 1000 1000 1000 1000 6M0295 BM0323 BM 0325 BM 0382 BM 0387 BM 0383 BM 0391 BM0407 BM 0410 BM0464 BM 0540 BM 0555 BM0612 BM0626 BM 0639 BM 0644 8M069S RM 0746 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 BM 0756 BM0770 8M0776 8M0787 8M0816 BM 0318 BM0840 8M 0843 BM0850 BM0891 BX1S66 BX 1664 6M1890 BM 1913 BM1941 BM1984 8M199I 8M2507 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 BM2514 BM2519 BM 2524 BM2526 BM2527 BM 2540 BM2548 BM2705 6M2717 BM 2726 BM 2727 BM 2775 BM 2795 BM2797 BM 2799 B M 2800 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 100C 1000 Toutes les obligations ainsi rappelées doivent être présentées pour paiement à la date de rachat et seront payées en monnaie légale du Canada, à toute succursale au Canada de la Banque Nationale du Canada.Elles devront également être accompagnées do tous les coupons échéant après le 23 décembre 1992.La partie du paiement représentée par l'intérêt payable le 23 décembre 1992 sera payée contre remise des coupons échéant à cette date.AVIS EST DE PLUS DONNÉ que l'intérêt sur le montant en capital des obligations devont être remboursées cessera de courir le 23 décembre 1992 et, qu'après cette date, les coupons d'intérêt n'auront plus de valeur.Certaines outres obligations entièrement nominatives ont également été tirées ou sort pour rachat.Un avis à cet égard est envoyé à tous les détenteurs inscrits.Montréal le 20 novembre 1992 Gazoduc Trans Québec & Maritimes Inc.PAR: LA COMPAGNIE TRUST ROYAL LE FIDUCIAIRE Pour obtenir plus facilement le paiement de leurs obligations, les détenteurs peuvent également les présenter, avec une copie du présent avis, à la banque ou à l'institution financière avec laquelle ils font habituellement affaires.Cette dernière en obtiendra à son tour le paiement à la Banque Nationale du Canada.de logements dans la région métropolitaine en 1991 et 1992 alors qu'il y en avait entre six et dix mille les trois années précédentes.Pour l'ensemble du Québec, le taux de vacance est passé de 7,1 à 7.5 p.cent en un an, la région de Montréal représentant 70 p.cent des logements vides du Québec.À l'échelle canadienne, le taux d'inoccupation a atteint 4,8 p.cent en octobre au lieu de 4,4 p.cent en avril.C'est en Ontario et en Colombie-Britannique que le taux de vacance est le plus faible.L'analyste principal de marché de la SCHL.M.lacques Pelletier, impute ces résultats aux impacts de la récession économique mais aussi de l'accession à la propriété, favorisée par des taux d'intérêts assez bas jusqu'à tout récemment.«Il y a aujourd'hui 4 p.cent d'emplois en moins dans la région depuis 1990, expliquet-il.Et ces pertes ont surtout affecté les 15-44 ans qui sont les plus enclins à occuper un nouveau logement.» Dans la région de Montréal, l'accession à la propriété se ferait surtout sentir sur les deux rives et à Laval.La colocation serait aussi un facteur négatif pour la demande de logements, mais il serait difficile d'en évaluer la portée.Finalement, c'est la progression du flux migratoire au Québec qui atténue la baisse des locations: «Les demandes des immigrants arrivant dans la région de Montréal font que le résultat n'est pas plus mauvais», a notamment déclaré M.Pelletier.Le pire serait atteint Toutefois, la SCHL estime que le pire a été atteint et que si une reprise économique s'effectue l'an prochain, le taux devrait redescendre à environ 7,3 p.cent, le taux de vacance d'un marché équilibré se situant autour de 3 p.cent.M.Pelletier espère que la tendance va s'inverser car, selon lui, l'ensemble de l'économie montréalaise en souffre, notamment la construction résidentielle, les mises en chantier ayant diminué de 25 p.cent cette année, après une chute de 50 p.cent l'an dernier.Le nombre de logements vides avantagerait les locataires par rapport aux propriétaires, surtout ceux qui ont acheté à gros prix en 1986, estime l'analyste de la SCHL: «Selon Statistique Canada, le taux d'accroissement du prix des loyers diminue depuis 1989.Les loyers ont augmenté en moyenne de I p.cent cette année au lieu de 2,7 p.cent en 1991.t.L'institution, qui a subi les contrecoups de la récession, tout particulièrement au niveau de l'immobilier, attribue cette baisse de revenu net entièrement aux pertes encourues sur prêts qui «.'établissement à 570 millions de dollars, après la récupération de 70 millions provenant de la provision générale sur risques souverains.L'an dernier, les prêts totalisaient 270 millions après récupération de 10 millions.Les pertes sur prêts comprennent un montant de 350 millions sur les prêts au groupe O & Y.Les prêts à intérêt non comptabilisés à risques privés, après provisions, sont de 983 millions comparativement à 731 millions Tannée dernière.La hausse cette année comprend 150 millions de prêts à O & Y.Pour le quatrième trimestre, le revenu net d'intérêt se situe à 254 millions comparativement à 257 millions pour la période correspondante en 1991.M.Courville a indiqué que cette modification a permis à la banque de dégager des fonds de 10 millions pour effectuer des dépenses non récurrentes, dépenses qui autrement auraient été échelonnées sur plusieurs années.Les pertes sur prêts sont de 50 millions pour le trimestre, soit 40 millions de moins qu'il y a un an.L'affichage électronique verra bientôt le jour dans les marchés MAURICE JANNAKP_ ¦ Dans quelques années, la scène deviendra familière: sur une étagère, à côté des boites de savon on retrouve un petit téléviseur qui diffuse une publicité de la marque XYZ affirmant que le produit est supérieur à la marque MNT.Le prix, lui, est affiché sur un machin électronique appelée étiquette électronique.Finie l'étiquette autocollantge ou cartonnée sur le rebord de la tablette.Le détaillant veut changer de prix, il va à son ordinateur qui fait la gestion comptable et l'inventaire de son magasin et, en une simple commande, il modifie les prix d'un, de cent, de mille produits à la fois.Car l'étiquetage se fait maintenant de façon programmée.Pour l'instant, il ne s'agit que d'un pro* jet, mais dans cinq à dix ans, ses promoteurs estiment que le marché pourrait atteindre 265 millions de dollars, si on se fie aux données avancées hier lors d'une conférence de presse.L'idée vient de France et elle a été développée conjointement au Québec.M.Gérard Tabary, président de la société Alexgen, s'est associé à deux entreprises de la région de Sherbrooke, la Société de Microélectronique industrielle de Sherbrooke, qui verra à l'installation du nouveau système dans les magasins, et la société C-Mac qui fabriquera l'étiquette électronique.Les promoteurs cherchent des partenaires qui sont prêts à participer au financement, ce qui permettrait le démarrage du système dans un projet-pilote au début de l'an prochain.Le système de communication porte le nom de Zéro lanvier.Le gouvernement du Québec et celui du Canada ont accordé une aide financière qui atteint plusieurs centaines de milliers de dollars, a indiqué M.Rénald Mercier, le directeur de la Société de développement industriel de la région de Sherbrooke.Chacune des étiquettes est branchée au rebord de la tablette, qui est un rail électronique transportant les informations (prix, code, format du produit, etc.) et les signaux vidéo à l'ordinateur de gestion.À ce réseau peuvent être couplées des sources vidéo et audio.«Aussi bien pour le fabricant, le manufacturier, le distributeur que pour le responsable de la publicité et de la promotion de l'entreprise, le réseau câblé Zéro Janvier permet de diffuser des messages publicitaires et promotionnels de type national, des messages purement locaux et spécifiques à l'entreprise, ou encore des conseils sur l'utilisation du produit», explique M.Tabary.Celui-ci a cité notamment le cas d'un télédiffuseur qui pourrait annoncer des messages sur ses émissions de la soirée, au moment où les consommateurs font leurs achats dans un marché.Il sera intéressant de voir si une chaîne québécoise d'alimentation majeure se prêtera à l'expérience.Pourquoi le nom de Zéro lanvier?M.Tabary rappelle que dans l'opéra rock Starmania, le supermarché portait précisément ce nom.Il n'y a plus de doute possible, l'an 2000 approche.Les personnes qui ont une maladie mentale, les accepter, c'est fondamental.Gouvernement du Québec Minister* do te Santé il Le Monde La Pr 88 LA PRESSE.MONTRÉAL, VENDREDI 27 NOVEMBRE 1992 Eltsine jette du lest, à une semaine d'une session parlementaire crucia d'après AFP et Reuter MOSCOU Aune semaine d'une session parlementaire cruciale où sa politique de réformes économiques sera sur la sellette, Boris Eltsine a entrepris de se préparer en devançant certains désirs de ses adversaires.En l'espace de moins de 24 heures, il s'est sépare de deux membres de son gouvernement jugés trop libéraux, le vice-premier ministre et ministre de l'Information Mikhail Poltora-nine et le secretaire d'État Guen-nadi Bourboulis.Poltoranine a dit avoir démissionne pour «protéger le président contre les attaques croissantes de l'opposition revancharde» et prédit sur les ondes de la radio Echo de Moscou que, outre Bourboulis, le ministre des Affaires étrangères Andrei Kozirev allait être limogé.Mais, selon l'agence Itar-Tass, ce dernier a écarté cette hypothèse mercredi devant les journalistes étrangers.Quelque* instants avant que ne soit rendu public le décret du pré- Moelln : un premier succès pour la police d'après AFP KARLSRUHE (Allemagne) Trois jours après l'incendie criminel de Moelln (nord) qui avait coûté la vie à trois Turques, les enquêteurs ont annoncé hier un premier succès avec l'interpellation du leader d'un groupuscule néo-nazi.La thèse d'une responsabilité de l'extréme-droite, avancée dès lundi matin par le parquet de Luebeck, s'est ainsi confirmée.Un homme de 25 ans a été interpelle mercredi et placé en garde à vue, a indique dans un communiqué le parquet fédéral de Karlsruhe.Michael Peters, 25 ans, de Gu-dow, distant de dix kilomètres seulement de Moelln, est soupçonné d'avoir fondé une organisation d'extrème-droite «qui poursuit ses objectifs en commettant des actions violentes \u2014 notamment des incendies criminels \u2014 contre les étrangers vivant en Allemagne», selon le parquet fédéral.Une information judiciaire a été ouverte contre dix membres de l'organisation de Peters.Enquête \u2022 Les enquêteurs étudiaient donc hier la responsabilité de Michael Peters dans l'incendie de Moelln ou trois Turques, âgées de 10, 14 et 51 ans.avaient trouvé la mort dans la nuit de dimanche à lundi.L'attentat avait été aussitôt revendique par téléphone auprès de la police aux cris de « Heil Hitler».Le jeune homme a été inculpé mercredi de tentatives de meurtre dans le cadre d'autres enquêtes sur des attaques contre des foyers de demandeurs d'asile.Le 5 septembre, il avait fait partie d'un groupe de jeunes armés qui avaient en vain tenté de prendre d'assaut un foyer à Pritzier (ex-RDA), selon le parquet.Le lendemain, ils avaient lancé cinq cok-tails Molotov contre le foyer de demandeurs d'asile de Gudow, sans faire toutefois de blessés.Le 12 septembre, ils s'en étaient pris au foyer de Kollow, près de Moelln contre lequel ils avaient sident Eltsine supprimant le poste de secretaire d'Etat, un porte-parole de Guennadi Bourboulis avait dit ignorer l'éviction prochaine de ce dernier.Guennadi Bourboulis ne quitte que le devant de la scène cl restera présent dans les coulisses car il a été nomme immédiatement chef du groupe des conseillers présidentiels.Les ministres écartés ou cités comme partant sont des bètes noires de l'opposition mais aucun n'appartient, pour le moment, au.cercle restreint des hommes d'Egor Gaidar, le premier ministre par interim chargé de la mise en oeuvre des reformes économiques contestées.«Nous avons deja vu dans le passé des situations où quelqu'un disparaissait d'un côte pour réapparaître de l'autre», a estime le député Ilia Constantinov, responsable du Front de salut national, un mouvement ultra-conservateur interdit.«Cela ne veut donc pas dire qu'Eltsine a pris la voie des concessions à l'opposition», a-t-elle dit, semblant laisser entendre que les initiatives du président ne suffiront pas à desamorcer l'hostilité à ses réformes économiques.Pas de compromis Egor Gaidar a toutefois exclu mercredi tout compromis à ses adversaires sur le fond de sa politique.« Nous ne pensons pas qu'il soit raisonnable ou possible de revenir sur l'orientation fondamentale des réformes pour des raisons politiques à court terme.Un certain nombre de points ne prêtent pas à la discussion », a-t-il dit au bureau permanent du Congrès des députés du peuple.Il s'est dit hostile notamment à un retour au monopole d'État de la distribution, au fonctionnement sans limite de la «planche à billets», au gel des prix et salaires et a une intervention pour soutenir un taux «artificiellement élevé» du rouble face au dollar.Egor Gaidar présentait le programme économique pour lequel il espère obtenir le soutien de l'Union civique, puissant lobby industriel de centre-droit, avant l'ouverture de la session du Congrès des députés.L'Union civique réclame le renforcement du contrôle d'État pendant la transition vers une économie de marché ainsi que des facilités de crédit pour l'industrie.Egor Gaidar a expliqué qu'en acceptant ces demandes, il risquait de relancer la spirale inflationniste.Il s'est en revanche dit prêt à faire des concessions financières dans le but de restructurer l'industrie de défense et d'aider à la reconversion des travailleurs limogés.Au début de la semaine, Egor Gaidar est parvenu à un marché avec l'Union civique mais on ignore quelles concessions il a pu lui faire.Dans les milieux parlementaires, on n'exclut pas que cela permette d'éviter un heurt frontal entre le gouvernement et son opposition modérée lors de la session parlementaire.De nombreux députés se sont rendus à la tribune pour demander la démission immédiate du gouvernement après la présentation du programme anti-crise du gouvernement par M.Gaidar.La demande n'a pas été mise au vote.Hier soir, le gouvernement s'est réuni brièvement pour évoquer la situation politique à quatre jours de l'ouverture du Congrès à majorité conservatrice.Michael Peters, 25 ans, leader d'un mouvement d extreme droite, a été arrêté hier par la police allemande.jeté de nouveaux engins incendiaires.Mardi, le parquet fédéral s'était saisi de l'enquête sur le crime de Moelln, dans une démarche tout à fait inhabituelle, en raison du «caractère particulier de l'affaire» qui «était destinée à porter atteinte à la sécurité intérieure de la République fédérale d'Allemagne».Le père de la fillette turque de 10 ans morte carbonisée à Moelln, Karuk Ascon, a vivement mis en cause hier la police et les responsables politiques allemands.Lors d'une conférence de presse â Hambourg, M.Ascon, 28 ans, a accusé les enquêteurs de vouloir détourner l'attention de l'opinion publique en tentant de faire passer l'incendie meurtrier de Moelln pour un règlement de compte au sein de la communauté turque.Certains policiers avaient en effet laissé entendre que l'attentat pourrait être un acte de gangsters turcs ou un acte de militants indépendantistes kurdes et non de néo-nazis.Une cérémonie funèbre â la mémoire des trois victimes de Moelln sera organisée aujourd'hui dans une mosquée turque de Hambourg (nord), en présence notamment du ministre allemand Irlande: percée du Labour iâm PHOTO REUTER Egor Gaidar, premier ministre par intérim, s'est adressé hier aux parlementaires russes sous le regard du président de la Chambre Ruslan Khazbulatov.Somalie : Washington propose une force de 30 000 hommes contre les pillards d'après AP PHOTO REUTER des Affaires étrangères Klaus Kinkel.Les participants se rassembleront ensuite devant la mairie pour écouter notamment le grand écrivain allemand Guen-ther Grass.Par ailleurs, trois skinheads sont poursuivis pour le meurtre d'un homme de 51 ans, le 7 novembre à Kolpinsee (ex-RDA), a indique hier la police de Pots-dam.Deux d'entre eux ont été inculpés et écroués, le troisième est en fuite.Il sont accusés de l'avoir aspergé d'essence et brûlé vif.D'autre part, trois jeunes, âgés de 14 et 15 ans, ont été interpellés hier soir après avoir lancé des coktails molotov en direction d'un foyer de demandeurs d'asile à Gelsenkirchen (ouest), a indique un porte-parole de la police locale.Domiciliés tous trois non loin du foyer de demandeurs d'asile, ils ont avoué les faits et reconnu avoir agi «par haine de l'étranger».Plusieurs adolescents ont été surpris par les gardiens du foyer alors qu'ils venaient de lancer quatre coktails Molotov pardessus le grillage entourant le bâtiment.Deux engins incendiaires se sont éteints d'eux-mêmes et les deux autres l'ont été par les gardiens.Aucun dégât matériel n'a été commis, selon la police.WASHINGTON our faire cesser le pillage de près de 80 p.cent de l'aide alimentaire internationale en Somalie, les États-Unis ont proposé mercredi à l'Onu l'envoi de 15 000 â 30 000 hommes pour y assurer la sécurité de la distribution des vivres.Cette proposition américaine, adressée par le secrétaire d'État par intérim Lawrence Eagleburger au secrétaire général de l'Onu Boutros Boutros-Ghali, prévoit que cette force aura la possibilité de riposter en cas d'attaque.Si M.Boutros-Ghali n'a pas encore fait connaître sa réponse, il devrait présenter un plan d'action la semaine prochaine au Conseil de sécurité des Nations unies.Selon un haut responsable de l'Onu qui a requis l'anonymat, ce plan viserait â étendre la gamme des moyens d'action de l'Onu en Somalie.Le responsable a re- fusé de dire si M.Boutros-Ghali avait accepté la proposition américaine.D'autres voix se sont élevées au sein des Nations unies pour mettre fin à cette situation et pour muscler l'action onusienne.Ainsi, André Erdos, président en exercice du Conseil de sécurité, a fait savoir que «la situation a été trop loin pour que l'on puisse la tolérer plus longtemps, et trop loin pour que l'on utilise les mêmes méthodes que par le passé».D'après des sources gouvernementales, les États-Unis sont prêts à prendre la tète d'une coalition de plusieurs pays afin de mener une opération d'envergure pour mettre fin au pillage.Même en cas de refus, Washington serait prêt a fournir lui-même jusqu'à 30 000 soldats.Peu avant, le département d'État avait annoncé que les États-Unis acceptaient d'organiser le transport par avion de 3000 casques bleus en Somalie, comme l'Onu l'avait demandé il y a un mois.À Paris, Daniel Bernard, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a estimé que «si la proposition américaine venait à être confirmée, il va de soi qu'elle mériterait un examen sérieux dans le cadre des réflexions qui sont actuellement conduites aux Nations unies».Il a rappelé que la France sera amenée â se prononcer sur le rapport remis au Conseil de sécurité par M.Boutros-Ghali.Sur place, de nombreuses organisations humanitaires ont constate que la situation s'était dégradée au cours des deux derniers mois.De 70 à 80 p.cent de l'aide alimentaire et médicale internationale est détournée par les différentes factions rebelles; le port de Mogadiscio est fermé depuis le 7 novembre, Enfin, un obus tiré par des rebelles a touché mardi un navire de l'Onu au moment ou il entrait dans le port pour y décharger une cargaison de blé.De Klerk fixe son calendrier électoral d'après AP et AFP JOHANNESBURG e président sud-africain F.W.de Klerk a annoncé hier qu'il espérait organiser des élections multiraciales débouchant sur la constitution d'un gouvernement intérimaire au début de l'année 1994.C'est la première fois qu'un président sud-africain fixe une date précise marquant la fin d'un pouvoir blanc, jusqu'ici sans partage.Le Congres national africain (ANC) a pourtant jugé ces propositions «totalement inacceptables» en estimant que le calendrier proposé était beaucoup trop lent.Dans un communiqué, l'ANC estime que «l'Afrique du Sud ne saurait tolérer aucun retard dans le processus».Évoquant son prochain sommet avec le gouvernement, le mouvement noir a par ailleurs déploré que M.de Klerk «ait jugé bon de se prononcer sur ce qui doit être le sujet même du débat».Lors d'une conférence de presse à Pretoria, M.de Klerk a proposé un calendrier précis fixant \u2014 presque mois par mois \u2014 les dates des accords auxquels devront parvenir d'ici là Blancs, Noirs et Métis, accords qui permettront pour la première fois à quelque 30 millions de Noirs de participer au processus démocratique.Si les négociations reprennent et progressent calmement, «il devrait être possible de former le gouvernement d'unité nationale» avant même le premier semestre 1994, a même espéré M.de Klerk, dont le mandat prend fin en septembre 1994.Selon le calendrier présenté par le président, l'année 1993 devrait être marquée par: la conclusion et le succès des pourparlers bilatéraux avec toutes les parties (février), l'ouverture d'une conférence multipartite (mars) et la promulgation d'un constitution de transition (septembre), ouvrant la voie â des élections.«le suis convaincu que le programme que nous avons fixé est réalisable.Nous ne pouvons pas revenir en arrière.Nous ne pouvons pas nous embourber», a-t-il dit, soulignant toutefois qu'il y aura bien des obstacles sur le chemin des élections.Ainsi, l'arrêt des violences politiques est de « la plus haute priorité».«Vous ne pouvez pas avoir d'élections libres et équitables dans un climat qui est si fragile».Bien que ces propositions soient en deçà de ce que l'ANC réclame depuis plusieurs mois, les observateurs estiment que les deux parties ont fait beaucoup de chemin l'une vers l'autre et qu'un accord définitif est proche.Les militants anti-apartheid souhaitent l'instauration d'un gouvernement de transition dans les neuf à 12 prochains mois.Mais au-delà du problème de calendrier, il semble clair qu'ANC et pouvoir blanc ont fait des progrès considérables l'un vers l'autre.À ce titre, Nelson Mandela, chef de l'ANC, avait re* connu en début de journée que son parti allait certainement remporter les élections mais qu'il proposerait de partager un temps le pouvoir avec les Blancs.«Nous pourrions inviter d'autres partis politiques a participer au gouvernement dans un souci de stabilité.Et nous pourrions partager le pouvoir avec ceux qui l'ont perdu», a dit M.Mandela à Gaborone, dans le Botswana.d'après AFP DUBLIN La progression du Labour irlandais aux législatives anticipées de mercredi se confirmait au fil du dépouillement dans la nuit d'hier à aujourd'hui.Son score vers minuit: plus de 19 p.cent des suffrages dans les deux tiers des circonscriptions, soil 10 p.cent de plus qu'aux élections de 1989.Le Fianna Fail (centre droit), parti du premier ministre Albert Reynolds, atteignait 38 p.cent des suffrages (moins 5 points) et le Fine Gael, autre parti de centre droit, 27 p.cent (moins 5 points).Sur 42 sièges \u2014 sur un total de lob \u2014 définitivement remportés à la même heure, le Labour en avait empochés 17, la plupart à Dublin.Le parti travailliste disposait de lb sieges au précédent parlement et pourrait doubler ce chiffre.Le Fianna Fail avait remporté 10 sieges vers minuit.Selon diverses estimations, il pourrait en remporter 70 a 74 contre 77 aux élections de 1989.Le Fine Gael comptabilisait quant à lui 7 sièges, les previsions lui en accordant 4b à 50, contre 55 aux précé- r dentés élections, et les autres par-lis 2 sièges.Les démocrates progressistes (centre droit), qui disposaient de six sièges au Parlement, pourraient en remporter deux de plus.Le parti de la gauche démocratique pourrait se maintenir à 5 ou 6 sièges.Par ailleurs, l'amendement de la constitution irlandaise qui prévoyait d'autoriser l'avortement lorsque la vie de la mère est menacée pour des raisons médicales a été rejeté par près de 7 électeurs sur 10, lors du référendum de mercredi, selon des résultats partiels recueillis la nuit dernière.Les Non l'emporteraient par 69 p.cent sur les Oui (31 p.cent).Des estimations nationales confirment également l'adoption des deux autres amendements proposés lors du référendum.La question sur la liberté des femmes irlandaises de se rendre à l'étranger pour y avorter aurait suscité 61,5 p.cent de Oui et 38,5 p.cent de Non.Celle sur la diffusion en Irlande d'informations sur les avorte-ments pratiqués dans d'autres pays aurai reçu 60 p.cent de réponses positives et 40 p.cent de négatives.^ ?REPÈRES Major enfoncé jusqu'au cou Rcuter LONDRES ¦ «l'y suis jusqu'au cou depuis des semaines.» laisse échapper avec humour |ohn Major, en retournant de l'engrais au purin lors d'une cérémonie de plantation d'arbres.Le premier ministre britannique jouissait d'une image d'homme neuf lorsqu'il a pris le relais d'une Margaret Tatchcr usée par le pouvoir, il y a deux ans.Mais il semble buter avec constance sur chaque embûche depuis trois mois, alors qu'il avait su, en moins de deux ans de pouvoir, gérer successivement une guerre et une élection générale.Tout avait pourtant commencé en fanfare.Peu après la guerre du Golfe, en février 1991, le premier ministre, aujourd'hui âgé de 49 ans, crevait les plafonds de popularité dans les sondages.Grâce à son savoir-faire personnel, « Honest |ohn» parvenait en outre, contre toutes prévisions, à conduire en avril dernier les conservateurs à leur quatrième victoire électorale consécutive.«Votez pour moi jeudi et la reprise viendra vendredi», promettait-il alors.Mais, en octobre, il ne se trouvait plus qu'un Britannique sur quatre pour estimer qu'il faisait du «bon boulot » \u2014 l'un des plus bas taux de popularité pour un premier ministre dans l'histoire de la Grande-Bretagne.Depuis l'été, en effet, il semble que plus rien ne rcussisc à |ohn Major, dont les cheveux grisonnent prématurément, au sens propre comme au figuré.On commence à mettre sérieusement en cause ses capacités d'homme d'État, notamment par rapport à Margaret Thatcher, et à avancer les noms de possibles successeurs.Le principal reproche fait au premier ministre est de n'avoir pas su faire redémarrer l'économie.La récession actuelle n'a pas de précédent depuis 60 ans.Le chômage dépasse les 10 p.cent, la confiance s'est évaporée, les faillites se multiplient, l'immobilier s'effondre et les commercent ferment.Mais c'est une série d'erreurs de jugement qui a été le plus nuisible à l'image personnelle d'un premier ministre qui doit plus sa carrière â son travail acharné qu'a son charisme.La première fut de promettre que la livre resterait coûte que coûte dans le Système monétaire européen alors qu'il sautait aux yeux que cette position ne sauraient être longtemps tenue.Sa volte-face, lors d'un «mercredi noir», en septembre, sera d'autant plus dommageable pour lui qu'elle l'a contraint à réviser de fond en comble sa politique anti-inflationniste.Peu après, c'est sur le terrain social qu'il trébuche.Il déclenche une levée de boucliers en annonçant la fermeture de 30 des 50 mines de charbon subsistantes.Il doit vite faire machine arrière devant le tollé et promettre un réexamen de toute sa politique énergétique.C'est l'Europe de Maastricht ¦ qui lui vaudra pourtant le plus .de discrédit.Afin de ne pas être mis en minorité après avoir en- \u2022 gagé son avenir personnel sur ce ; sujet, il devra faire à son opposi- \u2022 tion interne des concessions hu- *.miliantes.Celles-ci ne garantis- - sent pas pour autant son avenir \u2022 politique et révèlent la faiblesse : de sa position à l'intérieur.En outre, elles ternissent son image à l'extérieur, où son indé- \\ cision sème la contesternation parmi les Douze, au moment même où la Grande-Bretagne .* préside la CEE.Certains pensent \u2022 que le pire est maintenant der- .rière lui, mais d'autres que ce ' n'est qu'un hors d'oeuvre.Ces derniers affirment que le mécontentement grandissant de- * vant la «poil tax* \u2014 un nouvel \u2022 impôt \u2014 la recrudescence du ; militantisme syndical et l'inté- -gration européenne lui réservent encore d'autres surprises.I Informations nationales LA PRESSE.MONTRÉAL, VENDREDI 27 NOVEMBRE 1992 89 Mazankowski se dit prêt à réexaminer les abris fiscaux des compagnies Presse Canadienne OTTAWA Le ministre des Finances, Don Mazankowski, a nié hier vouloir saper la crédibilité du Vérificateur général et il s'est dit prêt à réexaminer la question des abris fiscaux pour les compagnies.Deux jours auparavant, M.Mazankowski avait déclaré que les conclusions de M.Denis Desautels, dans son rapport annuel, étaient «non prouvées».Le Vérificateur général avait signalé que les sociétés canadiennes passaient de l'argent à leurs filiales étrangères, pour éviter de payer des centaines de millions de dollars en impôt au Canada.Des membres du comité des comptes publics des Communes ont critiqué M.Mazankowski, hier matin, pour avoir miné la crédibilitéde M.De-sautcls.Un des membres du comité, le député libéral Doug Young, a demandé au ministre de retirer ses paroles.«Il cause un énorme dommage à la crédibilité et à l'intégrité de l'une des plus importantes institutions du système parlementaire canadien, celle du Vérificateur général», a-t-il accusé.M.Desautels maintient que les compagnies canadiennes possédant des filiales à l'étranger peuvent faire imposer leurs profits dans ces pays, où l'impôt des compagnies est très bas ou même inexistant.Don Mazankowski Comparaissant devant le comité des comptes publics, M.Desautels a affirmé: «Nous sommes en mesure de prouver qu'il y a des sommes d'argent qui n'ont pas été imposées et auraient pu l'être».Il a refusé, cependant, de rendre ces preuves publiques, disant qu'il s'agissait «de l'impôt des compagnies et il existe des restrictions de confidentialité (dans ces cas)».Le ministère des Finances a soutenu que si ces abris fiscaux étaient supprimés, les compagnies modifieraient leur stratégie pour trouver une nouvelle protection contre l'impôt.«Nous n'avons pas rencontré de preuve à cet effet, a rétorqué M.Dcsautels, et c'est un sujet que nous aimerions discuter.» Un projet de loi fédéral protège les héritages des familles riches Presse Canadienne OTTAWA endant que la plupart des contribuables craignent les mauvaises nouvelles que leur réserve l'énoncé économique fédéral de la semaine prochaine, le gouvernement a déposé hier un projet de loi susceptible de protéger les héritages des riches familles canadiennes.Le gouvernement remplace ce qu'on appelait la «règle des 21 ans», une législation plutôt obscure qui remonte à l'ère Trudeau.En 1972, les libéraux éliminaient l'impôt fédéral sur les successions et mettait en vigueur la règle des 21 ans, qui exemptait les fondations familiales privées de payer de l'impôt pour un maximum de 21 ans.' Si on laissait tout simplement l'exemption expirer, les fondations familiales privées instituées avant 1972 seraient imposables pour la première fois le 2 janvier 1993.Mais en juin dernier le gouvernement a discrètement proposé, dans une motion des voies et moyens, de remplacer la règle des \u2022 21 anspar une nouvelle loi qui permettrait aux fondations de retarder le paiement des impôts jusqu'au décès de «tous les bénéficiaires exemptés».Icudi, le ministre des Finances Don Mazankowski a donné suite au projet en proposant de légiférer pour remplacer la règle de 1972.En Chambre, le critique du Nouveau Parti démocratique en matière de fiscalité, Bill Blaikie, a mis le ministre Mazankowski au défi de dire aux Canadiens ce que contient le projet de loi ou de le justifier.«C'est un gros secret.la façon dont les riches sont traités.» En réponse, le ministre lui a conseillé d'attendre le débat parlementaire sur le projet de loi.L'avocate torontoisc Kathryn Bush spécialisée en droit fiscal, qui a examiné l'ébauche du projet de loi pour ses clients, a déclaré hier que la mesure gouvernementale visant à remplacer la règle des 21 ans pourrait bien s'avérer plus généreuse que le gouvernement lui-même le souhaitait.«À l'heure actuelle, il est entièrement ouvert.Il aurait pu être moins généreux », a-t-ellc déclaré.Une enquête sur les Inuit?Presse Canadienne OTTAWA La Commission royale sur les affaires autochtones envisage de tenir une enquête distincte sur le sort fait aux Inuit déplacés dans l'extrême nord du pays dans les années 50.C'est ce qu'a fait savoir M.Georges Erasmus, qui est l'un des co-présidents de la commission, hier.Il a précisé que lui-même et d'autres commissaires rencontreront des représentants des Inuit avant de décider de ce qu'ils feront.La commission a déjà tenu des audiences à Inukjuak, dans le nord du Québec, où des Inuit revenus vivre là après avoir été dé- Québec subventionnera l'embauche des saisonniers licenciés par les Transports placés dans le grand Nord ont raconté leur expérience.Selon des représentants des Inuit, la commission ne devrait pas examiner seulement leur déplacement dans l'extrême Arctique, mais également les agissements du ministre des Affaires indiennes Tom Siddon et de son ministère.Le ministre Siddon et le ministère ont camouflé la rcsponsabili-tédu gouvernement fédéral dans cette expérience sociale qui a mal tourné et qui ne visait qu'à protéger la souverenaité canadienne, disent les Inuit, dont M.Zebedec Nungak, vice-président de la société Makivik, qui représente ceux qu'on appelle les exilés de l'Arctique.DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC i our répondre aux inquiétudes des députés ruraux, le ministère des Transports mettra en place un programme de subventions aux municipalités pour favoriser l'embauche de quelques 1200 employés saisonniers du ministère qui seront licenciés le printemps prochain.Québec se prépare à payer la première année, 50 p.cent du salaire de ces anciens employés s'il sont réembauchés par les municipalités ou les entrepreneurs privés.La seconde et la troisième année la subvention serait de 25 p.cent du salaire.Le programme coûterait une douzaine de millions.Au bout de cette période le ministère des Transports prévoit que l'attrition normale des effectifs permettra de rembaucher le plus gros des employés mis à pied au printemps s'ils le désirent.En plus des travailleurs saisonniers, 500 employés permanents du ministère se trouveront mis en disponibilité.Le ministère, depuis deux ans, a réduit l'embauche et laissé vacants 300 postes.De plus, d'ici trois ans, environ 885 employés seront éligibles à la retraite anticipée.Avec 9000 fonctionnaires au total.Transport Québec est le ministère aux effectifs les plus importants.Le transfert aux municipalités de la responsabilité du réseau local de voirie, la moitié des 32 000 kilomètres de routes actuellement entretenus par le gouvernement du Québec, soulève des in- quiétudes chez les élus des régions qui, chacun dans leur comté, voient remise en question l'existence de quelques dizaines d'emplois.Dans l'ensemble du Québec c'est 1200 emplois occasionnels saisonniers qui seront en surplus le premier avril, moment de la transition.À ceux-là il faut ajouter plusieurs centaines d'employés permanent de Transport Québec, qui tout en conservant leur emploi devront faire face à des réaffectations ou à des transferts.Ces boni versements importants dans les régions ont forcé Transport Québec à multiplier les rencontres récemment avec les élus \u2014 le caucus du PLQ fut réuni mercredi sur cette question précise; hier soir c'était au tour des élus du Parti québécois.Avec les ministres Sam Elkas et * -> l ! : La vainqueur cfe Bêmuer est Le premier ministre Brian Mulroney a reçu hier, à Ottawa, le premier conquérant du mont Everest, Sir Edmund Hillary.L'entretien a été organisé à l'occasion d'une visite de Sir Edmund, qui prononçait une conférence dans la capitale.PHOTO REUTER Hôtel-Dieu : la Coalition veut rencontrer les ministres de la région de Montréal NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC La Coalition sur l'avenir de l'Hôtel-Dieu attend aujourd'hui une réponse des ministres de la région de Montréal à qui elle a demandé une rencontre pour les inciter a remettre en question la décision du Conseil des ministres de déménager l'Hôtel-Dieu à Rivière-des-Praîries.À défaut d'une réponse affirmative, la Coalition, présidée par Bernard Roy, président de la Chambre de commerce de Montréal, demandera un entretien avec le premier ministre Robert Bourassa pour qu'il amène son Conseil des ministres à changer la décision, «à la mettre sur la glace».C'est ce qu'a indiqué à La Presse, hier, Sylvio Gagnon, président du Conseil central de Montréal (CSN) et porte-parole de la Coalition.M.Gagnon a ajouté qu'une pétition de quelque 60 000 noms d'opposants au déménagement du centre hospitalier serait par la suite présentée à l'Assemblée nationale.Entre-temps, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Marc-Yvan Côté, qui pilote le projet du déménagement, reste ferme et inflexible.Il a réservé à son agenda la journée du lundi 7 décembre pour aller à Montréal expliquer sa décision et répondre aux questions qu'elle a soulevées.Les membres de la Coalition se disent prêts à la rencontre et ils attendent de M.Côté qu'il réponde au rapport du comité consultatif sur l'avenir de l'Hôtel-Dieu, organisme devant lequel une centaine de personnes, des groupes et des experts, se sont prononcées sur cette question fortement controversée.Au bureau de Marc-Yvan Côté, on n'a pas été en mesure de préciser quelle forme prendrait la démarche du ministre, mais il semblait peu probable qu'il s'agisse d'une conférence de presse.M.Côté n'envisage pas non plus de tenir une réunion consistant pour lui à répondre à un éventail de questions qui lui viendraient de part et d'autre.«La formule reste à définir», a indiqué sa porte-parol.c Marie-Claire Oucllet.Le Parti québécois a soumis au vote des élus, hier, la motion sui- vante, inscrite par le députe de Rouyn-Noranda-Témiscaminque, Rémy Trudel: «Que l'Assemblée nationale est d'avis qu'il y a lieu de maintenir et de développer au centre-ville l'Hôtel-Dieu de Montréal en tant que centre hospitalier universitaire et de doter le nord-est de la ville de Montréal d'un centre hospitalier offrant des services de première ligne.» De toute évidence, le PQ voulait voir comment voteraient les ministres de la région de Montréal.Daniel (ohnson, président du Conseil du trésor et responsable du comité interministériel du grand Montréal, a voté contre la motion ; Gérald Tremblay, ministre de l'Industrie et du Commerce et député d'Outremont a voté contre: le ministre Claude Ryan, Sécurité publique et Affaires municipales était sorti de la chambre au moment du vote, et le député de Saint-Louis, lacques Chagnon, dans la circonscription duquel est situé l'Hôtel-Dieu, brillait par son absence depuis le début de la séance.Au cabinet de M.Ryan, on a expliqué à La Presse que celui-ci avait eu «des choses pressantes à régler à son bureau».Parizeau réclame des mesures de relance NORMAN DELISLE de la Presse Canadienne Jacques Parizeau QUÉBEC L, opposition péquiste somme le gouvernement de poser des gestes concrets pour relancer l'économie québécoise.À l'occasion d'une motion présentée à l'Assemblée nationale pour blâmer le gouvernement Bourassa de sa «négligence» face à l'actuelle récession économique, le chef de l'opposition, lacques Parizeau, a rappelé que le taux de chômage atteint 13 pour cent et que 700 000 Québécois, soit un Québécois sur 10, se cherchent un emploi.Il faudrait, a dit M.Parizeau, faire comme le précédent gouvernement avait fait lors de la réecs- sion de 1982-83, soit mettre de l'avant un plan concret de relance.Le chef péquiste a cité comme exemple le plan Biron I, annoncé en mars 1982, où une partie des intérêts que devaient assumer les entreprises était prises en charge par le gouvernement.Plus de 970 entreprises en ont bénéficié.Il a rappelé aussi le programme Corvée Habitation, lancé en avril 1982, qui a permis la construction de 55 200 logements valant quelque trois milliards, le programme expérimental de création d'emplois communautaires ( PECEC ), l'aide à l'entreprise privée qui garantissait une subvention de 20 pour cent pour tout investissement immobilier et des interventions de la Caisse de dépôt et de placement dans Domtar.M.Parizeau s'est moqué du discours du gouvernement libéral lors de son élection en 1985, alors qu'on promettait de réduire la taille du gouvernement, de réduire le nombre de fonctionnaires et de diminuer le déficit.Le gouvernement dépense toujours 25 pour cent du produit intérieur brut du Québec, le déficit a atteint un sommet record de 4.3 milliards et le nombre de fonctionnaires a augnmenté de huit pour cent depuis 1988, a rappelé le leader péquiste.En réplique, le ministre des Finances, Gérard-D.Lcvcsquc, a défendu les interventions de son gouvernement depuis deux ans.Les gestes posés ont permis de \\ réduire les pertes d'emplois au Quebec à 149 000 tandis que ces pertes d'emplois ont atteint 320 000 en Ontario, a fait valoir M.Levesque.Le gouvernement a également annoncé mardi que le prix du carburant était réduit de 0,02$ le litre pour les camions et les entreprises de transport, ce qui représente une contribution de 52 millionsS.Enfin, d'autres mesures importantes de relance économique seront annoncées dans les prochains jours, a promis le ministre des Finances.La ministre de l'Energie, Lise Bacon, a ajouté de son côté qu'Hydro-Québec investirait 4,5 milliards d'ici trois ans dans des projets énergétiques.Robert Middlcmiss, les hauts fonctionnaires des Transports, rencontraient hier aussi les dirigeants du Syndicat des fonctionnaires proviciaux du Québec.«Pour les permanents il n'y a pas trop d'inconvénients dans les premiers six mois.Pour les occasionnels saisonniers c'est dramatique parce qu'il devront se chercher des emplois dans des régions ou ils sont rares», dira |ean-Louis Harguindeguy, président du SFPQ.Le programe de subvention reste «un pis aller», a-t-il dit.«Les députés auraient dû penser aux conséquences il y a deux ans, lors de l'annonce de la réforme de la fiscalité municipale par Claude Ryan», d'ajouter le syndicaliste.Les modalités du transfert doivent être rendues publiques le 2 décembre.Loi 101 : deux plaintes sur trois touchent l'affichage 4?m II»\" ¦* NORMAN DELISLE de la Presse Canadienne QUÉBEC ¦mm p eux plaintes sur trois * reçues pour transgression de la loi I0l concern ; nent l'affichage commer- ¦ cial, indique le dernier rapport annuel de la Commission de protection de la langue.Le rapport a été déposé-hier à l'Assemblée nationa-\" le par le ministre rresponsa-ble du dossier linguistique.Claude Ryan.Au cours de la dernière année, la Commission a en effet reçu 3380 plaintes dont 230I.soit 68 pour4 J cent, touchaient l'affichage commercial.Les autres principaux sujets de plaintes sont les étiquettes sur les produits ( 333-plaintes, soit 10 pour cent) et l'utilisation d'une raison sociale ne respectant pas la langue française ( 195 cas ou 6 pour cent ).» La majeure partie des plaintes ont été portées dans la région de Montréal, soit 2768 plaintes sur 3380.La situation ne surprend pas car c'est dans la région de la métropole que se retrouve la grande majorité Jes Québécois non francophones.\u2022 Néanmoins, sept pour .cent des demandes d'enquête (225 ) proviennent de i'Estrie et cinq pour cent ( 182) de l'Outaouais.Il n'y a eu que quatre plaintes en Gaspésie, cinq au Saguenay-Lac-Saint-lean et aucune en Abitibi.Lorsqu'une plainte est portée, la Commission choisit souvent de procéder à une pré-enquête afin d'accé- \u2022 lérer le traitement des situations qui paraissent susceptibles d'obtenir une correc- ^ lion rapide, explique le rapport annuel.«Au cours de ces pré-enquêtes, la Commission favorise les contai ts directs tant avec les requérants qu'avec les présumés contrevenants., ce qui permet d'abréger considérablement les délais de traitement, permet de mieux faire connaître les dispositions de la Charte de la langue française et ré-soud des situations engendrées par de simples erreurs administratives ou par ignorance de la loi ».écrit la pré-,, sidente de la Commission^ Ludmila de Fougerolles.Cette «approche incitative» que privilégie la Commission a permis de réduire le nombre de procédures judiciaires.Seulement 71 mises en demeure ont été signifiées au cours de l'année et 16 dossiers ont été transmis au Procureur général.Il y a eu 14 poursuites qui ont donné lieu à 12 condamnations.Afin de vérifier le dossier de l'affichage, la Commission a également précède à un relevé de l'affichage à Montréal et dans certaines villes situées à l'extérieur de Montreal.Hors de Montréal.98 pour cent des quelque 10 400 affiches examinees étaient conformes à la loi.À Montreal, le taux de respect de la loi était de 96 pour cent parmi les 22 600 affiches inventoriées.-1- B12 LA PRESSE.MONTREAL, VENDREDI 27 NOVEMBRE 1992 Les autochtones veulent un système judiciaire parallèle Presse Canadienne OTTAWA ¦ Les autochtones ont besoin d'un système judiciaire parallèle, organisé et géré par eux, a déclaré hier, au cours d'une conférence sur la justice autochtone, le chef de l'Assemblée des premières nations, M.Ovide Mercredi.«Si vous voulez réellement des changements fondamentaux, où allez-vous canaliser votre énergie?, s'est demandé M.Mercredi.|e crois que nous devons canaliser notre énergie à redéfinir notre propre juridiction sur l'administration de la justice.» M.Mercredi a fait cette déclaration au moment où les participants à cette conférence discutaient de la difficulté du système judiciaire à s'adapter aux autochtones à cause de ses fondements de base \u2014 sa nature contradictoire et ses concepts de punition, de culpabilité et d'innocence.«Les gens ne veulent pas seulement des considérations culrurel-les.a expliqué le chefs des premières nations.Ils veulent leur propre système et pour y parvenir ils doivent réaliser qu'ils ont le pouvoir de se gouverner eux-mêmes et qu'une reforme unilatérale annule la création d'un système alternatif.» Il souhaite que le gouvernement fédéral accepte de revoir non seulement le système judiciaire actuel, mais permette également le développement de systèmes parallèles.De longues négociations Le ministre de la lustice du Manitoba, M.|im McCrae, ne rejette pas l'idée d'un système judiciaire séparé pour les autochtones.Mais, dit-il, cela demanderait de longues séances de négociation entre les autochtones, Ottawa et les provinces.«le ne vois rien de mauvais avec cette idée comme but à atteindre, mais je ne crois pas qu'on pourra y parvenir immédiatement, et on a un besoin immédiat», a expliqué M.McCrae.Selon M.Mercredi, il suffit uni- Du «favoritisme» dans le comté de Mazankowski Presse Canadienne TORONTO ¦ La décision du gouvernement de créer un centre de traitement des demandes d'immigration dans la circonscription du vice-premier ministre et ministre des Finances M.Don Mazankowski, en Alberta, est un exemple flagrant de favoritism ?politique.«C'est regrettable, mais ça va être un désastre», a déclaré, hier, au cours d'une conférence de presse, M.Mendel Greene, un avocat de Toronto.«La majorité des Canadiens n'accepteront pas cette décision parce qu'elle constitue un acte de favoritisme», a ajouté M.|oe Co-muzzi, critique libéral en matière d'immigration.Ottawa a l'intention d'ouvrir ce centre à Vegreville, une ville de 5000 habitants située à environ 85 km à l'est d'Edmonton.Elle fait également partie de la circonscription du ministre Mazankowski.Ottawa a annoncé la semaine dernière que 200 employés du ministère de l'Immigration seront rclocalisés dans cette petite communauté d'ici avril 1994.Ils auront à traiter plus de 400 000 demandes d'immigration qu'ils recevront par la poste chaque année.Ceux qui ne voudront pas déménager se verront offrir d'autres postes.Des emplois seront également éliminés grâce à l'attrition.Mais selon plusieurs personnes, ce bureau se trouve trop loin des grands centres que la majorité des immigrants choisissent comme lieu de résidence.On estime également que très peu de fonctionnaires accepteront d'aller travailler à cet endroit.«Les clients ne pourront obtenir un service dans leur langue et seront incapables de parler à des agents de l'immigration face à face, et on sait que les cas qu'ils soumettent constituent souvent une question de vie ou de mort», explique M.|ohn Ryan, porte-parole du syndicat représentant les employés de l'immigration.Le ministre de l'Immigration, M.Bernard Valcourt, a nié le fait qu'on ait choisi d'établir le centre à Vegreville parce qu'il s'agissait de la circonscription de M.Mazankowski.Le ministère dépense plus de 32 millions chaque année en paperasserie, a-t-il souligné.Et la décision de centraliser le travail à cet endroit permet ira d'économiser environ 6 millions annuellement.quement qu'il y ait une volonté politique.Le juge Réjean Paul, de la Cour supérieur du Québec, un Algonquin, aimerait que l'on modifie le Code criminel pour que les communautés autochtones puissent nommer des conseils des anciens pour administrer le système judiciaire qu'elles désirent.Ce type de système pourra entrer en vigueur rapidement dans des communautés éloignées, mais il sera difficile de l'appliquer chez les autochtones qui vivent en régions urbaines, précise-t-il.« Mais au moins pour ces communautés, pourquoi ne pas essayer?», a-t-il demandé.Des conseils des anciens existent déjà dans un certain nombe de communautés autochtones sur une base expérimentale.Brevets pharmaceutiques : Biais s'impatiente MAURICE GIRARD de la Presse Canadienne OTTAWA ¦ Le gouvernement conservateur commence à manifester des signes d'impatience devant ce qu'il perçoit comme des tactiques dilatoires de l'opposition, qui mène une lutte en comité pour empêcher l'étude du projet de loi sur les brevets pharmaceutiques.Hier, le parrain de la loi, le ministre Pierre Biais, a insisté pour que les Communes adoptent le projet C-9I avant la fin de la présente session, qui se termine le 11 décembre.«le souhaiterais qu'on puisse adopter le projet de loi avant Noel, qu'on arrête de perdre du temps devant le comité, ça fait déjà neuf jours qu'on aurait pu entendre des témoins», o-t-il dit dans l'antichambre des Communes alors qu'il venait d'apprendre que son témoignage avait été de nouveau reporté.«C'est regrettable si les gens ne peuvent pas se faire entendre.|e suis prêt à comparaître ce soir (hier), en fin de semaine.Ça fait neuf jours que j'attends, qu on arrête de me faire niaiser!».En jeu, «des centaines de millions en investissements avec lesquels on ne peut pas se permettre de jouer au fou par les temps qui courrent», dit-il.Depuis plusieurs jours, le lobby des fabricants de médicaments génériques se déploie dans tous les points de presse improvisés aux Communes ou en conférence de presse pour tenter de faire reporter l'étude de cette loi, qui portera à 20 ans les droits exclusifs de fabrication des compa- gnies pharmaceutiques mettant sur le marché un nouveau médicament.Pour l'industrie du générique ( fabrication de copies), cette prolongation, rétroactive au 20 décembre I99I, signalera le début de son déclin puisque de nouveaux marchés se fermeront les uns après les autres.Les libéraux et les néo-démocrates se sont liés pour faire de l'obstruction et tenter, indirectement, de faire du débat une lutte Québec-Manitoba, sans jamais y parvenir jusqu'à présent.Les associations de consommateurs, les fabricants de médicaments génériques et les ministres de la santé de toutes les provinces sauf le Ouébec se sont rangés dans le rang des opposants dans cette bataille.Ils prétendent que les consommateurs se feront refi- ler une facture de «plusieurs centaines de millions» en frais additionnels pour se procurer des médicaments.Ce que conteste le gouvernement conservateur, qui relève que la hausse des médicaments n'a été que de 3,3 pour cent au cours des cinq dernières années en dépit d'une loi antérieure qui portait la protection des brevets à 17 ans alors que le projet de loi C-91 la prolongera de trois autres années.Le ministre de la Santé, M.Benoit Bouchard, est intervenu dans le débat en chambre pour rappeler que «les médicaments brevetés représentent trois pour cent du volume des médicaments utilisés au Canaa, donc 97 pour cent du volume des médicaments utilisés ne tombent pas sous le projet de loi auquel on se réfère».SAMEDI, TOUS NOS MAGASINS OUVRENT A 8 H 30! Pour offrir des don* destines à la recherche, pour faire don de voa reins a des fins de greffe ou pour en savoir davantage, communiquez avec \\otre section locale de La Fondation canadienne du rein.La Fondation canadienne du rein Pint qot b rfc çi ¦'atkad p»! .29 S- couleurs varie* Ord.4.19 Solde d'un }oui 2,09$ à 2,64$ ch.Collants fins, rayon 22< teles de fin < * série n° et n°PB1318.6%cil $ ch.Le choix varie selon le magasin, i Jusqu'à épuisement des stocks.Sous-ctemetw -\"»
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