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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1992-12-08, Collections de BAnQ.

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[" Aujourd'hui: partiellement ensoleille et froid Minimum -14° Maximum -7 Demain: gereraletnent ensoleillé et froid DÉTAILS CAHIER SPORTS LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D AMERIQUE A LAVAL 1530, BOUL.CHOMEDEY CHOMEDEY, LAVAL 688-4787 MONTRÉAL, MARDI 8 DÉCEMBRE 1992 109e ANNÉE N° 60 Aujourd'hui B4 JAMAIS DEUX SANS TOI Jamais deux sans toi est fini, vive les Héritiers Duval.Le prochain téléroman de Guy Fournier, dans deux ans, portera sur les relations parents-adolescents.A3 CONDOS La Ville de Montréal prévoit, que 15 000 logements locatifs sur 375000 seront convertis en coprié-tés d'ici à 1997 en vertu du programme qu'elle a annoncé hier.A18 VIE PRIVÉE Le gouvernement fédéral rendra publique demain une toute nouvelle politique visant à protéger le caractère Confidentiel des conversations par téléphone cellulaire.Cl TOURISME Même si l'occupation des hôtels montréalais est en baisse, l'industrie touristique peut se consoler par l'excellente critique qu'elle a obtenue des visiteurs cet été.S10 ARTHUR ASHE L'ex-champion de tennis Arthur Ashe, qui sait depuis 1988 qu'il est sidéen, donnait hier soir à Montréal une conférence fort attendue intitulée-Vivre avec le sida».Sommaire Annonces classées Immobilier.C11-C12 marchandises.C12-C13 emplois.C15 automobiles.C14 à C16 propositions d'affaires.C7 Arts et spectacles informations.B4 à B7 cine-horalrc.C18 Télé-horaire.B6 Télévision.B4 Bandes dessinées.C15 Bridge.C15 Décès.C16 Économie.C1 à C10 Éditorial.B2 Êtes-vous observateur?.C11 Feuilleton.C13 Horoscope.C12 Le monde.~.A16-A17 Loteries \u2014 résultats:.A4 Mots croisés.C14 Mot mystère.C12 60 PAGES, 4 CAHIERS îles de La Madeleine : 1.00 50« Taxes en sus Côté: l'Hôtel-Dieu doit déménager Le ministre dit que sa décision est finaie et inattaquable JEAN-PIERRE BONHOMME e gouvernement du Québec ne change pas d'idée.11 déménage l'Hôtel-Dieu en périphérie urbaine, dans le quartier Ri-vière-des-Prairies.11 estime, contrairement à ce qu'une coalition d'opposants montréalais fait valoir, que la nécessaire modernisation des locaux actuels de cette institution hospitalière universitaire (qu'il juge nécessaire de sauver) coûterait trop cher et serait trop complexe à réaliser.Le maintien sur place d'un nouvel Hôtel-Dieu moderne créerait, selon le gouvernement, un «trou» budgétaire «de l'ordre de 63 millions annuellement», soit 720 millions en dix ans incluant l'indexation.Une petite partie des grands immeubles patrimoniaux du pied de la montagne sera donc «probablement» affectée aux soins des vieillards et des sidéens.Un comité gouvernemental «examinera» par ailleurs ce qu'il faut faire avec le reste des bâtiments.Diverses «hypothèses» sont envisagées, dont «une maison pour les mourants».Ce sont les principaux faits qui se dégagent d'une conférence de presse menée avec tambour et trompette hier, au cours de laquelle le fougueux ministre de la Santé, M.Marc-Y van Côté, appuyé d'une batterie de fonctionnaires et de dirigeants de l'Hôtel-Dieu, a voulu répondre, volumineux documents en main, aux détracteurs du gouvernement.«Le déménagement de l'Hôtel-Dieu-est une décision inattaquable, elle a fait l'objet de longues consultations auprès des intéres- VOIR HOTEL-DIEU EN A 2 Marc-Yvan Côté a promis d'être présent à la cérémonie d'inauguration des travaux du nouvel Hôtel-Dieu.PH0T0 PAUL HENRITALB0T L*Pr\"* EMEUTES SANGLANTES EN INDE L'ex-femme de Lortie s'oppose encore à sa libération DENIS du bureau de La Presse QUÉBEC De jeunes musulmans ont mis le feu hier à un placard annonçant la tenue d'un match de cricket entre le Bangladesh et l'Inde, à Dacca.Ils protestaient contre la destruction, dimanche, d'une mosquée du XVIe siècle par des radicaux hindous dans l'État indien d'Uttar Pradesh.C'est en dehors de l'Inde, dans des pays musulmans, que les plus fortes réactions ont eu lieu.photo ap ?REPÈRES .mais la crise renforce le gouvernement Rao JOONEED KHAN Les cris et quolibets des députés d'opposition du centre et de la gauche ont empêché le premier ministre Narasimha Rao de prendre la parole hier devant le Parlement fédéral sur la destruction de la mosquée Babri par des intégristes hindous la veille à Ayodhya, dans l'Uttar Pradesh, le plus populeux Etat de l'Inde.Mais ses appels au calme et le travail intercoramunautaire des multiples organismes de la société civile voués à la défense de la laïcité de l'Inde semblaient largement porter fruit, même si la police faisait état hier soir de 225 tués et de 1000 blessés dans des émeutes entre hindous et musulmans à travers le pays.S.Narendra, porte-parole de Rao, annonçait entre-temps que le gouvernement reconstruirait la mosquée de 460 ans, qu'il punirait les auteurs de la desecration en vertu de la loi et qu'il allait interdire tous les groupes et organisations intégristes du pays.V.N.Gadjil, porte-parole du Parti du Congrès de Rao, rejetait les appels de l'opposition à la démission du gouvernement.«Le parti demeure fort au Parlement malgré son état minoritaire, et il n'envisage pas des élections anticipées», a-t-il dit.L'explosion sociale parait en effet plutôt * \\ mm contenue â l'échelle de l'Inde, pays de 870 millions d'habitants à 80 p.cent hindou, et avec 100 millions de musulmans \u2014 ce qui en fait le deuxième pays musulman en importance au monde après l'Indonésie.Ainsi, lors des affrontements de 1990 qui entraînèrent la chute du gouvernement V.P.Singh sur cette même question, il y eut plus de 1000 tués.En 1984, quelque 3000 sikhs furent massacrés à Delhi seulement après l'assassinat du premier ministre Indira Gandhi.Les violences séparatistes cette année ont déjà fait 4000 tués au Punjab et 2000 au Cachemire.VOIR ÉMEUTES EN A 2 ¦ Les jeunes jouent aux méchants musulmans et aux bons hindous.Page A 16 L appel à la clémence lancé par Denis Lortie, l'auteur de la fusillade à l'Assemblée nationale survenue en 1984, n'a pas.convaincu son ancienne épouse.Même s'il demande maintenant à réintégrer la société le plus rapidement possible, après quatre années de thérapie, celle qui a été sa femme.Lise Lèvesque.s'oppose toujours à sa liberation.Apres avoir joint sa cliente à la demande de Là Presse, hier.Me André Langlois, l'avocat de Lise Lèvesque, soutient que cette dernière n'accordera aucune entrevue pour commenter publiquement la lettre de Denis Lor-tie dont faisait état La Presse hier: - Mais Mme Lèvesque n'a nullement changé d'opinion sur l'opportunité de relâcher l'ancien militaire.Elle y est toujours vivement opposée, a souligné Me Langlois, en rappelant que sa cliente avait soutenu, il y un an, qu'elle craignait encore pour sa sécurité et celle de ses deux enfants.En 1985, le caporal Lortie avait été condamné à la prison à perpétuité pour trois meurtres au premier degré commis à l'Assemblée nationale le 8 mai 1984.En outre, neuf personnes avaient été blessées, dont plusieurs gravement.En 1987, il avait obtenu, en appel, que le verdict soit transformé en culpabilité pour meurtre au deuxième degré, sans préméditation, ce qui le rendait admissible à la libération conditionnelle.Dernièrement, sa nouvelle amie remettait à La Presse une lettre dans laquelle Denis Lortie reconnaissait la gravité de ses gestes, mais se disait maintenant prêt à revenir dans la société.«Mon unique but est maintenant de réintégrer la société, en sachant que tout le bagage que j'ai accumulé pendant ces thérapies me permettra de ne pas cons-* tituer un danger pour la société, pour mes proches et toute autre personne que je pourrai côtoyer», écrit-il dans sa lettre.VOIR LORTIE EN A 2 La compagnie Sidbec-Dosco évite la fermeture ÉRIC TROTTIER our sauver leur entreprise, les 2400 employés de Sidbec-Dosco ont accepté un «plan de restructuration» qui prévoit une baisse salariale de 10 p.cent et 300 licenciements au cours de l'hiver.« (e suis heureux que cette étape soit enfin franchie.Nous négocions depuis quatre mois.Cette entente va certainement jouer un rôle majeur dans la survie et le redressement de la compagnie», a expliqué à La Presse le président-directeur général de la société d'État, John Leboutillicr.«Si le plan n'avait pas été adopté, le gouvernement aurait certainement mis la clé dans la porte.En l'acceptant, les employés montrent qu ils veulent s'impliquer.On espère maintenant que le gouvernement va mettre ses culottes», a pour sa part déclaré Arnold Dugas, responsable du dossier des aciéries au Syndicat des Métallos.Sidbec-Dosco, une entreprise d'Etat qui produit et transforme de l'acier brut, connaît de graves problèmes financiers depuis deux ans.Après avoir réalisé des profits s'élevant globalement a 100 millions à la fin des années 1980, les déficits ont commencé à s'installer dans les états de comptes de la compagnie en Î99I, lorsque la demande et les prix se sont effondrés.Le chiffre d'affaires de Sid-bec était de 650 millions en 1988, il sera de 450 millions cette année.Le déficit a atteint 74 millions en 1991, et il devrait dépasser les 55 millions à la fin de l année.Résultat: Sidbec avait 3200 em- ployés dans ses usines de Contrecoeur, Longueuil et Montréal en 1990.On est passé cette année à 2400 et il en restera un peu plus de 2000 le printemps prochain.Le gouvernement du Québec, propriétaire de l'aciérie, a chargé en juillet 199I M.Leboutillicr de remettre l'entreprise sur la voie de la rentabilité, en adoptant notamment un plan de restructuration.Une firme d'experts financiers a d'abord été embauchée afin d'évaluer la situation et de recommander des réductions de personnel.Finalement, après des mois de négociations entre le syndicat et la direction de Sidbec, les deux parties en sont venues à une entente d'une durée de quatre ans, entente entérinée par les trois quarts des travailleurs syndiqués le week-end dernier.Le plan adopté prévoit la réduction de deux dollars l'heure travaillée \u2014 les travailleurs de Sidbec gagnent en moyenne 20$ l'heure.Sur un salaire annuel de 40000$, chaque employé consentirait ainsi à perdre 4000$.Cet' VOIR SIDBEC EN A 2 'Concours pour la présélection o ROYAL AUTOMNE/HIVER 1992/93 4 NE MANQUEZ PAS LE BATEAU' PRESELECTIONNE/'V.OUS Permis du Québec f ACHETEZ 1 UN (1) BILLET au prix régulier* et obtenez le deuxième au prix annoncé Taxes tt services $80.00 inclus Lun., Mar.Jeudi, Dim.: FORT LAUDERDALE Mer., Sam., Dim., : ORLANDO Sam.: ST.PETERSBURG Ven.: FORT MYERS / WEST PALM BEACH \u2022 Vous devei réserver et payer avant le 24 dec.92 \u2022 NON APPLICABLES sur toutes les destinations pour les départs qui correspondent a des retours situes \u2022 entre le 26 fev.93 et le 08 mars 93.et \u2022 entre le 06 avril.93 et le 19 avril 93.\u2022 Min.de 2 personnes par dossier \u2022 3iéme personne enlevez S30 du prix réguliers* \u2022 En cas de simple déduire S30 du prix régulier* \u2022 La durée du séjour ne doit pas excéder 14 nuits / Les places sont limitées \u2022 Non applicable sur certain departs de West Palm Beach.Fort Myers et St Petersburg \u2022 Base tarif air»; voir Prix Révisés H\" 2 VACANCES HOLIDAY* Consultez votre agent de voyage A2 LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 8 DÉCEMBRE 1992 1 Demain dans La Presse \u2022 ¦ \u2022 * ¦ SUITE DE LA UNE Y- i i Un cadeau de Noël réussi ! ¦ Dans un style bien anglais, le cahier Vivre de La Presse présente demain des accessoires de mode qui prolongeront la féerie de Noël, même en plein mois de Juillet.Mais pourquoi à saveur « British »?Peut-être parce que ces suggestions de présents correspondent à l'air du temps, à toute cette vague nostalgique qui envahit la mode actuelle et prône le retour des valeurs traditionnelles, le retour d'un Noël en famille au coin du feu, car l'allure rebelle a bel et bien cédé sa place au look propret.Après avoir connu de nombreux revirements de styles au cours des dernières années, la mode prend en effet une pause rafraîchissante, avancent les créateurs.La neigep|§É$ S IL' Indice de l'acidité des précipitations du 6 décembre à Montréal acide 1 neutre alcalin T~ ~1 ~T~ I I I I I I I » I I 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 jus de citron pluie normale de magnésie (6,50) 8 fois moins acide que des précipitations normales Le tableau ci-contre que La Presse publie au lendemain des dernières précipitations tombées sur Montréal indique le degré d'acidité de la dernière averse de neige ou de pluie.Le degré d'acidité de l'eau est mesuré par l'échelle pH, gradué de 0 à 14.le pH 7 est neutre.Fait à noter, le sud du Québec reçoit des précipitations dont le pH moyen annuel est de 4,3 à 4,4.C'est dire que ce niveau d'acidité est d'environ 20 fois supérieur à la normale.Insolite Renversée par un taxi, elle se fait voler son sac à main AP NEW YORK ¦ Comme si se faire renverser par un taxi n'était pas assez, Maria Banaag s'est fait voler son sac à main avec son portefeuille peu après son accident dimanche matin à New York.Tandis qu'elle traversait la rue près du Terminal de bus de New York, Mme Banaag, 51 ans, a été fauchée ainsi qu'une jeune femme de 22 ans par un taxi.Elle souffre d'une jambe cassée et de traumatismes crâniens tandis que sa compagne d'infortune a eu les deux jambes cassées.Dans la confusion, une personne en a profité pour lui dérober son sac à main.«Ça n'arrive qu'à New York», a commenté, désabusé, le policier Vinny Zapulla.Collectes de sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants: \u2022 à Montréal : Centre des donneurs de sang, 2991, Sherbrooke est, Centre commercial Maisonneuve (Métro Préfontaine), de 9h a 20h; \u2022 à Greenfield Park: Collecte du Maire, Centre Commercial Les Galeries Taschereau, 745, boul.Taschereau, de 14h 30 à 20h30; \u2022 à Sainte-Anne-des-Plaines: Service correctionnel du Canada, Minimum Ste-Anne, nouvelle salle des programmes, 244, Montée Gagnon, Sainte-Anne-des-Plaines, de 9 h 30 à 17h30; \u2022 à Saint-François: Service correctionnel du Canada, E.M.S.F., 1300, Montée Saint-François, Saint-Vincent-de-Paul, de 9h 30 à 17h30.La quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 824 5042 HÔTEL-PIEU Côté: rHotel-Dieu doit déménager ses», a dit le ministre qui a promis d'être présent «bientôt» à la cérémonie d'inauguration des travaux de construction.Une coalition montréalaise, comprenant notamment les villes de Montréal et d'Outremont ainsi que la Corporation des urbanistes du Québec, a conclu cet automne, après une série d'audiences publiques, que le déménagement de l'Hôtel-Dieu est indéfendable sur les plans de la desserte des malades et de l'urbanisme.Installé sur un podium et laissant tomber la veste, le ministre, député de Charlcsbourg, était conscient de l'enjeu en cette affaire politique dont il reconnaît la «difficulté».Il a souligné que Montréal aura, avec une institution installée dans la grande couronne urbaine périphérique, «un hôpital du XXIe siècle».Avec le sous-ministre Raynald Gagnon à sa gauche et le président du conseil de l'Hôtel-Dieu, l'ancien ministre fédéral Marc Lalondc à sa droite, notamment, il a répliqué, point par point, au rapport soumis en octobre par le président du Comité consultatif montréalais sur l'avenir de l'Hôtel-Dieu, Me Michel Yergeau.11 s'est fondé sur un nouveau document intitulé Hôtel-Dieu de Montréal: le citoyen, la véritable raison d'être de la relocalisationr un volumineux dossier préparc par ses fonctionnaires.Le ministre a tourné en ridicule la proposition faite jeudi par la Coalition de Montréalais \u2014 le maire de Montréal, M.lean Doré, et le président de la Chambre de commerce, M.Bernard Roy, en tète \u2014 selon laquelle il est souhaitable de maintenir l'institution en ville centrale.11 a indiqué, par dérision, que cette proposition a été faite nuitamment par le maire sur le coin d'une table.Il a demandé à l'architecte Paul-André Tétreault de montrer, lui, en dessin, la volumetric de l'ajout qu'il faudrait faire, au nord des terrains actuels, pour produire un hôpital moderne sur les lieux.Ce dessin montre un bloc de 16 étages, situé rue Saint-Urbain, qui jette son ombre sur les demeures environnantes pratiquement jusqu'à la rue Saint-Denis.Il a dit que son propre projet est par conséquent plus respectueux de l'environnement.Le ministre n'a toutefois pas voulu montrer quelque dessin que ce soit décrivant le projet de nouvel hôpital.Interrogé par La Presse au sujet de l'éparpillemcnt urbain que provoque pareil déménagement, le ministre a dit que cette question ne relevait pas de sa compétence.La décision de déménager est pour lui «rationnelle» au point de vue des services de santé.Voici quelques arguments du gouvernement contre le maintien sur place proposé par la coalition montréalaise dans le rapport du Comité consultatif.\u2022 La réalisation des travaux sur place «s'étalerait sur un minimum de dix ans et supposerait 44 phases de rénovation, de déménagement et de construction».\u2022 Le nouvel hôpital pourra desservir les cas complexes même s'il est éloigné du centre-ville; la proportion de la clientèle supra-régionale de l'Hôtel-Dieu (38 p.cent) est semblable aux autres hôpitaux tel Notre-Dame.\u2022 Les hôpitaux universitaires doivent répondre à des besoins locaux pour maintenir des services ultraspécialisés.\u2022 Le ministère «n'exclut pas qu'une partie du site actuel de l'Hôtel-Dieu soit utilisée aux fins d'une clinique pour sidéens (prevention, dépistage, etc.); l'Hôtel-Dieu a traité 326 cas de sida en 1990-1991, contre 239 à Royal Victoria, 227 à Notre-Dame et 179 à Saint-Luc.\u2022 Les activités scientifiques du centre-ville \u2014 leur masse critique \u2014 ne sont pas menacées par le déménagement: le Centre de recherche de l'Hôtel-Dieu est «autonome» et l'Institut de recherches cliniques voisin «devrait poursuivre son excellence en recherche fondamentale».\u2022 La facuté de médecine de l'Université de Montréal, qui accrédite l'Hôtel-Dieu, est «incohérente»: elle estime que le déménagement n'est pas pratique, mais elle a déjà proposé un site adjacent à l'hôpital Sacré-Coeur à Cartierville.?Emeutes sanglantes en Inde C'est en dehors de l'Inde, dans des pays musulmans, que les plus fortes réactions ont eu lieu, surtout au Pakistan, au Bangladesh et en Afghanistan, où des temples hindous ont été saccagés hier, et dans l'Iran islamiste, où l'ayatollah Ali Khamenei a parlé de «l'insulte faite à tous les musulmans».Ryad demandait à Delhi WKISTAN En+outos EW DEL Hi Etat 'de Gujarat Bombay 600 km RELIGIONS EN INDE ¦s MANIPOUR AFP infograpNe - francis Nalb'er d'«intervenir d'urgence» et Washington déplorait la violence.À Montréal, une organisation nommée «Des Canadiens pour une Inde laïque» accusait les intégristes hindous de faire «une politique de néo-nazis» et de chercher, «par la terreur et la violence», à «miner les droits et privilèges que la Constitution garantit aux minorités indiennes».Selon l'organisation, l'intégrisme hindou «est actif à Montréal aussi avec l'appui financier et idéologique de sympathisants au BIP et à des mouvements fascistes hindous».Malgré la furie bruyante de ses critiques au Lok Sabha (Chambre basse du Parlement fédéral), le premier ministre Rao, propulsé au pouvoir après l'assassinat de Rajiv Gandhi il y a 18 mois et cela à la téte d'un gouvernement minoritaire, marquait hier un point capital en obtenant la démission du chef de l'opposition de droite Lal Krishna Advani, leader du parti intégriste hindou BJP.C'est Advani, plus que tout autre, qui est en effet à l'origine de l'exploitation politique de cette querelle religieuse à propos d'un site que les hindous revendiquent comme le lieu de naissance du dieu Rama (Ramjanmabhoomi) et où Zahiruddin Babar, fondateur de l'empire mogol, fit construire une mosquée en 1528.Le premier affrontement documenté entre hindous et musulmans sur la propriété des lieux remonte au milieu du XIXe siècle.U Hlndouistes I\u2014I de20à70% IH de70à90% H +de90% Musulmans de15à25% EUD de70à90% + de 90 % Bouddhistes + de80% Bombay ymmmmmmm .\u2022.\u2022.\u2022-\u2022-\u2022-\u2022-\u2022-\u2022-*-\u2022-\u2022-\u2022-\u2022-\u2022-\u2022-'-\u2022-\"-\u2022-\u2022-\u2022-\u2022-\u2022-« Sikhs + de 30 % Chrétiens 25% afp infographie - francls Nallier Les principales religions (en % de la population totale) Hindouistes Musulmans - Sunnites - Chiites Sikhs Animistes Chrétiens Bouddhistes Jalns Baha' is 78,8 % On compte par la suite 76 tentatives hindoues de s'en emparer.Gelé en 1949 avec le partage de l'Inde et du Pakistan, le dossier fut rouvert par Rajiv Gandhi en 1985, mais c'est le B|P qui en profita, chevauchant ce tigre explosif pour passer de deux à 119 députés à la faveur des deux dernières élections fédérales et devenir le plus important parti d'opposition au Parlement (545 sièges).L'architecte de cette poussée intégriste hindou fut L.K.Advani, qui entreprit fin 1990 une «Marche sacrée» de 10000 km à travers l'Inde pour amasser des pierres en vue de l'érection du temple de Rama.Le cycle de violence était enclenché.Le 9 novembre, le B|P retirait son appui au gouvernement V.P.Singh, accélérant la tenue d'élections anticipées au mois de mai 1991.Le Vishwa Hindu Parishad (Conseil hindou mondial, très influent auprès du B|P, relançait la croisade en juillet 1992.La Cour suprême de l'Inde émit une injonction et un tribunal doit statuer vendredi, mais les fanatiques, se fiant dit-on aux astrologues, passaient à l'action dimanche, donnant au gouvernement fédéral de Rao l'occasion en or pour suspendre l'administration BJP dans l'Uttar Pradesh.Rao, 71 ans, originaire de l'État sudiste d'Andhra Pradesh, s'en est tenu dans cette affaire au respect strict de la laïcité de l'Inde, de l'État de droit et des prérogatives du pouvoir élu des provinces, évitant la manière forte et l'interventionnisme du Centre, et se fiant à la sagesse des parties pour en arriver à un compromis négocié.L'opposition de centre et de gauche dénonçait hier cela comme «une politique de faiblesse».Mais la démission d'Advani comme chef de l'opposition à Delhi lui donnait raison, «l'accepte la responsabilité morale de la crise», a-t-il dit, ajoutant avoir «tout fait pour l'éviter».Dès dimanche, la crise enhardissait Rao à dissoudre le pouvoir BIP à Lucknow, capitale de l'Uttar Pradesh.À Ayodhya, 15000 militants occupaient encore hier les lieux contestés, en tentant d'y ériger un mausolée à Rama.Les forces de l'ordre sont restées à l'écart, mais, selon des témoins, elles ont persuadé quelque 50000 autres à se disperser à bord d'autobus et de trains spéciaux.Tôt ce matin, quelque 600 policiers armés de matraques de bambou et de grenades lacrymogènes évacuaient les derniers fanatiques des ruines de la mosquée.?LORTIE L'ex-f emme de Lortie s'oppose encore à sa libération [\"abonnement____ ¦ Le service dts abonnements est ouvert du lundi tu vendredi de 7hi17hS0 rédaction ¦ promotion I comptabilité Grandes innonces Annonces classées 285-6911 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 annonces classées Commandes ou corrections lundi au vendredi de 8 h S0 à 17 h 50 grandes annonces Détaillants National.Télé* Vacances, Voyaoes Carrière i et prof étalons, nominations 1 285-7202 285-7506 285-7265 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE.LTÊE.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9.Seule la Presse Canadienne est autonsée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.« tourner de la deuxième classe \u2014 Enregistrement: numéro 1400» Port de retour garanti.(USPS00369?) Champiati N.Y.12919-1518.^RENSEIGNEMENTS 285-7272 ^ Depuis 14 mois, il peut bénéfi-, cier de sorties de jour avec ou 285-7111 I sans escorte.À compter de l'été 1993, il sera admissible à une libération de jour, et sera vraisemblablement libre de ses mouvements de 7 h a 23 li, prévoit Me Langlois.L'avocat désapprouve totalement, toutefois, ce qu'il estime être un traitement particulier accordé par les autorités carcérales dans le cas du caporal Lortie.«Il a les psychologues de son côté».affirme-t-il, en soulignant qu'au premier procès, pour cinq psychiatres qui plaidaient l'aliénation, autant avaient estimé que l'ancien militaire était en mesure de répondre de ses actes.«Dans l'opinion publique, tous ceux qui s'opposent à sa libération passent pour des monstres.Mais allez demander aux victimes» elles ont encore énormément peur.Lortie est un ancien militaire, il peut fonctionner normalement dans un cadre défini, mais qu'advicndra-t-il lorsqu'il sera laissé à lui-même?» se demande l'avocat de l'ancienne épouse du caporal, aujourd'hui remariée.Dans la déposition qu'elle avait faite l'an passé pour s'opposer à la libération conditionnelle de son ex-mari, Mme Lévesque disait craindre pour la sécurité de leurs deux enfants.Dans une entrevue accordée à une station de radio à l'automne 1991, elle avait soutenu avoir toujours peur des actes que pourrait commettre Denis Lortie.«le crains pour la vie d'autres personnes, pour la mienne, pour celle des enfants, avait-elle soutenu.Ce n'est pas par vengeance que je fais cela, c'est une question de conscience.» (oint hier, René (albert, qui avait réussi à calmer le caporal Lortie en faisant preuve d'un .sang-froid exceptionnel, a refusé de commenter l'appel à la clémence de l'ancien militaire.«On m'a demandé de entrevues à au moins 15 reprises, je n'ai rien à dire.U y a un processus judiciaire, qu'il suive son cours normal », a-t-il déclaré simplement, en rappelant que depuis la fusillade, il n'avait pas gardé contact avec le caporal, et qu'il ne pouvait par conséquent témoigner de son cheminement psychologique.Parmi les victimes toutefois, la seule évocation du caporal Lortie fait ressurgir des souvenirs intolérables, (ointe hier, l'une d'elles a poliment dit souhaiter ne plus avoir à reparler de ces événements.?! ! I I Li MARDI 8 DÉCEMBRE 1992 50-2-01 J LES ANNONCES CLASSÉES 285-7111 ! La compagnie Sldbec-Dosco évite la fermeture argent sera toutefois comptabilisé comme un investissement et les employés pourront avoir leur part de profits si l'entreprise redevient rentable.«Nous pré-voyi as atteindre le seuil de rentabilité vers la fin de 1994.En tout cas, nous allons prendre les moyens pour y arriver», ajoute* M.Dugas.Les travailleurs syndiqués ont également obtenu en échange de leur sacrifice salarial une participation a la gestion de leur entreprise.Un comité formé de six cadres et six syndiqués sera mis sur pied afin d'évaluer une nouvelle organisation du travail.Trois cents licenciements sont prévus pour les prochains mois, «mais aucune des trois usines québécoises de Sidbec ne fermera», assure M.Leboutillier.Le syndicat espère de son côté qu'une partie des licenciements seront attribués aux patrons.«Il y a beaucoup trop de cadres pour que Sidbec soit prospère», prétend M.Dugas.Le Fonds de solidarité serait en outre intéressé à financer Sidbec.Des négociations ont récemment été entreprises à ce sujet.Enfin, on s'attend à ce que le gouvernement fasse sa part, d'une façon ou d'une autre.«Ça ne réglera pas tous les problèmes.Il va falloir que le marché reprenne vie au plus vite et que les prix soient plus intéressants pour nous», conclut M.Lcboutillcr qui sor- tait justement, hier soir, d'une rencontre avec l'ambassadeur américain à Ottawa au sujet des particularités de l'industrie sidérurgique canadienne et.des subventions accordées par les différents gouvernements, une nrati-que honnie au pays de l'Oncle Sam.Une douzaine d'entreprises américaines ont d'ailleurs porté plainte récemment contre les entreprises canadiennes subventionnées par les gouvernements, et le gouvernement américain devra trancher la question en janvier.Chez Sidbec, on s'attend à se voir imposer de nouveaux droits de dumping.Quand on sait que le marché américain représente 25 p.cent des ventes de la compagnie.?4 ïecfèio ¦ Dans un texte publié hier en page A 5 au sujet de l'éclipsé lunaire de demain, certaines des heures mentionnées sont erronées.C'est vers 17 h (et non 18 h) qu'on commencera à voir l'ombre de la Terre s'avancer sur le disque lunaire.La phase de totalité débutera à I8h07 (et non à 19h07) heure normale de l'est.Le maximum de l'éclipsé surviendra à 18 h 44, et la phase de totalité prendra fin à 19h21.L eclipse sera considérée comme terminée à 21 h 33.Nos excuses. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 8 DÉCEMBRE 1992 \u2022 A3 Montréal lève le moratoire sur les copropriétés GILLES GAUTHIER \u2022 \u2022 I.La Ville de Montréal prévoit que 15 logements locatifs sur 375 000, spit 4 p.cent du total, seront convertis en copropriétés divises au cours des cinq prochaines années en vertu du programme qu'elle a annoncé hier.Ce qui ferait passer de 25 à 27 p.cent la proportion de propriétaires de leurs logements sur son territoire.L'administration lève ainsi le moratoire qui avait été imposé aux municipalités de l'île de Montréal par le gouvernement du Québec en 1987, moratoire auquel elles pouvaient toutefois se soustraire en adoptant un règlement en ce sens.Elle accorde de plus un crédit de taxes foncières de 250 $ par année pendant 5 ans au premier acheteur d'une unité d'un immeuble converti, tout en soulignant que cette acquisition n'est pas soumise à la TPS et la TVQ.Afin de protéger les locataires, ont expliqué hier le maire lean Doré et le responsable de l'habitation au comité exécutif, John Gardiner, plusieurs restrictions s'appliquent avant même que la conversion puisse être envisagée.Le règlement proposé, qui fera l'objet d'audiences publiques en janvier ou février 1993, est d une complexité telle que, d'expliquer un responsable, «s'il n'y a aucun obstacle, il faudra compter six mois pour procéder à une conversion».Sauf exceptions, l'immeuble visé devra être situé dans une zone où le taux d'inoccupation des logements dépasse 3 p.cent.II est présentement supérieur à 7 p.cent dans les trois zones en question : centrale (soit les arrondissements Ville-Marie, Sud-Ouest et Plateau Mont-Royal-Centre Sud ), périphérique (Quartier Mercier et arrondissements Ahuntsic-Cartierville et Bout-de-l'île) et intermédiaire.Dans le cas d'un immeuble de quatre logements et plus construit depuis plus de cinq ans, le loyer moyen devra être supérieur de 15 p.cent à un «loyer-balise» établi dans le règlement.Dans la zone centrale, cette balise est fixée par exemple à 625 $ pour un trois pièces et 750 $ pour un quatre pièces.En outre, aucune conversion ne pourra être entreprise dans les immeubles qui ont été rénovés ou restaurés depuis moins de cinq ans dans le cadre d'un programme municipal d'aide à la restauration.Des immeubles déjà détenus selon des modes alternatifs ( société en commandite, occupation majoritairement en copropriété indivise, compagnie dont les actionnaires possèdent un logement) échappent à cette restriction ainsi qu'à celle du taux d'inoccupation selon la zone.Au départ, a-t-on expliqué, la loi prévoit que personne ne peut reprendre possession, pour le convertir en condo, d'un logement occupé par son locataire tant et aussi longtemps que ce dernier veut y demeurer.Le harcèlement du locataire pour l'obliger à partir afin de convertir son logement peuvent entraîner, ajoute-t-on, des poursuites et des amendes d'au moins 5875 $ et pouvant atteindre 28 975 $.On admet toutefois qu'un locataire pourra monnayer son départ en demandant par exemple à l'acheteur de lui verser une somme d'argent et de payer les frais de déménagement.Le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) et le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) ont estimé hier que ce projet «ouvre généreusement la porte à la conversion des logements locatifs en copropriété», à laquelle ils sont opposés «en principe».Us manifesteront devant l'hôtel de ville lundi prochain, alors que se tiendra une assemblée du conseil municipal.Robert Roy acquitté du meurtre de Michel Aflalo LUCIE CÔTÉ ¦ Robert Roy, qui subissait depuis le mois de septembre son deuxième procès pour le meurtre de Michel Aflalo, a été acquitté hier, après six jours de délibérations.Le juge Fraser Martin a libéré sur-le-champ l'entrepreneur en construction de 45 ans, jugé non coupable par un jury de seulement 11 citoyens, l'un d'entre un ayant obtenu la permission de se retirer.Robert Roy, qui était emprisonné depuis cinq ans, n'a pas manifesté ouvertement ses sentiments.Ni heureux ni soulagé, il semblait plutôt hébété en recevant les félicitations de ses avocats, Me Ronnie MacDonald et Me Giacomo Vi-gna.Le 22 mars 1987, un peu plus d'un mois après la mystérieuse disparition de Michel Aflalo, alors en instance de divorce et supposément en vacances sur la côte ouest, 17 morceaux de son corps, qui avait été congelé avant d'être dépecé, étaient découverts éparpillés et enfouis dans la neige, à Rawdon.La tête manquant \u2014 elle n'a jamais été retrouvée \u2014 les policiers avaient mis trois semaines avant d'identifier le mort.Michel Aflalo, âgé de 39 ans, originaire du Maroc et au Québec depuis une vingtaine d'années, était père de quatre enfants et imprimeur à Ville Mont-Royal.Robert Roy, aujourd'hui âgé de 45 ans, et sa maîtresse Liliane-Lorentz Aflalo, 39 ans, la femme de Michel Aflalo, avaient été arrêtés le 17 avril 1987.L'automne suivant, ils étaient reconnus coupables du meurtre prémédité d'Aflalo.Mais la Cour d'appel du Québec, cassant leur condamnation, avait ordonné un deuxième procès en juillet 1991, après avoir conclu que le juge Benjamin Greenberg avait usurpé le rôle des membres du jury en leur imposant son opinion lors du premier procès.Le juge Greenberg avait notamment indiqué aux jurés qu'ils ne pouvaient condamner Robert Roy et acquitter Liliane Lorentz.Cette dernière, qui a plaidé coupable à une accusation réduite de meurtre au deuxième degré en septembre dernier, et purge actuellement une peine de prison d'au moins dix ans, est venue témoigner au deuxième procès de Robert Roy, devenu son amant après avoir effectué des travaux de rénovation à la résidence des Aflalo.Les jurés n'ont de toute évidence pas retenu son témoignage incriminant.Venue témoigner au début de novembre, Liliane Aflalo avait affirmé avoir reçu des aveux de son ex-amant.Elle avait alors raconté avec force détails comment, selon elle, Robert Roy avait tué son mari.En se disant dominée par son amant, elle déclarait n'avoir été mise au courant du meurtre de son mari qu'une fois le fait accompli.Pour la première fois, Robert Roy avait aussi choisi de témoigner à son procès.Sa version des faits rendait sa maîtresse responsable de la mort de son mari.Le reste de la preuve était seulement circonstanciel.Marc Szypulewski, 19 ans.Viscount McFarlane, 20 ans.Quatre malfaiteurs arrêtés juste avant de braquer une résidence pour retraités MARCEL LAROCHE ¦ Des bandits qui projetaient toucher une importante livraison d'argent destinée à une résidence pour personnes âgées du nord de Montréal ont vu leur projet avorter, des policiers de la CUM les ayant repérés avant même la perpétration de leur crime! Ce coup de filet réalisé sans effusion de sang et sans coup de feu, vers 9 heures hier matin, a cependant permis aux enquêteurs de la section des vols qualifiés de la CUM d'appréhender les quatre malfaiteurs totalement désemparés par la tournure des événements.L'incident qui a facilement conduit à l'arrestation des frères Didier et Rosevelt Terencier, âgés respectivement de 18 et 23 ans, ainsi que Viscount McFarlane, 20 ans, et Marc Szypulewski, 19 ans, tous de Montréal, s'est déroulé en l'espace de quelques instants, à proximité d'une tour d'habitation de ville Saint-Laurent, au nord de la métropole.Toute l'affaire a commencé un peu avant 9 heures hier matin par un appel téléphonique anonyme logé au poste 14 de la CUM signalant la présence de quatre individus à l'allure louche dans une Chrysler Le Baron 1981 bleue stationnée près de l'intersection des rues Deguire et Quintin, à Saint-Laurent.Comme de nombreux vols ont déjà été rapportés dans ce secteur longeant l'autoroute 15 où se trouvent d'imposants immeubles à appartements, les policiers ont immédiatement référé l'information au lieutenant-détective Donald Côté, de la brigade des vols qualifiés de la CUM.Didier Terencier, 18 ans.a À partir de cet appel anonyme, les policiers ont vite découvert que la voiture suspecte était stationnée tout près de la résidence Saint-Laurent, une importante tour d'habitation située au 115, rue Deguire, et occupée en grande partie par des couples retraités., De fil en aiguille, les policiers ont aussi appris qu'un local aménagé au rez-de-chaussée de cet immeuble à logements servait régulièrement de bureau de change, un service bancaire exclusif offert à tous les locataires désireux d'y effectuer leurs transactions financières sans avoir à se déplacer à l'extérieur.Or, une employée de la caisse populaire Saint-Laurent accompagnée d'un garde armé devaient justement se déplacer hier matin dans cette tour d'habitation pour y transiger des milliers de dollars.À la lumière de ces renseignements, les policiers en ont vite déduit que la présence des individus aux abords de la résidence Saint-Laurent pouvait être directement reliée à l'arrivée imminente des employés de la caisse prévue le même jour.Le lieutenant-détective Côté s'est alors dirigé en toute hâte dans le secteur en compagnie des sergents-détectives Marc Boisvert, Alain Lépine, Normand La-pointe et Daniel Heffernan, tous de la section des vols qualifiés de la CUM.Après avoir localisé la voiture suspecte toujours immobilisée au même endroit, plusieurs membres de la section technique (SWAT) ont pris d'assaut le véhicule dans lequel se trouvaient les quatre individus, vers 9 h 30 hier matin.Au moment de cette intervention surprise, trois des jeunes gens, soit les frères Terencier, d'origine haïtienne, et Viscount McFarlane, de nationalité jamaïcaine, étaient en possession de deux pistolets de calibre .25 et .32 et d'un couteau.Les quatre malfaiteurs ont été écroués en attendant de comparaître aujourd'hui au palais de justice de Montréal sous des accusations de possession d'armes à autorisation restreinte et de complot pour commettre un vol qualifié.Secur n'entend pas changer ses directives à la suite de la fusillade de Terrebonne ANDRÉ CCc D ILOT Le teint pile et un bras en écharpe, Serge Berthelot a comparu, hier, à Saint-Jérôme, photo paui-mcnri talbot.u p™** ¦ La firme de transport d'argent et de valeurs, Secur, affiliée au Mouvement des Caisses Desjardins, n'entend pas modifier ses directives à la suite de la fusillade qui a fait un mort et trois blessés le week-end dernier, dans un centre commercial de Terrebonne.« Nos agents ont agi de manière professionnelle.Leur vie était en danger, et ils se sont défendus.», a déclaré sans détour à La Presse le vice-président de Secur, Robert Saint-Denis, responsable des opérations.Armés de mitraillettes, deux voleurs avaient attaqué samedi midi les convoyeurs de Secur qui allaient mettre en sûreté dans un camion blindé les recettes d'un supermarché Maxi situé aux Galeries Terrebonne, sur la montée Gascon.L'un des suspects, Yvan Archambault, 25 ans, a été abattu, tandis que son présumé complice, Serge Berthelot, 31 ans, a été blessé et maîtrisé par l'un des gardiens qui l'avait pris en chasse dans le centre commercial.Un troisième suspect est toujours recherché en marge de cette affaire.Lors de ce vif échange de coups de feu entre les bandits et les transporteurs d'argent, deux innoncents citoyens ont aussi subi de légères blessures.Du point de vue de Secur, les deux gardiens étaient justifiés de tirer, puisque leur vie était en danger.«Les bandits les ont accostés par derrière, en tirant des coups de mitraillettes.Us se sont retournés et ont ouvert le feu à leur tour», a expliqué Robert Saint-Denis, s'empres-sant de préciser que cette violence s'était passée à l'extérieur du vaste centre commercial.« Un employé a pris l'un des bandits en chasse dans les couloirs du centre d'achats, mais aucun coup de feu n'a été tiré à cet endroit», insiste le haut dirigeant de Secur.Pour l'instant, il ne voit pas comment améliorer la protection de ses hommes: l'équipement est adéquat tandis que la formation et l'entraîne-ment sont suffisants.Selon lui, les directives sont correctes.«11 est impossible de montrer à nos employés comment réagir puisqu'il n'y a pas une agression qui se déroule de la même façon et au même endroit.C'est une question de jugement», a-t-il dit.Prudent, M.Saint-Denis affirme attendre les résultats de l'enquête policière avant de conclure que ce sont les tirs de ses hommes qui ont touché deux innocents citoyens.Les deux victimes, une femme de 68 ans et un chauffeur d'autobus de 28 ans, ont été légèrement blessés par des plombs provenant d'un fusil de calibre 12, comme celui utilisé par les agents de Secur.Le teint pâle et un bras en écharpe, Serge Berthelot a par ailleurs comparu, hier, en Cour du Québec, à Saint-|érômc, sous six chefs d'accusations de tentative de vol, d'avoir braqué une arme à feu et de possession illégale de deux fusils-mitrailleurs de marque Cobrey 9mm.Le juge François Beaudoin a remis à aujourd'hui la tenue de son enquête sur cautionnement.Sous le coup d'une probation, Berthelot devrait faire l'objet de trois autres chefs d'accusation lors de son retour devant la Cour, a indiqué Me François Brière, procureur-chef adjoint de ce district judiciaire.> L'EXPRESS DU l\\SI L0CK-0UT DANS LE VÊTEMENT ¦ Plus de 4000 travailleurs d'une quarantaine de manufacturiers de vêtements du nord de la ville sont en lock-out depuis hier matin.Le contrat de travail de ces employés syndiqués à la FTQ est échu depuis le 30 novembre.Les négociations ont été entreprises en octobre, mais l'impasse sur des points majeurs, tels les salaires et les conditions de travail, avait conduit la partie patronale à laisser planer une menace de lock-out, la semaine dernière.UNE MÈRE ENLÈVE SON FILS ¦ Une jeune mère de 17 ans a enlevé son fils d'un an confié à la garde d'un centre d'accueil, hier après-midi à Cowansville.L'affaire a commencé vers 15 h lorsqu'un homme de 19 ans a volé une voiture à la pointe d'une arme à feu, à Waterloo.Après avoir relâché le propriétaire du véhicule, l'homme a fait monter la jeune mère et son frère âgé de 14 ans.Tous les trois se sont alors rendus dans un centre d'accueil de la région.Après avoir menacé les employés avec une arme à feu, ils se sont emparés du bambin et se sont enfuis dans une direction inconnue.La Sûreté du Québec était à leurs trousses, la nuit dernière.ASSIETTES DE COCAÏNE ¦ Deux femmes, l'une de 25 ans et l'autre de 40 ans, sauront demain si elles peuvent reprendre leur liberté sous cautionnement après avoir été arrêtées avec 10 kilos de cocaine dissimulés dans des assiettes.Jo-hanne Cloutier et Nicole Côté, de Lévis, ont été arrêtées à leur descente d'avion à Mirabel, à la suite d'informations transmises aux douaniers par des policiers de la Communauté urbaine de Montréal.Un chien pisteur a été appelé à intervenir.Les deux femmes, qui ne possèdent pas de dossiers criminels, arrivaient de la Colombie lorsqu'elles ont été appréhendées au cours du weed-end.C'est dans le but d'en savoir davantage que Me Ginette Gobeil, du bureau du substitut du procureur général à Saint-lérôme, a demandé au juge Roger Lagarde, de la Cour du Québec, de reporter la requête en cautionnement.UN JEUNE DE 15 ANS POIGNARDE ¦ Un adolescent de 15 ans reposait toujours dans un état critique, hier soir, après avoir été poignardé lors d'une violente altercation survenue dimanche au Club House, un bar situé au 9446, Lacordaire, à Saint-Léonard.Selon les témoins du drame, il semble que la victime soit entrée dans l'établissement, armée d'un fusil de calibre 12.L'adolescent aurait d'abord tiré un coup de feu en l'air, provoquant la panique dans la foule.Puis, il s'est dirigé vers l'arrière de l'immeuble, manifestement pour «attendre» un autre jeune qu'il voulait abattre.Ce dernier, aidé d'un ami, a toutefois réussi à maîtriser l'agresseur, avant de le poignarder à la gorge.L'enquête a été confiée au sergent-détective Jean Marcoux, du poste 54 de la police de la CUM.Les policiers n'avaient pas retracé celui qui a infligé les blessures à l'adolescent, hier soir.Une guerre entre gangs de jeunes serait à l'origine de l'agression.PERMIS D'ALCOOL RÉVOQUÉ ¦ La Régie des permis d'alcool a ! décidé de révoquer le permis de ! bar, avec les autorisations de danse et spectacles, de l'établissement L'Entente, exploité par Natalie Cia-rallo et situé au 5668, Laurendeau, à Montréal.Les régisseurs Léonce Mercier et Marie Chevrier, après avoir entendu cette cause le 13 octobre dernier, ont retenu de la preuve présentée par des policiers du Service de police de la communauté urbaine de Montréal, que ce bar était un endroit à problèmes, où il y avait consommation et trafic de stupéfiants.De plus, Mme Ciarallo avait perdu le contrôle de l'établissement, car son bar était devenu un lieu de vente de stupéfiants, les quantités saisies entre le 21 novembre 1991 et le 9 octobre 1992 en faisant la preuve, soit 79,75 grammes de cocaïne, 64,7 grammes de haschisch et 0,8 gramme de marijuana.Les régisseurs ont aussi ordonné la saisie et la confiscation des boissons alcooliques et ils demandent qu'aucun autre permis d'alcool ne soit émis à cet endroit pour les prochains six mois.QUERELLES FUTILES ¦ Les élèves et les éducateurs de l'école Félix-Leclerc en ont assez des querelles entre fonctionnaires.Depuis le 21 septembre dernier, ceux-ci doivent faire plus de 20 kilomètres additionnels à cause d'une barrière installée sur leur trajet par le ministère des Transports du Québec et malgré de nombreuses pressions.Les négociations pour en venir à une solution sont rompues avec la Ville de Repenti-gny.11 y avait une manifestation, hier, à 1 intersection de l'autoroute 40 et de la sortie route 341, en direction de l'Epiphanie, pour dénoncer cette situation aberrante. A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 8 DÉCEMBRE 1992 Les émissaires des Blancs d'Oka à Ottawa Un avocat examine si les otages de la crise ne pourraient pas être dédommagés JEAN-PAUL CHARBONNEAU ¦ Un avocat vient d'être mandaté pour étudier la possibilité d'entreprendre des recours collectifs ou individuels au nom de résidants d'Oka qui demeurent traumatisés plus de deux ans après Jean Jolicceur avoir vu des militaires et des warriors bien armés se promener avec des véhicules de guerre devant leur demeure durant des mois.Pendant que Me Claude Na-deau feuillettera les dossiers des «otages» aujourd'hui, les deux principaux ténors des demandes des Blancs, Michel Beaulne, pour la Chambre de commerce d'Oka, et lean Jolicoeur, pour l'Association des propriétaires à l'intérieur de Kanesatke (APIK), se rendront à Ottawa rencontrer principalement la ministre Monique Landry et la députée Lise Bour-gault.Ces deux femmes seront accompagnées d'intervenants gouvernementaux dans ce dossier qui semble vouloir réellement bouger depuis les deux dernières semaines, principalement grâce aux sorties publiques de MM.Beaulne et Jolicoeur.Cette réunion a lieu à la demande de représentants du gouvernement fédéral.Pour ce qui est du mandat accordé à Me Nadeau \u2014 qui habite incidemment une maison, entre Oka et Saint-Placide, située à l'extérieur du périmètre rouge de l'été 1990 \u2014 il s'agit de contacter le plus de «victimes» possible afin de les représenter devant la ¦s.Cartier : \u20225iu»^.;' - Las bijoux Cartier sont en vente eidusivement dans les joattteftes Cartier et tes boutiques Cartier, un certificat attestant leur authenticité les accompagne.boutique Cartier 1498, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (514) 939-0000 Michel Beaulne Commission de la santé et sécurité au travail (CSST).«Il y a encore aujourd'hui des gens qui vivent avec cette psychose, pas capables de travailler.|e connais au moins une adolescente de 15 ans qui est sous les soins d'un psychologue, elle revoit encore passer devant elle des véhicules transporteurs de troupes.Mais les parents ne veulent pas parler, ils sont gênés.C'est très difficile à joindre toutes les personnes qui demeurent marquées par les événements vécus en 1990.Nous allons tenter de les contacter et de discuter avec eux de la possibilité d'aller devant la CSST», a expliqué Me Nadeau.Lettre ouverte Si M.Beaulne a reçu une réponse positive de Robert Bouras-sa, lean Jolicoeur vient de faire parvenir une lettre ouverte aux premiers ministres du Canada et du Québec.Le président de l'APlK s'adresse principalement à Brian Mulro-ney en lui rappelant que tout dernièrement, il informait la population canadienne qu'il était «l'homme des décisions difficiles».« Pourquoi attendriez-vous qu'Oka, écrit M.Jolicoeur, redevienne une situation difficile quand il serait logique pour vous de prendre une décision facile maintenant?«Procédez donc à l'acquisition des propriétés des dernières cinquante familles enclavées, oubliées de Kanesatake dont la considération monétaire est inférieure à celle des terrains vacants (expansion du golf) dont votre gouvernement a fait l'acquisition en 1990, durant la crise.» Par contre, des agriculteurs n'endossent pas tous les propos de M.(olicoeur, principalememnt quand il parle de ventes et d'achats par Ottawa.Ces personnes ne veulent pas vendre, mais demeurer à Oka pour continuer à travailler leurs terres.New-Yorkaise renversante! Importée exclusivement de New York, cette pelisse rotaJcmcnt réversible en microfibres et nutria rasé est offerte cette semaine à 2 950,00$.Veston sport à partir de 1 495,00$.Nous absorbons les taxes.Fourrures MComber o EXCITATION A8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 8 DÉCEMBRE 1992 Tembec en flagrant délit de pollution à Témiscaming CAMILLE BEAULIEU collaboration spéciale TÉMISCAMING M Le ministère de l'Environnement du Québec a enregistré pas moins de 393 dépassements des normes d'émissions de SO2 (en-hydride sulfureux) depuis un an et demi à l'usine de pâte au bisulfite de la compagnie Tembec à Témiscaming.Le directeur régional du ministère, mdnsieur Noèl Savard, a en conséquence sommé la com- pagnie de lui soumettre, d'ici le 15 décembre prochain, un plan correcteur, précisant les mesures qui permettront à l'avenir de respecter les normes du règlement sur la qualité de l'air.Les derniers relevés du MEN-V1Q, de janvier 1991 à septembre 1992, confirment le bien-fondé de plaintes émises par des résidents de Témiscaming sur la dégradation de la qualité de l'air dans cette petite ville du sud du Témiscamingue québécois.Le SO2 est un polluant indus- triel qui se transforme en acide sulfunquc (H2S04) au contact de l'humidité de la bouche.Les concentrations enregistrées à Témiscaming, un maximum horaire de 283 parties par cent millions ( ppcm ), se comparent aux dépassements de SO2 dans le ciel de Rouyn-Noranda, 285 ppcm, pour lesquels Minéraux Noranda a fait l'objet de poursuites du ministère de l'Environnement, poursuites qui se sont récemment conclues par un acquittement.Classée par Greenpeace il y a quelques années dans le groupe de tête des compagnies canadiennes de pâtes et papiers les plus polluantes, Tembec a depuis injecté plusieurs dizaines de millions en mesures antipollution, et appliqué un plan de modernisation de 600 millions en cinq ans à son complexe industriel de Témiscaming.Début novembre dernier le président du groupe, M.Frank Dottori, faisait état de réductions de plus de 90 p.cent des émissions d'anhydride sulfureux et de souffre en suspension à Témiscaming.Le ministère de l'Environnement et le Département de santé communautaire d'Abitibi-Té-miscamingue n'en avaient pas moins été récemment saisis de plaintes provenant de résidants de cette localité mono-industrielle de 2730 habitants, où de 700 à 800 emplois dépendent di-rectement de la compagnie Tembec.9 Équipement ^\tMercury Sabie GS 1993 berline ou familiale\tToyota Camry LE 1993 familiale\tHonda Accord EX 1993 berline Coussin de sécurité côté conducteur\t\t\t Coussin de sécurité côté passager avant\tV\t\t Moteur V6 de 3 L, EFI (berline)\t\\'\t\t Moteur V6 de 3,8 L, EFI (familiale)\t\t\t Moteur 4 cyl.2,2 L, EFI, ACT\t\t\tV Moteur V6 de 3 L, EFI, DACT\t\t\\'\t Boîte-pont automatique à 4 vitesses\ty}\t\t\\' Climatiseur\t\\'\t* 1 \\\t Radio AM/FM stéréo avec lecteur de cassettes\tV\t\\\t\\' Direction assistée variable\tV\t\t1 V Volant inclinable\tV\t\t1 \\ Programmateur de vitesse\tV\tV\t» Groupe éclairage\tV\t.V\t\\' Groupe verrouillage électrique\t\t\t\\' Léve-glaces électriques\t\t\t\\ Essuie-glace à balayage intermittent\tV\t\t Siège du conducteur à réglage électrique\t\t\t Antenne à commande électrique\t\t\\'\t Deux rétroviseurs extérieurs à commande électrique V\t\t\t\\ Tapis avant et arrière\t\t>/\t_ I \"V Prix* é\t20 295 S\t27 828 $\t21 455 $ \t\t7 533$ de plus que la Sable familiale\t1 160$ de plus que la Sable berline Pas de comparaison possible.De nos jours, personne ne fait l'achat d'une voiture neuve sans d'abord évaluer les différents produits sur le marché.Pour vous faciliter les choses, nous avons établi le tableau ci-dessus.Prenez la peine de le regarder.Nous sommes persuadés que vous arriverez exactement à la même conclusion que nous.Dollar pour dollar, équipement pour équipement, aucune voiture ne peut soutenir la comparaison.La Mercury Sable : tout simplement incomparable.Des idées qui font du chemin.\u2022Comparaison établie d'après les plus récents PDSF; frais de transport d'assurance, d'immatriculation et autres taxes applicables en sus.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Le prix indiqué (20 29S S) s'applique a une Mercury Sable GS.berline ou familiale, avec groupe d'équipements préférés 41 IB; freins antiblocage offerts à frais supplémentaires.Il se peut que certains concessionnaires n'aient pas les voitures en stock et soient obligés de les commander.Voyez votre concessionnaire pour tous les détails.-iL-1- Plainte contre Shokbéton pour négo de mauvaise foi FRANÇOIS FOREST ¦ Un règlement du code du travail, l'article 53, prévoit un recours pour tout syndicat qui estime que la partie patronale pèche par «mauvaise foi» lors d'une négociation de convention collective.J! Le syndicat des métallos a déci- \\: dé d'utiliser cette procédure de «plaintes pénales pour négociation de mauvaise foi » dans le dossier qui oppose 70 de ses membres à l'entreprise Shokbéton de 1 Saint-Eustache, une compagnie qui fabrique des pièces de béton précontraint pour l'industrie de la construction.Cette disposition de la loi a déjà été testée avec succès dans deux autres provinces canadiennes, et l'entreprise reconnue coupable avait alors été condamnée à rembourser au syndicat les prestations qu'il avait dû verser aux grévistes pendant la durée du conflit.Essentiellement, dit le syndicat, la compagnie qui tire sa rentabilité des contrats gouvernementaux et de la construction de grosses unités d'habitation, invoque l'actuel marasme dans la construction pour ne pas reprendre les pourparlers qu'avait engagés un conciliateur et qui furent définitivement interrompus le 28 août dernier.Offres jugées \"délirantes» Les syndiqués devaient débrayer le 11 septembre dernier après avoir jugé «délirantes» les offres patronales: coupure du salaire horaire de 3 S, augmentation de la semaine de travail de 40 à 44 heures, semaine de travail fragmentée, arbitraire dans le choix des travailleurs à temps supplémentaire, mises à pied par classification et non par ancienneté.Les Métallos estiment bien connaître la solide situation financière de la compagnie et prétendent avoir tenu compte du contexte économique avant de débrayer.« Nous ne sommes pas là pour fermer l'entreprise», dit Michel Guindon, président du syndicat local.Depuis 1963, la famille Bibeau dont la fortune immobilière est estimée à 425 millions, selon la revue Affaires Plus, n'a jamais eu la partie facile dans les négociations de convention: grèves et lock-out se sont succédé comme prémisses à chaque renouvellement de contrat.Dans une étude, le ministère du Travail a déjà identifié des problèmes de gestion et de communication au sein de cette entreprise.'T.V Au Soleil, le comité restreint aurait échoué JEAN-PAUL SOULIÉ ¦ «Ensemble, nous avions pensé que c'était nécessaire».C'est en ces termes que le président du groupe Unimédia, Pierre Des Marais II, commentait hier pour La Presse la réunion de négociations «en comité restreint» que les syndiqués du journal Le Soleil de Québec, en grève depuis six semaines, et la direction du quotidien ont tenue la semaine dernière.Réunion peut-être stérile mais présentée par La Presse mardi dernier comme ayant été réclamée par Gérald Larose, le président de la CSN.et Pierre Des Marais II.Des rumeurs attribuent la paternité de l'idée de la réunion au Conseil du patronat et à un de ses dirigeants.«le n'ai pas de commentaire à faire, a déclaré Pierre Des Marais II.Il y a eu une rencontre, j'étais là, mais je n'ai pas de responsabilité dans la négociation, même si j'en ai une énorme du point de vue corporatif.» Dans son édition d'hier, Le Soleil publiait une grande page de propagande évoquant «l'échec total des négociations», et les 72 heures de négociation en comité restreint «tenues à la demande du président de la CSN».Hier, la CSN réclamait à la direction du journal Le Soleil un droit de réplique dans son édition du 8 décembre, affirmant que «des hypothèses et des pistes de solution avaient été avancées par la partie syndicale aux principaux enjeux du conflit actuel auxquelles la partie patronale n'a pas jugé bon de répondre».Au Soleil, le responsable des communications, M.Jean Ferron, a déclaré à La Presse que le message livré dans la page de propagande d'hier était «tout à fait intemporel».«Ça veut dire que ça n'a pas d'importance», a dit M.Ferron, et qu'il n'est pas question pour la direction du quotidien d'accéder à la demande de rectificatif de la CSN.D'autre part, le porte-parole patronal a souligné «qu'il n'était pas question dans ce conflit de faire la preuve que Le Soleil pouvait se passer de journalistes».La grève dure depuis six semaines, et les négociations des journalistes pour leur contrat collectif depuis deux ans.r Le manque d anesthésistes à l'hôpital Le Gardeur de Repentigny se fait sentir MARTHA CACNON ¦ À cause de la pénurie d'anes-thésistes, des médecins de l'hôpital Le Gardeur de Repentigny menacent d'exercer des pressions si la direction ne parvient pas à régler ce problème d'ici le 14 décembre.C'est au département d'obstétrique que la goutte a fait déborder le vase.Le manque d'anesthé-sistes oblige des femmes enceintes à accoucher dans un autre hôpital de Montréal sous les soins d'un médecin qui n'est pas nécessairement le leur.«Il est inacceptable que l'on doive en quelque sorte prendre les femmes en otage», déplore le docteur Lucie Fi-lion, obstétricienne.Il n'y a actuellement que deux anesthésistes à l'hôpital Le Gardeur où il y en a déjà eu quatre.Selon le docteur Fillion, cette situation dure depuis le mois d'août.«Nous avons dû effectuer notre travail à plusieurs occasions sans l'aide d'anesthésiste disponible en cas de complications.» Les médecins de l'urgence, de la pédiatrie et de l'obstétrique se demandent s'ils pourront conti- nuer à offrir des services à la population dans ces conditions.Ils doivent rencontrer un conseiller juridique pour discuter du genre de pressions qu'ils entendent exercer.À la demande du Conseil des médecins et dentistes, l'administration a rencontré des représentants du ministère de la Santé qui n'auraient guère de solutions à offrir pour l'instant.Le gouvernement est davantage préoccupé par la négociation actuellement en cours avec les médecins spécialistes sur la répartition des effectifs.Hier, personne de l'administration de l'hôpital n'a répondu aux appels de La Presse pour donner des explications.' À l'hôpital Le Gardeur, on pratique environ 170 accouchements par mois pour un total de 2500 par année.Depuis la pénurie d'anesthésistes, les patientes étaient référées à l'hôpital Mai-sonneuve-Rosemont qui vient de mettre fin à cette entente.Les femmes seront désormais envoyées à l'hôpital Notre-Dame où les médecins de l'hôpital Le Gardeur n'ont pas le droit de les suivre.Le Conseil des médecins vou- drait toutefois qu'on leur accorde des privilèges.«Certaines femmes, explique le docteur Filion, refusent d'être traitées par un autre médecin et sont prêtes à prendre le risque d'accoucher dans un hôpital sans anesthésiste.» Dans une lettre envoyée au ministre de la Santé, les médecins de l'hôpital de Le Gardeur lui demandent d'accepter de verser une prime aux anesthésistes qui comblent les heures de garde non couvertes dans l'établissement, comme il le fait pour ceux des régions éloignées.Ils suggèrent aussi de lever le contingentement présentement imposé sur les postes de résidence en anesthésie.D'après le docteur Filion, le gouvernement aurait dû écouter les avertissements de l'Association des anesthésistes qui craignait une pénurie dans cette spécialité.«Il manquerait au moins une cinquantaine d'anesthésistes», dit-elle.Les deux anesthésistes de l'hôpital Le Gardeur ont fait savoir qu'il réduirait leur nombre d'heures de garde parce qu'ils ne pou-vent plus répondre à tous les besoins devant le manque de coopération des autres hôpitaux.À votre échange de cadeaux.Dictionnaire «Petit Robert 1 » de la langue française.PRIX SUGG.: 69™ DETIT ROBI mm m ' \\ LE ROE 3y & COLLINS DU M d\\\\\\ ihlii'ul I III it H.ili » k 1:1 I II M i i , , , , .i .AUDITEURS ET AUDITRICES NOUS ÉCOUTENT TOUS IES JOURS DU LUNDI AU VENDREDI DE 11H30 À 13h OU LE DIMANCHE DEIIhÀ 12h À ET SUR LES ONDES DES I0 STATIONS DU GROUPE FM DE RADIOMUTUEL * Sondage BUMautomne 1992, (12 ans et * h travers tout le Québec) NOUVEAUTE Le «Dictionnaire Québécois d'aujourd'hui».Tout» la richesse de la langue française québécoise.Synonymes, onalogies, conjugaisons, difficultés de la longue, etc.PRIX SUGG.:44ws %k 399S$ ' i i ¦niiMi.iiii itil uni, i mmu imillll mm m iinifii.it nu minimum m Hit .i.r.i m uni m tu cembman aporoiMi un (»
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