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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales - Le Monde - Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1992-12-22, Collections de BAnQ.

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[" ELe Monde .m j-BM« r Arts et Spectacles LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 22 DÉCEMBRE 1992 Ottawa a triplé ses budgets de formation en deux ans PHILIPPE DUBUISSON du bureau de La Presse OTTAWA algré la volonté d'Ottawa de céder la formation professionnelle aux provinces dans l'accord de Charlot-tetown, le gouvernement fédéral se fait de plus en plus présent dans ce domaine clé de toute stratégie de développement industriel.Mais pour le ministre de l'Emploi et de l'Immigration, Bernard Valcourt, il n'y a pas là de contradiction.Le cadre constitutionnel actuel est assez flexible, dit-il, pour permettre de définir clairement les rôles de chacun.Et Ottawa, tout en reconnaissant aux provinces la responsabilité de l'élaboration et de la mise en oeuvre des programmes, n'entend pas jouer un rôle de second violon.Sous l'initiative de M.Valcourt, le gouvernement fédéral veut être le cataliseur des réformes.L'influent ministre du cabinet fédéral convoquera ses homologues des provin- ces à la mi-janvier.L'objectif est de passer en revue l'ensemble des programmes existants pour réduire les dédoublements et chevauchements ainsi que de canaliser davantage les ressources disponibles vers la formation plutôt que le soutien passif au revenu.«|e suis parfaitement d'accord avec Bourbeau (le ministre québécois de la main-d'oeuvre ) pour éliminer les dédoublements.Toute la flexibilité nécessaire est là pour faire ce qui est à l'avantage du payeur de taxes.Si on veut en parler dans cette optique, je suis d'accord », dit M.Valcourt dans une entrevue à La Presse.Pour M.Valcourt, il n'est toutefois pas question de rééditer le débat constitutionnel et de discuter à nouveau du partage des compétences.Il veut plutôt axer la discussion sur les avenues de réforme pour sortir les chômeurs et les assistés sociaux du piège de la dépendance créé par les programmes existants.«|e compare notre filet de sécurité social aux filets de pêches.Quand tu te re- trouves dedans, t'es plus capables de t'en sortir, je ne blâme pas les gens, je blâme le système», dit ce ministre acadien du Nouveau-Brunswick.Au cours des deux dernières années, Ottawa a sensiblement accru sa présence dans le domaine de la formation de la main-d'oeuvre, d'où s'inspire son leadership.Les crédits destinés aux divers programmes ont triplé à environ 3,6 milliards, en raison notamment de la réforme de l'assurance-chômage, et un réseau de consultation auprès des entreprises et des syndicats a aussi été mis sur pied.Après avoir créée en 1991 la Commission canadienne de mise en valeur de la main-d'ocuvre, formée de représentants des mondes partonal et syndical, une cinquantaine de Conseils de formation seront mis sur pied pour définir les besoins en matière de main-d'oeuvre d'autant d'industries.Déjà quelques Conseils de formation ont vu le jour, notamment dans les secteurs de l'électronique, de l'imprimerie et de la mécanique automobile, qui re- groupent des représentants du patronat, des syndicats et des représentants du monde de l'enseignement.Une budget de 250 millions a été alloué à cette initiative.Et le gouvernement fédéral n'entend pas s'arrêter là.En février, les ministres Bernard Valcourt et Benoit Bouchard (Santé et bien-être social) présenteront un document de dicussion sur la réforme des politiques sociales.Il est question notamment que les paiements de transferts versés aux provinces dans le cadre du Régime d'assistance publique du Canada soient davantage orientés vers des programmes de réinsertion au marché du travail.Certaines initiatives sont présentement à l'essai.En collaboration avec le Nouveau-Brunswick et la Colombie-Britannique, la Direction générale de l'aide à l'innovation du ministère de l'Emploi et de l'Immigration finance des projets pilotes de développement de l'autonomie chez les bénéficiaires de l'aide sociale.Il s'agit d'évaluer dans quelle mesure les suppléments de revenu versés aux assistés sociaux prêts à l'emploi leur permettent de devenir autonomes.Récemment, le gouvernement fédéral et le Nouveau-Brunswick ont aussi mis sur pied le programme « Nouveau-Brunswick au travail», par ce programme, les assistés sociaux de longue date reçoivent la formation théorique et pratique nécessaire à leur retour sur le marché du travail.Dans ce cas, les fonds fédéraux proviennent du Régime d'assistance publique par lequel Ottawa défraie 50 p.cent de la facture d'aide sociale des provinces.«C'est la premiere fois que l'on active des fonds du Régime d'assistance publique.Il y a là une indication générale de ce qu'on veut privilégier à l'avenir», dit M.Valcourt.Ottawa versera cette année aux provinces quelque 6,5 milliards pour défrayer la facture de l'assistance sociale.Une somme substantielle qui, dans l'avenir, pourrait être en partie versée en fonction d'objectifs nationaux en matière de réinsertion au marché du travail.Jacques Parizeau a invité hier les forces souverainistes du Quebec à se regrouper pour préparer l'élection du plus grand nombre de députés du Bloc québécois lors des prochaines élections fédérales.Faisant son bilan de fin de session, il a dénonce la suspension des règles de procédure pour imposer quatre projets de loi.Selon lui, par ailleurs, on surestime l'impact économique des casinos, bien qu'il ne faille pas en négliger les effets au plan touristique.photo pc Parizeau invite les souverainistes à se ranger derrière le Bloc CILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC Le chef du Parti québécois, lacques Parizeau, invite toutes les forces souverainistes du Québec à préparer dès les prochaines semaines l'élection du plus grand nombre de députés du Bloc québécois, lors des élections fédérales qui se tiendront dans six à huit mois.«Pour nous, la voie est tracée (.) C'est d'autant plus important qu'il y a une échéance fédérale qui vient dans quelques mois: pour la première fois, une élection fédérale au Québec va porter sur la souveraineté du Québec», a lancé lacques Parizeau en conférence de presse, peu après avoir tracé un bilan pitoyable du dernier exercice législatif.«Tous les souverainistes, dans les semaines et les mois qui viennent, mettent un effort tout particulier à la diffusion de cette idée, de ce projet, encore une fois de ce seul projet clair, cohérent qui est devant les Québécois à l'heure actuelle», insistc-t-il.Sujet mis en veilleuse à la suite de l'échec du référendum d'octobre, tant pour laisser la cendre retomber sur l'échec du projet de renouvellement du fédéralisme que pour axer les efforts sur la relance économique.La souveraineté du Québec fera ainsi l'objet, au cours des prochaines semaines et des prochains mois, d'une diffusion la plus large possible.«Ça ne veut pas dire que je perds l'intérêt à l'égard de l'économie», fait remarquer Jacques Parizeau, soulignant 1_i_ que la chambre ne siégera pas avant mars.Quant aux trois semaines et demie passées, elles l'ont amené à conclure à l'évidence «que le gouvernement n'a aucune idée particulière quant à un plan de relance».Il rappelle que le seul projet de loi à incidence économique qui ait été adopté est celui qui libéralise les jours et les heures d'affaires.Il croit par ailleurs qu'on surestime l'impact économique des casinos, bien qu'il ne faille pas en négliger les effets au plan touristique.Il dénonce comme abusive la suspension des règles de procédures pour imposer quatre projets de loi, 57 ( voirie ), 59 ( heures d'affaires, 61 (qualité de l'environnement) et 55 (fiscalité municipale).Au total, 23 projets de loi devaient être adoptés avant la fermeture des chambres, à minuit hier, et le leader parlementaire du PQ, Guy Chevrette, prévoyait donner son consentement aux projets de loi sur le Conseil des aînés et sur le ministère de la Culture et sur le Conseil des arts et des lettres.Bref, les forces souverainistes du Québec se regrouperont pour préparer l'élection du plus grand nombre de députés du Bloc québécois à Ottawa, à l'occasion d'élections qui devraient avoir lieu dans six ou huit mois.L'étape suivante, pour le PQ, selon les propos du chef lacques Parizeau, consistera à preparer le parti aux élections au Québec qui pourraient avoir lieu en 1994.Advenant que le PQ prenne le pouvoir, un référendum sur la souveraineté sera tenu huit à dix mois plus tard, a précisé le chef du Par,;i québécois.Les Cris détiennent pour 63 millions d'obligations d'Hydro-Québec Mme Bacon veut rassurer après la décision du Dartmouth College CILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC u les Cris sous-estiment la portée des campagnes négatives auxquelles ils prennent part à l'étranger, ou Hydro-Québec leur inspire une confiance inébranlable.Comment expliquer autrement qu'ils ne se départissent pas du bloc d'obligations d'épargne de la société d'État qu'ils détiennent et qui est évalué à 63 millions?C'est la logique que.semblait suivre la ministre de l'Énergie et des ressources.Lise Bacon, hier, a l'Assemblée nationale, en tentant de rassurer ceux qui s'inquiètent de ce que le Dartmouth College, au New Hampshire, ait décidé de revendre ses obligations d'Hydro-Québec, qui représentent une valeur de 6,8 millions.Pour la ministre comme pour l'énorme majorité des parlementaires, le geste de Dartmouth College n'est pas étranger à «la campagne de désinformation» entreprise aux États-Unis et en Europe, tant par les Cris de la Baie lames que par des groupes écologistes.D'où viennent ces 63 millions en obligations d'épargne?avons-nous demandé au porte-parole d'Hydro-Québec, Guy Versailles.«La Convention de la Baie lames en 1975 et les traités complémentaires qui ont suivi ont donné lieu à un protocole établissant le versement aux Cris de sommes considérables selon trois modes: des obligations d'épargne d'Hydro-Québec, des obligations du gouvernement du Québec et de Lise Bacon l'argent comptant», a indiqué le porte-parole.Quant à savoir si la décision de Dartmouth College semblait un geste solitaire ou si elle s'inscrivait dans un ensemble de réactions de la part de plusieurs sociétés, M.Versailles répond qu'il est difficile de le savoir puisqu'il y a pour 28 milliards d'obligations d'Hydro-Québec, en valeurs canadiennes, en circulation.«Ça se vend, ça s'échange.Y en a qui en vendent tous les jours, d'autres qui en achètent tous les jours, parce que c'est un bon placement.C'est une opération qui ne demande que vingt secondes, un coup de téléphone», explique-t-il.Et il ajoute: «C'est au niveau des principes que c'est désolant.» On ne peut nier bien sûr que la campagne anti-Hydro-Québec ù l'étranger soit préoccupante.Au printemps 1992, trois Etats américains, le Maine, le Massachusetts et New York ont été le théâtre de la présentation de projets de loi visant à empêcher les organismes publics de détenir des obligations d'Hyrdo-Québec dans ces Etats.Ces derniers n'ont toutefois pas été adoptés.Au ministère de Lise Bacon, ont indiquait hier que deux représentants québécois étaient en permanence à Boston et à New York, pour veiller à ce que la réputation de la société d'État ne souffre pas trop de la propagande négative dont elle fait l'objet.«Nous essayons, même si ces événemetns sont regrettables, de donner une bonne information.11 me semble que le geste qui a été exécuté fait suite à une désinformation totale, qui se fait maintenant d'une façon un peu plus sournoise», a indiqué la ministre Bacon.Le premier ministre Robert Bourassa a aussi insisté sur les efforts systématiques que continuent de déployer Hydro-Québec, le ministère de l'Énergie et le ministère des Affaires internationales, pour rétablir la réputation de l'entreprise d'État.Ce qui a amené le leader parlementaire de l'opposition, Guy Chevrette, a faire remarquer que le Vérificateur général du Québec venait de déplorer l'absence de toute stratégie d'action de la part du ministère des Affaires internationales.Les Douze s'engagent à respecter les quotas de pêche au large des côtes canadiennes MANON CORNELLIER de la Presse Canadienne OTTAWA Le Canada et la Communauté européenne en sont venus à une entente pour mettre fin à la surpéchc au large des côtes canadiennes, a annoncé hier le ministre fédéral des Pêches et des Océans, John Crosbie.«Nous avons obtenu tout ce que nous savions pouvoir raisonnablement obtenir», a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse téléphonique à St.|ohn's, Terre-Neuve.Pour la première fois depuis 1986, les 12 pays membres de la Communauté européenne s'engagent à respecter les mesures de contingentement et de conservation adoptée par l'Organisation des pêches de l'Atlantique Nord-ouest (OPANO) pour 1993.Depuis 1986, la Communauté européenne endossait la politique de surpêche de l'Espagne et du Portugal en ne respectant pas les décisions prises par l'OPANO et en ne reconnaissant pas les décisions canadiennes en matière de gestion de la morue.L'accord annoncé hier signifie un changement de cap important.La Communauté européenne reconnaîtra à l'avenir les décisions de l'OPANO concernant toutes les espèces de poisson au large du Canada.En plus d'endosser le moratoire sur la pèche à la morue décrété par le Canada, la CE acceptera les mesures de gestion canadienne.De plus, tous deux surveilleront conjointement les flottilles pour s'assurer du respect des quotas.En échange, le Canada reconnaît qu'environ cinq pour cent des Grands Bancs se retrouvent dans les eaux internationales et que cette partie de la ressource doit éire géréb par l'OPANO.John Crosbie À l'avenir, le Canada fixera le nombre maximal de prises de morue autorisées.Ce quota sera reconnu par l'OPANO.Quatre-vingt-quinze pour cent des prises autorisées devront se faire à l'intérieur des eaux canadiennes par des pêcheurs canadiens.Les cinq pour cent restants seront réservés aux pêcheurs oeuvrant à l'extérieur de la zone de 200 milles marins (370 kilomètres).Les Européens devraient recevoir environ les deux tiers de ces quotas.Le reste devrait aller aux autres membres de l'OPANO.Les deux signataires veulent aussi que l'OPANO élabore un processus de règlement des différends afin d'arbitrer des conflits comme celui qui a prévalu entre la CE et le Canada depuis 1986.Selon le ministre et ses hauts fonctionnaires, le changement de politique de la Communauté européenne est attribuablc a trois facteurs principaux.D'abord, sous la gouverne du vice-président aux pèches Manuel Marin, les Européens ont entrepris de mieux gérer leurs propres ressources halieutiques.Comme ils veulent que les autres pays respectent ces politiques, ils se doivent maintenant de rendre la pareille et font, depuis 1992, respecter les quotas.L'autre facteur est la pression internationale que le Canada a réussi à créer en faisant de la question de la surpêche un enjeu environnemental majeur.Finalement, les Européens ont bien été obligés de faire face à la réalité, c'est-à-dire à un quasi épuisement de la ressource.En contrepartie, le Canada étendra à la CE certains avantages réservés aux pays qui coopèrent en matière de conservation.Ainsi, les navires de la CE auront accès aux ports canadiens.Les pêcheurs européens auront droit de partager les excédents de poisson et le commerce avec les entreprises canadiennes sera encouragé.M.Crosbie reconnaît le scepticisme qui prévaut dans les provinces maritimes affectées par la crise des pêches.D'ailleurs, lui-même préfère se montrer prudent.C'est pour cette raison qu'il s'est engagé à résilier cette entente si les Européens ne respectent pas leur parole.L'entente prévoit que chaque partenaire peut y mettre fin en donnant un avis de 60 jours.Restera à régler le problème des navires qui battent pavillon de pays non membres de l'OPANO et qui viennent pêcher au large du Canada sans respecter les quotas.La CE et le Canada se sont engagés à combattre cette pratique.Le Canada tente déjà de façon bilatérale de convaincre le Panama et la Corée du Sud d'y mettre ; Les COFI évalueront l'apprentissage du français PIERRE APRIL de la Presse Canadienne QUÉBEC La politique des Centres d'orientation et de formation des immigrants (COFI) sera modifiée de manière à évaluer, à compter de l'année prochaine, les progrès accomplis dans l'ap-prentissage de la langue française.La ministre des Communautés culturelles et de l'Immigration.Mme Monique Gagnon-Tremblay, a par ailleurs annoncé que le nombre d'heures de cours à temps plein sera dorénavant de 600 heures \u2014 actuellement elles sont de 750 heures dont 125 consacrées aux visites.À ce nombre s'ajouteront 200 heures à temps partiel.Les heures de visite seront abolies et les horaires des cours seront aussi changés.Au lieu des cinq heures par journée d'enseignement actuellement dispensées, les cours se donneront de 8 h le matin à midi et de 13h à 17 h.Les soirées seront réservées aux étudiants à temps partiel.Durant les fins de semaine, des cours seront offerts aux familles.Mme Gagnon-Tremblay, qui a précisé que ces décisions font suite à une réflexion amorcée en 1989, a mentionné que du nouveau matériel pédagogique sera maintenant disponible «pour assurer l'uniformité de l'enseignement», que les professeurs de COFI auront accès à des cours de formation, que le stagiaire sera évalué «en cours de formation par l'enseignant» et à sa sortie, «en tenant compte des directives du ministère de l'Éducation ».«Jusqu'à maintenant, a expliqué la ministre, les professeurs étaient des défricheurs, chacun enseignait à sa façon et l'étudiant n'était pas évalué.» Ces mesures, selon la ministre, permettront de rejoindre 1500 stagiaires de plus en 1993-1994 et d'améliorer les chances de leur intégration à la société québécoise francophone.En 1992, la clientèle admissible d'immigrants allo-phones était de 24 240 personnes.De ce nombre, 8338 ont suivi des cours à temps plein dans des COFI et 2250 à temps partiel.À cela, il faut ajouter les 3250 immigrants qui ont été dirigés dans les commissions scolaires pour y étudier à temps plein et 2150 autres à temps partiel.«Actuellement, a précisé la ministre, les COFI rejoignent 31 pour cents des immigrants allophones qui arrivent au Québec.Notre ob-jectif en 1993 est d'en rejoindre 43 pour cent.Au cours des prochaines années le ministère vise un pourcentage de 60 pour cent.» Mme Gagnon-Tremblay a soutenu que cette politique favorisera l'assiduité des étudiants et leur permettra, grâce à une évaluation plus serrée, d'espérer poursuivre plus facilement leur perfectionnement dans d'autres institutions d'enseignement.?i » » f i : : ?: si m 1 ¦ - « \u2022 1 i * « » i i i B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 22 DECEMBRE 1992 Éditorial Paul Desmarais president du conseil d'administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adjoint directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Le grand malheur dune grande Serbie Jusqu'au dernier moment, on pouvait espérer qu'il y aurait un changement politique à Belgrade qui permettrait enfin de régler la guerre civile en Bosnie-Herzégovine.Mais Slobodan Milosevic restera président et son projet d'une grande Serbie n'est pas mort.Les Nations unies doivent donc se rendre à l'évidence: il n'y aura aucune coopération de la part de Belgrade pour établir une paix juste et durable en Bosnie.Les Serbes ont eu l'occasion de dire « non » a Milosevic.Le premier ministre yougoslave, Milan Panic, était candidat à la présidence de la Serbie et offrait aux électeurs un programme de paix, de démocratie et d'ouverture sur le monde.Peu habitué à la vie politique serbe, il s'est fait battre après une campagne acerbe dune férocité rare de la part de la télévision d'État en faveur du président sortant.M.Panic conteste le résultat des élections entachées par la fraude.Mais la fraude n'a pas été flagrante au point où on peut dire que les Serbes rejettent l'aventurisme de Milosevic et se prononcent massivement pour le programme de paix et de bon sens de M.Panic.Les Belgradois n'ont pas eu le même courage qu'en 1941 lorsqu'ils sont descendus dans la rue pour renverser le gouvernement qui s'était allié à l'Allemagne hitlérienne.Il est important maintenant de faire monter la sévérité des sanctions d'au moins un cran.Il est question de décréter une zone d'exclusion aérienne contre les avions serbes dans le ciel au-dessus de la Bosnie pour mieux protéger le transport des secours vers les minorités encerclées.On parle aussi d'attaques contre les bases aériennes serbes.Radovan Karadzic, le chef des Serbes de Bosnie, a menacé de riposter contre les casques bleus qui se trouvent actuellement en Bosnie.Cette menace doit être prise au sérieux et les Nations unies doivent être prêtes à prendre aussi comme cible les troupes de M.Karadzic.Mais c'est a Belgrade que se trouve le nerf de la guerre et les Nations unies doivent tout mettre en oeuvre pour isoler la Serbie et le Monténégro \u2014 tout ce qui reste de l'ancienne Yougoslavie.Jusqu'à présent, le boycott commercial et financier de la Yougoslavie s'est révélé poreux.Il faudra donner une aide économique et administrative aux voisins de la Yougoslavie \u2014 Albanie, Macédoine.Bulgarie, Roumanie, Hongrie et Croatie \u2014 pour assurer l'étanchéitè du blocus.Les sanctions devraient même ostraciser la Yougoslavie sur la scène internationale avec la suspension des relations diplomatiques et postales.Toutes ces menaces \u2014 qui pourraient bientôt être mises à execution \u2014 ne sont toutefois pas entièrement convaincantes.On sait très bien que personne n'est prêt à les appuyer avec les grands moyens \u2014 une attage au sol contre la Serbie.On se demande notamment pourquoi les États-Unis sont intervenus si rapidement contre l'Irak et ont engagé des dizaines de milliers de soldats pour apporter des secours à la Somalie, alors qu'ils ne bougent pas en Yougoslavie.Parmi toutes les raisons qu'on peut évoquer, il y en a une très convaincante: ni la côte monténégrine, ni les montagnes de Serbie, ni encore la plaine boueuse de Voïvodine ne se prêtent à une attaque éclair avec des moyens massifs.Une guerre contre la Serbie pourrait être meurtrière.Si l'on veut éviter cette extrémité tragique, il faut, d'une part, ériger un blocus hermétique de la Yougoslavie et, d'autre part, ramener sur terre les négociations de Genève sur l'avenir de la Bosnie.Même lorsqu'elle était une république yougoslave, la Bosnie constituait une catastrophe financière.Après la guerre, elle aura encore moins les moyens d'être une pays indépendant.Elle est comme un orphelin invalide au milieu de fauves.La Bosnie aura besoin de l'aide et de la protection des Nations unies et de l'Europe pendant des années.Si on ne reconnaît pas ouvertement cette réalité, on ne peut guère attendre des Serbes qu'ils soient réalistes et lâchent leur chimère funeste d'une grande Serbie qui domine les Balkans.Frédéric WAGNIÈRE Le cas Jean-Guy T.Jean-Guy Tremblay est arrêté à Calgary après avoir menacé sa nouvelle petite amie.C'est la troisième fois depuis l'automne 1990 qu'il se retrouve en prison après avoir porté la main sur des femmes et leur avoir proféré des menaces.Dire qu'il avait une si belle cause à défendre à l'été 89.Celle d'un futur père qui refusait haut et fort que sa compagne d'alors, Chanta-le Daigle, se fasse avorter de son enfant.Dire qu'il avait l'appui indéfectible de tous les membres du mouvement Pro-Vie.Dire que son attitude de p'tît gars qui voulait désespérément un enfant issu de sa propre chair pour lui donner tout l'amour dont il avait lui-même été privé, avait quelque part un certain côté presque attendrissant.Dire que certains apôtres du respect de la vie à tout prix pardonnaient à ce père potentiel et frustré ses incartades.Même si Jean-Guy reconnaissait publiquement avoir «brassé» sa compagne dans des élans de rage supposément bien légitimes à tout homme viril.Il ne s'agissait alors que de légers écarts de conduite.Une fois l'enfant venu, il s'amenderait.Il n'est pas question de faire ici le procès de Jean-Guy Tremblay.Il est évident que la publicité qui a entouré ses démêlés avec Chantale Daigle en a fait un piètre héros malgré lui.Que depuis ce fameux été, ses moindres écarts sont repris en manchette.Que ses actes, dès lors qu'ils deviennent incorrects, occupent plus de place dans les médias que ceux d'anonymes batteurs ou brasseurs de femmes.Jean-Guy Tremblay est piégé.Mais la réalité transcende dans son cas.Ne serait-ce que pour confirmer le fait que la violence à l'endroit des femmes est réelle.Quotidienne.Que cette violence menace toutes les personnes qui ont à partager un morceau de leur vie avec une autre personne frustrée et mécontente de son sort.Dommage que Jean-Guy Tremblay, plutôt que de refaire les manchettes pour ses gestes indécents, n'ait pas choisi de se faire soigner pour régler ses problèmes et, par ricochet, devenir une sorte de modèle d'homme guéri et repenti.Question: après combien de récidives un individu est-il soumis obligatoirement à des traitements?Claudette TOUCAS La boîte aux lettres OO UN /if M4l \"HT DROITS RESERVES Sécurité dans le métro: Singapour, un modèle à imiter Monsieur T.Lacombe, Directeur général de la STCUM ¦ Le récent procès faisant suite à la mort d'un innocent au cours d'une altercation dans le métro me force à vous écrire.|e ne comprends pas pourquoi la Société de transport expose les passagers en attente sur les quais des stations de métro au danger que pose la proximité des voies.On semble considérer cela comme une fatalité, voire un mal nécessaire.Pourtant, il existe des solutions simples, et sans doute peu coûteuses, pour réduire le danger.Lors d'un voyage à Singapour, j'ai pu constater que cette ville a éliminé complètement le problème.Dans les stations du métro de Singapour, les quais sont isolés des voies par des parois transparentes.Les passerelles au-dessus des voies sont également protégées par des parois vitrées.Les parois des quais sont percées de portes qui s'ouvrent et se referment en même temps que celles des voitures du metro.Les passagers en attente sont donc toujours protégés des dangers associés à la proximité des voies et des voitures entrant dans la station.On prévient ainsi les accidents \u2014 et les suicides d'ailleurs \u2014 causés par les chutes sur les rails ou devant les voitures de métro.|e n'ose croire que des solutions de ce genre n'ont jamais été proposées à Montréal.Qu'attend la Société de transport pour résoudre ce problème?André CÔTÉ Hull Batman était occupé ailleurs ¦ Au lendemain de la dernière de «la-mais deux sans toi », on eût dit que les critiques de tous bords s'étaient donné le mot pour chanter sur tous les tons les mérites de «ce rare moment de télévision»! (il est vrai que Bcsré ce soir-là atteignit des sommets: bravo à lui, mais là n'est pas la question).Nos maîtres à penser étaient enfin rassurés sur l'existence d'une authentique culture québécoise, bien dans sa peau \u2014 «puisque tout finit bien!.» tt Sachant marcher toute seule et fin prèle pour assumer \u2014 pourquoi pas?\u2014 son autonomie.Et tous de se congratuler sur la «belle fin» offerte par Tournicr.Au fin fond des polys, au fin fond des centaines d'ados en peine d'amour, que s'est-il passe?Ont-ils (elles) applaudi eux aussi quand le suicide raté de Dominique se voit récompensé par le retour de son « Batman »?\u2014 personnage par ailleurs trop abject pour que sa rédemption soit crédible.Dans un pays qui «s'offre» le plus fort taux de suicides au monde chez les jeunes, est-il prudent, pensable, permis de donner à voir et à penser qu'un saut de sept étages va ramener l'amour per- du et métamorphoser un triste sire en prince charmant?Il y a trois semaines déjà, deux jeunes filles, la main dans la main, sur une voie de chemin de fer.ont eu moins de chance : elles n'ont pas raté leur suicide, elles.Batman était sûrement occupé ailleurs.Dans un téléroman, peut-être.Evelyne SABOURIN Montréal Cardez votre calendrier! M.le député Koury.¦ l'ai bien reçu le calendrier 1993 que vous faites parvenir à vos électeurs.Je m'empresse de vous le retourner en signe de protestation.le comprend mal.en cette période de recession alors que tant de gens sont sans travail et doivent vivre d'assurance-chômage ou d'aide sociale, que ceux qui sont les administrateurs des fonds publics fassent montre d'autant d'inconséquence et d'incurie, pour la seule satisfaction de mousser leur popularité.|e n'ai pas noté si vous aviez utilisé la poste ou si vous aviez utilisé une agence de distribution pour nous faire parvenir ce calendrier, mais ce que je sais, c'est que cela ne s'est pas fait sans frais.Et pourquoi?Pour un document qui est peu utilisable, qui n'intéresse à peu près personne et qui finira bien vite dans la corbeille à papier.Vous me direz que c'est une bien petite dépense! Mais c'est l'addition de toutes ces petites dépenses qui rend coûteuse l'administration publique.Il est par ailleurs étonnant que, lorsqu'il s'agit d'économiser, notre gouvernement, dont vous êtes membre, pense immédiatement à couper des postes de fonctionnaires (évidemment pas les mieux payés), à réduire les services à la population et à hausser les taxes, toutes mesures qui pénalisent les contribuables.Mais réduire les dépenses des ministres, leurs frais de déplacement ou de représentation, geler leur salaire ou verser leur pension de retraite aux mêmes conditions (par exemple, après 30 ou 35 ans de services) que les autres travailleurs, de cela il n'est jamais ques- lîon! Jean TREMBLAY Montréal Lois non respectées Mme la ministre Frulla-Hèbcrt, ¦ Il y a déjà quelques années, avec l'appui de plusieurs propriétaires de maisons historiques, j'écrivais à votre ministère et soulignais notre inquiétude face à la détérioration de notre environnement et au peu de soutien que nous recevions de la part de ce même ministère, l'ai bien reçu une lettre quelque 5 mois plus tard, laquelle restait évasive et ne répondait pas à nos questions.|e vous écris donc aujourd'hui par la voie des journaux, espérant recevoir une réponse précise.Des lois coulées dans le béton sont là pour protéger les bâtiments classés ainsi que les arrondissements historiques, mais ces lois ne sont pas respectées.Comment se fait-il qu'une autorisation faite en vertu des articles 31, 48 et 50 de la Loi sur les biens culturels est donnée pour la construction de quatre cabines identiques à celles déjà existantes chez mon voisin immédiat et que celui-ci construit deux cabines doubles de style californien?.Une autorisation est donnée en vertu de la loi mais cette loi n'est pas respectée et les constructions sauvages se perpétuent partout sans surveillance.C'est, en d'autres mots, nous dire que n'importe qui peut construire n'importe quoi et que nous, propriétaires de maisons historiques, avons été fourvoyés.Car si, d'une part, vous nous encouragez à participer à la sauvegarde de notre patrimoine, et que nous, nous y investissons beaucoup d'énergie, de temps et d'argent, d'autre part, vous ne protégez pas nos efforts, alors que la loi est là, précise et claire.Comment se fait-il que des centaines de dossiers dénonçant des infractions à la loi restent empilés sur vos bureaux sans que personne ne puisse faire quoi que ce soit?Comment se fait-il qu'une autorisation précise est donnée mais que personne ne vient vérifier si cette autorisation est respectée?Depuis dix ans, je dois perpétuellement défendre mon environnement.Un droit semble acquis, un problème réglé, mais ça recommence.Les mêmes demandes, les mêmes démarches à refaire tout le temps.Suzanne HOWARD propriétaire de deux maisons historiques à Sainte-Famille, île d'Orléans Priorité: satisfaire les besoins de base ¦ Pouvoir manger, aller à l'école, se sentir à l'abri des guerres, voilà des principes que nous partageons tous et qui devraient s'appliquer à tous les enfants de la terre.Malheureusement, ce n'est pas le cas.Pour de nombreux pays très pauvres, ces idéaux, qui sont en fait des besoins de base pour chaque enfant, ne sont accessibles qu'à une très petite partie de la population.Un des secteurs de la Banque mondiale, l'Association internationale de développement (AID), s'occupe de fournir des prêts à très faibles taux d'intérêt pour ces pays du Tiers-Monde.Il s'agit de sommes considérables: tous les trois ans, 15 à 20 milliards de dollars sont consentis ainsi sous forme de prêts.Malgré la mission de la Banque mondiale de réduire la pauvreté, l'argent qu'elle prête, qui provient des budgets d'aide des pays «plus riches», n'est pas dirigé prioritairement vers les besoins de base.Cependant, les négociations pour le réapprovisionnement de l'AID sont en cours.Le Canada a présente des propositions qui veulent consacrer de plus en plus les fonds de l'AID à la satisfaction des besoins de base.Il s'agit là d'une grande occasion de traduire les bonnes volontés, exprimées par les pays donateurs lors du Sommet mondial pour les enfants, en actions concrètes.|e suis bien sûr désolée que, lors du mini-budget du 2 décembre dernier, le gouvernement ait réduit de 10% le montant de l'aide internationale.Mais, les sommes destinées à satisfaire les besoins de base dans les pays du Tiers-Monde ne doivent être touchées d'aucune façon.' Nathalie MORIN Montréal LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 22 DÉCEMBRE 1992 B3 Opinions Des mesures injustes pour les chômeurs SCIORTINO L'auteur est avocat.eux qui croient qu'en temps de crise économique ce sont les plus démunis qui paient la note voient leur croyance confirmée par le plan de redressement présenté par le ministre des Finances, Don Mazankosky.Dans ce plan qui devrait permettre ad gouvernement fédéral d'épargner 8 milliards de dollars, presque le tiers sera enlevé des poches des chômeurs.En plus de permettre aux PME et aux nouvelles entreprises lancées en I993 de ne pas payer de cotisations d'assurance-chômage pour les nouveaux employés (qui va les payer et y a-t-il là une incitation à congédier des anciens employé?), de baisser le paiement de 60% à 57% du salaire, le gouvernement se propose d'appliquer deux autres mesures gravement pénalisantes pour les chômeurs.En effet, le minsitre nous dit que seront privées des prestations d'assurance-chômage: I ) ceux et celles qui laisseront volontairement leur emploi sans motif valable; 2) ceux et celles qui se feront congédier à cause de leur mauvaise conduite.lusqu'à aujourd'hui, ces personnes pouvaient encourir des pénalités de quelques semaines.En vertu de cette nouvelle politique, l'agent chargé d'étudier une demande pourra décider qu'une personne ne recevra aucune prestation s'il en vient à la conclusion qu'elle n'avait pas de motif valable de quitter son emploi ou si elle a été congédiée à cause de sa mauvaise conduite.Ceux qui sont familiers avec les relations de travail savent fort bien que des départs volontaires se révèlent souvent ne pas être si volontaires qu'ils paraissaient; des motifs non valables après analyse deviennent valables; de la mauvaise conduite se révèle une conduite normale dans les circonstances.Certains pourraient être portés à croire que ces mesures s'imposent car ils sont convaincus qu'il y a de l'abus.Ces mêmes gens croient qu'un démissionnaire ou un congédié pour mauvaise conduite mérite bien son sort.De toute façon, pensent-ils, si la prétention de l'employeur se révèle fausse, les prestations vont être accordées.Selon nous, ces mesures, après analyses, apparaissent injustes, favorisent l'arbitraire et viennent créer un champ de bataille coûteux entre employeurs et employés.Prenons le cas de la personne dont L'employeur prétend qu'elle a quitté volontairement et sans motifs valables mais qui dans les faits est partie à cause de conditions de travail minables ou parce qu'elle a subi une pression (harcèlement, menace, etc.).Cette personne va se retrouver sans ressources financières possiblement pendant un très long laps de temps.En fait l'agent qui va étudier la demande va entendre la version de l'employeur et de l'employé.À ce stade, il n'y a pas de véritable preuve qui est offerte, ni de débat contradictoire.L'agent décidera sur la base des informations reçues et, à moins d'un cas vraiment clair \u2014 ce qui est rare-il n'est pas déraisonnable de penser vu le contexte économique actuel, qu'il privilégiera la version de l'employeur.Non pas pour des raisons de partialité mais pour des raisons de commodité et parce qu'en agissant ainsi cela ne coûte pas cher.Bien sûr, on pourra contester une telle décision et avoir l'occasion de faire la preuve qu'il y avait «motif valable» ou «absence de mauvaise conduite», mais quand?Si on se base sur les délais qu'il faut pour en arriver a une décision d'un arbitre ou d'un commissaire du travail en matière de congédiement, on peut certainement dire qu'un délai variant entre six mois et deux ans va être nécessaire.Tenons compte aussi du fait que les causes données par un employeur pour justifier un congédiement peuvent, quasiment toutes, rentrer sous la rubrique «mauvaise conduite».En effet, l'absentéisme, le retard, la performance non satisfaisante, la non obéissance aux ordres et ainsi de suite peuvent constituer de l'inconduite.N'importe quelle cause peut être présentée par un employeur comme étant de la mauvaise conduite.Il suffit tout simplement de mentionner sur le document de «cessation d'emploi » que le travailleur ou la travailleuse a eu une mauvaise conduite.Vrai ou faux, on verra après.Entre-temps, risque presque certain de ne pas recevoir des prestations.\u2022 Peu importe si un jour on pourra prouver qu'il y avait «motif valable» ou absence de «mauvaise conduite», généralement l'employé sera plus porté à subir qu'à quitter ou à tout faire pour ne pas être congédié.Cela donne un pouvoir très grand à l'employeur.Inciter les gens à garder leur emploi, c'est peut-être bien, les obliger à subir une situation qui peut être intolérable -équivaut à les rendre esclaves.Ceux qui quitteront leur emploi ou tjui se feront congédier pour mauvaise conduite iront certainement augmenter le nombre des assistés sociaux et possiblement les dépenses de l'aide juridique.-, -, Le truc, c'est de profiter de tout ce que la colonisation a apporté tout en se présentant comme victime de cette colonisation.Indiens du Canada: les Koweïtiens du Nord FRANÇOIS DALLAI RE_ L auteur a signe un livre sur le même sujet intitule «Oka \u2014 La hache de guerre».n étrange sourire a longtemps hante ma mémoire.Celui d'un Algonquin que j'avais croisé au cours d'une excursion de canot-camping dans le parc provincial de La Véren-drye, il y a de cela plus de 15 ans.La petite baie du Grand Lac Victoria où je venais de remettre le canot à l'eau était agitée par un vent frisquet qui soufflait du Nord-Ouest.À peine avais-je commencé à avironner que le bruit d'un canot automobile vint troubler la parfaite quiétude de l'endroit.Le tumulte se rapprochait.Il annonçait une longue chaloupe verte au fond plat dans laquelle prenaient place quatre Amérindiens.Seul le conducteur \u2014 celui qui maniait le puissant moteur hors-bord qui propulsait l'embarcation \u2014 jeta un coup d'oeil en ma direction.Quand nos regards se croisèrent, j'eus l'impression que deux mondes se frôlaient de près tout en s'ignorant complètement.Et pour ajouter au malaise, il m'apparût qu'il y avait erreur dans la distribution des rôles: l'Indien pilotait une machine infernale qu'il m'était interdit à moi, le Blanc, de mettre à l'eau dans cette section du parc, tandis que j'offrais le spectacle du représentant de la civilisation de la motorisation à outrance en train de pagayer à la mitaine pour faire avancer une imitation en fibre de verre du traditionnel canot indigène.Il a dû bien mesurer mon étonne-ment, cet archétype d'une culture qui est associée dans nos esprits romantiques a l'harmonie avec Dame Nature.De mon coté, je n'ai pu pénétrer l'esquisse de sourire qui animait son visage rond et basané.Ce n'était pas de la raillerie de nous voir ainsi suer à ramer alors que le moteur à combustion interne est là, prêt à nous faciliter la tache.Ce n'était pas non plus de l'hostilité envers ces paisibles envahisseurs de son domaine.Ce n'était certainement pas de l'envie envers ces citadins qui ont les moyens de ne se payer qu'une semaine de canotage de loisirs dans cette magnifique réserve naturelle.En fait, il a fallu la recherche et, surtout, la réflexion qui ont débouché sur la rédaction de «Oka: La hache de guerre» pour que je commence enfin à interpréter ce rictus.Le sourire de cet Indien était fait d'un mélange de noblesse, de mépris, de roublardise, d'embarras, de satisfaction et d'agressivité contenue.Pour moi, aujourd'hui, ce sourire est celui de l'aristocrate cassé et dépassé par le modernisme qui assoit ses restes de privilèges sur la lignée du sang.Ces aristocrates pullulent encore en Europe (il n'y a qu'à compter le nombre des monarchies qui régnent toujours là-bas, même si c'est de façon plus formelle que réelle).Dans les vieux pays, ces familles au sang bleu se réclament de droit divin.La devise de la maison Windsor d'Angleterre n'est-elle pas «Dieu et mon droit» \u2014 et en français s'il-vous-plait?Presque tous les Canadiens savent que le « D.G.» du « D.G.Rcgina» qui décorent leurs trente sous signifie «Dei Gratia ».i.e.«Par la grâce de Dieu».C'est habile, car ça évite les remises en question.La référence à l'Être Suprême permet à ces nantis de dire: «C'est comme ça parce que c'est comme ça!» Pour des raisons évidentes, les Indiens du Canada ne peuvent pas invoquer le pater de Jésus-Christ pour justifier leurs nombreux privilèges.Ils ont donc recours à la hiérarchie chronologique.Quand ils utilisent l'expression «Premières Nations», je veux croire qu'ils veulent dire premiers occupants, premiers arrivés, en opposition aux millions de Canadiens qui ont débarqué en Amérique ou qui y sont nés il y a trois siècles, trente ans ou trois jours.En bons aristocrates hautains, ils refusent de mettre la main à la pâte et se déclarent «étrangers», voire «réfugiés» dans leur propre pays, sans préciser qu'ils l'ont bien peu construit, ce pays.Comme les vieilles têtes couronnées d'Europe, ils sont étrangers dans ce sens qu'ils n'apportent pratiquement rien à la richesse collective.Mais attention, j'entends plusieurs des innombrables grands chefs de petites tribus rétorquer que la prospérité actuelle du Canada est assise sur la spoliation des terres indiennes.Sans expliquer toutefois que les territoires en question étaient sous-exploitées par des peuplades qui ne connaissaient ni la roue, ni l'écriture, ni le métal.Heureusement pour les Indiens, personne n'a encore songé à leur facturer ces contributions à l'Amérique moderne.Le truc, c'est de profiter à plein de tout ce que la colonisation européenne a apporté (y compris le moteur de mon Indien au sourire énigmatique) tout en se présentant comme à la fois victime de cette colonisation et agents obligatoires du développement économique.Les Koweïtiens ne parlent pas différemment quand ils soutirent des redevances énormes des consommateurs de pétrole sous prétexte que leurs ancêtres bédouins passaient dans ces déserts pour aller d'un oasis à l'autre.Mais voilà: les Koweïtiens, eux, ont un pays, avec frontières, monnaie, drapeau, etc.Ils sont donc équipés pour collecter des royautés et vivre des rentes foncières apportées par le sable gorgé de brut.Les Indiens du Canada ont compris la leçon: nier la conquête implicite; ré-écrire l'histoire de cette contrée en le montrant comme le résultat de vols et d'exploitation centenaire par la population industrielle \u2014 ou est-ce industrieuse?\u2014 et non pas comme un partenariat qui a profité à tous (même si c'est à des degrés divers); utiliser l'argent des travailleurs pour faire de la politique à plein temps (ça rapporte manifestement plus que de travailler soi-même); finalement, convaincre les bonnes poires que demeurent les autres Canadiens qu'il existe un droit «inhérent» à l'autodétermination qui est basé sur la notion de race.Enfin, et c'est là que ça fait le plus mal, présenter à ces mêmes bonnes poires la facture de près de cinq milliards de dollars par année (environ 500 $ par Canadien actif).Rappelons ici que ce «droit inhérent à se gouverner soi-même», c'est, dans le cas des Indiens du Canada, le droit de distribuer eux-mêmes, et à eux- mêmes, les cinq milliards en question.Ils ne parlent pas de créer leur propre richesse en réinventant les lois de la chimie et de la physique; ils parlent seulement de s'entre-distribuer une partie de la nôtre.C'est la rente due au sang rouge.C'est ainsi que mon Indien du Grand Lac Victoria peut continuer à vivre comme le faisaient ses ancêtres avant lui, mais avec les avantages de la sécurité sociale, des pensions de vieillesse, des soins dentaires gratuits, de la technologie moderne comme le moteur hors bord et le fusil de chasse, etc.Tout cela sans les taxes qui viennent avec si vous êtes un simple cerf, i.e.un contribuable canadien.Eh! Mais j'y pense.Où sont donc passés ces vieux papiers de mon arrière grand-père paternel qui prétendait «avoir du sauvage»?Un bon avocat arrivera peut-être à faire de moi un Indien officiel, ce qui me permettra de vivre en aristocrate cassé, moi aussi.|c pourrai alors réclamer une parcelle de l'Ile d'Orléans que je convertirai aussitôt en camp écologique.La circulation automobile y sera interdite, les chiens, poules et chevaux y vivront en liberté, aucun règlement municipal ne viendra tempérer mes élans de création architecturale, la polygamie quittera enfin le royaume de mes phantasmes et je pratiquerai le «commerce» du cognac français avec St-Pierre et Miquelon.Enfin, parce qu'il faut tout de même être de son temps, j'installerai une boite aux lettres pour la réception des chèques gouvernementaux, et je brancherai deux fils sur les lignes de î'Hy-dro-Québec pour alimenter mes appareils électro-ménagers et mon téléviseur couleur.Et si un affreux tortionnaire raciste de la «eskiou» s'avise de pénétrer sur mon territoire pour réinstaller un compteur, je tire dessus avec une AK-47, question de faire respecter mes droits ancestraux et ma souveraineté.En marchant sur ma fierté, je pourrai dire mentalement à l'immigrant qui débarque à Mirabel: «Toi bonhomme, si tu veux améliorer ton sort économique, dépêche-toi de trouver un job! Ça t'apprendra à arriver en Amérique du Nord en retard!» Autrement dit, j'exploiterai à fond le légendaire esprit de tolérance des Canadiens pour mener, à leurs frais, une existence bucolique maintenant interdite aux travailleurs d'usine, là où se crée la richesse qui me procure mes verres de contact et mon WordPerfect.Et pour être bien sûr que les poires endormies de contribuables continuent de cracher leurs dollars, j'enverrai quelques-uns de mes fils dans leurs universités pour qu'ils apprennent par coeur les phrases qui tiennent en éveil leurs mauvaises consciences (celles des Blancs, il va sans dire).le calcule qu'avec un peu de chance, mon petit jeu pourrait durer encore deux ou trois générations.En fait, jusqu'à ce que d'autres groupes minoritaires perdants de l'histoire comme les Acadiens ou les Chinois du Grand Trunk se réveillent et assaillent le gouvernement fédéral de pétitions de J compensations financières pour sup- j posées injustices commises dans les temps passés.Ce petit jeu cessera peut-être alors.Parce qu'alors, les Canadiens payeurs de taxe \u2014 s'il en reste \u2014 comprendront qu'une fois lancées, il n'y a pas de fin à ces exercices ridicules de ré-écriture et de négation de l'histoire.Commerce: pourquoi calquer les Américains ?JACQUES LÉONARD L'auteur est député de Labclle et porte-parole du Parti québécois en matière d'Industrie et de Commerce.Son texte est antérieur à l'adoption du projet de loi sur les heures d'ouverture des commerces par l'Assemblée nationale.Le dépôt le 26 novembre dernier par le ministre Gérald Tremblay du projet de loi 59 a relancé le débat sur la libéralisation des heures d'ouverture des commerces.Deux ans et demi après l'adoption de la loi 75 qui devait corriger certaines iniquités à cet égard, voilà que le gouvernement récidive en proposant maintenant d'autoriser tous les commerces à ouvrir leurs portes le dimanche.Le Parti québécois continue de s'opposer à cette mesure pour plusieurs raisons.D'une part, nous ne croyons pas qu'elle s'appuie sur des arguments économiques sérieux.D'autre part, l'ouverture des commerces le dimanche aura des conséquences négatives, entre autres sur la structure commerciale qui prévaut au Québec.Le ministre Tremblay justifie sa proposition de libéralisation des heures d'ouverture essentiellement par une hausse appréhendée des ventes au détail.Autrement dit, la reprise de la consommation viendrait du fait que les gens auront plus de temps pour dépenser même s'ils n'ont pas plus d'argent dans leurs poches.Dans un mémo comportant trois pages et un graphique, seule «étude» déposée à ce jour par le ministre pour appuyer ses pré- tentions, on retient l'hypothèse que l'ouverture des commerces le dimanche «entraînera une hausse jugée conservatrice des ventes de l'ordre de 1%!» Il ne s'agit effectivement que d'une hypothèse.Pour la justifier, on invoque le fait que les ventes au détail se sont accrues de 2,6% en Ontario au troisième trimestre de 1992, consécutif à la libéralisation des heures d'ouverture dans cette province, alors qu'au Québec elles sont demeurées à peu près stables (+0,1%).Cette seule donnée trimestrielle est loin d'être convaincante d'autant plus que de tels écarts sont déjà apparus dans l'évolution des ventes au détail au cours des dernières années, notamment en 1985, 1985, 1987 et 1989, à l'avantage d'une ou l'autre des provinces.On se serait attendu à plus de sérieux de la part d'un apôtre de la qualité totale.Il est par ailleurs assez navrant de constater que le gouvernement en soit rendu, pour justifier sa démarche, à es-compter « une augmentation des achats impulsifs; c'est-à-dire que, sans but réel, les consommateurs iront flâner dans les commerces le dimanche et là, saisis d'une envie incontrôlable, ils procéderont à des achats qu'ils n'auraient autrement pas faits.Le phénomène serait si puissant que les ventes au détail connaîtraient une forte hausse.On admettra qu'un tel argument, sans démonstration claire, appartient plus à la pensée magique qu'à la science économique.Compte tenu du niveau élevé d'endettement de plusieurs de nos concitoyens, il y a aussi de quoi s'interroger sur les motivations gouvernementales.Selon le ministre Tremblay, la libéralisation des heures d'ouverture devrait également contribuer à réduire le volume du commerce transfrontalier.L'ouverture le dimanche permettrait de récupérer 20% des achats outre-frontières actuellement réalisés lors de cette journée.Autre hypothèse qui ne s'appuie sur aucune donnée tangible.L'expérience de la Colombie-Britannique permet au contraire d'émettre de sérieux doutes à cet égard.Une étude de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante indique en effet que la population de la ville de Vancouver, où les commerces sont ouverts le dimanche depuis de nombreuses années, se rend faire des achats aux États-Unis à un rythme six fois supérieur à celui de Montréal.(.) Non seulement la preuve n'est pas faite que l'ouverture des commerces le dimanche rapportera des dividendes sur le plan économique, mais elle pourrait avoir des répercussions considérables sur les petits commerçants.Selon les plus récentes données, le commerce indépendant compte au Québec pour 72 X des ventes au détail par rapport à 28% pour les magasins à chaine et grande surface.La part de marché du petit commerce est sensiblement moins élevée en Ontario et en Colombie-Britannique, alors qu'aux États-Unis la proportion s'inverse en faveur des grandes chaînes.Il ne faut pas se le cacher: pour des raisons de concurrence, la libéralisation proposée aura pour effet d'obliger les petits commerçants à ouvrir le dimanche.Les petits établissements à propriété familiale y perdront leur seule journée de relâche et tous les commerces verront leurs coûts d'opération augmenter.Les grandes surfaces pourront beaucoup plus aisément procéder à l'adaptation des horaires et à la réaffectation de leur personnel.Ce sont elles qui vont probablement bénéficier d'un éventuel déplacement des dépenses des consommateurs.On peut dès lors appréhender la fermeture de nombreux petits établissements, avec des répercussions désastreuses sur la vitalité des centre-ville et même le tissu social, notamment dans les agglomérations de petite et moyenne taille.À plus long terme, est-ce que cela représente un progrès pour notre société?Dans ce nouveau contexte, la liberté de travailler le dimanche sera aussi bien théorique.Le ministre Tremblay se targue d'avoir inséré dans son projet une clause de volontariat.D'abord celle-ci est valide pour trois ans seulement.Et surtout, pour bon nombre d'employés déjà en position précaire, il sera très difficile de refuser de travailler le dimanche.Le ministre fait miroiter la création de quelque 9 000 emplois.Des emplois seront peut-être créés dans les grandes chaînes mais d'autres seront perdus ailleurs.Le travail à temps partiel, déjà prédominant dans le secteur des ventes au détail, gagnera encore du terrain.Il s'agit en fait de vases communicants et, en bout de piste, nous pensons qu'il n'y aura pas de gains nets d'emplois.L'intégration du Quebec à la zone de libre-échange nord-americain ne signifie pas qu'il faut copier servilement nos voisins.Devons-nous à tout prix épouser le modèle américain où priment les valeurs de consommation et de mécanisation?Nous ne le croyons pas.(.) Le Monde La P $4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 22 DÉCEMBRE 1992 \u2022 \u2014 L'embargo aggrave la mortalité infantile en Irak, dit l'UNICEF Des parents de membres du groupe de Palestiniens musulmans déportés au Liban-Sud ont protesté contre cette mesure du gouvernement israélien, hier devant l'église de la Nativité à Bethléem, dans les Territoires occupés de la rive gauche du Jourdain.La police a paisiblement dispersé le groupe.photo ap Expulsion des Palestiniens : attaqué de toutes parts, Rabin reste intraitable d'après AFP.AP et Rcutcr ttRUSALEM m Israel a fait savoir hier qu'il empêchera par «tous les moyens» le retour des 4I5 Palestiniens qu'il a expulses vers le Liban, et la mi-; lice entretenue par lui au Liban-Sud passait à Taction en ouvrant le feu sur ceux-ci, faisant ideux blessés.La situation s'est tendue du fait de la décision de Beyrouth de couper tout accès aux 4I5 présumés membres du mouvement islamiste ,dc résistance palestinienne Hamas et de les \u2022'refouler vers Israel en soutenant qu'il s'agit d'un problème de l'État juif et que celui-ci ne saurait utiliser le Liban comme un dépotoir.Le premier ministre libanais, Rafic Hariri, a reçu hier un message du secrétaire général de l'ONU, Boutros-Ghali.portant sur les Palestiniens expulsés.Ce message a été transmis par le responsable des opérations de l'UNR-\\VA (Office de l'ONU pour le secours aux réfugiés de Palestine), Franke de longe, qui s'est abstenu de toute déclaration à l'issue de la rencontre.Tarez Boueiz, chef de la diplomatie libanaise, appelait l'ONU à adopter des sanctions contre Israel.Attaqué de toutes parts, y compris par le Likoud qui a déposé une motion de censure contre son gouvernement et dont le tenor Ariel Sharon accusait son gouvernement de «ne pas savoir expulser», le premier ministre israélien Yitzhak Rabin a défendu avec vigueur sa décision.Mais son ministre des Affaires étrangères.Shimon Pérès, prenait ses distances à propos de ces expulsions.« |e ne peux pas changer le passe et je ne veux pas en parler.|e n'ai pas à juger cette décision.|e n'étais pas là quand elle a été prise.|e suis membre du gouvernement et je ne veux pas la juger (la décision)», a déclaré Peres a la radio israélienne.« Lu tant que ministre des Affaires étrangères, mon rôle est de faire en sorte que le processus de paix se poursuive», a-t-il ajouté.La Cour suprême israélienne a de nouveau reporté sa décision concernant un recours sur la légalité des expulsions.L'Organisation arabe des droits de l'Homme (OADH) appelait à une réunion «urgente» de la Commission des droits de l'Homme de l'ONU face a la dégradation des conditions dans les Territoires occupés et à l'expulsion des 415 Palestiniens.Déplorant la mort ces derniers jours par balles d'une dizaine de Palestiniens, dont deux enfants.l'OADH, dont le siège est au Caire, considère dans un communique «qu'il est temps de convoquer cette commission en vue d'examiner une protection internationale des Palestiniens dans les Territoires occupés».Au moins deux Palestiniens, l'un âgé de 10 ans, Ayman Sobhi Amr, et l'autre de 17 ans, Mahammed Abou Moussa, étaient abattus hier par des soldats dans le camp de réfugiés de Khan Younès.dans la bande de Gaza occupée, el un sit-in contre les expulsions d'islamistes a eu lieu à Bethléem, en Cisjordanie occupée, où les Palestiniens chrétiens ont pris le deuil pour Noel.Depuis le debut du mois de décembre, 15 Palestiniens ont été tués par l'armée israélienne dans les Territoires occupés.La bande de Gaza est sous couvre-feu depuis une semaine.et la Cisjordanie est coupée d'Israël depuis cette date.Du Caire, le president égyptien Hosni Moubarak appelait Israel à revenir sur les expulsions.Selon l'agence Mena.Moubarak a sommé l'État juif de «renoncer à tout ce qui peut entraver le processus de paix» au Proche-Orient; il prenait la parole au cours d'un dîner en l'honneur du président ukrainien Léo-nid Kravtchouk, arrivé hier pour une visite officielle de trois jours.À Tunis, la direction palestinienne «élargie» formait un «Haut comité» chargé de suivre l'évolution de la crise.Yasser Arafat, le chef de l'OLP qui préside le comité, exhortait hier soir le président libanais, Elias Hraoui, à «tout mettre en oeuvre pour assurer le retour» des expulsés sur leur terre et dans leurs foyers.« Il s'agit de la plus grande opération de déportation massive depuis l'exode forcé de notre peuple en 1948 et en 1967», écrit Arafat dans son message.Faisal Husseini.résident de Jérusalem et chef de la délégation palestinienne aux pourparlers de paix, jugeait que la solution de la crise déclenchée par les expulsions était «plus importante que la prochaine session de discussions sur le Proche-Orient ».Rendu samedi à Tunis pour la réunion extraordinaire de l'OLP consacrée aux expulsions, Husseini a estimé hier que, dans cette perspective, rengagement d'un dialogue direct entre Israel el l'OLP serait un bon moyen de preserver le processus de paix.«La balle est dans le camp israélien», ajoutait-il en interview.Première mission en Secret absolu autour des Haïti du reorésentant Itractations P°ur former Haïti du représentant |e gouvernement russe des Nations unies d'après AFP d'après AFP \u2022 ?-.1 PORT-AU-PRINCE Le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU pour la crise haïtienne, l'ancien ministre argentin des Affaires étrangères Dante Ca-puto, effectue depuis samedi une première mission diplomatique de 48 heures à Port-au-Prince, apprend-on de source officielle dans la capitale.Caputo, qui est accompagné de Francesc Vendrell (Espagne) el de Mme Nicole Land-grace (France), doit rencontrer le premier ministre du régime putschiste Marc Bazin, le père Antoine Adrien, coordonna-teur de la Commission présidentielle nommée par le chef de l'État renversé |ean-Ber-trand Aristide, et le chef de l'armée haïtienne, le général Raoul Cédras.Le représentant spécial, qui est ancien président de l'Assemblée générale de l'ONU, rencontrera également les présidents des deux chambres du parlement haïtien, Déjean Bé-lizaire (Sénat) et Alexandre Medard (Chambre des députés), ainsi que René Théodore, le responsable communiste modéré qui avait été choisi début 1992 par le président élu, dans le cadre des Accords de Washington, comme éventuel premier ministre sur proposition des co-présidents du Parlement.Le diplomate argentin, qui effectue sa première mission à Port-au-Prince depuis sa nomination le M décembre par Boutros-Ghali, s'entretiendra en outre avec le responsable de HK -7/ 1 /V l'y 3*.L'ancien ministre argentin des Affaires étrangères, M.Dante Caputo, photographié il y a quelques années.la Mission des observateurs de l'Organisation des Etats américains (OFA) en Hatti, Colin Granderson (Trinité et Tobago), et avec des responsables de la Plateforme haïtienne des droits de l'Homme, une organisation proche du père Aristide.MOSCOU Les tractations sur la formation du prochain gouvernement russe se déroulaient hier dans le secret le plus absolu, à la veille de l'expiration du délai fixé par le président Boris Eltsine.Aucune indication n'était parvenue sur la composition du cabinet dirigé par le nouveau premier ministre Viktor Tchernomyrdi-ne, ce qui laisse supposer un arbitrage difficile du président russe, rentré précipitamment de Pékin samedi pour mettre fin, a-t-il expliqué, aux querelles et à une crise politique naissante.Selon des sources informées, Tchcrnomyrdine, un apparatchik issu du sérail industriel soviétique, devrait annoncer la composition du nouveau cabinet aujourd'hui au Parlement à l'issue d'un débat sur une loi du gouvernement.Les tractations portent entre autres sur le sort des artisans directs de la politique économique radicale appliquée depuis le 2 janvier dernier par l'ancien chef de gouvernement Egor Gaidar, le premier vice-premier ministre Vladimir Choumeiko.les vice-premiers ministres Alexandre Chokhine et Anatoly Tçhoubaïs, et les ministres de l'Économie Andrei Netchaiev et Piotr Aven.Ces personnalités constituent d'évidence «le noyau Gaïdar», que le président Eltsine avait évoqué a son depart de Pékin et qu'il souhaite voir rester en exercice, malgré l'opposition manifestée par les dirigeants du puissant bloc centriste de l'Union civile, dont le principal leader est Arka-di Volski, président de l'Union des industriels.Volski aurait déclaré, selon te- d'après AFP BAGDAD ¦ a mortalité infantile s'est ac-Bb crue en Irak depuis l'imposition il y a 28 mois de sanctions multiformes à rencontre de Bagdad, selon la mission du Ponds des Nations unies pour la protection de l'enfance (UNICEF) dans la capitale irakienne.Un rapport de l'organisation humanitaire, publié hier, indique que la mortalité chez les enfants de moins de cinq ans a atteint 125 p.mille en 1991 (contre 80 p.mille en 1990).Le taux des enfants mort-nés, qui était de dix p.mille en 1990.s'est élevé à 90 p.mille l'année suivante.Le chef de la mission de l'UNICEF, Thomas Ikvall, a affirmé lors d'une conférence de presse que «les sanctions ont les effets les plus graves sur les groupes les plus vulnérables de la société, qui doivent également faire face à l'augmentation des prix à cause du manque de denrées de base».«Cela aggrave le phénomène de malnutrition et encourage les maladies comme la poliomyélite, la malaria, la rubéole, alors que les mauvaises conditions sanitaires ont entrainé une reapparition du choiera et de la typhoïde», a ajouté le Suédois.L'embargo n'englobe pas les produits vitaux mais l'Irak, qui refuse de vendre son pétrole aux conditions fixées par le Conseil de sécurité de l'ONU, affirme qu'il est à court de devises pour s'assurer un approvisionnement suffisant en denrées alimentaires, produits pharmaceutiques et eq uipemen ts m éd i ca u x.Selon le ministre irakien de la Santé.Abdessalam Mohammad Said, l'Irak importait avant l'embargo pour deux milliards par an de produits pharmaceutiques et médicaux pour quelque 18 millions d'habitants.«Nous manquons d'antibiotiques, d'anesthésiants, d'insuline, de médicaments pour le coeur, et des produits de traitement continu, de pieces de rechange pour materiel défectueux.Nous n'utilisons que 50 p.cent de notre capacité d'accueil hospitalier», a-t-il affirmé hier a la presse.Maigre cette situation, «il est exclu de vendre notre pétrole aux conditions qui portent atteinte à notre souveraineté», a affirme Said.L'ONU autorise l'Irak a vendre du pétrole pour l'équivalent de 1,6 milliard sur six mois afin d'assurer ses besoins vitaux.Les ventes doivent se faire exclusivement aux pays membres du conseil, via l'oléoduc reliant l'Irak à la Turquie.Une visite accompagnée par des guides officiels dans des hôpitaux de Bagdad a permis de constater que de nombreux lits étaient inoccupés.Des nourrissons présentent des symptômes de malnutrition (ventre ballonnes, membres rachitiques).Selon le pédiatre en chef de l'hôpital Saddam pour enfants, Ali labri, 250 sur les 400 lits sont occupés et l'hôpital sert de «centre de lactation ».Les enfants sont tous accompagnés de leurs mères, visiblement d'un milieu pauvre.Sur la table de chevet repose une boite de lait en poudre fournie par l'UNICEF.'.Oum Mohammad détourne les yeux pour cacher sa honte et éclate en sanglots lorsqu'on lui demande pourquoi son sixième enfant d'un an est dans un état avancé de malnutrition.Selon le médecin, elle le nourrissait principalement a l'eau sucrée, le salaire tie son mari à la retraite étant de 120 dinars (5$), le prix d'un kilo et demi de lait en poudre au marché libre.La torture serait encore très répandue en Turquie d'après AFP xestia.qu'il proposerait des personnalités proches de la coalition, notamment pour les postes des Affaires étrangères et de l'Economie.Dans une conférence de presse hier, il a démenti les propos rapportés par le journal.Pour l'heure, seul Tchoubais.un jeune économiste d'origine bé-larusse et très proche de Gaïdar, serait assuré de rester dans le prochain gouvernement, a indiqué hier Interfax, qui cite des «sources bien informées» après les pourparlers du week-end entre Eltsine, Tchernomyrdine et Choumeiko.Tchernomyrdine, un pragmatique âgé de 54 ans qui a fait toute sa carrière dans le secteur pétrolier, un temps comme conseiller du Comité central de l'ancien PCUS.a affirmé qu'il soutiendrait les réformes, mais seulement «celles qui doivent donner des résultats concrets».«Tous ceux qui veulent et savent travailler doivent rester», a ajouté Tchernomyrdine, dans une évidente volonté de conciliation après la dramatisation des declarations des uns et des autres pendant l'intérim ministériel de la semaine dernière.L'avenir du compromis politique élaboré difficilement lors des derniers jours du Congrès, l'Assemblée suprême à majorité conservatrice, entre Boris Eltsine et le ténor de l'opposition parlementaire, Rouslan Khasboulatov, restait suspendu à la proclamation de la composition du nouveau cabinet.En effet, un refus en bloc du nouveau cabinet par l'opposition centriste et pro-communistc sonnerait alors le glas du fragile consensus de la semaine dernière, et plongerait la Russie dans une nouvelle crise politique, cette fois peut-être inextricables STRASBOURG La pratique de la torture et d'autres formes de mauvais traitements graves de personnes détenues par la police reste «largement répandue» en Turquie, a affirmé hier le Comité européen pour la prévention de de la torture (CPT), organisme mis en place par le Conseil de l'Europe.La torture et autres formes de mauvais traitements sont utilises par la police «à la fois a l'égard de suspects de droit commun et de personnes détenues en vertu de la legislation contre le terrorisme», souligne le CPT dans une Declaration publique relative à la Turquie diffusée à Strasbourg, siège du conseil (l'Europe des 27 dont la Turquie est membre).Cette déclaration fait suite à trois visites en Turquie d'une délégation du CPT, entre septembre 1990 et fin novembre 1992.Les informations recueillies lors de la dernière visite «montrent que la question de la torture et d'autres mauvais traitements infligés aux personnes détenues par la police n'a pas été résolue, en dépit de l'importance que lui avait accordé le gouvernement actuel lorsqu'il est entré en fonctions fin 1991 ».La délégation du CPT a «été submergée d'allégations de tels traitements» et «de nombreuses personnes examinées par les médecins de la délégation présentaient des lésions ou des signes médicaux compatibles avec leurs allégations», indique le comité.Le phénomène de la torture, «profondément enraciné» en Turquie, concerne, à l'heure ac- tuelle, «principalement la police et, dans une moindre mesure, la gendarmerie», souligne le CPT.qui ne relève en revanche «praii-quement aucune allegation-de torture» dans les différentes prisons visitées.Pour lutter d'une manière «efficace» contre la torture en Turquie, «des mesures s'imposent, sur plusieurs fronts», estime le CPT.qui demande surtout l'introduction de nouvelles garanties juridiques pour les personnes privées de liberté ainsi qu'une intensification de l'enseignement des droits de IT lomme et de la forma-lion pour les policiers.C'est la première fois que le CPT fait une déclaration publique aux termes de la Convention européenne pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants, élaborée en 1987 et liant 22 pays européens, dont la Turquie.Un article stipule que si un pays lié à la convention «ne coopère pas ou refuse d'améliorer la situation a la lumière des recommandations du comité, celui-ci peut décider, a la majorité des deux tiers de ses membres, de faire une déclaration publique à ce sujet ».Les autorités turques ont demandé au CPT de s'abstenir de faire une telle déclaration, précise le comité, en soulignant qu'un tel choix «aurait des effets négatifs pour la protection des droits de l'Homme».«La présente declaration est faite dans un esprit constructif.Loin de constituer un obstacle, elle devrait faciliter les efforts des deux parties» (le CPT et la Turquie) pour lutter contre la torture, estime le comité.10 morts en Afrique du Sud d'après AFP IOHANNESDURG n fermier blanc et sa fille ont été tués hier dans une attaque lancée par des Noirs contre une ferme à Theunissen, dans l'Etat libre d'Orange, a indiqué la télévision sud-africaine.L'épouse du fermier a été hospitalisée dans un état critique, a ajouté la télévision, sans fournir d'autres précisions.Cette attaque fait suite au meurtre, samedi, d'une Blanche de 14 ans dans la ville voisine de Ficksburg.La multiplication de ces agressions a suscité la colère des extrémistes blancs, qui estiment que les Noirs cherchent à les expulser de leurs terres.Le Mouvement de la resistance afrikaner (AWB.extrême-droite) rencontre aujourd'hui la police et les responsables de Ficksburg pour discuter de sécurité.Le Parti conservateur (proapartheid) a menacé d'organiser des raids contre le Lesotho, qu'il accuse d'abriter des extrémistes noirs à l'origine des dernières attaques.\u2022 La police annonçait entretemps la mort de huit Noirs, dont un enfant de trois ans, dans divers incidents au cours du week-end dans la province du Natal.Quatre personnes, dont l'enfant, ont été tuées dans des attaques à la grenade lancées dans des quartiers noirs près d'Um-bumbulu.sur la cote sud.De plus, un policier était tué et un autre blesse alors qu'ils assuraient la sécurité d'une réunion de l'ANC (Congrès national africain) a Ndewdwe, sur la côte nord.Enfin, trois personnes étaient tuées dans la cité d'Esikhaweni.dans le nord du Natal, a précisé la police.| 1 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 22 DÉCEMBRE 1992 B 5 Retour de la terreur au nord de Mogadiscio d'après A Pet AFP MOGADISCIO ¦ Apres que des troupes américaines et belges soient entrées sans encombres dans le port de Kismayo, de nouveaux incidents violents se produisaient hier en Somalie: soldats français et américains étaient la cible d'attaques à Mogadiscio el à Baïdoa.des villes pourtant «pacifiées» dans le cadre de l'opération Restore Hope.Quatre assaillants étaient blessés.Une équipe d'observation française en poste à quatre km au nord-ouest de Baïdoa, elle-même située à 250 km au nord-ouest de Mogadiscio, était attaquée par une dizaine de Somaliens armés, à-t-on appris hier.Lors de la riposte, «effectuée conformément à la clause de la légitime défense», trois d'entre eux ont été blessés, dont un, touché au ventre, grièvement.Ils ont été hospitalisés à Baïdoa, où venait d'arriver sans problème un convoi d'aide humanitaire escorté par des marines.L'incident s'est produit à 21 h 30 locales.Les Somaliens étaient à bord d'une camionnette, qui a été arrêtée par le tir d'un tireur d'élite.Dix minutes plus tard, une section de la 3e compagnie du 2e REP (Régiment étranger parachutiste, de la Légion étrangère), envoyée en renfort, était elle aussi prise sous le feu d'armes automatiques, à un kilomètre de là.Une section supplémentaire a ratissé le terrain mais les agresseurs avaient pris la fuite.Trois fusils d'assaut AK-47 ont ete récupérés.Des soldats français ont aussi , découvert dimanche à Baïdoa.où les marines et les légionnaires étaient entrés mercredi, qu'une .mine avaient été posée à proximité d'un de leurs véhicules, a dit hier un porte-parole de l'UNI-\u2022 CE F.Apres avoir fouillé les envi- B8.90 Dhahran ARABIE SEOUDtTE EMIRATSs ARAB.UNIS1| Accord frontalier Ryad-Doha d'après AFP mm .x .¦¦:y > .'.Sail- Hier, dans le port de Mogadiscio, des Somaliens ont commencé à transborder des sacs de riz donnés par les États-Unis.PH0T0 REUTER AliOU DHABI ¦ Le Conseil de cooperation du Golfe (CCG) a évité de justesse une crise politique avec la signature dimanche soir, 24 heures avant l'ouverture de son 13e sommet hier à Abou Dhabi, d'un accord sur le conflit frontalier opposant deux de ses membres, le Qatar et l'Arabie Saoudite.Après la conclusion de l'accord dans la ville sainte saoudienne de Médine, le Qatar a officiellement annoncé sa participation au sommet du CCG, qu'il avait menacé de boycotter si aucun processus de règlement de son différend avec Ryad n'était engagé avant le début des débats.Le Qatar a obtenu satisfaction sur tous les points essentiels de sa revendication, à savoir une possible redéfinition du tracé fronta-.lier avec l'Arabie Saoudite, une première fois fixé en 1965 par les deux pays.Une commission mixte sera constituée pour procéder, d'ici un an, au démarquage «définitif » de la frontière et à son bornage.L'accord de 1965 avait été unilatéralement dénoncé par les dirigeants qatariotes à la suite d'un grave incident frontalier armé survenu le 30 septembre dernier.Doha et Ryad s'étaient alors mutuellement accusés d'occuper militairement une partie de leur territoire respectif et exigeaient son évacuation.Plusieurs journaux du Golfe considéraient hier que le résultat positif des tractations de Médine \u2022entre l'émir du Qatar, cheikh Khalifa Ben Hamad al-Thani, et le roi Fahd, et auxquelles le président égyptien Hosni Moubarak a activement participé, est un échec pour les partisans d'un éclatement du CCG.Le quotidien des Émirats arabes unis, Al-Khaleej, souligne que le nouvel accord «met en échec les espoirs de plusieurs pays qÇht certains États du Golfe».AhKhuleej fait manifestement allusion, sans les nommer, à l'Irak et à l'Iran qui ont soutenu (a position du Qatar et proposé leur appui en cas de conflit armé avec l'Arabie Saoudite, selon des sources informées à Abou Dhabi.Le journal des Émirats appelle les six États du CCG (Arabie Saoudite.Bahrein.Émirats, Koweït.Oman et Qatar) à faire montre à l'avenir de «plus d'imité».rons, ils en ont trouvé quatre autres dans un dépôt.Lorsque les militaires sont retournés à leur véhicule, c'était pour s'apercevoir que le terrain avait de nouveau été miné.Un escadron de marines qui pa- troui 1 lait dans Mogadiscio, le long de la «ligne verte» qui coupe la capitale en deux, a également échangé des coups de feu dimanche avec un groupe de Somaliens armés, blessant l'un d'entre eux.Le colonel Fred Peck, porte-parole militaire américain, a précisé que les soldats avaient été deux fois la cible de tirs d'armes automatiques venus du Parlement.Les marines ont riposté jusqu'à cessation des tirs.Mais, dans les secondes qui ont suivi, un So-malicn à bord d'un véhicule qui passait à proximité a pointé sa mitrailleuse sur les marines.Ces derniers ont alors tiré.«Ils ont vu l'homme tomber dans le véhicule qui s'est éloigné à toute vitesse», a dit Peck.Ces incidents montrent que les bandes armées qui avaient déserté Mogadiscio et Baïdoa en prévision de l'arrivée des troupes américaines semblent faire leur réap-parition.À Mogadiscio, les associations humanitaires sont préoccupées par le nombre d'hommes en armes qui se promènent dans le nord, où les troupes étrangères ne sont pas entrées.« Il y a beaucoup d'armes automatiques et de technicals (camionnettes surmontées d'armes automatiques) dans la région», a déclaré Mark Thomas, de l'UNICEF.Près de 30 centres de distribution alimentaire au nord de la «ligne verte» sont paralysés par des actes de violences.Selon Thomas, un groupe de journalistes allemands a été dévalisé par des Somaliens qu'ils étaient en train d'interviewer.Par ailleurs, des informations non confirmées faisaient état hier de prochaines négociations de paix à Addis Abeba entre les deux chefs de guerre qui se disputent le contrôle de Mogadiscio, sous les auspices de l'ONU.De même source, on indique que le général Mohamed Farah Atdid.chef du Congrès de la Somalie unifiée (USC).et Mohamed Nur Alio, du Mouvement démocratique soma-lien (SDM), étaient soit en route, soit déjà arrivés dans la capitale éthiopienne.?REPERES La percée des indépendantistes à Taïwan jette une ombre sur les relations avec Pékin d'àprès AFP TA IPLI ¦ La percée des indépendantistes aux élections législatives de samedi à Taiwan va jeter une ombre sur le réchauffement des relations avec la Chine.«La bonne performance du camp radical à ces élections prouve qu'un Parlement polarisé en deux camps et une lutte idéologique sont inévitables, ce qui rendra difficile une amelioration des relations avec le continent», estime Lin Shan-tien, professeur de droit à l'Université nationale de Taiwan.Sur les 50 sièges remportés par le DPP (Parti progressiste démocratique) aux premières élections totalement directes de Pile, plus d'un tiers sont du camp radical dont les thèses sortent ainsi renforcées.Les dirigeants communistes à Pékin comme les nationalistes du Kuomintang (KMT) réfugiés à Taiwan prônent la réunification depuis 1949, estimant que Pile est une province chinoise qui doit être rattachée au continent.Bien que les gains du DPP ne signifient pas nécessairement un soutien massif des Taïwanais aux thèses de l'indépendance, les responsables du KMT ont admis que la question de l'indépendance dominerait le nouveau Parlement, dont les membres commenceront à siéger en février prochain.Avec 31 p.cent des suffrages, le DPP a remporté 50 sièges, et les nationalistes du KMT, avec 53 p.cent, en ont obtenu 9b.En outre, 15 sièges ont été gagnés par des candidats indépendants, plus un autre siège gagné par le candidat d'un petit parti.«La première chose que le DPP va faire au Parlement, c'est de réclamer la démission du premier ministre radical Hau Pci-tsun », indique Yao Liming, directeur d'un organisme de contrôle du Parlement.Le général Hau n'a jamais cessé de condamner les actions en faveur de l'indépendance, estimant qu'elles constituaient une provocation pour la Chine qui menace d'envahir Taiwan en cas de sécession.Le secrétaire général du Parti communiste chinois, liang Zemin, a d'ailleurs renouvelé l'avertissement la semaine dernière en déclarant que Pékin n'hésiterait pas à prendre «des mesures fermes» pour empêcher Taiwan de se déclarer indépendante.L'agence Chine-Nouvelle a estimé dimanche que les résultats du scrutin «allaient exacerber les relations entre les deux partis politiques (à Taiwan), ce qui affectera l'évolution politique de Taiwan et la stabilité de la situation ».Wu Nai-teh, de l'Académie Sinica, estime que «les gains du DPP sont ce que la Chine redoute le plus parce qu'ils vont augmenter la voix de l'indépendance à Taiwan ».«Alors que le DPP avait centré sa campagne sur la corruption du pouvoir en place, ses candidats les plus ouvertement en faveur de l'indépendance ont réalisé les meilleurs scores, ce qui ne doit pas réjouir les dirigeants à Pékin », a commenté un diplomate dans la capitale chinoise.La seconde leçon que la veille garde communiste peut tirer de ces élections est que le développement économique aboutit un jour ou l'autre à des aspirations démocratiques et mul-lipartites, soulignent les analystes.« Alors que Pékin essaie d'allier autoritarisme politique et liberté économique, les Taïwanais commencent à rejeter le modèle nationaliste en vigueur dans l'ile depuis 1949», estime un homme d'affaires occidental.Et au moment où les chefs du PCC se battent farouchement pour empêcher toute démocratisation à Hong Kong avant que la colonie ne réintègre la Chine en 1997, l'effritement du pouvoir à Taiwan est plutôt mal venu.Le silence total des journaux chinois hier, à l'exception de la presse pro-communiste de Hong Kong qui a critiqué les positions ambiguës du KMT sur la question de l'indépendance, montre clairement l'embarras des dirigeants de Pékin.DÉPÊCHES PALESTINE Vigile-Montréal ¦ La communauté palestinienne de Montréal ainsi que des sympathisants organisent cet après-midi à 16h, au Square Phillips, face à La Baie, rue Sainte-Catherine, un rassemblement pour protester contre l'expulsion récente de 417 Palestiniens des Territoires occupés par Israel en représailles à l'enlèvement et l'assassinat d'un soldat.Coordonnée par l'Aide médicale pour la Palestine, cette vigile a aussi pour but de dénoncer «les actions punitives perpétrées par les forces israéliennes d'occupation à rencontre de la population palestinienne des Territoires».ZAÏRE Pillages meurtriers ¦ Des éléments des forces de l'ordre se sont livrés hier à des actes de pillage dans le chef-lieu de la province du Haut-Zaïrc, dans le nord-est du pays, qui auraient fait des morts, apprend-on de sources dignes de foi à Kinshasa.Les pillages auraient touché le grand marché de Kisangani avant de s'étendre aux habitations.Il y a des morts, ont ajouté ces sources, sans toutefois donner le nombre exact des victimes.Ces actes de pillage auraient été provoqués par le mécontentement des soldats payés en coupures de 5 millions de zaires.«démonétisé» par le gouvernement légitime renvoyé la semaine dernière par le dictateur Mobutu Scse Seko.ALGÉRIE Huit tués ¦ Six islamistes armes et deux femmes ont été tués dimanche soir dans une opération antiterroriste menée par des unités spéciales à Blida.au sud d'Alger, selon un bilan officiel publié hier soir par le ministère de la Sécurité publique.Les deux femmes étaient dans la maison servant de refuge au groupe armé.Des témoins ont indiqué qu'une dizaine d'hommes armés avaient été tués au cours de cette opération.Cinq Kalachnikov, dix chargeurs et un pistolet automatique ont été récupérés, ajoute le communiqué, qui précise que deux de ces Kalachnikov appartenaient à deux policiers tués mercredi dernier à Hadjout, à l'ouest d'Alger.Trente-six hommes armés ont été tués depuis l'entrée en vigueur du couvre-feu, le 5 décembre, dans sept départements du centre-nord de l'Algérie, et 17 agents des forces de l'ordre ont été assassinés.GRANDE-BRETAGNE Heseltine-erreur ¦ Le ministre de l'Industrie Michael Heseltine a reconnu hier que le gouvernement britannique «s'est trompé» sur le programme de fermeture de 31 mines de charbon du pays, déclaré le jour même «illégal» par la Haute Cour de Londres.Saisie par les syndicats de mineurs, celle-ci a estimé que le gouvernement et British Coal, les charbonnages nationalisés, avaient «illégalement» ignoré les droits des mineurs et de leurs syndicats à être consultés avant les fermetures.Parlant à la télévision, Heseltine a rejeté la responsabilité de l'erreur du gouvernement sur British Coal, en partie du moins, indiquant qu'au moment de la décision de fermer les puits, «les consultations n'étaient pas considérées comme nécessaires par British Coal et j'ai accepte cet avis».AVIS LEGAUX - APPELS D'OFFRES -SOUMISSIONS - ENCANS ¦ avis public Gouvernement du Québec MINISTÈRE DE L'ENVIRONNEMENT Le ministère de l'Environnement du Québec demande des soumissions oour des travaux de démantèlement, de transport et d'élimination des résidus d'un pont ferroviaire incendié dont les structures étaient principalement faites de bois pré-traité à la créosote.Ce pont d'une longueur de 600 pieds est situé au lac Dutault dans la municipalité de D'Alembert en Abitibi-Témiscamingue.Documents d'appel d'offres Les entrepreneurs intéressés peuvent se procurer copie des documents d appel d offres, du lundi au vendredi, à partir du 21 décembre 1992 entre 8 h 30 et 12 h.et 13 h et 16 h 30 à l'adresse suivante : Gouvernement du Québec Ministère de l'Environnement Direction régionale de l'Abitibi-Tèmiscamingue et du Nord du Québec 29, du Terminus Ouest Rouyn-Noranda (Québec) J9X 2P3 Tél.: (819) 762-6551 À l'attention de Monsieur Ghislam Veillettc Un cheque émis â l'ordre du ministre des Finances au montant de dix dollars (10 S) incluant toutes taxes sera exige pour lobtention des documents d appel d offres.Le Ministère limite la distribution â une (1) seule série de ce document d appel par entrepreneur.Clôture des soumissions : Les soumissions seront reçues a l'adresse ci-haut mentionnée jusqu a 10 h 30.le mercredi 20 janvier 1993.L'ouverture des soumissions est publique et se fera immédiatement après la clôture des soumissions.Garantie de soumission : Les soumissions devront être accompagnées d une garantie de soumission sous I une ou lautre des formes suivantes : \u2014 d'un cautionnement au montant de quatorze mille dollars (14 000 S) émis par une compagnie habilitée à se porter caution en faveur du ministère de l'Environnement du Québec ; \u2014 d'un chèque visé au montant de sept mille dollars (7 000 $) émis a Tordre du ministre des Finances du Québec.\u2014 d'obligation conventionnelle au porteur d une valeur nominale de sept mille dollars (7 000 $) émise ou garantie par le Gouvernement du Québec ou par le Gouvernement du Canada et dont I échéance ne dépasse pas cinq ans.La garantie de soumission doit être valide pour une période de quarante-cmq (45) jours à compter de la date d'ouverture des soumissions.Conditions : Seules seront considérées, aux fins du contrat, les soumissions des entrepreneurs ayant leur principale place d'affaires au Québec et détenant la licence requise en vertu de la Loi sur la qualification professionnelle des entrepreneurs en construction (L.R.Q.chap.Q-1).Visite des lieux Une visite des lieux se tiendra les 8 et 12 janvier 1993 au lieu et heure mentionnes dans les documents d'appel d'offres.Réserve Le ministère de l'Environnement du Québec ne s engage à accepter ni la plus basse, ni ^ aucune des soumissions reçues.| Le sous-ministre 2 Jean Pronovost Québec Gt Hy Kl 11 tJ Cl Hydro-Québec VICE-PRÉSIDENCE APPROVISIONNEMENT ET SERVICES DIRECTION APPROVISIONNEMENT DE L'EXPLOITATION SERVICE ACHATS, CONTRATS ET SURPLUS D'ACTIF PÉRIODE DU 1ER MA11993 AU 31 DÉCEMBRE 1994 \"ADDENDA\" Les propositions \"AU\" (secteur Beauce) et \"AV\" (secteur Thetford Mines) de la région Montmorency font partie intégrantes du 2e appel d'offres (bloc 2) dont la date prévue de publication est fixée au 23 février 1993.Ces propositions s'inscrivent dans le cadre du projet provincial d'élagage dont tous les détails ont été publiés le 3 novembre dernier.Les plans concernant ces propositions sont disponibles à l'imprimerie suivante Les Industries Poly Inc.511 est, rue Rachel Montréal (Québec) Téléphone : (514) 526-2508 Il suffira de s'adresser directement à cette dernière en indiquant au responsable la région, le secteur et la proposition sus-mentionnés.Pour tous renseignements relatifs au présent dossier, veuillez communiquer avec : Monsieur Jean-Luc Ducharme ou Monsieur Claude Déziel (514) 858-7731 (514) 858-2845 René Cantin Chef de service Achats, Contrats et Surplus d'actif Approvisionnement de l'exploitation Hydro-Québec Société d'énergie de la Baie James PROJET LAFORGE 2 APPEL D'OFFRES N° 1LB-657-1-01 FOURNITURE DES SERVICES DE GARDIENNAGE ET D'INTERVENTION-INCENDIE Date cl heure limites de Le mardi 26janvier 1^93 réception des soumissions: à 15 h 30.heure de Montréal Garantie de soumission: 125 000 S Prix du document: 100 S toutes taxes incluses Les documents d'appel d'offres peuvent être achetés ou consulté* sur place, du lundi au vendredi inclusivement, de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h 30 à l'endroit suivant: SOCIÉTÉ D'ÉNERGIE DE LA BAIE JAMES Service Contrats 19e étage 500, bout.Rcno-Levesque Ouest Montréal (Quebec) H2Z 1Z9 Le paiement des documents s'effectue par cheque vise ou mandat fait a l'ordre de la Société d'énergie de la Baie James et n'est pas remboursable.Une garantie de soumission au montant mentionné ci-haut est requise conformément aux exigences du document d'appel d'offres.Seules les personnes, sociétés, compagnies ou sociétés en coparticipation avant leur siège social et leur principale place d'affaires au Québec, gui possèdent l'experienee pertinente à l'objet du contrat et qui ont acheté le document d'appel d'offres de la Société d'énergie de la Baie James peuvent soumissionner.Cette dernière n'est pas tenue d'accepter la plus basse ni aucune des autres soumissions.Pour obtenir le document d'appel d'offres ou pour tout renseignement supplémentaire concernant le document d'appel d'offres, veuillez communiquer avec Susie Lev cillé au (514)879-6700.Jocelyne Fortin Clwldc senite Commis CT> aj COMMUNAUTE URBAINE DE MONTRÉAL appel d'offres TRAVAUX DIVERS SUR LES UNITÉS DE DÉSHYDRATATION CONTRAT 1622-AE Les soumissionnaires sont par le présent avis informés que la date limite fixée au 12 janvier 1993 pour la réception des soumissions par la Communauté urbaine de Montréal a été changée et que les soumissions devront être déposées avant 12h00 le 19 janvier 1993, pour être ouvertes à 12h00 le même jour.La secrétaire de la Communauté 22 décembre 1992 Donnez généreusement à La Fondation canadienne du rein.Suite des Avis légaux.Appels d'offres.Soumissions et Encans en page Cil Y. I Arts et LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 22 DÉCEMBRE 1992 Le juge insiste pour connaître l'ampleur de la fortune de Mia Farrow Agence hrance-Pressc NEW YORK il juge new-yorkais a demandé hier à Mia I arrow de lui communiquer létal de sa fortune et du contrat qu'elle aurait signé pour écrire ses mémoires afin d'évaluer la somme que pourrait lui verser son ancien compagnon.Woody Allen, pour l'aider à assurer sa défense.Le couple se livre depuis plusieurs mois une véritable guerre devant les tribunaux, Mia Farrow accusant Woody Allen d'avoir eu une liaison avec une de ses filles adoptives et d'avoir abusé sexuellement d'une fille qu'ils ont adoptée ensemble.Selon l'avocat de Woody Allen.Mia Farrow possède une fortune de 3.8 millions de dollars et sa demande d'une aide financière de 500 000 dollars pour assurer sa défense est injustifiée.Il a accusé l'actrice de tromper le tribunal en affirmant qu'elle allait être obligée de vendre sa maison pour payer son avocat.Ce dernier a affirmé de son côté que Woody Allen avait une fortune personnelle de 20 millions de dollars et a indiqué que le contrat pour écrire ses mémoires n'avait pas été encore conclu par sa cliente, mais que celle-ci le communiquerait dès sa signature.Le conflit entre les deux artistes a éclaté lorsque Mia Farrow, qui est mère de onze enfants, dont huit adoptés, a appris que Woody Allen avait eu une liaison avec sa fille adoptive d'origine coréenne Soon-yi Previn, actuellement âgée de 21 ans, alors que cette dernière était peut-être encore mineure.Woody Allen a reconnu celte liaison et avoir pris des photos de la jeune fille nue.Le metteur nie en revanche avoir abusé sexuellement de sa fille adoptive Dylan, qui est âgée de sept ans.Outre Dylan, le couple a adopte un garçon, Moses, qui a 14 ans, et en a eu un, Satchel, aujourd'hui âgé de quatre ans.Il se déchire pour la garde de ces trois enfants, dont la garde est confiée pour le moment à Mia Farrow, en attendant un jugement définitif lorsque l'enquête sur les rapports entre Woody Allen et Dylan sera terminée.lin attendant, Mia Farrow a lance une procédure judiciaire pour faire annuler , l'adoption des deux enfants par son ancien compagnon.Le Théâtre Ubu bien accueilli en France La troupe montréalaise vient de terminer une tournée de deux mois et demi dans une douzaine de villes MICHEL OOLBEC de la Presse Canadienne Hugolin Chevrette-Landesque.Guy Jodoin, Markita Bois, Béatrice Picard, Suzanne Champagne, Gilles Renaud et Raymond Legault.Yonkers Le triomphe des petites gens JEAN BEAU NOYER Yonkers c'est le triomphe des petites choses de la vie et des petites gens.Rien de spectaculaire, d'ambitieux, mais il faut bien reconnaître que le théâtre de Neil Simon est particulièrement efficace.Pas moins de 24 de ses pièces ont été jouées ù Broadway et une dizaine ont été portées â l'écran.Décidément l'auteur américain le plus en demande, le plus populaire qui a entrepris sa carrière avec Come blow your horn et Barefoot in the park et qui au fil des ans.n'a pas changé.Yonkers est une pièce récente et on retrouve la même naïveté, le même langage, le même espoir d'une vie meilleure qui ressemble au rêve américain auquel il ne semble pas avoir renoncé.L'histoire est apparemment banale: un veuf doit quitter sa ville et se séparer de ses deux enfants pour aller travailler â l'étranger.C'est pour payer une énorme dette qu'il doit se rendre dans les sud des États-Unis et c'est la grand-mère Kurnitz, surnommée Frankenstein pour sa dureté et sa sévérité qui s'occupera des enfants.Une histoire de famille comme tant d'autres mais cette comédie dramatique ne vous laisse aucun répit.Aucune longueur, aucune complaisance, rien d'invraisemblable et très rapidement, on se laisse prendre par le jeu.Finalement, on adore la pièce sans trop savoir pourquoi.Comme un bon feuilleton qui envoûte.Il faut souligner le travail des comédiens dans celte production.Les comédiens sont souvent excellents au Québec et j'ai vu de nombreuses productions sauvées par le travail des acteurs.C'était le cas entre autres de la comédie Les anges dans nos campagnes présentée au Rideau Vert.Cette fois-ci, les comédiens avaient un texte intéressant â travailler et surtout des personnages colorés qui leur permettaient de belles créations.Suzanne Champagne en a profité pour nous donner, à mon avis, la meilleure performance de sa carrière.Son personnage de la tante Bella est bouleversant et ne pourra jamais être joué par quelqu un d'autre.Son interprétation de cette femme-enfant dépourvue de presque tout mais qui ne renonce pas â ses rêves de femme, place le personnage au premier plan.Il y avait de quoi applaudir après chacune de ses interventions.Les autres comédiens ont également été remarquables d'originalité, d'authenticité.Un véritable festival de créations sur scène alors que Markita Boies presque méconnaissable dans la peau d'une vieille tante, jouait son personnage jusqu'au bout de son souffle (c'est le cas de le dire, vous verrez bien ).Béatrice Picard rendait pour sa part toute la misère, presque la cruauté d'une grand-mère qui a vécu la pire des guerres contre les Allemands et les deux jeunes comédiens Hugolin Chevrette-Landesque et Guy Jodoin sont parfaitement crédibles en nous faisant vivre l'énergie et l'espièglerie de l'enfance.Raymond Legault et Gilles Renaud sont des frères qui ne se ressemblent pas dans cette production.L'un pleure aux enterrements, l'autre joue du revolver avec les gangsters.En somme, une histoire de famille des années 40 dans un décor qui nous rappelle une autre généra-lion.Monique Duceppe a signé ce spectacle particulièrement soigné et a dirigé avec beaucoup d'intelligence les acteurs d'une pièce qui devrait obtenir beaucoup de succès après les fêtes.Une pièce américaine fort bien adaptée par Benoit Girard qui n'a jamais cherché â «québéciser» ou â diluer une oeuvre qui ne pouvait avoir lieu qu'aux États-Unis.Et pourtant, on retrouve une partie de notre quotidien et de nos contradictions dans cette petite histoire de famille.Ce qui explique peut-être la popularité de Simon.Yonkers.comédie dramatique de Neil Simon.Mise en scene de Monique Duceppe, traduction de Benoit Girard, décor de Marcel Dauphi-nais, costumes de Anne Duceppe.éclairages de Luc Prairie.Avec Béa-tricie Picard.Raymond Legault, Suzanne Champagne, Hugolin Chevrette-Landesque.Guy Jodoin, Gilles Renaud et Markita Boies.À la salle JeanDuceppe de la Place des Arts du 5 janvier au 6 février.PARIS Le Théâtre Ubu de Montréal vient de terminer une tournée de deux mois et demi en France, où son travail sur les textes d'Alfred larry a séduit la critique.Depuis le huit octobre, la troupe montréalaise a présenté les Uhs dans une douzaine de villes de province avant de s'installer pour une dizaine de soirs au Théâtre de la cité universitaire de Paris.Les Ubsest un «spectacle-collage» conçu et mis en scène par Denis Marleau â partir de huit textes de larry, principalement Ubu roi et Ubu enchaîne.Le père Ubu, qui forme avec la mère Ubu un couple grotesque, mégalomane et assoiffé de pouvoir, occupe une place importante dans l'histoire littéraire française.Depuis la création d'Ubu roi en I896, les Ubus ont été joués et rejoués des dizaines et des centaines de fois â Paris, dans des mises en scène prestigieuses.Revisiter en France le héros de larry, 85 ans après la mort de l'écrivain, précurseur du dadaïsme et de la pâtaphysique, n'était donc pas dépourvu de risques.Les variations ubuesques de Denis Marleau ont plu â la critique.¦ Une reconstitution imaginative^ Le Monde, par exemple, a juge que les «Québécois raffinés» du théâire montréalais avaient su replacer les personnages de larry dans «l'athmosphère symboliste de leurs origines».Le quotidien parle ainsi d'une «reconstitution imaginative, c'est-à-dire fidèle â l'esthétique définie en 1890 lors de la création Ubu roi», mais qui s'autorise «quelques touches contemporaines».«Les effets scénographiques plastiquement beaux mais pas très joyeux dans leur dandysme nécrophilique, ajoute le Monde, sont tonifiés par les bouffonneries des acteurs, en particulier Tes\" savoureuses gesticulations de la, ?Mère Ubu (Cari Bouchard ) et k$* ; contorsions d'un Bougrelas mon-'' té en graine».Liberation a jugé pour sa parri* 11, que Denis Marleau avait su trou1-.'4 ver «un tempo volubile qui vivî-ji fie larry».fî*î «Peu d'artifices sinon un gros;-*; sissement des traits caricaturaux* i des personnages, soutenu noîam- \\ ment par une mère Ubu et ûn> ; père Ubu (Pierre Lebeau) trutfu- * lents, un Bougrelas désaxés à sou- ; hait, note le journal.Le texte a Ja! \" part belle, la volubilité des diaîo- ï gues de larry est accentuée par un: tempo rythmé d'entrées et sorties.* incessantes, une course parfaites ! ment maîtrisée».£j-b Le théâtre Ubu, qui a notaexç-î* ment produit dans le passé Can£a-{ ! te grise (d'après Beckett), UbU ] Cycle.Oulipo Show ( d'après \u2022 Queneau, Perec, Calvino.etc.)xi,l Mer/.Opéra (d'après KurJÎ'J Schwitters), a été créé il y a dpxj» ans.La troupe venait en Franck?! pour la cinquième fois.\\ \\\\ » La troupe comprenait six corne-; > diens, Pierre Lebeau, Cari Bu-'! chard, Danièle Panneton, leân'; François Casabonne, Gary Bot»-;' dreault et Chantai Baril.Prcf-'.' naient également place sur scene; \u2022 six musiciens (dirigés par Allan; Laforest) dans les rôles des soldats et musiciens des armées russes et polonaises.Les personnages évoluaient dans un imposant décor représentant, en coupe, l'intérieur d'un immeuble.Les Ubs ont été créés en 1991.Depuis, le Théâtre Ubu a produit Luna-l'ark.qui lui a valu le prix pour le meilleur montage-adaptation de l'Association québécoise des critiques de théâtre.Entracte DISNEY PRODUIRA AU MOINS 30 FILMS EN 93 ¦ Les studios Walt Disney sortiront au moins trente films l'année prochaine, soit près d'un tiers de plus qu'en 1992, a annoncé un responsable des Walt Disney Studios â Los Angeles.«Nous disposons des talents dans la creation et l'exécution pour en faire davantage, et l'appétit du public continue de croître», a déclaré Dick Cook.président des circuits de distribution des Walt Disney Studios.La compagnie Walt Disney a sorti 22 films en 1992 ( 18 en 1991 ).Avant 1984, la compagnie produisait environ six films par an.Le regain de productivité coïncide avec l'entrée dans la compagnie de Michael Eisner (président) et de Jeffrey Katzenberg (directeur des studios).ASTERIX : 33 ANS ET UNE 41e LANGUE ¦ Le héros de bande dessinée; -Astérix, qui fête cette année! son 33e anniversaire, parle désormais une 41e langue \u2014 le;! dialecte bernois \u2014 grâce â; l'éditeur suisse allemand Em*-mentaler Druck ( Langnau,\" Suisse centrale).Selon le dir-recteur de la maison d'édition, il est plus facile de respecter en .dialecte les finesses linguistiques et les jeux de mots fran-\" çais, la langue allemande étant; trop rigide pour en restituer' toute la saveur.La rose et le glaive (D Rose u.ds Schwart) a été tirée â 5000 exemplaires en langue bernoise.Emmentaler Druck a déjà traduit cinq albums de Tintin ( Tantan) en dialecte.Les deux premiers ont été mis sur le marché en 1989, l'année des\" soixante ans du créateur de.l'aventurier, le belge Hergé.Musique Les Musi ci: le seul concert du temps des Fêtes CLAUDE GINGRAS A ft V i une exception près, la saison des concerts fait relâche pour le temps des Fêtes.L'exception, c'est le traditionnel «concert de Noel » des Musici de Montréal, mettant en vedette les gagnants du Concours annuel pour jeunes solistes organisé par l'orchestre de chambre de Yuli Turovsky.Présenté cette année dans la nouvelle salle Pierre-Mercure de l'UQAM, le concert sera donné trois fois: ce dimanche a 15 h 30 et 19 h 30 et le lendemain, lundi, â 19 h 30.Trois oeuvres seront jouées chaque fois, en début de programme: le Concerto grosso op.6 no 8, dit «Pour la nuit de Noël», de Corelli, la fameuse Symphonie des jouets de Leopold Mozart ( autrefois attribuée à Haydn ) et les Noels pour cordes, arrangements de Marc Bélanger de cantiques familiers.Le Corelli fail partie d'un projet d'enregistrement des douze Concertos gros-mis de Top.b.un concerto figurant cette saison â chaque concert des Musici.Quant aux deux autres oeuvres, elles figurent sur le disque de Noel des Musici lance récemment.Le concours des Musici a couronné cette année trois lauréats.Le gagnant du grand prix de 2000$ offert par la compagnie de papier Scott, Bram Goldstein, violoniste de 15 ans, jouera la Fantaisie brillante sur des motifs de l'opéra «Faust» de Gounod, de Wie-niawski, aux trois concerts.Deux concurrents se sont partagé la bourse offerte par les Amis de l'art: Jean Catudal, pianiste de 13 ans, et Antoine |.Lefeb-vre, violoniste de 14 ans.M.Catudal jouera le troisième mouvement du Concerto K.466 de Mozart aux deux concerts de dimanche.Lundi soir, on entendra M.Lefebvre dans le troisième mouvement du deuxième Concerto de Wieniawski.Les trois fois, on entendra aussi des valses, polkas et galops viennois de Strauss.Lanner et autres.LE - MET » A LA RADIO ¦ fenufa, de lanaeck, esl l'opéra â l'affiche de la radiodiffusion en direct du Metropolitan de New York samedi, 13 h 30, â CBF-FM.Tout comme Katia Ka-banova, autre opéra de (anaeek entendu à la radio du « Met» en mars 1991, il s'agit d'un sombre et complexe drame familial opposant une jeune femme et sa belle-mère.Dans le premier cas, Katia et la Kabanicha; cette fois, lenufa et la Kostelnicka.On y réentendra d'ailleurs les deux mêmes protagonistes que clans Katia Kabanova, soit la I chèque (iabriela Benackova (lenufa) et l'Autri- chienne Leonic Rysanek ( Kostelnicka ).Ces deux chanteuses se retrouvent dans un enregistrement de lenufa, sous étiquette BIS.Les deux hommes dans la vie de lenufa, qui sont tous deux demi-frères.et ténors, seront incarnés par l'Américain lacque Trussel (Steva) et le Canadien Ben Heppncr (Laca).lacque Trussel chanta Don |osé dans la production de Carmen â l'Opéra de Montréal en février et mars 1988.On se rappellera aussi que lenufa fut présenté par l'Opéra de Hambourg lors du Festival mondial d'Expo 67.lames Conlon sera au pupitre.Aux entractes montréalais, on entendra une interview de M.Conlon et on procédera au premier jeu-questionnaire de la saison.Participants: Fdgar Fruitier, Daniel Moisan et |ean-Luc Routhicr.L'OSM LES 5 ET 6 JANVIER ¦ L'Orchestre Symphonique de Montréal entreprendra dès les premiers jours de janvier, les mardi 5 et mercredi 6, la deuxième moitié de sa saison.Ce programme de la série «Gala», consacré à Schumann, marquera les débuts ici du chef invité et de la soliste, lous deux italiens.Le Milanais Daniele Gatti dirigera l'ouverture de Manfred et la troisième Symphonie, dite Rhénane, et la Napolitaine Maria Tipo, bien connue pur le disque, jouera le célèbre Concerto pour piano.LACACÉ À R0SEM0NT ¦ Les concerts du dimanche après-midi, 14 h 30, â l'église Saint-Marc de Roscmont reprendront le 10 janvier.On entendra alors l'organiste Bernard Lagacé dans un programme d'oeuvres de Bach et du Danois Carl Nielsen.MUSICA CAMERATA ¦ Musica Camerata Montréal reprendra ses concerts le samedi 16 janvier, 20 h, Redpath Hall de McGill, avec un programme particulièrement attrayant.La pianiste Berta Rosenohl-Grinhauz, le violoniste Luis Grinhauz et le violoncelliste Guy Fouquct joueront alors le Trio op.18 de Saint-Saens, le Trio du Québécois Alexis Contant et le Trio de jeunesse de Debussy découvert il y a quelques années.CONCOURS DE MUSIQUE ¦ La Fédération mondiale des Concours internationaux de Musique vient de publier sa 36e brochure annuelle.Elle contient la liste des 90 concours-membres et tous les détails les concernant.Le 25° Concours international de Montréal y figure donc.Il sera consacré au chant et se déroulera du 2b mai au 9 juin 1993.On peut se procurer la brochure gratuitement en en faisant la demande a l'adresse suivante: Secrétariat de la I MCI M, 104 rue de Carouge, CH-1205, Genève, Suisse.Robert Lepage à Toronto ¦ Robert Lepage, jeune metteur en scène de Québec actuellement très en demande en Europe, fera ses débuts à Topera en montant en un même spectacle Le Château de Barbe-Bleue, de Bar-' tok, et Erwartung, de Schôenbcrg, à la Canadian Opera Company, de Toronto,' en janvier.Première le 22, au O'Kcefe Centre, suivie de cinq representations jusqu'au 6 février.Les deux opéras en un acte seront) chantés respectivement dans le hon?' groiset l'allemand originaux.Le Bartok est pour deux personnages, qui seront! chantes par le baryton Victor Bruun etJ le mezzo lane Gilbert.L'unique rôle dut Schôenbcrg sera confié au soprano Rc-] becca Blankcnship.Le spectacle sera ensuite présenté à la Brooklyn Academy of Music.! » > \u2022 I* I \u2022 It i Eldar Riazanov premier prix du cinéma russe pour 1991 Agence France-Presse MOSCOU ¦ Le Premier prix du cinéma russe pour 1991 a été remis au réalisateur Eldar Riazanov pour son long-métrage de fiction Les deux promis, à l'occasion d'une cérémonie organisée à la Maison centrale des cinéastes à Moscou.Riazanov, connu notamment pour son film Les aventures incroyables des Italiens en Russie, a reçu une statuette ailée représentant la Victoire de Samothrace, de même que Gueorgui Danelia, Rezo Ga-briadze et Arkadi Khait, ex-ae-quo pour le prix du meilleur -scénario dans le film Passeport de Danelia.Inna Tchourikova, connue pour son rôle dans les films le demande la parole et La mère de Gleb Panfilov, a remporté le prix de meilleure interprète dans La côte d'Adam du réalisateur Krichtofovitch.\u2022 Le prix du meilleur acteur a été remis à Olcg lankovski pour son interprétation dans le film L'assassin du tsar, de Karen Chakhnazarov, présenté au concours du festival de Cannes en 1991, et dans Passeport.Vadim loussov, réputé pour ses prises de vue dans Andrei Roublev ô' Andrei Tarkovski, a remporté le prix du meilleur caméraman dans Passeport.PETRUCCIANI SE MARIE ET FETE AU VILLAGE VANGUARD ¦ Le pianiste français de jazz Michel Petrucciani s'est marié hier à New York avec Cilda Butta, une pianiste classique italienne.La cérémonie s'est déroulée à l'église Saint-Ann, sur la 12e rue Esl à Manhattan.Elle a été suivie par une réception au Village Vanguard, le fameux club de jazz de Manhattan, qui n'avait pas accueilli un tel événement depuis sa création, il y 59 ans.Le musicien français, dont c'est le premier mariage, a expliqué qu'il a dû beaucoup «implorer» Lorraine Cordon, la propriétaire et veuve du fondateur Max Gordon, pour qu'elle accepte sa demande.Parmi les invités des époux, figureraient de nombreux musiciens de jazz, dont Jack De Johnette, Dave Holland, Roy Haynes.John Scofield et Joe Lovano.Michel Petrucciani qui aura 30 ans le 28 décembre est le père d'un garçon.Alexandre, deux ans, né d'une précédente liaison.STELLA ADLER MEURT DANS SON SOMMEIL A 91 ANS ¦ L'actrice et professeur d'art dramatique américain Stella Ad-1er, qui eut notamment comme élevé Marlon Brando et Robert de Niro, est morte durant son sommeil à l'âge de 91 ans.a annoncé hier le directeur du conservatoire Stella-Adlcr à Hollywood.Née dans une famille de comédiens, Stella Adler était montée sur les planches pour la première fois à l'âge de quatre ans.Dans les années 50, elle avait fait partie d'une compagnie théâtrale d'avant-garde, le Group Theater, qui était très influencé par les théories du metteur en scène soviétique Constantin Stanislavskl.Elle eut pour élève plusieurs générations d'acteurs américains et, à la veille de sa mort, elle était encore active au sein du Conservatoire qui porte son nom à Los Angeles.AUDREY HEPBURN RENTRE EN SUISSE ¦ Audrey Hepburn, 63 ans, opérée le mois dernier d'un cancer du colon à Los Angeles, est retournée habiter dans sa villa de Tolochenaz au bord du lac de Genève.La tumeur avait été découverte au retour d'une visite des camps de réfugiés en Somalie de l'actrice, ambassadrice de PUNI-CEP depuis six ans.D'après le quotidien Blick, elle est rentrée à bord d'un avion privé mis à sa disposition par Gregory Peck.LA PIERRE TOMBALE DE MARLENE DIETRICH RENVERSÉE ¦ La pierre de granit sombre qui marque la tombe de Marlene Dietrich à Berlin a été renversée par des inconnus.La pierre a été provisoirement enlevée en attendant qu'elle soit à nouveau solidement fixée.Selon un porte-parole de l'administration, il ne fait pas de doute que la pierre a été renversée volontairement.C'est cependant la seule exaction commise sur la tombe.Marlene Dietrich, qui est morte le 6 mai â l'âge de 90 ans.avait souhaité être inhumée, près de sa mère, dans sa ville natale de Berlin qu'elle avait fui lors de l'arrivée au pouvoir 6'Adolf Hitler.Mais nombre d'Allemands ne lui pardonnent pas d'avoir chanté pour les soldats américains durant la Seconde guerre mondiale et l'accusent d'avoir trahi sa patrie.BIENVENUE EN FRANCE TOMBE AUX ÉTATS-UNIS ¦ Une émission qui présentait depuis trois ans chaque mois pen- dant 30 minutes, en langue anglaise, sur six chaînes locales américaines, différents aspects de la vie française, intitulée Bienvenue en France, ne sera plus diffusée en janvier pour des raisons financières, a annoncé hier la maison de production.CNR.Le president de CNR, David Bri-ce, a indiqué que l'expérience se-soldait par des pertes de 400 000 dollars.«Le produit et le format; étaient bons, mais il manque de la publicité pour que cette pro-; duction soit viable», a t-il affirmé.* r «Le marché de la publicité va mal.mais nous envisageons de relancer celte expérience vers la fin de l'année 1993 avec un deuxième pays, peut-être un pays francophone, ou un autre pays européen», a dit M.Brice.' 1 ta ENCORE! ENCORE! ne* r musique ?SCOTT Les Concerts de Noël Corelli: Concerto grosso \"Pour la Nuit de Noël\" L.Mozart: Symphonie des jouets Valses viennoises, etc.Lauréat de la Bourse Papiers Scott: Bram Goldstein, violoniste, 15 ans 27 et 28 décembre 1992,19 h 30* Salle Pierre-Mercure, 300, de Maisonneuve Est (métro Berri-UQAM) ¦ Billets: 22 $-14$ (Taxes inch + redevance 1 $) Billetterie: 987-6919 *Matince au profit de Leucan: 27 dec., 15 h 30 Radio Québec -Reprise actuellemen DE J.R-.R.TOLKIEN 26 - 27-28 - 29 - 30 DÉCEMBRE, 19 H 30 MATINÉES 26 - 27 décembre, 2 - 3 janvier 14 H 00 UN BON Vr SPECTACU /> EN BA*MUI UN AUTM! Il ! \u2022 mm : .ORCHESTRE; ' DE CHAMBRE AU PROFIT DE présenté par banque nationale 27 décembre 1992, 15h30 * Salle Pierre-Mercure 300, de Maisonneuve Esf (Métro Berri-UQAM) Prix: 225- 14S Billetterie: 987-6919 (taxes incl., redevance de 1 $ en sus) (enfants de 12 ans et moins, accompagnés : 1 S) * supplémentaire aux concerts des 27 et 28 décembre à 19 h 30 en collaboration avec la nouvelle compagnie théâtrale et le centre national des arts la nouvelle compagnie théâtrale salle Denise-Pelletier a l'affiche! À NOËL, FAITES CADEAU DU PHANTOM.TtePHANTf >Vï of mOPEUA ,/.\u2022 fc'N l> K ! W I l O Y I) W fc B II K K mit cm n «\u2022»/.\u2022./>«/»\u2022 11 A R O [ I) V .11 IN i.I MAINTENANT JUSQU'AU k««^™«\" k 0«Ê u p JPlace des Arts et aux guichets I ickctMastci 4r N'IAJvS 1 yyj (situés dan* certains magasins de la Baie) ' Groups (20 et plus) téléphone/: pli) 8~1-91S EVITEZ LES DECEPTIONS.au Québec: (416) 9?5-~466 en dehors du Québ< RÉSERVEZ AUJOURD'HUI! u., « k- \\ , \u2022\u2022 ' .\u2022 .- Réservez nnc place de thou grace a Avant-prenne \u2022f\\ Théâtre MaiSOnneUVe, ^c American Express.Composer.le 15U) \"90-030 O O Place des Arts, Montréal , ¦ \u2014-\u2014\u2014\u2014 '\"^ \u2022 I Version originale! F.n anglais a»ev do vunitrcsVn francati RÉSERVE/ UNE SOIRÉE AVEC LE PHANTOM 1-\u2014\u2014-:-~ (514) 790-2222 B.&M M.(situés dans certains magasins de la Baie) ' Croups (20 et plus) téléphone/: pli» «~1-9I53 au Québec; (416) 9^5-^466 en dehors du Québec Réservez nnc place de choix grâce à Avant-première, de American Express.Composez, le (5.l4i \"\"90-0300.\u2022 \u2022 :_ -\" I Version originale! F.n anglais a»ev do vunitrcsVn français.I CanaciVîn Votre soirée de télévision CHOIX D'ÉMISSIONS par Daniel Lemay 18:30 ©\u2014 Benezra Sonia Benezra reçoit la chanteuse Renée Martel, le pianiste André Ga-gnon, l'historien Denis Vaugeois (auteur de l'Indien généreux) et la hoc-keyeuse Manon Rhéaume.20:00 Œ© \u2014 NOVA Pour arrêter de boire.A la russe ou à l'américaine.Us et abus.0 ® 0D \u2014 Amériques 500 Une grande série documentaire; ce soir, quatrième de six émissions: les premiers Américains, ceux pour qui la «découverte» du Nouveau Monde est restée un cauchemar.21:00 ¦s 3 r _ \u2022 i 1 B12 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 22 DECEMBRE 1992 '¦9 Télévision Quelle information ?¦ DANIEL LE MAY CL a télé-réalité d'influence américaine dérange Denise Bombardier dans sa pratique journalistique à un point tel que Madame B.réclame «un débat de fond» sur l'information.Synthétisé et dépersonnalisé, c'est ce que je retiens de son passage au Point Médius, vendredi dernier.Passage remarqué, n'en douiez pas.Habituée à l'attaque, Mme Bombardier a dû se replier en position défensive face à sa collègue Madeleine Poulin, manifestement résolue à garder la corde tendue.L'entrevue portait sur certaines déclarations faites par Mme Bombardier, le mois dernier à T rois-Rivières, sur la «grave maladie» de l'information «qu'on nomme le sensationnalisme».« le fais des efforts pour contrer ce phénomène mais toute seule, je ne pourrais pas réussir, l'ai besoin de l'appui de mes collègues et du public qui, lui, est davantage intéressé à entendre parler de violence et d'agression.» Toujours selon cette dépêche de la Presse canadienne, parue dans La Presse du lundi 23 novembre, Denise Bombardier, «avec un sourire», aurait évoqué la compétition de «l'autre réseau»: «|e ne veux pas me plaindre de mes cotes d'écoute.Sauf que j'essaie de faire un travail intelligent, soit en interviewant le premier ministre quelques jours avant le référendum ou en rencontrant le docteur Danièle Marceau, celle qui a débranché Nancy B.Et qu'est-ce que je retrouve à l'autre réseau?Une émission traitant des OVNI et des relations sexuelles!» Un coup d'oeil à l'horaire télé nous dit que, le jeudi à 21 h sur «l'autre réseau», c'est Claire Lamarche, une émission grand public de TVA qui peut toucher ce genre de sujets.Mme Bombardier soutient qu'elle parlait, non pas d'une émission en particulier mais du «phénomène des reality shows qui organisent le voyeurisme».Ses propos ont été «mal rapportés, comme ça arrive souvent dans le journalisme».Une autre entrée remarquée dans le Club des mal cités.Denise Bombardier, volonté légitime, veut un débat de fond sur l'information mais, vendredi, elle a refusé de rencontrer Claire Lamarche au Point Médias.Pourquoi?«Cette proposition confirme ce que je dénonce.|e ne veux pas personnaliser.«Un débat, c'est un show de télévision.Ce que vous voulez, c'est un show ! » Même sans débat, vendredi, il y a eu un show, qui reste par ailleurs l'essence même de la télévision.Et ça, personne ne le comprend mieux que Denise Bombardier.On a assisté à un merveilleux face-à-face entre deux vedettes-maison, affrontement du type «sensationnel», selon Robert, parce qu'il «produit une vive impression sur le public».* * # Claire Lamarche n'a aucune difficul- Madeleine Poulin té avec cette définition du sensationna-lisme.Comme elle expliquait à Madeleine Poulin, ce sont les accusations de «voyeurisme» qu'elle a du mal à digérer.«Nous sommes proches des préoccupations des gens.Chaque jour, nous essayons de traiter, à partir de témoignages de sujets qui touchent directement le public.» Le but.dira-t-elle, est le partage des expériences personnelles.Madeleine Poulin l'a souligné: parfois on marche sur la ligne.Avec sa «télévicsion».TVA ne court pas après les grands prix de journalisme mais après les cotes d'écoute.On ne peut pas s'en offusquer.Le fait est que certaines émissions, comme le Match de la vie.m Denise Bombardier privilégient une approche plus journalistique que d'autres.Tout est dans l'intention.Claire Lamarche.elle, ne se prétend ni «dans l'information» ni dans le journalisme.Elle l'était à l'époque de Droit de parole à Radio-Québec.Maintenant, elle veut simplement «parler aux gens».Il faut toutefois admettre que TVA est passé maître dans l'art de la titillation.Voyons le programme de cette semaine, publié hier en publi-reportage dans le tournai de Montréal.Mon metier, c'est de faire rire: témoignages d'humoristes; Quand les gars se retrouvent entre eux, «on les imagine facilement devenir vulgaires, se raconter des Claire Lamarche histoires grivoises et parler contre les femmes de leur vie»; Croyez-vous aux extra-ter rest res?On fête Noel avec les gens de la rue.Mon coloc est un cm-merdeur, et le concours Le meilleur mari du Quebec.« Mettez y toute la sauce.» lutcux ou voyeur?:J: :J: sj: «Nous, nous discutons d'idées», a lancé Denise Bombardier, vendredi en soulignant la difficulté de l'entreprise, «au Québec».Mais son emission «d'idées» s'appelle Raison Passion.Y aurait-il un mot de trop?Le «kit» Schwarzenegger: 5685 dollars Agence France-Presse LONDRES ¦ La veste de commando de l'armée portée par Arnold Schwarzenegger dans le film Commando a été vendue à Londres 4700 dollars, lors d'une vente aux enchères de plus d'un millier d'accessoires de cinéma chez Christie's.* L'acheteur, dont l'anonymat a été prévervé, a également acquis une réplique de fusil d'assaut de Schwarzenegger pour 625 dollars, ainsi qu'un treillis et un tee-shirt portés lors de ses films pour 360 dollars.Soit un total de 5685$ pour ressembler, de pied en cap, à son acteur fétiche.Au cours de la vente, le fouet utilisé par Harrison Ford, alias Indiana loues, dans Les aventuriers de l'Arche perdue a par ailleurs été emporté à 6700 dollars.Le chapeau melon et un costume de Patrick McNee-|ohn Steed dans la série télévisée Chapeau melon et bottes de cuir ont pour leur part trouvé preneur à 3800 dollars et 3600 dollars respectivement.Enfin le fameux casque noir de Darth Vader ( La guerre des étoiles) s'est vendu 6700 dollars.Andy Kirk, un des derniers grands du big-band meurt à 93 ans Agence Fronce-Presse NEW YORK ¦ Andy Kirk, un des derniers grands chefs de big-bands de l'époque de Duke Ellington, vient de mourir à l'âge de 93 ans dans sa maison de Harlem à New York.Né à Newport (Kentucky) en 1898, Andrew Dewey «Andy» Kirk avait commencé à jouer du piano avant de devenir bassiste.Au début des années 20, il avait rejoint les Dark Clouds (Nuages noirs) de Terence Holder.Il avait ensuite pris la tête de l'orchestre, géré à cette époque en coopérative et qui était devenu les Clouds of |oy ( Nuages de joie).Dans les années 30, le groupe rencontre un franc succès à Kansas City et à New York avant d'enregistrer un disque et de se séparer en 1948.L'orchestre a vu défiler dans ses rangs des prestigieux musiciens comme Charlie Parker.Fats Navarro, Ben Webster et Dick Wilson notamment.Depuis 1948, Andy Kirk remontait sur scène occasionnellement.À la fin de sa vie, il souffrait de la maladie d'Alzheimer.CNN englobe l'Allemagne ¦ La chaîne américaine CNN est devenue le principal actionnaire du premier canal allemand d'information continue qui diffuse ses programmes depuis le 30 novembre, N-TV.L'accord conclu entre les deux chaînes, qui va permettre à Cable News Network (CNN), leader mondial incontesté sur le marché de l'information continue télévisée, de détenir 27,5 pour cent du capital de N-TV, constitue une surprise.I S SUR VOTRE CHOIX DE HONDA EN STOCK Votre premier versement est payable dans 90 jours, avec un financement de 48 ou 60 mois, approuvé chez votre concessionnaire Honda participant avant le 31 décembre 1992.CIVIC ACCORD À partir de Modèle # EH 234 P Préparation, transport et taxes en sus CHEZ LES MARCHANDS PARTICIPANTS SEULEMENT Modèle #CB 714 N Préparation, transport et taxes en sus DERNIERS MODÈLES 1992 \u2022 SUR APPROBATION DE CRÉDIT r ¦ ¦ "]
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